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L’euthanasie est un marché, celui des organes

Jeanne Smits rapporte qu'en Belgique les partisans de l'euthanasie ne font plus mystère de leur volonté de pallier les manques de dons d'organes par l'euthanasie.

Après la Tunisie, l’Egypte ?

M Plusieurs immolations par le feu ont eu lieu ces derniers jours en Egypte, rappelant celle du jeune vendeur tunisien mi-décembre, qui avait déclenché la révolte en Tunisie. Des manifestations hostiles au pouvoir égyptien ont lieu hier à l'initiative de mouvements d'opposition s'inspirant de la révolte tunisienne. Les manifestants ont dénoncé le régime corrompu d'Hosni Moubarak. Dans le centre du Caire, des manifestants ont réussi à forcer un barrage de police en scandant "la Tunisie est la solution". Le président égyptien, âgé de 82 ans, est en place depuis 29 ans.

20 000 à 30 000 policiers ont été mobilisés dans le centre-ville du Caire. Des rassemblement étaient également signalés en province, notamment à Alexandrie (nord), la deuxième ville du pays, à Assouan et Assiout (sud). Ces manifestations ont fait 3 morts dont un policier. Cette "journée de révolte" a notamment reçu le soutien de l'opposant Mohamed ElBaradei, ancien responsable de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Les manifestants ont reçu l'appui des Frères musulmans, ce qui fait craindre un coup d'Etat islamiste. Avec plus de 80 millions d'habitants, l'Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe.

La vie des policiers en Seine-Saint-Denis

916 policiers ont été blessés en 2010 en Seine-Saint-Denis, a annoncé le préfet Christian Lambert, ce qui fait pratiquement un fonctionnaire sur cinq du département. Ce chiffre de 916 est en augmentation de 4 ou 5% par rapport à 2009.

Paroles d’un prêtre marcheur

Toujours sur Radio Notre-Dame, il s'agit du père Henri de Penfentenyo, oblat de Saint-Vincent de Paul :

Henri de penfentenyo "Tout d'abord, il est question de dire publiquement et officiellement que la vie a un prix. Et il n'est pas question de se taire sur un problème aussi important. Ce matin, un évêque autrichien, qui est présent à la marche, nous disait que c'était un problème mondial. Et si, nous les Français, nous ne sommes pas au premier rang, parce que c'est en France, il y a quelque chose qui ne va pas. Après, pour les personnes qui nous entourent, qui nous regardent, c'est un témoignage. Ils accueillent ce témoignage ou ils ne l'accueillent pas, cela ne dépend pas de nous. Il dépend de nous, de donner ce témoignage et après Dieu fera le reste (…)

Chaque évêque étant pasteur de son diocèse, c'est à lui de juger ce qui est bon pour son diocèse. On ne peut pas se permettre de juger un évêque. On peut le regretter ou ne pas le regretter mais c'est une autre question. Chaque évêque étant pasteur de son diocèse c'est lui le responsable de son diocèse et de l'enseignement qu'il donne."       

Paroles d’un évêque marcheur

Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg en Autriche, a répondu aux questions de Radio Notre-Dame :

Mgr andreas laun "Je suis venu seulement pour participer à cette marche pour la Vie parce que je pense que la présence de l'Eglise catholique est très importante pour un évènement comme celui-ci. (…)

Est-ce que vous pensez que c'est réellement efficace de marcher dans la rue ?

C'est encore plus efficace dans un sens négatif si il n'y a pas de marche du tout. J'ai participé déjà à Budapest, j'ai participé à Pragues, j'ai participé à Berlin. Je trouve qu'il y a le même esprit, un bon esprit. Je ne crois pas que les lois changeront vite mais avec le temps les gens comprennent. Et même si il y en a quelques uns qui sont touchés et qui commencent à réfléchir, c'est déjà un succès. Chaque bébé sauvé est une victoire.

Et vous pensez que voir des gens marcher dans la rue peut sauver des bébé ?

Oui. Vous savez, aux Etats-Unis, ils ont publié sur internet une photo de la main d'un bébé qui était encore dans le ventre de sa mère. Ils ont fait une opération qui était sensationnelle. On a vu la main du bébé prendre le doigt du médecin. C'était fantastique. Et une femme a écrit un mail disant : J'avais déjà la date de mon avortement. J'ai vu la photo. Maintenant mon bébé est sauvé. Je crois que dans l'âme d'une femme qui doute, cela peut être décisif pour la vie." 

Paroles d’un homme politique marcheur

Interrogé par Radio Notre-Dame, Guy de Framond, maire du Plantay dans l'Ain, a tenu les propos suivants :

028 "Je ne suis d'aucun parti. Le parti de tous et le parti des enfants en premier. J'en ai six (…) J'ai répondu il y a quinze ans à Jean-Paul II qui disait Chrétiens, engagez-vous ! Je me suis engagé. Je suis là. Maintenant Benoit XVI nous dit Allez-y ! Je continue à y aller. Voilà ! 

