« Retour au réel » — une série sur l’art de commander, d’après le père Gaston Courtois
Victor Aubert, dirigeant l’Association Culturelle d’Éducation Intégrale (A.C.E.I.), qui porte notamment Academia Christiana, consacre un podcast « Retour au réel » à un commentaire, leçon par leçon, de « L’École des chefs » du père Gaston Courtois — ce petit manuel de formation au commandement, écrit en 1946 pour les responsables d’Action catholique, et qui n’a rien perdu de sa justesse.
Chaque épisode reprend une leçon du livre, la commente à la lumière de l’expérience concrète — vie de famille, entreprise, association, militantisme — et se conclut par un exercice pratique pour la semaine. La série a déjà abordé l’autorité (« un chef n’a pas besoin de crier ») et, cette semaine, la justice : d’Ulysse à Machiavel, jusqu’à Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes.
À l’heure où la question de l’autorité est partout — dans les familles, dans l’Église, dans la cité — il est utile de proposer autre chose qu’un constat de décadence : une formation concrète, exigeante et enracinée, pour ceux qui exercent des responsabilités.
Episode précédent :
L’autorité : pourquoi on préfère un chef exigeant à un chef gentil
Le Canard enchaîné sort l’artillerie contre la strème droâte
Le Canard enchaîné a diffusé une vidéo d’un sermon prononcé à Carcassonne par l’aumônier du 3e RPIMA … en octobre 2025. Pourquoi publier cette vidéo maintenant ? Est-ce parce que depuis la ville est dirigée par un maire RN ? Et qu’il faut accuser par tous les moyens le premier parti de France, comme cela avait été fait envers François Fillon en 2017 ?
L’aumônier faisait référence à tous les hommes et les femmes qui ont combattu et sont morts pour la France :
« Vous verrez ces dates à côté des prénoms et noms de famille d’hommes, de femmes qui sont morts pour que la France soit un beau pays. Pour que les architectes continuent de construire des basiliques, des cathédrales, des HLM, des châteaux fortifiés. Et au lieu d’y mettre des chevaliers, on y met des incompétents. On y met des gens qui mangent des graines (les gauchistes faibles), des gens qui font la leçon à tout le monde, des idéologues. »
Il avertit que la France et sa culture peuvent être remplacées :
« En fait, après un certain temps, quand vous avez soif, quand vous avez faim, c’est la loi du plus fort qui règne. Et d’autres prendront la place de nos valeurs, de cette liberté d’expression, d’action, de cette égalité entre les hommes, et de cette fraternité, de cette culture, de cette société. La nature a horreur du vide. » « Donc, mes chers amis, je vous encourage à continuer le combat, à conserver le courage de vos convictions, comme j’essaie de le faire à cette messe. »
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — La gauche vent debout après l’homélie de l’aumônier du 3e RPIMa à Carcassonne :
« Continuez à avoir le courage de vos convictions […] Calmez-vous les gauchistes ! Chut, respirez par le nez ! » pic.twitter.com/RHju1HsrCP
— Bastion (@BastionMediaFR) September 18, 2026
L’aumônier avait présenté ses excuses après l’homélie et a déjà été recadré. Son chef de corps avait exigé que désormais ses homélies soient écrites à l’avance.
Au-delà de la manipulation politique d’un média partisan, cet épisode montre aussi que, contrairement à ce que certains évêques tentent de faire croire depuis quelques mois aux autorités romaines, les traditionalistes n’ont pas le monopole d’un lien avec la fameuse « strème droâte ». Pour être de « strème droâte », il suffit simplement que des gauchistes en décident ainsi, et cela peut donc toucher une très large frange de l’Eglise qui est en France.
Troisième anniversaire de la chute de l’Artsakh : ne pas oublier
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Les 19 et 20 septembre, cela fera trois ans que l’Azerbaïdjan a envahi l’Artsakh (Haut-Karabagh). Une guerre éclair de 24 heures, après neuf mois de blocus et de souffrances. On s’en souvient, 120 000 civils, hommes, femmes, enfants et vieillards quittent la région en toute hâte, notamment par peur des exactions de l’armée azerbaïdjanaise. En quelques jours, il n’y a plus un Arménien en Artsakh. Un véritable nettoyage ethnique.
Trois ans plus tard, quelle est la situation de l’Artsakh ?
– Les principaux dirigeants de l’Artsakh arrêtés en septembre 2023 ont été lourdement condamnés en février dernier, après un procès scandaleux. Les peines ont été confirmées en appel cet été. Il y a quelques jours, une avocate arménienne, Siranush Sahakyan, qui représente des détenus arméniens devant la Cour européenne des droits de l’homme, a accusé les autorités azerbaïdjanaises d’avoir pratiqué la torture contre les détenus. Plus grave encore, elle fait état de violences spécifiquement dirigées contre l’identité chrétienne des prisonniers. Des détenus portant des tatouages en forme de croix auraient subi des sévices destinés à les effacer : certains auraient été brûlés, tandis que d’autres auraient eu la peau entaillée. Les autorités azerbaïdjanaises auraient également interdit l’envoi de Bibles aux prisonniers et les auraient contraints à lire le Coran.
– Le patrimoine séculaire arménien a été méthodiquement détruit : des églises sont transformées en mosquées, les cimetières profanés, les khatchkars (croix arméniennes sculptées), abattus. En avril dernier, des photos satellites montrent la destruction de la cathédrale arménienne Sainte-Mère-de-Dieu et de l’église Saint-Jacques de Stepanakert. Les villes sont rebaptisées. L’histoire est systématiquement réécrite.
– En Arménie, la question de l’Artsakh divise profondément la société, entre ceux qui veulent tourner la page, comme le premier ministre Nikol Pachinian et ceux qui restent fidèles à l’arménité de la région. Dans le même temps, beaucoup de réfugiés de l’Artsakh, répartis partout dans le pays, ont plus que jamais besoin de soutien matériel et moral.
Enfin, conclut Benjamin Blanchard,
« L’Azerbaïdjan ne semble pas avoir renoncé à ses prétentions territoriales sur certaines parties de l’Arménie. La validation – aujourd’hui même – de l’accord entre les Etats-Unis et l’Arménie par la Cour constitutionnelle arménienne qui autorise la création du corridor permettant à l’Azerbaïdjan de rejoindre, sans contrôle arménien, son exclave du Nakhitchevan, en est une nouvelle illustration ».
Statistiques de l’Eglise en France : une baisse continue de 1980 à 2024
A l’occasion du voyage apostolique de Sa Sainteté le pape Léon XIV en France et visite au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Saint-Siège a publié un aperçu statistique pastoral de l’Église catholique en France de 1980 à 2024 (édité par l’Office central des statistiques ecclésiastiques d’après l’Annuaire statistique de différentes années).
Alors que la population est passée de 53,7 millions d’habitants à 66,4, le nombre de baptisés catholiques est passé de 45,5 millions à 49,7, soit 84,7% de catholiques en 1980 à 74,9%. Les baptêmes ont chuté de 513 500 à 186 100, montrant que la hausse des baptêmes d’adultes, même si cela reste une bonne nouvelle, reste marginale. Les mariages ont également chuté de 217000 à 40600.
En ce qui concerne le clergé, la chute est drastique, avec un passage de 38000 paroisses en 1980 à 10900 en 2024. Et 31 500 prêtres environ à 9000 aujourd’hui. Et les perspectives ne sont pas réjouissantes.

Les fameux versets tolérants du Coran
Dans le cadre de la lutte contre l’islamisation, je voudrais attirer votre attention sur une arme de propagande massive utilisée par la propagande musulmane pour faire accroire à la bonté intrinsèque de l’islam, à son prétendu caractère pacifique, voire altruiste, je veux parler des versets dits tolérants du Coran. Le fait que le Coran contiendrait des versets tolérants semble si universellement reçu, les yeux fermés, que je n’ai trouvé aucune étude critique relative à la teneur tolérante de ces fameux versets … Mais j’ai trouvé, publié sous l’autorité de l’ex Recteur de la Grande Mosquée de Paris et alors Président du Conseil français du Culte musulman, M. Dalil Boubakeur, et par l’illustre maison d’édition Dalloz, un livre intitulé ? « Le coran tolérant » (2008) … aux proportions … d’un timbre-poste … À lui seul le format de ce livre aurait dû dissuader de l’éditer, tant il montre que la plus grande partie du Coran n’est donc pas tolérante … Eh bien, non ! C’est dire combien, dès qu’il est question d’islam, l’aveuglement des uns et la sidération des autres dépassent tout entendement ! Mais le plus fort, tant la matière manque pour remplir ce petit livre, c’est que même dans ce « Coran tolérant », sont mentionnés des versets appelant à tuer les mécréants ! … que sont par définition tous les non-musulmans (Coran 5.33 ; 60.4 ; etc.), et par excellence : les chrétiens, coupables de croire à l’affreuse association qu’est la Sainte Trinité, seul péché impardonnable pour Allah (Coran 4.48 ; 5.116), en sorte que tous les chrétiens sont « les gens de l’Enfer (Coran 2.119 ; 5.10,72,73 ; 9.17,30,63,73,113 ; 15.94-96 ; 21.29,98 ; 35.36 ; 48.6 ; 98.6 ; 112.1-4) ». Sont par exemple rapportés dans ce livre les versets 190 à 193 de la sourate 2, dont voici des extraits : « Combattez à mort dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent. (…) Tuez-les où que vous les rencontriez ; (…) l’association est plus grave que le meurtre ! (…) Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit seulement l’islam ! » Allah commande donc la destruction de l’Église et son remplacement par l’islam ! C’est ce qu’il y a dans le Coran tolérant ! Je vous laisse deviner ce qu’il y a dans le Coran non-tolérant ! Mais pour ne pas clore si vite ma présentation, après un bref rappel de quelques réalités historiques et factuelles relatives au Coran, je vais vous présenter une analyse inédite de ces fameux versets … une analyse qui montre la vérité du principe énoncé par la Vérité qu’un arbre mauvais ne donne pas de bons fruits (Mt 7.18) ! Principe qui fait tellement honte aujourd’hui à ceux qui se prétendent ses serviteurs …!
Je commence par rappeler que l’identification du Coran, dans son actuelle expression phonétique et graphique, au Livre céleste tel qu’il est gardé auprès d’Allah (Coran 3.7 ; 26.192 ; 43.4 ; 69.43,51 ; 85.21-22), exclut, pour la majorité écrasante des musulmans, toute question sur l’historicité du Coran. À l’inverse de la Bible qui est riche en détails historiques, souvent confirmés par l’archéologie, le Coran n’offre aucune culture historique, au point que ni Jérusalem, ni Bethléem, ni Israël, par exemple, n’y sont mentionnés. Le Coran n’a pas d’histoire, il est seulement la parole intemporelle d’Allah. C’est pourquoi la recherche historique sur les origines et la formation du texte coranique ne saurait avoir de sens pour le musulman, qui la considère comme impie. En témoigne le grand imam d’Al-Azhar, qui était le frère très cher du Pape François, Ahmed El-Tayyeb, pour qui : « La lecture historique ne peut s’accorder avec l’esprit du Coran qui est un texte divin, absolu, valable pour tous les temps et tous les lieux. C’est ce qu’on appelle le miracle inimitable du Coran. (Le Temps, Genève, 22.01.2011) » Dès lors, qui mieux qu’un illettré (Coran 7.157-158) devait être le modèle des musulmans (Coran 7.158 ; 33.21) ?
Mais avant de vous montrer que les versets tolérants du Coran ne sont pas tolérants, commençons par préciser qu’à proprement parler, on ne tolère que le mal que l’on ne peut pas supprimer, dans l’espoir de le faire dès que possible. C’est dire que contrairement à ce qui ordinairement imaginé, l’acception « versets tolérants » ne signifie pas « versets pacifiques », ou « altruistes » … Et, pour qui n’entend pas se payer de mots, elle n’est qu’une expression de la légendaire takiya.
LA TAKIYA
La takiya est un principe de la morale particulière de l’islam autorisant les musulmans en situation de faiblesse à user d’un double langage, où des mots tels que religion, paix, justice, famille, morale, tolérance, etc. ont un tout autre sens que celui compris par leurs interlocuteurs. Ainsi, « Que les croyants ne prennent pas pour alliés les mécréants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne les craigniez. (Coran 3.28) » À moins que vous ne les craigniez … Voilà exprimé un devoir des musulmans d’« embrasser la main qu’ils ne peuvent couper », et ce jusqu’à dissimuler leur croyance, voire la renier, en pratiquer même publiquement une autre, afin de sauver leur vie, leurs intérêts (Coran 16.106 ; Cf. Mt 5.37 ; 10.32-33), identifiés, évidemment, à ceux de l’islam, et cela, dans l’attente que le rapport des forces s’inverse et qu’ils puissent envisager l’agression : « Ne faiblissez pas et n’appelez pas à la paix quand vous êtes les plus forts ! (Coran 47.35) » ; « Le Prophète a dit : ‘Quand je fais un serment, mais qu’ensuite je trouve mieux, j’annule mon serment. (Boukhari 7,67,427) » C’est commode, non ? « Celui qui réconcilie les gens au prix de fausses informations qu’il invente, n’est pas un menteur. (Boukhari 49.857) » ; « Il est permis de mentir si le but est louable. (Ghazali, Reliance of the Traveller, Amana, Maryland, USA, 1997, p.745) » Et ce but peut être l’assassinat d’innocents, comme l’apprirent Ousayr ibn Zarim et trente de ses hommes, désarmés et assassinés après la promesse que Mahomet leur fit d’un sauf-conduit (Boukhari 52.269), ou Mouhammad bin Maslama à qui Mahomet assura qu’il pouvait mentir au poète Kab bin Arshaf pour lui tendre un piège et le tuer (Boukhari, 52.271, 64/15 ; Mouslim, 32-3359 ; 19/4436). Mahomet signa un traité de paix de dix ans avec les Mecquois, le temps de refaire ses forces pour s’emparer de la ville deux ans plus tard, après avoir exécuté ceux qui lui avaient fait confiance (Ibn Ishaq 981 ; 834 & 837). Les musulmans justifient ces meurtres au motif que les victimes auraient trahi leurs accords … — mais même à supposer que la prédestination au mal existe et que les musulmans soient doués de prémonition, pourquoi les avoir accusés de parjure puisqu’Allah lui-même justifie le parjure (Cf. Coran 2.225 ; 3.28 ; 8.58 ; 16.106 ; 40.28 ; 66.2…) ? S’appuyant sur un hadith d’Ali : « La Takiya est notre vraie religion et celle de nos parents. Celui qui ne l’exerce pas, qu’il se considère comme un non-pratiquant de l’islam » , l’imam Ja‘far as-Sadiq enseigne : « Quiconque n’observe pas la dissimulation de protection n’a pas de foi. » … En résumé, « la takiya est voile pour le croyant, et celui qui n’a pas de takiya n’a pas de religion. (Encyclopedia of Islam, 1st ed, s.v. Takiya ; Djoumayyil, Kdmous al-shanca, pp. XIII, 127-8) » ? « Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien, de parler et agir contrairement à ce qu’il pense et croit. » nous disait Mgr Beylouni, archevêque d’Antioche, lors du Synode pour le Moyen-Orient, à Rome, en 2010.
Sachant cela, nous sommes sur nos gardes lorsque chantent les sirènes de l’islam louant l’aménité coranique.
LE PRINCIPE DE L’ABROGATION
Du principe général de la takiya a été tiré celui de l’abrogation pour tenter de résoudre les contradictions du Coran, notamment entre les versets semblant faire appel à la tolérance et ceux appelant à la violence. Les versets dits tolérants auraient été révélés lorsque Mahomet étant à La Mecque en situation de vulnérabilité, en bon adepte de la takiya, aurait caché ses véritables intentions, lesquelles se révéleront belliqueuses lorsqu’à Médine il aura gagné en puissance.
Je rappelle que c’est au 10ème siècle qu’est advenu le récit « historique » musulman sur les origines de l’islam, normalisé à l’aide de ces trois dogmes capitaux :
• Le texte du Coran est incréé, sacré, intouchable.
• La fin de « l’effort d’interprétation » (ijtihad) rend impossible la critique du discours islamique officiel.
• Le dogme de l’abrogeant/abrogé (Coran 2.106 : 16.101 ; 22.52) résout les contradictions du Coran.
Toutefois, si le Coran est incréé, alors il n’a pas pu être abrogé, mais s’il a été abrogé, alors, effectivement, son interprétation ne s’impose pas … et ce livre doit être mis au rayon des farces et attrapes.
Le fait d’admettre que le Coran a été modifié en raison du changement de situation de Mahomet, n’est-ce pas reconnaître que le Coran est relatif non à Dieu mais à Mahomet ? Comment dès lors continuer à croire qu’il soit la parole éternelle d’Allah ? Mahomet est-il éternel comme le Coran ? Existait-il avant la Création ? Est-il allé à La Mecque avant que le monde existât ? Si oui, comment a-t-il recommencer les mêmes erreurs ? N’avait-il donc rien appris de ses premiers échecs ?
Voici les deux versets du Coran présentant cette doctrine de l’abrogation :
« Si Nous abrogeons un verset ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est omnipotent ? (Coran 2.106) »
Parce que vous êtes des personnes rationnelles, vous comprenez que le Coran ne peut pas à la fois être une parole éternelle et être abrogé … et que si Allah apporte un verset meilleur, c’est qu’Allah est imparfait, et s’il est imparfait, alors il n’est pas Dieu … Est-il Dieu en effet celui qui peut se tromper et doive se corriger ? Et si un verset est semblable, c’est qu’il est inutile … et si Mahomet peut oublier des versets, c’est alors qu’il n’est pas le fidèle transmetteur qu’imaginent les musulmans … Mais ceux-ci sont manifestement incapables de faire ces simples et incontournables raisonnements, tant la terreur qui motive leur habitus de soumission paralyse leur liberté … Vous avez pu remarquer aussi qu’à la fin du verset, comme souvent dans le Coran, mention est faite de la toute-puissance d’Allah. « Ne sais-tu pas qu’Allah est omnipotent ? » Cette mention est destinée à faire croire que ce qui vient d’être dit est aussi vrai que ce qu’Allah est tout-puissant … selon le procédé de l’amalgame qui rapproche deux affirmations dont l’une est vraie pour laisser penser que l’autre l’est aussi. L’invocation du nom terrifiant d’Allah est magique : elle suffit à tout justifier !
