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Immigration et contraception : Golias ne comprend pas

… pourquoi l’Eglise invite les laïcs catholiques à porter un jugement contingent sur l’opportunité de faire ou non entrer des immigrés en France, et pas sur celle de pratiquer ou non la contraception.

La question est mal posée. L’Eglise laisse les époux effectuer des choix prudentiels sur tous les sujets, mais pose bien sûr des jalons, dont l’un est que la contraception artificielle est "intrinsèquement mauvaise" (CEC §2370). De même, Elle invite l’autorité politique et les citoyens à se forger une opinion sur la politique migratoire à mettre en oeuvre, mais dans la limite de certains principes, rappelés ici.

D’autres questions ?

Henri Védas

Analyse de l’abbé de Tanoüarn sur l’interprétation du concile de Vatican II

Le directeur du Centre Saint-Paul considère, dans un article de sa revue Objections, que Benoît XVI a définitivement résolu les problèmes que posait à la conscience des "traditionalistes" l’interprétation du Concile.

Les pommes de discorde [avec les traditionalistes] sont deux : le Concile et la messe traditionnelle, dite de saint Pie V. Les deux critiques sont inséparables, car Vatican II, comme le nouveau rite liturgique, exprime, pour le chrétien, un nouvel ordre des fins, où l’humanisme s’identifie avec la religion chrétienne. […]

Le pape Paul VI a particulièrement bien saisi cette inversion (et ce que j’appellerai "la nouveauté conciliaire") dans son célèbre discours de clôture. […] Déclarer : "Le culte du Dieu qui s’est fait homme est allé à la rencontre du culte de l’homme qui se fait Dieu, un immense courant de sympathie a débordé du Concile sur le monde" et dans ce contexte, ajouter "Nous aussi, nous plus que tout autre, nous avons le culte de l’homme", c’est, dans le moment où ces formules ont résonné, retirer toute légitimité à une interprétation purement réformiste du Concile, en instaurant au cœur de l’Église la rupture rhétorique et la métamorphose religieuse par voie d’autorité. […]

Benoît XVI poursuit le mouvement amorcé par [Jean-Paul II]. Dans le discours à la Curie qu’il a prononcé le 22 décembre 2005, il disqualifie définitivement "la rupture" comme clé d’interprétation du Concile. Jamais la condamnation d’une instrumentalisation révolutionnaire du Concile n’avait été aussi claire. Surtout, ce pape dit de transition, règle définitivement le problème que pose Vatican II à la conscience chrétienne. Au lieu de continuer à présenter ses Constitutions, ses déclarations et ses décrets comme jouissant en elle-même d’une autorité normative, il prononce le mot magique d’herméneutique. Vatican II se trouve ainsi publiquement mis en débat. Une seule condition est posée pour approfondir "les pistes" ouvertes par ce Concile : le lire sans jamais rompre avec la Tradition. Il retrouvait ainsi, devant ses collaborateurs, les accents bien connus de Mgr Marcel Lefebvre, acceptant devant Paul VI de "lire le Concile à la lumière de la Tradition".

Henri Védas

The Economist : la Turquie s’éloigne de l’Europe

L’hebdomadaire (ici, v.o. et sur abonnement) constate que le gouvernement turc prend dans sa politique intérieure des mesures autoritaires (répression des Kurdes, projet de loi "anti-terroriste"…) qu’il aurait évitées il y a quelques mois.

Ces mesures amènent à se demander, comme jamais auparavant, si la Turquie est vraiment attachée aux réformes qui lui ont permis de commencer les négociations d’adhésion en octobre dernier. Certains observateurs se demandent si Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, n’est pas si dégoûté par les efforts de pays de l’UE tels que la France ou l’Autriche pour ériger de nouveaux obstacles à l’adhésion de la Turquie qu’il est en train de renoncer à l’Europe. Un arrêt de la Cour européenne des Droits de l’Homme, qui validait les interdictions du port du foulard islamique dans les universités turques, a pu également le décevoir [Mais attention : la CEDH n’est pas une institution de l’UE, NDT]. La désillusion vis-à-vis de l’Europe peut aussi expliquer que son gouvernement flirte avec l’Iran, la Syrie et le Hamas.

Penser qu’Erdogan est découragé par l’Europe, c’est l’intérprétation optimiste. L’interprétation pessimiste : les négociations ayant commencé, il considère que leur issue positive est inéluctable et fait moins d’efforts.