Monsieur Gollnisch, comme moi-même avons le droit de marcher pour la vie. Je ne suis pas de son parti mais je l'honore et le respecte parce que lui est là et les autres ne le sont pas. Il y a huit ans ou six ans, j'ai dit que je donnerai ma signature à celui d'entre les présidentiables qui sera présent à la marche. Il y en a un qui était présent. J'ai donné ma signature. Je n'ai pas adhéré à son parti. Je ne me suis pas posé de questions (…)"  

La Marche pour la Vie et le réveil des consciences

Très intéressante réflexion à propos de la Marche pour la Vie de Guillaume de Prémare (son blog ici) dans le fil de discussion trouvé sur le blog de Patrice de Plunkett :

Guillaume de prémaré "1. Je n’ai pas de recette miracle pour toucher les cœurs, j’en conviens, et la marche n’est certes pas une recette miracle. Les associations qui s’occupent de l’accueil des femmes enceintes en difficulté et qui soutiennent la marche le savent bien, elles qui cherchent à toucher les cœurs dans la relation de personne à personne. Pour la marche, je parlerais plutôt d’un rôle souhaitable de réveil des consciences. Et là le nombre joue, à mon avis. Quand le débat est quasi-interdit au niveau médiatique, cela me paraît nécessaire que des citoyens fassent entendre leur voix pour dire sur la place publique que l’avortement de masse – 200 000 IVG pour 800 000 naissances – est un mal très grave. Et s’il y a beaucoup de monde pour le dire, cela peut « libérer » des paroles, interpeller des consciences. Je pense que le problème trouvera un début de solution le jour où l’omerta cessera dans les milieux soignants. La vérité, c’est qu’un nombre grandissant de soignants n’en peut plus de pratiquer des avortements si nombreux, mais la pression est tellement forte sur eux… Voir du monde dans la rue peut les aider à rompre cette sorte de conspiration du silence. Pour cela, la marche est un outil, un parmi d’autres. (…)

2. Les « noms d’oiseau » entendus sur le parcours (j’en ai entendu moi-même) ne doivent pas être des motifs de découragement. Et il ne faut pas croire que la marche se fasse dans un climat extérieur d’hostilité, dans la tension. Les insultes ne constituent pas une indication probante que la démarche soit mauvaise. Ma femme a distribué des tracts sur le syndrome post-avortement dans les rues de Tours il y a une dizaine d’année. Je peux vous dire qu’elle n’en menait pas large. Une femme l’a quasiment agressée et copieusement insultée ; cette femme est partie en lisant le tract, a fait 100 mètres, puis a fait demi-tour et est revenu voir ma femme pour lui dire : « Je peux vous dire que c’est vrai, ça fait vraiment souffrir ». A partir de là, le dialogue est devenu possible.

3. Je ne sais pas ce qu’en pense la CEF en tant que telle. La CEF n’a pas de volonté propre, elle ne peut qu’exprimer une position commune d’évêques. Les conditions ne sont pas réunies pour une position commune car les évêques n’ont pas tous la même opinion sur le sujet. Chacun fait selon son idée et sa conscience. Cela ne me gêne pas. A ce stade de ma réflexion, je ne vois pas au nom de quoi ils devraient tous être d’accord sur des questions d’opportunité, qui sont par définition matière à opinion, pour les évêques comme pour les prêtres et les fidèles. Je dis cela aussi à ceux qui traquent les évêques pour qu’ils pensent tous la même chose, c’est-à-dire en fait… comme eux.

4. Je suis d’accord (…) sur le fait que « l’esprit » du marcheur est décisif. Pour ma part, je me retrouve assez bien dans « l’esprit de la marche » tel qu’il est présenté par les organisateurs sur leur site et mon expérience de la marche me fait dire que c’est bien cet esprit qui prédomine chez les marcheurs."

Un fait divers = une loi pour zéro efficacité

L A la suite de la disparition d'une jeune femme à Pornic (Loire-Atlantique), qui aurait été tuée par un délinquant sexuel récidiviste, Nicolas Sarkozy a demandé à son gouvernement d'agir. Christian Estrosi a annoncé son souhait de constituer "au plus vite une mission d'information sur l'amélioration de la procédure à l'égard des délinquants multirécidivistes". Sic. Pour faire une nouvelle loi ?

En 6 ans, 5 lois ont été votées sur la question de la récidive des délinquants sexuels, la plupart à l'initiative de Nicolas Sarkozy :

  • La loi Perben II de mars 2004
  • la loi du 12 décembre 2005, survenue après deux affaires de viol
  • en 2007, alors que les décrets d'application de la loi précédente n'ont pas encore été publiés (ils ne le seront qu'en 2009), la loi Dati est adoptée le 11 août 2007.
  • La loi relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental est votée en février 2008.
  • Nouvelle loi, suite à un fait divers, votée le 11 mars 2010. Aucun décret d'application du texte n'a encore été publié.  

