Fabrication industrielle de bébés
L’Agence de la biomédecine mène une campagne #Faitesdesparents pour recruter de nouveaux donneurs de gamètes, dans le cadre de la fabrication de bébés par PMA.
1 015 hommes de 18 à 44 ans – les limites d’âge légales – ont été candidats en 2025 pour donner leurs spermatozoïdes afin qu’ils soient évalués, congelés puis utilisés dans le cadre d’une insémination artificielle ou d’une fécondation in vitro.
En ouvrant l’accès à la PMA aux femmes, seules ou en binôme, la réforme a provoqué un choc de la demande que ni le législateur ni les instances sanitaires n’avaient anticipé. Depuis 2021, le nombre de PMA a été multiplié par six. Résultat : des listes d’attente qui gonflent – 8 700 personnes concernées fin 2025 – et des délais de prise en charge qui s’allongent – presque 18 mois en moyenne.
Actuellement, la France compte une centaine de structures, publiques ou privées, autorisées par les agences régionales de santé à pratiquer une ou plusieurs activités d’AMP, qu’elles soient cliniques – ponction d’ovocytes, insémination, transfert d’embryons – ou biologiques – culture d’embryon, fécondation in vitro, recueil et préparation de gamètes.
Le tout est remboursé par vos impôts.
Euthanasie : Jeanne-Françoise Hutin rend sa Légion d’Honneur
Deux mois après la promulgation de la loi sur la fin de vie par Emmanuel Macron, Jeanne-Françoise Hutin, fondatrice de la Maison de l’Europe de Rennes, Présidente d’honneur de l’Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste, propriétaire de Ouest-France, est venue à Paris, mercredi 17 septembre, rendre ses insignes d’officier de la Légion d’honneur.
Emmanuel Macron lui-même les lui avait remis, le 1er mars 2019, dans les salons de l’Elysée.
Cette fois, elle n’a pas eu accès aux salons de la République. C’est sur le trottoir du palais présidentiel que Jeanne-Françoise Hutin a pu rendre ses décorations à un officier de l’Elysée, ainsi qu’une lettre à l’attention d’Emmanuel Macron.
Certains évêques auraient pu faire pareil.
1er octobre : Nuit d’Hippocrate avec la Fondation Lejeune
La Fondation Jérôme Lejeune organise la 3ᵉ édition de La Nuit d’Hippocrate, le jeudi 1er octobre 2026 à 19h, à La Grande Crypte (Paris 16e).
Cette soirée sera entièrement dédiée à la présentation et au soutien des nouveaux projets portés conjointement par la Fondation et l’Institut Jérôme Lejeune.
Sur scène, 7 projets majeurs seront présentés sous forme de pitchs dynamiques. Ils seront portés non seulement par les équipes médicales et scientifiques, mais aussi par des familles et des personnes porteuses de trisomie 21 qui viendront partager leur quotidien.
Informations pratiques :
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Date & Heure : Jeudi 1er octobre 2026 à 19h
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Lieu : La Grande Crypte – 69 bis, rue Boissière, 75016 Paris
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Participation : L’entrée est gratuite, mais l’inscription reste obligatoire.
Un homme a récité un passage du Coran lors d’une messe à l’université de Louvain, en Belgique
Un passage islamique du Coran a été chanté en arabe lors de la messe d’ouverture d’une université en Belgique. Un jeune homme a récité un passage de la sourate Ash-Shu’ara (Les Poètes), qui dit : « Et raconte-leur l’histoire d’Abraham, lorsqu’il demanda à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ? », comme le montre une vidéo publiée sur Facebook.
Les prières islamiques s’inscrivaient dans le cadre d’un dialogue interreligieux à la KU Leuven, université catholique de Louvain, en Belgique. La KU Leuven avait également prévu de faire réciter un texte religieux juif, mais cette option a été abandonnée au dernier moment, selon AdVaticanum. Des lectures anglicanes et protestantes auraient également été faites pendant la messe, à laquelle assistait l’archevêque Luc Terlinden.
L’association étudiante KVHV-Leuven de l’université a indiqué que ce n’est pas la première fois que des prières islamiques sont récitées lors de la messe en ce lieu. Elle a publié une vidéo de la messe afin de mettre en lumière ce qu’ils considèrent comme la politique problématique consistant à tenter de « fabriquer une sorte de « terrain d’entente » entre des religions fondamentalement incompatibles ».
« Nous comprenons et défendons la position de notre université comme lieu de dialogue, d’échange d’idées et de critique religieuse. Nous estimons toutefois que ces sujets doivent être réservés aux professeurs et aux chercheurs travaillant dans des centres spécialisés. Ce prétendu « dialogue » n’a cependant pas sa place pendant l’Eucharistie, car il dévalorise les traditions chrétiennes et le respect des cultures islamiques ». « Par conséquent, nous souhaitons que notre université et nos évêques rendent l’église aux chrétiens et laissent les mosquées aux musulmans. Alors, et alors seulement, nous pourrons avoir un véritable dialogue et un échange culturel entre les religions. »
Jeroen Bergers, député belge, a publiquement dénoncé l’événement. Déclarant que « le militantisme woke fait des ravages dans nos universités », il a cité la messe de Louvain comme un exemple de « pensée idéologique de gauche profondément enracinée » dans le milieu universitaire.
Le commentateur catholique allemand David Berger a également critiqué la cérémonie interreligieuse, arguant qu’une messe catholique ne devrait pas devenir un « terrain de jeu interreligieux ». Il a souligné que la cérémonie soulevait la question fondamentale de ce qui reste de l’identité catholique de la KU Leuven.
La messe a été célébrée par le père Jacques Haers, prêtre jésuite et membre de la faculté de théologie et de sciences religieuses de l’université. Il a auparavant dirigé le Centre des théologies de la libération.
Le professeur Martijn Steegen, laïc marié, aumônier en chef et directeur de la paroisse universitaire, a prononcé l’homélie pendant la messe, en violation de l’enseignement catholique. Une photo de la messe montre qu’il portait un tissu rouge en forme de V, semblable à une étole de prêtre. Deux femmes vêtues de tissus rouges évoquant des foulards se tenaient de part et d’autre des hommes, derrière l’autel, pendant au moins une partie de la liturgie.
Est-ce que le cardinal Roche va réagir ? Ou le cardinal Fernandez ?
Le fils de Jimmy Lai exhorte le pape Léon XIV et Donald Trump à intervenir
Sébastien Lai, fils du catholique Jimmy Lai, est venu à Washington DC avant la visite du président chinois Xi Jinping la semaine prochaine afin de témoigner devant le Congrès au sujet de l’emprisonnement de son père âgé à Hong Kong.
Le fils de Lai a supplié le président Trump d’intervenir pour obtenir la libération de son père et a également appelé le pape Léon XIV à user de son autorité morale.
« Il serait certainement utile que le pape prononce le nom de mon père ». « Le chef de l’Église catholique possède un pouvoir moral incroyable, surtout lorsqu’il s’agit d’un catholique. »
« D’ici la fin de l’année, mon père aura passé six ans en isolement dans une prison de haute sécurité ». « À 78 ans, il est le prisonnier politique le plus âgé de Hong Kong. Condamné à 20 ans de prison, s’il n’est pas libéré rapidement, il mourra très probablement en prison. »
« Ma sœur Claire devait témoigner à mes côtés aujourd’hui. Il y a quelques semaines, on lui a diagnostiqué un cancer ». « J’étais avec elle à Londres la semaine dernière lorsqu’elle a commencé sa chimiothérapie. Mon père a appris le diagnostic de sa fille depuis une prison de haute sécurité. Il ne peut pas lui tenir la main. Elle ne souhaite rien de plus que de l’avoir à ses côtés dans ce combat. »
« Nous espérons que les autorités chinoises prendront en considération ce que signifierait une libération pour raisons humanitaires pour elle, et pour un homme de 78 ans qui a déjà suffisamment souffert ».