Henri Védas

Une raison de plus d’aller aux JMJ ?

Le cardinal Pell, archevêque de Sydney, parle vrai sur la nature de l’Islam et la crise de l’Occident.

Henri Védas

Réflexions de catholiques sur la loi Sarkozy

Sur le site de Liberté politique, François de Lacoste Lareymondie livre une intéressante analyse du projet de loi sur l’immigration. On y appréciera en particulier son résumé de la doctrine sociale de l’Eglise en la matière et sa synthèse du texte de M. Sarkozy (voir aussi le post de Lahire).

On pourra ne pas partager les conclusions de l’article, assez bienveillantes vis-à-vis du projet de loi. Certaines  de ses mesures semblent certes positives, et ressortir de la simple prudence : les mesures contre les "mariages blancs" et la fin des régularisations automatiques de clandestins, qui contrevient à la juste autorité de l’Etat.

Mais certaines spécificités du projet Sarkozy semblent bienFluxmigratscespo heurter l’esprit enseignement de l’Eglise. Selon ce dernier, le droit à l’émigration des individus est subordonné au jugement prudentiel des Etats, qui peuvent et doivent restreindre l’immigration quand elle menacerait le bien commun, ce qui est manifestement le cas actuellement en France. Mais s’ils décident d’accueillir des immigrés, ils doivent permettre à ces derniers de trouver une stabilité familiale – est-ce compatible avec les mesures durcissant le regroupement familial et octroyant un statut temporaire s’éternisant pendant des années ?

En résumé, l’Etat peut dire "oui" ou dire "non" (nous votons "non"!) à l’entrée d’immigrés supplémentaires, mais peut difficilement leur permettre d’entrer puis les laisser dans une situation instable.

On rejoindra en tout cas la conclusion de Liberté politique, qui répond aux prises de positions "angélistes" très tranchées de responsables ou groupes catholiques  :

Il est donc clair, d’une part que des chrétiens sont fondés à se situer d’un côté comme de l’autre [du débat sur le projet Sarkozy] sans renier leur foi ni attenter à la morale, d’autre part que le débat n’aurait pas dû quitter le niveau politique et contingent qui est le sien. A procéder comme on l’a fait, non sans simplification excessive ni sans amalgame partisan, on a couru le risque de décrédibiliser les grands principes invoqués et les instances qui s’y sont prêtées.

Henri Védas

PS : Ivan Rioufol cite à bon escient le Saint-Siège sur l’immigration. Et le think tank catholique Acton Institute répond dans le même esprit que Liberté politique à d’imprudentes déclarations pro-immigration de prélats américains.

Un Américain juif s’inquiète du Da Vinci Code

L’essayiste David Klinghoffer, juif orthodoxe, se demande  (v.o.) si, à quelques semaines de la sortie du film, les non-chrétiens, aussi bien que les chrétiens, doivent s’inquiéter de l’impact qu’il peut avoir sur les esprits.

Absolument. Et les juifs, en particulier, doivent être conscients que le mega-best seller de Dan Brown a, involontairement, fait un cadeau aux antisémites.

Il rappelle bien sûr que Pierre Plantard, fondateur du "Prieuré de Sion" et inspirateur des lubies browniennes, était anti-sémite. Il fait un parallèle entre le Da Vinci et le Protocole des Sages de Sion : "Dans les deux théories du complot, une grande et ancienne religion se révèle n’être qu’une vaste escroquerie perpétrée pour acquérir ou conserver le pouvoir."

J’insiste sur le fait que Dan Brown n’a jamais eu l’intention de fomenter du racisme. Mais il a rendu un fier service à la cause conspirationniste, habituant ses lecteurs à penser de manière paranoïaque et crédule. […]

Quant à nous, les Juifs, cela ne nous a jamais réussi quand la culture dans laquelle nous vivons se met à développer des théories fantaisistes au détriment d’une religion qui se trouve n’être pas à la mode. Le succès du livre de Brown, transformé maintenant en un film à succès, est une mauvaise nouvelle.

Henri Védas

Comment gagner les « guerres culturelles » ? La piste Marcello Pera

Après son constat sur les deux "guerres culturelles" livrées à l’Europe (laïcisme relativiste et islamisation, voir le post de ce matin), George Weigel évoque les manières d’y répondre.

