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La statue de la sainte Vierge exclue de La Flotte en Ré

Le Conseil d’État a rejeté le pourvoi de la commune de La Flotte en Ré (Charente-Maritime) contre les jugements qui l’obligeaient à enlever la statue de la Sainte Vierge qui se trouve à un croisement.

La statue va donc être enlevée.

La statue, qui porte l’inscription « Vœux de guerre », avait été commandée par une famille pour le retour du père et du fils sains et saufs lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle avait été donnée à la commune qui l’avait placée à un carrefour en 1983, sans que personne ne s’en émeuve. Mais en 2020 la statue est endommagée par un véhicule qui la percute. Elle est reconstruite à l’identique, et c’est alors que le lobby intitulé par antiphrase « Libre Pensée » s’avise que la Sainte Vierge est en contravention avec la loi de 1905.

Le Canada veut légaliser l’euthanasie pour les toxicomanes

La loi canadienne sur l’aide médicale à mourir (AMM) devrait être élargie en mars 2024. Elle inclura les patients atteints de troubles mentaux, y compris ceux souffrant d’abus de substances.

Une commission parlementaire spéciale doit réexaminer cette mesure avant sa mise en œuvre, en raison des divergences d’opinion entre les partis politiques canadiens.

Plus de 10 000 Canadiens ont été euthanasiés en 2021, soit dix fois plus qu’en 2016, année où la pratique a été légalisée. Dans certains cas, il s’agissait de personnes en situation de pauvreté qui souhaitaient mourir.

Le processus de mort assistée au Canada commence par le téléchargement d’un formulaire en ligne. Le demandeur doit répondre à une série de questions à cocher et signer le bas du formulaire, puis obtenir la signature de témoins. Un médecin téléphonera ensuite au demandeur et lui rendra visite à domicile. Si la demande est approuvée par deux médecins différents, la personne doit attendre 90 jours à compter de la date de sa demande, puis un médecin peut lui administrer la drogue létale par injection.

Actuellement, les personnes souffrant uniquement de maladies mentales telles que la dépression et les troubles de la personnalité, sans aucune condition physique, ne sont pas éligibles au suicide assisté.

Le père Danziec présente le chantier formidable du Cours Saint-Martial

Créé il y a six ans, le Cours Saint-Martial, à Limoges, fait face à des demandes d’inscription de plus en plus nombreuses, tant au Primaire qu’au Collège.

Pour répondre aux besoins des familles, l’établissement doit déménager. Pour cela, un magnifique Relais de caractère, devenu discothèque, puis laissé à l’abandon a été racheté.

Désormais, un FORMIDABLE CHANTIER DE RÉHABILITATION attend l’ensemble des bâtiments. Tout reste à faire…

 Investissez dans la jeunesse et laissez parler votre cœur d’enfant

Giorgia Meloni, un an après

Extrait d’un article de Marie d’Armagnac dans L’Homme nouveau sur le bilan de Giorgia Meloni, à la tête de l’Italie depuis un an :

[…] Sa politique migratoire intérieure, durcie par plusieurs décrets-lois en septembre 2023, est de surcroît prise en otage par des décisions contraires rendues par des juges rouges, notamment en Sicile et en Toscane, créant ainsi une jurisprudence qui paralyse l’action gouvernementale. Pendant ce temps, alors que les projecteurs ont quitté Lampedusa, des centaines de clandestins continuent chaque jour d’affluer…

Sur le plan intérieur, Giorgia Meloni a initié une sorte de révolution culturelle dans des secteurs depuis longtemps détenus par la gauche. Ainsi a-t-elle effectué une série de nominations à la télévision publique italienne (la Rai), introduisant une forme de pluralisme dans ce bastion historique de la gauche. De même dans les musées, les comités scientifiques, les événements culturels et autres salons du livre. Un combat de l’ordre du métapolitique.

Dans le domaine de l’éducation, le nouveau ministre de l’Instruction et du Mérite, Giuseppe Valditara, souhaite « redonner autorité aux professeurs, véritables protagonistes de l’école » et, explique-t-il, remédier au climat de laxisme « hérité de 68 ». Les premières mesures symboliques prennent place dans une plus vaste réforme : du statut de l’enseignant à la revalorisation de l’enseignement professionnel, en passant par la lutte contre l’enseignement de la théorie du Genre dans les écoles, une grande réforme se met tout juste en place.

L’action d’Eugenia Roccella, ministre de la Famille, de la Natalité et de l’Égalité des chances, va dans le même sens. La prochaine loi de finances pour l’année 2024, malgré de courtes ressources, va se concentrer sur la famille et les ménages en difficulté. Les aides sociales aux familles passent de 12,5 milliards d’euros en 2022 à 17 milliards en 2023 (+ 37 %), tandis que les allocations familiales augmentent et que le quotient familial fait timidement son apparition. […]

Darmanin, ça rime avec plaisantin, avec pantin, avec malin…

Le 19 octobre 2023, M.Darmanin, ministre de l’Intérieur était l’invité d’Yves Calvi sur BFMTV. Interrogé sur une éventuelle affinité entre le footballeur Karim Benzema et des musulmans exaltés, M.Darmanin a affirmé tranquillou

“En islam, je sais qu’en islam on respecte toute vie [sic]. Les vrais [re-sic] musulmans, ils font attention à toute vie et c’est une prescription de l’islam ».

Cela réconfortera certainement la famille du professeur M.Bernard (qui était enterré ce même jour) de savoir que ce dernier n’a pas été assassiné par un (vrai) musulman, de même que tous les Israéliens qui ont eu un proche assassiné par les séides du Hamas, de même d’ailleurs que quasiment toutes les victimes (pour ne pas dire toutes les victimes) des attentats contemporains en France.

Ajoutons que nous sommes friands de connaître les références de la « prescription » de l’islam en la matière à laquelle se réfère le ministre. Et prêts à parier qu’il va nous ressortir la pantalonnade du verset 32 de la sourate 5.

Toussaint 2023 : cheminons avec 9 témoins de l’invisible

Toussaint 2023 : neuf jours pour découvrir l’histoire de neuf saints, les prier et se mettre à leur suite !

La neuvaine

En cette neuvaine de la Toussaint, nous sommes invités à découvrir et à prier neuf figures de sainteté : Charles de Foucauld, Bernadette, Carlo Acutis, sainte Geneviève, Don Bosco, Pauline Jaricot, saint Louis, Louise de Marillac et Thérèse de Lisieux, autant de chemins différents qui mènent à Dieu.

Éclairés par leur exemple, nous pouvons prendre conscience que nous sommes nous aussi appelés à la sainteté et invités à leur emboîter le pas !

Une neuvaine inspirée de la Collection « Témoins de l’Invisible » des éditions Emmanuel, biographies romancées de saints, qui se lisent comme des romans (à partir de 10 ans).

Programme

Jour 1 – Charles de Foucauld : la foi

Jour 2 – Bernadette : la vérité

Jour 3 – Carlo Acutis : la mission

Jour 4 – Geneviève : le courage

Jour 5 – Don Bosco : la bonté

Jour 6 – Pauline Jaricot : l’audace

Jour 7 – Saint Louis : la justice

Jour 8 – Sainte Louise de Marillac : le service

Jour 9 – Thérèse de Lisieux : l’amour

Prière de la neuvaine

Prière quotidienne aux 9 saints

Saint Charles de Foucauld, priez pour nous et aidez-nous à fortifier notre foi

Saint Don Bosco, priez pour nous et aidez-nous à poser un regard de bonté sur chacun en particulier sur les jeunes

Bienheureuse Pauline Jaricot, priez pour nous et aidez-nous à avoir de l’audace pour annoncer le Royaume

Saint Louis, priez pour nous et aidez-nous à poser un regard juste sur chacun, sans jugement

Sainte Bernadette, priez pour nous et aidez-nous à annoncer Jésus, le chemin, la Vérité et la Vie

Bienheureux Carlo Acutis, priez pour nous et aidez-nous à mettre nos talents au service de la mission

Sainte Geneviève, priez pour nous et aidez-nous à trouver le courage pour affirmer notre opinion, prendre des justes décisions et affronter les épreuves

Sainte Louise de Marillac, priez pour nous et aidez-nous à nous mettre au service des plus pauvres

Sainte Thérèse, priez pour nous et aidez-nous à mettre l’Amour au cœur de notre vie

Saints et saintes du Seigneur, qui nous avez précédés dans la foi, priez pour nous, inspirez-nous, guidez-nous et protégez-nous ! Amen.

Pourquoi dit-on « un travail de bénédictin » ?

À partir du Moyen Âge, le christianisme est très présent en France, et l’influence des monastères joue un rôle crucial : économique, intellectuel, spirituel, parfois même politique… Avec le temps, apparaissent des expressions issues du monachisme comme « être aux cent coups » ou encore « l’habit ne fait pas le moine », que l’on utilise encore aujourd’hui. Plus tard se formeront d’autres expressions comme « un travail de bénédictin ». Aujourd’hui, Divine Box vous dit tout sur cette dernière expression : sa signification et son origine. En route !

Que veut dire l’expression « un travail de bénédictin » ?

L’expression « un travail de bénédictin » serait apparue au XIXe siècle. Elle désigne un long travail, la plupart du temps intellectuel, qui demande de la rigueur et beaucoup de recherches. Le sens de l’expression va ensuite s’élargir et désigner les différentes tâches qui demandent de la patience et de la minutie. Il peut s’agir par exemple, de rédiger une thèse, ou encore de récolter les cassis !

Au fait, c’est quoi un « bénédictin » ?

Les « bénédictins » (« bénédictines » pour les femmes) sont des moines qui appartiennent à l’ordre fondé par saint Benoît de Nursie, un frère d’origine italienne, considéré comme le Père du monachisme en occident. Sa très célèbre règle, écrite en 529, régit encore aujourd’hui la vie quotidienne des communautés bénédictines. Cette dernière est souvent résumée en une phrase : « prie et travaille » !

Pour reconnaître un moine bénédictin, c’est très simple : il suffit de regarder l’habit ! Les frères sont habituellement vêtus d’un habit noir serré par une ceinture de cuir, le tout recouvert d’une tunique… noire bien sûr !

Les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Wandrille en plein office © Abbaye Saint-Wandrille

Des moines mauristes à l’origine de l’expression

Il faut remonter jusqu’au XVIIe siècle pour comprendre l’origine de l’expression « un travail de bénédictin ». À cette époque, l’ordre des bénédictins se développe et devient riche et puissant… si bien que l’ordre devient laxiste et la règle de saint Benoît n’est plus respectée entièrement.

En réaction, plusieurs congrégations se créent au sein de l’ordre bénédictin. Parmi elles, on retrouve l’ordre des « mauristes ». Cette congrégation, fondée au XVIIe siècle, va rapidement rayonner grâce à son travail intellectuel. « Aucune compagnie religieuse, aucun groupement de savants n’a égalé la Congrégation de Saint-Maur, et ne peut même se vanter de l’avoir suivie à une assez longue distance » lit-on par exemple dans le dictionnaire de théologie catholique (ouvrage du XXe siècle sur les différentes théologies catholiques).

