Blogs avec images

Un minimalisme marial en accord avec Mater Populi Fidelis : Le cas du Cardinal Müller

La triste note doctrinale, Mater Populi Fidelis, promulguée l’an dernier par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi et approuvée par Léon XIV, rabaisse la grandeur de la Sainte Vierge en lui déniant sa Corédemption, (c’est-à-dire sa participation à l’acquisition des grâces de notre salut par les mérites de sa Compassion), ainsi que sa Médiation universelle dans la dispensation des grâces. Personne ne s’étonne que le Cardinal Fernandez nie cette doctrine traditionnelle, vu le peu de crédibilité doctrinale et d’autorité morale du préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, malgré le saint office qu’il occupe. En revanche, plus d’un catholique s’étonnera d’apprendre que le Cardinal Müller, qui s’est acquis ces dernières années une réputation de défenseur de la foi pour certaines prises de position louables sur d’autres sujets, a tenu sur la Sainte Vierge des propos peu conformes à l’enseignement pérenne du Magistère. Il s’est nettement déclaré contre la doctrine de la Corédemption et a écrit des pages ambiguës sur le dogme de la Virginité perpétuelle.

Est-ce « exagérer faussement per excessum » d’affirmer que Marie est notre Corédemptrice ?

Dans un livre publié en 2017, le Cardinal Müller, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, rejette le titre de Corédemptrice, en raison de la doctrine qui le fonde :

« Les théologiens et les prédicateurs doivent particulièrement éviter deux risques : d’une part, celui d’exagérer faussement per excessum, en attribuant à la Vierge ce qui ne lui est pas attribuable (par exemple, l’Église, malgré la place privilégiée de Marie dans l’œuvre du salut, ne l’appelle pas « co-rédemptrice », parce que le seul Rédempteur est le Christ et qu’elle-même a été rachetée sublimiori modo, comme le dit Lumen gentium [n° 53], et sert cette rédemption accomplie exclusivement par le Christ) ; et d’autre part, lui refuser per defectum les privilèges uniques qui lui sont dus par décision divine (Lumen gentium, n° 67) — c’est-à-dire des dogmes tels que son Immaculée Conception, sa maternité divine, sa virginité perpétuelle et son Assomption, corps et âme, à la gloire céleste. »

Selon le Cardinal Müller, le titre de Corédemptrice ne peut être accordé à la Sainte Vierge, car ce serait pécher par excès. La doctrine qui le justifie s’opposerait à l’unicité du salut en Jésus-Christ, l’unique Rédempteur qui seul opère le rachat du genre humain, et serait inconciliable avec la vérité dogmatique que Marie elle-même fut rachetée par le Christ, quoique de manière plussublime (par son Immaculée Conception). Il nie donc explicitement la doctrine de la Corédemption puisqu’elle impliquerait une exagération, et c’est pour cette raison, d’après lui, que ce titre ne serait pas autorisé par l’Église.

​Les raisons du Cardinal Müller pour rejeter ce titre ne diffèrent guère de celles alléguées par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi dans Mater Populi Fidelis, et les critiques que l’on peut adresser à cette note doctrinale s’appliquent aussi bien au Cardinal. Mater Populi Fidelis aussi prétend qu’attribuer ce titre à Marie s’opposerait à l’unicité du salut en Jésus-Christ (cf. n° 47-48) et allègue aussi que son propre rachat, quoique unique, impliqueraitqu’elle ne peut pas contribuer par ses mérites au rachat d’autrui (cf. n° 33 et 67).

Et pourtant, que l’unicité du salut en Jésus-Christ ne soit nullement remise en question par le privilège de la Corédemption ressort clairement de l’enseignement du Magistère :

« Marie mérita très légitimement de devenir la réparatrice de l’humanité déchue… elle a été associée par Jésus-Christ à l’œuvre de la Rédemption, elle nous mérite de congruo, comme disent les théologiens, ce que le Christ Jésus nous a mérité de condigno, et elle est le ministre suprême de la dispensation des grâces. » (Saint Pie X, Ad diem illum).

Autrement dit, si seul le Christ, par sa Passion, mérita en stricte justice (de condigno) notre salut, cela n’empêche nullement qu’à la charité ineffable que sa Mère exerça dans sa Compassion, il ait plu à la libéralité divine d’accorder une valeur méritoire de congruité (de congruo), subordonnée à celle de son Fils, dans l’œuvre de notre rachat. C’est cette notion de mérite de convenance, pourtant enseignée clairement par saint Pie X, qui manque au propos du Cardinal Müller comme à Mater Populi Fidelis. Ce même enseignement magistral fut également omis du chapitre 8 de Lumen gentium, qui traite de la coopération unique de Notre-Dame à l’œuvre de notre salut, et comme le Cardinal Müller adhère à la lettre et à l’esprit du Concile, de même que les auteurs de Mater Populi Fidelis, rien d’étonnant à ce qu’il y ait accord entre eux sur cette question. Mais comment affirmer véritablement« la place privilégiée de Marie dans l’œuvre du salut » tout en jetant aux oubliettes cette notion de mérite de convenance de la part de la Mère de Dieu dans l’œuvre de notre rachat ?

En outre, l’enseignement pérenne du Magistère nous apprend que l’Immaculée Conception, par laquelle Marie fut rachetée de manière unique, n’empêche nullement qu’elle ait pu contribuer par ses mérites au rachat du reste du genre humain. Bien au contraire,le privilège de l’Immaculée Conception lui fut accordé précisément afin que ses mérites puissent être associés à ceux du Christ dansl’œuvre de notre rédemption. Cette raison d’être de son Immaculée Conception est impliquée par saint Pie X :

« Si la Vierge a été affranchie de la tache originelle, c’est parce qu’elle devait être la Mère du Christ : or, elle fut Mère du Christ afin que nos âmes pussent revivre à l’espérance des biens éternels. » (Ad diem illum).

Et cette finalité est exprimée plus clairement encore par Pie XII :

« Ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, toujours très étroitement unie à son Fils, le présenta sur le Golgotha au Père Eternel,… pour tous les fils d’Adam qui portent la souillure du péché originel; ainsi celle qui, corporellement, était la mère de notre Chef, devint spirituellement la mère de tous ses membres. » (Mystici Corporis).

Marie fut rachetée de manière plus sublime afin d’être non seulement la digne Mère de Dieu, mais aussi la Mère des hommes, c’est-à-dire leur Corédemptrice, de sorte « qu’elle a, avec le Christ, racheté le genre humain. » (Benoît XV, Inter sodalicia).  En s’opposant à cet enseignement, le Cardinal Müller s’accorde, ici encore, avec Mater Populi Fidelis : chez les deux est omise la distinction, pourtant capitale, entre la grâce de l’Immaculée Conception, que Marie n’a pas méritée, et les grâces salvifiques que, par ses mérites de convenance, elle a pu obtenir par la suitepour le reste du genre humain. Mais admettre le fait de son Immaculée Conception, en omettant sa raison d’être, n’est-ce pas « lui refuser per defectum » la finalité que Dieu avait en vue en lui accordant ce privilège unique, qui n’est autre que sa Maternité divine et corédemptrice ?

 Est-ce « exagérer faussement per excessum » d’affirmer stricto sensu la virginité in partu ?

Si le propos du Cardinal Müller sur la coopération de Marie à l’œuvre du salut est discutable, il y a encore d’autres sujets d’inquiétude dans sa doctrine mariale. Plus graves que sa dénégation de la Corédemption, (doctrine enseignée mais non encore définie solennellement par le Magistère), sont ses propos sur la Virginité perpétuelle qui, elle, est un dogme de foi. Le Magistère dit pourtant clairement que sa Virginité est perpétuelle précisément en ce qu’elle demeure intègre et inviolée avant, pendant et après la naissance de notre Sauveur.

Et pourtant, voici des propos troublants de la part du Cardinal Müller qui portent précisément sur la virginité de Marie in partu, pendant la naissance de Jésus :

« Il ne s’agit pas de phénomènes qui s’écarteraient des caractéristiques physiologiques naturelles dans le processus de mise au monde (comme la non–ouverture des voies d’accouchement, la non–violation de l’hymen et l’absence des douleurs de l’enfantement) ; il s’agit de l’influence salvifique de la grâce rédemptrice du Sauveur sur la nature humaine, qui avait été “blessée” par le péché originel. La profession de foi ne porte donc pas sur des détails somatiques qui seraient physiologiquement et empiriquement vérifiables. » 

La charité nous incite à qualifier ce propos seulement de fort ambigu. Mais le Cardinal Müller semble bien suggérer que l’intégrité physique pendant la naissance (qualifiée de simple « détail somatique ») n’est pas un article de foi. Suffirait-il alors d’accorder seulement une signification purement métaphorique à la virginité pendant la naissance ? Le Cardinal Müller a l’air de le dire. Il affirme aussitôt après que « le contenu de la foi dans la Virginitas in partu est bien exprimé par Karl Rahner », et il cite celui-ci :

« “Mais cette proposition, qui est directement intelligible, ne nous offre pas la possibilité de déduire des affirmations sur les détails concrets du processus, qui seraient certaines et universellement contraignantes.” »

Le Cardinal Müller s’appuie ainsi sur Rahner comme sur une autorité sûre ; or pour celui-ci l’adhésion au dogme n’implique pas l’affirmation de l’intégrité physique pendant la naissance de Jésus. Que Rahner ose remettre en question le sens obvie de ces termes d’« intégrité corporelle » est clair dans cet autre passage :

« Qu’est-ce qui est réellement inclus dans le concept d’“intégrité corporelle” et qu’est-ce que cela implique ? … Par exemple, l’expansion normale des voies génitales lors d’une naissance complètement saine doit-elle être considérée comme une atteinte à “l’intégrité corporelle” ? Quelqu’un aura-t-il le courage de maintenir cela catégoriquement ? »

La réponse à cette question, de la part des Pères de l’Église (tels que saint Ambroise, saint Athanase, saint Jean Chrysostome, saint Cyrille de Jérusalem, saint Jérôme, saint Hilaire, saint Augustin, etc.), est claire : ils avaient, eux, le courage de maintenir catégoriquement, et stricto sensu, l’intégrité corporelle de Marie pendant la naissance. La virginité in partu possède sans doute pour ces Pères un sens spirituel, mais celui-ci se fonde sur le sens littéral et obvie qui, pour eux, ne fait pas de doute.

