Blogs avec images

Pakistan : encore une catholique accusée de blasphème

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Elle s’appelle Agnès Nuggo, elle est catholique, mariée et mère de famille (cinq enfants). Elle a été accusée de blasphème par ses voisins musulmans qui revendiquent la propriété d’un terrain… Cela dit, hélas, Agnès Nuggo l’a cherché, comme l’explique Fides : « En effet, au cours de ces dernières semaines, à cause d’un litige privé, elle avait accusé injustement trois chrétiens en déclarant à l’imam local qu’ils avaient offensé le prophète Mahomet. Une fois prouvée leur innocence, Agnès avait fait amende publiquement, admettant son erreur et s’excusant. Cependant, elle a été ensuite victime d’une fausse accusation de blasphème et le même imam local a témoigné contre elle. »"

La laïcité c’est la distinction du spirituel et du temporel et non l’exclusion de Dieu de la Cité

Mgr Centène déclare dans Famille chrétienne :

"Notre vie, la vie de l’Église est entre les mains du Seigneur, pas des instances gouvernementales. La persécution, qu’elle soit frontale ou plus pernicieuse, est le lot du disciple de Jésus-Christ, prêt à donner jusqu’à sa vie pour témoigner de la vérité tout en pardonnant à ses bourreaux. Mais que cette réalité ne soit pas un prétexte pour nous enfermer dans un silence coupable, signe d’un abandon de nos frères et sœurs, d’une résignation face au scandale de l’injustice. Plus largement, il en va du respect de la dignité de tout être humain, chrétien ou non, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. […]

Souvent, on pense que les chrétiens du Proche et du Moyen Orient bénéficient d’une relative liberté de culte. Or, la liberté religieuse, ce n’est pas seulement la liberté de culte. C’est aussi la liberté de conscience et donc la possibilité de se convertir au christianisme sans être persécuté. Il n’existe pas de vraie liberté de conscience lorsque certains États tolèrent, voire promeuvent, le viol de la conscience par des moyens que le simple respect de la justice et de la dignité humaine réprouve. […]

En Occident, cette conception de l’homme et de la dignité humaine est issue de l’évangélisation de la culture. La grande erreur de nos hommes politiques est de croire que ces valeurs sont universellement reconnues. Notre mentalité culturelle a été façonnée par vingt siècles de christianisme. Cela a permis le développement en France et en Occident de notions fondamentales, telles que la dignité de la personne humaine ou la distinction des pouvoirs spirituel et temporel, que l’on nomme aujourd’hui – dans une acception erronée – la laïcité. Les Français croient souvent qu’ils le doivent à la pensée moderne ; ils ne savent plus qu’elle a pourtant pour origine cette phrase du Christ : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21). La philosophie chrétienne, à la lumière de la Révélation, a ainsi établi une distinction entre pouvoir spirituel et temporel.

La laïcité est donc pour vous d’origine chrétienne ?

Oui, et le malheur de notre temps est d’avoir vu cette distinction comme une séparation radicale excluant Dieu et la religion de la vie sociale pour prétendre les enfermer dans la sphère privée des consciences. D’un côté, les instances gouvernementales des nations européennes refusent de reconnaître leurs racines chrétiennes. De l’autre, elles s’obstinent à croire universellement partagé un reliquat perverti des valeurs sur lesquelles ces nations furent bâties. Cette confusion des idées, qui ne reposent plus sur un socle philosophique solide, nous rend incapables d’analyser la réalité sans angélisme ni complaisance. Ce qui laisse la part belle aux fondamentalismes, religieux, areligieux, ou politiques, devant lesquels nous sommes devenus impuissants. […] Parce que cette notion de distinction des pouvoirs est entrée dans la culture occidentale, nos hommes politiques s’imaginent qu’elle est une composante universelle de la pensée. Cette conception n’est pas partagée par tous et notamment par l’islam. L’islam ne sépare pas pouvoirs spirituel et temporel. Il n’accepte pas non plus, avec raison, que la religion soit confinée à la sphère privée. Au contraire il les confond, au point de considérer la laïcité comme un véritable blasphème."

Obama se pose comme le Président qui s’oppose à la défense du mariage

Bill Donohue de la Catholic League, commente la décision homosexualiste de Barack Obama :

  • «Le Président Obama ne veut plus défendre le mariage. Il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment défendu, et en voici la preuve.
  • Cela fera quinze ans ce mois-ci, alors qu’il menait campagne pour être sénateur de l’Illinois, Barack Obama déclarait : “Je suis favorable à la légalisation du mariage entre personnes de même sexe, et je combattrai les efforts visant à interdire de tels mariages”.
  • Mais quand Obama décida de se présenter à l’élection de sénateur de l’Illinois pour le Sénat des États-Unis en 2004, il était conscient que son soutien aux homosexuels désireux d’écrabouiller l’institution du mariage, était trop extrême. Il décida alors de ne soutenir que les unions civiles [± Pacs]. Il déclara à cette époque : “Je pense que le mariage, dans l’esprit de beaucoup d’électeurs, possède une connotation religieuse”.
  • En 2008, alors qu’Obama étant candidat à la Présidence, il évoqua de nouveau Dieu pour justifier la défense du mariage qu’il venait de bricoler : “Je crois que le mariage est l’union entre un homme et une femme. Et puis, pour moi, en tant que chrétien (…) c’est aussi une union sacrée. Dieu se trouve dans cet assemblage”. Mais il savait que ce qu’il déclarait alors n’était pas la vérité, et en voici la preuve : en même temps qu’il adoptait, de manière rhétorique, cette position pro-mariage, il travaillait à saper le mariage en s’opposant à la Proposition 8 en Californie. Il s’agissait d’une mesure visant à réserver la réalité du mariage à l’union entre deux personnes capables naturellement de fonder une famille, c’est-à-dire entre un homme et une femme.
  • Désormais Obama se pose officiellement comme le Président qui s’oppose à la défense du mariage. Ce faisant, il se mesure à la loi signée en 1996 par Bill Clinton, et qui ne recueillit que 15 % d’oppositions à la Chambre et 14 % au Sénat. Il s’affronte aussi aux initiatives de plus de trente États visant à confirmer que le mariage est une union entre un homme et une femme.
  • À présent qu’Obama est entièrement sorti du bois, il va falloir encourager un sérieux effort pour adopter un amendement constitutionnel confirmant l’intégrité du mariage. »

