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Le Pape répond aux «dubia» des cinq cardinaux

Suite aux 5 questions rendues publiques ce matin, Rome a publié les réponses du pape :

Le Pape François a répondu à cinq questions, des «dubia» ou «doutes» en latin, qui lui ont été adressées en juillet dernier par les cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Leo Burke, avec le soutien de trois autres cardinaux, Juan Sandoval Íñiguez, Robert Sarah et Joseph Zen Ze-kiun. Les questions des cardinaux, en italien, et les réponses du Pape, en espagnol, ont été publiées aujourd’hui sur le site du Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Vous trouverez ci-dessous le texte et notre traduction en français des réponses du Pape :

1) Dubium sur l’affirmation selon laquelle la Révélation divine devrait être réinterprétée en fonction des changements culturels et anthropologiques en cours.

Suite aux affirmations de certains évêques, qui n’ont été ni corrigées ni rétractées, la question se pose de savoir si la Révélation divine dans l’Église doit être réinterprétée en fonction des changements culturels de notre temps et de la nouvelle vision anthropologique que ces changements promeuvent ; ou si la Révélation divine est contraignante pour toujours, immuable et donc à ne pas contredire, selon ce qui a été dicté au Concile Vatican II et qui stipule qu’à Dieu qui révèle est due «l’obéissance de la foi» (Dei Verbum 5) ; que ce qui est révélé pour le salut de tous doit rester «à jamais intact» et vivant, et être «transmis à toutes les générations» (7) et que le progrès de l’intelligence n’implique aucun changement dans la vérité des choses et des mots, parce que la foi a été «transmise une fois pour toutes» (8), et que le Magistère n’est pas supérieur à la Parole de Dieu, mais n’enseigne que ce qui a été transmis (10).

Réponse du Pape François

Chers frères,

Bien qu’il ne me semble pas toujours prudent de répondre aux questions qui me sont directement adressées, et qu’il me serait impossible de répondre à toutes, dans le cas présent, j’ai jugé opportun de le faire en raison de la proximité du Synode.

Réponse à la première question

a) La réponse dépend du sens que l’on attribue au mot «réinterpréter». S’il est compris comme «mieux interpréter», l’expression est valable. En ce sens, le Concile Vatican II a affirmé qu’il est nécessaire que, par le travail des exégètes – et j’ajouterais, des théologiens – «le jugement de l’Église mûrisse»  (Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 12).

b) Par conséquent, s’il est vrai que la Révélation divine est immuable et toujours contraignante, l’Église doit être humble et reconnaître qu’elle n’épuise jamais son insondable richesse et qu’elle a besoin de grandir dans sa compréhension.

c) Par conséquent, elle grandit aussi dans sa compréhension de ce qu’elle a elle-même affirmé dans son Magistère.

d) Les changements culturels et les nouveaux défis de l’histoire n’altèrent pas la Révélation, mais peuvent nous stimuler à mieux exprimer certains aspects de sa richesse débordante et qui offre toujours plus.

e) Il est inévitable que cela puisse conduire à une meilleure expression de certaines affirmations passées du Magistère, et cela s’est effectivement produit au cours de l’histoire.

f) D’autre part, il est vrai que le Magistère n’est pas supérieur à la Parole de Dieu, mais il est également vrai que tant les textes de l’Écriture que les témoignages de la Tradition ont besoin d’une interprétation qui permette de distinguer leur substance pérenne du conditionnement culturel. Cela est évident, par exemple, dans les textes bibliques (comme Exode 21:20-21) et dans certaines interventions magistérielles qui ont toléré l’esclavage (cf. Nicolas V, Bulle Dum Diversas, 1452). Il ne s’agit pas d’un argument secondaire, vu son lien intime lié à la vérité éternelle de la dignité inaliénable de la personne humaine. Ces textes doivent être interprétés. Il en va de même pour certaines considérations du Nouveau Testament sur les femmes (1 Corinthiens 11 : 3-10 ; 1 Timothée 2 : 11-14) et d’autres textes de l’Écriture et témoignages de la Tradition qui ne peuvent être répétés tels quels aujourd’hui.

g) Il est important de souligner que ce qui ne peut pas changer, c’est ce qui a été révélé «pour le salut de tous» (Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 7). Par conséquent, l’Église doit constamment discerner ce qui est essentiel pour le salut et ce qui est secondaire ou moins directement lié à ce but. Je souhaite rappeler ce qu’affirmait saint Thomas d’Aquin: «plus on descend dans les détails, plus l’indétermination augmente» (Summa Theologiae 1-1 1, q. 94, art. 4).

h) Enfin, la seule formulation d’une vérité ne pourra jamais être adéquatement comprise si elle est présentée isolément, isolée du contexte riche et harmonieux de l’entière Révélation. La «hiérarchie des vérités» implique également de placer chaque vérité en juste connexion avec des vérités plus centrales et avec l’enseignement de l’Église dans son ensemble. Cela peut enfin éventuellement conduire à différentes manières d’exposer la même doctrine, même si «pour ceux qui rêvent d’une doctrine monolithique défendue par tous sans nuance, cela peut sembler une dispersion imparfaite. Mais en réalité, cette variété aide à mieux manifester et à développer les différents aspects de l’inépuisable richesse de l’Évangile» (Evangelii gaudium, 40). Tout courant théologique comporte des risques, mais aussi des opportunités.

2) Dubium sur l’affirmation que la pratique répandue de bénir les unions de personnes de même sexe est en accord avec la Révélation et le Magistère (CCC 2357).

Selon la Révélation divine, attestée dans la Sainte Écriture, que l’Église «par mandat divin et avec l’assistance de l’Esprit Saint, écoute pieusement, conserve saintement et expose fidèlement» (Dei Verbum IO): «Au commencement», Dieu créa l’homme à son image, il les créa homme et femme et les bénit pour qu’ils soient féconds (cf. Gn 1, 27-28), et pour cette raison l’apôtre Paul enseigne que nier la différence sexuelle est la conséquence de la négation du Créateur (Rm 1, 24-32). La question qui se pose est la suivante: l’Église peut-elle déroger à ce «commencement», en le considérant, contrairement à ce qu’enseigne Veritatis splendor 103, comme un simple idéal, et en acceptant comme «bien possible» des situations objectivement pécheresses, telles que les unions de personnes du même sexe, sans manquer à la doctrine révélée ?

Réponse du Pape François à la deuxième question

a) L’Église a une conception très claire du mariage: une union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la procréation d’enfants. Seule cette union peut être appelée «mariage». Les autres formes d’union ne le réalisent que «de manière partielle et analogique» (Amoris laetitia 292) et ne peuvent donc pas être strictement appelées «mariage».

b) Ce n’est pas seulement une question de noms, mais la réalité que nous appelons mariage a une constitution essentielle unique qui requiert un nom exclusif, non applicable à d’autres réalités. Elle est sans aucun doute beaucoup plus qu’un simple «idéal».

c) C’est pourquoi l’Église évite tout type de rite ou de sacramentel qui pourrait contredire cette conviction et faire croire que l’on reconnaît comme mariage quelque chose qui ne l’est pas.

d) Cependant, dans nos relations avec les personnes, nous ne devons pas perdre la charité pastorale, qui doit imprégner toutes nos décisions et attitudes. La défense de la vérité objective n’est pas la seule expression de cette charité, qui est aussi faite de bonté, de patience, de compréhension, de tendresse et d’encouragement. Nous ne pouvons donc pas être des juges qui ne font que nier, rejeter, exclure.

e) La prudence pastorale doit donc discerner correctement s’il existe des formes de bénédiction, demandées par une ou plusieurs personnes, qui ne véhiculent pas une conception erronée du mariage. En effet, lorsqu’on demande une bénédiction, on exprime une demande d’aide à Dieu, un appel à pouvoir mieux vivre, une confiance en un Père qui peut nous aider à mieux vivre.

f) D’autre part, bien qu’il existe des situations qui, d’un point de vue objectif, ne sont pas moralement acceptables, la même charité pastorale nous demande de ne pas traiter simplement comme «pécheurs» d’autres personnes dont la culpabilité ou la responsabilité peuvent être atténuées par divers facteurs qui influencent l’imputabilité subjective (cf. saint Jean-Paul II, Reconciliatio et Paenitentia, n. 17).

g) Les décisions qui, dans certaines circonstances, peuvent faire partie de la prudence pastorale ne doivent pas nécessairement devenir une norme. En d’autres termes, il n’est pas opportun qu’un diocèse, une Conférence épiscopale ou toute autre structure ecclésiale autorise constamment et officiellement des procédures ou des rites pour toutes sortes de questions, car tout «ce qui fait partie d’un discernement pratique face à une situation particulière ne peut être élevé au rang de norme», car cela «donnerait lieu à une casuistique insupportable» (Amoris laetitia 304). Le droit canonique ne doit pas et ne peut pas tout couvrir, et les Conférences épiscopales, avec leurs divers documents et protocoles, ne doivent pas non plus l’exiger, car la vie de l’Église passe par de nombreux canaux en plus des canaux normatifs.

3) Dubium sur l’affirmation que la synodalité est une «dimension constitutive de l’Église»(Const.Ap. Episcopalis Communio 6), de sorte que l’Église serait synodale par nature.

Étant donné que le Synode des évêques ne représente pas le Collège des évêques, mais n’est qu’un organe consultatif du Pape, les évêques, en tant que témoins de la foi, ne peuvent pas déléguer leur confession de la vérité, il est demandé si la synodalité peut être le critère régulateur suprême du gouvernement permanent de l’Église sans dénaturer sa structure constitutive voulue par son Fondateur, en fonction de quoi l’autorité suprême et plénière de l’Église est exercée, tant par le Pape en vertu de sa charge, que par le collège des évêques avec son chef le pontife romain (Lumen Gentium 22).

Réponse du pape François à la troisième question

a) Bien que vous reconnaissiez que l’autorité suprême et plénière de l’Église est exercée à la fois par le Pape en vertu de sa charge et par le collège des évêques avec leur chef, le Pontife romain (cf. Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 22), vous manifestez par ces questions votre besoin de participer, d’exprimer librement votre opinion et de collaborer, demandant ainsi une forme de “synodalité” dans l’exercice de mon ministère.

b) L’Église est un «mystère de communion missionnaire», mais cette communion n’est pas seulement affective ou éthérée, elle implique nécessairement une participation réelle: non seulement la hiérarchie, mais tout le Peuple de Dieu, de différentes manières et à différents niveaux, peut faire entendre sa voix et se sentir partie prenante du cheminement de l’Église. En ce sens, nous pouvons dire que la synodalité, en tant que style et dynamisme, est une dimension essentielle de la vie de l’Église. Saint Jean-Paul II a dit de très belles choses sur ce point dans Novo millennio ineunte.

c) Sacraliser ou imposer une certaine méthodologie synodale qui plaît à un groupe, pour en faire une norme et un chemin obligatoire pour tous, est une chose différente, car cela ne conduirait qu’à “geler” le chemin synodal, en ignorant les différentes caractéristiques des diverses Églises particulières et la richesse bigarrée de l’Église universelle.

4) Dubium sur le soutien des pasteurs et des théologiens à la théorie selon laquelle “la théologie de l’Église a changé” et donc que l’ordination sacerdotale peut être conférée à des femmes.

À la suite des affirmations de certains prélats, qui n’ont été ni corrigées ni rétractées, selon lesquelles la théologie de l’Église et le sens de la messe ont changé avec Vatican II, la question se pose de savoir si le dictat du Concile Vatican II est toujours valable, selon lequel «le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel qui ont en eux une différence essentielle et non seulement en degré» (Lumen Gentium IO) et que les presbytres, en vertu du «pouvoir sacré d’offrir le Sacrifice et de remettre les péchés» (Presbyterorum Ordinis 2), agissent au nom et en la personne du Christ médiateur, par lequel le sacrifice spirituel des fidèles est rendu parfait? Il est demandé également si l’enseignement de la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis de saint Jean-Paul II, qui enseigne comme une vérité à considérer définitive l’impossibilité de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes, est toujours valable, de sorte que cet enseignement n’est plus assujetti à des changements ou à la libre discussion des pasteurs ou des théologiens.

