La Tunisie, d’un régime autoritaire à la dictature de l’islam ?
Lu sur Recherches sur le terrorisme :
"L’actualité nous réserve des surprises. La chute du Président Zine el-Abidine Ben Ali en est une. Mais derrière la surprise perçue par tout le monde, s’en cache souvent une autre. Ainsi apprenons que la Tunisie, pays adulé par nos hommes politiques, au point pour certains d’y être nés, n’est qu’une vulgaire dictature. Pour ne citer que quelques noms, nos Tunisiens de souche, comme Bertrand Delanoë, Claude Bartolone, Pierre Lellouche, Serge Moati ou le défunt Philippe Seguin, avaient oublié de nous le dire.
[…] L’État a fait un effort considérable pour former les générations montantes, mais 20% des jeunes diplômés restent sans emploi, quand le chômage touche 14% de la population active. […] Certes, la carence de vie démocratique et la corruption de la belle famille du chef de l’État, le clan des Trabelsi, entretenaient un climat délétère dans le pays. On oublie cependant les nombreux mérites du régime tunisien. D’abord, il a lutté avec une efficacité remarquable contre l’islamisme, allant jusqu’à s’attaquer à son idéologie, interdisant la polygamie et favorisant l’accès des jeunes filles à l’enseignement supérieur. Enseignement supérieur fréquenté de surcroît par 27% de la classe d’âge concernée. Résultat, l’Éducation nationale absorbe 21% du budget national. La Tunisie de Ben Ali a aussi fourni des efforts remarquables pour développer le pays. En est témoin son PIB par habitant, qui frise les 7000 € par an, quand il n’est que d’un peu plus de 5000 € en Algérie et de 3500 € au Maroc. Or, faut-il remarquer, la Tunisie ne dispose, ni de phosphates, comme le royaume chérifien, ni de gaz ou de pétrole en quantité, comme l’ancienne colonie française. Elle forme son PIB grâce à la productivité de son agriculture et à la création d’industries qui s’ajoutent à ses investissements touristiques.
Certes, le régime de Ben Ali est condamné pour sa corruption et son autoritarisme […]. A cela, se sont ajoutés les effets de la crise, suivie d’un tassement de 16% du PIB en 2008. Aujourd’hui l’armée et la police peinent à ramener le calme. Les habitants en sont à s’organiser en milices pour se protéger. Plus inquiétant, le chef des islamistes tunisiens, Rachid Ghannouchi, homonyme du Premier ministre, a annoncé son retour. Certes il est malade. Mais il n’est pas seul. Une récupération de la crise par les islamistes est un risque à envisager. Le modèle économique tunisien survivra-t-il à tout cela ?"
Jean-Louis Deroussen, probable futur président de la CFTC
Jean-Louis Deroussen, vice-président de la centrale chrétienne, conduira en novembre 2011 la liste soutenue par la direction sortante pour succéder à Jacques Voisin. L'actuel président de la CFTC ne peut pas statutairement briguer un 4ème mandat et a convaincu le président du conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) de se présenter.
Enseignant de profession, né le 12 août 1953, il adhère à la CFTC en 1978 et devient conseiller départemental du syndicats des enseignants chrétiens (Snec) du Pas-de-Calais. Il est nommé, en 1990, secrétaire général du Snec. Membre du bureau de l'Ugica CFTC (Union générale des ingénieurs, cadres et assimilés) en 1984, il en devient secrétaire adjoint en 1997 et Président en 2000. Membre du bureau confédéral, il devient secrétaire général adjoint, chargé de la protection sociale, en 1999. Il est également président de l'AGFF (Association pour la gestion du fonds de financement Agirc-Arrco) depuis mai 2001. Il est par ailleurs élu président de la Caisse national des allocations nationales (Cnaf) en novembre 2006 mais siège aussi dans les deux bureaux Agirc et Arrco, avec un mandat de vice président de l'ARRCO.
Il reste à savoir si Jean-Louis Deroussen aura un adversaire lors du congrès de Poitiers.
La taxe du jour
Nicolas Sarkozy a donné une conférence de presse hier, pour indiquer les priorités de la présidence française du G20 et du G8. Parmi lesquelles «Une taxe sur les transactions financières, pour le développement» afin de réduire les inégalités dans les États en développement.
Des Marches pour la vie partout aux Etats-Unis
A voir sur Americatho. Le mouvement pro-vie dépasse les frontières.