Mgr Barsi rappelle que franc-maçonnerie et catholicisme sont incompatibles

Monseigneur Bernard Barsi, archevêque de Monaco, a réagi à l'installation officielle, le 19 février, de la Grande Loge nationale régulière de la principauté de Monaco (GLNRPM), où le catholicisme est religion d'État.

"L'enseignement constant de l'Église catholique est clair à ce sujet et a été confirmé par une déclaration de la Congrégation de la doctrine de la foi, en date du 26 novembre 1983. Le jugement négatif de l'Église sur la franc-maçonnerie demeure inchangé, parce que ses principes ont toujours été incompatibles avec la doctrine de l'Église : c'est pourquoi il reste interdit par l'Église de s'y inscrire."

"Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la sainte communion".

"Dieu n'est pas présenté comme un dieu personnel susceptible d'entretenir des relations et une alliance avec les hommes, mais comme le Grand Architecte de l'univers. Considéré comme une référence plus ou moins lointaine, il ne saurait être Père, et l'homme ne pourrait être pour lui un partenaire. Affirmer l'existence de ce personnage n'équivaut pas à professer la foi catholique en un seul Dieu, révélé dans le mystère trinitaire du Père, du Fils et de l'Esprit saint."

"La franc-maçonnerie entretient et cultive la notion de secret, réservant son accès à quelques initiés en désignant tous les autres comme des profanes. Dans la foi catholique, l'Évangile du Salut, proclamé et vécu par le Christ, est offert et accessible à tous. En toute personne humaine, quelle qu'elle soit, est reconnue l'image, et la ressemblance de Dieu."

« 12 mesures pour 2012 »: 7e mesure

Mesure7
Présentation de la 7e mesure par François Billot de Lochner:

 Fbl En 1971, les Etats-Unis ont unilatéralement décrété la suspension de la conversion du dollar en or. Le dollar est, de fait, devenu la monnaie-étalon, en remplacement de l’étalon-or. Cette décision a permis aux Etats-Unis de délibérément inonder le marché de liquidités monétaires dont la valeur réelle est aléatoire. Elle a également engendré une hausse incontrôlée des actifs financiers et immobiliers, et est en grande partie responsable de la crise dévastatrice que subissent nos économies depuis 2007.

Il faut s’attaquer sans plus tarder au dysfonctionnement, patent et dramatique, de ce système monétaire international, dont le maintien ne peut conduire qu’au chaos. Le nouveau président élu en 2012 devra provoquer une réunion des chefs d’Etat des pays les plus industrialisés et leur proposer d’y remédier. Il devra chercher à remplacer le système de l’étalon-dollar par celui d’un étalon neutre, universel et contraignant.

François Billot de Lochner est l’auteur de 12 mesures pour 2012 et l’initiateur d’Audace 2012. 

Commentaire par Bernard Trémeau:

Tremeau J’ai personnellement un vision de notre histoire monétaire différente de celle exposée dans cette mesure. Je ne pense notamment pas qu’il y ait un rapport entre la création monétaire américaine et les taux de change flottants.

Mais les Américains ont bien émis trop de dollars, trop longtemps. Puis, en réaction, ils n’en ont pas émis assez. Les cours de l’immobilier aux USA se sont effondrés, entraînant la crise des subprimes.

Je suis donc totalement d’accord sur la nécessité de principe de « s’attaquer sans plus tarder au dysfonctionnement, patent et dramatique » du système monétaire international. 

Toutefois, en matière monétaire, je pense qu’il convient surtout de modifier la parité fixe qui lie depuis le 31 décembre 1999 le franc au mark. L’inflation par les coûts étant bien supérieure en France qu’en Allemagne, les entreprises françaises ne sont plus compétitives. On peut remettre en cause cette parité en quittant l’euro et en revenant aux monnaies nationales. On peut aussi le faire en conservant l’euro. Mais il faut le faire.

Il faut aussi remettre en cause les pratiques inflationnistes, qui ont un effet indirect sur la monnaie. Chaque fois qu’un gouvernement prend une mesure inflationniste (semaine de 35 h payées comme 39, SMIC, retraite à 60 ans, taxe carbone, etc) il contraint la banque centrale à s’opposer à cette inflation en augmentant le coût du credit, ce qui maintient le pays dans la stagnation économique, source de pauvreté et de chômage. 

Bernard Trémeau, médecin à la retraite et ancien député (1968-1973), collabore aux 4 Vérités, écrivant notamment sur les questions monétaires.

