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Carême : pourquoi faut-il faire pénitence ?

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐨𝐢𝐬 𝐓𝐇𝐎𝐌𝐀𝐒, jésuite
  • 𝐍𝐚𝐝𝐢𝐚 𝐏𝐈𝐂𝐂𝐀𝐑𝐑𝐄𝐓𝐀, mère de famille et auteur
  • 𝐂𝐮𝐫𝐭𝐢𝐬 𝐂𝐑𝐀𝐍𝐄, président de l’association “Porta Fidei”

 

Le langage inclusif marginalise le français diplomatique

Malgré son statut de langue officielle, la langue française est de moins en moins pratiquée au sein des institutions internationales. Le langage inclusif risque d’accentuer ce déclin, jusqu’à la disparition du français diplomatique, prévient dans Valeurs Actuelles Nicolas Bauer, chargé de plaidoyer au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), ONG accréditée à l’ONU et au Parlement européen :

« Le français figure parmi les langues officielles des Nations unies et du Conseil de l’Europe : c’est un privilège pour les francophones qui y travaillent au quotidien. J’en fais partie. Malheureusement, ces institutions ont ajouté une nouvelle exigence à la pratique du français, qui doit dorénavant respecter des lignes directrices sur l’inclusivité. Cette langue devient difficile à maîtriser, y compris pour les francophones, et ce n’est ni du français ni “inclusif”. Le français diplomatique, déjà en déclin, pourrait ne pas survivre à cette évolution » […]

Face à ce français inclusif des institutions internationales, la seule réaction publique du gouvernement est une réponse à une question écrite posée par la députée Marie-France Lorho. Le gouvernement a affirmé s’engager pour défendre les fondements et la lisibilité de la langue française au sein des institutions internationales. Il a indiqué notamment que le Représentant permanent de la France au Conseil de l’Europe, Pap Ndiaye, se chargera de cette mission. Cette réponse n’est qu’à moitié rassurante, quand on sait que M. Ndiaye s’était exprimé en faveur du « français inclusif » lors de son passage au ministère de l’Éducation nationale.

Terres de Mission : Sainte entrée en carême

Eglise universelle : Entrée en carême

A l’occasion du mercredi des Cendres, le 18 février, l’Eglise entrera en Carême. Prêtre de la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Thibault Desjars nous rappelle le but du carême : se rapprocher de Dieu et les moyens d’y parvenir.

Eglise en France : 2ème Session familiale Transmissio

Vice-président de l’association Transmissio, Xavier Fruleux, nous présente la 2ème session familiale qui aura lieu du 22 au 24 août sur le thème de la Mission au château de Chalès à Nouan-le-Fuzelier (41).

Eglise en Marche : La traversée – Journal de mon cancer

Atteint d’un cancer, aujourd’hui guéri, l’historien Yves Chiron nous fait partager, dans un témoignage émouvant : “La traversée – Journal de mon cancer”, son parcours de guérison, soutenu par sa foi, la prière de ses amis et la présence agissante de son épouse.

Lettre ouverte d’un médecin gériatre au député Olivier Falorni, rapporteur de la proposition de loi sur “l’aide à mourir”

Lettre du Dr Bourgeois, médecin gériatre exerçant en Hôpital de Gériatrie avec une activité variée, dont les soins palliatifs :

La croix les rend hystériques

Le tribunal administratif de Nîmes a ordonné au début du mois au maire de la commune de Robion dans le Vaucluse d’enlever une croix en bois se trouvant sur les hauteurs de la commune.

Le maire a annoncé faire appel de cette décision.

L’affaire remonte à 2022, lorsque l’association La libre pensée a demandé au maire de Robion d’enlever la croix afin de “restaurer la neutralité de l’espace public” puisqu’elle aurait été installée après 1905. Le maire de Robion, Patrick Sintes, avait refusé l’enlèvement de la croix, estimant notamment qu’il était difficile de connaître la date précise de son installation. Selon l’édile, la croix, en plus de faire partie de l’histoire locale, a une portée mémorielle car elle a été restaurée après le meurtre en 2017 d’une jeune femme de 18 ans originaire du village.

Une pétition pour le maintien de cette croix a été lancée.

Contre l’euthanasie, journée de prière et de jeûne le 20 février

En communion avec le pape Léon XIV qui nous appelle à « défendre la dignité intrinsèque de toute personne humaine alors même que notre monde peine à trouver une valeur à la vie humaine, même en sa dernière heure », les évêques invitent tous les catholiques à une journée de prière et de jeûne le 20 février, premier vendredi de Carême, pour que, par le jeûne et la prière, nous nous rendions toujours plus disponibles au don de l’Esprit et que les consciences de tous, libres de toute idéologie et précipitation, soient éclairées en vue du bien commun.

Dimanche de la Quinquagésime : Annonce de la Passion

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Bien que nous soyons toujours dans le temps de la Septuagésime, les chants de ce dimanche de la Quinquagésime sont très différents de ceux de dimanche dernier, qui étaient en grande partie des appels suppliants du fond de notre misère, avec toutefois la lueur d’espérance apportée par la Communion Introibo. C’est cette espérance qui rend tous les chants de ce jour confiants, paisibles et même joyeux. Avant d’aborder les austérités du Carême, et pour nous donner courage, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale et les bienfaits de la rédemption. Ce dimanche correspond d’ailleurs aux réjouissances du carnaval à la veille du mercredi des Cendres. De nos jours on ne sait plus très bien ce qu’étaient autrefois les rigueurs du Carême, que les plus âgés ont encore connues dans leur enfance. Il y avait jeûne et abstinence tous les jours sauf le dimanche. Toutes les festivités et réjouissances étaient suspendues. Aussi était-il naturel qu’on voulût faire la fête une dernière fois avant d’entamer ce temps de pénitence : c’était le carnaval. Ce qui reste de ces jours de détente a pris trop souvent un caractère païen, mais la liturgie nous en rappelle les raisons profondes.

► Introït : Esto mihi

L‘Introït du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 30 qui revient souvent dans la liturgie; nous l’avions déjà trouvé à la Communion du dimanche de la Septuagésime il y a deux semaines, et nous avions dit que c’était un de ceux où David exprime le mieux son abandon total à la divine Providence. C’est le psaume de l’In manus tuas.

Esto mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias : quóniam firmaméntum meum, et refúgium meum es tu : et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me.
Soyez pour moi un Dieu protecteur et un lieu de refuge pour me sauver, car vous êtes mon appui et mon refuge, et à cause de votre Nom Vous serez mon guide et vous me nourrirez.

«À cause de Votre Nom » , dans la Bible, signifie toujours : à cause de votre promesse. Cet abandon plein de confiance, comme celui du petit enfant entre les bras de sa mère, est exprimé par une mélodie simple, légère, paisible, utilisant le 6e mode grégorien que l’on a appelé le mode de l’enfance spirituelle ; mais elle s’anime à la fin avec un bel élan sur les mots dux mihi eris (vous serez mon guide). Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 30.

 In te Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum : in justítia tua líbera me.
En Vous Seigneur je mets mon espérance, je ne serais pas déçu : dans votre justice délivrez-moi.

► Graduel Tu es Deus

Le chant de l’Introït du dimanche de la Quinquagésime exprimait notre confiance en Dieu, notre protecteur. Celui du Graduel exprime notre louange et notre reconnaissance au Seigneur pour le bienfait de la Rédemption que nous entrevoyons déjà. Il est tiré du psaume 76, où le psalmiste supplie le Seigneur dans sa détresse en lui rappelant les bienfaits passés, spécialement ici la sortie d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, figure de la Rédemption.

Tu es Deus, qui facis mirabília solus : notam fecísti in géntibus virtútem tuam. Liberásti in bráchio tuo pópulum tuum, fílios Israël et Joseph.
Vous êtes, Dieu, le seul qui fasse des merveilles, vous avez fait connaître aux nations votre puissance ; vous avez délivré votre peuple, les fils d’Israël et de Joseph.

Encore une fois nous retournons à Dieu la définition qu’il a donné de lui-même :  » Je suis  » a-t-il dit à Moïse ;  » Tu es, Vous êtes « , lui disons-nous. Quant aux fils d’Israël et Joseph, c’est le peuple élu, qui est comme toujours la figure de l’Église ; c’est donc nous tous qui allons être libérés à Pâques du joug du péché. La mélodie est commune à plusieurs Graduels de cette période de l’année. Nous en avions entendu certains éléments dans le Graduel du dimanche de la Septuagésime, et surtout nous allons la retrouver deux fois en Carême. Elle est ample et très étendue, avec de grandes vocalises, et pleine d’ardeur mystique.

► Trait : Jubiláte Dómino omnis terra

Comme ce fut le cas lors des deux précédents dimanches, le Graduel du dimanche de la Quinquagésime est suivi d’un Trait. Il est formé des premiers versets du psaume 99, qui est une acclamation à la majesté et à la toute puissance divine dans le style de celle que nous avons entendue pendant les dimanches après l’Épiphanie.

Jubiláte Dómino omnis terra : servíte Dómino in lætítia. Intráte in conspÉctu ejus, in exsultatióne. Scitóte quod Dóminus ipse est Deus. Ipse fecit nos, et non ipsi nos : nos autem pópulus ejus, et oves páscuæ ejus.
Acclamez le Seigneur, toute la terre : servez le Seigneur avec joie ; entrez en sa présence dans l’allégresse, sachez que le Seigneur est Dieu. C’est Lui qui nous a fait et non pas nous-mêmes ; nous, nous sommes son peuple et les brebis de son pâturage.