« L’Amérique comprend, au plus profond d’elle-même, que la liberté meurt avec le dernier homme prêt à la défendre et que le coût de l’inaction en matière de liberté ne se fait sentir que lorsqu’il est trop tard ».
« Mon appel à Xi est simple ». « Mon père ne représente aucune menace. Son emprisonnement fait de lui un symbole d’injustice ; sa mort en prison serait une honte. Laissez Jimmy Lai rentrer chez lui, auprès de sa famille, et qu’il soit aux côtés de sa fille dans cette épreuve. »
Jimmy Lai a été sanctionné pour son opposition au Parti communiste chinois (PCC). En 2020, il a été inculpé de « collusion avec des forces étrangères », en violation de la loi draconienne sur la sécurité nationale (LSN) imposée par Pékin à Hong Kong afin de réprimer toute dissidence contre le PCC. Le tabloïd de Lai, Apple Daily , publiait des critiques à l’encontre du PCC, ce qui a provoqué des représailles de la part des autorités communistes.
Lai a fui la Chine pour Hong Kong lorsqu’il était enfant et est devenu un entrepreneur autodidacte. Il a fondé Apple Daily en 1995. Le journal est devenu l’un des principaux quotidiens de Hong Kong, mais a fermé ses portes en juin 2021 lorsque ses bureaux ont été perquisitionnés par les forces de sécurité du PCC et que Lai a été arrêté. L’arrestation de Lai et sa condamnation à une peine de prison ont suscité l’indignation internationale. En octobre 2022, le département d’État américain a publié une déclaration déplorant le « démantèlement systématique de l’autonomie de Hong Kong » par la loi chinoise sur la sécurité nationale et appelant au rétablissement du « respect de la liberté de la presse à Hong Kong, où un environnement médiatique indépendant autrefois dynamique a quasiment disparu ».
Tugdual Denis quitte Valeurs actuelles
Suite à une décision des actionnaires, son départ est effectif ce jour :

Georgescu a failli être élu président d’une Roumanie non asservie à Bruxelles. Il a été arrêté
Călin Georgescu a été arrêté ce matin. Il est accusé de constitution de groupe criminel et de fraude ayant causé des dommages estimés à 1,1 million d’euros. Une perquisition menée chez lui a permis de trouver… 5.000 €.
Călin Georgescu avait remporté le premier tour de la présidentielle de 2024. Deux jours avant le second tour, la Cour constitutionnelle, aux ordres de Bruxelles, avait annulé le processus électoral, à cause d’une ingérence russe massive. Il fut prouvé que c’était faux. Mais la candidature de Georgescu pour l’élection de 2025 fut invalidée.
Aucune accélération significative des tendances à la sécheresse
Selon une étude récente parue dans la revue Nature, la sécheresse mondiale ne montre aucune accélération récente détectable sous l’effet du réchauffement climatique :
Des études récentes suggèrent que le réchauffement climatique accélère la sécheresse continentale, mais ces conclusions reposent sur des indices de sécheresse utilisant l’évapotranspiration potentielle (ETP) de type Penman. Bien que l’ETP de type Penman soit largement utilisée et puisse convenir aux surfaces non limitées en eau ou irriguées, elle peut surestimer la demande évaporative à grande échelle spatiale en négligeant les contraintes de couplage sol-atmosphère ; les formulations d’ETP basées sur l’énergie permettent de pallier cette limitation. En appliquant plusieurs formulations d’ETP pour calculer l’indice standardisé de précipitations et d’évapotranspiration (SPEI) sur la période 1981-2024, nous montrons que les méthodes de type Penman gonflent artificiellement les contributions de l’ETP aux tendances du SPEI, ce qui entraîne des tendances à l’assèchement au moins six fois plus marquées que les SPEI basés sur l’énergie, et ce, pour toutes les intensités, fréquences et durées de sécheresse. Nous n’observons aucune accélération significative des tendances à la sécheresse sur environ 99 % des terres émergées, quel que soit le type d’ETP utilisé. Ce résultat reste robuste sur des échelles de temps centennales (1901-2024 ou 1950-2024). L’accélération de la sécheresse constatée reflète donc en grande partie des méthodes ETP non contraintes et des cadres analytiques imprécis, plutôt qu’une véritable réponse écohydrologique au réchauffement, ce qui a des implications importantes pour l’évaluation des risques climatiques et la planification de l’adaptation.
Message du pape lu à la Marche pour la vie en Slovaquie
Léon XIV a envoyé un message à l’occasion de la cinquième édition de la Marche pour la Vie à Bratislava, en Slovaquie pour promouvoir une culture qui prenne soin des plus fragiles et des plus vulnérables.
Une manifestation qui soit un «moment de prière et de témoignage» et qui suscite une «prise de conscience renouvelée du don précieux de la vie, reçu de Dieu, qu’il faut accueillir et préserver à chaque étape, de la conception jusqu’à son terme naturel». C’est ce que souhaite le Pape Léon XIV dans son message adressé aux organisateurs et aux participants de la cinquième édition de la Marche nationale pour la vie, qui s’est déroulée ce dimanche 20 septembre à Bratislava, capitale de la Slovaquie. Dans ce texte, lu sur la scène de la Marche par le nonce apostolique en Slovaquie, Mgr Nicola Girasoli, le Pape encourage en outre à
«promouvoir une culture capable de prendre soin avant tout des plus fragiles et des plus vulnérables, contribuant ainsi à l’édification d’une société plus fraternelle et solidaire».
La place était bondée à Bratislava pour la dernière édition de la Marche nationale pour la vie. Plus de 30 000 personnes se sont rassemblées dans la capitale pour réaffirmer la valeur et la dignité intrinsèque de chaque être humain, déterminées à promouvoir et à mettre en œuvre une culture de l’accueil qui protège la vie à toutes ses étapes, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Son objectif principal est de sensibiliser l’opinion publique et les institutions législatives à la nécessité d’offrir une protection juridique et un soutien social tant aux enfants à naître qu’aux mères en difficulté, en s’opposant à des pratiques telles que l’avortement et l’euthanasie, sur lesquelles le Pape Léon XIV s’est récemment prononcé, lors de l’audience générale du 16 septembre dernier, en les qualifiant de «honteuses».
«Tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide délibéré; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les contraintes psychologiques; tout ce qui est offense à la dignité de l’homme, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable: toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes».
En Slovaquie, cet événement est coordonné par les évêques du pays en collaboration avec différentes associations pro-vie; il se présente non seulement comme un moment de réflexion éthique, mais aussi comme une véritable fête des familles. Mgr Ivan Ružička, secrétaire général de la Conférence épiscopale slovaque a souligné :
«Notre message est simple: toute vie humaine a sa dignité et doit être protégée. Nous voulons avant tout protéger les enfants à naître. Mais nous voulons aussi aider concrètement les mères et les familles en difficulté».
Cette année la question de la maternité de substitution est également à l’ordre du jour.
«Un enfant n’est pas un produit et ne peut faire l’objet d’un contrat. C’est pourquoi nous demandons que la maternité de substitution soit totalement interdite en Slovaquie.» «Nous sommes très heureux de voir aujourd’hui autant de familles et de jeunes ici à Bratislava. Pour nous, la Marche pour la Vie est un témoignage d’espoir. Nous voulons construire une société qui protège chaque personne, en particulier les plus vulnérables».
Missel des cérémonies du pape Léon XIV en France
Elles ont été publiées par le Vatican et sont à retrouver ici.