Pour lui, chercher à contrer l’islamisation en s’appuyant sur le laïcisme et le relativisme moral (on pense à Pym Fortuyn) est illusoire, car ce laïcisme n’est qu’un nihilisme. Une telle option impliquerait de se ranger derrière les agresseurs de la guerre A pour contrer ceux de la guerre B, alors que les deux sont indissociables.

ConciliazioneLa seule manière viable de contrer l’islamisation est selon Weigel dans un retour aux fondements de l’Europe, un rejet conjoint du relativisme agressif et de l’islamisation – projet qui peut rassembler au-delà des seuls coyants.

C’est ce que montrent les dialogues de 2004 entre le cardinal Ratzinger et l’agnostique Marcello Pera, alors président du Sénat italien, sur la crise européenne, publiés dans cet ouvrage (photo). Notons au passage que Pera a préfacé un autre ouvrage du futur Benoît XVI sur l’Europe.

Pera constatait dans ces dialogues que le politiquement correct était devenu une "cage" qui enfermait toute fierté chez les Européens, alors que face à l’Islam radical "ce qui est en jeu, c’est tout simplement leur survie", et celle de leur culture et leur civilisation. "Comprennent-ils qu’il leur revient de défendre leur propre identité ? Par la culture, l’éducation, […] le dialogue, le prêche mais aussi, si nécessaire, par la force ?"

Occidente Pera a, depuis, lancé un enthousiasmant Manifeste pour l’Occident (évoqué ici), parmi les signataires duquel on trouve Silvio Berlusconi.

Weigel conclut :

Le nihilisme enraciné dans le scepticisme […] a contribué à tuer l’Europe démographiquement, et à la paralyser face à une idéologie agressive qui vise à éradiquer l’humanisme occidental […]. Ceux qui aiment l’Europe, ce qu’elle représente, ce qu’elle pourrait à nouveau représenter pour le monde doivent espérer que Marcello Pera et ses alliés croyants […] sont ceux qui l’emporteront dans […] les deux guerres culturelles européennes."

Henri Védas

Les deux « guerres culturelles » de l’Europe selon George Weigel

L’essayiste catholique américain George Weigel, auteur du Cube et la cathédrale évoqué ici, signe un important article dans la prestigieuse revue néo-conservatrice Commentary. Dans Le Cube, il peignait quatre scénarios possibles de l’avenir à moyen terme de l’Europe occidentale : le succès (improbable) du modèle multiculturel relativiste; l’islamisation; la nouvelle évangélisation; la balkanisation.

WeigelDans son nouvel article Weigel (photo) poursuit sa réflexion, et décrit deux "guerres culturelles" qui sont actuellement menées en Europe. Parodiant l’initiative du gouvernement espagnol de remplacer les termes de "père et mère" par "progéniteur A et progéniteur B", il les appelle les guerres A et B.

La "guerre culturelle A", c’est la guerre que mènent les « christophobes » contre les vestiges de la culture européenne judéo-chrétienne dans l’Union européenne post-chrétienne : ils "exigent le mariage entre personnes de même sexe au nom de l’égalité, ils restreignent la liberté d’expression au nom de la civilité, et ils abrogent des aspects centraux de la liberté religieuse au nom de la tolérance." Leur guerre prend rapidement un tour autoritaire, car ils appliquent au domaine des idées, et de la religion, la passion régulatrice qui anime l’UE (Weigel cite le cas de Christian Vanneste).

Dans la  "guerre culturelle B", les agresseurs sont les tenants du djihad, résolus à obliger les sociétés occidentales à respecter les tabous islamiques, si besoin par la violence, en visant à terme l’islamisation de l’Europe. Weigel cite bien sûr l’affaire des dessins de Mahomet.

Pour Weigel, les deux guerres sont liées. La christophobie a engendré le suicide démographique, qui à son tour excite les convoitises islamiques. Et en imposant une forme extrême du politiquement correct, les agresseurs de la guerre A rendent "exceptionnellement difficile" une victoire dans la guerre B.

Weigel débouche naturellement sur la question : que faire ? – Mais cela fera l’objet d’un autre post !

