Blogs avec images

Sarah Knafo : « La classe politique considère que celui qui a le plus la fibre sociale est celui qui distribue le plus d’aides et de subventions »

Extrait de la version française de l’interview accordée par Sarah Knafo à The European Conservative :

« (…) Pourquoi les Français devraient voter pour votre liste Reconquête pour les futures élections européennes ?

Parce que nous sommes les seuls en France à proposer un véritable plan de libération des Européens. Nous voulons libérer les Européens de l’immigration et de l’islamisation avec un blocus naval militaire, en dissuadant les départs, en empêchant les arrivées, en contraignant les retours. Nous voulons libérer nos nations de l’emprise bruxelloise avec la suppression de la Commission européenne et avec la primauté du droit national sur le droit européen. Nous voulons libérer l’économie européenne de la tyrannie réglementaire et mettre fin des gabegies budgétaires : ce n’est pas l’argent de von der Leyen qu’elle dépense : c’est notre argent. Et enfin, nous voulons libérer les Européens de la propagande woketrop souvent soutenue et financée par l’Union européenne.

Vous êtes très engagée sur la lutte contre le wokisme, comment ça se matérialise ?

Oui, la classe politique en parle mais agit peu. Or, ce n’est pas seulement une bataille entre la droite et la gauche, c’est une sape de l’intérieur. Alors, j’ai créé une association qui s’appelle Parents Vigilants et qui propose aux parents d’élèves de nous faire remonter les scandales qu’ils constatent dans l’école de leurs enfants. 75 000 parents nous ont rejoint ! C’est colossal. C’est-à-dire que nous avons des représentants dans chaque académie scolaire française.

Nous mettons toute la force de frappe de Reconquête à leur service. Médiatique, juridique, notre maillage territorial. Chaque semaine, nous faisons arrêter des initiatives de propagande, comme cette enseignante qui enrôlait des lycéens pour qu’ils aillent offrir leurs vêtements à des migrants clandestins, comme les spectacles de Drag Queen qui se montent même devant des enfants de 4 ans, comme la présence d’ONG pro-migrants dans des classes de collège… J’ai comme projet de développer Parents Vigilants encore plus intensément au lendemain des élections européennes.

Diriez-vous que vous êtes un parti bourgeois ? Jadis vous avez travaillé pour Henri Guaino, l’ancien conseiller spécial du Président Nicolas Sarkozy, un politicien connu par son attachement aux classes laborieuses, un gaulliste de gauche peut-être même…

(…) Le problème de la classe politique française, c’est qu’elle considère que celui qui a le plus « la fibre sociale » est celui qui distribue le plus d’aides et de subventions. Autrement dit : celui qui est le plus à gauche. C’est un mensonge auquel nous refusons de participer. Nous disons que le pouvoir d’achat, ce n’est pas l’argent que l’État vous donne : c’est celui qu’il ne vous prend pas. Donc nous avons le programme de baisse d’impôts, de taxes et de charges le plus important de toute la classe politique.

Nous voulons que l’État français cesse de spolier ses forces vives. Chaque année, c’est 45% de taux de prélèvements obligatoires ! C’est-à-dire qu’à partir du 16 de chaque mois, les Français ne travaillent plus pour eux mais pour financer des dépenses publiques aberrantes. Les Français ne veulent pas vivre d’argent public, ils veulent vivre des fruits de leur travail. C’est leur droit le plus strict et avec Reconquête, nous voulons leur rendre ce droit (…)

Je déteste l’idée que les Français sont paresseux, veulent travailler le moins possible, préfèrent les petits arrangements bureaucratiques au travail bien fait. Cette vision extraordinairement dévalorisante est celle de la gauche. Nous avons une femme politique française, Sandrine Rousseau, qui va même jusqu’à défendre « un droit à la paresse ». Ces gens-là ne cessent de nous pousser au parasitisme. Ils rêvent de faire du peuple entier une masse démotivée de grévistes. Le socialisme est une extraordinaire machine à handicaper les peuples, et la France est sa victime de prédilection. Nous assumons de vouloir détruire cette machine.

Vous êtes d’une tradition « souverainiste », vous êtes proche de Philippe de Villiers, de Marie-France Garaud. Avez-vous évolué sur ce point ?

Oui, je suis attachée à la souveraineté de la France et je veux que nous la défendions bec et ongles. Mais je veux rappeler que la souveraineté est un moyen. Il doit être mise au service d’un objectif : aujourd’hui, la défense de nos nations et de nos identités.

En tant que Française, je peux avoir la tentation d’en vouloir aux Allemands, parce qu’ils sont souvent plus forts que nous pour défendre leurs intérêts nationaux au sein de l’Union européenne ou parce qu’ils ont contribué au déclin de notre filière nucléaire. Mais je ne veux pas pour autant vivre dans un monde où Berlin devient une ville turque, où Cologne change de visage.

Nous sommes Européens, et même si nous ne sommes pas un même peuple, nous sommes une même civilisation. Cette civilisation brillante qui a tant apporté au monde est menacée. Alors je me sens Européenne et même une souverainiste comme moi affirme que nous avons un destin commun à défendre. Je veux continuer de vivre dans un monde où Paris reste Paris, Bruxelles reste Bruxelles, Rome reste Rome, Budapest reste Budapest.

Il y a en face la liste du Rassemblement national de Jordan Bardella… La division du vote nationaliste a-t-il du sens ?

(…)  La démocratie divise les voix par nature, parce qu’elle laisse le choix au peuple. Il faut savoir qu’en France, depuis 40 ans, nous avons une quinzaine de partis pro-immigration et un seul parti historiquement « contre » : le Rassemblement national. Ce parti avait donc le monopole de la lutte contre l’immigration, mais il a également beaucoup de défauts qui empêchent de nombreux patriotes français de s’y retrouver. Cela explique que ce parti ait perdu toutes les élections présidentielles depuis sa création en 1972.

Donc Eric Zemmour a créé en 2022 un parti qui répond enfin aux attentes de millions de Français : Reconquête. Un parti qui lutte contre l’immigration et l’islamisation, mais qui a une approche bien plus sérieuse de l’économie, de l’Europe ; un parti moins démagogique, plus conservateur et sans doute plus courageux.

Quand j’entends Marine Le Pen affirmer que l’islam est compatible avec notre vieux pays, quand je l’entends défendre la taxation des profits alors que nous sommes déjà le pays le plus imposé du monde, quand je vois ses députés défendre la GPA, je me dis : heureusement qu’Eric Zemmour a créé Reconquête pour que les électeurs lucides aient leur maison (…) »

Quand LR condamne le propre tweet de LR sur l’Algérie

Après que l’Algérie ait réclamé, liste à l’appui, la restitution par la France de «biens historiques et symboliques de l’Algérie du XIXe siècle, conservés dans différentes institutions françaises », plusieurs réactions assez vives sont venues de la droite comme celle de Marion Maréchal ou du compte officiel X des Républicains :

C’en était trop pour les dirigenants de LR, au moment où ils négocient en sous-main un accord de gouvernement avec Macron. Même François-Xavier Bellamy s’est senti obligé de le condamner :

Lors d’un point presse, ce vendredi 31 mai, à La Motte-Servolex, le candidat Les Républicains (LR) aux élections européennes est revenu sur le tweet polémique des Républicains au sujet de l’Algérie (…) Un texte et un montage qui associe les Algériens à la délinquance et a suscité l’indignation, y compris chez des élus Les Républicains.

Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a condamné « avec force ce tweet qui ne reflète ni les valeurs ni l’histoire des Républicains. Aucun calcul électoral n’autorise à insulter un pays et son peuple, quelles que soient les divergences qui nous opposent. Je demande le retrait de ce tweet indigne qui abîme la belle campagne que mène François-Xavier Bellamy ».

« Je n’aurais pas formulé les choses de cette manière-là. Ce n’est pas du tout le style de message politique auquel je crois », estime François-Xavier Bellamy. 

Mais à peine l’article publié que François-Xavier Bellamy téléphone au journal pour « préciser » sa pensée dans une forme de « en même temps » :

Le candidat Bellamy a souhaité repréciser, ce samedi après-midi, par téléphone, sa position sur la polémique autour du tweet des Républicains (LR).

S’il maintient désapprouver la forme du message, posté par le compte Twitter des LR le jeudi 30 juin , il rappelle que « le problème de fond était bien réel ». « Ce n’est pas le style de message que j’aurais choisi, mais sur le fond le vrai problème, c’est en effet la politique de l’Algérie », conclut la tête de liste Les Républicains.

Difficile d’être tête d’une liste dans un parti où cohabitents gens de droite, macronistes et centristes de gauche…

Culte : peut-on être croyant et non-pratiquant ?

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • abbe Dedieu, curé à la Garenne-Colombes
  • abbé Guillaume CARIO, curé à Saint-Cyr-sur-mer
  • Thibaud COLLIN, professeur de philosophie

Terres de Mission : Comment recevoir des sacrements plus efficaces ?

Eglise universelle : Recevoir des sacrements efficaces !

La pastorale sacramentelle contemporaine apparaît pleine de paradoxes : tout le monde communie, peu se confessent, trop arrêtent toute pratique religieuse après un baptême adulte ou une communion solennelle. Cet ouvrage collectif, « Les sacrements en question », écrit par des prêtres et des laïcs dont Thibaud Collin, analyse les raisons de cette forme d’inefficacité de la pratique sacramentelle et propose des pistes d’amélioration.

Eglise en France : Coup de tonnerre à Quimper

Six mois après avoir salué le zèle de la Fraternité Saint-Pierre auprès des fidèles de la paroisse Saint-Mathieu à Quimper, Mgr Dognin dénonce la convention qui liait le diocèse à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) et décide la suppression de toutes les activités liées aux « pédagogies traditionnelles de la foi », hormis la messe dominicale. Joseph Belbéoc’h témoigne du scandale ainsi causé mais aussi de la détermination des catholique bretons qui demandent à simplement pouvoir prier comme leurs pères le firent pendant des siècles.

Eglise en marche : L’ACIM, une association pour le personnel de santé catholique

Président de l’ACIM (Association Catholique des Infirmières et Médecins), Philippe de Geofroy présente les objectifs et les activités de l’association : bulletin trimestriel, Cahiers Saint Raphaël, Mission Rosa Mystica aux Philippines, etc.

Mgr Schneider : Le Credo, une réponse à la crise de la foi

Dans ce Compendium de la foi catholique, Mgr Schneider sous la forme de 2 500 questions et réponses rappelle l’enseignement traditionnel de l’Eglise : le Credo, les dix commandements et les moyens à mettre en œuvre (sacrements et prière) pour parvenir au salut. Bénéficiant des encouragement du cardinal Sarah, ce catéchisme aborde des sujets que les ouvrages plus anciens n’avaient jamais traités : la théorie du genre, les changements de sexe… La parole de vérité d’un successeur des apôtres fidèle à sa mission d’enseigner.

