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Les Compagnons, une communauté de métiers soudée

Valeurs actuelles consacre un reportage au compagnonnage français, qui regroupe 15 000 à 20 000 hommes de métier et concerne 40 000 personnes avec les jeunes en formation. Le compagnonnage a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, en novembre, par l’Unesco.

C "Les compagnons sont regroupés dans trois sociétés principales : les Compagnons du devoir (plus précisément l’Association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France, ouverte aux femmes), les Compagnons du tour de France (ou Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment) et les Compagnons du tour de France des devoirs unis (l’Union compagnonnique).

Seuls les métiers du bâtiment (tailleur de pierre, couvreur, charpentier, plombier…) sont regroupés chez les Compagnons du tour de France. Les deux autres sociétés accueillent également les métiers de la bouche, du cuir et du métal. […] Les compagnons sont d’abord des hommes attachés à l’excellence d’un savoir-faire qu’ils transmettent de génération en génération. […] Le cadre privilégié de cette transmission, c’est le tour de France. Tous les compagnons l’ont fait pour apprendre de plusieurs maîtres, en plusieurs lieux. […] les compagnons forment une communauté soudée : ils se retrouvent pour les fêtes patronales, par exemple la Saint-Joseph pour les charpentiers ; ils se soutiennent, s’entraident autant que nécessaire."

Le Concile Vatican II sur Dieu Merci !

L'émission de ce vendredi 28 janvier à 9h aura pour thème :

"Le Concile Vatican II."

M Entre 1962 et 1965, le visage de l'Eglise a profondément évolué. Une remise en cause qui a bouleversé beaucoup de croyants. Qu'en est-il aujourd'hui ? Quelle lecture critique peut être faite du Concile Vatican II, presque 50 ans plus tard ? Direct 8 aura comme invité Philippe Maxence, rédacteur en chef l’Homme Nouveau.

Par ailleurs, dans sa rétrospective de l'actualité de la semaine, l'émission évoquera bien entendu la Marche nationale pour la vie.

Radio Notre-Dame : un média catholique ou un média comme les autres ?

C'est la question que nous posent légitimement certains de nos lecteurs après avoir écouté le reportage de Radio Notre-Dame sur la Marche pour la Vie. En effet, même si la parole est largement donné à des participants (ici, ici et ici), le ton général est surprenant.

Radio notre dame Pourquoi donner le sentiment de renvoyer dos à dos les opposants (micro-trottoir) et les marcheurs ? Pourquoi ne pas apporter une plus-value sur la question du respect de la Vie en s'appuyant sur le Magistère, normalement connu des journalistes ? Pourquoi demander l'avis des marcheurs sur l'engagement ou non des évêques français, surtout à un évêque étranger ou à un prêtre français ? Est-ce pour relancer une polémique au moment même où les positions des uns et des autre se rapprochent ? 

Personne ne demande aux journalistes de Radio Notre-Dame un soutien inconditionnel à la marche en tant que moyen utilisé. En revanche, le thème du respect inconditionnel de la Vie est un enseignement non négociable (cf. Evengelium Vitae) qui devrait entraîner autre chose que cette impression de neutralité bienveillante de la part des journalistes. Faut-il rappeler le message de soutien de Benoit XVI reçu par les organisateurs, message signé du secrétaire d'Etat de la Curie, le cardinal Bertone en personne, signe pour les connaisseurs du Vatican de l'importance que revêt ce soutien ? Ce message aurait du entraîner au minimum des consignes pour un suivi plus attentif de cet évènement…  

La charte de Radio Notre-Dame semble pourtant claire  : "radio catholique",  "voix chrétienne dans le monde", "au service de l’évangélisation", "créée par le diocèse de Paris", "développe un regard chrétien sur l’actualité", "rend attentif aux faibles, aux petits", "attentive à l’enseignement du Magistère, accueille les diverses sensibilités de l’Eglise" …

Cette émission aurait été une agréable surprise sur les ondes de France-Info, elle provoque une sincère et regrettable déception sur une radio catholique…

La discrimination des chrétiens en Europe

Le cardinal Angelo Bagnasco, lors de la réunion de la Conférence épiscopale italienne, a évoqué les persécutions :

B "l’opinion publique ne pouvait plus faire semblant de ne pas voir, le point culminant de situations de persécution vécues ces derniers temps dans plusieurs régions du monde, et dont les chrétiens ont été les victimes désignées".

Les chrétiens sont le groupe religieux qui

"subit le plus grand nombre de persécutions pour leur foi. Un crescendo d’épisodes sanglants qui, au fil des mois, ont touché l’Inde, le Pakistan, les Philippines, le Soudan, le Nigéria, l’Erythrée et la Somalie. Mais les faits les plus graves ont eu lieu en Irak puis en Egypte".

Le Moyen-Orient est la région où

"la christianophobie, version la plus courante de l’intolérance religieuse, n’est pas loin désormais de prendre la forme d’un nettoyage ethnique ou religieux, bien que les chrétiens ne soient certes pas une composante ajoutée ou importée".

Affirmant qu‘il existe aussi des «menaces sournoises à une liberté religieuse effective» dans les pays de tradition démocratique, à commencer par les pays européens, le prélat a mis en garde contre «les pièges subtils de l’hypocrisie» qui induisent à chercher ailleurs ce qui se produit en fait à nos portes. Il a ensuite parlé d’un «mal subtil» qui est en train de gagner toute l’Europe, provoquant

«une lente et sourde marginalisation du christianisme, où les discriminations apparaissent parfois de manière évidentes mais aussi sous forme silencieuse en étouffant les libertés fondamentales».

