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Terres de Mission : Pas de liberté religieuse pour les cathos ?

Terres de Mission reçoit Nicolas Bauer, juriste à l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), à propos de la récente décision (ou plutôt absence de décision !) de la Cour européenne des droits de l’Homme dans l’affaire des profanations d’hosties à Pampelune.

Puis, Pierre Henri-Rousseau, peintre, présente sa vision de l’art sacré et de son travail.

Enfin, Guillaume de Thieulloy recense quelques ouvrages: “Les métamorphoses de la synodalité” de Carlo Fantappié (Artège), “La primauté de la foi sur l’obéissance au Pape du P. Paul Cocard” (DMM), “Après la Chrétienté”, actes de l’université d’été 2013 de Renaissance catholique, et “Théologies en débat” de Sylvio Hermann de Franceschi (Honoré Champion).

La Traversaine de Marie en Vendée

La Traversaine de Marie est une marche autour de la Vendée qui aura lieu l’été prochain, du lundi 15 juillet au jeudi 22 août 2024.

Elle fait suite à la Troménie de Marie qui a eu lieu autour de la Bretagne en 2022.

Les marcheurs suivront, pendant un ou plusieurs jours de leur choix, sur une ou plusieurs étapes, une grande statue de Notre Dame de France, transportée sur une calèche tirée par un cheval.

La marche de la Traversaine de Marie fera le tour du diocèse en près de six semaines, de Maillezais à Luçon. Elle a pour but de prier pour la France, et permettra de redécouvrir le patrimoine spirituel, historique et artistique local.

Mgr François Jacolin, évêque de Luçon, accorde sa bénédiction à tous les bénévoles et marcheurs de la Traversaine de Marie.

Evangélisation : il n’existe pas de conversion d’un peuple sans soutien, ou a minima neutralité bienveillante, des pouvoirs publics

Extrait d’une tribune de Jean-Pierre Maugendre, directeur général de Renaissance catholique, dans L’Homme Nouveau :

Répondant à la question d’un séminariste sur le problème que constitueraient les traditionalistes, Mgr de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France répondait le 2 décembre dernier :

« Le décret de Vatican II sur la liberté religieuse est très clair. Le Christ n’est pas venu bâtir des nations catholiques mais il est venu fonder l’Église. Ce n’est pas la même chose. À force de traîner la nostalgie d’un État catholique, on perd notre énergie pour l’évangélisation. »

Lointain écho d’une déclaration d’un de ses prédécesseurs à la tête de la CEF, le cardinal Etchegaray, archevêque de Marseille :

« Après l’État chrétien, dont la déclaration conciliaire sonne le glas, après l’État athée qui en est l’exacte et aussi intolérable antithèse, l’État laïc, neutre, passif et inengagé, a été certes un progrès. »

Comme le note Chantal Delsol :

« L’Église a honte de la chrétienté comme pouvoir et comme contrainte et elle aspire à d’autres formes d’existence. »

La fin de la chrétienté apparaît alors non seulement comme un fait, mais aussi comme un bienfait. Cet avis cependant n’est pas général. Il se heurte en particulier à deux objections majeures.

Tout d’abord une objection doctrinale. Dans son encyclique Quas Primas du 11 décembre 1925 sur la royauté sociale du Christ, le pape Pie XI invitait « les hommes et les sociétés » à « reconnaître en particulier et en public le pouvoir royal du Christ ». Il n’est pas là question d’État « neutre et inengagé », bien au contraire. Nous laissons les spécialistes se pencher sur la continuité entre la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse Dignitatis humanae et cette encyclique dont nous célébrerons le centenaire de la publication l’année prochaine…

Ensuite une objection pratique : c’est à la suite de leurs princes et gouvernants (Constantin, Clovis, Charlemagne, Vladimir, Étienne, etc.) que les peuples sont entrés, en masse, dans l’Église. Les faits sont peut-être cruels mais incontournables : il n’existe pas de conversion d’un peuple au christianisme sans soutien, ou a minima neutralité bienveillante, des pouvoirs publics. La situation du catholicisme en Asie est à cet égard très éclairante : le catholicisme est très présent dans les pays historique – ment et politiquement liés au christia – nisme (Philippines, Vietnam), mais marginal dans les pays où les pouvoirs publics se sont opposés à son développement (Chine, Japon).

“J’ai été converti par la messe traditionnelle”

A l’occasion du colloque sur la messe traditionnelle, une Table ronde a été donnée le samedi 23 septembre, à la Maison de la chimie – Paris, animée par Olivier Frèrejacques :

Dimanche de la Septuagésime

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le Temps de la Septuagésime marque un tournant important dans l’année liturgique et dont la première partie, la plus courte, le cycle de l’Incarnation, est maintenant terminée en ce dimanche. Nous abordons maintenant la deuxième partie, de beaucoup la plus longue, le cycle de la Rédemption ; et nous commençons à tourner nos regards vers la fête de Pâques, dont le temps de la Septuagésime, où nous sommes désormais, constitue la préparation du Carême.

Ce Temps comprend trois dimanches appelés Septuagésime, Sexagésime et Quinquagésime, ce qui veut dire soixante-dixième, soixantième et cinquantième jour avant Pâques. Ces désignations sont évidemment très approximatives, puisque les semaines ne sont pas de dix jours et que ces dimanches se situent exactement soixante trois, cinquante six et quarante neuf jours avant Pâques. Mais le chiffre de soixante-dix est beaucoup plus symbolique que mathématiquement exact. Il évoque les soixante-dix années de captivité du peuple d’Israël à Babylone, figure de la captivité où le péché nous retient ici-bas, et dont le temps de la Septuagésime nous invite à reconnaître la gravité avant le grand combat du Carême et la délivrance de Pâques. Ce n’est pas encore un temps de pénitence comme le Carême, mais c’est déjà un temps austère et cette austérité se traduit dans la liturgie par les ornements violets que revêt le célébrant, par la suppression du Gloria in excelsis Deo, le chant des Anges, et surtout par la suppression totale de l’Alléluia que nous ne retrouverons qu’à la Vigile pascale.

► Introït : Circumdederunt

Le chant de l’Introït du dimanche de la Septuagésime résume parfaitement en trois phrases les sentiments que l’Église veut nous inspirer durant ce temps liturgique : il est extrait du psaume 17, chant d’action de grâce du roi David, qui rappelle les épreuves dramatiques par lesquelles il est passé, la confiance qu’il a toujours gardée dans le Seigneur et la délivrance qu’il en a finalement reçu.

Première phrase :
Circumdederunt me gemitus mortis, dolores inferni circumdederunt me.
Les gémissements de la mort m’ont environné, les douleurs de l’enfer m’ont environné.