Henri Védas

Le livre de Villiers se vendrait bien

… rapporte Valeurs actuelles :

Le “carton” de Villiers

Les éditions Albin Michel se frottent les mains : le livre de Philippe de Villiers, les Mosquées de Roissy […], est déjà un best-seller. En tête des ventes sur le site de vente en ligne Amazon.com le jour de sa sortie, le 27 février, l’ouvrage se vend depuis à 3 000 unités par jour en moyenne. Après un premier tirage de 20 000 exemplaires (écoulés en une semaine), il a fallu procéder à un second tirage de 28 000. Objectif de la maison d’édition : atteindre 80 000 à 100 000 exemplaires vendus.

Henri Védas

L’Europe aux Deux Magots

Deuxmagots_1 Le 9 mai prochain, pour la journée de l’Europe, outre moult festivités, la présidence autrichienne invite les citoyens européens à participer à des débats sur l’avenir de l’Europe. L’Autriche a voulu faire preuve d’originalité en désignant dans les 25 capitales des Etats membres des "Cafés de l’Europe", théâtres de ces échanges fructueux pour présenter le livre "Histoire d’Europe" auquel des auteurs des 25 Etats membres ont contribué.

Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen nous informe que :

"Pour la France, c’est le café branché et bobo des "Deux magots" dans le quartier huppé de Saint Germain des Prés qui a été choisi. On comprend qu’au-delà de ce gadget ridicule, les peuples européens s’éloignent de plus en plus de cette Europe qui ne répond à aucune de leurs préoccupations quotidiennes."

Michel Janva

Le maire de Montfermeil désavoué

…par le tribunal administratif.

Les jeunes de 15-18 ans peuvent de nouveau se réunir à plus de trois dans la ville. Le tribunal ne dit pas comment il compte protéger les honnêtes gens de la violence.

Michel Janva

Recherche sur les cellules souches : bon point pour l’Australie

Le gouvernement australien finance désormais la recherche sur les cellules souches adultes. L’Eglise a salué cette option pour une science "qui respecte une matrice éthique". Le gouvernement fédéral australien a décidé de financer la recherche scientifique sur l’utilisation et la possibilité curative des cellules souches adultes, à hauteur de 22 millions de dollars.

Cette solution est moralement bonne, contrairement à la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui implique la destruction des embryons.

La recherche a montré que ces cellules peuvent se transformer en de nombreux types d’autres cellules, comme celles du tissu cardiaque, musculaire, des organes internes comme les reins, ou aussi du sang. Elles peuvent donc être utilisées pour soigner des maladies de différents types, dont la maladie de Parkinson, des troubles moteurs ou des maladies cérébrales. Mgr Eugène Hurley, évêque de Port Pirie et responsable de la Commission pour la Famille et pour la Vie, au sein de la conférence épiscopale australienne, a déclaré :

"Nous ne pouvons que nous féliciter, avec le gouvernement fédéral, pour ce choix, qui reconnaît et encourage une recherche scientifique respectueuse de l’éthique de la vie".

Michel Janva

Avis défavorable sur le financement européen de la recherche sur l’embryon

La Commission des affaires juridiques du Parlement européen s’est opposée à tout financement européen de la recherche sur l’embryon. Cette décision a été votée par 16 voix contre 6 et 3 abstentions. La Commission s’est appuyée sur des considérations légales :

"Les États membres font preuve d’une grande diversité quant à l’acceptabilité éthique des divers domaines de recherche, comme en témoigne leur législation nationale conformément au principe de subsidiarité. En particulier, les dispositions réglementaires et l’application de la législation relatives à la recherche utilisant des embryons humains et des cellules souches embryonnaires humaines diffèrent considérablement d’un État membre à l’autre. De telles recherches ne devraient pas faire l’objet d’un financement communautaire". (source, pdf)

Ainsi la Commission demande à ce qu’aucun financement au titre du 7ème programme-cadre soit accordé aux activités visant à cloner des embryons humains, à modifier le patrimoine génétique d’êtres humains et à créer puis détruire des embryons humains à des fins de recherche.

Michel Janva

Le ministre de l’Intérieur ‘remercié’

…en Grande-Bretagne.

Les élections locales ont vu le Parti travailliste perdre du terrain. Il n’a recueilli que 26% des suffrages perdant quelque 238 sièges d’élus locaux loin derrière les conservateurs qui, avec 40%, en gagnent 213. Le Labour est même devancé par les libéraux démocrates (27%).