«Marginaliser des symboles, isoler des contenus, dénigrer des personnes, est une arme pour induire au conformisme, pour calmer les positions qui dérangent, c’est troubler les sujets porteurs d’un témoignage en faveur de valeurs auxquelles ils croient librement».

Al-Jazeera aurait manipulé les propos du Pape, entraînant le courroux d’Al-Azhar

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

A "Une manipulation de la chaîne de télévision Al-Jazeera serait à l’origine de la décision des autorités islamiques d’al-Azhar de geler le dialogue avec le Vatican. Après l’attentat lors du nouvel an copte, la télévision de langue arabe a en effet prêté au pape des propos qu’il n’a pas tenus. Selon ceux-ci, Benoit XVI en aurait appelé aux gouvernements occidentaux pour défendre les chrétiens coptes en Egypte. En réalité, le pape s’adressait simplement aux autorités locales. Une délégation catholique – incluant les évêques auxiliaires d’Alexandrie – a, la semaine dernière, rendu visite à l’Imam d’al-Azhar, le Sheik Ahmad Al Tayyib pour lui présenter les déclarations réelles du pape. Affaire à suivre…"

Aides, un lobby homosexualiste aux comptes opaques

A Une étude confidentielle du cabinet-conseil Sécafi pointe la gestion de l'association Aides, qui, sous couvert de lutte lutte contre le Sida, est un lobby homosexualiste. Entre 2000 et 2010, Christian Saout — président d’honneur — a bénéficié d’un appartement de fonction à Pantin. En 2008 la Cour des comptes a fustigé cet avantage que le commissaire aux comptes d’Aides évalue à «9010,11 €» pour 2009. En 2009, Aides a versé 110 050 € au Conseil d’Etat pour la rémunération (avec les charges) de Christian Saout (soit une moyenne de 5 000 € net mensuel). Mais pourquoi l’association continue-t-elle à payer, alors qu’il n’en est plus que président d’honneur ?

Entre 2007 et 2009, la rémunération du directeur général, Vincent Pelletier, a bondi de 17% pour atteindre 9500 € par mois. En 2009, 22,2 millions d’euros, soit 60,3% du budget d’Aides, ont servi à financer ses missions sociales. Un ratio très bas. Il faut dire qu’à Aides les frais de fonctionnement sont élevés (15,7%, contre 8 à 12% dans les entreprises en moyenne). Quant aux «frais d’appel à la générosité du public» (ou «frais de collecte»), ils dépassent 20% !

A Aides, la mode est au « street marketing », qui vise à recruter de nouveaux donateurs dans la rue, grâce à un démarchage intensif. Le coût de cette collecte est de 40,7% (40,7 € dépensés pour en récolter 100), contre moins de 10% pour le Secours populaire ou les Restos du cœur. En outre, le rapport pointe de nombreuses tensions internes. Les salariés ne sont pas représentés au conseil d’administration. Les congés maladie, exceptionnels et maternité, ont bondi en 2009. Le turnover (19%) est trois fois supérieur à la moyenne française. De fait, le salaire des directeurs s’arrondit plus souvent que celui des salariés, et les appels d’offres ne sont pas encore systématiques.

Etats-Unis : les évêques soutiennent les élus pro-vie

Lu sur Americatho :

D "le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston, et président de la Commission des activités pro-vie de la Conférence épiscopale américaine, a adressé, la semaine dernière, trois lettres aux élus de la Chambre des Représentants du 112ème Congrès, pour manifester le soutien de l’Église catholique aux trois projets de loi pro-vie dont la Chambre devrait prochainement débattre.

  • Datée du 20 janvier, la première lettre soutenait le projet de loi Protect Life Act (H.R. 358) qui permettrait de corriger les défauts constatés dans l’ObamaCare en interdisant tout financement sur l’argent des impôts de l’avortement ou de subvention fédérale à des plans de couverture-santé en prévoyant le remboursement, et en garantissant la clause de conscience pour les personnels de santé.
  • Également datée du 20 janvier, une deuxième lettre apportait le soutient de l’épiscopat américain à l’Abortion Non-Discrimination Act (ANDA, H.R. 361) qui se propose de rendre permanent et définitif l’amendement Hyde – pas de fonds fédéraux pour l’avortement – et de garantir aux personnels de santé de n’être pas contraints par le gouvernement à pratiquer des avortements (médecins) ou à y participer (infirmières…).
  • Enfin, le 21 janvier, le cardinal DiNardo a adressé une troisième lettre pour soutenir le projet de loi No Taxpayer Funding for Abortion (H.R. 3) qui interdit au gouvernement fédéral d’utiliser l’argent des impôts pour soutenir ou promouvoir l’avortement de complaisance."

Le Siècle se défend

D 70 personnes ont été interpellées place de la Concorde à Paris devant l'Automobile Club de France où elles comptaient protester contre un dîner du club "Le Siècle". Des policiers ont contrôlé les identités des militants, les ont parfois fouillés avant de les faire monter dans des fourgons qui ont quitté la place pour un lieu non déterminé. Le Collectif a prévenu :

"Nous étions là et serons là tous les mois, pour dénoncer la collusion syndicats-patronat et faire la lumière sur ces dîners du club du Siècle qui se passent tous les mois en catimini à la Concorde à l'Automobile club de France".