Cette acclamation jaillit aujourd’hui après le chant de confiance de l’Introït et le cantique d’action de grâce du Graduel, et exprime par avance la reconnaissance des rachetés dans la joie de Pâques. D’ailleurs la mélodie faite de psalmodie très ornée est exactement la même que celle des Traits de la vigile pascale. Elle est plus affirmative encore et plus joyeuse que celle des Traits des deux précédents dimanches.

► Offertoire Benedíctus es

Comme c’est le cas le plus fréquent pour les Offertoires, celui du dimanche de la Quinquagésime est un chant de méditation, intérieur et contemplatif. Le texte est tiré du psaume 118, que nous trouvons ici pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, mais que nous retrouverons assez souvent. C’est le psaume le plus long du psautier ; il ne compte pas moins de 176 versets, consacrés à la méditation sur la loi de Dieu et sa volonté : contemplation admirative qui se prolonge comme une rumination. Cette loi du Seigneur est désignée par de nombreux substantifs, tous synonymes, qui reviennent les uns après les autres : ici justificationes et judicia qui ont tous deux la même racine, celle de la justice, c’est à dire la perfection de la volonté divine.

Benedíctus es Domine, doce me justificatiónes tuas : in lábiis meis pronuntiávi ómnia judícia oris tui.
Vous êtes béni, Seigneur, enseignez-moi vos commandements ; de mes lèvres j’énonce tous les préceptes de votre bouche.

La mélodie est certes contemplative, mais mouvementée ; elle se rapproche de celle du Graduel avec la même ardeur mystique. On remarquera que la première phrase est répétée deux fois comme dans le grand Jubilate du deuxième dimanche après l’Épiphanie, mais ici la répétition se fait exactement sur la même mélodie avec seulement une formule de cadence plus développée.

► Communion : Manducavérunt

emission_radio_quinquagesimeaveugleLe texte de la Communion du dimanche de la Quinquagésime est tiré du psaume 77, qui fait suite au psaume 76, celui du Graduel de cette messe. C’est un des plus longs du psautier après le psaume 118 que nous avons trouvé à l’Offertoire. C’est un chant d’action de grâce qui raconte longuement tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à l’entrée dans la terre promise. Les versets que nous trouvons ici s’appliquent à la nourriture envoyée du ciel pendant la traversée du désert :

Manducavérunt, et saturáti sunt nimis, et desidérium eórum áttulit eis Dóminus : non sunt fraudáti a desidério suo.
Ils mangèrent et furent complètement rassasiés, et le Seigneur combla leur désir. Leur désir ne fut pas déçu.

Cette nourriture céleste est évidemment la figure de l’Eucharistie, un des grands bienfaits des fêtes pascales que nous entrevoyons déjà avant d’aborder les austérités du Carême, et il convient parfaitement bien de l’évoquer au moment de la Communion. La mélodie de cette antienne est légère et joyeuse avec des rythmes assez larges exprimant le bonheur d’être rassasiés.

“Mes enfants handicapés seront directement menacés”

Fille d’un père tétraplégique et mère de deux enfants handicapés, Véronique Bourgninaud dénonce dans le JDD la proposition de loi sur l’euthanasie :

La Commission des affaires sociales a donc rendu sa copie – a bâclé sa copie devrait-on dire tant la désinvolture avec laquelle les députés qui en sont membres ont cyniquement traité ce deuxième examen de la proposition de loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté suscite l’indignation en même temps qu’elle mérite le mépris et la fronde de tout un peuple. Mais nous y voilà : un texte toujours plus permissif arrive ce lundi dans l’Hémicycle.

Pouvait-on attendre autre chose d’un tel texte qui n’a jamais caché la scandaleuse inhumanité de ses motivations ? Je ne le crois pas. Dès l’exposé des motifs, le mépris de caste est posé : « Que veut dire « vivre » quand vivre n’est plus que souffrir, sans espoir de guérison ? » Il y a dans cette indécente question quelque chose d’injurieux que je vis comme une gifle, moi la fille d’un père tétraplégique et mère de deux enfants handicapés, qui ploie sous le poids formidable de ces vies souffrantes que je côtoie depuis mon enfance.

À deux reprises, j’ai été auditionnée par cette même commission des affaires sociales. À deux reprises, j’ai alerté ses membres sur le danger considérable qu’une dérégulation irresponsable de l’interdit de tuer ferait peser sur les personnes vulnérables.

Aujourd’hui, je suis révoltée. Les députés sont coupables dans leur déni de réalité des personnes en situation de handicap, de dépendance et de fragilité. À défaut de prendre en compte la parole des citoyens pourtant concernés, la probité de leur fonction aurait dû les conduire à considérer les mises en garde de l’ONU qui a dénoncé sans détour, dans un courrier adressé au gouvernement français l’été dernier, les « formes croisées de discrimination qui pèseront sur les personnes handicapées si le projet de loi était adopté ».

Faisant fi des alertes de la plus grande instance internationale dédiée aux personnes handicapées (le CRPD), ils décident de supprimer toutes protections relatives aux personnes protégées. Aveuglés par leur obsession de maîtriser la vie, la leur mais surtout celle des autres, ils dérivent impunément de la maîtrise à l’emprise, faisant semblant de ne pas comprendre le danger des pressions implicites et des abus de confiance qui pèseront d’abord sur nos proches handicapés et dépendants et sur les pauvres. Enhardis par la caution que le président de la République – impuissant à orienter les vrais sujets régaliens mais soucieux de donner des gages aux Loges – a donné à la proposition de loi sur la mort administrée, ils ont persisté dans le rejet des quelques amendements qui visaient à incriminer l’abus de faiblesse dans ce contexte de mise à mort à la demande, qui cherchaient à exclure les personnes déficientes intellectuelles et les malades psychiatriques pour les protéger du dispositif euthanasique.

Dans la folie de leur dénégation, ils ont même osé, le 9 février dernier, envisager pour les personnes protégées juridiquement, l’affranchissement de toute protection de la tutelle afin de décider de leur fin de vie par des directives anticipées. Pour justifier cette rupture de protection inqualifiable, l’exemple explicite a été donné d’une personne trisomique 21, présentée comme capable d’exprimer ce qu’elle « peut supporter » et ce qu’elle « souhaite pour sa fin de vie ». Contre l’avis du rapporteur, la commission a donc établi ce droit, au nom de l’autonomie.

Une autonomie aussi sacralisée qu’illusoire et hypocrite. Ainsi, la personne handicapée, pourtant présumée vulnérable et légitime à être protégée par la Loi, sera laissée seule face à la décision de la mort provoquée, sans juge, sans conseil de famille, sans protection renforcée – alors même que la tutelle demeure obligatoire pour des actes infiniment moins engageants. L’expression « un petit truc en plus », popularisée à juste titre par le film, devient ici tragiquement « un petit truc en trop » : en trop pour avoir le droit de naître, en trop pour avoir droit à une protection quand la mort est en jeu.

Mon père savait bien que le grand paralytique, le vieillard et le handicapé n’ont pas les moyens de faire entendre leur voix. Il savait qu’il coûtait cher et qu’il ne pourrait jamais être réinséré utilement dans la société. Il avait expérimenté que seul l’interdit de tuer donne une limite objective à la liberté du médecin et des institutions et le mettait à pied d’égalité avec les autres citoyens. Aujourd’hui, j’ai la preuve qu’il avait raison : alors que l’interdit de tuer est sur le point de tomber, je sais que mes enfants handicapés seront directement menacés. Je tremble par avance pour eux : qui les protégera quand je viendrai à disparaître, eux qui ne savent ni se défendre, ni identifier une douleur quand ils sont malades, ni exprimer leur consentement ?

Le triste spectacle arbitraire auquel nous assistons illustre, s’il était nécessaire, que le pouvoir se rit de la vérité. Quand les puissants ont décidé de nuire, la logique et l’innocence de la victime semblent ne rien peser. Mais la marche de l’histoire le rappelle invariablement : personne ne reste au sommet éternellement.

Carême avec les missionnaires de la Miséricorde Divine : “l’Église, corps mystique du Christ, Elle a les paroles de la vie éternelle”

Pour la 10eme année consécutive les missionnaires de la Miséricorde Divine vous accompagnent pour le carême.

Profitez de méditations sur l’Église, corps mystique du Christ, Elle a les paroles de la vie éternelle.

A partir du mercredi des Cendres, retrouvez-les par courriel, YouTube ou sur l’appli *Conversio* .

