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Nouvelle édition de la Nuit d’Hippocrate

La Nuit d’Hippocrate est une soirée organisée par la Fondation Lejeune pour financer différents projets en lien avec la mission de la Fondation qui a trois objectifs complémentaires : CHERCHER, SOIGNER, DÉFENDRE. Elle cherche un traitement pour mettre en échec le handicap intellectuel, elle soigne pour permettre aux patients de mieux vivre, et elle défend leur droit à vivre.

Cette soirée aura lieu jeudi 1er octobre 2026 à 19h, à la Grande Crypte à Paris 16e. Tous les renseignements sont à retrouver ici.

Au cours de la soirée, 7 projets seront présentés au public. Chaque porteur de projet disposera de 4 minutes pour présenter son projet, puis de 4 minutes pour mobiliser la générosité du public afin de contribuer à son financement.

Vous pouvez vous inscrire ici.

20 septembre : Marche pour la Vie de Lille

La Marche pour la Vie se retrouve une nouvelle fois à Lille, dimanche 20 septembre 2026.

La constitutionnalisation de l’avortement, les discussions sur l’euthanasie, toute cette actualité bioéthique choquante et affligeante nécessite une mobilisation ! Il est plus important que jamais de rappeler la dignité de toute vie humaine, et de montrer que des milliers de citoyens se mobilisent pour défendre les plus fragiles !

Pourquoi est-ce important de marcher pour la Vie ?

  • Pour manifester qu’il existe encore une génération engagée, prête à défendre le droit à la vie !
  • Pour nous opposer à des lois qui se prétendent bienveillantes mais qui mettent en danger la vie des innocents et des plus fragiles !
  • Pour témoigner de la Vérité et de l’Espérance, dans un monde qui peine à y croire !

Venez nombreux le 20 septembre !

Vous êtes attendus le :

Dimanche 20 septembre 2026 à 14h, sur la Place République (Beaux-Arts).

Chaque présence compte ! Elle sera le signe de notre union et de notre détermination.

Parlez-en autour de vous, diffusez la nouvelle auprès de vos proches, invitez-les à nous rejoindre et partagez nos contenus sur les réseaux sociaux.

3-4 octobre : les chemins du Perche verront se lever les bannières normandes du pèlerinage Dex Aïe

Pour sa deuxième édition, le pèlerinage DEX AÏE – La Voie de l’Archange conduira les pèlerins de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême jusqu’au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, au terme d’une marche d’environ 38 kilomètres.

Après une première édition qui avait rassemblé 600 pèlerins en 2025 sur les chemins menant au Mont-Saint-Michel, DEX AÏE poursuit sa vocation, faire renaître un grand pèlerinage catholique profondément enraciné dans la terre et l’histoire de la Normandie.

Cette année, les pèlerins marcheront sous la protection de saint Michel autour d’un thème particulièrement cher au sanctuaire de Montligeon, « Saint Michel Archange, consolateur des âmes du purgatoire ».

Pendant deux jours, familles, enfants, adolescents, étudiants, professionnels, religieux et anciens se retrouveront pour marcher et prier ensemble pour leurs défunts et pour les âmes du purgatoire.

Le pèlerinage veut aussi rappeler une réalité essentielle de la foi catholique, celle de la communion des saints. L’Église militante prie pour l’Église souffrante, afin que les âmes du purgatoire rejoignent l’Église triomphante dans la contemplation de Dieu. Un pèlerin ne marche jamais seul : DEX AÏE veut être un véritable pèlerinage spirituel et missionnaire.

De nombreux prêtres, séminaristes, frères et sœurs de communautés religieuses accompagneront ainsi les pèlerins pendant ces deux journées. Ils marcheront au milieu des chapitres, disponibles pour confesser, écouter, répondre aux questions, conseiller ou simplement prendre le temps d’une conversation sur le chemin.

Chacun pourra ainsi profiter de ces kilomètres pour approfondir sa foi, déposer une difficulté, retrouver le chemin d’un sacrement ou simplement avancer dans l’espérance du Christ.

Les pèlerins marcheront en chapitres, derrière croix, bannières et drapeaux normands, dans une atmosphère à la fois priante, fraternelle et joyeuse.

Le samedi soir, tous se retrouveront au bivouac de Montligeon, avec notamment la possibilité de participer au banquet normand, avant de reprendre la marche et la prière le dimanche.
Faire marcher toute la Normandie

DEX AÏE est aussi une invitation adressée à tous ceux qui hésiteraient encore à partir. On peut venir en famille, avec ses enfants, entre amis, avec des collègues, rejoindre un chapitre existant ou proposer son propre chapitre. L’objectif n’est pas de réunir des marcheurs expérimentés, mais de former pendant deux jours un peuple chrétien en marche.

Car derrière les kilomètres parcourus demeure une ambition plus profonde, remettre le Christ au cœur de nos familles et de notre province, transmettre la foi à nos enfants et faire redécouvrir la puissance de la prière pour les morts.

Le rendez-vous est fixé samedi 3 octobre à 8 h à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême. Le pèlerinage s’achèvera dimanche 4 octobre à Montligeon à 18h, après la messe.

Le cardinal Brandmüller met en garde contre une synodalité en partie inspirée par le protestantisme

Le cardinal Walter Brandmüller a publié une nouvelle critique du Synode sur la synodalité et la structure actuelle de la gouvernance ecclésiastique. Dans une analyse publiée par le vaticaniste Sandro Magister, le prélat allemand de 97 ans a exposé une conception authentique du synode et a mis en garde contre la facilité avec laquelle cette assemblée peut être corrompue.

Comme de nombreux analystes, il a constaté qu’« une définition claire et sans ambiguïté de ce mot [synodalité] fait encore défaut ». Par conséquent, Brandmüller a souligné que, selon la conception traditionnelle de l’Église, un synode est « une réunion d’évêques ayant pour but d’exercer conjointement leur magistériel et leur ministère pastoral ».

Créé cardinal par le pape Benoît XVI en 2010, Brandmüller est un historien de l’Église respecté, ayant occupé pendant 11 ans le poste de président du Comité pontifical pour les sciences historiques du Vatican.  

Faisant référence au mode d’organisation du Synode sur la synodalité, qui comprenait des électeurs laïcs et clercs, Brandmüller a déclaré qu’on ne pouvait pas le qualifier de synode. La raison en est que « ni les prêtres ni les laïcs ne peuvent exercer le ministère magistériel et pastoral conféré uniquement aux évêques par le sacrement de l’ordre ».

En conséquence, il a averti que la multiplication de ce type de réunions au sein de l’Église – qui s’est notamment développée grâce au synode pluriannuel sur la synodalité – risque de désacraliser l’Église. Ces réunions découlent « d’une volonté d’adopter, plus ou moins sans esprit critique, des structures séculières et des procédures démocratiques dans la vie ecclésiale, afin de rester en phase avec son temps », a déclaré le cardinal. 

Brandmüller a ajouté qu’avec l’essor de ce type de réunion et d’organisation, l’Église s’éloignait de sa propre méthode bien établie pour tenir un synode et s’inspirait du style protestant.

« Un type de synode est proposé dans le domaine catholique, inspiré en partie du modèle protestant, dont les membres sont élus démocratiquement parmi les pasteurs, hommes et femmes aux expertises professionnelles et aux contextes culturels variés, tous disposant d’une voix égale. »  

Le cardinal a comparé cette évolution à la révolution protestante et à Martin Luther, soulignant comment Luther avait plaidé en faveur de ce type d’implication des laïcs lorsqu’il « affirmait que le baptême seul suffit à faire d’un homme ou d’une femme prêtre, évêque et pape ».  

« Il est clair qu’une telle conception de la synodalité est incompatible avec l’ecclésiologie catholique ».  

Il a également averti que des conséquences négatives avaient été constatées au sein de l’Église suite à l’adoption de modes de prise de décision ou de réunions sécularisés. Selon Brandmüller, le développement des conférences épiscopales en faisait partie.

« Leur cadre de référence n’était pas la structure hiérarchique de l’Église, mais plutôt l’État concerné ». « Par conséquent, l’activité consultative et décisionnelle de la conférence s’est limitée aux questions relatives à la place et à l’action de l’Église dans l’État laïque moderne. »

Mais puisque tel était le rôle initial des conférences épiscopales, Brandmüller déplorait que le pape François les ait confortées dans cette voie avec son exhortation apostolique Evangelii Gaudium de 2013. François a exprimé son regret qu’« un statut juridique pour les conférences épiscopales, leur conférant des pouvoirs spécifiques, notamment une véritable autorité doctrinale, n’ait pas encore été suffisamment défini ». Cette initiative risquait de saper la primauté de l’autorité doctrinale réservée à la papauté, avertissait Brandmüller.  

Selon lui, la montée en puissance et le prestige des conférences épiscopales ont entraîné leur remplacement des synodes et leur politisation croissante.

« Il est difficile d’ignorer que cela témoigne de la sécularisation grandissante de la conception de l’Église. »  

Brandmüller est allé jusqu’à affirmer que, dans le style moderne et politique des conférences épiscopales,

« on reconnaît un néo-arianisme ecclésiologique qui, sans nier expressément le caractère surnaturel de l’Église, l’ignore plus ou moins : l’Église comme entité sociale ».

Au lieu de suivre cette tendance croissante, il a insisté sur le fait que les synodes devraient être rétablis au sein des Églises particulières et, ce faisant, restaurer « leur importance originelle ». Cela, selon Brandmüller, contribuerait à « contrer efficacement le processus de sécularisation de l’Église et à franchir une étape décisive vers sa « désécularisation ».

Malgré son âge avancé, Brandmüller n’a pas opté pour une retraite paisible. Il s’est joint à deux autres cardinaux pour adresser des dubium au pape François : une première fois en 2016 au sujet d’Amoris Laetitia, puis en 2023 au sujet du Synode sur la synodalité. En signant les dubia de 2023 , les cinq cardinaux ont averti que le Synode était un événement « que beaucoup veulent utiliser pour nier la doctrine catholique sur les questions mêmes que soulèvent nos dubia ». Les questions détaillées des dubia ont dû être renvoyées au Pape, car ses réponses initiales n’avaient fait qu’« accentuer » les inquiétudes exprimées par les cardinaux.  Outre Brandmüller, les signataires des dubia de 2023 étaient Raymond Leo Burke, ancien préfet de la Signature apostolique ; Juan Sandoval Íñiguez, ancien archevêque de Guadalajara ; Robert Sarah, ancien préfet du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements ; et Joseph Zen, ancien évêque de Hong Kong.