Aussi Tony Blair a remercié le ministre de l’Intérieur Charles Clarke, rendu responsable de cette défaite. En effet, il avait avoué ne pas avoir expulsé plus de 1000 criminels étrangers. Ces derniers, après avoir purgé leur peine ont été relachés dans la campagne anglaise… alors que la loi (une sorte de ‘double-peine’) prévoit leur expulsion !

Charles Clarke a expliqué avoir refusé les autres postes ministériels qu’on lui proposait. "Je ne pense pas qu’il aurait été approprié de rester au gouvernement dans ces circonstances", a-t-il expliqué dans un communiqué. Il est en effet la cible des médias et du peuple qui l’accusent d’incompétence.

Pareille chose serait-elle possible en France ?

Michel Janva

Le Forum social européen sans les peuples

Le billet de Daoudal est sans pitié :

"Le 4è Forum social européen s’est ouvert hier à Athènes. Même si l’on faisait semblant de se féliciter d’un nombre de participants supérieur aux prévisions (10000 inscrits aux débats de la première journée[contre 20000 en 2004 et 50000 en 2003]), l’ambiance est pour le moins morose. En témoigne le propos (public, lors du séminaire sur "la perspective d’un mouvement mondial") de Bernard Cassen, le pape de l’altermondialisme, fondateur d’Attac et créateur des Forums mondiaux :

"Pour la première fois, je me suis demandé si j’allais participer à ce FSE, si c’est pour y marteler ce qu’on martèle depuis le Forum de Florence en 2002."

L’altermondialisme tourne en rond, et chaque Forum est l’occasion pour les militants de déplorer qu’il ne touchent pas les "couches populaires". D’un Forum l’autre, on parle des paysans et des exclus, mais on ne voit ni les uns ni les autres. Les Forums demeurent obstinément des rassemblements de jeunes (et beaucoup moins jeunes) intellectuels bourgeois qui jouent à la révolution. (…)

Le FSE d’Athènes est d’ores et déjà un échec flagrant, lui aussi, ne serait-ce que pour cette simple raison qu’il ne correspond pas à son intitulé : en fait d’Européens, on n’y voit guère, en dehors des Grecs, que des Italiens et des Français. Dont José Bové, bien sûr, vedette permanente de la chose. Parmi les autres personnalités invitées on note le tout nouveau président de la chambre des députés italiens, le communiste Bertinotti, et… Aleida Guevara, la fille de Che, ce qui renvoie plutôt à une dérisoire nostalgie folklorique qu’à l’élaboration d’un programme de lutte.

Il est vrai que cette étrange avant-garde des luttes populaires sans le peuple est toujours en retard sur l’histoire et sur le peuple. Cette année, le FSE part en guerre contre "l’Europe néo-libérale". Il est bien temps. Au dernier FSE, à Londres, le projet de Constitution européenne n’était même pas au programme. Or ce Forum se tenait en octobre 2004, au moment même où tout le monde parlait de ce projet, qui venait d’être finalisé et allait être signé à Rome, en grandes pompes, par les chefs d’Etat et de gouvernement des 25 Etats membres, avant d’être, quelques mois plus tard, rejeté par les peuples français et néerlandais…"

MJ

Chirac : le bruit et l’odeur

L’Institut national de l’audiovisuel a mis en ligne sur son site 100 000 programmes télévisés, représentant quelque 10 000 heures. En principe, 5 000 nouvelles heures devraient s’ajouter chaque année. Pour ceux qui ne se souviennent plus de certaines déclarations chiraquiennes politiquement incorrectes, voici un petit bijou datant de 1991 (1mn46) :

Cab91027484_2 "Comment voulez vous que le travailleur francais qui habite à la Goutte d’Or, où je me promenais, qui travaille avec sa femme, qui gagne 15000 francs et qui voit sur son palier d’HLM, une famille entassée, le père, trois quatre épouses, une vingtaine de gosses, qui touche 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler, si vous ajoutez a cela le bruit et l’odeur, le travailleur francais sur le palier, il devient fou, (bis) il faut le comprendre, ce n’est pas être raciste que dire cela, nous n’avons plus les moyens du regroupement familial".

Michel Janva

Dupont-Aignan pour le mariage homosexuel

Interrogé par Têtu, Nicolas Dupont (Aignan est le nom de sa mère) affirme :

"Je suis pour la liberté de chacun. Quand on aime, on a le droit de concrétiser cette union. Je ne suis donc pas hostile à l’idée du mariage homosexuel".