« Lorsque Nous remplaçons un verset par un autre —et Allah sait mieux que quiconque ce qu’il révèle— ils disent : “Tu n’es qu’un imposteur !” Non ! Mais la plupart ne savent rien. (Coran 16.101) »
Nous voyons ici Mahomet répondre à ceux qui lui reprochent de modifier la parole éternelle d’Allah en attribuant ce changement à Allah lui-même. Comme souvent dans le Coran, Allah vient au secours de son prophète, en mettant ici en avant son omniscience : « Allah sait mieux ! » Il supprime les contestations en humiliant les contradicteurs réduits à des gens qui ne savent rien. Là encore, l’amalgame est de service : la mention de l’omniscience d’Allah sert à justifier ce qui est dit en son nom.
Puisqu’Allah n’a pas pris la peine de révéler de son Coran éternel, évident et très parfait, quels versets il a abrogés, et quels versets sont abrogeant, en sorte que les musulmans ne sont d’accord ni pour déterminer quels sont les uns et quels sont les autres, ni quel est leur nombre, les musulmans ne doivent-ils pas reconnaître qu’avec ses versets abrogés toujours présents dans le Coran, Allah parle pour ne rien dire ?
Il ne faut pas hésiter à opposer cette doctrine de l’abrogation à l’apologétique musulmane présentant les « versets tolérants » du Coran, car TOUS LES VERSETS TOLÉRANTS DU CORAN ONT ÉTÉ ABROGÉS par les versets ABROGEANT synthétisés par celui dit « du sabre » (Coran 9.5) : « Après les mois sacrés, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les ! Assiégez-les ! Dressez-leur des embuscades ! Si ensuite ils se repentent, accomplissent la prière, et se laissent racketter, alors laissez-leur la vie sauve, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » Les temps sacrés sont ceux du ramadan ; les associateurs, ce sont les chrétiens (cf. Coran 5.116). Ce verset dit donc que la vie est laissée sauve à ceux qui se repentent d’avoir lutté contre leur islamisation, et qui se conforment dorénavant au mode de vie musulman.
Vous remarquez qu’ici encore le verset se termine par la mention de ce qu’Allah est miséricordieux, ce qui est particulièrement pervers après la violence qu’il vient de commander … Il n’y a donc pas trop à s’étonner de voir tant de malfaiteurs musulmans être déclarés « déséquilibrés » : une des fonctions du Coran est de rendre les musulmans schizophrènes. En effet, la répétition de ce procédé tout au long du Coran ne relève pas du hasard, pas plus que la répétition du Coran par ses adeptes ne peut être sans effet sur leur fonctionnement psychologique.
Ce principe de l’abrogation est aussi utilisé pour justifier le remplacement de la Révélation chrétienne par l’islam … C’est ainsi que certains musulmans prétendent justifier Allah d’abroger ses versets en faisant valoir que le Nouveau Testament aurait remplacé l’Ancien. Ce à quoi il faut répondre que l’Ancien Testament ne s’adressait qu’au peuple hébreu, et que pour un temps déterminé, celui de l’attente du Messie, annoncé par les Prophètes. L’Ancien Testament annonce la venue du Messie, et le Nouveau Testament proclame l’accomplissement de cette promesse en Jésus (Mt 5.17). C’est dire qu’il n’y a pas de contradiction entre l’Ancien et le Nouveau Testament, mais passage de la fleur au fruit, de l’imparfait au parfait, tandis qu’avec le Coran, il y a contradiction à l’intérieur de l’unité du même. Et qui plus est, APRÈS la venue du Christ ! APRÈS que saint Jean ait écrit ces mots concluant la Bible : « Si quelqu’un ajoute quelque chose à ce livre, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu’un en retranche quelque chose, Dieu le retranchera du Paradis (Ap 22.18-19) » La comparaison ne vaut donc pas.
Avant de passer à l’examen des versets tolérants du Coran, permettez-moi quelques réflexions supplémentaires au sujet de ce principe de l’abrogation :
Si le Coran peut être abrogé (Coran 2.106 ; 16.101), alors, puisqu’il n’existait pas avant l’abrogation tel qu’il l’est devenu ensuite, preuve est faite qu’il n’est pas éternel … Que ce soit avant ou après l’abrogation, le Coran, en tant que parole éternelle d’Allah (Coran 33.62 ; 35.43 ; 48.23 ; 85.22), n’existe donc pas … Mais sans Coran, que devient l’islam ?
L’islam est déclaré irréformable puisque bâti sur le Coran. Or, le Coran n’est pas immuable puisque « Allah efface ou confirme ce qu’Il veut de l’Écriture éternelle qui est auprès de lui (Coran 13.39) ». Dès lors, qu’est-ce qui l’empêche de supprimer les versets qui appellent à la haine et au meurtre ?
LES VERSETS TOLÉRANTS
Quand on lit le Coran, effectivement, on a parfois l’impression qu’il dit quelque chose qui semble aimable, ou du moins tolérant. Mais bien vite une incise, une ambiguïté, une amphibologie, révèle un tout autre sens que celui fantasmé par les idiots utiles gargarisés à la vertu de tolérance. Voici ce que ces fameux versets tolérants du Coran disent réellement :
• Commençons avec le très connu verset 256 de la sourate 2 : « Nulle contrainte dans la religion ! », qui est très souvent présenté comme preuve du respect de l’islam pour les personnes appartenant à d’autres religions. Or, ce verset ne dit pas : « Nulle contrainte vis-à-vis des membres des autres religions », mais « Nulle contrainte dans LA religion », au singulier, c’est-à-dire « en islam », car, pour un musulman, il n’y a de religion que l’islam (« Qui désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. (Coran 3.85) » ; « Combattez à mort (…) ceux qui ne professent pas La religion … (Coran 9.29) » ; Coran 24.2 ; 110.2). Ce verset ne parle donc absolument pas des membres d’autres religions ! D’ailleurs, en termes de tolérance, les légistes musulmans ont toujours tiré de ce verset rien d’autre que le droit des non-musulmans à embrasser librement l’islam (Dominique Urvoy, Les libres penseurs dans l’Islam classique, Champs-Flammarion, 2003, p.24-25) », et le devoir en conséquence de faciliter au maximum leur conversion … Rien d’autre ! Du reste, comment l’islam pourrait-il manquer d’attrait puisque « Allah n’a imposé aucune gêne dans La religion (22.78) » ?
• « Allah n’a imposé aucune gêne dans la religion. » Mais s’il n’y a pas de gêne en islam, devrait-il y en avoir au dehors ? Pourquoi les musulmans devraient-ils se gêner pour contraindre autrui à embrasser l’islam, puisqu’« Allah n’a imposé aucune gêne dans la religion » ? Chacun sait que là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Et de fait, ce verset et le précédent, dont il est le doublon, n’ont tous deux jamais été compris comme reconnaissant, aux chrétiens par exemple, le droit de convertir les musulmans … non plus qu’aux musulmans celui de quitter l’islam. Allah commande en effet la mise à mort de l’apostat (Coran 4.89 ; 8.11-17 ; 16.106). « Si quelqu’un quitte l’islam, tuez-le ! (Boukhari 9.84.57) ». La tolérance d’Allah est comme les promesses politiques : elles n’engagent que ceux qui y croient.
• « C’est pourquoi nous avons déclaré aux fils d’Israël que quiconque tuerait une personne n’ayant elle-même ni tué ni répandu la corruption sur la terre, serait coupable comme s’il avait tué tous les êtres humains. (Coran 5.32) » Ce verset, souvent cité pour faire accroire à l’universelle charité du Coran (« tous les humains »), reprend un enseignement talmudique interdisant le meurtre entre Juifs (« Celui qui tue une âme d’Israël, c’est comme s’il avait tué tout un monde. (Talmud de Babylone, Traité Sanhédrin, IV, 37a, Verdier, 1982, p. 1024) » / « nous avons déclaré aux fils d’Israël … ») Le précepte originel ne dit rien d’autre que l’extrême gravité, pour le Talmud, de tuer un juif. Il ne parle absolument pas de tolérance. Et de même, sa reprise dans le Coran ne reconnait absolument pas l’universalité du genre humain, comme les imbéciles heureux veulent le croire, puisqu’il en exclut « tous ceux qui répandent la corruption sur la terre », c’est-à-dire… vous et moi ! tous les non-musulmans, et en particulier tous ceux qui refusent leur islamisation ! (Coran 2.191,217 ; 4.89 ; 5.33,37 ; 9.3-6,14,29,36 ; 60.4), dont l’assassinat est donc justifié, tant il est vrai qu’il n’y a pas de bien en dehors de l’islam (Coran 2.193 ; 3.85 ; 9.33).
• « Ceux qui parmi (…) les chrétiens, croient en Allah (…) pas de crainte pour eux : ils ne seront point affligés. (Coran 5.69) » Il faut bien remarquer ici que ce ne sont pas les chrétiens en tant que tels qui seraient dispensés des afflictions annoncées, mais seulement ceux qui parmi eux croient en Allah. Or Allah considère la foi en la Sainte Trinité et au Fils de Dieu incarné comme l’abomination par excellence, le seul péché impardonnable (Coran 4.48 ; 9.28,30) … C’est dire si on ne peut le confondre avec le Dieu des chrétiens … Et logiquement Allah a envoyé l’islam pour détruire et remplacer l’Église (Coran 2.114,193,217,286 ; 3.118 ; 7.168,181 ; 8.39 ; 9.33 ; 16.93 ; 48.28 ; 61.4,10-12). En vertu de l’inversion accusatoire typique de la perversion mentale dans laquelle l’islam maintient ses soumis, un musulman vous dira qu’il est un meilleur chrétien que vous, parce qu’il n’y a pour lui qu’une seule et vraie religion : l’islam, en sorte que Jésus, comme tous les vrais croyants, de tous les temps, était musulman. Puisqu’aucun vrai chrétien ne reconnaît le dieu de Mahomet (Jn 10.5 ; Ga 1.-8-9), de quelle tolérance peut-il ici espérer bénéficier ?
• « Allah ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre foi. (Coran 60.8) » Vous remarquez ici à nouveau qu’Allah tolère d’être bon et équitable seulement envers ceux qui ne résistent pas à leur islamisation … c’est-à-dire envers ceux qui sont déjà musulmans ! De plus, être bon et équitable est présenté comme une dérogation, une concession (« Allah ne vous interdit pas »), ce qui signifie que la règle est de NE PAS être bon et équitable envers les non-musulmans. Ce que confirme expressément cet autre verset : « Mahomet est l’envoyé d’Allah ; ses compagnons sont bienveillants entre eux, mais cruels envers les infidèles. (Coran 48.29) » Qui peut douter encore après cela de la bonté d’Allah, du Coran et de l’islam ?
• « Certes, parmi les gens des Écritures, il en est qui croient en Allah, qui tiennent pour véridique ce qui vous a été révélé ainsi que ce qui leur avait été révélé et qui, entièrement soumis à Allah, ne troquent jamais ses enseignements pour un vil profit. Ceux-là trouveront leur juste récompense auprès de leur Seigneur, toujours prompt à faire ses comptes. (Coran 3.199) » Ce verset est présenté comme preuve de la reconnaissance par l’islam de la légitimité des religions juive et chrétienne. Or, que sont des chrétiens qui croient en Allah (qui – je le répète – n’est pas la Sainte Trinité), reconnaissent l’origine divine du Coran, et tiennent fermement aux enseignements de l’islam ? Ce sont des chrétiens apostats devenus musulmans. L’islam ne fait donc ici que louer ses nouvelles recrues parmi les juifs et les chrétiens ! Rien d’autre !
• « Tu trouveras que ceux qui aiment le plus les croyants [musulmans] sont ceux qui disent : « Nous sommes nazaréens [chrétiens].’’ Cela parce qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines qui ne s’enflent pas d’orgueil. » Le verset 82 de la sourate 5 pourrait laisser penser que les chrétiens jouissent de quelque considération aux yeux d’Allah, mais la suite explicite l’estime dont ils semblent jouir : « Lorsqu’ils écoutent ce qui est descendu vers l’Envoyé, tu vois leurs yeux verser des larmes de reconnaissance pour la vérité. Ils disent : “Notre Seigneur ! Nous croyons ! Inscris-nous donc avec les témoins.” (Coran 5.83) » Les chrétiens ici loués sont donc, encore une fois, de purs renégats. Faut-il noter que prêtres et moines semblent déjà fort appréciés pour leur fausse humilité, servant l’apostasie de leurs coreligionnaires ?
• « Nous avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. (Coran 5.45) » Ce verset semblerait inviter à la miséricorde, mais la suite en dissuade aussitôt, car « ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre sont des injustes ». Et qu’est-ce qu’Allah a fait descendre ? La loi du talion ! Ceux qui ne la pratiquent pas « sont des injustes ». Qui veut être injuste au regard d’Allah ? Aussi, entre gagner une expiation et être injuste selon Allah, le choix n’est-il pas vite fait ? Allah commande si bien de pratiquer la loi du talion : « Quiconque vous offense, offensez-le à offense égale ! (Coran 2.194) », qu’il a fait de sa pratique le moyen même du salut : « C’est dans le talion que vous aurez le salut, ô vous doués d’intelligence, ainsi serez-vous pieux ! (Coran 2.179) » Puisque le salut se trouve dans le talion, qui voudra être miséricordieux, et puisque sa pratique vous place parmi les doués d’intelligence et les pieux, qui voudra se trouver parmi les idiots et les impies ?
• « Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle les gens dans le sentier d’Allah. Dispute avec eux de la meilleure manière. (Coran 16.125) » Qu’est-ce que « la bonne exhortation » et quelle est « la meilleure manière » pour islamiser ? Les civilités mises au service de l’endoctrinement, sont-elles vraiment recommandables, lorsque « ceux qui discutent au sujet du Coran sans en avoir reçu la permission sont exécrés par Allah et ses serviteurs (Coran 40.35 ; 4.140 ; 6.68 ; 29.46) » ?
• « Est-ce toi qui contrains les humains pour qu’ils soient croyants ? (Coran 10.99) » Non, ce n’est pas toi, Mahomet, ni toi, musulman, qui viole la liberté de conscience, mais c’est Allah ! … lui qui tue les mécréants ! : « Ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Allah ! Lorsque tu frappais, ce n’était pas toi, c’était Allah ! (Coran 8.17) » ; ? « Combattez-les ! Allah, par vos mains, les couvrira d’ignominie et vous les fera vaincre ! (Coran 9.14) » Au reste, la reconnaissance de l’inviolabilité de la conscience ne saurait empêcher le châtiment de sa mécréance, puisqu’Allah commande : « Combattez-les à mort jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition [c’est-à-dire d’opposition à l’islamisation] et que le culte soit rendu uniquement à Allah ! (Coran 8.39) »
• « Rappelle ! Tu n’es qu’un rappeleur ! Et non un dominateur. (Coran 88.21-22) » Ce que doit rappeler Mahomet est le pacte primordial par lequel tout homme s’est engagé – avant sa création ! si ! si ! – à être musulman ? (Coran 4.155 ; 7.172). Le rappel de ce prétendu pacte place de facto le rappelé sous l’autorité du « rappeleur » … de sorte que si le « rappeleur » n’a pas besoin de dominer celui que le rappel du pacte lui soumet … il en va autrement pour ? « celui qui tourne le dos et ne croit pas (Coran 88.23) » …
• « Tu n’as pas pour mission d’exercer sur eux une contrainte. Rappelle donc, par le Coran, celui qui craint ma menace. (Coran 50.45) » Mahomet doit passer pour innocent de la terreur qu’il fait régner, puisqu’elle ne vient pas de lui, mais d’Allah, à qui il est tout dévoué, et dont il ne fait que transmettre le Coran, la menace d’Allah …
• « Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. (Coran 21.107) » Quelle miséricorde serait donc Mahomet ? Il le dit lui-même aussitôt : « Voici ce qui m’a été révélé : Votre Dieu est un Dieu unique. Êtes-vous soumis ? » Sa miséricorde consiste donc à révéler ce que juifs et chrétiens savaient déjà : que Dieu existe et qu’il est unique. Qui d’autre qu’un imposteur se fait gloire d’enfoncer une porte ouverte ? La suite révèle le but de cette pseudo-révélation : la soumission … La soumission à Mahomet, puis à qui se réclamera de lui. Voilà ce qui est réclamé ! Tout le contraire donc de la liberté offerte par le Christ à qui garde Sa parole (Jn 8.32) !
• « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse [le mal] par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient comme un ami chaleureux. (Coran 41.34) » Cette phrase, à laquelle il manque une partie, essaie de dire quelque chose d’intelligent, mais elle n’y arrive pas, car le mal n’est pas repoussé par ce qui est meilleur, mais par ce qui est bien ; le meilleur n’est en rapport qu’avec le bien. ? D’autre part, le verset précédent définit la bonne œuvre dans le fait de se déclarer musulman, et le verset suivant reconnaît qu’y arriver suppose « une grâce infinie ». Autrement dit : le meilleur dont il est question consiste à islamiser pour repousser le mal qu’est la non-appartenance à l’islam, en sorte que le nouveau converti devienne « comme un ami chaleureux ». Il n’est donc pas question ici de véritable respect !