Investissez dans l’implantation de béguinages à l’ombre du clocher

Investir dans la Foncière Maisons d’Alliance, c’est faire renaître un patrimoine pour répondre à l’un des grands défis humains de notre temps : le bien-vieillir.

Face à une forte demande de seniors souhaitant préserver leur autonomie tout en rompant avec la solitude, les Maisons d’Alliance proposent un modèle de béguinage fondé sur la fraternité, l’entraide et la vie spirituelle.

La singularité du projet réside dans son implantation en partenariat étroit avec des diocèses, des congrégations religieuses et des sanctuaires, propriétaires de patrimoines auxquels ils souhaitent redonner vie.

Chaque Maison d’Alliance s’établit à proximité d’un lieu de prière vivant et animé, permettant aux résidents de nourrir pleinement leur vie spirituelle et de demeurer le cas échéant acteurs d’une communauté.

Bien plus qu’un logement adapté, le béguinage offre un véritable lieu de vie, de relations de voisinage, d’entraide et de partage, où chacun demeure autonome tout en étant entouré.

Ce modèle répond ainsi simultanément au défi du vieillissement et à celui de la préservation du patrimoine religieux, auquel il offre une nouvelle vocation au service des territoires.

La Foncière Maisons d’Alliance finance la rénovation et la transformation de ces lieux, puis en assure durablement l’exploitation dans le cadre de baux d’une durée de 50 ans.

Après Belmont-Tramonet (près de Chambéry), Pamiers (près de Toulouse), Ars-sur-Formans (village du Saint Curé d’Ars) et L’Île-Bouchard (près du lieu d’apparition de la Vierge Marie), la ville de Guéret accueillera la cinquième Maison d’Alliance, à la demande du diocèse de Limoges.

Cette dynamique s’appuie déjà sur la confiance de 250 investisseurs ayant apporté plus de 5 M€, réunissant institutions religieuses, entreprises, associations et familles qui souhaitent donner du sens à leur épargne tout à la faisant fructifier.

Reconnue Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS), la Foncière inscrit pleinement son activité dans une démarche d’investissement à impact. Sous réserve du respect des conditions légales et fiscales applicables, la souscription au capital peut également permettre aux investisseurs personnes physiques de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, renforçant l’attractivité de l’investissement.

Devenir actionnaire de la foncière Maisons d’Alliance, c’est ainsi conjuguer sens, impact social, patrimoine, vie spirituelle et perspective de création de valeur, en bâtissant des lieux où nos aînés peuvent vieillir libres, entourés et à l’ombre d’un clocher.

Pour prendre connaissance de cette opportunité d’investissement et investir, cliquez sur le lien ci-après : https://www.credofunding.fr/fr/maisons-alliance-gueret

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

Euthanasie d’un enfant de deux ans

Le médecin qui a pratiqué la première euthanasie aux Pays-Bas sur un enfant de moins de 12 ans « a agi avec toute la diligence requise » selon la commission de contrôle à l’issue de son enquête.

Né prématurément, à 26 semaines de grossesse, il était atteint « de graves lésions cérébrales, entraînant une paralysie cérébrale sévère et une déficience visuelle ». Il souffrait également de crises d’épilepsie « fréquentes et graves », qui ne répondaient « pratiquement pas » au traitement médicamenteux. « L’enfant était donc agité et incapable de dormir pendant de longues périodes. » Des sécrétions muqueuses dans les poumons rendaient en outre la respiration et la déglutition « très difficiles ».

Selon le médecin qui a pratiqué l’euthanasie, « il était évident que l’enfant n’atteindrait pas l’âge adulte ». Il a par ailleurs jugé que « ses souffrances ne pouvaient être soulagées par un traitement médical ». Sur ce fondement, « le médecin et les parents ont décidé de mettre fin activement à la vie de l’enfant ».

Pour la commission, le praticien a procédé à une évaluation « correcte ».

« Toutes les facettes de la “condition humaine” – qu’il s’agisse des capacités motrices, du comportement ou de la personnalité – étaient gravement altérées et ne devaient pas s’améliorer », a déclaré la commission d’évaluation. Les parents et le médecin étaient « convaincus » que l’enfant « souffrait de manière insupportable et sans perspective de soulagement », poursuit-elle.

C’est en 2024 que les Pays-Bas ont modifié leur législation relative à l’euthanasie pour autoriser l’euthanasie des enfants âgés de 1 à 12 ans.

Le ministère public va désormais se pencher sur cette affaire. Selon Eduard Verhagen, professeur de  pédiatriques, il devrait « suivre l’avis de la commission et ne pas poursuivre le médecin ».

Source : Gènéthique

Entre l’avortement et l’euthanasie, la « psychose post-partum »

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Dans l’Illinois, Corie Wash, 40 ans, a étranglé son fils de deux ans. Quelques heures avant, elle avait longuement exprimé son admiration, dans un groupe de discussion sur internet, pour Lindsay Clancy, la femme qui a tué ses trois enfants de cinq ans, trois ans, et huit mois.

Le très médiatisé procès de Lindsay Clancy s’est terminé par la libération de la femme qui a tué ses enfants. La défense affirmait que Lindsay Clancy souffrait de « psychose post partum », alors que selon la partie civile elle les avait tués « intentionnellement, rationnellement et rapidement ». Il y a eu des manifestations de femmes soutenant la meurtrière. Lorsque son convoi arrivait au tribunal une haie d’honneur célébrait l’héroïne. C’est un intéressant phénomène social. Les jurés étaient convaincus de son innocence. Mais il y en avait un qui refusait ce verdict. Avec tant d’obstination que le juge a dû annuler le procès.

L’avocat de Corie Wash a aussitôt proclamé que sa cliente souffrait de « psychose post-partum » et qu’elle devait être remise en liberté pour recevoir des soins, tandis que selon le procureur « l’accusée représente une menace spécifique, réelle et immédiate pour son mari et ses trois enfants encore en vie. »

Ainsi est-on censé croire que la « psychose post-partum » est une maladie chronique qui permet de tuer ses enfants impunément.

En attendant l’euthanasie à partir de la naissance.

Elle obtient de bénéficier de chirurgies réparatrices et renonce à l’euthanasie

En Colombie, une femme victime d’une agression à l’acide a eu la confirmation qu’elle pourrait bénéficier de nouvelles interventions de chirurgie reconstructive au niveau du nez et de la bouche. Elle en a déjà subi 87. Suite à cette nouvelle, elle a renoncé à l’euthanasie qu’elle avait demandée et pour laquelle elle avait obtenu une autorisation préalable.

La « pré-autorisation » avait été délivrée il y a 4 ans, mais María Consuelo Córdoba n’avait pas fixé de date.

« Je suis très heureuse. Je veux vraiment me faire opérer, car je ne vais pas recourir à l’euthanasie ».

Source : Gènéthique

Mettre Notre Dame de Chrétienté en ordre de mission

Après le 44e pèlerinage de Pentecôte, Notre-Dame de Chrétienté vous propose une nouvelle série de vidéos pour vous aider à vivre concrètement la mission.

Dans ce premier épisode, Philippe Darantière, président de Notre-Dame de Chrétienté, revient sur ce qui fonde la vocation missionnaire du pèlerinage : transmettre la richesse de la Tradition de l’Église, faire connaître la liturgie traditionnelle et œuvrer à l’instauration du règne social du Christ.

Ghaleb Bencheikh voit les soutanes comme un « mimétisme » des islamistes

Joachim Véliocas, président de l’Observatoire de l’islamisation remarque que :

Ghaleb Bencheikh voit dans la soutane que portent les prêtres de la paroisse parisienne de Sainte-Clotilde (St-Eugène Ste-Clotilde pour être précis) un « mimétisme » en réaction aux islamistes, et une volonté de « rivalité » !

Cet « expert » est mis en avant par le Vatican pour le fameux dialogue islamo-chrétien. Il vient d’être interrogé  par Radio Vatican afin de préparer le terrain au prochain discours de Metz du Pape sur le dialogue (centre des congrès Robert Schumann, 28 septembre, 10H). Il sera très certainement un des invités de marque représentant les musulmans ce jour-là parmi les autres islamistes locaux, notamment les dirigeants fréristes de la Grande mosquée de Metz.

On se souvient que la Fondation pour l’islam de Ghaleb Bencheikh invita en 2019 Mohamed Al-Issa, secrétaire de la Ligue islamique mondiale wahhabitte, qui soutint dans sa thèse de doctorat le jihâd offensif et le meurtre des apostats. Même l’hebdomadaire Marianne s’était inquiété alors que Bencheikh joue les modérés sur France 2 le dimanche matin.

Aussi,  Bencheikh va dans les conférences de Musulmans de France (Frères Musulmans) expliquer qu’ils doivent voter pour prendre le pouvoir…

Ce rapprochement entre les compagnons du frérisme et le média du Vatican est permis par la naiveté des responsables du Service national des relations  avec les musulmans de la Conférence des évêques de France, comme les pères Vincent Feroldi et Jean-François Bour qui le dirige. Ce dernier a regretté que la Fondation de l’islam de France, dirigé par l’ami de Tariq Ramadan, Kamel Kabtane, n’ai plus de financements de l’Etat. Kabtane dirige aussi un autre institut à Lyon qui fut inauguré par Al-Issa cité plus haut.

Pour en savoir plus sur l’extrême candeur de l’Eglise face à l’islam radical, lire L’Eglise face à l’islam paru aux éditions de Paris sous le pontificat de François en 2018.

L’Eglise face à l’islam: entre naïveté et lucidité

 

 

Déclaration demandant à l’ONU de qualifier la GPA comme une nouvelle forme d’esclavage

Juristes pour l’enfance demande à Katarina Schwarz, Rapporteur spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes, de reconnaitre la gestation pour autrui comme une nouvelle forme d’esclavage à l’encontre des enfants et des femmes :

A l’occasion de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, Juristes pour l’enfance a remis une déclaration écrite lors du dialogue interactif sur l’esclavage et la traite des personnes, en présence de Madame Katarina Schwarz, Rapporteure spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes.

Cette déclaration demande à la Rapporteure spéciale de reconnaitre que  la GPA constitue une nouvelle forme d’esclavage à l’encontre des enfants et des femmes.

Pour rappel, la Convention relative à l’esclavage signée à Genève fête ses 100 ans le 25 septembre 2026.

Les éléments clefs de la déclaration de Juristes pour l’enfance, soutenu par la Déclaration de Casablanca sont les suivants :

– La gestation pour autrui est un contrat ayant pour objet la commande et la remise d’un enfant. L’enfant y est réduit à un objet de disposition, ce qui correspond à la définition de l’esclavage de la Convention de Genève de 1926 (exercice des attributs du droit de propriété).