 

L’UE veut soumettre la Hongrie

Lu dans Daoudal Hebdo :

H "Le début de la présidence hongroise de l’Union européenne coïncidait avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur les médias, loi dénoncée comme liberticide par toute l’intelligentsia européenne. La Commission européenne a sommé le gouvernement hongrois de réviser cette loi afin de la mettre en conformité avec les «valeurs européennes». Le 15 février, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré que la loi serait modifiée dans les 15 jours. Cri de victoire de la commissaire Nelly Kroes : «Je suis très satisfaite de voir que les autorités hongroises ont accepté d'amender leur loi sur les médias pour garantir qu'elle respecte les aspects de la législation européenne que nous avions soulevés, y compris la Charte européenne des droits fondamentaux.» Non sans ajouter que la Commission entend « continuer à suivre de près la situation » afin de s'assurer que « la législation modifiée sera correctement mise en oeuvre »… Nelly Kroes est commissaire en charge de la « société numérique ». Ce qui montre le peu de prise que peut avoir la Commission sur une loi sur la presse. Il se trouve que la loi hongroise était en effet en contravention avec certaines règles de la «société numérique». Le gouvernement hongrois les modifie donc. Notamment, les blogs et les vidéos sur internet ne seront pas soumis à l’obligation d’ «information équilibrée » (car la loi hongroise ne pouvait pas s’appliquer à des supports hébergés à l’étranger). En ce qui concerne le respect de la Charte des droits fondamentaux, la Commission européenne n’admettait pas que la loi puisse punir les «outrages » à l’encontre d’individus, de minorités, et de majorités. Elle sera reformulée selon les canons européens, qui ne connaissent que l’«incitation à la haine» et la «discrimination».

Le gouvernement avait fait valoir que cette disposition si critiquée avait pour but de protéger les enfants, les minorités, et aussi les majorités, que l’on oublie si souvent… Annamaria Szalai, la présidente de l’Autorité nationale des médias et des télécommunications créée par la loi, a souligné notamment qu’elle utiliserait son pouvoir pour protéger les valeurs familiales. Ce qu’elle appelle les valeurs familiales, dénoncent les opposants… Mais la Commission européenne ne peut être d’aucun secours, ici, aux pourrisseurs médiatiques et aux idéologues de la culture de mort… Et, bien entendu, rien n’empêche les autorités hongroises d’interpréter la nouvelle formulation selon les critères de l’ancienne. De fait, en Hongrie, les journalistes de gauche sont très déçus, car les modifications ne changent rien à la loi. Mais c’était couru d’avance, comme Viktor Orban l’avait bien compris et explicitement déclaré. Il pouvait limiter les modifications à ce qui était effectivement contraire à la législation européenne, c’est-à-dire à presque rien, alors que l’intelligentsia européenne était certaine de pouvoir faire mordre la poussière au « populiste » Orban. «Le gouvernement a repoussé cette attaque, a-t-il déclaré devant le Parlement. Nous n’acceptons pas comme nos supérieurs quelque pays ou quelque groupe de pays que ce soit. Bruxelles n’est pas Moscou.»"

Edouard Balladur veut que l’Etat aide les musulmans à construire des mosquées

Interrogé dans Le Figaro, l'ancien Premier ministre déclare :

"La France est un pays de tradition catholique qui, l'histoire en témoigne, a eu du mal à accepter la diversité religieuse. Il faut prendre acte de celle-ci et s'en tenir à trois principes: il n'est pas question de remettre en cause la liberté de chacun de pratiquer sa religion; il doit pouvoir le faire dans des conditions décentes, ce qui signifie qu'il faut éviter les prières sur la voie publique. Il est donc normal que l'on donne aux musulmans les moyens de construire des lieux de culte où se réunir.

Faut-il dans ce cas toucher à la loi de 1905?

Sa pratique a été assouplie, tout le monde le sait, par le recours à des baux emphytéotiques permettant l'utilisation de terrains où construire des lieux de culte, ou par le financement public de bibliothèques ou de musées attenant à ceux-ci. Le troisième principe, le plus important, c'est la compatibilité entre des pratiques de vie, qui souvent ne résultent pas de règles religieuses, et la loi française."

La Fondation de service politique regrette la modestie de la condamnation des violences antichrétiennes

Dans un communiqué, la FSP écrit :

"Ce lundi 21 février 2011, le Conseil de l’Union européenne a adopté un texte sur l’intolérance, la discrimination et la violence fondées sur la religion ou la conviction, mentionnant expressément les chrétiens. L’Association pour la Fondation de Service politique se réjouit du ralliement des 27 Etats-membres à une position commune prenant en compte ses recommandations adressées le 16 février 2011 dans son Appel à la reconnaissance du « fait chrétien » par l’Union européenne. […]

Cependant, ce compromis a souligné les réelles dissensions des Etats-membres en ce qui concerne la reconnaissance du « fait chrétien » en Europe et dans le monde. Ces conclusions sont modestes et il est juste de penser que leur portée, d’abord politique, risque de ne pas être suivie d’effets concrets immédiats. […]

Pour faire entendre sa voix, l’Association pour la Fondation de Service Politique participera au séminaire de l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens « Intolérance et discrimination contre les chrétiens en Europe », le mardi 16 mars 2011 au Parlement européen, autour de Joseph Weiler (USA), New York University, Massimo Introvigne (Italie), représentant de l’OSCE pour la lutte contre « le racisme, la xénophobie et la discrimination » et Gudrun Kugler (Autriche), directeur de l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens."