Saint Bernard, Docteur de l’Église, pour exprimer cette virginité inviolée pendant la naissance, cette intégrité corporelle comprise stricto sensu, cette naissance miraculeuse, emploie une belle image :

« Le nom de Marie, désigne l’étoile de la mer : c’est en effet avec bien de la justesse qu’elle est comparée à un astre, car de même que l’astre émet le rayon de son sein sans en éprouver aucune altération, ainsi la Vierge a enfanté un fils sans dommage pour sa virginité. »

Enfin, le Magistère est net sur ce sujet, puisque le Concile du Latran en 649 déclare :

« Si quelqu’un ne confesse pas, en un sens propre et véritable, que la vierge Marie est Mère de Dieu, puisqu’elle a, dans un sens propre et véritable conçu du Saint-Esprit le Verbe lui-même, sans semence, et l’a enfanté sans corruption, sa virginité demeurant inaltérable aussi après l’enfantement, qu’il soit condamné. »

L’intégrité corporelle doit donc être crue « en un sens propre et véritable », et l’on conçoit difficilement comment concilier avec cette déclaration la position de Rahner, et du Cardinal Müller à sa suite. Que dire sinon que seule la perfidie moderniste d’un Rahner‒ sur lequel on regrette que s’appuie le Cardinal Müller ‒ peut avoir l’audace de prétendre adhérer au dogme de la Virginité perpétuelle, tout en repoussant le sens obvie de la doctrine des Pères et des déclarations du Magistère sur la virginité in partu.

​Vu ses propos sur « la place privilégiée de Marie dans l’œuvre du salut », qui excluent le privilège de sa Corédemption, et sur son intégrité corporelle dans l’enfantement, traitée de « détail somatique » qui ne serait pas objet de foi faute d’être « physiologiquement et empiriquement vérifiable », il semble clair, ‒ à moins d’une rétractation nette, qu’il n’a pas faite jusqu’à ce jour ‒, que le Cardinal Müller ne peut pas servir de pilier de la foi en la Vierge Marie.

Nous trouvons, en revanche, un pilier solide chez saint Bernard, à qui on attribue la devise : De Maria numquam satis : De Marie on ne dira jamais assez. Pour exprimer la grandeur des privilèges que Dieu lui accorde afin de faire d’elle une digne Mère de Dieu, ce saint ne trouve pas de mots adéquats. Cet adage ne signifie pas que ses perfections sont sans mesure (ce qui n’appartient qu’à Dieu), mais qu’elles doivent se mesurer à sa dignité de Mère de Dieu, qui réclame une telle sainteté, dit Pie IX dans Ineffabilis Deus, que « nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur ». Évidemment, cette célèbre devise s’accorde mal avec la crainte « d’exagérer faussement per excessum », en l’honorant du titre de Corédemptrice, et en affirmant sa Virginité perpétuelle telle que l’Église l’a toujours entendue. Au contraire, il est à craindre que la devise qui s’accorderait mieux avec la doctrine mariale du Cardinal Müller serait plutôt : De Maria ne quid nimis : De Marie, rien de trop. Or, sous l’apparence de modération que se donne le Cardinal, il y a, en réalité, un morne minimalisme, un obscurcissement doctrinal. En vérité, attribuer à Notre-Dame le titre de Corédemptrice n’est nullement de trop, mais s’harmonise avec la doctrine pérenne du Magistère ; et professer au sens plénier son intégrité virginale inaltérable n’est nullement excessif, mais n’est rien d’autre que l’intégrité dogmatique vaillamment défendue par les Pères et clairement définie par le Magistère.

‒ Karen Darantière, Organisatrice du Colloque sur la Corédemption à Paris en mai 2025

Évangéliser sur les réseaux sociaux

Dans ce deuxième épisode de Notre-Dame de Chrétienté, l’abbé Raffray dresse un état des lieux de l’évangélisation sur les réseaux sociaux. Face à une demande toujours plus importante, il revient sur leur véritable rôle missionnaire, les fruits déjà visibles de cet apostolat, mais aussi sur les dangers et les limites dont il faut savoir se préserver.

Il est fondamental de promouvoir la co-responsabilité et le caractère central des familles dans la vie sociale, politique et culturelle

L’abbé Lelièvre a rassemblé les thématiques des discours de Léon XIV. On trouvera ses propos sur

Extrait :

nous pouvons entendre la famille comme un don et un devoir. Il est fondamental de promouvoir la co-responsabilité et le caractère central des familles dans la vie sociale, politique et culturelle, en promouvant leur précieuse contribution à la communauté. Dans chaque fils, dans chaque épouse ou époux, Dieu nous confie à son Fils, à sa Mère, comme il le fit avec saint Joseph, pour être, à leurs côtés, base, levain et témoignage de l’amour de Dieu parmi les hommes. Pour être Eglise domestique et foyer où brûle le feu de l’Esprit Saint, il diffuse à tous sa chaleur et les invite à cette espérance.

Ermonia sort un film sur Staline

Le Procès Staline : Un film Ermonia — Sortie en octobre

1953. Staline agonise, veillé par les hommes qui l’ont servi pendant trente ans. Ce qui s’ouvre comme une veillée funèbre bascule en flashback : Khrouchtchev révèle à Olga, la belle-fille du dictateur, la vérité sur ses derniers jours. Alors qu’il s’apprête à signer la déportation de millions de Juifs, Staline se retrouve pris à son propre piège : son Politburo — Beria, Molotov, Kaganovitch, Malenkov — terrifié par sa paranoïa meurtrière, décide de le juger et de le condamner selon sa propre logique implacable. Un huis clos glaçant où bourreau et victimes échangent leurs rôles, jusqu’à l’agonie finale du tyran.

Voir la bande annonce :
https://youtu.be/HFL1NVhqB40?si=QgGwP1-_wc-Fuu8Q

Le film sort en octobre :
Paris : Le 24 octobre de 16h à 17h30 au brady 39 boulevard de Strasbourg

Autres dates à venir sur https://ermonia-productions.fr/

Un face-à-face de monstres
Le Procès Staline est une adaptation en quasi huis clos de la pièce de théâtre Procès et mort de Staline de l’auteur du Cheval rouge : Eugenio Corti. Le récit campe un Staline manipulateur, cynique, qui fait face à ses lieutenants tout aussi redoutables, qui ne se retournent pas contre lui par vertu mais par instinct de survie et soif de pouvoir. Le film montre un système où chacun, à tour de rôle, est prêt à sacrifier l’autre au nom du parti, de la révolution, ou simplement de sa propre peau. Le paroxysme est atteint lorsque Corti montre en filigrane que si Staline semble perdre la partie, le futur lui donnera raison sur le fond. Le Politburo explosera au profit du plus fort et du plus rusé, purgeant lui-même son entourage dans une dialectique infernale.

Dans ce théâtre où plus personne n’est innocent, une seule figure échappe à la logique du soupçon et de la trahison : Olga Golicheva, la belle-fille de Staline. Étrangère aux calculs du Politburo, elle est celle par qui le spectateur accède à l’histoire. Sa relation avec son beau-père, faite de tendresse contrainte, de silences et de non-dits, traverse le film de bout en bout et lui donne son fil rouge intime : à travers ses yeux, on perçoit ce que la violence politique a de destructeur, jusque dans la sphère la plus privée. Elle nous laisse à demi-mot le message de Fatima à la fin du film.

Ermonia, une aventure de cinéma indépendant
Le film est porté par l’association Ermonia, bien connue depuis plusieurs années des lecteurs du Salon beige pour s’attacher à raconter, avec des moyens modestes mais une certaine ambition, des histoires portées par des convictions fortes. Misant sur la solidité de l’écriture et l’engagement des équipes plus que sur les gros budgets, Ermonia ouvre la fenêtre de la grande histoire à travers des récits intimes et personnels. Le Procès Staline s’inscrit dans cette lignée, tout en marquant une étape supplémentaire dans l’ambition du collectif : c’est, à ce jour, le projet le plus abouti d’Ermonia, tant par l’ampleur de la reconstitution historique que par la qualité de son casting et de sa bande originale.

Un tournage entre été 2022 et hiver 2023
Le tournage principal s’est déroulé à l’été 2022, mobilisant décors, costumes et une large distribution pour reconstituer l’atmosphère pesante du Kremlin des derniers jours de Staline — entre bureaux feutrés, couloirs de château et scènes de campagne russe en ouverture du film. Des prises complémentaires ont ensuite été tournées en février 2023, permettant d’affiner certaines scènes et de renforcer la cohérence narrative de l’ensemble sur la durée de la postproduction. Pour incarner cette galerie de personnages historiques, Ermonia a fait le choix de s’entourer de quelques acteurs professionnels aux côtés de son équipe habituelle, avec en tête d’affiche Yves-Marie Adeline dans le rôle de Staline. Sa présence à l’écran, entre autorité et fêlures, donne au personnage toute son épaisseur et porte la tension dramatique du film jusqu’à son dénouement.

