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« En cas d’accident grave, veuillez appeler un prêtre »

Il existait dans le temps des médailles de saint Christophe sur lesquelles était inscrit : « en danger de mort, je demande un prêtre ». Un autocollant fut aussi disponible auprès de la croix rouge pour coller sur sa voiture qui mentionnait : « en cas d’accident grave, veuillez appeler un prêtre ». Tout cela a disparu. C’est pourquoi les Editions Saint Jude ont réalisé une carte à glisser dans son portefeuille et un autocollant pour avoir le maximum de chances d’obtenir les derniers sacrements en cas d’accident grave.

Comment s’assurer de pouvoir recevoir les derniers sacrements en cas d’urgence ?

Et si la solution était d’apposer un autocollant sur sa voiture et de porter sur soi une petite carte pour solliciter un prêtre en cas de danger de mort ?

« Si l’un de vous est malade, qu’il fasse appeler les anciens de la communauté qui prieront pour lui en pratiquant une onction d’huile au nom du Seigneur. Leurs prières, inspirées par la foi, sauveront le malade, le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. » Jc 5, 14-15

A noter :
– Le 0806 700 772 (coût d’un appel local) est le numéro national de l’Eglise catholique.

Il est accessible de 8h à 22h chaque jour, 7 jours sur 7, partout en France. La plateforme téléphonique, tenue par des prêtres, diacres, religieux, religieuses, laïcs et s’adresse à l’écoute de tout personne en difficulté.

– On peut aussi appeler Chrétiens à l’écoute (association loi 1901) : 01 45 35 55 56 7 jours /7 (appel non surtaxé).

indications sur la carte à garder sur soi :
Carte :
Nom :
Né(e) le :
Groupe sanguin :
Antécédents/allergies :
Don d’organes oui/non
Personne à prévenir en cas d’urgence :
—
Je suis catholique, en cas de maladie ou d’accident grave, veuillez prévenir un prêtre.
Ma paroisse :
tél : … ou appellez le prêtre le plus proche.

Un ordinariat pour les traditionnalistes

Dans la situation nouvelle créée par le motu proprio Traditionis custodes et les documents du Dicastère pour le Culte divin en 2021, le père Louis-Marie de Blignières propose d’ériger un « ordinariat traditionnel », c’est-à-dire, en termes canoniques, une circonscription ecclésiastique dédiée à l’ancien rite latin. Ce genre de structure (comme les ordinariats militaires, ceux des ex-anglicans ou les éparchies des catholiques orientaux) consiste en un groupe de fidèles desservi par un clergé, avec à sa tête un prélat nommé par le Saint-Siège. L’« ordinariat traditionnel » offrirait une structure stable aux fidèles catholiques désirant recevoir les sacrements selon les formes traditionnelles.

L’ancien prieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier est interrogé sur ce sujet dans la revue de la FSSP, Tu es Petrus :

Pour quelles raisons proposez-vous aujourd’hui la création d’une circonscription ecclésiastique pour l’ancien rite latin ?

Parce qu’une situation toute nouvelle a été créée par la publication du motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021 et par celle des documents du Dicastère pour le Culte divin en décembre 2021. Ces textes ont débouché sur une situation bloquée pour les catholiques fidèles à la communion hiérarchique et attachés aux « formes antérieures de la tradition latine ». Le pape François a mis fin à la période d’apaisement relatif qui a suivi le motu proprio Summorum Pontificum (2007-2021). Celui-ci visait à donner toute sa place à la « forme extraordinaire » dans les structures mêmes des diocèses.

Plutôt que de pleurer sur ce qui aurait pu être, il faut proposer maintenant quelque chose de stable aux catholiques fidèles au Saint-Siège et aux pédagogies traditionnelles de la foi. Ce groupe, au lieu d’avoir à négocier constamment son statut auprès de prélats, évêques ou curés, qui ont souvent du mal à le comprendre (ou bien qui craignent pour la paix de leurs diocèses en se montrant favorables à son égard), devrait à notre avis être représenté dans la hiérarchie elle-même.

En quoi consiste cette circonscription ecclésiastique ?

La « circonscription ecclésiastique » est un terme générique, qui est utilisé par la doctrine des canonistes, et qui regroupe des réalités très différentes. Ce sont des communautés de fidèles hiérarchiquement structurées qui sont, soit des diocèses (ou Églises particulières), soit des entités créées pour des raisons spéciales, et juridiquement assimilées aux diocèses. Telles sont en particulier les ordinariats militaires et les administrations apostoliques personnelles. Elles pourraient servir de modèles pour le cas que nous exposons. Vatican II a encouragé le développement de ces formules, qui existaient depuis longtemps. « L’adaptabilité de l’organisation ecclésiastique aux réalités pastorales des fidèles est un des aspects essentiels des dernières assises œcuméniques [le dernier Concile]».

Qui peut décider d’ériger une telle circonscription ecclésiastique ?

Le Code de droit canonique le précise : « Il appartient à la seule autorité suprême d’ériger des Églises particulières ; celles-ci, une fois légitimement érigées, jouissent de plein droit de la personnalité juridique » (canon 373 § 1). Cette érection revient donc au Saint-Siège, par l’intermédiaire du Dicastère pour les Évêques ou, dans les terres de mission, du Dicastère pour l’évangélisation. C’est ainsi que la Congrégation pour les Évêques, par un Décret daté du 18 janvier 2002, a érigé l’Administration apostolique personnelle Saint-Jean-Marie-Vianney, dans le diocèse de Campos au Brésil. Le paragraphe II du Décret stipule :

À l’Administration apostolique est attribuée la faculté de célébrer la Sainte Eucharistie, les autres sacrements, la Liturgie des heures et les autres actions liturgiques selon le Rite romain et la discipline liturgique prescrits par saint Pie V, avec les modifications introduites par ses successeurs jusqu’au bienheureux Jean XXIII.

Qui peut en faire la demande ? J’explique dans mon article que, depuis trente-cinq ans, des demandes en ce sens ont été présentées par des supérieurs de communautés, individuellement ou en groupe, et par des laïcs présidents d’associations comme Una Voce, et que des suggestions sont venues de la Commission Pontificale Ecclesia Dei. L’Église n’est pas un libre-service, où chacun pourrait réclamer n’importe comment ce qu’il souhaite. Mais, depuis des temps immémoriaux, des laïcs et des prêtres ont présenté à la hiérarchie les justes intuitions qu’ils avaient, selon leur charisme propre, pour le bien commun de l’Église … et l’Église en a souvent tenu compte. Ici, il s’agirait d’une proposition pour résoudre un problème grave, en suspens depuis la clôture du Concile, et pour contribuer à un véritable renouveau dans une crise qui est de plus en plus reconnue. Il serait évidemment souhaitable que cette demande renouvelée soit appuyée par des évêques.

[…]

Qui en aurait la charge et par qui serait-il nommé ? S’il s’agissait d’un évêque choisi parmi les prêtres des communautés ex-Ecclesia Dei, le choix de l’une plutôt que d’une autre ne risque-t-il pas de poser des problèmes ?

C’est aussi le Saint-Siège qui nomme le Prélat des circonscriptions ecclésiastiques. Ainsi pour les ordinariats militaires :

À la tête de l’Ordinariat militaire est placé, comme Ordinaire propre, un Ordinaire qui est normalement revêtu de la dignité épiscopale, qui jouit de tous les droits et est tenu à toutes les obligations des évêques diocésains, à moins que cela n’apparaisse différemment par la nature des choses ou les statuts particuliers. Le Souverain Pontife nomme librement l’Ordinaire militaire, ou bien institue ou confirme le candidat légitimement désigné.