Alors ? A quand la responsabilisation des juges qui libèrent des délinquants sexuels ? A quand un débat sur la peine de mort ?

Jean-Christophe Fromantin repart en campagne

F Le maire divers droite de Neuilly-sur-Seine (qui avait fait parler de lui aux municipales), tentera de ravir à Marie-Cécile Ménard (UMP), en mars, le siège du canton de Neuilly-Nord qu'elle détient au conseil général des Hauts-de-Seine. Elle l'occupe depuis une élection partielle organisée en 2007, à la suite de la démission de son titulaire précédent : Nicolas Sarkozy. M. Fomantin tient à sa liberté :

"Un parti doit incarner une vraie vision, porter des valeurs et être exemplaire dans le comportement […] Quand je vois le spectacle politique dans les Hauts-de-Seine pour savoir qui va piquer la place à qui, cela ne me donne pas envie […] Le système est assez costaud, et je suis perçu comme un ennemi du système".

A Neuilly-sur-Seine, il peut s'appuyer sur une centaine de personnes prêtes à mener campagne avec lui.

Le président de la CNIL épinglé par la Cour des comptes

T Convoqué par la Cour des comptes, le président de la Cnil, Alex Türk, a du rembourser 51.000 euros à l’Etat, une somme qui représente l’équivalent de ce ce qu’il aurait trop perçu ces trois dernières années. La Cour des comptes lui reproche notamment de s’être accordé des indemnités forfaitaires qui n’auraient pas été validées par arrêté ministériel.

Euthanasie : après l’échec de la proposition, il faut corriger la loi Leonetti

Extrait d'un communiqué de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins, suite à l'échec de la proposition de loi sur l'euthanasie au Sénat :

E "Pour la troisième année consécutive, les tenants de la culture de mort connaissent un échec qui, à ce jour, est historique. Les deux années précédentes, la tentative de légaliser l’euthanasie émanait de quelques parlementaires plus ou moins isolés qui tentaient un effet de surprise. […] Cette fois-ci, l’affaire était plus grave, car s’est vue monter «discrètement» dans le cadre du Sénat une coordination de forces, rassemblant des sénateurs de tous horizons politiques. […] cette tentative trouvait pour la première fois un débouché parlementaire. […] Les consciences semblent brutalement s’être réveillées. Ce fut un «non» venant d’horizons diverses. […] Surtout s’est créé un collectif de parlementaires qui s’organisait et avait naturellement le soutien des groupes pro-vie traditionnels ; et aussi des unités de soins palliatifs.

La Commission des affaires sociales du Sénat, dans la perspective d’être désavouée par sa propre assemblée ou bien par le Parlement, a donc rayé une partie du projet de loi qu’elle avait avalisé […].

Le combat pour la défense de la vie n’est pas terminé pour autant. Rappelons que la loi Léonetti considère l’hydratation des agonisants comme un traitement qu’il n’y a pas lieu de poursuivre chez les patients en fin de vie ; ceci étant assimilé à de l’acharnement thérapeutique. Telle est la grande faille des soins palliatifs sur le plan de la législation. Car plutôt que de laisser les patients se déshydrater lentement, les tenants de la culture de mort affirment qu’il y a lieu d’en finir de manière plus expéditive. Il faut se préparer car l’an prochain nous les retrouverons à la même époque sur ce même créneau."

Addendum 21h05 : D'autres photos sur le blog de Jeanne Smits.

AQMI veut prendre l’Elysée en otage

Le site Secret Défense relaie cette analyse plutôt inquiétante :

"Les autorités françaises n'ont pas l'initiative face à l'AQMI et s'inquiètent des conséquences politiques en France. "La volonté d'humilier la France guide l'action d'AQMI, engagée dans une épreuve de force de longue durée avec nous". C'est, en substance l'analyse des services de sécurité français sur la stratégie des islamistes actifs dans l'Est saharien. A l'Elysée, Nicolas Sarkozy perçoit déjà le piège : avoir à subir cette pression avant l'élection présidentielle, avec pour enjeu le sort d'otages détenus par AQMI.
Cette crainte est fondée. Les revendications formulées par les islamistes après l'enlèvement au Niger de cinq salariés d'Areva et Satom, le 16 septembre 2010, étant jugées impossibles à satisfaire, la constat que dressent le DGSE et la DCRI est cruel. En l'état, les otages sont condamnés ! Cette analyse explique pour partie la décision du chef de l'Etat d'ordonner le 8 janvier, aux forces spéciales, d'intercepter les ravisseurs des deux jeunes Français qui venaient d'être kidnappés à Niamey. Il n'était pas question de laisser la liste s'allonger alors que les services butent sur un mur face aux kaibas d'AQMI".

Le docteur Mirabel, président de l’ADV, était devant le Sénat

Au cours de la manifestation organisée devant le Sénat par l'Alliance pour les Droits de la Vie (ADV), le docteur Mirabel a pu exprimer son sentiment sur l'euthanasie :

Xavier mirabel "Cette idée qu'il n'y ait plus rien à faire, c'est très grave. Il y a toujours quelque chose à faire pour aider.