L’évocation du péché et de la misère dans laquelle il nous a plongés est traduite ici par une mélodie tourmentée, en particulier le deuxième circumdederunt me est entortillé comme les lacets dans lesquels l’esprit infernal nous tient prisonniers.

Deuxième phrase :
Et in tribulatione mea invocavi Dominum.
Mais au milieu de ma détresse, j’ai invoqué le Seigneur.

Ici le calme est revenu, c’est la confiance qui s’exprime avec un bel élan sur le mot invocavi.

Troisième phrase :
Et exaudivit de templo sancto suo vocem meam.
Et de son saint Temple, il a exaucé ma voix.

Le saint Temple de Dieu désigne ici le ciel d’où il exauce notre prière, et c’est la joie et la reconnaissance qui s’expriment dans cette dernière phrase d’une façon calme et bien affirmée. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 17 exprimant la reconnaissance de David :

Diligam te Domine, fortitudo mea : Dominus firmamentum meum, et refugium meum, et liberator meus.
Je vous aime Seigneur qui êtes ma force, mon soutien, mon refuge et mon libérateur.

L’introït de ce dimanche de la Septuagésime est un des rares introïts des dimanches, parmi le répertoire de la forme extraordinaire, à n’avoir pas été repris dans celui de la forme ordinaire. Il se trouve relégué seulement au samedi de la 4e semaine de Carême. Son texte, tiré du psaume 17, a peut-être été jugé trop sombre, au moins dans sa première partie, avec l’évocation des gémissements de la mort et des douleurs de l’enfer. (Un moine de Triors in “L’Homme nouveau” du 17 février 2014)

► Graduel : Adjutor

Le chant du Graduel du dimanche de la Septuagésime est assez exceptionnel, d’abord par ses dimensions : c’est un des plus longs du répertoire et sa mélodie s’étend du “do grave” au “fa aigu”, avec un va-et-vient continuel entre les parties basses et les partie élevées, ensuite par l’originalité de cette mélodie qui n’est pas faite, comme celle de la plupart des autres Graduels, de formules qui reviennent régulièrement. On en trouve quelques unes, mais assez peu. Le texte est tiré du psaume 9, chant de louange au Seigneur, protecteur des malheureux et défenseur des opprimés. On retrouve ici, comme dans l’Introït, la confiance des victimes du péché et de ses conséquences, exprimée avec de grands élans allant presque jusqu’à la véhémence.

Première partie :

Adjutor in opportunitatibus, in tribulatione : sperent in te, qui noverunt te : quoniam non derelinquis quærentes te, Domine.
Vous êtes le secours du malheureux dans les nécessités et dans la détresse : qu’ils espèrent en vous ceux qui vous connaissent, car vous n’abandonnez pas ceux qui vous cherchent, Seigneur.

Deuxième partie :

Quoniam non in finem oblivio erit pauperis : patientia pauperum non peribit in æternum : exsurge, Domine, non prævaleat homo.
Car le malheureux ne sera pas oublié jusqu’à la fin. La patience des malheureux ne sera pas déçue éternellement. Levez-vous Seigneur, que l’homme ne l’emporte pas.

L’homme dont il est question dans le psaume c’est le païen, celui qui ne reconnait pas le vrai Dieu et persécute ses fidèles. Il représente pour nous les ennemis de notre âme qui nous tiennent captifs ici-bas.

► Trait : De profundis

Au temps de la Septuagésime comme pendant le Carême, l’Alléluia est supprimé et remplacé par un Trait, un chant qui se chante d’un trait. C’est une psalmodie directe sans antienne, très ornée certes, avec beaucoup de vocalises, mais où l’on retrouve des éléments de la psalmodie avec ses formules d’intonation et de cadences qui reviennent régulièrement. Ces mêmes formules peuvent donc s’adresser à des textes différents, mais ici l’adaptation est parfaite. Le texte du Trait d’aujourd’hui est bien connu, puisqu’il s’agit des quatre premiers versets du psaume 129, De profundis, que l’on rencontre assez souvent dans la liturgie, notamment dans celle des défunts. Ils expriment très bien les sentiments du temps de la Septuagésime : du fond de notre misère nous nous tournons vers le Seigneur avec une grande espérance.

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine, exaudi vocem meam. Fiant aures tuæ intendentes in orationem servi tui. Si iniquitates observaveris, Domine : Domine, quis sustinebit ? Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Du fond de l’abîme, je crie vers vous, Seigneur : Seigneur, écoutez ma voix. Que vos oreilles se fassent attentives à la prière de votre serviteur. Si vous considérez nos péchés, Seigneur, Seigneur qui subsistera ? Mais auprès de vous est le pardon, et à cause de votre promesse, j’ai confiance en vous, Seigneur.

► Offertoire : Bonum est

Comme c’est souvent le cas dans les Offertoires, celui du dimanche de la Septuagésime est assez différent des autres chants de cette messe. Il est plus intérieur, recueilli et contemplatif. Le texte est le début du psaume 91, chant de louange au Seigneur qui protège les bons et punit les méchants :

Bonum est confiteri Domino, et psallere nomini tuo, Altissime.
Il est bon de louer le Seigneur et de chanter un psaume à votre nom, O Très Haut.

On remarquera comment ce texte passe dans la même phrase de la deuxième à la troisième personne, ce qui arrive assez souvent dans les psaumes. Ce bonheur de louer Dieu s’appuie évidemment sur la confiance et la reconnaissance exprimées dans les autres chants de la messe. La mélodie le traduit d’une manière douce et paisible, mais affirmative.

► Communion : Illumina

Nous retrouvons dans la Communion du dimanche de la Septuagésime la prière suppliante mais confiante du pécheur du fond de sa misère. Elle est tirée du psaume 30, qui revient souvent dans la liturgie. C’est un de ceux où le roi David exprime le mieux son abandon total à la divine providence. C’est le psaume de l’In manus tuas.

Illumina faciem tuam super servum tuum, et salvum me fac in tua misericordia : Domine, non confundar, quoniam invocavi te.
Faites briller votre visage sur votre serviteur et sauvez moi dans votre miséricorde. Seigneur, que je ne sois pas confondu parce que je vous ai invoqué.

” Faites briller votre visage “, cela veut dire soyez favorable à ma demande. Lorsqu’on adresse une demande à quelqu’un, si l’on voit son visage s’éclairer d’un beau sourire c’est qu’il va nous répondre favorablement, mais si l’on voit son visage s’assombrir c’est le contraire. Cette première phrase est une prière très humble qui se tient totalement dans le grave comme prosternée ; la deuxième phrase au contraire s’élève en un grand élan suppliant mais plein de confiance en la divine miséricorde, et la troisième phrase revient dans le grave pour une cadence paisible.