L’Ordinaire de cette structure pourrait être un religieux ou un prêtre diocésain, ou même un évêque disponible, qui présenterait toutes les aptitudes requises pour cette tâche, notamment l’amour de la doctrine, une bonne connaissance des rites traditionnels et la confiance de ses administrés. Il n’en manque pas à notre avis. Si l’Ordinaire est un prêtre issu d’un Institut ex-Ecclesia Dei, sa nomination profitera à tout le monde. Il sera à propos de mettre une sourdine aux préférences personnelles, même fort légitimes, et de regarder le bien commun de l’Église. Comme on l’a vu en février 2022, le Décret obtenu en faveur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre a changé l’ambiance et, par l’application du principe de l’analogie canonique, a profité à tous les Instituts.

Comment ses prérogatives s’articuleraient-elles avec celles des évêques diocésains ?

Dans les ordinariats militaires et dans les administrations apostoliques personnelles, les fidèles ne cessent pas d’appartenir à leur diocèse d’origine, selon leur domicile. Il y a ce que l’on appelle une juridiction cumulative de l’Évêque du lieu et du Prélat de la circonscription, dont les conditions sont précisées par les statuts de la circonscription.

Comment faire pour y appartenir ? Peut-on appartenir à la fois à une circonscription ecclésiastique et à son diocèse ?

Oui, du fait de la juridiction cumulative, le fidèle appartient aux deux structures. Pour l’administration apostolique personnelle, « l’appartenance a lieu par inscription sur un registre ad hoc des fidèles qui demandent à en faire partie ».

Comment les fidèles attachés au rite ancien obtiendraient-ils des lieux de culte ?

Les lieux de culte existants n’auraient pas de raison de disparaître. Ils continueraient comme actuellement, si l’Ordinaire du lieu préfère cette solution. Ils seraient pris en charge par la circonscription, si l’Ordinaire le souhaite. En ce cas, les prêtres qui les desservent, s’ils sont diocésains, pourraient se rattacher à la circonscription en y étant incardinés. S’ils sont membres d’un Institut, des conventions seraient signées entre la circonscription et l’Institut, comme c’est le cas avec les Ordinaires des lieux actuellement.

Pour l’ouverture de nouveaux lieux de culte, le Prélat de la circonscription, étant évêque, aura plus de poids pour négocier avec les Ordinaires des lieux. Et ceux-ci seront d’autant plus enclins à donner le feu vert qu’ils n’auront pas ensuite la lourde charge de la desserte et de la gestion de ces lieux.

ECLJ : Podcast sur un personnage clef dans l’histoire de la promotion de l’euthanasie en France

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Ce podcast permet de comprendre comment l’idéologie de maîtrise de la vie pour le contrôle de la population , s’est infiltré en France.

Et pendant ce temps, à Quimper

Depuis leur première mobilisation pour bénéficier de la messe traditionnelle, les catholiques de Quimper appellent à la récitation du chapelet le mardi à 19h, devant la porte de l’évêché, porte qui reste close pour le moment.

Plus de 300 fidèles catholiques se sont rassemblés dimanche 5 mai devant l’évêché pour demander le rétablissement de la convention signée entre l’Evêque de Quimper et la Fraternité Saint Pierre. Familles, jeunes, parents ont récité un chapelet et chanté durant une heure devant la porte de l’évêché, qui est restée close.

Les mardis 7, 14 et jeudi 9 mai, plus d’une vingtaine de fidèles se sont retrouvés devant l’évêché pour prier le chapelet devant la porte de l’évêché, qui est restée close.

Une vidéo, exprimant la situation dans le Finistère, vue par plus de 15 000 personnes en 5 jours, la porte de l’évêché est restée close.

Des articles de presse dans les médias locaux, des citations dans des magazines nationaux, des articles sur des blogs, la porte de l’évêché est restée close.

Des courriels ont été envoyés le 8 mai et le 16 mai demandant à Monseigneur DOGNIN de recevoir les fidèles, réponse de l’évêché : « Monseigneur a prévu la possibilité d’une rencontre dans les toutes prochaines semaines ». L’avenir de 300 fidèles du diocèse mériterait un peu plus de considérations et de précisions.

Ainsi, les fidèles sont inquiets pour l’avenir tant les solutions proposées sont limitées et le dialogue semble impossible. “A ce stade nous ne voyons rien progresser. Or nous souhaitons vraiment être associés à la préparation de cette organisation en amont, pour une meilleure chance de réussite et éviter d’accroître le sentiment d’être mis à l’écart de toute décision qui nous concerne.” déclare Joseph.

Monseigneur Dognin est garant dans son diocèse d’apporter des réponses pour ses fidèles : des familles, des jeunes couples, des adolescents, des grands-parents … des catholiques à part entière, qui n’aspirent qu’à vivre en toute quiétude leur Foi pour le salut de leurs âmes.

“A l’heure où de nombreux médias se questionnent sur le dynamisme et la vigueur des “tradis” grâce au pèlerinage de Chartres, ici dans le Finistère c’est circulez il n’y a rien à voir ! C’est lamentable” se désole un fidèle. Est ce vraiment l’esprit du synode promu par le Pape François ?

Les fidèles restent malgré tout disponibles pour un dialogue en vérité et constructif avant que les crispations de part et d’autre soient irréversibles, risquant ainsi de donner raison à Famille Chrétienne qui évoque, dans son dernier numéro, « une guerre de tranchées à Quimper ».

La récitation du chapelet le mardi à 19h devant l’évêché continue. Une deuxième mobilisation en juin est en préparation par les organisateurs.

Suivez en direct la messe d’envoi du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté

Cette année, Notre-Dame de Chrétienté vous donne rendez-vous à partir de 6h pour une émission exceptionnelle lors de la diffusion en direct de la messe de lancement du pèlerinage, en l’église Saint-Sulpice à Paris. La messe est célébrée par l’abbé Guilhem de Labarre, de la Fraternité Saint-Pierre, en présence de Mgr Emmanuel Tois, évêque auxiliaire du diocèse de Paris; qui donnera l’homélie. Le mot d’envoi sera prononcé par l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté.

Retrouvez des invités exceptionnels, autour de Philippe Maxence, directeur du magazine l’Homme Nouveau et Odile Le Saint, membre de la direction à la communication de Notre-Dame de Chrétienté :

Chiraquisation

Interrogée sur la situation en Nouvelle-Calédonie, Marine Le Pen a estimé que ce n’était pas le bon moment d’appliquer la loi sur le corps électoral, voire qu’il faudrait organiser encore un référendum… (le 4e !). Renonçant à être le parti de l’ordre face aux pillages, au racisme anti-Blancs, elle appelle au… diaogue

Certainement un peur à entendre pour les 76 parlementaires du groupe RN (sur 88) qui ont voté POUR ce dégel mardi 14 mai 2024, au scrutin sur le projet de loi constitutionnelle voulu par le Gouvernement portant modification du corps électoral aux élections de Nouvelle-Calédonie.


Chirac avait attendu d’être au pouvoir pour se normaliser et enchaîner les reculades…

 

Pourtant la Nouvelle-Calédonie vibre aux accents de la patrie :

Réaction de Marion Maréchal et François-Xavier Bellamy dénonçant l’ineptie du RN :

L’OQTF du jour s’en est pris à une synagogue

Un immigré clandestin algérien sous OQTF armé d’un couteau et d’une barre de fer est entré dans une synagogue à Rouen pour y mettre le feu ; en ressortant, il a attaqué un policier avant d’être abattu. Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol appelle à un rassemblement républicain ce soir à 18 heures, devant l’hôtel de ville.

L’incendie a pu être maîtrisé par les pompiers.

 

Nouvelles… du Nouveau Conservateur

Le Nouveau Conservateur communique:

Le n°13 de la revue « Le Nouveau conservateur » (dont le directeur de la rédaction est Paul-Marie Coûteaux et le directeur de la publication Guillaume de Thieulloy) contient deux dossiers:

– Le premier est intitulé « Europe: du songe au mensonge » et porte naturellement sur les mensonges de l’Union européenne;

– Le second est intitulé « Le travail a-t-il un avenir? » et fait un écho à un colloque organisé le 1er février par l’Alliance des conservateurs (Via, le CNI et le Mouvement conservateur) en partenariat avec la revue « Le Nouveau Conservateur » sur le même thème.

