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Les papes et la France : triomphe de la papauté sur le Saint-Empire romain germanique

Voici le sixième épisode de la saga du père Viot. Dans cet épisode, le père Viot s’intéresse aux liens conflictuels entre les différents empereurs du Saint-Empire germanique et les papes. Les papes définissent au cours des XIII et XIVème siècles les limites du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Plusieurs empereurs seront excommuniés alors que plusieurs papes seront forcés de se réfugier en France, pour terminer par le retour à une forme d’équilibre où la papauté trouve toute sa place.

 

L’avortement, première cause de décès dans le monde

Selon les statistiques compilées par Worldometer, le nombre d’avortements dans le monde en 2022 dépasse les 73 millions, ce qui en fait la première cause de décès – 52% sur un total de 140 millions de décès – et dépasse ainsi toutes les autres causes additionnées. Worldometer est une organisation indépendante qui recueille et publie des données reçues de gouvernements et diverses organisations, et établit des estimations et des projections basées sur ces chiffres.

Si l’on compare les chiffres de l’avortement à d’autres causes de décès, notamment le cancer, le VIH/sida, les accidents de la route et le suicide, on constate que les avortements sont bien plus nombreux que toutes les autres causes.

En 2022, on estime que

  • 10 millions de personnes dans le monde sont mortes du cancer,
  • 6,2 millions de maladies liées au tabac,
  • 2 millions du VIH/sida
  • 17 millions d’autres maladies.
  • Des milliers de personnes sont mortes du paludisme et de l’alcool.

Le nombre total de décès s’élève à 140 millions de personnes :

  • 73 millions dus à des avortements provoqués
  • 67 millions à d’autres causes

Ce qui signifie que les avortements représentent près de 52% des décès dans le monde en 2022. Mais pour les militants des sacrifices humains, ce n’est toujours pas assez.

L’Afrique réagit à la nomination d’un Premier ministre ouvertement homosexuel

Gabriel Attal n’est soi-disant pas un activiste du lobby LGBT. Dont acte. Mais il n’aura échappé à personne que son ex-compagnon, Stéphane Séjourné, a été nommé comme ministre des affaires étrangères. Si ce dernier point a été souligné dans le Béninois libéré, c’est un article publié au Sénégal, plus complet et argumenté, qui a attiré notre attention car il est assez proche de l’analyse publiée récemment par le général (2S) Marc Paitier à propos de la France, l’Afrique et l’homosexualité.

Voici des extraits de l’article intitulé “Gabriel Attal, chef de gouvernement : le lobby homosexuel prend le pouvoir en France : Le regard de l’Afrique sur un Premier Ministre gay” publié dans Dakar Times :

Le jeune Gabriel Attal vient d’être nommé Premier ministre de France à l’âge de 34 ans. Le nouveau Chef du Gouvernement français est l’une des rares autorités de ce pays à avoir reconnu publiquement son homosexualité. Comment les Africains dans leur écrasante majorité homophobes, apprécieront la nomination du Premier ministre homosexuel ?

Lorsqu’en France, l’accent est mis sur la jeunesse du nouveau Premier Ministre et sur certains caciques du régime qui se seraient opposés à sa nomination, en Afrique, c’est un autre regard que les Africains ont de Monsieur Gabriel Attal homosexuel assumé. En Afrique, l’homosexuel est très mal vu. D’ailleurs, plusieurs pays ont refusé de dépénaliser le délit de l’acte contre nature malgré la pression des ONG et des lobbies. Le Sénégal en est un exemple confirmé. L’ancien président américain Barack Obama avait attendu le refus catégorique, du président sénégalais de dépénaliser ce délit.

En Afrique, les homosexuels se cachent parce qu’ils sont rejetés par la société. Ils sont mal vus. Et ils sont souvent victimes de violences physiques. D’ailleurs, des archevêques africains avaient unanimement rejeté la bénédiction des couples homosexuels en Afrique à la suite de la sortie du Pape sur la question. Donc dans le continent, les élites politiques, religieuses et coutumières bannissent l’homosexualité sous toutes ses formes.

Alors, il est évident que les prochaines visites de Gabriel Attal en Afrique susciteront de vives polémiques. Certains Chefs d’Etat et de Gouvernement éviteront de l’accueillir de peur de subir les critiques de leur opinion publique locale. Les autorités politiques africaines qui accepteront de recevoir en visite officielle Monsieur Attal pourraient être accusées d’être des promoteurs des LGBT ou d’être homosexuels tout simplement. Car l’opinion publique africaine est très souvent frivole et téméraire. Voilà pourquoi, la nomination de Attal à la tête du Gouvernement pourrait provoquer un coup de froid dans les relations franco africaines, s’il était mis en avant. Les Africains sont systématiquement réfractaires à l’homosexualité.

D’ailleurs, dans son rapport numéro 1841 intitulé : «Relations entre la France et l’Afrique » réalisé par la commission des affaires étrangères (M. Bruno Fuchs et Mme Michèle Tabarot), des mots importants ont été prononcés sur la question des LGBT en Afrique, et son impact négatif dans les relations entre la France et l’Afrique.

La commission des Affaires étrangères avait pourtant bien cerné la question. Le rapport a fait remarquer que, «la France multiplie les initiatives qui peuvent être interprétées, aujourd’hui encore, comme une tentative de prolonger son emprise sur l’Afrique, en faisant la promotion de la démocratie tout en défendant ouvertement des régimes équivoques ou encore en cherchant à exporter ses standards, son modèle de société et ses valeurs ». Comme exemple, le rapport a rappelé que «récemment, l’ambassadeur français en charge de la défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) n’a fait que renforcer ce sentiment. Sa visite prévue au Cameroun du 27 juin au 1er juillet 2023 pour discuter de la situation des personnes LGBT dans ce pays où l’homosexualité est criminalisée a dû être annulée après que l’ambassadeur a été déclaré persona non grata, le gouvernement camerounais y voyant une initiative peu respectueuse des lois et des valeurs locales et lui refusant finalement la délivrance d’un visa ». Qu’en sera-t-il lorsque le Premier Ministre homosexuel décidera de se rendre dans ce pays ? Gabriel Attal aura-t-il le privilège d’être reçu avec tous les honneurs dans un palais africain où l’homosexualité est criminalisée ? Ne soyez pas surpris que de jeunes africains lancent des pétitions pour déclarer Attal persona non grata en Afrique. La résistance féroce de l’opinion publique africaine face à ce sujet, est sans commune mesure. Même les acteurs politiques évitent d’aborder ce sujet en public, sauf pour le dénoncer.

Selon toujours, le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, «la question de l’orientation sexuelle est à l’origine d’une autre incompréhension » entre la France et les pays africains.  Le rapport a rappelé que «l’homosexualité est interdite dans de nombreux pays du continent et passible de lourdes sanctions pénales ; au Soudan, en Somalie ou en Mauritanie, la peine de mort peut être requise pour homosexualité ; en Tanzanie, elle est passible d’une peine de prison de trente ans ; au Tchad, d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans » (…)

«Les homologues diplomatiques du continent critiquent l’approche française de promotion des droits des personnes LGBT+, jugée intrusive et parfois contre-productive » a indiqué le rapport. Revenant sur l’incident au Cameroun, les auteurs du rapport ont souligné que «la tenue de cette conférence dans un pays où l’homosexualité est passible de six ans d’emprisonnement a été considérée, dans toute l’Afrique, comme une provocation ». Les députés ont d’ailleurs précisé «qu’il ne s’agit nullement d’accepter cette situation ni de renier nos valeurs, bien au contraire », mais il faut plutôt, «adapter nos pratiques et nos discours aux contextes locaux pour les rendre audibles et acceptables par les populations locales, afin de ne pas agir, à l’étranger, comme si nous étions en France ».

«Il faut ainsi reconnaître que le mode opératoire diplomatique de la France n’est pas efficace. En Angola, une tribune engagée, publiée par un diplomate étranger sur ce sujet, a conduit à des arrestations dans la communauté LGBT+, démontrant que l’ingérence n’était pas de mise dans ce pays. C’est là une réalité qu’il faut pleinement prendre en compte » rappellent les auteurs du rapport parlementaire.