Réponse du Pape François à la quatrième question

a) «Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel qui ont entre eux une différence essentielle» (Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 10). Il n’est pas opportun de défendre une différence de degré qui implique de considérer le sacerdoce commun des fidèles comme quelque chose de “second ordre” ou de moindre valeur (un «degré inférieur»). Les deux formes de sacerdoce s’éclairent et se soutiennent mutuellement.

b) Lorsque saint Jean-Paul II a enseigné qu’il faut affirmer «de façon définitive» qu’il est impossible de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes, il n’a en aucun cas dénigré les femmes et conféré le pouvoir suprême aux hommes. Saint Jean-Paul II a également affirmé d’autres choses. Par exemple, que lorsque nous parlons de pouvoir sacerdotal, «Nous sommes dans le concept de la fonction, non de la dignité et de la sainteté». (St Jean-Paul II, Christifideles Laici, 51). Ce sont des mots que nous n’avons pas suffisamment accueillis. Il a aussi clairement affirmé que, bien que seul le prêtre préside l’Eucharistie, les tâches «ne donnent pas lieu à la supériorité de certains sur d’autres» (St Jean Paul II, Christifideles laici, note 190 ; Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Inter Insigniores, VI). Il a également affirmé que si la fonction sacerdotale est «hiérarchique», elle ne doit pas être comprise comme une forme de domination, mais comme «totalement ordonnée à la sainteté des membres du Christ» (St Jean Paul II, Mulieris dignitatem, 27). Si l’on ne comprend pas cela et si l’on ne tire pas les conséquences pratiques de ces distinctions, il sera difficile d’accepter que le sacerdoce soit réservé aux seuls hommes et l’on ne pourra pas reconnaître les droits des femmes ni la nécessité pour elles de participer, de diverses manières, à la conduite de l’Église.

c) D’autre part, pour être rigoureux, nous reconnaissons qu’une doctrine claire et faisant autorité sur la nature exacte d’une “déclaration définitive” n’a pas encore été élaborée de manière exhaustive. Il ne s’agit pas d’une définition dogmatique, cependant, elle doit être acceptée par tous. Personne ne peut la contredire publiquement et pourtant elle peut faire l’objet d’études, comme dans le cas de la validité des ordinations dans la Communion anglicane.

5) Dubium au sujet de l’affirmation «le pardon est un droit de l’Homme» et de l’insistance du Saint-Père sur le devoir d’absoudre tout le monde et toujours, de sorte que le repentir ne serait pas une condition nécessaire à l’absolution sacramentelle.

Il est demandé si l’enseignement du Concile de Trente, selon lequel, pour que la confession sacramentelle soit valide, la contrition du pénitent est nécessaire, laquelle consiste à détester le péché commis avec l’intention de ne plus pécher (Session XIV, Chapitre IV : DH 1676), est toujours en vigueur, de sorte que le prêtre doit reporter l’absolution lorsqu’il est clair que cette condition n’est pas remplie.

Réponse du Pape François à la cinquième question

a) Le repentir est nécessaire pour la validité de l’absolution sacramentelle et implique l’intention de ne pas pécher. Mais il n’y a pas de mathématiques ici et je dois vous rappeler une fois de plus que le confessionnal n’est pas un bureau de douane. Nous ne sommes pas des maîtres, mais d’humbles intendants des sacrements qui nourrissent les fidèles, parce que ces dons du Seigneur, plutôt que des reliques à garder, sont des aides de l’Esprit Saint pour la vie des gens.

b) Il y a de nombreuses façons d’exprimer le repentir. Souvent, chez les personnes dont l’estime de soi est très blessée, plaider coupable est une torture cruelle, mais le simple fait de s’approcher de la confession est une expression symbolique du repentir et de la recherche de l’aide divine.

c) Je voudrais également rappeler que «parfois, il nous coûte beaucoup de faire place à l’amour inconditionnel de Dieu dans la pastorale» (Amoris laetitia 311), mais qu’il faut l’apprendre. À la suite de saint Jean-Paul II, je soutiens que nous ne devrions pas exiger des fidèles des intentions de correction trop précises et certaines, qui finissent par devenir abstraites ou même narcissiques, mais même la prévisibilité d’une nouvelle chute «ne porte pas atteinte à l’authenticité de l’intention» (saint Jean-Paul II, Lettre au Card. William W. Baum et aux participants au cours annuel de la Pénitencerie apostolique, 22 mars 1996, 5).

d) Enfin, il doit être clair que toutes les conditions qui sont habituellement posées à l’aveu ne sont généralement pas applicables lorsque la personne se trouve dans une situation d’agonie ou avec des capacités mentales et psychiques très limitées.

Un eurosceptique élu en Slovaquie

Robert Fico a gagné les élections en Slovaquie et il vient d’être nommé Premier ministre. Théoriquement social-démocrate, il est eurosceptique, anti-immigration, anti-LGBT, anti-woke, et « pro-russe » (il est contre la livraison d’armes à l’Ukraine).

Fico avait déjà gouverné entre 2006 et 2018 (avec une interruption de deux ans), et il avait donc participé aux grandes heures du Groupe de Visegrad (Pologne-Tchéquie-Slovaquie-Hongrie) quand celui-ci s’opposait à Bruxelles et esquissait une autre Union européenne respectueuse des nations.

PMA : explosion des demandes de congélation des ovocytes

Les demandes de congélation des ovocytes sans motif médical, pour éventuellement les utiliser plus tard dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA), explosent. Vingt mois après sa légalisation, la demande d’autoconservation de gamètes pour ­raison non médicale ne désemplit pas, avec une « tension spécifique à l’Ile-de-France », confirme la direction générale de la santé.

Cette autoconservation est ­possible depuis la loi relative à la bioéthique du 2 août 2021, qui élargit la PMA. Jusqu’ici réservée aux raisons médicales pouvant affecter la fertilité, comme un cancer, la préservation d’ovocytes est désormais ouverte à toute femme de 29 à 37 ans, gratuitement (c’est l’Etat qui paie…), pour une utilisation jusqu’à son 45e anniversaire. Seule la conservation dans de l’azote liquide à -196 °C reste à charge, 40 euros par an.

« Je ne veux pas d’enfant pour l’instant, mais je préfère garder mes options ouvertes. J’en ai fait ma priorité de la rentrée. » Marine (le prénom a été modifié [sic]), 32 ans

Harcèlement scolaire : et si les parents cessaient de donner des smartphones à leurs adolescents ?

À Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, le proviseur du collège lycée privé sous-contrat Saint-Michel a envoyé une lettre aux parents, dans laquelle il écrit qu’il ne se préoccupera pas “des cas de harcèlement pour les enfants qui disposent de smartphones” en indiquant que “les parents qui fournissent à leurs enfants ces appareils doivent en assumer les conséquences”. Un professeur explique :

“Ça peut être choquant parce qu’on peut se dire qu’on ne s’occupe pas des enfants, toutefois, tout ce qui est harcèlement sur les réseaux sociaux, nous n’avons pas la main dessus”.

Le proviseur Yann de Cacqueray a clarifié ses propos :

“Il y a un certain nombre de choses qui sont de notre responsabilité à l’intérieur de l’établissement et si un élève est harcelé par d’autres élèves, il est absolument normal que nous intervenions. Mais, en l’occurrence, sur les réseaux sociaux, il est absolument normal que nous disions aux parents que ces engins-là vont très au-delà de notre compétence”.

Le diocèse, dont l’établissement ne dépend pas (il dépend d’une congrégation), s’est désolidarisé de ce propos…

La Cité de l’Histoire célèbre Victor Hugo

Les 6 et 7 octobre prochains, la Cité de l’Histoire sera le théâtre de deux soirées spéciales, célébrant deux figures marquantes du XIXe siècle français : Victor Hugo et Juliette Drouet (actrice française qui a été la compagne de Victor Hugo pendant près de cinquante ans.).

Soirée 1 – Vendredi 6 octobre à 20h00
Spectacle immersif à 360° “Hugo, l’homme révolution” suivi de la pièce de théâtre en solo “Juliette, Victor Hugo, mon fol amour” jouée par Marie Lussignol.

Soirée 2 – Samedi 7 octobre à 20h00
En plus du spectacle immersif à 360° et de la pièce de théâtre, profitez d’une intervention de Patrick Tudoret, auteur et metteur en scène de la pièce, puis laissez-vous transporter par une conférence de Franck Ferrand sur Victor Hugo, suivi d’un échange convivial autour d’un verre de champagne et de délicieux macarons.

Réservez votre place ici.

L’ordre naturel ne consiste pas à “construire” la société à partir des individus, mais à faire naître et grandir des personnes dans la piété filiale

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur la visite du pape à Marseille :

« Les événements ne sont que l’écume des choses, ce qui m’intéresse, c’est la mer ». A l’école du poète Paul Valéry, une semaine après la visite du pape François à Marseille et au-delà de la question dramatique des vagues migratoires, intéressons-nous à ce qui fait une nation. Que seraient en effet les vertus d’accueil et les charmes de la paix, si la conscience des ingrédients qui permettent les unes et garantissent les autres venait à disparaître ? A quoi bon ouvrir des portes, si ces dernières ne sont pas fixées sur des murs porteurs ?

L’identité nationale, loin d’être un gros mot, relève de ces réalités naturelles mises en lumière par Platon, Aristote puis prolongées par toute la scholastique. Jean-Paul II, dans son testament politique Mémoire et identité (Flammarion, 2005) parle de la famille, de la nation et de la patrie comme « des réalités irremplaçables ». La nation représente la grande communauté des hommes unis par des liens divers, mais surtout, précisément par la culture. La nation existe, selon lui, “par” la culture et “pour” la culture. Le pape polonais allait même jusqu’à parler « du droit de la nation au fondement de sa culture et de son avenir ».

Dans son célèbre discours Qu’est-ce qu’une nation ? prononcé à la Sorbonne en 1882, Ernest Renan répondra à cette vaste question avec le génie synthétique propre aux esprits brillants. Sa définition porte encore aujourd’hui à méditation :

 « Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire, voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple ».

Oui, la souveraineté fondamentale d’une nation se manifeste dans sa culture et la pérennité de son histoire : « avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore ». La nation représente ce tabernacle institutionnel contenant en son sein un peuple qui, ayant pris conscience de lui, s’aime lui-même et entend exister comme une réalité objective à ses propres yeux. Autrement dit, elle est « une communauté de destin enracinée dans un héritage commun » selon la formule de Taine. La tradition philosophique venue de la Grèce et reprise à son compte par la doctrine sociale catholique a ainsi toujours considéré que les nations sont la dimension naturelle de la vie politique. Le concept de nation correspond aux besoins d’une humanité finie. La communauté morale de l’humanité existe bien mais elle est trop vaste pour s’incarner politiquement dans une philia illimitée. Le catéchisme affirme nettement que seul Dieu, en effet, peut aimer également tous les hommes. L’homme, lui, n’est pas capable de cela. Il ne peut aimer concrètement que son plus proche. Les plus idéalistes trouveront cette limite humaine regrettable mais le réalisme nous fera constater qu’il s’agit d’un défi déjà loin d’être relevé par tous…

Dans une tribune publiée dans Le Figaro, le philosophe Pierre Manent s’est ému, avec la franchise et la précision qu’on lui connaît, du regard politique du pape François sur les migrations dont l’Europe est actuellement la destination principale. « On est frappé par la légèreté avec laquelle le pape François considère les attachements humains. La distinction n’est pas faite entre le devoir de secourir qui est en effet inconditionnel et l’obligation de recevoir dans la citoyenneté qui ne saurait avoir le même caractère ». La perplexité de Pierre Manent se comprend. L’Eglise, dans son enseignement constant, a toujours considéré effectivement que l’ordre naturel ne consistait pas à “construire” la société à partir des individus, en les faisant souscrire à un “contrat social” d’après un “projet de société”, mais à faire naître et grandir des personnes dans la piété filiale, au sein de familles déjà groupées entre elles en une société. La nation est, en réalité, une famille de familles. L’idée du contrat social – et a fortiori du pacte républicain ! – passé entre personnes individuelles et conçu comme fondement et lien de la société politique, en est au contraire destructeur parce qu’il déclasse, relativise, estompe la réalité familiale et la réalité nationale.

