C’est la fin de l’abondance. Mais pas pour tous
Emmanuel Macron déclarait en août 2022 que nous vivions la fin de l’abondance :
On apprend aujourd’hui, via les annexes au projet de loi de finances 2024, que la présidence de la République a explosé son budget 2023. L’Elysée avait prévu un budget pour l’année en cours de 115 millions d’euros. Finalement, les “prévisions d’atterrissage budgétaire à fin 2023” s’élèvent plutôt à 127,4 millions d’euros. Soit un trou dans les caisses de plus de 12 millions d’euros.
Si les prix de l’énergie (+ 1,1 million) et la hausse du point d’indice (+ 1,2 million) peuvent justifier une rallonge, le Palais met aussi en avant “la très forte activité présidentielle” (+ 8 millions) pour motiver le dérapage.
La République reste ce qu’elle a toujours été : une fausse religion, une fausse royauté
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
[…] La société ecclésiale, surtout en Occident, comme la société française, se délite. La cause en est évidente, mais qui veut la voir ? Avec de pareilles autorités au sommet, il n’y a plus d’autorité nulle part et c’est un drame affreux qui s’étend partout dans les villes, les villages, les familles, les écoles. Comment s’imaginer que plus de police rétablira l’ordre ? L’ordre est une question de principe. Il n’y a plus de principe. Les voyous sont les maîtres en bas tandis que des voyous de la politique règnent au sommet. La politique est devenue une affaire de saltimbanques et la religion a tendance sous le pontificat de François à devenir une diseuse de bonne aventure dans une foire à tous les désirs.
Et comme la République avec sa laïcité érigée en religion niaise et absolue – qui ne fut conçue que dans une lutte acharnée contre la France catholique, faut-il le rappeler ? – manque de sens du sacré, Macron a profité du voyage d’État du roi Charles III pour se faire une publicité facile. Le dîner à Versailles en fut le sommet le plus prestigieux. On a beau dire, et malgré tous les jugements sévères portés sur la couronne d’Angleterre, le roi et la reine avaient de l’allure, « de la gueule » comme on disait. Ils savaient se tenir. Le roi était roi et la reine, reine. Question de fonction et d’habitude de fonction. Macron avec sa bande d’invités où on ne reconnaissait pas un seul vrai Français digne de ce nom, à deux ou trois exceptions près, – pas un officier, pas de personnalités dévouées à la France et aux Français, personne qui ait risqué sa vie, que des gens à fric et à spectacle, des truands parvenus – s’est comporté comme un goujat, tripotant comme à son habitude son hôte et jouissant d’une mise en scène qui le mettait en valeur grossièrement. N’est pas roi qui veut. Il y a quelque chose de ridicule et d’inconvenant dans ce simulacre de royauté où s’essayent nos républicains forcenés. Versailles prête son cadre éblouissant à ce qui n’apparaît que trop comme une mascarade. La République ne sait pas faire. Elle n’a jamais su faire. En dépit qu’elle en ait, elle reste ce qu’elle a toujours été : une fausse religion, une fausse royauté. La République macronienne encore plus que toutes les autres. Elle n’échappera pas à son sort qui est de finir misérablement. Comme toutes les autres.
Prochain numéro des cahiers Saint Raphaël sur les soins palliatifs (publication de l’ACIM)
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
EDITORIAL
Guérir parfois Dr P. de Geofroy
DOSSIER
Meurt-on indignement en 2023 ? Bref aperçu des soins palliatifs Dr P. Cuchet
Soins palliatifs et acte à double effet Abbé F. Knittel
Témoignage d’une infirmière sur la fin de vie V. Pedroni
Le dessin d’Ignace
Le Brémien Notre-Dame Les soins palliatifs dans un EHPAD catholique Dr J-P. Sivignon
Le “pansement Schubert” Quand la musique rencontre le soin en fin de vie C. Oppert
A Cantugas, de modestes mais précieux soins palliatifs F. de Geofroy
Vivre chrétiennement la souffrance Abbé G. Gaud
La première Croix-Rouge Camille de Lellis, un saint thaumaturge au chevet des agonisants F. de Geofroy
ETHIQUE
Face au choix du moindre mal G. Lafargue
ACTUALITES
Vrac de brèves
LIVRES
Manuel sur l’euthanasie de la Fondation Lejeune
MISSION PHILIPPINES
Mission Chinampas “Les Tribulations” d’Arnaud et Jean à Cantugas
ABONNEMENT
Abonnement aux Cahiers Saint Raphaël ou commande au numéro
Abonnement simple : 25€
Abonnement de soutien : 30€
Réabonnement : 25€ / Religieux, étudiants : 20€
A.C.I.M. 2, route d’Equihen – 62360 Saint-Etienne-au-Mont
Courriel : [email protected]
Immigrés : Le préfet a bien menti sur Menton
Le 18 septembre :
FAKE NEWS#Prefet06 dément catégoriquement tout projet de création d’un camp de migrants à Menton.
Il est prévu d’augmenter temporairement les capacités du local de police pour les étrangers en situation irrégulière interpellés,avant leur remise aux autorités italiennes.— Préfet des Alpes-Maritimes🇫🇷 (@prefet06) September 18, 2023
Le 3 octobre :
C’est officiel, un ancien centre de vacances de Menton accueillera des mineurs isoléshttps://t.co/L7mfLDn46u pic.twitter.com/lo12AEHOLa
— France 3 Côte d’Azur (@F3cotedazur) October 3, 2023
La défaite de l’école
C’est Anne Hidalgo qui l’illustre :
"Je n'ai plus de voiture donc je ne sais pas à quel Midas vous faites allusion", répond #AnneHidalgo à #DavidAlphand qui la comparait à un anti-Midas changeant l'or en plomb. pic.twitter.com/1OCKpSVKTB
— Enzo Morel (@mtwit75) October 4, 2023
Objectif 3000 bouteilles de vin pour aider les sœurs de Solan à acheter un bras articulé pour leurs vignes
Résumé de l’opération en cours
Les sœurs du monastère de Solan ont besoin d’acheter d’ici quelques semaines un bras articulé pour couper l’herbe autour des ceps de leur excellent vignoble bio. Pour financer cet achat important, elles libèrent de leur cave des bouteilles de leurs meilleures cuvées, élevées un an en barrique et très prisées des clubs privés de dégustation. Le défi est d’en vendre au moins 3000 d’ici dimanche 8 octobre à minuit !
Infos et précommandes : https://divinebox.fr/operation-vin-monastere-solan/
En plus d’être excellents, les deux vins proposés sont BIO, élevés un an en barrique et avec au moins 6 ans de potentiel de garde. C’est du costaud ! Regardez plutôt :
- Cuvée « Saint-Ambroise » 2020. Composée de syrah à 35%, de grenache noir à 35% et de pinot noir à 30%, elle a des notes de fruits rouges, de fruits noirs et d’épices et se marie très bien avec les viandes rôties et fromages au lait cru (ex : Saint-Nectaire).
- Cuvée « Saint-Porphyre » 2019. Composée de cabernet franc à 50%, de pinot noir à 30% et de syrah à20%, elle a des notes de fruits noirs, de café et d’épices et se déguste plutôt avec des viandes à cuisson longue (ex : daube provençale ou bœuf bourguignon), des plats épicés, et des fromages bien affinés.
Les précommandes se feront jusqu’au dimanche 8 octobre à 23h59 (commandez vite !), et la livraison se fera entre le 13 et le 21 octobre à domicile ou en point relais. Vous pouvez partager l’opération à vos proches grâce à ce lien Whatsapp (modifiable avant envoi)

Embouteillage de la cuvée Saint-Ambroise 2020 par soeur N. © Monastère de Solan
En savoir un peu plus sur les soeurs de Solan
L’histoire du monastère de Solan commence en 1981 avec la fondation près de Grenoble d’une communauté issue du Mont Athos, en Grèce. En 1991, la communauté des sœurs s’agrandit, et elles décident alors de s’installer à Solan et de restaurer une vieille ferme et les terres aux alentours.
Aujourd’hui, les 18 sœurs orthodoxes suivent les préceptes de saint Basile entre prière (deux prières le matin, et deux le soir) et travail manuel pour subvenir à leurs besoins. Elles occupent une partie de leurs journées avec les travaux des champs, au potager, dans les vignes et au verger.