Robert Schuman, entre maréchalisme et attentisme. La Seconde Guerre mondiale d’un « Père fondateur » de la construction européenne
D’un lecteur pour le Salon beige:
Dans le numéro daté du lundi 20 juillet 2026, le quotidien La Croix annonçait que la visite du pape à Metz serait l’occasion pour Léon XIV de rendre « un hommage » à Robert Schuman. En France, – qui peut l’ignorer ? – les quatre années du « Régime de Vichy » constituent une ligne de fracture dans l’histoire et la conscience nationales. La vie politique d’après-guerre a largement été dominée par les positions politiques ou l’absence de position politique prises pendant la Débâcle puis pendant l’Occupation. Parmi les hommes politiques qui approuvèrent l’armistice de 22 juin 1940 ou qui votèrent les pleins pouvoirs constituants au gouvernement présidé par le maréchal Pétain, le 10 juillet 1940, seul un engagement clair dans la Résistance est habituellement regardé comme un moyen de racheter les engagements passés. Semblent faire exception quelques personnages de l’après-guerre parmi lesquels il faut compter le vénérable Robert Schuman.
Le 19 juin 2021, le pontife romain avait rendu publique la déclaration de l’héroïcité des vertus de Robert Schuman, prélude peut-être à une béatification. Ce décret paraissait un peu plus d’un an après le message du pape saluant les soixante-dix ans de la Déclaration Schuman, message qui contenait déjà un éloquent panégyrique à la gloire du bientôt vénérable. De fait, les engagements politiques européens de Schuman sont au cœur de la procédure. En 1990, Mgr Pierre Raffin o.p., – alors archevêque de Strasbourg et à ce titre chargé de la première enquête canonique, – expliquait pour justifier son initiative que « l’engagement politique pouvait être chemin de sainteté. » L’existence, l’objet et la qualité de l’engagement peuvent donc être assurément discutés lorsqu’il s’agit d’apprécier l’héroïcité des vertus d’un homme politique, comme aussi la force ou la sagesse qu’il a mises en œuvre dans l’exercice de son devoir d’état d’homme d’Etat.
Or, précisément, Robert Schuman paraît jouir d’une espèce d’une grâce d’immunité lorsqu’on examine dans le détail son « engagement politique » pendant la Seconde Guerre mondiale. Soyons clairs : Schuman n’est suspect d’aucune complaisance à l’égard du national-socialisme, ni à l’égard de la politique de Collaboration d’État telle que l’imposera finalement Pierre Laval. Les biographies de référence, – spécialement celle de François Roth ou celle de Raymond Poidevin, – n’éludent rien du comportement de Schuman du printemps 1940 à l’été 1944. Seulement, la communication institutionnelle de certaines instances officielles paraît souvent nourrir l’écho médiatique. Et d’occultation en demi-mensonge, d’approximation en demi-vérité Robert Schuman se voit parfois nanti d’une espèce d’aura de Résistant, quand bien même il n’ait jamais appartenu à aucun réseau ni aucun mouvement et que sa soumission toute cléricale à la personne du maréchal Pétain n’ait jamais été véritablement entamée, lui qui fut un éphémère sous-secrétaire d’Etat du gouvernement qui signa l’armistice et fonda le régime de Vichy.
Sous-secrétaire d’État du premier gouvernement Pétain
Contrairement à ce que peut placidement affirmer VaticanNews, les « activités » de Robert Schuman ne sont nullement « interrompues par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale » : originaire d’un département qui sait trop bien ce qu’est l’occupation militaire allemande, le député lorrain qu’est Schuman entre en effet au gouvernement présidé par Paul Reynaud le 22 mars 1940 et il sera maintenu dans ses fonctions de sous-secrétaire d’Etat aux réfugiés par le maréchal Pétain devenu chef du gouvernement, après la crise gouvernementale du 16 juin 1940. Quoique Schuman ne soit pas un poids lourd du premier gouvernement Pétain, il y demeure bel et bien et son maintien signale son adhésion à la politique qu’entend conduire le nouveau président du conseil : conclure une convention d’armistice, avec toutes les conséquences fâcheusement prévisibles pour les rapports entre la France et le Royaume-Uni. Quand ce maintien de Schuman dans le gouvernement Pétain n’est pas médiatiquement éludé, certaines personnes que l’on présumera mieux intentionnées qu’informées, expliquent assez naïvement que Schuman aurait ignoré (!) qu’il avait été reconduit dans ses fonctions par Pétain et qu’il se serait précipité à Vichy seulement pour être relevé de sa charge, – ce qui interviendra effectivement, mais lors du remaniement ministériel qui suit le vote de la réforme constitutionnelle. Si Schuman est certainement désireux de retourner en Lorraine après la signature de l’armistice, il exerce bel et bien ses fonctions gouvernementales après le 16 juin : il est présent au Grand Casino de Vichy, le 5 juillet 1940 à côté du ministre de l’Intérieur, Adrien Marquet, pour assister à la réunion du Comité interministériel des réfugiés ; il siège encore au banc des ministres lors des débats sur la réforme constitutionnelle devant les chambres parlementaires, les jours suivants.
De Munich à Rethondes, la logique pacifiste
Reconduit après la démission de Paul Reynaud, le 16 juin 1940, – nous l’avons vu, – Robert Schuman est donc de ceux qui, au gouvernement, sont défavorables à une guerre à outrance après les revers militaires irrémédiables du mois qui précède. La reconfiguration politique des 16 et 17 juin 1940 se réalise précisément sur la base de l’acceptation de pourparlers avec le Reich afin d’obtenir les conditions d’un armistice, avec ou sans l’accord du gouvernement britannique : Robert Schuman est bel et bien sur une ligne diplomatique aux antipodes de celle de Mandel ou de De Gaulle, par exemple. Cette position n’est évidemment pas étonnante : Schuman a été, globalement, favorable à la politique d’entente avec l’Allemagne conduite par Aristide Briand pendant l’entre-deux-guerres et il a soutenu les accords de Munich en 1938. Schuman n’est pas un lorrain taillé dans le même bois qu’un Poincaré, on le voit donc mal se découvrir nationaliste et belliciste, après un entre-deux-guerres pacifiste !
L’adhésion à l’octroi des pleins pouvoirs constituants à Pétain
En qualité de membre du premier gouvernement du maréchal Pétain, Robert Schuman se trouve associé à la préparation de la réforme constitutionnelle, ne serait-ce qu’en vertu du principe de solidarité gouvernementale. Cette réforme aboutira à la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940. Cette loi « donne tous pouvoirs au Gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. » Schuman n’adhère pas seulement à cette réforme constitutionnelle radicale à raison de son appartenance au gouvernement. Comme cela était encore le cas sous la IIIe République, le sous-secrétaire d’Etat Schuman demeure député de Moselle et en cette qualité, il prend part aux votes à la Chambre puis à l’Assemblée nationale afin de mettre en place le régime d’exception promis par le projet de la loi. Peut-être que la prise de position de Schuman, avant-guerre, en faveur de Francisco Franco est-elle une clé d’explication ? Le centriste prend peur et, face à l’étendue du désastre qui menace son pays, il voit dans un régime fort, confié à un militaire conservateur débarrassé des tracas d’un parlement, une voie possible pour sortir de la crise. C’est une hypothèse. En tout cas, quels qu’en soient les motifs, il adhère au principe et à la teneur de la réforme constitutionnelle du 10 juillet 1940, une loi habituellement présentée comme un coup d’État légal ayant mis fin à la République. Ici encore, quelques apologistes sont gênés aux entournures et tentent d’épargner Schuman en rappelant que Pierre Laval, pendant les préparatifs de la réforme constitutionnelle, avait demandé l’adhésion unanime des parlementaires lorrains au projet présenté aux chambres, toute défection pouvant laisser accroire aux Allemands que la Lorraine se désolidarisait du destin de la France et était mûre pour l’annexion… On voit mal comment ce genre d’argument aurait pu faire vaciller un homme à l’héroïcité des vertus désormais indubitable ! S’il avait pensé que son devoir était de sauver la République du pouvoir personnel de Pétain, ou de Laval, ne devait-on pas attendre un engagement politique dans l’opposition ? Mais les apologistes ne paraissent pas s’arrêter à ces points de détail.