Toutefois, il reste "hostile à l’adoption, car [il] estime qu’un enfant a le droit d’avoir un père et une mère". Serions-nous un brin rassurés ? Point : Dupont n’a pas signé l’entente parlementaire contre l’homoparentalité…

Michel Janva (via VoxGalliae)

Immigration : Kahn dit la vérité

Dans un extrait "en off" (après l’émission) de l’émission Arrêt sur images sur France 5 du 13 novembre 2005, Jean-François Kahn, le directeur de Marianne, expose sur le plateau certains points de vue politiquement incorrects sur l’immigration. Il nie les chiffres officiels et affirme mordicus que la France compte plus d’immigrés que ses voisins. Et surtout, il nie l’intégration :

"Partout où vous avez des immigrés, vous avez des ghettos".

A voir (2mn11)

Michel Janva (via ce blog FN)

Teknival : la SPA porte plainte

Mon bilan du Teknival de Chavannes (Cher) qui s’est déroulé le week-end dernier était visiblement incomplet. Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen nous apprend que :

"A Chavanne, les fonctionnaires réquisitionnés pour nettoyer le site ont découvert les cadavres d’une quinzaine de chiens éventrés. Ces chiens sont utilisés pour faire entrer la drogue en déjouant les contrôles."

L’information a été révélée dans Le Parisien de ce matin. La SPA a décidé de porter plainte.

Michel Janva

Le Pape excommunie 4 évêques chinois

Lahire parlait ce matin du problème soulevé par les nominations d’évêques en Chine. Il est précisé depuis que le Vatican a excommunié jeudi les 2 évêques nommés par l’église "patriotique chinoise", ainsi que les 2 évêques qui ont présidé la cérémonie sans son consentement. Dans un communiqué, le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls, a déclaré que le droit canon de l’Eglise catholique romaine stipule que l’excommunication est automatique dans un tel cas, en citant le canon 1382 :

"L’Évêque qui, sans mandat pontifical, consacre quelqu’un Évêque, et de même celui qui reçoit la consécration de cet Évêque, encourent l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique."

Selon le communiqué, le Vatican a reçu des informations indiquant que des "évêques et des prêtres ont été soumis -par des institutions non liées à l’église- à des fortes pressions et menaces" pour qu’ils s’associent aux nominations, lesquelles, "parce qu’elles n’ont pas été approuvées par le Vatican, sont illégitimes".

Michel Janva

Exit Karl Zero !

20040107_26_1 Marc Tellenne, de son pseudonyme Karl Zéro, fils d’Annick Tellenne, animatrice à KTO (dont il a soutenu le lancement), frère de Bruno Tellenne, ancien du GUD et du Club de l’Horloge, a été débarqué de Canal+, ainsi que son émission Le Vrai Journal. Exit.

Michel Janva (via Fdesouche)

Khadafi loue l’islamisation

Le chef d’Etat lybien, Khadafi, dans une conférence à Tombouctou le 10 avril, explique quelles sont les visées islamiques concernant l’Occident :

Khadafi1_2 "Tout le monde doit devenir musulman. Aujourd’hui, ici à Tombouctou, nous rectifions l’histoire. Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu’Allah nous accordera une grande victoire en Europe : sans épées, sans fusils, sans conquêtes. Les 50 millions de musulmans d’Europe feront de cette dernière un continent musulman. Allah mobilise la Turquie, nation musulmane, et va permettre son entrée dans l’Union européenne. Il y aura alors 100 millions de musulmans en Europe. L’Europe subit notre prosélytisme, tout comme l’Amérique. Elle a le choix de devenir musulmane ou de déclarer la guerre aux musulmans."

S’il fallait choisir, j’opterai alors pour la deuxième hypothèse.

Michel Janva (via VoxGalliae)

Protection de l’enfance ou surveillance des familles ?

Hier en Conseil des ministres, Philippe Bas, ministre délégué à la Famille, a présenté ses mesures pour la protection de l’enfance :

"Le projet de loi réformant la protection de l’enfance vise à leur [les conseils généraux] donner de nouveaux moyens pour exercer cette responsabilité essentielle en mettant en œuvre les 3 objectifs prioritaires suivants : renforcer la prévention, organiser le signalement des situations à risque et diversifier les actions et les modes de prise en charge des enfants."

