« Mon impôt, mon choix » : pour construire, ou pour détruire ?
La fin de l’année est une période privilégiée pour les dons. La fiscalité française reste très favorable. Les œuvres catholiques en bénéficient beaucoup. Mais notre effort est-il vraiment à la hauteur des enjeux ? Choisissons-nous de financer ce qui construit (écoles, abbés, blogs !, etc.) ou ce qui détruit (avortement, immigration islamique, etc.) ?
Rappel de ce qui peut (devrait ?) être fait, avec l’impôt sur le revenu (IR), l’impôt sur les sociétés (IS), l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), la taxe d’apprentissage (TA), et le legs avec charge.
IMPOT SUR LE REVENU (IR) : UN TRESOR ENCORE SOUS-EXPLOITE
L’IR représente en moyenne environ 1000 euros par personne. Certes, c’est très inégal, selon les personnes. Mais une paroisse de 1000 personnes (enfants compris) représente donc environ 1 million d’euros d’IR.
RAPPEL DES REGLES FISCALES
Une association (d’intérêt général) donne un reçu fiscal, déduisant 34% du don, si je paie l’IR. Ainsi, pour un don de 1000 euros, je « perds » 340 euros (les 34%), l’Etat « perd » 660 euros, et l’association « gagne » 1000 euros.
Je peux demander à faire baisser mon « prélèvement à la source » : cela simplifiera ma trésorerie.
Enfin, ma « capacité de dons » ne dépend pas des « crédits d’impôt » : ceux-ci seront versés dans tous les cas, même si mon IR est annulé par mes dons. Une simulation sur le site des impôts vous le montrera.
LE FREIN : JE PERDS LES 34 %
Le problème est qu’il faut « perdre » 34%.
C’est un gros effort. Mais il faut en voir les conséquences, en raisonnant en tant que « communauté ». Prenons l’exemple d’une école avec un budget de 100 000 euros par an : sans aide via l’IR, « la communauté » perd 100 000 euros ; avec une aide maximale, elle perd 34 000 euros (via des dons IR), et l’Etat donne 66 000 euros. Cela change tout !
Réfléchissons à cela, dans la durée. Un jeune pro est imposable ? L’école se fortifie, pour ses futurs enfants. Un retraité est imposable ? L’école peut être utile à ses petits-enfants. Ou bien nous viendrons tondre sa pelouse, en remerciement. Les « riches » sont imposables ? euh… peut-être pourront-ils payer les 34% ? ! … Cherchons des équilibres pour aider ceux qui assument ces 34 %.
Tout cela évite que nos familles s’épuisent financièrement avec les scolarités. Et, si cela leur permet une marge, elles pourront aider à leur tour, notamment votre blog préféré !
IMPOT SUR LES SOCIETES (IS) : REDUCTION D’IMPOT DE 60 %
Pour l’IS, le mécanisme est exactement le même, mais avec une réduction d’IS de 60 % au lieu des 66 % pour l’IR.
IMPOT SUR LA FORTUNE IMMOBILIERE (IFI) : REDUCTION DE 75 %
Pour l’IFI, cela concerne moins de monde. Mais la réduction est importante : 75 %.
En revanche, il faut passer par une Fondation d’Utilité Publique, par exemple la Fondation pour l’Ecole (ou ses Fondations abritées), ou bien par la Fondation KAIROS.
TAXE D’APPRENTISSAGE :
La taxe peut être dirigée intégralement, sans frais pour l’entreprise. Nous indiquons 3 destinations (il y en a sans doute d’autres) : la Fondation pour l’Ecole (partie ILFM), le lycée Philbert Vrau à Montierchaume et le Lycée des Métiers d’Art Fra Angelico à Couloutre (proches FSSPX). D’autres, que vous mettrez en commentaires ?
LEGS AVEC CHARGE
Cela concerne les personnes sans héritier direct.
Si je décide de ne rien faire de particulier, 60 % de mon Patrimoine ira à l’État.
Avec un legs avec charge, mes héritiers indirects sont préservés (ils ont toujours les 40 %, et même finalement un peu plus). Concernant le reliquat de 60 %, une bonne moitié peut aller vers une œuvre, et l’État prend le reste.
Par exemple, si je préfère que le fruit du travail de toute ma vie n’aille pas alimenter avortement et islamisation…
Nous suggérons 2 belles œuvres intéressantes à aider : pour les proches Ecclesia Dei, le magnifique projet de développement de l’école Carlo Acutis à Tours (https://www.couventroyaldesminimes.fr/ ) ; pour les proches FSSPX, la magnifique initiative Ecole-Hameau à Bourrou (https://foyernddespauvres.org/ ).
Nous portons tous la responsabilité de la destination de ces impôts.
Nous nous plaignons que l’État en fait un mauvais usage ? Souvent, c’est notre passivité qui lui en donnent les moyens…
Enfin, les Francs-Maçons viennent de désigner leur prochaine cible, après l’euthanasie : les écoles cathos et surtout leur financement. Tant que c’est légal, tirons profit des règles fiscales actuelles, au maximum.
Ils veulent détruire ? Construisons !
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent [email protected]
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Stanislas Berton publie le Tome V de ses Essais
Après le succès des précédents volumes, Stanislas Berton a publié ce 21 septembre le Volume V de ses Essais.
Dans les textes qui composent ce recueil, Stanislas Berton nous donne les outils pour comprendre les guerres de Cinquième Génération, penser le monde d’après et déjouer les pièges du combat spirituel.
Un livre essentiel pour comprendre les vrais enjeux économiques, politiques et spirituels d’un monde en pleine mutation.
Les lecteurs du Salon Beige apprécieront particulièrement une réflexion sur la place d’une France catholique dans le monde d’après la chute du mondialisme ainsi que les liens constamment rappelés entre la perte de la foi et l’effondrement de notre pays. Notons également qu’un chapitre entier intitulé « la gnose contre la foi » propose une réfutation magistrale de la gnose, sous toute ses formes, en s’appuyant sur les travaux de Jean Vaquié et d’Étienne Couvert.
Comme pour tous les volumes de la série des Essais, cet ouvrage propose plusieurs traductions inédites d’auteurs anglo-saxons, notamment un texte exceptionnel du grand penseur catholique américain EM Jones sur le catholicisme identitaire.
Il était invité dans une émission Ligne Droite:
https://www.youtube.com/watch?v=VCXttV2W_hc&feature=youtu.be
Note : les volumes de la série « L’Homme et la Cité » sont indépendants et peuvent être lus dans n’importe quel ordre.
Le livre peut être commandé en ligne ou dans toutes les bonnes librairies.
Pour acheter en ligne:
https://www.amazon.fr/Essais-LHomme-Cité-Stanislas-Berton/dp/2958490688/
https://direct-livres.fr/boutique/autres-themes/sciences-humaines/essais-lhomme-et-la-cite-volume-v/
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Recherche comparative approfondie concernant les violences sexuelles sur mineurs
Ce tableau présente des estimations chiffrées des violences sexuelles alléguées sur des mineurs en France, pour des faits commis entre le 1er janvier 2022 et le 11 octobre 2026, réparties en quatre cadres : cercle familial, organisations non catholiques, organisations catholiques et autres. Il a été produit par une intelligence artificielle (Claude) à partir de sources publiques citées sous le tableau, en suivant la consigne reproduite intégralement plus bas. Vous pouvez la copier-coller dans l’IA de votre choix pour comparer : les résultats différeront, car les sources retenues et les hypothèses de calcul ne sont pas les mêmes. Ce ne sont pas des statistiques officielles : seules les données de départ sont observées, le reste est modélisé, et seuls les faits déjà signalés sont comptés. Ces chiffres donnent des ordres de grandeur. Ils ne mesurent pas le niveau de danger de chaque cadre, car la part de faits révélés varie fortement de l’un à l’autre.
PROMPT :
Recherche comparative approfondie : violences sexuelles sur mineurs dans le cercle familial, les organisations non catholiques, les organisations catholiques et autres cadres en France
1. Objectif général et date de référence
Effectue une recherche approfondie sur le Web, arrêtée à la date exacte du jour de la recherche, afin de produire les seize meilleures estimations numériques possibles du nombre de violences sexuelles commises sur des mineurs de moins de 18 ans en France entre le 1er janvier 2022 et cette date incluse, et alléguées (signalées, déclarées ou portées à la connaissance d’une autorité, d’un organisme ou d’une institution) pendant cette même période, dans quatre catégories : Cercle familial, Organisations non catholiques, Organisations catholiques et Autres.
Le résultat final doit impérativement contenir seize valeurs numériques centrales (quatre pour chaque catégorie), accompagnées de leurs pourcentages respectifs par rapport au total de chaque ligne. Aucune cellule du tableau comparatif final ne doit contenir « inconnu », « non disponible », « impossible à déterminer », « non estimable », un tiret ou une cellule vide.
Cette obligation porte sur la production d’estimations, et non sur la présentation de chiffres inventés comme des statistiques observées.
Si aucune donnée directe ne permet d’établir un chiffre, applique successivement les méthodes de remplacement définies dans ce prompt jusqu’à obtenir une estimation numérique centrale, une fourchette basse-haute et une explication vérifiable de la méthode utilisée.
Ne prétends jamais qu’une estimation exploratoire constitue un chiffre officiel ou une mesure certaine de la réalité.
2. Période et définition des faits
Un fait n’est retenu que s’il remplit deux conditions cumulatives :
(a) il a été commis à partir du 1er janvier 2022 et au plus tard à la date exacte de la recherche incluse, sur une personne âgée de moins de 18 ans au moment des faits ;
(b) il a été allégué (signalement, plainte, déclaration, révélation consignée par une autorité, un organisme, une association ou une institution) au plus tard à la date exacte de la recherche incluse.
Compter uniquement les faits allégués de violences sexuelles, agressions sexuelles ou viols répondant à ces deux conditions.
Inclure les faits révélés immédiatement ou plusieurs années après leur commission, à condition que le fait ait été commis à partir du 1er janvier 2022 et que la révélation soit intervenue au plus tard à la date de la recherche.
Exclure les faits commis avant le 1er janvier 2022, même s’ils ont été révélés, signalés, jugés ou sanctionnés pendant la période étudiée.
Exclure les faits commis à partir du 1er janvier 2022 mais non alléguées à la date de la recherche. Ne pas estimer ni inclure par extrapolation les faits ou les enfants victimes non révélés (« chiffre noir »).
Exclure les faits commis sur des personnes déjà majeures au moment des faits.
Pour les condamnations, retenir les personnes condamnées à la date de la recherche pour des faits effectivement commis pendant la période étudiée. La date de condamnation peut être postérieure à la date des faits.
Distinguer les faits allégués des faits judiciairement établis. Une allégation, un signalement ou une plainte ne constitue pas en soi une preuve de culpabilité.
Les enquêtes de victimisation rétrospectives (adultes interrogés sur des violences subies dans l’enfance) portent sur des faits majoritairement antérieurs à 2022. Elles ne doivent pas être utilisées pour compter les faits, les enfants, les auteurs ou les situations de la période. Elles peuvent seulement fournir, lorsque c’est justifié, des coefficients (proportions par cadre, taux de révélation, rapports entre faits, victimes et auteurs), sans transformer une incidence ou une prévalence antérieure à 2022 en comptage de la période.
3. Périmètres intrafamiliaux, institutionnalisés et autres
Les définitions de la section 2 s’appliquent à chacun des périmètres suivants.
A. Cercle familial
Inclure :
Le foyer familial principal ou secondaire.
Le cadre intrafamilial élargi (parents, beaux-parents, fratrie, ascendants, collatéraux, famille d’accueil ou cadre domestique direct).
Les violences incestueuses et agressions sexuelles commises par un membre de la famille ou une personne ayant une autorité de droit ou de fait au sein du cercle familial.
B. Organisations non catholiques
Inclure :
Les établissements scolaires publics.
Les activités périscolaires publiques.
Les associations sportives, culturelles et de loisirs.
Les mouvements de jeunesse laïcs ou non catholiques.
Les établissements et organismes privés non catholiques, y compris confessionnels d’autres religions.
Les autres structures organisées d’accueil, d’éducation, d’encadrement ou d’accompagnement de mineurs ne relevant pas d’organisations catholiques.
C. Organisations catholiques
Inclure :
Les établissements scolaires catholiques.
Les mouvements de jeunesse catholiques.
Les institutions catholiques.
Les aumôneries et structures d’encadrement de mineurs relevant d’organisations catholiques.
Les autres structures organisées d’accueil, d’éducation, d’encadrement ou d’accompagnement de mineurs relevant d’organisations catholiques.
D. Autres
Inclure :
Tout fait ne relevant pas des trois catégories précédentes.
Les violences sexuelles commises par des inconnus ou des tiers sans lien institutionnel ou familial (espace public, voie publique, transports, cyberespace/en ligne sans lien institutionnel, etc.).
Ne pas classer automatiquement une personne ou une structure dans une catégorie sur la seule base de son identité personnelle, de ses convictions ou de son appartenance supposée. Le lien institutionnel, familial ou externe doit être documenté ou explicitement traité comme une hypothèse.
Ne pas compter deux fois une même situation parce qu’elle a été prise en charge par plusieurs organismes ou relevée dans plusieurs cadres.
4. Les quatre indicateurs obligatoires
Pour chacun des quatre périmètres, produire une estimation pour les quatre indicateurs suivants :
Indicateur 1 : Enfants mineurs touchés
Nombre estimé d’enfants distincts ayant subi au moins un fait allégué commis pendant la période étudiée dans le périmètre considéré.
Un enfant ayant subi plusieurs faits, dans une même structure/famille ou dans plusieurs cadres, ne doit être compté qu’une seule fois dans la mesure où les recoupements peuvent être identifiés.
Indicateur 2 : Auteurs présumés
Nombre estimé de personnes distinctes soupçonnées d’avoir commis au moins un fait correspondant aux critères de période, d’âge et de périmètre.
Ne pas confondre le nombre de personnes soupçonnées, le nombre de plaintes, le nombre de faits et le nombre de mises en cause.
Les personnes condamnées peuvent également figurer dans cet indicateur si elles répondent aux critères.
Indicateur 3 : Affaires en cours
Nombre estimé de situations distinctes encore prises en charge à la date de la recherche par au moins une autorité compétente : procédure judiciaire, enquête administrative, signalement traité, enquête interne ou autre procédure documentée.
Une situation ne doit être comptée qu’une seule fois, même si elle relève simultanément de plusieurs dispositifs.
Ne pas additionner sans correction les plaintes, enquêtes, signalements et procédures comme s’ils représentaient nécessairement des affaires différentes.
Préciser le sens donné à « en cours » et distinguer, dans la mesure du possible, les procédures encore actives des signalements clôturés.
Indicateur 4 : Condamnations
Nombre estimé de personnes distinctes condamnées à la date de la recherche pour des faits commis pendant la période étudiée et relevant du périmètre considéré.
Compter les personnes et non les décisions, les chefs d’accusation ou les victimes.
Une condamnation portant exclusivement sur des faits antérieurs au 1er janvier 2022 ne doit pas être incluse.
Si une décision porte sur plusieurs périodes, inclure uniquement les personnes pour lesquelles des faits commis pendant la période étudiée sont établis, lorsque les données permettent de l’identifier.
5. Recherche obligatoire des données directes
Rechercher d’abord les données publiques les plus récentes auprès des sources suivantes :
Ministère de l’Intérieur, police nationale, gendarmerie et Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).
Ministère de la Justice et statistiques judiciaires.
Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE).
Ministère de l’Éducation nationale.
Ministère des Sports et dispositifs de signalement des violences sportives.
Services de protection de l’enfance, 119 (Enfance en danger) et CRIP.
Administrations territoriales et organismes publics concernés.
Rapports parlementaires et commissions d’enquête.
Publications scientifiques et études de victimisation (ex. INSERM, INED).
Organismes de contrôle et autorités indépendantes.
