Supprimer les limitations imposées à la messe traditionnelle
Le 28 juin, le journaliste italien et rédacteur en chef d’Il Giornale, Tommaso Cerno, a publié un article affirmant qu’une célébration plus large de la messe traditionnelle en latin pour les catholiques qui « veulent rester fidèles au pape » pourrait devenir une mesure concrète pour apaiser les tensions avec la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX).
Selon des sources à Rome, l’éditorial a largement circulé dans la région du Vatican et à Borgo Pio, un quartier adjacent à la Cité du Vatican, et a suscité un vaste débat dans les médias traditionnels sur le rôle de la messe en latin dans l’Église catholique après les restrictions du pape François et à la veille des consécrations épiscopales de la FSSPX sans mandat papal.
« Et si nous assistions à un renversement de l’histoire de la liturgie ? À l’effondrement d’un malentendu de longue date : l’idée que le latin appartient à un musée, tandis que l’italien (ou d’autres langues nationales) serait la voie privilégiée vers l’avenir… Aujourd’hui, l’Église se heurte à un paradoxe : le retour même de la messe en latin et la possibilité de réparer la rupture avec le monde de la FSSPX pourraient devenir non pas un pas en arrière, mais un exercice de réalisme. »
Cerno soutenait que la question liturgique ne devait pas être considérée comme la cause principale de la division qui dure depuis des décennies avec la FSSPX et suggérait qu’une approche plus conciliante pourrait favoriser une plus grande unité ecclésiale.
Selon Cerno, la controverse liée à l’archevêque Marcel Lefebvre a toujours dépassé le cadre des formes liturgiques. Il écrit que les consécrations épiscopales de 1988 – réalisées sans l’approbation papale et ayant entraîné des excommunications à l’époque – témoignent que la rupture était avant tout un « court-circuit d’autorité et d’identité », un signal qui signifie : « Là, quelque chose s’est brisé. »
Des décennies après le concile Vatican II et la réforme liturgique, la situation a évolué différemment de ce qui était prévu. Cerno, journaliste laïque extérieur à l’Église catholique, s’interroge :
« Et si le latin devenait populaire ? Une langue qui n’appartient à personne et qui, paradoxalement, peut donc appartenir à tous. »
Selon lui, la liturgie traditionnelle attire les jeunes précisément parce qu’ils « cherchent à vivre une expérience inédite – une rencontre qui ressemble moins à une assemblée de copropriétaires qu’à un véritable rite : peu parlent, beaucoup écoutent ; le sens circule à travers le corps, le rythme et le silence. Le latin comme un vertige : non pas parce qu’on traduit chaque phrase, mais parce qu’on reconnaît une autre langue, sauvage. »
L’article, écrit par l’un des journalistes italiens les plus célèbres, a suscité un large débat à travers le pays et dans le monde entier. Vittorio Feltri, un autre journaliste italien conservateur bien connu, a salué la proposition de Cerno d’assouplir les restrictions strictes imposées à la liturgie traditionnelle, faisant remarquer que « même le Vatican diffuse depuis quelque temps un journal radiophonique entièrement en latin, Hebdomada Papae ». Il est donc étrange de se montrer si sévère envers la liturgie. L’écrivain catholique Damian Thompson, du Spectator, a mis en lumière l’appel de Cerno à envoyer un « signal » aux catholiques qui souhaitent la messe en latin tout en restant fidèles au pape, arguant que
Lever les restrictions pour les « loyaux » ne serait pas une récompense pour nostalgie, mais un investissement dans la communion. Et qui sait, peut-être qu’en voyant Rome moins barricadée, même les rebelles auront plus de mal à franchir le pas décisif.
La Charte et la Supplique ensemble à Loublande : Lundi 6 juillet 2026
A tous les Pauvres pèlerins de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi ,
A tous les Fontevristes et sympathisants,
A tous les Francs,
Mes chers amis,
Comme j’en avais annoncé le projet et la date à Pontmain le 17 juin dernier, et comme je l’annonce sur le Blogue de la Charte de Fontevrault par la présente, je vous confirme que le 6 juillet prochain aura lieu, pour ceux qui le voudront, et par leur propre moyen, le déplacement à Loublande (Deux-Sèvres) pour le pèlerinage sur les côteaux des Rinfillières, maison natale de Claire Ferchaud, à qui le Sacré-Cœur s’est adressé pour la France plusieurs fois au début du XXème siècle.
Pourquoi ce déplacement, et pourquoi maintenant ?
Pourquoi ce déplacement à Loublande ?
Pour correspondre à la promesse du Sacré-Cœur :
« Quand je verrai dans ce lieu que J’ai spécialement choisi pour répandre Mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, Mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »,
et Lui répondre avec audace, après avoir fait amende honorable : « Coeur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez ! »
Pourquoi maintenant ?
Parce qu’en cette mi-année 2026, la France, concernée et nommée dans cette promesse, est dans un tel état de déliquescence et de pourriture qu’elle est sur le point de disparaître si le Sacré-Cœur n’intervient pas directement.
Si la Supplique à Dieu pour le retour du Roi a été consacrée au Cœur Immaculé de Marie (17-02-2026), mise sous la protection et la sauvegarde de Saint-joseph (17-05-2026) et consacrée au Sacré-Cœur (17-06-2026), la Charte de Fontevrault n’avait pas encore reçu ces grâces.
Ce sera chose faite le 6 juillet prochain sur les côteaux des Rinfillières où les trois prières seront récitées au cours du Salut du Saint-Sacrement.
Alors, en ce 6 juillet 2026, la Charte de Fontevrault (organe temporel du royalisme providentialiste), et la Supplique (son organe spirituel) seront liées dans leur respective distinction primitive.
L’esprit du déplacement :
C’est l’esprit de la préparation préliminaire de cette visite aux Rinfillières, et l’esprit de son accomplissement par chacun.
Cet esprit est la compréhension et la pleine adhésion au but que nous voulons atteindre en faisant passer la Charte et la Supplique par Loublande :
La démarche est l’action expiatoire et réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus à l’emplacement qu’Il s’est choisi et comme Il le veut !
Ni plus, ni moins !
Surtout pas plus ! N’imitons pas Saül et son zèle superflu, et offensant parce que désobéissant.
Nous allons à Loublande en 2026 devant le Roi de France, le Sacré-Cœur, comme les bourgeois de Calais se sont présentés en 1347 à Edouard III roi d’Angleterre, en simple chemise, les pieds nus, la corde au cou, pour lui donner les clés de la ville et lui permettre d’y entrer et en avoir pleine possession.
Nous, nous y allons les mains vides, terriblement vides, sinon gonflées de nos péchés et de ceux du pays.
SURTOUT SANS RIEN D’AUTRE !
Ne nous chargeons pas plus, nous en sommes incapables… nos fautes et manquements, notre propre délaissement et celui de la France envers le Sacré-Cœur suffisent amplement !
Édouard III a exigé pareilles expiation et réparation après une année de siège de la ville de Calais.
Le Sacré-Cœur fait le siège de notre propre cœur depuis notre naissance, et le siège de la France depuis 235 ans.
Si j’ai écrit dans un sonnet : « Car une fois encor Tolbiac est à Pontmain », je peux rajouter :
« Adoncques cette fois Calais est à Loublande !
Et dans le même esprit, dans nos simples atours,
L’étole autour du cou pour honorable amende,
Allons au Roi Jésus, montons jusqu’à sa cour,
De nos cœurs présenter les clés à Sa demande,
Et de la France offrir celles de Son retour. »
Les bourgeois de Calais ont été sauvés de la peine capitale par l’intercession de la reine d’Angleterre Philippa de Hainaut…
Nous, nous serons sauvés de la 2ème mort, et la France de la destruction, par l’intercession de la Reine de France Marie Immaculée !
Chouandecoeur
LOUBLANDE : PROGRAMME ET DÉROULEMENT DE LA JOURNÉE DU 6 JUILLET 2026
Avis préliminaires :
– 1. Les textes des prières seront accessibles quelques jours avant le 6 juillet, sur le site : https://lavieilleposte.blogspot.com
– 2. Les prêtres présents sont invités à célébrer leur messe sur les différents autels tout au long de la journée, pourvu qu’ils amènent leur valise-chapelle complète, y compris le vin et les hosties, et s’assurent de la présence d’au moins un assistant. Les prêtres qui accepteraient de célébrer aux intentions de la Charte de Fontevrault recevront l’honoraire qui leur sera remis par l’Aumônier.
– 3. Les côteaux des Rinfillières sont considérés comme enceinte sacrée par la présence du Sacré-Cœur pendant de nombreuses années auprès de Claire Ferchaud. Dans les rassemblements de chrétiens, on est soucieux non seulement de l’état intérieur de son âme mais aussi de sa tenue extérieure, les uns vis-à-vis des autres et en tant que groupe clairement identifié.
– 4. Munissez-vous d’eau, par précaution, pendant ces fortes températures.
– 5. C’est le moment de porter son étole pénitentielle de la Supplique de Pontmain.
10:00 – Accueil informel sur les coteaux des Rinfillières
10:30 – Devant Notre-Dame des Rinfillières
Explication de la doctrine de l’expiation, fil rouge des “faits de Loublande” (Cœur sur le drapeau/ Communauté expiatrice/ Messe Perpétuelle) ; de la dévotion au cœur immaculée de Marie pour la période ; de la Supplique pour le retour du Roi et de la Charte de Fontevrault en suppléance de la France officielle et en représentance du Lieutenant qui doit venir.µ
Prière de Claire à Notre-Dame des Rinfillières
Procession vers la statue du Sacré-Cœur
Cantique : Réveille Ta puissance…
A la statue du Sacré-Coeur
Rorate caeli de super, et nubes pluant Iustum.
Procession en silence contrit jusqu’à la Grande Croix des Rinfillières
11:15 – Messe à l’autel principal de la Messe Perpétuelle, autel de la Sublime Adoration
12:00 – Salut du Saint Sacrement
R/ Adoremus in aeternum Sanctissimum sacramentum !
. Bénédiction à l’autel de la Sublime Adoration (autel à l’ouest),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de la Profonde Action de grâce (autel au sud),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de l’Intégrale Expiation (autel à l’est),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de l’Irrésistible Imploration (autel au nord)
. Consécration de la Charte et des présents au Cœur Immaculée de Marie.
(Inspirée de Madame Elisabeth)
. Prière de Claire Ferchaud à saint Joseph.
. Consécration de la Charte et des présents au Sacré-Cœur de Jésus.
(Inspirée du Vœu de Louis XIII)
. Bénédiction du Très Saint Sacrement
. Angelus.
12:45 – Repas tiré des sacs.
14:15 – Présentation de Claire et visite de la maison natale (M. Jean-Yves Robert)
15:00 – A la statue du Sacré-Cœur.