Une musique originale signée Olivier Quil
La partition originale du film a été composée par Olivier Quil. Elle accompagne aussi bien les images d’ouverture (la campagne russe, les montagnes enneigées) que la tension feutrée des scènes de huis clos, contribuant à installer cette atmosphère à la fois lyrique et oppressante qui caractérise le film.

Rendez-vous en octobre
Le Procès Staline sortira en octobre. Un rendez-vous à ne pas manquer pour découvrir le film le plus abouti d’Ermonia à ce jour : une fresque historique soignée et une réflexion sans concession sur la violence du pouvoir absolu, et sur l’aboutissement de la logique communiste portée à son terme par Staline.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les enjeux de la visite du pape en France

La visite de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, est très attendue. Comment ce voyage a-t-il été préparé ? Qui a œuvré en coulisses pour le rendre possible ? Quels liens Léon XIV entretient-il avec la France ? Quels messages le Pape vient-il délivrer à la société française ?

Aymeric Pourbaix recevait sur CNews le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, et Jean-Marie Guénois, journaliste au Figaro.

A quand la séparation de la franc-maçonnerie et de la justice ?

En juin, le Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire (CDJ), en réponse à une question qui lui était posée par un juge, déclarait dans un avis du 9 juin :

« L’appartenance à la franc-maçonnerie est incompatible avec les obligations déontologiques qui pèsent sur tout magistrat lorsque le serment prêté induit une allégeance ou une solidarité prioritaire. A défaut, elle suscite des réserves importantes et appelle la plus grande vigilance du magistrat au regard du respect, dans l’apparence comme dans la réalité, des principes d’indépendance, d’impartialité et de neutralité ». 

Les obédiences françaises (Fédération Française du Droit Humain, Grand Orient de France, Grande Loge de France, Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Indépendante de France, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Memphis-Misraïm, Grande Loge Mixte Universelle, Grande Loge Nationale de France, Grande loge Traditionnelle et Symbolique Opéra) se sont indignées et ont écrit le 7 septembre au président de la République, au garde des Sceaux et au Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire.

« Alerte solennelle sur la liberté d’association et la stigmatisation des citoyens francs-maçons » a reçu Emmanuel Macron.

Les signataires dénoncent « une atteinte caractérisée au bloc de constitutionnalité : liberté d’association, liberté de conscience, principe d’égalité. » Liberté à géométrie variable… le grand-maître tricheur Trichard du GOF estime que parents ne méritent pas l’usage de cette liberté dans l’éducation de leur enfant.

Ils demandent au ministre de saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de la question de la compatibilité entre magistrature et franc-maçonnerie.

Mais avant de poser la question, il faudrait savoir combien de franc-maçons siègent au Conseil supérieur de la magistrature… Sinon les dés sont pipés.

L’idéologie au service d’un islam européen

D’Annie Laurent dans La Petite Feuille verte :

L’instauration d’un islam européen implique logiquement des choix fondamentaux de la part de tous ceux qui s’identifient à cette religion. Les populations et leurs représentants sont invités à renoncer aux orientations suivantes : aliénations et influences idéologiques ; soumission à la tutelle des pays et des cultures d’origine. Or, c’est dans des directions opposées à ces exigences que s’orientent une partie des musulmans établis en Europe.

La priorité consiste donc à s’interroger sur la dualité et les ambiguïtés des concepts et des mots concernant cette présence. Tel est l’objet de la présente Petite Feuille Verte.

ADOPTER L’ISLAM ET REJETER L’ISLAMISME ?

L’évocation de la présence des musulmans sur le continent européen suscite souvent des interrogations, voire des controverses, sur le terme choisi pour désigner leur identité et leur doctrine : faut-il parler d’islam (mot qui suggère la dimension spirituelle) ou d’islamisme (mot qui suggère l’idéologie) ?

À partir des enseignements, des récits et des ordres contenus dans les deux principaux textes sacrés de l’islam, le Coran et la Sunna (Tradition), auxquels s’ajoute la Sîra (biographie de Mahomet), les théoriciens musulmans classiques ont défini leur doctrine comme étant inséparablement « religion, société et État », ce qui exclut toute laïcité. Dès ses débuts, l’islam s’est présenté comme une religion de controverse doctrinale, également porteuse d’un projet social et politique, légitimant le recours à la violence (djhad) ainsi que diverses formes d’inégalité au sein de l’Oumma (la Communauté des croyants) comme envers les non-musulmans.

L’idéologie se confond donc avec la religion comme l’exprimait l’usage exclusif du mot « islamisme » en vigueur partout jusqu’à l’apparition du terme « islam » introduit au début du XXème siècle par les Occidentaux soucieux de distinguer entre deux conceptions. Depuis lors, « islam » sous-entend des orientations pacifiques, censées désigner l’authenticité de cette religion, alors qu’« islamisme » est réservé à sa version idéologique.

Ces thèses alimentent les idées selon lesquelles l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam authentique ou encore qu’entre islam et islamisme, il y aurait une différence de degré et non de nature. Or, telle n’est pas la perception des programmes suivis par des régimes et mouvements contemporains œuvrant à la réalisation de l’idéal coranique dans sa totalité sans se qualifier d’islamistes. En voici trois exemples :

  • La République islamique d’Iran, instaurée par l’ayatollah Khomeyni lors de sa révolution de 1979 ;
  • La Résistance islamique du Hezbollah (Parti de Dieu), fondé au Liban en 1982 ;
  • L’État islamique (Daech), califat autoproclamé en Irak et en Syrie en 2014.

Il reste que l’islamisme c’est l’islam pleinement accompli, dans toute sa logique et sa rigueur, a laissé entendre le Père Henri Boulad, jésuite égyptien : « L’islamisme est présent dans l’islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine » (Conférence donnée à Taanayel, Liban, le 10 avril 1996). Dans un essai consacré à ce sujet, Hamid Zanaz, professeur et journaliste issu d’une famille musulmane d’Algérie, montre dans l’un de ses livres qu’islamisme et islam visent en réalité le même but : « imposer charia (loi islamique) partout dans le monde, l’un ouvertement, l’autre masqué ». « L’islamisme n’est que l’islam poussé à son terme », précise-t-il (L’islamisme, vrai visage de l’islam, Les Éditions de Paris, 2012, p. 14).

Cependant, les textes sacrés de l’islam n’opposent pas deux concepts qui seraient étrangers l’un à l’autre, c’est la conception idéologique et la pratique qui les distinguent.Tout est donc affaire d’interprétation et toutes les interprétations sont possibles, ce qui rend le problème complexe, voire inextricable.

Il s’agit là d’une réalité objective. Mais celle-ci ne s’est pas toujours traduite par des équivalences linguistiques comme le montrent les précisions récentes publiées par deux savants français concernant les choix de vocabulaires et leurs significations.

La philosophe et islamologue examine cette question, objet de la première partie de son livre : Les origines de l’islamisme (p. 25 à 57).

« Il n’y a pas, dans l’histoire de l’islam et de la pensée musulmane, un islam et un islamisme, mais seulement un islam. Le terme islamisme lui-même n’était pas connu dans la langue arabe […]. Il apparaît pour la première fois dans les écrits de Voltaire. Même si ce dernier, dans son Fanatisme ou Mahomet le Prophète (1741), en rapportant ‘La religion de Dieu est l’islam’ (verset 19 de la sourate 3 – La Famille d’Imrân), emploie le terme islam en se référant à la nouvelle traduction anglaise de George Sale du Coran publiée en 1734. Voltaire a donc volontairement utilisé le terme ‘islamisme’ comme équivalent du mot arabe ‘islam’ » (p. 27-28).

« Au début du XXème siècle, le terme islamisme a cédé la place au terme arabe islam qui s’est imposé pour désigner la religion musulmane. Il a assurément été considéré comme plus légitime car c’est ainsi qu’il apparaît dans le Coran. Ce changement lexicographique révèle un désir de remplacer des termes français par des termes arabes quand il faut évoquer l’islam qui révèle à son tour une fascination pour la langue arabe. Aujourd’hui, on préfère par exemple le terme arabe hidjab au terme ‘voile’. Il faut donc attendre le début des années 1980 pour que le terme ‘islamisme’ soit remis en usage, mais cette fois-ci pour lui donner un autre sens. Il ne désigne plus l’islam tout court mais l’islam politique. Le lexicographe Édouard Trouillez, qui travaille aux dictionnaires Le Robert, explique que c’est en 1993 qu’a été ajouté le deuxième sens au terme islamisme, c’est-à-dire celui qui désigne les mouvements politiques et religieux prônant l’expansion de l’islam politique » (id., p. 28).

De tout ceci, il résulte que la très grande majorité des musulmans n’ont pas l’habitude de concevoir leur religion sans sa dimension politique, explique l’auteur en rappelant que « l’imbrication du politique et du spirituel en islam n’est pas un événement nouveau apparu à l’ère contemporaine », puisque « ses origines sont lointaines, elles remontent à 622 ». Il s’agit de l’année au cours de laquelle Mahomet, quittant sa ville natale de La Mecque, s’est installé à Médine où, en plus de son rôle de prophète, il s’est imposé à la fois comme dirigeant politico-militaire et législateur, fonctions qui ont été reprises par les premiers califes (op. cit., p. 31-33).

Johan BOURLARD, Islam-islamisme, 12 questions pour mieux comprendre, éd. Tatamis, 2017.

Dans son livre, l’historien et islamologue consacre un chapitre au rapport entre ces deux concepts.