Ce n'est pas anodin que l'on discute en même temps de la prise en charge de la dépendance et que l'on se pose la question de savoir si on a les moyens de la financer. Mais j'espère bien que l'on a les moyens de la financer ! On est là, à un carrefour où notre société se pose des questions de solidarité de fond. Pour moi, l'enjeu c'est de savoir si on va continuer à être solidaire ou baisser les bras.

Si quelqu'un souffre de façon insupportable, il faut le soulager. Si quelqu'un souffre de façon insupportable de la solitude il faut soulager sa solitude, et si quelqu'un souffre de façon insupportable de la dépendance, il faut soulager cette dépendance"

Projet de loi sur l’euthanasie : le rôle des francs-maçons

C'est le titre d'un article du Nouvel Observateur qui commence par cette question : "La franc-maçonnerie a-t-elle œuvré à l'émergence d'une proposition de loi sur la légalisation de l'euthanasie ?"

Pour ceux qui doutent encore de l'influence de la franc-maçonnerie sur le développement de la culture de mort en France, voici quelques extraits :

Franc maçon "Guy Arcizet, Grand Maître du Grand Orient de France (GODF) ne faisait pas mystère de son intérêt pour cet épineux sujet d'éthique : "Nous réfléchissons depuis plusieurs années à l'institution d'un droit à mourir dans la dignité. Personnellement j'y suis favorable mais chacun doit se déterminer selon sa conscience". En 2010, les 50.000 frères et les 1.200 loges de l'obédience ont été invités à plancher sur cette question. La quintessence de ces réflexions est remontée jusqu'au sommet de l'organisation et n'a pu échapper aux frères élus de la République. "C'est évidemment un thème sur lequel nous avons travaillé sans esprit partisan. Nous laissons d'ailleurs à nos camarades une totale liberté de vote", indique Bernard Saugey, sénateur de l'Isère et président de la Fraternelle parlementaire. Transcendant les clivages politiques, cette association de 410 membres regroupe des frères parlementaires (160 élus) et fonctionnaires de toutes les obédiences. "C'est une force dont on ne sert pas assez! ", dit Bernard Saugey. Né d'une convergence entre élus communistes, socialistes et UMP, la proposition de loi adoptée par la commission des affaires sociales (25 voix contre 19) pourrait bien être le produit d'une remobilisation de la fraternelle…

Très intéressé par les travaux des loges, Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Île-de-France et président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a rencontré Guy Arcizet, grand maître du GODF,  le 8 novembre dernier. "Le Grand Orient a beaucoup travaillé sur cette question importante", écrit-il dans son blog (…)"

Nombre de sociétés chrétiennes se ferment à la foi

Ce matin a été diffusé le Message de Benoît XVI pour la 85e Journée mondiale missionnaire (23 octobre), intitulé "Comme le Père m'a envoyé, je vous envoie". On y lit :

B "Tous les peuples sont les destinataires de l'annonce évangélique et, par nature, l'Eglise est missionnaire… Adhérant à la parole du Seigneur, sous l'influence de sa grâce comme de sa charité, elle agit auprès de chaque homme et peuple pour les conduire à la foi dans le Christ […] On ne saurait rester indifférent au fait qu'après deux mille ans il existe des peuples qui ne connaissent pas encore le Christ, qui n'ont pas encore entendu son message de salut".

"le nombre grandit de ceux qui, ayant reçu l'enseignement de l'Evangile, l'ont oublié ou abandonné, qui ne se reconnaissent plus dans l'Eglise. Nombre de sociétés traditionnellement chrétiennes sont devenues réfractaires et se ferment à la foi. C'est là un bouleversement culturel que la globalisation alimente. Ce mouvement de pensée, avec son relativisme envahissant, porte vers une mentalité et un mode de vie étrangers au message évangélique, comme si Dieu n'existait pas. En écartant les valeurs morales, on encourage la recherche de la richesse et du bien être, du profit facile, de la carrière et du succès, comme s'il s'agissait du but de l'existence".

"la mission universelle est toujours l'affaire de tous. L'Evangile n'est pas la propriété exclusive de qui l'a reçu. Il est un cadeau à partager, une bonne nouvelle à communiquer, un don et une mission confiés à tous les baptisés."

« Coup d’Etat » du Hezbollah au Liban

M Le candidat du Hezbollah, le milliardaire Najib Mikati, a été chargé de former le futur gouvernement au Liban, une nomination dénoncée par Saad Hariri, dont des milliers de partisans ont manifesté parfois violemment dans plusieurs villes. Cette nomination a suivi la chute du gouvernement Hariri provoquée par la démission des ministres du camp du Hezbollah, hostile à l'enquête du tribunal spécial pour le Liban (TSL) sur l'assassinat de Rafic Hariri.