Il faut reconnaitre que, face à cette tendance forte des autorités françaises à promouvoir des valeurs occidentales vues, comme des contrevaleurs en Afrique, la normalisation des relations entre la France et certains pays africains, n’est pas pour demain. Attendons de voir la première visite de Gabriel Attal en Afrique…

Les papes et la France : triomphe de la papauté sur le Saint-Empire romain germanique

Voici le sixième épisode de la saga du père Viot. Dans cet épisode, le père Viot s’intéresse aux liens conflictuels entre les différents empereurs du Saint-Empire germanique et les papes. Les papes définissent au cours des XIII et XIVème siècles les limites du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Plusieurs empereurs seront excommuniés alors que plusieurs papes seront forcés de se réfugier en France, pour terminer par le retour à une forme d’équilibre où la papauté trouve toute sa place.

 

Un dirigeant de lobby LGBT tombe pour crimes sexuels

L’ancien président de l’organisation de la fierté nationale du nord de la Colombie-Britannique est accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants. Sean Gravells, 39 ans, a été retiré du conseil d’administration de la North Peace Pride Society après les accusations portées contre lui à la fin du mois de décembre. Il a été arrêté et accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants de moins de 16 ans, selon le service des poursuites de la Colombie-Britannique. Les charges retenues comprennent l’attouchement d’une personne de moins de 16 ans à des fins sexuelles, l’interférence sexuelle d’une personne de moins de 16 ans, la possession de pornographie juvénile et l’importation ou la distribution de pornographie juvénile.

M. Gravells était président du conseil d’administration de la North Peace Pride Society (NPPS) depuis 2018.

Michel Onfray, tourmenté par Jésus-Christ

L’abbé Paul Roy (FSSP) a lu laThéorie de Jésus de Michel Onfray. Un ouvrage contrasté et tourmenté. Extraits :

[…] La thèse « mythiste » est simple, presque sommaire : puisque l’on n’a « aucune preuve » de l’existence de Jésus, il ne peut être qu’un personnage conceptuel, savamment composé et élaboré pour répondre aux attentes et aux prophéties de l’Ancien Testament – correspondance qui représenterait une « preuve » de sa réalité mythique.

Quant aux traces écrites, Onfray avance que l’on n’a « aucune preuve positive » depuis deux mille ans : il récuse ainsi la chronique de Flavius Josèphe comme un faux absolu, et considère que les témoignages de Pline le Jeune, Tacite et Suétone ne concernent pas le Christ mais les Chrétiens. En définitive, selon lui, seuls les Évangiles affirment l’existence historique de Jésus, or leurs auteurs sont juges et partie, donc disqualifiés. Les premiers manuscrits du Nouveau Testament sont en outre rejetés comme tardifs.

Relevons ici déjà une double erreur : en dépit de ce qu’affirme l’auteur, les plus anciens manuscrits des Évangiles ne datent pas du « début du IIIe siècle », ce qui correspondrait (sic) à « plus de deux cent cinquante ans après la vie de Jésus » (en fait 210 – 30 = 180 ans environ), mais du début du IIe siècle (le papyrus P52, retrouvé en Égypte et daté de la première moitié du IIe siècle – soit moins d’un siècle après la vie de Jésus – contenant deux passages de saint Jean).

Quant aux preuves concrètes, elles auraient toutes été inventées par sainte Hélène et les chrétiens post-Constantiniens, car la supercherie de l’existence de Jésus ne daterait que du IVe siècle : auparavant il n’est qu’un Logos, un discours. Le linceul de Turin et ses 600 000 heures de recherche scientifique sont bien entendu balayés d’un revers de main, les autres reliques textiles subissant le même sort. […]

Que retenir de ce grand fatras de considérations dénigrant l’idée « jésuschristique » ? Qu’il est plus difficile qu’il n’y paraît de montrer l’absurdité du christianisme. À vouloir démontrer les contradictions de Jésus, on risque fort d’exposer les siennes. Que l’on nous permette ici quelques questions respectueuses…

  • Si Jésus est un « personnage de papier, » pourquoi vouloir à toute force nier la virginité de Marie et lui donner des frères de sang ? Pourquoi s’employer à réhabiliter un concept sans existence réelle : Judas l’Iscariote, unanimement dénoncé par les auteurs des textes saints ?
  • Si Jésus n’a pas existé, comment peut-on affirmer que les Évangiles ont été rédigés bien après sa vie ? Et si les Évangiles canoniques sont inauthentiques, pourquoi s’appuyer sur les apocryphes pour dénoncer le manque de réalisme de la biographie du Christ ? N’est-ce pas finalement confirmer la justesse du choix de l’Église ?
  • Si Jésus est une composition littéraire, pourquoi une complexité telle que l’on ne puisse le résumer, même après deux mille ans d’interprétation, sans faire face à d’insurmontables paradoxes ? Les premiers chrétiens auraient-ils volontairement composé l’image d’un Jésus schizophrène ?
  • Si le Nouveau Testament est une simple invention, pourquoi tant de maladresses d’écriture et d’apparentes contradictions ? Un narrateur omniscient n’aurait-il pas pu harmoniser les récits pour leur donner plus de crédibilité ?
  • Et si l’œuvre est purement fictive, pourquoi se donner tant de mal à montrer comment s’y accomplit et incarne l’Ancien Testament ? Quant à la Bible hébraïque, est-elle également à ranger au rang des fictions ? N’est-ce pas repousser la question d’un cran ?
  • L’utilisation constante de références vétérotestamentaires n’est-elle pas un indice de la rédaction des Évangiles dans le contexte juif du premier siècle ? Cette culture juive était largement perdue dans les années de l’Empire constantinien où notre auteur place la rédaction finale des biographies du Christ.
  • Lorsque Jésus en croix prie les premiers mots du psaume 22 (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »), est-ce une preuve que toutes ses paroles sont une composition littéraire, ou au contraire le réflexe naturel d’un mourant qui jette vers le Ciel les prières de son enfance ? Les prêtres et les professionnels de santé en sont les témoins chaque jour.
  • Ces nombreuses références à l’Ancien Testament, le fond culturel fondamental des Juifs du premier siècle, sont-elles une preuve de la non-existence de Jésus ? Ne faisons-nous pas de même avec les figures de notre littérature, qui sont les références primordiales de notre culture ? Et que dire de notre auteur lui-même, qui prend plaisir à citer Flaubert pour railler les croyants : est-ce une preuve de sa non-existence ?
  • Si Jésus est un « mythe » à l’instar d’Apollon ou d’Osiris, pourquoi noircir tant de papier à en démontrer l’inexistence ? Où trouve-t-on tant de pages consacrées à déconstruire une divinité païenne ?

L’utilisation même de la notion de mythe mériterait par ailleurs une réflexion plus approfondie : tout mythe n’est pas une fable, et la correspondance d’une réalité à un archétype n’implique pas nécessairement sa non-existence : Jésus affirme justement « avant qu’Abraham fut, je suis ».

Pour en finir…

On termine donc la lecture de cette Théorie de Jésus avec un goût d’inachevé : une argumentation souvent à l’emporte-pièce derrière des formules rhétoriques, des interprétations contrastées, font pressentir la prégnance mais aussi le paradoxe du questionnement religieux de l’auteur, dont l’athéisme professé urbi et orbi ne parvient pas à se débarrasser de la figure du Christ. Le Logos qu’il semble vouloir sauver en niant son Incarnation pourrait bien être la pierre d’achoppement sur laquelle l’auteur bute inlassablement. Souhaitons-lui de dépasser les pauvres apories regroupées dans ce volume, pour connaître un jour en pleine lumière le Jésus de chair et d’os qui donna un jour son corps et son sang pour nous sauver.

“Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui”

Leo Kelly, arrêté pour s’être trouvé au Capitole le 6 janvier 2021, est incarcéré dans une prison fédérale du Minnesota depuis plus de deux mois. Le 18 août 2023, le juge Royce Lamberth de la U.S. District Court a condamné Leo Kelly, alors âgé de 38 ans, à 30 mois de prison fédérale pour ses actions du 6 janvier. Il avait notamment pénétré dans le bâtiment du Capitole et dans la salle du Sénat. Kelly a récemment envoyé à LifeSiteNews une lettre ouverte d’encouragement à ses “camarades J6” par l’intermédiaire de son père.

A mes camarades du J6 et aux familles et amis qui souffrent avec vous,

Je m’appelle Leo. Je viens de Cedar Rapids, dans l’Iowa, et j’en suis à deux mois et demi d’une peine de 30 mois dans une prison de basse sécurité à Rochester, dans le Minnesota. Mon histoire n’a pas été aussi difficile que la plupart des vôtres, [et] je salue ceux qui ont été incarcérés depuis le début, ainsi que le reste de ceux qui ont ressenti la main particulièrement lourde du système.