Cette vision rousseauiste se retrouve dans le code civil issu de la Révolution et dont Renan, déjà cité plus haut, avait analysé sans concession les insuffisances et limites :

« Un code de lois qui semble avoir été fait pour un citoyen idéal, naissant enfant trouvé et mourant célibataire, où l’homme avisé est l’égoïste qui s’arrange pour avoir le moins de devoirs possibles, ne peut engendrer que faiblesse et petitesse ».  

Tout à l’inverse, la piété nationale ne saurait être un revêtement accessoire de la patrie temporelle mais bien plutôt une condition de sa survie. Elle est œuvre de justice et gage de fiertés. Grave danger que de se montrer désinvolte ou indifférent à l’égard du patrimoine moral et intellectuel de sa nation. A faire fi de ses racines, comment ambitionner d’offrir des fruits ? Si l’on n’honore pas, on commence à négliger et l’on court alors le risque de se retrouver désarmé, plus vite qu’on ne le pense, devant la barbarie.

Beaucoup se posent la question si l’on peut encore, si l’on peut toujours, attendre du christianisme les énergies par lesquelles il a tant de fois dans le passé, guéri, voire ressuscité les nations. Cette inquiétude, légitime, mériterait cependant d’être remplacée par une certitude plus stimulante : la continuité historique de la nation française ne passera que par un christianisme retrouvé. Libre à chacun de s’en convaincre. Et, surtout, d’y contribuer.

Lisez et diffusez cette plaquette sur l’euthanasie

Dans la perspective du prochain combat contre la culture de mort (sur l’euthanasie), je vous propose de découvrir ou redécouvrir (et surtout de faire circuler largement) une petite plaquette que nous avions réalisée avec l’Institut France Renaissance et envoyée aux parlementaires en 2015 (quand le sieur Hollande envisageait déjà de légaliser l’euthanasie).

Intitulée “Euthanasie et nazisme”, elle retrace l’histoire et l’idéologie de la fameuse Aktion T4 que les évêques allemands avaient réussi à interrompre par leurs protestations. Elle montre aussi que la principale “nouveauté” nationale-socialiste en matière d’euthanasie fut précisément ce que les bonnes âmes de la culture de mort contemporaine annoncent comme la marque de l’euthanasie “démocratique”: la noté de “mort douce” ou “miséricordieuse”. Tout les autres arguments, notamment celui sur le poids du vieillard ou du handicapé sur la société, étaient déjà utilisés avant. Le génie de la propagande nazie a été de faire de l’euthanasie un “bienfait” pour ses victimes. Pas sûr que la Macronie assume totalement ce funeste compagnonnage…

En tout cas, vous pouvez télécharger la plaquette ici (et, encore une fois, faites suivre le lien au plus de gens possible pour faire connaître cette histoire – et rappeler qu’une résistance spirituelle peut réussir, même face au Moloch de la culture de mort!)

5 questions au pape des cardinaux Brandmüller, Burke, Sandoval, Sarah et Zen

Questions publiées sur Res Novae :

Le 10 juillet 2023, dans le contexte de la préparation de la première assemblée du Synode sur la synodalité, les cardinaux Brandmüller, Burke, Sandoval, Sarah, Zen, ont présenté cinq questions (dubia) au pape François. Ce dernier leur ayant fait une réponse extrêmement vague le 12 juillet, les cinq cardinaux ont alors reformulé leurs questions en demandant au pape une réponse par « oui » ou par « non ».

On trouvera l’entier dossier sur ces échanges sur le site de L’Homme nouveau, au 2 octobre 2023.

Voici les questions des cardinaux :

1 – Est-il possible que l’Église enseigne aujourd’hui des doctrines contraires à celles qu’elle enseignait auparavant en matière de foi et de morale, que ce soit par le Pape ex cathedra, ou selon les définitions d’un Concile œcuménique, ou encore selon le Magistère ordinaire universel des Évêques dispersés dans le monde (cf. Lumen Gentium 25) ?

2 A – Est-il possible que, dans certaines circonstances, un pasteur puisse bénir des unions entre personnes homosexuelles, laissant ainsi entendre que le comportement homosexuel en tant que tel ne serait pas contraire à la loi de Dieu et au cheminement de la personne vers Dieu ?

2 B – L’enseignement constant du Magistère ordinaire universel, selon lequel tout acte sexuel en dehors du mariage, et en particulier les actes homosexuels, constituent un péché objectivement grave contre la loi de Dieu, indépendamment des circonstances dans lesquelles ils ont lieu et de l’intention avec laquelle ils sont accomplis, est-il toujours valable ?

3 – Le Synode des évêques qui se tiendra à Rome, et qui ne comprendra qu’une sélection choisie de pasteurs et de fidèles, exercera-t-il, au sujet des questions doctrinales ou pastorales sur lesquelles il sera appelé à s’exprimer, l’autorité suprême de l’Église, qui appartient exclusivement au Pontife romain et, una cum capite suo, au Collège des Évêques (cf. can. 336 C.I.C.) ?

4 –L’Église pourrait-elle à l’avenir avoir la faculté de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes, contredisant ainsi le fait que la réservation exclusive de ce sacrement à des hommes baptisés appartient à la substance même du sacrement de l’ordre, que l’Église ne peut pas changer ?

5 –Un pénitent peut-il validement recevoir l’absolution sacramentelle si, tout en avouant un péché, il refuse de prendre d’une quelconque manière la résolution de ne pas le commettre à nouveau ?

Walter Cardinal Brandmüller,
Raymond Leo Cardinal Burke,
Juan Cardinal Sandoval Íñiguez,
Robert Cardinal Sarah,
Joseph Cardinal Zen Ze-kiun

La croyance en la réincarnation semble rassurer l’homme et simplifier la réponse au problème du mal

La croyance à la réincarnation est un phénomène de plus en plus ancré aujourd’hui chez des contemporains souvent influencés sans même en être conscients par les religiosités orientales. Claves revient dans deux articles sur cette question actuelle, d’un point de vue philosophique – naturel donc – puis théologique. Extrait :

[…] Au-delà de son impossibilité philosophique, liée au dualisme qui en est le soubassement, la doctrine de la métempsycose est incompatible avec plusieurs éléments incontournables de la doctrine catholique des fins des dernières.

L’Église enseigne invariablement que la mort est la « séparation de l’âme et du corps »[3], au moment de laquelle chaque âme passe par le jugement particulier, qui fixe à jamais son sort : paradis, enfer ou purgatoire, pour les hommes qui n’ont pas suffisamment satisfait au long de leur existence terrestre.

Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du Ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours[4].

Au contraire, la plupart des versions de la métempsycose affirment la possibilité de plusieurs « chances » à travers des existences successives. Le purgatoire n’a alors plus de raison d’être, puisque le cycle de renaissances assure l’expiation des fautes passées. L’enfer est occulté car la croyance en la réincarnation se veut souvent rassurante, fondée sur l’idée que la vie humaine ne peut se solder par un échec. Quant au paradis, il devient un horizon lointain et évanescent, qui ne concerne que l’âme seule, enfin échappée de la prison de la matière. La résurrection des corps est doublement inconcevable : en raison du dualisme foncier qui sous-tend la métempsycose, et puisque l’âme, jointe successivement à plusieurs corps, ne saurait être réunie à un seul d’entre eux pour l’éternité.

La croyance en la réincarnation procède finalement d’une volonté de simplification face aux mystères de l’au-delà et du mal, mais aussi d’un constat d’impuissance : l’homme demeure finalement livré à lui-même, sans soutien de la grâce il ne peut compter que sur ses propres forces pour avancer vers le bonheur ultime. La conception de la béatitude qui en résulte est à l’avenant : si nous ne gagnons l’éternité que par nous-même, elle demeure à notre niveau, et l’on ne voit pas comment elle serait l’entrée dans un bonheur sans fin, apte à combler infiniment tous nos désirs et nos possibilités.

Autres aspects théologiques du débat

Élargissons la perspective pour terminer, car la question de la réincarnation soulève des questions théologiques bien au-delà de la seule question des fins dernières.

Puisque cette croyance se présente souvent comme une manière de résoudre le problème du mal (ou plutôt de l’éluder, en renvoyant l’explication du mal présent à des existences antérieures ou postérieurs dont nous n’aurions pas conscience), elle touche à la question de la souffrance du juste. Constatant le fait universel (les méchants semblent parfois mieux lotis que les bons : « Pourquoi les méchants vivent-ils? Pourquoi les voit-on vieillir et accroître leur force ? » se demande le vieillard Job[5].}}), les tenants de la métempsycose cherchent à l’interpréter à leur niveau. Ils ne peuvent en tirer qu’une conception fataliste de l’existence : ce que nous sommes est la conséquence d’événements passés dont nous sommes responsables sans en garder le moindre souvenir, et ce que nous serons suivra immanquablement le cours de la vie que nous menons aujourd’hui, sans pourtant que ce lien soit conscient. Au contraire dans la perspective chrétienne la souffrance du juste est un scandale que Dieu ne vient pas atténuer ou faire taire, mais qu’il vit avec nous en la personne souffrante et compatissante de Jésus, victime librement offerte pour nous péchés. Le sacrifice du Christ vient habiter la souffrance humaine et lui donner un sens : même le plus incompréhensible dans notre existence peut trouver valeur et signification en étant offert uniment à lui.

Ajoutons que la théologie des sacrements perd beaucoup de son sens dans le cadre d’une croyance en la réincarnation et dans l’idée d’un éternel recommencement : les dons de Dieu à l’âme la marquent de manière singulière et indélébile (les caractères imprimés par l’âme au baptême, à la confirmation et dans l’ordination sacerdotale ne s’effacent jamais et font que ces sacrements ne peuvent être réitérés) et construisent une relation personnelle et intime du Créateur à la créature. La métempsycose trouve au contraire son cadre dans l’idée d’une fusion ultime de l’âme dans le tout « divin » du cosmos ou du « Brahman, » elle ne colle certainement pas avec la vision d’un Dieu vivant personnel, qui cherche et construit avec chaque personne un dialogue unique. Ajoutons que la vertu en laquelle se manifeste le plus la toute-puissance de Dieu est, selon saint Thomas, la miséricorde[6], or le cycle des réincarnations rend inutile le pardon divin, puisque l’homme s’efforce par lui-même de gravir à nouveau l’échelle dégringolée en tombant dans la matière. Et ainsi le sacrement de pénitence est lui aussi rendu caduc et sans objet.