Grand Sacre d’Angers: les dix ans du renouveau

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Comme chaque année maintenant depuis dix ans, les rues de la cité angevine retentiront le 9 juin prochain des accords de la fanfare, et les pavés de la vieille ville seront jonchés de pétales.
Bruges et les belges honorent le Saint Sang, Sainte Lucie est fêtée à Catane, la Corse toute entière se presse à Sartène pour le Catenacciu du Vendredi Saint, et Angers a son Grand Sacre! Instituée dès le 11è siècle, la Fête-Dieu d’Angers, solennité majeure dans l’Eglise catholique, devenue au fil des ans le « Grand Sacre », rassemblait jusqu’en 1967 en un cortège grandiose les autorités civiles, militaires et religieuses de la cité. C’était l’occasion pour tous les corps de métiers de faire rayonner leur art, pour tous les ordres religieux, les institutions et les régiments de participer à un habile acte politique pour la cité, et pour la ville entière de parader en habits somptueux pour cette éclatante commémoration.

Initié par le pape Calixte II, le cortège suivait un ordre mis en place par le maire de la ville en 1513, et qui perdura jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Au 19è, la procession prend un aspect moins festif et plus religieux, accentué par la suppression des corporations, mais 10 à 15000 personnes y participent encore après-guerre.

Rejetée dans l’oubli après les troubles de 1968, mais s’adossant à plus de neuf siècles d’existence, la tradition du Grand Sacre est restaurée depuis 2013 par la Fraternité Saint Pie X, et retrouve peu à peu son lustre d’antan. Pour la dixième édition, le cortège s’ébranlera du parc saint Nicolas en direction du tertre saint Laurent ; clercs et laïcs, trompettes et cors, enfants de chœur en soutanelle et célébrant en chape d’apparat, sous un dais de velours et de broderies, petits pages jetant des pétales, jeunes filles en costume traditionnel, décors au sol en sable teint…cette année encore les catholiques angevins célèbreront la Fête-Dieu en grande pompe !

Emboîtant le pas aux milliers de pèlerins et de touristes, à la recherche des racines de l’Europe, le badaud étonné suivra peut-être, sur quelques mètres, la foule recueillie escortant le Saint Sacrement en réparation des hérésies passées et des outrages actuels. Angers sera pour un instant le théâtre de la confrontation du spectateur avec le mystère religieux.
Rassemblement Parc saint Nicolas à 15h45. Renseignements : FSSPX, Prieuré de Gastines, 02-41-74-12-78

Le discours décoiffant du footballer américain Harrison Butker, catholique attaché à la messe traditionnelle

En pleine saison de cérémonies de remise de diplômes aux États-Unis, les célébrités sont conviées à faire des discours d’ouverture, à l’instar du botteur membre de la dernière équipe victorieuse du Super Bowl en février. Harrison Butker, déjà connu de nos lecteurs, s’est exprimé le 11 mai devant les étudiants de l’université catholique Benedictine College du Kansas. Et ça décoiffe :

Mesdames et messieurs de la promotion 2024,

J’aimerais commencer par vous féliciter tous d’être parvenus à l’étape d’aujourd’hui. Je suis sûr que votre remise des diplômes de fin de lycée [en 2020, en plein COVID] ne s’est pas passée comme vous l’aviez imaginée, et vos deux premières années d’université probablement non plus.

En parvenant à ce jour malgré toute l’adversité que COVID vous a infligés, j’espère que vous en avez tiré une leçon importante, qui vous permettra d’atteindre vos objectifs: la souffrance dans cette vie n’est que temporaire. Vous avez constaté de visu l’impact négatif que peuvent avoir sur la société les mauvais chefs qui ne restent pas dans leur voie [« stay in the lane »: « lane » s’entend d’un couloir de natation ou de course à pied, ou d’une voie d’autoroute]. C’est dans cette optique que je souhaite faire le point sur la façon dont nous sommes arrivés là où nous sommes et sur la direction que nous voulons prendre, en tant que citoyens, et, oui, en tant que catholiques.

Une dernière chose avant de commencer : je tiens à remercier le président Minnis et le conseil d’administration de m’avoir invité à prendre la parole. Lorsque le président Minnis m’a contacté pour la première fois il y a quelques mois, j’ai d’abord refusé. En effet, l’année dernière, j’ai prononcé le discours de remise des diplômes de mon alma mater, Georgia Tech, et j’ai estimé qu’un seul discours de remise des diplômes était plus que suffisant, surtout pour quelqu’un qui n’est pas un orateur professionnel. Mais bien sûr, le président Minnis a usé de son talent de persuasion et a évoqué les nombreux défis auxquels vous avez tous été confrontés pendant le fiasco du COVID, et la façon dont vous avez été privés de tant d’étapes que nous autres, un peu plus âgés, tenons pour acquises.

Si le COVID a joué un rôle important dans vos années de formation, il n’est pas le seul. De mauvaises politiques et des chefs médiocres ont influencé négativement des questions d’éthiques telles que l’avortement, la FIV, la GPA, l’euthanasie, ainsi qu’un soutien croissant à des valeurs culturelles et à des médias dégénérés, qui découlent tous de l’omniprésence du désordre. Notre propre nation est dirigée par un homme [le président des USA, Joe Biden] qui proclame publiquement et fièrement sa foi catholique, mais qui est en même temps assez fou pour faire le signe de la croix lors d’un rassemblement en faveur de l’avortement. Il a tellement soutenu le meurtre de bébés innocents que, pour beaucoup de gens, il semble que l’on puisse être à la fois catholique et favorable à l’avortement. Il n’est pas le seul.

Qu’il s’agisse de l’homme à l’origine des confinements pendant le COVID, ou des personnes qui inculquent la dangereuse idéologies du genre à la jeunesse américaine, ils ont tous un point commun flagrant : ils sont catholiques. Ils sont catholiques. C’est un rappel important que le fait d’être catholique ne suffit pas. C’est le genre de chose dont, paraît-il, on ne doit pas parler en bonne société, vous savez, les choses difficiles et désagréables. Mais si nous voulons être les hommes et les femmes qui feront cette période de l’histoire, nous devons cesser de prétendre que l’Église des Bisounours est une proposition gagnante. Nous devons toujours parler et agir avec charité, mais ne jamais confondre charité et lâcheté.

On peut dire sans risque de se tromper qu’au cours des dernières années, j’ai acquis la réputation de dire ce que je pense. Je ne m’étais jamais imaginé et je n’avais jamais voulu avoir une telle tribune. Mais Dieu me l’a donnée et je n’ai pas d’autre choix que de l’accepter et de prêcher des vérités difficiles, sur le fait d’accepter sa voie et d’y rester.

En tant que membres de l’Église fondée par Jésus-Christ, nous avons le devoir et, en fin de compte, le privilège d’être authentiquement et inconditionnellement catholiques. Ne vous y trompez pas. Même au sein de l’Église, des personnes appartenant à la bonne société catholique essaieront de vous persuader de rester silencieux. Il y a même eu un film (récompensé) intitulé « Silence », réalisé par un catholique, dans lequel l’un des personnages principaux, un prêtre jésuite, abandonne l’Église et devient un apostat lorsqu’il meurt au péché, empoignant un crucifix, silencieux et inconnu de tous, sauf de Dieu.

Comme l’a dit un ami du Benedictine College, S. Ex. Mgr. Robert Barron, dans sa critique du film, c’est exactement ce que l’élite culturelle veut voir dans le christianisme, une religion privée, cachée et inoffensive. Notre foi catholique a toujours été contre-culturelle. Notre-Seigneur, ainsi que d’innombrables disciples, ont tous été mis à mort pour leur adhésion à ses enseignements. Le monde qui nous entoure dit que nous devrions garder nos croyances pour nous-mêmes, dès lors qu’elles vont à l’encontre de la tyrannie de la diversité, de l’égalité et de l’inclusivité. Nous craignons de dire la vérité, parce que, malheureusement, la vérité est aujourd’hui minoritaire. Le Congrès vient d’adopter un projet de loi selon lequel le fait d’affirmer quelque chose d’aussi évident que de savoir qui a tué Jésus d’après le témoignage des évangiles, vous expédie en prison. [Il s’agit d’une récente loi américaine réprimant l’antisémitisme.]

Mais ne nous y trompons pas : avant de tenter de résoudre les problèmes de la société, nous devons d’abord mettre de l’ordre dans notre propre maison. Et cela commence par nos dirigeants. Les évêques et les prêtres désignés par Dieu comme nos pères spirituels doivent être bien ordonnés. Je n’ai pas le temps aujourd’hui d’énumérer toutes les histoires de prêtres et d’évêques qui ont trompé leur troupeau, mais aucun d’entre nous ne peut plus prétexter l’ignorance et se contenter de proclamer aveuglément que « c’est ce qu’a dit le père Machin ». Parce que, malheureusement, de nombreux prêtres, dont nous attendons qu’ils nous dirigent, sont les mêmes qui donnent la priorité à leurs passe-temps, comme peupler l’annuaire paroissial de photos de leur chien. Nous, laïcs, pensons naturellement que pour être saints, nous devons être actifs dans notre paroisse et essayer de la redresser. Oui, nous devons absolument participer au soutien de nos paroisses, mais nous ne pouvons pas être la béquille sur laquelle nos curés peuvent s’appuyer pour résoudre leurs problèmes. Comme un père est pour son fils, telle devrait être la relation entre un pasteur et son troupeau. Il ne serait pas convenable que je sois constamment en train de me faire conseiller par mon fils, alors que c’est à moi, en tant que père, qu’il revient de le guider. Saint Josémaria Escriva affirme que les prêtres sont ordonnés pour servir et qu’ils ne doivent pas céder à la tentation d’imiter les laïcs, mais qu’ils doivent être prêtres de manière totale.

Tragiquement, beaucoup de prêtres tirent leur bonheur de l’adulation qu’ils reçoivent de leurs paroissiens. En recherchant cela, ils baissent leur garde et deviennent trop familiers. Cette familiarité excessive s’avérera problématique à chaque fois, car comme le dit la petite amie d’un coéquipier [la chanteuse Taylor Swift], « la familiarité engendre le mépris ».

Saint Josémaria poursuit en disant que certains veulent voir dans les prêtres des hommes comme les autres; mais ce n’est pas le cas. On doit pouvoir trouver chez les prêtres les vertus propres à tout chrétien, et même à tout homme honorable : l’écoute, la  justice, une vie de travail, en l’occurrence le travail sacerdotal, et les bonnes manières. Il n’est pas prudent, en tant que laïcs, que nous nous dispersions à jouer les théologiens amateurs pour pouvoir déchiffrer tel ou tel enseignement théologique. À moins, bien sûr, d’être étudiant en théologie. Nous devons nous concentrer intentionnellement sur notre état de vie et notre propre vocation. Et pour la plupart d’entre nous, c’est celle d’hommes et de femmes mariés.