Conférence des évêques de France, diocèses, institutions catholiques et organismes de réparation.
Associations de victimes, associations de protection de l’enfance et organisations professionnelles.
Presse nationale et régionale, lorsque les informations sont vérifiables et renvoient à des sources identifiables.
Privilégier les sources primaires, les bases statistiques officielles, les rapports méthodologiques et les documents dont les données peuvent être vérifiées.
Pour chaque chiffre trouvé, vérifier :
La date de publication.
La période réelle des faits (date de commission, et non date de l’enregistrement ou de la décision).
La date de l’allégation.
L’âge des victimes.
La définition des violences.
Le périmètre (familial, non catholique, catholique ou autres).
La nature exacte du décompte.
L’existence possible de doublons.
La distinction entre faits allégués, personnes mises en cause et condamnations.
Ne jamais présenter un total historique comme un total correspondant à la période 2022-date de recherche.
Ne jamais assimiler le nombre de victimes enregistrées par la police à l’ensemble des victimes réelles.
Ne jamais présenter une incidence ou une prévalence issue d’une enquête rétrospective comme un chiffre de la période 2022-date de recherche.
Lorsqu’une source enregistre des faits à leur date de plainte ou de signalement, estimer la part des faits effectivement commis à partir du 1er janvier 2022 (les plaintes tardives portent souvent sur des faits anciens) et appliquer cette part de manière explicite.
6. Protocole obligatoire d’estimation lorsque les données directes sont insuffisantes
Pour chacun des seize indicateurs, suivre les étapes suivantes dans l’ordre :
Étape 1 : Chiffre directement observé
Si une source fournit un chiffre correspondant exactement aux critères, retenir ce chiffre comme donnée observée.
Si plusieurs sources fiables fournissent des chiffres différents, expliquer leur différence et déterminer si elles mesurent des populations ou des phénomènes distincts.
Étape 2 : Estimation à partir de données partielles
Si aucune donnée exacte n’existe, utiliser les chiffres partiels disponibles : signalements, enquêtes, personnes mises en cause, victimes enregistrées, affaires judiciaires, condamnations ou données propres à certaines catégories de structures ou au cadre intrafamilial/externe.
Préciser les parties couvertes et non couvertes.
Ne pas considérer automatiquement le chiffre partiel comme un minimum certain : cette qualification doit être justifiée par la définition et la fiabilité de la source.
Étape 3 : Estimation indirecte
Si les données partielles ne couvrent pas l’ensemble du périmètre, rechercher des coefficients documentés permettant une extrapolation.
Exemples de paramètres utilisables, sous réserve de justification :
Part, parmi les faits commis à partir de 2022 et alléguées à la date de recherche, de ceux enregistrés par chaque canal (police, justice, 119, institutions), afin d’assurer la couverture et d’éviter les doublons.
Part des faits enregistrés dont la date de commission est postérieure au 1er janvier 2022.
Proportion de victimes déclarant des faits commis dans un cadre familial, institutionnel ou externe.
Proportion de victimes ou de personnes mises en cause relevant d’une catégorie de cadre.
Taille de la population de mineurs exposés.
Proportions de faits signalés, transmis à la justice, poursuivis ou ayant donné lieu à condamnation.
Rapports entre signalements et situations distinctes, lorsque ces rapports sont documentés.
Les coefficients issus d’enquêtes de victimisation rétrospectives ne servent qu’à répartir ou à rapprocher des données de la période, jamais à estimer des faits non alléguées.
Ne pas appliquer mécaniquement un taux national sans vérifier sa pertinence et expliquer les différences de définition, de population, de période et de contexte.
Ne pas utiliser un même taux pour les différentes catégories sans justification empirique.
Étape 4 : Estimation exploratoire chiffrée
Si aucune estimation suffisamment documentée n’est possible avec les étapes précédentes, construire un modèle exploratoire.
Le modèle doit reposer sur :
Les données publiques les plus proches du phénomène étudié.
Un ou plusieurs paramètres documentés.
Une ou plusieurs hypothèses explicitement identifiées.
Une formule de calcul complète.
Un scénario bas, un scénario central et un scénario haut.
Si un paramètre indispensable n’est disponible dans aucune source, ne pas inventer une prétendue statistique. Utiliser une hypothèse de modélisation explicitement présentée comme telle, en justifiant sa valeur par une plage plausible, des données de référence ou plusieurs scénarios de sensibilité.
Si plusieurs hypothèses sont possibles, calculer leurs conséquences sur le résultat.
Le scénario central doit correspondre à l’hypothèse que les éléments disponibles rendent la plus plausible, et non automatiquement à la moyenne arithmétique des scénarios extrêmes.
Étape 5 : Valeur centrale obligatoire
À l’issue de ces étapes, retenir une valeur centrale numérique pour chaque indicateur et chaque périmètre.
Ne jamais abandonner une ligne au seul motif que les statistiques exactes n’existent pas.
Si les informations disponibles ne permettent pas de privilégier sérieusement une hypothèse, choisir un scénario central conventionnel clairement identifié comme exploratoire et expliquer pourquoi il est retenu. Ne pas lui attribuer artificiellement un niveau de confiance élevé.
Une valeur exploratoire ne doit jamais être décrite comme un fait constaté, une statistique officielle ou une estimation scientifiquement validée si ce n’est pas le cas.
7. Règles de calcul et de transparence
Pour chaque estimation, présenter obligatoirement :
La valeur centrale retenue.
La fourchette basse-haute.
Le statut de la donnée : observée, estimée à partir de données partielles, estimée indirectement ou exploratoire.
Les sources et leurs liens vérifiables.
Les valeurs numériques utilisées.
La population de référence et la période couverte.
La formule complète, avec les valeurs numériques substituées.
Les hypothèses ajoutées et la justification de chacune.
Les ajustements effectués pour respecter la période (date de commission et date d’allégation) et le périmètre.
Les risques de sous-estimation, de surestimation et de double comptage.
Le degré de confiance : élevé, moyen ou faible, avec justification.
Si une formule ne peut pas être calculée directement faute de données, expliquer précisément le paramètre manquant et le remplacer, si nécessaire, par une hypothèse exploratoire explicitement signalée.
Ne pas produire de formules symboliques sans valeurs numériques. Donner un exemple de calcul chiffré correspondant effectivement à la valeur retenue.
Ne pas confondre :
Une borne basse documentée.
Une estimation centrale.
Une borne haute exploratoire.
Un nombre observé dans une base administrative.
Les résultats doivent être arrondis à une précision cohérente avec la qualité des données. Ne pas donner une précision à l’unité lorsque les hypothèses ne permettent qu’un ordre de grandeur. Les valeurs finales doivent néanmoins être des nombres entiers.
8. Règles particulières pour chaque indicateur
Enfants mineurs touchés
Compter uniquement les enfants pour lesquels au moins un fait commis à partir du 1er janvier 2022 a été allégué au plus tard à la date de la recherche. Ne pas inclure les enfants victimes non révélés à cette date.
Ne pas assimiler automatiquement le nombre de faits au nombre de victimes.
Lorsque seule une estimation du nombre de faits est disponible, rechercher un rapport documenté entre faits et victimes. À défaut, utiliser des hypothèses distinctes dans les scénarios bas, central et haut.
Si les données sont issues d’une enquête de victimisation, vérifier que le cadre (familial, institutionnel ou externe), la période des faits et l’âge correspondent suffisamment à la présente recherche. Une enquête rétrospective portant sur des faits majoritairement antérieurs à 2022 ne peut pas servir de comptage direct.
Auteurs présumés
Ne pas assimiler le nombre de victimes au nombre d’auteurs.
Si les données ne portent que sur des victimes ou des faits, rechercher un rapport documenté entre victimes et auteurs distincts. Si ce rapport n’existe pas, établir des scénarios exploratoires explicites et éviter de présenter une hypothèse de multiplicité des victimes par auteur comme une donnée observée.
Affaires en cours
Ne pas assimiler l’ensemble des faits commis pendant la période à des affaires encore actives à la date de recherche.
Estimer séparément, lorsque nécessaire, la proportion des situations ayant donné lieu à un signalement ou une procédure et la proportion encore active à la date de référence.
Utiliser des durées de traitement ou des taux de clôture uniquement si une source permet de les documenter. À défaut, présenter plusieurs hypothèses explicites.
Ne retenir que les situations portant sur des faits commis à partir du 1er janvier 2022 : un stock de procédures en cours mêle généralement des faits récents et anciens, et la part de faits antérieurs à 2022 doit être estimée et retirée.
Condamnations
Ne pas appliquer directement un taux de condamnation aux victimes ou aux faits sans établir ce que mesure le taux utilisé.
Privilégier les statistiques judiciaires concernant les infractions sexuelles sur mineurs et les délais entre les faits, les poursuites et les condamnations.
Lorsque les données ne permettent pas d’isoler les condamnations pour des faits commis entre 2022 et la date de recherche, construire une estimation exploratoire à partir des données judiciaires les plus proches et expliciter les hypothèses de calendrier et de sélection des affaires.
Ne jamais inclure automatiquement toutes les condamnations prononcées depuis 2022, car certaines peuvent porter sur des faits antérieurs à cette période.
9. Prévention des doubles comptes
Distinguer systématiquement :
Les faits allégués.
Les victimes distinctes.
Les auteurs présumés distincts.
Les plaintes et signalements.
Les affaires ou situations suivies.
Les enquêtes administratives, sociales et internes.
Les personnes condamnées.
Une même victime, un même auteur ou une même situation ne doit pas être compté plusieurs fois au sein de son indicateur ou entre plusieurs périmètres.
Lorsque plusieurs sources peuvent décrire les mêmes personnes ou les mêmes affaires, rechercher les possibilités de recoupement.
Si les données ne permettent pas de corriger les doublons, présenter une hypothèse de duplication dans la fourchette d’incertitude et expliquer son effet sur la valeur centrale.
Ne jamais appliquer une correction de doublons arbitraire sans l’identifier comme hypothèse.
10. Comparabilité entre les quatre périmètres
Appliquer au cercle familial, aux organisations non catholiques, aux organisations catholiques et à la catégorie Autres les mêmes exigences de recherche, de définition, de calcul et de transparence.
Lorsque les données directes sont inégales, utiliser des méthodes adaptées à chaque périmètre, tout en signalant les conséquences sur la comparabilité.
Ne pas attribuer arbitrairement à l’un des groupes une fraction du total national des violences sexuelles sans justification empirique.
Ne pas interpréter une différence de signalements comme une différence équivalente de prévalence réelle sans examiner la fréquentation/exposition, les pratiques de signalement, la détection, le tabou intrafamilial/institutionnel, les définitions statistiques et la couverture des données.
Ne pas conclure que les groupes sont équivalents parce que leurs données sont insuffisantes. Ne pas conclure que l’un est plus dangereux sur la seule base d’un nombre brut de signalements.
Si une estimation est beaucoup plus incertaine dans un groupe que dans les autres, le préciser explicitement.
11. Présentation obligatoire des résultats
Rédiger le rapport en français, à la date exacte de la recherche.
Commencer directement par la section « Cercle familial », traiter la section « Organisations non catholiques », la section « Organisations catholiques », puis la section « Autres ».
Pour chacun des quatre périmètres, présenter exactement les quatre indicateurs demandés.
Pour chaque indicateur, utiliser le format suivant :
Nom de l’indicateur : valeur centrale ; fourchette basse-haute ; statut de la donnée ; degré de confiance.
Développer immédiatement sous chaque indicateur :
La méthode retenue.
Les sources utilisées.
Les valeurs de départ.
La formule de calcul complète.
Les hypothèses éventuelles.
Les limites et les risques de biais.
Ne pas développer de considérations générales sur les violences sexuelles qui ne contribuent pas directement à la production ou à l’interprétation des chiffres.
12. Tableau comparatif final obligatoire
Terminer le rapport par un tableau intitulé :
Comparaison des violences sexuelles alléguées sur mineurs dans le cercle familial, les organisations non catholiques, les organisations catholiques et autres cadres en France
Le tableau doit comporter exactement quatre lignes de données (les quatre indicateurs) et six colonnes.
Indicateur | Cercle familial | Organisations non catholiques | Organisations catholiques | Autres | Total (100%)
Enfants mineurs touchés | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Somme des valeurs centrales (100%)
Auteurs présumés | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Somme des valeurs centrales (100%)
Affaires en cours | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Somme des valeurs centrales (100%)
Condamnations | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Valeur centrale (% du total) | Somme des valeurs centrales (100%)
Dans les colonnes de résultats :
Inscrire pour chaque cellule la valeur centrale numérique entière retenue suivie immédiatement entre parenthèses du pourcentage qu’elle représente par rapport à la valeur de la colonne « Total (100%) » de la même ligne (ex. : 860 000 (88,2%)).
Aucune cellule ne doit contenir :
« Inconnu ».
« Non disponible ».
« Impossible à déterminer ».
« Non estimable ».
Un tiret.
Une cellule vide.
Un texte explicatif.
Une fourchette.
Une valeur remplacée par zéro faute de données.
Les seize valeurs centrales ainsi que la colonne de total doivent être cohérentes avec les estimations détaillées dans le corps du rapport.
Si une valeur provient d’un modèle exploratoire, elle doit rester présentée comme telle dans la section explicative correspondante. Le tableau final ne doit contenir que le nombre central retenu et son pourcentage entre parenthèses, sans autre commentaire.
13. Contrôle final avant publication
Avant de terminer, vérifier systématiquement que :
Les seize indicateurs disposent chacun d’une valeur centrale numérique entière.
Chaque valeur est accompagnée d’une fourchette basse-haute dans le corps du rapport.
Chaque valeur possède un statut explicite et un degré de confiance.
Chaque estimation indirecte ou exploratoire comporte une formule chiffrée et des hypothèses explicites.
Aucun chiffre historique n’est présenté comme correspondant automatiquement à la période 2022-date de recherche.
Chaque valeur ne compte que des faits commis à partir du 1er janvier 2022 ET alléguées au plus tard à la date de la recherche, sans estimation de faits non révélés.
Aucune donnée issue d’une enquête de victimisation rétrospective n’est utilisée comme comptage direct de la période.
Aucun nombre de faits, de victimes, d’auteurs, de signalements, d’affaires et de condamnations n’est confondu avec un autre indicateur.
Les limites de comparabilité entre les quatre périmètres sont clairement exposées.
Les sources sont accessibles et les chiffres de départ sont vérifiables.
Les valeurs centrales du tableau final correspondent exactement à celles du corps du rapport.
Chaque cellule des indicateurs comporte bien sa valeur entière ET son pourcentage calculé par rapport à la colonne de Total de la même ligne.
Aucune valeur exploratoire n’est présentée comme une statistique officielle ou une donnée directement observée.
Si une vérification échoue, corriger le rapport avant de le publier.
Instruction finale : produire les seize meilleures estimations numériques possibles à partir des données accessibles, en privilégiant les observations directes, puis les estimations fondées sur des données partielles, les extrapolations documentées et enfin les scénarios exploratoires, en ne comptant que des faits commis à partir du 1er janvier 2022 et alléguées au plus tard à la date de la recherche. Ne jamais arrêter la recherche au seul motif qu’un chiffre exact n’existe pas. Ne jamais inventer une donnée observée. Fournir dans tous les cas les seize valeurs centrales numériques demandées ainsi que le tableau récapitulatif complet avec pourcentages et colonne de Total, avec une transparence complète sur leur niveau réel de fiabilité.

Merci au lecteur du Salon beige qui a réalisé ce travail.
Doctrine de la liberté religieuse : les nouveaux téméraires
Lu dans Perspectives catholiques :
Au lendemain du grand succès médiatique du voyage de Léon XIV en France, on peut s’interroger sur ce qu’il reste de l’argumentation qu’avaient développée les tenants de l’herméneutique de la continuité quant à la juste façon de recevoir la notion de liberté religieuse de Vatican II, principalement Dignitatis humanae. La disputatio étant dans le domaine public au moins depuis 2024 entre le Courrier de Rome et Claves, chacun pourra se faire une idée.