Rejet de la nazification de la Lorraine
Après avoir accepté la signature de l’armistice et octroyé les pleins pouvoirs constituants au Maréchal, la conscience de Robert Schuman est en paix. Il quitte le gouvernement le 11 juillet, – à moins qu’on ne décide de se passer de ses services, ici encore, les choses ne sont pas très claires. En tout cas, Schuman décide de faire don de sa personne à la Lorraine pour atténuer son malheur. Un malheur très réel d’ailleurs, le Reich en prépare l’annexion quand bien même l’armistice ait reconnu l’unité de la France en ses frontières. En septembre, s’ouvre la période de loin la plus respectable du parcours de Robert Schuman. On ne s’étonnera donc pas de voir ces réels faits de bravoure exposés et commentés plus volontiers que son parcours immédiatement antérieur. Dans une Moselle occupée, livrée à une politique de démoralisation des populations civiles par la propagande nazie, l’ancien sous-secrétaire d’Etat et député est approché par les Autorité d’Occupation pour mettre son influence morale au service de la politique nationale-socialiste. Schuman rassure l’Occupant, il n’a jamais été animé d’aucune animosité à l’égard des Allemands, – Poidevin précise même, « ni avant ni après 1933 »… Schuman paraît d’ailleurs à ce point inoffensif qu’il est défendu même par les autonomistes qui apprécient de manière équivoque les perspectives politiques offertes par la présence allemande en Alsace-Moselle.
Le refus de Schuman lui vaut une arrestation par la Gestapo, suivie d’une détention de septembre 1940 à avril 1941. Il ne sort de prison que pour être assigné à résidence à Neustadt en Allemagne, – une assignation point trop rigoureuse, semble-t-il, qui laisse à Schuman une certaine liberté de mouvement et lui permet en tout cas de préparer son évasion en août 1942. Les mesures de police dont il est l’objet ont des motifs évidents : catholique, ancienne personnalité gouvernementale française, manifestement peu accessible aux promesses du national-socialisme et de son Reich millénaire, Schuman est une personnalité suspecte dès lors qu’il ne prête pas foi et hommage aux nouveaux maîtres de la Lorraine, quelles que soient ses manifestations d’amitié à l’égard des Allemands. Il faut se rappeler en effet que Robert Schuman est né au Luxembourg et qu’il a grandi dans l’Allemagne wilhelmienne : il a servi sous l’uniforme allemand pendant la Première Guerre mondiale. Il entre vraiment en politique en 1918 en s’associant à la politique d’intégration de la Lorraine à la France, témoignant de la même allégeance pour son nouveau pays que pour l’ancien. À raison, il faut parler d’une forme de résistance passive de sa part pendant ces mois-là, une forme d’intrépidité incontestablement nourrie par l’horreur que peut lui inspirer la barbarie nazie. En 1940, Schuman n’est clairement pas un ami des Nazis et l’on comprend son entrée dans la clandestinité à partir de novembre 1942, quand les Allemands occupent la Zone ci-devant libre.
Août 1942 : Neustadt – Lyon – Vichy
L’évasion d’août 1942 témoigne d’un vrai courage physique de la part d’un homme de cinquante-six ans : repris, la violation de son assignation à résidence aurait valu cette fois à Schuman la relégation dans un camp de concentration. Ici encore, certains hagiographes prennent pourtant des libertés avec la chronologie. De retour en France, il élit domicile en Zone pour un temps encore non-occupée. Quelques jours après son installation à Lyon où le comité lorrain développe ses activités caritatives, Robert Schuman est reçu à Vichy de la manière la plus officielle qui soit et il peut s’entretenir brièvement avec le Maréchal. Schuman le Lorrain vient plaider la cause des malgré nous, enrôlé de force par le IIIe Reich. Il n’est clairement pas regardé par Vichy comme un opposant au régime, il vit tranquillement en Zone non-occupée, il n’est pas menacé par la police de l’État français. De fait, comme l’a bien montré François Roth, ce qui caractérise la conduite de Robert Schuman à l’égard de Vichy, c’est un « comportement légaliste. » En cela, la mentalité de Schuman ne diffère pas de celle de la hiérarchie catholique de cette époque : malgré les réserves de plus en plus fortes à l’égard de la politique de Collaboration reprise en main par Pierre Laval au printemps 1942, le gouvernement de Vichy est le gouvernement légal et légitime de la France ; l’allégeance à la personne de Philippe Pétain n’est pas discutée : c’est la définition même du maréchalisme.
Légalisme, cléricalisme, maréchalisme, attentisme
Ce « légalisme » paraît néanmoins avoir étouffé dans le maréchaliste Robert Schuman toute velléité de s’associer activement aux activités de la Résistance, malgré ses contacts avec le grand résistant gaulliste Charles-Albert Watiez, un des fondateurs du comité lorrain. Raymond Poidevin, qui n’écrit pas une biographie à charge, peut dire que Schuman n’a pas du tout été associé à la Résistance. Ici encore, au prix de libertés avec la chronologie, les hagiographes de Robert Schuman mettent complaisamment en avant les nouveaux mois de clandestinité une fois rentré en France. De fait, Schuman doit se cacher à partir de novembre 1942, lorsque les Allemands envahissent la Zone libre après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Mais Robert Schuman n’est pas Jean Moulin. Pour Vichy, l’ancien sous-secrétaire d’Etat n’était en rien une menace ; pour les Allemands déferlant en Zone sud, l’ancien assigné à résidence est en revanche un fugitif : il a toutes les raisons de se cacher et de se faire oublier. Saclandestinité n’est donc pas destinée à lui permettre de couvrir des activités résistantes, mais simplement à lui éviter le sort que lui aurait valu d’avoir échappé à ses geôliers quelques mois plus tôt. Schuman ne suivra pas Watier dans la Résistance, il se concentrera sur les activités du comité lorrain d’assistance aux exilés. Pourtant, l’alternative, à fin 1942, pour beaucoup de maréchalistes dubitatifs, c’est de rejoindre Giraud à Alger, lui qui affirme poursuivre en Afrique du Nord, ce que ne peut plus faire à Vichy le « premier résistant de France, » pour cause d’occupation militaire… Schuman reste en France.
Commencent pour Schuman des mois de longue retraite dans plusieurs monastères où il est accueilli sous une fausse identité. Les communistes et les gaullistes traiteront volontiers Schuman de planqué. Accusation sans doute excessive, compte tenu du danger qu’il court depuis son évasion. Mais on retrouve ici encore une manifestation de son attentisme : en pleine guerre mondiale, Schuman occupe son temps en assistant aux matines la nuit et enseignant le catéchisme le jour… À Londres, on s’avise d’ailleurs de l’existence de Schuman. Le 13 novembre 1943 le général de Gaulle exprime son souhait de le voir prendre sa part dans les nouvelles institutions politiques que prépare le Comité français de Libération nationale, preuve qu’il n’est pas considéré comme compromis avec Vichy. A-t-il connaissance de ce câble ? Si c’est le cas, Schuman ne répond pas à cette ultime invitation à sortir de l’attentisme.