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Saint Valentin et l’amour

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Comme nous le savons tous, le 14 février on célèbre la fête de saint Valentin, « le saint des amoureux ». Il s’agit d’un saint du deuxième siècle, originaire de Terni (Ombrie), qui, en effet, semble avoir réellement protégé les couples et les avoir guidés vers un mariage chrétien. Le pape Gélase Ier, au cinquième siècle, utilisa la fête de saint Valentin pour la substituer à une fête romaine célébrée le 15 février, les Lupercales, une fête en l’honneur du dieu de la fertilité Lupercus, qui comportait des célébrations débridées et sans retenue. On peut dire que, d’une certaine manière, l’amour apollinien était opposé à l’amour dionysiaque.
Nous sommes bien conscients que notre société consumériste a transformé cette fête en une occasion de faire de l’argent, comme cela est arrivé pour d’autres fêtes chrétiennes, par exemple Noël. Évidemment, le consumérisme a obscurci le sens profond de cet événement ; il ne sera donc pas inutile de profiter de cette occasion pour réfléchir à ce que signifie l’amour aujourd’hui.
Tout d’abord, nous savons bien combien ce mot, « amour », a été utilisé de manière si abondante et dans des situations si diverses qu’il semble aujourd’hui avoir perdu sa densité sémantique. Si tout est amour, alors rien n’est vraiment amour.
Dans le sens originel du mot, la signification de « désir, attraction » paraît très forte. Certes, dans l’amour il y a et il doit y avoir aussi cela. Les Romains utilisaient le mot diligere, qui implique le concept de « choix ». Ce concept nous paraît particulièrement intéressant, car nous savons bien que l’amour naît comme attraction et désir, mais qu’il implique ensuite de nombreux choix — non seulement celui de la personne aimée, mais aussi celui de continuer la relation même lorsque la passion décline inévitablement. À un certain moment, l’amour se transforme en alliance qui unit deux personnes ayant un projet de vie commun.
Jamais comme aujourd’hui nous ne nous rendons compte que les mariages chrétiens sont en grave crise, et cela est une conséquence du fait que l’idée même de l’amour est en grave crise. Comme nous l’avons dit plus haut, on confond l’amour avec la passion.
Le 14 février 2014, le cardinal Carlo Caffarra, célébrant à Terni la fête de saint Valentin, affirmait entre autres dans son homélie :
« Ce que nous dit la parole de Dieu devient d’une brûlante actualité si l’on pense que votre saint patron est connu et vénéré dans le monde entier par ceux qui se préparent au mariage et par les époux. Il est appelé le “saint des amoureux”. Dans quel état se trouve aujourd’hui le mariage ? Chers amis, il traverse le désert de la non-reconnaissance. Je m’explique. La capacité de l’homme et de la femme à percevoir la beauté et la valeur précieuse de l’amour conjugal s’est gravement affaiblie. Je ne mentionne que deux symptômes de cette incapacité perceptive : la baisse des mariages et l’assimilation progressive de la communauté conjugale à des agrégats d’individus liés essentiellement par des affections privées. Pourquoi ai-je appelé “désert” cette progressive non-reconnaissance de la valeur unique de l’amour conjugal ? Parce qu’elle conduit progressivement l’homme et la femme à perdre conscience de la vérité de leur féminité et de leur masculinité. C’est le désert où tout est égal et indifférent ; où les sources de la vie s’éteignent. »
Comme ces paroles de l’illustre cardinal nous paraissent significatives. Elles nous invitent à réfléchir au fait que nous aussi, enfants de cette société, nous vivons avec une idée malade du concept d’amour — une idée qui ne nous permet pas de voir la beauté réelle de cette réalité.

François Mauriac journaliste : quand le passé éclaire le présent

De Marion Duvauchel pour Le Salon beige :

La lucidité est la blessure la plus proche du soleil (René Char)

En 2022, Annie Ernaux recevait le prix Nobel de littérature. On était en droit d’en être consterné. En 1957, c’était François Mauriac. On est en droit de s’en féliciter encore aujourd’hui. Que l’on aime ou pas l’univers romanesque de ce « grand seigneur gascon », qui a lu son œuvre, (tout ou partie) ne peut que mesurer l’abîme de déchéance dans lequel a sombré la littérature française, et la littérature en général. François Mauriac a « fini » journaliste dit-on, terme bien malheureux quand il avoue qu’il en éprouvait de la fierté et en tirait beaucoup de joie.  La sève romanesque s’était-elle épuisée comme on l’a prétendu ? Ouvrons le Bloc-notes. Celui qui a écrit ces pages d’une « indomptable sagacité » ne vivait pas dans l’Italie de la Renaissance, comme on l’a prétendu. Il a commenté le siècle dans lequel il vivait avec une pertinence et une efficacité politique sans égales, dont aujourd’hui on pourrait tirer quelques leçons, à commencer par des leçons de style.

Le pays va se déchristianisant lui dit-on. « Il est vrai, répond-t-il, que les habitudes chrétiennes, les mœurs chrétiennes n’apparaissent presque plus dans ce stupide monde motorisé qui s’agglutine sur les plages, se déshabille, montre ses varices, fait l’amour comme on éternue, et où la jeune fille est une espèce en voie de disparition. Il est trop vrai que les paroisses meurent une à une (on est le 5 octobre 1956) dans la campagne française où trop souvent les églises désertes ne pressent plus autour de leurs murs délités que des tombes qui ne voient plus s’agenouiller personne ». Mais ajoute-t-il, ce ne sont pas les « puissantes assises politiques du catholicisme » qui reflètent la sainteté d’une nation christianisée. Ces puissantes assises se sont effondrées. Elles avaient quelques vertus. Sans doute étaient-elles trop vermoulues.

Les habitudes comme les mœurs chrétiennes ont aujourd’hui quasiment disparu. Elles reviendront, comme les marguerites de la chanson, lorsque le printemps revient… Et le printemps revient toujours. Les empires s’effondrent en laissant bien des décombres, mais ils finissent toujours par s’effondrer.

Le tome 1 du Bloc-notes éclaire tout un pan d’histoire que l’on connait au fond très mal. Le 15 novembre 1954, on assistait à l’assassinat politique de Pierre Mendes France. Avec cette trahison du meilleur des hommes politiques d’alors, « cinquante années d’efforts pour rompre entre l’Eglise de France et les partis de droite une solidarité mortelle » se voyaient ruinés. Cette solidarité a tout de même fini par se désagréger mais c’est pour nouer une solidarité nouvelle avec l’idéologie de la Gauche et de l’Européisme. Solidarité non seulement mortelle mais aussi criminelle. Saint Augustin eût parlé d’Etat voyou. C’est un euphémisme.

La situation de la France que décrit Mauriac est toujours la nôtre. C’est une « nation dépendante des oligarchies intérieures et du dollar à l’extérieur. Elle pourrait, ajoute -t-il, s’épargner l’étalage des crises de conscience au Palais-Bourbon. Ayons le courage d’en convenir, si nous voulons nous fortifier dans la résolution d’arracher notre peuple à cette dépendance intolérable ». Le seul homme politique qui assume aujourd’hui cette résolution s’appelle François Asselineau. J’ai beau chercher, je n’en vois pas d’autre qui le formule clairement : puisque nous avons cédé notre souveraineté à l’Europe et que l’Europe est à la botte des Etats-Unis, il faut reprendre notre souveraineté nationale, et donc sortir de l’Union Européenne. Cela s’appelle le Frexit, qu’il est seul à ma connaissance à prôner avec courage et détermination, et cela fait frissonner de réprobation la bien-pensance politique. Les Français appelés à se prononcer par référendum avaient dit non à l’Europe. Il se taisent aujourd’hui, résignés.

Que peut-on tirer, en termes de pastorale, des valeurs évangéliques de ce mouroir piétiné qu’est cette Europe qui a largement apostasié le christianisme. Le pape Jean-Paul II, cet Européen de Pologne, s’en préoccupait. Benoit XVI l’aimait cette Europe qu’il a représenté aussi humblement que magnifiquement, ce qui est admirable. Le pape François la dédaignait majestueusement. Le pape actuel, on ne sait pas…

Le contraire d’un peuple chrétien, c’est un peuple triste, un peuple vieux. Nous sommes un peuple vieux qui a oublié qu’il est un vieux peuple, donc un peuple de vieille civilisation.  Dans le bateau qui l’emmenait en Amérique, Freud disait à Ferencsy : « ils ne savent pas que nous leur apportons la peste ». Lui, il le savait et selon toute apparence il s’en frottait les mains.

Personne ne peut croire que la vie et la mort n’ont pas de sens et continuer à vivre. Ceux qui se penchent aujourd’hui sur notre époque – enfin – découvrent avec effroi qu’elle est une des plus tristes, une des plus secrètement désespérées de l’Histoire, une des plus massivement idolâtres. Pour preuve, la grande flambée des dépressions, le suicide massif des jeunes, la vie détruite dès le départ – par milliers, par millions ; la jouissance obligatoire et forcenée, la pathologie sécuritaire (désormais fondée), le culte du corps, la socialisation forcée, la vieillesse abandonnée en attendant le cordial de la fin de vie, la finance souveraine, un futur sans lendemain. L’iniquité partout et la justice bafouée ou absente.

Et nos Évêques de France ?

Pendant ce temps-là, nos Evêques font toujours vivre la sirupeuse théologie de la récupération des « valeurs du monde ».  Concile pastoral et affiché comme tel, Vatican II a accouché d’une théologie de pacotille qui consistait à parer le monde d’admirables qualités évangéliques – fruits de l’Esprit Saint – et de le doter d’une force divine le faisant aller de l’avant. On peut voir aujourd’hui la nature de cette force qui a donné aux idéologies mortelles de « puissantes assises » capables d’assourdir voire de faire taire les voix dissidentes, comme aussi de laisser délibérément se dégrader ces assises anciennes dont la France s’est vue couverte au cours de son histoire : son blanc manteau d’églises.

Hurlez, sapins, pleurez, fontaines. Dressons l’inventaire :

L’œuvre de l’Esprit Saint la vieillesse bientôt euthanasiée en toute quiétude, OMS à l’appui, lâcheté de l’ordre médical en sous-main ; le suicide massif des jeunes et pas seulement des indécis en matière d’identité sexuelle dont l’Éducation nationale prend un soin jaloux ?  L’œuvre de l’Esprit Saint, la reprogrammation des enfants en matière sexuelle, dès le primaire et l’illettrisme grandissant ? L’œuvre de l’Esprit Saint encore les couteaux qu’on sort en classe pour frapper et frapper encore, le meurtre et l’assassinat dans nos trains, nos rues, devant nos lycées, la violence endémique, brutale, sadique parfois L’œuvre de l’Esprit les tik tok en tous genre qui n’offrent plus seulement les anatomies de « people », assorties de l’étalage de leurs loisirs d’une consternante pauvreté et de leur vie sexuelle abêtissante mais aussi tout ce que l’imagination la plus sotte ou la plus vile peut proposer ?