J’ai écouté la plupart des allocutions de Léon XIV : à l’Élysée, à l’UNESCO, à Lourdes, sur la place de la Concorde, à Metz. On pourra me taxer de partialité, et sans doute aura-t-on raison, mais si je devais résumer les choses, il me vient cet extrait de la Marseillaise en tête : «Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs…»
Ce qui s’est entendu, de l’Élysée à Metz, c’est la liberté religieuse telle que la reçoivent aujourd’hui la République et le dialogue interreligieux : une liberté de croire ou de ne pas croire, en privé comme en public, dans les limites de la loi, offerte à chacune des «appartenances» sans hiérarchie entre elles.
À l’Élysée, le 25 septembre, le Saint-Père a parlé d’une «juste laïcité» qui «ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public», et d’une «véritable laïcité» qui saurait «en tirer parti comme d’une ressource éducative». La formule est habile, et elle n’est pas rien : elle refuse l’expulsion du religieux. Mais elle ne dit pas ce que les herméneuticiens avaient besoin qu’il dît. Elle ne dit pas que les sociétés ont un devoir envers la seule vraie religion. Elle ne dit pas que l’expression publique est un droit de l’Église et une tolérance pour les autres. Elle parle de la religion, au singulier indéterminé, comme d’une ressource parmi d’autres, et juge «urgent» le dialogue entre « personnes de différentes appartenances culturelles et religieuses ». Liberté, égalité, fraternité sont invoquées, avec le souhait que la liberté grandisse dans le souci du bien commun, lequel, ainsi réduit, ne renvoie plus qu’à sa dimension horizontale et matérielle (cf. nos critiques précédentes sur Magnifica Humanitas). On reste dans le lexique de 1789, adouci, non dans celui de Quanta cura.
À Metz, le 28, devant les représentants des diverses traditions, le même lexique s’épanouit. Metz, ville de frontières ; Schuman, «ambassadeur de l’unité dans la diversité» ; le dialogue qui n’amoindrit pas l’identité mais l’ouvre à «la diversité de l’autre» ; et cette citation de Fratelli tutti selon laquelle le dialogue ne se fait pas «par simple diplomatie, amabilité ou tolérance», son but étant l’amitié, la paix, l’harmonie. Le mot tolérance apparaît donc, mais pour être dépassé, non pour être rétabli comme la mesure du faux. Nulle part le devoir des sociétés. Nulle part le droit propre de la vraie religion. Nulle part la clause de Dignitatis humanae sur le devoir moral des hommes et des sociétés envers l’unique Église du Christ, clause sur laquelle toute l’herméneutique de continuité faisait reposer son équilibre. Le Saint-Père cite François, Jean-Paul II, Ricœur. Il ne cite pas Léon XIII.
On me dira que ce sont des discours de circonstance, diplomatiques, et qu’on ne demande pas à un pape, reçu à l’Élysée, de faire un cours de théologie politique. L’objection vaudrait si les mêmes silences ne se répétaient pas d’une estrade à l’autre, et si le voyage tout entier n’avait pas été reçu, y compris par ceux qui l’accompagnaient, comme un appel à la liberté sans bride. Le cardinal Bustillo en a donné la lecture la plus simple : liberté et espérance. Non pas la liberté de l’Église, la liberté tout court, la liberté des libéraux. Quand le magistère vivant commente le Concile, ce n’est pas dans les notes de Sedes Sapientiae qu’il le fait, c’est à voix haute, devant Macron, devant l’UNESCO, devant les autres cultes. Et cette voix haute ne ratifie aucune des distinctions sur lesquelles les herméneuticiens avaient bâti la licéité de Dignitatis humanae.
C’est ici que l’argument se retourne. Depuis des années, on explique que le Concile ne se lit pas selon la lettre qui scandalise, mais selon l’intention que le magistère postérieur en dégage ; que prétendre fixer soi-même le sens d’un texte conciliaire contre la manière dont les papes le reçoivent, c’est déjà la marque d’un esprit téméraire. Soit. Mais alors la règle vaut pour tout le monde. Les herméneuticiens ont longtemps soutenu que Dignitatis humanae était faible, équivoque, dangereuse, mais non erronée en son affirmation centrale, pourvu qu’on la reçoive avec les distinctions traditionnelles : immunité de contrainte, ordre public juste, devoir subsistant des sociétés, tolérance et non droit du faux. Ces distinctions ne sont pas dans la bouche de Léon XIV. Elles n’y sont même pas à l’état de sous-entendu. Elles sont contredites par le genre même du discours, qui met les confessions côte à côte et fait de la liberté religieuse le bien commun de leur rencontre.
Dès lors, on peut se demander où sont les téméraires. Certains prêtres, religieux et instituts — avec qui nous n’avons pourtant aucun motif sérieux de querelle — se sont drapés dans la vertu de fidélité inconditionnelle et non circonstanciée au Saint-Siège, faiseurs de leçons et distributeurs de bons points au moment des derniers sacres de la FSSPX : devront-ils manger encore leur chapeau ? À ce rythme, les barrettes vont rétrécir : il n’en restera un jour plus que le pompon de docteur en théologie.
Le Parti socialiste, cette peau de chagrin
En 2011, la primaire socialiste mobilisait 2 661 231 électeurs.
En 2017, la primaire socialiste réunissait 1 655 919 votants, soit un million de moins.
Hier, la primaire socialiste devait mobiliser 140 282 électeurs, soit plus d’un million et demi de moins. Seuls 120 587 personnes ont voté. Raphaël Glucksmann a obtenu 79 613 voix (66,17 %). Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a obtenu 14,46 % des suffrages (17 398 voix). Avec 9 165 voix, Ségolène Royal arrive troisième (7,62 %), Emmanuel Maurel obtient 5,92 % des suffrages (7 119 votes en sa faveur) et Jérôme Guedj enregistre 5,83 % (7 012 votes).
Que le dernier socialiste n’oublie pas d’éteindre la lumière.
L’art de la prière
Aymeric Pourbaix reçoit :
📌 𝐌𝐠𝐫 𝐄𝐫𝐢𝐤 𝐕𝐀𝐑𝐃𝐄𝐍, évêque de Trondheim en Norvège
📌 𝐗𝐚𝐯𝐢𝐞𝐫 𝐀𝐂𝐂𝐀𝐑𝐓, journaliste à La Vie, écrivain et essayiste
📌 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐨𝐢𝐬-𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐀𝐌𝐁𝐑𝐎𝐒𝐄𝐋𝐋𝐈, journaliste et auteur
https://www.dailymotion.com/video/xblhhaq
3000 personnes au pèlerinage Noste Fe en Provence
De Mazaugues (au lieu de Cotignac, inaccessible en raison des incendies de l’été) à Saint-Maximin, en passant par la Sainte-Baume, le pèlerinage provençal Nosto Fe tenait sa troisième édition ce WE.
Départ filmé par Boulevard Voltaire :

Samedi, une messe pontificale a été célébrée par le père abbé de Lagarde, Dom Marc, au pied de la sainte Baume.

Dans Valeurs Actuelles, Jean Rivière, ancien officier de Marine, fondateur de Nosto Fe, expliquait qu’il s’agit d’un pèlerinage qui met en valeurs les traditions provençales
Procession d’arrivée, filmée par Boulevard Voltaire :
La peine de mort est-elle vraiment inadmissible ?
Sur le compte X du pape Léon XIV, on peut lire :
La peine de mort est inadmissible car elle porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne. Il est possible de préserver le bien commun et de répondre aux exigences de la justice sans recourir à la peine capitale : des systèmes de détention efficaces ont été mis en place, qui protègent les citoyens tout en ne privant pas totalement les coupables de la possibilité d’une rédemption.
Au-delà du fait que les systèmes de détention actuels sont de moins en moins efficaces car l’on voit des criminels poursuivre leurs crimes depuis la prison, cet argument contre la peine de mort pose problème, car ce n’est pas un argument lié aux circonstances (avant, faut de moyens adéquats, il était possible d’être pour la peine capitale, aujourd’hui, en raison des moyens modernes, on ne peut plus y être favorable) mais un argument doctrinal, la peine de mort étant « inadmissible car elle porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne« .
Nous avons déjà évoqué cette contradiction dans l’enseignement pontifical récent, avec l’ouvrage de Matthieu Lavagna, Ce qu’enseigne vraiment l’Église sur la peine de mort.
Dans cette analyse rigoureuse, l’auteur reprend l’ensemble de la Tradition sur cette question : Écriture sainte, Pères de l’Église, théologiens, papes, aucun n’a condamné la peine de mort.
Alors comment concilier l’ancien § 2267 du Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC)
« L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiés, le recours à la peine de mort »
avec le nouveau :
2267 Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l’autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée a la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu’extrême, pour la sauvegarde du bien commun.
Aujourd’hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves. En outre, s’est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l’État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir.
C’est pourquoi l’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que « la peine de mort est inadmissible car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne » [François, Discours aux Participants à la Rencontre organisée par le Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, 11 octobre 2017.] et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde.
Le pape François a même ajouté dans ses discours que la peine de mort est en soi un péché, la comparant même à l’euthanasie et à l’avortement, ce qui est encore en contradiction avec ce que déclarait le cardinal Ratzinger, lequel, bien que personnellement défavorable à la peine de mort, rappelait la légitime diversité des opinions des catholiques en matière de peine capitale, soulignant :
Tous les problèmes moraux n’ont pas le même poids que l’avortement ou l’euthanasie. Par exemple, si un catholique venait à être en opposition avec le Saint Père sur la peine capital ou sur une décision de mener une guerre, il ne serait pas, pour cette raison, considéré comme indigne de se présenter à la Sainte Communion. Bien que l’Eglise exhorte les autorités civiles à rechercher la paix et non la guerre et d’user avec discrétion et pitié dans l’application de la peine capitale aux criminels, il reste néanmoins possible de prendre les armes pour repousser un agresseur et d’avoir recours à la peine capitale. Il peut y avoir une légitime diversité d’opinion parmi les catholique sur l’opportunité de mener une guerre ou de recourir à la peine capitale mais pas sur l’avortement et l’euthanasie.
Dans la postface de ce livre, Mgr Christophe J. Kruijen, docteur en théologie dogmatique, ancien collaborateur de la Congrégation pour la doctrine de la foi (2008-2016), fait remarquer que la modification du CEC en 2018 fut décidée par un simple rescrit pontifical, dont on relève le caractère autoréférentiel puisque la seule source citée est un discours du pape François. Alors que le projet de rédaction du CEC fit l’objet d’une vaste consultation de tous les évêques. Mgr Kruijen souligne l’imprécision théologique du terme « inadmissible », le caractère disruptif de ce néo-Magistère pontifical, qui fragilise la crédibilité et la cohérence de tout le Magistère. Ce qui permet de conclure que ce passage du CEC ne fait pas partie du Magistère infaillible.
Matthieu Lavagna répond également à un certain nombre d’objections, notamment croire qu’il serait incohérent d’être hostile à l’avortement et à l’euthanasie tout en étant favorable à la peine de mort, ce qui rejoint l’article récent de Guillaume de Thieulloy ; l’objection selon laquelle seul Dieu est maître de la vie et de la mort ; ou encore celle du père Basile Valuet, moine au Barroux, qui considère qu’il n’y a pas de contradiction entre l’ancienne et la nouvelle rédaction, le pape François enseignant que la peine de mort est inadmissible aujourd’hui, compte tenu des circonstances actuelles, et non qu’elle est immorale en tous temps et en tous lieux. Le père Basile n’a visiblement pas bien lu le pape François, qui a approuvé la déclaration de la Doctrine de la foi dans Dignitas infinita :
la peine de mort, elle aussi, viole la dignité de tout être humain, inaliénable en toutes circonstances.
Il est même hostile à la prison à perpétuité :
La prison à perpétuité est une peine de mort cachée [Fratelli Tutti n°268]
Au regard de l’enseignement historique de l’Eglise, Matthieu Lavagna interroge :
Doit-on vraiment croire que notre Eglise indéfectible a approuvé une sorte de meurtre contraire au 5e commandement pendant presque deux mille ans jusqu’à ce que la lumière de la vérité illumine enfin l’intellect de François pour rectifier l’affaire ? Non, une telle hypothèse n’est pas crédible et remettrait d’ailleurs en cause l’indéfectibilité de l’Eglise dans son enseignement moral.
Le recours à la peine de mort demeure une question d’ordre prudentielle, légitime, à laquelle il est possible pour un chrétien d’être favorable. A titre personnel, je suis défavorable à sa légalisation dans la France d’aujourd’hui, compte tenu des circonstances politiques, ne voulant pas mettre cet outil judiciaire entre les mains d’un ministre mélenchoniste ou de juges gauchistes, parfois plus sévères avec les honnêtes citoyens en situation de légitime défense qu’avec les criminels.
Dans un entretien au Salon beige, Matthieu Lavagna déclarait :
Autrement dit, il est possible, par définition, que le magistère non-infaillible du Pape puisse se tromper ponctuellement sur tel ou tel enseignement, même si cela ne devrait pas arriver habituellement sur une grande quantité de sujets divers. Les théologiens reconnus par l’Eglise pour leur enseignement doctrinal confirment d’ailleurs cette possibilité de refuser de donner son assentiment au magistère non-infaillible pour des raisons grave :
Franciscus Diekamp, grand théologien catholique allemand (1864-1943), professeur de théologie dogmatique à Münster écrivait par exemple dans son manuel de théologie dogmatique : « Ces actes non-infaillibles du magistère du pontife romain n’obligent pas à croire, et ne postulent pas une soumission absolue et définitive. Mais il est du devoir de chacun d’adhérer d’un assentiment religieux et intérieur à de telles décisions, en tant qu’elles constituent des actes du magistère suprême de l’Eglise, et sont fondées sur de solides raisons naturelles et surnaturelles. L’obligation d’y adhérer ne pourrait prendre fin que dans le cas, rarissime, où un homme, apte à juger cette question, après une analyse répétée et très fouillée de tous les arguments, parvient à la conviction qu’une erreur s’est glissée dans la décision » (Diekamp, Theol. dogm. man., vol. I, p. 72)
Ludwig Ott, Théologien catholique allemand, professeur à Eichstätt, auteur du manuel incontournable « Fundamentals of Catholic Dogma » conclut de manière similaire : « En ce qui concerne l’enseignement doctrinal de l’Église, il faut bien noter que toutes les affirmations de l’Autorité enseignante de l’Église sur les questions de foi et de morale ne sont pas infaillibles et, par conséquent, irrévocables. Ne sont infaillibles que celles qui émanent des conciles généraux représentant l’épiscopat tout entier, ainsi que les décisions pontificales ex cathedra… La forme ordinaire et habituelle de l’activité enseignante du pape n’est pas infaillible. En outre, les décisions des congrégations romaines (Saint-Office, Commission biblique) ne sont pas infaillibles. Néanmoins, elles doivent normalement être acceptées avec un assentiment intérieur fondé sur la haute autorité surnaturelle du Saint-Siège… Le silentium obsequiosum, c’est-à-dire le « silence respectueux », ne suffit généralement pas.
Homélie inédite de Benoit XVI prononcée au moment où commençait le Synode de 2015
L’homme image de Dieu. Homme et femme il les créa
Le 4 octobre 2015 – XXVIIe Dimanche du Temps ordinaire, Année B
Lectures : Genèse 2, 18 – 24 ; Psaume 127 (128) ; Hébreux 2, 9 – 11 ; Marc 10, 2 – 16
Chers amis,
En ce jour même où s’ouvre le Synode, la liturgie nous propose cet Évangile dans lequel le Seigneur clarifie la volonté du Créateur pour l’homme, une volonté qui doit à nouveau garder toute sa valeur dans le monde de la Rédemption. Mais je ne voudrais pas parler maintenant des problèmes aujourd’hui tant discutés, mais plutôt du fondement de tout cela, qui apparaît dans la première lecture ainsi que dans l’Évangile : à savoir, de ce qu’est l’homme.