La théologie catholique implique par ailleurs une profonde dimension historique : c’est dans l’histoire des hommes que Dieu se révèle (la Bible n’est-elle pas une grande histoire, pleine d’histoires ?), et l’existence de chaque personne revêt une profonde dimension personnelle. L’être humain est ce qu’il devient, sa dignité passe du virtuel à l’actuel, elle se construit au fil des décisions qui font sa vie. C’est en ce sens que l’on peut parler d’un véritable progrès de l’âme. La révélation judéo-chrétienne a ainsi fait passer l’humanité de la notion d’un temps cyclique et réversible à celle d’un temps linéaire et irréversible : les Hébreux ont découvert la signification de l’histoire non comme fatalité mais comme épiphanie de Dieu, le monothéisme a apporté avec la notion de salut du temps, qui n’est une prison mais un chemin[7]. Ainsi l’Église – et chacun de ses membres – ne peuvent être compris sans référence au passé et à l’avenir ; l’œuvre de rédemption ne se conçoit que par rapport à un univers antérieur créé par Dieu mais blessé par une catastrophe mystérieuse, mais encore aussi en référence à l’œuvre de l’Esprit qui transforme de l’intérieur les cœurs et anime le corps mystique du Christ, faisant grandir la moisson jusqu’au temps où le Fils de l’homme reviendra pour la seconde parousie.

La réincarnation : ouverture ou fermeture ?

La croyance en la réincarnation semble rassurer l’homme et simplifier la réponse au problème du mal. Elle présente malgré tout des faiblesses insurmontables au regard de la psychologie et de la philosophie, et amène des conclusions inconciliables avec la foi. Quoi qu’il en soit des faits qui semblent parfois l’appuyer, elle ne peut donc être rationnellement admise comme théorie explicative, ni affirmée comme système d’explication du monde.

Que penser de la résurgence de la métempsycose dans certains milieux et religiosités ? Face à un monde matérialiste qui souvent répudie tout sens de la transcendance et de l’au-delà, pourrait-on considérer la croyance en la réincarnation comme une première marche, une idée propre à amener certains esprits de bonne volonté à la vraie foi ? Il importe cependant de demeurer prudent face à ces erreurs qui témoignent d’une vision faussée de la nature humaine, du divin et de la religion en général, erreurs dont l’enfermement est parfois plus ardu à rompre que le vide de l’incroyance n’est difficile à remplir.

Homicide involontaire du fœtus : quand le droit crée l’injustice

Cette tribune de Lucie Pacherie a été initialement publiée par Famille Chrétienne :

L’« affaire Pierre Palmade » fait ressurgir le débat sur le statut juridique des fœtus. Lucie Pacherie, titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat, spécialiste en droit de la santé et responsable du plaidoyer France de la Fondation Jérôme Lejeune, dénonce l’injustice du droit à l’égard des enfants à naître décédés du fait d’un accident.

Nouveau rebondissement dans l’« affaire Pierre Palmade », qui a percuté, sous l’emprise de stupéfiants, une voiture qui transportait une femme enceinte de sept mois. L’enfant qu’elle portait est mort du fait de l’accident, le lien de causalité est certain. Mais une deuxième expertise vient cette semaine relativiser les faits puisqu’elle conclut, contrairement à la première, que l’enfant serait mort-né : il n’aurait pas respiré. La conséquence juridique tombe comme un couperet : l’homicide involontaire de l’enfant à naître ne sera pas reconnu (cf. Si l’atteinte par accident à la vie d’un enfant non encore né n’est pas un homicide involontaire, qu’est-ce donc ?). Le drame des parents d’avoir perdu leur enfant par la faute d’un tiers drogué n’aura aucune traduction pénale. Même conclusion pour les parents de Jade, mort-née, cet été. Alors qu’ils sont sur la route de la maternité, à 4 jours du terme, l’accident de voiture dont ils sont victimes tue leur petite fille in utero (cf. Un fœtus meurt dans un accident, « à 4 jours du terme, il n’existe pas »).

Dans ces deux drames, comme dans d’autres qui les ont précédés, l’évidence tragique ne sera pas réprimée. Car l’enfant est un « fœtus », soumis à une jurisprudence « idéologique»  qui rend la loi injuste.

Droit versus réalité : l’idéologie de l’avortement est à l’œuvre

S’il fallait le rappeler, l’article L 221-6 du Code pénal incrimine l’homicide involontaire d’« autrui ». Trois décisions de la chambre criminelle de la Cour de cassation, prononcées en 1999, 2001 et 2002, ont considéré que le fœtus qui n’est pas né vivant est exclu du terme « autrui », en raison de deux principes du droit français : « la loi pénale est d’interprétation stricte » et « les dispositions spéciales dérogent aux dispositions générales ». Les juges considèrent ainsi que le fœtus mort-né, n’ayant pas de personnalité juridique, ne peut être protégé par la loi pénale, et qu’il relève de dispositions spéciales (en l’espèce inexistantes) qui le font échapper au droit commun (celui de l’homicide involontaire).

Comme le dit Jean Paulhan, « il est de la nature de l’évidence qu’elle passe inaperçue ». C’est ici un cas de flagrant délit. Qui oserait nier que ces parents ont perdu leur enfant ? Que cet enfant est un « autre » qui ne sera pas ? Qu’il ait respiré ou pas.

En maintenant une telle jurisprudence, les juges piétinent l’évidence. Ils s’accrochent à une logique juridique théorique, gangrenée par l’idéologie de l’avortement. La crainte d’être accusés de remettre en cause l’interruption volontaire de grossesse leur fait perdre tout bon sens. L’enfant à naître gêne. Pire, il est abordé par le prisme de ce prétendu « droit » à l’avortement qui est en fait une exception à la protection de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’avortement est devenu une matrice de pensée. Une obsession. La Cour de cassation n’a pu s’en défaire en 2002. Il y a peu de chance qu’elle s’en défasse en 2023 où les revendications persistent. La dernière en date étant l’inscription dans la Constitution.

Quand le droit est injuste, il faut agir

La conséquence de cette jurisprudence tenace depuis plus de 20 ans est double.

Les juges participent à la perte de conscience collective de l’être humain. De l’embryon, à l’adulte, l’être humain qui se développe ne change pas de nature, qu’il naisse ou pas. Il appartient à l’espèce humaine et poursuit dès son origine une croissance continue. La Fondation Jérôme Lejeune ne cesse de le dire et d’agir pour le défendre. Pourquoi le fœtus mort-né échapperait à toute protection pénale quand on sait que l’embryon humain, le fœtus né vivant, les personnes physiques, les personnes morales, les personnes décédées, ou même les animaux en bénéficient ?

Les juges, en créant une dichotomie entre réalité humaine et réalité juridique, engendrent l’injustice. Les victimes de l’accident ne sont pas pénalement des victimes. Le fœtus n’est pas victime puisqu’il n’a pas vécu, donc ses parents non plus. Cette négation est une double peine.

Les mots de Saint Augustin résonnent : « on ne peut tenir pour loi une loi qui n’est pas juste ». Même s’il s’agit, en l’espèce, d’une jurisprudence injuste qui fait loi, l’idée s’applique. On ne peut en rester là. Des juges, courageux, se sont déjà levés en 2014. Le tribunal correctionnel de Tarbes avait pris, dans un drame similaire, une décision respectueuse de la dignité du fœtus mort-né en reconnaissant l’homicide involontaire à son égard. L’auteur de l’accident en était lui-même d’accord, par souci de réparation. Mais le procureur a fait appel (cf. Un fœtus victime d’un homicide involontaire : le Tribunal correctionnel de Tarbes retrouve le chemin du bon sens).

En son temps, un député avait tenté, lui aussi, de mettre fin à l’injustice en proposant un « délit d’interruption involontaire de grossesse ». Cela s’est soldé par un échec pour les mêmes raisons idéologiques. Le législateur a pourtant toute sa place. Il l’a bien fait pour les actes d’enfants nés sans vie, la reconnaissance juridique des fausses couches spontanées, etc. (cf. Le Parlement vote la possibilité de donner un nom de famille aux enfants nés sans vie Fausses couches : la proposition de loi définitivement votée).

Aujourd’hui, ce sont les parents de Jade qui s’engagent dans une « bataille judiciaire » pour faire reconnaître l’homicide involontaire de leur enfant. Pour eux-mêmes et pour tous les autres. Ils peuvent faire émerger l’évidence, et rendre au droit la justice.

Italie : une publicité pour l’union des époux provoque une polémique

La gauche y voit une remise en cause du divorce. Voici le spot publicitaire d’un supermarché :

Commentaire d’Andrea Zambrano, traduit par Benoît-et-moi :

L’histoire est la suivante : une petite fille accompagne sa mère dans un supermarché Esselunga et lui demande de mettre une pêche dans le caddie. Quand la petite fille doit se rendre chez son père, dont sa mère est séparée, elle emporte le fruit en disant : « Papa, c’est un cadeau de maman ». Un mensonge, mais qui ravive une étincelle chez le père : « J’aime les pêches, j’appelle maman ce soir pour la remercier ». La publicité conclut : « Il n’y a pas de dépense qui ne soit importante », soulignant le fait que même l’achat d’un fruit insignifiant peut redonner de la valeur à une vie et l’élever.

Et l’affaire ne pouvait manquer d’exploser, avec son cortège de polémiques, car s’il est un dogme intouchable, c’est bien celui du droit au divorce. La gauche fait toujours cela : dès qu’elle voit une présentation de la réalité qui ne correspond pas à son idéologie, elle a toujours recours à la diatribe et à la censure rageuse dans la terrible crainte que quelqu’un remette en question ce qu’elle a décidé être des conquêtes sociales, alors qu’il s’agit plutôt de misères humaines ou guère plus.

En effet, sur les réseaux sociaux, certains ont fait la grimace, avec des messages comme celui-ci : « Ne vous laissez pas abuser, ici le divorce est présenté comme un instrument qui fait souffrir les enfants en les responsabilisant pour le rapprochement de leurs parents, le divorce reste un droit et c’est aux parents de ne pas le faire passer pour un monstre. Idem pour le mariage ».

L’affaire a cependant éclaté quand les journaux mainstream se sont emparés de la nouvelle. Les journaux, avec leur orientation habituelle, ont mis en avant certaines protestations sur les réseaux sociaux, ce qui a donné lieu à une info de ce genre: « Esselunga fait campagne pour les familles traditionnelles de la droite perfide ». Horreur, scandale.

Pour mémoire : la publicité fait partie d’une campagne qui ne compte pour l’instant que ce spot donc d’après ce que nous avons pu apprendre de l’entreprise, il n’y a pas de projet à l’horizon pour une sorte de campagne multi-cibles pour essayer d’intercepter des clients aux valeurs les plus disparates. Nous pouvons donc dire que, de toutes les cibles, Esselunga a décidé de se concentrer non pas tant sur les familles en crise que sur le bien familial en général. Représenter la douleur d’un enfant pour vendre un produit commercial est un choix qui peut être discutable, mais qui est certainement courageux. Le résultat final est plaisant, réaliste, vrai.

Mais aujourd’hui, pour le leader incontesté de la grande distribution, une nécessité se profile à l’horizon : celle de tenir le coup et de ne pas se laisser intimider par la polémique qui monte. Que sais-je, retirer le spot ou – Dieu nous en préserve – créer une publicité réparatrice pour les gays, répétant ainsi le scénario de cette méthode Barilla inaugurée en 2013 quand l’industriel a fait une marche arrière fracassante sur la question homosexuelle à la suite d’une interview de son président [ndt: il avait dans un premier temps fait savoir que pour lui, le mariage était entre un homme et une femme, et avait dû se rétracter et faire amende honorable face aux menaces de boycott de la gauche et du lobby LGBT] .

Le mot d’ordre : résister à l’envie de réparer cet affront à la bien-pensance. Cette fois, en effet, la publicité ne présente pas une famille modèle, contre laquelle un certain milieu progressiste aurait pu se jeter à corps perdu, mais une famille blessée, brisée par une séparation douloureuse. Qui, pourtant, est aussi une minorité, même si elle ne cesse de croître.