Les mauristes sont donc des travailleurs assidus, célèbres notamment pour leur travail d’historiographie (étude de la façon d’écrire l’histoire) ! C’est en référence à ces mauristes et au travail de longue haleine qu’ils ont mené que va naître l’expression « un travail de bénédictin ». On devrait même dire “un travail de mauriste” pour être tout à fait exact…

Saint Maur est le saint patron des mauristes © communauté Saint-Martin  

Pour résumer

Nous y voilà, vous savez désormais (presque) tout sur les origines de l’expression « un travail de bénédictin » et sur sa signification. Pour ceux d’entre vous qui auraient besoin de reprendre des forces avant d’entreprendre une telle besogne, allez donc faire un tour sur la boutique monastique en ligne de Divine Box, pour vous accorder une pause gourmande, bien méritée !

Le vote des catholiques

Dans France catholique, Fabrice Madouas a interrogé Jérôme Fourquet, suite à la parution de son nouveau livre sur La France d’après. Extrait :

Que prépare le Synode ?

Philippe Maxence reçoit les abbés Barthe et Guelfucci, le père Jean-François Thomas ainsi que Jeanne Smits :

Métiers en tension…

Dans son projet de loi sur l’immigration, Darmanin veut régulariser les clandestins dans les métiers en tension.

Parle-t-il de cette tension là ?

Installé depuis huit ans, le McDonald’s près de la place Jeanne-d’Arc, à Toulouse, fermera le 30 novembre. « Nous enregistrons entre 35 et 40 % de baisse de chiffre d’affaires, déplore son propriétaire, Michel Réglat, interrogé par la Dépêche du Midi. C’est énorme. C’est le seul de nos établissements soumis à cela. » La cause ? Le boulevard de Strasbourg, où est située l’enseigne, est « gangrené par les dealers ».

« Les clients ne viennent plus. Ce n’est plus possible de travailler dans de telles conditions. D’ailleurs je pense que ce local va rester longtemps inexploité. Personne ne veut venir travailler dans de telles conditions. Nous ne sommes pas les seuls commerçants à fuir ce boulevard. »

L’Arménie attaque l’Azerbaïdjan devant la Cour internationale de justice

L’Arménie a demandé à la Cour internationale de Justice (CIJ) dix mesures conservatoires à l’encontre de l’Azerbaïdjan, jeudi 12 octobre, dans l’affaire relative à l’Application de la convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (Arménie c. Azerbaïdjan).

La CIJ doit empêcher le nettoyage ethnique au Haut-Karabakh

Selon Erevan, «l’Azerbaïdjan doit s’abstenir […] de déplacer du Haut-Karabakh les personnes d’origine arménienne qui s’y trouvent encore, ou d’empêcher le retour sûr et rapide dans leurs foyers des personnes déplacées pendant la récente offensive militaire […] tout en permettant à celles qui le souhaitent de quitter le Haut-Karabakh sans entrave. » Également, il « doit retirer tous les personnels militaires et policiers de tous les établissements civils du Haut-Karabakh occupés depuis son attaque armée du 19 septembre 2023.»

Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) partage les demandes d’Erevan. Il est peu probable que l’Azerbaïdjan démilitarise le Haut-Karabakh, première étape de son projet expansionniste et irrédentiste qui menace explicitement l’Arménie elle-même. Mais les Arméniens du Haut-Karabakh doivent pouvoir y rester, le quitter ou y revenir en toute sécurité. Le nettoyage ethnique qu’ils subissent n’est pas tolérable, et leur droit de vivre sur leur terre ancestrale doit être protégé.

La protection du patrimoine arménien en jeu

De plus, Erevan réclame que la Cour ordonne à l’Azerbaïdjan de ne «modifier ni détruire aucun monument à la mémoire du génocide arménien de 1915 ni aucun autre monument ou bien ou site culturel arménien présent dans le Haut-Karabakh.» Un vœu pieux, alors que 99% du patrimoine arménien du Nakhitchevan, l’exclave azérie entre les frontières de la Turquie et de l’Arménie, a été détruit, y compris le cimetière historique de Djoulfa, malgré les protestations de l’UNESCO.

Sur les 75% du territoire du Haut-Karabakh repris par l’Azerbaïdjan en 2020, la totalité des Arméniens avaient fui et la totalité de leur patrimoine avait été détruit. Manifestement, les meilleurs protecteurs du patrimoine arménien restent les Arméniens eux-mêmes.

Une longue bataille juridique devant une CIJ impuissante

Cette affaire devant l’organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies a débuté le 16 septembre 2021. Le 28 décembre 2022, Erevan avait notamment demandé à la CIJ d’ordonner à l’Azerbaïdjan de rétablir le libre accès au corridor de Latchine, ce qu’elle avait en effet décidé dans son ordonnance du 22 février 2023.

La CIJ juge les différends entre les États. Elle peut indiquer des mesures conservatoires avant de statuer sur le fond des affaires. Ses décisions sont sans appel, mais elle n’a aucun moyen de les faire appliquer. Preuve en est, la situation ne fait que s’empirer pour les Arméniens du Haut-Karabakh. La CIJ rendra une décision vraisemblablement favorable aux demandes de l’Arménie.

L’ECLJ agit déjà auprès du Conseil de l’Europe pour qu’il suspende exclue l’Azerbaïdjan des États membres. Une décision favorable à l’Arménie venant de la Cour Internationale de Justice serait un puissant signal et soutien pour que les députés de l’Assemblée du Conseil de l’Europe se mobilisent contre l’Azerbaïdjan.

Votre soutien pour les arméniens et le respect de l’État de droit est également essentiel. Signez et partagez la pétition pour que l’Azerbaïdjan soit suspendu du Conseil de l’Europe

Exhortation apostolique à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

Sur la confiance en l’amour miséricordieux de Dieu. Extrait :

9. Comme il arrive dans toute rencontre authentique avec le Christ, son expérience de foi l’appelait à la mission. Thérèse a pu définir sa mission en ces termes : « Je désirerai au Ciel la même chose que sur la terre : Aimer Jésus et le faire aimer ». [15] Elle a écrit qu’elle était entrée au Carmel « pour sauver les âmes ». [16] En d’autres termes, elle ne concevait pas sa consécration à Dieu en dehors de la recherche du bien de ses frères. Elle partageait l’amour miséricordieux du Père pour l’enfant pécheur, et celui du Bon Pasteur pour les brebis perdues, éloignées, blessées. C’est pourquoi elle est la Patronne des missions, maîtresse en évangélisation.

10. Les dernières pages de l’ Histoire d’une âme [17] sont un testament missionnaire. Elles expriment sa manière de concevoir l’évangélisation par attraction, [18] et non par pression ou prosélytisme. Il est intéressant de lire comment elle le résume : « “ Attirezmoi, nous courrons à l’odeur de vos parfums”. O Jésus, il n’est donc même pas nécessaire de dire : En m’attirant, attirez les âmes que j’aime. Cette simple parole : “Attirez-moi” suffit. Seigneur, je le comprends, lorsqu’une âme s’est laissée captiver par l’odeur enivrante de vos parfums, elle ne saurait courir seule, toutes les âmes qu’elle aime sont entraînées à sa suite ; cela se fait sans contrainte, sans effort, c’est une conséquence naturelle de son attraction vers vous. De même qu’un torrent, se jetant avec impétuosité dans l’océan, entraîne après lui tout ce qu’il a rencontré sur son passage, de même, ô mon Jésus, l’âme qui se plonge dans l’océan sans rivages de votre amour, attire avec elle tous les trésors qu’elle possède… Seigneur, vous le savez, je n’ai point d’autres trésors que les âmes qu’il vous a plu d’unir à la mienne ». [19]

11. Elle cite ici les paroles que l’épouse adresse à l’époux dans le Cantique des Cantiques (1, 3-4), selon l’interprétation approfondie par les deux docteurs du Carmel, sainte Thérèse de Jésus et saint Jean de la Croix. L’Époux est Jésus, le Fils de Dieu qui s’est uni à notre humanité dans l’incarnation et l’a rachetée sur la Croix. De son côté ouvert, il a donné naissance à l’Église, son Épouse bien-aimée pour laquelle il a donné sa vie (cf. Ep 5, 25). Ce qui est frappant, c’est que Thérèse, consciente d’être proche de la mort, ne vit pas ce mystère refermée sur elle-même, dans un sentiment de seule consolation, mais avec un esprit apostolique fervent.

Philippe de Villiers : “La puissance publique avoue être l’impuissance publique”

Interrogé pendant une quinzaine de minutes par Sonia Mabrouk sur Europe 1 et Cnews hier à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage, le roman du Roi-Soleil. Il a évoqué l’actualité :

L’islamo-gauchisme ne date pas d’aujourd’hui

Extraits d’une tribune de Michel Onfray dans Le Figaro :

L’islamo-gauchisme n’existe pas, proclament les islamo-gauchistes, comme il y a peu les tenants de la théorie du genre, par exemple la ministre de l’Éducation nationale du gouvernement socialiste de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, nous disaient que la théorie du genre n’existait pas… tout en favorisant son enseignement dans l’Éducation nationale. C’est fou comme la gauche est révisionniste, voire négationniste, quand il s’agit de faire oublier ses accointances avec les antisémites !

N’oublions pas que les inventeurs du négationnisme, tels Paul Rassinier, socialiste à la SFIO, puis communiste, ou Robert Faurisson, un temps compagnon de route du Comité Maurice Audin, un communiste membre du FLN, viennent de la gauche. Le journal Le Monde, autrement dit la gauche comme il faut, publie une tribune de Faurisson intitulée Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz le 29 décembre 1978. On a déjà le goût des vrais débats dans ce journal! Nombre de négationnistes sont aujourd’hui à l’extrême gauche, la vraie. Pierre Guillaume, le libraire de la Vieille Taupe qui diffusait les textes négationnistes et révisionnistes, venait de Socialisme ou barbarie. On comprend que la gauche exige le monopole de l’écriture de l’histoire dans les médias, l’université, l’édition, la recherche: elle a bien des choses à cacher…

Premier exemple

Les socialistes du XIXe siècle, Marx compris, lire ou relire La Question juive, mais aussi Proudhon, Fourier, Leroux, Blanqui, sont antisémites et assimilent capital, capitalisme, argent, exploitation du prolétariat et Juifs. Ils fournissent les éléments de langage à l’antisémitisme de gauche contemporain paré des plumes de l’antisionisme.

Un certain Jean Jaurès, lors d’un voyage en Algérie datant d’avril 1895, écrit ceci des Juifs:

«Par l’usure, l’infatigable activité commerciale et l’abus de l’influence politique, (ils) accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois publics […]. Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus.»

Trois ans plus tard, dans son discours de Tivoli, il récidive:

«Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la force du prophétisme, […] manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion».

Deuxième exemple

Le Parti communiste français, en vertu du pacte germano-soviétique, collabore avec les nazis entre le 23 août 1939 et le 22 juin 1941 (1), date à laquelle leur ami Hitler siffle la fin de la collaboration entre le totalitarisme brun, le sien, et le totalitarisme rouge, celui de Staline et de ses amis. C’est l’époque où, parlant de Léon Blum, Maurice Thorez, alors patron du PCF, écrit:

«Le sang innocent qui ne tache jamais ses mains aux doigts longs et crochus.»