Pourtant, il existe nombre d’excellentes ressources, et nul besoin de chercher longtemps pour trouver des enseignements traditionnels et intemporels qui n’ont pas été « mis à jour » de manière ambiguë. De plus, il y a encore beaucoup de bons et saints prêtres, et c’est à nous de les chercher. Le chaos du monde se reflète dans le chaos de nos paroisses et, malheureusement, de nos cathédrales. Dans nos cathédrales aussi, comme nous l’avons vu pendant la pandémie, trop d’évêques n’ont pas du tout agi en chefs. Ils ont écouté la peur, la peur d’être poursuivis en justice, la peur d’être démis de leurs fonctions, la peur d’être mal aimés. Ils ont montré par leurs actions, intentionnelles ou non, que les sacrements n’ont pas d’importance. À cause de cela, d’innombrables personnes sont mortes seules, sans accès aux sacrements. C’est une tragédie que nous ne devons jamais oublier.

En tant que catholiques, nous pouvons nous appuyer sur de nombreux exemples de bergers héroïques qui ont donné leur vie pour leur peuple et, en fin de compte, pour l’Église. Nous ne pouvons pas croire que ce que nous avons vécu pendant le COVID était normal. Au cours des siècles, il y a eu de grandes guerres, de grandes famines, et même de grandes maladies, toutes accompagnées par la mort et le danger. Mais dans chacun de ces exemples, des clercs et pontifes ont agi selon leur vocation et ont veillé à ce que leur peuple reçoive les sacrements. Saint Damien de Molokai, qui connaissait les dangers de son ministère, est resté pendant 11 ans comme pasteur des léproseries d’Hawaï. Son héroïsme est considéré aujourd’hui comme une exception qui n’appartient qu’à lui, alors qu’idéalement, cet héroïsme ne devrait rien avoir d’unique. En effet, comme un père aime son enfant, un berger devrait aussi aimer ses enfants spirituels.

C’est encore plus vrai pour nos évêques. Ces hommes qui sont les apôtres du temps présent avaient autrefois des foules pleines de respect qui embrassaient leurs anneaux et écoutaient leurs moindres paroles, mais ils sont aujourd’hui relégués à une existence sans relief ni réelle utilité. Aujourd’hui, lorsqu’un évêque d’un diocèse ou la Conférence des évêques dans son ensemble publie un document important sur telle ou telle question, personne ne prend la peine de le lire, et encore moins de le suivre. Non. Aujourd’hui, nos bergers sont bien plus préoccupés par le fait de garder les portes ouvertes à la chancellerie que par le fait de dire ces choses difficiles à voix haute.

Il semble que la seule fois où l’on entend parler l’évêque, c’est pour appeler à donner au Denier, alors que nous avons besoin que nos évêques s’expriment sur les enseignements de l’Église en oubliant leur confort personnel et en embrassant leur croix. Nos évêques ne sont pas des politiciens, mais des bergers. Ainsi, au lieu de s’adapter au monde en cherchant à s’entendre avec tout le monde, ils doivent eux aussi rester dans leur voie et diriger.

Je ne dis pas tout cela par colère, car nous avons les dirigeants que nous méritons. Mais cela m’incite à réfléchir sur le fait de rester dans ma voie et de me concentrer sur ma propre vocation, et sur la manière dont je peux être un meilleur père et un meilleur mari et vivre dans le monde, sans être du monde.

Me concentrer sur ma vocation tout en priant et en jeûnant pour ces hommes fera plus pour l’Église que de me plaindre de nos dirigeants. Parce que nous voyons tant de confusion chez nos dirigeants, nous avons besoin d’exemples concrets vers lesquels nous tourner, et des établissements comme Benedictine College, une petit université du Kansas, construite sur une falaise au-dessus de la rivière Missouri, montrent au monde qu’une existence bien ordonnée et centrée sur le Christ est la recette du succès. On en voit l’exemple en parcourant ce campus, où les inscriptions ont doublé au cours des 20 dernières années, où la construction et la revitalisation font partie intégrante de la vie et où les gens, les étudiants, le corps enseignant et le personnel sont heureux.

Cela n’est pas le fruit du hasard. Dans un mouvement délibéré d’adoption des valeurs catholiques traditionnelles, Benedictine College est passée d’un simple établissement spécialisé dans les humanités, sans rien pour la distinguer des autres, à un prospère pôle intellectuel. Il nous rappelle à tous que lorsque l’on adopte la tradition, le succès s’ensuit, matériel comme spirituel. Je suis certain que les journalistes de l’AP n’auraient jamais pu imaginer que leur tentative de dénigrer et humilier des lieux et des personnes comme ceux de Benedictine College [un article à charge contre la montée du conservatisme dans l’Eglise: ] ne serait pas accueillie ici avec colère, mais au contraire avec joie et fierté. Pas la « fierté », péché d’orgueil qui fait l’objet d’un mois entier [le mois de juin est dédié aux « fiertés » LGBT]. Mais la vraie fierté centrée sur Dieu qui coopère avec le Saint-Esprit pour Le glorifier.

En lisant cet article aujourd’hui diffusé dans le monde entier, nous voyons que c’est dans l’abandon complet de soi et dans le fait de se tourner vers le Christ que l’on trouve le bonheur. Ici même, dans une petite ville du Kansas, nous trouvons de nombreux laïcs inspirants qui utilisent leurs talents. Le président Minnis, le docteur Swofford et le docteur Zimmer en sont quelques exemples, ici même, sur ce campus, qui feront briller la lumière du Christ pour les générations à venir. Tenir ferme sa vocation et rester dans sa voie est le moyen le plus sûr de trouver le vrai bonheur et la paix dans cette vie. Il est essentiel que nous nous concentrions sur notre propre état de vie, laïcs, prêtres ou religieux.

Mesdames et Messieurs de la promotion 2024, vous êtes assis à l’orée du reste de votre vie. Chacun d’entre vous a la possibilité de laisser derrière lui un héritage qui le transcende et qui transcende l’existence humaine. En vivant humblement votre vocation, vous ferez en sorte que l’Église de Dieu se perpétue et que le monde soit éclairé par votre exemple.

Aux dames présentes aujourd’hui, je tiens à adresser mes félicitations pour ce succès remarquable. Vous pouvez être fières de tout ce que vous avez accompli à ce stade de votre jeune vie. Je voudrais m’adresser directement à vous brièvement parce que je pense que c’est à vous, les femmes, que l’on a raconté les mensonges les plus diaboliques : combien d’entre vous sont assises ici, sur le point de monter sur scène, et pensent à toutes les promotions et à tous les titres qu’elles obtiendront au cours de leur carrière ! Certains d’entre vous mèneront peut-être une brillante carrière dans le monde. Mais j’oserais dire que la majorité d’entre vous se réjouit surtout de son mariage et des enfants qu’elle mettra au monde. Je peux vous dire que ma magnifique épouse Isabel serait la première à dire que sa vie a véritablement commencé lorsqu’elle a commencé à vivre sa vocation d’épouse et de mère. Je suis sur cette scène aujourd’hui et je peux être l’homme que je suis, parce que j’ai une femme qui tient ferme dans sa vocation. Dieu m’a béni par des nombreux talents, mais on ne saurait trop insister sur le fait que tout mon succès a été rendu possible parce que la fille que j’ai rencontrée en cours de sport au collège s’est convertie à la foi, est devenue mon épouse et a choisi l’une des carrières les plus importantes, celle de femme au foyer.

Elle est la première éducatrice de nos enfants. C’est elle qui veille à ce que je ne laisse jamais le football ou mes affaires me distraire de mon rôle de mari et de père. Elle est la personne qui me connaît le mieux, au plus intime. Et c’est grâce à notre mariage que, si le Seigneur le veut, nous atteindrons tous les deux le salut.

Si je vous dis tout cela, c’est parce que j’ai vu de mes propres yeux à quel point une personne peut être heureuse lorsqu’elle fait abstraction des bruits extérieurs et se rapproche de plus en plus de la volonté de Dieu dans sa vie. Le rêve d’Isabella de faire carrière ne s’est peut-être pas réalisé. Mais si vous lui demandez aujourd’hui si elle regrette sa décision, elle répondra en riant sans hésiter que non.

En tant qu’homme qui reçoit beaucoup d’éloges et qui a reçu une plate-forme pour parler à des audiences comme celle-ci aujourd’hui, j’espère toujours parler pour Dieu et non pour moi-même. Tout ce que je vous dis ne vient pas d’une quelconque sagesse, mais plutôt de mon expérience. J’espère que ces mots seront perçus comme ceux d’un homme à peine plus âgé que vous, qui estime qu’il est impératif que cette promotion, cette génération et cette époque de notre société cessent de prétendre que les choses que nous voyons autour de nous sont normales. Les idées hétérodoxes abondent, même dans les milieux catholiques. Soyons honnêtes, il est néfaste de se prendre pour Dieu quand il s’agit de procréation, qu’il s’agisse du nombre idéal d’enfants, ou du moment idéal pour concevoir. Quelle que soit la façon dont on l’interprète, cette « contraception catholique » n’a rien de naturel.

Cela ne fait que quelques années que j’ose parler plus hardiment et plus directement de ces sujets, parce que, comme je l’ai mentionné plus tôt, je me suis plongé dans ma vocation de mari, de père et d’homme.

Aux jeunes hommes qui sont ici aujourd’hui, je dis que notre société est en partie minée par ce mensonge que l’on vous a raconté, à savoir que les hommes ne sont pas nécessaires au sein du foyer et de nos sociétés. En tant qu’hommes, nous donnons le ton de la culture. Et lorsque l’homme est absent, le désordre, le dysfonctionnement et le chaos s’installent, ce qui joue un rôle important dans la violence que nous observons partout dans le pays. Dans d’autres pays, le taux de pères absents est loin d’être le même qu’aux États-Unis. Et l’on peut établir une corrélation avec leurs taux de violence radicalement inférieurs. N’ayez pas peur de revendiquer votre virilité. Luttez contre l’émasculation culturelle des hommes, recherchez ce qui est difficile, ne vous contentez jamais de ce qui est facile. Vous pouvez avoir un talent que vous n’appréciez pas forcément. Mais s’il glorifie Dieu, peut-être devriez-vous vous y adonner plutôt qu’à une activité qui, selon vous, vous conviendrait mieux.