Mais c’est une minorité qui n’est pas protégée et qui est vue ici à travers les yeux de l’enfant des deux. Bref, il y a du politiquement incorrect dans cette représentation car il n’y a rien de plus incorrect aujourd’hui que de rappeler que le divorce, avant même d’être un droit, est une grande souffrance, pour les enfants et pour les ex-conjoints. Le placer dans un contexte marketing est un coup de poing à la nouvelle respectabilité qui, à gauche, prétend qu’il ne faut pas parler de certaines choses parce que c’est inconvenant, mais c’est aussi un choix courageux parce que la publicité fonctionne lorsqu’elle est capable d’être un coup de poing dans l’oeil.

Si aujourd’hui le coup de poing dans l’œil est représenté par la famille vue comme un mieux, cela signifie qu’il y a quelqu’un qui a vu dans la crise de la famille un problème à résoudre.
Qui sait pourquoi la polémique n’a pas touché les nombreuses marques qui, ces dernières années, ont confié leurs revendications et leur image à la promotion de nouveaux droits et à la construction du nouveau stéréotype intouchable : celui de l’homosexualité. Pendant des années, nous avons vu des publicités télévisées, des annonces et des campagnes placées sous le signe de la diversité, de l’inclusion et de l’égalité des sexes : Lavazza, McDonalds, Findus, Vodafone. Et puis Ikea, avec sa célèbre campagne « Do it at home ». Au-delà de quelques protestations marginales ou des habituels pro-famille, rien ni personne n’a arrêté l’invasion des messages visant à promouvoir l’homosexualité, la diversité, l’inclusivité dans les consciences.

Aujourd’hui, au contraire, cette publicité nous montre une petite fille qui n’est pas noire, qui est née d’un père et d’une mère, pas d’une mère porteuse, mais d’un acte d’amour entre deux parents hétérosexuels. Et cette enfant a une angoisse qui n’est pas un « écho ». C’est un ver qui la ronge, et qui n’est certes pas de savoir quel est vraiment son sexe, mais de réunir deux personnes qui lui ont donné la vie. Voilà le scandale, cela, il ne faut pas le dire.

Le plus dur commence donc pour Esselunga : résister et défendre le spot La pesca, sans céder aux pressions de la dictature du mainstream.

“La fascination que représente le fait d’être catholique pour beaucoup de gens dans le monde politique et médiatique”

Le député européen François-Xavier Bellamy a été longuement interrogé dans le numéro d’octobre de La Nef. Extrait :

Est-il difficile d’être catholique dans un monde politique où la religion est ignorée, voire caricaturée ou rejetée?

Je suis fasciné par la fascination que représente le fait d’être catholique pour beaucoup de gens dans le monde politique et médiatique. C’est en tous les cas un sujet d’étonnement inépuisable. J’assume paisiblement ma foi, mais je n’en ai jamais fait un étendard. Je ne prétends pas du tout représenter les catholiques en politique – je suis d’ailleurs bien placé pour savoir que leurs choix politiques ne sont pas univoques, et tant mieux! La grande force de la foi chrétienne est justement de n’être jamais réductible à un programme politique. On peut ainsi être authentiquement catholique et avoir des idées très différentes sur la meilleure manière de répondre au défi migratoire, au désendettement du pays ou à la décarbonation de l’industrie. Et c’est sans doute quelque chose qu’il faut défendre aujourd’hui, en particulier dans un moment où se développe en France la pratique musulmane qui, elle, ne connaît pas cette distinction entre le spirituel et le temporel.

Être député européen a-t-il changé votre vision de l’Europe?

J’ai évidemment beaucoup appris, mais je ne crois pas avoir changé radicalement de perspective. Je continue de penser que l’Union européenne est aujourd’hui le synonyme d’une forme de dépossession pour les citoyens des pays européens, dépossession de leur capacité à maîtriser leur destin. Et je crois qu’elle devrait au contraire trouver tout son sens dans le fait de les rendre plus libres et plus maîtres de leur avenir. Pour y parvenir, il faut qu’elle connaisse une remise en cause extrêmement profonde.

Justement, fort de cette expérience de député, pensez-vous qu’un homme politique puisse changer les choses de l’intérieur dans le cadre de l’Union européenne?

Oui : je n’ai pas le sentiment d’avoir passé mon mandat, comme beaucoup de mes collègues d’autres groupes politiques, à consentir ou à commenter ; ce qui rend le mandat au Parlement européen intéressant, c’est qu’avec du travail et la patience qu’il faut pour construire des alliances, il est possible d’agir. Nous avons mené, et parfois gagné, des batailles majeures. Sur l’énergie nucléaire par exemple : nous avons empêché l’asphyxie de la filière nucléaire française par les règlements sur la taxonomie, et je crois pouvoir dire que j’y ai contribué de façon très directe, quand bien même tout le monde me promettait une défaite. On a parfois le sentiment d’assister, impuissants, à la déconstruction de la civilisation sur laquelle l’Europe est pourtant fondée : là aussi, nous avons réussi à mettre des crans d’arrêt importants. Je pense à l’amendement que j’ai déposé – il aura fallu s’y reprendre à plusieurs reprises, c’est toujours dans la durée qu’on gagne les combats – pour interdire à la Commission européenne de financer des campagnes faisant la promotion du hijab. Au-delà du combat contre cette dérive très concrète, cette victoire a permis de renverser une tendance: beaucoup m’ont partagé que, dans les cabinets des commissaires européens, une vigilance est désormais de mise sur le choix de leurs interlocuteurs, de leurs partenariats et leurs engagements. Tant mieux si nous avons pu faire que l’inquiétude change de camp!

Ces sujets sont essentiels, mais il faudra évidemment des ruptures beaucoup plus profondes pour changer significativement l’Union européenne. Et c’est une grande difficulté de l’engagement politique dans notre monde : on a parfois l’impression que nos victoires consistent surtout à éviter le pire, à ralentir la crise. On mène des combats de retardement, on essaie de combler des brèches et d’empêcher que le bateau ne coule trop vite. Ce n’est pas sans importance, bien sûr ; mais pour changer profondément de direction, il faudra plus que le travail parlementaire quotidien. […]

Orléans : incendie volontaire de la voiture d’un prêtre de l’Institut du Christ-Roi

Lu ici :

Dans la nuit du 30 septembre, un incendie criminel a détruit le bâtiment qui abritait la voiture du Chanoine de Dainville.

La voiture est réduite en cendres.

Son apostolat s’étend sur tout le département, d’Orléans à Montargis. Il lui faut très rapidement acheter un nouveau véhicule.

Merci par votre don de l’aider à faire cette acquisition.

D’après la police, ce n’est pas un accident.

Institut du Christ-Roi : Mgr Wach répond au Parisien

Suite aux 4 articles publiés récemment dans Le Parisien, le supérieur de l’Institut du Christ-Roi a diffusé ce communiqué :

Chers amis,

Vous avez eu la bonté de répondre nombreux à notre demande de prière de jeudi dernier.

À ceux qui ont fait l’effort de lire jusqu’au bout les articles laborieux de Vincent Mongaillard, fondés sur une méconnaissance totale de l’histoire de l’Église, de ses règles et de sa liturgie, sur une ignorance du vrai fonctionnement de l’ICRSP, sur une confusion entre un séminaire destiné à former de bons prêtres pour l’éternité et un centre de formation de gentils organisateurs pour club de vacances, sur des propos de « témoins » courageusement anonymes et de deux chanoines en délicatesse avec les règles canoniques, vous trouverez le message adressé par Mgr Wach le 15 juin dernier au dit journaliste.

Ce sera notre seule réponse à Vincent Mongaillard.

Que Saint François de Sales, patron des journalistes, intercède pour nous.

Monsieur,

J’ai bien reçu votre courriel du 6 juin 2023.

J’avais pensé qu’un journaliste qui poursuit le but légitime d’informer ses lecteurs devait mener une enquête de qualité, tenir des propos mesurés et prudents et ne pas faire preuve d’animosité personnelle.

Telle n’est pas votre façon de faire à travers les multiples questions que vous me posez, qui tiennent plus d’un pamphlet copié-collé que de l’enquête sérieuse.

Puisque vous enquêtez sur notre institut, pourquoi ne pas avoir commencé par consulter notre site internet, librement accessible, qui contient des archives de toutes natures depuis 2008 ? Vous auriez pu découvrir l’histoire de notre modeste institut, son lien avec les autorités romaines depuis son origine et le rôle de plusieurs cardinaux dans sa fondation. Vous y auriez trouvé des informations détaillées sur notre réalité ecclésiale et donc des réponses à bien de vos questions.

Si vous aviez consulté nos calendriers annuels, partout diffusés dans nos apostolats, vous auriez pu y voir les bonnes relations entretenues avec les évêques, spécialement en France, et y compris avec le président des évêques de France dans le diocèse duquel nous avons un apostolat confié par lui.

Vous auriez pu y découvrir que notre institut, qui accueille chaque année de nombreux séminaristes que la Providence nous envoie, ouvre chaque année des apostolats en France et dans le monde à la demande des évêques, et a la joie d’ordonner chaque année plusieurs prêtres pour le service de la sainte Église.

Vous auriez pu y découvrir la formation dispensée au séminaire, la formation doctrinale à l’école de saint Thomas d’Aquin, la formation communautaire et liturgique à l’école de saint Benoît, et l’exigeante vie de charité à l’école de saint François de Sales. Vous auriez pu y lire que le séminaire est un lieu de discernement, et que tous ne persévèrent pas ce qui ne signifie pas que leur départ coïncide avec brimade et vexations ou encore parce que certains sont renvoyés pour des raisons qu’il serait bien gênant d’avouer. Vous auriez pu y découvrir le bon travail des formateurs du séminaire dont je suis bien admiratif, et que je constate à chaque passage à Gricigliano étant moi-même les neuf dixièmes de l’année à l’extérieur pour les besoins de l’Institut.

Vous auriez pu découvrir la belle vocation de nos Sœurs Adoratrices, consacrées à Dieu par la prière pour le sacerdoce, qui sont appelées régulièrement par des évêques pour ouvrir des maisons. J’admire en elles l’humilité et la prière continuelle au service de l’Église.

Vous auriez pu découvrir la réalité missionnaire de notre institut, et le travail apostolique de plusieurs de nos prêtres en Afrique et au Gabon et nos liens d’amitié avec les autorités ecclésiastiques et civiles locales. Vous auriez vu le bon travail qu’ils font dans des conditions difficiles auprès des plus démunis et des affamés, auprès des malades de la lèpre, auprès des orphelins.

Vous auriez pu voir le travail de nos prêtres dans le monde qui ont le soin des plus pauvres qu’ils rejoignent lors de maraudes, des visites des malades et des personnes âgées auxquels ils vont rendre visite dans leurs missions d’aumôniers d’hôpitaux ou de maisons de retraite. Vous auriez pu voir le travail réalisé dans les prisons par nos prêtres qui ont reçu mission de l’évêque pour accompagner les personnes incarcérées.

Vous auriez également découvert le bon travail de nos prêtres auprès des évêques dans les officialités, les chancelleries, les archives diocésaines, ainsi qu’auprès des autorités romaines.

Vous auriez pu y voir le grand investissement de nos prêtres dans les écoles que nous avons sur deux continents (Afrique et Europe), dans lesquelles, au milieu de tant de sacrifices, nous voyons les fruits de l’action de la grâce dans la formation de la jeunesse, et dont nous avons eu un éloquent exemple récent (Henri d’Anselme).

Vous auriez pu y voir et y lire que nous accueillons tous les fidèles que le Bon Dieu nous envoie, quel que soit leur passé et quelle que soit leur histoire, car c’est bien la mission de l’Église et des hommes de l’Église de faire bon accueil à ceux qui lui sont envoyés pour essayer de les guider vers Dieu.