Un étrange « Libérateur »
Les réseaux lorrains fonctionnent bien et c’est le général de Gaulle encore qui fera classer sans suite les poursuites diligentées contre Robert Schuman à la Libération, à raison de son appartenance au premier gouvernement Pétain et de son vote des pleins pouvoirs. La phrase d’André Diethelm est en effet bien connue qui exige que « soit vidé sur-le-champ ce produit de Vichy » lorsque qu’il apprend que Robert Schuman, de retour en Lorraine, s’est avisé de prendre part, – à quel titre ? – aux activités du Comité départemental de Libération de la Moselle… La remarque de ce résistant de la première heure que fut Diethelm est sans doute cruelle. Mais sorti de clandestinité par la victoire des armes de la France, retrouvant sa chère province libérée de vive force de la présence ennemie, Schuman se croit autorisé à siéger dans un comité de… Libération, quand bien même il n’ait pris aucune part notable à la Libération. Certes, son attitude de réserve doublée de son insignifiance politique ont mis Schuman à l’abri du déclassement définitif que lui promettaient ses responsabilités gouvernementales lors de la Débâcle. Si, – pour citer encore Mgr Raffin, – « l’engagement politique peut être chemin de sainteté », néanmoins, quel type de sainteté politique a illustré alors l’enfouissement monastique de Robert Schuman entre 1940 et 1944 ? Une sainteté « politique » supposerait un « engagement politique » en rapport avec les événements, peut-être.
Trop catholique pour être collabo, mais trop maréchaliste pour être franchement résistant, Robert Schuman attend pendant quatre ans que d’autres provoquent, par un engagement bien concret, celui-là, un changement radical du cours des événements. Les Allemands partis, d’attentiste, Schuman se fait suiviste. Et c’est même son engagement à éclipse lui permet même de reprendre le cours d’une carrière politique momentanément suspendue pour cause de Guerre Mondiale. Après tout, dans le contexte d’après-guerre, tant d’hommes politiques de second rang sortent de leur retraite après s’être fait oublier pendant quatre ans ? Pourquoi pas lui ? Schuman est manifestement passé à côté de l’histoire, mais il ne veut pas laisser passer son tour. Le voilà rendu aux combinaisons de la IVe République naissante, combinaison auxquelles l’avait si bien préparé son expérience de la IIIe. Les circonstances font de Robert Schuman le Père d’une Europe en paix qu’il n’a en rien contribué à libérer. Si l’« engagement politique » est censé béatifier celui qui l’assume par devoir d’état, comment alors l’abstention persévérante de l’engagement peut-il caractériser les vertus de celui qui élude les sacrifices héroïques que lui imposent son état d’homme politique ? Nul doute que nous aurons prochainement la réponse.
Marche pour la vie en Slovaquie
En Slovaquie, le nombre d’avortements diminue chaque année. Un an après l’inscription dans la Constitution de l’interdiction de la GPA, une marche pour la vie s’est déroulée, dimanche.
Présente aujourd'hui en Slovaquie pour la Marche pour la vie, aux côtés de @maurel_olivia et plusieurs représentants pro-life européens ! pic.twitter.com/aeC6itplCa
— Marie-Lys Pellissier (@MarieLys_Pell) September 20, 2026
📉 En Slovaquie, le nombre d'avortements diminue chaque année.
🇸🇰/🇫🇷 Proportionnellement, ce nombre est 4 fois inférieur au nombre d'avortements en France.
🤰🏻En 2025, la Slovaquie a inscrit dans sa Constitution l'interdiction de la #GPA.
🔥Ne désespérons jamais ! pic.twitter.com/hiTVRCxN25
— Marie-Lys Pellissier (@MarieLys_Pell) September 20, 2026
Marche pour la vie à Lille : quelques photos
À Lille, une Marche pour la vie organisée par des jeunes s’est déroulée hier, pour témoigner que tout vie mérite d’être protégée !

À Lille, une Marche pour la vie organisée par des jeunes, pour témoigner que tout vie mérite d’être protégée ! pic.twitter.com/20LHiKxyob
— Marche pour la Vie (@MarchePourLaVie) September 20, 2026
Le grand remplacement n’existe pas… mais il sera réalisé dans 24 ans
Nicolas Pouvreau-Monti directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) a réalisé une enquête sur les scénarios démographiques de la France au XXIe siècle.
Serons-nous encore français dans 30 ans ? » se demandait en couverture Le Figaro Magazine du 26 octobre 1985, illustré par un buste de Marianne voilée. À l’époque, le dossier consacré à l’immigration, dirigé par le démographe Gérard-François Dumont et commenté par l’écrivain Jean Raspail, auteur du Camp des saints, avait fait scandale. Si les projections statistiques se sont révélées en partie inexactes, elles rendaient compte d’une dynamique bien réelle. « Les naissances issues de la population étrangère d’origine non européenne formeront plus d’un tiers des naissances totales en 2015 », prévoyait Le Figaro Magazine. L’an dernier, plus de 30 % des naissances enregistrées en France ont été issues d’au moins un parent né en dehors de l’Union européenne.

Retrouver la liberté scolaire
De François-Xavier Clément dans le Nouveau Conservateur de septembre consacré à la liberté scolaire :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Nouveau Conservateur ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Souffrances et espérance de l’Église en France
La France a le bonheur et l’honneur de recevoir le Saint Père à Paris, Lourdes et Metz. Pour cette occasion, le Centre européen pour le droit et la justice a rédigé un nouveau rapport intitulé «Souffrances et espérance de l’Église en France».
Des centaines de milliers d’inscrits aux cérémonies, un engouement fort et large dans la société… Et pourtant, face à cet enthousiasme, certaines voix s’opposent, critiquent cette venue pontificale et invoquent la laïcité et le coût de ce déplacement… C’est précisément cette tension permanente vis-à-vis du catholicisme en France qui est au cœur de notre rapport.
Après un état des lieux de la pratique religieuse en France, nous présentons les pressions idéologiques, injustices et discriminations «légales» subies par l’Église et les catholiques en France, en particulier dans les domaines religieux, éducatif et sanitaire.
L’ECLJ expose aussi l’augmentation de la violence à l’encontre des chrétiens, qu’il s’agisse de violences verbales, physiques, ou d’atteintes aux lieux de culte. De fait, la «France catholique» reste victime d’injustices et de violences dans son propre pays.
Mais le but de ce rapport n’est pas d’enfoncer les catholiques dans une attitude victimaire, et de s’y complaire. Il est au contraire de les aider à changer de mentalité: à se libérer d’un esprit de défaite et de soumission à l’égard du monde, auxquels nous nous sommes trop longtemps habitués, pour défendre les droits et libertés de l’Église et de Dieu dans la société.
Alors que la société s’effondre sous nos yeux et que la France déchoit chaque année davantage, l’Église retrouve, miraculeusement, au milieu des ruines, une nouvelle vigueur. Ce ne sont pas ces ruines qui attirent les milliers de jeunes gens qui se convertissent, mais le désir de tout restaurer dans le Christ.
Léon XIV – génération Z : une rencontre capitale ?
Invités :
- le cardinal François Bustillo, évêque d’Ajaccio ;
- l’abbé François Dedieu, curé de la paroisse Saint-Urbain-Sainte-Marie à La Garenne-Colombes et porte-parole de l’organisation francilienne chargée d’accueillir le pape ;
- Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la vie et professeure de philosophie ;
- Régis Gameni, président de l’association Porta Fidei.
Léon Harmel, le modèle du patron chrétien
Véronique Jacquier, en compagnie du père Jean-François Thomas, retrace le parcours de Léon Harmel, industriel catholique et pionnier du catholicisme social. Ensemble, ils montrent comment l’engagement de ce patron en faveur des ouvriers et sa vie intérieure ont inspiré une autre vision de l’entreprise.