« La distinction entre islam et islamisme remonte aux années 1980 et est le fait d’intellectuels occidentaux soucieux d’établir une distinction entre d’une part les musulmans dits ‘modérés’, c’est-à-dire vivant et pratiquant leur religion sereinement et en harmonie avec leur milieu social et professionnel, et d’autre part, les ‘extrémistes’ ou les ‘radicaux’ dont l’objectif est, pour faire court, d’islamiser par tous les moyens possibles la société et les lois du pays où ils vivent » (p. 17).

« Depuis la Renaissance, on désignait la religion islamique par le terme ‘mahométisme’, les musulmans étant alors perçus avant tout comme les disciples de Mahomet, à l’instar des chrétiens, disciples du Christ. C’est au XVIIIème siècle, sous la plume de Voltaire, que le mot ‘islamisme’ est apparu. La religion des musulmans étant appelée en arabe ‘islâm’ (la soumission), le philosophe, qui souhaitait coller davantage à la réalité, a repris ce vocable auquel il a ajouté le suffixe ‘–isme’, employé pour former d’une façon générale les noms des différentes religions et philosophies du monde (christianisme, judaïsme, bouddhisme, gnosticisme…) ».

« Les deux termes – ‘islamisme’ et ‘mahométisme’ – ont coexisté jusqu’au début du XXème siècle. Parallèlement s’est développé, tout d’abord dans le milieu des orientalistes, l’usage du vocable arabe ‘islam’, débarrassé du suffixe ‘-isme’. C’est ce dernier terme qui va évincer tant le ‘mahométisme’ que l’‘islamisme’ et devenir, vers le milieu du XXème siècle, la seule et unique dénomination jugée crédible et respectueuse de la croyance des musulmans ». (id., p. 19-20).

Cependant, dans la foulée, la réislamisation du monde musulman, sous diverses formes militantes décrites par l’auteur (prédication, idéologie, droit, terrorisme), suscite en Occident le retour de l’usage du terme « islamisme » conçu comme « l’antithèse de l’islam ». Johan Bourlard en propose l’enseignement suivant. « Prétendre que l’islamisme n’est qu’une pratique déviante ou le négatif de l’islam, voire la négation du vrai islam, c’est nier la nature de l’islam qui a toujours été non seulement une foi mais aussi une loi. Les islamistes sont des musulmans qui ont pour ambition démesurée d’appliquer l’intégralité de l’islam, tant dans ses prescriptions religieuses que politiques, en recourant à des moyens extrêmes qui ne sont malheureusement pas toujours étrangers aux prescriptions de la charia ». Et il en tire cette conclusion : « Entre islam et islamisme, il n’y a donc pas de différence de nature mais bien de degré […]. L’islamisme n’est pas l’antithèse de l’islam mais un islam intégral poussé à son degré ultime, un islam appliqué dans sa totalité » (id., p. 27).

Pour compléter ces définitions, l’historienne Anne-Clémence Larroque propose l’usage du terme d’« islamisme radical » applicable à trois types d’acteurs engagés dans diverses configurations et recourant à des moyens divers (politique, missionnaire et terroriste), chacun d’eux visant à imposer l’islam (Géopolitique des islamismes, éd. PUF, 2014, p. 10 à 12).

Tout ce qui précède est résumé par cette remarque d’Alexandre Del Valle, professeur de géopolitique et consultant international. « Dans l’islam, le croyant est invité à étendre non pas uniquement sa foi, comme un chrétien, mais également son ordre politico-juridique, d’où mon affirmation que l’islamisme est un totalitarisme politico-religieux, suprémaciste et conquérant, et non un intégrisme purement religieux » (Valeurs actuelles, 13 novembre 2024). Co-auteur, avec le journaliste Emmanuel Razavi, de l’ouvrage Le projet dans lequel ils décrivent la stratégie de conquête et d’infiltration des Frères musulmans en France et dans le monde (éd. L’Artilleur, 2019), Del Valle fournit cette réponse à ceux qui tiennent à séparer islam et islamisme.

Cet islam idéologique se répartit en plusieurs « écoles » qui rivalisent entre elles ou s’entraident pour atteindre l’objectif qui leur est commun. Dans le monde sunnite, ces dénominations se rattachent, avec des variantes propres à chacune d’entre elles, au salafisme (salafiya), courant de pensée « réformiste » apparu au Proche-Orient au tournant des XIXème-XXème siècles. Cette école vise, non pas à réformer l’islam pour le moderniser mais à lui faire retrouver sa forme originelle, par imitation de la pratique des premiers successeurs de Mahomet, « les califes bien guidés ».

Tel est, parmi d’autres, le programme institué par la Confrérie des Frères Musulmans, fondée au Caire en 1928 avec pour objectif d’établir un califat mondial. Nous présenterons ce vaste mouvement et son influence croissante en Europe dans la prochaine Petite Feuille Verte.

* * *

Citons, pour terminer, le constat dressé par Razika Adnani sur cette question :

« L’islamisme n’a jamais été aussi fort et il le sera davantage dans l’avenir vu la situation du monde actuel et les moyens dont il dispose. Si les choses continuent d’aller à la même allure et si aucun facteur ne vient changer la trajectoire de l’histoire, le XXIème siècle sera inévitablement celui de l’islamisme » (op. cit., p. 16).

« L’élection est un sport de riches »

De Jean Bouër dans Politique Magazine à propos de l’élection présidentielle :

[…] L’élection coûte cher et, à cause de différents paramètres, elle ne peut que coûter encore plus cher. On ironise sur le poids du réseau Bolloré, mais on peut aussi citer en contre-exemples de gauche ceux de Pigasse ou de Niels. Et on ne voit pas comment s’en passer si on envisage sérieusement d’être élu à la fonction suprême. Cette configuration rend grotesque l’interdiction du financement par des personnes morales qui, de toutes manières, arrivera – et est déjà arrivée – à être contournée. Le financement limité aux seules personnes physiques est d’une hypocrisie flagrante car il entretient le mythe écorné de l’élection « citoyenne ». Il n’y a jamais eu autant de règles destinées à « moraliser » la vie politique et l’acquisition d’un mandat, mais paradoxalement l’argent n’a jamais été aussi nécessaire, ce qui se voit dans toutes les élections, même locales. Tel candidat à une législative avoue même que « l’élection est un sport de riches » – et encore est-on heureux de dépasser la barre des 5% pour obtenir le remboursement des frais de campagne ! On ne voit pas comment surmonter cette contradiction et l’on ne peut qu’envisager à terme des assouplissements, faute de quoi les succédanés se développeront (emplois fictifs, etc.) avec des résultats pas très heureux (la multiplication des enquêtes judiciaires). Un candidat n’est plus le fruit d’une rencontre d’un homme ou d’une femme avec un peuple – c’est encore la vision du RN – mais le résultat d’une stratégie de réseaux influents qui arrivent à trouver la bonne personne, à lui ouvrir les portes du pouvoir tout en l’aidant de façon conséquente. Comment envisager « l’appel au peuple » dans une société française aussi atomisée et fracturée ? Peut-on sérieusement croire que la société « instagramisée » donnera ces fameuses ménagères de bon sens dont parlait De Gaulle ?

A défaut d’aller à l’église pour prier…

ils nous proposent d’y habiter :

En France, on dénombre un peu plus de 250 à 300 églises désacralisées, désaffectées ou vendues depuis la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.

Pendant longtemps, le nombre d’édifices concernés progressait lentement (environ 255 cas recensés entre 1905 et 2015). Les chiffres récents montrent que le phénomène se poursuit, avec un peu plus de 270 édifices désacralisés sur les dernières périodes observées, souvent pour être revendus et transformés (salles de sport, espaces culturels ou commerces).

Plus que la désacralisation officielle, c’est l’état de dégradation avancée de milliers d’églises communales (notamment dans les petits villages) qui inquiète les associations de sauvegarde du patrimoine.

« Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. »

Après le préavis de grève déposée à France Inter à la suite de l’édito politique confié au journaliste de Valeurs Actuelles Charles Sapin, c’est BFMTV qui a maille à partir avec les syndicats, qui accusent Sonia Mabrouk, récemment arrivée à l’antenne, de complaisance avec la strème droâte. D’ailleurs, La France insoumise annonce le boycott de BFMTV pour le reste de la semaine.

Sonia Mabrouk ne s’est pas laissée faire :

 

France catholique défend l’authenticité de la Sainte Tunique d’Argenteuil

La venue de Léon XIV sera un moment refondateur pour la foi et l’Église en France. Lors de cette visite, le Pape va vénérer la Sainte Tunique d’Argenteuil, exceptionnellement exposée lors de la veillée au Stade de France, devant 80 000 jeunes.

À l’heure où l’authenticité de cette précieuse relique est contestée par certains, y compris au sein de l’Eglise, France Catholique nous offre un dossier spécial sur la Sainte Tunique, ce vêtement que le Christ portait lors de sa Passion, qui est maculé de son sang. Ce cadeau vous permettra aussi de vous préparer pleinement à la vénération de cette extraordinaire relique, l’un des moments forts de la visite du Pape.

Dossier spécial de 8 pages.

À l’occasion de la venue de Léon XIV, France catholique propose une offre spéciale d’abonnement d’un an comprenant : 

✅  Un premier numéro OFFERT : La France et les Papes.

✅  Le numéro souvenir EXCEPTIONNEL avec les photos, les enseignements clés et les analyses de nos meilleures plumes, pour garder une trace durable de ces journées.

👉 Je profite de l’offre spéciale à 55€ seulement, pour un an !