ProChoix fait mentir la police
La police a compté près de 6500 manifestants à la Marche pour la vie. Pour ProChoix, nous étions près de 30 000.
Riposte Laïque publie une tribune contre l’avortement
Après la tribune contre la Marche pour la vie, puis la tribune estimant que les catholiques ont le droit de défiler pour leur convictions, Riposte Laïque publie une tribune d’une catholique qui collabore à cet organisme. Extrait :
« Je fais partie de ceux qui estiment qu’il y a énormément de débats interdits en France aujourd’hui : de débats de société importants, vitaux même, qui engagent l’avenir de notre pays, et qui sont ostracisés ou caricaturés à peine entamés. Il en va ainsi pour l’avortement (comme pour l’euthanasie ou la peine de mort). Or j’estime que non seulement ce ne doit pas être un débat interdit, mais qu’il mérite d’être ouvert. Il ne s’agit pas de culpabiliser les femmes, il s’agit de s’interroger honnêtement, paisiblement et courageusement sur la réalité de l’avortement en France aujourd’hui.
Vous comme moi savons que malgré maints moyens de contraceptions mis à la disposition des Français, le nombre d’IVG en France n’a pas baissé, et qu’il est notamment en augmentation chez les adolescentes. Vous l’avez-vous-même dit, on n’avorte pas par plaisir. Est-il souhaitable alors de continuer dans ces conditions ? Je suis pour une véritable politique d’aide à la vie, une politique familiale qui donne réellement le choix aux femmes. […] »
UE : l’exécutif menace la présidence
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"La Commission européenne lance un ultimatum à la Hongrie, le pays qui préside le Conseil européen. L’exécutif menace la présidence : du jamais vu.
La Commission donne deux semaines à la Hongrie pour s'engager à changer sa loi sur les médias sous peine d'une éventuelle procédure d'infraction au traité de l'UE et à sa Charte des droits fondamentaux. Et qui plus est en donnant à son ultimatum un sens clairement politique."
« J’ai honte pour le Sénat »
C'est la tribune du sénateur Jean-Louis Lorrain au sujet de la proposition de loi sur l'euthanasie. Extraits :
"Faire de l’acte de mort, comme proposé, un complément des soins palliatifs est une tentative d’atténuation de la responsabilité d’un agir compassionnel, émotionnel qui n’a rien à voir avec une démarche humaniste. « L’Assistance médicale pour mourir » proposée ferait le pendant à « l’Assistance médicale à la procréation ». Nous sommes dans la toute puissance de la technique et du médical pour gérer notre vie. La Commission des affaires sociales du Sénat en soutenant « l’Assistance médicale pour mourir » entérine l’euthanasie volontaire. Elle soutient la médicalisation de la mort laissant aux exécutants (les médecins), la liberté de conscience. Cette volonté politique relève d’une vision totalitaire. Ce projet n’est qu’une étape, la suivante concernera la souffrance dans les démences, dans les états végétatifs. Les commandements catégoriques kantiens et hippocratiques ne peuvent être balayés même avec précaution. La confusion entre volonté et libre arbitre est entretenue. L’indignité de l’accueil des malades, la méconnaissance des moyens de lutte contre la douleur, de l’offre de services à la personne relèvent de la maltraitance."
Les militants du respect de la Vie doivent rester mobilisés
Extrait du communiqué de Renaissance catholique suite à la Marche :
"La présence de quatre évêques (NNSS Laun, Lebrun, Bagnard et Aillet) manifeste concrètement que nous entrons dans une autre période de la vie de l’Eglise. Pour reprendre l’expression de Mgr Gaidon, dans son ouvrage Un évêque français entre crise et renouveau de l’Eglise, le temps de "l’énoncé timide de la proposition murmurée" est en train de se clore pour laisser, de nouveau, la place à celui de la "conviction". Benoît XVI avait donné l’exemple en demandant aux évêques, aux communautés religieuses et aux paroisses d’organiser des prières pour la vie le samedi 27 novembre dernier.
Les marcheurs qui priaient en fin de cortège à l’appel des associations SOS Tout-Petits, Laissez-les-Vivre et Renaissance Catholique ont rappelé l’importance de la prière dans ce combat eschatologique contre les forces du Mal et sa nécessité pour obtenir le pardon de Dieu face à tant de crimes.