Le 22 octobre 1941, Guy Môquet, communiste, fils d’un député communiste, est fusillé comme otage et non comme résistant: il est emprisonné le 13 octobre 1940, le Pacte sévit toujours, pour avoir distribué des tracts défaitistes et collaborationnistes et non des tracts résistants. Il a été choisi parmi d’autres comme otage par les nazis pour venger la mort d’un de leurs officiers tué à Nantes le 20 octobre 1941 par trois communistes devenus résistants puisque le pacte a été rompu par Hitler le 22 juin 1941 et non parce qu’il résistait. Le pacte germano-soviétique invitait au contraire: il souhaitait la paix avec l’occupant nazi au nom d’un combat contre des ennemis communs: les gaullistes, la City, le capitalisme, les Anglais et… les Juifs. C’est le même PCF qui demande à l’occupant hitlérien que L’Humanité reparaisse en juin 1940.

De même, Staline fut un antisémite invétéré, qu’on se souvienne du procès des blouses blanches en 1953.

Troisième exemple

Les attentats de Septembre noir, début septembre 1972, permettent à des terroristes palestiniens d’abattre onze athlètes israéliens, et un policier. Sartre manifeste son soutien ainsi qu’un certain Edwy Plenel. La notice Wikipédia intitulée «Prise d’otages des Jeux olympiques de Munich» est bien faite, on a de bons community managers à gauche: on n’y trouve en effet ni le nom de Sartre ni celui de Plenel. Dommage, car on eut aimé lire ce qu’écrivait l’actuel patron de Médiapart dans Rouge (n° 171):

«L’action de Septembre noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l’amiable que les réactionnaires arabes s’apprêtaient à conclure avec Israël. […] Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation. […] À Munich, la fin si tragique, selon les philistins de tout poil qui ne disent mot de l’assassinat des militants palestiniens, a été voulue et provoquée par les puissances impérialistes et particulièrement Israël. Il fut froidement décidé d’aller au carnage».

On aurait également aimé lire ou relire ces phrases de Sartre, tellement à l’aise pendant l’occupation nazie qu’il pistonne Simone de Beauvoir pour qu’elle travaille dans une radio antisémite en 1944, quelques semaines avant le Débarquement allié, qui affirme dans La Cause du peuple du 15 octobre 1972:

«Dans cette guerre, la seule arme des Palestiniens est le terrorisme. C’est une arme terrible mais les opprimés n’en ont pas d’autre ; et les Français qui ont approuvé le terrorisme du FLN contre des Français doivent également approuver l’action terroriste des Palestiniens. Ce peuple abandonné, trahi et exilé ne peut montrer son courage et la force de sa haine qu’en organisant des attaques mortelles.»

L’ignominie remonte à loin. Nombre de philosophes dits des Lumières sont antisémites: Voltaire, Diderot, Kant, Sade, d’Holbach. Ce ne sont pas des penseurs de droite, catholiques, monarchistes, contre-révolutionnaires, mais des icones pour les progressistes. De même avec l’abbé Grégoire qui, étrangement, passe pour un philosémite, probablement par ceux qui ne l’ont jamais lu, alors qu’il propose de régénérer la race juive, ce qui suppose donc qu’elle soit dégénérée, avant d’inviter les Juifs à cesser de l’être pour se fondre dans la République – lire, pour s’en rendre compte, son Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs. Pour les fainéants, la seule lecture du titre suffit pour constater que les juifs sont dégénérés physiquement, moralement et politiquement. Sous Mitterrand, l’homme dont l’ Essai a été préfacé de façon élogieuse par Robert Badinter, a été panthéonisé… Il est vrai que cet évêque constitutionnel siégeait lors de la Convention avec les Montagnards, l’extrême gauche révolutionnaire. Il était du bon côté des forces du mal. […]

Rappelons enfin que, pendant la Seconde Guerre mondiale, le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, choisit son camp: il approuve Hitler qu’il rencontre à Berlin en novembre 1941 et, antisémitisme oblige, il souhaite rallier les Arabes à la cause nazie. Le 27 octobre de la même année, il rencontre Benito Mussolini qui accepte son soutien aux puissances de l’Axe. Il crée une division arabe de waffen SS. À Berlin, le 2 novembre 1943, il enseigne:

«Les musulmans devraient suivre l’exemple des Allemands qui ont trouvé une solution définitive au problème juif».

Le 15 mai 1945, il est arrêté par les troupes françaises, puis transféré dans la région parisienne où il vit confortablement avec ses deux secrétaires. La mosquée de Paris met un cuisinier à sa disposition. Il déménage plusieurs fois et reçoit qui il veut, quand il veut, comme il veut. La France refuse son extradition. Mais il part finalement au Caire sous un faux nom avec de faux papiers fournis par le Quai d’Orsay. Il meurt à Beyrouth le 4 juillet 1974. Les leaders de l’OLP sont bien sûr à son enterrement. On voit bien quels Français s’y trouveraient aujourd’hui. […]

Marseille : Stéphane Ravier en immersion dans un Centre de migrants

Reportage d’une vingtaine de minutes réalisé par Livre Noir dans un Centre de rétention administrative pour migrants avec le sénateur Stéphane Ravier. Le lieu où ils sont retenus 60 jours avant d’être – théoriquement – expulsés dans leur pays d’origine. Aujourd’hui, pour 500 000 sans papiers en France, il n’existe que 3 000 places dans les CRA.

  • 0:00 – Immersion dans le CRA (Centre de Rétention Administrative)
  • 7:10 – Marché aux puces de Marseille
  • 9:56 – Interview de Stéphane Ravier dans Marseille

Libération relaye en Une la photo d’un manifestant brandissant une photo générée par IA

Libération a publié en Une la photo d’un manifestant brandissant la photo d’un enfant dans les décombres de Gaza, photo déjà vue en février pour illustrer un tremblement de terre en Syrie et Turquie, en fait une photo générée par intelligence artificielle… Le directeur de la publication a été contraint de faire son mea culpa.

 

Roberto de Mattei : Histoire du concile Vatican II

Conférence donnée le 14 juillet par Roberto de Mattei, dans le cadre de l’Université d’été 2023 de Renaissance Catholique. Roberto de Mattei est un historien, philosophe de l’histoire et journaliste italien.

Nous avons plus de chances d’aller au ciel que de gagner un match de rugby

Intéressant parallèle entre le rugby et la vie chrétienne par l’abbé Baudouin De Maillard-Taillefer, FSSP :

[…] N’oublions pas d’abord que comparaison n’est pas raison : si l’image du ballon ovale permet de décrire un peu la vie des chrétiens, on en restera cependant à une comparaison imparfaite et insuffisante ! Ceci dit, quelles similitudes et différences entre le match des bleus et notre vie chrétienne ?

Sélectionnés à vie

Tout commence par la sélection, qui appelle le joueur à rejoindre l’équipe dont il arbore fièrement le maillot. De même, tout démarre pour les chrétiens avec le sacrement du baptême, où Dieu nous revêt du vêtement de la grâce sanctifiante : depuis ce jour nous sommes sélectionnés à vie dans l’équipe du Bon Dieu ! Et dès cette étape, une différence majeure saute aux yeux : Fabien Galthié n’a que 22 places dans son équipe, alors qu’il n’y a pas de limites dans le camp des saints ! 

La composition du XV

Au rugby, on affronte un adversaire humain comme nous ; dans la vie spirituelle, l’équipe adverse est composée du diable comme capitaine, des démons comme piliers et du monde comme ailiers. Par contre l’équipe chrétienne – la nôtre –  est composée de tous les saints du Ciel, avec comme capitaine Notre Seigneur Jésus-Christ, sorte de demi-de-mêlée qui ne cesse d’attirer à lui tous les hommes et d’encourager les chrétiens. Il est secondé par la Très Sainte Vierge Marie, en quelque sorte un demi d’ouverture parfait, qui pousse chacun à donner le maximum : « faites tout ce qu’il vous dira ! » Face à ce binôme, l’équipe adverse ne peut rien faire, d’où les attaques sur les joueurs plus faibles que nous sommes… Autre atout de l’équipe chrétienne : les liens étroits de notre capitaine avec l’arbitre : qui d’autre, pour tenir le rôle de juge suprême, que Dieu en personne, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ ? 

Un jeu où tous ont le ballon – en même temps !

Au rugby, le cœur du jeu est la maîtrise du ballon ovale ; le cœur de la vie spirituelle est la grâce. La grâce vient de Dieu, nous l’avons reçue au baptême, et nous avons à grandir avec elle chaque jour. Alors qu’il n’y a qu’un seul ballon (normalement!) sur un terrain de rugby, ici tous les chrétiens peuvent avoir la grâce en même temps, donc marquer bien plus de points face à l’adversaire ! Et s’il est vrai qu’au rugby, les adversaires peuvent tenir et jouer le ballon, et ainsi marquer des points pour l’emporter ; dans la vie spirituelle il en va autrement ! Là, ni les démons ni le monde ne peuvent se saisir de la grâce divine : ils ne peuvent qu’essayer de la contrer, y faire obstruction, pousser à la faute, mais aucunement marquer des points. La victoire d’un chrétien est donc bien plus aisée que celle du XV de France, elle nécessite seulement de marquer le minimum de points, c’est-à-dire d’être saint en acte : un ultime acte d’amour de Dieu comme celui du bon larron sur la croix, un simple drop avec ses trois points, et c’est le Ciel assuré ! 

Aller chercher le bonus offensif

Ceci dit, pourquoi se contenter du minimum ? Le score fleuve de France-Namibie (96-0)  manifeste l’envie des joueurs de marquer le plus de points possible. Et pour marquer des points au rugby, il faut inscrire des essais. Cela tombe bien, le Bon Dieu nous demande aussi de faire des essais sur terre, d’essayer encore et toujours de faire le bien qui est à notre portée. Le succès dans la vie chrétienne ne dépend pas (toujours) de nous, mais aussi longtemps que nous persévérons, tentative après tentative, essai après essai, le tout infusé de charité, alors nous demeurons avec le Bon Dieu qui se charge de les valider et de les transformer pour nous !

Cartons et sanctions : dernière chance jusqu’au coup de sifflet final

Toutefois, marquer n’est pas si évident, car l’équipe adverse lutte pied à pied pour défendre son terrain et nous pousser à la faute. Cette équipe démoniaque ne peut pas triompher, mais si elle obtient le match nul elle aura éloigné pour toujours une âme de la Sainte Trinité. Pour cela, elle compte sur nos faiblesses, nos erreurs de lecture, nos trahisons : ce sont les fautes, en-avants et autres gestes dangereux sur les joueurs. Selon la gravité, elles peuvent donner lieu à une pénalité, pour les péchés véniels, et jusqu’à une exclusion du terrain, dans le cas des péchés mortels. Là encore, le règlement est plus souple dans la vie chrétienne que sur la pelouse : tant que le match n’est pas achevé, tant que la vie terrestre suit son cours, les exclusions ne sont que temporaires ! Par contre, elles ne durent pas dix minutes, mais jusqu’à ce que nous reconnaissions nos fautes et implorions la miséricorde de Dieu dans le sacrement de pénitence. Si en revanche la mort nous trouve sur le banc et non sur le terrain, sans la charité qui est nécessaire au vêtement de notre baptême, alors l’exclusion devient définitive, alors il est trop tard, alors le Ciel est perdu, et c’est l’enfer par notre faute et notre orgueil…

La stratégie de la victoire

Pour gagner, il faut marquer des points, au moins le minimum, et viser le maximum ; pour cela il faut donc batailler contre l’équipe adverse : de l’intérêt des passes, mêlées, courses vers l’en-but, jeu au pied, touches et ballons portés : autant d’actes différents, autant de combinaison possibles, autant de manières différentes de vivre chrétiennement, saintement, avec l’amour de Dieu et du prochain qui nous rapprochent inexorablement de la victoire ! Chacun de nous peut ainsi trouver la manière qui lui correspond de renoncer à soi-même, de prendre sa croix et de suivre le Christ, le tout sous l’œil attentif et les avis techniques du staff que constituent les prêtres et évêques, pasteurs de l’Église, entraîneurs de l’équipe de Dieu !