Je regrette ce parti pris, de même que je souffre lorsque j’assiste à des infidélités dans les engagements pris auprès du Seigneur ou auprès de l’Institut. Le manque d’honnêteté avec l’Église pour servir des fins personnelles ou politiques me blesse profondément.

Je me console en voyant les beaux fruits des ministères de nos prêtres, parfois fragilisés par un monde en manque de repères, mais confiant en la formation qu’ils ont reçue au séminaire.
Telles sont les réponses que j’entends faire, indissociables les unes des autres.

Salutations distinguées,

Mgr Gilles Wach

Deuxième volet du guide de lecture de Lex Orandi pour le synode sur la synodalité

Lex Orandi a commencé la semaine dernière la publication d’un guide de lecture pour préparer le synode sur la synodalité. Le premier volet est téléchargeable ici. Le deuxième peut être téléchargé ici.

Et rappelons la prière à réciter en prévision du synode:

Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins. Protégez, Ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple et par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et parvenir à la béatitude éternelle du Ciel.

Afrique : les prochains pays qui seront déstabilisés sont le Tchad, le Cameroun et le Togo

Lu dans Le Bien Commun :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Bien commun ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Stanislas Berton : Face au totalitarisme mondialiste, que faire en tant que chrétien ?

Stanislas Berton, ancien chef d’entreprise, aujourd’hui éditeur, conférencier et auteur de plusieurs livres : «Être Français : lettre à ma soeur», «La France Retrouvée» et des recueils d’essais : «l’Homme et la Cité» (3 volumes), a donné une conférence sur l’attitude du chrétien face au mondialisme :

Enquête d’esprit : les anges existent-ils vraiment ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Anne BERNET, auteur de Enquête sur les anges
  • Gaële de LA BROSSE, auteur de Petite déclaration d’amour aux anges
  • Michaël AZOULAY, rabbin de Neuilly-sur-Seine

 

Les jours sont mauvais, rachetez le temps (Ephésiens 5 :16)

De Bernard Mitjavile pour Le Salon beige :

Ces temps-ci, nous observons une série de signaux indiquant la fin d’un régime démocratique garantissant les libertés d’opinion et d’expression tel que nous l’avons connu en France jusqu’au début du 21ème siècle.

Un premier signal de cette évolution est l’enseignement du genre en primaire. Je reçois des tracts du Syndicat de la famille qui a décidé depuis un moment de se battre sur ce terrain. Une chose frappante, c’est que cet enseignement est complètement en contradiction avec les lois françaises comme celles défendues par l’ONU sur l’autorité parentale, le droit des parents à transmettre leurs valeurs et convictions religieuses par le biais de l’éducation au sein de la famille. Ainsi le code civil écrit entre autres que l’autorité parentale « appartient aux parents jusqu’à la majorité de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité », que « l’Etat garantit le respect de la personnalité de l’enfant et de l’action éducative des familles ». Cela ne semble pas gêner pour autant l’Etat qui donne le droit aux les lobbies transactivistes, LGBT et autres d’enseigner la théorie du genre avec une approche très primaire de la sexualité dès le primaire, ce qui selon la psychologue clinicienne Marie-Estelle Dupont qui intervient régulièrement sur CNews et autres médias, a des conséquences très graves sur le développement ultérieur des enfants et leur approche de la sexualité.

Un autre signal est la  proposition de loi transpartisane ayant comme but de bannir du champ de l’expression publique et médiatique toute remise en cause du réchauffement climatique, et de l’origine humaine de celui-ci(Le Figaro du 21/09). Ce projet est soutenu en sous-main par le pouvoir marcroniste et limiterait sévèrement la liberté d’expression en France, gênant même la publication d’articles scientifiques sur ce sujet et ceci au nom d’une « Science » devenue dogmatique.

Un troisième est la nouvelle campagne de vaccins anti-covid. Alors que l’inefficacité du vaccin contre la transmission et l’infection a été largement démontrée, qu’une étude récente en Angleterre révèle que les taux de mortalité pour les années 1921, 22 sont plus élevés chez les vaccinés que les non vaccinés, le gouvernement se lance sans aucune précaution dans une nouvelle campagne.

Concernant l’étude anglaise, il faut noter que le professeur Laurent Tubiana avait demandé les mêmes statistiques (mortalité suivant le statut vaccinal) au gouvernement français et que cela lui a été refusé alors que les administrations possèdent ces données (données de mortalité et de vaccination par classe d’âge) et qu’il suffit de les croiser, ce qui correspond à une forme d’aveu.

On pourrait aussi parler de la façon unilatérale dont est couverte la guerre en Ukraine par les grands médias et de bien d’autres sujets. En fait, qu’il s’agisse de Covid, de réchauffement ou de l’Ukraine, le discours officiel est toujours le même, d’un côté ceux qui sont du côté de la Science, de la vérité, du bien et de l’autre les complotistes attardés avec qui il ne faut pas parler.

On pourrait aussi mentionner la question de l’immigration où l’on voit depuis longtemps un fossé entre l’opinion populaire largement hostile à l’immigration de masse et les décisions des gouvernements successifs qui font tout par le biais de diverses associations et décisions judiciaires au niveau national et européen pour soutenir cette immigration. Ces gouvernements depuis le référendum sur la Constitution européenne de 2004, n’hésitent pas à rejeter l’expression claire de la volonté populaire.

Une chose frappante est le silence sinon la complicité de la grande majorité des « intellectuels » (pour les anciens, cela ne devrait pas trop nous surprendre vu leur complicité après 1945 avec le communisme stalinien, voir le livre de Nina Berberova « L’affaire Kravtchenko ») et la passivité des hommes politiques de droite devant ces attaques violentes contre les libertés démocratiques.

En d’autres termes, pour paraphraser l’apôtre Paul dans sa lettre aux Ephésiens durant une période troublée autour du règne de Néron, les jours sont mauvais, il est temps que les hommes de bien se réveillent.

La théologie du corps : une “grammaire de la vie”

Terres de Mission reçoit le professeur René Ecochard pour le livre qu’il a écrit avec son épouse Isabelle, elle aussi médecin au CHU de Lyon, sur la “Grammaire de la vie” – évocation didactique de la théologie du corps développée par Jean-Paul II.

Puis, Stéphane Glogowski évoque le livre qu’il a rédigé avec Olivier Minvielle sur “La royauté française entre terre et ciel”.

Enfin, Pierre-Joseph Rubino présente son nouveau livre : “Du scoutisme à l’école”, sur les intuitions pédagogiques du P. Sevin, susceptibles d’être utilisées à l’école.

Les Belles figures de l’Histoire : le Mont-Saint-Michel

Avec Véronique Jacquier, Aymeric Pourbaix reçoit

Don Pierre DOAT, curé de la paroisse du Mont-Saint-Michel
Anne BERNET, auteur de Enquête sur les anges

Notre Dame du Rosaire (Solennité de la fête le premier dimanche d’octobre) – Varii auctores

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La solennité de la fête du Saint Rosaire peut être faite ce dimanche mais elle est facultative. Cliquez ICI pour accéder à la page vous offrant la messe du dix-huitième dimanche après la Pentecôte, célébrée dans l’Église universelle (Vetus Ordo selon les Livres liturgiques de 1962).

La fête du Saint Rosaire est célébrée ce samedi 7 octobre, date à laquelle la flotte chrétienne remporta à Lépante une victoire décisive sur les Turcs musulmans.

La fête a été étendue à tout le rit romain en 1716. Célébrée le 1er dimanche d’octobre jusqu’à la réforme de saint Pie X, fixée au 7 octobre en 1914, le 1erdimanche d’octobre reste encore, dans le code des Rubriques de 1960, le jour propre de la solennité externe de la fête, soit cette année le dimanche 1er. Cette solennisation n’est toutefois pas obligatoire dans le rit tridentin, comme l’est celle par exemple des saints Pierre et Paul du 29 juin.

La réforme de Jean XXIII en a changé l’intitulé : au lieu de la fête du Très Saint Rosaire, il est désormais fête de Notre Dame du Rosaire.

Replaçons-nous dans le contexte historique. C’était en 1571. Le pape saint Pie V avait préconisé la récitation du Saint Rosaire avant la bataille navale qui fut une éclatante victoire.

Il institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire mais peu après, le pape Grégoire XIII changea le nom de cette fête en celui de Notre Dame du Saint Rosaire.

Notre Dame du RosaireLe Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des papes, et aussi par les fruits abondants qu’il produisait dans l’Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de la Roche, dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion excellente. Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui  fut le grand propagateur, l’apôtre de la dévotion au saint Rosaire : c’est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. C’est le moyen qu’il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Son œuvre a continué après lui ; c’est le rosaire à la main que la Vendée, en 1793, a défendu ses foyers et ses autels.

Commentaires des pièces de cette messe par Dom Ludovic Baron.

Le 7 Octobre 1571, les armées chrétiennes remportèrent, contre la flotte turque, à Lépante, une victoire décisive. Elle fut attribuée à l’intercession de Notre-Dame que le Pape avait invoquée, rosaire en main. Deux ans plus tard, Grégoire XIII institua, le premier Dimanche d’Octobre, une fête d’action de grâce qui  devait être célébrée dans les églises dotées d’un autel de la Bienheureuse Vierge du Rosaire. Cette fête, du Saint Rosaire, devient vite très populaire. Léon XIII s’éleva au rite double de IIe classe pour l’Église universelle. Pie X la fixa à la date même de la victoire de Lépante.

L’office est, en fait, la commémoration des quinze mystères où sont résumées les joies, les douleurs et les gloires de Notre-Dame. C’est ainsi que les antiennes des Ires  Vêpres, des Laudes et des IIes Vêpres se les partagent. A la messe, il n’y est pas fait d’allusion séparée. C’est la gloire dont Notre-Dame jouit à jamais qui est célébrée. Ils s’y trouvent d’ailleurs tous ramenés comme à leur fin.

INTROÏT : Gaudeámus de sainte Anne.

GRADUEL : Propter veritátem

A cause de ta vérité, de ta douceur, de ta justice…
Et elle te conduira merveilleusement, ta main.

Verset.Écoute, ma fille, et vois, et prête l’oreille car il a désiré, le Roi, ta beauté. Ps. XLIV. 5 , 11, 12.

La première phrase de ce graduel de Notre Dame du Saint Rosaire, n’ayant pas de verbe, n’a, par elle-même, aucun sens précis, mais celui qu’elle reçoit du contexte liturgique est clair. Empruntant les paroles de la Sagesse, si bien faites pour elle, Notre-Dame vient de chanter à l’Épître le poème splendide de sa destinée enfin établie. « J’ai cherché partout le repos et voilà que dans l’héritage du Seigneur je vais demeurer… Il m’a dit, celui qui m’a créée et qui a reposé dans mon sein : Prends ton  héritage au milieu des élus…étends tes racines…Comme un Cèdre je me suis élevée…comme un cyprès…comme un palmier, comme les rosiers de Jéricho. Comme le cinnamome et le baume j’ai exhalé mes parfums… » La suivant des yeux dans cette montée de sphère céleste en sphère céleste, l’Église émerveillée laisse alors aller vers elle, comme en une exclamation de joie, les mots qui dans le psaume chantent la beauté du Roi…  « Tout cela à cause de ta fidélité, de ta bonté, de ta sainteté…Elle te conduit merveilleusement ta main… »

LA MÉLODIE

(V)    Própter veritátem et mansuetúdinem et justítiam
         Et dedúcet te mirabíliter déxtera túa.