Je parie que vous partagez ma frustration à l’égard du gouvernement et de son refus de remplir la mission qui lui a été confiée par Dieu, à savoir protéger vos libertés. Si votre esprit est comme le mien, il vous rappelle souvent que le SEUL objectif autorisé pour le gouvernement dans la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 est de protéger les droits inaliénables dont les citoyens ont été dotés par leur Créateur. Il est facile d’être exaspéré par la rébellion pure et simple de Washington DC contre la loi légitime des États-Unis d’Amérique. Le système de Washington DC règne désormais en lieu et place de la loi des États-Unis d’Amérique.

Mais permettez-moi de vous rappeler que le Créateur qui vous a donné vos droits a mis de côté ses droits (qui sont bien plus grands que les vôtres) et a volontairement donné sa vie d’une manière humiliante, nu sur une croix, afin d’acheter ces droits pour vous. Si le chemin du Créateur vers la victoire est passé par la souffrance et la mort, êtes-vous prêts à emprunter le même chemin pour vous et votre nation ? Vous êtes issus de la souche de Valley Forge ; allez-vous reculer maintenant que Dieu vous a appelés ?

Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui ; veillez à ne pas vous retrouver en train d’errer ailleurs. Le juge qui a présidé votre tribunal kangourou sera confronté au Juge éternel. Les procureurs américains qui ont utilisé les armes de la loi pour vous cibler sont mis en accusation par Dieu. Les agents du FBI qui vous ont piégé sont dans le collimateur de Dieu.

Si vous voulez être libre, laissez de la place pour la vengeance de Dieu : elle est assurée. Votre meilleure stratégie consiste à pardonner, à faire du bien à ceux qui vous ont maltraité et à aimer Dieu de toutes vos forces.

Il t’a honoré d’un rôle clé dans le combat pour cette nation ; veille à t’acquitter fidèlement de ta tâche !

Leo Kelly

Un dirigeant de lobby LGBT tombe pour crimes sexuels

L’ancien président de l’organisation de la fierté nationale du nord de la Colombie-Britannique est accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants. Sean Gravells, 39 ans, a été retiré du conseil d’administration de la North Peace Pride Society après les accusations portées contre lui à la fin du mois de décembre. Il a été arrêté et accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants de moins de 16 ans, selon le service des poursuites de la Colombie-Britannique. Les charges retenues comprennent l’attouchement d’une personne de moins de 16 ans à des fins sexuelles, l’interférence sexuelle d’une personne de moins de 16 ans, la possession de pornographie juvénile et l’importation ou la distribution de pornographie juvénile.

M. Gravells était président du conseil d’administration de la North Peace Pride Society (NPPS) depuis 2018.

« Changer de paradigme dans la manière dont nous soignons les mourants »

Dans une tribune pour le journal La Croix, le Dr Claude Grange, expert en soins palliatifs de la Fondation Clariane, et Stanislas de Zutter, cofondateur de Santé Académie, appellent à « changer de paradigme dans la manière dont nous soignons les mourants ».

« Arrêtons de considérer la fin de la vie comme un échec thérapeutique », « plaçons la médecine au service des souhaits du patient et construisons des projets de soins personnalisés en fonction des dernières volontés de chacun ».

« Ce changement de paradigme doit avoir lieu en dehors du monde médical, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat ». « Il suffit de consulter les nombreuses études économiques et scientifiques sur le sujet de la cancérologie, souvent basées sur le nombre d’années de vie des populations, pour comprendre qu’on privilégie la quantité de vie à sa qualité pour les patients en phase terminale ».

« Médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues, auxiliaires de vie… tous les professionnels médicaux et paramédicaux doivent bénéficier de connaissances équivalentes pour acquérir des compétences et accompagner les patients mourants, qu’ils soient à l’hôpital ou en ville, et une coordination interdisciplinaire est essentielle ».

« Les professionnels de santé sont trop peu à s’intéresser aux sujets de l’accompagnement à la fin de vie, quand bien même ils en auraient la possibilité ».

« Il en va de l’honneur de notre pays de développer la médecine palliative pour permettre à chacun de quitter sa vie de façon paisible, entouré de ses proches comme de professionnels de santé compétents et bienveillants ». « N’oublions pas qu’une société se juge aussi à la façon dont elle s’occupe de ses morts ! »

Des associations dénoncent les accointances d’experts sélectionnés par l’OMS avec le militantisme LGBT

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) réunira en février un collège d’experts pour élaborer une liste de recommandations pour «améliorer l’accès des personnes transgenres à une offre de soins de qualité, et respectueuse». L’OMS a communiqué les noms et biographies de ses 21 experts, précisant que ceux-ci ont été sélectionnés parmi les chercheurs dont l’expertise est la plus pertinente, mais aussi parmi les représentants des professions de santé concernées, et parmi les usagers, c’est-à-dire les trans et les associations qui les représentent.

Or la communication de cette liste d’experts a fait réagir plusieurs autres associations qui militent pour une approche plus prudente des questions liées à la transition de genre. La Society for Evidence-based Gender Medicine (SEGM), association internationale réunissant une centaine de médecins et chercheurs dénonçant le manque de garanties scientifiques entourant les interventions hormonales ou chirurgicales à destination des personnes trans, déplore la «composition biaisée» du collège d’experts de l’OMS, mais aussi une consultation publique menée dans un délai trop court et donc, en définitive, «un processus d’élaboration de recommandations précipité». Dans un courrier adressé à l’OMS, les médecins et chercheurs regrettent que le vocabulaire employé par l’OMS ne soit pas neutre, car le but avoué du travail des experts est de faciliter l’accès aux transitions de genre, et d’encourager les États à permettre «l’autodétermination de l’identité de genre».

Des cliniciens britanniques et irlandais ont écrit à l’OMS dans le même sens, sous l’égide d’un réseau de médecins préoccupés par ces questions, le Clinician Advisory Network on Sex and Gender. En France, en Belgique et en Suisse, ces spécialistes ont été rejoints par l’Observatoire de la petite sirène, un collectif présidé par la pédopsychiatre Caroline Eliacheff et la psychanalyste Céline Masson, qui a également écrit à l’OMS. Une pétition internationale rassemble à ce jour plus de 11.000 signatures d’associations ou de personnalités inquiètes par l’initiative de l’OMS. Caroline Eliacheff observe :

«Sur les 21 experts choisis par l’OMS, 7 sont des personnes trans. Et au total, 16 sont des militants transactivistes, tandis qu’aucun n’est porteur d’une voix critique sur l’approche trans-affirmative du sujet. Ce collège d’experts ne représente pas l’état des controverses actuelles soulevées par cette approche. Surtout, aucun des pays qui ont opté pour des voies alternatives à l’approche trans-affirmative n’est représenté dans ce groupe !»

Alors que la radio perd des auditeurs, Europe 1 est en croissance

Les chiffres d’audience d’Europe 1, rachetée par le groupe Bolloré, de novembre et décembre, publiés jeudi par Médiamétrie, indiquent qu’elle gagne, en un an, 234 000 auditeurs (105 000 depuis la rentrée).

La progression de la station se remarque d’autant plus que le média radio continue de perdre des auditeurs (moins 600 000 en un an, mais en légère remontée par rapport à septembre) et que, par ailleurs, les rapports de force se maintiennent : France Inter reste la première radio de France (à 12,5 % d’audience cumulée), devant RTL (9,6 %).

Mal en point il y a quelques mois, Europe 1 séduit de nouveaux auditeurs, alors que son rapprochement avec la chaîne CNews, du même groupe, se poursuit.

“Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui”

Leo Kelly, arrêté pour s’être trouvé au Capitole le 6 janvier 2021, est incarcéré dans une prison fédérale du Minnesota depuis plus de deux mois. Le 18 août 2023, le juge Royce Lamberth de la U.S. District Court a condamné Leo Kelly, alors âgé de 38 ans, à 30 mois de prison fédérale pour ses actions du 6 janvier. Il avait notamment pénétré dans le bâtiment du Capitole et dans la salle du Sénat. Kelly a récemment envoyé à LifeSiteNews une lettre ouverte d’encouragement à ses “camarades J6” par l’intermédiaire de son père.