On marque l’heure de la Miséricorde.
Prière au Cœur broyé de Jésus
15:05 – Explications sur la blessure du Cœur de Jésus
par M. le Connétable de la Charte.
15:20 – Prières de Pénitence et expiation
16:00 – Explication du Providentialisme de Jeanne
par M. le Gouverneur de la Charte
16:15 – Prières pour la France et pour le retour du droit divin et du Lieutenant sur le trône de France
Chapelet avec les Ave Maria médités
Prière de Claire
Prière de Marcel Van
Prière des Francs
Prière à Notre Seigneur Jésus-Christ, vrai et unique Roi de France
16:50 – Oraisons pénitentielles sur le peuple et bénédiction finale
Cantique Mère de l’Espérance. Cantique de Pontmain.
17 :00 Fin des cérémonies.
Chouandecoeur
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Belgique : converti au catholicisme, un ex-musulman menacé
Né dans une famille musulmane, Ahmed Yetib s’est converti au catholicisme en 2018 et est devenu professeur de religion catholique à Charleroi en Belgique notamment, ce qui lui a valu des torrents d’insulte lorsque certains de ses élèves ont découvert son compte TikTok dans lequel il évoquait les deux religions.
Ahmed Yetrib craint de subir le sort de Samuel Paty. «Je ne me suis jamais senti aussi inquiet », confie-t-il.
Quitter l’islam demeure un parcours du combattant pour toute personne de culture musulmane qui délaisse sa religion.
« Ma conversion a immédiatement été rejetée par toute ma famille qui a coupé les liens avec moi ».
Etats-Unis : La Cour suprême valide l’exclusion des hommes des compétitions scolaires et universitaires féminines
Donald Trump avait ordonné l’année dernière aux agences fédérales de retirer leur financement aux établissements scolaires autorisant les athlètes de sexe masculin à participer aux compétitions sportives féminines.
La Cour suprême américaine a validé, mardi 30 juin, des lois votées dans plusieurs Etats du pays interdisant aux sportifs masculins de participer à des compétitions féminines scolaires ou universitaires. La plus haute juridiction du pays considère que ces Etats “peuvent déterminer l’éligibilité pour les compétitions féminines en se basant sur le sexe biologique” assigné à la naissance. Plus de la moitié des Etats américains ont déjà adopté des lois en ce sens.
L’administration Trump, qui a soutenu ces interdictions, s’est engagée contre la participation des athlètes transgenres dans le sport.
On ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de l’appartenance au corps épiscopal dont le pape est la tête
Droit divin et sacres contre la volonté du pape : Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? A propos des sacres de la F.S.S.P.X
Résumé de la conférence de l’abbé Hilaire Vernier, FSSP, paru sur Claves.org, le samedi 20 juin 2026.
L’abbé Weil, de la FSSPX, a tenté de répondre à cette conférence, qu’il n’a visiblement ni lue ni écoutée, puisqu’il ne répond pas aux arguments. Alors les voici :
La perspective des sacres épiscopaux annoncés par la FSSPX pour le 1er juillet prochain, très probablement conférés contre la volonté du pape, ne peut laisser indifférents les catholiques attachés à la Tradition de l’Église dans son intégralité.
De tels sacres posent une difficulté grave, non seulement en eux-mêmes, mais aussi dans les justifications avancées par la FSSPX.
En eux-mêmes, des sacres conférés contre la volonté du pape sont contraires au droit divin, à en croire le magistère constant de l’Église, tel que rappelé et explicité par Pie XII dans Ad Apostolorum principis du 29 juin 1958 :
« …c’est Notre devoir exprès de rappeler à tous que la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur sont tout différents. Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. »
À l’appui de cet enseignement, qui se fonde explicitement sur le droit divin [1] et concerne tant la réception de l’éventuelle mission épiscopale (par laquelle sont communiqués les pouvoirs de juridiction et de magistère) que celle de la dignité épiscopale [2] (reçue par le sacre et impliquant l’accord au moins tacite du pape), nous voudrions exposer trois arguments théologiques résultant de la nature même de l’épiscopat catholique.
Premièrement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de la transmission d’un pouvoir de régence, compris par l’ensemble des théologiens, comme impliquant au moins une aptitude et un titre à recevoir les pouvoirs de juridiction et de magistère du Christ par le pape, constituant le consacré comme prince de l’Église [3]. Il ne s’agit pas ici de confondre ce pouvoir de régence (participation à la dignité royale du Christ, conférée par la consécration épiscopale [4]) avec le pouvoir de juridiction ni d’affirmer que celui-ci est communiqué par le sacre, mais il s’agit de ne pas réduire la distinction entre l’épiscopat et le presbytérat aux seuls pouvoirs de sanctification [5].
Autrement dit, tout sacre valide confère en lui-même une dignité et un statut princier, de soi inaliénables, qui rendent compte des pouvoirs de sanctification réservés (consacrer les huiles, les calices…) ou propres (ordonner, confirmer) à l’évêque, impliquant d’ailleurs toujours une juridiction (au moins déléguée) pour être exercés légitimement.
Affirmer le contraire reviendrait à soutenir qu’il ne serait pas contraire au droit divin que tous les diocèses puissent être habituellement gouvernés par des prêtres (non destinés à recevoir la consécration épiscopale), ou que le pouvoir de magistère puisse être détenu par des prêtres. De telles affirmations sont évidemment contraires au lien voulu par le Christ entre, d’une part, l’appartenance à l’Église enseignante et l’épiscopat, et, d’autre part, la détention d’une juridiction ordinaire sur des Églises particulières et l’épiscopat.
Deuxièmement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de la participation à l’apostolicité formelle de l’Église, comprise comme la réception légitime du pouvoir d’ordre épiscopal, c’est-à-dire dans la communion hiérarchique [6] avec le successeur de Pierre, Prince des apôtres.
Quel évêque catholique, même sans juridiction (ou sans diocèse à gouverner), ne serait pas formellement [7] successeur des apôtres, au moins au sens large [8] ? À moins de soutenir qu’un évêque catholique sans juridiction puisse être successeur des apôtres au même titre qu’un évêque orthodoxe, on est tenu d’affirmer cette inséparabilité.
Troisièmement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de l’appartenance au corps épiscopal dont le pape est la tête, et ce de droit divin, comme le rappelle le père Victor-Alain Berto :
« Au contraire un Évêque Sacré dans l’unité de l’Église, même s’il n’a actuellement aucune juridiction de pasteur ordinaire particulier, soit qu’il soit sacré comme évêque titulaire, soit qu’il se soit démis de son siège ou ait été déposé (pour une autre cause que de crime), fait partie du Corps épiscopal, parce que rien en lui ne contrarie la « vocation » des Prêtres du premier rang au gouvernement du peuple chrétien. [9] »
Il n’est pas question ici de collège épiscopal [10], mais bien du corps dont un évêque ne peut être séparé que par le schisme. À moins de dire que l’on puisse être membre du corps épiscopal contre sa tête, ou que l’on puisse être évêque de l’Église catholique sans subordination au pape, on est tenu d’affirmer cette inséparabilité.
Ces raisons expliquent que l’on ne trouve aucune référence magistérielle ou théologique antérieure au dernier concile affirmant qu’il ne serait pas contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, quand bien même aucune juridiction ne lui serait conférée. Elles expliquent également que le magistère ne distingue généralement pas le cas des évêques sacrés avec ou sans octroi de juridiction lorsqu’il affirme la nécessité qu’ils le soient toujours en communion avec le Siège apostolique [11].
Enfin, les motifs invoqués pour justifier ces sacres impliquent non seulement la subversion d’un principe canonique concernant l’interprétation des lois purement ecclésiastiques, mais aussi celle d’un dogme.
La loi suprême de l’Église, le salut des âmes [12] est comprise comme « nécessité fait loi », et ce, même contre la loi divine interdisant tout sacre contre la volonté du pape. Ce qui revient à affirmer non seulement qu’une règle d’interprétation du droit canon puisse l’annuler en certaines circonstances mais surtout que le salut des âmes puisse exiger de commettre un péché.
Le dogme « Hors de l’Église, point de salut » semble, quant à lui, devenu : « hors des sacrements reçus par les prêtres de la FSSPX, point de salut ». Or cela est faux pour deux raisons.
Premièrement, si la FSSPX disparaissait, les sacrements validement célébrés — même selon le rite traditionnel — demeureraient dans l’Église.
Deuxièmement, si l’appartenance au corps de l’Église, au moins désirée implicitement, est toujours et pour tous nécessaire au salut, la réception des sacrements ne l’est pas tout autant, surtout pour des personnes qui en seraient privées malgré elles. Ajoutons à cela que, dans l’absolu, il vaut mieux appartenir à l’Église sans pouvoir recevoir les sacrements que de recevoir les sacrements sans appartenir à l’Église, à moins de considérer que les sacrements puissent être reçus fructueusement par des personnes coupables de péchés graves, comme ceux d’hérésie, de schisme ou de grave désobéissance.
Puissent ces considérations être reçues sans parti pris ni passion ni esprit de polémique, mais dans un souci de cohérence avec l’attachement inconditionnel à la totalité de la Révélation, telle que transmise et interprétée par le magistère constant de l’Église, valable à toute époque, même en temps de crise ; temps qui n’ont pas échappé à la connaissance du Christ fondant son Église et la régissant selon des principes immuables.
Pour un exposé plus approfondi de ces arguments concluant à l’impossibilité de sacrer un évêque contre la volonté du pape, en raison du droit divin, une conférence donnée le 8 avril dernier à Paris est accessible ici : https://www.youtube.com/watch?v=_jWmTHlHFTA
Abbé Hilaire Vernier, Fssp
NDLR : On trouvera un ensemble de références et explications détaillées dans la vidéo qui accompagne cet article ainsi que dans sa description (https://drive.google.com/file/d/1hsML_hQ-MKHVaSmuHadXAQokX7nxgOOp/view) et dans son commentaire épinglé [*].
[1] Les « sacrés canons » se référant explicitement à ce qui précède : « la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur », indiquent clairement qu’ils sont ici l’expression du droit divin.