Cette image de la Création, si simple et si profonde, qui apparaît au début du deuxième chapitre de la Genèse, me paraît très belle : le texte y dit que Dieu modela l’homme de la poussière du sol et qu’il lui donna vie par le souffle de son haleine, de sorte qu’il devint un être vivant (cf. Gn 2, 7). Le fait de modeler ainsi à partir de la poussière du sol un corps appelé à devenir homme englobe tout le processus de l’évolution ; il nous fait comprendre comment Dieu, petit à petit – au cours du processus de la vie naissante –, façonne l’homme, forme l’homme, va vers l’homme, pour ensuite, au moment voulu, insuffler un souffle de vie dans ses narines. C’est aussi une image merveilleuse. Au moment voulu, Dieu donne un nouveau souffle de vie, non pas seulement la vie biologique en tant que telle, mais sa propre vie, dans laquelle Lui-même se rend présent, de sorte que cet être nouveau – cet être vivant – porte en lui le souffle de Dieu.
C’est pourquoi l’homme est l’être capable de connaître Dieu. L’avènement de l’homme, la naissance de la créature humaine, est présentée au moment où cet être devient capable de comprendre et de connaître Dieu. Dieu ne propose pas seulement des tâches utiles à accomplir ; avant tout, il donne la vie à sa source, il se donne lui-même. C’est ainsi que la mission de l’homme apparaît dans toute sa splendeur, en tant que la synthèse de la Création, qui récapitule en lui toute l’évolution matérielle, depuis la matière brute jusqu’au sommet de la vie où Dieu rencontre enfin l’homme. L’homme porte en lui ce souffle : il est précisément la synthèse de la Création, et sa mission consiste à porter le monde en lui vers Dieu, vers la résurrection ; à donner, pour ainsi dire, à la matière la réalité de la présence du Créateur, et à l’Esprit toute la réalité de la Création.
Deuxième considération. Dans l’autre texte sur la Création, celui du premier chapitre de la Genèse, Dieu dit : « Faisons l’homme ! » (Gn 1, 26). C’est là un autre détail d’une action qui semble simple. Dieu ne dit pas seulement : « Que l’homme soit », mais il entre en soliloque avec lui-même ; Dieu se parle à lui-même, il veut cette créature comme une créature voulue d’une manière toute particulière, proche de Lui de manière toute particulière, et il la créa – est-il dit – « à son image, à sa ressemblance ». Que signifie « image de Dieu, ressemblance de Dieu » ? C’est une grande question, qui n’a jamais été tirée au clair de manière définitive parce qu’elle est trop riche, trop profonde. Je voudrais seulement souligner ici deux éléments.
Le premier est que l’essence d’une image est de renvoyer vers un autre. L’image n’est pas une réalité autonome ; elle représente déjà une personne, elle tend vers elle et porte en elle la relation à cette personne. Telle est la nature première de l’image : être relation, aller au-delà de soi vers un autre et porter en soi cette dimension relationnelle. Ainsi, pour l’homme, ce qui est essentiel, c’est précisément qu’il ne subsiste pas en lui-même, qu’il n’est pas fermé sur lui-même, mais qu’il est en chemin vers l’autre, relié à l’autre, appelé à chercher l’autre.
Vient ensuite un second élément, qui renforce le premier. Le texte dit : « Il les créa homme et femme ». L’être humain n’existe jamais à l’état d’abstraction ; il est homme et femme, et n’existe donc que dans cette relation mutuelle. Ici encore, il apparaît clairement que l’être humain est créé comme un être de relation, fait l’un pour l’autre, et jamais comme un être isolé.
Les Pères de l’Église, lorsqu’ils parlaient de l’homme comme image de Dieu, avaient en tête ce passage de la Lettre aux Colossiens où le Christ est appelé « l’icône de Dieu » (Col 1, 15) : ainsi, en formant et en modelant l’homme, le Créateur a déjà les yeux posés sur le Christ Jésus. C’est pourquoi l’homme est façonné sur le modèle du futur Jésus-Christ. Or, ce qui constitue l’essence de Jésus-Christ, c’est qu’il est Fils, qu’il ne subsiste pas en lui-même, mais qu’il est en relation permanente avec le Père ; dans le Christ Jésus, l’essentiel est cet élan hors de soi, tout entier tourné vers l’Autre, vers Dieu.
Dès lors, si l’homme est créé selon l’image du Christ, il est créé comme fils et fille, comme un être qui ne vit qu’en sortant de soi vers le Père, dans la condition permanente d’enfant, de fils. C’est pourquoi nous disons que l’homme est créé, à divers égards, comme un être relationnel — à l’image de Dieu lui-même, qui n’est pas une substance figée en soi, mais qui est relation : la réalité suprême elle-même n’existe que comme relation. L’homme, être de relation, est image de Dieu.
Le nom fondamental de l’être est Amour ; l’homme, être de relation, est créé avant tout par amour, créé pour sortir de lui-même. Et l’essence de la sexualité réside précisément dans ce don suprême : sortir l’homme de lui-même, susciter l’attraction vers l’autre, l’ouverture à l’autre, de sorte que l’homme devienne réellement co-créateur avec Dieu. En d’autres termes, l’amour intègre l’homme en lui-même, et la sexualité ne devient pleinement humaine que lorsqu’elle est personnalisée, lorsqu’elle se met au service de l’amour.
Si nous considérons à présent la situation actuelle, nous voyons que cette vision même de l’homme est fondamentalement niée. Observons un fait sociologique : dans une grande ville comme Munich, on estime à environ 40 % le nombre de personnes vivant seules — des « célibataires » —, c’est-à-dire des personnes qui ne se marient pas, qui ont tendance à demeurer centrées sur elles-mêmes et qui finissent ainsi par nier cette vision. Et les théories du « genre » fournissent un fondement à cette négation : l’homme n’est plus homme et femme ; il est ce qu’il décide d’être, l’homme créateur se façonne lui-même ; l’homme n’est plus la créature de Dieu, il est son propre produit, et c’est à lui de décider qui il veut être. L’homme n’est plus ouvert à la relation, il vit pour lui-même, il ne reconnaît ni n’accepte plus aucun lien permanent. Tout engagement irait à l’encontre de sa liberté, et l’amour même finit par être rejeté, parce qu’il constituerait en réalité un lien contraire à sa liberté ; toute décision définitive serait incompatible avec la liberté de l’homme, censée demeurer libre de tout engagement. Dès lors, la sexualité ne sert plus à s’ouvrir à l’autre, mais, dès l’éducation des enfants, elle est conçue comme un moyen de se procurer du plaisir à soi-même ; c’est-à-dire qu’elle n’est plus ouverture, mais repli sur soi, où l’homme ne vit plus que pour lui-même. Mais ce faisant, l’homme nie sa splendeur divine, il nie précisément l’essence de sa condition de créature en s’appuyant sur un concept de liberté faussé : une liberté qui consisterait à pouvoir toujours faire ce que l’on veut, à ne jamais être lié à quiconque ni à quoi que ce soit. Cela donne l’illusion d’être le cri de la véritable divinisation de l’homme, où l’homme se fait lui-même, absolument libre, dans une autonomie permanente.
Sans vouloir entrer dans ce débat pour le moment, il reste une question à laquelle il nous faut répondre. L’Église, avec le célibat, n’a‑t-elle pas créé le « single » ? Or, le célibat, ce n’est précisément pas cela ; il ne signifie pas que l’homme refuse de se donner à ce lien de l’amour. Non ! C’est tout le contraire.
Avant tout, le célibat n’est pas le refus d’un engagement définitif au nom d’une liberté que l’homme voudrait se garder intacte. Le célibat suppose au contraire l’audace, le courage de l’engagement définitif : une fois pour toutes, je prends une décision, je me donne pour toujours au Seigneur et je reste à sa disposition. Je reconnais ma liberté, mais je sais que c’est dans la seule volonté de Dieu que je me réalise pleinement et pour toujours, et que c’est uniquement dans ce lien éternel que je peux vraiment grandir et mûrir.
Deuxièmement, le célibat n’est pas un renoncement à l’amour, il n’est pas un refus des liens ou des relations, bien au contraire : il consiste en la disponibilité pour le Seigneur d’être pour tous et en l’entrée dans cet « être-pour » pour le Seigneur, dans ce fait d’exister non plus pour soi mais pour les autres, pour toujours, dans une disponibilité absolue. C’est ainsi que sont nés ces véritables dons pour le monde : des personnalités telles que Mère Teresa de Calcutta, et bien d’autres au cours des siècles à la suite de saint Paul, qui vivent en se donnant vraiment aux autres. C’est précisément là que trouve son origine tout le travail auprès des pauvres, des personnes marginalisées et délaissées, tout cet engagement dans l’évangélisation, dans le don et l’abandon de soi ; et c’est de là qu’a jailli cet amour véritable, ce don universel, qui donne corps à cette parole du Seigneur : “En vous donnant, vous recevez, non seulement au ciel, mais déjà sur la terre, le centuple” (cf. Mt 19, 27 – 29).
Chers amis, il est très important de prendre conscience que le célibat n’est pas un repli sur soi, mais exactement le contraire : c’est précisément l’engagement définitif par lequel on se remet entre les mains du Seigneur pour devenir vraiment libres, afin qu’Il dispose de nous selon Sa volonté. Regardons l’histoire de l’amour chrétien, l’histoire des missionnaires chrétiens : comment ils ont tout quitté en se donnant aux autres en Afrique, en Amérique, en Australie, en Asie ! C’est ainsi, et ainsi seulement, qu’a pu se tisser cette union d’amour, de foi et de vérité qui, à travers toutes les obscurités du monde, demeure comme une lumière qui nous incite à aller de l’avant.
En cet instant, nous ne pouvons que prier le Seigneur afin qu’Il ouvre les hommes à cette mission de l’amour des uns envers les autres ; qu’Il nous aide à demeurer fermes dans l’abandon à Sa volonté ; qu’Il nous aide à être véritablement amour, à servir, et à recevoir ainsi la vraie vie en nous donnant. « Aide-nous, Seigneur, à vivre en cette heure de l’histoire ! » Amen !
Opération chirurgicale pour le pape
À la fin de l’Angelus de ce jour, le pape a annoncé :
Chers amis, récemment, à l’occasion de certains examens, les médecins ont trouvé un nodule circonscrit au poumon. Il a été détecté à un stade très précoce et est bien localisé. Les médecins estiment qu’il convient d’intervenir et, suivant leurs conseils, j’ai décidé de subir une intervention chirurgicale pour le retirer. Cette intervention est déjà programmée dans les prochains jours. Je vous remercie pour votre soutien spirituel et je m’en remets à vos prières.
Lire Vatican II à la lumière la Tradition
Le 11 octobre, Terres de mission reçoit l’abbé Michel Viot pour évoquer son nouveau livre: « Les trésors de Vatican II » (Téqui), dont l’objectif est de proposer une lecture de Vatican II conforme à la Tradition et favorisant l’unité des « forces vives » dans l’Eglise.
Puis l’abbé Guy Pagès évoque le dialogue interreligieux et ses dangers pour la mission et pour l’unique vraie religion.
Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture:
- « Les travers de la zététique » de Matthieu Lavagna (Marie de Nazareth);
- « Dans le sillage de François et Claire d’Assise » de Michel Sauquet (Cerf);
- « Père, pardonne-leur. Ils ne savent pas ce qu’ils font » de Geneviève Vignes (Via Romana);
- « Comment survivre au chaos » de Joseph Martineau (Résiac);
- « Saints et saintes. Les cultes supprimés, interdits et confinés » de Sylvain Roussillon (Via Romana).
L’opportunité de donner à Marie le titre de Corédemptrice
De l’abbé Claude Barthe sur Res Novae :
Les éditions Via Romana ont courageusement publié deux ouvrages traitant de la corédemption de la Vierge Marie, alors que l’étrange note doctrinale du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Mater Populi fidelis, publiée le 4 novembre 2025, avait dénié l’opportunité d’appliquer à la Sainte Vierge le titre de corédemptrice de même que celle du titre équivalent de médiatrice de toutes les grâces.
Le premier livre, de Guy Barrey, Marie Corédemptrice, Mère, Médiatrice et Avocate, avec une préface de Mgr Athanasius Schneider, est une entrée en matière précieuse sur ce sujet. Il fait une présentation théologique de ce titre qui exprime le mystère de la participation de la Mère de Dieu, avec et sous son divin Fils, à l’acquisition par la satisfaction de toutes et chacune des grâces de salut concédées aux hommes, par les mérites de congruo (fondés sur la charité) de sa Compassion, lesquels sont, par la volonté de Dieu, indissolublement unis aux mérites de condigno (fondés sur la justice) de la Passion du Christ.
Guy Barrey attire notamment l’attention sur la dévotion aux Cœurs unis de Jésus et de Marie propagée par saint Jean Eudes, et à sa suite par saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qui écrivait : « Le Cœur de cette glorieuse Marie a contribué à l’œuvre de notre rédemption, parce que Jésus […] est le fruit du Cœur de cette bienheureuse Vierge et que ce même Cœur est aussi le sacrificateur qui a offert cette divine hostie, et l’autel sur lequel elle a été offerte » (saint Jean Eudes, Le Cœur admirable de la très sacrée Mère de Dieu).
Le second livre, sous la direction de Karen Darantière, rassemble les actes d’un colloque qui s’est tenu à Paris les 23 et 24 mai 2025 sous le titre : Les splendeurs de Marie corédemptrice[2]. L’ouvrage, qui contient notamment les contributions de Mgr Athanasius Schneider, du P. Manfred Hauke, de la faculté de théologie de Lugano, du P. Serafino Lanzetta, est agrémenté d’une série de photographies de tableaux commentés théologiquement, tel le triptyque du Buisson ardent de Nicolas Froment, ou la Vierge de l’Apocalypse de Miguel Cabrera.
Le P. de Nadaï, op, membre de la Commission léonine, y montre le rattachement du titre de corédemptrice au fait que le Verbe a voulu assujettir son incarnation rédemptrice à la volonté de Marie. Elle a ainsi droit au titre de corédemptrice parce qu’elle a droit d’abord à celui de Mère de Dieu, qui est au reste d’une force bien plus grande.
Roberto De Mattei traite de « la question mariale lors du Concile Vatican II ». Un schéma spécifique De Beata Maria Virgine avait été préparé, dans lequel le titre de médiatrice de toutes les grâces, comme associée au Christ dans leur acquisition, était clairement énoncé. En revanche, celui de corédemptrice avait été omis au motif qu’il pourrait « être mal compris des protestants ». Ajoutons que, tant dans ce schéma préparatoire que dans les autres, aucun canon de définition infaillible n’était prévu.
Malgré sa prudence, le schéma rencontra une forte opposition devant le Concile, car il lui était reproché de faire obstacle à l’œcuménisme vis-à-vis des protestants. Il fut d’abord fondu dans celui sur l’Église, qui deviendra la constitution Lumen gentium. En outre, les Pères progressistes voulaient que l’on en ôtât le titre de Marie médiatrice de toutes les grâces. Selon un processus habituel lors de Vatican II, on trouva un compromis entre l’aile avancée et les évêques conservateurs : le titre fut inséré au milieu d’autres et privé du génitif « de toutes les grâces » : « La bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, auxiliatrice, secourable, médiatrice » (n. 62).
Roberto De Mattei remarque que, dans ce domaine comme en d’autres, la minorité progressiste l’emporta grâce aux concessions du front conservateur. Les mariologues de celui-ci tenteront ensuite désespérément de se référer à la mention de Lumen gentium, mais c’est bien la « réinterprétation » minimaliste de la mariologie par le Concile, celle de l’abbé René Laurentin, qui l’emporta.