Une jeunesse perdue et sur vaccinée, invitée à ne pas admettre le corps dans lequel elle va grandir, aimer, se développer. Une vieillesse qu’on va persuader qu’il lui faut quitter, pour son bien, un monde qui la tient pour inutile et onéreuse. Et s’il existe quelque hiérarchie dans l’horreur, la destruction à grande échelle de la fragile existence qui tressaille sous le voile de la chair maternelle.

La nouvelle guerre de religion alimentée par la détestation du catholicisme et un culte de la laïcité au service de la destruction du monde chrétien a fait de la France une terre de violence barbare excusée et de servitude pour un peuple assommé de taxes et abreuvé d’une propagande mensongère.

Et pendant ce temps, dans nos paroisses de France, la culture de la niaiserie, la geignardise généralisée, l’infantilisation forcée, l’autosatisfaction autiste, l’écologie intégrale dont on s’est emparé « à la suite du pape François » comme on le bêlait dans les prières universelles, et des synodes, beaucoup de synodes, car il faut que le petit peuple des chrétiens participe. Mais à quoi ? En vue de quoi ? Pour qui ?

« Amen, Amen, je vous le dis, si vous ne vous convertissez pas, vous mourrez dans votre péché ».

Votre péché.

Le péché du monde et non « les péchés » comme on doit désormais réciter pendant l’office. Le pivot de l’Histoire, c’est toute la vie du Verbe incarné. Mais c’est toute l’histoire qui s’est arrêtée un instant, un bref moment, terrible, pendant lequel la face du Père s’est détournée de celle du Fils bien aimé, Celui en Qui Il s’est désiré : on appelle ce moment « la kénose », quand l’Homme-Dieu assume en lui le « péché du monde » et qu’Il entre dans la déréliction ultime. Le péché du monde… Entendez : un maelstrom d’infâmies, de turpitudes, de concussions, d’atrocités sans nom dont la puissance technique et la perversité des hommes donne aujourd’hui un effroyable aperçu ; le péché du monde : un Himalaya de bêtise et d’ignorance, de noire vulgarité, de violence et de cruauté ; un fleuve de noirceur, de férocité et d’ignominie. Il a pris en Lui et Il l’a enlevé, ce péché du monde. L’Eglise est là pour continuer cette œuvre de salut. Faut-il un nouveau concile pour le lui rappeler, avec les devoirs qui y affèrent ?

Laissons hurler les sapins et pleurer les fontaines. Dans ce présent organisé et promu par la technocratie européenne et ses lois scélérates, – un présent bien proche des victoires de l’enfer -, brille pourtant l’invincible lumière de Pâques et l’Espérance souveraine qui en jaillit. Espérance de foi, mais levain de justice, ferment de courage et de lucidité, impérieuse condition pour un retour à la paix civile et ses bienfaits.

Le chrétien n’est pas un catholique d’habitude, c’est un agnostique qu’on a pris par la main : cela s’appelle la Grâce. La vocation de l’Eglise est de faire se lever des hommes et des femmes capables de prendre par la main ceux qui ne voient plus que l’horizon funèbre qu’on leur a désigné pour seul futur, – un futur sans avenir -, et leur montrer le ciel. Un ciel ouvert où les anges montent et descendent, comme ils le font au-dessus de Jacob endormi qui se voit proposer d’adopter son Créateur. Il serait temps que les Evêques de France le rappellent, ainsi que tous les pasteurs qui ont vocation le dimanche à prononcer la parole autorisée de l’Eglise. Souvenons-nous du cardinal Saliège, en des temps sombres. Le nôtre exige autre chose que les bavardages de la pastorale de la synodalité initiée par le pape François et reprise par les assises de la médiocrité dans les diocèses où l’idéologie gauchisante continue d’inspirer discours vains et propositions creuses.

Il est encore temps, il est toujours temps. Le temps de Dieu n’est pas celui des hommes. Il n’est jamais trop tard pour opter (ou re-opter) pour Celui qui a dit : “Moi, Je suis la lumière du monde” :”אנא אנא נוהרה דעלמא.

Brahim Bahrir ne menacera plus personne

Né en 1978 à Mantes-la-Jolie, Brahim Bahrir, de confession musulmane, s’était rendu le 8 juin 2012 à Bruxelles. Muni d’un couteau, il s’était précipité sur trois policiers effectuant un contrôle de routine dans une station de métro du quartier de Molenbeek, avant de porter des coups à deux d’entre eux.

Il avait été condamné en 2013 à 17 ans de prison. Il était également inscrit au Micas français (mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance), placé sous contrôle judiciaire et était géolocalisé par la police.

Treize ans après sa condamnation en Belgique, Brahim Bahrir a récidivé vendredi sous l’Arc de Triomphe. Armé d’un couteau et d’une paire de ciseaux, il s’est jeté sur un gendarme, dont la vie a été épargnée «grâce à sa tenue». Les collègues du gendarme menacé ont répliqué avec des tirs d’arme à feu et ont interpellé l’assaillant.

Après avoir été neutralisé par les forces de l’ordre, il est mort des suites de ses blessures. Il ne menacera plus personne.

Samedi 21 mars : la marche de Saint-Joseph en Ile-de-France

Samedi 21 Mars, plusieurs milliers d’hommes de Paris et d’Ile-de-France se retrouvent pour marcher, échanger et prier ensemble.

Le but : vivre la fraternité, partager et redécouvrir la vocation d’homme, d’époux et/ou de père pour mieux la comprendre, l’apprécier, l’estimer, sous le patronage de saint Joseph dont la fête est le 19 mars.

  • Marcher : une marche d’abord en petits groupes (les chapitres) depuis les paroisses parisiennes et de proche banlieue, vers Montmartre, puis tous ensemble vers Saint Sulpice. Une colonne d’hommes qui marchent avec l’espérance dans leur cœur et leur sourire.
  • Échanger : chaque instant de cette Marche est une occasion d’échanger, à deux ou plus, sur des sujets légers ou sérieux. Les sujets qui, en tant qu’hommes, touchent, questionnent, tourmentent ou réjouissent. Accompagner certains dans leurs souffrances, se réjouir de rencontrer de nouvelles personnes, et qui sait, de nouveaux amis. Un enseignement lors d’une table ronde à la Basilique du Sacré Cœur sur le thème « comment accueillir les catéchumènes » est une occasion de nourrir la réflexion et de méditer sur comment faire fraternité.
  • Prier : seul ou à plusieurs, parfois tous ensemble, chanter Dieu, rendre grâce au Créate ur, adorer. Chaque chapitre est accompagné quand cela est possible par un aumônier. La journée se terminera par une messe à l’église Saint Sulpice, célébrée par Monseigneur Rougé, évêque de Nanterre.

Cette Marche s’adresse à tous les hommes, étudiants, jeunes pros, fiancés, célibataires, consacrés, époux, pères, grands-pères, prêtres, qui désirent nourrir ou mûrir leur vocation d’homme, quels que soient leur foi et leur proximité avec l’Église.

Sur le thème « Et qui est mon prochain ? », la Marche de cette année sera particulièrement tournée vers ceux qui, chrétiens depuis peu ou pas encore baptisés, sont en recherche profonde de spiritualité. L’objectif est de faire écho au thème du concile provincial Catéchumènes et néophytes, de nouvelles perspectives pour la vie de notre Église dans nos diocèses.

Concrètement, les chapitres sont organisés sur une paroisse, une école, ou sur une thématique : contacts sur le site www.marche-de-st-joseph.fr

Avec les 2200 hommes rassemblés l’an dernier à Notre-Dame de Paris, cette Marche de saint Joseph accompagne, pour la 16ème année, l’élan de conversions, la quête spirituelle et les demandes de baptême qui ne cessent de croître à Paris, en Ile-de-France et plus généralement dans notre pays.

Un mythe de l’histoire économique : la Grande dépression aurait été réglée par l’intervention publique et le New Deal

Dans Conflits, Jean-Baptiste Noé démonte ce mythe raconté dans tous les lycées et universités :

Les États-Unis connaissent une grande dépression en 1929 et, grâce au New Deal et à l’intervention de l’État mise en place par Roosevelt, le pays s’en sort et retrouve la prospérité. Cette histoire relève de la fable, voire du mensonge. C’est exactement l’inverse qui s’est produit : la politique de relance initiée par Hoover et poursuivie par Roosevelt a aggravé la crise. Mais peu importe, depuis un siècle, et alors même que la recherche en histoire économique à démêler le vrai du faux, le mythe continue d’être diffusé.

Retour sur l’histoire et sur la construction d’une fable politique.

La Grande Dépression de 1929 demeure l’un des événements les plus structurants de l’histoire économique contemporaine. Elle constitue encore aujourd’hui le point de référence central de tous les débats sur les crises, la régulation financière et le rôle de l’État dans l’économie. Dans l’interprétation dominante, cette crise serait la conséquence directe des excès du capitalisme libéral, révélés par le krach boursier d’octobre 1929, et corrigés par l’intervention massive de l’État fédéral à travers le New Deal. Rien n’est plus faux. La Grande Dépression n’est pas l’échec du marché, mais celui d’une succession d’erreurs politiques, monétaires, commerciales et réglementaires, qui ont transformé une récession sévère en une dépression longue et destructrice.

Une crise d’une ampleur inédite

Entre 1929 et 1933, l’économie américaine subit un choc sans précédent en temps de paix. Le produit intérieur brut réel recule d’environ 30 %, la production industrielle chute de près de 50 %, et le revenu réel par habitant diminue d’environ 33 %. L’investissement privé s’effondre de près de 90 %, révélant un arrêt brutal de l’accumulation du capital. Le chômage, qui s’élevait à 3,2 % de la population active en 1929, dépasse 25 % en 1933, soit environ 13 millions de chômeurs sur une population de 125 millions d’habitants.