"Le Siècle" organise une fois par mois à Paris un dîner de personnalités influentes venues de tous les horizons (politique, économie, presse, social…). En novembre, Bakchich avait effectué un reportage et y avait vu notamment:

  • Emmanuel Chain, producteur et journaliste
  • Nathalie Kosciusko-Morizet : alors Secrétaire d’Etat au développement de l’Economie numérique
  • Arlette Chabot (journaliste, ex-directrice de la rédaction de France 2)
  • Rachida Dati (ex-Garde des Sceaux, maire du VIIe arrondissement de Paris, députée européenne, UMP)
  • Guillaume Pépy (patron de la SNCF)
  • Louis Gallois (patron d’EADS)
  • Nicolas Seydoux (président des cinémas Gaumont, héritier de la famille Schlumberger)
  • Pascal Clément (avocat, ancien Garde des Sceaux)
  • Sylvie-Pierre Brossolette (rédactrice en chef au magazine Le Point)
  • Marc Tessier (ex président de France Télévisions )
  • Alexandre Bompard (patron d’Europe 1)
  • Michel Field (animateur télé et radio, Au Field de la Nuit (TF1))
  • Patrick de Carolis (ex PDG de France Télévisions)
  • Françoise de Panafieu (UMP, ex maire du XVIIe arrondissement de Paris)
  • Alain-Gérard Slama (journaliste, RTL)
  • Olivier Duhamel (chroniqueur et animateur, Europe 1)
  • Benoît Genuini (ex médiateur de Pôle emploi)
  • …

L’embryon manipulable après la mort du père

Lu ici :

S "Les députés ont autorisé mercredi en commission, contre l'avis du gouvernement, le transfert d'un embryon après le décès du père si celui-ci a donné son consentement préalabl […]. Ces amendements visent à "permettre le transfert d'embryon après le décès du père dès lors qu'il avait donné son consentement et qu'un processus de transfert correspondant à un véritable projet parental d'assistance médicale à la procréation était donc entamé" […].

Cette possibilité de transfert est toutefois encadrée par des "délais stricts": un premier délai de six mois après le décès du père, au cours duquel la femme aura le choix de décider ou non de l'implantation des embryons et un second délai de 18 mois afin de permettre plusieurs tentatives de transfert."

Il s'agit ici des fameux embryons surnuméraires, conservés au congélateur. Le projet de loi sur la bioéthique sera débattu en séance publique à partir du 8 février.

L’idéologie politique islamiste éradiquée de Suède ?

C'est le voeu du parti des Démocrates de Suède. Ils ont déjà réussi à imposer un débat au Parlement sur ce sujet.

La Croix visite la blogosphère catholique

Dont votre blog préféré :

L "Contrairement à la blogosphère politique, majoritairement située à gauche et au centre, les blogueurs catholiques représentent aujourd’hui (si l’on applique à ces questions une terminologie politique) une frange plutôt à droite, voire très à droite de l’Église. «Hormis le blog de Golias, rares sont ceux qui sont dans la critique de l’institution, remarque Marc Favreau. Ce sont davantage des blogs de défense de l’Église, du pape. Par ailleurs, la doctrine sociale mobilise peu, en revanche les thématiques les plus prisées tournent autour de la doctrine morale».

Ces blogueurs sont de jeunes laïcs (en majorité des hommes), cadres supérieurs de 25 à 50 ans, la plupart – mais pas tous – parisiens, catholiques qui se veulent décomplexés, la génération Jean-Paul II. Koztoujours est la tête de pont d’un réseau de blogs qui abordent, à côté des sujets d’Église, des thématiques politiques et sociétales sous un angle « démocrate-chrétien ». Le Salon beige de son côté (20 000 visiteurs par jour revendiqués) est en lien avec plusieurs blogs de tendance «traditionaliste» ou «pro-life» (Riposte catholique, Méta-blog, Perepiscopus, Osservatore Vaticano…), pour certains proches des thématiques de l’extrême droite. Autour des blogs de La Croix (Vu de Rome et Une foi par semaine) gravite un ensemble de blogueurs spécialisés dans les sujets religieux (Vie de prêtres, Hôtel Synodal de Marc Favreau, Edmond Prochain…).

Des voix qui comptent ? Difficile à dire. […] Reste que beaucoup de journalistes spécialisés sont abonnés à leurs blogs, car, très réactifs, ces veilleurs de l’actualité religieuse sont une source d’information précieuse. Et leurs pics de fréquentation au moment des crises médiatiques montrent qu’ils attirent au-delà de leurs cercles habituels."

SOS Tout-Petits se réjouit du succès de la Marche pour la vie

Communiqué de SOS Tout-Petis suite à la Marche pour la vie :

L "Le 23 janvier à Paris 20, 30, 40.000 personnes…, une foule imposante, ont défilé pour la Vie. La place de l'Opéra était noire de monde vers 17 h, cette 7ème Marche est un grand succès qui réjouit les organisateurs. Ce succès est croissant :

  • à cause de la mobilisation des chrétiens de tout poil
  • à cause de la présence cette année de 4 évêques catholiques [en photo l'évêque auxiliaire de Salzburg, NDMJ]
  • à cause du soutien officiel du Saint Père Benoît XVI, qui a libéré la parole dans bon nombre de paroisses.