La question cependant se pose de savoir qui portera les revendications politiques du Collectif organisateur de cette Marche dont les objectifs sont :
- un réveil des consciences
- la libération des femmes poussées ou même contraintes à l’avortement
- la mise en œuvre d’une politique au service de la vie impliquant des aides à la maternité et le développement de structures d’accueil pour les femmes enceintes en difficulté
- le remplacement des lois attentatoires à la vie humaine par des lois favorisant l’accueil de la vie et le respect de la loi naturelle ?
En effet aucun député ni sénateur n’était présent même si des élus, le plus souvent au scrutin proportionnel, représentaient le MPF, le PCD ou le FN. […] Alors qu’un projet de loi légalisant l’euthanasie vient d’être voté au Sénat, le Premier ministre François Fillon manifestant immédiatement son opposition, et que la révision des lois de bioéthique s’annonce dans un contexte encore plus permissif, les militants du respect de la Vie doivent rester mobilisés. Le grand succès de cette Marche est le fruit d’années de persévérance et d’argumentations. C’est un réel encouragement à ne pas se décourager et à faire confiance à la force intrinsèque de la vérité, convaincus que l’ignorance des hommes est souvent pire que leur méchanceté."
Vers une règlementation sur l’usage de drapeaux étrangers
Le député UMP des Bouches-du-Rhône, Guy Teissier, a annoncé :
"Je déposerai dans quelques semaines une proposition de loi visant à réglementer l'usage des drapeaux étrangers dans les espaces publics. Je pense que les lieux publics doivent rester des lieux nationaux et faire l'objet de respect, qu'ils soient des mairies, des préfectures. Cela ne veut pas dire que je souhaite interdire toute manifestation de drapeaux étrangers sur notre sol, mais je pense qu'il faudrait qu'il y ait au préalable une demande d'autorisation pour que les drapeaux étrangers soient déployés".
Sa proposition vise en particulier à donner une base légale permettant aux forces de l'ordre d'intervenir dans le cas "d'attitudes de provocation envers les valeurs de la République".
Voilà une proposition qui se rapproche de cette affiche du FNJ (photo ci-contre). Déjà, en décembre 2009, le maire d'Orange, Jacques Bompard, avait pris un arrêté municipal interdisant d'arborer en mairie ou à proximité des drapeaux étrangers lors des cérémonies de mariages.
Mgr Rey et l’euthanasie
Ecoutez la réaction de Monseigneur Rey lors de l’émission "Autour de l’évêque" sur RCF Méditerranée.
Mgr Aillet et la Marche pour la Vie
Interrogé par Famille Chrétienne, Mgr Aillet explique les raisons de sa présence :
Pourquoi êtes-vous venu manifester cette année ?
Après avoir soutenu cette marche à plusieurs reprises, j’ai décidé de m’y rendre cette année d’abord pour accompagner des fidèles de mon diocèse venus manifester en faveur de la vie. Il m’a semblé, en mon âme et conscience, que ma place était auprès d’eux. Je ne veux pas dire par là que tous les évêques devraient en faire autant. Je sais bien que tous ne sont pas très à l’aise avec ce genre de manifestation.
Néanmoins, il m’a semblé que cette Marche était bien organisée et bien tenue et que les organisateurs avaient le souci de l’ouvrir à tous quelque soit leurs opinions politiques ou religieuses. C’est d’ailleurs ce que nous nous sommes dits avec Mgr Lebrun et Mgr Bagnard également présents lors de cette manifestation. Nous avons trop poussés les laïcs à prendre leurs responsabilités pour ne pas les accompagner lorsqu’ils ont le courage de manifester de dire publiquement leur désaccord sur la question de l’avortement.
Avez-vous été gênés par la présence de personnalités politiques d’extrême droite (Bruno Gollnisch) ou de figures anti-avortement comme Philippe Isnard, ce professeur de Manosque suspendu pour avoir montré sans autorisation à ses élèves un film sur la réalité de l’avortement ?
Ces personnes, il me semble, n’ont pas défilé en tête de cortège. Il appartient à chacun de manifester en faveur de la vie et je ne me permettrais pas de juger de leur intention. A propos de Bruno Gollnisch, ce dernier a d’ailleurs expliqué à Radio Notre-Dame qu’il n’était pas venu au nom du Front National mais à titre personnel.