Mgr Baumgarten, évêque du Puy-en-Velay : “Je ne me sens pas à même de bénir des couples homosexuels”

Mgr Baumgarten, évêque du Puy-en-Velay, évoque dans L’Eveil la déclaration “Fiducia supplicans” :

« Je n’ai pas souhaité intervenir dans le débat, estimant que lorsque le pape s’exprime à travers ses conseillers, on n’a pas à commenter. J’ai demandé aux prêtres d’être respectueux de tout ce qui nous vient de Rome. Pour moi, l’essentiel n’est pas tant de bénir ou de ne pas bénir, mais d’accueillir et d’accompagner comme le pape François l’avait dit dans ses encycliques précédentes. Nous devons être à l’écoute de ce que les gens vivent, essayer de comprendre leurs aspirations ».

« La bénédiction ne pourrait venir que s’il y a accueil. Pour l’instant, je ne sens pas à même de bénir des couples homosexuels », « chaque personne a sa place dans l’Église quand elle écoute ce que dit l’Église ». « Bénir c’est dire du bien. La question est de savoir si l’on peut dire du bien de tout ou pas. On peut dire du bien de toute personne, après, est-ce qu’on peut dire du bien de tout acte ? »

Les Belles figures de l’Histoire : saint Pie X

Saint Pie X, un pape prophétique pour aujourd’hui

Aymeric Pourbaix reçoit Jacques RICHOU, général de réserve, arrière petit-fils de René BAZIN

Il est étonnant que les ex-musulmans ne soient pas davantage soutenus et accompagnés au sein de l’Église

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

Ces dernières années, un certain nombre d’initiatives ont vu le jour dans l’Église en France pour accompagner les musulmans convertis, qui ont choisi le Christ contre toute attente, bien souvent contre leur famille et leur culture. Il s’agit par exemple de Mission Ismérie, ou des Forums Jésus le Messie, dont le prochain événement se déroule le 28 janvier à Versailles.

Il faut s’en réjouir, car de fait, une enquête de l’ECLJ, le Centre européen pour le droit et la justice à Strasbourg, montrait bien en mars 2021 quelles étaient les difficultés de ces hérauts du Christ dans notre société multiculturelle. « Mépris, agressions verbales ou physiques, menaces pouvant aller jusqu’au harcèlement et au rejet de la part de leur communauté d’origine », en particulier chez les femmes. Au point que bien souvent, le déménagement ou la fugue constituent la seule solution pour échapper à la violence, notait encore l’ECLJ, jouant ainsi le rôle de lanceur d’alerte.

Bien sûr on n’ira pas jusqu’à parler de persécutions, comme au Nigeria ou au Nicaragua, par respect pour les chrétiens qui versent leur sang. Même si le pape François lui-même, parlant des persécutions antichrétiennes le 8 janvier dernier, déplorait également une « lente marginalisation » et une exclusion de la vie sociale, « dans des pays traditionnellement chrétiens ».

Et c’est bien de cela qu’il s’agit : une persécution à bas bruit, de faible intensité, dans la mesure où un principe fondamental du droit français n’est pas respecté sur notre propre sol : la liberté religieuse et le droit de changer de religion. Certes ces parcours édifiants ne sont pas (encore) très nombreux : on parle de 300 à 400 baptêmes par an, à comparer aux milliers qui font le chemin dans l’autre sens, et qui se convertissent à l’islam, souvent par souci d’appartenance communautaire.

Dans l’Église ?

C’est la raison pour laquelle il est étonnant que ces ex-musulmans ne soient pas davantage soutenus et accompagnés au sein de l’Église. Au point même de décourager la démarche vers le baptême de ceux qui n’ont pas une force d’âme suffisante, ou rencontré les bonnes personnes sur leur route. Il arrive même que certains retournent vers l’islam face à des catholiques peu sûrs de leur foi en catéchuménat : « au moins, témoigne l’un d’eux, on est sûr qu’ils croient en Dieu ! »

Témoignage douloureux et isolé peut-être, mais qu’il faut entendre ! Entre le dialogue avec les musulmans et l’annonce missionnaire de l’unique salut en Jésus-Christ, c’est le deuxième terme qui doit aujourd’hui être réaffirmé comme un impératif nécessaire.

Sans doute faudrait-il aussi se souvenir qu’au plan de la foi, toutes les religions ne se valent pas, comme l’avait réaffirmé en 2000 la déclaration Dominus Iesus du cardinal Ratzinger. Rappelant le commandement de Jésus d’annoncer l’Évangile au monde entier et de baptiser toutes les nations, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de l’époque avait tenu à souligner que « les solutions qui envisageraient une action salvifique de Dieu hors de l’unique médiation du Christ seraient contraires à la foi chrétienne et catholique ».

Jonas et Pinocchio

Le Carême approche et pour nous y préparer le dossier thématique du magazine Gloria met en avant la figure du prophète Jonas.

Au sommaire de la partie sur Jonas, découvrez l’histoire du livre de Jonas, le prophète qui refusa sa mission et passa trois jours dans le ventre d’une baleine avant d’obéir à Dieu. D’une certaine manière, Jonas est une préfiguration du Christ. Jésus lui-même l’affirme en évoquant le « signe de Jonas » dans l’Évangile de saint Matthieu. Saviez-vous que Jonas et Pinocchio ont des points communs ? Tous deux ont séjourné dans le ventre d’un monstre marin… et en sont ressortis vivants (et obéissants) !

L’autre côté du magazine nous introduit dans la liturgie des heures, qui n’est pas réservée aux moines.

Le 18 février, l’Église fête sainte Bernadette et Gloria nous emmène à Nevers, la ville où a vécu cette sainte après les apparitions de Notre-Dame à Lourdes.

Enfin, le Père Grégoire Corneloup présente Marcel Van, un religieux vietnamien, dont le procès de béatification est en cours depuis 1997 et auquel il consacre un livre.