À Solan tout est bio ! Au-delà du label “Agriculture Biologique” que les produits ont évidemment, les sœurs font surtout un superbe travail pour préserver leur terre et la Terre plus généralement, avec des habitudes simples et agroécologiques. Par exemple, elles tassent l’herbe dans les allées des vignes pour retenir la rosée et la pluie, et ainsi protéger les terres de la sécheresse qui sévit dans leur région (Gard).
Côté vignoble, même s’il est plutôt récent (1992), leur exigence est rare. Les sœurs vendangent ainsi à la main et trient les meilleurs raisins directement sur la parcelle pour un rendement d’environ 35 hectolitres par hectare, ce qui est digne des grands domaines ! Certains vins sont ensuite élevés un an en barrique avant d’être mis en bouteilles. Le tout, fait sur place au monastère, et par les sœurs. Pas mal, non ?

Les soeurs en pleines vendanges dans leurs vignes © Monastère de Solan
Face à l’euthanasie : la charte des personnels de la santé du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé
L’Église a toujours perçu le service des malades comme « partie intégrante de sa mission », associant « la prédication de la Bonne Nouvelle à l’assistance et au soin des malades ».
Le texte de la « Nouvelle Charte des personnels de la santé » du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé constitue une révision et une mise à jour de la première édition de ce document (de 1994) tout en conservant sa structure originale, centrée sur la vocation des travailleurs de la santé en tant que ministres de la vie. Cette nouvelle édition date de 2021. On ne la trouve pas sur le site du Conseil pontifical, mais vous pouvez la télécharger ici : CHARTE-FR
Outre les progrès des sciences médicales et leurs éventuelles répercussions sur la vie humaine, sont abordées des questions de nature médico-légale et socio-sanitaire.
A partir de la page 130 est abordé le thème de la mort et on trouve ces paragraphes sur l’euthanasie :

A quand un vaccin contre les pervers ?
Avec toutes les incitations à la débauche que propose notre société (politiques, médias, publicités, écoles…), l’Etat s’aperçoit de la propagation du virus du papillomavirus (HPV). Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente. Ce virus se transmet par contact cutané direct, le plus souvent lors de rapports sexuels.
Plutôt que de cesser d’inciter les collégiens à la débauche, le sinistre de la santé demande que le vaccin contre le HPV soit proposé dans tous les collèges publics (dès la classe de 5e). La participation des collèges privés ne se fait que sur la base du volontariat; Or, le sinistre s’perçoit qu’une minorité n’organise pas la vaccination.
Cette campagne, qui a démarré lundi 2 octobre, a été érigée en chantier prioritaire, en matière de prévention, par Emmanuel Macron. 1 500 collèges privés comptent s’engager, sur un total de 1 660 en France.
Alliance entre l’OMS et du lobby parlementaire européen du planning familial mondial en vue du contrôle de la population
Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ, analyse dans Valeurs Actuelles le récent accord de l’Organisation mondiale de la santé et du Forum parlementaire européen pour la population et le développement (EPF) :
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le lobby parlementaire européen du planning familial mondial ont officialisé leur alliance le 25 août 2023. L’OMS souhaite ainsi bénéficier du savoir-faire et du réseau de ce lobby pour promouvoir le contrôle démographique auprès des parlementaires. En contrepartie, ce lobby bénéficie du prestige et de la légitimité politique de l’OMS. Plus précisément, le protocole d’accord engage le Programme de reproduction humaine (HRP) de l’OMS et le Forum parlementaire européen pour la population et le développement (EPF). Cette actualité met une nouvelle fois en lumière le projet et la stratégie de l’OMS pour le contrôle démographique et ses liens historiques avec la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF). De la création de normes scientifiques se voulant neutres jusqu’à leur imposition aux États au nom des droits de l’homme, ces organisations travaillent ainsi à étendre dans le monde les méthodes de réduction de la fertilité.
Une instrumentalisation de la science en faveur du contrôle démographique
Créé en 2000, l’EPF est une émanation directe de l’IPPF. Il ne s’agit pas d’un groupe du Parlement européen mais d’un lobby agissant comme une plate-forme de coopération pour parlementaires européens engagés dans la promotion de l’avortement et de la contraception en Europe et dans le monde. L’EPF promeut ainsi les intérêts de l’IPPF au sein des institutions européennes. Le HRP est quant à lui plus ancien. Il a été créé en 1970 au sein de l’OMS pour produire des données scientifiques dans un but de réduction démographique. Cet objectif était prôné par l’Onu dès les années 1950 pour des motifs économiques et de développement. L’IPPF est membre permanent de l’organe de décision du HRP depuis 1977, alors qu’une collaboration informelle entre l’EPF et le HRP date quant à elle de 2014.
Le HRP, structure publique internationale, a ainsi décidé de formaliser son alliance avec l’EPF, un lobby privé de droit belge. Ces structures sont toutes les deux financées de manière importante par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Ce dernier s’est associé au HRP en 1988 ; il est l’un de ses principaux contributeurs financiers, avec plus de 68 millions d’euros versés depuis sa création. Le FNUAP est aussi devenu le principal financeur de l’EPF avec plus de 250 000 euros versés en 2021. L’EPF est également financé par la fondation Bill et Melinda Gates, l’OMS et l’IPPF.
Le rôle du HRP est de publier des données scientifiques. Ces différents lobbys les diffusent ensuite auprès des décideurs au nom de la “science”. Or, sans contester les résultats scientifiques en eux-mêmes, il apparaît qu’au cours de son histoire, le programme de recherche du HRP a été influencé par un nombre restreint d’États et d’acteurs privés qui étaient ses principaux financeurs et administrateurs. De plus, dans un contexte d’essoufflement de la recherche depuis 2000, la recherche fondamentale biomédicale menée au sein du HRP a cédé la place aux sciences humaines et à la communication. Le Programme n’en garde pas moins son influence, car les États interprètent ses recommandations à l’aune de l’autorité scientifique que l’OMS lui confère.
Dans cet accord, l’EPF et l’OMS n’annoncent pas vouloir contrôler la démographie, ils disent plutôt vouloir « renforcer le pont entre la science et la politique afin de faire progresser la santé et les droits sexuels et reproductifs pour tous ». Il s’agit en réalité d’un discours “marketing” visant à faire passer le message démographique du HRP auprès des politiques. En effet, pour des raisons stratégiques, ces organisations ont commencé à arrêter de parler officiellement de contrôle démographique en 1994 lors de la Conférence sur la population au Caire pour faire face au rapport de force engagé par le Saint-Siège et les pays pauvres. Le discours y était devenu plus consensuel et davantage centré sur les droits de l’homme : “avortement” et “contraception” étaient alors devenus synonymes de “santé des femmes” et de “droits sexuels et reproductifs”.
Derrière la “santé” et les “droits sexuels et reproductifs” : le contrôle démographique
Derrière ce discours, le projet de contrôle et de réduction de la population mondiale reste inchangé. Il était encore possible de lire dans un article publié par l’OMS le 8 février 2018 que « la planification familiale est essentielle pour ralentir une croissance démographique non durable et les effets négatifs qui en résultent sur l’économie, l’environnement et les efforts de développement nationaux et régionaux ». Cet article a été modifié en 2020 et cette mention a été supprimée. Dans la même logique, en 2022, l’EPF “pour la population et le développement” a officiellement changé de nom pour adopter celui d’EPF “pour les droits sexuels et reproductifs”. Il s’agit d’une stratégie marketing visant à dissimuler leurs objectifs de contrôle démographique.
Cette stratégie s’est vérifiée en 2020 lors de la publication par l’OMS de la mise à jour de ses lignes directrices sur l’avortement. Au nom de la “santé” et des “droits sexuels et reproductifs”, ce document promeut une libéralisation complète de l’avortement sans précédent dans le monde. Il recommande, entre autres, la légalisation de l’avortement à la demande et sans condition jusqu’au terme de la grossesse. Or, comme l’a révélé l’ECLJ, ce document a été rédigé par des militants et par de grandes fondations et organisations pro-avortement. Ainsi, sur les 142 personnes qui ont travaillé sur les lignes directrices, 91 ont un profil d’activiste (64 %). Malgré ce travail militant, ce document est présenté aux États comme prétendument scientifique et neutre. Il ne reste plus qu’à des lobbys, comme l’EPF, à promouvoir et imposer ces lignes directrices auprès des politiques.