Brésil : une mère décide de garder son enfant handicapé

La belle histoire du jour :

"Une mère de famille brésilienne qui avait obtenu de la justice locale, le 10 février, la permission d'avorter le bébé anencéphale qu'elle portait, à dix semaines de gestation, a décidé finalement de renoncer à cette extrémité et de porter son enfant jusqu'à sa naissance, a-t-elle fait savoir par sa belle-sœur. Un juge du tribunal de justice de São Paulo a en effet suspendu l'autorisation judiciaire et, surtout, l'Eglise brésilienne s'est mobilisée pour supplier la jeune femme au foyer de ne pas donner suite à se première décision.

C'est l'évêque du diocèse de Catanduva, en collaboration avec le curé de Palmares Paulista (près de Rio Preto) dont dépend la jeune femme, qui a convoqué une commission de prêtres pour étudier le cas et tenter de la convaincre de ne pas avorter. Une première intervention du curé, le P. Marcelo Delalibera, n'avait pas réussi à l 'empêcher de saisir la justice dans un premier temps.

L'enfant anencéphale a peu de chances de vivre au-delà de quelques mois. Mais c'est un enfant, comme le souligne ce site d'informations sur la malformation, sensible à son entourage et surtout à l'amour qui lui est donné.

En prenant fait et cause pour le tout-petit l'évêque de Catanduva, dom Octacilio Rodrigues, ainsi que le curé ont voulu montrer ce que représente a violence d'une mise à mort volontaire d'un enfant à naître innocent et exceptionnellement fragile : violence dont la mère est aussi victime puisque c'est elle qui devra vivre, ensuite, avec la conscience d'avoir tué son propre enfant, même si elle croyait le faire pour son bien.

La mobilisation de l'Eglise a un autre motif : au Brésil, le débat sur l'avortement dépénalisé s'est focalisé sur le cas des bébés anencéphales pour justifier les dérogations régulièrement sollicitées devant la justice. Dans ce contexte, la courageuse décision de la jeune femme de poursuivre sa grossesse si dramatique mérite d'être saluée."

« Voter pour un candidat qui soutient l’avortement est un péché mortel »

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"L'archevêque d'Arequipa [Pérou], Mgr Javier del Rio Alba, a déclaré […] que voter pour un candidat qui soutient l'avortement est un péché mortel. « En tant que catholiques, nous ne pouvons jamais donner notre aval à un candidat qui propose l'assassinat d'enfants sans défense et qui s'attaque au bien commun de la société en visant l'institution du mariage», a-t-il indiqué alors que le Pérou s'apprête à élire ses représentants.

Le prélat a invité les électeurs – les fidèles, bien sûr, mais aussi « tous les hommes de bonne volonté » – à bien étudier les propositions des candidats, mais aussi l'exemple qu'ils donnent. «Nous, catholiques, nous ne pouvons jamais donner notre voix à un candidat qui par ses paroles ou par le témoignage de sa propre vie… annonce qu'il va promouvoir l'avortement.»

[…] Mgr del Rio Alba a précisé qu'un tel vote constituerait un péché mortel mais sans entraîner l'excommunication automatique qui, elle, frappe celui qui concourt directement à un avortement."

OLFEO : une plateforme de censure du net

J La plateforme OLFEO est un système acheté et installé par le service informatique d'une entreprise pour filtrer les connexions des utilisateurs. Le client (plus de 700 entreprises aujourd'hui) choisit les catégories de sites qu'il veut interdire à la consultation par ses employés, mais c'est la société OLFEO qui est seule responsable de la catégorisation des sites. Le client peut seulement intervenir pour débloquer un site à la demande si un site à caractère professionnel est filtré par erreur.

I Ce système est donc parfaitement déjà opérationnel à grande échelle et peut facilement être généralisé à toute consultation de l'Internet par les particuliers s'il est installé chez les fournisseurs d'accès. FDesouche constate que SFR et Neuf Telecom le censurent arbitrairement, chez les particuliers. Les sites filtrés ne sont pas avertis et le sont sur des critères subjectifs, ils n'ont pas de moyen d'intervenir.

Exemples de sites filtrés, selon leur catégorie, par OLFEO dans une entreprise (voir les copies d'écrans) :

Aucun site maçonnique ni musulman n'est censuré, ni la presse "officielle".

Addendum 08 mars : le site Indignations a été sorti de cette censure (voir commentaire).

17e assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie

La 17e assemblée générale de l'Académie pontificale pour la vie s'est ouverte hier au Vatican. Selon le président du dicastère, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, elle évoquera :

  • les conséquences de l'avortement
  • les banques pour la conservation du cordon ombilical dans la perspective de l'utilisation thérapeutique des cellules souches

Sur Radio Vatican, Mgr Ignacio Carrasco de Paula a évoqué les conséquences de l'avortement comme « des conséquences qui ont un coût, un coût très important au niveau personnel et au niveau social ». Outre le meurtre de l'enfant, le prélat a estimé que le traumatisme post-avortement concernait bien sûr la femme, mais aussi l'homme, la famille et ceux qui aident la femme à avorter.

Le propriétaire de France Soir intéressé par les idées du FN

De quoi déclencher un traumatisme au sein de la rédaction, qui a pris soin de réitérer son indépendance éditoriale.