Prévention :

"le projet de loi organise des bilans réguliers aux moments essentiels du développement de l’enfant. Ces points de contact entre l’enfant, la famille et les professionnels visent à accompagner, aider et soutenir les familles afin d’éviter que la situation d’un enfant ne se détériore."

Procédure de signalement :

"[le projet de loi] crée dans chaque département une cellule de signalement composée de professionnels de la protection de l’enfance. L’objectif est de réunir toutes les informations permettant d’apprécier la situation dans sa globalité, de l’évaluer et de proposer des réponses de manière collégiale."

Modes de prise en charge des enfants :

"Il ouvre l’éventail des possibilités entre le maintien de l’enfant dans sa famille et le placement en établissement ou en famille d’accueil : chaque enfant doit pouvoir bénéficier de la solution la plus adaptée à sa situation."

Comme le souligne Jeanne Smits dans Présent de demain, ce projet de loi accentue l’emprise de l’Etat sur la vie familiale.

Michel Janva

La non-représentativité des syndicats

Par son taux de syndicalisation, 8% au total et 5% dans le secteur privé, la France "se situe au 30e et dernier rang des pays membres de l’OCDE". Telle est la conclusion du rapport du conseiller d’Etat Raphaël Hadas-Lebel sur "La représentativité et le financement des organisations professionnelles et syndicales", qui doit être remis au Premier ministre.

Aujourd’hui, la liste des 5 organisations considérées comme représentatives au niveau national (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) résulte d’un arrêté datant de 1966. Hadas-Lebel propose de réviser "de manière régulière" cette liste en se basant sur 3 critères : le respect des valeurs républicaines, l’activité et la capacité d’influence (nombre d’adhérents, résultats aux élections professionnelles…) et les moyens financiers garantissant l’indépendance des organisations.

La liste des organisations réprésentatives pourrait être revue après chaque élection prud’homale (tous les 5 ans) ou après chaque cycle d’élections professionnelles (tous les 4 ans). Seules celles qui recueillent au moins 5% des voix seraient considérées comme représentatives, c’est-à-dire habilitées à négocier des accords collectifs au niveau national. A plus long terme, ce seuil de 5% pourrait être porté à 10%, afin d’éviter l’actuel émiettement syndical.

Michel Janva

Projet de loi sur l’immigration : analyse de Gollnisch (suite)

Photo_1 Outre le fait que le projet Sarkozy n’est que la transposition de directives européennes (à 85%), Bruno Gollnisch a dénoncé les 15% restant du projet. Ainsi, si celui-ci supprime l’article 21-19, point 5 du code civil qui permet la naturalisation sans condition de résidence d’un "ressortissant ou ancien ressortissant des territoires et des États sur lesquels la France a exercé soit la souveraineté, soit un protectorat, un mandat ou une tutelle" , il laisse subsister l’article 21-20, qui stipule que la naturalisation sans condition de résidence est possible pour "la personne qui appartient à l’entité culturelle et linguistique française, lorsqu’elle est ressortissante des territoires ou États dont la langue officielle ou l’une des langues officielles est le français, soit lorsque le français est sa langue maternelle, soit lorsqu’elle justifie d’une scolarisation minimale de cinq années dans un établissement enseignant en langue française."

"Cela permet, par exemple, la naturalisation sans condition de résidence des ressortissants du Congo ex-Belge."

Gollnisch a dénoncé le caractère nuisible du concept d’"immigration choisie", citant pour l’occasion Richard Castera, Inspecteur Général de l’Administration, à qui le ministre de l’Intérieur avait confié une mission d’évaluation et qui déclarait : "la France n’a plus, dans l’état actuel de son économie, les moyens d’accueillir des immigrants". Nuisible d’abord parce que ladite immigration choisie revient dans les faits à "organiser le pillage des compétences du Tiers Monde", "comme s’en sont inquiétés plusieurs dirigeants africains, comme les Présidents Wade et Abdou Diouf".

Nuisible encore parce que ce concept est "une imposture intellectuelle" qui s’ajoutera à l’immigration subie puisque "le projet de loi du Ministre de l’Intérieur ne prévoit rigoureusement aucune mesure sérieuse pour freiner les entrées illégales d’étrangers sur le territoire national".