Quant à Philippe Isnard, il me semble que ce professeur courageux est tout de même l’objet d’une certaine injustice… On peut ne pas être d’accord avec la méthode - celle de diffuser sans autorisation des parents et de sa hiérarchie un film très dur sur l’avortement à des mineurs – mais je note que son action a été saluée par un certain nombre de chrétiens. Enfin, il faut souligner que cette manifestation a avant tout mobilisé de très nombreuses familles et fut un témoignage public calme et joyeux rendu à la vie.
Pensez-vous qu’une telle manifestation puisse réellement influer sur les révisions des lois de bioéthique, et faire notamment barrage à la très probable généralisation de la recherche sur l’embryon ?
Dans le grand combat pour que chaque vie soit honorée et protégée de sa conception jusqu’à sa fin naturelle, il me semble qu’aucun moyen ne doit être exclu. Il existe la voie du dialogue, empruntée avec succès au nom des évêques de France par Mgr d’Ornellas qui a fourni un travail remarquable à l’occasion de ces révisions des lois de bioéthique. Mais il existe aussi la voie de l’action publique. Les deux sont, à mon sens, complémentaires et l’une n’exclue pas l’autre bien au contraire. Pour promouvoir une nouvelle culture de la vie, le pape Jean Paul II nous a d’ailleurs invité à emprunter ses deux voies dans son encyclique Evangelium vitae.
Je veux croire que la mobilisation de plus en plus nombreuse de simples citoyens en faveur d’une politique qui respecte la vie finira en effet par peser sur le débat public, comme c’est le cas aux États-Unis, en Italie ou en Espagne.
Le style chrétien de présence dans le monde numérique
Aujourd'hui a été publié le message pour la 45e journée des communications sociales, intitulé Vérité, annonce et authenticité à l'ère numérique. Extraits :
"Comme tout autre fruit de l’ingéniosité humaine, les nouvelles technologies de la communication doivent être mises au service du bien intégral de la personne et de l'humanité entière. Sagement employées, elles peuvent contribuer à satisfaire le désir de sens, de vérité et d'unité qui reste l'aspiration la plus profonde de l'être humain. […] La présence dans ces espaces virtuels peut être le signe d'une recherche authentique de rencontre personnelle avec l'autre si l’on est attentif à en éviter les dangers, ceux de se réfugier dans une sorte de monde parallèle, ou l'addiction au monde virtuel. Dans la recherche de partage, d'«amitiés», on se trouve face au défi d'être authentique, fidèle à soi-même, sans céder à l'illusion de construire artificiellement son «profil» public.
[…] Il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie. Même dans l'ère numérique, chacun est placé face à la nécessité d'être une personne sincère et réfléchie. […] Il en résulte qu'il existe un style chrétien de présence également dans le monde numérique : il se concrétise dans une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l'autre. Communiquer l'Évangile à travers les nouveaux media signifie non seulement insérer des contenus ouvertement religieux dans les plates-formes des divers moyens, mais aussi témoigner avec cohérence, dans son profil numérique et dans la manière de communiquer, choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l'Évangile, même lorsqu'on n’en parle pas explicitement. […] Le web contribue au développement de nouvelles et plus complexes formes de conscience intellectuelle et spirituelle, de conviction partagée. Même dans ce champ, nous sommes appelés à annoncer notre foi que le Christ est Dieu, le Sauveur de l'homme et de l'histoire, Celui dans lequel toutes choses trouvent leur accomplissement (cf. Ep. 1, 10)."