Avec le changement du leader druze Walid Joumblatt, c'est le camp du Hezbollah qui détient désormais la majorité parlementaire. M. Mikati a obtenu le soutien de 68 députés sur 128. Appuyé par Damas et Téhéran, le Hezbollah s'attend à être mis en cause dans l'acte d'accusation du TSL et avait sans succès tenté d'obtenir de Saad Hariri le désaveu ce tribunal. 

Le camp Hariri a affirmé qu'il boycotterait tout cabinet dirigé par un candidat du Hezbollah. L'annonce de cette nomination a été précédée par des manifestations à l'appel des partisans de Saad Hariri accusant le Hezbollah de "coup d'Etat". Une foule en colère a attaqué et incendié un véhicule de transmission satellite d'Al-Jazira et saccagé le bureau d'un député à Tripoli. Dans le sud, les principaux axes à Saïda ont été bloqués par des manifestants, alors que dans Beyrouth, les manifestants ont incendié des bennes et des pneus. L'armée était déployée en force dans plusieurs régions.

Jack Lang reprend du service

L Il vient d'être bombardé "conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie". Sic.

Rencontre avec les élus qui ont marché pour la vie

Nouvelles de France a interrogé les élus et politiques qui étaient présents à la Marche pour la Vie. On peut regarder les vidéos ici. Voici quelques citations :

Bruno Gollnisch, député français au Parlement européen :

"Je suis venu sur une base non partisane pour dire mon refus de la culture de mort que stigmatisait à juste titre le regretté pape Jean-Paul II".

Patrick Louis, conseiller régional Rhône-Alpes :

"L'enfant qui est dans le ventre de la mère, ça n'est pas un ongle qui pousse ou quelque chose qui se rajoute, c'est véritablement la vie"

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil :

"Pour ma part, je préfère le jugement de Dieu au jugement des urnes".

Guy de Framond, maire du Plantay dans l'Ain :

"Comme Jean-Paul II défendait la vie, je la défends aussi"

Christophe Bentz, président des Jeunes pour la France :

"L'avortement n'est pas quelque chose de normal, de banal".

Hubert Veauvy, responsable national des idées pour les jeunes au sein du Parti chrétien-démocrate :

"Ce combat doit continuer chaque année".

Carl Lang, président du Parti de la France (sur une autre vidéo ici) :

" Le principe de la défense de la vie de son origine à sa fin naturelle fait partie des forces et des exigences d'une grande civilisation occidentale et chrétienne" 

Fin de l’accouchement sous X : vers une nouvelle incitation à l’avortement

B Un rapport parlementaire remis au Premier ministre préconise la levée de l’anonymat pour l’accouchement sous X. Dans ce rapport, le député UMP du Tarn-et-Garonne, Brigitte Barèges (mention "Très Insuffisant"), propose «un compromis entre le droit des femmes à ne pas se faire connaître et celui des enfants à connaître leurs origines». La mère serait obligée – alors que ce n’est qu’une possibilité à l’heure actuelle – de laisser son nom ainsi que quelques éléments sur son identité dans un dossier que l'enfant pourrait se procurer, s’il le souhaite, à sa majorité. Ce rapport parlementaire risque d'accroître l'avortement, les accouchements sauvages, les abandons voire les infanticides.

Dans un communiqué, le Parti de la France dénonce "une incitation supplémentaire à l'avortement" si cette mesure était votée.

Euthanasie : la prise de position de Mgr Ginoux

Mgr Ginoux, évêque de Montauban, s'est exprimé vendredi dernier sur l'euthanasie dans un texte intitulé : Tuer en douceur ou la barbarie silencieuse : Une nouvelle tentative pour légaliser l’euthanasie.

En voici quelques extraits :

Mgr ginoux_b_150 "(…) Il s’agit bien de procurer la mort volontairement, de tuer une personne (…) Mais que pouvons-nous répondre à cette nouvelle tentative puisque, depuis bientôt trente ans (…), de manière récurrente, ce courant de pensée veut imposer à la société française une loi autorisant l’euthanasie.

Pendant sept ans j’ai eu la charge des aumôneries d’hôpitaux et de la pastorale de la santé dans mon diocèse d’origine. Le nombre de personnes en fin de vie avec des pathologies lourdes (sida, cancer, etc.) que j’ai approchées – chrétiennes ou non – est important. J’ai vu des situations insoutenables. Je compte sur les doigts d’une main les personnes qui ont, à un moment, demandé vraiment la mort (…). Chaque fois que l’équipe des soins palliatifs pouvait intervenir, la personne retrouvait la paix (…). La demande de mort est un appel, l’expression d’une détresse, le besoin d’être accompagné. Si les soins palliatifs et l’entourage prennent en charge assez tôt cet accompagnement, la fin de la vie n’est plus une tragédie, même si mourir est toujours un passage angoissant (…)