La Marche est ouverte à toutes les bonnes volontés, même aux incroyants – et il y en a bien entendu – à cause de la loi naturelle inscrite au cœur de tout homme… Un fait nouveau : la présence d'une génération qui manquait les années précédentes : celle des 30/40 ans, chargés d'enfants, qui triment dur pour élever leurs enfants, et qui sont venus en famille pour témoigner leur confiance dans la Vie et la Famille, de plus en plus menacées en France comme en Europe. On ne réglera pas le problème des retraites avec 2 ou 300.000 avortements par an, et en accumulant les embryons dans les congélateurs des laboratoires ! 170.000 actuellement selon les chiffres officiels impossibles à vérifier : 4 à 5 fois le nombre des marcheurs ! La vie humaine n'est pas tant un droit – qui serait fondé sur la dignité de l'homme – que la conséquence de l'acte créateur de Dieu, qui nous veut tous – même ceux qui ne croient pas en lui – pour ses adorateurs au Ciel !"

L’imam de Bordeaux reste évasif à des questions sur l’islam

T Jeudi 20 janvier, Tareq Oubrou, imam de Bordeaux et président de l’Association des musulmans de Gironde, tenait une conférence-débat sur le thème : « Islam et République ». Les identitaires d’Aquitaine étaient là aussi. Dès le début, un appel a été lancé pour que soit respectée une minute de silence en mémoire des coptes tués dans un attentat à la bombe en Egypte et des deux journalistes français assassinés au Niger. Appel rejeté par l’organisateur !

Un militant identitaire interpella Tareq Oubrou sur la question des violences faites aux femmes et sur le manque de considération porté à celles-ci par le Coran, citant pour cela le verset 224 de la sourate 2 :

«Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance.»

Réponse : mauvaise interprétation. Tareq Ourou mis ensuite en avant la vie « exemplaire » du prophète et de son épouse Aicha, omettant de préciser que cette dernière n’avait que six ans lors de son mariage !  Surson appartenance à l’UOIF et au Conseil européen de la fatwa, Tareq Oubrou n’a pas répondu.

Jeanne d’Arc, exemple de sainteté des laïcs engagés dans la vie politique

La catéchèse de l'audience générale a porté sur sainte Jeanne d'Arc (1412 – 1431). Benoît XVI a expliqué que la vie de Jeanne se place dans la Guerre de Cent Ans. A partir de 13 ans, par le biais de la voix de l'archange Michel, elle se sentit appelée par le Seigneur à intensifier sa vie chrétienne et à s'engager à la libération de la France du joug anglais. Elle fit voeu de virginité et s'engagea dans une vie sacramentale et priante.

J "La compassion et l'engagement de la jeune paysanne face aux souffrances du peuple furent accentués par son rapport mystique à Dieu. Un des aspects les plus originaux de sa sainteté est un lien entre expérience mystique et mission politique".

"Ce sont des ecclésiastiques français qui, ayant fait un choix opposé à celui de Jeanne, se prononcèrent négativement sur sa personne et sa mission. Ce procès fut une page noire de l'histoire de la sainteté, mais aussi lumineux quant au mystère de l'Eglise, comme l'a déclaré le Concile Vatican II… A la différence des saints théologiens ayant honoré l'université de Paris, tels Bonaventure, Thomas d'Aquin ou Duns Scot… ces juges ont manqué à la charité et à l'humilité en refusant de voir dans cette jeune fille l'action divine… Le mystère de Dieu se révèle à qui a un coeur d'enfant et reste caché aux savants".

"les juges de Jeanne ont été incapables de comprendre et de voir la beauté de son âme".

"Le nom de Jésus, invoqué par la sainte jusqu'aux derniers instants de sa vie terrestre, était comme la respiration de son âme...et le coeur de toute sa vie… Cette sainte avait compris que l'amour embrasse toute la réalité de Dieu et de l'homme, du ciel et de la terre, de l'Eglise et du monde".

La libération de la France

"fut une action de justice que Jeanne accomplit en charité et par amour de Jésus. Elle reste un bel exemple de sainteté de laïcs engagés dans la vie politique, en particulier dans des contextes difficiles… En Jésus, Jeanne d'Arc a également reconnu toute la réalité de l'Eglise, celle triomphante du ciel et celle militante de ce monde. Selon ses propres paroles, l'Eglise et le Seigneur sont un tout, une affirmation reproduite dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique, qui a revêtu un caractère héroïque lors de son procès, face aux hommes d'Eglise qui la persécutèrent et la condamnèrent à mort".

Céline va avoir des lecteurs

Dans Présent, Me Trémolet relate le censure dont fait l'objet Louis-Ferdinand Céline. Extrait :

C "C’est un géant de la littérature française que la République s’apprêtait à célébrer, cette année, pour le cinquantenaire de sa mort, lorsque patatras, le censeur de la même République, gardien de l’ordre moral et de la mémoire officielle, signala aux autorités un peu oublieuses qu’il était impossible de célébrer Louis-Ferdinand Céline. Incontinent, le petit doigt sur la couture du pantalon, Frédéric Mitterrand, ministre de ladite République, obtempéra aux remontrances du grand-prêtre et annonça officiellement que la République ne célébrerait pas Louis-Ferdinand Céline. Au pilon les dix ou vingt mille exemplaires tout frais imprimés du catalogue des célébrations ! Censure oblige. La nouvelle liste paraîtra, à quatre cent quatre-vingt-dix-neuf noms, à moins qu’il n’en ait trouvé un autre pour remplacer le géant disparu. Plus de célébration officielle pour Bardamu ! Ouf ! Merci Klarsfeld ! Qu’allait-on mettre Céline dans ce catalogue de gens bien sous tous rapports ? Et puis surtout, que signifiait cette décoration posthume à un homme qui fuyait, comme la peste, les honneurs et les décorations ? Son biographe, François Gibault, grand avocat, grand lettré et homme de bien, a dit les mots qui s’imposaient : «C’est on ne peut plus célinien. Un jour il a le Goncourt, la semaine suivante il ne l’a plus ; un jour Jack Lang classe sa maison, le lendemain, un préfet la déclasse. Céline n’aimait pas les honneurs, les commémorations – c’est un franc-tireur. La seule chose qui compte, c’est qu’il ait des lecteurs.»