Si Alexandre Pugachev avait déclaré être séduit par les idées du Parti socialiste, la rédaction aurait-elle eu la même attitude ?

SOS femmes enceintes

S

Alliance objective entre les « révolutionnaires » et les islamistes

Lu dans Daoudal Hebdo :

A "Fin janvier, après le retour de l’islamiste Rachid Ghannouchi en Tunisie, Kadhafi avait fait savoir au nouveau pouvoir tunisien que la Libye ne «pouvait tolérer la présence d’islamistes dans le gouvernement tunisien» et avait mis en place une cellule de crise chargée de suivre les événements chez le voisin, après avoir bouclé la frontière. Aujourd’hui, la Cyrénaïque (tout l’est de la Libye, du côté de l’Egypte) a échappé au contrôle de Tripoli, et un groupe très actif à Al-Baïda se fait appeler « émirat islamique de Barka », « émirat de Barka » étant le nom traditionnel de la région. Le 16 février, 110 militants du Groupe de combattants islamiques libyens (GCIL), dont trois de ses chefs, ont été libérés de prison, dans le cadre d’un accord qui a permis la libération de 360 islamistes depuis un an. […] l’émirat islamique de Barka a mis la main sur de très nombreuses armes en prenant d’assaut un dépôt de l’armée, et s’est emparée de dizaines de véhicules en scandant : « Au jihad ! »…

Tout cela se passe à quelques kilomètres de l’Egypte. Où le vieux mentor des Frères musulmans, Youssouf al-Qaradawi, a fait un retour triomphal, se faisant acclamer par deux millions de personnes au Caire le 18 février. Dimanche, la Cour de sûreté égyptienne a acquitté deux des responsables de la tuerie de Nag Hammadi, quand six coptes avaient été tués à la sortie de la messe de la Nativité, le 6 janvier 2010. Le 16 janvier, le principal accusé a été condamné à mort. Parce qu’il avait tué aussi un musulman qui passait par là. […]

Après une attaque de prisonniers en fuite, les moines de Saint-Boula (monastère fondé au IVe siècle), avaient érigé une modeste clôture et un portail. Le 20 février, l’armée est venue avec des bulldozers pour détruire la clôture. De même, au monastère Saint-Bishoy (fondé au Ve siècle), après que la police eut fait savoir aux moines qu’elle n’avait pas d’effectifs pour les protéger, ils avaient construit un petit mur du côté le plus vulnérable. Alertée par la police locale, l’armée est venue et a détruit le mur. De même, après une attaque qui a fait six blessés parmi les moines, le monastère Saint-Macaire avait édifié une clôture. L’armée est venue et a donné 48 heures aux moines pour démolir leur clôture, sinon elle le ferait elle-même (ce qui est sans doute fait au moment où vous lisez ces lignes). Ces monastères font partie du plus ancien patrimoine chrétien, tant sur le plan spirituel qu’architectural, iconographique, etc. Ils sont aujourd’hui à la merci des pillards et des jihadistes. Pendant ce temps-là, on assiste à une alliance objective entre les « révolutionnaires » qui ont fait tomber Moubarak et les Frères musulmans, les uns et les autres étant unis contre le gouvernement qui, malgré le nouveau remaniement, comprend toujours des dignitaires de l’ancien régime et ne laisse aucune place aux Frères musulmans."

Les OGM sur Dieu Merci !

D L'émission de vendredi (9h) sur la chaîne Direct 8 s'intéresse à un thème d'actualité, au moment où se tient le Salon de l'agriculture à Paris :

 « Agriculture : de Caïn aux OGM. »

Bergers, pasteurs, moissons, vigne… La Bible et la tradition de l’Eglise regorgent de références à l’univers agricole. En quoi peuvent-elles toujours guider les paysans contemporains à l’heure du productivisme ? Invités: Frédéric Mervoyer et Raphaël Mervoyer, agriculteurs spécialisés dans la cerise (Domaine des Préaux), dans les Yvelines.

Bernard Nathanson, RIP

De Christian Daisug dans Présent :

N "Le docteur Bernard Nathanson, qui fut sans doute le plus actif des médecins avorteurs de New York avant de devenir l’une des figures mondialement connues du mouvement pro-vie, vient de mourir à l’issue d’une longue bataille contre le cancer. Il avait 84 ans et en avait consacré près d’une vingtaine à interrompre des grossesses : 75 000 selon son propre aveu. En 1969, le Dr Nathanson participa à la fondation de la National Association for the Repeal of Abortion Laws (NARAL), l’un des plus virulents fers de lance dans l’hécatombe des enfants à naître, avant de diriger à Manhattan le Center for Reproductive and Sexual Health qu’il qualifiera plus tard de «plus grand avortoir du monde occidental». A la fin de 1978, tout bascule. Le Dr Nathanson réalise à cette époque son «dernier meurtre», comme il le disait lui-même. Il entre dans le combat pour la vie. […]

Il entre en 1985 dans ce pathétique sauvetage avec un document bouleversant, insoutenable, d’un impact extraordinaire, d’une puissance évocatrice sans précédent : un film de 28 minutes, Le Cri silencieux. Le Dr Nathanson y décrit les différentes étapes du développement d’un fœtus, puis, à l’aide des images d’un sonogramme, commente dans le détail l’avortement d’un petit être de douze semaines par la méthode de la succion. On voit l’enfant se débattre pour tenter d’échapper aux instruments chirurgicaux ; on voit l’enfant, dans un réflexe de désespoir, ouvrir la bouche pour crier. Un cri que personne n’entendra mais qui résonna dans les consciences pour les interpeller lorsque le film fut montré dans les pays où le militantisme pro-vie était suffisamment structuré. […] 