– La femme est également soumise à un droit d’usage permanent de son corps (contrôle alimentaire, médical, éventuelle réduction embryonnaire ou avortement). Par ailleurs, le consentement, souvent invoqué par les personnes favorables à la GPA, « éthique » ou « commerciale », est juridiquement sans pertinence en matière d’esclavage.

– Au niveau international, plusieurs instances onusiennes ont déjà qualifié la GPA de vente d’enfants (Rapporteure spéciale sur la vente d’enfants, 2018 ; Comité des droits de l’enfant, 2019). La Rapporteure spéciale sur la violence à l’égard des femmes a, dans son rapport de juillet 2025, appelé à l’éradication de toutes les formes de GPA et à l’adoption d’un instrument international contraignant abolissant la pratique. Enfin, une déclaration conjointe d’États du 22 juin 2026 appelle à un moratoire en vue de l’abolition universelle de la GPA.

C’est pourquoi Juristes pour l’enfance, aux côtés de la Déclaration de Casablanca, demande à la Rapporteure spéciale de reconnaître officiellement la GPA comme nouvelle forme d’esclavage et d’exhorter les États à y mettre fin sur leur territoire et à s’engager pour son abolition mondiale.

Le document complet est disponible ICI

La version anglaise est disponible ICI

Amsterdam: Les cardinaux Burke et Eijk au rosaire de réparation, avec la messe traditionnelle

Le 5 septembre s’est déroulé à Amsterdam un événement exceptionnel tant pour la dévotion des premiers samedis du mois demandée par Notre Dame de Fatima que pour le rayonnement de la messe traditionnelle.

Ce rassemblement du rosaire (le « Rosary Rally ») a vue une grand-messe pontificale célébrée selon le rite traditionnel par le cardinal Burke au cœur de la ville, dans l’église de Notre-Dame. Le cardinal Eijk, archevêque d’Utrecht, était également présent ainsi que plusieurs évêques néerlandais.

Jeanne Smits écrit sur Réinformation.tv :

Toutes les exigences de Traditionis custodes ont été ignorées, sans bruit et sans état d’âme : une large publicité a été donnée à l’événement dans plusieurs diocèses néerlandais, la messe était célébrée selon le rite traditionnel dans une église paroissiale, l’épître et l’évangile ont été proclamés en latin. Mais cela a été fait sous l’autorité de l’évêque du lieu, Mgr Hendriks, avec son approbation et sa présence (dans une église qui n’est pas paroissiale, elle est un apostolat de l’Opus Dei, ce qui est remarquable en soi…). Ajoutez la nombreuse présence de prélats, y compris deux princes de l’Eglise : il s’agit là d’une affirmation tranquille et hiérarchique du « droit de cité » du rite tridentin dans l’Eglise, pour reprendre l’expression de la lettre de Benoît XVI accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum.

Ensuite, une procession de la statue de Notre Dame de Fatima, avec à sa tête l’évêque d’Amsterdam, Mgr Hendriks, les deux cardinaux et Mgr Van den Hende, évêque de Rotterdam et président de la Conférence épiscopale des Pays-Bas, a eu lieu à travers les rues d’Amsterdam vers un grand parc à deux kilomètres de là, où la récitation du chapelet s’est faite en public, suivie d’une conférence du cardinal Burke.

On ne peut pas en même temps dénoncer le fléau du suicide et promouvoir le suicide assisté

Le 10 septembre est la journée mondiale de prévention du suicide.

Auparavant, Le Monde relayait cette journée. Par exemple en indiquant que le suicide était un « fléau mondial » :

Chaque jour, près de 3 000 personnes se suicident dans le monde et quasiment aucun pays n’échappe à ces drames individuels. Lundi 10 septembre, pour la cinquième année d’affilée, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une Journée mondiale de prévention du suicide.

ou en s’inquiétant du « Taux de suicide très élevé chez les personnes âgées »

Sauf que, depuis, Le Monde a soutenu la loi favorisant l’euthanasie et le suicide assisté dans son éditorial du 15 juillet :

Le choix de sa fin de vie, ultime liberté

Si le nouveau texte s’inscrit dans la lignée de la loi de 2005 qui a permis la « limitation ou l’arrêt » de traitements inutiles et de celle de 2016 instaurant un droit à la « sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale », il franchit un cap décisif en instaurant un droit au suicide assisté ou à l’euthanasie, autrement dit en donnant à certains patients, dans des conditions très encadrées, le dernier mot, l’ultime liberté. La France, après d’autres pays, abolit le tabou qui entoure souvent les fins de vie douloureuses, et rompt avec l’hypocrisie inégalitaire qui conduit des personnes à l’achat clandestin de produits létaux ou à des voyages à l’étranger.

Résultat : Le Monde n’a pas évoqué la journée mondiale de prévention du suicide cette année.

Rachida Dati : légalité, déontologie et morale

D’un lecteur :

Depuis quelque temps la presse bruisse d’une rumeur selon laquelle Rachida Dati réintégrera bientôt la magistrature judiciaire.

En fait de réintégration il s’agira plutôt d’un nouveau début pour quelques années seulement, vu le passé et l’âge de l’intéressée (61 ans le 27 novembre).

En 1996 elle fut admise à l’École Nationale de la Magistrature à 31 ans non par la voie ordinaire du concours mais sur dossier et recommandations venues de hauts lieux, de mentors aujourd’hui décédés.

Elle n’exerça des fonctions en juridiction que pendant trois ans de 1999 à 2002, année de son entrée au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

Son expérience professionnelle en tant que magistrat est donc des plus limitées.

Depuis 2002 elle mène une carrière politique : conseillère ministérielle (2002 à 2007), ministre de la Justice (2007 à 2009), député européen (2009 à 2019), maire du 7ème arrondissement de Paris sans interruption depuis 2008, ministre de la Culture (2024 à 2026).

Elle fut même un temps avocat au barreau de Paris, travaillant dans un cabinet d’affaires.

Au cours de ce quart de siècle elle fut comme fonctionnaire en position de détachement ou disponibilité.

Après sa défaite aux élections municipales à Paris en mars 2026 elle a demandé la fin de sa disponibilité, donc son retour dans la magistrature, ce qui lui fut accordé en août suivant conformément à la loi.

On peut penser que sa motivation est d’ordre financier : percevoir le traitement de magistrat et augmenter ses annuités en vue de la liquidation de sa future pension de retraite.

Il faut maintenant au ministère de la Justice, qui gère les carrières des magistrats, l’affecter à un poste, qui lui permette de continuer à exercer son mandat mayoral d’arrondissement à Paris selon son désir.

En raison de sa prochaine comparution devant une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris du chef de corruption dans l’affaire dite Renault – Nissan les portes des tribunaux franciliens lui sont fermées au moins pour la durée du procès, qui peut se compter en années.

Selon un récent projet de mouvement appelé liste de transparence en jargon professionnel Rachida Dati devrait être affectée à un poste dit de premier substitut à l’administration centrale du ministère de la Justice, vraisemblablement à la direction des affaires européennes.

Il reste une étape avant sa nomination, celle de l’avis consultatif et donc non impératif du Conseil Supérieur de la Magistrature. Celui-ci devrait être émis au cours du mois d’octobre, après la clôture des débats à l’audience du procès Renault – Nissan. L’affaire sera alors en attente du jugement.

Il lui faudra donc patienter pendant quelques semaines.

Ce cas nous place en plein paradoxe.

Rachida Dati se trouvera en tant que magistrat affectée à un poste au sein d’un ministère, dont elle fut la patronne pendant deux ans.

Conflit entre les fonctions passées et actuelles ?

On peut se demander si elle exercera vraiment sa fonction.

On peut craindre qu’elle ne soit souvent absente, privilégiant son mandat de maire des beaux quartiers du 7ème arrondissement de Paris. Autrement formulé elle pourrait être payée à ne pas faire grand-chose.

Vu sa stature et sa notoriété personne ne pourra lui présenter une quelconque observation et encore moins la contraindre.

Cette opération est légale mais questionne sur les plans déontologique et moral.

On peut aussi s’interroger sur les limites de la présomption d’innocence. Est-il décent de briguer un poste régalien de magistrat quand on est poursuivi pénalement pour des faits graves et sous une prévention lourde ?

L’intéressée, qui est issue d’un milieu musulman mais se dit aujourd’hui catholique, se pose-t-elle la question ? Cela relève de sa conscience.

Apparemment ni les politiques ni les journalistes ne semblent avoir cette interrogation.

Pour la plupart d’entre eux tout ce qui est légal n’est-il pas moral ?

EROUANI

La Fédération des Parents d’Élèves des Écoles Indépendantes répond au grand maître du Grand Orient de France

Communiqué de la Fédération des Parents d’Élèves des Écoles Indépendantes :

Le nouveau grand maître du Grand Orient de France Guillaume Trichard a déclaré que « les écoles privées hors contrat n’ont pas leur place dans la République » (Trichard, G. 2026, 29 août. Entretien au Le Figaro) au motif qu’elles échapperaient au « contrat avec la République ». Cette position hors-sol appelle plusieurs remarques.

👉 Elle témoigne tout d’abord d’UNE IGNORANCE QUANT A LA LIBERTE D’ENSEIGNEMENT. La République ne se réduit pas à ce qui est contractualisé avec l’État. Elle repose d’abord sur la liberté de conscience et la liberté d’association — dont la liberté d’enseignement, garantie par la loi depuis 1959 et par le bloc de constitutionnalité, est une des composantes. Or, les écoles hors-contrat répondent à cette exigence prioritaire de liberté, celle des familles à choisir le système éducatif qui convient à leurs enfants. Le choix d’une école en contrat avec l’Etat est une option parmi d’autres, non une obligation de principe.

👉 Elle MINIMISE LE RÔLE DES PARENTS, qui sont les mieux placés, pour les choix éducatifs de leurs enfants. Les familles peuvent bénéficier du concours des équipes pédagogiques de terrain, mais il leur appartient de subvenir aux besoins éducatifs de leurs enfants. A ce titre, les écoles hors contrat offrent une alternative favorisant un pluralisme pédagogique qui doit être perçu comme une opportunité. Chaque famille et chaque projet pédagogique répondent à des besoins propres auxquels il est essentiel de répondre par des solutions adaptées.

📢 La position de la FPEEI est claire : fermement attachée à la liberté d’enseignement, principe garanti par la Constitution et rappelé par la loi, elle défend les droits des parents à choisir la pédagogie qui convient le mieux pour leurs enfants. Les écoles hors contrat s’intègrent pleinement dans le cadre de la loi, laquelle permet la possibilité de créer des établissements d’enseignement, y compris en-dehors de tout contrat avec l’Etat.

https://www.fpeei.fr/rejoignez-nous/

Encore une victime d’un OQTF

Tandis que les médias et politiques s’indignent des propos d’un policier, le silence entoure le crime commis par un soudanais sous OQTF à Puteaux (92) pour obtenir un téléphone.