L’EPF est aussi très engagé dans un combat contre les organisations chrétiennes, pro-vie et/ou conservatrices, dont l’ECLJ, qu’il présente comme formant un réseau secret mondial (qui n’est autre, en fait, que l’Église). Les publications de l’EPF s’emploient à dénoncer le Vatican et plus généralement toutes les organisations chrétiennes qui défendent la vie humaine, car ils fomenteraient une forme de conspiration mondiale contre les “droit sexuels et reproductifs”. Les méthodes employées par l’EPF sont indignes et à la limite de la légalité, en ce qu’elles s’attaquent aux personnes plutôt qu’à leurs arguments. Déjà en 2012, l’EPF avait publié une “liste noire” des personnalités pro-vie (dont Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ), dévoilant des détails sur leur vie privée, notamment religieux et familiaux, y compris relatifs à leurs enfants.
Chronique des cinglés au Parlement européen
J’apprends qu’il y a désormais une “Journée du Coming Out” pour “créer un lieu de travail inclusif”.
Une table ronde est organisée dans le cadre de la journée du Coming Out, le mercredi 11 octobre sur comment créer un lieu de travail inclusif. Magda STĘGA, consultante en diversité, équité et inclusion (sic), parlera de son expérience personnelle du coming out et donnera des conseils sur comment rendre nos lieux de travail plus inclusifs.
L’événement réunira des représentants de haut niveau des institutions participantes, parmi lesquels :
- Kim VAN SPARRENTAK, député européen et co-présidente de l’intergroupe LGBTI
- Stefano SANNINO, secrétaire général du SEAE (Service européen d’action extérieure)
- Kristian KNUDSEN, directeur général du personnel, Parlement européen
- Barbara LEVEEL, directrice générale des ressources humaines, BEI (Banque européenne d’investissement )
Emmanuel Macron affirme sa volonté d’inscrire l’avortement dans la Constitution
Face au Conseil constitutionnel, à l’occasion du 65e anniversaire de la promulgation de la Constitution, le chef de l’État s’est dit favorable mercredi 4 octobre l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution.
Parmi les quelques pistes envisagées pour réformer la Constitution de la Ve République, le chef de l’État a également cité une extension du champ du référendum et une simplification du recours au référendum d’initiative partagée.
Emmanuel Macron a aussi promis une révision de la Constitution pour changer le corps électoral en Nouvelle-Calédonie et inscrire la Corse dans la Constitution.
Depuis 65 ans, la Nation est dotée de la Constitution la plus stable de notre Histoire, d’une République capable de répondre de son destin. Défendons-les. pic.twitter.com/vnfERosh5n
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) October 4, 2023
De son côté, Elisabeth Borne a rendu hommage à la secte de la République :
Indivisible, laïque, démocratique, sociale : ce sont les principes sur lesquels repose notre République.
Avec Guillaume @Trichard, nouveau Grand Maître du @GODFOfficiel, nous avons échangé sur l’importance de les préserver pour lutter contre les discours des extrêmes. pic.twitter.com/qnJ4CaId2G
— Élisabeth BORNE (@Elisabeth_Borne) October 3, 2023
Une majorité de jeunes opposée à une nouvelle loi sur la fin de vie
Communiqué du Syndicat de la famille :
53% des jeunes de moins de 35 ans sont favorables au renforcement de la loi actuelle et opposés à la légalisation du suicide assisté ou de l’euthanasie. Si une majorité de Français reste néanmoins favorable à une nouvelle loi (57%), le sondage Ifop révèle que l’état de l’opinion est beaucoup plus partagé sur cette question sensible de la fin de vie que ne le laissent entendre les militants pro-euthanasie. Les Français soulignent par ailleurs l’importance de la présence de la famille pour accompagner les personnes en fin de vie.
Les résultats de l’enquête réalisée par l’Ifop bousculent de nombreuses idées reçues sur l’acceptation de l’aide médicale au suicide (euthanasie et suicide assisté). La différence tient sans doute à l’intitulé de la question posée car sur de tels sujets, il est indispensable d’être précis. En l’occurrence, un peu moins d’un Français sur deux (43%) estime qu’il faut « renforcer la loi actuelle pour garantir que l’Etat mette en œuvre rapidement et de manière pérenne l’accès aux soins palliatifs pour tous, c’est-à-dire sur tout le territoire dans les établissements de santé et à domicile (avec des unités mobiles de soins palliatifs à domicile) ; le développement des formations et des mesures d’attractivité de la filière soins palliatifs pour les médecins et les infirmiers ». Et 57% souhaitent « appliquer la loi actuelle et, en plus, légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté ». On est bien loin des sondages qui affirment sans sourciller que 90% des Français sont pour l’euthanasie et que le sujet ne mérite pas de débat. Dans le détail, on observe que 57% des habitants de l’Ile de France sont opposés à l’euthanasie ou au suicide assisté. Il est vraisemblable qu’ils pensent que la région IDF est suffisamment dotée en unités de soins palliatifs, ce qui est donc le vrai sujet de préoccupation.
De manière cohérente, les trois quarts des Français (74%) souhaitent un référendum sur la légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté alors que 15% seulement y sont opposés. Ce large consensus fait écho aux prises de position d’élus de tous bords qui se sont déclarés favorables au recours à un référendum, en particulier Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale. Le sondage Ifop montre aussi que la souffrance est la première raison avancée pour justifier une demande d’euthanasie, ce qui implique de renforcer l’offre médicale pour soulager la douleur. Les facteurs qui conduisent à renoncer à l’euthanasie ou au suicide assisté sont eux plus nombreux. Il s’agit bien d’un ensemble de réponses à apporter pour soulager et redonner l’envie de vivre aux patients. L’importance de la présence de la famille et des amis est fortement soulignée par l’enquête (28%, et 38% des jeunes). Le caractère irremplaçable de la famille se retrouve à chaque période de la vie, et bien évidemment à son terme aussi. Les aidants, c’est-à-dire la famille proche dans l’immense majorité des cas, sont là pour accompagner les derniers instants. Il est indispensable de renforcer cette présence par des dispositifs de soutien.
Alors que les militants pro-euthanasie, ADMD en tête, ne cessent de parler de mourir dans la dignité, près de 3 Français sur 4 se déclarent mal à l’aise avec cette approche brutale. 72% considèrent que les personnes dépendantes, malades ou handicapées ne sont pas moins dignes que les personnes en bonne santé. Seuls 17% sont d’un avis contraire.
Au cœur des autres
Les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) ont lancé un appel à grève, mardi 3 octobre, pour protester contre leurs conditions de travail. Ces accompagnants d’élèves en situation de handicap, pourtant indispensables pour garantir l’inclusion à l’école, dénoncent un “métier précaire”, et réclament notamment une revalorisation salariale ainsi que la reconnaissance d’un “véritable statut professionnel”.
Dans l’enseignement privé, c’est pire : ces AESH sont entièrement à la charge des famille. Ainsi trois enfants de l’école Saints Louis et Zélie Martin ont besoin d’une AESH pour continuer leur scolarité. Ces AESH étant entièrement à la charge des familles dans les écoles indépendantes, l’association ” Au cœur des autres “, ayant pour vocation d’aider ces familles à choisir librement de scolariser leur enfant dans l’école la plus adaptée pour lui, lance une grande campagne de dons.
Le climat qui rend fou
Physicien, professeur émérite à l’Université de Tours, François Gervais a été directeur d’un laboratoire du CNRS (UMR 6157) et expert reviewer des rapports AR5 et AR6 (2022) du GIEC. Ancien conseiller scientifique du Pôle de compétitivité Sciences et Systèmes de l’Energie Electrique (S2E2), il est médaillé du CNRS en thermodynamique et lauréat du Prix Ivan Peyches de l’Académie des sciences.