Cette catastrophe tranche avec les crises antérieures. Les États-Unis avaient déjà connu des récessions sévères en 1873, 1893 ou 1907, mais celles-ci avaient été absorbées en deux à quatre ans, grâce à un ajustement relativement rapide des prix, des salaires et de la production. La singularité de la crise des années 1930 ne réside donc pas seulement dans sa violence initiale, mais dans sa durée : il faudra attendre le début des années 1940 pour que le chômage repasse durablement sous la barre des 10 %.

Phase I. L’expansion monétaire des années 1920

L’origine profonde de la Dépression réside dans la politique monétaire menée par la Réserve fédérale après la Première Guerre mondiale. Entre 1921 et 1929, la masse monétaire américaine augmente de plus de 60 %, alors que la production réelle progresse à un rythme bien moindre. Les taux d’intérêt réels sont maintenus artificiellement bas, favorisant une expansion rapide du crédit.

Cette politique alimente un boom économique fragile. La construction résidentielle et les investissements industriels progressent rapidement, tandis que les marchés financiers connaissent une forte hausse. Entre 1921 et 1929, l’indice Dow Jones est multiplié par près de six. Mais cette expansion repose sur des signaux de prix faussés : l’abondance du crédit oriente le capital vers des projets qui ne sont rentables qu’en apparence.

À partir de 1928, la Réserve fédérale change brutalement de cap afin de freiner la spéculation. Les taux sont relevés, la liquidité se contracte et l’économie entre dans une phase de retournement. Entre 1929 et 1933, la masse monétaire diminue d’environ 30 %, provoquant une déflation cumulée proche de 25 %. Les prix agricoles chutent parfois de 40 à 60 %, étranglant des exploitants déjà fortement endettés.

Le krach boursier d’octobre 1929, avec une chute d’environ 40 % du Dow Jones en quelques semaines, apparaît ainsi davantage comme un catalyseur psychologique que comme la cause fondamentale de la crise.

Le rôle central du système bancaire et de la déflation

La contraction monétaire se transmet rapidement à l’économie par le biais du système bancaire. Entre 1930 et 1933, les États-Unis connaissent plusieurs vagues de paniques bancaires. En l’absence d’assurance fédérale des dépôts, les retraits massifs provoquent la faillite d’environ 9 000 banques, soit près d’un tiers du système bancaire américain. Pour des millions de ménages, cela signifie la disparition pure et simple de l’épargne.

La déflation devient alors un puissant amplificateur de la crise. Une baisse générale des prix de 25 % augmente mécaniquement le poids réel des dettes. Les emprunteurs doivent rembourser des montants nominaux inchangés avec des revenus en chute libre. Les faillites se multiplient dans l’agriculture, la construction et l’industrie, tandis que les banques, déjà fragilisées, voient leurs bilans se détériorer encore davantage.

L’effondrement de la bourse n’explique pas, à lui seul, la profondeur de la crise. La détention d’actions reste concentrée, alors que la contraction du crédit, la chute des revenus et la désorganisation bancaire touchent l’ensemble de l’économie. C’est cette dynamique monétaire et financière qui transforme un choc initial en crise systémique.

Phase II. Le protectionnisme aggrave la crise

La récession aurait pu rester sévère mais temporaire si elle n’avait pas été aggravée par des décisions politiques majeures. L’adoption du Smoot-Hawley Tariff Act en 1930 constitue l’une des erreurs les plus coûteuses. Les droits de douane sont relevés sur plus de 20 000 produits, portant le niveau moyen des tarifs à près de 60 %, un record historique.

Les représailles sont immédiates. Le Canada, l’Europe et de nombreux pays latino-américains adoptent des mesures similaires. Entre 1929 et 1933, le commerce mondial chute de 65 % en valeur. Les exportations américaines passent de 5,2 milliards de dollars à 1,7 milliard, frappant durement l’industrie et l’agriculture.

Le revenu agricole chute de près de 60 %, provoquant une vague massive de faillites rurales. Les banques locales, très exposées au crédit agricole, s’effondrent à leur tour, alimentant la spirale de la contraction monétaire. À l’échelle internationale, l’effondrement du commerce contribue à déstabiliser les économies européennes, notamment l’Allemagne de Weimar.

Hoover : l’intervention avant Roosevelt

Contrairement à l’image d’un Herbert Hoover (1929-1933) adepte du laissez-faire, l’intervention publique commence dès les premières années de la crise. Les dépenses fédérales passent de 3,1 % du PIB en 1929 à près de 6 % en 1933. Hoover exerce des pressions directes sur les entreprises afin qu’elles maintiennent les salaires nominaux, malgré l’effondrement des prix et de la demande. Cette rigidité empêche l’ajustement du marché du travail et contribue à l’explosion du chômage.

La Reconstruction Finance Corporation injecte plus de 2 milliards de dollars dans les banques et les grandes entreprises. Sur le plan fiscal, le Revenue Act de 1932 double quasiment l’impôt sur le revenu : le taux marginal supérieur passe de 25 % à 63 %, tandis que de nouvelles taxes frappent les entreprises. En pleine dépression, ces mesures découragent l’investissement privé, qui s’effondre de près de 90 % entre 1929 et 1932.

Phase III. Le New Deal et l’économie administrée

Avec l’élection de Franklin Roosevelt en 1932, l’intervention de l’État change d’échelle. Entre 1933 et 1939, les dépenses fédérales augmentent de plus de 70 %. Le New Deal se traduit par la création de dizaines d’agences fédérales et par une régulation étroite de l’économie.

La National Recovery Administration (NRA) impose des codes industriels fixant prix, salaires et quotas de production. Dans certains secteurs, plus de 500 codes encadrent l’activité. Loin de relancer l’économie, ces mesures rigidifient la production et augmentent les coûts. En 1939, la production industrielle reste encore 25 % inférieure à son niveau de 1929.

Dans l’agriculture, l’Agricultural Adjustment Act conduit à la destruction volontaire de millions d’hectares de cultures et de têtes de bétail afin de soutenir les prix, alors même que des millions d’Américains vivent dans la pauvreté.

Malgré des programmes massifs de travaux publics, le chômage ne descend jamais durablement sous les 15 % durant les années 1930. En 1938, neuf ans après le krach, il dépasse encore 19 %.

Phase IV. Syndicalisation et rechute de 1937

Le Wagner Act de 1935 renforce considérablement le pouvoir des syndicats. Le nombre d’adhérents passe de 3 millions à plus de 10 millions en cinq ans. Les grèves se multiplient, culminant en 1937, année marquée par une nouvelle récession. Cette année-là, le PIB chute d’environ 10 %, la production industrielle recule de 30 %, et le chômage repart à la hausse.

Les connivences, y compris financières, entre les syndicats et les démocrates assurent à ces derniers un large réservoir de voix aux élections, qu’elles soient locales ou nationales. L’État entre dans un socialisme de connivence bien rodé : le gouvernement fait adopter des mesures en faveur des syndicats qui, en retour, s’assurent que leurs membres votent bien pour les candidats du parti. Le clientélisme électoral et l’achat de voix fonctionnent à plein, notamment dans les syndicats liés aux transports.

Cette rechute est la preuve que l’économie américaine n’a jamais retrouvé une dynamique autonome de reprise. L’instabilité réglementaire, la fiscalité lourde et l’hostilité affichée envers les entreprises nourrissent une véritable « grève de l’investissement », empêchant le redémarrage durable de l’activité.

Roosevelt a également conduit une politique de contrôle de la monnaie en cherchant à s’approprier l’or détenu par les particuliers. Par l’Executive Order 6102, il interdit la détention privée d’or monétaire et oblige les citoyens américains à remettre leurs réserves à la Réserve fédérale au prix officiel de 20,67 dollars l’once, sous peine de lourdes sanctions pénales. Quelques mois plus tard, le Gold Reserve Act de 1934 permet à l’État de relever unilatéralement le prix de l’or à 35 dollars l’once, ce qui revient à une dévaluation de près de 41 % du dollar et à un enrichissement de l’État par la spoliation des épargnants.

Cette décision poursuit plusieurs objectifs : accroître mécaniquement la masse monétaire, faire remonter les prix par l’inflation et alléger le poids réel des dettes publiques et privées. Dans les faits, la base monétaire augmente sensiblement entre 1933 et 1936, et les prix cessent effectivement de baisser. Toutefois, cette politique s’accompagne d’une profonde insécurité juridique et monétaire. Les contrats libellés en or sont annulés par la Cour suprême, remettant en cause la stabilité des engagements privés et publics. L’État se réserve désormais le droit de modifier unilatéralement les règles du jeu monétaire.

Cette captation de l’or accroît la déstabilisation économique. L’épargne privée se détourne des placements de long terme, tandis que la confiance dans la monnaie repose désormais sur la seule crédibilité politique de l’exécutif. Cette rupture monétaire ne constitue pas une solution durable à la dépression : elle masque temporairement certains déséquilibres sans restaurer les conditions fondamentales d’une reprise autonome fondée sur l’investissement productif et la stabilité institutionnelle.

La sortie de crise et le mythe de la guerre salvatrice

Contrairement à une idée largement répandue, il est faux que la Seconde Guerre mondiale aurait mis fin à la Dépression par la relance. La mobilisation militaire gonfle artificiellement le PIB, mais la consommation civile est rationnée et le niveau de vie reste contraint. La véritable reprise s’amorce après 1945, lorsque les dépenses publiques chutent de plus de 60 %, que la fiscalité est allégée et que la réglementation est progressivement assouplie.