Étienne Droin, 30 ans, exerçait comme employé dans la restauration rapide. Le 23 août tard, il rentrait chez lui. Il n’avait plus qu’à marcher une dizaine de minutes jusqu’à son domicile lorsqu’il a été violemment agressé par un clandestin Soudanais de 25 ans, visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), délivrée par la préfecture de police de Paris en décembre 2022.

Le jeune homme a été retrouvé inconscient par un passant sur la passerelle François Coty à Puteaux. Son visage présente de nombreuses traces de coups. La vidéosurveillance montre un individu en train de le suivre. L’assaillant prend la fuite avec son sac à dos et son téléphone portable. Étienne est transporté en urgence absolue à l’hôpital. Plongé dans le coma, il décédera des suites de ses blessures le 1er septembre.

C’est aussi la rentrée pour La Malle aux Mille Trésors. Avez-vous reçu votre numéro ? Vite, vite abonnez-vous !

Le numéro de septembre octobre vient d’arriver, aux couleurs de l’automne.

Passionnant, avec de jolies illustrations pour des articles originaux et variés :

Pages bricolage : mon oratoire pour Jésus à construire et réaliser ainsi « notre chapelle à nous » !

Une idée efficace pour réciter le chapelet qui intéressera les enfants et suscitera bien des sourires

Manine est toujours là avec ses marrons et châtaignes. Savez-vous la différence ?

Les trésors de l’histoire : « Tu finiras dans la nuit » la grande histoire de la dernière impératrice Eugénie, illustrée de documents et dessins, à suivre…

Pour les gourmands, la tarte aux mirabelles : dessins photos, recettes. Impossible de la rater avec de si mignons marmitons.

« Il était une fois, un pauvre singe couché dans la neige au sommet d’une haute montagne…» Ne passons pas à côté du conte de Melle Latappy.

Jouons, rions et devinons les rubriques amusantes pour petits et grands

Connaissez-vous saint Clodoald ? Monseigneur Rémi, l’évêque raconte Clovis, Clotilde… et le terrible complot.

Voulez-vous gagner le concours ? Les jours sont encore beaux et pour s’occuper en plein air, construisez votre cerf-volant, envoyez au journal une photo de votre réalisation en donnant des explications de cette jolie construction, et entrez en lice pour gagner le concours du plus beau cerf-volant.

LA MALLE AUX MILLE TRESORS : revue catholique pour enfants

Un cadeau pour vos enfants et petits-enfants qui dure tout l’année : six numéros par an !

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Revue bimestrielle – Tarif à l’année : 47 € (France) / 49 € (Outre-Mer) / 53 € (Etranger)

Risque de tumeur au cerveau lié à la pilule

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) enverra un courrier  à 1,6 million de femmes en France pour les informer d’un risque de tumeur au cerveau concernant le désogestrel, un progestatif, essentiellement utilisé comme contraceptif.

Une étude menée par EPI-PHARE a mis en évidence une augmentation très faible du risque de méningiome chez les femmes utilisant du désogestrel de façon prolongée pendant au moins un an. Ces résultats avaient déjà fait l’objet d’une information auprès des professionnels de santé. A la demande de l’ANSM, ces données ont été analysées au niveau européen. En juillet 2026, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l’ajout du risque de méningiome dans la notice et dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP). Les professionnels de santé ont ensuite été informés de ces nouvelles recommandations par un courrier (DHPC).

Il est estimé qu’un cas supplémentaire de méningiome surviendrait pour 67 000 femmes qui utilisent ces médicaments. Ce risque augmente davantage chez les femmes de plus de 45 ans ou celles exposées plus de 5 ans. En cas d’exposition antérieure à un progestatif à risque de méningiome (ex : acétate de cyprotérone, nomégestrol et chlormadinone), le risque devient significatif dès la première année d’utilisation du désogestrel seul 75 μg.

Missionnaires de la Miséricorde divine : l’abbé Dubrule revient sur le déblocage des ordinations sacerdotales

Entretien avec l’abbé Jean‑Raphaël Dubrule, supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine. Après quatre années de discussions, les ordinations sacerdotales peuvent enfin avoir lieu au sein de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine.

  • Que s’est-il réellement passé ?
  • Pourquoi une si longue attente ?
  • Quels étaient les enjeux de ces échanges ?
  • Qui était concerné par ces discussions ?
  • Quelle est aujourd’hui l’ambiance dans la communauté ?
  • Quelles leçons spirituelles et ecclésiales peut-on tirer de cette épreuve ?

https://www.youtube.com/watch?v=PDbaBILU-6o

Guerre civile en Ukraine ?

Le 2 septembre se sont affrontés dans les rues de Kiev des officiers armés des deux services de renseignement ukrainiens, le SBU (du gouvernement) et le GUR (de l’armée). Les fusillades ont duré jusqu’au matin.

Les témoins ont remarqué que les uns et les autres s’invectivaient en russe, alors que les agents de l’Etat ont obligation de parler la « langue d’Etat », laquelle est également obligatoire dans le domaine public.

En conséquence, la commissaire à la protection de la langue d’Etat a ordonné une enquête sur ces agents qui parlaient une autre langue « dans l’exercice de leurs fonctions officielles » (sic) :

Je vous informe que, afin d’éclaircir les circonstances et de prendre une décision réfléchie quant aux mesures à prendre, j’ai saisi la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l’Ukraine ainsi que le Service de sécurité de l’Ukraine. Je leur ai demandé de fournir des explications sur les agissements de leurs agents qui, le 2 septembre 2026, à l’adresse située rue Choumskoho (quartier de Berezniaky) à Kiev, ont utilisé une langue autre que la langue d’État dans l’exercice de leurs fonctions officielles, et de communiquer également les informations permettant de les identifier.
Au vu des informations et des éléments recueillis, je prendrai une décision concernant les mesures à prendre prévues par la loi.
Olena IVANOVSKA, Commissaire à la protection de la langue d’État

Le même jour, un drone a provoqué un incendie dans le bureau vide du chef du SBU, face à la cathédrale Sainte-Sophie au centre de Kiev. Pour nombre d’Ukrainiens il s’agit de la suite de la guerre entre le SBU (le service de sécurité qui dépend du ministère de l’Intérieur) et le GUR, la direction du renseignement militaire.

Le Conseil d’Etat a débouté une femme dans une affaire de PMA post-mortem

Au terme de plusieurs années de procédure, le Conseil d’Etat a définitivement débouté une femme de sa demande de faire condamner le CHU de Rennes dans une affaire de PMA post-mortem. L’établissement avait en effet refusé en octobre 2022 de « prolonger la conservation des gamètes » de son défunt mari. Le Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain (CECOS) de Rennes les conservaient depuis 2019.

C’est après un diagnostic de cancer posé en 2018, alors que le couple était engagé dans une procédure de  in vitro, que le conjoint a eu recours à une « autoconservation des gamètes pour motif pathologique ». Après une rémission qui conduit le couple à reprendre son «  », l’homme décède finalement en mai 2021. Une « implantation » était prévue pour le mois suivant.

La veuve se tourne alors vers le CHU et demande que les gamètes de son mari restent conservés, afin d’« en disposer ». L’hôpital lui oppose un refus en octobre 2022. Elle décide alors de saisir le tribunal administratif et se voit déboutée de sa demande en avril 2024. En appel, elle tente de faire valoir son « droit au respect de la vie privée et familiale ». La plaignante considère en effet avoir « le droit » de « devenir parent », son mari ayant consenti à l’utilisation de ses gamètes post-mortem. Mais pour la justice rien ne démontrait qu’il ait « expressément consenti à l’utilisation de ses gamètes après son décès ».

L’avocate de Mme XXX a invoqué la « situation humaine » de sa cliente « soumise à l’incohérence de la réglementation » française : la loi l’autorise à « élever seule un enfant » en ayant recours à un tiers donneur mais pas aux gamètes de son défunt mari.

La Cour administrative d’appel ne s’est pas laissé convaincre, le Conseil d’Etat non plus. Le pourvoi a été rejeté.

Source : Gènéthique

Face à la crise scolaire, ils veulent écarter encore plus les parents

Pour répondre au décrochage du système éducatif français, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire estime qu’une entrée précoce en maternelle permettrait de mieux lutter contre les inégalités de langage entre les enfants. Il a notamment proposé d’avancer l’entrée en maternelle de trois ans à un an.

Par ailleurs, une proposition de loi envisage d’instituer un entretien individuel annuel pour chaque enfant, dès la première année de l’école maternelle, publique comme privée, afin d’évaluer son bien‑être, de prévenir et de dépister toute forme de violence, y compris pour les enfants instruits à domicile. Cet entretien, mené par les personnels de l’éducation nationale, devra comprendre un rappel des droits de l’enfant.

L’année 2026 compte 85 ouvertures d’écoles (qui correspondent à 56 groupes scolaires) contre 115 l’an dernier. Ce recul est lié à la baisse démographique (environ 125 000 élèves en moins dans le premier degré public et le privé sous contrat entre 2025 et 2026). Ce recul démographique réduit la demande de places notamment en maternelle et en élémentaire. L’incertitude économique et politique dans un contexte de quasi récession économique et d’échéances électorales considérées comme à hauts risques tirent aussi à la baisse les ouvertures d’écoles ou de classes hors contrat. Ces moindres ouvertures sont également dues à une attitude parfois peu coopérative de l’administration qui peut faire obstacle aux ouvertures d’écoles libres, au-delà des cas légalement prévus. C’est ainsi qu’on a noté des attitudes d’obstruction de la part des communes ou du rectorat plus fréquentes qu’à l’accoutumée.

Spectacle historique à Torfou (91)

Le spectacle « De pierre et de mémoire » revient exceptionnellement samedi 19 septembre dans le parc du château du Couboureau, qui ouvre ses portes au public pour l’occasion.

Le 19 septembre 1793 se déroulait la bataille de Torfou. 33 ans plus tard, le 19 septembre 1826, était posée la première pierre de la colonne de Torfou, monument érigé pour commémorer cette bataille. Le 19 septembre 2026 marque ainsi le bicentenaire de la pose de cette première pierre.

« De pierre et de mémoire » entraîne le public dans un voyage, de 1793 à nos jours, dans l’écrin du château du Couboureau et de son parc. À partir de 10 h, les représentations débuteront, tout au long de la journée. À partir de 21 h, « De pierre et de mémoire » prendra une nouvelle dimension avec les représentations nocturnes, dans le parc spécialement mis en lumière.