Si l’euthanasie est légalisée, beaucoup de patients n’oseront plus aller se faire soigner

Geneviève Bourgeois, gériatre et porte-parole de la Marche pour la vie, a été interrogée dans L’Homme Nouveau. Extrait :

Retour sur le Feiz e Breizh

Le pèlerinage pour la Bretagne : « Le Breton et la foi sont frère et sœur en Bretagne ». 6e édition des 23 & 24 septembre derniers :

Droit d’asile : des associations militantes, d’extrême-gauche, et gavées d’argent public

Philippe Fontana, avocat au barreau de Paris et auteur de La Vérité sur le droit d’asile, a été interrogé par le revue Conflits. Extraits :

[…] La Cimade est l’association la plus politique. La contestation de normes édictées par l’État devant les juridictions est leur plus important volet d’activisme. À l’origine, la Cimade était une association protestante qui s’occupait de ses coreligionnaires  chassés d’Alsace-Lorraine par les nazis. Elle s’est transformée en association d’extrême gauche, à preuve lorsque un pasteur,  responsable de l’antenne de Marseille a été expulsé du territoire, au début des années 1970. Cette association ne cesse de contester tous les décrets, les arrêtés, etc. Elle a réussi à extraire de la liste des pays considérés comme « sûrs » le Sénégal, le Ghana et le Bénin. Le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés) est tout aussi militant. Il a obtenu, en 1978, l’annulation par le Conseil d’État du décret interdisant le regroupement familial. Ce groupe ne cesse de contester les dispositions qui visent à restreindre l’immigration aujourd’hui.

La liste des pays sûrs est définie par l’Ofpra. Le jeu des associations est de faire du lobbying pour retirer un maximum de pays de la liste des pays « sûrs ». En aucun cas ces associations ne participent directement à l’élaboration de la liste. Mais, la porosité qui existe entre elles et les membres des instances juridictionnelles ou des partis politiques, ainsi que leur intense lobbying, contribuent à faire évoluer la liste. Ces associations ont ainsi un rôle en amont du parcours migratoire.

Ces associations sont très bien intégrées dans les partis politiques de gauche et d’extrême-gauche, ce qui leur donne un accès facile au Parlement européen où elles sont très écoutées. La question de l’immigration est une compétence partagée entre l’UE et les États, donc les associations sont aussi très actives à l’UE. Cela explique tout le mal qu’ont eu la commission, le conseil de l’Europe et le Parlement à discuter ensemble du « pacte asile et immigration ». Le premier avait été initié en 2016 et le deuxième en 2020. Le trilogue est en train d’aboutir. L’un des points d’accord porte sur le fait que la demande d’asile de certaines nationalités soit traitée dans des centres fermés ; celles qui ont moins de 20% d’octroi du statut de réfugié.

Les associations sont aussi influentes au Parlement français. Elles interviennent dès qu’une loi sur l’immigration est débattue, ce qui a été le cas pour la loi Collomb de septembre 1998, la loi de juillet 2015, 2016, 2021, 2023. Dans chacune de ces associations, il y a un responsable du plaidoyer chargé des actions d’influence auprès du monde politique.

Les associations sont très actives dans la rue. Elles prennent la demande d’asile en charge au niveau institutionnel, et animent des groupes entiers qui demandent la régularisation avec les syndicats. Elles organisent aussi des manifestations pour mobiliser les acteurs de la vie politique, comme celle du dimanche 21 janvier.

Ces associations sont internationalistes, mais, paradoxalement, elles gèrent une partie de la demande d’asile. Elles agissent sur l’opinion publique en faisant passer le message clair qu’être opposé à l’immigration était du racisme. Leur action est grave parce qu’elle dévalorise toute personne qui souhaite réguler l’immigration en France.

Quel est le profil de leurs membres ?

Il y a de tout, du simple bénévole aux ex-grands administrateurs, et même d’anciens ministres. Ils ont pratiquement tous un profil militant. Si on prend l’exemple de France terre d’asile, on compte au bureau deux conseillers d’État, dont l’un à la retraite.  Najat Vallaud-Belkacem, ministre de 2012 à 2017, en est maintenant la présidente depuis juillet 2022. Pascal Brice, proche de Moscovici et responsable des relations internationales pour la campagne de François Hollande, avait réussi à augmenter le taux d’acceptation des demandes d’asile de 10% à 30% lorsqu’il était patron de l’Ofpra entre 2012 et 2018. Il est maintenant le président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) depuis 2020.

Ce sont des gens qui connaissent parfaitement l’appareil étatique et qui sont des contestataires.

Qui sont les financeurs de ces associations ?

Elles sont largement financées par les fonds publics. Lorsque le demandeur d’asile arrive en France, il est pris en charge par une association qui gère la Structure du premier accueil pour demandeur d’asile (Spada), qui le met en contact avec le guichet unique pour demandeurs d’asile (GUDA). Après son contact avec le GUDA, le demandeur d’asile est placé en centre d’accueil (CADA), géré par une association. Il bénéficie alors d’une allocation spéciale (ADA) versée sur une carte de paiement. Pour remplir sa demande d’asile auprès de l’Ofpra, le demandeur fait appel à une association qui l’aide à construire un discours qui saura toucher l’officier de protection chargé de traiter le dossier. Puis, il est à nouveau aidé par une association devant la cour nationale du droit d’asile. Et si l’asile lui est refusé, il est à nouveau soutenu par une association en attendant son départ de France. Le budget, qui est largement consacré à l’action des associations, (crédits d’engagement ?) était de 1,897 milliards d’euros en 2023.

Peut-on parler de « business du droit d’asile » ?

Bien sûr. Coallia, qui n’est plus une association militante, vit des CADA. Les finances de la Cimade se portent aussi très bien. En 2021, elle comptait 137 salariés contre 103 en 2005. En 2021, son budget était de 18 millions d’euros contre 6,5 millions en 2005. […]

Quelle solution préconisez-vous pour lutter contre ces associations ?

La solution est très simple, il suffit de couper les subventions. Que des personnes militent dans des associations, ce n’est pas discutable, mais il ne faut pas que ce soit fait avec les deniers publics. Ensuite, il faut cesser d’accueillir les demandes d’asile en France, pour limiter la prolifération des CADA sur tout le territoire. Régler le problème est en réalité assez simple, c’est une volonté politique. Il faut bien sûr en discuter avec les États de l’Union européenne puisque la gestion de l’immigration et de l’asile est une compétence partagée avec l’UE, mais l’évolution politique en Europe montre que les choses pourraient changer.

GPA : la mère porteuse refuse d’avortuer

Lu sur Gènéthique :

En 2020, malgré la pression du couple commanditaire, une mère porteuse, active sur Tiktok sous le nom de « Heathyr », a refusé d’avorter. Déjà mère d’une fille, elle s’était inscrite au cours de l’année 2019 dans une agence de gestation par autrui (GPA).

Les futurs parents avec qui elle a été mise en contact souhaitaient des jumeaux, un garçon et une fille. Après avoir noté dans le contrat qu’elle n’aurait pas recours à l’avortement sauf pour une raison médicale, Heathyr est tombée enceinte en février 2020. Or, lors de sa première échographie, les images ont révélé qu’il n’y avait qu’un embryon. Afin de s’en assurer les commanditaires lui ont demandé de réaliser une seconde échographie. Les résultats étaient similaires.