L Et des lecteurs, il va en avoir dix fois plus, car d’autres ont haussé le ton, avec moins de sang-froid. Henri Godard, professeur émérite à la Sorbonne, s’est indigné : «C’est une forme de censure !» Comment dire autre chose ? Quant à Fréderic Vitoux, de l’Académie française, il déclare : « Retirer le nom d’un catalogue, c’est aussi vain que Staline faisant effacer les photos des dirigeants communistes qu’il n’aimait pas… » Voici donc Klarsfeld revêtu de l’uniforme stalinien, censeur détesté par la république des lettres. Philippe Sollers, de son côté, a aussi donné de la voix… et ce n’est pas fini… les radios, les télés, et les quotidiens. L’affaire Céline recommence. Et du bon côté, cette fois. Merci Klarsfeld.

Qui sont les cinq cents que la République célébrera ? Vous le savez ? Moi non plus ! Mais le seul connu, le déjà célébré plus que les autres, sorti du lot, c’est le cas de le dire, c’est Céline. […] C’est bien célinien cette affaire. Car, à quoi se résume l’histoire ? La République décide de célébrer Céline parce qu’il est un grand écrivain. Klarsfeld proteste en disant que, même si c’est un grand écrivain, on ne peut pas le célébrer parce qu’il était antisémite. La République obtempère. Bien. Mais la république des lettres, elle, se dresse contre cette censure, la déclare «stalinienne», et dit, avec Frédéric Vitoux, de l’Académie française, que si Céline «a écrit des horreurs, il est l’un des plus grands écrivains français». Voici donc que cette qualité-là, «l’un des plus grands écrivains français», l’emporte sur les horreurs ! Comme pour Voltaire, et pour Balzac, et pour tant d’autres, qui ont écrit des horreurs – et pas seulement sur les juifs – mais qui sont dans le cercle – du purgatoire ou du paradis ? surtout pas de l’enfer – des plus grands écrivains français. Klarsfeld a fait un pas de trop, le pas qu’il ne fallait pas… il n’a pas vu, pas senti, pas imaginé… ce que c’était, en France, dans la république des lettres françaises, que d’être l’un des plus grands écrivains français !"

Un député UMP condamné

Lu dans Présent :

A "L’honnête député UMP des Hauts-de-Seine et maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, a été condamné à un an d’inéligibilité pour favoritisme. Rien de très original, on le voit…"

Un an c'est court : il sera de nouveau éligible en juin 2012.

Repentance de la SNCF : le PCF ne défend plus les cheminots

D'Olivier Malentraide dans Présent :

S "C’est Le Républicain lorrain qui le dit : «Il y a quelque chose de dérangeant dans la séance d’autoflagellation que la direction de la SNCF inflige à l’entreprise publique à propos des déportations de la dernière guerre.» Ce qu’il y a de dérangeant, notamment, c’est qu’on sait que le directeur de la SNCF, le sémillant Pepy, fait surtout preuve d’un opportunisme commercial évident. Les Américains, acheteurs potentiels de TGV, voulaient que les chemins de fer français s’expliquent sur cette période-sombre-de-notre-histoire (ferrovaire) ? Eh bien, en avant pour une repentance de plus ! On n’est plus à ça près…

A l’aune de cette repentance, on peut mesurer combien le parti communiste est désormais dans les choux. Ce n’est pas à l’époque de sa splendeur que «le parti des 100 000 fusillés» (sic) aurait laissé passer cette accusation contre les cheminots qui, comment pourrait-on l’ignorer (il y a eu des livres, des documentaires, des films, pour le dire), furent d’admirables résistants… Certains ne résistèrent qu’au froid, certes, n’empêche… […]"

A votre bon coeur !

Lu dans Présent :

"Le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a annoncé mardi une aide exceptionnelle d’au moins 10 millions d’euros pour venir en aide aux diffuseurs de presse."

Nouvelles de France, un média résolument internet

Eric Martin, rédacteur en chef de Nouvelles de France, est interrogé dans Les 4 Vérités :

"Vous avez lancé avec quelques journalistes (et le soutien logistique des « 4 Vérités ») un nouveau site internet, Nouvelles de France. Pourquoi ce site et quelle est son originalité ?

F Nous nous sommes rendu compte qu’il n’existait pas sur Internet en France de site d’information de droite multimodal (proposant à la fois de l’écrit et de la vidéo) au contenu original. Il y a de nombreuses et intéressantes revues de presse en ligne, mais elles puisent souvent auprès de médias soumis au prêt-à-penser (et, en tout cas, ne produisent pas leur propre contenu). En fait, Internet est malheureusement devenu le lieu de l’uniformisation : on retrouve les mêmes dépêches AFP, AP ou Reuters sur (presque) tous les sites d’information. Qui sont (presque) tous de gauche… sans afficher forcément la couleur. Nouvelles de France est un média résolument internet (avec ce que cela permet en matière d’innovation technologique et en matière d’efficacité dans la transmission du message), et résolument décomplexé : comme les « 4 Vérités », avec lesquelles nous travaillons beaucoup, notre site est ouvert à toutes les droites, au fait qu’elles travaillent ensemble tout en conservant leurs spécificités et il est viscéralement indépendant. Aucune vérité ne nous fait peur, surtout pas les vérités qui dérangent…

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que vous avez réalisé ?