Il vient de publier un ouvrage sur Le déraisonnement climatique. Selon les calculs du GIEC, la planète s’est réchauffée de 0,4°C depuis 1945, date de l’accélération des émissions de CO2 dues à la combustion de ressources fossiles et, à ce jour, toujours selon les évaluations du GIEC, la France serait responsable d’une hausse annuelle de la température du globe de 0,00007°C. Or, sur la base de ces estimations reconnues, nos dirigeants aiguillonnés par l’ONU ont décidé d’atteindre le « zéro carbone » en 2050, impliquant des bouleversements radicaux de nos modes de vie et en particulier la transition vers le tout électrique, alors que 80% de l’énergie produite aujourd’hui est d’origine fossile. Au-delà de l’interdiction complète des véhicules thermiques, décidée à l’horizon 2035, les réflexions portent désormais, entre autres, sur la limitation du nombre de vols intercontinentaux, sur des restrictions à la consommation de viande, une limitation des constructions de maisons individuelles et bien sûr une démultiplication des installations d’éoliennes et de champs photovoltaïques. Tout ceci financé par de la dette. François Gervais passe en revue, secteur par secteur, les incohérences et les contradictions qui nous conduisent, à brève échéance si nous ne revenons pas à une attitude scientifique normale, vers des lendemains de très grave précarité énergétique.
A propos du fameux “dérèglement” climatique, il souligne que
Parler de dérèglement suppose qu’un ordre établi, justement réglé comme du papier à musique, aurait prévalu de longue date et qu’il serait en passe d’être détérioré. Lorsqu’on observe les trois cent soixante ans d’enregistrement mensuel de température du plus ancien thermomètre du monde, on constate effectivement une hausse de température moyenne depuis le dernier petit âge glaciaire. Le recul des glaciers de montagne initié depuis plus de trois siècles peut s’expliquer par une telle hausse. Le minimum de Maunder observé de 1645 à 1715 était corrélé à une absence prolongée de taches solaires, cause de froid, de mauvaises récoltes et de famines historiquement documentés. En revanche, les fluctuations de températures de part et d’autre de la moyenne ont de tous temps été de fréquence et d’amplitude similaires de sorte que l’on serait bien en peine de discerner un “règlement” et de repérer le début d’un quelconque “dérèglement”.
8 huit après Laudato Si, le pape publie une nouvelle exhortation apostolique, Laudate Deum, un texte de 26 pages dans lequel il ne craint pas d’affirmer :
Nous avons beau essayer de les nier, de les cacher, de les dissimuler ou de les relativiser, les signes du changement climatique sont là, toujours plus évidents. […] Si nous pouvions jusqu’à maintenant connaître quelques vagues de chaleur par an, que se passera-t-il avec une augmentation de la température globale de 1,5 °C, ce dont nous sommes proches ? De telles vagues de chaleur seront beaucoup plus fréquentes et plus intenses. Si l’on dépasse 2 °C, les couches de glace du Groenland fondront complètement et une bonne partie de celles de l’Antarctique, ce qui aura des conséquences énormes et très graves pour tous.
François Gervais écrit pourtant dans son livre :
Les 3000 balises Argos immergées dans tous les océans de la planète, opérationnelles depuis 2002, les laboratoires spécialisés dans la mesure de la température e la Terre, les mesures de températures de la troposphère par satellite, tous concluent à une stagnation, voire une légère diminution, de la température de la planète depuis le pic de 1998. Les sites internet de laboratoires spécialisés, dispersés aux quatre coins du monde, publient les mesures en temps réel, permettant à chacun de vérifier et de suivre l’évolution. Parallèlement, le niveau des océans, qui était monté d’une vingtaine de centimètres au cours du XXe siècle, semble se stabiliser et avec lui le taux de méthane qui, lui, avait doublé.
Le pape écrit aussi, au n°11 de son exhortation :
On ne peut plus douter de l’origine humaine, – “anthropique” – du changement climatique.
Serait-ce un nouveau dogme ? François Gervais rappelle à ceux qui ont la mémoire courte :
Le numéro 633 de juin 1970 de Science & Vie annonçait à la une “Plus de vie dans 50 ans”. 1970 + 50 ans = 2020, c’est le passé récent, aisé à vérifier. “La température de l’atmosphère s’élèvera de 9° durant le prochain demi-siècle et le niveau des eaux de 3 mètres.” A la même époque, dans The Cooling, Lowell Ponte écrivait : “Ce refroidissement a déjà tué des centaines de milliers de personnes. S’il continue, et qu’aucune action vigoureuse n’est entreprise, il va causer une famine mondiale, un chaos mondial, une guerre mondiale et tout ceci pourrait arriver avant l’an 2000.” Le 9 juillet 1971, le Washington Post écrivait : “Dans les cinquante prochaines années, la poussière (comprenez les aérosols) émise dans l’atmosphère par combustion des ressources fossiles va tellement voiler la lumière solaire que la température de la Terre va chuter de 6°. Cinq à dix années d’émissions pourraient être suffisantes pour déclencher un âge glaciaire.”
Témoignage du padre Lallemand, aumônier de la Légion étrangère
Dans le cadre du tournage du film Je m’abandonne à toi, la cinéaste Cheyenne-Marie Carron a réalisé un entretien avec le père Yannick Lallemand, aumônier dans la Légion étrangère :
Louis : un nouveau magazine, pour les hommes
Le magazine Louis est né pour accompagner les hommes dans leur quête existentielle ou spirituelle en proposant un éclairage spécifique sur la façon dont ils peuvent se réaliser et s’accomplir.
Le site internet souhaite accompagner les hommes dans leur vie personnelle (couple, famille), leur travail (faire fructifier les talents, enrichir les compétences, etc.) et leur utilité au service de leur pays (discernement de l’actualité).
- A travers des articles, des interviews et un contenu qui montera en puissance au fur et à mesure que des bonnes plumes collaboreront.
- En décryptant l’actualité, les lecteurs de Louis sauront mieux discerner les grands enjeux pour notre pays.
- En proposant des figures inspirantes (aussi bien les saints que d’autres hommes à la valeur éprouvée).
- En proposant des articles de formation adaptés au charisme masculin et à la vocation masculine.
Louis, comme Louis Martin, le père de Ste Thérèse de Lisieux, dont Dominique Menvielle dresse le portrait :
Loin de l’image doucereuse qu’on pourrait lui coller sans le connaître, Louis Martin était en fait un actif généreux en plus d’être un priant ardent. Contemplatif, certes, mais énergique sportif de Dieu.
Louis Martin était horloger-bijoutier. Le métier idéal pour lui permettre de se tenir tranquillement dans son atelier, à manier minutieusement les petites pièces d’horlogerie ou d’orfèvrerie. Il aime cette atmosphère paisible que la venue de clients ne rompt pas pour autant, tant il est aimable et accueillant.
Un priant ardent, un actif généreux
Son passe-temps favori correspond en tous points à son métier : il s’est acheté un petit enclos en bordure de Sarthe qui lui permet de taquiner le gardon dans la rivière ou de lire, méditer, prier dans la petite tour qu’il s’est aménagée très sobrement. Ses amis l’appellent plaisamment « le martin-pêcheur ». Louis n’est pas un misanthrope, loin de là, il a des amis, de ceux sur lesquels il peut compter, parmi lesquels il choisira les parrains et marraines de ses enfants ; ces amis qu’il retrouve régulièrement autour du curé de sa paroisse pour parler religion, théologie, philosophie, politique, économie, affaires sociales… ou encore autour d’un billard, jeu en lequel il excelle. C’est avec ces mêmes amis qu’il organisera l’adoration nocturne et aussi les conférences de Saint-Vincent-de-Paul. On l’a donc compris, Louis est à la fois un priant ardent et un actif généreux.
On comprend qu’il ait eu le désir d’être moine dans la communauté des religieux du Grand-Saint-Bernard : à 2500 m d’altitude, dans le grand silence qu’impose la nappe neigeuse une partie de l’année, il aurait aimé aussi partir à la recherche des voyageurs perdus en plein brouillard, accompagné des fameux chiens Saint-Bernard.
L’énergique « sportif de Dieu »
Le paisible Louis est en fait un grand sportif. Fils de militaire, il a été élevé parmi les enfants de troupe. A Strasbourg, il s’est montré capable de sauter d’un pont pour sauver un jeune homme de la noyade : il faillit y laisser sa vie, le jeune entravant ses mouvements en s’agrippant désespérément à lui !