En 1996, nouvelle étape dans la vie du Dr Nathanson : lui, le « juif athée », comme il se définissait, reçoit à la cathédrale Saint-Patrick de Manhattan, le baptême de l’Eglise catholique des mains du cardinal John O’Connor. […] Dans son livre La main de Dieu, le Dr Nathanson raconte que lorsqu’il était président du NARAL, les faits dont il émaillait ses propos publics souffraient de falsification dans le but d’émouvoir l’opinion publique. «Lorsque, écrit-il, je clamais qu’il y avait aux Etats-Unis un million d’avortements clandestins par an, je savais que le chiffre réel était cinq fois inférieur. Et lorsque je prétendais que 10 000 femmes mouraient chaque année d’un avortement ayant mal tourné, je savais que le chiffre réel se situait entre 200 et 300.»"

La Syrie et l’Arabie tentent de prévenir une révolution

Dans Présent, Maroun Charbel indique comment les Etats qui ne sont pas (encore) touchés par une révolution réagissent :

A "Dès les premières manifestations en Tunisie et en Jordanie – selon de très nombreuses sources concordantes – internet était coupé en Syrie et les réseaux de téléphonie mobile comme les autres connaissaient de très sérieuses perturbations. Après avoir été – officiellement – rétabli, il ne fonctionne plus que d’une manière cahotante. Mais dès les premières manifestations le régime syrien a puisé à pleines mains dans les caisses de l’Etat pour doubler les subventions, en créer de nouvelles, supprimer les taxes sur les produits alimentaires ou augmenter les subventions sur certains produits. Exemple : les carburants sont désormais subventionnés à 72 % par l’Etat ! Près de 500 000 familles ont déjà bénéficié de ces aides versées par le Fonds d’aide nationale dont la création était attendue et annoncée depuis de très nombreuses années. Il a été mis en place en janvier dernier et les premiers versements ont débuté le 13 février ! […]

Ce mercredi a été marqué par le retour chez lui du roi Abdallah d’Arabie Saoudite, après une longue absence de près de 3 mois pour raisons de santé entre les Etats-Unis et le Maroc. […] le roi semble avoir pris toute la mesure de la crise et pour cause : à ses frontières est et sud, la révolte gronde. Au royaume du Bahreïn et au Yémen. Tout juste descendu – en fauteuil roulant – de son avion, le souverain wahhabite a annoncé une série de mesures supposées célébrer son retour mais qui sonnent comme autant de gages offerts à une population qui n’est pas à l’abri d’une contagion soudaine. Pays sunnite, l’Arabie Saoudite a de très fortes minorités chiites à l’irrédentisme chatouilleux, et qui de plus sont originaires et occupent les zones pétrolières du pays !

Les cadeaux de retour d’Abdallah ont été aussi divers que la libération de prisonniers, l’amnistie de tous les délits financiers, des subventions offertes aux étudiants, aux fonctionnaires, des allégements fiscaux et financiers aux emprunteurs… le tout pour un montant colossal. On parle de plusieurs dizaines de milliards de dollars ! Exemples pris au hasard : une prime de 15 % offerte aux fonctionnaires est désormais partie intégrante de leur salaire, un fonds d’aide au logement voit son capital augmenté de plus 40 milliards de riyals, soit près de 8 milliards d’euros, etc."

Le Liban constitue un message de liberté

Le pape Benoît XVI et le président libanais Michel Sleimane se sont rencontrés aujourd'hui durant une demi-heure. Ils ont souhaité que :

L "en vertu de sa composition pluriconfessionnelle, le Liban constitue un message de liberté, de respect et de coexistence pour la région comme pour le reste du monde. Il montre la nécessité d'accroître le dialogue interreligieux. Les parties ont salué l'engagement des autorités civiles et religieuses à mieux éduquer les consciences à la paix et à la réconciliation, et dit leur espoir que la formation du nouveau gouvernement favorise la stabilité d'un pays appelé à régler d'importantes questions internes comme internationales. Les entretiens ont également permis d'évoquer la situation régionale, et en particulier les événements récents dans certains pays arabes, et d'exprimer la conviction commune d'un règlement urgent des conflits en cours. Une attention particulière a été enfin réservée à la délicate situation des chrétiens au Proche et Moyen Orient, et à leur contribution au bien général de la société".

Allemagne : en prison pour avoir refusé les cours d’éducation sexuelle

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Une mère de douze enfants a été condamnée à 43 jours d’incarcération pour avoir refusé d’inscrire trois de ses enfants dans le programme d’éducation sexuelle dans une école primaire locale, […]. Elle sera emprisonnée dans l’établissement pénitentiaire de Gelsenkirchen.

La femme serait baptiste et d’origine russe, arrivée il y a une vingtaine d’années en Allemagne. Elle et son mari s’opposent au programme gouvernemental pour des raisons religieuses."

Les familles sont les pivots du système de retraites

Communiqué des AFC :

A "Les négociations entre partenaires sociaux sur la réforme des retraites complémentaires se poursuivent. Les majorations de pension pour les parents de trois enfants et plus sont au cœur des discussions. A cette occasion, la CNAFC tient à rappeler avec force que concevoir ces majorations comme des « avantages familiaux » est erroné et trompeur.