Dans ce colloque, nous étions pour notre part chargé de parler de « la doctrine de la corédemption dans l’école française de spiritualité », qui a mis en valeur le thème équivalent de Virgo Sacerdos, Vierge Prêtre, qui remonte au Pseudo-Épiphane de Salamine (Ve siècle), et qu’on retrouve ensuite de siècle en siècle jusqu’à Ippolito Marracci (1604-1675). Pour l’école française de spiritualité, dont le cardinal de Bérulle fut le premier de cordée, et spécialement pour Jean-Jacques Olier, l’analogie établie entre la « prêtrise » de Marie et celle des prêtres servait à souligner l’éminence mystique du sacerdoce et à encourager le clergé à la sainteté de sa vie. Le formel du sacerdoce de Marie se trouve dans le fait qu’au pied de la Croix, elle coopérait à l’acte principal du sacerdoce de Jésus-Christ, en donnant, comme l’a voulu le plan divin, son consentement au sacrifice. « Son sexe seul la privait de l’usage et de la dignité de ce ministère, qui était réservé pour les hommes » (J.-J. Olier, L’esprit des cérémonies de la messe).
La contribution de l’abbé Le Troadec rappelle les attestations pontificales de ce titre, et notamment celles répétées de Pie XI. « Le Rédempteur se devait, nécessairement, d’associer sa Mère à son œuvre. C’est pour cela que nous l’invoquons sous le titre de Corédemptrice » (allocution de 1933). L’association de Marie à la Passion rédemptrice était nécessaire, d’une nécessité de congruence bien sûr.
La préparation de ce colloque eut lieu dans les derniers jours du pontificat du pape François. Au même moment, à Rome, se tint une réunion au Palais du Saint-Office pour traiter de l’inopportunité des titres mariaux de corédemptrice et de médiatrice de toutes les grâces, à laquelle participait le cardinal Prevost, auquel cette question tenait à cœur, réunion qui faisait le point sur les premiers travaux du Dicastère pour la Doctrine de la Foi qui allaient aboutir à la note Mater populi fidelis.
C’est la demande d’un nouveau dogme marial (par exemple par le cardinal Journet, le P. Réginald Garrigou-Lagrange, récemment par le cardinal Vithayathil, le Dr Mark Miravalle, président de Vox Populi Mariæ Mediatrici,) déclarant solennellement Marie corédemptrice et médiatrice de toutes les grâces, qui exaspère et a exaspéré le plus ceux que Roberto De Mattei qualifie de « minimalistes ». Ceux-ci tel le P. Yves Congar, se plaignaient de ce qu’ils considéraient comme une « inflation » des dogmes mariaux à l’époque contemporaine. En fait, la définition solennelle est demandée parce qu’elle rendrait définitive ce qu’enseigne déjà la doctrine pontificale ordinaire (saint Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII).
En outre, il faut convenir que les dogmes mariaux ont eu une grande portée ecclésiale. La proclamation de l’Immaculée Conception en 1854 était en même temps une affirmation de l’infaillibilité personnelle du pape, que le premier concile du Vatican allait définir en 1870. La proclamation de l’Assomption en 1950 (l’année d’Humani generis, l’encyclique de Pie XII sur les erreurs contemporaines) avait une portée antimoderniste considérable en affirmant que l’entrée au ciel de la Sainte Vierge avait eu lieu non seulement avec son âme, mais aussi avec son corps, ce qui touche à la foi en la résurrection des corps. Et aujourd’hui, un dogme marial sur la corédemption et sur la médiation de toutes grâces correspondrait à une remise en selle de l’infaillibilité, écartée depuis Vatican II, avec d’immenses conséquences pour la proclamation et la défense de la foi catholique.
Le manque d’originalité des arguments en faveur de l’athéisme
De Luke Collins dans The Catholic Herald :
Il y a vingt ans ce mois-ci, Richard Dawkins publiait « Pour en finir avec Dieu » , un livre qui a contribué à faire de moi un athée. J’étais alors élève dans une école catholique et, comme beaucoup de jeunes de ma génération, je me suis rapidement tourné vers les débats athées sur YouTube. Partout, des hommes brillants et éloquents expliquaient pourquoi le christianisme était absurde, et les chrétiens eux-mêmes semblaient incapables de leur répondre.
Dawkins n’était pas seul. Avec Christopher Hitchens, Sam Harris et Daniel Dennett, il formait le groupe communément appelé « les Quatre Cavaliers du Nouvel Athéisme ». Ils étaient accompagnés d’une pléiade d’intellectuels, parmi lesquels Stephen Fry était sans doute le plus divertissant. Tous étaient spirituels, sûrs d’eux et souvent méprisants envers la religion, et pour un adolescent qui n’avait jamais entendu de défense sérieuse de la foi, il était difficile de leur résister.
Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est le manque d’originalité de leurs arguments. Qui a créé Dieu ? Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ? Comment un Dieu bon peut-il ordonner des choses apparemment terribles dans l’Ancien Testament ? L’évolution ne rend-elle pas un Créateur superflu ? Difficile d’y voir des découvertes révolutionnaires. Les philosophes et théologiens chrétiens se sont penchés sur la plupart de ces questions pendant des siècles, souvent avec une profondeur bien supérieure à celle que Dawkins a su insuffler à son best-seller.
La nouveauté résidait dans le support. YouTube avait été lancé un an seulement avant la parution de « Pour en finir avec Dieu » , et l’Église y était mal préparée. Les travaux universitaires catholiques sérieux n’ont jamais manqué, mais rares étaient ceux qui atteignaient les adolescents en ligne. Les Nouveaux Athées, quant à eux, étaient à l’aise à la télévision et sur les amphithéâtres, ce qui faisait d’eux des intervenants naturels sur YouTube.
Je me souviens avoir suivi les grands débats de l’époque : Dawkins contre le cardinal George Pell à la télévision australienne en 2012, et le débat d’Intelligence Squared en 2009, où Christopher Hitchens et Stephen Fry affrontaient Ann Widdecombe et l’archevêque John Onaiyekan d’Abuja sur la question de savoir si l’Église catholique est une force positive dans le monde. Le débat d’Intelligence Squared était pénible à regarder. Hitchens était au sommet de son art oratoire, Fry était à la fois charmant et indigné, et les catholiques peinaient à convaincre. Au final, le public avait voté massivement contre l’Église, malgré les nombreux non-sequiturs flagrants d’Hitchens lors de ce même débat.
Cela ne signifie pas que les athées avaient toujours tort, ni que leurs adversaires n’avaient aucun argument valable. Mais un débat public n’est pas un séminaire philosophique. Hitchens pouvait lancer une pique cinglante contre la religion, récolter une ovation et laisser derrière lui une argumentation à laquelle Thomas d’Aquin aurait mis plusieurs pages à répondre. Le public, bien sûr, se souvenait des applaudissements.
Parmi les figures marquantes de cette génération, on trouve Alex O’Connor, philosophe et youtubeur anciennement connu sous le nom de Cosmic Skeptic. Comme moi, il a été élevé dans la religion catholique et a subi l’influence de Dawkins et des Nouveaux Athées durant sa jeunesse. Contrairement à moi, il demeure non-croyant, bien qu’il se définisse de plus en plus comme agnostique.
Ce qui m’intéresse, c’est à quel point il a revu son opinion sur ceux-là mêmes qui l’ont initialement convaincu. Il a reproché à Dawkins de n’accorder que quelques pages aux Cinq Voies de Thomas d’Aquin dans son ouvrage « Pour en finir avec Dieu », sans s’intéresser sérieusement aux arguments. Lors d’une conversation avec l’évêque Robert Barron, il est même allé jusqu’à qualifier le livre de « d’une pauvreté affligeante » à bien des égards.
Il n’est pas devenu chrétien, mais il a compris que le christianisme qu’il avait autrefois rejeté était plus subtil qu’il ne l’avait imaginé. Ses conversations actuelles avec des théologiens, des philosophes et des exégètes bibliques n’ont plus rien à voir avec les anciennes vidéos où Hitchens « démolissait » un malheureux ecclésiastique devant un public conquis.
Je trouve cela encourageant. Internet n’est plus dominé par les opinions de l’atheisme. D’excellents penseurs catholiques et chrétiens maîtrisent désormais ce même média et sont prêts à consacrer des heures aux questions philosophiques que Dawkins traitait avec tant de désinvolture.
Mon propre retour au catholicisme ne se résumait pas à de meilleurs arguments. Il s’agissait aussi de redécouvrir la beauté de la Foi, surtout à travers la liturgie traditionnelle. Ce fut une expérience étrange : j’étais persuadé que le catholicisme n’était qu’un amas irrationnel de superstitions, et puis j’ai découvert une forme de culte qui semblait exprimer une profonde compréhension de Dieu, de l’homme et du monde.
La beauté n’établit pas la vérité, pas plus que l’éloquence n’établit le mensonge. Mais elle peut vous amener à vous demander si vous n’avez pas négligé quelque chose d’important.
Je ne regrette pas d’avoir lu Dawkins. Il m’a poussé à me poser des questions qui méritaient des réponses, et je n’aurais peut-être jamais examiné ma foi avec autant de sérieux s’il ne l’avait pas remise en question. Ce que je regrette, c’est qu’à l’époque, j’ignorais totalement l’existence de ces réponses.
Vingt ans plus tard, j’ai du mal à citer grand-chose de l’héritage des Nouveaux Athées. Hitchens est décédé en 2011 et Dennett en 2024, et Dawkins se qualifie désormais de « chrétien culturel ». Ils ont entrepris de nier l’existence même de la religion en utilisant des arguments éculés et en jetant à peine un coup d’œil aux meilleures réfutations, et je soupçonne qu’un mouvement bâti sur de telles bases était voué à l’échec. Ce qui subsiste, c’est surtout le public : une génération d’adolescents fascinés par la critique du christianisme et qui, depuis, ont eu le temps de constater ses lacunes.
Alex O’Connor et moi étions deux de ces adolescents. Nous sommes partis d’un point de départ similaire et sommes arrivés à des conclusions différentes. Il est resté en dehors de l’Église, tandis que j’y suis retourné. Mais nous avons au moins découvert quelque chose en commun : le catholicisme que nous avons autrefois rejeté n’est pas tout à fait celui que nous pensions rejeter.
Le Saint-Siège et les Ordres équestres
La Secrétairerie d’État a publié une mise au point concernant les Ordres équestres, en précisant que le Saint-Siège ne reconnaît et ne protège que l’Ordre Souverain Militaire de Malte et l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, outre ses propres ordres équestres :
La Secrétairerie d’État, à la suite des nombreuses demandes d’informations reçues concernant la position du Saint-Siège vis-à-vis des ordres équestres liés à des saints ou portant des noms sacrés, estime opportun de rappeler ce qui a déjà été publié par le passé.
Outre ses propres ordres équestres (l’Ordre Suprême du Christ, l’Ordre de l’Éperon d’Or, l’Ordine Piano, l’Ordre de Saint Grégoire le Grand et l’Ordre de Saint Sylvestre Pape), le Saint-Siège ne reconnaît et ne veille que sur l’Ordre Souverain Militaire de Malte — c’est-à-dire l’Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte — et sur l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, et n’a pas l’intention de modifier cette position.
Tous les autres ordres équestres — qu’ils soient de création récente ou qu’ils se réclament des ordres médiévaux — ne sont pas reconnus par le Saint-Siège, celui-ci ne pouvant se porter garant de leur légitimité historique et juridique, de leurs objectifs et de leurs systèmes d’organisation.
Afin d’éviter tout malentendu malheureusement possible, notamment en raison de la délivrance illicite de documents et de l’utilisation abusive de lieux sacrés, et pour empêcher la poursuite d’abus qui finissent par porter préjudice à nombre de personnes de bonne foi, le Saint-Siège confirme qu’il n’accorde aucune valeur aux diplômes équestres et aux insignes correspondants délivrés par des associations non reconnues, et qu’il ne juge pas appropriée l’utilisation des églises et des chapelles pour les dites “cérémonies d’investiture”.
La politique « religieuse » et sans concession de saint Pie X et du cardinal Merry del Val s’est révélée clairvoyante
Le professeur Roberto de Mattei a publié une biographie du cardinal Merry del Val (1865-1930). Il retrace notamment son combat auprès de Pie X contre la séparation de l’Église et de l’État en France. Interrogé dans France catholique, le Pr de Mattei déclare :
Le pape Pie X a publié trois encycliques contre la politique anticléricale de la République française à cette époque. Pourquoi ?
Le premier test pour Pie X et son secrétaire d’État fut la situation religieuse et politique en France, où l’échec de la politique du Ralliement de Léon XIII [le Pape avait demandé aux catholiques de jouer le jeu de la République nouvellement installée en France, NDLR] avait provoqué des conséquences dévastatrices. Les événements dramatiques en France, culminant avec l’abolition du Concordat et la loi de séparation entre l’État et les Églises en 1905, mirent en évidence la distance entre les positions de Pie X et celles de son secrétaire d’État [qui refusèrent fermement l’application de la loi de 1905, notamment les associations cultuelles qui mettaient l’Église sous dépendance de l’État, NDLR], par rapport à celles de Léon XIII et de son cardinal secrétaire d’État Rampolla del Tindaro.
Dans ce contexte tendu, pourquoi Pie X et Merry del Val ont-ils souhaité placer le débat sur le plan des principes religieux, et non pas politiques ou diplomatiques ?
Constatant l’impossibilité d’un accord honorable et décent pour l’Église, Pie X et son secrétaire d’État ont préféré sortir du terrain diplomatique et politique et déplacer toute la question sur le plan religieux. La politique « religieuse » et sans concession de Pie X et du cardinal Merry del Val s’est révélée, à mon avis, clairvoyante. La loi de séparation n’a jamais été appliquée avec rigueur, et l’appel du Pape a contribué à une grande renaissance du catholicisme en France à la veille de la Première Guerre mondiale.
Vingtième dimanche après la Pentecôte : guérison du fils de l’officier
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Comme ceux du dimanche précédent, les chants du propre de la messe du vingtième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes, à l’exception de l’Introït qui est pris cette fois dans un autre livre de l’Ancien Testament, le livre de Daniel, et plus précisément dans la grande prière des trois jeunes hébreux dans la fournaise qui est souvent utilisée dans la liturgie. Nous l’avons trouvée en particulier dans le chant d’Offertoire du septième dimanche après la Pentecôte, et nous avions signalé que le prêtre en récitait également un passage dans les prières de l’Offertoire de la messe. Nous y retrouvons aujourd’hui le thème de la justice et de la miséricorde qu’exposait déjà de façon très concise l’Introït Justus est du dix-septième dimanche, et qui revient souvent en cette fin de l’année liturgique dans la perspective du jugement dernier.
Omnia quæ fecisti nobis, Domine, in vero judicio fecisti, quia peccavimus tibi, et miandatis tuis non obedivimus : sed da gloriam nomini tuo, et fac nobiscum, secundum multitudinem misericordiæ tuæ.
Tout ce que Vous nous avez fait, Seigneur, c’est par un juste jugement que Vous l’avez fait, car nous avons péché contre Vous et nous n’avons pas obéi à vos commandements. Mais glorifiez Votre nom et agissez avec nous selon l’abondance de Votre miséricorde.
On voit que ce texte comprend deux parties : l’humble aveu de nos fautes qui nous ont mérité les châtiments que nous avons subis, puis l’appel suppliant au Seigneur pour qu’il nous sauve en sa miséricorde.
Cela s’applique évidemment à chacun de nous qui sommes tous pécheurs, mais nous pouvons l’appliquer aussi au peuple de Dieu, l’Église et à notre pays la France, pour lesquels cet Introït nous invite à prier avec insistance. La mélodie exprime parfaitement les sentiments de ces deux parties. D’abord une prière humble et contrite, même si le début s’élève vers l’aigu avec une certaine assurance, puis une grande supplication à partir des mots da gloriam, sur lesquels on remarquera les deux montées successives très appuyées. Enfin après un dernier élan très fervent sur le mot misericordiæ, elle s’achève dans la paix. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 118, d’où était tiré l’Introït du dix-septième dimanche dont celui-ci développe le thème et qui revient souvent en cette période de l’année, notamment dans les Communions :
Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.