Terres de Mission : Le livre programme d’Academia Christiana
Eglise universelle : Colloque marial à Rome 7-8 octobre
Les 7 et 8 octobre aura lieu à Rome le colloque : « La Très Sainte Vierge Marie dans le dogme et le culte ». Contributions théologiques et historiques. Virginia Coda Nunziante nous présente cet événement qui sera honoré de la présence de deux cardinaux : SER Burke et Muller.
Eglise en France : Bréviaire pour une génération dans l’orage
Dynamique directeur de l’association Academia Christiana, Victor Aubert vient de publier un « Bréviaire pour une génération dans l’orage ». Ce livre, écrit à plusieurs mains, dresse un état actuel de la situation de l’Eglise et du monde et en appelle à la mobilisation des catholiques, en particulier des plus jeunes, pour répondre aux défis de la modernité.
Eglise en Marche : Pèlerinage Ster Der Zee, 3 et 4 octobre
Les 3 et 4 octobre aura lieu la première édition du pèlerinage catholique traditionnel du Nord : Ster Der Zee, Etoile de la mer, qui conduira les pèlerins de Calais à Notre-Dame de Boulogne. Josselin Perreau rappelle l’ancienneté de ce pèlerinage et les modalités d’organisation autour du triptyque : Foi. Tradition. Patrimoine.
Le pèlerinage traditionnel gascon Arrebastir ira à la rencontre du Pape à Lourdes
Lu sur France catholique :
Sur les pas des saints gascons, un millier de pèlerins arpenteront les rives du gave de Pau au départ de Montaut (Pyrénées-Atlantiques) pour rejoindre le sanctuaire béarnais, sur le thème de la mission. À l’arrivée, un repas gascon réunira les marcheurs, puis une veillée où seront mises en valeur les coutumes et traditions de la région, avant la procession à la torche qui les mènera à l’adoration eucharistique. « Nous mettons en valeur l’importance de l’enracinement local, explique Jean-Baptiste Martel, président de l’association Arrebastir. Nous encourageons les pèlerins à venir en tenues traditionnelles et à porter les couleurs gasconnes. » Le lendemain, ils assisteront à la messe que le Pape célébrera sur la grande prairie de Lourdes, à 11 heures.
Dix-septième dimanche après la Pentecôte : le Messie, fils et Seigneur de David
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
► Introït : Justus es
Nous abordons avec le dix-septième dimanche après la Pentecôte la dernière partie de ce temps liturgique ; rappelons qu’il représente dans l’année la longue marche de l’Église depuis les Apôtres jusqu’à la fin des temps, et en ces derniers dimanches la pensée de l’Église se tourne de plus en plus vers le retour glorieux du Seigneur et le jugement dernier ; on en avait déjà eu un écho dans le Graduel du seizième dimanche, où une phrase annonçait qu’il paraîtrait dans sa majesté.
Un des thèmes que nous allons retrouver le plus souvent durant cette période, lié à la perspective du Jugement dernier, est celui de la justice et de la miséricorde, les deux attributs divins. C’est précisément le thème de l’Introït de ce dimanche, qui réunit deux versets du psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté, que nous avons souvent rencontré, et qui reviendra à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte. Ces deux versets, très courts, ne se suivent pas dans le psaume et ont été ici rapprochés intentionnellement :
Justus es, Domine, et rectum judicium tuum; fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam.
Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; traitez votre serviteur selon votre miséricorde.
La justice et la miséricorde semblent à première vue s’opposer : la justice nous condamne, la miséricorde nous sauve ; nous affirmons la première : justus es…, nous implorons la seconde : fac cum servo tuo… Mais en Dieu la justice et la miséricorde ne font qu’un, l’une ne va pas sans l’autre ; c’est ce qu’exprime la mélodie de cet Introït, très ramassée, qui fait de ces deux phrases littéraires une seule phrase musicale, avec une grande montée qui part en plein élan dès l’intonation et s’élève jusqu’au sommet sur les mots servo tuo, suivie d’une descente calme et progressive.
Le verset de cet Introït est bien entendu le premier du psaume 118 :
Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux qui s’avancent sans tache dans la voie de la loi du Seigneur.
► Graduel : Beata gens
Comme l’Introït, le Graduel du dix-septième dimanche après la Pentecôte est formé de deux versets de psaume qui ne se suivent pas dans le texte original et ont été ici rapprochés intentionnellement. Il s’agit cette fois du psaume 32, cantique de louange à la bonté et à la toute puissance du créateur, par lequel les Israélites célébraient le bonheur de faire partie du peuple élu :
Beata gens cujus est Dominus Deus eorum, populus, quem elegit in hereditatem sibi. Verbo Domini cæli firmati sunt, et spiritu oris ejus omnis virtus eorum.
Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. Par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance.
Il faut entendre ici les cieux au sens cosmique : c’est tout l’univers qui chante son créateur, la parole verbum qui lui donne la vie, et le souffle spiritus qui lui donne la cohésion ; nous reconnaissons ce que le psalmiste annonçait sans le savoir, les trois personnes divines, le créateur, le verbe et l’esprit, et leur toute puissance agissante. Le peuple de Dieu, qui est maintenant l’Église, est également leur œuvre.
Ce Graduel, comme celui du septième dimanche après la Pentecôte, était déjà chanté le mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé férie des grands scrutins, car c’était le jour où l’on désignait dans l’église primitive les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile pascale. « Le peuple que Dieu s’est choisi «, c’était eux, aujourd’hui ce sont tous les baptisés : heureux sommes nous d’en faire partie. Mais on ne peut s’empêcher en chantant ces mots de penser à la France, qui est actuellement si infidèle à sa vocation…
La mélodie exprime bien ce bonheur, cette reconnaissance et cette louange. Si elle ne comporte pas de grandes vocalises, elle est ample et développée, avec des montées pleines d’ardeur et des descentes très calmes. La première partie culmine sur le mot populus, très affirmé ; dans la deuxième partie, la première phrase bondit dès le départ et se tient dans les hauteurs, culminant sur le mot cæli, puis on retrouve les montées et descentes pleines de ferveur.
► Alléluia : Domine exaudi
Le texte de l’Alléluia du dix-septième dimanche après la Pentecôte est encore le premier verset d’un psaume ; il s’agit du psaume 101, auquel le Graduel du dimanche précédent était déjà emprunté. Mais il s’agissait alors d’un passage pris dans la dernière partie du psaume, chant d’espérance du peuple d’Israël exilé, alors que le début est un appel angoissé à l’aide divine :
Domine exaudi orationem meam et clamor meus ad te veniat.
Seigneur exaucez ma prière et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
Ce verset est bien connu ; il revient continuellement dans la liturgie, en particulier avant certaines oraisons. Il s’agit d’un appel suppliant comme on en rencontre sans cesse, et il tranche sur les Alléluias des semaines précédentes, acclamations de louange à la majesté et à la toute puissance divine. Comme nous l’avons déjà constaté, un Alléluia n’est pas toujours joyeux.
Cependant la vocalise du mot alléluia, assez courte mais franchissant toute l’octave en une belle courbe élégante, pourrait se prêter à une expression joyeuse. Mais le verset est une supplication intense, culminant sur les deux mots exaudi et meus en deux montées très expressives.
► Offertoire : Oravi
Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-septième dimanche après la Pentecôte un des grands Offertoires de ce temps liturgique qui ne sont pas tirés des psaumes mais d’autres livres de l’Ancien Testament, comme nous en avons déjà trouvé au septième et au douzième dimanche, et nous retrouverons de plus en plus de textes analogues dans les chants du propre de ces derniers dimanches, Offertoires mais aussi Introïts. Ce sont souvent des prières du peuple d’Israël reconnaissant humblement qu’il a mérité par ses péchés les châtiments qui se sont abattus sur lui, et suppliant le Seigneur de le délivrer ; c’est toujours le thème de la justice et de la miséricorde que présentait l’Introït de cette messe.