• « Nous avons établi pour chaque nation des rites sacrés qu’elle suit. (Coran 22.66) » Ce verset et quelques autres (Coran 7.168 ; 22.66) affirmant qu’Allah a établi plusieurs religions, semblent des tentatives de le présenter maître de situations qui en réalité lui échappent totalement, aussi vrai qu’Allah ne veut que l’islam, à qui il commande de faire la guerre pour éradiquer toute autre religion jusqu’à ce qu’il n’y ait plus sur terre que l’islam (Coran 2.193 ; 3.85 ; 9.33) … D’ailleurs, la suite du verset ne laisse pas de doute sur l’esprit d’aménité qui l’inspirerait : « Qu’ils ne discutent pas avec toi l’ordre reçu ! Et appelle à ton Seigneur. » Il n’y a pas de discussion tolérée pour les différentes nations et religions face à l’appel, à l’ordre de se soumettre à Allah, c’est-à-dire à celui qui parle en son nom.
• « À chacun de vous nous avons fait une législation et une conduite. Si Allah l’avait souhaité, il aurait fait de vous une seule nation. Mais [il veut] vous tester en ce qu’il vous a donné. Rivalisez donc dans la bienfaisance. (Coran 5.48) » Ce verset révélerait la volonté d’Allah de promouvoir la diversité religieuse et l’émulation mutuelle dans la pratique des bonnes actions. Or, nous venons de voir qu’Allah veut éradiquer toutes les religions (Coran 2.193 ; 3.85 ; 9.33) … En réalité les bienfaisances musulmanes à l’égard des non-musulmans sont celles de la charia que révèle l’histoire, à savoir : le choix entre :
1) La conversion à l’islam.
2) Le statut infamant de dhimmi.
3) La mort.
Il ne s’agit pas d’autre chose, comme le montre aussi la suite du verset : « Juge-les d’après le Coran. Que si les mécréants s’y refusent, sache qu’Allah veut les affliger. (Coran 5.49) ». Puisqu’Allah veut affliger les mécréants, quel pieux musulman ne le voudra pas aussi ?
• « Si un associateur te demande protection comme client, accorde-la-lui, jusqu’à ce qu’il entende la parole d’Allah. Ensuite, fais-le parvenir au lieu de repos qui est le sien. (Coran 9.6 ; Traduction Rémi Blachère) » Ici l’octroi de l’hospitalité vise non seulement que l’associateur, mais il n’a pas d’autre fin que l’endoctrinement dans l’islam. Rien à voir donc avec l’amour universel du prochain.
• « Croie qui veut, et soit infidèle qui veut ! (Coran 18.29) » ; « À vous votre religion, à moi la mienne. (Coran 109.6) » De même que le djihad, en cas de faiblesse, demande une trêve, le temps de refaire ses forces pour repartir à l’attaque, porté par la haine inextinguible à l’égard de tous les non-musulmans, comme le ressasse si bien cette rengaine : « Entre nous et vous, c’est L’INIMITIÉ ET LA HAINE À JAMAIS jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4) », les versets dits tolérants n’accréditent nullement la liberté de conscience, mais prennent simplement acte du fait que l’islam est parfois mis en échec face à une liberté intérieure ou à une situation qu’il ne peut maîtriser. La véritable liberté de conscience enseignée par Allah apparaît dans ce verset : « Je vais jeter la terreur dans le cœur des mécréants. Égorgez-les et coupez-leur les mains, puisqu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager ! (Coran 8.12-14) », ou encore : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre [c’est-à-dire qui refusent leur islamisation], c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupées la main et la jambe opposées, qu’ils soient expulsés de la terre ! (Coran 5.33) »
CONCLUSION
Pour le Président de la Turquie, M. Recep Tayyip Erdogan : « L’expression « islam modéré » est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré. L’ISLAM EST L’ISLAM ! (Kanal D TV, Août 2007) ». Ne peut-on pas en dire autant du Coran, et dire : « L’expression ‘’Coran tolérant’’ est laide et offensante. Il n’y a pas de Coran tolérant. Le Coran est le Coran ! » ?
À qui me reprocherait d’avoir donné ici une interprétation très personnelle du Coran, je rappellerais que « le Coran est une œuvre facile à comprendre (Coran 54.17) », « un livre évident (Coran 34.3 ; 43.2 ; 44.2) »,« à l’égard duquel il n’y a point de doute (Coran 10.37) », « sans équivoque (Coran 39.28) », parce qu’il « contient des versets clairs (Cf. Coran 16.35) », «d’une clarté limpide (Cf. Coran 24.54 ; 36.12) », « lumineuse (Cf. Coran 24.46 ; 27.1 ; 35.25 ; 37.117) ».
Mais peut-être quelqu’un me dira qu’il contient néanmoins, et non moins bizarrement, des versets équivoques, sources de confusion et de dissension, au point que « Nul ne connaît l’interprétation du Coran, sinon Allah. (Coran 3.7) » ? Dans ce cas, je lui poserais les questions suivantes :
a) Si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, pourquoi le dit-il ?
b) Si Allah est seul à comprendre le Coran, pourquoi citer le Coran ?
c) Si Allah est seul à comprendre le Coran, les docteurs de l’islam, sont-ils autre chose que des imposteurs, et Allah une idole qu’ils font parler ?
Bref, je pense avoir fait le tour des prétendus « versets tolérants » du Coran, et montré que le bien qui leur est attribué n’en est pas un, destiné qu’il est à tromper les faibles d’esprit capables de s’en contenter au mépris du vrai bien qu’est l’Évangile. C’est là tout le but visé par le Démon dans l’existence de l’islam : détruire la Révélation chrétienne, accomplissement de la promesse faite jadis par Dieu à Israël. En effet, l’islam n’apporte rien et ne peut rien apporter au monde que le Christ n’ait déjà apporté. A l’inverse du Coran, l’enseignement de l’Évangile sur le respect d’autrui est sans ambiguïté : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais Moi, Je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les Cieux ; car Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et pleuvoir sur les justes et sur les injustes. ? Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5.43-48) »1 ? Qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist ?
La Vie Chrétienne Victorieuse – Quand l’homme veut corriger Dieu
Une même séduction, plusieurs visages
Il existe des dérives religieuses qui prennent des visages très différents. Ici, on cherche à adapter la morale chrétienne aux sensibilités du moment. Là, on entreprend de relire Jésus à travers les catégories de la psychiatrie contemporaine. Ailleurs encore, dans certaines célébrations, on remplace le langage biblique par des formulations idéologiques ou syncrétistes.
Ces situations ne sont évidemment pas identiques. Elles ne procèdent ni des mêmes intentions ni des mêmes disciplines. Mais elles peuvent poser une question commune : que faisons-nous lorsque notre époque ne reçoit plus la Parole de Dieu comme une Parole à écouter, mais comme un texte que nous devons corriger ?
C’est précisément là que l’avertissement de l’apôtre Paul aux Galates prend toute sa force :
« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour passer à un autre évangile. » (Galates 1.6)
Ni un autre évangile, ni un autre Christ
Paul ne parle pas ici d’une simple différence de sensibilité entre chrétiens. Il parle de l’Évangile lui-même.
Il précise aussitôt : « Non pas qu’il y en ait un autre. » (Galates 1.7)
Il n’existe pas plusieurs évangiles chrétiens parmi lesquels nous pourrions choisir celui qui correspond le mieux à notre époque. Il existe l’Évangile du Christ, reçu, annoncé et transmis.
Un autre évangile peut apparaître de plusieurs manières.
Il peut d’abord ajouter à la grâce ce que Dieu n’y a pas ajouté. C’était l’un des problèmes auxquels Paul était confronté : faire dépendre la justification d’une conformité à la Loi. Mais l’erreur peut aussi prendre le chemin inverse : tellement insister sur l’accueil et la bienveillance que le péché finit par disparaître du vocabulaire chrétien.
Or la grâce chrétienne ne consiste pas à rebaptiser le péché pour le rendre acceptable. La grâce appelle le pécheur par son nom pour mieux lui annoncer le pardon. Dire que le péché est péché n’est pas manquer d’amour. Refuser au pécheur toute possibilité de repentance et de transformation, sous prétexte de l’accueillir, serait au contraire le priver d’une partie du message de l’Évangile.
La Croix nous rappelle cette vérité : Dieu ne banalise pas le péché, mais il offre au pécheur un Sauveur.
Un autre évangile peut aussi produire un autre Christ
Il existe une autre manière de déplacer le centre de la foi : non plus modifier le salut, mais modifier celui qui sauve. C’est ici qu’il faut examiner avec sérieux certaines tentatives contemporaines de lecture psychiatrique des personnages bibliques, notamment lorsqu’elles appliquent à Jésus des catégories cliniques modernes. La psychiatrie peut apporter des connaissances précieuses sur les comportements humains. Mais appliquer directement des catégories cliniques contemporaines à des personnages de la Bible exige beaucoup de prudence. Les catégories médicales ont une histoire, un contexte et des critères précis. Elles ne peuvent pas être transportées sans précaution dans un autre univers culturel et religieux.
Lorsqu’une telle lecture va jusqu’à suggérer chez Jésus une dépendance ou un trouble du contrôle des impulsions, une question théologique sérieuse apparaît : que devient la confession chrétienne d’un Christ véritablement saint, qui a été tenté sans pécher ?
L’épître aux Hébreux affirme :
« Il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4.15)
Il faut donc distinguer deux choses : l’intention d’un auteur et les conséquences possibles d’une hypothèse. On peut parfaitement reconnaître qu’un auteur ne cherche pas à nier la sainteté de Jésus tout en examinant les conséquences théologiques de la grille de lecture qu’il propose.
Car le Christ n’est pas pour la foi chrétienne un simple personnage intéressant à analyser. Il est le Sauveur.
Même un ange ne change pas l’Évangile
L’apôtre Paul emploie alors une formule d’une gravité exceptionnelle :
« Quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » (Galates 1.8)
Dans le langage courant, le terme « anathème » peut évoquer une condamnation sévère ou une forme d’exclusion ecclésiastique. Mais, dans le langage biblique, sa portée est bien plus profonde : il désigne le fait d’être livré au jugement de Dieu.
L’Église peut dénoncer une fausse doctrine et exercer, conformément à la Parole de Dieu, une discipline à l’égard de ceux qui la propagent. Toutefois, le jugement définitif appartient à Dieu seul.
Ainsi, dans la Bible, être « anathème » signifie être placé sous la malédiction et le jugement de Dieu, en particulier lorsqu’il y a rejet du Seigneur ou falsification de son Évangile.
L’anathème ne constitue donc nullement une permission donnée au chrétien d’insulter, de maudire ou de condamner personnellement celui qui n’est pas d’accord avec lui. Il s’agit d’une déclaration de jugement d’une extrême solennité. Paul souligne ainsi avec force que l’Évangile ne peut être altéré : tout message qui le déforme ou en propose un autre ne doit pas être accueilli.
Le même apôtre va jusqu’à dire que même l’autorité du messager ne suffit pas. Un ange ne suffit pas. Une fonction ecclésiastique ne suffit pas. Une réputation universitaire ne suffit pas. Une expertise scientifique ne suffit pas.
La question décisive demeure : qu’est-ce qui est dit de Jésus-Christ et de son Évangile ? C’est ici que l’Église doit apprendre à exercer le discernent sans tomber ni dans la naïveté ni dans la colère.
La première tentation biblique commence par une question :
« Dieu a-t-il réellement dit ? » (Genèse 3.1)
Le serpent ne commence pas nécessairement par une négation brutale. Il introduit le doute, puis propose une autre interprétation, puis invite l’homme à devenir lui-même juge de la parole reçue.
Cette tentation demeure actuelle. Elle peut prendre la forme d’une adaptation pastorale : puisque certaines paroles bibliques sont difficiles à entendre aujourd’hui, ne faudrait-il pas les relire autrement ?
Elle peut prendre la forme d’une lecture prétendument scientifique : puisque nous possédons aujourd’hui de nouvelles catégories psychologiques, ne faudrait-il pas relire les personnages bibliques à travers elles ?
Encore une fois, ces démarches ne sont pas identiques. Mais elles nous obligent toutes à poser une question fondamentale :
Est-ce l’Écriture qui vient juger nos pensées, ou nos pensées qui viennent juger l’Écriture ?
La question n’est pas de refuser toute intelligence, toute science ou toute réflexion. Le chrétien n’est pas appelé à avoir peur de la connaissance. Mais il doit savoir où se trouve son autorité ultime.
Le Psaume 119 ne dit pas : « Combien j’aime mes propres interprétations ! » Il dit :
« Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation. » (Psaume 119.97)
Et encore :
« Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. » (Psaume 119.105)
La Parole n’est donc pas d’abord un matériau que nous manipulons. Elle est une lumière sous laquelle nous acceptons de nous placer.
Une fidélité qui ne méprise personne
Il faut cependant garder une attitude chrétienne. Dénoncer une erreur ne nous autorise pas à mépriser ceux qui la commettent. La fermeté doctrinale et l’amour du prochain ne sont pas ennemis.
Nous pouvons contester une idée sans caricaturer une personne. Nous pouvons signaler une dérive sans prétendre connaître les intentions secrètes de ceux qui y participent. Nous pouvons défendre la vérité sans transformer le débat théologique en procès permanent.
L’Église n’est pas appelée à gagner toutes les polémiques. Elle est appelée à demeurer fidèle à son Seigneur. Et cette fidélité comporte deux dimensions inséparables : ne pas falsifier le péché, et ne pas falsifier le Sauveur.
Une grâce qui ne demande jamais la repentance n’est plus la grâce biblique. Un Christ dont la sainteté serait relativisée n’est plus le Christ que nous confessent les Écritures.
Alors, regardons vers Jésus
Mais au terme de cette réflexion, notre regard ne doit pas rester fixé sur les dérives religieuses. Il doit se tourner vers Jésus. Car le danger, lorsqu’on dénonce les erreurs, est de finir par parler davantage des erreurs que du Seigneur. Nous pouvons passer beaucoup de temps à dénoncer les faux évangiles et oublier de contempler le véritable.
Alors revenons à Christ.
Regardons celui qui accueille les pécheurs sans jamais appeler le péché « bien ». Regardons celui qui dit la vérité sans écraser les personnes. Regardons celui qui appelle à la repentance et qui offre en même temps un pardon véritable. Regardons celui qui a été tenté sans pécher. Regardons celui qui s’est donné à la Croix pour nos fautes. Regardons celui qui est ressuscité et qui demeure le Seigneur.
Voilà pourquoi la question n’est finalement pas seulement :
« Que pensons-nous des dérives de notre temps ? »
La question est : « Que faisons-nous de Jésus-Christ ? »
L’apôtre Paul ne nous appelle pas simplement à défendre une doctrine abstraite. Il nous appelle à demeurer dans l’Évangile du Christ.
Aussi ne corrigeons pas Jésus pour le rendre acceptable à notre époque. Ne corrigeons pas sa Parole pour qu’elle confirme nos préférences. Recevons-la avec foi, examinons-la avec intelligence, vivons-la avec fidélité. Et surtout, levons les yeux vers celui dont l’Écriture dit :
« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 13.8)
C’est lui que l’Église doit annoncer.
C’est lui que le pécheur doit rencontrer.
C’est lui que nous devons suivre.
C’est lui que nous attendons.
Et c’est en lui que nous trouverons non pas un autre évangile, mais l’Évangile véritable : la grâce de Dieu offerte aux pécheurs par Jésus-Christ.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Une exposition sur le développement humain devient une exposition « anti-IVG »
Une exposition du 14 au 17 septembre dans les couloirs du Parlement européen était intitulée « Just EUman – How a European citizen is born » (« Comment naît un citoyen européen »). Quatorze panneaux sur le développement humain, de la fécondation à la naissance, avec projection d’une vidéo.
L’exposition n’est pas explicitement contre l’avortement, bien qu’elle ait été conçue par l’association italienne Pro Vita & Famiglia, qui est clairement pro-vie. Elle a été promue par l’eurodéputé italien Paolo Inselvini, élu de Fratelli d’Italia et membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR). Elle a été inaugurée en présence de plusieurs autres eurodéputés, dont Marion Maréchal, Carlo Fidanza et Nicola Procaccini, également membres du groupe ECR.
Montrer le début de la vie humaine, de la fécondation à la naissance, afin que « ceux qui doivent légiférer puissent d’abord voir et expérimenter de visu ce que la science démontre ». Tel est l’objectif de cette exposition.
Les négationnistes de l’humanité de l’embryon humain estiment que c’est de la propagande anti-avortement, comme le déclare Manon Aubry :
« Comment de la propagande anti avortement a-t-elle pu se retrouver dans les couloirs du Parlement européen ? »
Avec Martin Schirdewan de la Gauche, Terry Reintke des Écologistes et Iratxe García Pérez des Socialistes, elle a saisi la présidente du Parlement Roberta Metsola, lui demandant de
« prendre les mesures nécessaires pour retirer cette exposition des locaux du Parlement européen et de veiller à ce que les espaces du Parlement ne soient pas utilisés pour promouvoir des campagnes qui portent atteinte aux droits fondamentaux des femmes ».
Sauf qu’il y a encore des pays de l’UE où l’avortement est un meurtre.
L’initiative se compose de quatorze panneaux de deux mètres de haut et de la projection en boucle de la vidéo « Baby Oliver ». Maria Rachele Ruiu, porte-parole de Pro Vita & Famiglia, a expliqué :
« C’est un jour historique, car nous faisons quelque chose d’inédit ici : rendre visible l’origine de la vie et la placer sous les yeux de ceux qui, dans ces lieux, décident de l’avenir de millions d’enfants à naître. Nous le faisons à la veille du discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, qu’elle prononcera demain , ici même » « On entend toujours parler de “choix”, de “soins”, de “droits reproductifs”, d’“autodétermination” et de “Ma voix, mon choix” . Autant de mots pour cacher le visage de l’enfant à naître, pour nier l’humanité de l’être conçu, pour masquer la réalité d’une pratique qui conduit à l’élimination de millions d’êtres humains à travers l’Europe. Voulez-vous défendre l’avortement ? Allez-y. » « Allons de l’avant » « mais faisons-le pour ce que c’est réellement, pour ce que ces commissions ne démontrent pas aujourd’hui : non pas la suppression d’un amas de cellules, mais celle d’une vie humaine. »

Antonio Brandi, président de Pro Vita & Famiglia, a souligné qu’
« une société ne se juge pas à la loi du plus fort, mais aux efforts qu’elle déploie pour protéger ses membres les plus faibles et les plus vulnérables, comme les enfants à naître. Et sans droit à la vie, il ne peut y avoir d’autres droits, car sans vie, il n’y a pas de personne ; sans personne, il n’y a pas de bien commun ; sans bien commun, il n’y a pas de société juste ; et sans société juste, il n’y a pas de paix. Mettons fin à ce génocide ! »
Rappel à Dieu de Maître Hubert Le Griel
Communiqué de Bernard Antony (fondateur de l’AGRIF), Yann Baly (Président) et Maître Jérôme Triomphe (avocat coordinateur)
Maître Hubert Le Griel, avocat à la Cour et devant le Conseil d’État, a été rappelé à Dieu ce dernier samedi 12 septembre à l’âge de 97 ans. Ses obsèques auront lieu ce prochain vendredi à 14 heures en l’église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris.