Aussi n’ayons pas peur des placages et obstructions adverses : ce sont les épreuves et difficultés qui ne manquent jamais sur le chemin vers le Ciel. Et puis, quand l’adversaire fait une faute, n’y a-t-il pas avantage pour notre équipe ? Cet avantage, comme nos avancées, ce sont toutes les grâces actuelles qui ne cessent de pleuvoir sur nous au quotidien, souvent à notre insu. 

Le match a déjà commencé

Que nous le voulions ou non, depuis que nous sommes nés, l’engagement est joué, le match de notre vie est lancé, et depuis le baptême nous sommes pleinement enrôlés dans le camp de Dieu. Vous l’aurez compris, nous affrontons un adversaire redoutable, mais contre un adversaire qui ne peut pas gagner, qui a déjà perdu. La seule question, c’est l’équipe que nous soutiendrons : allons-nous jouer le beau jeu de Dieu, en vivant de charité, en essayant chaque jour de faire le bien qui est possible, en aimant Dieu et le prochain ? Ou au contraire, nous replierons-nous sur nous-même, dans notre orgueil, notre confort ou notre paresse, multipliant en-avants et jeu dangereux des péchés, jusqu’à l’exclusion définitive de l’enfer ? Oui, la bataille fait rage  autour de nous, comme au point de retombée du ballon après une touche, certes il peut y avoir des blessures, des fautes, des chutes : mais n’ayons pas peur, le Christ est toujours à nos côtés pour nous relever. Après tout, ne triomphe-t-il pas par la Croix, dans la souffrance et l’humiliation, avec et malgré elles ? Oui, il est normal que notre vie chrétienne soit un combat : mais c’est pour que la victoire soit plus belle, et qu’elle dure toute l’éternité ! 

Le Mouvement Conservateur a fêté ses 10 ans, sous le signe de l’âme de l’Europe

Le 14 octobre, le Mouvement Conservateur, présidé par Laurence Trochu, organisait une journée avec près de 400 militants dans le Grand Théâtre d’Asnières, pour le 10e anniversaire de Sens commun dont il est le successeur.

Le Mouvement avait placé la journée sous le signe de l’Europe, en accueillant 7 orateurs de très haut niveau venus de 6 pays différents. Les éclairages donnés par ces personnalités sur l’actualité politique dans leur pays a conforté l’analyse des Conservateurs sur l’urgence d’une convergence européenne. Deux tables rondes réunissant des personnalités reconnues, l’une sur la lutte contre la déconstruction culturelle ; l’autre sur l’écologie, ont rythmé la journée. Du témoignage unanime des participants, elles ont permis d’explorer en profondeur des thèmes cruciaux pour la droite et pour la campagne des européennes.

  • Phillip Blond, ancien conseiller de David Cameron
  • José Javier ESPARZA TORRES, journaliste, essayiste espagnol, auteur de La Gran Epopeya de España
  • David ENGELS, universitaire belge, auteur de La crise de l’Union européenne
  • Rodrigo BALLESTER, directeur du Mathias Corvinus Collegium (MCC) à Budapest
  • Jean-Frédéric POISSON, Président de VIA La Voie du Peuple
  • László TROCSANYI, eurodéputé hongrois, ancien Ministre de la Justice du gouvernement Orbán
  • Francisco José CONTRERAS PELÁEZ, ancien député Vox de Séville
  • Bérénice Levet, philosophe et écrivain
  • Francisco GIUBILEI, éditeur et essayiste italien, conseiller spécial du Ministre de la culture, auteur de Conservare la natura et de Sovranità energetica
  • Bertrand ALLIOT, porte-parole français de l’association «Action Ecologie»

Invitée d’honneur de la journée, Marion Maréchal, tête de liste Reconquête ! pour les élections du 9 juin 2024, a délivré un discours fondateur, appelant de ses vœux la consolidation d’un véritable conservatisme français, éloigné de toute logique de passivité mais au contraire animé d’un esprit de conquête et de victoire.

Enfin, la présidente du Mouvement Laurence Trochu a délivré un discours magistral en 3 temps : elle a d’abord relevé le degré sans précédent de menace qui pèse sur l’Europe, et appelé les Conservateurs de tous les pays à s’unir pour former, face au péril du terrorisme islamique, la Grande Muraille d’Europe. Elle a ensuite appelé à refaire une civilisation, et donc réveiller et faire vivre l’âme de l’Europe, qui repose sur l’identité propre de chaque peuple qui la compose, en complément du substrat culturel commun grec, latin, chrétien. Elle a enfin détaillé la façon dont le Mouvement conservateur envisage ses combats à l’avenir en France, en instant sur l’importance des forces morales. Voici son discours :

Merci, mes chers amis du Royaume-Uni, du Royaume d’Espagne, de Hongrie, d’Italie, du Royaume de Belgique, et de toute la France, de vos témoignages. Merci du partage de votre expérience et de vos fulgurances.

Merci, chère Marion Maréchal, d’avoir fait entendre le timbre si vibrant et si juste d’une voix conservatrice, d’une voix fine, clairvoyante et soucieuse de proclamer à notre monde politique combien nous attendons mieux de lui.

Je dois dire que nous en avons besoin, de cet engagement, de ce courage et de cette lucidité de regarder la situation en face. Nous en avons grand besoin, car chaque minute perdue est une éternité dilapidée au grand livre de l’Histoire de nos Nations européennes.

Dans le ciel de l’Olympe, le sablier du géant Kronos s’écoule tandis que sa terrible faux frémit, semblant nous signifier après Paul Valéry : « Vous autres, civilisations ! Vous savez maintenant que vous êtes mortelles. »

Il y a déjà pourtant 55 ans – 55 ans ! plus d’un demi-siècle – que le visionnaire britannique Enoch Powell tenait devant le congrès du Parti conservateur un Discours qui restera dans l’Histoire :

« La fonction suprême de l’homme d’Etat est de protéger la société de malheurs prévisibles. […] Comme les Romains de Virgile, je vois confusément le Tibre écumant de sang. »   

Enoch Powell n’est plus parmi nous, et nous avons à cœur d’espérer que ses songes n’iront jamais jusqu’au bout de leur terrible prémonition romaine. Car qu’aurait-il dit au spectacle des attentats du métro de Londres, en 2005 ? Qu’aurait-il dit au spectacle du Bataclan, en 2015 ? Que dirait-il à la vue de ce qui s’est passé à Gaza il y a une semaine, le jour de la fête de Yom Kippour ? Que dirait-il de ce qui s’est encore passé hier à Arras ? Que dirait-il de la réaction de nos sociétés occidentales, gangrenées par la complaisance, paralysées par l’invasion migratoire qu’elles ont subie et qui les empêche littéralement de réagir comme elles le devraient, comme l’ont montré les circonlocutions douteuses du Président de la République en France ?

Le discours de Powell avait pourtant fait des émules. Il y a exactement 50 ans, notre visionnaire français, Jean Raspail, faisait paraître la prophétie que l’on sait, écrite du haut des rochers de Boulouris, à Saint-Raphaël, et qui chaque jour révèle sa pertinence. Pour tomber sous le coup de la conspiration du silence.

Il flotte dans l’air européen comme un parfum d’hypocrisie, de non-dits, de technocratie hallucinogène, de culture de mort et de mensonge.

Et nous Conservateurs de toutes les Nations d’Europe, vous mes chers amis, et les Peuples qui savent que nous avons raison, nous sommes les derniers debout sur la Muraille.

Car il y a une Muraille. Il y a une frontière. Il y a une limite.

Il n’est plus possible que le résultat de 2.500 ans de civilisation grecque, romaine, chrétienne, soit anéanti par le flot ininterrompu des arrivées de jeunes hommes déracinés, de jeunes familles dépourvues des fondations élémentaires d’une éducation, d’un art de vivre dans nos sociétés policées, d’une éthique morale.

Et pire que tout : de l’arrivée de djihadistes qui nous détestent et qui n’attendent qu’une chose, nous imposer leur loi, nous soumettre à leur violence, nous réduire à néant – ou à la conversion forcée.

Il est donc temps, grand temps, plus que temps de bâtir l’alliance de la Grande Muraille d’Europe.

Il faut bâtir un Mur en Europe.

Une maison ne tient pas sans murs, un pays ne tient pas sans frontières, un continent ne se maintient pas sans limites.

Il ne s’agit pas, bien sûr, d’un mur de pierre et de chaux. Il s’agit du Mur de nos volontés. Il s’agit du Mur de l’action, qu’il faut rendre implacable, celle de nos forces de sécurité, de police, de Justice. Il s’agit de la fin du droit du sol, de la fin du « droit d’immigrer » que constitue le regroupement familial et la jurisprudence des Cours nationales et européennes, de la fin du droit de se loger et de se nourrir en Europe sans travailler et sans rien apporter.

Il s’agit de retrouver une diplomatie qui relève la tête, qui cesse de consentir aux demandes larmoyantes des pays d’Afrique et du Maghreb, si insistants pour obtenir des avantages et des aides, alors qu’ils ont pourtant rejeté les puissances européennes  loin de leurs frontières.

Il s’agit de retrouver la capacité de dire NON.

Il s’agit de se dresser, devant l’Histoire, devant ce que nos enfants retiendront de nous, à l’appel de notre Honneur, devant nos Drapeaux – qui ont vu nos pères combattre comme des Lions, essuyer tant de peines –, et qui contemplent aujourd’hui le spectacle effroyable d’une génération réduite à l’impuissance, une génération de lionceaux ligotés dérivant au long des eaux saumâtres du renoncement.

Quelle meilleure occasion que les élections européennes pour relancer ce maul du courage, de la détermination et de l’espoir qui doit unir tous les Conservateurs d’Europe ?

Oui, ma chère Marion, tu as fait le choix courageux de revenir en politique et de reprendre le flambeau, de te mettre à la tête d’une liste européenne qui doit secouer l’Europe comme un séisme, un soubresaut apte à révéler les forces engourdies de la volonté de survie des peuples européens.

Ce combat, nous le mènerons avec toi, à tes côtés. Partout en France, partout en Europe, dans la grande chaîne solidaire des Conservateurs.

Et puis, mes chers amis, non contents de nous dresser sur le Mur extérieur de l’Union, il nous faut bâtir à nouveau une civilisation.

Il faut refaire l’âme de l’Europe.

Qu’est-ce que l’âme de l’Europe ? L’âme de l’Europe, c’est le meilleur de ce que chacune de nos Nations peut apporter à un ensemble géographique, politique, culturel qui partage tant.

L’âme de l’Europe, c’est la fondation pierre par pierre de la Chrétienté sur les ruines de l’Empire romain : c’est l’Espérance.

L’âme de l’Europe, c’est ce grand manteau d’églises et de monastères, suivant les figures immenses de Saint Martin, Saint Benoît, Saint Colomban, Saint Boniface et tous leurs successeurs, dont les fondations ont constitué le terreau et l’aliment de la vie intellectuelle : c’est la Foi.