Un chant de contemplation paisible qui s’exalte en admiration vers déxtera túa où il s’épanouit juste avant de s’achever.
Le première incise est très recueillie : un récitatif presque immobile sur le fa avec quelques broderies à la tierce et des notes allongées qui lui donnent un rythme solennelle et le font grave, humble, profond. Parole intérieure qui n’est que pour l’âme, et pour Notre-Dame qui entend désormais le silence de la pensée.
Sur Justítiam, le mot qui dit la sainteté, la mélodie s’élève, prend de l’ampleur, s’anime même quelque peu, mais sans que la sérénité en soit troublée ; la quinte n’est pas atteinte et le si b retient l’élan. Ce n’est qu’une exaltation d’amour dans la contemplation.
Cette exaltation se poursuit et s’accentue tout au long de la seconde phrase, à mesure que sont évoquées les merveilles de l’éternité. La mélodie s’est dégagée, elle a retrouvé, avec plus d’élan, la simplicité du début. Elle se meut autour de la dominante en des ondulations légères et gracieuses qui la conduisent vers déxtera túa où elle s’épanouit en une formule splendide d’admiration enthousiaste, de vénération et de tendresse.

Le Verset.Audí fília et víde et inclina áurem túam quía concupívit rex spéciem túam.

Joie nouvelle. Dans le jeu liturgique, cette mélodie reviendrait bien, plutôt qu’à L’Église entière, à ceux du ciel seulement : aux Divines Personnes, au Christ, aux Anges, aux élus, chantant à Notre-Dame, à mesure qu’elle monte, l’invitation à la Béatitude.

La joie dont elle déborde se pénètre sur Fília de vénération tendre pour la Fille par excellence du Père. Des ondulations vont et viennent de la dominante à la tonique en des balancements qui s’éclairent, au sommet, de broderies légères élargies en accents de ferveur par les épisèmes. Le mouvement se pose un instant sur la tristropha de la tonique mais c’est pour un élan nouveau. Il s’anime en effet, va toucher le mi et enveloppe et víde d’une ardeur qui, par delà inclína, retrouve sur áurem túam, pour s’épanouir, la formule des grandes exaltations : celle du Père saluant son Fils dans le Graduel de la Messe de Minuit, celle qui chante le nom glorieux du Christ dans le Chrístus fáctus est, celle de l’Hæc díes. Sommet éclatant de cette phrase splendide qui depuis les premières notes monte en un crescendo de ferveur ininterrompu.

La grâce paisible du début revient pour finir. Des intervalles harmonieux ramènent la mélodie à la tonique et elle est, à nouveau, toute contemplative ; entourant de vénération l’amour du Roi et le mystère d’éternelle prédilection pour l’épouse qui vient à lui dans la splendeur de sa virginale beauté.

La première phrase demande un mouvement large, paisible, des voix douces, quelque peu éteintes. On donnera un peu plus de vie, une pression un peu plus forte à justítiam et on en rythmera bien la cadence. Dans le même mouvement, un peu plus animé, on ira en léger crescendo vers déxtera túa. Les premières notes de déxtera, trois virgas épisématiques, seront bien posées, appuyées avec expression et lancées à la fois dans l’élan de l’accent tonique. On s’élèvera alors balancé, soulevé, jusqu’au torculus du sommet qui sera très arrondi et on se laissera descendre doucement sur le beau rythme large et souple du pressus, de la tristropha et du torculus final.

Le verset sera plus léger, vif, joyeux, mais très régulier. Quelques voix douces et claires et ce sera assez. Elles toucheront à peine les ictus et balanceront, sans se presser, en s’y complaisant même, les rythmes admirables de fília. La clivis et la tristropha sur fa seront très douces et très souples ; on notera que l’ictus est sur la note qui précède ma clivis. La cadence de fília sera quelque peu élargie, mais on veillera à ce que le mouvement et la progression du crescendo passent sur et víde qui sera très chanté ; c’est un très beau motif et qui exprime ici tant de choses indicibles !

La chaleur dont aura pénétré cette fin de phrase passera, renforcée par l’élan de l’intonation, sur inclína, qui sera brillant et gracieux à la fois, et elle ira donner à la cadence de áurem túam l’accent de triomphe enthousiaste qui convient.

etenez quelque peu le mouvement sur toute la dernière phrase. Liez avec grand soin les intervalles et complaisez-vous sur les neumes qui s’étirent, larges et doux.

ALLELÚIA : Solémnitas gloriósæ Vírginis Maríae 

C’est la solennité en cette fête de Notre Dame du Saint Rosaire, de la glorieuse Vierge Marie, de la race d’Abraham, issue de la tribu de Juda, de la noble lignée de David.
Les mêmes mots – à part solémnitas qui remplace ici natívitas – forment la première antienne des vêpres de la Nativité de Notre-Dame le 8 Septembre. Il faut l’entendre comme une sorte de prélude à l’Évangile qui va commémorer, dans le récit de l’Annonciation, la gloire la plus haute de Notre-Dame : sa maternité Divine.

LA MÉLODIE

Celle de la fête du Saint-Sacrement, de la Transfiguration, de Saint Laurent. Elle est joyeuse, mais, nous l’avons vu dans l’Alléluia Caro mea, ses très belles formules qui planent très haut dans l’atmosphère recueillie du Ier mode, se prêtent aussi fort bien à la contemplation. C’est encore le cas ici. Elles ont été amenées, très heureusement, sur les titres glorieux de Notre-Dame et, sur ces neumes, qui offrent à la voix des modulations très agréables et très expressives, l’âme peut chanter, à loisir, la Vierge et la gloire qui l’enveloppe, montant de tous les mystères de sa race, de sa vie, et de son éternité.
Pour les conseils d’exécution : Allelúia de la fête du Saint-Sacrement.

OFFERTOIRE : In me grátia omnis viæ et veritátis

En moi la grâce de toute voie et de toute vérité.
En moi tout l’espoir de la vie et de la force.
Comme le rosier, planté sur le bord des eaux, j’ai porté mon fruit. Eccli. XXIV 25 – XXXIV 17.

Notre Dame en cette fête du saint Rosaire, s’applique à elle-même ces paroles de la Sagesse. Elle en a bien le droit et, après l’Évangile qui vient d’être chanté, elle le fait vraiment à propos. Pleine de grâce, elle a été, par prédestination, associée au Verbe, Sagesse du Père. C’est d’elle qu’il prend chair, en elle qu’il vit d’abord. Avec lui, elle a sauvé le monde et, avec lui, elle répand sur les hommes la grâce rédemptrice. Plantée sur le bord des eaux vives qui sortent de Dieu, elle a vraiment donné son fruit : le Christ Jésus ; et elle continue à lui donner sa taille définitive, en contribuant à lui incorporer ses membres, les uns après les autres. C’est ce fruit qu’elle nous invite à goûter, et dans lequel nous trouverons la voie, la vérité et la vie.

LA MÉLODIE

C’est celle de l’offertoire Diffúsa est de la messe Me expectavérunt  du commun des Saintes Femmes, et aussi de la Purification de Notre-Dame, l’incise finale exceptée, qui, elle, est empruntée à la fin de l’Offertoire Bónum est du Dimanche de la Septuagésime.

L’adaptation est excellente car, ici et là, c’est le même chant d’amour extasié. En effet, ce que Notre-Dame chante ici dans les deux premières phrases, ce n’est pas tant elle-même, que la  sagesse éternelle ; après l’Évangile on peut préciser encore plus : c’est le Christ, son fils, qu’elle porte en elle : In me. Elle le contemple, ravie, après le  départ de l’ange, et c’est la joie de sa contemplation qu’elle livre dans cette mélodie presque immobile sur la dominante, fixe comme la pensée sur l’objet qui la fascine, planant au-dessus de la matière, du temps, du mouvement ; mais si vivante ! En effet sous cette immobilité d’extase, vibre une ardeur qu’on sent partout latente ; elle monte sur grátia après avoir mis  sur le pressus  de me un accent d’indicible bonheur, elle anime, comme d’un souffle délicat, les ondulations si fines des tristrophas et des distrophas répercutées de la seconde phrase et c’est encore elle qui fait l’envol gracieux de virtútis.
La troisième phrase demeure dans la même atmosphère. Aussi bien la contemplation est la même ; Notre-Dame en se chante ici que dans le fruit béni qu’elle a produit. Elle laisse sa paix heureuse s’épanouir sur rosa, le mot du jour, en un motif splendide et la berce, pour finir, sur les beaux rythmes de fructificávi après avoir évoqué  avec tendresse sur rívos aquárum la miséricorde infinie du Seigneur qui l’a plantée en une terre si féconde.

Il n’y a rien à ajouter à ce qui a été conseillé pour l’Offertoire du 2 Février. La troisième phrase, qui est propre à l’Offertoire d’aujourd’hui, est tellement dans le style des autres que les mêmes conseils valent pour elle. On veillera seulement à envelopper fructificávi dans un legato serré, donnant une certaine durée aux la de la syllabe ca, tout en les soulevant bien.

COMMUNION : Floréte, flores, quasi lílium

Fleurissez, fleurs, comme le lis, et exhalez des parfums, et poussez des tiges gracieuses. Chantez un cantique et bénissez le Seigneur. Eccli. XXXIX, 19.

Cette invitation de la Sagesse à développer notre activité surnaturelle pour produire le fruit que Dieu attend de nous prend un sens précis dans le cadre liturgique. La fleur qu’il faut fleurir c’est le rosaire. De ces guirlandes d’Ave, qui s’enroulent en frondaisons, monte le parfum d’amour que le Seigneur accepte ; et le cantique, c’est le Glória qui bénit le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

LA MÉLODIE

L’original est la Communion Confundántur supérbi de la messe Loquébar du commun d’une vierge martyre. L’intonation avec ses rythmes binaires qui s’épanouissent sur la belle cadence de flóres est gracieuse ; de même la retombée sur odórem. Sur et frondéte, commence un crescendo qui monte discret d’abord puis, après la grande barre, ardent sur collaudáte. C’est l’invitation à la louange. Elle est pressante sur la double note et le pressus. Elle se détend ensuite avec beaucoup de grâce sur cánticum. La détente prend toute l’incise suivante, donnant à la mélodie dans le grave une très belle nuance de recueillement.

Balancez les rythmes de l’intonation. Après le retard discret de flóres, repartez a tempo, dans un mouvement léger. Retenez quelque peu odórem. Crescendo discret sur grátiam et, par delà la grande barre, sur collaudáte ; la double note est une bivirga épisématique. Rattachez benedícite à cánticum. La cadence finale, très balancée et élargie.

Un ami choriste nous a adressé des commentaires de cette antienne de communion Florete flores qu’il a rédigés spontanément, à l’écoute de cette pièce et, nous précise-t-il, sans prétention. Les voici…

Antienne de communion : Floréte flores 

Au début une clivis lance un mouvement assez doux, recueilli, mais le podatus qui suit doit être très aigu pour montrer la floraison, comme une fleur qui grandit et éclot.

Le mot flores est développé et revient dans la douceur gracieuse de la clivis initiale de flores car cette floraison unique se situe parmi plusieurs fleurs, mais celle-ci (celle de la Sainte Vierge) était unique.

quasi lílium : Là nous y sommes ! Le saut de quinte ne suffit pas à montrer la hauteur de cette fleur et son aspiration vers les cieux qui l’ont créée : le motif qui suit dans le torculus montre que cette fleur là atteint les nuages, les hauteurs où siègent les anges et autres créatures célestes.

et date odórem (Exhalez votre parfum) : l’incise est très sobre mais part des cieux (nous atteignons deux fois le La) juste un léger développement sur odórem pour « montrer que son parfum n’est pas celui d’un petit flacon ». Mais surtout la mélodie revient dans la douceur et la légèreté des tons de flores.

et frondéte in grátiam (Croissez en grâces) : Nous repartons d’un Do sur des neumes très simples, croissant progressivement pour revenir sur les hauteurs angéliques dans grátiam.

Nous lançons un mouvement qui va s’épanouir sur l’incise suivante.