Je parle en connaissance de cause, en tant qu’introverti qui se retrouve aujourd’hui orateur amateur et entrepreneur, ce que je n’aurais jamais pensé être lorsque j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur industriel. L’avenir est prometteur, les choses changent, la société évolue et les jeunes et les moins jeunes s’engagent dans la voie de la tradition. Ce n’est pas seulement ma vocation qui m’a aidé, moi et mes proches, mais aussi, ce qui n’est pas surprenant pour beaucoup d’entre vous, mon adhésion franche à la Messe traditionnelle. J’ai beaucoup parlé de mon amour et de ma dévotion pour la Messe traditionnelle et de sa nécessité dans nos vies. Certains imaginent que les personnes qui assistent à la Messe traditionnelle le font par fierté ou par préférence. Je parle d’expérience: pour la plupart des personnes que j’ai rencontrées au sein de ces communautés, ce n’est tout simplement pas vrai.

Je n’assiste pas à la Messe traditionnelle parce que je pense être meilleur que les autres, pour l’odeur de l’encens ou le son des clochettes, ou même par amour du latin. Je participe à la Messe traditionnelle parce que je crois que le Dieu de l’Ancien Testament était très tatillon sur la manière dont il voulait être adoré, et que c’est toujours vrai. C’est grâce à la Messe traditionnelle que j’ai découvert l’ordre et que j’ai commencé à le rechercher dans ma propre vie.

En dehors de la Messe traditionnelle elle-même, trop de nos traditions sacrées ont été reléguées dans le passé. Dans ma paroisse, des choses comme les Quatre-Temps – des jours où nous jeûnons et prions pour les vocations et pour nos prêtres – sont encore pratiquées. La Messe traditionnelle est tellement essentielle que je mets chacun d’entre vous au défi de déménager à un endroit où elle est facilement accessible.

Beaucoup de gens se plaignent de la paroisse ou de la communauté, mais nous ne devrions pas sacrifier la Messe pour la communauté. Je donne la priorité à la Messe même si la paroisse n’est pas belle, si le prêtre n’est pas génial ou si la communauté n’est pas extraordinaire. J’assiste à la Messe traditionnelle parce que je crois que le Saint Sacrifice de la Messe est plus important que tout le reste. Lorsque chacun d’entre vous se familiarisera avec les grandes et belles traditions de l’Église, et les adoptera, vous verrez à quel point votre vie peut et doit être plus colorée et plus vivante.

Lorsque vous quitterez cet endroit et entrerez dans le monde, sachez que vous serez confrontés à de nombreux défis. Malheureusement, je suis sûr que beaucoup d’entre vous connaissent les innombrables histoires de bons membres actifs de cette communauté qui, après avoir obtenu leur diplôme et s’être éloignés de la bulle bénédictine, ont fini par s’installer avec leur petit(e) ami(e) avant le mariage. Certains quittent même l’Église et abandonnent Dieu. Il est toujours déchirant d’entendre ces histoires, et l’on souhaite savoir ce qui s’est passé et ce qui a mal tourné.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la vie est faite de petites choses bien faites. Il faut donc se donner les moyens de réussir et s’entourer de personnes qui vous poussent continuellement à être la meilleure version de vous-même. Je dis toujours que le fer aiguise le fer. C’est un excellent rappel que nos proches devraient nous rendre meilleurs.

Si vous sortez avec quelqu’un qui ne partage même pas votre foi, comment voulez-vous que cette personne vous aide à devenir un saint ? Si votre groupe d’amis est composé de gens qui ne pensent qu’aux festivités du week-end prochain et qui ne sont pas prêts à avoir des conversations difficiles, comment peuvent-ils vous aider à vous affûter ?

Alors que vous vous préparez à entrer sur le marché du travail, il est extrêmement important que vous réfléchissiez bien à où vous vous installez. Qui est l’évêque ? Quel genre de paroisses y a-t-il ? Proposent-elles la Messe traditionnelle et ont-elles des prêtres qui embrassent leur vocation sacerdotale ? Le coût de la vie ne doit pas être le seul arbitre de vos choix. Car une vie sans Dieu n’est pas une vie du tout. Et le coût du salut vaut plus que n’importe quelle carrière.

Je suis enthousiaste pour l’avenir. Et je prie que mes paroles résonnent en vous, alors que vous passez au prochain chapitre de votre vie. N’ayez jamais peur de professer l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Car c’est l’Église que Jésus-Christ a établie et par laquelle nous recevons la grâce sanctifiante.

Je sais que mon message d’aujourd’hui est un peu moins festif que ce que l’on attend en cette circonstance. Mais je crois que ce public et ce lieu sont le meilleur endroit pour parler ouvertement et honnêtement de ce que nous sommes et de l’endroit où nous voulons tous aller, c’est-à-dire le paradis.

Je remercie Dieu pour le Benedictine College et pour l’exemple qu’il donne au monde. Je remercie Dieu pour des hommes comme le président Minnis qui font leur part pour le Royaume. Venez découvrir qu’il est possible d’avoir un collège authentiquement catholique et un programme de football florissant.

Ne vous y trompez pas, vous entrez en territoire de mission dans un monde qui a oublié Dieu. Mais vous êtes faits pour cela et, avec Dieu à vos côtés et une recherche constante de la vertu dans votre vocation, vous pouvez vous aussi devenir un saint.

Le Christ est Roi !

Toujours plus haut !

 

Suite aux critiques, Harrison Butker a souligné qu’il « ne regrette absolument rien » de ce qu’il a dit.

(merci à MB pour la traduction)

Fête-Dieu ou Fête du Très Saint Sacrement

Lu sur Introibo :

Après le dogme de la Sainte Trinité, c’est celui de l’Incarnation de Jésus que le Saint-Esprit nous rappelle, en nous faisant célébrer, avec l’Église, le Sacrement par excellence qui, en résumant toute la vie du Sauveur, donne à Dieu une gloire infinie et applique aux âmes, à toutes les époques, les fruits de la Rédemption (Or.). C’est sur la croix que Jésus nous a sauvés, et l’Eucharistie, instituée la veille de la passion du Christ, en est restée le mémorial (Or.). L’autel est le prolongement du Calvaire, la messe « annonce la mort du Seigneur » (Epître). Jésus y est en effet à l’état de victime, car les paroles de la double consécration nous montrent que le pain n’est changé qu’au corps du Christ, et le vin n’est changé qu’en son sang, de telle sorte que par cette double action aux effets différents, qui constitue le sacrifice de la messe, les espèces du pain ont un titre spécial à s’appeler le corps du Christ, bien qu’elles contiennent Jésus tout entier puisqu’il ne peut plus mourir, et les espèces du vin un titre spécial à s’appeler le sang du Christ, alors qu’elles contiennent aussi Jésus tout entier. Et ainsi le Sauveur lui-même, qui est le prêtre principal à la messe, offre d’une façon non sanglante, en même temps que ses prêtres, son corps et son sang qui ont été séparés réellement sur la croix et qui ne le sont que d’une manière représentative ou sacramentelle (matières différentes, paroles et effets différents) sur l’autel. Par où l’on voit que l’Eucharistie fut instituée sous forme de nourriture (All.), afin que nous puissions nous unir à la victime du Calvaire. L’hostie sainte devient ainsi « le froment qui nourrit nos âmes » (Intr.) Et comme le Christ, en devenant Fils de Dieu, reçut la vie éternelle du Père, de même les chrétiens participent à cette vie éternelle (Év.) en s’unissant à Jésus par le Sacrement qui est le Symbole de l’unité (Secr.). Aussi cette possession anticipée de la vie divine sur terre par l’Eucharistie est-elle le gage et le commencement de celle dont nous jouirons pleinement au ciel (Postc.), « Le même pain des anges que nous mangeons maintenant sous les voiles sacrés, dit le Concile de Trente, nous le mangerons au ciel sans voile ».

Considérons la messe comme le centre de tout le culte de l’Église envers l’Eucharistie, et voyons dans la Communion le moyen établi par Jésus pour que nous participions plus pleinement à ce divin sacrifice. De la sorte notre dévotion envers le Corps et le Sang du Sauveur nous obtiendra efficacement les fruits de sa rédemption (Or.).

Au sujet de la procession qui suit la messe, rappelons comment les Israélites honoraient l’Arche d’alliance qui symbolisait la présence de Dieu parmi eux : Quand ils exécutaient leurs marches triomphales, l’arche sainte s’avançait, portée par des lévites, au milieu d’un nuage d’encens, au son des instruments de musique, des chants et des acclamations d’une foule enthousiaste. Nous avons, nous chrétiens, un trésor autrement précieux, car dans l’Eucharistie nous possédons Dieu lui-même. Soyons donc saintement fiers de lui faire escorte et relevons, autant qu’il est en notre pouvoir, son triomphe.

Franc-maçons assassins

Le parquet de Paris a demandé mercredi que 23 personnes comparaissent aux assises au terme d’une enquête de quatre ans sur les actes criminels, dont un assassinat, d’une officine liée à la franc-maçonnerie.

L’enquête a débuté fin juillet 2020 après l’arrestation à Créteil de deux hommes, militaires de la DGSE, suspectés d’être alors sur le point d’assassiner une figure du milieu du coaching en entreprise. Ces arrestations ont permis, au fil des interrogatoires, de démanteler une officine criminelle présumée de grande envergure qui se serait nouée dans le secret entre différents frères d’une loge maçonnique nommée « Athanor », basée dans les Hauts-de-Seine et liée à la Grande Loge Alliance Maçonnique Française (GLAMF).

Les téléphones des deux hommes interpellés à Créteil ont mis les enquêteurs sur la piste de Sébastien L., agent de protection rapprochée dans le privé depuis 2011. Devant le juge d’instruction, celui-ci reconnaît avoir mandaté l’un des deux militaires pour tuer la « coach », puis met les enquêteurs sur de nouvelles pistes. Après quelques mois de flottement, l’un de ses contacts est identifié : son supérieur présumé, Daniel B., ancien commandant du renseignement intérieur, au « réseau influent et étendu ».

Devant les enquêteurs, Daniel B. reconnaît d’abord avoir remis à Sébastien L. le contrat ciblant la coach, et explique qu’il l’a fait sur demande d’un autre membre d’Athanor au rôle présenté comme central, Frédéric V., spécialiste de la sécurité privée. Daniel B. évoque de lui-même le projet d’assassinat d’un « syndicaliste gênant » à Izernore, qu’un couple à la tête de l’entreprise où ce membre de la CGT officiait est suspecté d’avoir demandé, mais surtout l’assassinat fin 2018, mené à terme cette fois, d’un pilote de rallye, Laurent Pasquali. Son corps enterré avait été découvert en septembre 2019 par un promeneur dans un bois de Haute-Loire.

Interpellé à son tour, Frédéric V., confirme que la mission sur la coach lui vient d’un autre franc-maçon d’« Athanor », Jean-Luc B., spécialiste du conseil et de la formation continue. Puis accrédite l’existence de projets visant le syndicaliste de l’Ain et le pilote de rallye.