A mes camarades du J6 et aux familles et amis qui souffrent avec vous,

Je m’appelle Leo. Je viens de Cedar Rapids, dans l’Iowa, et j’en suis à deux mois et demi d’une peine de 30 mois dans une prison de basse sécurité à Rochester, dans le Minnesota. Mon histoire n’a pas été aussi difficile que la plupart des vôtres, [et] je salue ceux qui ont été incarcérés depuis le début, ainsi que le reste de ceux qui ont ressenti la main particulièrement lourde du système.

Je parie que vous partagez ma frustration à l’égard du gouvernement et de son refus de remplir la mission qui lui a été confiée par Dieu, à savoir protéger vos libertés. Si votre esprit est comme le mien, il vous rappelle souvent que le SEUL objectif autorisé pour le gouvernement dans la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 est de protéger les droits inaliénables dont les citoyens ont été dotés par leur Créateur. Il est facile d’être exaspéré par la rébellion pure et simple de Washington DC contre la loi légitime des États-Unis d’Amérique. Le système de Washington DC règne désormais en lieu et place de la loi des États-Unis d’Amérique.

Mais permettez-moi de vous rappeler que le Créateur qui vous a donné vos droits a mis de côté ses droits (qui sont bien plus grands que les vôtres) et a volontairement donné sa vie d’une manière humiliante, nu sur une croix, afin d’acheter ces droits pour vous. Si le chemin du Créateur vers la victoire est passé par la souffrance et la mort, êtes-vous prêts à emprunter le même chemin pour vous et votre nation ? Vous êtes issus de la souche de Valley Forge ; allez-vous reculer maintenant que Dieu vous a appelés ?

Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui ; veillez à ne pas vous retrouver en train d’errer ailleurs. Le juge qui a présidé votre tribunal kangourou sera confronté au Juge éternel. Les procureurs américains qui ont utilisé les armes de la loi pour vous cibler sont mis en accusation par Dieu. Les agents du FBI qui vous ont piégé sont dans le collimateur de Dieu.

Si vous voulez être libre, laissez de la place pour la vengeance de Dieu : elle est assurée. Votre meilleure stratégie consiste à pardonner, à faire du bien à ceux qui vous ont maltraité et à aimer Dieu de toutes vos forces.

Il t’a honoré d’un rôle clé dans le combat pour cette nation ; veille à t’acquitter fidèlement de ta tâche !

Leo Kelly

Catherine Vautrin et Rachida Dati nommées au gouvernement : s’opposeront-elles à l’euthanasie ?

Catherine Vautrin a été nommée ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités dans le gouvernement de Gabriel Attal. Cette Marnaise de 63 ans est présidente du Grand Reims depuis 2014. Catherine Vautrin a participé à une Manif pour Tous et s’est opposée à la dénaturation du mariage, puis elle a renié cet engagement. Elle devient ministre de la Santé : va-t-elle accélérer sur l’avortement et l’euthanasie ?

Quant à Rachidat Dati, présidente du Conseil national des Républicains, elle est nommée à la culture. En 2017, elle s’exprimait contre l’euthanasie :

Gardera-t-elle cette ligne ? Voici ce qu’elle disait aussi d’En Marche :

Alors que Stéphane Séjourné va être nommé au Quai d’Orsay tout en conservant la direction du parti Renaissance, son entourage tient à préciser que

«M. Séjourné et M. Attal ne sont plus ensemble depuis deux ans. Leur PACS a été rompu à ce moment là.»

Faut-il être rassuré pour autant ?

Une synthèse des positions des différentes Conférences épiscopales africaines sur Fiducia supplicans

Le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa, président du Secam (Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar), intervient par une lettre publique sur les bénédictions “extraliturgiques” proposées dans la Déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, qui – rendue publique le 18 décembre dernier – ouvre la possibilité de bénir des couples en situation “irrégulière” au regard de la morale catholique, y compris ceux formés par des personnes de même sexe, mais en dehors de toute ritualisation et imitation du mariage.

La lettre diffusée aujourd’hui par l’archevêque de Kinshasa se veut “une synthèse” des positions des différentes Conférences épiscopales nationales et inter-territoriales du continent africain sur cette Déclaration qui, dit-elle, a généré

“une onde de choc, a semé la confusion et l’inquiétude dans l’âme de nombreux fidèles laïcs, de personnes consacrées et aussi de pasteurs, et a suscité de vives réactions”.

Le message, écrit le cardinal dans son introduction, a reçu

“le consentement de Sa Sainteté le pape François et de Son Éminence le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi”.

Il y est d’emblée précisé que les Conférences épiscopales de toute l’Afrique réaffirment “avec force” leur communion avec le pape François :

“Dans leurs différents messages, les Conférences épiscopales de l’Église Famille de Dieu en Afrique commencent par réaffirmer leur attachement indéfectible au Successeur de Pierre, leur communion avec Lui et leur fidélité à l’Évangile”.

Cependant, les mêmes pasteurs

“estiment que les bénédictions extraliturgiques proposées dans la Déclaration Fiducia supplicans ne peuvent être mises en œuvre en Afrique sans s’exposer à des scandales”.

“Les conférences épiscopales préfèrent généralement – chaque évêque restant libre dans son diocèse – ne pas donner de bénédictions aux couples de même sexe. Cette décision découle d’une préoccupation concernant la confusion et le scandale potentiels au sein de la communauté ecclésiale”.

S’adressant au clergé, aux communautés religieuses et à tous les croyants, le cardinal Ambongo, au nom des évêques, rappelle, comme le souligne clairement Fiducia supplicans, que ” la doctrine de l’Église sur le mariage chrétien et la sexualité reste inchangée “. Et c’est pourquoi les évêques africains ne jugent pas “opportun” pour l’Afrique de bénir des unions ou des couples de même sexe “parce que, dans notre contexte, cela créerait de la confusion et serait en contradiction directe avec l’éthique culturelle des communautés africaines”.

“Le langage de Fiducia supplicans reste trop subtil pour être compris par les gens simples. De plus, il reste très difficile de convaincre que des personnes de même sexe vivant dans une union stable ne revendiquent pas la légitimité de leur statut”.

Toutefois, le même document réaffirme que “l’Église en Afrique, en tant que Famille de Dieu, réaffirme son engagement à poursuivre la pastorale pour tous ses membres”. En effet, le clergé est encouragé à “fournir une pastorale d’accueil et de soutien, en particulier aux couples en situation irrégulière”. Les Conférences épiscopales africaines soulignent que “les personnes ayant des tendances homosexuelles doivent être traitées avec respect et dignité” ; cependant, il leur est rappelé

“que les unions homosexuelles sont contraires à la volonté de Dieu et ne peuvent donc pas recevoir la bénédiction de l’Église”.

À cet égard, le Catéchisme de l’Église catholique est cité, qui définit ces actes comme “intrinsèquement désordonnés” et “contraires à la loi naturelle”, et la grande majorité des évêques fondent leurs interventions – selon le message d’Ambongo – sur la Parole de Dieu “qui condamne l’homosexualité”. Outre les “raisons bibliques”, le contexte culturel africain, “profondément enraciné dans les valeurs de la loi naturelle concernant le mariage et la famille”, complique encore l’acceptation des unions homosexuelles, car “elles sont considérées comme contradictoires avec les normes culturelles et intrinsèquement mauvaises”.

“Sa Sainteté le Pape François, écrit le cardinal, fortement opposé à toute forme de colonisation culturelle en Afrique, bénit de tout cœur le peuple africain et l’encourage à rester fidèle, comme toujours, à la défense des valeurs chrétiennes”.

I-Média – Gabriel Attal : un produit du système Davos ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur l’opération de communication d’Emmanuel Macron avec la nomination de Gabriel Attal à Matignon.

Le dossier du jour est consacré à la grande dissimulation des médias de l’affaire Epstein et de la colère des agriculteurs en Allemagne, deux phénomènes relativement passés sous silence.

Pastilles de l’info :

  • Le top trois des plus gros succès de “I-Media” lors de l’année qui vient de s’écouler.
  • Moscovici et la dissimulation de la Cour des comptes.
  • Le nouveau téléphone Tesla connecté à Starlink.
  • La dissimulation des éléments sur l’immigration par Moscovici.
  • Dussopt qui veut de la main d’œuvre pas chère pour lui servir son café.
  • Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Renaud Dély qui vient de sortir un livre sur l’historien méditatif Dominique Venner.

Les catholiques français en ont assez de la langue de bois de la conférence épiscopale [ADD.]