Créer son contenu ne signifie pas nous cantonner à des sujets locaux, marginaux ou délaissés par les médias : nous avons ainsi été les premiers en France à annoncer que le Pape soutenait la marche pour la vie du 23 janvier dernier. Les premiers aussi à donner les résultats précis de l’élection pour la succession de Jean-Marie Le Pen. Le député Christian Vanneste s’en est pris avec virulence (et raison !) à Rama Yade dans nos colonnes. Nous avons aussi donné la parole à ce chef d’entreprise qui a dû entamer une grève de la faim pour être autorisé à licencier un salarié délégué du personnel qui avait volé 50 000 euros. Ou encore rencontré Jacques Peyrat, l’ancien maire de Nice, Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil, ou encore une religieuse vivant en ermite… Nous avons suivi les assises internationales de l’islamisation et discuté avec la gauche de l’extrême-gauche dans les défilés de l’automne. Nous avons donné la parole à des évêques, comme celui de Bagdad après l’horrible massacre qui a frappé sa communauté le 31 octobre. Ou encore interrogé les centristes des Yvelines qui travaillent la main dans la main, lassés par l’attitude de leurs étatsmajors respectifs… […]"

Bioéthique : appel à la responsabilité des parlementaires

Alors que le projet sur l'euthanasies est pour le moment enterré, voici maintenant le projet de loi sur la bioéthique, dont la discussion a commencé hier à l'Assemblée nationale. Liberté politique a constitué un dossier sur le sujet.

Il faut nous mobiliser pour sensibiliser les parlementaires à l'importance du sujet et leur demander de protéger absolument l'embryon.

Après Céline, Aragon ?

C'est à lire sur le blog de Bernard Antony :

Aragon "Monsieur Serge Klarsfeld a obtenu du ministre de la culture Frédéric Mitterand que, bien qu’il ait été un très grand écrivain, Louis-Ferdinand Céline soit retiré de la liste des célébrations nationales.
Mais est-il possible alors que l’on puisse tolérer que des rues et des places et des lycées et des collèges puissent encore porter le nom de Louis Aragon ?

Staline-mort-humanite_1195206828 Ce dernier fut quelquefois à ses heures un délicat poète et un romancier de talent. Mais il fut tout au long de sa vie un atroce laudateur de toutes les abominations et exterminations communistes. Véritable crapule stalinienne, honoré pour sa servilité, il n’était pas seulement le thuriféraire du gigantesque assassin du Kremlin mais il hurlait à la mort, il en rajoutait de la manière la plus vomitoire qui fut.

Alors qu’à la Loubianka, siège de la Tchéka et de ses appellations successives en NKVD, G.P.U. (Guépéou), puis KGB, on torturait, on « liquidait » des centaines de milliers de victimes (et au final, chiffre russe officiel : cinq millions d’assassinés) Aragon écrivait : « J’appelle la terreur du fond de mes poumons » (La révolution surréaliste – 1925). Cette crapule bolchevique confirmait cette aspiration sanguinaire : « L’éclat des fusillades ajoute au paysage une gaieté jusqu’alors inconnue : ce sont des ingénieurs et des médecins qu’on exécute. » (Front rouge – 1930) (…)
Stalin-hitler1 Mais alors que Céline fut pendant longtemps un réprouvé et un maudit, Aragon, lui, se vautrait dans les palaces et les honneurs. Avec le manque total de vergogne qui le caractérisait, François Mitterand le décora lui-même de la légion d’honneur le 19 novembre 1981.
On attend maintenant pour le moins de Frédéric Mitterand, de l’ensemble du gouvernement et des collectivités que Louis Aragon qui, pendant un demi siècle, mit son talent au service des crimes contre l’humanité du communisme soit banni de l’honneur public des rues et des édifices et que nul négationnisme de son abjection n’entrave la nécessaire révision de la manière dont on l’évoque dans les livres scolaires."

Une « re-naissance » pour Famille chrétienne

C'est l'ambition du nouveau rédacteur en chef, Aymeric Pourbaix, qui sort une nouvelle formule de l'hebdomadaire catholique. Il explique :

F "Une nouvelle formule, pour quoi faire ? Pour mieux séduire, suivre l’air du temps, être dans le vent ? Ce serait «l’ambition d’une feuille morte», aurait philosophé Gustave Thibon. Nous avons l’audace d’affirmer qu’il ne s’agit rien de moins que d’une «re-naissance»  de Famille Chrétienne. Un retour à la source qui a fait naître ce journal il y a trente-trois ans, juste avant l’élection de Jean-Paul II. […] C’est donc une grande ambition qui porte cette nouvelle formule : un retour à la source, oui. Mais pas n’importe laquelle : la seule, l’unique Source, le Christ. […]

Le premier de ces ressorts, c’est la pédagogie. […] À Famille Chrétienne, nous sommes également habités par le souci de la transmission, et, au premier chef, de la transmission de la foi au sein des familles, et particulièrement les plus jeunes d’entre elles. Il s’agit de former les éducateurs pour faire croître de solides jeunes pousses […]

Le second ressort de notre action est la proximité. […] Pour être plus proche de vous, votre journal se fera davantage le relais des lieux, communautés, paroisses ou mouvements qui témoignent, sur le terrain, de la vitalité de l’Église en France. […]

[…] notre troisième fil conducteur : la profondeur. Que l’exigence qui nous anime puisse vous conforter dans le combat qu’est la vie spirituelle qu’elle permette de «nourrir les affamés» de fortifier ceux qui doutent, de convaincre les indécis, sans oublier de consoler ceux qui pleurent."