[2] Si les deux références canoniques mentionnées dans ce passage se réfèrent à des évêques destinés à recevoir une juridiction, plus loin Pie XII fait référence en note au canon 953 qui parle bien de consécration épiscopale sans distinguer entre celle de l’évêque titulaire (sans juridiction) et celle de l’évêque résidentiel (avec juridiction) :
« La consécration épiscopale est réservée au pontife romain, de sorte qu’il n’est permis à aucun évêque de consacrer quelqu’un évêque, sans qu’il ait d’abord connaissance du mandat apostolique l’y autorisant. » (can 953)
[3] Léon XIII, encyclique Sapientiæ christianæ : « ils (les évêques) sont cependant véritablement princes dans la hiérarchie ecclésiastique »
[4] Ch. V. Héris o.p., Le Mystère du Christ, Desclée, Paris 1928, p.329. Il y a chez l’évêque, à la différence du prêtre, du fait même de son pouvoir d’ordre qui lui « confère une dignité royale, qui le fait prince de l’Église… une aptitude radicale à gouverner et à enseigner le peuple chrétien. »
[5] « L’évêque en effet a un ordre par rapport au corps mystique du Christ qui est l’Église, dont il reçoit la charge principale et pour ainsi dire royale. Mais par rapport au corps réel du Christ, contenu dans le sacrement, il n’a pas d’ordre supérieur au prêtre. » (Saint Thomas d’Aquin, opuscule XVIII, Vers la perfection de la vie spirituelle, chapitre 24).
[6] Cette communion peut se définir comme : « la légitimité de l’ordre reçu et l’introduction de celui qui en est revêtu dans la hiérarchie légitime, et par suite dans l’Église universelle. » (Dom Adrien Gréa, L’Église et sa divine constitution, Casterman, 1965, p. 113)
[7] Sont successeurs des apôtres matériellement, tous ceux qui ont reçu validement la consécration épiscopale, comme les évêques orthodoxes qui détiennent véritablement, bien qu’illégitimement, la plénitude du pouvoir d’ordre.
[8] Au sens strict, seuls les évêques résidentiels sont formellement successeurs des apôtres, étant dotés, en plus de la réception légitime de la plénitude du pouvoir d’ordre, d’un pouvoir de juridiction ordinaire, habituel et immédiat sur une Église particulière ou un diocèse.
[9] Cet extrait cité du livre Pour la sainte Église romaine (pp. 243-244) du père Victor-Alain Berto, théologien de Mgr Lefebvre durant Vatican II, est précédé immédiatement par ce passage :
« Quel est donc celui de ces deux pouvoirs [de l’Ordre ou de la juridiction] qui opère formellement dans celui qui en est pourvu, l’agrégation au Corps épiscopal ? Nous pensons que c’est le pouvoir de gouvernement, non actuel, mais en tant qu’il est normalement associé au Sacre, en tant que le Sacre y donne « vocation » et que cette « vocation » n’est pas contrariée par le schisme, et dans la mesure où rien n’annule cette vocation. Évêque est celui qui a reçu le Sacre, fut-ce au sein du schisme, fut-ce schismatiquement en se faisant sacrer sans mandat Apostolique ; mais alors il est Évêque sans être du Corps Episcopal ; il a « vocation » pour en être en vertu de son sacre épiscopal, il n’en est pas à cause de son schisme, il n’en sera jamais aussi longtemps qu’il demeurera dans le schisme, parce que le schisme annule la vocation. »
[10] Le collège épiscopal, distingué du corps épiscopal, signifie l’épiscopat uni et subordonné au pape (corps) mais en tant qu’il constitue un seul sujet moral (collège), ce qui arrive ponctuellement et toujours sur demande du pape, comme lorsqu’il convoque un concile œcuménique.
[11] Ainsi, Pie VI enseigne : « C’est à ce Siège (apostolique) absolument et sans exception qu’il appartient de confirmer ou d’infirmer la consécration tant des métropolitains que des autres évêques ». (Constitution Super soliditate 24 novembre 1786)
[12] Ainsi, on peut lire dans le code de droit canon en vigueur, au canon 1752 : « Dans les causes de transfert, les dispositions du can.1747 seront appliquées, en observant l’équité canonique et sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême. »
[*] Les références magistérielles sur lesquelles s’appuient la conférence, figurant dans le commentaire épinglé de la vidéo sont celles-ci :
Pie VI, Caritas du 13 avril 1791 : « Si ces évêques étrangers à sa métropole ont pu lui imprimer avec une hardiesse sacrilège le caractère épiscopal, ils n’ont pu du moins l’investir d’une juridiction qu’ils n’ont pas eux-mêmes d’après la discipline de tous les temps. »
Pie IX, Quartus supra, du 6 janvier 1873 : « …nous avons dû veiller à ce que le pouvoir d’instituer des évêques fût rendu tout entier au Siège apostolique d’où il procède (…) Quant à Notre droit de choisir un sujet en dehors des trois candidats proposés, Nous n’avons pas cru devoir le passer sous silence, afin que dans l’avenir le Siège Apostolique ne fût jamais forcé de recourir à l’exercice de ce droit. Du reste, n’en aurions-Nous pas parlé, que ce droit et ce devoir seraient restés dans toute leur intégrité à la chaire de Saint-Pierre.
En effet, les droits et les privilèges accordés à cette chaire par Jésus-Christ lui-même peuvent être attaqués, mais ne sauraient jamais lui être enlevés, et il n’est pas au pouvoir d’un homme de renoncer à un droit divin qu’il peut être parfois obligé d’exercer par la volonté de Dieu même. »
Pie IX, Et si multa luctuosa, du 21 novembre 1873 : « Or, la doctrine catholique la plus élémentaire nous apprend que personne ne peut passer pour évêque légitime s’il n’est pas rattaché par la communion de foi et de charité à la pierre sur laquelle a été bâtie l’Église du Christ, s’il n’adhère pas au pasteur suprême auquel ont été confiées, pour les conduire au pâturage, toutes les brebis du Christ, s’il n’est pas lié à celui qui confirme ses frères qui sont en ce monde ; et sans contredit « c’est à Pierre que le Seigneur a parlé, à un seul afin de fonder sur un seul l’unité ».
Pie XII, Ad Apostolorum Principis, 29 juin 1958 : « …c’est Notre devoir exprès de rappeler à tous que la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur sont tout différents. Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. »
L’assemblée adopte la loi sur l’euthanasie
Il y avait 31 députés en plus que la majorité absolue (264). Or, 14 députés RN ont voté pour et 5 se sont abstenus, 5 députés LR ont voté pour et 3 se sont abstenus, soit 27 députés… La forte division au sein des Démocrates (19 pour contre 16), d’Horizons (16 pour contre 18) et de Liot (9 pour contre 7), montre que ce scrutin n’était pas joué d’avance.
Lors de la première lecture, en mai 2025, 305 députés s’étaient positionnés favorablement contre 199.
En mars 2026, le texte avait obtenu 299 voix contre 226.
Il reste 295 députés favorables à ce texte.
A chaque fois l’écart se ressert. La suite le 15 juillet, après le retour et probable refus du Sénat. D’ici là il est encore possible de les convaincre.
Lettre du pape Léon XIV au supérieur de la Fraternité Saint Pie X [Add: Réponse]
Au Révérend Pere Davide Pagliarani Supérieur Géneral de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
C’est avec paternité que je souhaite m’adresser à vous et, à travers vous, aux évêques, aux prêtres, aux séminaristes et aux fidèles liés à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, conscient de la responsabilité que le Seigneur m’a confiée en tant que Successeur de l’Apôtre Pierre.
L’Église reconnaît l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition qui caractérisent de nombreuses personnes et communautés liées à cette Fraternité. Cela a motivé l’attitude d’attention et de bienveillance que mes Prédécesseurs vous ont constamment manifestée.
Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne, je vous demande et vous prie de tout mon cœur : revenez sur vos pas ! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification.
L’Église est ouverte à un chemin de dialogue et d’entente que le Saint-Esprit peut rendre possible et fécond.
Je prie pour vous car déchirer la Tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité. Que le Seigneur éclaire vos consciences et réveille vos cœurs. En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. Je confie ces intentions au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil.
Du Vatican, le 29 juin 2026
Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul
LÉON PP. XIV
Réponse :
Le Supérieur général
À Sa Sainteté
le Pape Léon XIV
Écône, le 30 juin 2026
Très Saint-Père,
Soyez très vivement remercié pour la lettre que Vous avez bien voulu m’adresser.
J’ai été profondément touché par Votre sollicitude paternelle.
Depuis longtemps, j’aurais souhaité avoir l’occasion de Vous rencontrer afin de Vous exprimer personnellement notre désir sincère de servir l’Église. Malheureusement, cette occasion ne s’est pas présentée.
Je vous demande simplement de bien vouloir considérer l’authenticité de cette intention, qui n’a rien de factice. Paradoxalement, dans le contexte actuel, il nous semble être précisément notre devoir de faire tout notre possible pour recoudre la tunique du Christ, déchirée par des forces et des pressions incompatibles avec un esprit authentiquement catholique. Je vous demande simplement de considérer l’authenticité de cette intention, avant de prendre une décision concernant la Fraternité Saint-Pie X. Il n’est pas trop tard.
Loin de nous l’idée de nous séparer de l’Église romaine ; au contraire, nous désirons la servir par des moyens extraordinaires, comme on vient en aide à une mère en difficulté qui a besoin d’un secours particulier, même si celui-ci n’est pas compris de tous. Mais je suis certain que le Saint-Père pourrait le comprendre.
Le Saint-Siège a déjà montré qu’il pouvait comprendre des situations très complexes et prendre le temps nécessaire.
Je me permets donc de Vous demander filialement de prendre le temps qu’exige ce discernement.
Si mes paroles ne suffisaient pas, je Vous demanderais de réfléchir à deux faits très simples. Tout d’abord, la Fraternité a déjà été déclarée schismatique en 1988, pour des raisons et dans des circonstances absolument analogues à celles d’aujourd’hui ; et pourtant, après tant d’années, nous nous parlons comme un père avec son fils. Votre Sainteté m’exhorte paternellement à éviter un schisme qui, théoriquement, aurait déjà eu lieu. Ne pensez-Vous pas que cette attitude même, dont j’apprécie profondément la sollicitude, constitue précisément la preuve que la Fraternité n’est ni schismatique ni hostile à l’Église ?
En second lieu, il y a quelques années, le Saint-Siège a confié à deux évêques de l’Église la mission de dialoguer avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X : Mgr Vitus Huonder, alors évêque de Coire, aujourd’hui décédé, et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana. Tous deux, après avoir pris le temps nécessaire au discernement, ont reconnu l’esprit profondément catholique de la Fraternité et en ont rendu publiquement témoignage.
Mais surtout, je me permets de m’adresser à Votre Sainteté au nom des milliers d’âmes qui ont retrouvé la foi catholique et la pratique religieuse grâce à l’apostolat de la Fraternité. C’est un fait dont Vos prédécesseurs ont eux-mêmes pris acte. Ces âmes n’ont qu’un seul désir : parvenir au salut par cet instrument que la Providence a mis à leur disposition. Elles ont souffert et elles sont sincères. Je suis certain que Votre cœur paternel de Pasteur universel sera sensible à cette situation si particulière. Un jour, toutes les difficultés entre le Saint-Siège et la Fraternité seront résolues. Un geste de compréhension de Votre part, loin de nuire à l’unité, ne pourrait que manifester aux yeux du monde et de tous les chrétiens Votre souci de l’unité et Votre bonté de père.