L’âme de l’Europe, ce sont ces Clercs, qui avaient sauvé les manuscrits de l’Antiquité, qui étaient les grands éducateurs des peuples, à qui Charlemagne a demandé de fonder les premières écoles : c’est le Savoir.

L’âme de l’Europe, c’est cette puissance implacable avec laquelle l’aïeul de ce même Charlemagne avait arrêté la conquête Musulmane à Poitiers en 732, ou encore celle avec laquelle les armées navales de Dom Juan d’Autriche ont détruit la flotte ottomane à Lépante le 7 octobre 1571 : l’âme de l’Europe,c’est la Force.

L’âme de l’Europe, ce sont les rois arbitrant les litiges, sur le fondement d’un droit qui recherche toujours la plus grande équité entre les requérants : c’est la Justice.

L’âme de l’Europe, ce sont ces chefs œuvres dans chacun des 7 arts que le monde nous envie : c’est la Beauté.

L’âme de l’Europe, c’est la grandeur de sa littérature, de sa science, de ses Universités, c’est son ingéniosité et sa maestria.

L’âme de l’Europe, c’est ce ressort intime qui est dans le cœur des Hommes et qui les fait poursuivre de grandes ambitions, épouser de larges vues, et, dans le même temps, s’appliquer pour soi-même, en son for intérieur, à garantir la plus grande rigueur morale, la plus grande vertu, la plus grande exemplarité, et bien souvent la plus grand abnégation. L’âme de l’Europe, c’est le don de ses meilleurs esprits à de grandes œuvres, et c’est une forme de Charité.

Combien de continents dans le monde ont-ils été marqués d’une telle exigence ?

Certes, l’Europe a été grêlée de vicissitudes. Son Histoire est une trame entachée de conflits, de déchirements, de renoncements. Si l’Europe a sidéré le monde par les charmes de sa civilisation, elle a aussi déçu, détourné les Nations par la violence de ses conflagrations, puis par ses promesses non tenues.

Certes, cette Europe qu’on a voulu forger après la Guerre, fondée sur la mise en commun d’intérêts matériels, ne nous satisfait plus aujourd’hui. Cette Europe là a peut-être parlé à nos porte-monnaie, elle a sans doute contribué à la hausse de la prospérité en abaissant des barrières aux échanges, mais elle n’a jamais parlé à nos cœurs.

Cette Europe est impuissante, devant tous les grands dossiers de la planète. Cette Europe est incapable de parler d’une seule voix : nous venons de le voir au sujet des attaques en Israël et de l’aide au développement qui est encore versée dans la bande de Gaza.

En vérité, l’Europe unie n’a jamais existé que sous la pression d’ennemis communs. Depuis Charlemagne, ces ennemis communs, au Sud de l’Europe, ce sont les guerriers de l’Islam.

Cette configuration n’a pas changé. Le front du Sud est resté identique.

Il est temps de s’unir, car la menace n’est plus fictive ! Elle est devant nous, elle est chez nous. La menace, c’est la Turquie qui joue un double jeu et prête main forte à tous les fondamentalismes, tout en postulant à l’entrée dans l’Union européenne. Son soutien à l’Azerbaïdjan dans  la guerre du Haut-Karabagh est proprement scandaleux, au regard de l’Histoire et de ce qu’elle a déjà fait subir aux Arméniens ! Dans ce moment, nos pensées sont avec les victimes abandonnées de ce conflit éhonté, déplorant la passivité complète de l’Union européenne.

La menace, c’est l’Algérie, qui doit tant à la France et qui la nargue de plus en plus ouvertement.

La menace, ce sont les djihadistes qui nous viennent de Tunisie, de Libye, de Syrie, et que nous laissons prendre racine sur notre sol.

Nous ne résoudrons pas le problème de l’immigration en le repoussant en Italie, avec un poste de douane armé à Menton !

C’est à la racine qu’il faut prendre ce problème : interdire les départs à la source.

Pour cela, seule la volonté collective des pays européens peut changer la donne. Et dans les relations internationales, il n’y a qu’un seul langage qui soit audible : celui du rapport de force, avec tous les déploiements de puissance que cela sous-entend.

Alors, allez-vous me dire, qu’est-ce qui peut réveiller cette âme de l’Europe ? Si ce ne sont pas les institutions européennes sur lesquelles nous pouvons compter, qui va agir ?

Et vous avez raison : ce n’est pas Emmanuel Macron, ni Ursula von den Leyen qui vont nous tirer d’affaires.

Emmanuel Macron ?  Regardons ici, en quelques instants, le bilan de son second mandat.

Dans tous les domaines, ce ne sont que d’effroyables échecs et des reculs scandaleux au regard de l’Histoire.

  • La sécurité ? Faut-il rappeler l’effarante débandade du Stade de France, faut-il rappeler les viols, les attaques au couteau, les agressions permanentes dont les Françaises et les Français, sont l’objet, à l’instar de cette innocente Lola dont le meurtre sauvage nous a tant émus, à l’instar de cette dame âgée de 67 ans violée et rouée de coup de façon atroce à son domicile le 19 septembre dernier à Versailles par un étranger sous OQTF. On pourrait multiplier le récit de ces faits de francocides. Où est Emmanuel Macron ?
  • L’immigration ? Où en est la réduction des visas promise avec le Maghreb ? Depuis l’accueil de l’Ocean Viking jusqu’à celui des migrants de Lampedusa, ce sont des flots ininterrompus qui arrivent sur notre sol, comme en témoignent les 450.000 bénéficiaires de l’Aide Médicale de l’Etat, chiffre inégalé qui laisse penser que le nombre d’illégaux en France a atteint le million.
  • La politique étrangère ? Pouvons-nous imaginer plus vaste champ de ruine, après qu’Emmanuel Macron, multipliant avec arrogance les leçons qu’il croit pouvoir donner à la terre entière, a perdu la face devant tous les soutiens traditionnels de la France ? Même au Mali et au Sahel, où, au terme de 10 années de traque des djihadistes et de formation des armées locales, après que 58 de nos soldats ont payé le prix du sang, la France part sous la huée de potentats putschistes ! Comment la France, puissance permanente au Conseil de sécurité des Nations-Unies, peut-elle conserver sa crédibilité au hasard de tels résultats ?
  • en matière culturelle aussi. Quand la fête de la Musique au Palais de l’Elysée continue de ressembler à la Foire du Trône, ou encore quand Emmanuel Macron affirme le 27 juillet dernier, que notre chère langue française n’appartient plus à la France mais aux rives du fleuve Congo, comment croire qu’il oeuvre pour le rayonnement de notre pays ?
  • en matière économique, le bilan est tout simplement désastreux. Après les 600 milliards d’euros de dette supplémentaire contractées en raison d’une réaction disproportionnée aux conséquences du Covid, la France doit porter une dette record de 110% du PIB dont les intérêts vont radicalement limiter ses marges budgétaires. Elle se retrouve avec le bonnet d’âne de l’Union Européenne. La balance commerciale n’a jamais été aussi dégradée. A moins 160 milliards d’euros, elle tutoie les grandes profondeurs et on a du mal à discerner la martingale qui fera revenir la production industrielle en France. Et pourtant, les impôts ne baissent pas et même ne cessent d’augmenter, car il faut financer des chèques, et notamment des dépenses sociales consenties à l’égard des immigrés et de clientèles électorales, totalement irresponsables.
  • en matière d’énergie, la catastrophe causée par le désinvestissement dans le nucléaire est un scandale national. Loin de se détourner du miroir aux alouettes de l’éolien, E. Macron est en train d’obstruer l’horizon tout le long de nos côtes et de nos campagnes, avec des monstres d’acier aux pales en fibre de carbone.
  • quant à nos agriculteurs, face à une concurrence étrangère féroce et une inflation écrasante, ils se sentent abandonnés. Nous sommes loin de la nécessaire souveraineté alimentaire, qui avait pourtant été promise en 2020 et en 2022. “Gouverner c’est prévoir”. Les changements climatiques modifient déjà les cultures et nos agriculteurs savent depuis la nuit des temps s’adapter aux conditions nouvelles. Mais où est le Gouvernement pour anticiper, protéger et former pour l’agriculture de demain? Où est le Gouvernement pour les aider à adapter la production de semences, la logistique, le stockage, la transformation, trouver des débouchés, organiser la distribution ? Où est le Gouvernement pour repenser la formation des agronomes, car plutôt que d’indemniser sans réflexion de long terme, il faut permettre l’anticipation.
  • l’agenda sociétal n’est pas en reste. L’euthanasie va arriver au Parlement, nouvelle rupture anthropologique majeure qui va changer la place du médecin, pour le transformer en administrateur de la mort.

Vous l’avez bien compris, mes chers amis, nous ne pouvons pas compter sur E. Macron pour relever la France, et encore moins pour agir efficacement en Europe.

En réalité, pour réveiller l’âme de l’Europe, nous n’avons pas d’autre choix que de réveiller celles des Peuples d’Europe.

Il est temps que sortent de leur torpeur l’âme des Espagnols, celle des Autrichiens, celle des Irlandais, celle des Allemands, celle des Danois, et qu’elle s’unisse à celles des peuples qui ont déjà commencé à se réveiller : les Polonais, les Hongrois, les Suédois, les Italiens.

Car l’Europe d’aujourd’hui n’est pas un empire, c’est un concert de Nations.

J’ai bien entendu, dans vos discours et dans les tables rondes, les points forts qui font de vos pays des phares, chacun selon son génie propre.

  • la Grande-Bretagne a quitté l’UE, elle n’est pas exempte de mille défis, notamment migratoires et sécuritaires, mais ce pays, comme il l’a montré à l’occasion du couronnement de son nouveau roi, garde sa confiance dans sa permanence historique.
  • en Espagne, la coalition des droites est quasiment parvenue aux portes du pouvoir…
  • La Hongrie nous fournit un modèle remarquable de redressement de la politique familiale, convaincue qu’une nation qui n’a plus d’enfant se meurt, au sens propre et au sens figuré.
  • L’Italie a réussi son union des droites et nous montre la voie, même si elle ne peut réussir seule dans son dialogue avec Bruxelles.

Chacun à votre manière, vous avez secoué la torpeur du progressisme béat et destructeur, et vous avez entrepris de rendre à vos pays ce qui fait le fond de leur âme.

Et pour nous Français, quelle est notre tâche ?

Il nous faut – et cela a été brillamment développé ce matin – protéger notre patrimoine culturel des idéologies de la déconstruction. 

Il nous faut aussi mettre en oeuvre une écologie conservatrice, au service de l’homme : sortir de l’écologie punitive, ouvrir des perspectives positives dans les esprits de notre jeunesse, faire baisser nos émissions de carbone non pas par des sanctions mais grâce à la recherche et l’innovation, trouver un équilibre anthropologique et non pas seulement une vaine course mathématique à une décroissance hasardeuse.

Mais tout cela ne saurait suffire. Il faut aller plus loin.

Notre tâche consiste à réveiller et faire vivre l’âme de la France.

Qu’est-ce que l’âme de la France ?

–         c’est l’âme d’un peuple qui ne veut pas disparaître, pas subir, pas s’incliner, mais durer : c’est la Force.

Cette Force, nous la trouverons dans notre volonté impitoyable de ne plus rien céder aux faiblesses du découragement et de l’abandon. Il nous faut lutter ! Il nous faut rayonner autour de nous les convictions dont nous sommes remplis, et qui ne demandent qu’à s’épancher et remporter l’adhésion !