La médecine est faite pour soigner. Comment lui demander de poser un acte de mort ? Quelle confiance pourrait avoir le patient devant la blouse blanche qui entre dans sa chambre ? Quelle perspective que de faire disparaître le malade qui est trop gênant ? Comment des « soignants » peuvent-ils devenir des « tueurs » (même en douceur !). Les tenants de l’euthanasie répondront que si le geste est légal les soignants n’auront pas d’états d’âme ou de scrupules de conscience. Une connaissance élémentaire de l’être humain nous apprend le contraire : un acte de mort reste toujours un poids pour celui qui le commet (…)

Il n’est pas possible de tenir pour certaine une demande de mort. Ces dernières années l’un ou l’autre cas de situations extrêmes (affaires Humbert, Sébire ) exploitées médiatiquement où il y avait une demande publique d’aide à mourir ont montré, une fois l’émotion passée, l’ambiguïté de ces cas. Ils sont d’ailleurs très rares et aussitôt survalorisés parce que les militants de l’euthanasie en ont besoin pour justifier leur revendication.

(…) je n’ai pas besoin d’invoquer la foi chrétienne pour affirmer que donner la mort  volontairement est contraire au principe d’humanité, au pacte social qui permet le vivre-ensemble (…). La mort programmée d’une personne, que cette équipe va désigner comme « indigne » de vivre, en raison de son état d’anéantissement physique ou psychique (…), est un crime. Au nom de l’humanité, au nom du respect de toute vie humaine jusqu’à sa fin naturelle, au nom de la solidarité avec les plus faibles,  nous devons proclamer la « dignité » intangible de chaque être humain. L’oublier c’est entrer dans la barbarie."

L’Alliance pour les Droits de la vie manifeste actuellement devant le Sénat

A

Sur les pancartes : "Soigner n'est pas tuer". Par ailleurs, la commission des Affaires sociales du Sénat a adopté des amendements qui vident la proposition de loi sur l'euthanasie de son contenu.

Addendum 18h : C’est par un happening spectaculaire réunissant 700 personnes que l’Alliance pour les Droits de la Vie a manifesté son hostilité à l’euthanasie entre 12h et 14h, à proximité du Sénat. La pétition « Stop à l’euthanasie », lancée sur le site www.fautpaspousser.com, a recueilli ce matin 55 247 signataires.

Les uns sont entravés par des sacs blancs, et les autres, en tenue complète « vert-hôpital », avec blouses, masques, gants et bottes. La musique de Stromae « Alors on danse », ne cache rien des tourments de l’existence : « Mais pire que ça, ce serait la mort » ! Une déchirure sonore fige la foule tandis que les soignants se transforment en euthanasieurs en commençant leur tâche par des personnes âgées ou handicapées en fauteuils roulants. La vague d’euthanasieurs traverse toute la place, sous des cris lugubres de corbeaux, laissant 700 gisants alignés, immobiles dans le froid sous leur linceul. Puis la mort, noire et encagoulée, peut danser sa pantomime sur une musique de Klaus Nomi.

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Création d’un 2e ordinariat pour les Anglicans de retour dans l’Eglise

Il devrait voir le jour autour de la Pentecôte. Son territoire sera l’Australie, mais il pourrait aussi s’étendre au Japon où existe un petit groupe de fidèles anglicans qui veulent faire retour à Rome. Ce nouvel ordinariat personnel devrait se composer de 28 membres du clergé anglican tous membres de la Traditional Anglican Communion, dont quatre “évêques” anglicans.

E Une réunion de préparation sera organisée le 26 février en l’église catholique Holy Family à Como (banlieue de Perth, Australie occidentale). Au cours de cette réunion, prendront la parole Mgr Peter Elliott (photo), évêque auxiliaire de Melbourne, né lui-même dans l’anglicanisme, et délégué du Saint Siège pour l’ordinariat australien, et John Hepworth, “archevêque” anglican et primat de la Traditional Anglican Communion.

Euthanasie : un médecin -lecteur du Salon Beige- témoigne dans Ouest-France

Un médecin apporte son témoignage dans Ouest-France d'aujourd'hui :

E 
Pour le Salon Beige, ce même médecin, fidèle lecteur, témoigne :