Michel Janva

Le projet Sarkozy n’est qu’une directive européenne

Telle elle est l’analyse de Bruno Gollnisch (ici en vidéo). La gauche politique et ses relais sont tombés dans le panneau et en critiquant la loi Sarkozy sur l’immigration, ils ne font que s’en prendre à des décisions européennes :

"j’affirme que ce projet de loi est pour 85% l’habillage, la transposition en droit français de directives européennes".

Les mesures sur le regroupement familial sont la transposition de la directive 2003/86/CE du 22 septembre 2003 ; "la protection contre l’éloignement " des ressortissants de l’UE et "des bénéficiaires non européens du droit de séjour permanent" est "une transposition pure et simple" de la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004 sur "le droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et séjourner librement sur le territoire des Etats membres". La mesure qui permet aux prostitué(e)s non ressortissant(e)s de l’Europe de bénéficier d’un titre de séjour si ils ou elles dénoncent leurs proxénète est aussi une transposition d’une directive européenne (2004/81/CE du 29 avril 2004).

La directive 2003/109 du 25 novembre 2003 sur les ressortissants extra européens résidents de longue durée ; la directive 2005/71 du 12 octobre 2005 sur la procédure d’admission spécifique des étrangers à l’UE aux fins de recherche scientifique, ou encore la directive 2005/85 du 1er décembre 2005, concernant la procédure d’octroi et de retrait du statut de réfugié au sein des pays de l’UE ont également été transposés dans le projet de loi Sarkozy.

CQFD

Michel Janva

Référendum, émeutes, CPE, Clearstream…

Tderniere_mission Cliquez sur l’image pour l’agrandir. source : Bafweb

MJ

L’immigration : 24, 36 ou 50 Mds€ ?

Photojbichot_1 Selon l’économiste Jacques Bichot (photo), l’immigration nous coûte 24 milliards d’euros par an (étude complète, pdf). Pas du tout lui rétorque Yves-Marie Laulan, Président de l’Institut de Géopolitique des Populations, qui a repris et analysé les mêmes chiffres : entre les frais de logement, de médecine, de justice (et de police !), les frais se montent à 36Mds€ :

"Rappelons que ces sommes représentent quand même 80% du déficit public et 3,5 fois le fameux ‘trou’ de la Sécurité sociale. Le coût moyen par tête — sur la base d’une population de 5 millions de personnes provenant de pays de culture ou d’origine musulmane, essentiellement Turquie, Maghreb et Afrique noire — s’élèverait donc à 7000 €."

Mais Gérard Pince, ancien expert du FMI, estime ce coût à pas moins de 50Mds€ ! Alors qui croire ? Certainement pas Sarkozy…

Michel Janva

L’anthropologie anti-chrétienne du BNP

Des élections locales auront lieu demain au Royaume-Uni. Comme l’indiquait Michel, il se pourrait que le parti nationaliste BNP obtienne ponctuellement des résultats spectaculaires.

Bnp_poster Ponctuellement, parce que le BNP ne présentera que 350 candidats sur environ 10.000 sièges à pourvoir dans les Councils britanniques (v.o.), qui ont des attributions proches de celles de nos conseils municipaux ou généraux. Sa situation ne peut donc pas être comparée aux grands partis de "droite nationale" continentaux, qui dans de nombreux pays obtiennent plus de 10% à l’échelle nationale.

Le BNP diffère également sur un point important de la grande majorité de ces partis, à commencer par le Front national : c’est un parti ouvertement racialiste, dont la "constitution" (pdf), adoptée fin 2004, déclare qu’il s’oppose "à toute intégration raciale entre des peuples britanniques et non-européens" et à "l’immigration non-blanche". Le BNP y déclare que son but est de rétablir "la composition en immense majorité blanche" de la Grande-Bretagne d’avant 1948.

Dans un échange de e-mails acerbe avec le groupe activiste fondamentaliste Christian Voice, dont des sympathisants s’étaient un temps rapprochés du BNP par opposition à l’Islam, le responsable national pour la presse du BNP revendiquait un racisme darwinien, selon lequel les "Noirs" seraient moins évolués que les "Blancs". Christian Voice conclut :

S’il y a encore des chrétiens sincères au BNP, […] ce qui a émergé [de ces échanges] ne leur laisse pas d’autre choix que de déchirer leur carte d’adhésion et d’en sortir."

Henri Védas