Je laisse tout cela à Votre bienveillante considération. Je renouvelle ma prière pour Votre Sainteté.
Depuis longtemps, avant même Votre élection, je prie sainte Rita pour la situation présente. J’ai vu dans l’élection d’un Pape augustinien un signe d’espérance. Je suis certain que la sainte intercédera. Il n’est jamais trop tard.
Je Vous prie de bien vouloir nous donner Votre bénédiction.
Et je saisis cette occasion pour Vous renouveler l’expression de mon très profond dévouement dans le Seigneur.
Don Davide Pagliarani
Légaliser l’euthanasie pour faire des économies
Elisa Rojas, avocate franco-chilienne en situation de handicap, a été interrogée dans le Télégramme. Militante pour les droits des personnes handicapées, au sein du collectif Luttes et handicaps pour l’égalité et l’émancipation (CLHEE) qu’elle a fondé, elle vient de publier « Pour mourir, tapez 1 ». Extraits :

[…]

Euthanasie : pour l’autoriser, il faut l’autorité. Et vous ne l’avez pas
Lu ici :
Non, mesdames et messieurs les parlementaires, vous n’avez aucune autorité sur la vie et sur son terme, la mort.
Non, vous n’êtes pas comme des dieux. Et ceux qui y croient ou qui vous le disent, vous mentent.
Oui, vous êtes, comme nous tous, des humains qui avaient reçu la vie sans le vouloir. Pour certains, l’absence de contrôle sur l’origine de tout est insupportable et il faudrait donc se venger de ce manque d’emprise en décidant de tout le reste et donc de la mort.
Mais, quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, interrompre volontairement la vie, à n’importe quelle étape entre la conception et la mort naturelle, est et restera un meurtre à de très rares exceptions près. Pour qu’il en fut autrement il faudrait que vous soyez l’auteur de la vie, celui qui donne l’autorité sur la vie et qui pourrait autoriser d’en modifier le cours. Mais aucun de nous ne l’est et ne le sera jamais. Chaque conscience le sait.
Personne n’a autorité sur la vie. Personne ne peut donc autoriser d’y mettre un terme.
Jamais le vote d’une loi ne donnera à quiconque l’autorité sur la vie et l’autorisation d’en disposer. Une loi qui autoriserait l’euthanasie vous donnera une illusion de puissance diabolique, d’un pouvoir que vous ne détiendrez jamais, pas plus que nous. Ce serait un leurre et un mensonge prométhéen que toute conscience réfute car elle sait qu’une loi humaine ne change pas la nature d’un acte.
De plus, une loi qui blesse les consciences et qui s’oppose à la loi naturelle inscrite dans le cœur de tous les hommes qui, depuis des millénaires, se battent pour préserver la vie, n’a aucune force de loi. Car aucune loi écrite ne peut violer celle que la petite voix chuchote à notre conscience. Vous le savez, vous qui votez et supprimez les lois, alors écoutez-la.
Demain, après le vote solennel, le silence se fera.
Mais vous, à jamais, vous serez de ceux qui auront choisi ou pas de décider du droit de tuer ou de laisser vivre. Ce poids, vous serez définitivement seul à le porter. Il sera lourd ou léger.
Une loi peut disparaître; la réalité de votre conscience, elle, ne s’effacera jamais.
Le rédacteur en chef du magazine America, dirigé par les Jésuites, condamne la prière à saint Michel
Le rédacteur adjoint du magazine hétérodoxe America, dirigé par les Jésuites, a exprimé sa répulsion envers la récitation de la prière à saint Michel Archange après la messe dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux. Zac Davis, également co-animateur du podcast « Jesuitical », a écrit sur X : « Je ne peux exprimer à quel point je déteste la prière à saint Michel après la messe. Elle me choque à chaque fois. »
« Sans parler du contenu et de l’intention de cette prière, le langage employé, sa répétition et l’importance qui lui est accordée engendrent un sentiment de paranoïa et de cynisme. Au lieu d’évangéliser le monde, chacun est prêt à lui faire la guerre », a-t-il écrit en réponse à un jésuite qui louait la récitation de cette prière après la messe. Pourtant, l‘évangélisation du monde et la guerre contre celui-ci « ne sont pas incompatibles ».
Davis a ensuite partagé sa conviction que la prière à saint Michel est acceptable dans la dévotion privée, mais qu’elle « n’a pas sa place » dans le contexte de la liturgie. De nombreux utilisateurs de X ont souligné le caractère inquiétant de l’opinion de Davis, étant donné que la prière vise les attaques spirituelles du diable et que, par conséquent, c’est le diable qui alimente l’opposition à la prière.
Le pape Léon XIII composa cette prière en 1884, suite, semble-t-il, à une expérience mystique impliquant une conversation entre Jésus et Satan au sujet d’une attaque démoniaque à grande échelle menée depuis un siècle contre l’Église catholique. La prière implore saint Michel d’« être notre défense contre la méchanceté et les pièges du diable » et de « précipiter en enfer Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes ».
Le combat spirituel auquel fait référence cette prière est fortement appuyé par l’Écriture, qui affirme la nécessité de lutter spirituellement contre le diable et les démons, ennemis de nos âmes :
« Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. » (Éphésiens 6:12)
Sur instruction du pape Léon XIII, cette prière était récitée à la fin des messes basses dans le monde entier de 1886 jusqu’aux changements liturgiques des années 1960. La récitation de la prière à saint Michel Archange et des autres prières léonines (introduites par le pape Léon XIII) après la messe a été officiellement supprimée par l’ instruction vaticane Inter Oecumenici du 26 septembre 1964, entrée en vigueur le 7 mars 1965. Il n’était pas interdit aux catholiques de réciter cette prière, mais après sa récitation obligatoire à la fin de la messe, la prière — et donc son effet protecteur — s’estompait en grande partie.
Ces dernières années, les évêques catholiques des États-Unis sont progressivement revenus à la tradition de réciter cette prière après la messe, notamment en réaction à la crise des abus sexuels au sein de l’Église.
Prière à saint Michel Archange :
Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat. Soyez notre protection contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions humblement ; et vous, Prince de la Milice céleste, par la puissance de Dieu, précipitez en enfer Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre des âmes. Amen.
ONU : liens entre vente d’enfants, trafic d’êtres humains, adoption illégale et GPA
Communiqué de Juristes pour l’enfance :
« Vente d’enfants : Traite, adoption illégale, GPA – Des formes évolutives de la vente d’enfants qui appellent une réponse coordonnée »
« Sale of Children – Human Trafficking, Illegal Adoption, Surrogacy: Evolving forms of Sale of Children Requiring a Coordinated Response »
Un side event officiel se tient aujourd’hui 29 juin 2026 sur ce thème, à l’ONU à Genève, au Palais des Nations (Salle XI), en marge de la 62e session du Conseil des droits de l’Homme.
Organisé par Juristes pour l’enfance et le Syndicat de la famille, cet événement vise à mettre en lumière les formes contemporaines de marchandisation des enfants : la traite d’enfants, l’adoption illégale internationale et la gestation pour autrui (GPA). Il souligne la nécessité pour les États d’adopter une approche globale et coordonnée afin de protéger efficacement les droits de l’enfant.
Les objectifs principaux de ce Side Event sont :
• Mettre en lumière les points communs entre traite d’enfants, adoption illégale internationale et formes de GPA constitutives de vente d’enfants ;
• Analyser les défis juridiques posés par la qualification de ces pratiques en droit international ;
• Démontrer la nécessité d’un effort mondial des États pour combattre la traite d’enfants ;
• Souligner les dangers de l’adoption illégale pour les enfants victimes et l’importance de préserver l’adoption légale dans l’intérêt supérieur de l’enfant ;
• Mettre en évidence que la GPA constitue une nouvelle forme de traite humaine affectant à la fois la mère porteuse et l’enfant.
Ce Side Event réunira des experts internationaux reconnus :
• Jonas Fiebrantz, Alliance Defending Freedom International
• Ludovine de La Rochère, Le Syndicat de la Famille
• Matthieu le Tourneur, Juristes pour l’enfance
• Jennifer Lahl, The Center for Bioethics and Culture Network
• Theresa Okafor, Director of the Foundation for African Cultural Heritage
De nombreuses délégations sont attendues pour cet Side Event. Cet évènement résonne particulièrement en ce qui concerne l’appréhension par les États de la nouvelle forme de vente d’enfant que constitue la gestation pour autrui. En effet, il se tient une semaine exactement après l’annonce de la signature d’une déclaration commune d’États appelant à un moratoire sur la gestation pour autrui, quelles que soient ses formes, en vue de l’adoption d’un instrument international contraignant d’abolition de la pratique [voir ICI].
“Nous rendons gloire à Dieu en offrant, en priant avec le corps unique, présent et personnel que nous recevons de Dieu à chaque instant”
Suite à la tribune publiée par “dollie” critiquant l’ouvrage « Prier avec le cycle féminin » de Gabrielle Vialla, cette dernière nous fait parvenir cette réponse :
Chers amis,
Notre époque flatte toujours davantage le morcellement de l’être humain. C’est au nom d’une volonté autonome, d’une dignité humaine éthérée séparée du réel, qu’après l’avortement, le suicide assisté peut être présenté massivement dans les pays occidentaux comme un droit.
Quel lien me direz-vous avec les accusations dont j’ai fait l’objet dans une tribune libre du Salon beige, concernant mon ouvrage Prier avec le cycle féminin ?
Le corps humain agonisant, avec ses râles, sa couleur, son odeur fait peur. Le corps blessé, mutilé, avec ses douleurs fait peur. Le corps déformé par le handicap fait peur. Le corps de quelques millimètres, non attendu, découvert lové dans le muscle utérin peut faire peur. Le corps sexué et ses manifestations peuvent faire peur. Le corps féminin complexe, délicat avec son cycle peut faire peur à l’homme comme il peut rester perturbant, inquiétant pour la femme. Je ne vous apprends rien en vous rappelant que tout cela n’est qu’une des conséquences du péché originel.
Seulement voilà, nous confessons que le Christ est venu dans la chair, qu’il a été conçu, est né de la Vierge Marie, qu’il est mort et ressuscité. Nous savons qu’il est homme masculin, et que cela a des implications directes sur la vie de l’Église, comme l’impossibilité pour une femme d’être prêtre catholique.