Les registres de baptême devant la Cour de Justice de l’UE

La Cour de justice de l’Union européenne examine une affaire concernant le diocèse de Gand en Belgique sur la question de savoir si une personne ayant demandé son « débaptême » a le droit, en vertu du Règlement général sur la protection des données (RGPD), de faire supprimer toutes les informations personnelles la concernant du registre de baptême de l’Église.

La Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne a déclaré :

« Le registre baptismal est le fondement essentiel de l’établissement du statut juridique de la personne au sein de l’ordre juridique interne de l’Église ». « Exiger de l’Église catholique qu’elle efface les données qu’il contient, et donc intervenir directement dans son organisation, constituerait une atteinte grave à son autonomie et à la liberté institutionnelle de religion. »

L’affaire est nommée C-12/25 Bisdom Gent. Elle a débuté le 25 mars 2021, lorsqu’une personne a demandé au diocèse de Gand de supprimer ses informations personnelles de tous les fichiers diocésains, y compris le registre des baptêmes, en invoquant le RGPD.

Le 2 avril 2021, le diocèse n’a pas supprimé l’acte de baptême. Il a plutôt ajouté une annotation indiquant que la personne avait « quitté l’Église » à une certaine date, et deux traits diagonaux ont été tracés sur l’acte.

La personne concernée a ensuite maintenu que les informations devaient être intégralement effacées et a porté plainte auprès de l’Autorité belge de protection des données. Le 19 décembre 2023, cette dernière a ordonné au diocèse de Gand de se conformer à sa demande, mais le diocèse a fait appel.

Selon la Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne, l’annotation de Gand n’était « pas idéale » et ne reflète pas la pratique de l’Église dans les autres États membres de l’UE. Néanmoins, les évêques européens insistent sur le fait que l’UE n’a pas le droit d’intervenir dans les registres de baptême.

Le principal point de désaccord concerne la qualification des registres de baptême comme simples listes de membres. Les évêques ont explicitement fait référence à une note du Dicastère pour les textes législatifs, datée du 7 avril 2025. Cette note rappelle que « le droit canonique n’autorise ni la modification ni la suppression des inscriptions au registre de baptême », sauf pour corriger des erreurs de transcription, car le registre « constitue le témoignage objectif des actes sacramentels, ou des actes liés aux sacrements, historiquement accomplis par l’Église ».

Il est également précisé que « si l’Église n’avait pas ces normes générales concernant l’enregistrement obligatoire du baptême, elle ne pourrait pas exercer d’activité sacramentelle, car la validité des sacrements requiert la certitude de la réception du baptême ». Un ministre « ne peut autoriser la célébration d’autres sacrements si la réception du baptême n’est pas certifiée ».

« le registre des baptêmes n’est pas une liste de membres, mais un registre des baptêmes qui ont eu lieu. Son seul but étant d’attester d’un « fait » historique ecclésial, il ne vise pas à certifier la foi religieuse des individus ni à déterminer si une personne est membre de l’Église. »

Pour ces raisons, selon les évêques européens, la décision éventuelle de l’UE impliquerait que

« la nature et le caractère des registres de baptême seraient redéfinis par un tribunal civil d’une manière qui contredit la définition défendue par l’Église, sur la base de sa propre compréhension, y compris par l’intermédiaire de ses plus hautes autorités ». « D’une certaine manière, la radiation des personnes des registres de baptême imposerait à l’Église dans son ensemble une notion d’« appartenance » qui ne lui appartient pas, ni à son ordre légal ».

La déclaration des évêques insiste également sur le fait que la laïcité de l’État implique non seulement que l’Église ne doit pas s’immiscer dans la politique, mais aussi que « l’État ne doit pas s’immiscer dans les affaires de l’Église ». Ils avertissent qu’aucun gouvernement – ​​« et surtout pas l’Union européenne » – ne peut dicter les règles internes de l’Église.

Les évêques affirment que l’effacement forcé des registres de baptême pourrait « induire en erreur les fidèles, et plus grave encore, les non-croyants » en leur faisant croire que le baptême est répétable ou facultatif — une idée qu’ils qualifient d’« atteinte à la substance du sacrement ».

Enfin, ils affirment que le droit de ceux qui souhaitent quitter l’Église ne saurait justifier une refonte de la théologie catholique : exiger de l’Église qu’elle considère les registres de baptême comme de simples « listes de membres » reviendrait à modifier non seulement les procédures administratives, mais aussi la « réflexion théologique elle-même », protégée, selon eux, par l’autonomie de l’Église. Les évêques européens soulignent également que cette affaire « dépasse le cadre de la protection des données » et concerne précisément la marge de manœuvre que le droit de l’UE laisse aux Églises pour vivre et organiser librement leur foi.

De l’avortement à l’euthanasie

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Le Collège des médecins du Québec, qui est l’unique organisme représentant les médecins de la province,

« réitère que l’aide médicale à mourir peut constituer un traitement approprié pour les nourrissons souffrant de douleurs extrêmes impossibles à soulager et atteints de malformations sévères ou de syndromes polysymptomatiques graves anéantissant toute perspective de survie ».

Au Canada on peut avorter jusqu’à la naissance. Mais ensuite il y a une sorte de vide de la culture de mort, jusqu’à 18 ans où l’on peut bénéficier de l’euthanasie (et l’on y est de plus en plus poussé, sous n’importe quel prétexte).

L’euthanasie des bébés permettrait de combler ce vide. Avant la naissance : l’avortement. Après la naissance : l’euthanasie.

Une proposition de loi en ce sens avait déjà été déposée en 2024 par un membre du Collège des médecins, mais elle n’avait pas eu de suite notamment en raison des réactions. D’où la nouvelle tentative. De MÉDECINS, faut-il le souligner.

Et personne ne se préoccupe plus de ce scandale atroce des bébés avortés peu avant la naissance, qui sont extraits vivants, et qu’on laisse mourir. En 2013 le gouvernement du Canada avait refusé d’enquêter sur une statistique officielle montrant que 491 bébés avaient été laissés à l’abandon jusqu’à la mort après un avortement tardif.

Pas de messe à Saint-Pierre de Rome pour le pèlerinage Ad Petri Sedem

Après les Missionnaires de la Miséricorde, privés de messe d’ordination selon le vetus ordo, c’est le pèlerinage international Ad Petri Sedem qui n’est pas autorisé à célébrer la messe traditionnelle dans la basilique Saint-Pierre cette année en octobre. Voilà qui ne manquera pas de donner du grain à moudre à la FSSPX, qui invoque l’état de nécessité puisque les traditionalistes soumis au pape ne représentent qu’une goutte d’eau en butte aux restrictions.

À la place, le pèlerinage Ad Petri Sedem entrera dans la basilique Saint-Pierre en procession pour que les fidèles puissent prier à l’intérieur, et plus tard Mgr Schneider célèbrera la messe traditionnelle dans la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Rappelons que le cardinal Burke a bien célébré la messe traditionnelle à Saint-Pierre l’année dernière.

Le programme du 15 pèlerinage du du 23 au 25 octobre est en ligne ici.

Vendredi 23 octobre 2026

  • 18h30 : Vêpres pontificales en la basilique Santa Maria ad Martyres (Panthéon) présidée par Mgr Athanasius Schneider

Samedi 24 octobre 2026

• 10h00 : Chapelet devant Saint-Celse et Saint-Julien

• 11h00 : Départ de la procession vers la Basilique Saint-Pierre

• 12h00 : Arrivée place Saint-Pierre / Contrôles / et entrée dans la Basilique Saint-Pierre

• 13h00 : Temps de prière dans la Basilique Saint-Pierre

• 15h00 : Messe à l’autel majeur de la basilique Sainte Marie Majeure célébrée par Mgr Athanasius Schneider

 

Dimanche 25 octobre 2026

  • 8h30 : Messe d’action de grâce du Christ-Roi en l’église San Giovanni Battista dei Fiorentini célébrée par le chanoine Antoine Landais
  • 11h00 : Messe de clôture du Christ-Roi à la Trinité-des-Pèlerins
  • 16:00 : Messe d’action de grâce du Christ-Roi en l’église Sant’Anna in laterano célébrée par Mgr. Marco Agostini

Ordinations sacerdotales au sein des Missionnaires de la Miséricorde Divine

Après quelques années d’attente et de négociations, la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine et le diocèse de Fréjus-Toulon ont la joie d’annoncer l’ordination sacerdotale de quatre diacres de la communauté

  • Clément Anouil
  • Henri Gilliot
  • Guillaume Le Gall
  • Thibaud Perruchot

La messe sera célébrée selon la forme ordinaire par Mgr François Touvet, évêque de Fréjus-Toulon, le samedi 31 octobre à 10 heures, en l’église abbatiale Notre Dame de Triors.

Les nouveaux prêtres auront l’autorisation de célébrer la messe selon le missel de 1962.

Mgr Touvet, évêque de Frejus-Toulon, et l’abbé Dubrule, supérieur des MMD, ont été interrogés dans La Nef. Extraits :

Les futurs prêtres pourront-ils célébrer selon l’ancien missel ?

Mgr François Touvet : Oui, ils bénéficieront d’un indult pour cela. Je l’ai demandé et obtenu. Même s’ils ont une préférence pour l’ancien missel – je le vois bien dans le diocèse – ils célèbrent volontiers avec le missel de Paul VI quand cela est nécessaire (messe à la prison, dans un collège …) et ils concélèbrent volontiers tant au séminaire qu’à la cathédrale et dans les grandes occasions. Pour eux, l’obéissance à Rome est première. C’est exemplaire.

Abbé Jean-Raphaël Dubrule : En effet, et c’est justement ce qui a été le fruit le plus important de tous nos échanges avec les autorités romaines. La liturgie dans l’ancien rit qui nous porte et que nous voyons comme un très beau moyen de mission, notamment auprès de convertis, sera célébrée par les futurs prêtres, sans exclusivisme, comme c’est le cas depuis le début de notre communauté. […]

Pourquoi avoir choisi l’abbaye Notre-Dame de Triors et non un autre lieu habituel du diocèse, comme La Castille ?

Mgr François Touvet : Nous avons l’habitude de célébrer chaque année fin juin les ordinations sacerdotales à la Castille, dans une magnifique cathédrale de verdure. Ici à Toulon, il fait toujours (ou presque) très beau. Le 31 octobre est plus incertain et nous manquons d’une église suffisamment grande pour ce genre de circonstance. L’église abbatiale de Triors, grâce à l’accueil très bienveillant du TRP Abbé Dom Louis, sera un très beau cadre. Tout au long de cette ordination célébrée en latin avec les livres liturgiques issus du concile Vatican II, conformément à ce qui a été convenu avec Rome, les moines assureront un riche soutien au chant grégorien, promu par ce même concile. Ce sera très beau.