Bernard Antony se souvient notamment de ce que, lors de la réunion qu’il avait tenue avec lui au début de l’année 1984, destinée à créer l’association qu’il souhaitait contre les racismes anti-français, anti-chrétien, et anti-humain, il avait formulé le souhait que son intitulé puisse exprimer une volonté d’opiniâtreté offensive.
Maître Le Griel avait aussitôt proposé qu’elle reflétât l’allégorie de la griffe. Ce fut immédiatement approuvé et c’est ainsi que naquit l’AGRIF !
Hubert Le Griel fut par la suite tout au long de sa vie active un des grands avocats de l’AGRIF, devant la Cour de cassation et devant le Conseil d’État. Son fils Bruno, héritant de son grand talent, lui a succédé pour défendre les causes de l’AGRIF devant ces juridictions.
Nous lui exprimons notre amitié et nos condoléances, et le prions de transmettre notre sympathie à tous les siens.
Léon XIV ne pourra pas rester longtemps insensible au sujet des traditionalistes
Dans L’Homme nouveau, Philippe Maxence liste les enjeux de la visite de Léon XIV en France, parmi lesquels la question traditionaliste :
Même s’il est peu probable que Léon XIV évoque publiquement la question traditionaliste, celle-ci constituera une sorte de toile de fond de ce voyage. En effet, traditionalistes ou non, une grande partie des catholiques français ont été choqués par les dispositions du motu proprio Traditionis Custodes de François (2021) qui mettait un coup d’arrêt violent à celles mises en place en 2007 par Benoît XVI en vue de favoriser la paix liturgique. Depuis son élection, beaucoup attendent du pape Léon XIV qu’il abolisse Traditionis Custodes ou, au moins, qu’il l’enterre, sans tambour ni trompette.
Malgré la lettre du cardinal Parolin aux évêques de France du 18 mars dernier, dans laquelle il demandait que l’Esprit Saint suggère aux évêques français « des solutions concrètes permettant d’inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo », les communautés traditionalistes, même les plus ouvertes au concile Vatican II à l’instar des Missionnaires de la Miséricorde divine (Toulon), restent bloquées dans leur développement alors même que le cardinal Parolin pointait explicitement « le contexte de la croissance des communautés liées au Vetus Ordo ».
Or, un des éléments paradoxaux de la situation, en dehors de toute question de fond, est que le monde traditionaliste représente encore une minorité des prêtres français (environ 7 %) mais que le nombre de vocations qu’il attire est particulièrement significatif (environ 25 %). Les communautés traditionalistes et celles classiques, comme la Communauté Saint-Martin, continuent de croître en nombre de séminaristes, dessinant ainsi le visage de l’avenir. Léon XIV ne pourra pas rester longtemps insensible à ce sujet et des signes ou des allusions sont attendus lors de ce voyage.
Projet de loi relatif à la protection des enfants : 6 points à améliorer
Communiqué de Juristes pour l’enfance, Mamans Louves et SOS Education :
Le 21 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté, après engagement de la procédure accélérée, le projet de loi relatif à la protection des enfants, TA n°338.
Depuis fin 2025, SOS Éducation, Mamans Louves et Juristes pour l’enfance travaillent conjointement sur le contrôle de l’honorabilité des adultes exerçant auprès de mineurs.
Nous avons ainsi élaboré, puis porté auprès des pouvoirs publics en avril 2026 une proposition de modification législative visant à renforcer et généraliser le contrôle de l’honorabilité.
Pour rappel, cette proposition vise à :
- garantir que le professionnel ou le bénévole en contact habituel avec des mineurs ne fait l’objet d’aucune mention dans les fichiers judiciaires, tant au moment de sa prise de fonction que pendant toute la durée de son activité auprès de mineurs ;
- réduire les angles morts juridiques susceptibles de laisser certaines situations échapper au dispositif de contrôle d’honorabilité.
Aujourd’hui, dans notre analyse envoyée à tous les sénateurs, députés et maires, nous examinons précisément le texte adopté le 21 juillet dernier en première lecture à l’Assemblée nationale. Nous en mesurons les avancées obtenues – au regard de notre proposition – et nous identifions les points qui doivent encore être consolidés par des amendements au Sénat.
Des avancées importantes
Le texte adopté améliore profondément l’architecture du contrôle de l’honorabilité. Plusieurs demandes essentielles que nous portions sont désormais reprises :
- la transversalité du contrôle,
- la vérification préalable avant toute prise de fonction,
- la prise en compte de certaines mises en examen et condamnations non définitives,
- la mise à l’écart d’une personne dont une incapacité apparaît en cours d’activité,
- la prise en compte des condamnations étrangères.
Le texte ajoute aussi la traçabilité de certaines sanctions dans le périscolaire et la responsabilité pénale en cas de défaut de contrôle par les responsables de la structure.
Nous saluons ces avancées majeures. Cependant des points doivent être améliorés.
6 points doivent être amendés par le Sénat
Le dispositif est globalement cohérent et n’a donc pas besoin d’être intégralement reconstruit. Il doit cependant être complété, sécurisé et rendu pleinement opérationnel.
À l’issue de notre analyse, nous identifions 6 points à traiter :
1. Instaurer clairement un renouvellement annuel du contrôle d’honorabilité ;
2. Garantir une traçabilité des sanctions couvrant explicitement les violences physiques, psychologiques et sexuelles sur les mineurs ;
3. Assurer une circulation immédiate et sans délai de l’information judiciaire vers les responsables concernés ;
4. Prévoir une information adaptée des parents ou tuteurs légaux, lorsqu’une incapacité concerne un adulte ayant été en contact avec leur enfant (dans le respect de la présomption d’innocence, des nécessités de l’enquête et de la procédure) ;
5. Renforcer le FIJAISV, tant dans son alimentation que dans la durée de conservation des données ;
6. Rendre plus rapidement opérationnelle la coordination nationale des dispositifs de contrôle, sans attendre la date butoir annoncée de 2029.
Un contrôle de l’honorabilité réellement protecteur doit fonctionner avant la prise de fonction et pendant toute la durée de l’activité. Il doit être généralisé pour toute personne en contact habituel avec des mineurs, renouvelé chaque année, alimenté par des informations suffisamment complètes, à jour et conservées dans la durée.
Pour Christelle Comet, Présidente des Mamans Louves : « notre objectif demeure inchangé : faire en sorte que le contrôle de l’honorabilité des adultes constitue un véritable outil de prévention et de protection des mineurs, sans laisser subsister d’angles morts dans son application« .
Vincent Bolloré publie le Manifeste de l’Institut de l’Espérance
Sur X, depuis quelques jours, Vincent Bolloré publie par morceaux le Manifeste de l’Institut de l’Espérance :
Face aux crises multiples qui frappent la France, des personnalités et des entrepreneurs sont convaincus que ces menaces croissantes ne sont pas une fatalité.
L’espérance qui les anime les invite à identifier les chemins qui permettront de conduire au redressement du pays et à l’amélioration de la vie des Français, en particulier des plus fragiles.
À travers l’Institut de l’Espérance – think tank d’in
spiration chrétienne – ils entendent définir des solutions de bon sens au service du Bien de tous, et mobiliser toutes les personnes compétentes, courageuses et désintéressées pour les promouvoir à travers la société française.
Les Français voient leur pouvoir d’achat, leur sécurité, leur qualité de vie se dégrader. Beaucoup estiment que c’est la conséquence des crises mondiales, et pensent que le mouvement est inéluctable.
En réalité, la situation du reste du monde est en progrès malgré ce même environnement.
Il y a donc une anomalie française due aux erreurs de gestion qui ont été commises au cours des années par de nombreux dirigeants.
Si d’autres pays prospèrent, si beaucoup de pays européens proches ont réussi à surmonter leurs difficultés (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Hongrie…), la France n’a aucune raison de ne pouvoir aussi y parvenir.
La France dans son histoire a déjà connu des situations désastreuses mais a toujours trouvé les moyens de s’en sortir et de retrouver sa prospérité et le mieux-être des Français.
Si la France y est déjà parvenue, et que beaucoup de ses voisins européens y parviennent, un redressement est possible au bénéfice de l’ensemble des Français.
Les personnalités réunies dans l’Institut de l’Espérance ont défini quatre axes prioritaires et réalistes pour le redressement de notre pays :
- Redonner du pouvoir d’achat aux Français.
- Redonner aux Français plus de liberté et de sécurité.
- Prendre soin des plus vulnérables.
- Retrouver une France plus heureuse, harmonieuse et unie.
Redonner aux Français du pouvoir d’achat
Le pouvoir d’achat est une lourde préoccupation pour les Français.
L’Institut de l’Espérance place ce sujet en tête de ses priorités, parce que la possibilité pour chaque citoyen de jouir décemment du juste fruit de son travail est une question de principe fondamentale : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine », énonce l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
La précarisation de l’emploi, la baisse des rémunérations pour les emplois non qualifiés (souvent confiés à des travailleurs arrivés en France dans des conditions indignes ou tragiques), la paupérisation de secteurs entiers de la population active (comme les agriculteurs), ne permettent plus de répondre aux exigences qui figurent en tête des textes fondamentaux de la République française.
Pour redresser le cap et ramener les Français sur la voie de la prospérité, l’Institut de l’Espérance a dégagé plusieurs priorités :
1) Ramener l’État à sa juste place
Il faut un État puissant, donc non dispersé, et concentré sur les besoins essentiels. L’omniprésence de l’État en France étouffe l’initiative et la responsabilité. En intervenant dans tous les domaines, il complexifie les règles, alourdit les charges et freine la compétitivité. Au lieu de garantir un cadre clair et efficace, il se substitue aux acteurs économiques et sociaux, limitant leur liberté d’action. Cette dépendance structurelle crée inertie, inefficacité et découragement, au détriment de l’innovation, de la croissance et de la confiance, ce qui pèse en particulier sur l’emploi et les salaires.
Dès lors, l’Institut propose que la dépense publique revienne de plus de 57% du PIB à la moyenne européenne soit 49%. Cette réduction des dépenses qui représente 250 milliards d’euros permettra un remboursement progressif de la dette et donc la diminution des intérêts financiers qui pèsent de plus en plus dramatiquement.
2) Améliorer l’efficacité de l’État
« Plus d’actifs, moins de contrôleurs ».
Alléger les normes et les contrôles étatiques, c’est redonner de la compétitivité aux entreprises et accélérer la création de richesse.
Parmi les axes de travail prioritaires de l’Institut de l’Espérance :
• Dans les services de santé : plus de soignants mieux rémunérés et moins d’administratifs ;
• Dans l’éducation nationale : plus de professeurs mieux rémunérés et moins d’administratifs ;
• Dans la police : plus de policiers de terrain mieux rémunérés et moins d’administratifs.
3) Réduire le millefeuille administratif
Cette réduction sera permise par la suppression de deux échelons sur les cinq existants : État, région, département, communauté de communes, commune (sans compter l’Europe en 6e échelon). Le retour à la situation des années avant 1982 (État, département, commune) peut être envisagé.
En plus de cette réduction, les missions de chaque type de collectivité doivent être clarifiées et spécifiées pour éviter les redondances de compétences et tous les emplois publics qui en sont la conséquence.
4) Faire remonter les salaires
La hausse des salaires de ceux qui travaillent est un objectif essentiel.
Aujourd’hui le pouvoir d’achat est insuffisant. Le salaire médian (2.190 € nets par mois en 2024) ne permet pas de vivre décemment ou d’épargner.
Il faut aussi rendre plus attractif le passage de l’inactivité à un emploi davantage rémunéré.
Cela bénéficiera à l’ensemble de l’économie en dynamisant la consommation, tout en augmentant les recettes fiscales de l’État.
Enfin, l’augmentation des salaires est un facteur essentiel pour la paix sociale.
Cette hausse des salaires dans notre pays profitera aussi aux personnes immigrées arrivées récemment qui ne peuvent toutes vivre dignement. La réduction de la part des emplois à très bas coût, qui sont essentiellement proposés à une main d’œuvre immigrée et fragile, et pèsent sur les grilles de salaires, jouera en faveur de la croissance des salaires.
Pour renforcer la cohésion sociale et la valeur du travail, la différence entre la rémunération de ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas devra être suffisamment significative.
5) Travailler plus pendant les 3 années du redressement
La situation désastreuse de la France demande un effort particulier et temporaire :
• Augmenter la durée du temps de travail hebdomadaire de 35h à 38h durant les 3 ans de redressement ;
• Passer l’âge du départ à la retraite – comme les principaux pays européens – à 67 ans ou après 44 années de travail.
6) Remettre au travail ceux qui ne travaillent pas assez et en souffrent
Le chômage et l’assistanat ne privent pas seulement d’un revenu : ils entraînent une perte d’estime de soi, une marginalisation sociale, une fragilisation des familles et un sentiment d’inutilité qui minent la dignité. Le travail n’est pas une servitude mais une source d’accomplissement : il permet de contribuer, de créer, de se sentir reconnu et d’accéder à une véritable autonomie. Changer la vision du travail comme contrainte, pour le redécouvrir comme vecteur de liberté et d’épanouissement, est donc essentiel pour renforcer à la fois la vitalité économique et la cohésion sociale. Il faut donc mettre fin à la culture de l’assistanat, notamment en réformant les mécanismes d’aides sociales qui rendent moins avantageux le retour à l’emploi que le maintien en situation de chômage.
7) Fournir l’eau et l’énergie à des coûts compétitifs
Dans le domaine de l’énergie, il est nécessaire de fournir l’électricité et l’eau aux Français au prix de revient bas qu’autorisait le système construit par nos prédécesseurs (nucléaire, barrages, infrastructures…). Sur la question de l’électricité, cela suppose de s’affranchir du marché européen de l’énergie et de lancer un moratoire sur les énergies renouvelables subventionnées. L’énergie nucléaire est la seule qui puisse à la fois répondre aux besoins croissants du pays (voiture électrique, data centers), réduire l’utilisation des énergies fossiles émettrices de CO2, et garantir la souveraineté énergétique de la France.
8) Soutenir nos 350.000 agriculteurs
Il est essentiel pour assurer la souveraineté alimentaire des Français de garder sur nos territoires des « veilleurs » qui en assurent la bonne tenue et de soutenir nos agriculteurs. En leur versant à terme 1.000€ mensuels assurant leur pérennité économique, l’État dépenserait 4 milliards d’euros par an.
9) Miser sur la jeunesse et l’entrepreneuriat
L’objectif est de permettre aux jeunes de 18 à 35 ans de considérer l’entrepreneuriat comme une véritable voie d’insertion sociale et professionnelle, fondée sur le travail, la responsabilité et l’initiative. Dans un contexte où l’État ne dispose plus des capacités financières pour soutenir des politiques publiques lourdes et coûteuses, il faut des leviers alternatifs, plus souples et plus soutenables, afin d’encourager l’engagement économique des jeunes. Pour cela, il faut mobiliser l’investissement privé via un dispositif de microcrédit défiscalisé.
Il est possible de soutenir la création d’entreprises par les jeunes grâce à des investissements sous forme de microcrédits de particuliers ou d’entreprises bénéficiant d’une défiscalisation d’une partie des sommes engagées.
Ce mécanisme favoriserait un double accompagnement : financier par l’apport de capitaux privés, et humain grâce à l’implication d’investisseurs jouant un rôle de Business Angels auprès des jeunes entrepreneurs.
Dans la mesure où, pour les jeunes entreprises, le capital financier et humain de départ constitue l’une des clés de la réussite future, cette mesure inciterait davantage de jeunes Français à prendre le risque d’entreprendre. Elle proposerait également une solution concrète pour corriger les inégalités de patrimoine de départ et d’accès au crédit pour les jeunes issus de milieux peu favorisés.
10) Assurer leur retraite à tous les Français
Il faut pour cela rajouter chaque année un pourcentage de retraite par capitalisation protégé de la fiscalité étatique.
A suivre
Face à la défaillance de l’Etat, les Français se mobilisent
La cagnotte lancée par le château de Chambord a franchi le million d’euros de dons pour financer la restauration de l’aile François Ier, qui va pouvoir être sauvée.
Cette cagnotte, lancée en septembre 2025, a attiré 5500 donateurs. Une réduction d’impôt à 75 % s’applique pour les dons en faveur du chantier.
Dans l’aile aménagée à partir de 1539 pour accueillir les appartements particuliers et la salle du conseil de François Ier, aucun visiteur n’a pu pénétrer depuis 2019. Les murs lézardés par les fissures et les gravats au sol en ont rendu l’accès impossible.
Au total, 12 millions d’euros ont été réunis, notamment grâce à une dotation du ministère de la Culture, permettant la mise en sécurité, diagnostics et consolidations structurelles indispensables à la préservation de l’intégrité du château.
Désormais, le Domaine national de Chambord recherche les fonds nécessaires à la seconde phase du chantier, estimée à 25 millions d’euros, qui permettra au public de visiter l’aile François Ier.
Dire « il faut mettre fin à l’avortement en Europe » est considéré comme une « sollicitation sexuelle » par Instagram
Bienvenue en absurdie :
Faut-il rire ou pleurer ?