Conclusion

La Grande Dépression n’est pas la preuve de l’échec du capitalisme, mais celle d’une accumulation d’erreurs politiques. Expansion monétaire excessive suivie d’une contraction brutale, protectionnisme, fiscalité punitive, rigidification du marché du travail et économie administrée ont transformé une récession sévère en catastrophe historique. Démystifier cet épisode n’est pas seulement un exercice historique : c’est aussi une nécessité intellectuelle afin d’éviter que les mêmes erreurs ne soient reproduites face aux crises contemporaines.

Un autre aspect central de la Grande Dépression, souvent négligé dans les récits simplifiés, concerne ses conséquences sociales et budgétaires à moyen terme. Contrairement à l’idée selon laquelle l’intervention publique aurait rapidement stabilisé la société américaine, les années 1930 sont marquées par une dégradation profonde des conditions de vie. Entre 1929 et 1933, les salaires réels chutent d’environ 30 %, tandis que la pauvreté s’étend rapidement. En 1933, près de 40 % des ménages américains connaissent une baisse significative de leurs revenus, et des millions de familles dépendent de l’aide privée ou locale, souvent insuffisante. Les programmes fédéraux de secours, bien que spectaculaires dans leur mise en scène, restent limités au regard de l’ampleur de la crise.

Sur le plan budgétaire, la dépression marque un tournant durable. La dette fédérale américaine, qui représentait environ 16 % du PIB en 1929, atteint près de 45 % du PIB en 1940. Cette hausse reflète à la fois la chute des recettes fiscales et l’augmentation des dépenses publiques. Cette dynamique budgétaire, loin de restaurer la confiance, contribue à entretenir l’incertitude économique. Les entreprises anticipent des hausses d’impôts futures et retardent leurs investissements, tandis que les ménages privilégient l’épargne de précaution.

L’analyse gagne encore en clarté lorsqu’elle est replacée dans une perspective internationale. Les pays qui s’écartent le plus rapidement de l’étalon-or, comme le Royaume-Uni dès 1931, connaissent une reprise plus précoce que ceux qui maintiennent des politiques monétaires et commerciales rigides. En revanche, les pays qui combinent protectionnisme, contrôle des prix et rigidités du marché du travail, comme la France du Front populaire à partir de 1936, connaissent à leur tour une stagnation prolongée. Ces comparaisons renforcent l’idée que la durée de la crise dépend moins du choc initial que des réponses politiques apportées.

Aujourd’hui, la Grande dépression s’inscrit dans un héritage intellectuel et politique. L’épisode devient le fondement d’un récit durable selon lequel toute crise majeure justifierait une extension du rôle de l’État. Cette lecture s’impose dans les manuels, les discours politiques et les institutions internationales, souvent au prix d’une simplification extrême des causes réelles de la crise. Le New Deal de Roosevelt est présenté comme un succès, alors qu’il a lourdement aggravé la crise, et la politique keynésienne de relance comme la solution, alors qu’elle et l’origine du problème. Cette mémoire biaisée constitue un risque en soi : en interprétant la dépression américaine comme une défaillance intrinsèque du marché, on occulte le rôle des politiques publiques qui ont amplifié les déséquilibres et retardé la reprise.

La démystification de la Grande Dépression n’est donc pas seulement un débat historique. Elle éclaire directement les choix contemporains en matière de politique monétaire, de commerce international, de régulation financière et de dépense publique. Comprendre pourquoi la crise des années 1930 a duré plus d’une décennie permet de mieux mesurer les dangers d’une réponse politique mal calibrée face aux chocs économiques majeurs.

Le Parlement européen condamne les expulsions de chrétiens en Turquie

La question des chrétiens étrangers expulsés de Turquie vient de franchir un cap décisif au niveau européen, grâce au travail de plaidoyer de l’ECLJ:

  • Un débat s’est tenu au Parlement européen
  • Une résolution a été adoptée dénonçant les expulsions ciblées
  • Une question écrite a été adressée à la Commission européenne

Ces avancées résultent de l’engagement constant de l’ECLJ auprès des députés européens, notamment au sein de l’intergroupe sur la liberté de religion. L’ECLJ soutient tous les chrétiens de Turquie depuis plus de 20 ans, qu’ils soient orthodoxes, protestants et catholiques.

Pour le député Bert-Jan Ruissen, il était urgent que la «violation grave de la liberté religieuse dont sont victimes les communautés protestantes délibérément marginalisées soit enfin portée à l’attention de l’Union européenne, alors même que la Commission renforce ses relations avec la Turquie».

Un autre député européen, Tomislav Sokol, appelle lui aussi à une réaction politique claire:

«Les chrétiens sont la communauté religieuse la plus persécutée dans le monde. La crédibilité de l’Europe se mesure à sa capacité à défendre la liberté de religion de manière cohérente, partout et sans double standard.»

Cette mobilisation des députés européens prolonge le rapport «La persécution des chrétiens en Turquie», qui documente les violences, les discriminations, les spoliations patrimoniales et les mesures administratives visant les communautés chrétiennes.

Depuis 2019, plus de 300 chrétiens étrangers, parfois installés légalement depuis plus de trente ans, ont été écartés du territoire au nom de la «sécurité nationale». Aucun procès. Aucune preuve rendue publique. Un simple code administratif a anéanti leur vie. C’est une atteinte directe à la liberté de religion.

La Turquie est pourtant candidate à l’adhésion à l’Union européenne et membre du Conseil de l’Europe. À ce titre, elle est tenue de respecter la Convention européenne des droits de l’homme.

Le combat se déroule donc également devant la CEDH, où deux affaires majeures sont pendantes:

  • Wiest, dans laquelle l’ECLJ est déjà intervenu et qui pourrait devenir prochainement un arrêt de principe;
  • Wilson, regroupant vingt requêtes similaires, dans laquelle nous interviendrons également.

L’enjeu est clair: faire reconnaître une discrimination religieuse systémique, et non un simple contentieux administratif.

De Darwin à la Franc-maçonnerie : l’origine idéologique du militantisme pro-euthanasie

Grégor Puppinck expose l’origine idéologique et l’histoire du militantisme pro-euthanasie, de Darwin à la proposition de loi actuelle, en passant par l’eugénisme anglo-saxon, le nazisme et la franc-maçonnerie. Une émission de 75 minutes avec Arthur de Watrigant du  magazine L’Incorrect sur Radio Courtoisie.

 

Euthanasie : les établissements sanitaires et médico sociaux en danger

Isabelle Lesage, Présidente du Conseil d’Administration de la Maison médicale Jeanne Garnier, maison qui depuis 150 ans soigne les personnes malades dans la phase ultime de leur maladie et les aide à mourir, écrit aux députés pour les alerter au moment de voter la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie :

Nous vous demandons instamment de prendre en considération la demande des patients qui, pour l’immense majorité de ceux que nous rencontrons à Jeanne Garnier, rempliraient les conditions pour une euthanasie mais ne souhaitent pas avoir à choisir s’ils doivent ou non continuer à vivre et encore moins se l’entendre demander. Et de bien vouloir entendre aussi la demande des établissements comme le nôtre pour qui donner la mort est incompatible avec leur philosophie des soins, leur histoire, le cœur de l’engagement et de la cohésion de leurs équipes.

La proposition de loi en cours d’examen ne concerne nullement des cas exceptionnels. On peut estimer, sur la base de l’expérience de pays tels que le Canada, qu’elle entrainera près de 50.000 euthanasies par an en France. La banalisation sera rapide : il est souvent plus facile d’accepter la demande de mort d’un patient que de rechercher avec lui les voies d’apaisement qui vont lui permettre de vivre jusqu’au bout cette période de la fin de la vie. Nous savons pourtant, par les centaines de témoignages reçus, combien elle est riche de possibilités ignorées des bien portants, de relations profondes, de réconciliations, de moments imprévus et précieux pour apprécier la vie, de petits et grands moments qui sont sources de paix tant pour ceux qui partent que pour ceux qui restent.

Aujourd’hui une loi qui légaliserait la mort provoquée aurait des conséquences gravissimes, allant à l’inverse du but légitimement recherché.

Loin d’être une proposition défensive, conservatrice, archaïque ou religieuse, notre demande est résolument moderne et solidaire, pour nous qui avons connu dans les années 80 en France les cocktails lytiques posés pour donner la mort. Commençons par développer les soins palliatifs car les patients n’ayant pas réellement le choix seront poussés à recourir à la mort provoquée faute de mieux. Alors que bien soulagés et accompagnés, ce que les progrès récents de la médecine nous permettent de faire, la quasi-totalité des malades qui parlaient de suicide ou d’euthanasie changent de projet et souhaitent vivre jusqu’au bout ce temps où, quand il n’est plus possible d’ajouter des jours à la vie, on peut ajouter de la vie aux jours.

Si un jour une telle loi devait toutefois être votée, ne mettez pas en danger les établissements sanitaires et médico sociaux déjà très fragilisés dans leur mission de soins. Ce serait prendre un risque inconsidéré de les déstabiliser encore davantage et de leur imposer des obligations qui s’avèreront prioritaires, pour des raisons de délai et de complexité, par rapport aux demandes des autres patients souhaitant être soulagés et accompagnés en soins palliatifs. Ce serait inéquitable et destructeur pour ceux, pourtant reconnus pour la qualité de leurs soins, dont le projet institutionnel est incompatible avec la mort provoquée.