Une autre fois, il fut plus rapide que le taureau qui le poursuivit dans un champ, ne lui laissant que le temps d’attraper au vol sa petite Thérèse et son sac de pêche pour se mettre à l’abri ; avec grande habileté, Louis se retournait de temps en temps pour le maintenir à distance en se servant de ses cannes à pêche comme d’une hallebarde.
Ce ne sont pas non plus les kilomètres à pied qui l’arrêtaient, que ce soit pour trouver dans la campagne environnante une nourrice pour sa fille que Zélie ne pouvait allaiter ou, surtout, pour ses pèlerinages.
Sa plus belle trajectoire fut celle de toute sa vie, orientée vers Dieu, son seul but, qui fit de lui l’homme, le père et le saint, nourri de l’Evangile, que cette rubrique veut vous faire connaître.
Euthanasie : les étranges pratiques médicales du docteur Jean Reignier
Interrogé par Libération le 22 septembre, le Dr Jean Reignier, chef du service de réanimation du CHU de Nantes avance qu’un patient peut se considérer en fin de vie très en amont de sa mort théorique et qu’alors l’écoute de celui-ci doit se centrer sur son éventuel « désir d’en finir ». Il avance ainsi que légaliser l’euthanasie et le suicide assisté facilitera grandement son dialogue avec les proches.
En réponse, Cédric de Linage témoigne dans le JDD sur le cas de sa femme Amélie, qui fut patiente du Dr Jean Reignier et qui vit désormais avec un lourd handicap depuis 2014 après avoir survécu quinze jours sans alimentation :
Le parcours de soins chaotique de mon épouse dans le service qu’il dirige en 2014 récuse formellement son analyse : bien au contraire, légaliser l’aide active à mourir ruinerait l’authenticité du dialogue entre les patients, les soignants et les proches, pour ne privilégier que les demandes de mort, voire les suggérer.
J’ai rencontré le Dr Reignier en août 2014. Mon épouse Amélie venait de s’étouffer dans la cuisine en avalant de travers un morceau de viande : manque d’oxygène, arrêt cardiaque, elle est admise en service de réanimation. Son coma évolue en état de mal épileptique. C’est un coma très critique.
Cinq jours seulement après l’accident, l’équipe que dirige ce praticien met fin aux derniers essais médicamenteux inefficients. Je me rends au chevet de ma femme et découvre avec stupeur qu’ils ont arrêté de l’alimenter, sans le moindre avis familial préalable sur ses souhaits en pareille situation, et cela avant même qu’ils m’annoncent qu’il n’y a plus d’espoir, qu’« Amélie ne se réveillera jamais » et que la ventilation artificielle doit être arrêtée.
Je suis d’autant plus frappé par cette précipitation que ces médecins ne semblent pas remarquer les quelques signes d’évolution positive d’Amélie qui va notamment se remettre à respirer naturellement. Pour ma femme, toute vie vaut d’être vécue. Je le sais, elle me l’a toujours dit. Et je le vois, son corps est bel et bien en lutte.
Les différentes rencontres avec l’équipe médicale se succèdent pour me répéter une conclusion présentée comme inéluctable : « vous allez finir par comprendre », « vous avez perdu votre femme ». À cela, le Dr Reignier ajoute de toute son autorité une affirmation sans doute destinée à emporter mon adhésion : « Monsieur, je dois vous le dire : son projet de vie, c’est de mourir ». Sur le coup, cette parole me glace, je suis sans voix. Mais je comprends : il ne laisse plus de place pour son projet de vivre.
Le cadre strict de la procédure collégiale est malmené : avant de prendre sa décision, ce médecin ne s’est même pas interrogé sur les volontés d’Amélie, pourtant claires, et il ne nous a pas laissé le temps de les exposer. L’arrêt d’une alimentation artificielle qui fonctionnait s’est ici présentée comme un fait accompli. Ce fait accompli me précipite dans un trou noir où je ressens toute l’ambivalence qu’exerce la mort sur une fin de vie. Je suis acculé à rassembler toutes mes forces pour dire et redire la volonté d’Amélie de vivre, même handicapée.
Non, la personne de confiance qui s’efforce d’exprimer des directives anticipées contraires à l’orientation personnelle du médecin n’est pas un « Mari à cadrer. Conteste les décisions médicales » comme l’affirme le dossier médical. En fait, questionner la justesse de l’arrêt de soins n’est pas entendable par ce médecin. Le dialogue est à sens unique. Sans doute juge-t-il qu’Amélie porterait probablement un handicap « inacceptable ». Mais est-ce un avis médical ou un avis personnel ?
La réaction à ce type de situation est personnelle, le refus de soins est un droit : mais quand la mort devient inconsciemment un objectif, l’analyse n’est plus aussi objective. Plus personne ne cherche à distinguer les probabilités d’évolution des pseudo-certitudes, plus personne ne différencie une prédiction autoréalisatrice d’un pronostic « inéluctable » ; on ne fait même plus la différence entre une limitation des traitements et leur arrêt total. Sans ma défense acharnée de ses volontés, Amélie serait morte.
Il me faudra 15 jours pour obtenir la reprise de l’alimentation. 15 jours pour être écouté. En soins palliatifs, où Amélie s’est réveillée, ce sera la construction, à tâtons, d’un vrai dialogue éclairé et respectueux entre le patient, la famille et les soignants. La rencontre s’est faite à trois, entre un projet de vie, une situation médicale inédite et le cadre du serment d’Hippocrate. Nous ne demandions rien de plus.
En découvrant ce médecin se faire promoteur de « l’aide active à mourir », je suis stupéfait. Et je comprends mieux pourquoi il a pu à ce point sous-estimer l’effet de sidération qui s’abat sur une famille frappée brutalement par un accident et un pronostic grave. A-t-il seulement compris la violence de la situation ? Cette sidération, cette sorte d’emprise, j’ai mis moi-même quatre années à en sortir complètement avant de pouvoir relire le réel enchaînement des événements.
Dans son interview, le docteur Jean Reignier conseille également la rédaction de directives anticipées très techniques : « Respiration, alimentation artificielles, soutien cardiovasculaire ? Oui/Non ? ». Mais comment ces réponses peuvent aider en pareille situation ? Surtout si la personne de confiance n’est pas écoutée. Pour un dialogue authentique, il faut un peu laisser tomber l’emprise de la blouse blanche et se mettre à hauteur du patient ou du proche.
Ce médecin réclame de dépénaliser toute euthanasie : est-ce pour pouvoir déborder du « cadre strict » sans risque ? Qui pourra demain lui reprocher un « soin » d’euthanasie « non-conforme » d’autres Amélie ?
Amélie porte de nombreuses séquelles, aggravées par sa dénutrition imposée. Lorsqu’elle m’a demandé de lui relire à haute voix ce roman d’anticipation Les assassins sont si gentils, j’ai compris que sa plus profonde blessure n’est pas tant d’avoir été, de nombreux jours, celle qui allait mourir, mais, bien plus encore, de savoir qu’elle a été un jour regardée, ne serait-ce qu’un instant, comme celle qui était indigne de vivre, celle qui devait mourir.
Père Danziec – L’Eglise catholique : du mystère au miracle
Université d’été 2023 de Renaissance Catholique – du 13 au 16 juillet sur le thème : Crises et renouveaux dans l’Eglise. Voici la conférence donnée le 13 juillet par le Père Danziec sur L’Eglise catholique : du mystère au miracle. Le Père Danziec est chroniqueur à Valeurs Actuelles et éditorialiste à L’Homme Nouveau.
La loyauté de saint François d’Assise
Alors que nous fêtons ce 4 octobre saint François d’Assise, les éditions Life ont réédité un petit ouvrage du père Gatien, paru en 1927, sur Saint François d’Assise, sa personnalité, sa spiritualité.
Saint François d’Assise est un immense saint parce qu’il fut totalement consacré à Dame Pauvreté. A l’heure où l’on parle d’écologie, François nous indique la Croix. C’est le seul arbre dont il soit tombé amoureux. La sobriété n’est pas pour lui un nihilisme ou un rejet de la civilisation, c’est un attachement à la plénitude du salut qui nous est donné par le Christ et lui seul. Oui, soyons pauvres avec Saint François pour découvrir la joie parfaite.