L’un des contrastes les plus souvent relevés entre les premiers chrétiens et la société gréco-romaine fut le refus de l’exposition des nouveau-nés, pratique qui consistait à abandonner un bébé non désiré à l’extérieur, où il mourait ou était recueilli pour être réduit en esclavage. C’était un signe de contradiction. Les chrétiens ne voyaient dorénavant plus le corps de la même façon. Rappelons que lorsque nous recevons, adorons le corps du Christ nous recevons et adorons l’âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus Christ sans que ce soit répété explicitement. « Ceci est mon corps. » (Luc 22, 19)
Aujourd’hui encore les chrétiens doivent témoigner de leur foi mais aussi de ce qui en découle. Nous devons être lucides sur ces peurs intemporelles, et sur les différentes formes de dualisme qui se nourrissent de ces peurs.
On m’a attribué des thèses aberrantes. Je n’ai jamais (quelle horreur !) prétendu à une doctrine du cycle.
Je ne confonds pas vie intérieure et vie spirituelle, vie de la grâce. Lorsque je parle de vie intérieure, je me situe sur le plan naturel et non pas surnaturel : il s’agit des choix que je fais, qui vont la nourrir ou l’abîmer, l’ancrer dans le réel, dans le temps, dans ma finitude. En cela, le cycle féminin peut devenir une école de vie intérieure. Pour ce qui est de la vie de la grâce en moi, comme me l’enseigne le catéchisme avec sainte Jeanne d’Arc, je m’en remets à la Miséricorde de Dieu.
Je me suis demandé comment des accusations aussi infondées, pouvaient m’être faites dans un blog catholique sans un grand éclat de rire ?
Mon hypothèse, vous l’avez compris, est que le cycle féminin dans son articulation avec la vie spirituelle, parmi d’autres problématiques corporelles fait peur, particulièrement peur. J’en témoigne dans mon ouvrage. Une vie spirituelle sans corps serait tellement plus facile. Une vie spirituelle en niant le cycle féminin semblerait tellement plus facile. Le démon le susurre aussi à qui mieux mieux…
Mais justement, nous rendons gloire à Dieu en offrant, en priant avec le corps unique, présent et personnel que nous recevons de Dieu à chaque instant. Cf saint Paul (1Co 6, 20).
On m’accuse en disant que ce n’est pas dans la Tradition de prier avec son cycle. Dans les siècles passés, on priait davantage avec les cycles naturels. Pour le cycle féminin, il n’était pas connu finement, mais il n’était pas nié ou volontairement caché. Le rapport au corps était plus immédiatement proche de la Création. On s’en remettait davantage à Dieu pour son fonctionnement, pour sa fin.
Quels signes magnifiques de liberté intérieure nous pourrions donner si nous cessions de craindre la beauté, la vulnérabilité de nos êtres, créatures limitées et tendrement aimées !
Gabrielle Vialla Prier avec le cycle féminin, La chasteté
Nous n’allons pas pleurer la disparition de la Ligue de l’enseignement
La Ligue de l’enseignement est connue pour avoir organisé la diffusion pour les écoles des films
La ligue de l’enseignement a également appelé à défiler pour défendre la dénaturation du mariage
Résultat : On apprend que, dans certains départements, la Ligue de l’enseignement est menacée de disparition.
L’association d’éducation populaire est en redressement judiciaire. Les collectivités n’ont plus les moyens de financer les associations parasites.
28 chrétiens massacrés au Nigéria
Dans la nuit du 22 juin, 28 chrétiens, dont le pasteur Markus Nyam de l’Église du Christ dans les Nations, ont été tués lors d’une attaque menée par des militants peuls armés contre Kawel, un petit village chrétien du centre du Nigeria.
Selon des survivants, les assaillants ont ouvert le feu sur les villageois, ont ciblé nommément les responsables chrétiens et ont empêché tout appel à l’aide après avoir coupé les communications.
Les habitants ont déclaré qu’ils se trouvaient chez eux lorsque l’attaque a commencé. Quiconque tentait de sortir était immédiatement pris pour cible, et même les bruits provenant de l’intérieur des maisons provoquaient des tirs de la part des assaillants. Les services téléphoniques et de télécommunications avaient été coupés, empêchant les habitants de contacter les forces de sécurité pendant l’attaque.
Parmi les morts figuraient également un médecin et cinq patients qui se trouvaient à l’intérieur du centre de santé du village au moment de l’attaque.
L’État du Plateau se situe dans la ceinture centrale du Nigeria, une région qui subit depuis de nombreuses années des attaques répétées contre les communautés agricoles. Les responsables chrétiens nigérians affirment que les villages chrétiens sont fréquemment pris pour cible par des militants peuls armés, souvent affiliés à des organisations islamistes extrêmement violentes.
Mort naturelle : le ministre Camille Galliard-Minier en désaccord avec le député Camille Galliard-Minier
Samedi 27 juin, le député LR Patrick Hetzel a interpellé en séance le ministre Camille Galliard-Minier, chargé de l’autonomie et des personnes handicapées :
À la suite de l’adoption en commission d’un amendement, l’alinéa 9 assimile le suicide assisté et l’euthanasie à une « mort naturelle ». On peut entendre que des difficultés ayant trait aux questions successorales se posent, mais il faut alors le dire clairement. Dans tous les cas, qualifier de mort naturelle l’autoadministration ou l’administration par un tiers d’une substance létale, cela pose un problème – vous en conviendrez aisément. C’est pourquoi nous souhaitons supprimer la seconde phrase de cet alinéa.
Madame la ministre, lorsque vous étiez députée, vous vous étiez montrée favorable à une rédaction de ce type. J’espère que la ministre Galliard-Minier aura une position différente de celle de la députée du même nom !
Il s’agit d’une question cruciale : la rédaction actuelle de l’alinéa saperait les fondements du droit médical et du droit pénal. Vous êtes en train d’inventer une fiction juridique et médicale, là où il convient de retenir une qualification exacte des causes du décès.
…/…
En séance en 3ème lecture le 27 juin 2026, Mme Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargé de l’autonomie et des personnes handicapées, a indiqué qu’elle était favorable aux amendements qui supprimaient la notion de mort naturelle dans cet article 9
Lors de la discussion en 1ère lecture en avril 2025, Mme Camille Galliard-Minier alors députée cosignait un amendement, sourcé ADMD, pour indiquer qu’était réputé décédée de mort naturelle une personne dont la mort résultait d’une aide à mourir.

Le député Philippe Vigier contredit le député Philippe Vigier
Samedi 27 juin, le député Les Démocrate Philippe Vigier, rapporteur général, pour la commission des affaires sociales, de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, s’est prononcé contre le délit d’entrave à l’euthanasie :
Nous abordons l’article 17. C’est un moment important. Je serai synthétique, mais je tiens d’abord à rappeler que lorsqu’Olivier Falorni a écrit son premier texte, en 2021, n’y figuraient ni délit d’entrave, ni délit d’incitation. Ces délits ne figuraient pas davantage dans le projet de loi déposé en 2024. La volonté d’Olivier Falorni, avec qui j’ai discuté plusieurs fois, comme beaucoup d’entre vous, était de ne pas s’engager dans une judiciarisation, afin qu’aucune suspicion ne puisse s’installer.
Chacun connaît le cheminement du délit d’entrave, d’abord apparu en commission spéciale, avant qu’un équilibre ne soit trouvé par le président Valletoux entre l’entrave et la pression. À ce stade, je considère que nous ne devons pas judiciariser l’aide à mourir. Restons-en au texte tel qu’il est sorti de la commission et tel que nous avons pu le voter ensemble après qu’une majorité s’est dégagée. Car, au fond, alors que nous arrivons presque au terme de la discussion, il convient surtout de bien répondre à l’attente très forte des patients, de ces malades auxquels je pense, en cet instant, qui veulent enfin disposer de ce droit à mourir. Tenons-nous-en à l’équilibre que nous avons su trouver tout au long du débat. Cela suppose de rejeter tous ces amendements.
Enfin, puisque la loi Veil a été évoquée, souvenons-nous que Simone Veil n’avait pas non plus judiciarisé le recours à l’IVG. Ce n’est que vingt ans plus tard que des sanctions pénales ont été imaginées, notamment pour punir l’entrave.
Bref, conservons dans le présent texte l’équilibre auquel nous sommes parvenus majoritairement en commission, sans le judiciariser.
Pourtant, lors de la séance du 24 mai 2025, le même député Vigier avait déclaré lors de la création du délit d’entrave :
Lorsqu’on est législateur, lorsqu’on vote la loi, qu’elle émane du gouvernement ou des parlementaires, la première des exigences est de faire en sorte que cette loi soit opérante, qu’elle soit appliquée. Nos concitoyens n’acceptent plus qu’on légifère, mais que les lois votées ne soient pas respectées.
Le droit à l’aide à mourir n’est pas un droit en moins, c’est un droit en plus, une réponse pour ces patients qui nous regardent, qui nous écoutent, qui sont dans une situation que nous avons tous longuement décrite. Mais on sait que des opposants farouches à ce droit voudront l’entraver. Or il n’y a pas pire, pour un État de droit, que de laisser faire cela – on l’a vu pour l’IVG, auquel l’accès est encore très restreint dans beaucoup de pays du monde.
Je vous invite à relire ce qu’avait dit Simone Veil, ici même, lorsqu’elle était montée à la tribune pour défendre sa loi. Elle souhaitait que ce nouveau droit soit vraiment appliqué. Ayons tous en tête, ce matin, qu’il y a cinquante ans, une femme courageuse a défendu un droit nouveau, comme nous le faisons ensemble à présent.
Alors, cher Thibault Bazin, quelle réponse faut-il apporter aux Françaises et aux Français qui veulent un meilleur accès aux soins ? Le rapporteur général du budget de la sécurité sociale que vous êtes saura certainement être très créatif, pour faire en sorte qu’on leur apporte ce qu’ils attendent. En matière de soins palliatifs, la proposition de loi dont nous avons débattu avant celle-ci en est la merveilleuse illustration.
Pourtant, n’oubliez pas que rien de cela ne correspond à ce dont certaines personnes ont besoin, ces personnes auxquelles on doit pourtant une réponse, au nom d’une exigence éthique et morale, au nom de l’humanité.
Cette reculade sur le délit d’entrave est destiné à convaincre les récalcitrants à voter cette loi, mais elle ne doit pas les berner : ce délit reviendra bien par la suite.
Mardi, ils voteront. Vous, vous avez déjà gagné.
Mardi, ils voteront. Mais vous, arrêtez de trembler : vous avez déjà gagné.
Veillée avant le vote du 30 juin sur la fin de vie
Le Semeur, Jean-François Millet (1850)
Légende : « Le semeur ne vérifie pas la terre ; il sème, confiant. Le reste appartient à Dieu. »
Il est 23 heures, en cette veille du 30 juin. Vous avez relu une énième analyse, vous avez partagé l’article, vous avez peut-être même prié en regardant les infos. Et pourtant, ce soir, une angoisse sourde vous étreint — celle qui chuchote : « À quoi bon ? Ils vont voter cette loi. Nous n’étions pas assez nombreux, pas assez forts, pas assez entendus. »
Je connais cette voix. Elle est le vertige des cœurs passionnés, la fatigue de ceux qui aiment la vie jusqu’à l’épuisement.