Rejet de la proposition de loi sur l’euthanasie. Parallèles avec l’avortement

Le compte-rendu du débat au Sénat est en ligne. Le vote a distingué 170 voix contre l'euthanasie et 142 pour. Extraits significatifs :

S "M. Gilbert Barbier. -[…] ce texte instaure, foin des précautions de langage, un droit à tuer. (Exclamations à gauche) : c'est curieux dans un pays qui a aboli il y a 30 ans la peine de mort ! […] Jamais je ne remettrai un poison même si on me le demande et ne conseillerai d'y recourir : voilà le serment d'Hippocrate ! Je m'exprime ici en conscience, comme je l'ai fait en soutenant la loi Veil de 1975. [sic] […]

M. Guy Fischer. - […] La comparaison s'impose avec la situation des femmes avant la loi de 1975 que Mme Veil a courageusement défendue. Avant qu'il ne soit reconnu que le corps des femmes leur appartient, il aura fallu bien des drames, bien des avortements clandestins, bien des morts. […] En laïc, je reconnais que les convictions religieuses ne commandent pas l'opinion sur ce texte, je sais que des croyants l'acceptent, Mais j'entends aussi chez ceux qui s'opposent vigoureusement au droit à mourir dans la dignité, les mêmes discours qu'on a entendus contre le droit à l'avortement, selon lesquels ce serait nuire à la dignité humaine que de décider du moment de sa mort. […]Au XXe siècle, les femmes ont acquis le droit de disposer de leur corps, en gagnant le droit à la contraception et à l'avortement. Ce texte s'inscrit en continuité ! […]

M. Alain Fouché. – […] Ce n'est pas sans déchirement que le chrétien que je suis [sic] s'est convaincu qu'il nous fallait légiférer. […] Comme les pères de l'Église, Saint-Augustin, Saint-Thomas, ont su opposer le concept de guerre juste au commandement «Tu ne tueras point», ce texte encadre très strictement l'assistance médicale à mourir [resic]. […]

M. Jacques Mézard. - […] Dans ce domaine, comme dans celui de l'IVG, la volonté individuelle doit prévaloir, dans le respect de la clause de conscience du médecin. […]

M. Didier Guillaume. - […] Que ce débat vive est une marque de bonne démocratie. En 1944, le droit de vote aux femmes, en 1975, l'IVG, en 1981, l'abolition de la peine de mort : autant de débats, autant de chances pour notre démocratie. […]

M. Alain Milon. – […] Comme certains veulent maîtriser la naissance, d'autres veulent maîtriser la fin de vie. […]

M. Jean-Jacques Mirassou. – […] Le rôle des parlementaires, ce n'est pas de se fixer sur les sondages mais d'éclairer l'opinion publique, comme nous l'avons fait pour l'IVG ou contre la peine de mort. […]

M. Yves Daudigny. – […] On croit revivre les débats sur l'IVG ! […]"

« L’Europe ne peut pas oublier ses racines chrétiennes »

Toujours dans Famille chrétienne, Michèle Alliot-Marie revient sur l'affaire de l'Agenda de la commission européenne :

E "Je suis ministre d’État d’une république laïque, qui n’oublie pas pour autant que la première Europe fut celle des monastères et des cathédrales. Dans l’affaire de l’agenda européen dans lequel les fêtes chrétiennes étaient omises alors qu’étaient mentionnées celles d’autres religions, Laurent Wauquiez, ministre en charge à mes côtés des Affaires européennes, a saisi immédiatement le commissaire européen responsable de cette publication. Celui-ci a reconnu qu’il s’agissait d’une erreur qui ne se renouvellerait pas.
L’Europe ne peut pas oublier ses racines chrétiennes, c’est une évidence. Elle ne doit pas oublier non plus ce qu’elle doit à l’apport des juifs et des musulmans. L’Europe est et doit demeurer une terre de tolérance."

Que doit l'Europe aux musulmans ? Plusieurs siècles d'occupation de l'Espagne ? La menace constante de l'empire ottoman ?

Les chrétiens sont chez eux dans les pays d’Orient

Michèle Alliot-Marie répond à Famille chrétienne. Extraits :

"Qu’est-ce que la France peut faire de concret pour les chrétiens d’Orient  ?

Après avoir tenté – en vain – de susciter un affrontement entre l’Occident et le monde arabe, Al-Qaïda semble avoir changé de stratégie et vouloir provoquer une confrontation entre religions, entre chrétiens et musulmans. Cette stratégie s’est traduite par des attentats aussi spectaculaires qu’odieux, comme ceux de Bagdad et d’Alexandrie, mais également par des agressions individuelles dans différents pays. L’objectif est de chasser les chrétiens d’Orient de pays dans lesquels ils vivent depuis des siècles.

La France refuse de tomber dans le piège tendu par ces terroristes : c’est pourquoi j’ai pris un certain nombre d’initiatives destinées non seulement à apporter notre aide aux chrétiens d’Orient, mais plus largement à garantir à toutes les minorités religieuses, où qu’elles soient, la liberté de croyance et la liberté de pratique du culte. Car ces deux libertés sont indissociables, et la première sans la seconde est incomplète.