A environ sept ou huit semaines de grossesse, elle a reçu un mail de son référent de l’agence de GPA lui indiquant que le couple souhaitait qu’elle avorte invoquant comme alibi le début de la pandémie de Covid. « Nous ferons une nouvelle tentative lorsque le virus aura disparu » expliquait-il. Stupéfaite, elle s’est opposée à cette demande ne pouvant être poursuivie en justice en raison du contrat qui prévoyait qu’elle n’avorterait que pour une raison médicale. S’en sont suivis des courriels, des appels, des lettres sur les cas de Covid 19 que le père envoyait chaque jour à l’agence. Les avocats des commanditaires ont également essayé de faire signer des documents à Heathyr dans lesquels elle aurait reconnu qu’elle acceptait d’avorter. A 38 semaines de grossesse, le couple exigeait encore qu’elle avorte si elle attrapait le Covid.

« Stressée » par cette situation, la mère porteuse a mené la grossesse à terme et remis l’enfant aux parents qui semblaient avoir changé d’avis.

Virtus : prendre des engagements pour installer de bonnes habitudes dans notre vie

A l’occasion du programme spirituel Virtus, proposé par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre pour le Carême 2024, nous avons interrogé l’abbé Paul Roy :

Votre parcours Virtus commence le 28 janvier alors que le Carême ne commence que le 14 février. Pourquoi ce décalage ?

Dans la tradition de l’Eglise latine, comme également chez nos frères Orientaux, le carême est précédé d’une période de préparation, formant ainsi un « grand carême » en deux étapes : pour permettre de bien profiter des 40 jours qui amènent à Pâques, une période de préparation – un pré-carême de trois semaines – constitue la phase de test et de mise en place.

Vous préconisez notamment des engagements de pénitence de type douche froide ou pas de chocolat. N’est-ce pas un peu du pélagianisme ?

Nous proposons de prendre des engagements dans trois domaines : les deux premiers (prière et formation chrétienne, exercice des vertus) permettront d’installer de bonnes habitudes à conserver dans notre vie, le dernier consiste en une mortification choisie et non-nécessaire : se priver de quelque chose de bon, pour montrer au Seigneur qu’il représente plus pour nous qu’une douche chaude ou une tablette de chocolat, et faire pénitence pour nos fautes et les péchés du monde.

À chaque Carême nous voyons se multiplier les propositions d’accompagnement via les réseaux sociaux dans lesquels il nous est proposé de réduire … nos temps d’écran. N’y a-t-il pas là une contradiction ?

L’écran est le type même de ces réalités que la modernité nous imposent… et qui nous dominent si nous ne prenons pas les moyens de les faire servir à notre bien surnaturel. Virtus propose d’utiliser les possibilités ouvertes par la technologie (formation et communauté en ligne) pour avancer en vertu et en vie spirituelle : pour mieux vivre la vraie vie.

Rififi à France Télévisions

Un “Complément d’enquête” à charge a été diffusé sur Jordan Bardella. Mais ceux sur Gabriel Attal, Rachida Dati et Alexis Kohler vont être censurés, ce qui provoque la colère des journalistes de France télévision.

Le directeur de l’information, Alexandre Kara, a demandé, aux journalistes travaillant sur les magazines Complément d’enquête, Envoyé spécial et 13h15 de « faire une pause », jusqu’aux élections européennes. Cette pause se justifie, selon lui, par souci de respect du pluralisme. Une demande « inacceptable » pour le Syndicat national des journalistes.

Par ailleurs, la présidente du groupe audiovisuel public projette un vaste plan d’économies, avec un tour de vis de 200 millions d’euros.

Peut-on bénir Fiducia supplicans ? Ni oui, ni non, bien au contraire

Deuxième analyse de la Revue Thomiste sur la déclaration “Fiducia supplicans” dont voici la conclusion :

[…] Au-delà des polémiques, cette affaire montre la difficulté d’ériger en règle universelle ce qui était pratiqué jusque-là par tous les pasteurs dans le secret du Confessionnal ou dans la discrétion d’un accompagnement personnalisé. N’était-ce pas une gageure, un objectif illusoire, la tâche étant de fait impossible ? Tandis que la règle doit demeurer générale et impersonnelle, disposer pour l’avenir, ces situations réclament un esprit de finesse et non de géométrie, un tact pastoral qui peine à se mesurer de loin et se gouverner d’en-haut.

Cela pose la question de l’articulation de la prudence pastorale et de la loi de charité oscillant parfois entre l’appréciation des situations concrètes et la promotion du bien commun. Ce qui n’est pas une difficulté propre à l’Église. L’époque fait primer les droits individuels sur le bien commun, ce qui à terme est ruineux pour toute société fût-elle ecclésiale. Peut-on sauver à tout prix la brebis perdue au point de perdre les quatre-vingt-dix-neuf autres ainsi délaissées ? L’ordre des pénitents de l’Antiquité avait cette fonction de stigmatiser le pécheur pour traiter à part le membre malade et ainsi éviter la contagion du corps entier. Au risque de croire que le pécheur n’est plus dans l’Église (ce qui est faux : l’Église est faite pour lui) ou que les autres sont parfaits (ce qui là encore est trompeur : tous doivent se convertir). On peut alors dénoncer la tentation donatiste d’une Église des parfaits, ouvrir toutes grandes les portes pour ne pas en faire une douane ou une prison. Mais que dire d’un hôpital de campagne où les malades siègent avec les bien-portants au point de ne plus offrir aucune résistance à la pandémie ? Que faire d’une barque de l’Église qui n’aurait ni boussole ni gouvernail, ouverte à tous mais soumise à tous vents, ne montrant plus le chemin ni son intention de le suivre ? Il n’est pas certain que la via caritatis et la loi de gradualité puissent aisément changer d’échelle en passant de la grille du confessionnal à la Confession de Pierre.

Plus largement, cela souligne l’enjeu de la globalisation de l’Église. Faut-il promouvoir et consacrer une théologie contextuelle et une pastorale contextuelle qui conduira fatalement à une dogmatique contextuelle au détriment de l’unité de la foi ? « Plaisante justice qu’une rivière borne ! Vérité au‑deçà des Pyrénées, erreur au‑delà » (B. Pascal, Pensées, Br. 294). Mais cela aura eu au moins le mérite de mettre l’accent sur la nécessité d’examiner de plus près un champ d’étude trop délaissé qui trouve ici un regain d’intérêt. En conclusion, pour répondre brièvement à la question posée dans le titre de cette étude : Peut-on bénir Fiducia supplicans ? Notre réponse sera tout aussi claire : ni oui, ni non, bien au contraire.