La protection des Coptes est révolue selon Moubarak
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"Dès l’attentat de l’église d’Alexandrie, le pouvoir égyptien avait accusé des terroristes étrangers. Le ministre de l’Intérieur a formellement accusé hier «le groupe palestinien de l'Armée de l'Islam, lié à Al-Qaïda» d’être à l’origine de cet attentat, en faisant état des aveux d’une des personnes arrêtées. Le président Hosni Moubarak a remercié la police "pour avoir trouvé les responsables de l'attentat terroriste d'Alexandrie", et, sans donner le moindre détail, a aussitôt ajouté qu’il n’acceptait aucune "pression ou ingérence dans les affaires intérieures de l'Egypte", et a prévenu "ceux qui, dans certains pays amis, appellent à la protection des coptes d'Egypte, que le temps de la protection et de la tutelle étrangère est révolu et ne reviendra pas"…"
La déferlante pro-vie
Présent de demain un reportage avec de nombreux entretiens sur la Marche pour la vie. On y lit notamment ceci :
"Une force s’est levée pour défendre les tout-petits, les plus fragiles, les plus malades, les plus faibles. C’est une vague qui s’est enflée d’enthousiasme, de courage, de jeunesse, de joie et de gravité, ici de chants aux rythmes dansants pour célébrer la beauté de la vie, là de prières récitées ensemble à cause de la tragédie de l’avortement. Elle a changé de dimension. C’est devenu une déferlante. Ce qui a changé ? Le message de bénédiction du Pape. Le soutien de quinze évêques en exercice, dont le cardinal Barbarin. La présence de quatre évêques catholiques. La présence multiple de prêtres et de religieux, d’instituts «Ecclesia Dei», et de prêtres diocésains (soutane, clergy strict ou col romain, il y en avait pour tous les goûts) que cette année on n’arrivait plus à décompter. […]
Le père Hubert Lelièvre, fondateur de la Famille missionnaire de l’Evangile de la Vie, aura une réaction analogue, alors que la lumière tombe et que la place de l’Opéra, littéralement noire de monde au point que la dernière partie de la Marche aura dû patienter longuement pour pouvoir y accéder : «C’est la Vierge Marie qui tisse sa toile. Elle nous réserve des surprises !»
En quelques phrases, France Info donnera sa version des faits (oui, pour la première fois à cette échelle, de multiples médias ont rendu compte de l’événement). […] Je n’ai pas réussi à faire ce qui était pourtant facile les autres années, et même plusieurs fois : arpenter le long de la Marche, depuis le début jusqu’à la fin et retour. La colonne était interminable. Impossible de l’embrasser d’un seul regard où que ce soit sur le parcours. Et – nous avons décidément quelques leçons à apprendre des défilés de la CGT ! – la foule était souvent compacte, serrée, s’étalant sur toute la largeur des boulevards et laissant un minimum d’espace entre les marcheurs. […]
Le croirez-vous ? Présent était le seul organe de presse présent au moment de la conférence de presse à l’ouverture de la Marche (rejoint peu après par Daniel Hamiche, et Guillaume de Thieulloy des 4 vérités) : on cherchait en vain les autres quotidiens nationaux et une certaine presse catholique… Pourtant, l’avenir est là."
GayLib s’en prend à Jacques Myard
Dans le journal du lobby homosexualiste, on peut lire les propos du député UMP Jacques Myard, lors de la matinale du Mouv', jeudi 13 janvier :
«J'ai voté contre le pacs et je n’en démords pas. Pourquoi? Parce que je ne montrerai jamais du doigt quelqu’un qui est homosexuel, c’est pas mon problème. (…) Il y a véritablement des choses qui sont pour moi structurelles dans une société. Bon, il y a le mariage, d'ailleurs le pacs n’est pas le mariage…»
«Vous avez quand même comparé les homosexuels aux zoophiles», l'interrompt l'un des animateurs, en référence à ses propos à l'Assemblée, il y a plus de douze ans. Jacques Myard reprend:
«Pas du tout, j'ai dit ceci; on me dit qu'il faut prendre en compte l'homosexualité parce qu'elle existe. J'ai dit qu'à ce moment-là, toutes les perversions sexuelles… Le zoophile existe, vous allez le prendre en compte? (…) Je parle des perversions sexuelles.» […]
De son côté, Emmanuel Blanc, président de GayLib, annonce «prendre sa plume» pour demander à Valérie Pécresse, présidente de l'UMP dans les Yvelines, «qu'elle prenne ses responsabilités et convoque Jacques Myard, afin d'exiger des excuses publiques»."