L’auteur évoque notamment la loyauté du saint d’Assise :
De la ferveur de son amour, et aussi de son caractère chevaleresque, dérive un autre trait de la piété de saint François : la loyauté. La loyauté lui inspire une horreur instinctive de l’hypocrisie. Elle exige l’harmonie parfaite entre les pensées et les actes, entre la théorie et la pratique, entre l’âme et le corps, entre la vie intime et l’être extérieur.
La science est le prochain champ d’action du totalitarisme
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Charcutage d’adolescentes eu nom de l’idéologie du genre
Des centaines d’adolescentes au Canada ont subi une « chirurgie du haut », autrement dit une double mastectomie, au cours des cinq dernières années.
Selon des données compilées par le Canadian Institute for Health Information, les hospitalisations et les visites en chirurgie ambulatoires pour des mastectomies bilatérales demandées par des femmes se déclarant transgenres sont passées de 536 en 2018-19, à 985 en 2022-23. Sur les 4071 visites au total impliquant des mastectomies ou des réductions mammaires recensées depuis 2018, 602 concernaient des jeunes de 18 ans et moins. Les plus jeunes adolescentes avaient 14 ans.
Par ailleurs, une étude portant sur 174 enfants et adolescents se déclarant transgenres ou non binaires orientés vers dix « cliniques d’identité sexuelle » au Canada a révélé que 34% des enfants nés filles ont été orientés vers une chirurgie du haut. La plupart avaient 15 ou 16 ans au moment de la consultation.
Source : Gènéthique
VA+ a interrogé un jeune adulte qui, influencé par la communauté LGBT, est devenu transgenre. De 2020 à 2023, il prend des hormones pour ressembler à une femme. À quelques semaines d’un premier rendez-vous en vue d’une opération de chirurgie esthétique, il arrête finalement son processus hormonal et se réaffirme comme homme. Il raconte à visage couvert, craignant le terrorisme de la secte LGBT :
Equilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
De Bernard Guéry, professeur de philosophie, dans L’Homme Nouveau :
De plus en plus de cadres se plaignent de ne pas parvenir à répondre à la fois aux exigences de la vie professionnelle et personnelle. L’expression anglaise consacrée parle de « work/life balance ». Ma conviction est que les termes dans lesquels le problème est posé aiguillent vers une mauvaise solution. Il se trouve que le terme balance (équilibre) implique une exclusion mutuelle des deux éléments en présence. Comme si le travail ne faisait plus partie de la vie. Dans ces conditions, quel que soit le compromis trouvé, la famille sera toujours un frein à l’évolution professionnelle et le travail sera toujours ce qui arrache l’individu à sa famille.
le travail fait partie de la vie
Au lieu d’équilibre, il est préférable de parler d’intégration entre vie professionnelle et familiale. Cette façon de poser le problème prend acte du fait que le travail fait partie de la vie. Il faut bien voir que ce problème d’intégration entre travail et famille est extrêmement récent à l’échelle de l’humanité. L’activité économique s’est très longtemps majoritairement tenue à l’intérieur du champ familial. L’étymologie nous le dit bien : « éco » fait référence à « oikos », la maison. La famille était « the place to work » par excellence. Il suffit de regarder quelques épisodes de la série Downton Abbey pour voir les dernières survivances de ce mode de vie en Occident. Aujourd’hui, le travail rémunéré est encore minoritaire par rapport à ce que certains philosophes et économistes appellent le « travail fantôme ». Aujourd’hui, on dit qu’un père qui prend son congé paternité arrête de travailler pour quelque temps. C’est un abus de langage. En effet, son travail change de nature, mais l’activité n’est pas moindre. Autrefois, et dans certaines parties du monde aujourd’hui, cette activité domestique représentait la totalité du travail.
Aujourd’hui, entre le travail rémunéré et le travail fantôme, il y a une forte tension qui explique pourquoi l’intégration du travail et de la famille est un problème.
Pour comprendre cette tension, il faut partir du principe que, pour la production de la plupart des biens et services, il est possible de faire soi-même ou de recourir à un dispositif extérieur (technologie, institution, entreprise, etc.). Pour savoir si j’ai de la fièvre, je peux tâter mon pouls ou recourir à un thermomètre. Quand je suis malade, je peux recourir à l’automédication ou aller voir un médecin. Pour sécher mon linge, je peux l’étendre au soleil ou recourir à un sèche-linge. Pour apprendre à lire à mes enfants, je peux leur enseigner moi-même ou bien les envoyer à l’école. Il en va de même depuis l’accouchement, qui peut être à domicile ou médicalisé, jusqu’à l’ensevelissement des morts, pour lequel on peut avoir recours à des pompes funèbres. Une famille, pour se nourrir, se vêtir, se loger, se déplacer, doit pouvoir, en théorie, avoir le choix entre la production autonome de la plupart de ces biens et services et la sous-traitance à des structures industrielles, commerciales et administratives. Dans beaucoup de régions du monde, aujourd’hui, les communautés locales constituées de familles, pourvoient elles-mêmes à la majorité de leurs besoins. Au contraire, dans les pays très développés, les familles ne produisent pas elles-mêmes leur nourriture, sauf quelques herbes aromatiques qui poussent sur le rebord de la fenêtre de l’appartement.
Les valeurs qui régissent le domaine du travail domestique s’appuient en grande partie sur la gratuité du service rendu.
Le philosophe Ivan Illich a mis en lumière la loi de fonctionnement de ces dispositifs extérieurs auxquels nous confions le soin de produire à notre place le bien ou le service en question. Il explique que, passé un certain stade de développement, l’institution se développe de façon autonome, détournant de plus en plus l’énergie qu’on lui octroie pour produire le bien ou le service au profit de son propre fonctionnement. Par exemple, dans certains pays, l’argent donné par les parents au ministère de l’Éducation est utilisé moins pour éduquer les enfants que pour faire fonctionner l’administration éducative.
Enfin, l’institution finit par supprimer toute possibilité de produire en autonomie le bien ou le service en question. Quelle famille élève ses poules pour avoir des œufs ? Quel père de famille sait réparer sa propre maison ? Qui sait coudre, jardiner, réparer un outil ?
la famille dépossédée
Cette loi de fonctionnement des dispositifs hétéronomes engendre donc une force centrifuge qui dépossède la famille de la possibilité de subvenir elle-même à un certain nombre de besoins et qui éloigne de plus en plus le travail rémunéré du travail domestique. Les dispositifs hétéronomes de production requièrent une main-d’œuvre qui ne peut plus être employée à la production directe de biens et de services pour la famille. Le temps passé à travailler pour acheter des œufs ne peut pas être employé à entretenir une basse-cour. Le développement industriel promet de réduire les contraintes de la vie. La réalité c’est que dans, beaucoup de cas, il consiste plutôt à déplacer la contrainte. Dans cette perspective, l’histoire de l’industrialisation peut être lue comme un processus qui exproprie progressivement les capacités d’autonomie de la famille. C’est ainsi que le travail dans le cadre d’un emploi et la vie sont devenus des antagonistes que l’on essaie de réconcilier tant bien que mal.
Une première piste de réflexion consisterait à valoriser le travail domestique dans une double direction. Tout d’abord en le donnant à voir. D’un point de vue culturel, mettre en lumière ce travail domestique permet de relativiser le monopole du travail rémunéré sur la possibilité d’épanouissement personnel. Il y a une évolution culturelle souhaitable vers une valorisation de la capacité du travail domestique à épanouir les personnes. Parfois, une jeune femme éducatrice de rue suscite plus d’admiration que celle qui est éducatrice de ses propres enfants. Pourtant, il me semble qu’il y a un piège dans cette valorisation du travail domestique. Il est tentant, pour le mettre en lumière, de le comptabiliser, pour pouvoir le traduire financièrement. Or cette opération de quantification est plutôt une récupération du travail domestique par la logique du travail rémunéré qu’une valorisation du travail domestique pour ce qu’il est. En effet, les valeurs qui régissent le domaine du travail domestique s’appuient en grande partie sur la gratuité du service rendu. Chiffrer ce service, c’est risquer d’atteindre les valeurs éthiques qui sous-tendent l’activité domestique, un peu comme annoncer le prix qu’a coûté un cadeau que l’on offre risque de supprimer la gratuité du don.