Sur près de quatre ans, l’enquête aura finalement mis au jour plusieurs projets plus ou moins violents attribués à la cellule, avec différents commanditaires aux mobiles variables, alternant entre différends financiers, vengeances privées, rivalités professionnelles ou encore politiques… Sylvain Berrios, maire LR de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), a fait l’objet d’un projet de « faux accident » qui aurait pu le mener jusqu’à « la chaise roulante » voire le « cercueil ». La cellule travaillait aussi sur la « surveillance d’opposants africains » et sur d’autres « tabassages », « intimidations » ou « vols d’ordinateur »…

La décision finale sur un procès pourrait durer plusieurs mois.

Les Belles figures de l’Histoire : sainte Jeanne d’Arc

Aymeric Pourbaix reçoit Aymeric de MALEISSYE, vice-président de l’association universelle des amis de Jeanne d’Arc :

 

Le renouveau du sanctuaire de Béhuard irrite quelques villageois

À Béhuard (125 habitants) près d’Angers, des habitants s’opposent au carillon du sanctuaire, qui a été remis en service toutes les heures. Pourtant, la petite cité est habituée aux pèlerinages qui drainent des milliers de fidèles cinq fois l’an. Le nouveau recteur du sanctuaire, le père Bertrand Chevalier, arrivé en 2019, avec soutane et béret, a multiplié le nombre de messes dans le sanctuaire marial.

L’île de Béhuard fut évangélisée au début du Ve siècle par l’évêque d’Angers, Maurille, disciple de saint Martin de Tours. À travers tout l’Anjou, Maurille christianisait les lieux dédiés à des dieux païens – le rocher qui surplombait l’île était consacré au culte d’une divinité marine – et Maurille prêchait le culte de Notre Dame. Au XVe siècle, les pèlerins étaient déjà nombreux. Cependant, Béhuard serait vraisemblablement resté un pèlerinage de rayonnement local, si le roi de France Louis XI ne s’était pas pris de dévotion fervente à la Vierge de la petite île. On ne compte pas moins d’une vingtaine de voyages du roi à Béhuard.

En traversant la rivière de la Charente en 1453 alors qu’il s’en allait combattre le Comte d’Armagnac, au moment où son bateau se brisait dans le bief d’un moulin, le futur Louis XI , dans l’angoisse de périr, se recommande à Notre Dame de Béhuard. Sa barque est alors rejetée à la rive sans dommage. Sauvé d’une mort certaine, le jeune Louis promet qu’il construira une chapelle à Béhuard. Des années plus tard, le roi de France Louis XI acquitte son vœu. Le 26 juin 1469, il donne l’ordre de construire la nouvelle chapelle sur le rocher, destinée à remplacer l’humble oratoire devenu trop étroit. La construction de l’actuel édifice se fait entre l’année 1469 et l’année 1472. En 1470, Louis XI supplie la Vierge pour obtenir un fils. Exaucé quelques mois plus tard, il vient remercier Notre-Dame par trois fois cette année-là. Mais c’est en 1472 que les séjours du roi sont les plus fréquents. Il y passe parfois plus de quinze jours. Il surveille la construction de l’édifice.

Le pèlerinage fut remis à l’honneur, après 1870, sous l’épiscopat de Mgr Freppel. Des cérémonies mémorables se déroulèrent le 8 septembre – principal anniversaire de Béhuard, jour de Notre Dame l’Angevine – en 1873, en 1910 et 1923. Cette année-là eut lieu, avec l’autorisation du Saint-Père, le couronnement de la Vierge. En 1932, année du 15e centenaire, le pèlerinage attira des centaines de fidèles.

Au moment de la Libération tous les ponts ayant été détruits par l’aviation anglo-américaine en juillet-août 1944, l’île de Béhuard, isolée, constitua durant prés d’un mois (8 août-1er septembre) un no man’s land, qui n’était occupé ni par les Allemands  sur la rive gauche, ni par les Américains sur la rive droite, au-dessus duquel les tirs d’artillerie se croisaient.

L’île a voté Mélenchon à 52 % à la dernière présidentielle…

Embarrassé, le maire Bruno Richou tente de ramener le calme. Il a voulu voir Monseigneur Delmas, qui l’a renvoyé vers son vicaire général.

La culture de mort s’impose de force en Pologne

En Pologne, une résolution portant sur la clause de conscience sur l’avortement vient d’entrer en vigueur. Elle exige que les hôpitaux s’assurent qu’au moins un de leurs médecins peut pratiquer des avortements dans les cas autorisés par la loi : lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger ou lorsque la grossesse est due à un viol.

L’hôpital qui ne pratiquera pas d’avortement sera passible de sanction. Il pourra encourir la résiliation de son contrat avec le Fonds national de la santé (NFZ), ce qui conduira à une réduction du remboursement par l’État des procédures et des traitements médicaux.

Le seul refus des « racines chrétiennes » d’un continent est significatif d’une anémie intellectuelle et spirituelle

De Gérard Leclerc dans France catholique :

La campagne pour les élections européennes est-elle vraiment l’occasion d’une réflexion sur la nature de l’Europe, son histoire, son devenir ? Il semble que, dans notre cas, elle soit plutôt l’occasion de mettre en cause le gouvernement actuel et le président de la République. Par ailleurs, il existe dans l’opinion des réticences à l’égard de la construction européenne. Elles se sont manifestées à l’encontre du projet de Constitution développé en son temps par Valéry Giscard d’Estaing, qui se solda par un refus au référendum du 29 mai 2005. Les sondages sont très défavorables à la liste gouvernementale, porteuse d’un projet de nature fédéraliste – celui longuement exposé par Emmanuel Macron lors de sa récente conférence à la Sorbonne.

Une « Europe vaticane » ?

Mais il conviendrait peut-être de s’entendre sur cette Europe, sur le sens de sa construction. Si on se reporte au projet d’après-guerre, on retrouve des personnalités incontestablement catholiques, avec le Français Robert Schuman, l’Italien Alcide de Gasperi, l’Allemand Konrad Adenauer. On a même pu parler à l’époque d’« Europe vaticane ». Il y avait de la part de ces fondateurs une volonté de réconcilier les peuples, au lendemain de la terrible conflagration de la guerre. Et c’est surtout la réconciliation franco-allemande qui était visée. Le général de Gaulle acquiesçait à cette idée, en insistant particulièrement sur les retrouvailles entre les deux peuples, solennisées lors d’une célébration dans la cathédrale de Reims. Cathédrale du sacre des rois de France, mais aussi témoin des dommages de la discorde. Une discorde qu’il fallait exorciser.

Rayonnement de la monarchie

Mais au-delà d’une telle réconciliation, y avait-il un véritable dessein en accord avec l’histoire et la sensibilité des peuples ? Que cela plaise ou non, la comparaison avec les États-Unis d’Amérique ne tient pas. Car la grande nation d’outre-Atlantique ne s’est pas fondée sur des États préexistants, doués de caractères très particuliers, avec des cultures différenciées, ne serait-ce qu’à cause de leur propre génie linguistique. L’unité de la chrétienté médiévale s’était trouvée brisée par la Réforme au XVIe siècle. Celles que l’on a appelées « les guerres d’enfer », suscitées à la suite de la Révolution, n’ont fait qu’attiser des divisions de plus en plus meurtrières.

Y avait-il une autre voie possible d’évolution de notre continent ? Marc Fumaroli, notre grand érudit, rappelle un précédent qui peut étonner. En effet, il évoque « le grand dessein de Richelieu, parachevé par Mazarin, et le gouvernement des cardinaux Dubois et Fleury sous Louis XV ». Il ose parler d’un engagement européen de la France, qui fit aller de pair l’autorité de l’État et le « vouloir vivre » de la nation : « Jamais la nation française n’a été plus elle-même, sociable, vivace, cosmopolite, paisible, brillante dans les lettres et les arts, que sous les deux cardinaux ministres de Louis XV, après les guerres de Louis XIV, avant la fatale guerre de Sept Ans, sous un État diplomate, habile et modéré. » Mais c’est bien une Europe des Lumières qui se déploie alors, où la monarchie française rayonne au-delà d’elle-même.

Anémie spirituelle

Est-il possible même de parler de modèle, dès lors que la notion de Lumières est réduite à un rationalisme souvent anti-chrétien, et où la simple idée d’un héritage commun est devenue problématique ? Même si l’instance bruxelloise ne peut être accusée de tous les maux, il faut bien admettre que sa nature technocratique ne nous renvoie guère à une communauté de civilisation.

Le seul refus des « racines chrétiennes » d’un continent est significatif d’une anémie intellectuelle et spirituelle. Nous sommes bien loin de la définition que nous donnait Paul Valéry : « Toute race et toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne. » Bien sûr, il y a forcément un hiatus entre une construction politique et un héritage civilisateur. Mais si ce dernier est absent, quelle lumière pourra éclairer et rassembler les peuples de notre continent ?

«Nous sommes près de la Guerre mondiale, c’est l’engrenage de 1914»

Et aussi, Jean-Luc Mélenchon promène dans l’air du temps deux projections imaginaires :

  1. La créolisation des urnes, en misant sur le nouveau peuple des banlieues.
  2. L’apocalypse insurrectionnelle, en misant sur la victoire de Marine Le Pen en 2027 et en disant « Il y aura des troubles, on prendra le pouvoir !« 

 

Le Pape François érige une abbaye vouée au rite traditionnel

Le pape hostile au rite ancien ? Pas toujours.

Ce pape adore surprendre et déstabiliser, y compris ses amis et soutiens. Il vient de faire une nouvelle exception à Traditionis custodes.

Le Saint-Siège a ainsi élevé le 25 mai le prieuré de San Benedetto in Monte, près de Nursie, en Ombrie, lieu de naissance de saint Benoît, au rang d’abbaye. Le premier abbé sera dom Benedict Nivakoff.

C’est un évènement très remarquable. En effet, la communauté bénédictine qui reçoit cet honneur, principalement américaine et anglophone, célèbre la liturgie selon l’usus antiquior version monastique. C’est donc une communauté traditionnelle et qui plus est particulièrement ratzinguérienne. En effet, son fondateur et premier prieur, Dom Cassian Folsom (en bas, à droite sur la photo), spécialiste de saint Léon le Grand, qui fut professeur de liturgie à l’Université Saint-Anselme, ami de Benoît XVI, est donné comme l’un des rédacteurs du motu proprio Summorum Pontificum.

Il serait intéressant de connaître l’influence qu’ont eue dans cette décision le P. Abbé général de l’ordre bénédictin et l’évêque du lieu, Mgr Renato Boccardo, archevêque de Spoleto-Norcia, ancien cérémoniaire pontifical, qui fut l’organisateur des JMJ de Paris, l’un et l’autre très introduits dans les milieux curiaux.

C’est en tout cas, un intéressant précédent pour toute communauté traditionnelle qui voudrait faire reconnaître ses droits.