Mais si je vous écris cette nuit, ce n’est pas pour vous dire de vous battre plus fort. C’est pour vous rendre la paix que vous méritez. Car dans ce combat contre la culture de mort, nous avons tous, un jour, le souffle coupé par la peur de l’échec. Plus de mille huit cents amendements ont été déposés ces derniers jours ; vingt-trois seulement ont été retenus. Nous mesurons nos mots, nous comptons nos partages, nous nous jugeons à l’aune de ce que nous voyons — et ce que nous voyons, c’est une machine qui ne retient presque rien de ce que nous lui offrons.
Pourtant, notre pire ennemi n’est pas dans l’hémicycle. Il est dans ce miroir qui nous renvoie l’image d’un combattant impuissant.
Le piège est là : en voulant à tout prix être efficaces, nous acceptons de jouer sur le terrain du monde. Or le monde mesure le succès au bruit, au nombre, aux scrutins. Nous, nous mesurons la fidélité au silence et à l’amour. Goliath a la parole, les caméras, vingt-trois amendements et une majorité ; il n’a pas ce que nous avons : une petite graine plantée dans une conscience.
Imaginez : si votre vie entière, vos veilles et vos combats, ne devaient arracher qu’une seule âme au vertige de l’euthanasie, votre fronde face au géant serait déjà une victoire pour l’Éternité.
Dieu ne nous demande pas de sauver le monde. Il nous demande de semer. Le reste — la pousse, la moisson — Lui appartient déjà.
C’est pour cela que je vous supplie de retrouver le souffle. Nous sommes épuisés parce que nous oublions l’équilibre. Nous voulons tout porter, tout sauver, tout maîtriser. Nous confondons notre labeur avec une œuvre de salut. Alors, que faire quand l’angoisse monte ? Revenir à l’essentiel. À l’Ora.
Ce n’est pas fuir le front que de s’agenouiller. C’est aiguiser la lame. C’est tremper sa plume dans l’encrier de la grâce. Une parole qui ne sort pas du silence est une parole stérile ; elle rebondit sur les murs du monde sans jamais les fissurer. La parole née du recueillement, elle, est une pluie fine : elle pénètre là où personne ne la voit.
Mardi, les hommes voteront. Oui, c’est un jour grave — et pourtant ce ne sera pas le dernier mot. Le Sénat, qui a déjà rejeté ce texte deux fois, le rejettera sans doute une troisième fois ; l’Assemblée tranchera alors définitivement le 15 juillet. Mais n’attendez ni de mardi ni du 15 juillet une résolution selon nos calendriers humains. Déposez votre impuissance et votre ferveur au pied du Tabernacle. Car si la loi passe, mardi ou dans quinze jours, elle ne sera pas votre défaite, mais la leur. Une loi contre la vie est un château de sable ; les marées de l’histoire l’emportent toujours.
À 71 ans, je le vois de plus en plus clair : la terre est le temps des semailles, parfois arides. La moisson véritable n’appartient qu’à Dieu. Le semeur ne vérifie pas la terre ; il sème, confiant. Il sait que le vent, la pluie et le soleil ne sont pas ses alliés, mais les instruments d’un Maître qui ne se trompe jamais de saison.
Alors, ne vous lassez pas. Semez dans les larmes, semez dans le doute, semez même dans l’apparent échec. Notre rôle n’est pas de faire pousser l’arbre, mais de déposer la graine.
Le combat appartient au Seigneur. Nous ne portons pas le poids de la victoire ; nous portons celui, infiniment plus léger, du témoignage.
Quand le bruit de la mêlée couvrira la voix du silence, retournez à la source. C’est là que la paix vous attend — non pas une paix tiède, mais une force divine, une armure contre la peur.
Car c’est en Son nom que la vérité triomphera : non pas comme un succès humain, bruyant et éphémère, mais comme une moisson d’éternité, douce et silencieuse, qui germe déjà dans les cœurs fidèles.
En union de prière, surtout mardi. Semeurs, pas moissonneurs : voilà notre seule victoire — et elle est déjà acquise.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
“Depuis deux mille ans on voit régulièrement des hommes qui veulent sauver l’Eglise malgré elle”
Voici l’homélie du TRP Dom Bertrand de Hédouville, abbé de Randol, à l’occasion de la fête des Saint Pierre et Paul, ce 29 juin 2026 :
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.
On connait cette parole de saint Augustin dans son maître livre ‘’La Cité de Dieu’’ :
Deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu a fait la Cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste. Aussi, celle-là se glorifie-t-elle en elle-même ; celle-ci dans le Seigneur. Ch. VIII, n°11.
C’était à l’origine, c’est encore aujourd’hui.
Depuis deux mille ans on voit régulièrement des hommes qui veulent sauver l’Eglise malgré elle. Plein d’un zèle apparent ils enseignent, ils forcent, ils font grand bruit pour dire en substance : « L’Eglise c’est nous ! Les autres vont à la dérive ». Langage qu’a tenu nombre de petits et de grands hérésiarques, schismatiques et autres dissidents. Sans remonter jusqu’à Arius, Nestorius, Donat ou Luther, ni même Jansénius, pensons simplement à Lamenais, Loisy ou Drevermann.
Donc, aujourd’hui encore, on voit toute une mouvance flotter entre deux pôles : l’un de sauver l’Eglise malgré elle, l’autre de prendre ses distances de l’Eglise romaine. De part et d’autre c’est le vieux fonds gallican qui ressort, celui qui a conduit à la Constitution Civile du Clergé en 1790.
Et il est assez étonnant de voir encore aujourd’hui ceux qui se pensent purs, qui se veulent de vrais et uniques fils de l’Eglise, s’éloigner d’elle sous le spécieux argument de ‘’non-juridiction’’ : Quelle puissance a un roi sans royaume ? Il est pourtant clair :
L’ordination d’évêques sans mandat du Saint-Père implique une rupture décisive de communion ecclésiale, autrement dit : un schisme. Cardinal Fernadez.
Comme disait Madame l’Abbesse : Le diable n’est jamais si hideux que quand il se fait canoniste.
C’est vrai que si l’Eglise est Sainte et Immaculée, sans tâche ni ride, l’Eglise d’ici-bas est formée de pécheurs, ce qui fait qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas, et ça depuis le jour même de sa fondation, le Vendredi Saint : « Omnes fugerunt – Tous s’enfuient ! ». La Pentecôte vient ensuite arranger les choses.
Au cours des 2000 ans d’histoire de l’Eglise, les hérésies n’ont été vaincues que par ceux qui sont restés dans l’Eglise et n’ont pas dévié de la ligne du Pape. Cardinal Müller.
Quand on défend l’Eglise avec sa volonté propre, quand on pense la sauver sans s’appuyer sur Pierre, quand on n’est plus habité par la vertu d’obéissance, on fortifie son moi, son amour de soi, et on méprise dans le fond l’enseignement du Christ. Les extrêmes se rencontrent, un climat de désobéissance s’installe à droite comme à gauche, une autre cité se fortifie alors dont les citoyens sont peut-être purs comme des Anges, mais orgueilleux comme des démons, comme il se disait des religieuses de Port-Royal.
Et pourtant il n’y a pas à se décourager, en deux mille ans, dans les périodes noires qu’a eu à traverser la Sainte Eglise, et il y en a eu de nombreuse, l’Esprit Saint a toujours plané sur elle, il y a toujours eu des saints, des martyrs, des docteurs qui ont, par la grâce de Dieu, charpenté la vie de l’Eglise.
Je ne retiens qu’un exemple. Les premiers chrétiens du Japon, baptisés par saint François-Xavier, furent très vite violements persécutés, martyrisés. Et on pouvait penser que cette Eglise d’Extrême-Orient était bel et bien morte. Mais lorsqu’au XIXème siècle, une nouvelle vague de missionnaires aborda au Pays du Soleil-Levant, des chrétiens, restés secrètement chrétiens pendant près de trois siècles, vinrent leur demander discrètement s’ils étaient de la religion des ‘’Quatre Blancheurs’’ :
- La blancheur de la Vierge Immaculée,
- La blancheur de l’Eucharistie,
- La blancheur de la virginité des prêtres,
- La blancheur du Pape.
Ils avaient su synthétiser parfaitement ce qu’est l’Eglise. A nous de continuer à garder ces mêmes vérités, sans sophisme. Dans l’évangile de dimanche dernier le Seigneur Jésus disait à Pierre :
Duc in altum – Va en eaux profondes.
Et il nous le dit toujours, avance dans les profondeurs de la foi, avance dans l’adhésion au Credo, avance dans la lecture du ‘’Catéchisme de l’Eglise Catholique’’, avance dans ta dévotion au Saint Père, avance dans ton désir de sainteté. C’est ainsi que se préparent les pêches miraculeuses.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.
Jérôme Lejeune, le courage d’un savant chrétien
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝐀𝐮𝐝𝐞 𝐃𝐔𝐆𝐀𝐒𝐓, déléguée générale de l’association des amis du professeur Jérôme Lejeune
- 𝐊𝐚𝐫𝐢𝐧 𝐋𝐄 𝐌𝐄́𝐍𝐄́, fille du professeur Jérôme Lejeune
- 𝐄𝐦𝐦𝐚𝐧𝐮𝐞𝐥 𝐒𝐀𝐏𝐈𝐍, chirurgien pédiatre et néonatal, professeur émérite
« Les établissements de soins chrétiens pourraient devoir fermer ou quitter la France »
Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, a été interrogé dans Le Figaro à propos de la loi sur l’euthanasie :

« Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion »
Mgr Stanislaw Gądecki, président de la Conférence épiscopale polonaise, a rappelé aux dirigeants gouvernementaux leur responsabilité dans la protection de la vie humaine dans son discours lors de la Marche annuelle pour la vie et la famille à Varsovie.
« La vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses dimensions et conditions ».
S’adressant aux responsables politiques du pays, il a poursuivi :
« Appelés à servir l’humanité et le bien commun, ils doivent prendre résolument le parti de la vie, notamment en matière de réglementation. C’est le devoir des députés et des sénateurs ; c’est aussi le devoir de la Diète [chambre basse du Parlement]. C’est le devoir de tous ceux qui bénéficient d’un large soutien populaire et qui, par conséquent, doivent aussi faire preuve d’un plus grand respect pour la vie. »
La Pologne est l’un des rares pays européens à protéger encore les enfants à naître en interdisant la quasi-totalité des avortements. Les seules exceptions concernent les cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie de la mère.
L’archevêque a déclaré que tout député qui vote pour légaliser l’avortement ne peut pas recevoir la communion.