Contre l’euthanasie, François Fillon défend les soins palliatifs
François Fillon a écrit une tribune dans Le Monde contre le projet sur l'euthanasie. Extraits :
"la question est de savoir si la société est en mesure de légiférer pour s'accorder le droit de donner la mort. J'estime que cette limite ne doit pas être franchie! Pour autant, je sais que c'est un débat où aucune conviction n'est indigne. Ce débat, si vif il y a quelques années au regard de nos retards en matière de soins palliatifs et de lutte contre la souffrance, doit aujourd'hui être abordé en tenant compte des efforts entrepris. En juin 2008, le président de la République a fait de la prise en charge des personnes en fin de vie une "priorité absolue". Ce choix a donné lieu à un programme de développement des soins palliatifs […]. Il prévoit, en particulier, le passage en quatre ans de 100 000 à 200 000 du nombre de patients en fin de vie pris en charge et la création de 1200 nouveaux lits de soins palliatifs dans les hôpitaux. […] Notre stratégie est donc claire : c'est celle du développement résolu des soins palliatifs et du refus de l'acharnement thérapeutique! […]
La question de la légalisation en France de l'euthanasie est revenue ces derniers jours dans le débat public, à l'occasion de l'adoption d'une proposition de loi par la commission des affaires sociales du Sénat. La Haute Assemblée sera amenée à se prononcer sur ce texte cette semaine. Dissipons tout de suite un malentendu. "Aide active à mourir", "assistance médicalisée pour mourir" : derrière les formules, c'est bien la question de l'euthanasie, c'est-à-dire celle de l'acte consistant à mettre fin à la vie d'une personne, qui est posée, et il appartient à chacun, en conscience, d'en mesurer toutes les conséquences. Le dispositif prévu par ce texte n'offre pas les garanties nécessaires. La multiplication des définitions données de la fin de vie ainsi que des procédures applicables introduit des ambiguïtés, sources d'insécurité juridique. La mise en œuvre de l'acte d'euthanasie n'est elle-même entourée que de conditions imprécises. La proposition de loi ne prévoit aucune obligation explicite de consultation, ni même d'information de la famille du malade. Mais surtout, un tel dispositif me paraît être très dangereux. […]
A titre personnel, je suis hostile à la légalisation d'une aide active à mourir ; ce n'est pas ma conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société. […]"
Xavier Bertrand contre le projet sur l’euthanasie
Le ministre de la Santé a déclaré :
"Je ne suis pas favorable à ce texte, je serai moi-même au Sénat demain soir pour défendre la position du gouvernement".
"Je ne suis pas favorable à l'euthanasie… Ce n'est pas une conception partisane qui doit l'emporter ici".
"Certains nous disent: 'les Français sont majoritairement favorables à l'euthanasie' : ce n'est pas vrai. Il faut tout lire dans les sondages. Les Français veulent qu'on accompagne et qu'on évite les douleurs mais qu'on soit dans une logique où on ne change pas de système."
Egypte : la discrimination des chrétiens est dans la loi
L'organisation Human Rights Watch (HRW) dénonce dans son rapport annuel :
"Bien que la Constitution égyptienne garantisse l'égalité des droits quelle que soit la religion, il y a une discrimination généralisée des chrétiens égyptiens, ainsi qu'une intolérance officielle pour les sectes musulmanes hétérodoxes".
Les Coptes sont tenus à l'écart de nombreux postes à responsabilité, et déplorent une législation très contraignante pour l'édification d'églises, alors que le régime pour les mosquées est très libéral.
Samedi 22 janvier à Toulon, une manifestation pour les chrétiens d'Orient s'est tenue devant l'Eglise Saint François de Paule en présence de Monseigneur Dominique Rey, des représentants des Eglises catholiques, chaldéennes, coptes, orthodoxes et des chrétiens d'Irak dont les familles ont été persécutées. Il y avait aussi des personnes de confession juive et musulmanes. Cette manifestation s'est déroulée en deux parties: des témoignages et des dénonciations de ce que subissent les chrétiens en Orient, puis un moment de prière dans l'église, alternant des passages de la bible et du grégorien byzantin.
Toute division dans l’Eglise est une offense à Dieu
Extrait des paroles prononcées hier par Benoît XVI à l'occasion de la prière de l'Angélus :
"Ces jours-ci, du 18 au 25 janvier, se déroule la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Cette année, elle a pour thème un passage du livre des Actes des Apôtres, qui résume en peu de mots la vie de la première communauté chrétienne de Jérusalem : «Unis dans l'enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et la prière» (Ac 2, 42). Il est très significatif que ce thème ait été proposé par les Eglises et les Communautés ecclésiales de Jérusalem, réunies dans un esprit œcuménique. Nous savons combien d'épreuves doivent affronter nos frères et soeurs de Terre Sainte, et du Moyen Orient. Leur service est donc encore plus précieux, mis en valeur par un témoignage qui, dans certains cas, est allé jusqu'au sacrifice de la vie. […]
Aujourd'hui aussi, pour être dans le monde un signe et un instrument de l'intime union avec Dieu et d'union entre les hommes, nous, chrétiens, nous devons fonder notre vie sur ces quatre « piliers » : l'écoute de la Parole de Dieu transmise dans la tradition vivante de l'Eglise, la communion fraternelle, l'Eucharistie et la prière. […] [T]oute division dans l'Eglise est une offense au Christ ; et en même temps, que c'est toujours en Lui, l'unique Chef et Seigneur, que nous pouvons nous retrouver unis, par la force inépuisable de sa grâce. Voilà, alors, le rappel toujours actuel de l'Evangile d'aujourd'hui : «Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche.» (Mt 4, 17). Un sérieux engagement de conversion au Christ est la voie qui conduit l'Eglise, avec les temps que Dieu dispose, à l'unité pleine et visible."