La finalité des majorations est uniquement de permettre à celles et ceux qui se sont arrêtés de travailler pour élever leurs enfants (ou ont réduit de façon significative leur temps de travail) de disposer d'une retraite suffisante et proche de celle d'un ménage où les deux conjoints ont travaillé.

Comme elle l'a écrit aux partenaires sociaux, la CNAFC estime que la réforme nécessaire qui doit être conduite pour assurer la pérennité du système de retraites doit en particulier répondre aux incertitudes qui pèsent sur les familles. Ceux qui aujourd'hui par leur choix décident de l'équilibre futur du régime des retraites doivent entendre ce message."

Les banquiers aiment bien les journaux

Entendu dans le bulletin de réinformation de Radio courtoisie :

E "Le crédit agricole prend 25 % du capital de la Voix du Nord. Oui, La Voix du Nord, Nord Eclair, Nord littoral, le Courrier picard et direct Lille passent dans l’escarcelle de la banque. Décidément les banquiers aiment bien les journaux […]

Ainsi, le crédit mutuel contrôle le Progrès, le Dauphiné Libéré, le Bien public, le Journal de Saône-et-Loire, le Républicain Lorrain, l'Est Républicain, Vosges Matin et les Dernières nouvelles d'Alsace. A Paris la banque Rothschild est aux commandes de Libération et la banque Lazard a des intérêts au Monde."

France 3 : Frédéric Taddeï menacé ?

Lu sur le blog de Sébastien Le Fol, du Figaro :

T "Il se murmure que l'émission de débats de Frédéric Taddeï, Ce soir (ou jamais !), diffusée en deuxième partie de soirée sur France 3, serait menacée. Elle ne ferait pas assez d'audience, murmure-t-on. La direction de la chaîne aurait demandé à l'animateur de réfléchir à un nouveau programme hebdomadaire. Espérons que ce n'est pas une manière polie d'écarter définitivement Taddeï de l'antenne. Que son ton impertinent n'ait plus sa place sur la "Chaîne des régions", aux côtés d'Evelyne Thomas et de Laurent Boyer, nouveaux missionnaires de la proximité, on veut bien le croire. Mais le service public new look aurait tort de se priver de cet animateur fin, ironique, respectueux de ses invités et plus cultivé que la moyenne du Paf. Avec Ce soir (ou jamais!), Taddei a remis à l'honneur la conversation télévisuelle, le débat vif, argumenté et souvent courtois. Son plateau respire la liberté, on y entend des voix discordantes. Que ce soit sur France 3, France 5 ou ailleurs, laissez-nous Taddei."

Frédéric Taddei invite régulièrement des personnes politiquement incorrectes. Dernièrement, il avait invité Jean Raspail. Il y a quelques années, sur Europe 1, il avait invité Jean-Pax Méfret.

Approbation massive de la 6e mesure

Mesure6

Resmes6

La 6e mesure a emporté la plus forte approbation de toutes les propositions jusqu'ici.

Le Prix Richelieu décerné à Eric Zemmour

Z Le prix Richelieu récompense chaque année, depuis 1992, un journaliste de la presse écrite ou audiovisuelle qui «aura témoigné, par la qualité de son propre langage, de son souci de défendre la langue française».

Le prix Richelieu 2011 a été décerné à Eric Zemmour. Il lui sera remis le jeudi 7 avril de 12 heures à 13 heures dans les salons de la cour d'honneur de l'Institut de France.

Le FN et l’Etat

Dans une lettre ouverte aux fonctionnaires, Marine Le Pen explicite sa vision de l'Etat. Extraits :

F "L’Etat fort, c’est d’abord un Etat stratège, qui aiguillonne notre pays vers l’innovation, la prospérité, et assure son rayonnement. L’Etat fort, c’est ensuite un Etat protecteur, qui se donne les moyens de  développer pour tous l’économie et l’emploi. L’Etat fort, c’est enfin un Etat solidaire, garant notamment des services publics auxquels nous sommes tous tellement attachés. Il n’y a pas d’Etat fort, sans fonction publique formée, organisée, cohérente et motivée. Malheureusement, vous le constatez chaque jour dans vos fonctions : l’Etat et la fonction publique ont été gravement affaiblis par des années de conduite irresponsable des affaires. Imposée par des élites de plus en plus coupées du peuple, la fuite en avant vers la mondialisation débridée a progressivement entraîné le démantèlement de l’Etat. L’Union européenne n’est rien d’autre qu’un catalyseur de ce mouvement désastreux. […] Cette anémie organisée de l’Etat s’accompagne d’un effritement du sens de l’intérêt général parmi les élites administratives, et plus encore politiques. […]

Redresser l’Etat, permettre à la fonction publique de retrouver confiance, seront nos principes directeurs. Ils ne se confondent pas avec une course aux effectifs. Le sens des responsabilités, et l’exigence de justice sociale que nous portons, nous obligent à une bonne gestion des deniers publics. A cet égard, la fuite en avant des collectivités territoriales, dans un contexte de décentralisation irresponsable depuis trente ans, devra cesser. Les collectivités locales devront enfin maîtriser leurs effectifs, et un rééquilibrage se fera au bénéfice de l’Etat, appelé à reprendre des compétences stratégiques."