Abbé Jean-Raphaël Dubrule : Nous sommes liés à l’abbaye de Fontgombault, qui nous apparaît comme un bel exemple de fruit dans la fidélité à l’Église et l’attachement à la forme ancienne du rit, avec une ouverture à la célébration du Novus Ordo. Leur accueil très chaleureux est aussi pour nous un profond réconfort après tous ces mois d’attente, et je remercie du fond du cœur Dom Louis. Un dernier détail compte : cette abbaye est relativement centrale par rapport à Marseille, Draguignan, Lyon et Strasbourg où les futurs prêtres célébreront leur première messe le lendemain. […]

De la défense de l’islam à « Jesus Christ is Lord » : le chemin de Kieos vers le Christ

Suivi par plus de 100 000 personnes pour ses contenus autour de l’islam, ce Britannique professe désormais la foi chrétienne devant la même audience. Derrière le récit de trois rêves, qu’il faut recevoir pour ce qu’il est, un témoignage personnel, apparaît surtout un itinéraire de raison, de conscience et de prière vers la question décisive : qui est réellement Jésus ?

Le paradoxe tient en quelques publications. Au printemps 2026, Kieos, créateur de contenu britannique établi à Birmingham, connu pour ses directs et ses vidéos de défense de l’islam, se présente devant son audience pour annoncer qu’il n’est plus musulman⁠. Quelques semaines plus tard, les titres ont changé : « Jesus Christ is Lord »⁠, « Jésus Christ est Seigneur », puis « Why I believe Jesus is Lord » et « Why I became convinced Jesus is God ». La chronologie publique permet donc de suivre une véritable évolution. Le drame intérieur, en revanche, ne nous est connu que par son propre témoignage, notamment lorsqu’il évoque trois rêves consécutifs. Cette distinction n’affaiblit pas son histoire. Elle aide au contraire à en dégager le cœur, qui n’est pas un phénomène nocturne spectaculaire, mais l’effondrement progressif de certitudes qu’il ne parvenait plus à soutenir.

Dans un long entretien publié le 8 juin⁠, Kieos raconte avoir grandi dans une famille athée, sans formation religieuse. Après une période de recherches philosophiques et spirituelles, il découvre l’islam vers l’âge de 25 ans, d’abord sur les réseaux sociaux, puis dans les livres. Il dit avoir été séduit par ce qui lui apparaissait comme la simplicité du monothéisme islamique : un Dieu unique, sans incarnation ni Trinité, présenté par les prédicateurs musulmans comme immédiatement conforme au bon sens. Il ne reste pas un sympathisant lointain. Il accomplit les prières quotidiennes, jeûne, suit des cours, fréquente des personnes instruites dans la religion et devient lui-même une voix musulmane active. Dans un entretien de près d’une heure diffusé le 9 août⁠, il affirme avoir été musulman pendant environ deux ans et quatre mois, avoir animé quotidiennement des directs de da‘wa et avoir contribué à conduire certaines personnes à la profession de foi islamique. Son audience dépasse alors les 100 000 abonnés.

Or la première fissure ne vient pas du christianisme. Elle apparaît au cœur même de son activité d’apologète musulman. Plus il étudie pour répondre aux objections, plus certaines réponses lui paraissent artificielles. Dans l’entretien de juin, il résume le malaise par une phrase remarquable : « There are many things I couldn’t logically defend », il existait beaucoup de choses qu’il ne pouvait pas défendre logiquement. Il lui arrivait pourtant de continuer à argumenter en direct alors qu’intérieurement il partageait désormais les doutes auxquels il répondait. Il cite notamment certains hadiths et plusieurs passages coraniques, relatifs à la cosmologie ou à la formation de l’homme, dont les explications reçues ne le satisfaisaient plus. Il raconte avoir sollicité cinq interlocuteurs musulmans considérés comme compétents, deux par téléphone et trois par écrit, sans obtenir les éclaircissements qu’il attendait. Un doute particulier ne suffit évidemment pas à réfuter une religion. Mais il y a déjà un acte moral décisif dans le refus de continuer indéfiniment à présenter comme raisonnable ce que l’on ne juge plus tel.

La rupture ne s’est donc pas faite en une nuit. Dans une vidéo consacrée aux mois de questions qui ont précédé son annonce⁠, Kieos explique que son public n’a vu que le dernier moment d’un processus demeuré presque entièrement privé. Plus de huit mois auparavant, il échangeait déjà avec une amie chrétienne, non pour polémiquer, dit-il, mais pour comprendre ce que les chrétiens croyaient réellement. Lors de sa première déclaration publique, il affirme seulement être arrivé à la conclusion que l’islam n’était pas la vérité et reconnaît n’avoir jamais sérieusement donné sa chance au Christ. Quelques semaines plus tard, il dit avoir consacré cinq ou six semaines à une enquête plus intensive sur le christianisme et avoir intérieurement donné sa vie au Christ. Ses professions de foi ultérieures viennent donc au terme d’un déplacement progressif, non d’un changement impulsif d’étiquette.

C’est dans cette période qu’il situe les trois rêves. Kieos affirme avoir vu, trois nuits de suite, le même visage ou la même image qu’il identifie à Jésus. Il précise n’avoir entendu aucune voix. Il interprète ces rêves comme une invitation à ouvrir son cœur et à regarder enfin vers Celui dont il avait toujours refusé la divinité. On ne peut naturellement pas vérifier ce qui s’est passé dans son sommeil, et Kieos lui-même a admis qu’une explication psychologique pouvait être envisagée. Dans « Why I became convinced Jesus is God »⁠, il reconnaît encore que ses expériences personnelles ne convaincront pas tout le monde et qu’il ne l’attend pas. Cette prudence est saine. Un catholique sait que Dieu peut toucher une âme par les voies qu’Il veut, mais qu’un rêve privé ne constitue ni une nouvelle Révélation ni une démonstration historique. Il se discerne à ses fruits et à sa conformité avec la foi transmise par les Apôtres. Chez Kieos, le rêve semble avoir été une porte, non le fondement de l’édifice.

Une fois cette porte entrouverte, il lit les Évangiles, interroge des chrétiens et examine les raisons de croire à la divinité du Christ. Dans « Why I believe Jesus is Lord »⁠, son raisonnement est encore simple, mais déjà structuré. Il comprend que les chrétiens ne professent pas un demi-dieu, moitié homme et moitié divin, mais une seule Personne véritablement Dieu et véritablement homme. L’Incarnation demeure un mystère, mais elle n’est pas une contradiction logique : si Dieu est réellement tout-puissant et transcende la matière, on ne peut décréter qu’Il serait incapable d’assumer une nature humaine. Kieos revient également sur la crucifixion, dont l’historicité est admise très largement par les spécialistes et que la recherche peut situer avec une réelle certitude dans les années 29 à 34⁠. Il considère ensuite le tombeau vide, la proclamation précoce de la Résurrection, le témoignage des disciples et leur disponibilité à souffrir. Aucun de ces éléments ne fonctionne isolément comme une formule magique. C’est leur convergence, unie à la prière et à ce qu’il décrit comme une paix nouvelle, qui l’a convaincu que Jésus n’était pas seulement un maître religieux.

Son évolution apparaît aussi dans sa manière de parler de Dieu. Kieos ne prétend pas définir à lui seul l’expérience de tous les musulmans ; il décrit la sienne. Il raconte qu’à force de vouloir accomplir correctement chaque prescription, sa relation à Dieu avait fini par ressembler à « a checklist, kind of like a point system », une liste de tâches ou un système de points. Il pensait devoir multiplier les actes justes pour se rapprocher de Dieu et, au fond, mériter son amour. Dans une vidéo consacrée à ses premiers pas chrétiens⁠, il oppose à cette expérience une prière devenue plus libre, dans sa propre langue, moins semblable à la répétition d’une obligation et davantage à une conversation avec Dieu. Il ne dit pas que toute règle serait mauvaise, mais qu’il découvre la possibilité de recevoir avant de prétendre gagner. La précision importe pour un catholique : la vie chrétienne n’abolit ni les commandements, ni l’ascèse, ni la liturgie. Elle les replace dans leur ordre véritable. La grâce précède, l’amour de Dieu appelle une réponse, et l’obéissance chrétienne naît d’une communion personnelle que les sacrements nourrissent.

C’est ici que le parcours de Kieos prend une portée apologétique plus profonde. L’islam réserve à Jésus une place exceptionnelle : le Coran le nomme Messie, Verbe communiqué à Marie et esprit venant de Dieu⁠. Mais il refuse précisément le centre de la confession chrétienne. Jésus n’y est pas le Fils éternel, sa divinité est rejetée et le texte coranique affirme qu’il n’a pas été crucifié⁠, écartant ainsi la mort rédemptrice et la Résurrection telles que les proclament les Apôtres. L’islam admire donc Jésus tout en fermant la question au point où elle devient décisive. Or la figure coranique, apparue environ six siècles après les événements, contredit sur ces points le témoignage chrétien le plus ancien au lieu de le prolonger. Kieos avait longtemps tenu pour absurde que Dieu pût se faire homme ; lorsqu’il a cessé de partir de cette impossibilité supposée, il a pu demander ce que les premières sources disent réellement du Christ.

La divinité de Jésus n’est en effet pas une invention tardive des conciles. Bien avant Nicée, saint Paul reprend dans l’épître aux Philippiens⁠ une confession où le Christ, « ayant la condition de Dieu », s’abaisse jusqu’à la Croix avant de recevoir le Nom devant lequel tout genou fléchit : « Jésus Christ est Seigneur. » Dans la première épître aux Corinthiens⁠, il transmet déjà la tradition de la mort, de l’ensevelissement, de la Résurrection et des apparitions du Christ. Les conciles n’ont pas divinisé tardivement un prophète galiléen ; ils ont précisé, contre les erreurs, la foi que l’Église priait et confessait depuis l’âge apostolique. En choisissant pour titre « Jesus Christ is Lord », Kieos rejoint donc, peut-être plus profondément qu’il ne le mesure encore, l’une des plus anciennes professions de foi chrétiennes.

Il serait toutefois prématuré de l’enrôler sous une bannière confessionnelle. Dans l’entretien du 9 août, Kieos disait chercher l’Église ancienne, se sentir alors attiré par le catholicisme, prier le chapelet et lire saint François de Sales ainsi qu’une Bible d’étude publiée par Ignatius Press. Mais, dans une vidéo du 24 août sur les différentes confessions chrétiennes⁠, il se présentait encore comme non confessionnel, partagé principalement entre catholicisme et orthodoxie. Rien ne permet donc d’affirmer qu’il a été reçu dans l’Église catholique. On peut se réjouir du chemin accompli, prier pour que sa recherche se poursuive et souhaiter qu’il découvre pleinement l’unité visible, la doctrine et la vie sacramentelle de l’Église fondée par le Christ, sans anticiper une décision qui appartient à sa conscience.