Graduel : Oculi omnium
Ce Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte a été repris par saint Thomas d’Aquin pour la messe de la fête du Saint Sacrement. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie. Ajoutons qu’en cette période finale de l’année liturgique nous adressons ce chant avec confiance au Seigneur qui nous a tout donné et continue de répandre sur nous ses bénédictions.
Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.
Le mot ” animal “ en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.
Allelúia : Paratum cor meum
Nous retrouvons dans l’alléluia du vingtième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, le psaume 107. Mais ce verset figure aussi dans un autre psaume, le psaume 56.
Paratum cor meum, Deus, paratum cor meum : cantabo et psallam tibi, gloria mea.
Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, je chanterai et jouerai pour Vous dans ma gloire.
Le texte du psautier dit in gloria mea et nous pensons que c’est ainsi qu’il faut l’entendre. C’est un chant d’action de grâces de David après avoir été délivré des embûches de ses ennemis : telle est sa gloire. Et après cette victoire son cœur est affermi dans l’espérance, et il est donc prêt à chanter et jouer de la harpe pour glorifier le Seigneur. En cette fin des temps, si nous avons été fidèles, notre cœur se tient ferme dans la foi et l’espérance, dans l’attente du jugement. Et nous pouvons chanter à pleine voix pour le Seigneur dont les grâces nous ont permis de triompher des embûches de l’ennemi infernal.
Mélodiquement cet Alléluia présente une particularité assez curieuse, c’est que le mot Alleluia et le verset sont très différents et n’ont pas l’air faits l’un pour l’autre. Or l’on retrouve l’assemblage de ces deux mélodies plusieurs fois dans le répertoire, en particulier dans l’alléluia du quatrième dimanche de l’Avent. La mélodie du mot Alléluia est très chantante, ample et lyrique. La première phrase du verset commence dans le grave, puis s’élève progressivement jusqu’à l’aigu en une grande montée, qui pourrait être très suppliante mais qui exprime ici la grande espérance qui soulève notre cœur. La deuxième phrase est marquée par deux vocalises très développées sur les mots gloria et mea, chantant éperdument et d’une façon qui semble ne pas vouloir finir, toutes les victoires que le Seigneur nous a accordées. La dernière vocalise, celle de mea est une formule habituelle de Graduel ample et solennelle, s’enfonçant dans le grave pour s’achever dans la paix. Il faut avouer qu’après cela la reprise du mot Alléluia dans un mode tout à fait différent surprend quelque peu.
Offertoire : Super flumina Babylonis
Le texte de cet offertoire du vingtième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 136, un des plus célèbres du psautier, qui exprime d’une façon poignante la tristesse de l’exil et la nostalgie de la Patrie.
Super flumina Babylonis, illic sedimus, et flevimus, dum recordaremur tui, Sion.
Au bord des fleuves de Babylone, nous sommes assis et nous pleurons en nous souvenant de toi, Sion.
Babylone, la grande ville, la prostituée, est la figure de ce monde de péché où nous sommes exilés, la vallée de larmes dont parle le Salve Regina, et Sion, où est bâti le temple de Jérusalem, est la figure de la patrie céleste à laquelle nous aspirons, plus particulièrement en cette fin des temps où nous sommes à l’approche du grand jugement qui nous fera enfin accéder à la vision béatifique si nous l’avons méritée. D’ailleurs la liturgie nous rappelle sans cesse que notre véritable patrie n’est pas ici-bas et que nous sommes faits pour un monde meilleur. La mélodie de cet Offertoire est une des plus expressives qui soit. Elle exprime la nostalgie et la souffrance de l’exil par de grandes courbes très liées unissant des montées ardentes et des descentes accablées. Les accents des mots sedimus et flevimus sont particulièrement soulignés. A la fin la grande vocalise du mot Sion exprime le désir par une montée qui se répète deux fois, et, avant de s’achever, elle reste suspendue sur deux mots en un balancement expressif comme un sanglot.
Communion : Memento
Comme celle du dimanche précédent et celle du suivant, l’antienne de Communion du vingtième dimanche après la Pentecôte est tirée du psaume 118, longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté désignée par une dizaine de substantifs à peu près synonymes qui reviennent les uns après les autres. Aujourd’hui c’est sur la parole de Dieu qui nous fait connaître sa volonté que porte notre méditation.
Memento verbi tui servo tuo, Domine, in quo mihi spem dedisti : hæc me consolata est in humilitate mea.
Souvenez-vous Seigneur, de votre parole à votre serviteur par laquelle Vous m’avez donné l’espérance : c’est elle qui m’a consolé dans mon humiliation.
Nous sommes humiliés par nos péchés, mais la parole de Dieu nous redonne espérance. Si nous lui sommes fidèles, nous n’aurons rien à craindre au jour du jugement qui approche. La mélodie est légère et joyeuse et en même temps douce et contemplative. Peu ornée, elle met bien en valeur les accents du texte.
Marche pour la vie à Vienne en Autriche : la culture de mort peut bien apparaître toute-puissante, elle a déjà perdu
Aujourd’hui s’est déroulée la Marche pour la vie en Autriche, sur la Karlsplatz à Vienne. Ce matin à 11h00 à la Karlskirche, une messe solennelle a été célébrée par l’évêque auxiliaire Mgr Turnovszky

et en même temps, en l’église Paulaner une messe selon la forme extraordinaire du rite romain ont lancé la journée.

Voici quelques photos :

Quelques antifas sont venus « encourager » les manifestants :

Guillaume de Thieulloy, président de la Marche pour la vie en France, et directeur du Salon beige, a prononcé un discours :
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Chers amis,
Quelle joie de me trouver là avec vous pour défendre la vie innocente – ce qui devrait être la chose la plus banale qui soit et qui semble si difficile à comprendre pour la plupart des politiciens européens !
Eux qui n’entendent que la loi du nombre semblent incapables de comprendre qu’un mensonge partagé par cent personnes ne devient pas pour autant une vérité. Et rien ni personne ne pourra faire que l’avortement ou l’euthanasie ne soient pas des drames qui, non seulement tuent une victime innocente, mais détruisent tout l’entourage et progressivement transforment une société en jungle où chacun piétine son voisin. Comme le disait Mère Teresa : « L’avortement est la plus grande force de destruction de la paix aujourd’hui. »
Mais ces politiciens qui n’entendent que la loi du nombre devraient aussi prêter attention à une réalité que nous voyons nous-mêmes émerger avec émerveillement : la jeunesse d’Europe tourne le dos à la culture de mort. J’ignore de quoi l’avenir de notre continent sera fait (et je dois vous avouer que je ne suis pas très optimiste car des décennies de politiques catastrophiques en tout domaine ont considérablement endommagé cette civilisation qui, naguère encore, rayonnait sur le monde en lui apportant non seulement l’Evangile du Christ, mais aussi le respect de la personne humaine, le droit, la science et tant d’autres bienfaits). Oui, j’ignore ce que sera le futur de l’Europe. Mais il y a une chose qui me semble certaine : nos adversaires ont d’ores et déjà perdu. Les jeunes ne veulent plus de cette pseudo-révolution sexuelle qui a transformé le corps humain en marchandise. Ils veulent un amour durable. Ils veulent des familles stables et heureuses. Regardez nos marches pour la vie : regardez le visage de cette admirable jeunesse. C’est elle qui nous rend l’espoir quand l’avenir semble si sombre.
Alors, n’ayons pas peur : la culture de mort peut bien apparaître toute-puissante. Elle peut nous attaquer en justice. Elle peut nous jeter en prison (car, oui, désormais, en Europe, on peut être emprisonné pour avoir prié pour la vie devant un avortoir !). Elle peut tenter de nous réduire au silence. Mais elle a déjà perdu. Comme tous les totalitarismes, elle s’oppose violemment à la nature humaine et la nature humaine se rebiffe. Alors, courage, tenons bon, disons la vérité et nous verrons l’écroulement de la culture de mort comme nous avons vu naguère celui du nazisme et du communisme !
Que Dieu vous bénisse.
Et qu’il bénisse tout le mouvement pro-vie européen.
Un virulent opposant à la messe traditionnelle nommé à la basilique Saint-Pierre
Léon XIV a nommé Mgr Vittorio Francesco Viola, 61 ans, archiprêtre de la basilique. Il succède au cardinal Mauro Gambetti, nommé la tête de Chieti-Vasto, un diocèse italien des Abruzzes. Jusqu’en mars 2021, les prêtres pouvaient célébrer seuls leur messe aux autels latéraux de la basilique. Ces messes individuelles ont été supprimées et les prêtres invités à concélébrer, ensemble, à heure fixe. La messe traditionnelle a été reléguée dans une chapelle des grottes, sous la basilique.
Après le départ du cardinal Gambetti, certains espéraient la levée des restrictions sur les célébrations privées et en latin. Mgr Viola, franciscain comme le cardinal Gambetti, docteur en liturgie, était depuis mai 2021 secrétaire du dicastère pour le culte divin. C’est lui a porté l’infâme texte Traditionis custodes.
Léon XIV a nommé le nouveau secrétaire du dicastère pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements Mgr Aurelio García Marcías, jusqu’alors sous-secrétaire de ce même dicastère. Né le 28 mars 1965 à Pollos, en Espagne, il a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Valladolid en 1992. Il a obtenu une licence en philosophie à l’université de Salamanque et un doctorat en liturgie à l’Institut pontifical liturgique Saint-Anselme. Depuis le 10 septembre 2015, il travaille au sein de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, dont il est devenu chef de bureau en 2016.
Film “Délivre-nous du Mal” : le Bureau national des exorcistes français finira t-il un jour par être crédible ?
Le film documentaire « Délivre-nous du Mal » vient à peine de sortir en France, à la Saint-Michel dernière, qu’il provoque un virulent clivage dont notre pays semble avoir le secret.
Dès sa sortie, il a reçu un violent tir de barrage du Bureau national des exorcistes (BNE). C’est l’organe dépendant de la conférence épiscopale, et chargé de la coordination et de la formation des exorcistes français. Il est actuellement sous la responsabilité de l’évêque de Belley-Ars, cité en tête du communiqué du BNE publié sur le site du diocèse de Marseille (dont l’évêque est l’actuel président de la conférence épiscopale), qui conclut :
« le BNE n’encourage pas la diffusion de ce documentaire, qu’il ne juge pas approprié pour servir de support pédagogique à une présentation du ministère de l’exorcisme. Il l’estime susceptible d’exciter une curiosité malsaine et d’entrainer une confusion, voire une grande inquiétude dans l’esprit de ceux qui le visionneraient. Il ne le perçoit donc pas comme un outil utile à l’annonce du salut en Jésus-Christ. » (voir ci-dessous le texte du communiqué complet).
Pourtant, Délivre-nous du Mal a été réalisé au bout de 10 ans de travail par les époux italiens Ziberna et Baldan, qui ont aussi une expérience d’assistants d’exorcistes, et sous la supervision de l’Association internationale des exorcistes (AIE) qui regroupe 900 exorcistes du monde entier. L’AIE le présente ainsi :
« Premier documentaire sur le ministère de l’exorcisme, supervisé par l’AIE, il présente des entretiens avec des prêtres exorcistes, des théologiens, des biblistes, des liturgistes et des psychiatres. Ce film se veut un outil pédagogique précieux pour tous les croyants, laïcs et prêtres, afin de les aider à comprendre l’exorcisme à la lumière de la vérité de l’Évangile et du Magistère de l’Église catholique. »
Sur le même ton, les réalisateurs affirment : « nous avons bénéficié du patronage et de la supervision de l’AIE (Association Internationale des Exorcistes), fondée par le Père Amorth et spécifiquement chargée de la formation des exorcistes. Cela nous a permis de garantir que le contenu du film était conforme aux vérités de l’Église catholique et à l’expérience directe des exorcistes, étant donné que l’AIE est officiellement reconnue par le Saint-Siège. »
Le film est sorti en 2022 en Italie, puis en Espagne, Amérique latine et Etats-Unis. A chaque fois l’accueil est favorable dans les diocèses et les paroisses, ainsi que dans la presse. Si la qualité cinématographique est parfois relativisée, le fond est salué unanimement :
- « Il se veut un outil précieux pour tous les croyants, laïcs et prêtres, afin de les aider à comprendre l’exorcisme à la lumière de la vérité de l’Évangile et du Magistère de l’Église catholique. » (diocèse d’Acireale)
- « une magnifique leçon de théologie sur la démonologie catholique. Les enseignants de ce cours sont plusieurs prêtres italiens ayant reçu le mandat ministériel d’exorcisme de leurs évêques respectifs. Ce film est une catéchèse très pédagogique, sereine et éclairante sur la doctrine catholique concernant le diable, l’ange déchu » (média espagnol)
- Il « constitue une proposition illustrative et pédagogique sur cette pratique religieuse » (Conférence Episcopale Espagnole)
En France, il est diffusé par SAJE, dont le président affirme à Famille Chrétienne :
« on sent qu’il y a une approche italienne, et une approche française, plus psychiatrique. Mais les italiens sont parmi les seuls à travailler sérieusement la question avec des chaires de démonologie à l’Université et de vrais travaux faits par des exégètes et des théologiens. […] En France, il n’y a plus rien de tel depuis longtemps. »
Pour être clair, le Bureau national des exorcistes (BNE) continue d’être influencé par son lourd passé. Dans les années 1990-2000, le père Amorth (cofondateur de l’AIE, Association Internationale des Exorcistes) affirmait : « Sur une centaine d’exorcistes français, seuls cinq croient au diable et pratiquent des exorcismes ; tous les autres orientent les personnes qui s’adressent à eux vers des psychiatres. Les évêques sont les premières victimes de cette situation au sein de l’Église catholique, où la croyance en l’existence du diable tend à disparaître. » Depuis 1984, le BNE était dirigé par des prêtres (dont en particulier le père Isidore Froc) qui ne croyaient pas au diable et ne pratiquaient pas d’exorcismes, renvoyant tout à la psychologie et à la psychiatrie.
Qui en France soutient ou critique publiquement Délivre-nous du Mal ?
Les soutiens :
- Le Père Jean-Baptiste Edart : « Le film met bien en avant la victoire du Christ. » ; « Le film […] montre bien [la puissance de la Vierge Marie dans la lutte contre le mal ]. C’est très beau : Marie a tout pouvoir sur le mal. […] Mais elle reste créature. »
- La Nef dans son numéro d’octobre
- France catholique : « Dans ce film inédit, avec une approche lumineuse, tournée vers l’espérance, des experts et de grands exorcistes modernes explorent en profondeur les racines du mal, les tactiques vicieuses du démon, la mission propre de l’exorciste. Ce documentaire très complet, le seul officiellement approuvé par l’association internationale des exorcistes, aborde également les manières de se libérer des pièges de Satan, par la puissance de la prière, le rôle de l’Église et l’intercession puissante de la Vierge Marie. Il reconstitue une scène d’exorcisme très réaliste, permettant ainsi de comprendre comment déjouer les plans du Malin. Un film puissant, qui s’affranchit du sensationnalisme pour montrer à quel point le Ciel a tout pouvoir sur les esprits mauvais. »
- L’abbé Raffray : « J’ai vu ce film et je vous le recommande vivement car il est approuvé par l’AIE à juste titre : théologiquement très équilibré, explique de façon très claire ce que sont les démons, pourquoi ils agissent dans le monde, comment ils agissent, et comment parfois ils peuvent posséder une âme. Et car il est basé sur des témoignages d’exorcistes »
- CNews : le film « saura à coup sûr intéresser croyants et non croyants, sceptiques ou convaincus, le documentaire permettant d’aborder une pratique souvent entourée de fantasmes, en donnant la parole à ceux qui l’exercent ou ceux qui les côtoient »
Les critiques :
- Le Bureau national des exorcistes
- Le site protestant reforme.net
- Télérama : « on dit vade retro à cet objet filmique réac et sensationnaliste sur l’exorcisme »
Entre les deux, Famille Chrétienne ne sait pas vraiment sur quel pied danser, titrant initialement « un documentaire controversé, à regarder avec recul », puis passant à « un documentaire à voir malgré quelques réserves ».