Rappelons qu'au 31 décembre 2008, la France comptait 5,3 millions de fonctionnaires, soit 20,5% de l'emploi total et 656.000 de plus qu'il y a dix ans.

Les Tunisiens arrivent dans les Alpes-Maritimes

F Un groupe de migrants clandestins a été arrêté hier à pied, marchant en bord de route, gênant même la circulation. Cela fait 174 interpellations en dix jours. Tous des hommes, âgés pour la plupart d’une vingtaine d’années, fuyant la démocratie et la liberté post-Ben Ali… Ils arrivent de Lampedusa. Ils sont actuellement près d’une trentaine à être interpellés au quotidien.

Placés en garde à vue par la compagnie de Nice, ils devaient être transférés en centre de rétention, à Nice ou vers d’autres départements.

Le projet de loi bioéthique est contraire à la famille

Hervé Mariton, député UMP, explique à son tour les raisons qui l'ont poussé à voter contre le projet bioéthique :

M "J’ai voté contre le projet de loi de bioéthique en raison de la vision de la famille sur laquelle il a été construit. […] Je souligne, à l’issue du travail parlementaire, les progrès réels dans l’encadrement du diagnostic prénatal, dans l’accompagnement des parents d’enfants porteurs de la trisomie 21, dans la définition des dérogations au principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon et dans la gouvernance des enjeux de bioéthique.

Mais dans la discussion sur l’assistance médicale à la procréation, comme à d’autres moments du texte, est apparue, à gauche et sur quelques bancs à droite (le tout faisant une majorité) une vision de la famille qui me paraît très périlleuse. On nous a asséné que la famille est exclusivement culturelle, sociale. Nul ne prétend que la famille serait exclusivement naturelle, biologique. Mais nous sommes quelques-uns à penser que la famille est à la fois naturelle et culturelle, sociale et biologique. La plupart des citoyens, guidés par le bon sens, s’accorderont sur cet énoncé : les enfants ne naissent pas dans les choux. Mais, à la fois pour justifier l’extension de l’AMP (disparition des conditions d’antériorité et de stabilité du couple), pour étendre les conditions du don d’organe au profit d’un proche (en expliquant qu’un ami serait plus sincère qu’un cousin) et parce que cela serait le constat de l’état actuel de la société, certains collègues ont défendu une vision exclusivement culturelle.

À partir de là, tout lien conjugal est égal, le Pacs devient comparable au mariage. Si la famille est culturelle, quelle différence entre son enfant, l’enfant de son conjoint, l’enfant de l’ancien conjoint (l’“ex”) de son conjoint. Les notaires sont venus le dire à la commission des finances : on devrait, selon eux, élargir la définition actuelle de la succession. Danger ! Quand la famille est partout, elle est nulle part ; quand la succession est partout, quelle différence avec une donation, comment alors justifier un régime successoral et fiscal plus avantageux ?

La définition exclusivement culturelle de la famille conduit à la légitimation de droits individuels et instantanés. Ce qui fait famille est défini au gré de chacun et immédiatement dissoluble. On doit alors craindre pour la solidarité et la solidité de la société."

Le projet de loi bioéthique contient de nouvelles trangressions qui obligent à le rejeter

Valeurs actuelles donne la parole à Dominique Souchet (député MPF), qui a voté contre le projet de loi bioéthique :

S "Le projet de loi de bioéthique constituait une occasion unique de trouver le bon équilibre entre les aspirations de la science et le respect de la dignité de la personne. En adoptant plusieurs amendements, nous avons encouragé les recherches sur les cellules souches du sang de cordon et placentaire, qui ne posent pas de problèmes éthiques. En réponse à ma proposition, le gouvernement s’est également engagé à développer sur fonds publics la recherche médicale consacrée à la trisomie 21.

Ces améliorations, bien que nécessaires et utiles, ne m’ont pas conduit à voter le projet de loi, car il contient de nouvelles transgressions que nous devons continuer de combattre.

  • En élargissant considérablement le champ de l’assistance médicale à la procréation, qui ne sera plus subordonnée à aucune durée de vie commune, le projet de loi multiplie les possibilités de dérives.
  • L’approbation d’une nouvelle technique de congélation pour les ovocytes, la vitrification, pourrait apparaître comme un moindre mal si l’on interdisait dans le même temps la création d’embryons surnuméraires – plus de 150 000 en France – et leur cryoconservation. Or, le législateur s’y refuse. Ne soyons pas naïfs : dans un tel contexte, la vitrification aboutira à la constitution de deux stocks distincts approvisionnés, au gré de l’humeur des parents et des médecins, en ovocytes et en embryons, et prépare de redoutables conflits d’intérêts entre scientifiques et industriels.
  • La principale hypocrisie du texte concerne la recherche sur l’embryon. Car, que peut bien signifier une interdiction qui admet de multiples dérogations ? […]

La fin du moratoire offrait une occasion historique de mettre fin à la recherche sur l’embryon, car nous savons maintenant que la recherche peut avancer autrement. Le moment était venu d’inscrire dans la loi le respect dû à l’embryon humain et le refus de le considérer comme un simple matériau de laboratoire. Cette occasion a été manquée en première lecture. Face à un texte aussi transgressif, il était essentiel de se placer résolument dans le camp des défenseurs de la vie et de la dignité humaine. J’attends de l’examen au Sénat et en seconde lecture à l’Assemblée qu’il rouvre le débat sur ces points essentiels.”