Rions plutôt.
Le commentaire "il faut mettre fin à l'avortement en Europe" posté par la @MarchePourLaVie sur Instagram tombe sous le coup de "sollicitation sexuelle", et est à "l'encontre des standards" de @Meta.Meta fait une drôle de lecture de la… pic.twitter.com/40rilRfwti
— Marie-Lys Pellissier (@MarieLys_Pell) September 17, 2026
Le traditionalisme n’est pas un problème, mais un symptôme… et peut-être une opportunité
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Trois ans après, que sont devenus les exilés sacrifiés du Haut-Karabakh ?
De notre envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince d’Arménie (éd. Sigest)
Souvenez-vous de cette triste date qui symbolise à la fois la barbarie des hommes et la lâcheté des soi-disant démocrates plus ou moins complices : Il y a trois ans, le 19 septembre 2023, Aliev donnait l’ordre à ses hordes barbares, équipées par Israël et ses pétro-dollars, d’envahir définitivement le Haut-Karabakh, la République d’Artsakh. En moins de 24 heures, la nouvelle guerre-éclair ébranlait les 115 257 Artsakhiotes (selon l’UNHCR) restés fidèles à leurs racines, obligés de tout abandonner du jour au lendemain. Après avoir vécu plus de 2 500 ans sur leurs terres (depuis au moins le VIIe siècle avant J.-C., selon l’historien et géographe Hewsen), ces descendants d’un seul et même peuple sont devenus des abandonnés, des bannis, des exilés.
Le 1er octobre tout était terminé : il n’y avait plus âme qui vive dans toute la République d’Artsakh, effacée à tout jamais. La reddition des autorités avait eu lieu le 28 septembre, par décret signé de la main du président déchu, Samvel Chakhramanian.
Trois ans plus tard, que sont devenus les 145 450 Arméniens du Haut-Karabakh (chiffre du recensement officiel soviétique de 1989) ? Reportage.
Je me souviens encore de cette conversation téléphonique avec Gayané : « Nous n’en pouvons plus. Mon mari est parti à la guerre, défendre la terre de nos ancêtres. Notre logement a été soufflé mardi, lors de la première pluie de missiles. Heureusement nous n’avons pas été blessés. Seules les vitres de notre balcon ont été soufflées. Depuis, nous vivons dans la peur. Nous survivons avec un peu de pain et d’eau. Mais nous ne mangeons plus à notre faim depuis plusieurs semaines, à cause du blocus de Latchine. Nous avons maigri. Nous sommes fatigués. Nous sommes au seuil de la mort. Est-ce que vous allez faire quelque chose pour nous, vous la France ? »
A Paris, ce 19 septembre 2023, Emmanuel Macron condamnait et téléphonait dans la foulée à Nikol Pachinian, le Premier ministre de l’Arménie : Le président « condamne avec la plus grande fermeté le recours à la force de l’Azerbaïdjan au Karabakh. » Puis, il avait appelé Ilham Aliev pour lui demander de « cesser immédiatement l’offensive ». Des mots et des paroles sans les actes…
Pire : le nettoyage ethnique des Arméniens et de toute la culture arménienne était acté. Trois ans plus tard, ce 11 septembre, la nouvelle ambassadrice de France à Bakou, Sophie Lagoutte, alors qu’elle se trouve en visite diplomatique officielle dans le Haut-Karabakh, invitée par les plus hautes autorités du pays, déclare :
« L’ampleur des travaux de reconstruction menés par l’Azerbaïdjan est vraiment impressionnante. J’ai vraiment hâte d’en savoir plus et de découvrir d’autres lieux ».
Un vrai scandale mondial, car cette déclaration a fait sursauter toute la diaspora arménienne qui s’en est offusquée. Certains la traitant même de « folle ».
Du bannissement à l’effacement
Comment ignorer à ce point l’histoire récente et les tragédies de la guerre des « 44 jours » de 2020, cet exode de 2023 avec toutes ses conséquences mortifères ? Aurait-elle dit cela si les Allemands avaient reconstruit Auschwitz, après avoir tout maquillé, tout rasé ?
Heureusement, il existe encore à ce niveau-là – celui de la diplomatie – des observateurs onusiens et des ambassadeurs qui soulignent et dénoncent avec force les politiques menées par les autorités azerbaïdjanaises. Ils dénoncent, aujourd’hui, la destruction de tout ou partie de l’histoire, de la mémoire et de certains sites anciens, modernes et symboliques. Ils dénoncent la réécriture et la réinterprétation mensongère du récit historique. Ils dénoncent…
Pour justifier la modification de l’histoire des églises médiévales arméniennes, des monastères, le régime autocrate de Bakou promeut officiellement la thèse révisionniste dite de l’Albanie du Caucase. Selon ce récit d’État (rejeté par la grande majorité des archéologues et des historiens), ces églises médiévales ne seraient pas arméniennes, mais auraient été construites par d’anciens Albaniens du Caucase puis « arménisées » au fil des siècles. Cette doctrine grossière et mensongère permet à l’Azerbaïdjan de planifier l’effacement des inscriptions en langue arménienne gravées dans la pierre sous couvert de « restauration ».

Un génocide culturel ?
Comment pourrait-il en être autrement lorsque vous détruisez plus de 2 500 ans d’histoire ? Il n’est pas possible de répondre à cette question : combien de cimetières, d’églises et de monuments ont-ils été détruits depuis le 1er octobre 2023 ? Difficile d’en donner le chiffre exact, car le pouvoir en place navigue à contre-courant de la vérité. Selon certains experts qui étudient des images satellites, ce sont des dizaines, voire des centaines d’églises et de sites religieux qui ont été endommagés, détruits ou tout simplement rasés et remplacés.
Comme avec les talibans, en Afghanistan, l’UNESCO n’a pas du tout les coudées franches. Ses équipes ne peuvent pas se rendre sur le terrain. Étonnant de la part d’un État souverain membre de l’ONU. Systématiquement, depuis 2020, le pouvoir autoritaire de Bakou bloque les missions de l’UNESCO.
Pourtant, encore une fois, Bakou, signataire de la Convention de La Haye de 1954, refuse de prouver qu’il n’y a pas d’atteinte aux biens culturels et religieux arméniens. Si l’UNESCO l’attestait, cela constituerait une grave atteinte au « patrimoine culturel de l’humanité ».
Ils avaient déjà commencé à détruire le patrimoine arménien du Nakhitchevan, après avoir chassé les Arméniens en 1989. Puis, en 2005, ils ont fini par détruire complètement les pierres tombales sculptées, les célèbres khatchkars. Pourquoi ne feraient-ils pas la même chose dans le Haut-Karabakh ?
Caucasus Heritage Watch : les preuves !
Oui, les preuves ne manquent pas, via les organisations de référence comme l’ONG Caucasus Heritage Watch. Une dizaine d’églises majeures ont été totalement ou partiellement détruites, à l’instar de l’église Kanach Jam à Chouchi ou de la cathédrale de la Mère de Dieu et de l’église Saint-Jacques à Stepanakert (dont le nom a été effacé et changé pour Khankendi ou Xankəndi en azéri). Il y a même des monuments civils et historiques, comme le mémorial du génocide arménien à Stepanakert, qui ont été totalement rasés.
Trois questions restent donc entières, que je me permets de poser directement au président Ilham Aliyev : Monsieur le Président, qu’avez-vous fait des plus de 5 600 cimetières, édifices, églises, monuments et sites culturels qui tapissaient, tels des bouquets de fleurs en plein hiver glacial, la terre arménienne du Haut-Karabakh ? Allez-vous laisser rentrer chez lui, dans son foyer, le peuple arménien du Haut-Karabakh, que vous avez chassé « comme des chiens » pour reprendre votre propre expression en septembre 2023 ? Enfin, allez-vous les dédommager de toutes les abominations, barbaries, injustices, spoliations et violences que vous leur avez fait subir ?
Hugo interpelle Aliyev
A son tour, voilà ce que vous dirait Victor Hugo : « Président ! Qu’avez-vous fait de cette parure de pierres si mystique, si précieux, de ces milliers de monastères et de temples, de tombes qui, hier encore, fleurissaient la terre arménienne si douce et généreuse ? Avez-vous transformé le printemps en hiver, les lumières en ténèbres ? Le silence des ruines vous accuse. Regardez ces exilés, ce peuple brisé de vos abominations et de vos fureurs, ce peuple si pur, que vous avez jeté dans la fournaise de la haine. Ce peuple qui marche maintenant sur les chemins du monde, banni, proscrit, spolié de son propre foyer sous le sabre de vos armées, et l’opprobre de vos pensées ! Les chasserez-vous à tout jamais comme des chiens, ou ouvrirez-vous enfin les portes du peu d’humanité qui fait battre encore votre cœur, où l’amour se meurt ? Prenez garde, car Dieu vous regarde et l’histoire vous juge déjà. Vous avez à rendre compte de chacun de ces cheveux tombés en déshérence. Oui, un jour viendra, et c’est dès maintenant, où les abominations et les spoliations subies crieront si fortement « JUSTICE ! » que votre propre sang ne pèsera plus rien du tout dans la balance de l’éternité. Vous serez alors un tyran déchu à tout jamais. »
Et le peuple dans tout cela ?
Aujourd’hui, le Haut-Karabakh est une immense plaine vide… Vide de son peuple. Tel le peuple élu, le peuple arménien est parti en exil forcé, en exode génocidaire. Direction, pour la majorité d’entre-eux, la Sœur-Patrie : l’Arménie. Au programme des 115 000 Arméniens du Haut-Karabakh qui ont fui : les trois « P » de la pauvreté, de la précarité et de la privation. Victor Hugo changerait de décor, il écrirait Les Misérables en Transcaucasie.
Dans un premier temps, il a fallu trouver un logement, au moins un repas par jour, des vêtements de rechange, du mobilier. Les associations, les fondations et les mairies ont accueilli, comme elles le pouvaient tout ce nouveau flux d’humanité désemparée. Les églises, également, ont mis à la disposition des familles des logements.
Et l’État, de son côté, a mis en place un système d’aides et d’allocations financières. Ainsi, Ani a bénéficié d’un programme social de la mairie d’Erevan. Puis, dans un second temps, il a fallu vite travailler. Ani, ainsi, a eu de la chance de trouver un travail de nuit, dans un supermarché.
Elle doit s’occuper dans la journée de sa maman, malade. Quel courage ! « Je ressens, toujours, une forme de solitude, qui ressemble à un lourd fardeau que je porte encore. Je dois tout refaire : ma vie, mes amitiés, mon voisinage… »

Des enfants traumatisés
Nous sommes le 29 septembre 2023. La longue queue qui s’étendait du corridor de Latchine, lieu de passage unique obligé pour les réfugiés entre le Haut-Karabakh et l’Arménie, n’est plus. À la frontière, les postes d’infirmerie qui accueillaient les malades pour faire les premiers soins sont vides.
Il reste quelques infirmières, et un médecin qui alerte : « Attention, les enfants sont tous traumatisés, ce sont des bombes à retardement ».
3 ans plus tard, le traumatisme est toujours là.
Anelga Arslanian dirige la fondation qui porte son nom. Ce médecin à la retraite est toujours active sur le terrain de l’Arménie pauvre et blessée, et encore plus auprès des réfugiés. Depuis 1988, et le terrible tremblement de terre qui a détruit le 7 décembre la ville de Spitak, elle a fait de la cause arménienne sa priorité. « Oui, le traumatisme est toujours vivant, même trois ans après. Nous accompagnons une quarantaine de familles, et les enfants veulent rentrer chez eux. Certains font encore des cauchemars, d’autres s’enferment dans un mal-être profond. D’autres développent des troubles comme le bégaiement, la peur, l’anxiété, ou le manque de confiance. Ils se sentent très seuls. Ils sont en souffrance… En grande souffrance. Nous essayons de les aider matériellement, financièrement, affectueusement, par une présence amicale. Mais c’est très dur. »

Des raisons d’espérer !
« Dans l’immédiat, il faut qu’ils continuent à s’intégrer. Ce n’est pas facile. Mais certains sont aidés psychologiquement. L’État arménien poursuit son aide, notamment avec la naturalisation arménienne. Quant à nous, nous continuons aussi, nous ne baissons pas les bras. »
Pour Liana qui raconte avoir subi la guerre de 2020 et le blocus de neuf mois qui a précédé la guerre du 19 septembre 2023, l’espérance réside dans la scolarisation des enfants : « Je suis la maman de trois enfants, et je suis très fière d’eux, car malgré leur souffrance, ils avancent, ils font des efforts. Ils se sont mieux adaptés que nous. »
Les raisons d’espérer ne sont pas des victoires à la Pyrrhus. Ce sont des petites victoires comme la paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie qui semble se consolider pour devenir durable… pour mille ans.
Comme cette croissance économique en 2025 de plus de 7 %. Comme ces entrepreneurs qui lancent et créent des entreprises, qui embauchent à tour de bras des réfugiés et leur donnent des raisons d’espérer, à l’instar du groupe des Frères Badalyan, qui emploie plus de 7 000 salariés.
Dernier exemple : celui d’Arthur, qui n’a pas trente ans et qui a ouvert un café solidaire avec d’autres réfugiés !

Concluons avec Hugo…
Que dirait-il sur les raisons d’espérer ? Il dirait ceci :
« Espère, enfant ! demain ! et puis demain encore !
Et chaque jour après ! attends un avenir !
Espère ! et chaque fois que tu verras l’aurore,
Dis-toi que le Seigneur va peut-être venir ! »
C’est, peut-être, en ayant lu cette conclusion de l’un des chapitres des Châtiments que Ruben Vardanyan a cofondé l’Initiative Humanitaire Aurora.
Rappelons qu’il est toujours détenu par Bakou depuis son arrestation « arbitraire et illégale » le 27 septembre 2023 à la sortie de Latchine. Il a été condamné à vingt ans de détention, le 17 février 2026.
En tout, ils sont 19 prisonniers arméniens détenus « illégalement », dont 16 condamnés lourdement. Ne les oublions pas.
Voici leurs noms : Arayik Haroutiounian, Bako Sahakian, Arkadi Ghoukassian, Ruben Vardanyan, David Babaïan, Davit Ichkhanian, Levon Mnatsakanian, Davit Manoukian, Madat Babaïan, Melikset Pachayan, Garik Martirovsian, Davit Alaverdyan, Levon Balaïan, Vasily Beglaryan, Gurgen Stepanyan, Erik Ghazaryan, Rashid Beglaryan, Karen Avanesyan et l’étudiant Alen Sargsyan. Ce-dernier a vingt-cinq ans, il est le plus jeune. Il avait vingt-deux ans au moment de son arrestation. Enfin, le plus ancien, Arkadi Ghoukassian a 69 ans.
Victor Hugo avait 68 ans, quand il est rentré d’exil… Son retour fut triomphal. Il est rentré le 5 septembre 1870 et a prononcé ces quelques mots : « En un jour, j’ai vu s’effondrer l’Empire et renaître la République. […] Je viens faire mon devoir. Quel est mon devoir ? C’est le vôtre, c’est celui de tous. Sauver Paris, sauver la France. »
Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier et associations citées
dans l’article
Pour en savoir plus :
Pour revenir sur la guerre de 2023 :
• Sur la route des déportés du Haut-Karabakh
• La Fondation Arslanian en mission d’urgence auprès des « déportés » arméniens du Haut-Karabakh
• 296 jours en Arménie, dans le premier Etat chrétien du Monde
Notre-Dame de Paris l’éternelle renaissance – Un chef d’oeuvre de la BD historique
Cette nouvelle bande dessinée parue aux éditions du Signe, « Notre-Dame de Paris, l’éternelle renaissance », se présente comme une grande fresque historique et mémorielle, avec la rigueur de l’historien Christophe Dickès. Le récit vivant et truffé d’anecdotes, les personnages bavards nous entrainent dans cette grande aventure de plusieurs siècles. Les dessins travaillés et pittoresques de Claude Lacroix accompagnent très justement le texte. En fin d’ouvrage : plan de la cathédrale, lexique pour les mots spécifiques.
Au cœur de la Cathédrale, l’histoire de la France s’écrit depuis plus de huit siècles. Ce récit s’articule précisément autour de deux grands axes historiques complémentaires
– Depuis le Moyen âge jusqu’à nos jours :
Sa construction débute au XIIe siècle sous l’impulsion de Maurice de Sully, et elle devient rapidement un symbole majeur de la foi chrétienne et du génie architectural gothique. Témoin des grandes heures de l’histoire, la cathédrale accueille des événements majeurs : couronnements, célébrations nationales, mais aussi les tourments de la Révolution française, durant laquelle elle est profanée et gravement endommagée.
– Incendie – Chantier titanesque
Le 15 avril 2019, un incendie foudroyant et spectaculaire ravage sa charpente et provoque l’effondrement de sa flèche, sous les yeux bouleversés du monde entier. Face à cette tragédie, un élan de solidarité sans précédent se lève en France et à l’international. Artisans, compagnons et experts se mobilisent pour relever ce défi hors norme : reconstruire à l’identique ce joyau du patrimoine.
Aujourd’hui, la Cathédrale Notre-Dame de Paris renaît de ses cendres. Son histoire, faite de grandeur, d’épreuves et de renaissance, continue de témoigner de la force d’un patrimoine vivant, porteur de foi, de culture et d’espérance. Vingt-quatre pages inédites retracent le drame de l’incendie de 2019 et les étapes de la reconstruction.
« Éternelle, Notre-Dame de Paris s’élève à nouveau dans la lumière du jour et veille sur Paris chaque nuit. Elle a traversé les siècles, les affres de l’histoire et les flammes, sans jamais s’incliner devant le temps ni le feu. De ses pierres meurtries renaît la splendeur sculptée par le génie des hommes. Notre-Dame est le cœur de la France mais aussi son âme : celle d’un peuple, d’une mémoire et d’une foi que rien ne peut réduire en cendres. »
Pourquoi Notre-Dame fascine-t-elle depuis tant de siècles ? Quels secrets renferme son architecture ? Que nous dit son histoire sur notre passé… et notre avenir ?