L’Offertoire de ce dimanche est tiré du livre de Daniel ; nous avions déjà rencontré au septième dimanche la belle prière des trois jeunes Hébreux dans la fournaise, que nous retrouverons à l’Introït du vingtième. Ici c’est Daniel lui-même qui s’adresse au Seigneur en des circonstances analogues ; mais le texte de cet Offertoire ne reprend pas dans cette prière la partie d’humble reconnaissance des péchés, gardant seulement la partie suppliante :
Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui ; illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : et propitius intende populum istum, super quem invocatum est nomen tuum, Deus.
Moi, Daniel, j’ai prié mon Dieu en disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur ; faites briller votre visage sur votre sanctuaire, et tournez-vous avec bienveillance vers ce peuple sur lequel est invoqué votre nom, O Dieu !
L’expression « faites briller votre visage « que l’on rencontre assez souvent dans la Bible (voir la Communion du dimanche de la Septuagésime) signifie : montrez-vous favorable. De plus le texte de Daniel précise : sur votre sanctuaire dévasté, mot qui n’a pas été conservé dans l’Offertoire ; il s’agit donc du temple de Jérusalem abandonné et ruiné, que le peuple hébreu captif aspire à retrouver. Aujourd’hui le « sanctuaire dévasté « pour lequel nous prions c’est l’Église en proie à une crise douloureuse, et comme au Graduel nous ne pouvons nous empêcher de penser aussi à la France…
La mélodie de cet Offertoire est très mouvementée. La première phrase, qui n’est qu’un récit introductif, se tient dans le grave, exprimant l’humble attitude de Daniel devant Dieu. La prière proprement dite comporte trois phrases, qui commencent chacune par un grand élan vers l’aigu, plus développé dans la deuxième. La troisième est beaucoup plus longue que les deux autres, et, après l’élan initial à l’aigu, elle revient humblement dans le grave, enveloppant pour finir le nom divin d’une longue vocalise douce et contemplative.
► Communion : Vovete
Le texte de la Communion du dix-septième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 75, cantique d’action de grâces au Seigneur après une grande victoire remportée par le peuple d’Israël sur les rois et les puissants de ce monde qui refusaient de reconnaître le vrai Dieu ; tout le peuple était invité en une grande procession triomphale à venir apporter ses offrandes autour de l’autel en reconnaissance au Dieu tout puissant :
Vovete, et reddite Domino Deo vestro, omnes qui in circuitu ejus affertis munera ; terribili, et ei qui aufert spiritum principum : terribili apud omnes reges terræ.
Faites des vœux et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous qui l’entourez en apportant vos présents, à ce Dieu redoutable, lui qui enlève la vie aux puissants, redoutable devant tous les rois de la terre.
Au moment de la communion, nous venons aussi en procession nous offrir au Christ qui a emporté la victoire sur Satan et qui nous soutient dans notre combat. La mélodie, solennelle et pleine de mouvement, est vraiment celle d’une procession triomphale. On notera le contraste entre les deux terribili : le premier s’élance hardiment dans l’aigu, où toute la phrase se tient ensuite avec une joyeuse assurance ; le second au contraire amorce une descente de la mélodie dans le grave, pleine d’autorité, avant qu’elle ne remonte avec force pour la cadence finale.
France Inter réduit Charles Sapin au silence
Le journaliste de Valeurs Actuelles réagit sur X :
France Inter, écoutez la différence…
Ici la bête du Gévaudan. Voilà l’épilogue de trois longues semaines où mon nom, mon intégrité professionnelle, mes travaux et mon journal ont été diffamés dans un seul but : exclure du débat public la voix unique qui est la nôtre.
J’ai préféré garder le silence jusque-là, ne souhaitant pas ajouter au brouhaha et au ridicule. Ni compliquer la tâche de la direction de Radio France. Qui, envers et contre les assauts de syndicats tout-puissants en son sein, s’était fixé pour projet d’accueillir sur ses antennes toutes les nuances de pensée d’un pays qui, à la veille de la présidentielle, n’a jamais été aussi fracturé.
Je me suis reconnu dans ce projet. J’étais honoré de cette invitation à y participer en tant que directeur adjoint de Valeurs actuelles. Comme Céline Pigalle et Sibyle Veil, je crois qu’il n’est d’autre antidote à la polarisation délétère ambiante que l’expression plurielle des idées et leur confrontation.
C’était sans compter l’ouïe fine des cortèges “antifascistes” qui, en deux chroniques de 150 secondes hebdomadaires, consacrées au mur des déficits publics et à l’intelligence artificielle, sera parvenue à déceler le retour des heures sombres et le bruit des bottes venant menacer la pureté idéologique du service public. Bravo à eux.
Mon cas personnel importe peu. Et la perspective de dormir le dimanche matin ne me donne pas de nuit blanche. Mais je constate qu’une exigence aussi basique que le pluralisme peut lever contre elle une minorité radicalisée, prompte à invoquer la démocratie tout en contestant une liberté d’expression pourtant capitale à sa vitalité.
On exhume le délit d’opinion, on déshumanise, on démonise, on coupe le micro à celui qui perturbe l’entre-soi… Toute ressemblance de ces procédés avec ce que l’on prétend combattre est purement fortuite. Evidemment.
On ne peut que s’incliner devant cette brillante innovation démocratique : la censure préventive. Inutile d’attendre qu’un chroniqueur dise quelque chose de répréhensible ; il suffit d’imaginer ce qu’il pourrait penser, de s’en indigner, puis de faire grève contre ce qu’il n’a jamais prononcé. Imparable. Ainsi il n’est plus de droite acceptable que celle que la gauche se choisit.
Il est donc des forces anti-républicaines, jusque dans le temple qu’est France Inter, pour qui la démocratie n’est plus l’art d’organiser le dialogue entre des opinions divergentes afin de faire émerger un accord minimal sur ce que doit être le bien commun. Mais un ensemble de valeurs arbitraires, qu’elles s’estiment seules habilitées à définir. Tout désaccord vous place dès lors hors du champ démocratique. Légitimant la censure, puis la violence à votre encontre. Ceci n’a rien d’une lutte pour la démocratie. C’est une lutte pour le pouvoir. En l’occurrence, pour le conserver.
Je regrette que la direction de Radio France, face à cette dérive, ait décidé d’ainsi rendre les armes. Face à ces syndicats et artistes qui démontrent, une fois de plus, l’ampleur de leur ouverture d’esprit et leur sérénité face à l’idée de souffrir 0,025% de temps d’antenne dissonant.
Pour éviter toute propagation du « conservatovirus », il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial du dimanche matin. Il serait plus prudent d’évacuer l’aile Sud de la maison de la radio 30 minutes avant mon arrivée dans les locaux. De m’imposer la robe de bure et la crécelle à l’antenne. Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer. Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d’y entrer.
Charles Sapin
Mgr Delmas bénit la croix de SOS Calvaires
Mgr Delmas, évêque d’Angers, s’est rendu au siège de l’association SOS Calvaires pour y bénir la croix qui a été fabriquée pour la visite de Léon XIV à Paris.