"Depuis quinze ans, je m'efforce donc d'appliquer discrètement mais strictement l'objection de conscience médicale face à tout avortement et tentative d'euthanasie, sans l'avoir vraiment encore formalisée ni clamée – ce qui devient difficile dans le service publique hospitalier ; et quand je n'interviens pas sur le Salon Beige ou autre blog je signe les pétitions qui se présentent. C'est ainsi que jeudi dernier une journaliste de Ouest-France a vu mon nom parmi les signataires de la pétition du Collectif Plus Digne la Vie et me téléphona à la maison : "Bonjour, je prépare un article sur la proposition de loi sur l'euthanasie avec l'interview POUR du Sénateur Autain, acceptez-vous de faire l'interview CONTRE, sinon j'appelle un autre médecin signataire dans la région ?" Pas le temps de tergiverser, rendez-vous téléphonique est pris pour vendredi, à l'heure où mon épouse prie à l'adoration perpétuelle du diocèse. […] Me voila donc "embarqué" dans une aventure qui m'effraie un peu : aucune préparation, pas d'expérience des médias, et surtout pas d'éloquence et un handicap réel à l'oral. Mais ne pouvant reculer et devant l'importance du témoignage à donner, je me prépare en relisant les "posts" du Salon Beige sur le sujet. Après une petite prière aux anges gardiens, j'essaie de mener l'interview pour faire passer ce que je souhaite et éviter les questions qui me mèneraient sur des thèmes piégeurs. Ma première surprise est la bienveillance de mon interlocutrice qui a surtout la volonté de bien comprendre mes propos et demande des précisions sans apporter trop de contradiction. Mais que va-t-elle vraiment retenir ? Pendant deux jours c'est l'inquiétude d'avoir tenu un discours trop long et confus. Il n'y a plus qu'à attendre…

[…] Bonne surprise, mes trois points principaux apparaissent sans commentaire critique : la formule intacte "respect de la vie de la conception à la mort naturelle", le témoignage de l'objection de conscience, et l'ambiguïté de la loi Léonneti qui n'est quasiment plus dénoncée. Ce matin les interviews paraissent en page 4 de Ouest-France et nouvelle surprise (ou plutôt action de la Providence !), il se trouve que j'ai répondu sans le savoir à quelques arguments du sénateur. Selon moi c'est gagné ! Mission accomplie dans un journal local. A d'autres – plus savants que moi – d'avoir un discours plus construit et philosophique. […]

Conclusions que j'en tire pour tous nos amis lecteurs du Salon Beige et défenseurs de la vie :

  • la presse locale offre une formidable opportunité pour s'exprimer
  • ses journalistes sont proches du terrain, ils sont demandeurs car nos interventions sont leur "matière première" pour travailler
  • leur volonté est surtout de comprendre plus que de polémiquer, ils ont souvent besoin d'explications
  • il faut "jouer le jeu" avec eux : être réactif lorsqu'ils se manifestent, accepter leurs impératifs d'horaire et de lignage pour le journal, accepter l'interview téléphonique, et s'il faut une photo l'envoyer
  • le climat de confiance semble s'obtenir facilement
  • se présenter par un témoignage et des idées personnelles plutôt que par un discours abstrait convenu d'avance
  • et surtout ne pas passer pour un militant d'une cause déjà décrédibilisée. Pour cet interview j'ai du insister pour préciser que je n'étais pas un militant et parlait en mon nom propre, surtout à propos de l'objection de conscience. Cela m'a été demandé trois fois et semblait important pour le journaliste. Je pense qu'ils ne veulent surtout pas avoir l'impression d'être manipulés.

Alors n'hésitez plus ; tenez vous prêts à vous exprimer vous dans la presse locale ! Mon souhait pour la suite : former une association de soignants objecteurs de conscience qui s'engageraient et s'aideraient à réellement la pratiquer, quoi qu'il en coûte. Notre simple présence visible, en plus des Marches pour la Vie, empêchera le discours pro-vie d'être marginalisé. Appel aux volontaires, soignants et avocats !"

L’euthanasie est rejeté en commission au Sénat

S La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté ce matin un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser l'euthanasie.

L'Alliance pour les Droits de la Vie a prévu de manifester à 13h devant le Sénat.

Euthanasie : le cardinal Barbarin et Mgr Le Saux se mobilisent

L'archevêque de Lyon publie une tribune dans Le Figaro, accessible sur le site du diocèse. Extrait :

"On essaie d’introduire une idée uniformisée de mort douce, alors que l’euthanasie est loin d’être douce, pour les soignants comme pour le malade et sa famille."

L De son côté, Mgr Le Saux, évêque du Mans, appelle les fidèles à se mobiliser et à contacter leurs élus.

Le JDD présente ses excuses à l’abbé Laguérie

Lu sur le blog de l'abbé Laguérie :

L "Dans le délire de haine qui s’est abattu notamment sur la paroisse Saint-Eloi et l’école saint-Projet à Bordeaux lors de la scandaleuse émission des «infiltrés» du 27 avril 2010, le JDD (Journal Du Dimanche) avait cru bon d’y aller de son petit couplet. Sur le site internet du journal, Gaël Vaillant avait osé écrire : «L’Institut du Bon-Pasteur, dirigé par le sulfureux abbé Laguérie ; filmé, à son insu, ce dernier avait lancé, devant les enfants, des propos violemment antisémites». Et vas-y de bon cœur !