Avec des intervenants très divers parmi lesquels on note François  Asselineau, Marc Hostier, Jean-Frédéric Poisson, Francis Jubert, Thierry Boutet. le général Pinatel, Philippe d’Iribarne, Bruno Vercken ou François-Louis d’Argenson

Le n° est accessible ici ou sur le Club de la presse.

Par ailleurs, la revue organise mardi 21 mai un débat avec François Asselineau, candidat souverainiste aux élections européennes, Renseignements et inscriptions ici. Il reste quelques places mais inscrivez-vous vite!

Pérou : un décret classe le « transsexualisme » parmi les « troubles mentaux »

Le gouvernement péruvien a publié un décret classant le « transsexualisme », le fait de se travestir et « d’autres identités de genre » parmi les « troubles mentaux ».

Le décret, signé le vendredi 10 mai par la présidente péruvienne Dina Boluarte, le ministre de la Santé et le ministre de l’Economie, stipule que les personnes diagnostiquées avec un « transsexualisme, un travestissement à deux rôles, un trouble de l’identité de genre dans l’enfance, d’autres troubles de l’identité de genre, un travestissement fétichiste ou une orientation sexuelle égodystonique » seront prises en charge pour leur « problème de santé mentale » dans le cadre du plan d’assurance maladie du pays.

Source : Gènéthique

Mouvement dextrogyre dans l’Eglise

Lu dans Zenit :

Depuis des décennies, des études sociologiques soulignent que les confessions religieuses conservatrices ont connu une croissance soutenue, tandis que les progressistes ont vu leurs effectifs diminuer. La tendance conservatrice de l’Eglise catholique aux Etats-Unis a fait l’objet d’une analyse approfondie par l’agence de presse Associated Press, qui a mis en lumière le changement de génération au sein du clergé et ses implications pour l’avenir de l’institution.

Le rapport, intitulé « A Step Back in Time », souligne que les prêtres progressistes qui ont dominé l’Église aux États-Unis après le Concile Vatican II sont remplacés par une nouvelle génération plus conservatrice. Ce changement a suscité des réactions mitigées parmi les membres les plus âgés du clergé, dont beaucoup se sentent déçus, voire en colère, face à ce qu’ils perçoivent comme un recul des « progrès » accomplis au cours des décennies précédentes. Toutefois, ce phénomène n’est pas nouveau et n’est pas l’apanage de l’Église Catholique. Depuis des décennies, des études sociologiques soulignent que les confessions religieuses conservatrices ont connu une croissance soutenue, tandis que les progressistes ont vu leurs effectifs diminuer. Cette tendance s’est également reflétée dans l’Église Catholique, comme le montrent plusieurs rapports et enquêtes récentes. Par exemple, le sociologue Mark Regnerus a observé une augmentation significative du nombre de jeunes prêtres qui s’identifient comme conservateurs, par rapport aux décennies précédentes. En outre, un rapport de l’Université catholique d’Amérique a révélé que les prêtres progressistes sont quasiment absents de la génération la plus récente du clergé.

Ce changement dans la composition du clergé a suscité des débats au sein de l’Église, mais il pose aussi la question de l’avenir de l’institution. Cette tendance conservatrice représente-t-elle une vision anticipée de ce que sera l’Église à l’avenir ? Ou s’agit-il simplement d’une réponse aux réalités démographiques et sociales du présent ? Indépendamment des opinions divergentes, le fait est que l’Église Catholique aux États-Unis connaît un changement significatif dans sa structure et son orientation pastorale. Ce phénomène, loin de passer inaperçu, fait l’objet d’une analyse approfondie de la part des sociologues, des responsables religieux et des médias.

Pèlerinage de Chartres: Pourquoi ces catholiques aiment la messe en latin

A l’occasion du pèlerinage de Chartres organisé par l’association Notre-Dame de Chrétienté, dans le cadre duquel est célébrée la messe traditionnelle, La Voie romaine rappelle avoir publié il y a quelques mois un recueil de 80 lettres écrites au Pape François par ces nombreux catholiques attachés en France à cette liturgie, intitulé « Très Cher Saint-Père ».

Ce livre peut être téléchargé ici.

Antifas et trafic de drogue

Les enquêteurs ont interpellé cinq personnes, âgées de 19 à 40 ans, car ils avaient agressé dans l’agglomération de Toulouse une dizaine d’identitaires, des actions filmées puis diffusées sur des comptes Instagram ou TikTok des groupuscules Offensive révolutionnaire antifasciste (ORA) de Toulouse ou Antifa Squads.

Lors de ces interpellations, les policiers, assistés par le Raid, ont découvert « une quantité importante de produits stupéfiants (3,8 kg de résine de cannabis et 16,5 kg d’herbe de cannabis) », 12 000 euros en espèces « provenant manifestement du trafic de drogue » et un téléphone crypté.

Ces militants placés en garde à vue avaient été très actifs lors des manifestations contre la réforme des retraites et la mobilisation contre l’autoroute A69.

Qu’en pense Raphaël Arnault, porte-parole des Antifas ?

Ancienne actrice porno, Bree Solstad s’est convertie au catholicisme

Le dernier dimanche de Pâques, Bree Solstad, une ancienne actrice pornographique américaine, d’origine protestante, a fait sa première communion. Cette conversion fit pas mal de bruit dans les médias catholiques et sur les réseaux sociaux, où « Miss B » témoigne inlassablement de ce retour vers Dieu, avec joie et courage. Elle a été interrogée par Vexilla Galliae. Extraits :

C’est loin d’être une chose banale, même pour une femme éloignée de Dieu, comment donc êtes-vous tombée dans la pornographie ?

Je suis née et j’ai grandi en Alaska, élevée par une mère célibataire et aimante, qui travaillait très dur. J’étais fille unique et je n’ai jamais connu mon père. J’étais donc une « enfant à clef ».

J’ai été baptisée dans l’Église luthérienne à l’âge de 8 ans. Durant mon enfance, j’ai été active dans ma paroisse et dans des groupes de jeunes chrétiens, mais pendant mes études supérieures, je me suis complètement éloignée de la foi pour adopter un mode de vie d’ivresse, d’insouciance et de promiscuité. Malgré tout cela, je me voyais toujours plus ou moins comme chrétienne, mais je ne pratiquais plus et je n’avais plus de vie de foi. J’ai abandonné mes études, en grande partie à cause de ma consommation excessive d’alcool et de mon comportement autodestructeur et j’ai commencé à parcourir les États-Unis, accumulant toujours plus les partenaires sexuels et buvant toujours plus d’alcool. J’ouvrais dans le même temps un blog sur ce comportement hédoniste.

Ce blog a attiré l’attention d’une travailleuse du sexe à succès, qui m’a contactée et m’a recrutée. Honnêtement, cela me semblait amusant à l’époque : plus besoin de patron, je pouvais quitter mon travail et faire ce que je voulais. Je n’avais aucune boussole morale et je ne m’intéressais qu’à moi-même. Il s’est avéré que j’ai rapidement eu beaucoup de succès et que je suis devenue presque immédiatement l’une des créatrices de contenus les plus suivies et les plus rentables du site qui publiait mes vidéos. Au cours de la décennie suivante, j’ai produit et tourné de la pornographie de domination féminine et de domination financière. Mon travail impliquait également des vidéos webcam en direct, des vidéos personnalisées et du téléphone rose.

Comment, prise dans un tel tourbillon de vice et de péché, avez-vous retrouvé la foi en Dieu ?

J’ai vécu une horrible tragédie il y a quelques années. À cette époque, j’ai renoué avec la prière. Je n’ai jamais prié aussi fort ! Pourtant, j’avais l’impression que Jésus ne me répondait pas, que Dieu m’avait tourné le dos. Je lui ai donc fait la même chose.