Cette conscience doit demeurer libre. Kieos affirme avoir subi insultes et menaces après son départ de l’islam, ce qui relève là encore de son témoignage et ne peut être vérifié dans son ensemble. Il s’est néanmoins efforcé publiquement de ne pas répondre par le mépris. Dans sa première annonce, il assurait à ses anciens coreligionnaires qu’il continuerait à les aimer, même s’ils le haïssaient. Il a ensuite consacré une vidéo à cinq qualités qu’il respecte chez les musulmans⁠, rappelant que la majorité d’entre eux adhèrent sincèrement à ce qu’ils pensent être vrai. C’est également l’attitude catholique juste. On peut critiquer vigoureusement les prétentions doctrinales et historiques de l’islam tout en aimant les musulmans, en défendant leur dignité et en leur annonçant sans crainte la vérité du Christ. La mission n’est pas une revanche, et la conversion d’un homme n’est pas un point marqué contre un camp adverse.

D’autres anciens musulmans racontent avoir été conduits vers le christianisme par leur interrogation sur Jésus, parfois à la suite de rêves comparables. Faute de données solides, il serait imprudent d’en tirer une tendance statistique. Le cas de Kieos vaut d’abord par la forme de son itinéraire : une conscience qui ne parvient plus à défendre ce qu’elle proclamait, une intelligence qui consent à rouvrir le dossier du Christ, puis une prière qui découvre qu’elle s’adresse non à une abstraction, mais à Quelqu’un.

Son histoire demeure inachevée et devra, comme toute conversion, porter le fruit de la persévérance, de l’humilité et de la charité. Mais la parole prononcée publiquement est déjà grave et belle : « Jesus Christ is Lord. » Pour un chrétien, se convertir ne consiste jamais seulement à quitter une erreur, encore moins à changer d’audience. C’est se tourner vers une Personne, le Fils éternel fait homme, crucifié et ressuscité pour notre salut. Voilà pourquoi nous ne nous réjouissons pas d’abord qu’un défenseur de l’islam ait changé de camp, mais qu’un homme qui refusait la divinité du Christ ose désormais confesser, devant ceux auxquels il enseignait le contraire, que Jésus Christ est Seigneur.

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Les 27 millions du voyage de Léon XIV : anatomie d’un faux scandale

Depuis l’annonce du budget de la visite du pape Léon XIV en France, un chiffre tourne en boucle : 27 millions d’euros. Isolé, grossi et parfois transformé en facture adressée aux contribuables, il suffit à provoquer les commentaires attendus : « Jésus n’aurait jamais dépensé cela », « le pape se prend pour une rock star », « que l’Église vende donc les trésors du Vatican »…

L’indignation moderne aime les nombres nus. Ils impressionnent d’autant plus qu’on ne précise ni ce qu’ils recouvrent, ni qui les finance, ni à combien de personnes ils se rapportent. Pourtant, avant de pousser les hauts cris, quatre questions élémentaires devraient être posées : 27 millions pour quoi ? Pour combien de personnes ? Payés par qui ? Et comparés à quoi ?

Sans périmètre, sans payeur, sans dénominateur et sans élément de comparaison, un chiffre n’est pas encore une information. C’est seulement un bouton à colère.

Ce que financent réellement les 27 millions

Léon XIV doit se rendre en France du 25 au 28 septembre 2026. Le voyage comporte cinq grandes étapes : l’UNESCO, Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz. Parmi les principaux rassemblements figurent les vêpres à Notre-Dame, une veillée au Stade de France, une messe en plein air place de la Concorde et sur les Champs-Élysées, les célébrations de Lourdes et la messe de clôture à Metz.

Au 7 septembre, plus de 700 000 personnes étaient déjà inscrites et près de 2 500 journalistes accrédités. Nous sommes donc assez loin d’une excursion de quatre jours organisée pour promener une personnalité dans quelques voitures officielles.

Selon le communiqué des organisateurs, les 27 millions constituent le budget prévisionnel global de l’événement. Ils couvrent l’accueil et l’encadrement des participants, l’aménagement des sites, la logistique propre à chacune des étapes ainsi que les charges communes à l’ensemble du voyage.

Concrètement, accueillir plusieurs centaines de milliers de personnes suppose des barrières, des équipes d’orientation, des postes de secours, des sanitaires, des installations électriques, des podiums, de la sonorisation, des écrans permettant aux personnes éloignées de suivre les célébrations, des dispositifs de retransmission et une sécurisation interne des sites. Tout cela doit être transporté, installé, contrôlé, exploité puis démonté.

Le pape ne reçoit évidemment pas 27 millions d’euros. Ce montant n’est ni son cachet, ni le prix de ses déplacements personnels, ni la rémunération d’une prétendue « rock star ». C’est le coût annoncé de l’organisation de plusieurs rassemblements gratuits d’une ampleur exceptionnelle.

Rapporté mécaniquement aux 700 000 inscriptions annoncées, le budget représente environ 38,60 euros par inscription. Ce calcul n’est ni un prix de billet — toutes les inscriptions sont gratuites — ni un véritable coût comptable par personne. Il fournit seulement l’ordre de grandeur que les titres racoleurs omettent soigneusement.

La comparaison internationale est également instructive. Lors du voyage de Léon XIV en Espagne, en juin 2026, les organisateurs avaient annoncé plus de 550 000 inscriptions et un budget de 25 millions d’euros. Cela représentait environ 45,50 euros par inscription, contre 38,60 euros en France. Les programmes et les périmètres n’étant pas rigoureusement identiques, il ne faut pas transformer cette comparaison en audit. Elle suffit néanmoins à montrer que le budget français ne relève pas d’une extravagance sans précédent.

Qui paie réellement ?

C’est ici que la présentation habituelle devient franchement trompeuse. Les 27 millions ne correspondent pas à 27 millions d’euros versés par l’État.

L’organisation indique que le financement sera assuré très majoritairement par la générosité des fidèles et des participants. Au 7 septembre, la collecte lancée au début de l’été avait déjà rapporté près de 5,5 millions d’euros. Les dons recueillis avant et pendant les célébrations doivent être complétés par le mécénat de particuliers et d’entreprises ainsi que par la vente de produits liés au voyage. Si ces recettes ne suffisent pas, certaines ressources propres de l’Église affectées à ses activités pastorales pourront être mobilisées.

Cela ne signifie pas que l’argent public soit totalement absent. La vérité n’a rien à gagner à remplacer une exagération par une autre.

La FAQ officielle du voyage précise que l’État prend en charge les dépenses relevant de la « sécurité républicaine » et de l’accueil d’un chef d’État, tandis que l’Église finance l’organisation des manifestations pastorales. Cette distinction est importante : la sécurisation de l’espace public, la protection d’un souverain étranger et les obligations protocolaires relèvent des missions normales de l’État, comme lors de la venue de n’importe quel dirigeant exposé à un risque particulier.

À Metz, la municipalité a par ailleurs inscrit une provision pouvant atteindre 500 000 euros, répartie entre 250 000 euros de fonctionnement et 250 000 euros d’investissement. Cette décision a été contestée par l’Union des familles laïques, qui a demandé un contrôle de légalité. Le maire a indiqué s’attendre à consommer la partie consacrée au fonctionnement. Quant au montant total réellement dépensé, il devra être établi à la clôture des comptes : une provision budgétaire constitue une autorisation et un plafond, pas encore une facture définitive. Il faut également rappeler que la Moselle demeure soumise au régime concordataire et non au droit commun de la loi de 1905. Les détails de cette controverse sont rapportés par L’Est Républicain avec l’AFP.

Enfin, les dons donnent droit, sous les conditions prévues par la loi, à une réduction d’impôt de 66 %. Il s’agit bien d’un soutien fiscal indirect. Mais une réduction d’impôt n’est pas un chèque de même montant adressé par l’État à l’organisateur : elle dépend des dons effectivement versés, de leur éligibilité et de la situation fiscale de chaque donateur.

La formulation honnête est donc la suivante : il existe des dépenses publiques de sécurité, de protocole, d’aménagement local et un soutien fiscal indirect, dont le montant définitif devra être rendu public. Mais présenter le budget général de 27 millions comme une facture de 27 millions imposée aux contribuables est faux.

Les organisateurs évoquent également des retombées économiques importantes pour les villes traversées. Elles sont plausibles, compte tenu des dépenses de transport, d’hébergement et de restauration engendrées par une telle affluence. Tant qu’une étude indépendante ne les aura pas mesurées, il convient cependant de les présenter comme une prévision des organisateurs et non comme un bénéfice déjà démontré. Cette prudence devrait valoir pour les arguments des deux camps.

Pourquoi un gros chiffre suffit-il à provoquer la colère ?

Dire que « les Français ne connaissent rien à l’économie » serait aussi caricatural que d’affirmer que les 27 millions sortent intégralement des caisses de l’État. Les études disponibles montrent néanmoins une culture financière fragile et des difficultés assez répandues dès qu’il faut manipuler des proportions, des intérêts ou plusieurs catégories comptables.

La dernière enquête Banque de France-CSA, menée auprès d’un échantillon représentatif de 2 217 adultes, attribue aux Français une note globale de 12,82 sur 20 en culture financière. Le résultat progresse par rapport aux 12,45 obtenus en 2023, mais reste très moyen.

Lorsqu’on demande combien produisent 100 euros placés pendant un an à 2 %, seuls 53 % des répondants donnent la bonne réponse, soit 102 euros. Lorsqu’il faut comprendre qu’au bout de cinq ans le capital dépassera 110 euros en raison de l’accumulation des intérêts, ils ne sont plus que 42 % à répondre correctement.

L’enquête internationale PIAAC de l’OCDE aboutit à un constat voisin : 28 % des adultes français se situent au niveau 1 ou en dessous en numératie, contre 25 % en moyenne dans l’OCDE. À ce niveau, une personne sait effectuer des opérations simples sur des nombres entiers ou de petites sommes d’argent, mais rencontre des difficultés lorsqu’un calcul exige plusieurs étapes, par exemple pour résoudre une proportion.

Les sciences cognitives ont d’ailleurs donné un nom à l’un des mécanismes exploités par les gros titres : la négligence du dénominateur. Les individus accordent spontanément beaucoup d’importance au nombre placé au numérateur et insuffisamment à la population ou au volume auquel il se rapporte. Ce « ratio bias » a notamment été étudié par Valerie Reyna et Charles Brainerd dans leurs travaux sur la numératie et la perception des risques.