Jean-Marie Guénois du Figaro rappelle à juste titre qu’un évêque n’a “pas de compte à rendre à une conférence épiscopale selon le droit canonique“. On se demande donc à quoi sert cette conférence épiscopale des évêques de France au moment où la déclaration Fiducia Supplicans sur la bénédiction des couples en situation irrégulière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sème le trouble chez les catholiques.

Ainsi, le conseil permanent de l’épiscopat vient de publier un communiqué à propos de la déclaration Fiducia Supplicans, communiqué digne du “en même temps” macronien où chacun peut y trouver ce qu’il cherche, comme en témoignent ces deux publications opposées :

Isabelle de Gaulmyn, catholique progressiste qui sévit dans la Croix y voit avec satisfaction

« un accueil large et inconditionnel à la bénédiction des couples de même sexe“.

Jean-Marie Guénois préfère illustrer son article par la photo de Mgr Aillet, qui a clairement rejeté la possibilité de bénir des “unions” homosexuelles. Mais son analyse est différente dans la mesure où il constate que le communiqué parle de bénédiction des personnes et non de “couples” :

Dans un premier temps, les évêques de France justifient leur mise au point par « le retentissement certain dans l’opinion publique » de ce sujet « sensible ». Ils évoquent « l’accompagnement dans l’Église des personnes homosexuelles vivant en couple » mais aussi des « personnes divorcées engagées dans une vie de couple ».

Le mot « couple » disparaît dans la suite du communiqué pour ne laisser place qu’à celui de « personnes » qu’ils « encouragent à bénir généreusement », au nom de l’Église, dès lors qu’elles « demandent humblement l’aide de Dieu » pour découvrir « l’appel de Dieu » sur un « chemin de foi ».

Au final, aucun catholique français ne sera vraiment éclairé par ce communiqué qui s’apparente une fois de plus  à de la langue de bois. On se demande combien de temps il faudra aux évêques français pour comprendre que les fidèles ont besoin de pasteurs courageux, aux prises de position claires et nettes. Une conférence épiscopale n’est pas là pour brosser dans le sens du poil chaque sensibilité, tout en évitant de froisser tel ou tel.

L’année 2024 va demander beaucoup de courage aux évêques puisque des sujets hautement sensibles comme la  constitutionnalisation de l’avortement ou la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sont au programme…sans même parler de la GPA qui progresse de plus en plus dans les esprits.

Les fidèles catholiques espèrent que leurs évêques seront aussi courageux que leurs pairs africains, américains, hongrois ou polonais. Sinon, comment s’étonner et déplorer ensuite que le denier du culte ne rentre pas et que les fidèles se tournent de plus en plus vers des communautés nouvelles plus courageuses ou vers les traditionalistes ?

Addendum : Preuve que ce communiqué manque de clarté (il n’y a qu’à lire les commentaires contradictoires ci-dessous), Mgr Rougé, membre de la CEF, a été interrogé par Camille Delmas. Donnant plutôt raison à Jean-Marie Guénois, il apporte des précisions dont on se demande pourquoi elles ne figurent pas dans le communiqué :

Dans ce communiqué, vous encouragez les bénédictions en général mais n’évoquez pas les bénédictions pour les couples de personnes homosexuelles ou divorcées. Recommandez-vous les bénédictions des personnes, et non les couples ?

En tout cas, nous insistons sur le fait que les bénédictions sont pour les personnes, pour les aider à avancer sur leur chemin. Toute personne peut s’ouvrir aux bénédictions du Seigneur et il est bon que les ministres ordonnés n’hésitent pas à accompagner par la bénédiction de Dieu tous ceux qui sont en chemin vers lui.

 

Grand remplacement : mutation de la natalité française et poursuite de l’immigration massive

Dimitri Pavlenko explique sur CNews :

 

Espagne : premier parlementaire espagnol porteur de la trisomie 21

Mar Galcerán entre dans l’histoire en devenant le premier parlementaire espagnol porteur de la trisomie 21. Après avoir été élue à l’assemblée régionale de Valence, Mme Galcerán déclare qu’elle veut être considérée en tant que personne et non pour son handicap.

Pendant des décennies, elle s’est battue pour que les personnes souffrant de déficiences intellectuelles fassent partie du débat. Elue, elle déclare au Guardian :

“C’est sans précédent”. “La société commence à comprendre que les personnes atteintes de trisomie 21 ont beaucoup à apporter. Mais la route est très longue.”

À l’âge de 18 ans, Mme Galcerán a rejoint le Parti populaire (PP), après avoir été attirée par ce qu’elle décrit comme une adhésion à la tradition. Peu à peu, elle a gravi les échelons de l’appareil du parti. Son engagement a été récompensé en mai dernier, lorsqu’elle a été ajoutée en tant que vingtième nom sur la liste des candidats du PP aux élections régionales de Valence.

Elle espère que sa présence au parlement contribuera à démanteler les nombreux préjugés qui persistent dans la société, en particulier en ce qui concerne les personnes atteintes du syndrome de Down.

Je veux que les gens me voient comme une personne, et pas seulement pour mon handicap.

Les cinglés de la GPA

Jordan Schnitzer, philanthrope multimillionnaire ayant deux filles, voulait un fils. Après des tentatives infructueuses de GPA avec dons d’ovocyte « anonymes », sa compagne, Cory Sause, accepte de lui « offrir ses ovocytes ». Elle pose néanmoins une condition : elle gardera tous les embryons de sexe féminin, accordant ceux de sexe masculin à son conjoint. Les deux parties concluent un accord. Des embryons sont fabriqués, et un petit garçon voit le jour en décembre 2015. Jordan Schnitzer et Cory Sause s’étant séparés avant sa naissance, une bataille juridique s’engage entre eux.

Cory, mère biologique de l’enfant, veut être reconnue comme sa mère légale en dépit du contrat qu’elle a signé, et où elle renonce à « tout droit et à toute responsabilité de garde de tout embryon mâle ». En effet, elle fait valoir qu’elle n’a renoncé qu’aux droits de garde et à la responsabilité à l’égard des « embryons mâles », et non de « la progéniture ».

Une première décision en faveur de la mère

Le tribunal de première instance s’est prononcé en faveur de Cory Sause, estimant que son lien biologique et le fait qu’elle ait « saisi l’occasion qui lui était offerte d’être parent de l’enfant pour tenter de développer une relation » équivalaient à des droits parentaux exécutoires. Jordan Schnitzer lui avait d’ailleurs envoyé des messages pendant la grossesse lui parlant de « notre bébé ».

Pourtant, la décision a été annulée en appel. Pour la Cour d’appel de l’Oregon, « le simple lien biologique » ne confère pas de « droits parentaux », mais « une opportunité » de développer de tels droits auxquels la requérante aurait renoncé en rejetant « toute responsabilité financière ou autre » dans le cadre de l’accord conclu avec son ancien conjoint.

L’affaire portée devant la Cour suprême

Suite à un changement de la loi de l’Oregon en matière de don de gamètes en 2018, l’Academy of Adoption and Assisted Reproduction Attorneys (AAAA) est intervenue en déposant un mémoire d’amicus curiae soutenu par l’American Society for Reproductive Medicine et RESOLVE : the National Infertility Association. Le mémoire soulignait « la longue histoire de l’Oregon qui reconnaît légalement les donneurs de gamètes (historiquement les donneurs de sperme) comme de simples donneurs, et non comme des parents ».

Pour l’AAAA, « dans le contexte de la procréation assistée », donner à un « contributeur génétique » le droit d’obtenir un statut parental basé sur la génétique,

« injecterait de l’incertitude dans le processus de procréation assistée et l’établissement de la filiation légale dans l’Etat de l’Oregon ».

Le contrat de GPA supérieur au lien biologique

Le 28 novembre 2023, la plus haute juridiction de l’Oregon a été dans son sens, estimant que

« la détermination du lien de filiation est différente lorsque la conception se fait par le biais d’une technique de procréation assistée plutôt que par des rapports sexuels ».

La Cour suprême a par ailleurs estimé que la loi de l’Oregon sur les donneurs s’appliquait aux deux parties. Ni Cory Sause, ni Jordan Schnitzer ne pouvaient prétendre à des « droits, obligations ou intérêts » à l’égard de l’enfant « sur la base de leur lien génétique avec lui ». La filiation du père était quant à elle établie par la convention de maternité de substitution « conclue avec la gestatrice et le conjoint de cette dernière, et par la décision ultérieure d’un tribunal sur la filiation fondée sur la convention de maternité de substitution », a-t-elle affirmé.