⚠️ Attention : cette offre exclusive est valable uniquement jusqu’au lundi 28 septembre.

Visite du pape en France : Rome a dédaigné les demandes de l’Elysée

L’accueil militaire du 25 septembre sera allégé, le Saint-Siège ayant demandé d’éviter la Garde républicaine et les tambours. De même, le Saint-Siège a refusé la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur. Macron voulait un dîner ou un déjeuner d’État. Rome a décliné : le pape dormira et prendra ses repas parisiens à la nonciature. Le 25 septembre, le pape entrera dans Notre-Dame de Paris pour les vêpres. Emmanuel Macron voulait quelques dizaines de minutes avec le pape à l’intérieur, pour lui montrer le chantier que la France a financé. La requête est passée par la voie diplomatique. La Secrétairerie d’État du Saint-Siège a répondu non. Quant à Mgr Ulrich, il vient d’avoir 75 ans. Sa succession est dans toutes les têtes. Les prêtres parisiens auront-ils droit à un bon pasteur ?

Samedi 26 septembre au matin, le pape se rendra à Saint-Joseph-des-Carmes, l’église de l’Institut catholique de Paris, dont la crypte abrite à la fois les martyrs de 1792 et le tombeau de Frédéric Ozanam. L’après-midi il célèbrera la messe place de la Concorde, là où Louis XVI a été assassiné par la République (et ses valeurs…).

Puis il passera 36 heures à Lourdes, deux nuits, la grotte le samedi soir, la messe du dimanche devant la prairie, la procession aux flambeaux. Le pape logera dans la résidence lourdaise de l’évêque, le « chalet épiscopal ». Mgr Micas attend une parole sur la vie et la dignité humaine, suite à l’adoption de la loi sur l’euthanasie.

Metz, en Moselle, a connu trois guerres dont deux mondiales, deux annexions, cinquante ans passés à changer de nationalité. Robert Schuman, déclaré vénérable par François en 2021, y a été député pendant quarante ans. Le 28 septembre Emmanuel Macron raccompagnera le pape à son avion.

Hommes d’Église, ne commettez pas ces erreurs !

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Comme chacun le sait, les ordinations épiscopales de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ont eu lieu sans mandat pontifical. Je crois qu’il s’agit d’une grave erreur de la part de la Fraternité, et que la grande confusion qui règne aujourd’hui dans l’Église ne saurait justifier un tel geste. J’ai entendu dire que ces ordinations avaient été accomplies pour le bien des âmes, mais je crois au contraire que le résultat obtenu est exactement l’inverse : bien davantage d’âmes, en dehors de la Fraternité, qui auraient pu bénéficier du ministère pastoral de ces prêtres, auront désormais beaucoup plus de difficultés à s’approcher de réalités que l’Église a déclarées schismatiques.
J’attends maintenant de la hiérarchie catholique un geste de maturité et de responsabilité, en favorisant une véritable pacification liturgique et en mettant fin à l’inutile persécution des fidèles qui désirent s’approcher des sacrements à travers la Messe traditionnelle. Assez de soupçons et de condamnations ! Des personnes rigides, il y en a partout ; j’en ai même rencontré bien davantage dans les milieux du catholicisme progressiste. Je crois d’ailleurs que l’attitude de persécution adoptée par certains évêques n’a pas seulement échoué à résoudre le problème de la rigidité, mais l’a au contraire aggravé.
J’attends du Dicastère pour le Culte Divin une réponse qui ne soit pas idéologique, mais authentiquement pastorale, une réponse capable de créer les conditions d’un accueil véritable pour tous ceux qui souhaitent demeurer dans l’Église tout en continuant à recevoir les sacrements selon le rite traditionnel. Il est inutile de vouloir contraindre les personnes à participer à la Messe réformée : si elles assistent à la Messe traditionnelle, c’est précisément parce qu’elles ne trouvent pas, dans beaucoup de célébrations selon le rite de Paul VI, la nourriture spirituelle dont elles ont besoin. Il faudrait plutôt travailler à rendre les célébrations du Novus Ordo plus dignes, un effort qui devrait être encouragé avec détermination par les autorités compétentes, en veillant à ce que des musiciens véritablement qualifiés soient chargés de la musique liturgique. Malheureusement, même au Vatican, on a parfois tendance à s’enfermer dans des cercles rassurants qui empêchent de comprendre pleinement ce qui se passe à l’extérieur.
Je me considère comme un homme privilégié : j’exerce mon ministère de musicien d’Église dans un contexte qui me soutient et m’encourage, et notre Messe du Novus Ordo est presque entièrement chantée, avec de nouvelles compositions ainsi que le répertoire traditionnel. Les personnes qui assistent à notre Messe en sont souvent agréablement surprises, car elles y vivent une expérience que l’on rencontre malheureusement dans bien peu d’autres églises de Rome. Il faut soutenir ceux qui travaillent avec professionnalisme au service de la Messe du Novus Ordo et mettre également en œuvre une véritable politique d’inclusion envers ceux qui souhaitent participer à la Messe traditionnelle. Comme le disait le pape François, il faut davantage d’inclusion et moins d’approches idéologiques ; et cela doit valoir pour tous.

« Une grossesse sur quatre »…

Le Canard enchaîné évoque une bande dessinée sur un sujet délicat : les fausses couches.

A quand un article du Canard sur les bébés avortés ?

Cette « Enquête sur le tabou de la “fausse” couche » par Camille Drouet Chades, qui parle d’expérience, brise le silence sur les « grossesses arrêtées », celles dont on n’ose pas parler. Mis en dessins par Manon Mugnier, ce sujet intime et politique concerne 200 000 femmes chaque année.

Au grand jeu des facéties utérines, la journaliste et éditrice Camille Drouet Chades a tiré le gros lot : six « fausses » couches en une poignée d’années. Elle ne s’en sort pas trop mal, elle a aussi deux bambins qui vont bien. Elle en a tellement bavé – aaaah, ces moments ­sympas passés sur la cuvette ou aux urgences, de préférence en pleine nuit, à se vider de son sang – qu’elle aimerait mieux qu’on dise « grossesses ­arrêtées », ça sonne quand même plus vrai. Elle apprécierait qu’on « dise », tout court : c’est trop souvent tu.

Dans cette enquête sous forme de bande dessinée, menée avec la malicieuse Manon Mugnier (mention ­spéciale pour la couverture ­violette, qui en jette, et le « bingo des maladresses » entendues par les patientes), elle dynamite et décortique le tabou qui colle à cet événement pourtant si répandu. Aux quelque 650 000 naissances recensées chaque année en France, il faudrait ajouter, au bas môme, 200 000 grossesses arrêtées : plus d’une sur quatre. ­L’arrêt spontané survient le plus ­souvent avant l’échographie des douze semaines, dans cette phase d’« implacable injonction au silence » qui marque le premier trimestre. Comme si seules les meilleures élèves du « réarmement démographique » avaient le droit de l’ouvrir, passé l’épreuve des trois mois.

Les avortements représentent 250 000 « grossesses arrêtées » par an.

Le Vatican a autorisé 55 paroisses à célébrer le Vetus ordo en 2025

L’an dernier, le Vatican a autorisé la célébration de la messe traditionnelle dans seulement 55 églises paroissiales réparties dans 33 diocèses, en vertu d’exemptions accordées par le Dicastère pour le culte divin aux restrictions définies par Traditionis Custodes. 

Une liste complète des décrets promulgués par le Dicastère pour le Culte Divin en 2025 révèle l’étendue des nouvelles autorisations accordées pour la célébration de la messe traditionnelle dans les églises paroissiales, ainsi que les églises ayant obtenu le renouvellement des autorisations existantes. Entre le 16 janvier et le 12 décembre 2025, 55 églises paroissiales réparties dans 33 diocèses ont été autorisées à célébrer le rite ancien. La plupart de ces célébrations étaient des renouvellements effectués pour la période habituelle de deux ans.

Sept autorisations ont été accordées du vivant du pape François, les autres après le 27 mai, au début du pontificat de Léon XIV. Une église de l’archidiocèse de Glasgow, qui avait obtenu l’autorisation sous le pontificat de François, s’est vue retirer cette autorisation sous celui de Léon XIV au profit d’une autre église du même archidiocèse.

Conformément aux termes de Traditionis Custodes publiés en juillet 2021, les évêques ont été informés que les églises paroissiales n’étaient plus autorisées à célébrer la messe traditionnelle. Ils devaient désigner un ou plusieurs lieux dans leur diocèse où les catholiques pourraient assister à cette messe.  

L’érection de nouvelles paroisses personnelles était également interdite par le motu proprio. Le cardinal Roche a accordé une utilisation limitée d’une église paroissiale pour la célébration de la messe traditionnelle, mais seulement lorsqu’« il n’est pas possible de trouver une église, un oratoire ou une chapelle disponible pour accueillir les fidèles ».

Le chiffre de 55 paroisses autorisées à célébrer la messe traditionnelle en 2025 ne correspond pas au nombre total de paroisses dans le monde où cette messe est célébrée. Il ne concerne que les paroisses ayant obtenu une nouvelle autorisation ou un renouvellement. D’autres paroisses existent bel et bien, mais leur autorisation n’était pas à renouveler en 2025.

En 2024, un nombre similaire d’environ 52 églises paroissiales dans 33 diocèses ont reçu l’autorisation : soit pour de nouvelles célébrations, soit, plus fréquemment, pour un renouvellement des messes existantes pour deux ans.  

Toutefois, une analyse attentive des statistiques montre que le simple fait de recenser les autorisations ne permet pas d’avoir une vision complète de la célébration de la messe traditionnelle. Plusieurs paroisses proposent publiquement et officiellement la messe traditionnelle, mais ne figurent pas dans les décrets de ces dernières années.