La deuxième direction pour valoriser le travail domestique est de permettre aux familles de se réapproprier les ressources de production de biens et services. Je suis persuadé qu’une politique publique qui met à disposition des particuliers des formations à la culture des légumes, des crédits d’impôt pour acquérir des outils de jardin, qui défiscalise l’achat de petit bétail, serait vraiment innovante pour permettre une réintégration du travail dans la vie familiale.
Enfin, il ne faut pas oublier que la famille est le lieu de l’apprentissage du travail. Le sens du travail bien fait, la créativité, la rigueur, la persévérance, le sens du service rendu, le don de soi et l’esprit d’équipe sont des aptitudes que la famille est la mieux placée pour fournir aux enfants.
Trafic d’enfants, mode d’emploi.
En attendant la sortie de “Sound of Freedom” voici un exemple de documentaire diffusé sur karlzero.tv qui traite du même sujet: le trafic d’enfants. Un voyage éprouvant dans ce monde souterrain où mêmes les bébés sont vendus, tant pour la prostitution que pour leurs organes. Le réalisateur Patryk Vega rencontre une future mère qui a l’intention de vendre son futur enfant à naître, tente de l’en dissuader, et nous montre les mécanismes de commerce effarant, en interviewant ceux qui le pratiquent. Un film dont on ne sort pas indemne. Abominable.
Le Haut-Karabagh sera toujours une terre arménienne
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
Ce n’est pas parce qu’on en chasse la population que le Haut-Karabagh cesse d’être arménien.
Les Arméniens qui ont fui les soldats azerbaïdjanais n’ont pas volontairement, ni définitivement quitté leurs terres.
Le Conseil de sécurité et toute autre instance onusienne ainsi que les gouvernements de la communauté internationale doivent sécuriser ce territoire du Haut-Karabagh afin :
- de permettre aux Arméniens d’avoir une libre circulation vers le territoire du Haut-Karabagh, d’y retourner s’ils le souhaitent pour récupérer ou prendre soin de l’ensemble de leurs biens.
- d’assurer le respect des droits fondamentaux des Arméniens ayant fait le choix de rester sur place.
- de libérer dans les plus brefs délais les prisonniers ayant été capturés lors de l’attaque éclair du 19 septembre.
- de préserver le patrimoine matériel (maisons, églises, monastères, stèles, croix) et immatériel arménien. L’envoi de la mission d’experts de l’UNESCO doit être autorisé pour l’inventaire des sites du patrimoine.
- de conserver une représentation administrative autonome du Haut-Karabagh.
Il est maintenant essentiel d’assurer le respect de l’intégrité territoriale de la République d’Arménie en protégeant son peuple et ses frontières.
La communauté internationale doit intensifier le soutien à la population arménienne ayant trouvé refuge en Arménie et doit soutenir l’Arménie dans ses capacités d’accueil des déplacés.
Un groupe de travail doit se mettre en place pour étudier les conditions d’avenir de cette population.
Il faudra que la justice soit faite devant le peuple arménien et que les conditions soient remplies pour que ceux qui le désirent puissent retourner sur cette terre qui est la leur.
Nous devons continuer à demander la reconnaissance du génocide de 1915.
C’est le déni de ce génocide qui a engendré les drames et les crimes que nous voyons aujourd’hui.
Moins d’argent pour les soins palliatifs et plus pour l’euthanasie
En Australie, le financement promis pour les soins palliatifs en Nouvelle-Galles du Sud sera réduit de 150 millions de dollars. Le Premier ministre de l’Etat, Chris Minn, a confirmé cette révision budgétaire. Il a indiqué qu’« une partie des 750 millions de dollars promis par l’ancien Gouvernement de coalition pour les soins palliatifs serait transférée au budget général de la santé ».
L’ancien Premier ministre, Dominic Perrottet, personnellement opposé à l’euthanasie, avait décidé de ce budget comme « une contre-mesure importante à l’adoption de lois sur l’euthanasie ». « Je veux avoir le meilleur système de soins palliatifs du pays, voire du monde », ambitionnait-il.
Le Premier ministre a indiqué devoir trouver 98 millions de dollars pour financer « le régime d’aide à la mort volontaire » mis en place par la coalition précédente, sans financement.
Source : Gènéthique
Ecoles : la seule solution est de préserver et d’encourager l’essor des écoles privées et d’en améliorer l’accessibilité
Dans son dernier numéro consacré à l’école, La Nef publie une tribune d’Anne Coffinier, qui propose des solutions à la crise éducative. Extrait :
[…] Et l’Église dans tout cela? Elle sait que l’enseignement catholique est sa meilleure « surface de contact » avec la jeunesse. Elle a mauvaise conscience de s’être spécialisée dans la scolari- sation des bourgeois. C’est peu compatible avec la charité chrétienne, tout de même. Si encore elle mettait toute son énergie à y former une élite spirituelle destinée au service du pays et notamment de ses frères défavorisés? Mais ce n’est pas le cas. L’école catholique est – en général – bien peu élitiste moralement ou politiquement. Elle prépare docilement au bachot de la République, suit toutes les instructions ministé- rielles, et ça lui suffit. Alors sa mauvaise conscience la pousse à faire des gestes: mettre en place une politique de réduction tarifaire, signer ce protocole d’égalité des chances, mettre en place des quotas et sans doute hélas demain, comme elle l’a fait dans d’autres pays, passer certaines de ses écoles à la communauté musulmane au nom de la fraternité.
Pour sortir de cette impasse
Alors comment sortir de cette situation ? Supprimer ou nationaliser les écoles privées, comme en rêve Jean-Luc Mélenchon? Cela reviendrait à couler les bateaux de sauvetage alors que tout porte à croire que le Titanic est condamné. Redresser l’école publique requiert de toute manière 15 ans d’efforts constants et bien organisés. Nos enfants ne peuvent pas attendre. La seule solution de court et moyen termes est de préserver et d’encourager l’essor des écoles privées et d’en améliorer l’accessibilité. C’est parce qu’elles sont injustement payantes qu’elles sont inaccessibles aux familles les plus pauvres. À l’État de prendre en charge les frais de scolarité dans le privé comme il le fait dans le public, et l’affaire sera réglée. Cela n’aurait rien d’immoral. Il peut le faire pour tous en supprimant la carte scolaire obligatoire et en mettant en place un système de financement des établissements publics et privés au prorata du nombre d’élèves qui les choisissent. Ou réserver ses financements aux plus démunis avec un chèque éducation ou un crédit d’impôt sous condition de ressources. Les usagers des écoles privées sont des citoyens à part entière. Ils ont au moins autant droit à la dépense publique que les autres, surtout qu’ils contribuent plus aux impôts que la moyenne.
Le sondage réalisé en mai 2023 par l’IFOP et notre fondation partenaire, la Fondation Kairos pour l’innovation éducative-Institut de France, a montré que 56 % des Français considèrent que « l’État ferait progresser l’égalité des chances en France s’il permettait aux plus défavorisés d’accéder à l’école publique ou privée de leur choix, en prenant en charge tous les frais de scolarité et en supprimant la carte scolaire obligatoire ». C’est très encourageant: l’opinion publique est prête pour cette réforme libératrice. En attendant, l’essor des écoles indépendantes avec 108 ouvertures cette rentrée permet à de plus en plus de familles de trouver une solution immédiate pour leurs enfants, alors que les écoles ordinaires publiques et privées sous contrat laissent terriblement à désirer ou sont déjà saturées.
S’il y a une discrimination financière à faire, ce n’est pas au regard du caractère public ou privé mais au regard de la performance académique de ces écoles. Les financements devraient dépendre de la progression académique des élèves et de leur succès aux examens et évaluations nationaux. Ce qui suppose de rétablir des évaluations et examens de bons niveaux, d’en publier les résultats, et de financer les établissements en fonction des progrès qu’ils ont su faire faire à leurs élèves entre deux évaluations annuelles. Les Anglais publient en toute transparence les résultats aux évaluations de chaque établissement ainsi que les réponses aux enquêtes de satisfaction remplies par les parents sur le site internet de l’organisme d’inspection, l’OSTED. Toute personne peut ainsi choisir l’école de ses enfants en toute connaissance de cause. Finissons-en avec la France des délits d’initiés et des choix contraints.