Dans l’Eglise, le plus important n’est pas de participer à des débats et des synodes, mais de suivre ses commandements

L’abbé Ralph Weimann, docteur en théologie et en bioéthique, enseigne à l’Unisezrsité Saint-Thomas d’Aquin à Rome. Membre du “Nouveau Cercle des Elèves de Joseph Ratzinger”, il vient de publier un Guide pour la vie éternelle, préfacé par le cardinal Sarah.

Ce petit ouvrage d’une centaine de pages, divisé en 18 courts chapitres, aborde le sujet, souvent tabou, des fins dernières. Si vous ne savez pas où vous allez, vous tournerez en rond au mieux, mais vous y arriverez à peine. Un chrétien se caractérise par le fait qu’il connaît cette voie. Le présent livre veut nous rappeler ce chemin, il veut offrir une direction pour la vie éternelle : l’Eglise, le péché, la miséricorde, le jugement, l’enfer, le paradis et le purgatoire… A l’orée du Carême, retrouvez le sens de la vie éternelle :

Dans l’Eglise, le plus important n’est pas de participer à des forums de discussion, des débats et des synodes, mais d’accueillir Jésus-Christ et de suivre fidèlement ses commandements.

Le diocèse de Bordeaux aux côtés d’imams proches des frères musulmans

Lu sur Infos Bordeaux :

Plusieurs responsables religieux de la région bordelaise organisent, dans quelques jours, une “une marche pour la fraternité”. Le diocèse de Bordeaux, via son “délégué épiscopal pour la rencontre avec les Musulmans” (Daniel Ambry), y participe. Cette marche, qui aura lieu le dimanche 04 février, s’arrêtera notamment à l’Église Sainte-Eulalie.

Celle-ci est mise en place à l’occasion de « Journée internationale de la fraternité humaine » organisée par les Nations Unies. Le responsable diocésain va donc se joindre au pasteur Nina Liberman, mais également à deux imams très polémiques, proches des frères musulmans (Mahmoud Doua et Hassan Belmajdoub).

Le premier est l’imam de Cenon, Mahmoud Doua, dont nous avons récemment fait le portrait. Il est connu pour avoir déclaré sur France 2 que la persécution des chrétiens d’Orient était de la “désinformation” !

Le second est l’imam de la mosquée de Mérignac. Il est depuis longtemps dans le viseur des renseignements territoriaux pour ses fréquentations. […]

Immigration : Face au coup d’État des juges, le Texas prend ses responsabilités

Actualité intéressante outre-atlantique, qui fait écho à ce qui se passe en France. Le gouverneur du Texas a saisi les terrains autour de la frontière pour empêcher les douaniers (border patrol – agence du gouvernement) de laisser passer les immigrés. La garde nationale du Texas arrête maintenant tous ceux qui passent et les renvoie de l’autre côté. Joe Biden s’est plaint à la Cour suprême et a gagné. Néanmoins, le gouverneur du Texas ignore la décision et assume.  25 gouverneurs Républicains viennent d’apporter leur soutien au Texas.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a publié cette déclaration solennelle, par laquelle il invoque le droit des Etats à la légitime défense face à un gouvernement fédéral qui refuse de s’acquitter de ses obligations.

Le gouvernement fédéral a rompu le pacte entre les États-Unis et les États. Le pouvoir exécutif des États-Unis a le devoir constitutionnel d’appliquer les lois fédérales protégeant les États, y compris les lois sur l’immigration actuellement en vigueur. Le président Biden a refusé d’appliquer ces lois et les a même violées. Le résultat est qu’il a battu des records en matière d’immigration clandestine.

Bien qu’il ait été mis en demeure par une série de lettres, dont l’une lui a été remise en mains propres, le président Biden a ignoré la demande du Texas de s’acquitter de ses devoirs constitutionnels.

– Le président Biden a violé son serment d’exécuter fidèlement les lois sur l’immigration promulguées par le Congrès.

Au lieu de poursuivre les immigrants pour le délit fédéral d’entrée illégale, le président Biden a envoyé ses avocats dans les tribunaux fédéraux afin de poursuivre le Texas pour avoir pris des mesures de sécurisation de la frontière.

– Le président Biden a demandé à ses agences d’ignorer les lois fédérales qui imposent la détention des immigrés clandestins. Cela a pour effet d’autoriser illégalement leur libération conditionnelle en masse aux États-Unis.

– En gaspillant l’argent des contribuables pour détruire l’infrastructure de sécurité frontalière du Texas, le président Biden a incité les immigrants clandestins à quitter les 28 points d’entrée légaux situés le long des ponts de la frontière sud de cet État, où personne ne se noie, pour s’aventurer dans les eaux dangereuses du Rio Grande.

Avec les politiques frontalières anarchiques du président Biden, plus de 6 millions d’immigrés clandestins ont franchi notre frontière méridionale en l’espace de trois ans seulement. C’est plus que la population de 33 différents États de ce pays. Ce refus illégal de protéger les États a infligé un préjudice sans précédent au peuple dans l’ensemble des États-Unis.

James Madison, Alexander Hamilton et les autres visionnaires qui ont rédigé la Constitution américaine avaient prévu que les États ne devaient pas être laissés à la merci d’un président sans foi ni loi qui ne fait rien pour arrêter les menaces extérieures telles que les cartels qui font passer clandestinement des millions d’immigrants illégaux à travers la frontière. C’est pourquoi les auteurs de la Constitution ont inclus à la fois l’article IV, paragraphe 4, qui promet que le gouvernement fédéral “protégera chaque [État] contre l’invasion”, et l’article I, paragraphe 10, clause 3, qui reconnaît “l’intérêt souverain des États à protéger leurs frontières”. Arizona v. United States, 567 U.S. 387, 419 (2012) (Scalia, J., dissident).

Le fait que l’administration Biden n’ait pas rempli les obligations imposées par l’article IV, § 4, a déclenché l’article I, § 10, clause 3, qui réserve à cet État le droit de légitime défense. Pour ces raisons, j’ai déjà déclaré une invasion en vertu de l’article I, § 10, clause 3, afin d’invoquer l’autorité constitutionnelle du Texas pour se défendre et se protéger. Cette autorité est la loi suprême du pays et supplante toute loi fédérale contraire. La garde nationale du Texas, le département de la sécurité publique du Texas et d’autres personnels du Texas agissent en vertu de cette autorité, ainsi que de la législation de l’État, pour sécuriser la frontière du Texas.

Remigration : Marine Le Pen condamne l’AFD

Elle a choisi son moment. A quelques mois des élections européennes et alors que la loi immigration vient d’être largement censurée par le Conseil constitutionnel, Marine Le Pen s’est démarquée de ses alliés allemands de l’AfD, à propos d’une forme de “remigration”, en allant jusqu’à s’interroger sur “la capacité” du RN à s’allier “dans un même groupe” au Parlement de Strasbourg, tel que c’est le cas aujourd’hui.