La Cour a toutefois renvoyé l’affaire devant le tribunal de première instance, pour déterminer

« si une donneuse de gamètes comme Mme Sause peut demander des droits limités de visite ou de contact avec l’enfant sur la base des accords écrits qu’elle a conclus avec M. Schnitzer ».

Source : Gènéthique

“A Paris, 1 habitant sur 4 est né à l’étranger”

Le maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté ses vœux aux élus parisiens mercredi 10 janvier. Elle a promis qu’on «se baignera dans la Seine après les Jeux olympiques», plaidé pour moins de SUV dans les rues de Paris, évoqué l’affaire Gérard Depardieu, affiché sa volonté d’accueillir les migrants et fustigé le populisme «nauséabond». En 2024, il est possible de parler ouvertement du grand remplacement. Exemple avec Anne Hidalgo lors de ses voeux :

Hommage au commandant du Dixmude

S’il est un voeu à formuler pour nous tous en  2024, c’est d’être dignes de tels exemples catholiques civils, militaires et ecclésiastiques passés au creuset de la Première guerre mondiale. Sur RCF, l’abbé Morin rend hommage au commandant du Dixmude :

Les fonctionnaires du FBI qui ont ciblé les catholiques traditionnels devront rendre des comptes

Le gouverneur Ron DeSantis a déclaré que, dès le premier jour de son mandat, il renverrait les fonctionnaires du FBI et d’autres responsables gouvernementaux qui ont ciblé les parents préoccupés par des programmes et des livres inappropriés, ainsi que ceux qui ont ciblé les catholiques traditionnels. Il a ajouté qu'”il y aura des comptes à rendre”.

Le candidat républicain à l’élection présidentielle de 2024 a fait ces commentaires lors d’une réunion publique organisée par Fox News. Il a mentionné les enquêtes de l’IRS sur les groupes du Tea Party sous le président Barack Obama et les fausses allégations selon lesquelles le président Donald Trump a collaboré avec la Russie pour gagner l’élection présidentielle de 2016.

Les agences qui ont plongé le pays dans la paralysie pendant le COVID vont devoir rendre des comptes, car si nous voulons changer le mode de fonctionnement de ce gouvernement, il faut demander des comptes à ceux qui sont responsables de cette folie, et c’est ce que je vais faire.

Sous la présidence de Joe Biden, le gouvernement fédéral a été régulièrement critiqué pour avoir ciblé les conservateurs, les républicains et les chrétiens. Par exemple, le procureur général Merrick Garland a rédigé une note de service ordonnant aux forces de l’ordre fédérales de surveiller de près les parents et les militants qui assistaient aux réunions des conseils d’administration des écoles pour s’opposer aux politiques pro-LGBT, aux mandats COVID et aux questions relatives aux programmes scolaires. Cette directive n’avait “aucune base légitime”, a conclu une commission de la Chambre des représentants des États-Unis.

Le ministère de la Justice a également l’habitude d’arrêter des personnes pro-vie sur des accusations douteuses.

Comme l’a mentionné M. DeSantis, un bureau du FBI à Richmond, en Virginie, a également produit un bulletin de renseignements qualifiant les catholiques qui préfèrent la messe en latin de “terroristes” potentiels. La note a été signée par le principal avocat du bureau du FBI à Richmond. Le directeur du FBI, Christopher Wray, a d’abord affirmé qu’un seul bureau était impliqué dans la note, mais cela s’est avéré faux par la suite. En fait, les bureaux de Portland et de Los Angeles ont également participé à l’élaboration de la note.

La remigration prise au sérieux en Allemagne

La presse allemande s’inquiète car l’entourage proche d’Alice Weidel, dirigeante de l’AfD, organise des rencontres avec des identitaires qui leur expliquent des plans de remigration massifs. Et les collaborateurs présents promettent de les pousser en interne.

Le “concept de remigration” est explicitement cité. En clair, des millions de personnes devront être expulsées d’Allemagne, parmi lesquelles les demandeurs d’asile, les étrangers bénéficiant d’un droit de séjour et les citoyens non assimilés.

Les participants à la réunion ont expliqué exactement comment ils comptaient mettre en œuvre ensemble cette stratégie en cas de participation de l’AfD au gouvernement. L’objectif était d’adopter des lois sur mesure afin de créer une “forte pression d’adaptation” sur les personnes issues de l’immigration. Le plan devrait également être mis en œuvre à l’aide d’un “État modèle” en Afrique du Nord. Il s’agit de déplacer des personnes vers un tel territoire, où pourraient vivre jusqu’à deux millions de personnes. Les personnes qui s’engagent en Allemagne pour les réfugiés pourraient également s’y rendre. Des hommes et des femmes politiques de l’AfD présents lors de la réunion se seraient montrés d’accord avec le concept. Le président du groupe parlementaire de l’AfD en Saxe-Anhalt, Ulrich Siegmund, aurait ainsi ajouté qu’il fallait faire en sorte que son Land devienne “le moins attractif possible pour cette clientèle pour y vivre”. La députée bavaroise de l’AfD Gerrit Huy, qui aurait également été présente, aurait déclaré qu’elle poursuivait depuis longtemps l’objectif esquissé et qu’elle avait déjà “apporté un concept de remigration” lors de son adhésion au parti.

“Appel à la prière” musulmane dans une église parisienne : commentaire de Charlotte d’Ornellas

Faites-les lire ! Pour en finir avec le crétin digital ! ou comment la lecture stimule l’intelligence de nos enfants

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La lecture revient (un peu) dans le centre d’intérêt médiatique. On se souvient qu’à l’occasion de la rentrée scolaire, une tribune rédigée par des figures du monde de l’écrit demandait à Gabriel Attal de redonner toutes ses lettres de noblesse à cette forme d’expression. Et s’il fallait une preuve de l’urgence de cette actualité, depuis la sortie de son dernier ouvrage, Michel Desmurget est invité sur tous les plateaux télé, les radios, fait la Une des journaux… pour évoquer concrètement ce problème et envisager les solutions.
En 2019 lorsque est paru La Fabrique du crétin digital, les gens lui reprochaient les limites « d’un constat dépourvu de solutions ». A l’issue de chaque conférence dit-il revenait toujours la même demande : tout le monde est d’accord sur l’état des lieux, mais que faire ?

La réponse est là. FAITES-LES LIRE ! “J’ai épluché la littérature scientifique dans tous les sens et n’ai pas trouvé de meilleur antidote à l’abêtissement des esprits que la lecture. Elle est une véritable machine à façonner l’intelligence dans sa dimension cognitive (celle qui permet de penser, de réfléchir et de raisonner), mais aussi plus largement, socio-émotionnelle (celle qui permet de se comprendre et de comprendre autrui, au bénéfice des relations sociales). ”
La lecture est une machine à fabriquer de l’intelligence, dont on mésestime terriblement le pouvoir. Elle augmente notre QI. Elle a des impacts profonds sur le langage, la culture générale, l’imaginaire, la créativité, la façon dont on arrive à structurer nos idées, les capacités à s’exprimer à l’oral. Depuis vingt-cinq ans, on s’est aperçu que c’est ce que les chercheurs appellent un « simulateur social », c’est-à-dire qu’elle augmente notre intelligence sociale. Tous ces bénéfices s’articulent les uns avec les autres. Cela a des impacts sur la réussite scolaire, mais aussi sur le bien-être des enfants et leur devenir à long terme.

Le lecteur c’est l’anti-crétin digital ! Pour le démontrer, ce livre s’appuie sur cinq grandes parties.
– 1/La lente agonie de la lecture illustre l’inexorable mouvement de déclin du livre au sein des nouvelles générations et ses conséquences sur les performances scolaires.
– 2/L’art de lire montre que la lecture est une compétence complexe, lentement construite, tournée vers la compréhension et dont le décodage défini comme la capacité à identifier les mots à partir des lettres : p/a/p/a : papa, est un pilier certes nécessaire mais très insuffisant.
– 3/Les racines de la lecture détaillent l’importance fondamentale des expériences précoces pour la construction de cette compétence et, ce faisant, souligne à la fois le rôle irremplaçable du milieu familial et l’incapacité organique de l’école à rattraper les défaillances d’un environnement trop peu stimulant.
– 4/Un monde sans livres souligne l’aptitude unique des livres à structurer la pensée, nourrir la mémoire et favoriser l’appropriation des connaissances complexes.
– 5/Des bénéfices multiples et durables : ce chapitre expose les bienfaits, scientifiquement documentés, de la lecture sur le développement intellectuel, émotionnel et social de nos progénitures, avec au bout du compte un impact majeur sur la réussite scolaire.
– L’épilogue, Faire de l’enfant un lecteur, aborde de manière plus pratique les principaux leviers susceptibles d’ancrer la lecture au cœur des habitudes de l’enfant.