Un militant «entre la vie et la mort», tabassé en marge d’une conférence de Rima Hassan

Le collectif Némésis annonce qu’un militant a été passé à tabac par des militants «antifas», en marge d’une conférence de Rima Hassan jeudi soir à l’IEP de Lyon. Le jeune homme souffrirait d’une hémorragie cérébrale et son pronostic vital serait engagé.

Mise à jour 18h : Il est en état de mort cérébrale mais son cœur bat encore.

 

Le collectif féministe Némésis s’était réuni aux abords des locaux de l’IEP pour déployer une banderole protestant contre la venue de Rima Hassan, sur laquelle on pouvait lire le slogan «Islamo-gauchistes hors de nos facs».

Selon le récit des militantes, plusieurs collectifs antifascistes habitués des face-à-face tendus avec Némésis se sont opposés physiquement à la présence des jeunes femmes, l’une d’entre elles âgée de 19 ans ayant été «traînée au sol puis étranglée», comme en témoigne une vidéo diffusée par Némésis sur les réseaux sociaux. La jeune femme entend porter plainte. Mais à l’issue de cette première confrontation, Quentin D., un membre du service d’ordre informel posté aux abords, a été à son tour pris à partie. Selon un camarade du jeune homme, tous deux auraient été suivis au moment de quitter les lieux, puis passés à tabac dans une rue plus éloignée. Il a été hospitalisé en «urgence absolue» pour une «hémorragie cérébrale» : il est dans le coma et sa famille indique que son pronostic vital est désormais engagé. «Il est entre la vie et la mort», précise de son côté Alice Cordier.

Le jeune homme, converti au catholicisme, a reçu dans la matinée les derniers sacrements. L’un de ses amis décrit auprès du Figaro un jeune homme pieux, qui s’était rapproché de la paroisse Saint-Georges. Quentin étudiait à Lyon la finance et les mathématiques.

Le collectif Némésis accuse plusieurs groupuscules d’extrême-gauche, notamment «La Jeune Garde», d’être à l’origine de l’agression, et assure avoir reconnu sur des images filmées jeudi soir, parmi leurs agresseurs, le collaborateur parlementaire du député (LFI) Raphaël Arnault, Jacques-Élie Favrot.

Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF :

Hier, 30 lâches miliciens d’extrême-gauche, soi-disant antifascistes, s’en sont pris à quelques jeunes femmes du Collectif Nemesis qui manifestaient aux abords d’une réunion de la militante islamo-gauchiste Rima Hassan, organisée dans les locaux de Sciences-Po Lyon.

Heureusement pour elles, de jeunes militants nationaux avaient pris de leur temps pour les protéger et éviter le pire.

Parmi ces jeunes français courageux se trouvait Quentin. Catholique pratiquant, militant de l’identité française, il avait choisi de servir en protégeant des militantes sans cesse menacées par les nervis de la gauche-extrême.

Pris à parti par des dizaines de gauchistes, Quentin a été jeté à terre et lâchement massacré par une meute barbare en furie.

Quentin est mort de ses graves blessures cet après-midi.

Les discours de haine ont été traduits en acte. L’extrême-gauche a tué.

L’AGRIF demande au ministre de l’Intérieur de lancer immédiatement les procédures pour que tous les groupuscules de cette mouvance soient dissous au plus vite et classés comme organisations terroristes.

Le bureau de l’AGRIF adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux amis de Quentin.

Nous adressons notre soutien cordial aux militantes du Collectif Nemesis.

A la famille de Quentin et au Collectif Nemesis, l’AGRIF propose de mettre gracieusement à leur disposition ses moyens et ses avocats pour que les coupables, TOUS LES COUPABLES, de la mort de Quentin soient lourdement condamnés.

“Les femmes vont penser que c’est facile d’avorter à cause du progrès”

La déléguée générale de One Of Us est interrogée sur Europe 1 par Christine Kelly, à propos de la tentative du lobby pro-avortement de financer par l’UE le tourisme abortif :

Israël pollue le sud Liban et favorise la colonisation de la Cisjordanie

Le 1er février dernier, des avions israéliens ont pulvérisé du glyphosate sur plusieurs localités du Sud-Liban. Les analyses révèlent une concentration de 20 à 30 fois supérieure aux normes habituelles. Il s’agit, en polluant durablement la terre, d’empêcher la poursuite des activités agricoles dans cette région et donc le retour d’une vie normale dans le sud Liban. L’Etat libanais devrait porter plainte auprès des Nations Unies à ce sujet. Un procédé similaire avait déjà été utilisé récemment par l’armée israélienne en Syrie. Pendant ce temps, les tirs et bombardements se poursuivent quotidiennement dans le sud Liban.

Depuis le 8 février, il est désormais possible aux citoyens israéliens d’acheter directement des terres en Cisjordanie, ce qui était impossible jusqu’alors « Nous renforçons notre emprise sur le terrain et mettons fin à l’idée de la création d’un Etat terroriste arabe au cœur du pays » s’est réjoui Bezalel Smotrich, Ministre des Finances d’Israël. La mesure a été condamnée aussi bien par les Nations Unies que par l’Union européenne ou les pays arabes.

Source : SOS Chrétiens d’Orient

Le Syndicat Liberté Santé alerte sur une rupture éthique majeure et appelle à un engagement pour le soin

Communiqué du SLS :

Le Syndicat Liberté Santé (SLS), fidèle à ses engagements pour la défense de l’éthique, de la liberté professionnelle et du soin à visage humain, souhaite alerter solennellement les autorités sanitaires, les ordres professionnels et l’ensemble des décideurs politiques et de santé sur les conséquences graves et irréversibles de la proposition de loi relative à l’aide à mourir, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 27 mai 2025.

Une rupture anthropologique et éthique sans précédent

Le texte adopté, en instaurant un “droit à l’aide à mourir” pour toute personne majeure souffrant d’une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale, et se déclarant en souffrance insupportable, opère un basculement fondamental : la mort provoquée devient un acte médical reconnu, inscrit dans la loi, et potentiellement accessible à un nombre considérable de patients.

Les critères d’éligibilité, flous et subjectifs (“souffrance insupportable”, “affection grave et incurable”), ouvrent la voie à des interprétations extensives, fragilisant la frontière entre accompagnement, soulagement et acte létal. Cette loi, loin de se limiter à des situations exceptionnelles de fin de vie, risque d’installer une banalisation de la mort provoquée et de transformer la mission du soignant.

Le soin, ce n’est pas donner la mort

Nous, professionnels de santé, réaffirmons que notre vocation est d’accompagner, de soulager, de soigner, jamais de provoquer la mort. La confiance entre patient et soignant, déjà fragilisée par les crises récentes, ne saurait survivre à l’institutionnalisation d’un “droit à mourir” administré par la main du soignant.

Liberté de conscience menacée, éthique professionnelle en danger

La création du délit d’entrave à l’aide à mourir, assorti de sanctions, ne menace pas seulement la liberté de conscience dans le refus d’exercer l’acte. Elle contraint aussi les médecins, dans certains cas, à s’impliquer activement en orientant les patients vers des confrères acceptant de pratiquer, ce qui constitue une forme de pression et compromet la réelle liberté d’objection. Cette injonction constitue une perversion éthique qui fragilise profondément le respect de l’intégrité professionnelle.

L’accès aux soins palliatifs : la grande absente du débat

Malgré l’adoption parallèle d’une loi sur les soins palliatifs, la France accuse un retard criant dans leur développement et leur accessibilité. Il est inacceptable que la solution à la souffrance soit avant toute chose aujourd’hui recherchée dans la mort provoquée, alors que tant de patients n’ont pas accès à un accompagnement digne, humain et compétent.

Le Syndicat SLS demande :

  • Un moratoire sur la mise en œuvre de cette loi tant que l’accès aux soins palliatifs n’est pas garanti sur l’ensemble du territoire ;
  • La garantie pleine et entière de la liberté de conscience des soignants, sans aucune menace de sanction ou de pression institutionnelle ;
  • La suppression immédiate du délit d’entrave à l’aide à mourir, qui constitue une menace inadmissible à la liberté professionnelle et éthique des professionnels de santé.
  • L’ouverture d’un débat public transparent, associant professionnels, patients, familles et société civile, sur les conséquences éthiques, sociales et humaines de cette réforme ;
  • La reconnaissance, dans la loi et dans les faits, que donner la mort ne peut être assimilé à un soin.

Le Syndicat Liberté Santé, soutenu par de nombreux professionnels et citoyens, refuse que la médecine devienne l’instrument d’une société qui, faute de moyens et de volonté, préfère supprimer la souffrance en supprimant le patient plutôt qu’en améliorant le soin.

Nous vous prions de recevoir, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre haute considération et de notre engagement indéfectible pour un soin respectueux de la vie, de la dignité et de la liberté professionnelle.

“Seule la relance de notre natalité assurera notre destin”

Dans sa déclaration de candidature à la présidence de la République, Bruno Retailleau a souligné :

 l’immigration n’est pas une chance. Parce qu’au-delà d’un certain nombre, une société multiculturelle devient toujours une société multiconflictuelle.

on ne peut pas vivre mieux en travaillant moins ; que l’État ne peut pas dépenser plus que ce qu’il gagne.

L’école a besoin d’une refondation, la refondation par le mérite et par la liberté.

il faudra reconstruire l’État. Je le remettrai à sa juste place pour qu’il laisse respirer les Français.

Je relancerai une grande politique familiale, car seule la relance de notre natalité assurera notre destin.

en démocratie, on ne peut pas et on ne doit plus gouverner contre le peuple.