Si ce film documentaire est un peu longuet au début, il n’en reste pas moins très instructif et édifiant, notamment dans sa dernière partie consacrée à la Vierge Marie. Au BNE, qui accuse cette présentation de la Vierge Marie de « frôler l’idolâtrie », laissons répondre l’actuel président de l’AIE, le père Francesco Bamonte :
« L’expérience mariale lors des exorcismes est si bouleversante qu’il y a quelques années, de nombreuses personnes désireuses d’en savoir plus m’ont demandé de la partager. Je l’ai relatée dans mon livre « La Vierge Marie et le diable dans les exorcismes ». Pour ce mois d’octobre, comme pour le reste de l’année, je conseille aux fidèles de prier le Saint Rosaire avec ferveur et dévotion chaque jour, comme l’Église nous y exhorte depuis des siècles et comme Notre-Dame elle-même le recommande dans chacune de ses apparitions authentiques. Je recommande ensuite de se consacrer, après une préparation adéquate, à son Cœur Immaculé de Marie, comme tant de saints nous l’ont enseigné et comme le Magistère des papes récents nous y a fortement invités. Rappelons-nous que plus nous laissons la Vierge Marie entrer dans nos vies, plus la présence de son Fils devient intense et plus sa grâce abondante. »
Au BNE, qui affirme en conclusion ne pas percevoir ce film « comme un outil utile à l’annonce du salut en Jésus-Christ », laissons conclure les réalisateurs eux-mêmes :
La découverte de ce rite de l’exorcisme « était notre “université spirituelle”. Au sein de ce rite, nous comprenions l’importance de la prière, du rosaire et de l’intercession des saints. Autant de choses aujourd’hui délaissées, mais dont la puissance infinie transparaît dans l’exorcisme. Prier le diable est extrêmement néfaste, et là, cela devient flagrant, incontestable. »
Laurent Dastros
Article publié sur Substack.
Le communiqué du BNE :
AVIS DU BNE (Bureau National des Exorcistes) au sujet du film Libera nos (Délivre-nous du mal). Mgr Pascal Roland, évêque référent du BNE.
Lors de la session de Valpré, nous avons proposé aux participants qui le souhaitaient de regarder avec nous le film Libera nos (Délivre-nous du mal) réalisé par l’AIE (Italie). Celui-ci a soulevé de légitimes questions, que nous n’avions pas anticipées, puisque seulement quelques extraits avaient été accessibles et que tous les membres du BNE n’avaient pas pu voir le film auparavant.
Après ce visionnement, le Bureau national des exorcistes exprime de sérieuses réserves en raison de plusieurs éléments qui laissent interrogatifs, notamment :
- Une focalisation sur le démon plus que sur le Christ Sauveur.
- Une exposition ambigüe d’opinions pastorales et théologiques particulières comme si celles-ci relevaient de l’autorité magistérielle et de la pratique universelle de l’Église.
- Une mise en scène de manifestations spectaculaires peu représentatives du quotidien d’un exorciste, qui ne rend pas assez compte des phases d’écoute, de discernement, et d’accompagnement de la personne (lesquelles constituent une partie essentielle de ce ministère).
- Une présentation d’exorcisme inappropriée par son jeu d’acteurs (le prêtre scande la prière d’exorcisme plus qu’il ne la prie), jouant trop sur l’émotionnel et l’aspect extraordinaire (avec contention de la personne par l’entourage).
- Un manque de recul critique sur une intervention d’exorciste, qui affirme avoir fait tous les mardis pendant plusieurs années une prière d’exorcisme à la même personne (voir la récente note du BNE sur la réitération de l’exorcisme).
- Une présentation de la Vierge Marie à la fin du film qui frôle l’idolâtrie au détriment de l’action du Christ unique Sauveur.
Pour l’ensemble de ces raisons le BNE n’encourage pas la diffusion de ce documentaire, qu’il ne juge pas approprié pour servir de support pédagogique à une présentation du ministère de l’exorcisme. Il l’estime susceptible d’exciter une curiosité malsaine et d’entrainer une confusion, voire une grande inquiétude dans l’esprit de ceux qui le visionneraient. Il ne le perçoit donc pas comme un outil utile à l’annonce du salut en Jésus-Christ.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
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Ce concours n’est pas un test de réactivité. Vous aurez le temps de réfléchir, de consulter votre bibliothèque, celle d’un ami ou d’un prêtre.
Pour toute question, n’hésitez pas à vous rendre sur la page du concours et à envoyer une demande d’information. Nous sommes à votre service.
Prolifération des tribunaux islamiques en Europe
La première Chambre d’arbitrage islamique du pays a été créée à Padoue, dotée de statuts formalisés en mars et désormais pleinement opérationnelle. Cette institution se présente en ligne comme un organisme indépendant chargé de régler les litiges civils et commerciaux conformément à la charia.
La charia – dont l’étymologie évoque le « chemin lumineux » – ne se limite pas à un recueil de règles régissant le culte, mais constitue un système complet qui encadre le droit de la famille, les codes pénal et civil, ainsi que les lois bancaires et administratives de la communauté islamique. Au sens métaphysique, la charia est la Loi d’Allah et, en tant que révélation directe de Dieu, elle demeure absolue et incontestable pour les hommes.
Il arrive que les normes étatiques se heurtent aux normes islamiques – comme dans le cas emblématique du voile – et que des centaines de citoyens musulmans européens aient, au cours des trente dernières années, engagé des procédures judiciaires complexes, allant jusqu’à saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour obtenir la protection de l’islam. De 1995 à nos jours, d’innombrables décisions ont été rendues en faveur de musulmans qui ont assumé, parfois financièrement, l’intégralité du processus juridique national, pour finalement parvenir à la Cour de Strasbourg dans l’espoir de faire reconnaître la charia.
En parcourant la carte de l’Europe, on constate que les tribunaux islamiques sont désormais un phénomène bien ancré. Le cas de la Grèce constitue une exception historique unique : en Thrace occidentale, une loi de 1920 a conféré au mufti un pouvoir quasi officiel sur le droit de la famille et l’héritage de la minorité musulmane locale pendant un siècle, appliquant automatiquement le partage inégal de l’héritage établi par la loi islamique. Ce n’est qu’en 2018, suite à l’arrêt historique de la CEDH dans l’affaire Molla Sali c. Grèce – intentée par une femme à qui la loi islamique héréditaire avait été imposée contre son gré – que cette juridiction est devenue facultative.
Au Royaume-Uni, la charia a fait son entrée dans le système juridique par le biais de l’arbitrage civil. Grâce à l’article 46 de la loi de 1996 sur l’arbitrage et aux codes relatifs aux modes alternatifs de règlement des différends, le droit britannique autorise les parties à soumettre leurs litiges à un tribunal arbitral compétent pour statuer selon des « autres critères » convenus, qualifiant ces juridictions de « tribunaux d’arbitrage musulmans ». C’est sur cette base que le Tribunal d’arbitrage musulman a vu le jour en 2007, entraînant la création de plus de 100 tribunaux et conseils islamiques à travers le pays, avec des bureaux historiques à Londres, Birmingham, Bradford, Manchester, Nuneaton et Leyton. Cependant, bien avant toute régularisation, une première structure avait été créée en 1982 : le Conseil islamique de la charia, toujours en activité et qui traite en moyenne 300 affaires par mois. En effet, le système de common law permet aux parties de confier leur différend à un « arbitre ». Or, ces tribunaux reposent sur le rejet des droits humains et une conception particulière de la condition féminine.
Les membres de ces conseils font office de véritables qadis (juges), émettant des fatwas et traitant les affaires de mariage, de séparation, de pension alimentaire, de litiges financiers et d’héritage. Leur objectif déclaré est « d’encourager la pratique de la foi islamique conformément au Coran et à la Sunna en établissant un tribunal capable de statuer exclusivement selon la loi islamique ».
L’impact de ce système judiciaire parallèle sur le droit britannique est perturbateur. L’ Ordre des avocats a même publié des directives à l’intention des avocats et des notaires concernant la rédaction de testaments « conformes à la charia ». Ces documents refusent, par exemple, aux femmes une part égale de l’héritage (le double étant accordé aux héritiers masculins), excluent totalement les non-musulmans des prestations sociales et nient les droits des enfants adoptés ainsi que la possibilité pour une femme d’épouser un non-musulman, ce qui est possible lorsque les rôles sont inversés. Le divorce est autorisé, mais les règles restent profondément biaisées en faveur de l’homme, qui a droit à tout.
L’intégration du droit islamique au Royaume-Uni a dépassé le cadre de la sphère civile et a également eu des répercussions sur la protection sociale. Dès 2014, quatre ministères (le Travail, le Trésor, les Finances et l’Intérieur) ont reconnu la polygamie pour le calcul des prestations sociales, permettant ainsi à un homme ayant quatre épouses de percevoir jusqu’à environ 800 £ par mois financées par le contribuable britannique, ainsi que des aides au logement majorées pour les familles nombreuses.
Implantée en Suède, la Cour d’affaires Walving-Lundberg (WLBC) a été créée à Stockholm en octobre 2025. Cet organisme d’arbitrage privé dispose d’une section spécialisée dans le règlement des litiges commerciaux, financiers et familiaux selon les principes de la charia. Moyennant des frais d’inscription de 20 000 couronnes (environ 1 800 €), l’organisme rend des décisions exécutoires qui, sans affecter le droit pénal ni la garde d’enfants, intègrent l’ensemble des autres principes islamiques.
En Allemagne, le quotidien de nombreuses communautés immigrées turques, kurdes, libanaises et palestiniennes se résume souvent à l’expression « on règle nos problèmes entre nous », s’appuyant sur des tribunaux informels et une justice coranique : moins institutionnalisée qu’en Europe, certes, mais tout aussi efficace. Le débat a pris une tournure politique lorsque, fin 2016, Angela Merkel a été contrainte de réaffirmer la suprématie du droit allemand face à l’émergence de systèmes parallèles qui prétendaient légaliser les mariages d’enfants (comme celui entre une jeune femme de 21 ans et une Syrienne de 15 ans, reconnu en première instance) ou les violences conjugales. Mais l’élément déclencheur fut l’affaire des patrouilles de Wuppertal : un groupe d’islamistes patrouillant dans les rues, vêtus de gilets orange portant l’inscription « Police de la charia », incitait les citoyens à s’abstenir d’alcool, de musique et de porc, conformément au Coran. En 2015, le tribunal a statué : leurs agissements pouvaient se poursuivre, car ils ne constituaient pas une « intimidation belliqueuse ».
En France, malgré l’absence de tribunaux islamiques reconnus, il existe des quartiers où le nombre prime : l’homogénéité culturelle a conduit à la mise en place de lois internes à prédominance islamique, avec des zones interdites à la police.
La France est en voie d’infantilisation
Entre des mineurs qui jouent aux adultes et inventent une société parodique… et un ministre de l’Éducation nationale qui, tel Merlin l’Enchanteur, fait apparaître 3 000 professeurs d’un coup de baguette magique…
Rognac (13) : le maire fait bénir un parc municipal
A Rognac (Bouches-du-Rhône), le parc Lamartine, première étape de la Voie verte, a été inauguré le samedi 3 octobre en présence du maire RN, Christophe Gonzalez, et de ses élus, du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la zone de défense et de sécurité Sud et du département des Bouches-du-Rhône, des députés Romain Tonussi, Franck Allisio et Monique Griseti, des sénateurs Callet et Bravi, du SDIS, de la Gendarmerie et de la police municipale.
La cérémonie a débuté par une bénédiction du parc par le père Martin et s’est conclue par une visite du site.

Pour les gauchistes (« respirez par le nez ! ») c’est une provocation. Un élu d’opposition a envoyé un signalement au procureur.
Saint Louis et le Prix Nobel de Médecine
Cette année, le prix Nobel de Médecine a récompensé une technique médicale révolutionnaire : l’optogénétique. Deux jours après la remise du prix Nobel, on apprend que cette technique a rendu la vue à 6 patients aveugles.
Cela a été rendu possible grâce à la collaboration de 3 hôpitaux mondiaux dédiés à l’ophtalmologie dont l’hôpital Quinze-Vingts à Paris :
Cette première mondiale est le fruit d’une collaboration entre l’Institut de la vision et l’hôpital des Quinze-Vingts, tous deux à Paris, l’Institut d’ophtalmologie moléculaire et clinique de Bâle (Suisse) et l’université de Pittsburgh (Pennsylvanie) aux Etats-Unis, avec la société GenSight Biologics.
Or, l’hôpital Quinze-Vingts à Paris. a été fondé par Saint-Louis, pour héberger 300 aveugles (15×20).
L’expression fut employée dès le 13e siècle pour désigner l’établissement que Saint-Louis avait fondé en 1260 pour héberger les aveugles de Paris. C’est en effet pour procurer un abri aux parisiens privés de la vue que le roi fit bâtir, sous les murs du château du Louvre, un hospice disposant de 300 places ou QUINZE fois VINGT.
Un essai clinique, mené chez 10 personnes non voyantes en France, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, suggère l’intérêt, pour restaurer une forme de vision, d’un traitement qui consiste à injecter dans l’œil un vecteur viral porteur d’une construction génétique.
Six des 10 participants, équipés de lunettes adaptées, ont en effet pu recouvrer une forme de vision – certes encore très partielle, et en noir et blanc – grâce à un traitement optogénétique. Toutes avaient perdu la vue à la suite d’une maladie irréversible, la rétinite pigmentaire. Cette affection génétique, qui touche près de 2 millions de personnes dans le monde – 16 000 en France –, détruit progressivement les cellules de la rétine chargées de capter le signal lumineux et de le convertir en signal nerveux (cellules photoréceptrices).
Genèse avec le Général de Villiers et l’abbé Robineau de la paroisse St Louis de la Roche sur Yon
A La Roche-sur-Yon, en Vendée, la paroisse Saint-Louis porte un projet ambitieux : rénover son presbytère pour accompagner le renouveau missionnaire et faire grandir un lieu de prière, d’accueil et de fraternité.
Un projet parrainé par le Général Pierre de Villiers, profondément attaché à sa terre vendéenne et convaincu que l’espérance se transmet aussi par des engagements concrets.
Au cœur de cette initiative : l’adoration eucharistique perpétuelle, un foyer pour les prêtres et une paroisse ouverte à ceux qui cherchent un sens, un soutien ou un chemin de foi.
Pourquoi un prêtre et un général se mobilisent-ils autour d’un même projet ?
Comment la foi éclaire-t-elle leur manière de servir ?
Quelle place donner à la prière, à l’enracinement et à la fraternité dans notre société ?
Comment transmettre à la jeunesse des signes d’espérance concrets ?
Et si le renouveau d’une paroisse pouvait inspirer bien au-delà de la Vendée ?
À travers leurs parcours et leurs convictions, nos deux invités nous invitent à réfléchir à ce qui nous fait tenir, à ce qui nous rassemble et à ce que nous voulons transmettre.
C’est ce que nous allons découvrir ensemble.
00:00 Introduction
01:47 Présentation
04:05 Un cœur missionnaire pour la Vendée
06:20 Saint-Louis, la paroisse du Général de Villiers
11:27 Le renouveau missionnaire en France
16:34 La bonne recette d’une paroisse ?