« Une loi qui viole le droit naturel à la vie d’un enfant est injuste. Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion ».
D’autres responsables catholiques aux États-Unis ont adressé des avertissements similaires à des élus catholiques, notamment l’archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone, concernant l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Bien que Mme Pelosi se dise fervente catholique, elle défie ouvertement et à plusieurs reprises les enseignements de l’Église catholique sur l’avortement et soutient l’avortement. Face à son refus persistant de se repentir et à son obstination, Mgr Cordileone lui a signifié en 2022 qu’elle ne pouvait plus communier dans son diocèse.
Cet article date de 2023, mais il n’a rien perdu de sa pertinence.
Mobilisation à Paris contre la loi sur l’euthanasie
À deux jours du vote solennel à l’Assemblée nationale, entre 5 000 et 6000 opposants à la loi sur l’euthanasie se sont réunis dimanche 28 juin à Paris, malgré la chaleur. la préfecture avait interdit la manifestation mais le juge des référé a cassé cette décision permettant l’organisation de cette manifestation.

Sur les pancartes, le même mot d’ordre revient : « Tuer n’est pas un soin ». Le texte, doit encore repasser au Sénat le 7 juillet, avant une adoption définitive attendue à l’Assemblée le 15 juillet.
Élisabeth de Courrèges, ergothérapeute et figure de l’Appel du 28 juin, parle comme soignante.
« Nous avions vraiment envie de lancer un dernier cri avant le vote ».
Cette « aide à mourir » n’est pas une réponse à la détresse des personnes âgées ou en fin de vie :
« Nous, soignants auprès des personnes âgées et des personnes en fin de vie, nous n’en avons pas besoin. C’est même quelque chose qui va à l’encontre de nos pratiques. »
C’est précisément l’interdit de donner la mort qui a poussé la médecine française à inventer d’autres réponses, les soins palliatifs, « compétents et créatifs ». « Nous avons d’autres besoins, mais pas celui-là ».
« Jusqu’ici, face à une personne qui disait vouloir mourir, le réflexe de la société était la fraternité ». « Là, on change complètement de logique. À quelqu’un qui dit : “Je veux mourir”, la société pourra répondre : “Oui, on peut t’aider à mourir.” » « La fin de vie est encore un temps du possible ». « Un temps où l’on peut vivre de belles choses avec ses proches. » « Je trouve triste qu’une société, face à la souffrance, ait le choix entre l’amour ou la mort ». « Moi, je crois beaucoup plus à la première option. »
🔴⚡️[EN DIRECT] Plus de 6000 personnes désormais présentes, remplissant la place de Fontenoy pour la manifestation anti-euthanasie !
📍Ligne Droite est sur place. pic.twitter.com/SjmEhfGrJ9
— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) June 28, 2026
🔴Breaking News : Non au suicide assisté : Unissons nos forces contre la loi sur l’euthanasie #euthanasie #suicide @Sante_Gouv pic.twitter.com/2BMAVta1F3
— LDC News International Agency (@LDCNewsagency) June 28, 2026
Les élus Marion Maréchal, Laurence Trochu (députés européens), Anne Sicard, Eddy Casterman, Hanane Mansouri (députés nationaux) et Philippe Vardon (conseiller général) étaient présents à la manifestation contre l’euthanasie.

🔴⚡️[EN DIRECT] @hanane_mnsr, députée UDR : « Ça fait deux ans que je me bats contre cette loi qui n’est pas du tout dans les préoccupations des Français ! […] La Haute Autorité de Santé a déjà lancé des offres d’emploi pour euthanasier ! » pic.twitter.com/x3QamPsvre
— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) June 28, 2026

🔴⚡️@MarieLys_Pell : « Face à un si faible consensus, à une loi aussi grave, nous ne pouvons pas précipiter le débat sur l’euthanasie ! » pic.twitter.com/oVU2y2VQpG
— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) June 28, 2026
Bravo aux éligibles qui se battent pour la défense de la vie ! pic.twitter.com/vzhcA2DLrZ
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 28, 2026
Quatre mille personnes se sont rassemblées dimanche place de Fontenoy, à Paris, pour s’opposer à la loi «fin de vie». Mardi, l’Assemblée nationale se prononcera en troisième lecture sur ce texte qui prévoit de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. pic.twitter.com/G8PvkbOU2z
— Le Figaro (@Le_Figaro) June 28, 2026
La vérité sur les effets néfastes des vaccins éclate au grand jour
En Italie, le tribunal de Rimini ordonne au ministère de la Santé et à l’AIFA (Agence italienne des médicaments) d’indemniser un homme de 51 ans victime d’un infarctus suite à sa vaccination contre le virus à ARNm.
Le ministère de la Santé et l’AIFA ont été condamnés à verser une importante indemnité mensuelle à un homme de 51 ans, originaire de la province de Rimini, qui a développé une grave affection cardiaque après avoir reçu la troisième dose du vaccin à ARNm.
Le jugement rendu en mai par le juge Luciano Ardigò du tribunal du travail de Rimini, mais récemment publié par le Corriere di Bologna, n’est pas le premier du genre. Il confirme cependant une tendance jurisprudentielle : lorsqu’elles parviennent à saisir la justice, les personnes victimes d’effets indésirables liés à la vaccination obtiennent gain de cause. Ce système judiciaire, peu à peu, nuance le destin prometteur de la campagne de vaccination, présentée comme parfaite mais qui s’est révélée être un échec retentissant en termes d’efficacité et une catastrophe en matière de sécurité.
Cet homme, qui vit à Rimini avec sa femme et travaille comme magasinier, devra désormais vivre avec une cardiomyopathie causée par une myocardite soudaine pour le restant de ses jours, mais il pourra au moins compter sur une indemnisation de l’État, qui le dédommagera, au moins en partie, pour sa vie de personne handicapée.
Plus précisément, 12 000 € par an, plus un versement unique de 20 000 €. Conformément à la loi 210/92, le ministère et l’AIFA devront verser cette somme pendant toute la vie de l’homme. Les frais de justice sont également à prévoir.
L’avocat Luca Ventaloro n’en est pas à son premier procès lié à la vaccination.
« Je pratique le droit depuis une trentaine d’années, et j’ai déjà obtenu des dizaines de décisions favorables dans des affaires de vaccination contre la COVID-19, tant en Italie qu’à l’étranger. Cette décision est importante car elle établit sans équivoque le principe du préjudice vaccinal pour un homme qui devait se faire vacciner pour travailler, étant donné que le laissez- passer vert a rendu la vaccination pratiquement obligatoire. »
Ventaloro a raconté l’infarctus tragique de son client en janvier 2022, événement qui a tout déclenché.
« La presse locale en a également parlé car mon client – en parfaite santé avant la vaccination, comme l’a confirmé l’expert du juge – a été victime d’un infarctus au volant de sa voiture avec son épouse. Il a percuté le mur d’une église et a été secouru, sous la statue de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, par une infirmière qui s’est aussitôt rendue au bar voisin pour récupérer un défibrillateur public installé quelques jours auparavant. Cette intervention lui a sauvé la vie. »
L’implantation d’un défibrillateur sous-cutané par les médecins de l’hôpital a bouleversé son quotidien : contrôles médicaux constants, limitations, risques. Après avoir porté plainte pour suspicion d’effet indésirable lié au vaccin, l’homme a attendu le verdict jusqu’à aujourd’hui, qui lui est favorable et ordonne au ministère de lui verser une indemnisation à vie.
Le juge a exposé les faits clairement, soulignant comment, selon la littérature médicale, les vaccins à ARNm peuvent provoquer des effets indésirables affectant spécifiquement le cœur, notamment des myocardites. Ce risque est également mentionné dans le rapport de 2022 de l’Agence italienne du médicament. En 2023, l’INPS a également reconnu à cet homme de 51 ans un certain degré d’invalidité suite à son infarctus. Dans les motifs de la sentence, le juge a souligné qu’
« il existe une corrélation pathogénique entre les lésions myocardiques liées à l’activité du vaccin à ARNm, perceptibles sur la base des résultats de l’imagerie diagnostique même en l’absence de données cliniques ou immunohistologiques, et l’évolution ultérieure vers une cardiomyopathie progressive se manifestant par un épisode arythmique atteignant le niveau d’une probabilité appréciable ».
Hongrie : Derrière le mirage Péter Magyar, la purge et la fin de l’État de droit
Extrait d’un article publié par Madame Kata Jurák, Rédactrice en chef du journal Vasárnap.hu, journaliste hongroise et auprès du journal-blog L’Espoir :
” Ces derniers jours, les limites de l’exercice du pouvoir politique en Hongrie ont été repoussées à un point qui dépasse les scénarios les plus sombres. En tant que Premier ministre, Péter Magyar a lancé une offensive ouverte contre les institutions indépendantes qui, dépassant l’entendement, démantèle les derniers bastions de l’État de droit. L’ultimatum lancé dans l’affaire du « convoi d’or » et la convocation du procureur général assortie d’un délai strict ne sont pas des erreurs isolées, mais l’amorce d’une méthode de gouvernance autocratique et sans scrupules. Ce précédent inédit ne se contente pas de secouer l’opinion publique nationale ; il s’agit d’un signal d’alarme majeur pour tous les observateurs européens attachés à l’ordre institutionnel.
Le contexte juridique de cette affaire est pourtant d’une clarté absolue. Selon l’ordre constitutionnel du pays, le parquet est pleinement indépendant et le procureur général ne répond qu’au Parlement. Le chef du gouvernement n’est en aucun cas le supérieur hiérarchique de cette institution, et n’a absolument pas le droit d’exiger, sous forme d’ultimatum, des comptes rendus sur des enquêtes criminelles en cours. Lorsque le parquet général se voit contraint de rappeler sèchement mais fermement au Premier ministre que le pouvoir exécutif ne peut lui donner d’ordres, la frontière d’une gouvernance civile normale est franchie depuis longtemps. Ce tableau est encore noirci par les pressions politiques exercées sur Gábor Bálint Nagy pour le contraindre à la démission, une manœuvre qui a déjà poussé à un dépôt de plainte auprès du parquet d’instruction de Budapest pour suspicion d’abus de pouvoir.