Fin de vie : Mesdames et Messieurs les députés, soyez à la hauteur des attentes des premiers concernés : Il n’est que temps

Communiqué du collectif Pour un Accompagnement Soignant Solidaire (PASS), créé en septembre 2023 animé par la volonté de faire entendre une voix soignante différente de celle qui sexprimait alors comme étant majoritairement opposée à l’ouverture dune aide à mourir. Il est constitué de plus de 120 soignants, médecins, infirmiers, de spécialités diverses, répartis sur tout le territoire, en ville comme à l’hôpital, tous confrontés à des situations de fin de vie de personnes atteintes de pathologies graves et incurables dont les souffrances ne peuvent être apaisées dans le cadre législatif actuel. Les soignants qui le constituent sexpriment en leur nom, indépendamment des institutions ou sociétés savantes qui les représentent :

Nous, citoyennes et citoyens de la Convention citoyenne sur la fin de vie, qui, après un long travail collectif, pluraliste et démocratique, et reconnude qualité par les parlementaires et le gouvernement, avons acté à plus de 76 % que l’aide à mourir devait être accessible aux personnes malades qui le souhaitaient et qui se retrouveraient dans des situations de souffrance inapaisable en fin de vie,

Nous, associations de personnes malades et de leurs proches, qui vivons, accompagnons au quotidien et recueillons les témoignages de parcours marqués par des souffrances vécues comminsupportables,

Nous, soignantes et soignants de disciplines plurielles, qui, dans nos pratiques professionnelles, avons constaté les limites de la loi Claeys-Leonetti dans certaines situations de souffrance que la médecine n’est pas en mesure de soulager, et qui n’avons pas pu accompagner certaines personnes malades comme elles nous le demandaient,

Nous, infirmières et infirmiers, qui plaçons au cœur de notre pratique une approche du soin centré sur la personne, qui respecte la volonté de la personne malade et qui se veut attentive surtout à ce qu’elle peut ou ne peut plus supporter,

Nous souhaitons, à la veille de l’examen en deuxième lecture par l’Assemblée nationale de la proposition de loi relative à l’aide à mourir, porter un message commun.

Nous avons en partage une exigence fondamentale : placer la personne malade au centre de la réflexion, dans le respect de son autonomie, de sa conception de la dignité et de ce qu’elle dit de sa propre souffrance.

La demande d’être accompagné à mourir par un geste médical létal existe. Elle est portée par des personnes vivant avec des affections graves et incurables, souvent depuis de nombreuses années, et qui arrivent à un moment de leur parcours où elles se trouvent confrontées à des souffrances qu’elles jugent insupportables, malgré les dispositifs d’accompagnements existants, notamment des soins palliatifs de qualité.

Cette demande doit être entendue, considérée et traitée avec sérieux, sans caricature ni instrumentalisation. Elle appelle à dépasser lesdivisions idéologiques et les réticences personnelles.

Elle appelle humilité et écoute des personnes concernées, d’autant plus que l’aide à mourir ne s’appliquera qu’à leur seule demande.

Après un examen chaotique au Sénat, qui a déplacé le débat hors des réalités vécues, nous demandons que la représentation nationale soit à la hauteur de la situation de souffrance sans issue vécue par nos concitoyennes etconcitoyens. Trois ans de débats nous ont appris que cette question ne peut ni ne doit se résumer à une opposition entre les soins palliatifs et l’aide active à mourir : nous attendons aujourd’hui de la discussion parlementaire qu’elle se concentre pleinement sur le corps du texte et qu’elle prenne en compte l’ensemble des parties prenantes.

Oui, il existe des médecins, des infirmières et infirmiers prêtsà accompagner lespersonnes malades et à soutenir leurs proches dans un dispositif d’aide à mourir. Leur conception du soin, leur expérience de terrain et leurs propositions pour sécuriser et améliorer ce texte doivent être entendues autant que celles des soignantes et soignants qui y sont opposés. Nos concitoyennes et concitoyens ne méritent pas que le débat soit confisqué par une minorité qui ne fait entendre qu’une seule parole doctrinaire.

Non, les citoyennes et les citoyens ne sont pas illégitimes dans leurs demandes sous prétexte qu’ils seraient « bien portants », non concernés ou portés par des considérations individualistes ou validistes. La Convention citoyenne sur la fin de vie a constitué un exercice démocratique exemplaire, fondé sur l’information, la délibération, l’écoute de personnes expertes et concernées, et le respect de la pluralité des points de vue.

Et non, les personnes malades ne sont pas des « objets de soin » vulnérables qu’il faudrait protéger, y compris contre elles-mêmes : ce sont des sujets de droit, capables d’exprimer une volonté éclairée et de dire ce qu’ils peuvent ou non encore supporter. La fin de vie n’est pas un concept abstrait pour elles, mais une question qui s’inscrit dans un vécu avec la maladie et un parcours de prise en charge, le leur. Leur parole n’est pas émotionnelle par nature : elle est un savoir issu de l’expérience vécue où la vraie vulnérabilité, c’est surtout de ne pas être écouté. L’argument de la vulnérabilité dans ce débat, c’est encore l’expression d’un paternalisme médical latent.

Il est désormais indispensable de dépasser les oppositions idéologiques stériles pour engager un travail approfondi, rigoureux et constructif. Nous attendons de cette deuxième lecture qu’elle permette :

  • D’améliorer encore le texte afin qu’il soit clair, sans ambiguïté, cohérent et applicable ;
  • De sécuriser la procédure pour prévenir toute dérive et garantir un cadre strict, éthique et protecteur, tant pour les personnes malades que pour les équipes soignantes qui les accompagneront ;
  • D’examiner la question centrale des conditions d’accès, au regard des situations réelles et des besoins des personnes malades qui portent aujourd’hui cette demande d’aide à mourir, afin que ce futur droit réponde aux attentes des principaux concernés
  • De s’assurer que soit développée pour l’ensemble des soignants une formation à l’accompagnement de la fin de vie, incluant l’aide à mourir, pour que soit diffusée une culture palliative respectueuse de la diversité des projets de fin de vie des personnes malades dans tout le système de santé français ;
  • De s’assurer que l’acquisition de ces compétences techniques et relationnelles soient régulières et actualisées en y incluant l’accès à des sessions d’analyse des pratiques et au  processus de réflexion éthique ;
  • De promouvoir un environnement de travail, quel que soit le contexte de soins, qui soit  favorable à la bonne mise en œuvre de ce dispositif tant pour les soignantes que pour les personnes concernées et leurs proches, et de prévenir toute attitude de stigmatisation ou d’ostracisme à l’égard des soignant.es qui accompagneront les personnes dans un parcours d’aide à mourir.

Nous, organisations qui représentons les personnes concernées, leurs proches et les équipes soignantes qui les accompagnent, attendons un travail parlementaire exemplaire, à la hauteur des souffrances qui demeurent inapaisées et ignorées dans notre pays.

«J’ai fait 15 ans d’études pour qu’on me demande de proposer la mort à des patients»

Delphine Prénat-Molimard s’indigne dans l’émission «Points de Vue» :

«Je suis en colère car j’ai fait 15 ans d’études pour qu’on me demande de proposer la mort à des patients».

«Même si ce n’est pas le soignant qui injecte le produit létal directement au patient, on reste complice quelque part. On est là pour permettre cela. Ce n’est pas la place du soignant».

Cet acte qui va «à l’encontre de la logique de soignant» s’illustre au Canada où l’euthanasie a été autorisée en 2016 :

«Selon une enquête, avant la légalisation de l’euthanasie, 70% des médecins – toutes disciplines confondues – étaient favorables à une évolution de la loi».

Pourtant aujourd’hui, comme elle l’affirme, «même pas 3% de ces soignants la pratiquent». L’euthanasie représentait à elle seule près de 5% des décès du pays en 2023.

«C’est une chose de déclarer qu’on est partant et c’en est une autre de le faire».

Le R.N d’Orange, favorable à la construction d’une mosquée

À Orange, lors du débat organisé par le journal La Provence le 11 février pour les élections municipales, le tête de liste RN Jean-Dominique Artaud a déclaré qu’il était favorable à la construction d’une mosquée à Orange, protégée par les caméras de vidéo-surveillance communales…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les personnes sous tutelle seront-elles éligibles à l’euthanasie ?

L’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Médecins Libéraux d’Île-de-France représente près de 20 000 médecins libéraux franciliens. Dans un message adressé aux députés, l’URPS souligne avoir pris connaissance des amendements déposés en commission, visant à exclure du dispositif les personnes placées sous tutelle, notamment l’amendement AS9. Dans la perspective de la séance publique, l’URPS soutient toujours cet amendement.

En effet, les médecins libéraux sont quotidiennement confrontés à l’accompagnement de patients particulièrement vulnérables, dont la volonté peut être influencée par de multiples facteurs : dépendance, peur de peser sur leurs proches, pressions implicites, contexte social ou patrimonial. L’expérience médicale montre par ailleurs que les souffrances physiques et psychologiques s’entremêlent et que l’expression du désir de mourir peut évoluer dans le temps, en particulier chez les personnes les plus fragiles.

En outre, l’ouverture de l’aide à mourir aux personnes sous tutelle ferait peser un risque de dérive sociétale. L’exemple canadien invite ainsi à la prudence : huit ans après la légalisation de l’aide à mourir, près de trois Canadiens sur dix estiment désormais que la pauvreté ou le sans-abrisme devraient constituer des critères d’éligibilité au dispositif (voir le sondage). Les Français eux-mêmes, selon l’étude OpinionWay pour la Fondapol, redoutent l’application de la proposition de loi aux plus vulnérables (dont les personnes les plus fragiles, physiquement ou psychologiquement, 52% contre 35%).

Pour ces raisons, les représentants des médecins libéraux franciliens appellent la représentation nationale à exclure les personnes placées sous tutelle du dispositif d’aide à mourir.

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