La deuxième phrase crée tout de suite l’apex général de la pièce : chantez un cantique. La mélodie monte au , dépassant l’octave, elle atteint le paradis. La Fleur dont il est question se joint aux chants célestes, aux chants au-dessus des cieux, au-dessus de ce que nous pouvons voir. Le pressus sur l’accent et la finale te de collaudáte ne sont pas chantées par le chœur mais par les anges qui se penchent sur la terre en voyant cette fleur grandir. Ne pas pousser ce Do-Do Ré-Do-Do-La en partant d’en bas, mais chanter ce pressus en crescendo et surtout la clivis avec une extrême délicatesse, le Ré comme posé par le Ciel. La voix se pose venue du Ciel.

et benedícite Dóminum : La mélodie est on ne peut plus simple ; elle revient dans la douceur modale du début, seul le Do est un neume complet, en tierces montante et descendante absolument symétrique, montrant bien cette plénitude, plénitude du Bon Dieu. Le développement sur la finale num paraît du coup presque là uniquement pour l’esthétique musicale, comme s’il avait bien fallu mettre quelques notes.

in opéribus (dans ses œuvres) : le neume principal est le salicus en tierce majeure. Mais il paraît moins à l’aigu que le podatus de floréte, car dès avant même ce salicus nous partons du Do pour monter : Do Ré Fa. Le mot se poursuit en binaires très sobres. Et surtout pas développée ou importante sur bus de opéribus, qui n’est qu’une terminaison conjugale. On aurait presque pu chanter in óperis, et non pas in opéribus .

Suis : Retour à la mélodie douce, gracieuse, recueillie. Développée, en une clivis épisémée et un scandicus. Ce mot là peut durer plus que le temps des notes !

Mois du Rosaire : prier facilement le chapelet

Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Cette prière qui se récite avec un chapelet est une prière magnifique, recommandée par de nombreux saints et papes, comme le pape Pie IX qui nous dit que « C’est le Rosaire qui sauvera le monde. »

Si le principe en est très simple (réciter des Je vous Salue Marie et des Notre Père au rythme des grains du chapelet), cette prière – par sa longueur notamment – peut parfois faire peur ou sembler rébarbative. Saint Louis-Marie Grignion de Monfort et Pauline Jaricot nous donnent 3 bons conseils pour se lancer :

  • Donner du sens en portant une intention de prière. Il ne s’agit pas de réciter pour réciter. Il s’agit de confier une intention à la Vierge Marie afin qu’elle prie le Seigneur avec nous. Pensons bien, avant chaque dizaine, à énoncer une intention particulière pour nous, nos proches ou pour le monde ou demander les grâces associées à chaque mystère du Rosaire.
  • Prendre son temps, mettre des silences dans notre récitation, pour bien vivre ce temps de prière. Saint Louis-Marie nous le dit, si nous avons peu de temps, “une dizaine, dite ainsi posément, vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte, sans réfléchir ni s’arrêter.”

  • Partager. C’est la grande et belle intuition de Pauline Jaricot qui créa les groupes de Rosaire Vivant. Chaque priant s’engage à réciter une partie du chapelet et c’est l’ensemble du groupe qui offre ainsi chaque jour un Rosaire à la Vierge Marie.

Des groupes de prière du chapelet existent dans les paroisses mais maintenant des outils permettent également d’accompagner chacun dans cette pratique, quelle que soit son expérience du chapelet. C’est le cas de Rosario, application gratuite, développée sur le principe du chapelet vivant pour une pratique du rosaire simple et fraternelle. Cette application permet de créer un groupe de 5 personnes dont chacun reçoit chaque jour un mystère du rosaire. Avec un rappel quotidien, chacun offre ainsi 5 minutes de sa journée pour le méditer en récitant une dizaine. À la fin de la journée, le groupe aura, ensemble, prié un chapelet entier se portant mutuellement dans la prière.

Alice Ollivier pour Hozana.org

Punaises de lit : l’effet Streisand provoqué par la déclaration de Pascal Praud

Sur Cnews, Pascal Praud a osé se demander s’il n’y avait pas un lien entre la prolifération des punaises de lit et l’immigration. Que n’a-t-il pas dit ? Des députés Renaissance et LFI ont annoncé saisir l’Arcom, le régulateur des médias, jugeant cette question raciste.

 

Or le Pr Jean-Pierre Bourassa, docteur en biologie-entomologie, a publié un ouvrage dans lequel il fait clairement le lien :

Un article de fin juillet évoque une alerte de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) à propos de la zone d’attente de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. La structure, occupée par des immigrés qui n’ont pas été autorisés à entrer en France, est notamment infestée de punaises de lit, des petits insectes qui se nourrissent principalement de sang humain et provoquent d’intenses démangeaisons. Et “la situation ne cesse de se dégrader”, selon un communiqué publié mercredi 26 juillet par l’organisation.

L’effet Streisand désigne un phénomène médiatique involontaire. Il se produit lorsqu’en voulant empêcher la divulgation d’une information que certains aimeraient cacher, le résultat inverse survient, à savoir que le fait caché devient notoire.

Voilà une bonne opportunité sanitaire pour stopper toute immigration…

Une secte sataniste et pédocriminelle

Ce n’est pas une invention née d’une théorie du complot puisque c’est annoncé par le site de TF1… :

[…] Tout a commencé en novembre 2021. Dans le quartier de Queens, le logement d’un jeune homme de 23 ans est perquisitionné par les forces de l’ordre. Selon le récit du Guardian, c’est une source anonyme qui a signalé aux agents du FBI un certain nombre de contenus sur les réseaux sociaux particulièrement insoutenables. Publiés par un certain Angel Almeida, qui agissait derrière un alias, ils contenaient des images de violences à l’égard d’enfants ou d’animaux et des messages de soutien à Dylann Roof, ce suprémaciste blanc qui a massacré neuf personnes à Charleston, en 2015. Sur un autre cliché, il s’affichait fièrement, torse nu, fusil de chasse à la main. 

Lors de la perquisition au domicile du jeune homme, les enquêteurs trouvent une arme de poing et des munitions. Mais en cherchant plus loin, ils découvrent un homme attiré par le culte de Satan. Sa bibliothèque regorge d’ouvrages relatifs à l’Ordre des Neuf Angles. Sur son mur, un drapeau noir aux couleurs de ce culte satanique. Organisation née dans les années 60 qui promeut le culte ésotérique de Hitler et embrasse des éléments du suprémacisme blanc, elle est classée comme idéologie terroriste par les États-Unis. Les forces de l’ordre retrouvent également une “alliance de sang”, un document satanique représentant un personnage encapuchonné entouré de symboles ésotériques et enduit d’un liquide similaire à du sang.

Le jeune homme est alors directement arrêté pour possession d’arme à feu. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Au fil de leur enquête, les autorités vont découvrir qu’Angel Almeida a plusieurs comptes anonymes, y compris un compte Instagram sur lequel il avait partagé les photos d’un enfant attaché et bâillonné. Et qu’il fait partie d’une organisation tentaculaire ciblant les jeunes sur les réseaux sociaux. Baptisée “764” mais détenant plusieurs autres alias, elle serait une émanation 2.0 de l’Ordre des Neuf Angles. Selon des sources proches du dossier citées par le Guardian, le groupe dispose ainsi d’un réseau de quelques milliers de participants et de centaines de membres très actifs qui génèrent et diffusent des contenus pédopornographiques et des vidéos gores. Pour alimenter leur réseau, ses membres ciblent “délibérément des victimes mineures sur des messageries grand public afin de les extorquer pour qu’elles enregistrent ou diffusent en direct des actes d’automutilation et produisent du matériel d’abus sexuel sur des enfants”, selon l’avertissement du FBI.

Pour ce faire, ils “recourent aux menaces, au chantage et à la manipulation”, précise le document de la police fédérale, en faisant par exemple appel au doxing, cette pratique illégale qui consiste à dévoiler en ligne les informations personnelles. Jusqu’à amener leurs jeunes cibles à enregistrer des vidéos montrant par exemple des actes d’automutilation, de cruauté envers les animaux, des actes sexuels et même des suicides. Les vidéos sont ensuite diffusées parmi les membres afin d’extorquer davantage les victimes et d’exercer un contrôle sur elles. Selon les autorités, la principale motivation du groupe est de “gagner en notoriété et d’améliorer son statut” au sein d’un groupe qui ne connait aucune frontière. Un adolescent allemand accusé d’avoir assassiné sa famille d’accueil en Roumanie est ainsi soupçonné d’avoir participé à ce groupe, selon la presse roumaine.

Angel Almeida n’est donc qu’un maillon de ce terrible engrenage. Selon la justice, qui a déposé un nouvel acte d’accusation en février dernier pour exploitation sexuelle d’enfants, il aurait activement participé à ce groupe en contraignant par exemple une adolescente à avoir des relations sexuelles avec un homme plus âgé. Jugé apte à comparaitre devant la justice, son procès est prévu le 4 décembre.

Saint Michel : mythe ou réalité ?

Pour le deuxième épisode de la sixième saison en vidéo, le Club des Hommes en noir de ce vendredi 29 septembre est consacré à l’archange saint Michel, prince de la milice céleste. L’occasion non seulement d’évoquer sa place dans le plan divin mais aussi son rôle et son lien avec la France. Un sujet qui tombe à pic puisque l’Église fête saint Michel en ce 29 septembre.

Pour évoquer ce sujet qui réserve bien des surprises, Philippe Maxence reçoit l’abbé Marc Guelfucci, l’abbé Grégoire Célier, le Père Danziec et Jean-Pierre Maugendre.

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Qui sont les “fanatiques de l’indifférence”?

Toujours à propos des récentes déclarations du Pape François à Marseille, l’avocat Jean-Philippe Delsol, président de l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales), écrit un article niant nettement tout devoir d’accueil pour les Etats:

Chacun ne peut s’installer que là où il acquiert, obtient un droit à l’usage de son nouveau domicile. Aucun État n’a de devoir d’accueil. Pas plus que, propriétaire ou locataire de votre logement, vous auriez une obligation d’accueillir une personne qui en serait démunie. Un État représente sa population qui supporte des impôts en contrepartie de la protection des personnes et des biens que celles-ci possèdent et/ou utilisent, privés ou publics. Il doit veiller à préserver ses citoyens/contribuables de toute intrusion irrégulière dans la sphère publique qui est une propriété partagée dont il est le gardien. Les étrangers autorisés à pénétrer légalement dans un pays y bénéficient de l’accès aux biens publics pour autant qu’ils en respectent les règles d’usage. Ils n’ont évidemment pas accès aux biens privés des ressortissants du pays d’accueil sauf à nouer un accord contractuel avec ceux qui leur procurent les commodités de leur séjour.

Et il s’inquiète des dangers des “bonnes intentions”:

Les Etats qui gouvernent au nom de la vertu promettent le ciel et font advenir l’enfer de la terreur, à l’instar de Saint Just et Robespierre, parce qu’ils finissent par imposer l’impossible perfection d’une humanité imparfaite.

Concluant:

Le meilleur moyen d’aider les immigrés est sûrement de les aider à rester chez eux, de ne pas les priver de leurs racines. Ils doivent quitter leurs pays parce que ceux-ci sont la proie du socialisme et de la corruption qui les appauvrissent. Il faut les aider à libéraliser leurs économies et à établir chez eux un état de droit qui ensemble y favoriseront la richesse.

Jean-Frédéric Poisson et les propos du Pape à Marseille

Jean-Frédéric Poisson répondait à André Bercoff, sur Sud Radio, sur les propos du Pape à Marseille:

 

“La révolte vendéenne était le symbole du peuple concret qui se révoltait contre le peuple abstrait”

30 ans après la venue de Soljenitsyne au Puy du Fou, Philippe de Villiers a été interrogé dans France catholique. Extrait :

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