–         c’est une France fière de son histoire, de sa culture et de son art de vivre :

  • préservons la langue française, tant face à l’écriture inclusive que face à la disparition des savoirs fondamentaux !
  • exigeons l’excellence de l’instruction, fruit de l’exigence scolaire et de la sélection !
  • Cultivons la richesse des traditions et des terroirs !
  • Réhabilitons l’apport du christianisme dans notre culture et nos mœurs, si riches et si fécondes !
  • exigeons de l’Etat la mise en place d’office d’une organisation du culte musulman chargée de clarifier tout point de divergence avec notre culture et nos mœurs.
  • Ce que nous voulons, c’est une France belle où il fait bon vivre, dans laquelle les vertus d’équilibre et de mesure sont à nouveau remises à l’honneur.
  • protégeons notre écrin naturel et nos cadres de vie !
  • Reconnaissons le rôle irremplaçable de nos paysans et relevons les défis de production locale, de gestion des ressources limitées, de lutte contre le gaspillage et d’adaptation si nécessaire pour faire face à l’évolution du climat !
  • Donnons à nouveau les moyens nécessaires, dans la loi et dans les budgets, à nos forces de police et de gendarmerie afin que règne l’ordre, qui est la condition de la paix !
  • c’est une France humaine et juste, qui s’appuie sur les vertus de prudence et la justice:
  • rendons à nouveau la Justice, donnons les moyens à nos magistrats et faisons sanctionner les magistrats qui ne remplissent plus leur rôle !
  • Oeuvrons pour la préservation de l’espèce humaine et pour le caractère sacré de la vie !
  • Encourageons la famille, cœur de la société !
  • Développons le logement et la propriété privée comme lieu de l’enracinement !
  • Protégeons nos entreprises des ravages de la mondialisation, conservons nos emplois et assumons notre patriotisme économique, sans rogner sur les libertés et sans intervenir à tout propos !
  • Assumons enfin efficacement notre devoir de fraternité envers les plus fragiles, à commencer par notre prochain, c’est-à-dire nos propres compatriotes confrontés à la pauvreté !

Voilà un vaste programme, mais ô combien nécessaire chers amis. Car faire vivre l’âme de la France, c’est tout à la fois :

  1. donner à nouveau du sens à l’action de nos institutions publiques et de nos concitoyens.
  2. C’est s’inscrire dans une Histoire pour bâtir un Avenir.
  3. C’est admettre que devant les enjeux moraux qui se posent à nous – et Dieu sait s’ils ne manquent pas, du harcèlement que subissent nos enfants exposés aux “drag queens” dans les écoles, aux choix à faire en matière d’usage de l’intelligence artificielle, en passant par le contrôle de la vie humaine –, les solutions ne consistent pas essentiellement à trouver des critères matériels, mais à retrouver “la conscience sans laquelle la science n’est que ruine de l’âme” [Rabelais].
  4. C’est admettre que l’homme – “merveilleusement vain, divers et ondoyant” selon Montaigne ; “néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant” selon Pascal – doit parfois s’incliner devant la part de sacré qui le dépasse, qu’il ne peut balayer d’un revers de la main, ce que 2000 ans de civilisation nous ont enseigné avec constance.
  5. C’est accepter que la laïcité peut fournir des règles pour les rapports entre l’Etat et les religions, mais qu’elle ne saurait donner une âme à un peuple.
  6. Que les grandes lois de l’espèce humaine : la Prudence, la Justice, la Force et la Mesure, sont des vertus de l’âme, et qu’elles sont éminemment importantes pour les gouvernants, et qu’elles devraient être les critères du fonctionnement de nos institutions.
  7. Que ces vertus ne peuvent croître que si l’Etat et la société les honorent, les défendent et les protègent, et si l’école les enseigne.

Si nous tirons le meilleur de notre civilisation, en puisant dans son être profond, alors nous pouvons à nouveau être le phare dans la nuit que nos contemporains attendent des Conservateurs.

Chers amis, ne nous leurrons pas, les temps qui sont devant nous ne sont probablement pas faciles. L’insécurité augmente. La tension dans le pays est telle qu’E. Macron a reconnu lui-même qu’il ne pouvait pas dénoncer publiquement les institutions islamiques qui gangrènent nos quartiers, au risque de provoquer une guerre civile.

Comment, dans ce contexte, vont se passer les mois prochains, et en particulier les Jeux Olympiques organisés en France à l’été 2024 ?

Comment croire encore à la vertu de la Politique ?

Mais nous, Conservateurs, ne sommes pas démunis.

Nous avons un horizon. Cet horizon dans l’immédiat c’est la candidature que tu portes, chère Marion, pour les élections du 9 juin prochain au Parlement européen, de concert avec tous ceux qui te rejoindront sur ta liste. Tu le sais, le Mouvement conservateur, avec ses adhérents, est à tes côtés pour cette importante bataille.

Nous avons un programme : ce sont ces points que je viens de vous détailler. Un programme exigeant, un programme enthousiasmant. Je suis certaine que je peux compter sur vous, chers amis, pour le décliner, chacun à votre manière, chacun selon vos qualités, chacun dans votre Province, chacun avec l’optimisme et la générosité qui vous caractérisent.

Sur les rives de Seine où nous sommes réunis aujourd’hui, je ne peux manquer d’avoir une pensée pour une petite bergère qui, voici 1600 ans, faisait paître ses moutons, non loin d’ici, à Nanterre. Elle n’était pas grand chose. Elle aussi, a dû se dire que tout était perdu, lorsque les hordes de Huns qui avaient ravagé l’Europe ont déferlé sur Paris. Mais elle n’a pas baissé la garde.

« Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous resterons. Nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

Puissions-nous à notre tour ne pas baisser la garde, défendre chèrement notre pays, notre peuple et notre civilisation et mener pied à pied les combats qui nous attendent.

Vive la Conservation de notre patrimoine et de notre âme !

Vive nos Nations européennes !

Et comme dit Eric Zemmour:

Vive la République,

Et surtout, surtout, vive la France !

Saint Pierre de Colombier : Les éco-terroristes occupent à nouveau illégalement le chantier et commettent des violences

Les pseudo-écologistes mais vrais extrémistes de gauche ont à nouveau occupé illégalement le chantier du site Notre Dame des Neiges porté par la Famille Missionnaire de Notre Dame en Ardèche.

Alors qu’ils ont perdu tous leurs procès et que la FMND dispose de toutes les autorisations environnementales, les activistes ont usé de la force pour interrompre les travaux, pourtant autorisés formellement par la préfète de l’Ardèche :

Le promoteur ayant son permis en bonne et due forme, les recours ayant été épuisés, et les travaux de mise en défense réalisés, il était fondé de reprendre les travaux” [source]

La semaine dernière, deux activistes se sont enchainés à la pelleteuse entrainant l’arrêt provisoire des travaux. Et en début de semaine, les activistes ont pénétré de force sur le chantier que la communauté avait décidé de défendre pied à pied, frères et sœurs engagés de manière rugueuse sur le terrain :

“Les échanges ont été réellement virils, tant pour extraire les activistes de l’engin que pour les intercepter lorsqu’ils arrivaient ; une jeune sœur du sud-ouest qui a de bons restes de techniques rugbystiques a d’ailleurs fait un placage magistral sur celui qui semblait être le meneur des zadistes et qui a mordu la poussière.” [source]

Le lendemain, la passivité scandaleuse des gendarmes laissant passer (sur ordre?) les activistes, a entraîné les mêmes conséquences : vaine lutte et arrêt des travaux.

“Les échanges furent effectivement rugueux. La communauté et quelques amis ont réussi à contenir les activistes quelques instants mais, en raison de l’inaction des gendarmes, les travaux s’arrêtèrent pour des raisons de sécurité et les ouvriers furent envoyés sur un autre chantier. Encore une journée de travail perdue… Heureusement, un huissier présent fit correctement son travail pour bien caractériser les poursuites en justice.” [source]

La vidéo de la sœur plaquant le quinquagénaire mal rasé a été vue sur les réseaux sociaux des millions de fois et a entraîné une couverture médiatique jusqu’aux Etats-Unis. Il ne manquerait plus que Donald Trump fasse un don à la FMND pour que nos écolo-bobos anticléricaux fassent une syncope. [source]

Ces quelques extrémistes violents, qui veulent se faire passer pour des victimes tout en tentant de faire pression sur la justice et sur les pouvoirs publics, veulent imposer les contre-vérités d’une minorité au plus grand nombre. Et ils ont gain de cause car les travaux ne peuvent pas reprendre tant que le chantier n’est pas sécurisé. Or il est impossible voire même interdit dans notre Etat de droit de faire la police soi-même. Et la préfecture ne veut visiblement pas prendre ses responsabilités alors que c’est son rôle et sa mission de faire respecter l’ordre républicain.

Une fois de plus, Gérald Darmanin est un beau parleur mais surtout le pire ministre de l’intérieur que la France ait connu. En avril dernier, il promettait que plus une seule ZAD ne s’installerait en France et annonçait, début octobre, avec sa communication dégoulinante d’hypocrisie qu’une cellule de son ministère épaulerait les préfectures. Soit Gérald Darmanin est un menteur, soit cette préfète de l’Ardèche, Sophie Elizéon, anciennement déléguée interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, partage les opinions politiques et sociétales des zadistes.

Pour terminer, voici deux vidéos des journées des 16 et 17 octobre qui montrent que la violence vient des zadistes qui pénètrent de force dans un terrain privé :

Pour aider à la construction de ce futur sanctuaire, c’est ici.

Pour être informé de la suite des évènements, vous pouvez vous abonner à cette page facebook animé par un collectif de soutien à la FMND (voir son blog).

Le collectif de soutien vient également de créer une cagnotte pour faire face aux dépenses imprévues (frais d’avocat, d’huissier, sécurisation du chantier, gardiennage…) en raison des actions de ces activistes de l’ultra gauche. Toutes les explications ici.

Individualisation du prélèvement à la source : le couple devient la juxtaposition de deux célibataires

Le député Renaissance Marie-Pierre Rixain a fait adopter en Commission des finances un amendement au projet de loi de finances, concernant l’individualisation du prélèvement à la source. Le député explique dans l’exposé de cet amendement :

Le système fiscal français a été conçu sur un modèle de solidarité familiale entre conjoints mariés dans un contexte où les couples mono-actifs (homme actif et femme au foyer) représentaient le modèle dominant et la norme portée par les politiques publiques. Si des ajustements ont été apportés depuis, certains mécanismes de base restent très favorables au conjoint le plus aisé, dans 78 % des cas l’homme. Ainsi, les femmes en couple perçoivent un revenu annuel inférieur de 42 % à celui de leur conjoint, contre 9 % entre les femmes et les hommes sans conjoint. Un écart qui s’explique, en partie, par une charge fiscale qui tend à pénaliser les revenus du conjoint le moins aisé : plus l’écart de salaires est important entre les deux apporteurs, plus la fiscalité est avantageuse pour le foyer. Un biais fiscal qui, comme le montre les travaux de l’OCDE, pénalise l’emploi des femmes : le taux d’emploi des femmes est inférieur de 6 points à celui des hommes, et plus d’une femme sur quatre travaille à temps partiel contre moins d’un homme sur dix.