Marche pour la vie : reportages photos
Outre les photos déjà signalées et mis à jour, on nous fait part de ces photos prises par d'autres marcheurs.
Addendum 17h40 : Autres photos, dont certaines de la ridicule contre-manifestation (il y a plus de gendarmes que de contre-manifestants)
Le Pape ouvrira « le Parvis des Gentils » à Paris en mars prochain
Lu sur Nouvelles de France :
"Le Saint-Père va s’exprimer publiquement de Rome sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris (place Jean-Paul II) le 25 mars prochain à 21h30. Cette allocution, sur écran géant, interviendra dans le cadre d’une initiative du Saint-Siège intitulée « le Parvis des gentils ».
Originellement, ce « parvis » était, chez les hébreux, celui où les « gentils », c’est-à-dire les non juifs, étaient admis dans l’ancien temple de Jérusalem. Le Pape Benoît XVI a exprimé cette idée en 2009, à l’occasion de ses vœux adressés à la Curie, il déclarait alors : « Je pense qu’aujourd’hui, l’Église devrait aussi ouvrir un espèce de “parvis des Gentils” où les hommes puissent en quelques sortes s’accrocher à Dieu, sans le connaître et avant d’avoir trouvé l’accès à son mystère, au service duquel est la vie interne de l’Eglise.
Le vœu se concrétise aujourd’hui sous la houlette du Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture. Ce dernier a organisé une série d’événements à Paris dans des lieux symboliques de la culture française. Une réception à l’Unesco avec des personnalités comme Tony Blair, ancien Premier ministre britannique converti au catholicisme en 2007, Giuliano Amato, ancien président du Conseil des ministres italien, doit se tenir le 24 mars prochain dans la matinée suivi d’un gala en soirée. Le Président de la République, Nicolas Sarkozy pourrait être présent. Le 25 mars, c’est sous la coupole de l’Institut, à l’Académie française que se tiendra le « Parvis des gentils », avec une probable intervention du ministre de la culture Frédéric Mitterrand qui se pose la question de Dieu. Plus tard dans la journée, c’est le grand amphithéâtre de la Sorbonne qui sera réservé pour l’occasion. Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche devrait alors s’exprimer. Enfin, la journée se clôturera par la diffusion d’un message vidéo de Benoît XVI d’environ un quart d’heure, qui interviendra vers 21h30 de Rome sur le Parvis Jean-Paul II où un écran géant sera installé. Lundi matin, le Saint-Siège doit annoncer officiellement cette information. Pressé de faire la déclaration, il ne devrait pas indiquer aux médias que le Saint-Père interviendra en direct alors que c’est ce qui est prévu."
Chaîne de prière contre l’euthanasie
L'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon nous invite à participer à une chaîne de prières le mardi 25 janvier 2011 pendant la discussion en séance publique d'une proposition de loi visant à la légalisation de l'euthanasie en France. Inscrivez-vous pour la récitation d'un chapelet ici !
Paroles d’évêques à propos de la Marche pour la Vie
Mgr Lebrun (évêque de Saint-Etienne), qui était présent à la Marche pour la Vie :
"Ma démarche s'inscrit dans celle de la communauté catholique qui contemple la vie naissante comme un don de Dieu"
Mgr Jacolin (évêque de Mende) :
"Lorsque des laïcs catholiques affirment leur choix de la vie et leur opposition à l’avortement, il est bon que des évêques disent qu’ils sont d’accord. Sur ce sujet grave sur lequel l’Église a une position de principe, il est bon de ne pas laisser la protestation aux seuls groupes très typés."
Mgr Rey (évêque de Fréjus-Toulon) :
"On a laissé un certain nombre de courants traditionnels ou traditionalistes s’investir sur un terrain qu’on a déserté. Il faut sortir du clivage entre chrétiens sociaux et chrétiens pour la vie : le combat pour la dignité de la personne humaine intéresse chacun"