Néanmoins, il y a environ un an, j’ai eu l’opportunité d’aller en Italie et j’ai passé des mois à m’y préparer. La majorité des lieux que je voulais visiter étaient des églises, car c’est là que se trouvent les plus belles œuvres d’art. Mais une fois à l’intérieur de ces belles basiliques, cathédrales et églises anciennes, quelque chose a changé en moi et j’ai commencé à apprécier l’art et les églises pour la théologie qu’elles exprimaient. C’était comme si mon cœur était transpercé par la beauté. J’ai commencé à remarquer bien plus que la beauté de l’art.

Contrairement à ce qu’on trouvait dans toutes les églises protestantes où j’étais allée enfant, le Christ était partout présent, juste devant nos yeux ! Ainsi, Son sacrifice par amour pour nous devenait évident dès que j’entrais dans une église. Pour des raisons que je n’arrive toujours pas à expliquer, je me retrouvais à genoux pour me signer à chaque fois que j’entrais et sortais d’une église. À Sorrente et à Rome, la Vierge Marie était partout présente, à tous les coins de rues, depuis les chapelles latérales des églises jusqu’au bracelet de mon barista ! C’était surréaliste, mais j’avais vraiment l’impression que Marie m’appelait. Chaque fois que j’entrais dans une église, je me sentais obligée de la chercher. Je voulais la saluer et lui demander de m’aider concernant la tragédie qui s’était produite un peu plus tôt dans ma vie.

À Assise, j’ai été impressionnée par saint François mais j’ai surtout été émue jusqu’aux larmes par sainte Claire. Je me suis agenouillée devant son tombeau et j’ai de nouveau demandé de l’aide. Je ne suis pas une mystique, et je n’avais jamais vécu quelque chose de semblable auparavant mais, en un instant, sainte Claire était réellement présente devant moi. Elle me disait qu’elle allait prendre toute ma douleur et mon anxiété pour les offrir à Dieu. J’ai senti qu’elle me disait que je pouvais compter sur elle et que je pouvais lui faire confiance, ainsi qu’à Jésus. Elle était vêtue d’une belle robe semblable à celle d’une demoiselle d’honneur, et son visage était éclairé par une lumière brillante magnifique. Elle m’a montré son cœur, ses doux bras et ses genoux, elle me disait que je pouvais y déposer tous mes problèmes. J’ai pleuré, mais j’ai aussi ressenti la paix pour la première fois depuis longtemps. À partir de là, tout en Italie est devenu un tourbillon d’agenouillements, de prières et de questions théologiques, tout cela devant les plus belles œuvres d’art du monde.

Quand je suis rentrée à la maison, j’ai vite réalisé que je n’aimais pas ma vie. Je détestais ce que je faisais. Je me sentais dégoûtante et coupable du travail que je faisais depuis dix ans. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à tout ce que j’avais fait et à toutes les vies que j’avais affectées avec la pornographie. Je me sentais grotesque. En même temps, je commençais à fréquenter régulièrement une vieille et belle église catholique près de chez moi, dans le but de renouer avec les sentiments que j’avais ressentis en Italie. Peu de temps après, j’ai pris rendez-vous avec un prêtre, avec lequel j’ai longuement parlé. C’est à ce moment-là que tout a vraiment changé pour moi. Entre autres choses, il m’a dit que Dieu m’aimait et voulait que je sois heureuse. Quand il a dit cela, c’était comme si une lumière chaude m’enveloppait, comme si le soleil se levait pour la première fois depuis des années. J’avais enfin l’impression que je pourrais peut-être me reconstruire. C’était comme une étreinte d’un autre monde, je sentais que tout irait bien maintenant. J’ai commencé à pleurer et je n’ai plus vraiment arrêté depuis. Avant de parler au prêtre, j’avais parlé à sa secrétaire pendant 10 minutes, et pendant ces 10 minutes, j’avais réalisé que je voulais avoir ce qu’elle avait. Elle était attentionnée, gentille et pleine de foi. Je voulais être quelqu’un de meilleur. Je voulais être heureuse et faire rayonner en moi l’amour de Dieu.

Je sais maintenant que Jésus répond toujours aux prières, mais pas de la façon dont on le souhaite ou dont on l’attend. Il a répondu à mes prières désespérées, au milieu de la plus grande tragédie de ma vie, en me conduisant à Son Église et en me faisant voir enfin la vérité sur les graves péchés que je commettais, me poussant à grandir en vertu et à me tourner vers Dieu, loin du péché, afin que je puisse être avec Lui et mon bien-aimé au Paradis. Je suis maintenant très reconnaissante et mon cœur est constamment comblé.

Vous êtes donc née dans une famille protestante, mais c’est l’Église catholique qui vous est apparue comme la véritable Église du Christ, pourriez-vous développer ce point ?

Tout d’abord, ma conversion s’est produite au sein de l’Église catholique, grâce à notre Bienheureuse Mère, la Vierge Marie, et à Claire d’Assise, une sainte catholique. Deuxièmement, en fréquentant mon église catholique locale et en parlant pour la première fois avec un prêtre, j’avais juste l’impression que Dieu m’appelait à rentrer à la maison, dans l’Église que son Fils avait fondée ici-bas. Enfin, j’ai fait mes propres recherches.

J’avoue que j’avais de nombreuses idées fausses et que je développais même inconsciemment ce que j’appellerais un « sectarisme anti-catholique », qui couvait quelque part en moi depuis l’enfance. Pendant le RICA (ndlr : Rituel de l’Initiation Chrétienne des Adultes), des préjugés insensés ont surgi de moi, sans que je sache vraiment d’où venaient ces opinions anti-catholiques. Chaque fois qu’un doute advenait, je l’examinais et je faisais des recherches ou j’interrogeais quelqu’un de mieux formé, et je me rendais compte à chaque fois que ce que l’Église catholique enseignait était vrai. On m’avait fait avaler beaucoup de mensonges sur Martin Luther, sur la Réforme protestante et sur les prêtres catholiques. Le RICA m’a vraiment aidé à surmonter les préjugés protestants de mon enfance. Honnêtement, je suis tombée amoureuse de l’Église catholique ! Elle est d’une telle richesse ! La Sainte Trinité, Marie Mère de Dieu, tous ces saints héroïques, les sacrements, l’histoire, la tradition, la beauté, l’esthétique, tout ! Mais ce qui m’a le plus touché, c’est l’Eucharistie. Jésus est physiquement présent dans toutes les églises catholiques du monde entier. C’est incroyable pour moi. Lorsque j’ai reçu ma première Communion à la veillée pascale, c’est toute ma vie qui a changé ! J’ai énormément pleuré de joie après avoir reçu le Corps et le Sang de Jésus ! Ma vie ne sera plus jamais la même.

Et ce que j’aime vraiment dans l’Église catholique, c’est que tout ce que nous croyons se trouve dans le Catéchisme. C’est la même chose pour tout le monde. Je peux aller à la messe en Italie, j’y serai comme dans une petite ville du Wisconsin. À l’inverse, vous pourrez visiter deux églises protestantes dans une même ville, vous y ferez et y entendrez des choses totalement différentes. J’ai vraiment adoré suivre les cours du RICA pendant plusieurs mois avant d’être officiellement confirmée dans l’Église lors de la veillée pascale.

Au départ, il m’était vraiment difficile de comprendre la doctrine de la Sainte Trinité, jusqu’à ce que mon instructeur me raconte l’histoire de Saint Augustin à propos d’un enfant tentant de faire entrer l’océan tout entier dans un trou qu’il avait creusé. C’est encore délicat, mais cela m’a fait réaliser que les humains ne comprendront jamais pleinement le mystère et la grandeur de la Trinité. Tout ce que nous avons vraiment besoin de savoir, c’est que la Trinité engendre l’épanouissement absolu et éternel de l’amour entre le Père et le Fils.