Ingérences étrangères : après la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie ?

Dans Conflits, Pierre d’Herbès analyse :

L’Azerbaïdjan – probablement appuyé par la Turquie – déploie sa toile en France depuis 2023, en particulier dans les outre-mer. L’objectif de Bakou est simple : dénigrer la France à l’international et la déstabiliser de l’intérieur via un narratif décolonial.

Cette stratégie se traduit par un appui actif à des mouvements indépendantistes en Nouvelle-Calédonie, en Corse, en Polynésie ou aux Antilles.

La clef de voute de cette attaque, c’est l’ONG Baku Initiative Group (BIG), doublée d’un dispositif de cyber-influence probablement relié au YAP, le parti du président azerbaidjanais, Ilham Alyev.

Un dispositif qui permet à Bakou et Ankara de déployer leurs narratifs anti-français dans une partie de la presse internationale. D’ailleurs, les 15 et 16 mai derniers, le service français de vigilance et de protection contre les ingérences numériques (VIGINUM) avaient détecté la diffusion massive et coordonnée de fausses informations via un cluster de comptes X reliés à l’Azerbaïdjan.

L’opération consistait alors à présenter les forces de l’ordre françaises en Nouvelle-Calédonie comme criminelles et meurtrières. Un narratif repris sur des pages d’informations turques à forte audience telles que Conflict ou Clash Report. Pour couronner le tout, le 22 mai, l’archipel subissait également une cyberattaque d’ampleur, attribuée à la Russie.

Très actif sur les réseaux sociaux, le Baku Initiative Group partageait le 20 mai une action de soutien aux indépendantistes kanaks depuis la Corse. Quelques jours plus tôt, il publiait sur la même page un communiqué du Tavini Huiraatira’a, le parti indépendantiste polynésien, en soutien au « Peuple Kanak ». À noter que le 15 mai, le président du Tavini, Oscar Temaru prenait la parole pour critiquer vertement la France et martelait : « Le peuple kanak ne peut pas accepter le dégel » du corps électoral ».

La cible polynésienne

La Polynésie française pourrait bien être la prochaine cible d’actions de dénigrement et de déstabilisation. En effet, le parti indépendantiste Tavini qui administre cette collectivité d’outre-mer depuis 2023, affecte une forte proximité avec l’Azerbaïdjan, notamment via le BIG.

Le 30 avril 2024, en marge d’une conférence décolonialiste au siège de l’ONU à Vienne, les deux entités signaient un mémorandum de coopération destiné à « lutter contre le colonialisme français ».

Un partenariat justifié quelques jours plus tard dans une conférence de presse :

« Le Tavini ne fonctionne pas avec Paris. On continue sur un processus de décolonisation. On avance intelligemment. On a l’idée de rentrer dans la sphère internationale par la grande porte ».

Le jeudi 30 mai 2024, ce sont des élus de Polynésie qui ont été reçu à Bakou pour participer à une conférence sur la décolonisation.

La proximité entre les deux organisations est encore confortée par la présence, au sein du conseil d’administration du BIG, d’une membre du Tavini, Ella Tokogari qui déclarait en janvier dernier :

« On va à l’ONU tous les ans. On est invité régulièrement en Azerbaïdjan. Pour ma part, j’y suis allée déjà quatre fois depuis le mois de juillet. On parle de nous et à partir de là, nos petites voix au milieu du Pacifique sont entendues un petit peu partout dans le monde ».

Posture décolonialiste

Les députés polynésiens, tous issus depuis 2022 du Tavini, sont également membres du groupe de la Gauche républicaine et démocrate (GDR), le parti communiste français, qui assume une posture décolonialiste affirmée. Invité à prendre la parole sur la situation insurrectionnelle à Nouméa, Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, déclarait récemment :

« que ce soit en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie, je suis pour que ces peuples prennent leur destin en main et s’engagent dans un processus de décolonisation ».

En dehors des parlementaires issus du Tavini, d’autres députés du groupe GDR assument une proximité avec l’Azerbaïdjan tels que Marcellin Nadeau ou Jean-Victor Castor. […]

L’ensemble des soignants a parfaitement compris que le projet de loi sur la fin de vie n’est qu’un texte hypocrite de la culture de mort

Bernard Antony, président de l’AGRIF, fondateur de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête, communique :

Avant le vote par le Parlement de la loi dite « d’accompagnement des personnes en fin de vie », vingt-trois associations principales de soignants – infirmiers, psychologues, médecins – ont lancé en début de semaine un cri d’alarme.

Elles dénoncent la « rupture profonde » du texte proposé avec les réalités qu’elles expérimentent quotidiennement, mais aussi « le grand décalage avec les promesses faites ces derniers mois ». Elles constatent que le projet adopté par la commission spéciale

« est un modèle dont l’objectif, assumé par les votants, est la possibilité d’accéder à la mort provoquée assistée par des soignants, dans les situations médicales les plus larges, y compris celles qui laissent espérer plusieurs années de vie ».

Elles déplorent que le fait de donner la mort devienne « un soin »,… que

« ce projet de loi constitue une incitation implicite à demander la mort pour les personnes âgées, vulnérables précaires, isolées, celles-là mêmes que la loi est supposée protéger ».

On lit encore : « On nous garantissait une procédure encadrée. Nous découvrions que celle-ci sera expéditive », …

On parlait d’un « modèle français ». Et l’appel des soignants d’observer que

« la seule exception française se situe dans la coercition qu’imposerait ce texte : aux pharmaciens, aux établissements sanitaires et aux établissements médico-sociaux qui seraient « tenus » d’organiser la procédure mortelle en leurs murs ; à l’ensemble des soignants enfin… dont l’engagement sera menacé par un délit d’entrave ».

Oui, d’entrave au suicide ! D’entrave à la mort !

Comme on le voit, l’ensemble des soignants ont parfaitement compris que le projet de loi sur la fin de vie n’est qu’un texte hypocrite de la culture de mort.

Tel que cela est déjà pratiqué dans les sociétés les plus déshumanisées. Comme en Belgique. Les sociétés où progresse l’abomination du mépris de l’humain, la réalité du racisme antihumain.

Le grand rabbin Haïm Korsia a parfaitement résumé cette moderne irruption de l’inhumain en deux phrases lapidaires : « On maquille un geste de mort donné par un proche en bienfait… J’en suis atterré ! ». Et d’annoncer : « Celui qui me soigne pourrait un jour me tuer ».

Ainsi va la dictature de l’idéologie mortifère grand-orientée maçonnico-macro-néronienne.

Geneviève de Galard, «l’ange de Diên Biên Phu», est décédée, RIP

Celle qui, dans l’enfer de la cuvette, soignait, souriait et apaisait des soldats souvent très jeunes, Geneviève de Galard, a rendu l’âme à l’âge de 99 ans.

Lorsqu’elle étudiait à la Sorbonne, elle s’occupait de personnes handicapées sur son temps libre. Elle obtient, en 1950, son diplôme d’infirmière puis de convoyeuse, c’est-à-dire d’infirmière spécialisée dans le rapatriement aérien. Elle est affectée, à sa demande, en Indochine en mai 1953. Depuis Hanoï, l’infirmière de Galard participe aux évacuations de Diên Biên Phu. Le 28 mars 1954, alors que son avion a atterri sur la piste bombardée par le Vietminh, l’engin endommagé ne peut redécoller, et il est détruit dès le lendemain.

Seule femme dans un environnement d’hommes – outre une vingtaine de prostituées qui ont servi ensuite comme infirmières – elle devient pour la presse anglo-saxonne «l’ange de Diên Biên Phu». Jusqu’au dernier combat, début mai 1954, elle sert comme infirmière dans l’hôpital de campagne du médecin Paul Grauwin. Son abnégation et sa douceur seront gravées pour toujours dans la mémoire des survivants.

Alors que les combats font toujours rage, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d’honneur par le commandant du camp de Diên Biên Phu, le général de Castries :

«A suscité l’admiration de tous par son courage tranquille et son dévouement souriant […]. Restera pour les combattants de Dien Bien Phu, la plus pure incarnation des vertus héroïques de l’infirmière française».

Elle a été nommée légionnaire honoraire le lendemain, anniversaire de la bataille de Camerone. Après le 7 mai 1954, Geneviève de Galard est faite prisonnière et poursuit ses soins sur les blessés. Elle est évacuée vers Hanoï à la fin mai, puis de retour en France début juin est accueillie en héroïne. Paris Match titrera sa une : «La France accueille l’héroïne de Diên Biên Phu». Elle a poursuivi son travail de convoyeuse en Indochine, puis travaillé à l’hôpital militaire des Invalides avant d’épouser le capitaine Jean de Heaulmes, rencontré en Indochine.

Pakistan : Une famille chrétienne attaquée par une foule en colère

Information de l’Aide à l’Eglise en Détresse :

Un chrétien a été brutalement battu ce 25 mai après avoir été faussement accusé d’avoir brûlé des pages du Coran. Une foule de fanatiques a détruit sa maison et son commerce. La victime est à l’hôpital, dans un état critique.

Une famille chrétienne du Pakistan a subi une violente attaque aux mains d’une foule de fanatiques musulmans en colère samedi dernier, le 25 mai, à la suite d’une fausse accusation de blasphème.

Selon les informations recueillies par l’AED, la fausse accusation a conduit à une nouvelle vague de terreur contre les chrétiens. Entre 7 et 8 heures du matin, une foule a attaqué la famille de M. Nazir Gill Masih, saccageant et incendiant leur fabrique de chaussures dans la colonie Gillwala et leur maison. Bien que dix membres de la famille aient pu s’échapper, M. Nazir Gill Masih a été violemment battu et grièvement blessé avant que la police n’arrive et ne parvienne à le retirer de la foule. Il a été emmené à l’hôpital pour des soins médicaux urgents.

M. Naeem Yousaf Gill, directeur exécutif de la Commission nationale (catholique) pour la justice et la paix, a déclaré à l’AED que les attaques étaient probablement motivées par des rivalités commerciales et des différends personnels. « Les raisons finales deviendront plus claires après une enquête », a-t-il déclaré.

L’archevêque d’Islamabad-Rawalpindi, Joseph Arshad, s’est rendu à Sargodha le jour des incidents. « Je suis allé immédiatement à Sargodha, parce que c’est dans mon diocèse, et je devais être avec mon peuple, pour encourager mon peuple et mes prêtres, et parler à l’administration pour voir si elle mène une enquête équitable sur les incidents », a-t-il déclaré à l’AED.

Dans un appel téléphonique à l’AED, il exhorte le gouvernement à mettre en place des politiques strictes pour éviter ces incidents extrémistes et violents et pour assurer la sécurité de la communauté chrétienne.