Ce biais n’est évidemment pas une spécialité française. Mais il permet de comprendre pourquoi l’affichage d’un énorme « 27 MILLIONS ! » provoque une réaction avant même que l’on demande si cette somme concerne 30 personnes ou 700 000, un déjeuner privé ou cinq rassemblements nationaux, une dépense publique ou des dons privés.

La fable du Vatican disposant d’un trésor sans fond

Dès qu’une dépense catholique est évoquée, un autre argument apparaît : le Vatican serait immensément riche et pourrait tout payer sans solliciter personne.

Cette affirmation repose généralement sur la confusion de quatre réalités différentes : l’État de la Cité du Vatican, le Saint-Siège, l’Institut pour les œuvres de religion et l’ensemble de l’Église catholique mondiale. Or ces institutions ne forment pas une multinationale dont le pape pourrait librement vider les filiales.

L’Institut pour les œuvres de religion, couramment appelé « banque du Vatican », n’est d’abord pas un mastodonte bancaire. Il faut ici parler de bilan et non de « budget ». D’après son rapport annuel 2025, l’IOR possède un bilan total de 2,48 milliards d’euros et environ 815,3 millions d’euros de fonds propres.

Les 5,9 milliards d’euros fréquemment brandis ne constituent pas une fortune appartenant à l’Institut. Il s’agit du total des avoirs de ses clients : 1,559 milliard de dépôts, 3,450 milliards d’actifs sous gestion et 864 millions de titres conservés pour leur compte. Plus de 4,2 milliards sont même comptabilisés hors bilan. Une banque qui conserve ou gère les titres de ses clients n’en devient pas propriétaire. Quant aux dépôts, ils apparaissent au passif du bilan : la banque doit cet argent à ses déposants.

Pour donner une échelle, BNP Paribas affichait fin 2025 un bilan de 2 793 milliards d’euros. Son bilan est donc environ 1 126 fois plus important que celui de l’IOR. Ce dernier n’est pas pauvre et ses fonds propres sont solides, mais le présenter comme un géant de la finance internationale relève du roman.

Les comptes du Saint-Siège racontent la même histoire. En 2024, les recettes d’exploitation consolidées atteignaient environ 1,23 milliard d’euros et les dépenses 1,275 milliard, hôpitaux compris. Il en résultait un déficit opérationnel d’environ 44,4 millions d’euros. Les résultats financiers, certaines plus-values et la progression des dons ont finalement permis de dégager un léger excédent comptable de 1,6 million. Le Secrétariat pour l’économie du Saint-Siège a lui-même appelé à la prudence, une partie de l’amélioration provenant d’éléments ponctuels.

Hors hôpitaux, 393,29 millions d’euros ont été consacrés à la mission apostolique et aux fonds pontificaux. Le premier poste, soit 146,4 millions, correspond au soutien apporté à des Églises locales en difficulté et dans des territoires particuliers d’évangélisation. Viennent ensuite le culte, la communication, les nonciatures et les œuvres de charité.

À titre de simple ordre de grandeur, le budget primitif 2024 du département de La Réunion atteignait 1,327 milliard d’euros. Les missions ne sont évidemment pas comparables, mais les dimensions financières le sont : l’ensemble des dépenses consolidées du Saint-Siège, hôpitaux compris, correspond approximativement au budget annuel d’un grand département français.

Le Saint-Siège n’est donc pas pauvre. Il dispose d’un patrimoine immobilier et financier réel. Mais il connaît aussi des déficits structurels, des charges de personnel, des dépenses diplomatiques, pastorales, médiatiques, hospitalières et caritatives. Il est très loin de la puissance financière inépuisable imaginée par un certain catéchisme anticlérical.

Un patrimoine n’est pas un compte courant

L’expression « la richesse de l’Église » entretient une dernière confusion : elle additionne mentalement toutes les cathédrales, abbayes, églises, universités, œuvres d’art et terrains associés au catholicisme, puis attribue l’ensemble au pape.

Le Code de droit canonique dit précisément le contraire. Les canons 1255 et 1256 reconnaissent la capacité patrimoniale propre du Saint-Siège, des Églises particulières et des autres personnes juridiques. Le droit de propriété appartient à la personne juridique — diocèse, paroisse, congrégation, fondation ou autre institution — qui a légitimement acquis le bien. L’autorité du pape ne transforme pas cette pluralité en propriété personnelle ni en trésorerie centralisée.

En France, la situation est plus éloquente encore. La plupart des édifices cultuels catholiques antérieurs à 1905 appartiennent aux communes. Les églises construites après la séparation appartiennent généralement aux associations diocésaines qui les ont financées. Le ministère de la Culture rappelle quant à lui que l’État est propriétaire de 87 cathédrales, ainsi que de la basilique Saint-Nazaire de Carcassonne et de l’église Saint-Julien de Tours.

Enfin, la valeur patrimoniale d’une basilique, d’une fresque ou d’un tableau ne constitue pas une somme disponible. Notre-Dame de Paris peut avoir une valeur historique et symbolique inestimable sans qu’il soit possible de retirer cette valeur à un distributeur pour louer des sanitaires ou des écrans géants. Certains biens peuvent éventuellement être cédés sous des conditions strictes ; d’autres sont protégés, affectés au culte ou indispensables à la mission de leur propriétaire. Dans tous les cas, confondre patrimoine historique et trésorerie disponible constitue une faute comptable élémentaire.

Et puisque l’on invoque Jésus…

Certains opposants à la visite citent désormais l’épisode des marchands du Temple rapporté en Matthieu 21. Jésus expulse les vendeurs et les changeurs qui avaient envahi le Temple et transformé une maison de prière en « caverne de bandits ».

Le passage est parfaitement pertinent pour condamner l’exploitation de la foi, la cupidité et le commerce installé au cœur du sanctuaire. Il ne dit absolument rien du coût matériel nécessaire à l’accueil d’une foule, à la célébration publique du culte ou à la protection des participants. Passer de « Jésus chasse les marchands du Temple » à « toute dépense liée à un événement religieux est condamnable » constitue un contresens.

Les Évangiles ne présentent d’ailleurs pas le ministère de Jésus comme une activité miraculeusement affranchie de toute réalité matérielle. Saint Luc mentionne les femmes qui accompagnaient Jésus et les Douze en les servant « en prenant sur leurs ressources ». Saint Jean signale l’existence d’une bourse commune destinée notamment à acheter ce qui était nécessaire et à donner aux pauvres. La gratuité du salut n’a jamais signifié que la nourriture, les déplacements ou l’accueil des foules ne coûtaient rien.

Mais le passage le plus piquant se trouve en Jean 12. Marie de Béthanie répand sur les pieds de Jésus un parfum très pur et de très grande valeur. Judas s’indigne : pourquoi ne pas avoir vendu ce parfum pour trois cents deniers afin de donner l’argent aux pauvres ? Trois cents deniers représentaient une somme considérable, proche du salaire de plusieurs mois de travail — la parabole des ouvriers de la vigne montre qu’un denier correspondait au salaire convenu pour une journée.

L’évangéliste prend surtout soin de préciser que Judas parlait ainsi « non par souci des pauvres ».

Il ne s’agit évidemment de comparer aucun commentateur contemporain à Judas. Il faut simplement constater que l’argument « quelle honte, cet argent aurait dû être donné aux pauvres » ne reçoit pas dans l’Évangile le brevet automatique de supériorité morale que certains lui attribuent.

La réponse de Jésus n’autorise pas davantage toutes les dépenses ecclésiales. Une dépense peut être excessive, mal préparée ou insuffisamment contrôlée. Mais coût, gaspillage et vol sont trois réalités différentes. Il faut examiner des comptes pour démontrer les deux derniers, et non brandir un verset sans rapport avec le sujet.

Quant à l’objection selon laquelle Jésus, Fils de Dieu, n’avait nul besoin d’une organisation de « rock star », elle oublie l’essentiel : les 27 millions ne servent pas au confort personnel du pape, mais à rendre accessibles et sûrs des rassemblements réunissant des centaines de milliers de personnes. Une messe n’a pas de prix, mais le microphone permettant de l’entendre, les écrans permettant de la voir, les secours, les sanitaires et les barrières de sécurité ont un coût. L’Église est composée d’hommes incarnés, non d’anges capables de se téléporter et de traverser les foules.

On peut être anticlérical. On peut estimer que le programme aurait dû être plus modeste. On peut demander le montant exact des dépenses publiques, contester telle décision municipale, exiger la publication des comptes définitifs et réclamer un audit sérieux des écarts avec le budget prévisionnel. Tout cela relève du débat légitime.

Mais lorsque l’on confond budget d’organisation et argent public, fonds propres et dépôts de clients, patrimoine historique et liquidités disponibles, diocèses et Vatican, marchands du Temple et accueil gratuit de 700 000 personnes, on ne fait plus de contrôle citoyen. On met simplement en scène son indignation.

Et puisque l’on prétend invoquer la Bible à propos du pape, la moindre des choses serait peut-être de la lire entièrement — et jusqu’au bout.

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La CEDH s’est prononcée sur la polygamie en Europe

Dans l’affaire A. A., la Cour européenne des droits de l’homme a reconnu que les Pays Bas pouvaient refuser le regroupement familial d’un réfugié yéménite (Frère Musulman) avec les enfants de ses seconde et troisième épouses, en raison notamment de l’interdiction de la polygamie.

Mais la Cour n’a pas jugé que l’interdiction de la polygamie justifie – à elle seule – le refus du regroupement familial. Elle a seulement estimé que c’est un argument légitime de l’Etat au soutien du refus, et qu’il faut le mettre en balance avec les droits et intérêts concurrents de la famille en cause (notamment leurs conditions de vie).

La Cour n’a porté aucun jugement sur la polygamie. À aucun moment elle ne l’a déclarée contraire à la Convention et aux valeurs européennes. Elle aurait pourtant pu le faire à la lumière de la définition du mariage contenue dans la Convention européenne des droits de l’homme, comme l’union d’un homme et d’une femme (art. 12). La Cour s’est contentée de constater que la polygamie est actuellement interdite dans les pays européens. La Cour a notamment tenu compte du fait que si l’homme avait accepté de divorcer, ils aurait pu obtenir le regroupement demandé.

Conclusions que l’on peut tirer de cette décision :

  1. Les familles polygames sont protégées par la Convention européenne des droits de l’homme ;
  2. La polygamie n’est pas contraire à la Convention européenne des droits de l’homme ;
  3. La polygamie peut toutefois être interdite en Europe
  4. La polygamie est un motif légitime – mais non suffisant – pour refuser un regroupement familial.