Le gouvernement a visiblement entamé son mandat sous le signe de la revanche, armé de slogans grandiloquents : le programme baptisé « Purge » (« Tisztítótűz ») s’avère toutefois être un jeu politique extrêmement dangereux. Ce genre de campagne peut en un instant basculer dans la vengeance personnelle aveugle ou, pire encore, dans la construction effrénée d’une nouvelle clientèle politique sur les cendres de l’ancienne. La rhétorique utilisée par le Premier ministre, comparant le gouvernement précédent à la mafia sicilienne et calquant sa méthode pour régler ses comptes, est proprement révoltante et totalement incompatible avec les normes démocratiques. Dans cette chasse aux sorcières, le dirigeant du pays visionne désormais ouvertement l’incarcération de Viktor Orbán, s’affranchissant complètement du cadre de la justice indépendante, de la séparation des pouvoirs et de la sécurité juridique fondamentale. ”
Pour lire la suite de l’article : https://journallespoir.wordpress.com/2026/06/28/hongrie-derriere-le-mirage-peter-magyar-la-purge-et-la-fin-de-letat-de-droit/
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Un prêtre agressé en Corse. Add : les jeunes viennent réparer leurs méfaits
Le curé de la paroisse de Levie et de l’Alta Rocca affirme avoir été victime d’une agression dans la soirée du samedi 27 juin au presbytère. Dans un message publié sur Facebook ce dimanche, le religieux explique que trois jeunes auraient tenté à plusieurs reprises de forcer sa porte. Il dénonce également un climat de dégradations dans le village et appelle à une prise de conscience collective.
Hier soir j’ai été personnellement agressé au presbytère. Trois jeunes, n’habitant pas le village, sont venus défoncer ma porte à coup de pieds. Ils sont revenus trois fois. J’ai failli en attraper un, et heureusement, il a pu s’échapper, car la situation n’aurait pas été la même.Cet incident fait suite aux nombreuses voitures brûlées et autres dégradations.
Communiqué du diocèse d’Ajaccio :

Nouveau communiqué du diocèse :

A marche forcée : la Haute Autorité de santé cherche déjà à définir les substances susceptibles d’être utilisées dans le cadre de l’euthanasie
Sans attendre le vote des députés ce 30 juin, sans attendre le vote du Sénat, sans attendre le vote final de députés, le 15 juillet, la Haute Autorité de santé (HAS) a été saisie pour :
- définir les substances susceptibles d’être utilisées dans le cadre de l’euthanasie,
- élaborer des recommandations de prescription médicale, de manipulation et d’administration relatives aux formes pharmaceutiques adaptées en fonction de la voie d’administration,
- définir les conduites à tenir en cas de difficulté, d’échec ou de complication et les modalités d’accompagnement de la personne jusqu’à la constatation du décès.
La méthode de travail prévoit la constitution d’un groupe de travail chargé d’élaborer le texte des recommandations à partir de l’argumentaire scientifique qui sera fourni, et de l’expertise de chacun. La méthode de travail prévoit la constitution d’un groupe de travail et d’un groupe de lecture. Les groupes seront composés de professionnels de santé et d’usagers du système de santé. Le groupe de travail comprendra une quinzaine de personnes.
Les membres du groupe de travail auront pour mission d’analyser, de critiquer et de compléter si besoin l’analyse de la littérature réalisée, et de rédiger le texte des recommandations à partir de cette analyse et des avis exprimés au cours de plusieurs réunions de travail à la HAS.
Une première réunion du groupe de travail est prévue le jeudi 9 juillet et les autres : le jeudi 3 septembre 2026 ; le mercredi 9 septembre 2026 ; et après la phase de lecture le jeudi 8 octobre 2026.
Avortement : Il faut entendre la voix de celles qui veulent garder leur bébé mais subissent des contraintes ou des pressions
Auditionnée mardi 23 juin par la commission des pétitions du Parlement européen, Charlène, une Française à l’origine d’une pétition sur la protection de la maternité, a raconté le parcours qui l’a conduite à subir un avortement sous pression. Elle appelle désormais les institutions européennes à soutenir les femmes qui souhaitent poursuivre leur grossesse. Elle a été interrogée dans Valeurs Actuelles :
Pouvez-vous nous raconter votre histoire autour de l’avortement ?
Je suis tombée enceinte quand j’avais 26 ans. J’étais dans une relation sérieuse. Ce n’était pas vraiment un accident, plutôt une inconséquence. J’étais heureuse d’être enceinte. Mon conjoint, qui parlait pourtant beaucoup d’enfants, a complètement paniqué et m’a demandé d’avorter. J’ai toujours répondu que je ne voulais pas avorter. En même temps, je n’arrivais pas à mettre un terme à la discussion, parce que, pour lui, cette possibilité était totalement inaudible et inenvisageable. Je suis d’abord allée voir mon médecin traitant. Il m’a dit : « Au vu de ce que vous me dites, je sais que vous allez garder votre bébé. La question est de savoir si vous le ferez avec lui ou sans lui. »
Ensuite, sous la pression de mon conjoint, nous sommes allés consulter un autre médecin. Je lui ai dit que je ne voulais pas avorter. Il m’a posé une question qui m’a stupéfaite : « Vous êtes croyante ? » Je lui ai répondu : « Non, cela n’a rien à voir ». Je ne comprenais pas pourquoi le fait de vouloir garder son bébé devait forcément être associé à une conviction religieuse.
Nous avons ensuite été orientés vers une psychologue du Planning familial. J’y suis allée dans un véritable objectif de dialogue, parce qu’à la maison toute discussion était devenue impossible. Je cherchais un espace de médiation. Je lui ai dit très clairement que je ne voulais pas avorter. Je parlais de mon bébé. Elle m’a répondu : « Ce n’est qu’un tas de cellules. » Je me souviens lui avoir rétorqué : « Vous aussi, vous n’êtes qu’un tas de cellules. Nous le sommes tous. » Malgré mes refus répétés, elle m’a répondu : « On prend quand même les rendez-vous, au cas où. » Les consultations se sont alors enchaînées. À la maison, la pression continuait.
Lors d’un des derniers rendez-vous, j’ai demandé au médecin : « Si je prends un comprimé, est-ce que je peux revenir en arrière ? » Elle n’a manifestement pas compris le sens de ma question. Elle m’a simplement répondu : « Aujourd’hui ou dans deux jours, c’est la même chose. » La veille de l’intervention, je devais prendre un médicament destiné à la préparer. J’ai refusé. J’avais déjà deux heures de retard sur la prise lorsque mon conjoint m’a porté le comprimé à la bouche. J’ai fini par capituler. Le lendemain, il m’a emmenée à la clinique.
Vous avez lancé une pétition au Parlement européen. Quel est son objectif ?
L’objectif est de soutenir la maternité et les femmes enceintes qui souhaitent poursuivre leur grossesse, en essayant de les protéger des pressions qu’elles peuvent subir. Ma conviction est que de nombreuses IVG sont motivées par des contraintes extérieures, qu’elles soient économiques, familiales, psychologiques ou d’une autre nature.
L’an dernier, une initiative citoyenne européenne intitulée My Voice, My Choice visait à faciliter le recours à l’avortement dans un autre pays lorsque les délais étaient dépassés dans son propre État. Moi, je dis que My Voice, My Choice ne devrait pas concerner uniquement les femmes qui souhaitent avorter. Il faut aussi entendre la voix de celles qui veulent garder leur bébé mais rencontrent des obstacles, subissent des contraintes ou des pressions.
En France, j’ai le sentiment qu’une seule voix est véritablement entendue. Le consensus autour de l’avortement est tel que, lorsqu’une femme souhaite poursuivre sa grossesse malgré des difficultés, cette situation devient presque invisible. L’avortement est devenu tellement banal dans le débat public que plus personne ne voit le problème que peuvent rencontrer ces femmes.
Vous avez été auditionnée ce matin au Parlement européen. Comment avez-vous vécu cette audition ? Votre pétition a-t-elle été retenue ?
Charlène. Oui. La pétition a été déclarée recevable et elle poursuit désormais son parcours institutionnel. Elle aurait pu être classée si la commission avait estimé qu’elle ne relevait pas des compétences de l’Union européenne, mais ce n’est pas le cas. Elle va maintenant être transmise à plusieurs commissions compétentes, notamment celles chargées des droits des femmes et de la famille, qui examineront les suites à lui donner et les éventuelles recommandations.
Globalement, j’ai reçu beaucoup de soutien de la part des députés européens. La plupart ont compris ma démarche. Il existe un consensus sur le fait qu’il faut soutenir la maternité, notamment dans un contexte de déclin démographique. Certains ont d’ailleurs souligné que cette question concernait aussi l’avenir de notre système de retraite et notre équilibre démographique.
En revanche, une députée européenne française a frontalement attaqué ma démarche. Elle a présenté ma pétition comme une remise en cause du droit à l’avortement, alors que j’ai clairement expliqué que ce n’était pas son objet. Je demande simplement que, de la même manière que l’on défend le droit à l’avortement, on défende aussi les femmes qui souhaitent garder leur enfant. Il devrait y avoir une forme de symétrie. Aujourd’hui, en France, je ne la vois pas.
Elle m’a également accusée d’appartenir à des mouvements politiques, ce qui est faux. Faute d’arguments, c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour tenter de discréditer mon témoignage.
Que demandez-vous concrètement ?
Je demande que soit examinée la faisabilité d’actions menées au niveau de l’Union européenne afin de renforcer le soutien médical, psychologique et social apporté aux femmes enceintes.
Je demande également un réexamen des financements publics et des campagnes de communication afin de vérifier qu’ils prennent aussi en compte les besoins des femmes qui souhaitent poursuivre leur grossesse et qu’ils ne soient pas uniquement orientés vers l’avortement.
Enfin, je souhaite que, dans les domaines relevant des compétences de l’Union européenne, soit garanti un environnement favorable à l’exercice de tous les droits des femmes, y compris celui de mener leur grossesse à terme.
Beaucoup d’acteurs affirment défendre les droits des femmes. Le Planning familial, par exemple, est censé avoir cette mission. Or, ce que j’ai vécu ne correspond pas à cette réalité. Dans mon cas, la psychologue a pris le parti de mon conjoint et a relayé les pressions que je subissais.
Terres de Mission – Antoni Gaudi : Fou ou génie ?
Eglise universelle : Gaudi, le soleil de Barcelone
Le 10 juin dernier, le pape Léon XIV bénissait la plus haute tour de la basilique de la Sagrada familia à Barcelone. A cette occasion, le Figaro hors-série publie sous le titre : “Gaudi, le soleil de Barcelone”, un numéro exceptionnel consacré au génial architecte de la Sagrada Familia : Antoni Gaudi. Isabelle Schmitz nous mène à la découverte de ce génie et de ses oeuvres.
Eglise en France : Le combat contre l’euthanasie et le suicide assisté continue
A partir du 22 juin, l’Assemblée nationale examine la nouvelle version du projet de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Félicité de La Vergnolle, de la Lejeune Académie, nous présente l’état actuel du projet qui suscite d’immenses réserves de la part du personnel médical.
Eglise en Marche : Les 60 ans de Chiré
Les 5 et 6 septembre, à l’occasion des 56èmes journées chouannes, seront célébrés les 60 ans de Chiré. L’actuel directeur, François-Xavier d’Hautefeuille, retrace l’historique de ce combat au service du livre contre-révolutio