Concrètement, notre action consiste d’abord à accueillir temporairement les blessés qui ne peuvent pas être soignés chez eux. Vous savez que la France en héberge actuellement plusieurs dizaines. Fidèle à sa tradition du droit d’asile, notre pays examine également au cas par cas les demandes de ceux qui estiment que leur vie est directement menacée.

Mais l’objectif de notre action n’est en aucun cas de pousser les chrétiens d’Orient au départ ou à l’exil. Au contraire : les chrétiens arabes sont chez eux dans les pays arabes, où ils doivent pouvoir pratiquer leur religion, et le faire en toute sécurité. C’est leur volonté, c’est aussi celle des responsables chrétiens, comme me l’a confirmé le patriarche catholique d’Antioche, Sa Béatitude Ignace Youssif III Younan, que j’ai reçu au Quai d’Orsay deux semaines après ma nomination. Et c’est également la volonté des autorités politiques de ces pays, dont les institutions et les gouvernements soutiennent la liberté de culte.

A Pour que cette action soit la plus efficace possible, j’ai souhaité qu’elle se situe au niveau européen. C’est pourquoi, avec mon homologue italien Franco Frattini, nous avons saisi Catherine Ashton, Haut Représentant de l’Union européenne, afin que cette question figure à l’ordre du jour du Conseil du 31 janvier. Les Européens doivent étudier ensemble comment contribuer très concrètement, avec les États concernés, à la sécurité des chrétiens dans les pays dans lesquels ils vivent, et plus généralement, à la liberté réelle d’exercice des cultes. Dans le nord de l’Irak, par exemple, environ 50 000 chrétiens sont réfugiés dans la zone kurde : l’Union européenne ne pourrait-elle pas aider les autorités locales à faire face à cet afflux ? […]

Vous avez évoqué pour la diplomatie la nécessité d’agir en visant le long terme. Justement pensez-vous que, à long terme, il y aura encore des chrétiens en Orient ?

Je crois qu’il y en aura et je souhaite qu’il y en ait. Cela me paraît indispensable à l’enrichissement des pays et à la paix entre les peuples. D’abord parce que, les chrétiens sont chez eux dans ces pays. Ce sont eux qui sont chez eux, ce ne sont pas les terroristes. Il est important qu’ils puissent continuer à vivre chez eux, et qu’ils puissent totalement exercer leur liberté de culte. Et je pense que tout le monde y a intérêt. C’est  lorsque les gens vivent ensemble et sont capables de se parler qu’il n’y a pas d’agressivité. Si un jour on arrivait à des Etats monoreligieux alors on risquerait d’encourager la grande aspiration de Ben Laden, une déflagration mondiale entre les religions."

« Le Vatican lâche Berlusconi » ?

Voilà un cas concret de désinformation journalistique démonté par Benoît-et-moi. Ne se fiant pas aux dépêches d'agences, la blogueuse a lu le long discours du cardinal Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne :

B "Les évêques d'Italie sont réunis ces jours-ci à Ancône, dans le cadre du Conseil permanent de la Conférence épiscopale. Le cardinal Bagnasco, archevêque de Gênes, est le président de la CEI, et devait à ce titre prononcer le discours d'ouverture, un discours très attendu dans le contexte de la crise politique et institutionnelle que traverse en ce moment l'Italie, secouée par les "scandales" Berlusconi. La presse de gauche, en particulier, qui, pour des raisons obscures, veut la peau du Cavaliere, et qui pousse des cris d'orfraie dès que l'Eglise élève la voix pour la défense de la vie et de la famille, contre l'avortement et le "DICO", réclame cette fois fermement l'ingérence du Pape. […]

Comme je suis agacée par les affirmations de gens qui écrivent n'importe quoi sur le sujet en se fiant aux dépêches d'agences, et aux articles qu'en tirent "Le Monde" et consorts, j'ai eu la curiosité de lire le long texte d'une douzaine de pages […]. Sur un total de 26 paragraphes, et de 490 lignes, la fonction "statistiques" de Word m'a permis de déterminer qu'un seul paragraphe de 36 lignes, vers la fin, abordait l'actualité de l'Italie. […] Objectivement, on ne peut pas dire que l'Eglise accable Berlusconi. Les propos du Cardinal sont très équilibrés, et renvoient les différents protagonistes dos à dos. Rien ne justifie les titres du genre "Le Vatican lâche Berlusconi". Non. L'Eglise veut simplement le bien commun, et rappelle chacun à ses devoirs. Point"

Osservatore vaticano va même plus loin :

"Même ce discours du cardinal Bagnasco, en apparence très critique à l’égard du comportement de Berlusconi, pourra très bien être interprété ici ou là comme un discret soutien – en ce sens qu’il aura été moins critique que certains l’espéraient […] En attendant, le cardinal Bagnasco a dit des choses qui valent bien au-delà du cas particulier du « Rubygate ». Partout et en tout temps, il me semble opportun que les représentants politiques (et, par voie de conséquence, les électeurs aussi…) aient un comportement moral digne. Le moins que l’on puisse attendre d’une personne qui se propose de gouverner une collectivité, c’est qu’elle soit capable de se gouverner elle-même. Et cela semble de plus en plus rare !"

Ajoutons que, en matière de morale, la gauche n'a pas de leçon à donner à Berlusconi.