Les statistiques ne prennent pas non plus en compte les paroisses personnelles, les églises sanctuaires ou les églises au sein d’une paroisse multi-églises, qui sont gérées par des ordres traditionnels tels que la Fraternité de Saint-Pierre ou l’Institut du Christ-Roi.  

Bien que les chiffres de 2025 ne permettent pas d’appréhender la diffusion mondiale de la messe traditionnelle, ils témoignent du maintien de l’ancien rite au sein de l’Église après Traditionis Custodes. Malgré les attentes suscitées par l’arrivée de Léon XIV, ce document reste en vigueur, les évêques ayant le choix entre interrompre les célébrations existantes ou solliciter l’autorisation d’ouvrir de nouveaux lieux de culte.  

Cinq ans après l’entrée en vigueur des restrictions, en juillet dernier, l’opposition à ce document demeure forte, même parmi ceux qui ne sont ni pratiquants ni fidèles de la messe traditionnelle. De nombreux évêques ont également discrètement fait remarquer que, lors de l’enquête menée par le Vatican, sur laquelle se fondent ces restrictions, ils s’étaient déclarés satisfaits du rite ancien en vigueur. Ces évêques ont exprimé leur perplexité face aux restrictions imposées par le Vatican et ont déploré que leur appréciation favorable du rite ancien antérieur à Traditionis Custodes ait été ignorée.

Plusieurs cardinaux ont renouvelé leurs appels au pape Léon XIV pour qu’il revienne à Summorum Pontificum, ces appels gagnant en importance tant que les restrictions demeurent en vigueur.

Le pape Léon XIV abroge un motu proprio du pape François

Ce n’est pas (encore) Traditionis custodes.

Léon XIV a abrogé la lettre apostolique sous la forme du Motu Proprio « Un avenir durable » du 23 mars 2021 qui confinait les salaires des employés du Vatican.

La France, dans l’enseignement du Pape Léon XIV

L’abbé Lelièvre a compilé l’ensemble des messages du pape Léon XIV concernant la France.

4 juin 2025 :

Notre monde peine à trouver une valeur à la vie humaine, même en sa dernière heure : que l’Esprit du Seigneur éclaire nos intelligences, pour que nous sachions défendre la dignité intrinsèque de toute personne humaine.

Pie XII et la France

Emission Les Belles figures de l’Histoire du samedi 12 septembre :

https://www.dailymotion.com/video/xb70bxe

 

Une lettre du Vatican laisse la porte ouverte au retour de la messe du pèlerinage Summorum Pontificum à Saint-Pierre

Des détails ont été révélés concernant la décision de ne pas organiser cette année la messe du pèlerinage Summorum Pontificum dans la basilique Saint-Pierre. Une lettre envoyée aux organisateurs indique que cette restriction s’applique spécifiquement à cette année et laisse ouverte la possibilité d’un retour futur dans la basilique du Vatican.

Cette lettre, datée du 7 août et adressée aux organisateurs par l’intermédiaire de la Nonciature apostolique a été signée par l’archevêque Paolo Rudelli, substitut pour les affaires générales du Secrétariat d’État. Plutôt que d’affirmer que les organisateurs ne seraient jamais autorisés à y célébrer la messe du pèlerinage, la lettre précisait qu’ils n’étaient pas autorisés « cette année » à la célébrer à Saint-Pierre de Rome. Le fait que la lettre ait été transmise à la Nonciature apostolique reconnaît également les organisateurs comme interlocuteurs pour cette demande.

Il est important de noter que cette restriction concerne la messe de pèlerinage et non la célébration de la messe traditionnelle en latin à la basilique Saint-Pierre elle-même. Saint-Pierre propose déjà une messe traditionnelle en latin chaque matin, et des messes solennelles selon l’ancien rite romain peuvent également y être célébrées à l’occasion de solennités, sur demande.

La messe de l’année dernière avait été perçue, au sein du cercle du pape et parmi le personnel de la basilique Saint-Pierre, comme un acte de triomphalisme. « Ce point de vue n’a pas été bien accueilli ». Cette perception des célébrations de l’année dernière a contribué à la restriction de cette année.

La messe principale du pèlerinage sera donc célébrée au maître-autel de Sainte Marie Majeure à 15h le samedi 24 octobre, par Mgr Athanasius Schneider.

L’un des organisateurs a déclaré :

« Bien que nous regrettions que la messe ne puisse être célébrée à Saint-Pierre, nous sommes reconnaissants au Saint-Père et au Cardinal Archiprêtre de la Basilique Libérienne de nous avoir donné l’occasion de célébrer la messe aux côtés de Notre-Dame ». « Nous la prierons pour la « paix liturgique », cette paix qui fut le sujet des premiers mots du pape Léon sur la loggia de Saint-Pierre, après son élection. »

Le Puy du Fou, un moteur économique pour la Vendée

Avec plus de 3 millions de visiteurs cette année et 50 millions d’euros d’investissements en 2026, le deuxième parc d’attractions de France est un puissant moteur économique et d’attractivité.

Le parc vendéen s’active en particulier au montage d’un nouveau spectacle « Le Rêve de Louis XIV », prévu pour l’été 2027. Dans le même temps, le site poursuit la construction d’un nouvel hôtel qui portera sa capacité d’hébergement à 800 chambres en 2027.

Avec sursis…

L’homme qui avait été interpellé, armé d’un couteau, après avoir crié « Allah akbar » dans une église de Forbach (Moselle) a été condamné vendredi 11 septembre à six mois d’emprisonnement avec sursis.

Si la procédure à son encontre avait été ouverte pour des faits d’apologie du terrorisme, ce natif de Bosnie-Herzégovine, sans emploi, n’a été jugé et condamné que pour port d’arme sans motif légitime et usage illicite de stupéfiants – une petite quantité de cannabis ayant été retrouvée sur lui.

La suite au prochain numéro.

Législatives en Suède : résultats serrés

Les élections législatives de dimanche 13 septembre en Suède n’ont pas encore rendues leur verdict. La gauche, composée des Sociaux-démocrates, du Parti de gauche, des Verts et du Parti du centre, était donnée gagnante avec trois sièges d’avance sur la majorité sortante alliant les Modérés (conservateurs), les Chrétiens-démocrates, les Libéraux et les Démocrates de Suède.

Aussi les bulletins de vote des 220 000 Suédois de l’étranger, traditionnellement favorables à la droite, risquent de faire pencher la balance. Ils ne seront pas dépouillés avant le 16 septembre.

Etre ou non archevêque de Paris. Etrange destinée qui fait frémir ou rêver. Selon Dieu ou selon l’homme

D’un ancien collaborateur de nonciature :

Si elle fait frémir, les larmes du cardinal Sarto au conclave de 1903 donnèrent le grand saint Pie X : « Que ce calice s’éloigne de moi… que votre volonté soit faite ».

Si elle fait rêver, la mort grimaçante entraîne et refroidit le prélat pastellisé sur la fresque de la danse macabre de la Chaise-Dieu : la mort et le jugement si proches réveilleront-elles l’âme des « candidats »?

Au fond, il n’est point de chemin qui ne conduise plus droit vers l’enfer que celui de l’orgueil et de l’amour de soi, de l’amour de la mondanité. L’emprise qu’exerce le sentiment du succès est une drogue douce qui, peu à peu, anesthésie la conscience.

Le moindre pire serait de penser qu’il faut bien quelqu’un, alors, autant que ce soit moi. Le pire tout court avouerait secrètement : je veux ce poste et je ferai tout mon possible pour y arriver. « Passe derrière-moi Satan ! » rétorque Jésus à Pierre qui réagit avec des critères mondains lorsque le Fils de Dieu explique à ses disciples qu’il doit aller à Jérusalem, souffrir beaucoup et mourir avant de ressusciter.

Le futur archevêque de Paris aura beaucoup sur les épaules, d’autant plus qu’il sera très probablement cardinal et pourrait participer à un conclave. Osons le dire : il sera éminemment responsable du salut des âmes des millions de ses diocésains, catholiques ou non. Et son salut en dépendra.

Sa mission n’est pas d’être un rassembleur ou un communicant, encore moins un séducteur. Parfois, souvent, il sera seul. Quelle sera sa solitude, celle de Judas le soir de la Cène ou celle du Christ en la nuit de sa passion ?

Servir la vérité en disciple de la lumière pour que tous soient restaurés dans le Christ par l’amour et la miséricorde.

La solitude du berger est bonne. Ainsi garde-t-il, prie-t-il et conduit-il ses brebis par amour, selon le dogme et la morale catholique, qui ne sont pas mis à la découpe. Il regarde l’étoile, il invoque Marie et sa prière supplie pour que Dieu soit tout en tous. Ainsi le troupeau est-il uni par la charité de celui qui met en adéquation la Parole et l’acte. L’évêque pourrait-il dire et agir autrement que son divin maître ?

Dans le traité de l’Imitation de Jésus-Christ nous lisons : « Le Ciel était séparé de la terre et la Croix les a réunis ; et c’est du pied de la Croix que part tout ce qui va au Ciel. »

Prions pour le futur archevêque de Paris et le Saint-Père Léon qui va le choisir bientôt : qu’il soit choisi parmi ceux qui frémissent, humbles ouvriers dans la vigne du Seigneur.