J’ai appris beaucoup de choses lors du RICA… que saint Pierre était le premier pape, par exemple ; que les apôtres furent les premiers évêques ; que Martin Luther avait retiré des livres de la Bible ; ou encore que Marie était la nouvelle Arche d’Alliance. Aussi, apprendre l’existence de la succession apostolique a été pour moi incroyable, cela a vraiment solidifié ma foi en notre Sainte Mère l’Église.

Il est encore parfois difficile de remettre ma vie entière entre les mains de Dieu et d’unir mes souffrances aux Siennes, mais j’y travaille perpétuellement et j’ai déjà beaucoup grandi depuis ma conversion.

Comment votre conversion a-t-elle changé votre vie ?

Cela peut sembler très cliché, mais j’ai aujourd’hui la sensation d’avoir été complètement sauvée et d’être bénie de Dieu. Malgré ce que j’étais et après tout ce que j’ai fait, Jésus ne m’a pas tourné le dos. Cela se traduit chez moi par de la gratitude et de la joie en abondance. Je pense toujours que celle-ci va se dissiper, mais au contraire elle réapparaît chaque fois que je reçois l’Eucharistie ou que je me confesse. Je suis tellement heureuse, tellement joyeuse ! Il y quelque chose d’enfantin dans tout cela, mais je n’en ai pas honte du tout ! Et c’est un tel soulagement de ne plus avoir à faire ce qui m’a rendu si malheureuse dans le passé. Même cette prise de conscience est un soulagement et une source de joie. Avant ma conversion, je vivais au jour le jour en pensant que tout allait bien, mais j’ai découvert que rien n’allait en réalité et que je pouvais adopter une vie bonne, et même mieux que bonne. Qui ne serait pas ravi d’avoir découvert cela ? Il est impossible pour moi de ne pas être joyeuse, d’autant plus que beaucoup de catholiques m’encouragent, m’aiment et me soutiennent.

Il faut voir à quel point mon temps de rétablissement moral, après une tragédie ou un évènement triste, a changé lui aussi. C’est vraiment incroyable. Autrefois, je m’enfonçais profondément et longuement dans la tristesse. Maintenant, si quelque chose de mauvais, de triste ou de tragique me touche, je l’offre à Dieu, tout en conservant mon Espérance et ma confiance en Lui. C’est une sensation fantastique ! Au cours des derniers mois, j’ai senti la douleur dans ma vie diminuer. J’ai aussi vécu des accès d’amour et de charité envers les autres, qui semblaient venir de nulle part.

Depuis plusieurs années, encore, je consultais un psychologue chaque semaine et participais presque chaque jour à des thérapies de groupe. En février, mon thérapeute m’a suggéré que je n’avais plus besoin de venir aussi souvent. N’est-ce pas formidable ?

Lors de ma première confession, j’ai ressenti la miséricorde divine : Dieu m’enveloppait dans une étreinte apaisante de pardon. J’ai beaucoup pleuré, mais Il nettoyait mes larmes. Après ma confession, j’aurais pu prier et faire ma pénitence à plusieurs endroits dans l’église, mais j’ai été attirée à l’extérieur par une petite statue de saint François d’Assise, sous un grand chêne. Je me suis assise par terre et j’ai fait ma pénitence. Plus tard, j’ai réalisé que j’avais choisi cet endroit parce que je m’y sentais comme une enfant. J’avais l’impression d’être née à nouveau. Il y avait en moi une joie enfantine et un sentiment de liberté totale.

Néanmoins, la première fois que j’ai pensé à renoncer aux revenus somptueux qu’engendraient mes activités dans la pornographie, cela a été un véritable combat intérieur ! mais je savais que pour vraiment me convertir, donner ma vie à Jésus et devenir un véritable témoin auprès des autres acteurs pornographiques et de ceux qui luttaient contre leur dépendance au porno, je devais tout arrêter. Cela m’angoissait, mais je savais que je voulais faire quelque chose qui apporterait foi, espoir et beauté dans la vie des gens, or avant de me lancer dans le porno, j’avais travaillé pour l’un des plus grands créateurs de bijoux de la côte Est des États-Unis. Il m’a donc semblé intéressant de revenir à mes racines et d’utiliser la créativité et le sens de la beauté que Dieu m’a donnés pour Lui exprimer ma gratitude et me maintenir connectée à Lui et à Sa Mère. Ainsi, je conçois et je fabrique à la main des chapelets personnalisés qui sont ensuite offerts comme cadeaux de baptême, de confirmation ou d’anniversaire. J’en suis très fière ! J’ai pu notamment réaliser un rosaire pour un prêtre dominicain. C’est incroyable qu’on m’ait fait confiance pour cela, compte tenu de mon passé.

Dans ma vie antérieure, rien de ce que je faisais n’élevait qui que ce soit, ne me rendait fière ou ne me faisait me sentir spéciale. Au contraire, je me vautrais dans la luxure et la vanité. Je suis tellement reconnaissante envers Dieu pour ma nouvelle vie ! […]

La version papier de «20 Minutes» sera supprimée en septembre

Encore une bonne nouvelle dans le milieu médiatique.

Cela fait des années que 20 Minutes défend l’idéologie du genre et les transgenres.

Résultat : 20 Minutes va supprimer le tiers de ses postes et son édition papier. Le directeur général du média codétenu par Rossel et Sipa/Ouest-France, Ronan Dubois, vient d’annoncer à ses salariés un plan social visant 56 postes. Le journal papier gratuit de 20 Minutes sera supprimé en septembre.

Le numéro de ce vendredi fait sa Une sur les « LGBTphobies », estimant que, puisque le lobby obtient de plus en plus de droits, cela libère le discours conservateur… Après ce type de propagande, ce quotidien ne doit pas s’étonner de perdre de l’argent…

Le ministre Vautrin avoue que les futures maisons d’accompagnement de fin de vie incluront la mort

Pèlerinage de Chartres: « Aujourd’hui, c’est la même jeunesse, attirance vers la beauté liturgique, avec la volonté d’arriver en priant avec ses pieds »

Rémi Fontaine, qui fut l’un des fondateurs du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, était invité de Louis Daufresne sur Radio Notre-Dame ce matin :

 

Emission complète :

I-Média : JO – Eurovision : la propagande trans

Cette semaine dans « I-Média », Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les émeutes racistes anti-blancs en Nouvelle-Calédonie.

Le dossier du jour est  consacré à la propagande LGBT et trans avec les JO et l’Eurovision.

Les pastilles de l’info abordent :

  1. Décryptage : L’attaque d’Incarville
  2. L’idiot du village global : Bide du livre d’Omar Sy malgré la propagande médiatique
  3. Ça décoiffe : La cérémonie du 9 mai
  4. Désintox : Les Gaulois existent-ils ?

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Natasha Polony, un portrait piquant d’actualité alors que le journal Marianne serait en passe d’être racheté par le milliardaire patriote Pierre-Edouard Stérin.

L’euthanasie adoptée en commission à l’Assemblée

Sans surprise, les députés ont approuvé jeudi en commission le principe de la légalisation de l’aide à mourir, malgré des oppositions parfois virulentes, à droite et à gauche.

L’article adopté jeudi matin par les députés autorise le recours à une substance létale pour une personne qui en fait la demande, sous réserve de conditions qui seront précisées dans la suite du texte. Cette substance peut être administrée par le patient, un médecin, un infirmier, ou une personne volontaire désignée par le patient. Les députés ont restreint le périmètre des personnes autorisées à tuer. Elles devront être majeures et ne percevoir « aucune rémunération ou gratification » en contrepartie. Sic.

De longs débats ont porté sur le rôle des « médecins et infirmiers », autorisés à administrer la substance sous réserve d’une clause de conscience. « Le médecin doit demeurer celui qui soigne », s’est indigné le député LR Patrick Hetzel.

Le député RN Hervé de Lépinau a dénoncé « la légalisation d’un homicide », et Pierre Dharréville (PCF) a critiqué une « rupture éthique, sociale, culturelle ».