En France, l’impôt est prélevé à la source sur les revenus de chaque membre du couple. Par défaut, l’administration fiscale calcule un taux de prélèvement par foyer fiscal, qui tient compte de l’ensemble des revenus et charges, qu’elle applique pareillement à chacun des conjoints, indistinctement de leurs revenus propres. Néanmoins, même en couple, il est possible d’opter pour un taux de prélèvement individualisé afin de prendre en compte les écarts de revenus entre conjoints. Un mode de calcul qui évite de pénaliser le conjoint ayant les plus faibles revenus par un taux d’imposition disproportionné. Rappelons que l’imposition commune augmente le taux marginal d’imposition du conjoint ayant les revenus les plus faibles de 6 points tandis qu’elle diminue de 13 points celui du conjoint ayant les revenus les plus élevés.

Le présent amendement aménage le prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu pour les couples mariés ou liés par un pacte civil de solidarité et soumis à imposition commune. Il inverse, à compter de 2025, la logique qui prévaut actuellement s’agissant du taux de PAS en proposant l’application par défaut du taux individualisé, tout en ménageant la possibilité pour les contribuables concernés d’opter pour le maintien du taux du foyer fiscal.

Cette mesure qui fait partie de la proposition de loi visant à accélérer l’égalité fiscale et successorale entre les femmes et les hommes, déposée par Marie-Pierre Rixain le 7 mars 2023, a été annoncée par la Première ministre lors de la présentation du plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2023-2027) à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars 2023.

L’application systématique du taux de PAS individualisé – sauf option contraire – en lieu et place du taux du foyer fiscal vise ainsi à garantir une plus grande égalité entre les femmes et les hommes par une répartition des prélèvements entre les membres du foyer fiscal plus favorable à celle ou celui dont les revenus sont les plus faibles.

Compte tenu de la nécessité d’assurer l’information des contribuables en amont et des travaux de gestion nécessaires à la mise en œuvre du dispositif, l’entrée en vigueur de la mesure est fixée au 1er septembre 2025.

En pratique, cet amendement ne change rien, puisque l’impôt au final sera le même qu’avant, et que l’individualisation du taux est déjà possible. Le taux individuel de prélèvement à la source est calculé sur l’impôt qu’aurait payé la personne si elle n’avait pas été en famille. Or dans le cas de deux revenus différents, on sait que l’imposition de la somme des revenus est plus favorable à la famille que l’imposition de chaque revenu séparément, à cause du taux progressif et de l’application du quotient familial. Donc une des conséquences de cet amendement sera que dans bien des cas la somme prélevée sera supérieure à l’impôt. Ce n’est pas grave en principe, car la somme sera réajustée avec remboursement en fin d’année. C’est très intéressant pour la trésorerie de Bercy… mais pas pour la trésorerie de la famille.

L’ “Exposé sommaire” de l’amendement a une argumentation qui n’est ni juste, ni cohérente. On parle d’un prélèvement à la source favorable ou défavorable au conjoint le plus aisé ou le moins aisé. Cela n’a pas de sens puisque au final c’est la communauté qui est imposée, donc personne n’est ni lésé ni avantagé, et d’ailleurs le couple y gagne du fait du quotient familial. Ce qui compte, c’est que conformément à l’article 214 du code civil, les époux contribuent chacun aux charges du mariage “à proportion de leurs facultés respectives”, à eux de faire les comptes.

Il est écrit dans cet exposé sommaire “une charge fiscale qui tend à pénaliser les revenus du conjoint le moins aisé”, puis dans la phrase suivante on reconnaît que “plus l’écart de salaires est important entre les deux apporteurs, plus la fiscalité est avantageuse pour le foyer”. Au lieu de capitaliser sur cette vérité, le rédacteur la qualifie immédiatement de “biais fiscal”, et change de sujet en rendant cette disposition favorable aux familles coupable de “pénaliser l’emploi des femmes”, ce qui est plus que discutable (les travaux de l’OCDE invoqués ne font que constater les différences entre l’emploi des femmes et celui des hommes, et ne prouvent en rien que le bénéfice fiscal accordé aux familles en soit responsable).

La conclusion est donc que cet amendement ne change rien sauf l’option par défaut d’un taux global ou individualisé pour le prélèvement à la source, donc un avantage financier par défaut pour L’État.

Alors si cette opération est neutre, pourquoi un tel amendement ?

On a l’impression que le rédacteur ne parle pas d’une famille, mais de la juxtaposition de deux célibataires, que les charges de familles et de l’éducation des enfants seraient une corvée. L’impression que donne le texte est que la famille est une aliénation de l’individu, et particulièrement de la femme. On sent derrière ça la volonté d’abandonner à terme la notion de famille, que le seul interlocuteur doit être l’individu. Or nous savons que la famille est la clé de voûte de la société, et la famille est fondée sur la solidarité de ses membres. Cet amendement est dangereux car il oriente encore plus vers l’individualisation (chacun pour soi) au détriment de la solidarité du couple.

Le même député a déposé un autre amendement pour permettre de faire des dons exonérés aux associations féministes et autres wokes, amendement également adopté en commission.

I-Média – Terrorisme, guerre : ce qu’on ne vous dit pas

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les images de la frappe sur l’hôpital Al-Ahli, dans la ville de Gaza. L’occasion de faire le point sur ceux qui se sont emportés dans des conjectures incertaines et ceux qui plus prudents recherchent la désescalade dans ce conflit.

Le dossier du jour revient sur les actes terroristes qui ont secoué la France et l’Europe à Arras et Bruxelles. Un professeur assassiné sous les coups de poignard de Mohammed Mogouchkov, un individu radicalisé fiché S et ancien élève du lycée Gambetta. Et deux supporters suédois tués par Abdessalem Lassoued, un assaillant terroriste en situation irrégulière, venu en Europe par les filières d’immigration de Lampedusa. Une information que se gardent bien de communiquer la plupart des médias.

Et puis on n’oubliera pas les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour, en partenariat avec l’OJIM, consacré à Cyril Hanouna, l’animateur vedette de l’émission phare de C8.

Une fois de plus la science est pro-vie

Les bébés seraient conscients plus tôt que prévu :

Quand l’être humain prend-il conscience pour la première fois ? Si la science a longtemps considéré que la conscience apparaissait petit à petit, au fil du développement de l’enfant, une nouvelle étude révèle que le cerveau du nourrisson serait en réalité capable d’expériences conscientes dès la naissance, et peut-être même en fin de grossesse. Les chercheurs à l’origine de la découverte ont publié leurs conclusions dans la revue Trends in Cognitive Science, sous le titre “La conscience dans le berceau : sur l’émergence de l’expérience du nourrisson”. […]

Levant un peu plus le voile sur “ce que c’est que d’être un bébé”, cette découverte remet en cause l’idée selon laquelle les nourrissons sont simplement des êtres passifs qui réagissent aux stimuli extérieurs. Elle soulève des questions majeures sur notre perception des nouveau-nés et sur la manière dont nous les traitons, et pourrait avoir des implications sur le plan clinique, éthique, et même potentiellement juridique dès lors que les individus possédant une conscience ont un statut moral différent de ceux qui en sont dépourvus.

Comment l’OMS contrôle la démographie européenne

Louis-Marie Bonneau, chercheur associé de l’ECLJ était interrogé ce matin à propos de l’alliance entre l’OMS et le lobby parlementaire du planning familial en vue du contrôle de la démographie :

L’État envisage le retrait du contrat avec le lycée musulman Averroès de Lille

Le préfet des Hauts-de-France vient de convoquer le président de l’association du lycée privé musulman Averroès. Le contrat d’association liant l’établissement scolaire à l’État va être réexaminé, voire résilié. L’État envisage de rompre son contrat d’association avec le lycée musulman où on lit des auteurs salafistes en cours d’éthique musulmane.

En septembre dernier, 3 militantes du collectif identitaire Némésis partaient en garde à vue pour avoir déployé une banderole alertant sur les lectures salafistes dans ce lycée musulman Averroès de Lille.

Le maire de la ville Martine Aubry  a aussi porté plainte contre elles pour « incitation à la haine raciale ». Martine Aubry va-t-elle poursuivre le préfet ?

En 2015, Gérald Darmanin et Xavier Bertrand visitaient le lycée Averroès. Ils étaient alors respectivement maires de Tourcoing et de Saint-Quentin.

“L’Église est ouverte à tous, mais la paix de Dieu est donnée aux conditions de Dieu, pas à celles de l’homme”

Un évêque du Synode a fait appel à la “fidélité et à la constance” dans une homélie prononcée hier dans la basilique Saint-Pierre. C’est Dieu qui fixe les règles, pas les hommes. Mgr Grusas, archevêque de Vilnius, né aux États-Unis, a déclaré que la réforme n’était pas une fin en soi. Il a ajouté :

“Tous ceux à qui le message du Royaume de Dieu est annoncé ne seront pas prêts à le recevoir – l’homme a la liberté d’accepter ou non la Bonne Nouvelle de Dieu. L’Église est ouverte à tous, mais la paix de Dieu est donnée aux conditions de Dieu, pas à celles de l’homme”.

Se référant aux débats du Synode, l’archevêque a lancé :

“Alors que nous continuons à discuter des processus, des structures et des institutions nécessaires à une Église synodale missionnaire, nous devons nous assurer qu’ils soutiennent réellement la mission d’apporter la Bonne Nouvelle à ceux qui ont besoin du salut.”

Pas Daccord à La Croix

Début octobre, Le Canard enchaîné pointait le lourd passif du nouveau directeur du quotidien La Croix, Antoine Daccord :

Cette semaine, La Lettre A nous apprend que les administrateurs du groupe ont préféré renoncer :

Pour la petite histoire, Antoine Daccord est le gendre de Georges Sanerot, qui fut président du directoire du groupe Bayard de 2005 à 2017 et à qui a succédé Pascal Ruffenach cité plus haut.

Le pèlerinage « ad Petri Sedem » manifeste que nous sommes toujours là, malgré la persécution

Les membres du Coetus Internationalis Summorum Pontificum, attachés à la messe traditionnelle, se réunissent à Rome, les 28 et 29 octobre, pour un douzième pèlerinage « ad Petri Sedem » accompagné d’une rencontre d’études, « Pax liturgica ». Extrait d’un entretien avec Christian Marquant, président du Coetus Internationalis Summorum Pontificum, dans L’Homme nouveau :

[…]

Vous aviez l’habitude, les années précédentes, d’avoir la messe sur l’autel de la Chaire à la basilique Saint-Pierre. Cela vous a été refusé cette année…

Depuis 2012, nous avions toujours eu l’autorisation de bénéficier d’une célébration traditionnelle à l’issue de la procession, dans la basilique Saint-Pierre. Même après le motu proprio Traditionis Custodes, limitant considérablement l’accès à la messe traditionnelle, nous avons pu encore avoir cette messe.

Malheureusement, cette année, l’autorisation ne nous a pas été accordée. Mais cela ne nous empêchera pas de continuer notre pèlerinage. Malgré cette interdiction, nous serons bien accueillis dans la basilique Saint-Pierre. Nous témoignerons donc de notre foi, et nous y chanterons l’office de sexte.

À l’origine, notre pèlerinage était un remerciement envers l’Église. Aujourd’hui, nous souhaitons continuer à rendre grâces pour tout ce qui nous a été accordé ces dernières années. Notre maintien permet également de manifester que nous sommes toujours là, malgré la persécution qui est mise en place.