A travers le format de la bande dessinée, accessible et vivant, cet album vise à faire découvrir au plus grand nombre — jeunes comme adultes — la richesse historique, spirituelle et culturelle de ce monument emblématique. Raconter Notre-Dame en images, c’est transmettre une mémoire, faire revivre les grandes heures de son histoire, et donner du sens aux événements récents qui ont marqué le monde entier.
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Notre-Dame de Paris, l’éternelle renaissance, Serge Saint-Michel & Christophe Dickès, Illustrations de Claude Lacroix, un bel album de 72 pages, Editions du Signe, 19.90 €
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L’assassinat de Charlie Kirk fut un tournant
Assassiné le 10 septembre 2025 à l’âge de 31 ans, Charlie Kirk est connu aussi bien des milieux universitaires que militants. Un an plus tard, Le Verbe vous fait rencontrer de jeunes Québécois ébranlés par cet évènement :
Au sud de la frontière, dans les semaines qui suivent la mort de Kirk, les ventes de Bible explosent. Les églises connaissent une affluence hors norme. Dans un récent ouvrage (2026), le professeur de théologie à l’Université Concordia André Gagné explore l’idée de la fabrication du martyr de Kirk. Pour lui, l’assassinat du militant républicain serait rapidement devenu un levier conservateur dans la guerre culturelle. En entrevue, le spécialiste précise qu’il est difficile de dissocier le témoignage de foi de Kirk de son combat politique et de tous les moyens markétings qu’il mettait à profit.
Pour lui, il est dans l’ordre des choses que des bouleversements sociaux historiques — comme la mort de Martin Luther King ou les attentats du 11 septembre 2001 — provoquent des remous existentiels chez les gens. Encore faut-il savoir si cela se traduit par des changements profonds et persistants.
Mouton noir
Lisa-Gabrielle, 28 ans, se considère comme un mouton noir dans la famille en raison de ses positions politiques. Elle suit le héros MAGA depuis au moins trois ans. Quand elle comprend que Charlie place sa foi au-dessus de tout, c’est pour elle une révélation. «J’ai compris que mon athéisme était le seul élément qui me distançait du mouvement conservateur. J’adhérais à tout le reste, sauf au christianisme. Qu’est-ce qui m’en empêchait?», raisonne-t-elle.
Pour la native d’une famille assez antichrétienne et, de surcroit, très matérialiste, la mort de Kirk est un tournant. Elle s’autorise à acheter une Bible et à prier. Et elle décide de «donner sa vie à Jésus».
L’évènement est une dure épreuve pour la jeune femme, qui travaille en finances. Elle dit avoir pleuré pendant au moins dix jours. Bien plus encore, c’est la réaction populaire générale qui la confronte:
«J’ai vu les gens fêter l’assassinat d’un père de famille, se réjouir de sa mort; j’ai vu le mal. Un tel manque d’humanité m’a fait dire qu’il y avait forcément à l’inverse une force du bien, et j’ai décidé de la chercher et de m’y accrocher.»
Ce manque d’humanité, elle le reçoit non seulement comme une attaque à l’égard de toute sa mouvance politique, mais aussi à son propre endroit. Elle en déduit que sa vision de la vie et de la société n’a pas droit de cité et que le bâillon, l’ostracisation ou la mort sont des risques toujours présents.
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Chercher la vérité
«Charlie Kirk a eu un impact sur des milliers d’étudiants sur les campus, avance le professeur Gagné. On ne peut pas juste banaliser ça. Il a aussi utilisé les réseaux sociaux pour véhiculer son message et il était très bon pour le faire. Il satisfaisait un besoin. C’est certain que, dans le monde dans lequel on vit en ce moment, il y a beaucoup d’incertitude, et les gens sont souvent en quête de sens. Lui, donnait des repères. Parfois, les réponses peuvent être bénéfiques, mais peuvent être aussi assez radicales et manquer de nuances.»
Arina, 28 ans, est aussi ébranlée par le meurtre de cette figure qu’elle ne connait pourtant pas:
«C’est bouleversant de penser que tu peux te faire tirer dessus en plein jour juste parce que tu exprimes respectueusement tes idées et que tu veux dialoguer avec des gens.»
Assez rapidement, elle enchaine de nombreuses vidéos de Kirk, passe des journées entières à écouter ses débats et découvre «quelqu’un de super intelligent».
L’énergie et la conviction avec laquelle le militant républicain défend ses positions suscitent aussi chez elle le désir de chercher la vérité:
«Quand tu crois en rien, tu te fous un peu de tout. On dirait qu’il m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il y a plein de mauvaises choses dans le monde, puis que ce serait important que je m’intéresse à ce qui se passe pour savoir quoi défendre.»
D’origine russe, citoyenne québécoise depuis 18 ans, Arina grandit sans religion et sans opinions politiques particulières. Avant de découvrir Charlie, elle a même une perception négative de la foi et s’intéresse davantage au développement personnel. Plus elle l’entend déployer les richesses de la Bible, plus elle voit comment la foi chrétienne offre des réponses significatives aux questions existentielles.
Au même moment, son copain, qui s’intéresse aussi à Charlie Kirk et à Dieu, se fait inviter par un pasteur de leur coin à participer à des études bibliques. Ils y vont tous les deux.
Transformation progressive
Même son de cloche chez Simon, 38 ans, qui découvre l’influenceur au moment de sa mort. Il tombe par la suite sur ses vidéos en ligne — une première, ensuite une deuxième, et puis une troisième… Il ne s’est jamais arrêté.
Pour l’entrepreneur, c’est non seulement l’intelligence, mais aussi la sagesse de Kirk qui le rejoint.
«Il n’y a pas une vidéo que j’ai vu qui m’a fait douter de lui, soutient-il. Il m’a ouvert les yeux et a confronté ma façon de penser sur plusieurs sujets avec sa manière d’argumenter, qui était très structurée.»
Simon préfère parler dans son cas d’une transformation progressive plutôt que d’une conversion ou d’un changement radical. Ayant reçu une éducation culturellement catholique, il croit déjà confusément en Dieu, mais ne comprend pratiquement rien au christianisme.
L’approche rationnelle de l’apologiste américain lui plait et le conduit à se mettre à son école. Il se procure trois bibles plutôt qu’une et commence à les étudier, en plus de débuter le livre que Charlie terminait peu de temps avant sa mort: Stop, in the Name of God — Why Honoring the Sabbath Will Transform Your Life (2025).
Turning Point, Québec?
En plus d’Arina, de Lisa-Gabrielle et de Simon, plusieurs autres personnes avec un cheminement similaire sont identifiées par Le Verbe, mais il demeure que leurs récits ne sont pas légion au Québec.
Plusieurs pasteurs importants du milieu évangélique et baptiste québécois ont été sondés pour ce reportage. Aucun n’est témoin d’un mouvement ou d’un «réveil» de masse comme celui dont il est question au sud de la frontière. Corentin Messina, à Sherbrooke, constate toutefois une prise de conscience du côté des hommes chrétiens ou conservateurs. Selon lui, le traitement médiatique de la mort de Kirk leur aurait fait réaliser que, si des gens connaissaient leurs opinions, ils pourraient également se réjouir de leur mort.
Une ancienne candidate du Parti conservateur du Canada, Ingrid Fernanda Megni, organisait un rassemblement de prière en l’honneur de Charlie Kirk, le 20 septembre 2025, à Montréal, la veille de la grande cérémonie commémorative officielle aux États-Unis.
L’évènement ne rassemble qu’une trentaine de personnes, mais Mme Megni affirme de son côté y avoir rencontré plusieurs Québécois renouant avec leur foi chrétienne depuis l’assassinat. «D’autres se sont dits plus déterminés que jamais à affirmer ouvertement leurs valeurs conservatrices. Au sein de mon réseau et de mon église, cet évènement a encouragé plusieurs personnes à exprimer davantage leurs convictions et leurs valeurs sans crainte», partage-t-elle avec Le Verbe. Un sentiment aussi évoqué par Arina, Lisa-Gabrielle et Simon.
Prendre racine
Chez Arina, Simon et Lisa-Gabrielle, la semence de foi plantée par la mort de Charlie Kirk semble pour l’instant vouloir prendre racine.
Arina et son conjoint poursuivent leurs études bibliques et fréquentent leur église chaque semaine. La préparation de leur baptême et de leur mariage, qui auront lieu la même journée, va bon train. Même chose pour Lisa-Gabrielle, qui dit «poursuivre sa marche avec Jésus et chercher une manière d’intégrer [sa] relation avec lui dans sa routine afin que ce soit durable». Elle planifie également se faire baptiser dans les mois à venir.
Simon, quant à lui, a toujours hâte à son rendez-vous dominical pour entendre les enseignements de son pasteur, mais, surtout, pour voir la communauté, «ce [qu’ il] trouve le plus beau».
Avec un portrait de Charlie Kirk au cœur de sa maison, Simon se dit très reconnaissant envers ce héraut de la foi de l’avoir guidé vers Dieu. Il l’est encore davantage envers Dieu lui-même, «l’ultime responsable» de cette transformation. Le père de deux enfants ajoute:
«Mettre Dieu dans sa vie, c’est une chose, mais le mettre en premier, c’est ce qui la fait changer véritablement».
Et c’est à Charlie Kirk qu’il dit devoir cet enseignement.
Foire aux Vins du Barroux jusqu’au 20 septembre
Comme il faut atteindre l’objectif de 5000 cartons avant la fin de l’année, Le Barroux organise une Foire aux vins « vieux millésimes » pour donner un coup d’accélérateur à la campagne.
À cette occasion, vous pouvez compléter vos commandes avec d’anciens millésimes, conservés en quantités limitées, pendant 6 jours seulement (juqu’au 20 septembre).
Voici les vieux millésimes proposés :
- Pax 2018 : 42 bouteilles
- Pax 2019 : 42 bouteilles
- Lux blanc 2020 : 198 bouteilles
- Lux blanc 2021 : 150 bouteilles
- Lux rouge 2020 : 102 bouteilles
Une occasion rare de compléter votre cave et de soutenir le projet du Cellarium.
Vite, les quantités sont limitées !
N’oubliez pas, vous pouvez organiser une commande groupée (x 20 cartons) et choisir votre cadeau.*
C’est parti !
Ne ratez pas les vieux millésimes🍷

LFI menace de boycotter BFMTV mais pas Fayard
La France insoumise avait annoncé boycotter la chaîne d’information, en raison de sa ligne éditoriale. Après des échanges, la direction de BFMTV s’est finalement engagée à respecter certaines demandes de LFI.
Une semaine après cette annonce, le mouvement a eu des échanges avec la direction de BFMTV. D’après un communiqué de LFI, la chaîne se serait engagée à respecter certaines de ses demandes :
« La transparence totale sur la liste des invités et des thèmes prévus pour les invitations sur les plateaux de BFMTV », « la fin des annulations de dernière minute de nos oratrices et de nos orateurs », « la mise en place d’une procédure d’invitation respectueuse des oratrices et des orateurs de La France insoumise », « un renforcement de la rigueur vis-à-vis des fausses informations diffusées à l’encontre de La France insoumise, comme cela a été le cas au moment de la garde à vue de Madame Rima Hassan », ainsi que « des garanties de correctifs visibles quand une fausse information a pu être diffusée à l’antenne ».
Néanmoins, les insoumis ne participeront ni à l’émission animée par la journaliste Sonia Mabrouk, ni à celle avec Raphaël Enthoven ni avec Robert Ménard.
Par ailleurs, le député LFI du Val-d’Oise Aurélien Taché se prépare à publier un essai chez Fayard, propriété de Bolloré. « Le Français, une langue africaine » sera publié le 14 octobre dans la collection « Pensée libre » dirigée par … Sonia Mabrouk.
Lors d’une manifestation près de l’Olympia en mai, Jean-Luc Mélenchon estimait que « M. Bolloré met en danger la liberté de penser en France en créant un monopole idéologique sur la presse, la culture et l’éducation, dans l’édition ». « Si nous gagnons l’élection présidentielle », « le trust Bolloré en entier sera démantelé ».
Le site Claves fait peau neuve
Le site de formation animé par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre a été relooké.
Une nouvelle série de vidéos arrive en ligne. Qui a écrit les évangiles ? La mentalité contemporaine, rationaliste et sceptique, cherche à faire passer les évangiles pour des fables ou de pieuses inventions : peut-on faire confiance aux évangélistes ?
Au moment d’ouvrir les livres saints, trésors de l’Eglise qui nous donnent à connaître et aimer personnellement le Christ, Dieu fait homme pour nous montrer le visage du Père et nous sauver, la mentalité contemporaine, rationaliste et sceptique, cherche à faire passer les évangiles pour des fables, des réécritures, de pieuses inventions… Qu’en est-il réellement ? Dans cette vidéo, nous reprenons le sujet à fond, pour montrer que l’Eglise a toujours su et affirmé que les auteurs des quatre évangiles étaient bien de très proches disciples du Christ. Ces quatre textes ne sont pas attribuables à de vagues communautés, plusieurs siècles après la vie de Jésus, mais sont l’oeuvre de véritables témoins oculaires, qui ont raconté ce qu’ils ont vécu – l’événement qui a transformé leurs vies – et l’ont affirmé jusqu’à la mort. Les évangiles eux-mêmes sont pleins de détails qui dénotent indubitablement l’expérience vécue de témoins oculaires : ils nous invitent ainsi à les recevoir comme le récit direct et vivant de ceux que le Christ a choisi pour être les pierres de fondation de son Eglise.
«L’apostasie interne » de l’Occident se produit parallèlement à la « propagation vigoureuse de l’islam »
Le cardinal Gerhard Ludwig Müller a averti que l’Occident traverse une « crise d’identité sans précédent » à mesure qu’il s’éloigne de ses racines chrétiennes, arguant que « l’apostasie interne » de l’Occident se produit parallèlement à la « propagation vigoureuse de l’islam ».
Le préfet émérite de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré que la réponse à la crise ne devait être ni le relativisme religieux ni le fondamentalisme islamique, mais un retour à Jésus-Christ et au caractère missionnaire du christianisme.
Le cardinal Müller a tenu ces propos dans un discours pour la conférence Tavole di Assisi 2026 , qui s’est déroulée au début du mois. Son Éminence a abordé la sécularisation des sociétés occidentales, les relations entre chrétiens et musulmans, le posthumanisme et la responsabilité missionnaire de l’Église. Le cardinal allemand a soutenu que la crise à laquelle est confronté l’Occident chrétien ne pouvait pas être comprise simplement comme le résultat de pressions extérieures.
« L’Occident chrétien n’est plus seulement menacé par des forces extérieures, mais rongé par l’apostasie interne ».
Le cardinal Müller a lié cette érosion à la montée du posthumanisme, qu’il a qualifié d’« idéologie nihiliste ». Son Éminence a soutenu que les tentatives visant à affranchir l’humanité de Dieu risquent, à terme, de saper la conception de la nature humaine sur laquelle repose la civilisation occidentale.
Au lieu d’être considérés comme des créatures faites à l’image et à la ressemblance de Dieu, les êtres humains peuvent, selon Son Éminence, être traités comme de la « matière manipulable » ou un « algorithme parmi des algorithmes ».
Le cardinal a déclaré que cette évolution se produisait en même temps que « l’expansion vigoureuse de l’islam », tandis que les sociétés occidentales abandonnaient des croyances religieuses qui avaient façonné la culture européenne pendant des siècles.
Le cardinal Müller a également soutenu que l’affirmation constante de Dieu et de la transcendance par l’islam contrastait avec la sécularisation de la société occidentale. Parallèlement, il a affirmé que le christianisme et l’islam ont des conceptions fondamentalement différentes de la révélation et de la personne humaine.
« Les musulmans ne respectent pas un christianisme faible, honteux de la Croix et réduit à une œuvre de charité ou à un organisme de défense de l’environnement ». « Ils respectent ceux qui croient. »
Son Éminence a fait valoir que le vide spirituel créé par le déclin du christianisme pouvait faire apparaître l’islam à certaines personnes comme un « roc solide », notamment dans le contexte des controverses sur le sens de la nature humaine, du mariage, de la vie et de la mort.
Le cardinal Müller a néanmoins rejeté l’idée que l’islam puisse à lui seul apporter la solution à la crise occidentale.
« La réponse au nihilisme n’est pas le fondamentalisme, mais le Christ, le Logos incarné ».
Le cardinal Müller a également évoqué la rencontre entre saint François d’Assise et le sultan al-Malik al-Kamil lors de la cinquième croisade, un événement qui a suscité un vif intérêt lors du colloque d’Assise. Il a critiqué les interprétations de cette rencontre qui présentent saint François principalement comme un précurseur du dialogue interreligieux moderne ou du pacifisme.
« Un courant sentimental et relativiste a présenté saint François comme le précurseur du syncrétisme moderne, le prophète du dialogue pacifiste comme une fin en soi, dans lequel toutes les religions sont équivalentes et aucune ne détient la vérité », qualifiant une telle interprétation de « falsification historique et théologique ».
Le cardinal Müller a soutenu que la rencontre de saint François avec le sultan devait être comprise dans le contexte de sa foi chrétienne et de son souci du salut des âmes. François, a-t-il affirmé, s’est rendu auprès du sultan non pas pour des discussions diplomatiques, mais par « amour des âmes » et par conviction dans la mission salvifique de Jésus-Christ.
Le cardinal a déclaré que l’engagement en faveur du dialogue interreligieux n’exigeait pas des chrétiens qu’ils dissimulent ou renoncent à leur identité religieuse.
« Le dialogue interreligieux, pour être authentique et respectueux de la dignité humaine, ne peut se fonder sur la dissimulation de sa propre identité ».
Son Éminence a donc appelé l’Église à retrouver son caractère missionnaire, arguant que cela était « non seulement juste, mais urgent et nécessaire » dans les circonstances actuelles.