Plus tôt dans la semaine, les députés ont modifié les dispositions concernant les soins palliatifs, permettant aux patients de laisser des directives anticipées sur leurs choix en cas de perte de conscience irréversible. Les directives seront systématiquement conservées dans le dossier médical partagé.

Le projet de loi prévoit de réserver le recours meurtre aux personnes majeures, atteintes d’une affection « grave et incurable engageant son pronostic vital à court ou moyen terme », présentant une souffrance physique ou psychologique « insupportable ». Le patient doit pouvoir manifester sa volonté « libre et éclairée ». En attendant de faire sauter ces limites.

Le texte sera débattu dans l’hémicycle à partir du 27 mai.

Interpol ferait-elle le lien entre immigration et insécurité ?

Il suffit d’aller sur le site officiel d’Interpol, sur l’onglet « personnes recherchées » et effectuer une recherche par nationalité.

Voici les 15 premiers résultats lorsque vous demandez les personnes recherchées de « nationalité » française (au nombre de 46) :

1 : MOHAMED AMRA Enlèvement + séquestration + Évasion + mort de deux agents pénitentiaires + 11 autres délits

2 : MAMADOU SAKHO Violence sur autorité + 2 autres délits

3 : BADISS DAJJOU Extorsion avec arme + 4 autres délits

4 : KEVIN KIMUINA Détention de stups + 3 autres délits

5 : WISSEM GHIBOUNI Tentative de meurtre

6 : ACHREF BELGUIMOUN Tentative de meurtre

7 : RACHID MAAROUK Séquestration + Enlèvement + vol avec arme

8 : YANIV MIZRAHI Escroquerie + Blanchiment

9 : MADHI MAROC Blanchiment grave + 5 autres délits

10 : BOUBAKAR MAGASSA Tentatives de meurtre en bande organisée

11 : YASSINE DGHOUGHI Enlèvement + séquestration +Vol avec arme

12 : BADIS MAZOUNI Escroquerie + Blanchiment

13 : ABDERRAHMANE BOUCHACHI vol avec violence + 1 autre délit

14 : ABDEL BOUGHETTAHIA Association de malfaiteurs + 12 autres délits

15 : KAZIM GENC Assassinat + Évasion d’un détenu

Et dans le reste de la liste, il n’y a qu’une poignée de noms de culture française, c’est à dire 5. Et certains osent encore refuser de faire un lien entre immigration et insécurité!

Humour, subversion et nihilisme

Vous avez sans doute suivi de loin (et sans trop vous y intéresser tant cela apparaissait des règlements de comptes au sein de l’extrême gauche) l’histoire des sanctions contre l’humoriste Guillaume Meurice qui officie sur France Inter, l’admirable service public que le monde entier nous envie, sur lequel il crache volontiers sur les « cathos » et les « franchouillards » (on hésite par conséquent à mettre des guillemets à humoriste, mais il y a tant d’humours différents…). Le confrère de Meurice, Gaspard Proust, a diffusé sur Europe 1, au lieu de sa quotidienne chronique décalée de l’actualité, une intéressante réflexion sur l’humour, la liberté d’expression – et ces braves gauchistes qui se croient de courageux résistants au « fascisme » et insultent les Français qui les font vivre. Cinq minutes qui, pour une fois, n’ont pas grand chose de drôle, mais posent d’excellentes questions à ces conformistes de la Subversion:

Le cynisme des partisans de l’euthanasie

Mathieu Noli, après avoir vécu en Amérique du Sud, a arpenté la France pendant quinze ans pour les éditions régionales du Point. Auteur de trois romans, il vient de publier 12 Chroniques euthanasiques, à travers lesquelles il croque avec ironie les diverses hypocrisies qui sous-tendent les arguments en faveur de l’euthanasie. Loin du débat à sens unique et des sondages truqués, l’auteur imagine le monde d’après le vote de la loi, imaginant à travers quelques histoires grinçantes les réalités d’une vie à achever. Nous avons interrogé l’auteur :

Pourquoi avoir fait le choix de ce ton décalé pour imaginer la France d’après la loi sur l’euthanasie ?

Ce ton décalé est si j’ose dire ma « marque de fabrique », depuis le Ventre de Paris, la newsletter originale sur le marché de Rungis que j’ai créée en 2015 jusqu’à mon dernier roman, La conversion d’Arthur Grandin (Herodios, 2021). Ensuite, parce j’avais publié une première chronique intitulée « Joyeuse euthanasie » dans le Figaro Magazine en juillet 2023 et que j’ai voulu, constatant que l’actualité s’accélérait nettement à la fin de l’année, poursuivre avec le même ton. Enfin et surtout, parce que j’ai constaté que les médecins, pourtant en première ligne sur ce sujet, ont été 800.000 à manifester leur opposition mais qu’ils n’ont pas été entendus ; que les responsables religieux, notamment catholiques, ont été poliment reçus et tout aussi poliment éconduits : que les avocats, les penseurs et les philosophes ont publié des ouvrages remarquables qu’on a laissé sur les étagères. Alors je me suis dit que si on racontait de façon burlesque ce qui pourrait se passer ensuite, cela ferait peut-être avancer le débat.

Vous publiez donc 12 petites Chroniques euthanasiques pour dénoncer ce que Anna Harendt qualifiait de « banalité du mal ». Pensez-vous que, comme l’avortement, l’euthanasie, une fois légalisée, deviendra un acte banal ?

J’ai bien peur que ce qui était impensable jadis et scandaleux il n’y a pas si longtemps devienne une réalité d’une triste banalité dans les temps qui viennent et que cela soit autorisé et encouragé par une propagande dégoulinante de bons sentiments comme on en voit trop à l’heure actuelle. Cela ne veut pas dire que je ne suis pas sensible à la détresse de ceux qui accompagnent un parent en grande souffrance – pour l’avoir vécu moi-même pendant près de vingt ans, je suis parfaitement conscient du déchirement, de l’impuissance et de la culpabilité que cela suscite – mais je trouve que la corde de l’émotivité est une ficelle trop usée. Enfin, même s’il est question comme pour l’avortement du respect que l’on doit à une vie naissante ou finissante, je me garderais de mettre ces deux sujets sur le même plan ne serait-ce que parce que comme le dit très justement Claire Fourcade, présidente de la SFAP (société française d’accompagnement et de soins palliatifs), « personne ne sera obligé de se faire euthanasier mais tout le monde sera obligé d’y penser ».

Vos chroniques grinçantes dénoncent l’hypocrisie des partisans de l’euthanasie qui, au nom du bien mourir, cherchent, selon les cas, à faire des économies, à hériter, à gagner de l’argent… Finalement, l’euthanasie n’est-ce pas le stade suprême du capitalisme ?

Tout d’abord, je ne suis pas d’accord avec les partisans de l’euthanasie qui considèrent que mourir mieux, c’est mourir vite. Et puisqu’on en est à parler de vitesse, je trouve qu’il n’y a rien de plus sinistre que cette volonté d’accélérer les choses en partant du principe « pourquoi attendre quand il n’y a rien à attendre ? » Eh quoi, les personnes âgées n’auraient-elles rien à nous apporter dès lors qu’elles ne produisent plus, qu’elles consomment peu et qu’elles n’investissent pas ? J’ajoute que je trouve parfaitement indécent que des hommes politiques de gauche se mobilisent pour l’euthanasie quand on songe que ce seront les moins riches qui seront les plus encouragés à se faire euthanasier pour toutes les raisons que vous évoquez. De la même façon, les considérations financières qui pourraient conduire une personne à avoir recours à une euthanasie me semblent particulièrement glauques et laissent présager des conflits familiaux explosifs. Cela étant, je tiens à rester à ma place : ce n’est pas en tant que polémiste que j’ai écrit ces Chroniques sinon en tant que romancier qui prend un fil dans ce qu’il voit de la vie et qui tire dessus pour voir jusqu’où l’on peut aller. Et quand on constate les dérives de l’euthanasie dans les pays où elle a été légalisée (Pays-Bas, Belgique, Canada), on s’aperçoit que cela peut aller très loin malheureusement.