19:24 Un projet paroissial et social
24:38 La foi chrétienne incarnée dans les réalités humaines et sociales
26:17 Le projet du presbytère
29:28 L’adoration perpétuelle
33:57 La vocation
34:50 Le Général de Villiers et la foi
37:19 Catéchumènes et néophytes : des signes d’espérance
40:29 La place de la prière dans la vie militaire
44:26 Le sens du service et le don de soi
46:31 Être un chef chrétien
48:00 Le football, lieu de brassage
50:28 Comment se vit la fraternité ?
54:55 L’engagement
1:00:50 Les pèlerinages, un format qui attire
1:04:10 Le rôle des laïcs
1:06:31 Les travaux avancent : encore un million d’euros à réunir
1:09:20 Un appel à ceux qui nous regardent
1:11:10 Intentions de prière
1:13:22 Remerciements
1:13:52 Conclusion
La Vie Chrétienne Victorieuse – La haine envers le peuple Juif : Israël dans le dessein de Dieu (Partie 2).
Pour comprendre pourquoi la question de l’antisémitisme touche au cœur même de la foi chrétienne, il faut remonter jusqu’à Abraham. Dieu lui dit : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et en toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Genèse 12.3).
Cette parole n’avait pas pour but de réserver la bénédiction de Dieu à Israël seul. Elle annonçait précisément que, par Abraham et sa descendance, toutes les familles de la terre seraient bénies. Israël reçut donc une vocation qui le dépassait : conserver les oracles de Dieu, porter les promesses, transmettre les Écritures et préparer la venue du Messie.
Le christianisme ne surgit pas d’une réalité étrangère à Israël. Il est enraciné dans les promesses faites aux patriarches, dans la loi, dans les prophètes et dans la venue de Jésus-Christ, le Messie promis.
L’image de l’olivier
L’apôtre Paul emploie une image que tout croyant issu des nations devrait garder en mémoire. Les croyants des nations sont comparés à des branches d’olivier sauvage greffées sur un olivier cultivé. Cette image contient un avertissement très clair contre l’orgueil spirituel :
« Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte. » Et encore : « Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains » (Romains 11.18 et 20).
Le chrétien d’origine non juive n’a donc aucune raison de regarder Israël avec supériorité. Il entre dans une histoire spirituelle qui ne commence pas avec lui. Il reçoit ; il est greffé ; il dépend d’une racine qui le précède. Cette image ne signifie pas que l’Église serait devenue Israël. Paul distingue précisément les branches naturelles, Israël, et les branches d’olivier sauvage, les croyants issus des nations. L’Église participe aux bénédictions spirituelles liées aux promesses, mais elle ne supprime pas l’identité d’Israël ni les engagements particuliers de Dieu envers ce peuple.
Dieu n’a pas rejeté Israël. Il demeure aujourd’hui un résidu selon l’élection de la grâce (Romains 11.5), et l’Écriture annonce aussi une restauration future de la nation. L’Église et Israël ne doivent donc être ni confondus ni opposés : ils occupent des places distinctes dans l’unique dessein rédempteur de Dieu, dont Jésus-Christ est le centre.
Malachie ajoute une parole d’une grande tendresse : « Et ils seront à moi, mon trésor particulier, dit l’Éternel des armées, au jour que je ferai ; et je les épargnerai comme un homme épargne son fils qui le sert » (Malachie 3.17).
Lorsque viendra le jour de l’épreuve, Dieu distinguera et préservera le résidu fidèle. Ce « jour de l’épreuve » est la grande tribulation : lorsque l’Antichrist, reçu par Israël apostat (Jean 5.43), s’installera dans le temple comme dieu, la colère de Dieu s’abattra sur la nation. Le résidu fidèle, lui, demeurera l’objet particulier de Son regard, de Sa compassion et de Ses soins.
Paul écrit : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël, jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé » (Romains 11.25-26).
Cette parole ne signifie pas que chaque Juif, individuellement, serait sauvé sans repentance ni foi en Christ. Le salut demeure toujours par grâce, sur le fondement de l’œuvre de Jésus-Christ. Mais elle annonce qu’un jour, après le temps présent de l’appel des nations, Israël comme nation connaîtra une restauration spirituelle et reconnaîtra son Messie.
Des temps difficiles et une espérance pour Israël
Jérémie parle du « temps de la détresse de Jacob » (Jérémie 30.7), et Zacharie annonce que Jérusalem deviendra « une pierre pesante pour tous les peuples » (12:3). Ces prophéties nous invitent à la prière et à la vigilance, non à la spéculation sensationnelle. Les prophètes annoncent aussi un futur rassemblement et une restauration d’Israël, liés à la fidélité de Dieu envers Son peuple.
Jérémie écrit : « Voici, je les ramène du pays du nord, je les rassemble des extrémités de la terre » (Jérémie 31.8).
Ézéchiel déclare : « Je ne te ferai plus entendre les outrages des nations, et tu ne porteras plus l’opprobre des peuples » (Ézéchiel 36.15).
Zacharie entrevoit un jour où Jérusalem sera au centre des regards et où le peuple, dans la repentance, tournera les yeux vers Celui qu’il a percé (Zacharie 12.10). Le Nouveau Testament applique ce passage au Seigneur Jésus-Christ (Jean 19.37 ; Apocalypse 1.7).
Le même prophète déclare : « En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son habit et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous » (Zacharie 8.23).
Ces prophéties ne trouvent pas leur accomplissement complet dans l’Église. Elles regardent vers l’avenir d’Israël, vers sa repentance, sa délivrance, sa conversion nationale et le règne glorieux du Messie.
La création de l’État moderne d’Israël en 1948 et le retour progressif de nombreux Juifs dans leur terre peuvent être considérés avec intérêt comme des événements providentiels, peut-être préparatoires. Toutefois, nous devons garder une grande réserve : le retour politique et national ne constitue pas, à lui seul, l’accomplissement définitif des promesses prophétiques. Selon l’Écriture, la restauration finale d’Israël sera associée à sa repentance, à son retour vers Dieu et à la reconnaissance de Jésus comme Messie. Nous devons donc croire à la fidélité de Dieu sans prétendre fixer Son calendrier ni transformer chaque événement contemporain en prophétie accomplie avec certitude.
Pour situer l’histoire d’Israël dans son cadre biblique, il faut aussi relire le livre du Deutéronome. Au chapitre 28, Moïse expose à Israël les termes de l’alliance : la bénédiction promise à la fidélité et, en cas d’éloignement, la dispersion et l’oppression parmi les nations. Ce texte s’adresse à Israël ; le chrétien n’a pas à s’en servir pour interpréter les souffrances d’autrui. Jésus refuse d’ailleurs d’associer automatiquement une souffrance à une faute particulière (Luc 13.1-5 ; Jean 9.1-3), et l’Écriture tient les persécuteurs pour responsables, même lorsque Dieu se sert d’une nation pour corriger son peuple (Ésaïe 10.5-15). L’antisémitisme demeure donc un péché, et aucun persécuteur ne peut s’abriter derrière ces avertissements. Surtout, la malédiction n’a jamais eu le dernier mot : les mêmes textes promettent le retour, le pardon et la restauration (Deutéronome 30.1-6), et Dieu déclare qu’Il ne rejettera pas les siens, même au pays de leurs ennemis (Lévitique 26.44). Devant l’histoire Juive, la seule attitude conforme à l’Évangile est la compassion, non l’interprétation.
Ce que cela change aujourd’hui pour le chrétien
Le chrétien doit donc refuser toute forme d’antisémitisme, tout discours complotiste, toute généralisation injurieuse et toute justification de la violence contre les Juifs. Ce refus ne peut rester silencieux, ni par confort, ni par crainte de déplaire : lorsque des Juifs sont insultés, agressés ou menacés parce qu’ils sont juifs, nous devons appeler le mal par son nom ; lorsque les vieux préjugés apparaissent sous des formes plus discrètes et plus acceptables en apparence, nous devons les dénoncer avec clarté.
Mais il ne doit pas pour autant transformer Israël en peuple irréprochable, ni considérer que toute décision d’un gouvernement israélien serait automatiquement juste. Les prophètes ont repris Israël lorsqu’il commettait l’injustice. Leur parole était une parole de vérité, non de haine. Aimer le peuple juif ne signifie donc pas approuver sans discernement toutes les décisions de l’État d’Israël. Cela signifie refuser que les actes d’un gouvernement servent de prétexte pour mépriser un peuple entier.
Lents de cœur, les uns et les autres
Les Juifs étaient lents de cœur à croire tout ce que les prophètes avaient dit concernant les souffrances de leur Messie ; et nous, nous sommes lents de cœur à croire tout ce qu’ils ont dit concernant Sa Gloire. C’est certainement nous qui méritons les plus grands reproches, car il devrait être plus facile de croire que le Fils de Dieu viendra « sur les nuées du ciel, avec sa puissance, et une grande gloire » que de croire qu’Il viendrait comme le petit enfant de Bethléem et comme le charpentier de Nazareth.
Naturellement, nous croyons ce dernier point, parce qu’il s’est accompli, mais non pas parce que les prophètes l’ont prédit, et il est temps de cesser de reprocher aux Juifs leur incrédulité. Si l’on se demande comment il leur était possible d’être aveuglés sur la signification évidente de tant de prophéties non équivoques, nous répondons qu’ils étaient aveuglés exactement comme beaucoup de chrétiens le sont quant à la signification tout aussi évidente de prophéties bien plus nombreuses concernant Sa Gloire terrestre, et ils sont aveuglés par le processus de « spiritualisation » de l’Écriture.
Autrement dit, les scribes d’autrefois enseignaient au peuple que les prophéties concernant les souffrances du Messie ne devaient pas être interprétées littéralement, et exactement de la même manière, des scribes modernes enseignent au peuple que les prophéties concernant la gloire terrestre du Messie ne doivent pas non plus être interprétées littéralement.
Il en résulte une situation symétrique, où chacun a raison sur un point et tort sur l’autre. Les chrétiens ont raison de reconnaître en Jésus de Nazareth le Messie promis, et c’est là que les Juifs se trompent, d’une erreur grave dont les conséquences sont éternelles. Sans obéir à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ, ils demeurent privés du salut (2 Corinthiens 4.3-4). Mais les chrétiens ont tort de ne pas croire aux prophéties qui annoncent le règne terrestre de Jésus à partir d’Israël, alors que les Juifs ont raison d’espérer la venue du Messie en gloire : ce Messie dont ils attendent la gloire, nous savons Son nom.
Rendons donc grâce à Dieu pour Sa fidélité envers Israël. Cette espérance n’est ni vague ni partielle : après les temps d’apostasie et les jugements qui les ont dispersés, tout Israël sera sauvé, rassemblé et réuni, Juda et Joseph (Ézéchiel 37) ne formant plus qu’un seul peuple, béni dans son pays sous le règne du Messie et dans la nouvelle alliance. Dieu n’oublie pas ce qu’Il a promis. Notre cœur s’attriste devant leur aveuglement, mais prions pour eux et aimons-les avec la tendresse de Christ, car le voile qui couvre leur intelligence ne peut être ôté que par Lui.
Revenons donc à la simplicité de l’Évangile. Réjouissons-nous de notre place en Christ dans les lieux célestes, et attendons avec espérance le jour où Dieu accomplira toutes Ses promesses envers Israël.
Cela signifie aussi prier pour la paix de Jérusalem : « Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! » (Psaume 122.6).
Et si nous annonçons l’Évangile au peuple juif, nous devons le faire avec humilité, amour, vérité et respect de la liberté de conscience, jamais par la contrainte, le mépris ou une pression charnelle.
Ne restons pas spectateurs. Aimons le peuple juif avec vérité et tendresse, et demeurons fermes dans l’espérance des promesses de Dieu. Que notre vie chrétienne rende témoignage à la fidélité éternelle de notre Seigneur envers Israël.
Et devant la profondeur de Son dessein, gardons une attitude d’humilité et d’adoration :
« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont insondables, et Ses voies incompréhensibles ! C’est de Lui, par Lui, et pour Lui que sont toutes choses. À Lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » (Romains 11.33, 36).
Shalom Aleikoum !Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
« On a eu une rentrée que je qualifierais de correcte »
Le 17 septembre, le ministre de l’Education, Edouard Geffray, déclarait :
« C’est une rentrée correcte en termes de qualité du service public pour les Français ».
En réponse à la mobilisation des lycéens, « 3 000 professeurs remplaçants » vont être affectés « dans les heures qui viennent », a annoncé le ministre de l’Education
Quant à Emmanuel Macron, il vient enfin de réagir…
…parce qu’une pancarte a évoqué Brigitte Macron.
Mais pour le reste, il n’a rien à dire.
Sachez-le : nos politiciens racontent n’importe quoi.
États-Unis : deux hommes poursuivis pour maltraitance après avoir conçu au moins 21 enfants par GPA
Mardi 6 octobre, deux homosexuels américains ont été arrêtés par la police de Los Angeles. Selon les autorités, les deux individus sont poursuivis pour maltraitance sur enfants après avoir conçu une vingtaine de bébés par GPA.
Guojun Xuan et Silvia Zhang, originaires de Californie, auraient fait appel à des mères porteuses puis auraient élevé la plupart des enfants dans leur domicile d’Arcadia, dans la région de Los Angeles, dans des conditions déplorables.
Comme le dévoilent des vidéos captées par des caméras de surveillance, plusieurs enfants ont subi des violences physiques de la part du couple, mais également de certaines nourrices. « Cette affaire est sans précédent, elle est horrible, et les violences physiques, les coups et les châtiments infligés à ces très jeunes enfants sont ignobles« , a regretté Nathan Hochman, procureur du comté de Los Angeles.
Les investigations ont commencé en mai 2025, lorsque les prévenus ont amené un nourrisson souffrant d’un traumatisme crânien à l’hôpital.
Une nouvelle série pour petites filles : Les Demoiselles de Dieumerci
Aujourd’hui sortent en librairie les deux premiers tomes des Demoiselles de Dieumerci, une nouvelle série espiègle et tendre qui s’adresse aux filles, dès 7/8 ans, surtout si elles ont aimé La Mélodie du bonheur ou Les Quatre filles du Dr March… Ces petits romans, illustrés par le pinceau profond et contemplatif d’Anne-Sophie de Galard, sont de beaux livres faits pour vivre longtemps dans les bibliothèques de famille.
La narration courte et enlevée entraînera les petites lectrices dans l’univers fantasque d’une famille nombreuse entourée d’animaux. Cette série est emprunte de sentiments chrétiens, et le second tome aborde délicatement le thème de la vocation religieuse. Ce sont donc d’excellents livres qui raviront les enfants tout en les nourrissant réellement.
La mise en page est particulièrement soignée, la police assez grosse pour de jeunes lecteurs, et de jolies illustrations intérieures — véritables petits tableaux peints à l’huile — viennent agrémenter chaque chapitre.
Tome 1 – Le vagabond
Ce soir d’orage, un vagabond est invité par une fillette à s’abriter chez elle. Mais chez elle… le vagabond, effaré, découvre qu’il s’agit d’un château, celui de Dieumerci. Un château du bonheur, où sept jeunes sœurs répandent leur gaieté et leur fantaisie.
Lorsque la ruine menace, il faut pourtant vendre Dieumerci. L’audace de ces inoubliables demoiselles pourra-t-elle sauver le château ? Et quelle est donc l’histoire de ce vagabond mystérieux ?
Tome 2 – La jeune héritière
Lorsque la riche Mlle Brûlepoint vient séjourner à Dieumerci, les sept sœurs sont bien décidées à la satisfaire. La réputation de la pension de famille est en jeu. Hélas, les maladresses s’accumulent et l’entourage de la jeune Parisienne désapprouve son séjour.
Les infatigables petites filles se montreront-elles à la hauteur de leurs responsabilités ? Et quel est ce secret que Mlle Brûlepoint semble porter?
Les deux premiers tomes sont disponibles en librairie et sur le site des éditions de l’Espérance :
https://www.editionsdelesperance.com/15-enfants
Les Demoiselles de Dieumerci, Marie Vigneaud, illustrations d’Anne-Sophie de Galard, 12,90 €
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