La population chrétienne vit toujours dans la peur

« Personne n’est autorisé à se faire justice lui-même, et c’est ce qui se passe au Pakistan. Ils devraient introduire des politiques pour s’assurer que de tels incidents ne se reproduisent plus », a-t-il déclaré.

Le responsable catholique explique que « la situation est sous contrôle maintenant, mais la population chrétienne vit toujours dans la peur, la plupart d’entre eux sont partis chez d’autres parents.».

Différentes sources ont confirmé à l’AED que M. Nazir est dans l’unité de soins intensifs, dans un état critique. Des vidéos et des images brutales envoyées à l’organisation caritative, montrent un vieil homme ensanglanté et inconscient. « Une autre personne qui a essayé de sauver M. Nazir a également été battu par la foule », a déclaré M. Naeem Yousaf Gill.

Paranoïa collective

Le blasphème est un crime capital au Pakistan et peut être passible de la peine de mort ou de la prison à vie. Cependant, le blasphème est souvent utilisé à mauvais escient pour de fausses accusations, voire il est brandit par des foules qui lynchent des suspects à l’écart de toute juridiction.

Le professeur Shadid Mobeen, contributeur au rapport de l’AED  sur la liberté religieuse dans le monde, et neveu de la victime, a déclaré à l’AED que « le rôle de la communauté internationale et des médias est essentiel pour faire pression sur le Pakistan afin qu’il protège ses minorités religieuses de la mentalité extrémiste ».

Cette attaque rappelle les émeutes de Jaranwala qui ont été déclenchées le 16 août 2023 après une autre fausse accusation de blasphème, lorsque des rumeurs ont commencé à se répandre selon lesquelles des frères avaient manqué de respect au Coran. Les foules ont ensuite attaqué les chrétiens, leurs maisons et leurs lieux de culte.

« Parents vous êtes bien les protagonistes et les premiers artisans de l’éducation de vos enfants »

Message du pape François aux participants du Congrès des Associations des Parents d’Elèves (APPEL) de l’Enseignement libre, réunis à Valence (26) du 31 mai au 2 juin 2024 :

Je suis heureux, chers parents, de pouvoir vous saluer à travers ce message, vous tous, représentants de l’APEL réunis à Valence, autour du président et de l’évêque accompagnateur de votre Association. Vous avez l’intention ces jours-ci de travailler, de réfléchir et d’échanger sur votre mission au service de la communauté éducative et je viens m’unir à votre réflexion, parce que les jeunes et les familles, présent et avenir de nos sociétés, sont au centre de mon attention. Les associations de parents ont été particulièrement encouragées par le Concile qui exhortait les chrétiens à offrir spontanément leur concours afin de suivre et soutenir tout le travail de l’école (cf. Concile Vatican II, Gravissimus educationis, n. 6).

Chers parents vous êtes bien les protagonistes et les premiers artisans de l’éducation de vos enfants, mais cette tâche requiert l’aide de toute la société, à commencer par l’école. Une alliance forte entre l’école et les familles permet la transmission des savoirs en même temps que la transmission des valeurs humaines et spirituelles. Cette alliance éducative est ainsi l’occasion de promouvoir l’éducation intégrale de l’homme pour assurer la construction d’un monde plus humain et lui garantir sa dimension spirituelle. Il s’agit en somme de faire découvrir aux jeunes le projet de Dieu pour chacun d’entre eux.

D’autre part, l’école-communauté est un microcosme réel et ouvert à l’avenir. En font partie ceux qui sont directement impliqués dans le processus éducatif depuis le personnel directif et administratif jusqu’aux enseignants et aux parents, ces derniers étant le pivot central autour duquel tourne tout ce petit monde. Vous donnez ainsi vie à une communauté qui revêt, avec une diversité de rôles mais une convergence de fins, les caractéristiques d’une communauté chrétienne et humaine cimentée par la charité.

La voie à suivre dans ce domaine, comme dans tant d’autres, reste celle de l’alliance, de la rencontre, et de la collaboration. Ainsi votre engagement de parents d’élèves, au service de nos communautés éducatives, se révèle indispensable et je vous en remercie. C’est l’un des piliers du Pacte éducatif global que je vous invite à proposer avec enthousiasme, face même à des opinions divergentes, car « les convictions religieuses sur le sens sacré de la vie humaine nous permettent de reconnaître les valeurs fondamentales de la commune humanité, valeurs au nom desquelles on peut et on doit collaborer, construire et dialoguer, pardonner et grandir, en permettant à l’ensemble des diverses voix de former un chant noble et harmonieux » (Lett. enc. Fratelli tutti, n. 283).

Enfin, chers parents, n’oubliez pas la fonction pédagogique du temps ! Vous savez par expérience que l’éducation ne finit pas avec la scolarité : ses effets se manifestent tout au long de la vie en permettant d’accueillir les joies et les épreuves qui la jalonnent. Comme dans la parabole du grain de sénevé (Mc 4, 26-29), le travail des parents et des professeurs, difficile parce que délicat, se développe au fil des saisons et est amené à porter dans l’avenir des fruits inespérés. En attendant, je vous invite à « racheter le temps » selon l’expression de saint Paul (Ep 5, 16) et à affronter avec courage les défis actuels.

Je pense en particulier au défi posé par l’intelligence artificielle et à la façon dont elle bouleverse, au-delà des modes d’apprentissages, la manière de penser par soi-même. Pour affronter ce défi qui ne touche pas seulement l’éthique mais également la formation de l’intelligence et du jugement de vos enfants, de la jeunesse tout entière, je viens vous assurer que l’Église est à vos côtés. Il y a là tout un travail de discernement que je vous invite à faire avec l’ensemble de la communauté éducative et l’éclairage de l’Église, car ce genre de défi ne peut être affronté seul !

Puissent donc ces journées de réflexion dédiées à « L’éducation pour la vie » vous amener à faire de l’école-communauté une véritable école de vie, permettant à vos enfants d’affronter un monde difficile mais illuminé par l’espérance ; une espérance fondée sur les promesses du Christ qui ne déçoit pas. Je demande à la Vierge Marie, mère et maitresse, d’inspirer vos initiatives et votre engagement au service de vos écoles : qu’elle vous protège, vous garde fermes dans le Christ et fasse toujours de vous des témoins de son amour. De grand cœur je vous bénis ainsi que vos familles, sans oublier les communautés éducatives dans lesquelles vous œuvrez.

De Saint Jean-de-Latran, le 13 mai 2024

Jean Paul II au Sacré-Coeur de Montmartre, 1er juin 1980

Dimanche 1er juin 1980, le Pape Jean Paul II célébrait la Messe au Bourget. Dans la soirée il rencontrait 50 000 jeunes au Parc des Princes. Il terminait sa journée par une visite à la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre :

[…] Nous venons ici à la rencontre du Cœur transpercé pour nous d’où jaillissent l’eau et le sang.

C’est l’amour rédempteur, qui est à l’origine du salut, de notre salut, qui est à l’origine de l’Église.

Nous venons ici contempler l’amour du Seigneur Jésus: sa bonté compatissante pour tous durant sa vie terrestre; son amour de prédilection pour les petits, les malades, les affligés. Contemplons son cœur brûlant d’amour pour son Père, dans la plénitude du Saint-Esprit. Contemplons son amour infini, celui du Fils éternel, qui nous conduit jusqu’au mystère même de Dieu.

Maintenant encore, aujourd’hui, le Christ vivant nous aime et nous présente son cœur comme la source de notre rédemption: “Semper vivens ad interpellandum pro nobis”. A chaque instant, nous sommes enveloppés, le monde entier est enveloppé, dans l’amour de ce cœur “qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé”. […]

« Il ne faut pas répondre aux provocations émanant des ignorants en matière de théologie »

De retour du pèlerinage de Chartres, le cardinal Muller a été interrogé dans La Nef. Extrait :

On vous présente parfois comme un « adversaire » du pape François : que répondez-vous à cette accusation ?

En fait, il ne faut pas répondre aux provocations émanant des ignorants en matière de théologie, car ceux-là se sentent justement confirmés par toute réaction. À l’occasion de la proclamation de saint Irénée de Lyon comme docteur de l’Église (sous le titre Doctor unitatis), le pape François m’a personnellement chargé d’écrire un livre contre les gnostiques de notre temps, c’est-à-dire contre l’idéologie selon laquelle la raison finie de l’homme est la mesure de toute chose, au-dessus même de la raison divine (le Logos dans la personne du Fils de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ). L’opposition idéologique et politique entre soi-disant conservateurs et progressistes, qui n’a rien à voir avec l’Église et qui, pourtant, met en danger son unité, pourrait facilement être surmontée avec Irénée de Lyon, qui écrivait contre les hérétiques et les schismatiques de son époque : « Les apôtres, qui étaient envoyés pour retrouver ceux qui étaient perdus… ne parlaient pas selon l’opinion du jour, mais selon la révélation de la vérité » (Adversus haeresesIII, 5,2).

Mois de juin, mois du Sacré-Coeur

L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier l’annonce suivante:

Comme chaque année, le mois du Sacré-Coeur a lieu du 1er au 30 juin. Pour ceux qui souhaitent recevoir des petits enseignements pour mieux comprendre l’origine de la dévotion au Sacré-Coeur et ses bienfaits, l’approfondir avec des moyens concrets : s’inscrire à [email protected]

Pour vivre heureux, butons les vieux

C’est en gros ce qu’il faut comprendre du projet de loi défendu par le député Olivier Falorni :

 

Laurence Trochu : « J’ai vu comment LR a vendu à la découpe les mairies, cantons et régions à Macron avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants »

Extraits de l’interview accordée par Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur et 5ème sur la liste de Marion Maréchal, à Causeur :

« (…) Je ne remets pas en cause le travail de François-Xavier Bellamy mais sa stratégie qui est, particulièrement depuis 2020, complètement dépassée et donc inefficace. Lors de la préparation des Municipales, puis des Départementales et Régionales, alors membre du Bureau politique et de la Commission Nationale d’Investiture des Républicains, j’ai vu comment ils ont vendu à la découpe les mairies, cantons et régions à Macron, avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants. J’ai compris que le Mouvement Conservateur ne devait pas servir de caution à un parti qui ne permettait plus de défendre nos convictions.

Les Républicains n’ont plus ni chef ni ligne directrice; ce parti est une auberge espagnole, on y trouve tout et son contraire : une tête de liste opposée à la GPA et sa numéro 4, Nadine Morano, qui y est favorable; une tête de liste opposée à la régularisation des travailleurs étrangers et sa numéro 2, Céline Imart, qui y est favorable; une tête de liste qui veut lutter contre l’islamisation et Anne Sander, députée sortante reconduite sur sa liste, qui soutient le FEMYSO, proche des Frères Musulmans.