Sondage du Syndicat de la famille sur la femme

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Lu sur le site du Syndicat de la famille :

Les Français ont répondu à la consultation « Qui est la femme ? » : découvrez leurs réponses

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2024, Le Syndicat de la Famille a lancé le slogan « On naît femme… et on le devient ». Cette campagne s’accompagnait d’une invitation à répondre à la consultation « Qui est la femme ? ».
Avec 20.652 répondants, dont une très large majorité est consciente de la différence homme-femme et de ce que sont l’un et l’autre, Le Syndicat de la Famille est en mesure d’affirmer que les Français n’adhèrent pas à l’idéologie du genre, contrairement à nombre de nos dirigeants et de nos médias qui sont tombés dans la croyance suivant laquelle l’homme et la femme ne seraient que des « constructions sociales et culturelles ».

Une large majorité de sondés (90%) se disent d’accord avec l’affirmation suivant laquelle « On naît femme… et on le devient ».

96% aiment le fait que l’homme et la femme soient différents l’un de l’autre et la même proportion pense que le fait d’être différents les rend complémentaires l’un de l’autre. Autre idée largement majoritaire : 95% pensent que « la femme et l’homme sont à la fois égaux et différent ».

71% des répondants indiquent que la biologie de l’homme et de la femme ne diffère pas uniquement par l’anatomie et la forme du corps : ils citent en particulier la génétique, les hormones, le rythme vital (linéarité chez l’homme, cycles chez la femme).

Pour 97%, la capacité de porter et mettre au monde un enfant est perçue comme importante pour le psychisme et la personnalité féminine et pour 95%, l’homme et la femme sont différents du point de vue psychologique.

Les caractéristiques autres que physiques mentionnées comme étant plutôt féminines sont l’empathie, l’attrait pour les relations humaines, le besoin de communiquer, l’intuition. La capacité à suivre plusieurs choses en même temps revient souvent, ainsi que le sens des responsabilités et l’attention aux détails.

Du côté masculin, sont citées le goût de la prise de risque et du défi ; celui de l’action et du concret ; le sang-froid face à la menace. L’homme est plutôt dans le général. S’il est constant, il est aussi impétueux, voir agressif. Il s’intéresse particulièrement à tout ce qui est mécanique.

Par ailleurs, 95% estiment que le fait d’être différent « a pour conséquence que la mère et le père sont différents dans leur manière d’être et leurs relations avec l’enfant ».

Sur le choix préférentiel des métiers du care, 63% (en additionnant les « non, pas du tout » et les « non, plutôt pas ») pensent que ce n’est pas du fait de la société, à l’inverse de 37% des participants. Et sur le fait que les femmes s’occupent davantage de leurs jeunes enfants, 88% estiment que ce n’est pas parce que ce rôle leur est dévolu par la société (en additionnant « parce que c’est un prolongement de la maternité » et « parce qu’elles le désirent profondément) : les avis sont donc moins tranchés sur ces deux questions.

Cette consultation a été conduite en ligne, sur le site internet www.lesyndicatdelafamille.fr.
Ses participants ont été recrutés par un QR-Code sur des tracts distribués un peu partout en France et par communication électronique.

20.652 personnes ont répondu à cette consultation, du 7 mars au 24 avril 2024, dont 58% sont des femmes et 42% des hommes. Parmi elles :
– 1% a moins de 18 ans
– 16% a entre 18 et 35 ans
– 15% a entre 36 et 50 ans
– 25% a entre 51 et 64 ans
– 43% a plus de 65 ans

Le GIGN c’est pour protéger les pervers, pas les Français

Excellente remarque de Jean Messiah :

 

Une véritable bulle de sécurité a été mise en place pour accueillir la Flamme à Marseille, avec l’engagement de 6 000 personnels des forces de sécurité intérieure et des services de secours. La gendarmerie est présente sur terre, en mer et dans les airs afin de contribuer à assurer le bon déroulement des festivités. De Marseille à Paris, les forces de l’ordre sont une centaine à protéger les porteurs de la flamme olympique. Le GIGN, l’unité d’élite des gendarmes, se trouvera «tout le temps» «à proximité», a précisé le ministre de l’Intérieur. Au sein de cette «bulle», «18 policiers et gendarmes en civil» ont pour mission d’assurer la «protection rapprochée» du relayeur. Une unité de force mobile, soit environ 100 agents placés à l’avant et à l’arrière du convoi, est chargée de lutter contre «toute forme de désordre public». Le parcours de la flamme olympique en France sera assuré par des porteurs promouvant « une société plus inclusive », parmi lesquels des drag-queens.

Nouveau traumatisme en vue pour la gauche : « Marianne » repris par Pierre-Édouard Stérin ?

Le mouvement dextrogyre se poursuit dans la presse française : si vous avez aimé l’épisode sur la reprise du JDD, vous allez apprécier la reprise de Marianne. Selon Mediapart, le tchèque Daniel Kretinsky s’apprête à vendre l’hebdomadaire Marianne au milliardaire Pierre-Édouard Stérin, fondateur de Smartbox, catholique convaincu. Il ne manquerait plus qu’on le croise sur la route de Chartres ce week-end…

Denis Olivennes, patron de CMI, la filiale presse du groupe du milliardaire tchèque (qui détient aussi Elle et Franc-Tireur), a annoncé son intention d’entrer en négociation exclusive avec le groupe Otium, la holding de Pierre-Édouard Stérin. L’objectif est de signer mi-juin, pour un changement de main définitif cet automne. Il faut dire que Marianne a perdu 3,5 millions d’euros en 2023, auxquels il faut ajouter plus d’un million d’euros facturés par le groupe de Daniel Kretinsky au titre des frais de gestion, de marketing et autres services. Lourd déficit pour un chiffre d’affaires tournant autour de 12 millions d’euros.

Pierre-Édouard Stérin s’est engagé à investir dans l’entreprise, il promet de garantir l’indépendance de la rédaction, en reconnaissant notamment la charte éditoriale  et de maintenir Natacha Polony à son poste de directrice de la rédaction. Mais les salariés ont déjà voté en assemblée générale les points qu’ils souhaitent imposer à leur futur repreneur : adoption d’une « charte éthique actant la non-intervention de l’actionnaire sur le journal », mais aussi validation par 60 % de la rédaction de toute nouvelle direction et mise en place d’un conseil d’administration offrant la moitié des sièges à des représentants de la rédaction.

Selon Mediapart, Pierre-Édouard Stérin est un ancien militant de l’UNI, syndicat étudiant de droite, et a participé à Idées actions, le mouvement d’Alain Madelin. Si c’est vrai, ça fait très peur…

Après avoir fait fortune avec ses coffrets cadeaux Smartbox, il a lancé Otium Capital, un fond d’investissement. Il a placé une partie de son argent dans un fonds de dotation « fonds du bien commun », dont la mission est de financer des projets associatifs, comme Meditatio, une application de méditations chrétiennes, ou Maman vogue, une application pro-vie.

Pierre-Édouard Stérin se dit « libéral, conservateur et patriote ». Dans un plaidoyer qu’il cosignait dans Les Échos en décembre 2023, il appelait à l’

« embrasement de valeurs longtemps oubliées, évacuées de nos sociétés car déléguées à notre État-providence, relais inefficace de nos solidarités naturelles ».

La fumette les rend fous

Amine Kessaci, ancien de la NUPES, est candidat aux élections européennes sur la liste EELV. Il a publié ce tweet :

 

A quand la dissolution d’Europe Ecologie les Verts ?