Ce premier ouvrage de synthèse grand public livre des informations capitales, pour les parents notamment, sans jamais les culpabiliser. “Il n’y a pas meilleur antidote à l’abêtissement des esprits que la lecture”, assène-t-il, rappelant le danger que constituent, selon lui, les écrans, tout en s’inquiétant de l’impact de la lecture des bandes dessinées (BD) ou des mangas. !

Préparons l’avenir de nos enfants en faisant d’eux de bons lecteurs, leur faisant découvrir Le Livre, la lecture, le plaisir de lire : un livre papier, avec sa bonne odeur, ses pages à tourner, à corner parfois, ce livre qui s’empile, se range dans la bibliothèque avec les autres trésors, se laisse trainer sur la table du salon pour être feuilleté par d’autres. Ce livre qui se prête, qui passe de mains en mains parce qu’il a un message à donner, un intérêt qui éveille la curiosité et que l’on veut partager.

Que cette année 2024 soit pour tous soit l’année du Plaisir de lire.

Retrouvez tous les ouvrages de Michel Desmurget sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/education-formation-humaine-religieuse-et-morale/25027-michel-desmurget-faites-les-lire-pour-en-finir-avec-le-cretin-digital.html?aff=Mjoz

LA LIBRAIRIE AU SERVICE DE LA FAMILLE

85 ans après l’Allemagne nazie, la CEDH impose l’avortement et l’homosexualité à la Pologne

Lu sur le site de l’ECLJ :

Quatre jours auront suffi. Le lundi 11 décembre 2023, Donald Tusk a été élu Premier Ministre de Pologne grâce au soutien de la gauche et de l’extrême gauche. Le mardi, la CEDH condamnait la Pologne en raison de sa non-reconnaissance des couples de même sexe. Le mercredi, le Conseil de l’Europe a été informé par le nouveau Gouvernement polonais qu’il cessait de contester les jugements de la CEDH, notamment concernant l’épineuse réforme de la justice. Le jeudi, la CEDH condamnait la Pologne en raison de l’interdiction de l’avortement eugénique.

Pourquoi avoir attendu l’élection de Donald Tusk pour publier ces jugements ? Simplement pour éviter que le Gouvernement polonais conservateur précédemment au pouvoir n’exerce son droit de demander le renvoi de ces jugements en appel devant la Grande Chambre de la CEDH. La Cour savait que ces jugements seraient accueillis favorablement par le nouveau Gouvernement Tusk. À présent, celui-ci pourra s’en prévaloir pour imposer ces réformes à la Pologne.

Lorsque la CEDH se prononce sur des enjeux politiques et culturels essentiels, de civilisation, il serait naïf de croire que ses jugements relèvent de la seule logique juridique. Ils sont avant tout politiques, puis revêtus d’un habillage juridique. Bien souvent, cet habillage « craque » à force de tirer sur le droit dans un but politique. C’est le cas à chaque fois que la Cour fait dire à la Convention l’inverse de l’intention de ses rédacteurs, comme en matière de mœurs, d’immigration ou d’euthanasie.

L’arrêt M. L. condamnant la Pologne en matière d’avortement eugénique est à cet égard édifiant. Comme l’ont bien exposé les deux juges dissidents en marge du jugement, la Cour parvient à condamner la Pologne pour ne pas avoir permis à une femme enceinte d’avorter tout en rappelant que la Convention ne garantit pas de droit à l’avortement. Elle y parvient en faisant relever l’avortement du domaine de la vie privée (l’article 8), puis en contestant la légitimité de la Cour constitutionnelle à l’origine de l’interdiction de l’avortement eugénique. La Cour européenne évite ainsi de s’interroger sur la conformité aux droits de l’homme de l’avortement en cause, pratiqué à 17 semaines de grossesse en raison de la trisomie 21 de l’enfant. C’est pourtant parce que la Pologne estime qu’un tel avortement est contraire à la dignité humaine et aux droits des personnes handicapées qu’il a été jugé inconstitutionnel. En cela, comme le dénoncent les deux juges dissidents de la CEDH, cet « arrêt contribuera à renforcer les préjugés à l’encontre de la catégorie extrêmement vulnérable des personnes atteintes de trisomie 21 et à les stéréotyper négativement comme un fardeau pour leurs familles ».

Il va de soi que jamais les rédacteurs de la CEDH n’auraient accepté que leur texte serve à créer un droit à l’avortement eugénique. Une proposition visant à permettre la «prévention de la naissance d’enfants handicapés[1]» fut d’ailleurs expressément rejetée lors de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme en raison de sa similitude avec les pratiques nazies.

Finalement, la Pologne a été condamnée à verser 16.000 euros à la requérante, car celle-ci n’aurait « pas eu d’autre choix » que d’aller avorter à l’étranger, alors qu’il était prévu qu’elle puisse le faire en Pologne avant l’entrée en vigueur de l’interdiction litigieuse. La CEDH n’impose pas la légalisation de l’avortement eugénique, mais enfonce un coin dans son interdiction. Elle agit ainsi sur les sujets sensibles.

Par sa jurisprudence, la Cour européenne contribue à imposer à la Pologne une révolution culturelle. Celle-ci se présente comme progressiste du point de vue de l’Europe de l’Ouest, mais il en va autrement du point de vue de l’histoire polonaise, car il faut se souvenir que l’avortement y a d’abord été introduit par l’Allemagne nazie afin de limiter la démographie de ce peuple slave. Un document nazi du 25 novembre 1939 intitulé « Le problème de la manière de traiter la population des anciens territoires polonais sur la base de l’aspect racial-politique » prescrivait notamment que « Toutes les mesures servant au contrôle des naissances doivent être admises ou encouragées. L’avortement ne doit pas être punissable sur le territoire. Les abortifs et les contraceptifs peuvent être proposés publiquement à la vente sous toutes leurs formes sans qu’aucune mesure politique ne soit prise. L’homosexualité doit être déclarée non punissable. Les instituts et les personnes qui font commerce de l’avortement ne doivent pas être poursuivis par la police ». C’est ce document qui organisa la tentative de germanisation de la Pologne et les premières déportations, son «but final étant l’élimination complète de l’esprit national polonais[2]». L’avortement fut ensuite promu durant l’occupation soviétique avec, là encore, des intentions idéologiques. Historiquement, l’avortement n’est donc pas considéré en Pologne comme une pratique libérale, comme une conquête féministe, à l’instar de l’Europe occidentale, mais au contraire comme une pratique anti-polonaise imposée depuis l’étranger par les occupants nazis puis soviétiques… et aujourd’hui par la CEDH.

________

[1] Proposition du Groupe de travail de la Commission sur le statut des femmes, Travaux préparatoires, E/CN.4/SR.35, p. 1266.

[2] Trials of War Criminals Before the Nuernberg Military Tribunals under Control Council Law No. 10(1946-49), Volume 5, pages 95-96.

François-Xavier Clément soutient le Lycée Saint-Augustin de Lyon

Dans un monde déchiré par la déconstruction progressiste et la violence inéluctable causée par l’abêtissement généralisé, il peut paraitre ambitieux, voire un peu téméraire, d’ouvrir un lycée qui a pour finalité d’éduquer intégralement ses élèves. C’est pourtant l’urgence du moment. Nombreux sont ceux qui ouvrent des écoles primaires depuis plusieurs décennies, et il faut saluer leur courage. Moins nombreux, en revanche, sont les créateurs de collège. Mais nous en voyons fleurir ici ou là et nous nous en réjouissons. C’est un âge éminemment important pour bâtir une personnalité bien enracinée et élancée vers le Ciel. Plus rares encore sont ceux qui osent créer un lycée. C’est pourtant le temps du développement personnelle et passionnée de l’intelligence, c’est le temps des premières responsabilités, le temps des premières amitiés durables, le temps durant lequel l’intérêt pour une question peut devenir le chemin d’une vocation, c’est la rampe de lancement vers l’enseignement supérieur et vers l’engagement au service du bien commun. Alors je me réjouis que cette gazette me donne l’opportunité de vous encourager à soutenir le développement du lycée Saint Augustin par votre prière, vos propos, vos moyens et compétences.

www.lycee-saintaugustin.fr

63 rue de la Garenne

69340 Francheville

09 82 34 53 95

[email protected]

La Famille Missionnaire de Notre Dame sera présente à la Marche pour la Vie

Comme chaque année, la FMND participera à la marche pour la vie et proposera une messe à 12h30 :

En cette année 2024, de graves menaces pèsent encore sur la vie humaine en France. Dans les semaines et les mois qui viennent, un prétendu « droit à l’avortement » risque d’être inscrit dans la Constitution française, et l’euthanasie pourrait être légalisée dans notre pays. Nous avons le devoir de nous mobiliser nombreux pour protéger la vie, de sa conception à son terme naturel.