Par ailleurs, François-Xavier Bellamy siègera à nouveau avec le groupe PPE dirigé par Ursula von der Leyen. Il fera bande à part sur certains votes mais cela n’aura aucun impact. Isolé au sein de son propre parti, il l’est aussi au sein de son groupe. C’est un immense gâchis, car cette erreur de stratégie le réduit à une candidature de témoignage, là où l’urgence de la situation réclame de faire des choix efficaces.

(…)

Jacques Chirac a refusé avec force en 2004 la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule de la Constitution européenne. Il porte une énorme responsabilité dans l’effacement de notre civilisation et dans son remplacement par un projet d’islamisation de nos sociétés européennes, mené par des associations largement financées par les fonds européens.

Ce serait une erreur de réduire la mention des racines chrétiennes de l’Europe à une valeur seulement symbolique. Le traité de Maastricht, repris sur ce sujet par celui d’Amsterdam et celui de Lisbonne, a défini les objectifs de la politique culturelle de l’Union européenne et insiste sur la mise en valeur de l’héritage culturel commun des pays de l’UE. La définition de cet héritage culturel commun en référence à nos racines chrétiennes aurait permis de l’affirmer et de le faire rayonner.

Ne soyons pas dupes! Si l’islamisation de la société s’accélère, c’est aussi parce que la destruction de nos repères s’est accélérée. L’islam, avec ses mœurs et ses lois, vient occuper l’espace de notre décivilisation. Un arbre coupé de ses racines finit toujours par mourir et l’islamisation prospère sur nos propres renoncements.

Un exemple parmi tant d’autres : en 2011, la Commission européenne a édité, comme chaque année, un agenda à destination des étudiants et lycéens de l’UE. À côté de nombreuses informations sur le tabagisme, le racisme, l’écologie et les droits sexuels, cette édition comportait les fêtes de toutes les religions, ainsi que les fêtes païennes du type Halloween, mais omettait de mentionner les fêtes chrétiennes !

Dans ce contexte, l’inscription dans les traités, et déjà dans les directives et règlements, des racines chrétiennes de l’Europe est une nécessité pour affirmer ce que nous sommes. Aimer, protéger et transmettre nos racines chrétiennes, c’est admettre que l’homme doit savoir s’incliner devant la part de sacré qui le dépasse, qu’il ne peut balayer d’un revers de la main, ce que 2000 ans de civilisation nous ont enseigné avec constance. C’est admettre que devant les enjeux moraux qui se posent à nous, du harcèlement que subissent nos enfants exposés aux “drag queens” dans les écoles, aux choix à faire en matière d’usage de l’intelligence artificielle, en passant par le contrôle de la vie humaine, les solutions ne consistent pas essentiellement à trouver des critères matériels, mais à retrouver “la conscience sans laquelle la science n’est que ruine de l’âme”.

(…)

Nous sommes en saturation de ce que la Commission européenne nous impose : la diversité et l’inclusion sont devenues les mots magiques de sa politique culturelle, avec lesquels elle sale abondamment tous ses plats au point de les rendre indigestes.  (…) Au menu encore, les délires wokes et LGBT qui endoctrinent nos enfants avec la théorie du genre et la déconstruction des identités sexuelles. Sous l’impulsion d’Ursula von der Leyen, la Commission européenne décline une stratégie farouche en faveur de l’idéologie LGBT. Nous refusons l’emprise de cette propagande qui prétend qu’un garçon peut choisir d’être une fille, qu’un homme peut être “enceint” ou qu’il existe des femmes à pénis !

(…)

Depuis 10 ans, le raz-de-marée progressiste s’est intensifié et détruit tous les fondements naturels et même biologiques de la société. C’est exactement pour cela que nous ne devons pas nous tromper dans les moyens de construire des digues. J’ai insisté sur l’impuissance de François-Xavier Bellamy à enrayer cette destruction en raison de son isolement et de son rattachement à Ursula von der Leyen qui est l’un des fossoyeurs de notre civilisation.

Jordan Bardella n’y pourra rien non plus, parce qu’il n’en a pas la volonté. Dans sa logique de dédiabolisation, le Rassemblement National a renoncé à mener ces combats civilisationnels. La moitié des députés a voté l’inscription dans la Constitution du droit à l’avortement. Il y a quelques jours, Jean-Philippe Tanguy a annoncé que le RN ne prendrait pas les moyens de lutter contre la GPA, puisque Marine Le Pen ne tiendra pas sa promesse de campagne de “ne pas reconnaître la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger”. Et sur l’euthanasie, les députés RN, comme ceux de LR, se divisent.

C’est donc uniquement aux côtés de Marion Maréchal et du groupe ECR que la résistance se mène de manière claire, cohérente et donc efficace. Tous ceux qui n’ont “rien lâché” et pour lesquels la protection de la vie et de la santé humaines sont des priorités non négociables ne sont représentés que par la liste portée par Marion Maréchal.

« On ne peut pas dire que les religions sont mortes, il y a toujours un intérêt fort pour elles »

Désormais suivi par plus de 19 millions d’internautes, Tibo Inshape, âgé de 32 ans, est devenu le YouTubeur français le plus suivi. A plusieurs reprises, il avait publié des vidéos aux côtés de prêtres et de religieuses.

Le Monde a consacré un article sur Tibo Inshape :

En atteignant plus de 18,9 millions d’abonnés, l’Occitan vient de ravir la place de numéro 1 français à Squeezie sur la plate-forme de vidéos. Une fulgurante ascension pour cet influenceur sportif, farceur et patriote, qui a su tracer sa route, pavée de controverses.

Il s’est attiré la foudre des médias de gôche. Exemple avec le média Blast qui déteste Tibo InShape : « Il a inventé une nouvelle façon d’être facho sur Internet ». Sic

En 2022, il racontait à Famille Chrétienne pourquoi il avait voulu aborder des sujets catholiques sur sa chaîne :

[…] Je suis un ancien enfant de chœur, élevé dans la foi catholique par mes parents Marc et Valérie. Mon père est très croyant, il va encore à la messe toutes les semaines, il donne des cours de caté… Pendant mon enfance j’ai coché toutes les cases. J’allais à l’église tous les dimanches, j’ai reçu le baptême, fait ma profession de foi, ma confirmation, et j’ai même été à Taizé, à Lourdes et sur les chemins de Compostelle ! Il ne me reste plus qu’à me marier à l’église ou devenir prêtre et la liste est complète [rires]. Mais je dois dire que pendant toute ma jeunesse, à chaque fois que j’allais à la messe, je m’ennuyais. Et je pense que beaucoup de catholiques ne vont plus à l’église pour cette raison. C’est pourquoi avec ces vidéos, j’avais envie d’apporter un second souffle et un nouveau regard sur l’Eglise. Je n’ai pas la prétention de transformer l’Eglise catholique en donnant un nouvel élan, mais à ma petite échelle, je voulais simplement réintéresser des personnes qui se sont peut-être un petit peu détachées du catholicisme, ou qui avaient des questions et n’osaient pas les poser. […]

Ta chaîne attire massivement la jeunesse. Te semble-t-elle intéressée par les sujets liés à la religion catholique ?

Oui, et pas seulement la jeunesse ! Ces sujets continuent de fasciner, il suffit de voir le nombre de vues sur les vidéos Youtube. Celle du prêtre exorciste, des sœurs de Boulaur et de l’abbé Aymar ont toutes fait plus d’un million de vues en une semaine. Je crois qu’on ne peut pas dire que les religions sont mortes, il y a toujours un intérêt fort pour elles. Et ces vidéos sont aussi un peu là pour remettre des sujets importants au goût du jour ! […]


Plusieurs économistes alertent sur les ravages de la baisse de la natalité

Démographie et économie sont liés. Dans un rapport, plusieurs économistes alertent sur la baisse de la natalité qui pourrait entraîner 75 milliards d’euros de pertes sur le PIB.

Cette bombe démographique risque bientôt d’exploser : la baisse de la natalité menace les grands équilibres de l’économie, à commencer par la protection sociale. Toutes les prévisions de l’Insee sont fondées sur un taux de fécondité de 1,8 enfant par femme. Mais en 2023, il était de 1,68 seulement. Si ce taux venait à atteindre 1,3 enfant par femme, comme en Italie, le PIB pourrait se retrouver amputé de 75 milliards d’euros à l’horizon 2040, selon une étude de la Chaire transitions démographiques, transitions économiques (TDTE).

Les effets seront à long terme massifs pour les comptes publics. L’économiste Kevin Genna, l’un des auteurs de l’étude, explique :

« Cela se ressentira dans 15-20 ans. Les enfants que l’on ne fait pas aujourd’hui n’entreront pas sur le marché du travail. Et si on a moins de cotisants, on a moins d’impôts et l’Etat a moins d’argent, ce qui entraîne une perte de 75 milliards d’euros ».

Or, les Français veulent avoir des enfants, puisqu’ils en désirent 2,4 en moyenne. Mais ce désir est entravé par diverses raisons, et notamment la politique antifamiliale des derniers gouvernements.

« Tout ce qui touche à la jeunesse et natalité est très maltraité dans ce pays. Il y a une ministre de la Jeunesse vachement sympa mais personne ne connaît son nom (Sarah El Haïry, ndlr) »

Toulouse : L’église Immaculée conception vandalisée

L’église Immaculée conception dans le quartier du faubourg Bonnefoy à Toulouse a été vandalisée ce jeudi 30 mai. Plusieurs objets ont été renversés et cassés. Un drap bleu a été posé sur la tête d’une statue de la Vierge. L’autel a été endommagé.

Le diocèse de Toulouse a porté plainte.

Quand les hommes ne croient plus en Dieu, ils croient en n’importe quoi

D’Yves Daoudal :

Le 12 juin le collectif Vers un parlement de Loire va évoquer avec des députés, à l’Assemblée nationale, le projet de rédaction d’une « Déclaration des droits de la Loire », qui donnera au fleuve une « personnalité juridique », sur le modèle de la « Déclaration. Universelle des droits des fleuves et des rivières », qui a germé dans quelques esprits pachamamesques en 2021 mais qui n’est encore signée par aucun gouvernement.

Plus de 1.100 personnes ont déjà signé le Manifeste de Loire, dont le maire de Tours au nom de sa ville, et le maire d’Ancenis.

Mais le fœtus humain quant à lui n’a toujours aucun droit.

*

Tous les jours on nous incite à « donner une deuxième vie », ou « une nouvelle vie », à des objets cassés, des machines détraquées, qui n’ont jamais eu de vie et n’en auront jamais.

En revanche la loi qui va être votée est la loi sur la « fin de vie ». Car pour les hommes non seulement il n’y a pas de « deuxième vie », mais on va abréger la seule qu’ils ont.

En omettant toute perspective de vie éternelle. Car à proprement parler il n’y a pas de « fin de vie » pour les hommes, dont l’âme est immortelle. Mais ce que l’on a supprimé des perspectives humaines, on l’a transféré aux objets…