Evêques, je vous recommande d’aimer vos prêtres. Qu’ils trouvent en chacun de vous un père et un frère

Le 10 septembre, le pape Léon XIV recevait les nouveaux évêques, en formation à Rome. Il leur a donné quelques conseils :

[…] Jésus dit: «Je suis le bon pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis» (Jn 10, 11). Voilà notre modèle. L’évêque est un homme qui apprend chaque jour à aimer son peuple un peu plus: à connaître les joies et les douleurs des siens, partager leurs rêves, se réjouir de voir grandir la communauté. Vous ordonnerez des prêtres et des diacres, vous rencontrerez des jeunes pleins d’enthousiasme, vous verrez la générosité silencieuse de beaucoup de religieux, religieuses, missionnaire, catéchistes et de familles, et vous découvrirez toujours plus combien le Peuple de Dieu est beau. Aimez les gens que le Seigneur vous a confiés. Apprenez leurs noms, écoutez leurs histoires, entrez, quand vous le pouvez, dans leur maison, priez avec eux. En particulier dans les jeunes Églises, très souvent, la présence de l’évêque est très éloquente, avant même qu’il ne parle. Une visite, une bénédiction, le temps accordé à un prêtre, l’écoute d’une famille, le dialogue avec un jeune: ce sont des petits gestes, mais ils peuvent rester dans l’âme d’une personne pour toute la vie.

Une autre caractéristique de l’évêque est celle que la tradition appelle sollicitudo pastoralis, la sollicitude pastorale. Cela ne signifie pas simplement avoir beaucoup de responsabilité, c’est bien plus profond: c’est porter son peuple dans son cœur. Saint Paul appelait son «obsession quotidienne» (2 Co 11, 28) la préoccupation pour toutes les Églises. Ainsi, l’Église à laquelle vous avez été envoyés fait de plus en plus partie de votre vie, voire de vous-mêmes. C’est précisément la paternité épiscopale: avoir une grande âme, assez grande pour faire de la place pour tous, portant en soi ses propres enfants et les présentant chaque jour au Seigneur dans la prière. Le Pape François rappelait que «la proximité est l’un des traits de Dieu avec son peuple» (Homélie à l’occasion du centenaire de la naissance de Jean-Paul II, 18 mai 2020). Et s’adressant précisément aux évêques participant au cours de formation, le 12 septembre 2019, il dit: «Nous existons pour rendre palpable cette proximité». Quelles paroles précieuses pour nous! Que les gens puissent sentir, à travers notre présence, la tendresse et la paternité de Dieu! Et cela vaut de façon particulière pour les prêtres.

À ce propos, chers frères, je vous recommande d’aimer vos prêtres. Qu’ils trouvent en chacun de vous un père et un frère. Écoutez-les, encouragez-les, priez pour eux, réjouissez-vous du bien qu’ils font et accompagnez-les avec confiance dans leur ministère. Ayez une attention particulière pour ceux qui sont âgés et malades. Faites-leur sentir qu’ils sont précieux, que l’Église leur est reconnaissante et que l’évêque ne les oublie pas. Parfois, il suffit d’un appel, d’une visite, d’une parole affectueuse de votre part.

Un autre aspect de notre ministère que je voudrais rappeler est, selon la très belle expression de saint Augustin, celui d’être un «amoris officium» (In Iohannis Evangelium, 123, 5): un service d’amour. Notre prédication est un acte d’amour, tout comme l’écoute, la prière, le discernement, le temps accordé aux personnes, la présence. C’est la charité pastorale qui permet au Christ Pasteur d’atteindre le peuple qu’Il aime à travers notre pauvre personne. […]

L’Eglise persécutée… jusque dans les hôpitaux français

Le 13 septembre, Terres de mission reçoit Christophe Foltzenlogel, chercheur au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), qui évoque les actions de l’ECLJ pour défendre les chrétiens persécutés au Pakistan ou en Syrie, mais aussi en France où les religieuses et les médecins catholiques voient leur objection de conscience menacée – malgré une belle victoire au Conseil constitutionnel sur la clause de conscience collective face à l’euthanasie.

Puis Louis Stagire, président de l’association Renaissance Famille, Education, présente des pistes pour répondre à la fausse anthropologie qui préside aux programmes d’éducation sexuelle à l’école.

Enfin, Guillaume de Thieulloy présente brièvement quelques piste de lectures: « Méditations du Carême » du RP Jean-François Thomas (Via Romana), « Wilhelm von Ketteler » de Jérôme Fehrenbach (Cerf), « Prophètes sans armes » de Baudouin et Jacques de Guillebon (DDB) et « Redécouvrir la messe » de Christophe Ksiazkiewicz (Saint-Léger).

L’euthanasie encore rejetée au Royaume-Uni

Après un premier revers au printemps, une proposition de loi visant à légaliser l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles a été rejetée vendredi par les députés britanniques.

286 députés ont voté contre le texte et 270 pour.

Le Premier ministre britannique avait indiqué qu’il ne prendrait pas part au vote afin de ne pas «influencer le débat». Le gouvernement travailliste a adopté une position neutre sur ce projet de loi et les députés ont été invités à voter selon leur conscience.

Le Mensonge de la Préhistoire – Un livre à rebours du discours dominant…

Et si presque tout ce que l’on vous a enseigné sur la « préhistoire » était faux ? Et si « l’Homo sapiens » multimillénaire, les « hominidés », les migrations préhistoriques et les chaînes évolutives n’étaient que des piliers fragiles d’un récit construit pour remplacer une histoire trop dérangeante : celle de l’origines réelle de l’humanité ?

A rebours du discours dominant, ce livre montre comment depuis plus d’un siècle, un récit évolutionniste sans preuves solides s’est imposé comme un dogme, reléguant l’histoire au véritable rang de mythe !

En questionnant l’évolution des idées et l’absence de fondements réels, cet ouvrage entreprend une analyse rigoureuse de l’un des piliers de notre vision du monde.

Gérard Gertoux, chercheur en archéologie et histoire des mondes anciens, redéfinit les origines humaines en s’appuyant sur des recherches pluridisciplinaires. Cet ouvrage examine comment le concept central de la préhistoire s’est construit en l’absence de sources écrites authentiques, transformant une zone d’ombre chronologique en un dogme scientifique. Les failles méthodologiques et les biais d’interprétation sont au cœur de cette critique radicale de la théorie de l’évolution telle qu’appliquée à l’historiographie moderne.

Comment l’imposture préhistorique s’est imposée : un concept sans fondement

Pour l’auteur, la préhistoire représente une imposture chronologique destinée à combler le vide créé par le rejet des origines traditionnelles. En interrogeant l’hypothèse évolutionniste, Gérard Gertoux démontre comment l’archéologie s’est appuyée sur des modèles théoriques plutôt que sur des preuves temporelles vérifiables. Cette notion, présentée comme indiscutable, demeure une construction intellectuelle en quête de légitimité face aux avancées de la science génétique.

De Sumer aux origines : l’analyse critique des sources et de la chronologie

Gérard Gertoux redéfinit le cadre historique en plaçant le début de la chronologie véritable à Sumer, vers -3200. Son analyse approfondie des sources écrites anciennes, croisée avec les données archéologiques et les récits universels (comme celui du Déluge), propose de remplacer la notion floue de « préhistoire » par une protohistoire attestée. Ce changement de paradigme permet de situer les origines humaines sans recourir aux spéculations chronologiques qui caractérisent l’historiographie moderne.

Les limites de la datation et les contradictions de l’évolution

L’ouvrage examine avec rigueur les incertitudes scientifiques des systèmes de datation actuels et les contradictions fondamentales de l’arbre généalogique humain tel qu’il est enseigné. En distinguant les découvertes archéologiques concrètes des interprétations idéologiques, Gérard Gertoux offre une critique scientifique des hypothèses acceptées sans preuve. Son analyse expose comment la science moderne a remplacé les récits anciens par une nouvelle mythologie chronologique.

Points clés abordés dans l’ouvrage :

• La distinction fondamentale entre archéologie factuelle et construction historiographique.
• L’analyse critique des failles dans les systèmes de datation et l’application de la théorie de l’évolution.
• Les sources écrites versus les fossiles : redéfinir les origines humaines au-delà du concept de préhistoire.
• L’émergence d’une protohistoire attestée face à la notion spéculative de préhistoire.

L’auteur : Gérard Gertoux est chercheur postdoctoral en archéologie et histoire des mondes anciens, initialement à l’université Lyon 2, et membre de l’Association internationale d’assyriologie. Il a publié plusieurs articles et ouvrages sur la chronologie antique, notamment des contributions à Orbis Biblicus et Orientalis et NABU. Ses travaux ont été présentés lors de conférences universitaires, notamment à l’université d’Oxford, au Collège de France et lors de la réunion annuelle de l’ASOR 2019, session Archéologie et études bibliques

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE

https://www.livresenfamille.fr/sciences-genre-evolution-bioethique-medecine-/30844-le-mensonge-de-la-prehistoire-imposture-chronologique-il-y-a-eu-un-premier-homme.html

Le Mensonge de la Préhistoire, Gérard Gertoux, Editions Marco Pietteur, 272 pages, 28 €.

Seizième dimanche après la Pentecôte : guérison de l’hydropique le jour du sabbat

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous célébrons ce dimanche 13 septembre le XVIe dimanche après la Pentecôte, guérison de l’hydropique le jour du sabbat (Saint Luc 14, 1-11).