Saint Jean-Paul II écrivait en 1995 dans l’encyclique L’Évangile de la vie :

« Tout semble se passer dans le plus ferme respect de la légalité, au moins lorsque les lois qui permettent l’avortement ou l’euthanasie sont votées selon les règles prétendument démocratiques. En réalité, nous ne sommes qu’en face d’une tragique apparence de légalité et l’idéal démocratique, qui n’est tel que s’il reconnaît et protège la dignité de toute personne humaine, est trahi dans ses fondements mêmes : Comment peut-on parler encore de la dignité de toute personne humaine lorsqu’on se permet de tuer les plus faibles et les plus innocentes ? Au nom de quelle justice pratique-t-on la plus injuste des discriminations entre les personnes en déclarant que certaines d’entre elles sont dignes d’être défendues tandis qu’à d’autres est déniée cette dignité ? » (Evangelium vitae, nº 20).

Ainsi, cette année encore, la Famille Missionnaire de Notre Dame encourage ses amis à témoigner de l’Évangile de la vie, en participant à la Marche pour la vie qui aura lieu à Paris le dimanche 21 janvier 2024.

Une Messe sera célébrée avec les amis de la Communauté et tous ceux qui désirent s’y joindre le dimanche 21 janvier à 12h30 en l’église saint Dominique (20 Rue de la Tombe Issoire, 75014 Paris). Puis nous rejoindrons le départ de la Marche.

En la préparant aussi par la prière, nous confions à Notre Dame des Neiges cette marche au service de la vie, afin qu’elle porte du fruit et prépare un réveil des consciences dans notre pays, la France.

 

La France, l’Afrique et l’homosexualité

Du général (2S) Marc Paitier sur Renaissance catholique :

A la conférence de La Baule, en 1990, le président Mitterrand défendit avec force la thèse selon laquelle le manque de démocratie était la cause des échecs économiques et sociaux de l’Afrique francophone. Il conditionna l’aide de la France à la mise en place du multipartisme.

« Le résultat fut que toute l’Afrique francophone connut une cascade de crises et de guerres, le multipartisme y exacerbant l’ethnisme et le tribalisme jusque-là̀ contenus et canalisés dans le parti unique[1]. »

En voulant imposer un système démocratique à l’occidentale, la France avait apporté le chaos.

Trois décennies plus tard, une autre forme de chantage est exercée pour convaincre les gouvernements africains d’abandonner leurs coutumes fondées sur l’ordre naturel et de faire évoluer la législation pour reconnaitre l’homosexualité, l’idéologie LGBT, le « droit » à l’avortement et la théorie du genre. La coopération et l’aide apportées aux pays africains sont désormais subordonnées aux progrès accomplis dans ce domaine. Tout cela au nom des droits de l’homme et avec l’appui de toutes les officines internationales bien pensantes qui font la promotion de cette révolution des mœurs. Le rejet des pays africains est unanime.

Les évêques ghanéens ont affirmé récemment que les pays occidentaux devraient « cesser les tentatives incessantes de nous imposer des valeurs culturelles étrangères inacceptables ». Thomas Tayebwa, vice-président du parlement ougandais, déclarait en novembre 2022 lors du sommet Afrique, Caraïbes et Pacifique-Union Européenne :

« Nous sommes une société qui n’est pas prête pour l’homosexualité, et nous sommes une société qui n’est pas prête pour l’avortement. »

En Côte d’Ivoire, qui est pourtant un des pays les plus libéraux d’Afrique en matière de mœurs, le président de l’Assemblée nationale s’exprimait dans le même sens : « L’homosexualité n’épouse pas nos valeurs culturelles et morales. » Si, dans ce pays, elle est tolérée, il n’est pas question de reconnaitre sa légitimité dans la loi.  Les pays africains restent fermes dans la défense de leurs valeurs traditionnelles malgré la pression constante de l’Occident qui est perçue comme une forme d’ingérence inadmissible. Un fait récent illustre parfaitement ce sentiment. En 2022, le président Macron a nommé un ambassadeur pour les droits des personnes LGBT avec pour mission de porter la « voix de la France » à travers le monde dans ce domaine. En juin 2023, Jean-Marc Berthon, l’ambassadeur français en question, devait se rendre à Yaoundé pour une conférence-débat autour de l’identité sexuelle qui avait pour cadre l’Institut Français du Cameroun. L’ambassadeur prétendait aussi vouloir passer en revue « les dispositions juridiques définies en vue d’encadrer le droit des personnes LGBT ». Le gouvernement camerounais profondément choqué a exprimé sa très vive opposition à cette initiative de la diplomatie française. Il a rappelé que « la position du gouvernement sur la question de la définition du genre, de l’orientation et de l’identité sexuelle est claire et dénuée de tout débat au Cameroun ». En conséquence, Jean-Marc Berthon a été déclaré « persona non grata » et sa venue a été annulée. Un véritable camouflet pour notre pays.

On disserte beaucoup dans les médias sur la perte d’influence de la France en Afrique. Les causes de ce phénomène sont nombreuses.  Nos injonctions moralisatrices pour promouvoir la libéralisation des mœurs sont rarement évoquées. Elles constituent pourtant un élément fondamental de cette désaffection et de ce désamour. Les Russes l’ont parfaitement compris. Leur discours sur la décadence morale de la France, en particulier, et de l’Occident, en général, fait mouche auprès des autorités africaines. Celles-ci apprécient que la Russie respecte l’identité africaine et n’impose, en contrepartie de son aide, aucune contrainte sociétale, politique ou économique. Il ne faut pas s’étonner que les pays africains ne se soient pas alignés sur les positions occidentales pour condamner la guerre en Ukraine. Ils préservent leurs bonnes relations avec la Russie pour défendre leurs intérêts. C’est ainsi que le président sénégalais Macky Sall a répondu positivement à l’invitation de Vladimir Poutine pour échanger sur la question des céréales bloquées en Ukraine mais aussi pour aborder le sujet des relations russo-africaines. Le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir au Burkina Fasso, a rejeté la présence militaire française et s’est rapproché de la Russie où il a été reçu avec les honneurs, au mois de novembre dernier, pour développer la coopération militaire entre Ouagadougou et Moscou. C’est tout le système démocratique occidental qui est rejeté. Il est navrant de constater que les experts du ministère français des Affaires étrangères n’aient pas vu venir cette rupture, tant ils restent persuadés de la supériorité et de l’universalité du modèle qu’ils défendent.

L’opposition au progressisme sociétal en Afrique n’est pas le fait de gouvernants obscurantistes et arriérés. Elle est profondément ancrée dans l’esprit et l’âme de peuples qui demeurent viscéralement attachés à leurs structures traditionnelles. Il y a quelques semaines, une vieille amie ivoirienne de la France faisait remarquer les larmes dans les yeux à l’auteur de ces lignes que sa fille avait retiré, avec son approbation, ses enfants du lycée français d’Abidjan. Elle voulait les préserver de l’enseignement de la théorie du genre, de la promotion de l’homosexualité et du mariage homosexuel. Comme le soulignait récemment le général Blachon, grand connaisseur de l’Afrique :

« Ce n’est pas spécialement la France qui est rejetée, ce sont nos idées progressistes qui rebutent, ainsi que les leçons de morale qui les accompagnent[2] ».

La France peut retisser le lien avec l’Afrique à condition de comprendre cela et d’en tirer les leçons.

Marc Paitier (gal 2S)


[1] Bernard Lugan, Afrique réelle no 167, novembre 2023, p. 8

[2] Général Blachon, interview par Mériadec Raffray, Valeurs Actuelles, 23 novembre 2023

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