Léon Harmel, un patron chrétien
Émeric Saucourt-Harmel, descendant direct de Léon Harmel et auteur d’une biographie récompensée par le prix de l’Académie d’éducation et d’études sociales, évoque son aïeul dans France catholique. Extrait :
La première grande innovation de Léon Harmel consiste à confier des responsabilités aux ouvriers, dans la gestion des œuvres annexes à l’entreprise. Par là, il fait émerger des talents et met en place la logique de subsidiarité : si certains ouvriers ont la capacité de diriger, par exemple, le club de théâtre, il n’y a aucune raison que le patron le fasse. L’idée est d’associer l’ouvrier à son propre relèvement. Ensuite, il intègre certains de ses ouvriers à un conseil d’usine, qui préfigure le comité d’entreprise, à qui il partage des informations stratégiques. De son côté, le conseil d’usine remonte du terrain aussi bien des problèmes éventuels que des idées d’innovations que pourraient avoir des ouvriers. La troisième innovation majeure est postérieure à Rerum novarum. Dans cette encyclique, Léon XIII dit que « le salaire [de l’ouvrier] ne doit pas être insuffisant à faire subsister l’ouvrier sobre et honnête ». De là découle une question pratique : que faire quand l’ouvrier a une famille nombreuse ? Léon Harmel met alors en place la part complémentaire du salaire destinée à faire vivre la famille de l’ouvrier : ce sont les allocations familiales.
Votre livre insiste, dès le début, sur la vie intérieure de Léon Harmel…
La plupart des livres qui lui ont été consacrés ont abordé sa vie par le prisme de la science économique, ou de l’histoire des entreprises. Mais chez Léon Harmel, la primauté revenait à la vie intérieure. Sa vie était nourrie d’un vrai dialogue avec le Christ, dans lequel il parvenait à débloquer certaines situations, notamment durant des nuits d’adoration. Sa vie était baignée par la foi : il allait à la messe tous les jours, se confessait régulièrement… Il avait une grande confiance en la Providence, car il avait été marqué par la lecture du livre du Père Jean-Pierre de Caussade, L’Abandon à la Providence divine, où il est expliqué qu’il faut faire tout ce qui est humainement possible et laisser le reste dans la main de Dieu. […]
Depuis 1905, nous sommes victimes de l’esprit sécularisé où l’on sépare tellement la religion de la vie publique que l’on ne conçoit pas de situation où les deux puissent aller de pair : dès lors, un patron chrétien semble une aberration. Et depuis le Front populaire, le patron est considéré comme un profiteur, un homme méchant qui a forcément une mauvaise idée derrière la tête. Dans les années 1950, il y eut également la crainte que le marxisme ne s’empare de toute la France. Les hommes d’Église ont alors voulu être tellement proches des ouvriers qu’ils en sont parfois venus à dénigrer les patrons en tant que tels. Dès lors, instruire un procès en béatification d’un patron était inimaginable ! Mais le contexte a beaucoup changé : c’est, à mon avis, le bon moment pour relancer la cause de béatification, comme me l’a récemment confié un évêque.
L’Arménie entre les Etats-Unis et la Russie
Le 15 septembre, la Cour constitutionnelle arménienne a validé l’accord signé début juin dernier entre les Etats-Unis et l’Arménie en vue de lancer la « Trump Route for International Peace and Prosperity » (TRIPP). Cet axe multimodal, qui reliera l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan, est une vieille revendication azerbaïdjanaise, reprise par Donald Trump lorsque celui-ci a fait signer aux deux pays un accord de paix, le 8 août 2025.
L’accord entre les États-Unis et l’Arménie prévoit la création d’une entreprise, la TRIPP Development Company (TDC), détenue majoritairement par le gouvernement américain qui gérera une ligne ferroviaire, une route et les lignes d’approvisionnement énergétique qui seront construits. Si officiellement l’axe est toujours sous souveraineté arménienne, les postes frontières seront tenus par des opérateurs privés.
La Russie a suspendu depuis le 15 et jusqu’au 25 septembre ses livraisons de gaz naturel à l’Arménie, officiellement pour des opérations de maintenance. Le gaz russe représente plus de 80% du gaz consommé en Arménie !
En réalité, Moscou reproche au gouvernement arménien de Nikol Pachinian son rapprochement avec l’Union européenne. Le 17 septembre, Nikol Pachinian a d’ailleurs répété qu’il ne souhaitait pas mais ne s’opposerait à la fermeture de la base militaire russe en Arménie. « Elle n’apporte rien à la sécurité de l’Arménie ».
Crise au sein de l’Église syriaque catholique
Liban : Joseph Aoun à l’Elysée
Le président libanais Joseph Aoun était à Paris, le 17 septembre, avec le Roi Abdallah II de Jordanie. Ils ont été reçus à l’Elysée par Emmanuel Macron. L’objet de cette réunion était de préparer une Conférence internationale pour soutenir l’armée et les forces de sécurité libanaises. Un soutien indispensable pour cette armée libanaise, mal équipée et mal payée, et qui, officiellement, a notamment pour mission de désarmer le Hezbollah ! Avec, en toile de fond, la fin du mandat des casques bleus de la FINUL au 31 décembre prochain. Ce rendez-vous s’est pourtant terminé sans aucun engagement formel ni calendrier.
Devant une délégation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le ministre de l’Environnement libanais, Tamara Zein, a qualifié de « génocide environnemental » les modifications délibérés de terres agricoles et de forêts par l’armée israélienne : arrachage d’arbres, terrassements de terrains, incendies volontaires, épandage d’herbicide dans certains villages du sud, etc. Plus de 16 000 hectares auraient été ainsi détruits. « Ce qui se passe ne peut se réduire à de simples dégâts matériels temporaires, mais englobe des crimes environnementaux généralisés et la destruction systématique de l’environnement et des fondements de la vie ».
Mission des petits priants : top départ !
Dans les moments où tout peut basculer, où la guerre semble à nos portes, sans que nous ayons de moyen de l’empêcher, le Ciel nous offre une possibilité de changer le cours des événements : la prière du chapelet par les enfants ! Si simple, si puissante !
Car, comme nous le dit le Seigneur dans sa Parole, au Psaume 8 :
« Ô Seigneur, Ta splendeur est chantée par la bouche des enfants,
des tout-petits : rempart que Tu opposes à l’adversaire,
où l’ennemi se brise en sa révolte. »
À Pontmain, en 1870, la Vierge Marie est apparue à deux jeunes garçons. Elle leur a demandé de prier et l’armée prussienne, qui était en train d’envahir la France, a fait demi-tour dans la nuit même.
À Fatima, en 1917, en pleine guerre mondiale, la Sainte Vierge a demandé à trois petits bergers de prier tous les jours le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. Leur prière a été exaucée peu après.
À l’Ile Bouchard, la guerre civile, en 1947, était sur le point de ravager la France. Quatre petites filles ont prié le chapelet à la demande de la Vierge Marie ; la guerre civile a été évitée de justesse, de façon totalement imprévisible.
La prière des enfants est un bouclier contre le Diviseur, lui qui est à l’origine des conflits et des guerres. Grâce à la pureté de leur cœur et à leur innocence, la prière des enfants touche le Cœur de Dieu et lui permet de déployer toute sa Puissance.
Concrètement, nous vous invitons, pendant ce mois du Rosaire, à faire prier les enfants de votre entourage, pour la paix dans le monde, pendant 5 jours consécutifs, et particulièrement du 3 au 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire. Nous vous proposons de renouveler cette prière des enfants (de 5 jours) pendant 9 mois consécutifs pour faire une Neuvaine. La prière demandée par la Sainte Vierge est toujours le chapelet. Selon l’âge des enfants, ils pourront prier une ou plusieurs dizaines.
Vous trouverez les vidéos des récits des apparitions de la Vierge Marie et le kit de prière des enfants sur le site du Chapelet perpétuel pour le monde : https://www.chapeletperpetuelpourlemonde.org.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