Le cardinal Müller a également établi un lien entre la perte de la foi en Occident et ce qu’il perçoit comme une crise plus profonde de la conception occidentale de la raison et de l’humanité. « L’Occident a perdu la foi parce qu’il a perdu la raison ».
Le cardinal a fait valoir que l’abandon du christianisme s’accompagne d’une remise en question des affirmations fondamentales concernant la nature humaine. Les religions offrant des réponses claires et des convictions fermes peuvent donc paraître attrayantes pour les personnes en proie à un doute spirituel.
L’alternative au nihilisme réside dans une foi centrée sur le Christ et compatible avec la raison.
« L’Occident se sauvera du posthumanisme et ne sera pas absorbé par d’autres religions s’il redécouvre la valeur de la mission ».
Dans la dernière partie de son discours, le cardinal Müller a appelé les chrétiens à réaffirmer le Christ et le caractère unique du salut chrétien plutôt que de répondre au déclin du christianisme en réduisant les exigences de la foi.
Son Éminence a soutenu que l’Église devait retrouver la conscience de sa mission et replacer le Christ au cœur de son message. Le cardinal Müller a réaffirmé le principe selon lequel « hors de Jésus-Christ, point de salut », adressant son appel aux chrétiens et à l’Europe, qui, selon lui, s’éloigne de plus en plus de ses racines chrétiennes.
Le cardinal Müller a conclu en liant le rétablissement de la foi chrétienne à une compréhension renouvelée de la dignité humaine.
« Ce n’est que lorsque l’Occident replacera Dieu au centre que l’homme redeviendra pleinement humain ».
Le délitement de la famille à la source de la crise démographique
En 2025, la France a enregistré environ 645.000 naissances, le niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale, et la fécondité est tombée à 1,56 enfant par femme. La Fondapol vient de publier une étude intitulée «Conjugalité, sexualité, natalité. La triple récession du couple parental ». Hélène Calas y écrit :
Cette crise de la natalité est d’abord une crise de la conjugalité. Le célibat durable progresse, on se met en couple plus tard, on a son premier enfant plus tard. Les cadres où l’on se rencontrait autrefois (la famille, le voisinage, les associations, la paroisse, les fêtes) se sont érodés et rien n’est venu prendre leur place, sinon les applications. Or celles-ci ont installé une logique qui leur est propre : l’impression d’un choix illimité, le swipe1, la gamification2, tout pousse à chercher mieux plutôt qu’à s’arrêter, à garder la porte ouverte plutôt qu’à s’engager. Le couple reste pourtant très désiré (80% des 18-30 ans en font un idéal), mais il doit désormais composer avec l’autonomie, la carrière, les loisirs, le développement personnel. On veut toujours le couple ; on supporte moins bien les compromis, les renoncements et les imperfections que suppose sa durée.
Aussi, elle explique :
Le principal enseignement de l’étude tient en une phrase : une politique de natalité ne peut pas se contenter d’aider les gens une fois que l’enfant est envisagé ou déjà là. Le logement, les allocations, les modes de garde restent indispensables, mais ils arrivent en aval. Il faut aussi s’occuper de ce qui rend possibles, en amont, la rencontre, le couple et le désir d’enfant. […]
La dénatalité, au fond, n’est pas une crise de la fécondité qu’on pourrait traiter isolément. C’est l’une des plus profondes conséquences de la crise du lien et du temps long. Une culture de l’immédiat, de l’optimisation et du réversible rend plus difficiles les trois expériences dont dépend toute parentalité : rencontrer, s’engager, durer. La question n’est donc plus seulement de savoir comment faire remonter les naissances, mais comment permettre à ceux qui veulent un couple et des enfants de transformer ce désir en projet de vie.
50 années de politique anti-familiale, de promotion de l’individualisme, du sexe facile, de dénigrement de l’engagement, de destruction de l’indissolubilité ont pour conséquence une crise de la démographie, participante au suicide français.
GPA : un milliardaire chinois père de plus de 100 enfants
Une Californienne qui porte un enfant par le biais d’un contrat de gestation pour autrui a été stupéfaite d’apprendre que le père de l’enfant est un milliardaire chinois qui aurait déjà fait naître entre 100 et 300 enfants de mères porteuses américaines.
Cette femme est une mère célibataire d’une fillette de sept ans. Elle a été attirée par une annonce proposant 120 000 $ à des femmes pour devenir mères porteuses. L’agence qui a négocié le contrat de gestation pour autrui, Patriot Conceptions, a indiqué que le père d’intention était un homme célibataire souhaitant agrandir sa famille. Elle a été choquée d’apprendre l’identité du père de l’enfant qu’elle portait, enceinte de 12 semaines.
« Je me sens prise au dépourvu, je me sens trompée ». « On dirait qu’il est en train de constituer une armée. C’est dingue… Je ne comprends pas ses motivations. Je sais juste que ça va être dur pour les enfants. »
Lorsqu’elle a appris qu’elle était l’une des plus de 20 mères porteuses avec lesquelles Xu Bo travaillait actuellement, elle a déclaré avoir eu l’impression de faire partie d’une usine à bébés.
« L’agence aurait dû faire preuve de beaucoup de transparence avant même la mise en relation… concernant la personne pour qui vous alliez avoir un enfant et la composition de votre famille ». « C’est vraiment horrible d’y participer ». « On se demande même si c’est légal. Tout le monde, à chaque étape, donne son accord, établit des accords, et au final, c’est la mère porteuse qui se retrouve avec la moitié des informations qui compte. »
De son côté, le milliardaire chinois a déclaré dans un communiqué que « plus d’enfants apportent plus de bénédictions » et qu’il aspire ardemment au développement de la nation chinoise.
Les enfants de Xu Bo, nés de mères porteuses américaines aux États-Unis, possèdent la nationalité américaine. Ainsi, bien qu’élevés en Chine communiste, ils pourront non seulement voter aux élections américaines, mais aussi se présenter à des fonctions politiques aux États-Unis, y compris à la présidence, dès l’âge de 35 ans.
Xu Bo a lui-même publié sur le compte de sa société Duoyi Network : plus de 100 bébés américains qu’il a obtenus grâce à des services de gestation pour autrui ! L’ancienne compagne de Xu Bo a affirmé qu’il avait au moins 300 enfants. Xu Bo n’en reconnaît avoir que plus de 100.
Le cas de Bo est loin d’être isolé. En réalité, il révèle une tendance inquiétante. Suite à la publication d’une enquête du Wall Street Journal , les sénateurs républicains américains Tom Cotton (Arkansas) et Rick Scott (Floride) ont adressé, en début d’année, une lettre au ministère de la Justice demandant l’ouverture d’une enquête sur les « centres de gestation pour autrui gérés par des ressortissants étrangers ».
« Des informations alarmantes indiquent que des ressortissants chinois exploitent systématiquement les lois américaines sur la gestation pour autrui et le droit du sol ». « Ces enfants seront un jour en droit de voter aux élections américaines, d’accéder à des postes sensibles ou de servir les intérêts de Pékin, tout en devant prêter allégeance au PCC ».
Parlement européen : Valérie Hayer s’en prend au pape
Valérie Hayer, Présidente du groupe Renew Europe – le groupe d’Emmanuel Macron- au Parlement européen depuis le 25 janvier 2024, et député européen depuis le 2 juillet 2019, réélue le 9 juin 2024, vient de s’en prendre au pape à propos de l’Intelligence artificielle :
Le Pape est le chef spirituel d’une Église qui rassemble plus d’1,4 milliard de fidèles dans le monde. Valérie Hayer est une responsable politique semi-inconnue.
Réglementer, interdire, multiplier les barrières et restreindre les libertés au nom de sa vision de l’Europe, ce n’est pas de la « philosophie ». C’est faire de la politique.
Et en démocratie, une doctrine politique ne s’érige pas en vérité supérieure. Elle se confronte au suffrage universel.
Aux dernières européennes, la liste de Valérie Hayer a recueilli 14,6 % des voix en France.
— Fabrice Leggeri (@FabriceLeggeri) September 16, 2026
Les évêques de France ont-ils tendu un piège au Pape.
De Jean Marensin, historien, pour le Salon beige:
La perspective de la visite du Pape en France suscite une ferveur que l’on n’avait pas connue depuis longtemps. Il est normal que les Français se réjouissent d’accueillir leur père. D’autant qu’il porte un nom français et a en partie une ascendance française. Avec quelques ambiguïtés cependant dans ce bon accueil. Les catholiques dits « progressistes », ravis de l’excommunication des nouveaux évêques de la Fraternité Saint Pie X croient, à tort ou à raison, que le Pape est de leur bord.
La visite à Paris et à Lourdes est normale.
La visite à Metz pose, elle, des questions. Léon voulait une ville de province ; les évêques français lui ont proposé la ville de Robert Schuman. Le Pape voudrait en profiter, avec des responsables religieux non catholiques, pour lancer un appel à la paix. Excellente idée au moment où en Europe de l’Ouest tout le monde fourbit ses armes en attendant une grande guerre continentale contre la Russie, à laquelle des forces sombres des deux côtés de l’Atlantique semblent pousser.
Mais si un pareil appel devait se référer à Robert Schumann, quel singulier malentendu !
Car, disons-le, ce sont les héritiers de Robert Schumann qui, aujourd’hui, en Europe occidentale poussent le plus à la guerre, avec une ardeur proportionnelle à leur engagement pour une Europe supranationale. Par exemple Macron, Merz, Von der Leyen…
Il n’est pas sûr que les évêques de France et d’Europe (sauf la Pologne), dont le logiciel reste celui de la vieille démocratie chrétienne pro-européenne, aient compris cela.
Pour la majorité de évêques de France, la construction européenne est sacrée. Ils étaient pétainistes, ils n’ont pas voulu être gaullistes, ils sont devenus démocrates-chrétiens et donc centristes et « européens ».
Ils ont ignoré les sages déclarations de Jean-Paul II, pour qui l’Eglise était certes favorable à la coopération des pays d’Europe mais n’avait pas à se prononcer sur ses modalités institutionnelles.
Le pape François a aussi su prendre des positions équilibrées, qui n’ont pas fait l’unanimité en Europe, sur les grandes crises internationales (Ukraine, Proche-Orient). Interrogé sur une récente vague « populiste » aux élections européenne, par des journalistes qui pensaient qu’il allait la condamner, il répondit que « ceux qui gouvernent doivent savoir écouter les peuples », ce qu’on a oublié depuis longtemps à Bruxelles.
Macron a été élu deux fois 2017 et 2022. Chaque fois, il s’est trouvé un archevêque français pour dire, officieusement au nom de ses collègues, qu’il allait voter pour lui. Cela pour « sauver l’Europe » menacée pensaient-ils par les « populistes » (ou les peuples ?).
Macron dont de hauts personnages de l’Eglise, parmi lesquels l’archevêque Gadecki, président de la conférence épiscopale de Pologne, ont dit qu’il était possédé (par qui, nous le laissons à deviner). En tous cas, les Français ont vu voir comment, depuis 2017, il prend parti chaque fois qu’il le peut contre les intérêts de la France et contre les positions de l’Eglise. Lourde croix à porter pour ceux qui aiment notre pays.
Le même Macron s’agite pour faire monter la tension avec la Russie.
Dans les années trente, les extrémistes, partisans de régimes totalitaires, poussaient à la guerre, tandis que les centristes, modérés ou radicaux et même socialistes, au pouvoir à Paris et à Londres, voulaient la paix. Par un renversement dont l’histoire nous offre maints exemples, aujourd’hui, c’est l’inverse : les centristes-européistes veulent une guerre avec la Russie. Comme tous les idéalistes (ou idéologues), ils sont inaptes au compromis, tandis que les prétendus extrémistes refusent la guerre.
Que la conférence des évêques d’Europe ait récemment appelé à un réarmement (non moral mais militaire) de l’Europe occidentale, calqué sur les positions de l’OTAN, montre combien le contexte actuel peut en égarer certains.
Non seulement le parrainage de Robert Schuman serait bien mal choisi mais le personnage, fait vénérable à la suite des pressions de la commission de Bruxelles et des Lorrains, est aujourd’hui contesté. Il a voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il a passé la guerre caché dans des monastères. On sait aujourd’hui que la fameuse déclaration Schuman du 9 mai 1950, dont on dit quelle fut le point de départ de la construction européenne, fut rédigée par l’agnostique Jean Monnet à l’ambassade des Etats-Unis et qu’il n’eut qu’à la lire devant les journalistes.
S’il fut de manière presque continue ministre de la IVe République, c’est sans doute que le vieux paysan mosellan était plus madré qu’on ne croit, c’est surtout que Washington a jugé qu’il serait un allié docile.
Faut-il aller plus loin et penser que les évêques français ont tendu un piège au pape Léon XIV ? D’une part en organisant sa venue en pleine campagne électorale, une campagne qui pourrait virer à la guerre civile, ensuite en poussant le Pape vers des positions européennes, c’est-à-dire bellicistes qui iraient dans le sens des macroniens et apparaîtraient comme une condamnation du vote Le Pen. Déjà une visite prévue à un centre de soins palliatifs (critique implicite de Macron qui a tant poussé pour qu’il y ait une loi sur l’euthanasie) a été remplacée par celle d’un centre d’accueil pour migrants (critique implicite du RN). Certaines collusions étranges entre les hautes sphères de l’Eglise et le président, qui pourtant méprise les évêques, le laissent craindre.
On peut faire confiance à l’habileté du Pape pour éviter ces pièges, mais cela lui aurait été plus facile s’il était allé à Lisieux plutôt qu’à Metz…
Jean MARENSIN
La paix liturgique est possible : le laboratoire de Saint-Germain-en-Laye
Nous avons interrogé Cyril Farret d’Astiès, président de l’association Les Franciscaines à Saint-Germain-en-Laye qui s’attache à promouvoir et développer l’accès au vetus ordo dans cette ville importante du diocèse de Versailles :
Avec la paroisse, vous organisez début octobre un week-end dédié au huitième centenaire du « transitus », la naissance au ciel de saint François d’Assise, avec, notamment, le lancement d’une tournée du chœur Ephata et la représentation de la cantastoria « Le Fou d’Assise » qui avait rencontré un grand succès au printemps à Saint-Germain-l’Auxerrois. C’est l’occasion de revenir sur l’existence originale de cette communauté traditionnelle. Pouvez-vous nous rappeler un peu votre histoire ?
Cyril Farret d’Astiès : Vous avez raison de relever l’aspect original de la communauté des Franciscaines. Il est effectivement assez atypique, mais nous pensons qu’il pourrait aussi servir de matrice plus large à la mise en œuvre de la paix à laquelle le pape Léon XIV a appelé au début de son pontificat et que promeut sa belle devise augustinienne : In illo uno unum.
La sainte Liturgie écrivait le pape Paul VI « est la source première de cet échange divin dans lequel la vie de Dieu nous est communiquée ; elle est la première école de notre âme. » Malheureusement depuis quelques décennies, la liturgie est devenue un lieu de dispute, d’affrontements et de scandales.
En 2023, dans un contexte général de tensions et de doutes, sous le pontificat du pape François, alors que son motu proprio Traditionis custodes fermait des portes largement ouvertes par Benoît XVI, a été accordée la célébration de la messe traditionnelle chaque dimanche et pour les grandes fêtes dans une chapelle de la ville de Saint-Germain-en-Laye. Cette mission est assurée par le curé et ses vicaires avec un grand souci pastoral et une véritable attention au respect de l’esprit et de la lettre des livres liturgiques antérieurs à la réforme post-concilaire.
Cet accord n’est cependant pas totalement tombé du ciel ?
Pas totalement. Mais nous ne sommes que des instruments ; c’est assurément la Providence divine qui était à la manœuvre. La première messe a été célébrée à la chapelle des Franciscaines le dimanche de Laetare 2023, qui tombait cette année-là le jour de la fête de saint Joseph. Vous m’accorderez qu’il est bien difficile de ne pas y voir la main du Bon Dieu ! Il faut en effet se souvenir que des années de confrontations, parfois bien dures, ont d’abord prévalues. Je ne souhaite pas spécialement évoquer les différents épisodes qui ont émaillé cette histoire douloureuse, vos lecteurs trouveront bien des choses sur internet et dans les archives du Salon Beige pour assouvir leur curiosité. Après ces nombreuses années d’oppositions et de déchirures locales au sujet de la libre jouissance du patrimoine liturgique antérieur à la réforme des années 1960, avec la grâce de Dieu et la sagesse de personnes qui ont cherché sincèrement et charitablement une voie d’apaisement, une solution pérenne, réaliste, fructueuse a vu le jour il y a trois ans, avec une deuxième étape importante cette année (au niveau pratique avec un usage entièrement dédié au vetus ordo de la chapelle, mais aussi par augmentation de l’offre sacramentelle et pastorale).
Pouvez-vous dresser un petit portrait de cette communauté des Franciscaines ?
La communauté croît régulièrement (plus de 200 fidèles à présent chaque dimanche), accueillant des convertis, des familles, des voisins, des catholiques attachés depuis toujours à la liturgie traditionnelle ou qui la découvrent… Certains sont très liés à la fraternité Saint-Pie X et d’autres n’avaient jamais entendu parler de l’ancien rit avant de pousser la porte de la chapelle. Comme partout en ce moment me semble-t-il, nous voyons arriver des personnes qui ont soif de sacré, de transcendance, de beauté, d’exigence, de cohérence, qui n’ont reçu aucune formation et qui n’ont pas non plus d’apriori. Le vénérable rit les subjugue par sa verticalité, et sa capacité à lever le voile du surnaturel en total contraste avec notre époque vulgaire, horizontale et technique. Ils nous disent leur enthousiasme et leur émerveillement pour cette liturgie et la beauté du chant grégorien qui lui est si intimement lié.
Grâce à notre évêque, monseigneur Crépy, à son vicaire général monseigneur Boulle et à notre curé le père L’Hirondel, grâce aussi à la bonne intelligence des fidèles de part et d’autre, la paix règne à présent dans toute la paroisse.