“Nous serons amenés à discuter ensemble de divergences aussi importantes que celles-là et voir si ces divergences ont ou pas (…) des conséquences sur la capacité que nous avons à nous allier dans un même groupe”.

Le parti Alternative für Deutschland a créé la polémique il y a quinze jours après les révélations d’une réunion à laquelle plusieurs de ses dirigeants ont participé en novembre à Potsdam, près de Berlin, lors de laquelle un projet d’expulsion massive de personnes étrangères ou d’origine étrangère, y compris de citoyens allemands, a été discuté.

“Je suis en total désaccord avec la proposition qui aurait été discutée ou aurait été décidée dans le cadre de cette réunion”. “Jamais nous n’avons défendu une quelconque +remigration+, en ce sens que l’on retirerait la nationalité française à des gens qui l’ont acquise, y compris en vertu de conditions que nous contestons”.

Actuellement, les eurodéputés RN siègent dans le même groupe que ceux de l’AfD au Parlement de Strasbourg.

“Je considère que nous avons une opposition flagrante avec l’AfD”.

Quelle est la stratégie ? Planter dans le dos la campagne de Jordan Bardella ? Donner des signaux négatifs à son électorat sur l’immigration, après avoir abandonné toute conviction sur le plan sociétal ?

Le journaliste Mike Dickson, très critique contre Djokovic à propos du COVID, décède soudainement

Mike Dickson, journaliste qui couvrait les sports pour le Daily Mail depuis 1990, est décédé alors qu’il couvrait l’Open d’Australie. Il avait 59 ans. Selon sa famille, M. Dickson s’est soudainement effondré et est décédé la semaine dernière lors du tournoi du Grand Chelem à Melbourne, en Australie. À l’heure actuelle, on ne sait pas exactement ce qui a causé la mort de M. Dickson.

Bien que ce journaliste ait été généralement respecté et considéré comme brillant pour son travail dans le domaine du sport, M. Dickson a attiré l’attention au plus fort de la diffusion du vaccin COVID-19 pour ses opinions très critiques quant à la décision de M. Djokovic de ne pas se faire vacciner. Dans divers articles et sur les réseaux sociaux, il avait dénoncé la décision de M. Djokovic et affirmé que la star du tennis serbe avait terni son image publique en refusant de se faire vacciner.

Malgré sa position critique, M. Djokovic a rendu hommage à M. Dickson et à sa famille dans une déclaration sur X.

“Condoléances à la famille de Mike Dickson. Repose en paix”.

 

2024 est en Russie « l’année de la famille »

Extrait du discours de Poutine devant le Forum de la famille :

“Aujourd’hui, dans certains pays, comme vous le savez, l’institution de la famille, les valeurs humaines normales, simplement normales, sont cyniquement détruites et remplacées par de pseudo-valeurs. Dans ces pays, les valeurs familiales traditionnelles sont également oubliées. Mais nous, au contraire, nous les préserverons, nous les renforcerons, nous les transmettrons aux générations futures. C’est un choix irrévocable de notre pays. Et nous croyons que les valeurs traditionnelles, ainsi que les aspirations des peuples à la vraie liberté, à la justice et à la souveraineté, serviront de pilier au monde multipolaire, dont les processus de formation sont en cours et dont la dynamique est croissante.”

“Emmanuel Macron, qui n’a pas eu d’enfant, est manifestement incapable de se mettre à la place des parents”

Sabine de Villeroché a interrogé pour Boulevard Voltaire Ludovine de La Rochère sur le nouveau gouvernement. Extraits :

Instauration d’un nouveau congé parental et lutte contre l’infertilité : ces mesures annoncées par Emmanuel Macron sont-elles à la hauteur de l’enjeu démographique ?

Non seulement ces propositions, qui s’apparentent à des trouvailles de dernière minute, ne sont pas à la hauteur, mais, pire, le « congé de naissance » irait à l’encontre du but recherché.

L’idée d’Emmanuel Macron est de remplacer le congé parental actuel, qui peut aller jusqu’à trois ans, par un « congé de naissance », qui serait certes mieux indemnisé, mais qui serait de seulement six mois pour chaque parent, cette durée incluant le congé de maternité et de paternité. Imaginer que les mères – car ce sont elles, dans 99 % des cas, qui prennent un congé parental – ne puissent plus rester plus de six mois auprès de leur tout petit alors qu’elles le souhaiteraient serait infiniment désolant, aussi bien pour les parents que pour les enfants. Car il est évidemment plus confortable et apaisant pour un nourrisson d’être à la maison auprès de sa mère plutôt que d’être en collectivité. Je rappelle, au passage, qu’en crèche, un adulte s’occupe à lui tout seul de 5 à 8 tout-petits (suivant leur âge). L’attention donnée à chacun est donc bien différente de la maison !

Et, naturellement, cela ne favoriserait en rien la natalité, bien au contraire. Déjà, les places en crèche et chez les assistantes maternelles sont largement insuffisantes. Cela signifie que les parents seront très angoissés à l’idée de ne pas trouver de moyen de faire garder leur enfant au bout de ces six mois, ou douze si le père prend aussi ce congé de naissance. Ce serait la meilleure manière, en fait, de dissuader d’avoir un enfant. D’ailleurs, les témoignages en ce sens fleurissent sur les réseaux sociaux depuis la conférence de presse présidentielle.

Certes, Emmanuel Macron promettra de nouvelles places de crèche, mais ce sera de la poudre aux yeux. Créer des places est très difficile – et aucun gouvernement n’a tenu ses promesses en la matière depuis bien longtemps –, notamment parce qu’il y a un problème majeur de recrutement.

Mais le comble, c’est que ces places de crèches représentent un budget beaucoup plus important pour les finances publiques que le congé parental : la crèche coûte 2.000 € par mois par enfant à la collectivité, contre 429 € par mois pour l’allocation PreParE versée aux parents pour le congé parental. Il serait donc tout à fait possible de revaloriser le congé parental – largement insuffisant à ce jour – tout en maintenant sa durée actuelle.

En outre, il faut absolument supprimer les conditions imposées depuis 2015 pour le congé parental : les parents ont en effet l’obligation de se répartir ce congé. La mère ne peut plus prendre que deux années, et si le père ne prend pas la troisième année, celle-ci est perdue. Or, les pères ne le prennent pas plus qu’avant 2015, ce qui signifie que les parents doivent trouver un moyen de faire garder leur enfant de ses 2 ans jusqu’à l’entrée à l’école. Et, précisément, c’est l’une des raisons du décrochement de la natalité en 2015.