Bien sûr les bénéficiaires actuels des écoles privées sous contrat ne seront pas favorables aux réformes visant à démocratiser l’accès aux bonnes écoles. Et on les comprend. À l’heure où fument encore les ruines des lycées publics incendiés lors des émeutes de juin dernier, on sait qu’intégrer des enfants issus des « quartiers pauvres » n’est pas la même affaire qu’intégrer le petit Albert Camus dans la classe de l’instituteur Louis Germain.
Une solution sérieuse serait d’admettre sur concours et sur entretien une proportion significative d’enfants issus des quartiers populaires et de forte immigration, pour ne prendre que ceux qui veulent étudier dans le respect de l’établissement qui les accueille. C’est faisable mais il faut oser, à notre époque où l’on taxe d’élitisme toute forme d’exigence et de discipline (sauf en sport). Cela relancerait l’ascenseur social et accroîtrait la justice et la concorde. Cela permettrait de renouveler les élites nationales et de revivifier la méritocratie scolaire. D’aucuns trouveraient encore à dire que cela nuit aux plus mauvais en privant de la tête de classe les mauvais établissements publics. Mais ce serait un moindre mal.
Toujours des stérilisations forcées au Canada ?
Le Gouvernement canadien a déclaré « s’efforce[r] de toute urgence de mettre un terme à la stérilisation forcée des femmes autochtones ». Une « violation des droits de l’homme » et un « délit passible de poursuites ». La police a toutefois indiqué ne pas mener d’enquête criminelle sur une affaire récente en la matière. Un médecin s’est excusé pour sa « conduite non professionnelle » suite à la stérilisation d’une femme inuite.
« Une affaire cruciale pour le Canada »
En 2019, cette résidente de Yellowknife avait subi une intervention chirurgicale destinée à « soulager ses douleurs abdominales ». Le Dr Andrew Kotaska qui l’a opérée l’a stérilisée sans avoir recueilli son consentement, et en dépit des protestations d’autres membres du personnel médical. Elle l’a donc poursuivi en justice.
« Il s’agit d’une affaire cruciale pour le Canada, souligne le Dr Unjali Malhotra, de la First Nations Health Authority en Colombie-Britannique, car elle montre que la stérilisation forcée est toujours pratiquée. » « Il est temps que cette pratique soit considérée comme un crime », plaide-t-elle.
Le Dr Kotaska a présenté des excuses publiques le mois dernier, indiquant qu’il pensait avoir agi dans ce qu’il pensait être « le meilleur intérêt de la femme ».
Des mesures disciplinaires temporaires
Le Gouvernement a de son côté déclaré que toute personne pratiquant une stérilisation forcée pouvait être accusée d’agression. Il appartient à la police de décider s’il y avait lieu d’ouvrir une enquête criminelle.
En l’espèce, aucune plainte n’a été déposée au pénal car la victime reste « traumatisée » d’avoir participé à une enquête de la commission médicale, a précisé son avocat, Me Steven Cooper. Pourtant, pour Lisa Kelly, professeur de droit pénal à la Queen’s university, la victime n’est pas tenue de participer à l’enquête s’il existe d’autres « preuves irréfutables ».
En mai, les autorités médicales des Territoires du Nord-Ouest avaient suspendu l’autorisation d’exercer du Dr Kotaska pour cinq mois. Il a dû payer une partie des frais de procédure et suivre un cours d’éthique. Le médecin entend désormais reprendre son activité « avec humilité ».
Source : Gènéthique
Chronique de l’islamisation
Des parents d’élèves musulmans ont fait pression sur la direction d’un collège de Pau pour qu’il mette à disposition des élèves de quatrième des salles de prières, à l’occasion d’un voyage scolaire de géologie organisé dans les Pyrénées. L’établissement a fini par céder.
Ces parents musulmans – nombreux dans l’établissement – ont exigé la présence de salles de prières sous peine de ne pas participer aux frais de voyages, et ainsi mettre en péril le séjour scolaire.
C’est le collectif Parents Vigilants qui a alerté en premier lieu de cette énième capitulation face à l’offensive islamiste.
Un professeur dénonce :
« C’est le silence absolu du corps professoral ici qui me bouleverse. Nous sommes tétanisés, réduits au silence. Nous suivons comme des moutons ce qu’une direction ne sait même pas de quoi il en retourne. Le sanctuaire de la République dite laïque laisse en son endroit des musulmans effectuer leur culte. Cela en est totalement effrayant et effectivement tétanisant. »
Le Congrès américain tente d’empêcher l’expulsion d’une famille allemande qui pratique l’école à la maison
Une famille de neuf enfants a quitté l’Allemagne pour les Etats-Unis en 2008 afin d’élever ses enfants à la maison, ce qui est impossible en Allemagne où l’école à la maison est punie de graves sanctions pénales. Le père de famille, Uwe Romeike, explique :
“Nous sommes venus ici en 2008 parce que nous étions persécutés par des amendes élevées et menacés d’une peine de prison et de la perte de la garde de nos enfants”. “La police a emmené nos enfants à l’école et c’était une situation insupportable pour nous de rester là.
Bien qu’elle ait obtenu l’asile dans le Tennessee, la famille Romeike a dû mener une bataille juridique acharnée pour rester aux États-Unis, notamment en luttant contre les tentatives d’expulsion de l’administration Obama.
Après avoir perdu leur appel devant la Cour suprême des États-Unis en 2014, ils ont finalement bénéficié d’un répit lorsque le ministère américain de la sécurité intérieure a reporté l’examen de leur dossier, leur permettant de rester dans le Tennessee.
Cependant, ce mois-ci, après neuf ans de vie normale aux États-Unis malgré leur statut de non-citoyens, les Romeike ont eu une mauvaise surprise : un agent de l’immigration leur aurait demandé d’obtenir des passeports et de retourner en Allemagne, où ils risquent d’être condamnés à des sanctions pénales.
Aujourd’hui, les législateurs américains interviennent pour tenter d’empêcher l’expulsion de la famille. Le Congrès étudie un projet de loi visant à protéger cette famille allemande.
Selon la Homeschool Legal Defense Association (HSLDA), qui a lancé une pétition pour aider les Romeike à rester aux États-Unis et dont les avocats travaillent à empêcher l’expulsion, les législateurs du Congrès américain envisagent un projet de loi visant à “accorder aux Romeike un statut permanent de résidents légaux, avec la possibilité d’accéder à la citoyenneté américaine”.
La représentante républicaine du Tennessee, Diana Harshbarger, a présenté cette mesure, HR 5423, le 12 septembre. La commission judiciaire de la Chambre des représentants examine actuellement la proposition de loi. Pour que le projet de loi offre aux Romeike le répit tant espéré, il doit être adopté par la Chambre et le Sénat, puis signé par le président Biden.
Les avortements également en hausse en Espagne
Lu sur Gènéthique :
En Espagne, 98 136 avortements ont été pratiqués en 2022 selon les données publiées par le ministère de la Santé. Ces chiffres représentent une hausse de 9% par rapport à l’année précédente.
Le taux d’avortement s’établit à 11,68 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans. Il était de 10,7 en 2021 (cf. France : 234 300 avortements en 2022). Il s’agit du taux le plus élevé depuis 2013 où il avait atteint 11,74. Selon la Direction générale de la santé publique ces chiffres sont « conformes aux fluctuations des taux de 10 à 12 pour mille observées ces dernières années ».
Un tiers des femmes avait déjà avorté
Dans quatre régions, aucun n’avortement n’a été pratiqué dans un hôpital public. Globalement, ce sont 17% des procédures qui y ont lieu – 83% des IVG sont effectuées dans des cliniques privées.
Dans 91% des cas, les femmes ont fait valoir une « demande personnelle » pour mettre fin à leur grossesse. Pour les autres, 6% ont invoqué des « risques graves » pour leur vie ou leur santé, 3% des « anomalies fœtales graves ».
En 2022, 67% des femmes ayant avorté le faisaient pour la première fois. Il s’agissait d’un second avortement pour 22% d’entre elles et 7% avaient déjà avorté deux fois.