Il ne s’agit cependant pas de prétendre, par une forme d’irénisme, que nous sommes tous, tout le temps et en tous points d’accord sur tous les sujets. Mais, recherchant le bien des âmes et appliquant une sentence de saint Augustin, la charité fraternelle règne et la louange de Dieu se déploie : In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas.
Des activités jaillissent en complément de la messe et de son service. Par exemple une confrérie de messieurs dédiée aux âmes du purgatoire ou l’organisation conjointe du week-end « franciscain » des 2, 3 et 4 octobre prochains.
La colonne vertébrale qui guide farouchement notre groupe de laïcs c’est une triple fidélité. Fidélité à notre mère l’Église. Fidélité au vénérable patrimoine liturgique qui est le bien commun spirituel et irrévocable de toute l’Église latine. Fidélité à l’esprit de la chapelle qui nous accueille, toute imprégnée d’esprit franciscain infusé pendant près de cent ans par des sœurs de cet ordre qui ont à présent disparues.
Quelle leçon plus universelle en tirez-vous ?
J’en vois essentiellement deux :
Premièrement, cette petite histoire locale et bien modeste confirme l’engouement et l’attente réelle des fidèles pour le vetus ordo. Partout où il est proposé de manière véritablement charitable avec un réel bon sens pastoral, il voit des communautés se structurer et grandir, pas uniquement numériquement mais aussi spirituellement.
Deuxièmement la mise en œuvre intelligente du vetus ordo (c’est-à-dire à un horaire familial, en un lieu idoine, par des desservants bienveillants), contrairement à ce qui est parfois asséné, apporte la paix. Une paix chrétienne qui, contrairement à la pratique moderne, n’est pas la victoire d’un camp par la soumission d’un autre, mais la recherche d’un ordre juste qui laisse à Dieu le soin de résoudre avec le temps les doutes subsistants.
Pour toute information [email protected]
Billetterie Le Fou d’Assise https://www.ensemblephata.com/event-details-1/saint-germain-en-laye-1

Fin des temps, fin du monde, jugement dernier : faites-vous vraiment la différence ?
Fin des temps, fin du monde, Jugement dernier… Ces expressions nous sont devenues familières. Nous les retrouvons dans les articles de presse, dans les livres et jusque dans les vidéos les plus accrocheuses diffusées sur les réseaux sociaux. Mais savons-nous réellement ce qu’elles signifient et, surtout, faire la distinction entre elles ?
Nous souhaitons lever le voile sur ces grands passages de l’humanité évoqués dans l’Évangile et, avec le discernement nécessaire, dans les prophéties de nombreux mystiques catholiques.
LA FIN DES TEMPS
La fin des temps correspond à une réalité théologique qui s’inscrit dans l’histoire de l’humanité. Dans le Nouveau Testament, les « derniers temps » commencent, au sens large, avec la venue du Christ. D’un point de vue prophétique, ils désignent plus particulièrement le temps au cours duquel se succèdent les signes et les grands événements conduisant l’humanité vers l’accomplissement final de son histoire.
La fin des temps a donc déjà commencé. Elle se manifeste notamment par des signes précurseurs — guerres, famines, épidémies, persécutions, etc. Dans l’Évangile, ceux-ci ne permettent pas de connaître la date de la fin : ils sont avant tout un appel à la vigilance, à la conversion et au retour à Dieu.
Ces bouleversements toucheraient progressivement ce que nous connaissons de notre monde : sociétés, systèmes politiques, rapports entre les nations, cultures et croyances. Pour mieux se repérer dans cette longue succession d’événements, les prophéties catholiques distinguent plusieurs grandes étapes : les épreuves et les châtiments, le règne d’un Grand Monarque, une période de paix et de prospérité puis l’épreuve de l’Antéchrist et les événements précédant le retour glorieux du Christ.
Les sept Églises de l’Apocalypse apportent une autre clé de lecture de la fin des temps. Le vénérable Barthélemy Holzhauser (1613-1658) les interprétait comme autant d’âges successifs de l’histoire de l’Église.
LA FIN DU MONDE
La fin du monde relève d’une autre réalité : elle marque l’achèvement définitif et inéluctable de l’histoire terrestre. Il ne s’agit donc plus d’une succession de bouleversements, mais de l’accomplissement ultime du dessein de Dieu.
La différence est essentielle : durant la fin des temps, les signes sont encore un appel à la conversion et à la préparation ; avec la fin du monde, l’histoire terrestre elle-même arrive à son terme. Le temps laissé à l’humanité pour cheminer et revenir à son Créateur s’achève alors. Dieu conduit sa création à son accomplissement définitif.
La « fin du monde » ne signifie cependant pas, dans la foi catholique, l’abandon ou l’anéantissement définitif de la création de Dieu. L’espérance chrétienne conduit au contraire vers cette promesse de l’Apocalypse :
« Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle. » (Ap 21, 1)
LE JUGEMENT DERNIER
Enfin, le Jugement dernier n’est pas simplement un autre nom donné à la fin du monde. Il en constitue l’un des événements ultimes : le jugement de l’humanité tout entière, lié à la résurrection des morts et au retour glorieux du Christ. Il ne doit pas être confondu avec le jugement particulier, qui concerne l’âme de chacun au moment de la mort. Le Jugement dernier marque ainsi l’accomplissement définitif de l’histoire humaine selon le dessein de Dieu.
Jésus lui-même en donne une représentation très forte dans l’Évangile selon saint Matthieu :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui. » (Mt 25, 31-32)
Ce jugement manifestera pleinement aux yeux de tous, la vérité sur la relation de chaque homme à Dieu et sur le bien et le mal accomplis au cours de l’Histoire. Il révélera également comment, malgré les injustices, les persécutions et le mal qui auront traversé les siècles, la Providence divine aura conduit l’Histoire vers cet accomplissement.
UNE MEME HISTOIRE, DES REALITES A DISTINGUER
Fin des temps, fin du monde et Jugement dernier ne sont donc pas de simples synonymes. Ces expressions sont intimement liées et s’inscrivent dans une même histoire, celle du monde crée par Dieu.
Mais entre notre époque et cet accomplissement final, que se passera-t-il ? qu’adviendra-t-il du monde une fois le règne du roi très chrétien advenu ?
C’est pour apporter des repères simples que les Éditions Résiac publient le Volume 2 de la Chronologie des temps de la fin. Là où le premier volume s’arrêtait au règne du Grand Monarque, cette nouvelle brochure poursuit la chronologie jusqu’à l’Antéchrist, la fin du monde et le Jugement dernier. Toujours dans le but de se rapprocher de la vérité de Dieu, elle propose, dans un format accessible à tous, l’essentiel pour remettre ces événements dans leur ordre et avancer avec davantage de clairvoyance. Des repères précis, complétés par la clé de lecture offerte par l’interprétation des âges de l’Église du vénérable Holzhauser, permettent de mieux comprendre la succession des événements.
Découvrez dès maintenant la nouvelle brochure : https://www.resiac.fr/propheties/12231-chronologie-des-temps-de-la-fin.html
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
V. L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation
D’Antoine de Lacoste :
Olivier Colom, fut conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy puis fut recruté par la banque Edmond de Rothschild, comme nous l’avons indiqué dans notre précédent article. C’est lui qui, en 2013, introduisit Jeffrey Epstein auprès d’Ariane de Rothschild. Rappelons que c’est le diplomate norvégien Terje Rod-Larsen qui fit l’intermédiaire entre Epstein et Colom.
La relation avec la banque franco-suisse Edmond de Rothschild fut très fructueuse pour le pédophile grâce surtout à Ariane de Rothschild qui va tomber sous son charme sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Rien ne sera rationnel dans cette relation, sauf si l’on considère que beaucoup de chemins mènent à Israël, ce qui donne alors une grille de lecture plus vraisemblable que le charme irrésistible du pédophile auquel on ne peut que succomber. S’il y en a encore pour y croire…
Ariane de Rothschild a un parcours peu commun. D’origine allemande, Ariane Langner est née au Salvador en 1965. Après un MBA aux Etats-Unis, elle travaille dans des salles de marché à New-York, en Australie puis à Paris pour l’assureur américain AIG. C’est là qu’elle fait la connaissance de Benjamin de Rothschild qu’elle épouse en 1999. Benjamin est le fils unique d’Edmond, le fondateur de la banque. Elle monte rapidement dans la hiérarchie, dirige les activités non bancaires du groupe (vin, hôtellerie) puis la banque. En 2015, elle devient présidente du comité exécutif du groupe. Il s’agit d’une ascension étonnante pour quelqu’un qui n’est pas un Rothschild de naissance. Benjamin meurt en 2021, Ariane devient propriétaire et directrice générale de l’ensemble du groupe. Ce sont les « Epstein files », ceux diffusés en janvier 2026 notamment, qui vont cruellement mettre en lumière ses liens avec Epstein.
De 2013 à 2016 plus de 5500 courriels furent échangés entre le délinquant sexuel et la banquière. Rappelons que les premiers ennuis judiciaires d’Epstein remontent à 2008 et sont parfaitement visibles sur internet.
Durant cette période, 45 millions de dollars de commissions lui sont versées conjointement par la banque et un milliardaire canadien, Mortimer Zuckerman, pour des conseils successoraux. Tous les experts sont unanimes pour juger ces sommes disproportionnées, mais nous avons constaté maintes fois que c’est toujours ainsi. Il convient d’ajouter 25 millions de dollars suite à un contrat passé entre la banque et Southern Trust, société d’Epstein pour des « analyses de risque » dont on aimerait bien connaître la teneur. Le contrat fut signé par Ariane elle-même.
Les relations étaient si fortes entre les deux, qu’Ariane fit au moins un séjour sur la fameuse île des Caraïbes d’Epstein, Little Saint James, en novembre 2014. Le plus fort est qu’elle y emmena trois de ses filles, toutes adolescentes. Certes, il avait été condamné pour sollicitation de prostitution et non pour viol sur mineures (un scandale de plus) mais tout de même ! Il tentera d’ailleurs par la suite de faire entrer l’une d’elles à l’université de Columbia mais n’y parviendra pas.
Dans notre précédent article, nous avons parlé des liens étroits existant entre Epstein et l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak. Selon les derniers documents mis enfin en ligne par le DOJ (Département de la justice) le 30 janvier dernier (il en manque encore beaucoup !), Epstein a organisé une rencontre importante entre Barak et Ariane de Rothschild en 2014. Ils ont beaucoup de choses en commun, en particulier les ennuis judiciaires de leurs banques respectives pour évasion fiscale et blanchiment. La banque Edmond de Rothschild et son confrère la banque Julius Baer sont en effet au cœur d’une vaste enquête de la justice suisse et l’étau se resserre inexorablement. Les deux établissements cherchent à négocier.
Or, Ehud Barak vient de rejoindre Julius Baer. Olivier Colom commente ce recrutement à travers des courriels échangés avec Epstein, où pointe le regret que l’Israélien ait préféré rejoindre Baer plutôt que Rothschild. Ce n’est pas grave pour Epstein qui a ainsi deux amis dans deux banques différentes. Il jouera les intermédiaires avec les autorités helvétiques et la Banque Rothschild ne paiera finalement que 45 millions de dollars d’amende, ce qui paraît absolument dérisoire compte tenu de la gravité et de l’ampleur des fraudes constatées : ce sont des milliards de dollars qui ont échappé au fisc américain.
Il est maintenant établi que le duo Epstein-Ehud Barak a travaillé pour aider Israël. La banque Rothschild a été plus discrète et s’est souvent contentée de financements indirects par le truchement de Southern Trust, la société d’Epstein. Plusieurs enquêtes menées par l’excellent site Drop Site News apportent des éléments intéressants à partir du dépouillement des millions de documents « Epstein files » maintenant disponibles. Le titre de l’un des articles est très clair : « Jeffrey Epstein a courtisé la banque Rothschild pour financer l’empire des cyberarmes israéliennes ». En revanche, l’article n’apporte pas la preuve que la banque Rothschild a directement financé des cyberarmes israéliennes.
La société américano-israélienne Carbyne Ltd, spécialisée dans les systèmes d’interventions rapides de géolocalisation de données, a ainsi été financée à ses débuts par Barak et Epstein, mais Rothschild n’apparaît pas.
« Une affaire qui concerne surtout les Etats-Unis d’Amérique »
Quand Emmanuel Macron a déclaré, le 9 février dernier, que l’affaire Epstein était « une affaire qui concerne surtout les Etats-Unis d’Amérique », beaucoup lui ont reproché ce propos. Il n’est pourtant pas si éloigné de la vérité, sous réserve bien sûr de la publication ou de l’exploitation de nouveaux documents qui infirmeraient cette réalité.
Certes, plusieurs éléments et plusieurs personnes importantes sont Français dans cette affaire tentaculaire et, peut-être, unique.
Il y a tout d’abord le gigantesque appartement d’Epstein (800 m2), situé avenue Foch, à Paris, où il recevait ses proies. Il y a également l’organisation de nombreuses fêtes à Saint-Tropez. Le pédophile y participait ou en organisait dans de somptueuses villas louées plusieurs centaines de milliers d’euros la semaine ou le mois. Des affaires s’y sont peut-être nouées, mais nous n’en savons rien à ce stade. Ce qui est établi, ce sont des frasques festives et sexuelles sans fin, des participants qui savaient très bien ce qu’ils allaient trouver et des mannequins venus du monde entier avec une prédilection pour l’Europe de l’Est.
Peu de noms ont filtré et ils n’ont pas grand intérêt dans le cadre de notre enquête, comme l’Italien Flavio Briatore, directeur d’une écurie de formule 1. La malheureuse Virginia Giuffre (dont nous avons parlé dans un précédent article) a affirmé y avoir été violée par le propriétaire français d’une chaîne d’hôtels, mais elle ne se rappela pas de son nom et son « suicide » très opportun empêchera sans doute de dévoiler son identité, comme celle d’ailleurs de beaucoup de clients d’Epstein.
Deux hommes ont joué un rôle important comme « rabatteurs » de mannequins. Tout d’abord Jean-Luc Brunel. Il était la plaque tournante française du réseau sexuel d’Epstein, un de ses plus proches assurément. Lui aussi s’est opportunément suicidé en prison. La justice française clôtura alors le dossier mais vient de le rouvrir, gênée de sembler pressée de ne pas vouloir connaître la vérité.
Le deuxième homme est Daniel Siad. D’origine kabyle, il avait la double nationalité suédoise et algérienne. Depuis quelques mois, il vivait en France, à Colombes. Le 20 juillet dernier, il a été retrouvé mort à son domicile, sans trace de coup. Son avocate plaide son innocence et affirme que son client « se sentait en danger ». Une enquête est en cours sur les causes de sa mort et l’on attend toujours d’en savoir plus. Lui aussi s’occupait de mannequins et travaillait comme rabatteur pour Epstein.
Des activités françaises donc pour notre prédateur, mais à ce stade, aucune trace d’hommes d’affaires importants tenus par des frasques sexuelles ou faisant partie d’un groupe pro-israélien type Mega Group.
Certes, il y a Jack Lang, le parasite en chef de notre chère et vertueuse république. Epstein lui a souvent permis, ainsi qu’à sa fille, de vivre à ses crochets, ce qui est la marque de fabrique de ce lamentable individu. Pour autant, aucune activité stratégique intéressante ne peut être relevée pour l’instant.
Il faut maintenant conclure cette série d’articles, même si beaucoup reste à apprendre.
L’affaire Epstein est une affaire américano-israélienne. Les Maxwell, père et fille, travaillaient certainement pour le Mossad, et rendaient nécessairement des comptes à la CIA. Epstein fut un instrument ou un agent, nous penchons pour la deuxième solution.
C’est une bonne raison pour que beaucoup de secrets soient encore bien gardés.
L’école publique est souvent privée… de professeurs, de discipline…
Pendant que les franc-maçons entrent en guerre contre l’enseignement libre, une enquête de Zone interdite, sur M6, nous apprend, ou nous confirme, que l’école publique souffre :
Des élèves privés de professeurs pendant des mois, un chef d’établissement démuni face à l’impossible défi du remplacement, des enseignants insultés ou frappés par leurs propres élèves, des parents qui bafouent l’autorité et un niveau scolaire en chute libre…
911 agressions en 2023 soit +25 % en un an et 2 859 démissions entre 2023 et 2024.
Pendant un an, les journalistes de Zone interdite ont enquêté au cœur de l’Éducation nationale, parfois en caméra cachée, pour révéler des dysfonctionnements invraisemblables. Ils se sont infiltrées comme surveillants dans des établissements. Ils ont aussi été recrutés comme prof de français avec un diplôme en communication. Dans les deux cas, aucun contrôle n’a été effectué.
- À 28 ans, Jeanne a reçu dans son collège une lettre de menace de mort avec un cercueil et trois noms : Samuel Paty, Dominique Bernard… et le sien.
- Près de Dijon (Côte-d’Or), Stéphanie, professeure agrégée, s’est barricadée face à un élève de 14 ans revenu en cours avec un couteau de vingt-trois centimètres. Le garçon a écopé de 4 ans de prison.
- À Sanary-sur-Mer dans le Var, une enseignante a été poignardée en plein cours.
- Même l’école primaire n’est pas épargnée, à Châtillon-Coligny (Loiret), une mère a mis des coups de poing à la maîtresse de son fils, sans le moindre regret.
Épuisés, de plus en plus de professeurs craquent. Et quand ils sont absents, ils ne sont pas remplacés. Seuls 10 % des remplacements sont assurés. Près de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), des classes de 3e sont sans professeur depuis deux mois alors que le brevet approche. Comme solution, l’établissement leur a conseillé de regarder des tutoriels sur internet. Des parents comme Vincent, éboueur à Toulouse (Haute-Garonne), se voient contraints de poser des jours de congés pour faire eux-mêmes l’école à leurs trois enfants (alors qu’il faut demander une autorisation…).
Zone interdite a filmé une école à bout de souffle et pose, avec urgence, une question : est-il encore temps de sauver l’école de la République ?… Qu’en pense le maçon Trichard du GODF ?