Les pensées se rattachent étroitement à celles du dimanche précédent : là, le thème de Pâques était inclus dans l’image de la Résurrection ; ici, il se retrouve dans l’image de l’hydropique. Là, l’Église nous adressait une exhortation sur le « renouvellement dans l’Esprit » ; ici, elle prie pour l’affermissement intérieur des chrétiens. Si nous voulons une pensée d’ensemble, ce sera celle-ci : la guérison de l’âme malade. La messe (Miserere mihi). – Le ciel est sombre : persécutions et tentations pèsent lourdement sur le Christ mystique ; dans la messe précédente, le soleil avait bientôt percé ; aujourd’hui, les nuages demeurent jusqu’à la fin ; une seule fois (au Graduel et à l’Alléluia.), le soleil essaie de se montrer. Dans la nature également, l’automne a fait son apparition ; les jours deviennent plus courts, les nuits plus longues ; c’est pour les âmes le symbole de la nuit et des persécutions.

Dom Pius Parsch Guide de l’Année Liturgique.

Les chants du propre de la messe du seizième dimanche après la Pentecôte sont tous extraits des psaumes, et, à l’inverse de dimanche dernier, mais comme tous les précédents, seul le texte de l’Alléluia sera le premier verset d’un psaume…

Introït : Miserere mihi Domine

Le texte de l’Introït de ce seizième dimanche après la Pentecôte est la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 85, et la première phrase de celui d’aujourd’hui reprend même la dernière phrase du précédent. On se souvient que cette dernière phrase de l’Introït du quinzième dimanche était un véritable cri suppliant lancé du fond de notre misère. Ici c’est tout différent, car cette phrase suppliante est suivie de paroles d’espoir et de confiance dans la miséricorde divine.

Miserere mihi Domine, quoniam ad te clamavi tota die : qui a tu Domine suavis ac mitis es, et copiosus in misericordia omnibus invocantibus te.

Ayez pitié de moi Seigneur car je crie vers vous tout le jour ; car vous êtes Seigneur plein de douceur et de mansuétude et riche en miséricorde pour tous ceux qui vous invoquent.

On comprend donc que la première phrase exprime sa supplication d’une manière calme et pleine d’une ferme assurance. La deuxième phrase qui est la plus importante est beaucoup plus longue. Elle s’élève progressivement dans les hauteurs en un magnifique élan d’amour et de confiance avant de redescendre tranquillement pour une cadence paisible. On retrouve comme verset le début du psaume qui était en partie le début de l’Introït de dimanche dernier :

Inclina Domine aurem tuam et exaudi me : quoniam inops et pauper sum ego.

Tendez l’oreille Seigneur et écoutez-moi, car je suis pauvre et malheureux.

Graduel : Timebunt gentes

Le Graduel du seizième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du troisième dimanche après l’Épiphanie. Le texte est tiré du psaume 101, qui est dans son ensemble une grande supplication douloureuse du peuple d’Israël en butte aux persécutions de ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte et du temple détruit. Mais il contient aussi une partie pleine d’espérance prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis, le retour à Jérusalem et la reconstruction du temple. Ce psaume est messianique, et en particulier les versets qui sont utilisés aujourd’hui annoncent la conversion des peuples païens.

Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.

Les nations révéreront votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre votre gloire. Car le Seigneur rebâtit Sion et il y paraîtra dans sa majesté.

Au temps de l’Épiphanie ce chant célébrait l’apparition du Christ sur la terre, annonçant son règne sur toutes les nations dont les rois venaient l’adorer. En ce temps après la Pentecôte dont le cours s’avance, et dont on commence à entrevoir la fin, on peut y voir une première annonce du retour glorieux du Seigneur sur les nuées du ciel à la fin des temps, le jugement des nations et le triomphe de l’Église figurée par Sion. La mélodie reprend encore une fois des formules connues mais qui s’adaptent tout à fait bien au texte, dans une ambiance de joie et de certitude très affirmée.

 Alléluia : Cantate Domino

Le texte de l’Alléluia du seizième dimanche après la Pentecôte est à nouveau le premier verset d’un psaume, comme c’était le cas pour tous les dimanches depuis le cinquième à l’exception de dimanche dernier. Il s’agit encore d’un psaume d’action de grâces et de louange au Seigneur pour tous ses bienfaits, le psaume 97, qui est très utilisé aux temps de Noël et de Pâques.

Cantate Domino canticum novum : quia mirabilia fecit Dominus.

Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles.

La mélodie est très différente de celle des Alléluias des dimanches précédents, qui avaient une certaine parenté entre eux. Elle est beaucoup plus régulière, déroulant de belles courbes souples et très liées, animée d’un bout à l’autre par un grand élan de ferveur et d’enthousiasme.

Offertoire : Domine in auxilium

Le chant de l’Offertoire du seizième dimanche après la Pentecôte est, comme l’Introït, tiré du même psaume que celui du quinzième dimanche. Il s’agit du psaume 39 dont le début exprimait dans l’Offertoire précédent notre reconnaissance pour les bienfaits reçus. Cette reconnaissance se traduit dans la suite du psaume par une offrande de nous-mêmes pour accomplir toujours la volonté divine, puis par une prière suppliante pour que le Seigneur nous aide. C’est dans cette dernière partie qu’est pris le texte de ce dimanche.

Domine, in auxilium meum respice : confundantur et revereantur, qui quærunt animam meam, ut auferant eam : Domine, in auxilium meum respice.

Seigneur jetez les yeux sur moi pour me secourir. Qu’ils soient confondus et couverts de honte ceux qui cherchent mon âme pour la perdre.

Ce texte se retrouve tel quel ou à peu près dans d’autres psaumes. Il est en particulier très voisin du psaume 69 Deus in adjutorium meum intende par lequel l’Église débute toutes les heures de l’office divin. Comme à l’Introït de ce dimanche, s’il s’agit encore d’une prière suppliante, le contexte du psaume la place dans un climat plein de confiance. Et c’est bien ce qu’exprime la mélodie très simple, calme et paisible, presque horizontale et en même temps très expressive avec des accents bien soulignés. On remarquera que la première phrase est reprise à la fin comme un refrain, particularité que l’on retrouvera à l’Offertoire du vingt-troisième dimanche.

Communion : Domine memorabor

L’antienne de Communion du seizième dimanche après la Pentecôte n’est pas tirée de l’Évangile, comme celles des deux dimanches précédents, mais à nouveau d’un psaume comme tous les autres chants de la messe. Il s’agit du psaume 70 qui est encore une prière suppliante mais pleine de confiance et d’abandon à la divine providence, composée par David à la fin de sa vie. Il y reprend des passages entiers d’autres psaumes ; en particulier tout le début est le même que celui du psaume 30 que nous avons déjà souvent rencontré, celui de l‘In manus tuas. On y retrouve aussi des passages semblables à ceux du psaume 39 qui figurait à l’Offertoire ; ils précèdent de peu le texte de cette Communion.

Domine, memorabor justitiæ tuæ solius : Deus, docuisti me a juventute mea, et usque in senectam et senium, Deus, ne derelinquas me.

Seigneur je me rappellerai que vous seul êtes juste. Mon Dieu, vous m’avez guidé depuis ma jeunesse ; jusqu’à la vieillesse et aux cheveux blancs, Seigneur, ne m’abandonnez pas.

C’est toute notre vie que nous remettons avec confiance entre les mains de Dieu, qui nous a guidés jusqu’à maintenant, et continuera à le faire si nous sommes fidèles. Cette confiance s’exprime par une mélodie paisible qui se tient d’abord modestement dans le grave puis s’élève joyeusement au souvenir de la jeunesse, revient au grave pour évoquer la vieillesse, et s’achève par une prière instante mais pleine d’assurance.

Les Nuits de Saint-Roch du 1er octobre 2026 au 20 février 2027

Amaclio Productions, spécialiste des grands événements son et lumière patrimoniaux, annonce sa nouvelle création d’envergure : Les Nuits de Saint-Roch.

Du 1er octobre 2026 au 20 février 2027, l’église Saint-Roch (296 rue Saint-Honoré, Paris 1er) offrira une traversée sensible et spectaculaire de l’histoire de l’art occidental et sacré. Ce spectacle immersif de 45 minutes, présenté public assis dans la nef, associe projection vidéo monumentale en mapping 3D, narration théâtrale et performance musicale. Du mercredi au samedi, à 20h30 et 21h45. Les vendredis et samedis soirs, l’expérience atteint son apogée avec un chœur et un orchestre live d’environ 30 musiciens de l’Ensemble Sequentiae, dirigé par Mathieu Bonnin.

Loin d’être une simple leçon d’histoire linéaire, Les Nuits de Saint‑Roch se définissent comme une expérience sensorielle de l’histoire de l’art : on ne l’apprend pas, on la traverse. Le récit s’ouvre de manière intime dans les combles obscurs de l’église Saint‑Roch. Un jeune enfant de chœur, Jules‑Robert de Cotte — fils de l’architecte du Roi —, grimpe par curiosité jusqu’à la soufflerie de l’orgue. Il y découvre par surprise le célèbre jardinier et architecte André Le Nôtre, penché sur ses plans. De ce dialogue poétique et improbable naît une véritable remontée dans le temps. Le décor du spectacle n’est autre que l’église elle‑même. Grâce au vidéo mapping 3D, les courbes de pierre, les voûtes altières et les chapelles latérales cessent d’être de simples surfaces passives : la projection prolonge l’architecture, la fait respirer et met en lumière les détails sculptés ou peints.

Pour le curé, l’abbé Thierry Laurent :

« C’est un projet qui s’inscrit dans le développement de la connaissance artistique de ce lieu d’histoire, de célébration et de foi. Un moyen d’inviter à découvrir ce lieu de culte, écrin de la foi chrétienne qui y vit et qui s’y propose à tous. »

Tarifs : à partir de 10 € (à partir de 15 € pour les soirées live).
Billetterie et informations : https://nuitsaintroch.com/