De la même manière que les Infiltrés avait inventé la désormais fameuse cave de Saint-Eloi qui n’a jamais existé mais qui était nécessaire à leurs diffamations, le JDD m’avait inventé des propos antisémites que je n’ai jamais tenus. […] Maître Jérôme Triomphe, encore lui, prend ma cause en main, fait constater les faits par voie d’huissier et assigne le JDD au tribunal pour diffamation. Et voilà le travail, moins d’un an après : le communiqué du JDD me présentant ses excuses. Un texte officiel intitulé «Précisions» mis en ligne sur leur site. Il n’y restera peut-être pas longtemps, le passage judiciairement attaqué ayant été supprimé. Je l’ai donc fait dûment constater et je vous le livre :

«Le 4 juin 2010, le jdd.fr a mis en ligne sur son site un article intitulé «Une école pas assez ouverte» évoquant un reportage sur les conditions d’enseignement au cours Saint-Projet de Bordeaux, diffusé dans le cadre de l’émission «Les Infiltrés» sur France 2. En relatant le contenu de ce reportage, l’article du jdd.fr a relayé les commentaires de l’auteur de l’émission diffusée sur France 2 évoquant des propos qui auraient été tenus en classe par des professeurs qualifiés dans l’émission de «ouvertement antisémites». En tout état de cause, c’est par une très regrettable erreur que nous avons imputé de tels propos à l’abbé Philippe Laguérie. En aucune manière, la rédaction du jdd.fr n’a cherché, de près ou de loin, à nuire à la réputation de l’abbé Laguérie, encore moins à inventer des propos qu’il n’a pas tenus».

A tout péché miséricorde. Le JDD, certes sous la pression d’une action judiciaire, a cependant reconnu son erreur et a présenté ses excuses. Je me suis donc désisté de mon action. L’aveu me paraît plus important qu’une condamnation judiciaire."

Ils parlèrent très mal

Trouvé dans la revue télévisuelle de Minute :

"Vendredi 21 janvier, «L’Edition spéciale», Canal +

B Depuis peu, les élèves de CM2 doivent passer un test d’évaluation. Trois parlementaires ont eu le courage – l’inconscience? – de tenter de répondre à une question qui est fréquemment posée à nos chères têtes blondes: «Conjuguez le verbe parler à la troisième personne du pluriel, au passé simple» (ils parlèrent). Pour Aurélie Filippetti (PS), ça donne: tu parlas. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, préfère: ils parlaient. Quant à Jean Lassalle (Modem), il donne carrément dans la poésie: ils parlâtent! Sarko fait des émules !"

Des monnaies locales aux Etats-Unis ?

Lu dans Minute :

D "Les prévisions de l’analyste russe Igor Panarin sur l’effondrement du dollar et l’éclatement des Etats-Unis dus à la crise économique avaient provoqué, il y a deux ans, un scepticisme général. Pourtant, depuis le début de l’année, plusieurs Etats américains se préparent à la fin de la Réserve fédérale et de l’Union! Le quotidien « Salt Lake Tribune » vient d’annoncer que cinq Etats dont l’Utah, la Georgie et la Virginie élaboraient, chacun de leur côté, des monnaies locales basées sur l’or ou l’argent, concurrentes du dollar, pour se protéger des risques d’inflation et de dévaluation."

La loi Leonetti mécontente tout le monde

Lu dans Minute :

E "La loi Leonetti, adoptée en 2005, était censée régler, au moins temporairement, le conflit entre partisans et adversaires de l’euthanasie. Au final, il semblerait qu’elle ait mécontenté tout le monde. Déjà, les adversaires de l’euthanasie, les «pro-vie», dénonçaient une loi légitimant tout de même une certaine forme d’euthanasie car l’alimentation était considérée comme un traitement. En changeant le statut de l’alimentation d’un malade, qui, de soin ordinaire s’est vue requalifiée en soin thérapeutique, la loi Leonetti permettait son arrêt et donc une forme d’euthanasie passive. […]

Les militants favorables à l’euthanasie, les «pro-choix», s’en prenaient de leur côté à l’ambiguïté d’une loi acceptant une euthanasie passive alors qu’ils souhaitaient «une aide active à mourir»! […]

Ainsi, et ce en l’espace de quelques années seulement, le législateur a-t-il opposé un refus aux défenseurs de l’euthanasie, puis autorisé à mots couverts l’euthanasie passive. On est alors en droit d’imaginer une évolution rapide sur ce dossier, comme celle connue depuis le Pacs vers le mariage homosexuel. Le risque est en effet grand de s’orienter rapidement vers le droit au suicide médicalisé. Comme le souligne Jean Leonetti: «Des malades psychiatriques sont euthanasiés en Belgique, alors que ces patients doivent théoriquement être écartés du dispositif. En Suisse, un tiers des personnes qui choisissent l’aide au suicide n’ont pas de maladie grave et incurable.» Une autre conséquence probable est également à redouter: les plus pauvres, qui n’auraient plus les moyens de se soigner, pourraient se retrouver contraints de recourir à l’euthanasie. […] Le système de protection sociale français étant chaque jour plus proche de l’implosion, il semble évident que dans un avenir proche, seuls les plus fortunés pourront s’offrir des soins palliatifs. Pour les plus pauvres, une seule alternative: la souffrance ou bien une mort rapide et sans souffrances."