Emmanuel Macron, qui n’a pas eu d’enfant, est manifestement incapable de se mettre à la place des parents et de comprendre quelque chose aux problématiques de l’accueil de l’enfant !

[…]

Bruno Le Maire, pourtant initialement hostile à la GPA, déclare, lui, « poursuivre sa réflexion sur le sujet » et semble prêt à changer d’avis au nom de « l’esprit d’ouverture ». Y voyez-vous le signe d’une probable légalisation à venir de la GPA ?

C’est une mauvaise nouvelle parce que tout avis positif, tout signe en faveur de cette pratique est un scandale au regard de ce qu’elle est, à savoir une exploitation de la femme, une chosification de l’enfant, un trafic international d’êtres humains. Comme pour la loi Taubira, sur laquelle il s’était abstenu en 2013, on peut penser que Bruno Le Maire souhaite avant tout se donner une image de modernité, d’ouverture. Mais la GPA n’a rien de moderne ni de sympathique. Il fait une lourde erreur. Une grande part des féministes y est d’ailleurs farouchement opposée. Et je crois vraiment que tôt ou tard, tous ceux qui se seront déclarés favorables à cette pratique et l’auront facilitée seront condamnés par les générations à venir.

Quant à son argumentation (il a déclaré avoir été touché par l’histoire d’un couple d’amis qui a obtenu un enfant par GPA), elle est indigne d’un politique, qui plus est de son niveau. La politique doit reposer sur la raison et non sur l’affect. Elle implique impérativement de savoir prendre du recul, de réfléchir à la portée des décisions pour l’ensemble de la société, d’analyser les implications et conséquences. Or, sur la gestation pour autrui, celles-ci sont insupportables et indéfendables.

Mais je ne pense pas que cela annonce un projet de légalisation d’ici 2027. Cela me semble plutôt correspondre aux ambitions présidentielles de Bruno Le Maire, à sa stratégie pour 2027 ou 2032, car il est de notoriété publique que c’est son obsession. Comme Emmanuel Macron et d’autres, il veut payer son écot à la gauche progressiste. Mais la GPA est un sujet atypique qui divise profondément à gauche et qu’une grande part de l’électorat de droite n’admettra pas. La GPA, c’est tout, sauf un pari gagnant !

Immigration : la tyrannie des juges

Le Conseil constitutionnel a censuré plus du tiers des articles. 32 sont jugés sans lien suffisant avec le texte, dont le durcissement de l’accès au regroupement familial. 35 des 86 articles du projet de loi ont été totalement ou partiellement censurés par l’institution présidée par l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius.

Le même jour, nous apprenons que plus de 323 000 premiers titres de séjour ont été délivrés en France l’an dernier, selon le ministère de l’Intérieur . Un nombre record et une hausse par rapport à l’année précédente. Les régularisations de personnes sans-papiers ont été quasi-stables (+0,3 %) à un peu plus de 34 000. Les expulsions ont augmenté de 10 % l’an dernier pour dépasser la barre de 17 000. Une paille.

En revanche, « nous avons une augmentation très importante des expulsions », s’est félicité le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Celles-ci ont augmenté de 10 % pour dépasser la barre de 17 000, selon le rapport.

« Les chiffres de l’immigration 2023 reflètent nos priorités politiques », a réagi le ministre sur X.

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé «un coup de force des juges, avec le soutien du président de la République lui-même».

“La loi immigration est mort-née. La seule solution, c’est le référendum sur l’immigration”

Dans Le Figaro, Vincent Trémolet estime :

«3 Français sur 4 veulent drastiquement renforcer la maîtrise de nos frontières. La volonté majoritaire doit-elle s’arrêter là où commence celle des juges? De Gaulle a répondu: “en France, la meilleure cour suprême, c’est le peuple”»

Eric Zemmour a déclaré :

Comme je l’annonçais, il ne restera rien d’autre dans cette loi que la régularisation de 10 000 clandestins de plus par an, sans compter le regroupement familial. Merci Macron, merci Darmanin, merci Marine Le Pen et merci Eric Ciotti.

En 1997, il dénonçait déjà :

I-Média : Ils nous insultent avec nos impôts

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le traitement médiatique de la révolte des agriculteurs et le drame de la mort de l’agricultrice et de sa fille, tuées par une voiture bélier.

Le dossier du jour est consacré au service public audiovisuel comme relais de la propagande d’Etat qui s’est récemment illustré par le “Complément d’Enquête” sur Jordan Bardella et l’affaire du Lycée Stanislas.

Enfin, les pastilles de l’info :
1) Décryptage : le domicile de Anne-Sophie Lapix cambriolée
2) Le super bobard : Affaire Théo
3) Propagande propagande : Duhamel encense Jupiter !
4) Grande occultation dans l’affaire Beltrame

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Frédéric Taddeï, à la croisée des chemins entre les médias “mainstream” et alternatifs.

Contre l’avortement dans la Constitution, écrivez aux élus

Communiqué de la Marche pour la vie (que vous pouvez soutenir ici) :

Avec plus de 10 millions d’avortements en France depuis 1975, ce qui est menacé dans notre pays, ce n’est pas l’avortement, c’est le droit de naitre.

Or, sur proposition du gouvernement, l’Assemblée Nationale a examiné le 24 janvier le projet de loi de constitutionnalisation de l’avortement pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ». Les débats ont été vifs et nous remercions les députés courageux qui se sont opposés à ce texte. Dans la nuit, au moment du vote, 13 députés se sont prononcés contre, 99 pour.

Le vote solennel doit intervenir à l’Assemblée Nationale, mardi 30 janvier 2024. Si nous pouvons nous attendre qu’une forte majorité des députés vote ce texte, le président du Sénat, M. Gérard Larcher « est opposé à ce que l’IVG soit inscrite dans la Constitution. Il ne pense pas que l’IVG soit menacée en France et considère que la Constitution n’est pas un catalogue de droit sociaux et sociétaux ». Nous appelons tous les « sages » de la République à rejeter ce texte.

Cela rejoint les convictions des milliers de marcheurs pour la vie qui se sont retrouvés à Paris le 21 janvier, pour demander le déploiement de politiques de prévention de l’avortement, et dire non à l’inscription dans la Constitution.

Vous pouvez écrire à vos sénateurs dès maintenant et les encourager en utilisant le site des AFC, l’une de nos associations partenaires, qui propose différents formats de lettres.

J’ÉCRIS À MES ÉLUS

Il devient essentiel de créer une mission d’étude parlementaire pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP Octobre 2020), afin de réduire le drame qu’est l’avortement et d’entrer dans un cercle vertueux pour des raisons de santé publique, démographiques et économiques.

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