Nous sommes un groupe de laïcs qui veut montrer son amour pour la messe traditionnelle, et nous souhaitons la défendre à la place de nos prêtres qui ne le peuvent plus autant qu’ils le voudraient. Enfin, ce pèlerinage doit être maintenu pour prier, dans l’espérance de jours meilleurs.

Le vendredi précédant ce pèlerinage, une journée de réflexion a lieu à l’institut patristique de l’Augustinianum, organisée par l’association membre du Coetus Paix Liturgique. En quoi consiste cette journée ?

Depuis 2016, nous organisons en effet la « Rencontre Pax liturgica ». Il s’agit d’un rendez-vous plus universitaire, durant la journée du vendredi précédant le pèlerinage. Plusieurs enseignements sont donnés de 10h à 17 h, sous le mode du témoignage. Cette année, Mgr Schneider interviendra, notamment.

Cette rencontre est indépendante du pèlerinage, mais elle est en totale osmose avec lui. La plupart des participants rejoindront la basilique Sainte-Marie-des-Martyrs à l’issue de la journée.

Vous pouvez venir au pèlerinage sans inscription au préalable. Cependant, pour assister à la rencontre durant la journée de vendredi, l’inscription est préférable via un lien d’inscription disponible sur le site du pèlerinage. Une participation libre sera demandée pour le petit-déjeuner et le déjeuner.

Proposition de loi pour constitutionnaliser l’avortement, le 30 novembre

La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale Mathilde Panot a annoncé que son groupe présentera à l’ordre du jour de sa “niche” du 30 novembre la “proposition de loi constitutionnelle visant à protéger et à garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse”.

“Nous sommes prêts à aller au bout du processus parlementaire”.

Cette proposition avait été adoptée avec le soutien de la majorité présidentielle lors de sa précédente niche en novembre 2022 puis modifiée par le Sénat, qui a substitué au “droit” à l’IVG la “liberté” d’y recourir.

“Nous n’accepterons d’enlever le texte de notre niche parlementaire que si le gouvernement a déposé un texte ad hoc, réservé à cette question”.

Les Conciles et la foi

Recension de Marion Duvauchel sur l’ouvrage du père Charles Mallard, vicaire épiscopal, curé de la cathédrale de Toulon sur l’Histoire de la foi en suivant les conciles. Le Salon beige ne soutient pas toutes les remarques formulées :

Reconstituer une histoire de la foi en suivant les conciles, voilà qui est à la fois malin et ambitieux. Mais c’est non sans raison que l’auteur nous prévient : nous ne pouvons ni ne devons en effet « nous contenter d’une histoire qui s’arrêterait à la Pentecôte pour se prolonger par une vague diffusion de la religion avec des haut et des bas selon les époques ». Une histoire de la foi, cela s’appelle une histoire théologique : il s’agit d’examiner « ce que l’esprit a inspiré à nos Pères » en suivant le fil rouge des ces assemblées improbables confrontés à deux grands soucis : la vérité théologique et la discipline ecclésiastique.

Suivre les conciles, soit. Oui mais lesquels ? Parce qu’il y en a eu beaucoup, beaucoup. Il faut suivre les plus significatifs, ceux que l’histoire ecclésiastique et théologique a retenus. Encore fallait-il les situer dans les vicissitudes de l’histoire pour mieux comprendre les enjeux, les ruptures et sous la pierre, le lézard de l’unité de l’Église, qui s’enfuit dès qu’on la soulève.

En huit chapitres, de l’Assemblée de Jérusalem au concile de Vatican II, ce petit livre précis et synthétique expose les principales étapes de cette histoire théologique et les problèmes que l’Église a affrontés au long des quelque vingt et un siècles de son histoire.

Tout commence sans surprise avec le « concile (ou assemblée) de Jérusalem, fondateur de la démarche conciliaire et de ses principes : « la collégialité », « l’inspiration » et « la dimension théologique ».

Les 4 premiers conciles (ceux qui suivent l’Assemblée de Jérusalem) sont des conciles fondateurs de quelque chose de nouveau : «  la recherche d’une juste expression de la foi ». L’Église de Rome n’est encore qu’un patriarcat comme Alexandrie, Constantinople, Antioche et Jérusalem.

Chaque concile fait l’objet d’un document final : et c’est ce document qui expose la décision prise sur le point discuté car si le concile est un lieu de discussions, parfois âpres, il est là pour décider, pour trancher. La réception de la décision est une toute autre affaire.

On est bien d’accord avec le père Mallard que cette recherche d’une expression juste de la foi demande une grande humilité, mais on ne peut que constater combien cette humilité est souvent absente tout au long de cette histoire conciliaire. L’affrontement Cyrille/Nestorius en est l’un des moments les plus navrants.

Avec ces premiers conciles s’ouvre aussi l’histoire des hérésies et des premières ruptures : ce qu’on appelle un schisme. Le concile de Nicée (325) est lié à Arius et à l’arianisme dont il est l’instigateur. Le concile de Constantinople, qui suit, peut s’analyser comme la prolongation des soucis provoqués par l’arianisme. Les deux conciles suivants, celui d’Éphèse en 431 et celui de Chalcédoine en 451 compromettent plus encore la paix théologique, déjà bien fragile. Mais c’est le concile de Chalcédoine qui fait apparaître les Églises dissidentes : la copte, l’église jacobite et l’Église d’Arménie.

C’est aussi le moment où Rome se présente comme un vecteur de conciliation et d’arbitrage. D’un côté l’évêque de Rome, de l’autre les patriarcats orientaux.

Des quatre premiers conciles, on passe aux quatre derniers du premier millénaire : « Dans l’Église indivise ». C’est une période conciliaire sous le signe de Byzance (de 553 à 870) dans la mesure où trois de ces conciles se déroulent à Constantinople et un autre à Nicée. Ils reflètent la fracture entre un Orient monophysite (Byzance) et un Occident orthodoxe.

L’analyse de toute cette période est concise et vraie et l’une des conséquences les plus lourdes est bien « la lente dérive entre Orient et Occident ». Trois mouvements divergents sont repérés : l’autorité pontificale et la centralisation romaine qui en est le corollaire d’un côté ; de l’autre, une sorte de « nationalisme ecclésiastique » byzantin.

Cependant, le troisième mouvement n’est pas tout à fait de même nature car il touche les pays désormais sous domination musulmane qui vont connaître une évolution particulière liée au fait qu’ils sont en situation de survie. C’est le christianisme oriental, les « chrétiens de l’Orient, ceux qu’on appelle improprement les « Nestoriens » (le père Mallard ne le souligne pas suffisamment) dont l’histoire tragique émerge aujourd’hui au sein de notre monde catholique romain, sans réellement réussir à faire entendre sa voix.

Par ailleurs, Orient et Occident sont des catégories à la fois vagues et chargées d’histoire. L’Orient, c’est d’une part l’Orient « byzantin » ou si l’on préfère sous tutelle byzantine, et d’autre part l’Orient sous domination musulmane. Mais il y a aussi un Orient méditerranéen. L’Orient, c’est vaste, et l’Occident ce n’est encore qu’un « petit cap asiatique ».

De ce fait, la conclusion du chapitre III apparaît comme le propos optimiste d’un pasteur : « la séparation entre l’Orient et l’Occident ne peut être acceptée comme une évolution inéluctable de l’histoire, mais plutôt comme un défi à relever ».

Le chapitre IV fait apparaître le Moyen âge tardif. Qu’est-ce qui change ? D’abord, les conciles sont désormais convoqués par le pape (et non plus reconnus par lui) et surtout il se déroulent en Occident. Depuis le VIIIe siècle, l’islam a coupé la Méditerranée en deux, donnant naissance à cette Europe qui est une « Méditerranée basculée vers le Nord ». L’empire carolingien n’a pas duré. Et surtout la conquête de l’islam a entraîné des troubles dans trois des cinq patriarcats : Antioche, Alexandrie et Jérusalem avec pour conséquences l’effacement progressif de l’autorité de ces patriarches et un isolement des Églises « d’Orient ». Puis une longue histoire en régime de survie et de persécutions plus ou moins dures.

L’autorité pontificale commence alors à s’imposer ou du moins à se rendre davantage visible.

Désormais, les conciles suivants se déroulent en régime « romain ». Quatre conciles se déroulent à Latran, suivi de celui de Lyon. Ils soutiennent et reflètent la lente et persévérante réforme grégorienne. Désormais, la papauté occupe l’avant-scène et l’histoire des conciles devient celle de conflits entre l’autorité du pape et celle du concile.

Au schisme qui a divisé l’Église entre orthodoxes et romains (Orient/Occident) vient s’ajouter un schisme au sein de l’Occident même.

Au premier millénaire, l’effort portait sur l’indépendance de l’Église vis-à-vis du pouvoir politique. Latran V et le concile de Trente porte l’effort sur la « primauté du pastoral sur le financier ». Et c’est à Trente que les sacrements prennent une dimension dogmatique.

Trois siècles passent. Les conciles se sont raréfiés. On n’en retient que deux : Vatican I et Vatican II, les deux derniers chapitres de ce petit livre éclairant. La liberté, liberté chérie, la liberté, souligne l’auteur, est devenue le maître mot. Et « cette liberté revendiquée par les libertins, les libertaires et par le libéralisme s’oppose à l’institution ecclésiastique ».

A la perte du pouvoir temporel, le pape répond en développant la dimension spirituelle de son action. Il définit en 1854 le dogme de l’Immaculée conception, et dix ans plus tard, il publie l’Encyclique Quanta Cura, accompagnée du Syllabus qui condamne quelques 80 propositions du modernisme. L’Église se divise une nouvelle fois : d’un côté les intransigeants, de l’autre les libéraux. Face aux attaques contre l’Église, une parade : le concile. Deux problématiques majeures se mettent en place : l’infaillibilité pontificale et le rapport foi et raison. C’est Vatican I qui va geler les problématiques et les fixer dans une opposition devenue centrale et presque dogmatique.

La guerre interrompt ces réunions mouvementées sur des questions qui aujourd’hui n’intéressent plus que les milieux que l’auteur nomme les « intransigeants ». Il semble qu’aujourd’hui on les appelle les « tradis ».

Last but not least, le concile Vatican II. Comme pour chaque chapitre, l’auteur définit les grands changements de sociétés et leur impact sur l’Église à la moitié du XXe siècle. Un nouveau schéma de l’Église est présenté ; des sujets délicats sont disputés (le diaconat, le pouvoir épiscopal ; le schéma de l’œcuménisme). Car l’Église propose des « schémas ». Mais bien d’autres thèmes sont abordés. Un archevêque « propose qu’on accepte le remariage du conjoint innocent ». Le sujet est vite clos et on s’en tient à l’indissolubilité du mariage. L’archevêque s’appelait Zoghbty, je suggère qu’on retienne ce nom. L’idée n’était pas si bête. Le père Mallard ne se prononce pas.

Le lecteur ou la lectrice aurait apprécié sans doute quelques pages conclusives, ces pages où souvent l’auteur s’autorise à faire entendre l’écho de sa pensée profonde sur quelques points délicats. Dans sa sagesse prudentielle, le père Charles a préféré clore son ouvrage sur le dernier point du concile de Vatican II : l’appel universel à la sainteté.

Cela dispensait en effet de toute conclusion.

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