« Non des catholiques à part mais des catholiques à part entière »

Du père Danziec dans L’Homme nouveau :

Ils viennent de partout mais ils ne vont pas nulle part. Ils marchent ensemble, dans la même direction. Leur rayonnement subjugue et l’organisation qui les entoure impressionne. Ils sont de tous les âges et de toutes les conditions. Ils ont baigné dans la marmite depuis tout petits ou l’ont découverte, avec émerveillement, sur le tard. Ils témoignent d’une incontestable diversité mais leur sentiment de dépossession est unanime. Ils s’agenouillent ensemble et partagent le même Credo. Ils font monter vers le ciel leurs espoirs communs pour le salut de leur pays et celui de leur âme. Ils communient à des expériences semblables, de celles qui font rencontrer Dieu.

Une confession qui bouleverse, un topo qui bouscule, une halte qui réconforte, un temps de silence qui transperce, une élévation qui apaise, des retrouvailles qui réjouissent. Ils portent avec fierté leurs croix et leurs bannières comme d’autres s’enflent d’arborer leurs vêtements de marque ou leur smartphone dernier cri. Ils interpellent par leur ferveur, interrogent par leur nombre et inspirent par leur détermination. Ils sont pèlerins de Chartres, marcheurs de Dieu et témoins de chrétienté. Ils sont reliés par les mêmes joies, tourmentés par les mêmes inquiétudes, éprouvés par les mêmes souffrances. Les voici.

Joie et inquiétude

La joie de connaître Dieu et de faire partie de son Église. La joie de la continuité doctrinale, de la cohérence missionnaire et de l’enracinement liturgique. La joie de bénéficier de ces vieux pots dans lesquels la sagesse proverbiale garantit que se réalisent les meilleures confitures. La joie de compter sur la Tradition qui, tel un phare qui rassure et protège, prévient des dangers, s’accommode peu des excentricités et indique sans faillir – et avec sollicitude – la route du port éternel.

L’inquiétude devant un monde en perte de sens et une Église en perte de vitesse. L’inquiétude face aux ravages de la pornographie, face à la montée de l’islamisme et face aux coups de boutoir du wokisme. L’inquiétude devant la fin du mois et la fin de la France. L’inquiétude devant le spectacle d’une hiérarchie ecclésiastique semblant davantage préoccupée par l’avenir de la planète que par le salut des âmes. L’inquiétude devant des évêques petits bras, qui pointent avec timidité les menaces pesant sur les familles chrétiennes : qui pour promouvoir un catéchisme solide ? Qui pour rappeler la liberté scolaire ? Qui pour féliciter le courage des parents ouverts à la vie ?

La souffrance d’être noyés dans le tourbillon d’une apostasie immanente. La souffrance de se trouver terriblement isolés dans un monde postchrétien. La souffrance, surtout, d’être incompris jusqu’en très haut lieu dans l’Église, au point d’avoir le sentiment d’être non écoutés, déconsidérés. La souffrance, au fond, d’une particulière injustice et d’un mauvais procès. La particulière injustice de voir refusées leurs mains, pourtant tout offertes au service de l’Église et de son enseignement constant. Le mauvais procès d’un entre-soi qu’ils n’ont jamais voulu ni souhaité. Les pèlerins de Chartres n’ont pas l’esprit de boutique mais l’esprit de survie. Avec saint Paul, ils disent : « Malheur à nous, si nous n’annonçons pas l’Évangile ! » (I Cor 9, 16).

Intégristes ? Lefebvristes ? Traditionalistes ? L’immense colonne de Pentecôte pressent le piège de tels qualificatifs et refuse d’être enfermée dans un tiroir, cantonnée à une caricature. Les pèlerins savent avec Victor Hugo que « les plus petits esprits ont les plus gros préjugés ».

Catholiques à part entière

Mais alors, qui sont-ils ces marcheurs de Dieu et ces témoins de chrétienté ? Ils sont catholiques. Tout simplement catholiques. Non des catholiques à part mais des catholiques à part entière, aspirant bonnement à le devenir toujours plus intégralement, la grâce de Dieu aidant.

Mais ils tiennent aussi à ne pas se laisser intimider par des oukazes ou des abus de pouvoir, d’où qu’ils viennent. Car oui, le développement constant de l’écosystème traditionnel – églises, écoles, monastères, œuvres de jeunesse, groupes de formation, universités d’été – dérange, et la longue phalange des pèlerins de Chartres n’échappe pas à la critique des amers ou des grincheux. Ces derniers semblent faire leur ce verset du livre de la Sagesse : « Leur comportement nous est un reproche vivant, leur seule présence nous pèse. » (Sg 2, 14)

Catholiques, donc signes de contradiction, l’avenir dira si, devant une institution ecclésiale anémiée, les pèlerins de Chartres ne constituent pas le printemps inattendu de l’Église de demain. Un de ces moyens par lesquels Dieu se plaît à renverser les puissants et confondre les superbes. Notamment ceux qui, dans l’Église, s’obstinent à ne pas voir l’étendue de l’effondrement.

De l’islam au Christ : conversions avec Mission Ismérie

Ce monde souffrant nous semble si loin du message du Christ. Il n’est pas une semaine sans qu’un fait divers, un drame, un épisode de guerre ne viennent endeuiller l’actualité !

Notre Église, elle-même, est en souffrance : scandale des abus, baisse des vocations et de la pratique. Alors, comment annoncer encore aujourd’hui le message d’espoir et de paix du Christ ?

Le pape François nous le dit : « Nous chrétiens, sommes des hommes et des femmes d’espérance ». C’est cette espérance que Mission Ismérie apporte aujourd’hui.

Saviez-vous que des milliers d’adultes, de familles se convertissent chaque année au Christ ? Saviez-vous aussi que, parmi ces nouveaux catholiques, de plus en plus sont d’origine musulmane ?

Au cœur de l’écosystème missionnaire, Mission Ismérie accompagne chaque année des centaines de convertis issus de l’islam !

Découvrez aujourd’hui le témoignage d’Amina qui s’est convertie grâce à la présence réelle. Un témoignage sans concession qui apporte une véritable lumière sur ces parcours de conversion. Un témoignage poignant qui nous apporte de l’espérance.

N’hésitez pas à le télécharger ici : www.ismerie.fundasso.com

Les pèlerins d’Irak en communion avec ceux de Chartres

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Le 18 mai 2024, les volontaires français envoyés en Irak pour SOS Chrétiens d’Orient organiseront la troisième édition du pèlerinage de Pentecôte en union avec les marcheurs du pèlerinage organisé par Notre Dame de Chrétienté en France.

Ainsi, les chrétiens en Irak seront unis par les efforts et la prière aux 18.000 pèlerins marchant de Paris vers Chartres.

L’année dernière, près de 200 fidèles irakiens ont répondu à l’appel de l’association à Alqosh, un petit village de la Plaine de Ninive.

Cette année nous espérons nous y retrouver encore plus nombreux !

Le pèlerinage aura lieu dans l’après-midi entre le monastère de Rabban Hormiz et le monastère Notre-Dame d’Hafezt Al-Zrua. Les pèlerins marcheront ainsi en admirant l’antique plaine de Ninive, berceau de la chrétienté en Mésopotamie.

Ce pèlerinage organisé par SOS Chrétiens d’Orient a plusieurs objectifs importants :

  • Réunir un maximum de chrétiens autour de ce pèlerinage de Pentecôte, et marcher comme le Christ, l’Eglise et l’humanité en recherche de la sainteté.
  • Unir dans la prière les Chrétiens d’Orient aux Chrétiens d’Occident, autour d’un pèlerinage accompli simultanément à des milliers de kilomètres.
  • Faire connaitre la cause des chrétiens d’Orient en France grâce au partenariat avec Notre-Dame-de Chrétienté
Nous avons besoin de votre aide pour soutenir notre cagnotte et ainsi permettre la réalisation de ce pèlerinage. En échange, nous vous confierons à Mar Hormizd, le saint patron d’un monastère irakien où nous déposerons les intentions de prière des bienfaiteurs.