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Grand succès pour le jubilé de la Vendée

Plus de 1500 participants se sont réunis samedi, sous un soleil magnifique. La messe a été célébrée par le Révérend Père Abbé du Barroux, en présence de de Mgr. le Duc de Bourbon, venu avec sa famille. Un grand moment d’émotion avec la remise des cadeaux à la famille du Prince, symbole de l’attachement de la Vendée et de la France au premier descendant des rois qui ont fait cette France. Et grand moment de fête familiale et populaire avec de nombreuses animations.



La famille de Mgr Louis de Bourbon, Duc d’Anjou a assisté dimanche à la messe à l’abbaye de Beauchene à Cerisay célébrée par Mgr Castet, évêque émérite de Luçon.

« Tous les embryons sont et seront des êtres humains »

Le 27 juillet, l’Académie nationale de médecine de Buenos Aires a déclaré que

« la sélection d’embryons humains ne remplit pas les conditions éthiques et sociales pour être mise en œuvre ».

« tous les embryons en question sont et seront des êtres humains ». « Ils méritent donc le traitement de tout être humain ».

Pour appuyer sa position, l’Académie souligne que d’un point de vue biologique,

« l’embryon humain répond à une autogenèse individualisée avec une chronologie coordonnée sans discontinuité et activement contrôlée ».

« L’élimination des entités porteuses du génome humain serait une forme extrême de discrimination eugénique, puisqu’elle conduirait à la mort immédiate de l’être humain ».

Par conséquent, dans le cadre de la procréation médicalement assistée, les embryons doivent recevoir

« toute la protection et le respect qu’ils méritent en tant que vie humaine, en les dotant des caractéristiques obligatoires des techniques médicales à finalité thérapeutique, sans discrimination, sans rejet et sans manipulation ».

En conclusion, l’Académie de médecine explique qu’au vu de ces différentes considérations, la sélection d’embryons humains ne peut être mise en œuvre.

Source : Gènéthique

Encore un complotiste

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a été interrogé dans Le Parisien, suite au dîner rassemblant les chefs de partis autour d’Emmanuel Macron. Extraits :

Je trouve que cette démarche avec les partis politiques n’est pas inintéressante. Le problème est ce qu’il va en sortir. J’espère qu’elle n’aura pas les mêmes résultats que le grand débat, la Convention citoyenne pour le climat ou le Conseil national de la refondation. Attention à ce qu’une nouvelle fois cela ne débouche sur rien. Ce sera l’épreuve de vérité entre un exercice utile pour le pays et un exercice de communication du président de la République. […]

Il a été décidé d’organiser une conférence sociale sur les bas salaires. Est-ce que ça ne manque pas d’ambition ?

Est-ce un nouveau faux-semblant ou l’amorce d’un nouveau dialogue social ? Si ce n’est que de la gesticulation, on le paiera tous cher collectivement. Parce que les Français n’ont plus confiance en nous. Nous leur devons du sérieux.

À Saint-Denis, il a été question de politique migratoire. Êtes-vous favorable à l’élargissement de l’article 11 de la Constitution, qui permettrait d’en faire un sujet de référendum ?

Oui. Mais il faudra que cet élargissement soit bien cadré. Il fait partie des réflexions du groupe de travail sénatorial. Nous avons vu l’échec de la loi Collomb de 2018 et des vingt textes précédents. Nous avons impérativement besoin d’une politique migratoire efficace.

Une réforme constitutionnelle est-elle une condition sine qua non pour réussir en la matière ?

Oui. Sans réforme constitutionnelle, nous ne pourrons avancer, mais il est impossible que les demandes d’asile soient faites en dehors du territoire français, d’instaurer des quotas ou de modifier la gestion du regroupement familial.

Emmanuel Macron n’a-t-il pas définitivement enterré l’option du référendum en matière migratoire ?

Je ne crois pas, mais s’il l’enterre, il en assumera les conséquences. Sans réforme constitutionnelle, il n’y aura pas de politique migratoire réelle et donc aucune politique d’intégration réussie. On ouvre la porte à l’extrême droite si on trompe encore les Français sur ce sujet. […]

Les Français auraient-ils été trompés sur l’immigration ?

Vers un référendum sur la fin de vie ?

Le projet de loi sur la fin de vie se trouvant actuellement dans une impasse, la présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a prôné la tenue de référendums sur la question de la fin de vie, ou encore sur une généralisation du service national universel (SNU).

Elle est en revanche opposée à un référendum sur la réforme des retraites, réclamé par la gauche. Et pourquoi pas un référendum sur l’immigration ? Elle a défendu le volet du projet de loi immigration prévoyant un titre de séjour pour les “métiers en tension” :

“Aujourd’hui, ça figure dans le texte présenté au gouvernement qui est en lecture au Sénat et c’est une partie de l’équilibre de ce texte. Donc nous y tenons”.

Puce sous-cutanée pour payer ou même décliner son identité

Je croyais avoir affaire à un média « complotiste » mais c’est le très politiquement correct francetvinfo qui annonce :

Une étape vient d’être franchie avec les puces implantées sous la peau, plus besoin de sortir avec ses clés ou son portefeuille. On pourra faire démarrer sa voiture, payer ou même décliner son identité d’un geste de la main. […]

Il y a quelques années, on trouvait ridicule de payer avec son téléphone. Qui sait ? Peut-être que demain, on trouvera génial de payer avec le dos de la main.

Jordan Bardella : “Emmanuel Macron est un Jean-Luc Mélenchon patient qui déconstruit progressivement notre pays”

Extrait d’un entretien donné par le président du Rassemblement national au Figaro :

[…] Je pense qu’Emmanuel Macron est politiquement de nulle part et qu’il est à la tête d’une nation qu’il conduit nulle part. Emmanuel Macron est un Jean-Luc Mélenchon patient qui déconstruit progressivement notre pays de bas en haut, en prenant son temps et en prenant le temps de la déconstruction. On le voit concrètement avec l’exemple de l’école, qu’il a affaiblie dans ses capacités par des réformes successives. On voit qu’il rebouche aujourd’hui les trous. Après avoir supprimé les maths du tronc commun, il les remet. Après avoir fait la réforme du bac, il remodèle le calendrier des épreuves du baccalauréat. Il sème le trouble dans la communauté éducative en passant d’un profil raisonnable comme Jean-Michel Blanquer à un wokiste convaincu comme Pap Ndiaye, qui aurait pu être membre d’un gouvernement de Jean-Luc Mélenchon, pour finalement repasser à Gabriel Attal.

Sur la question de l’immigration, Jean-Luc Mélenchon comme Emmanuel Macron partagent la même philosophie, à savoir que la France doit continuer d’être ouverte à une immigration que les Français refusent dans toutes les études d’opinion.

Il y a eu enfin chez Emmanuel Macron une tentation de la décroissance, notamment énergétique. Dans le gouvernement auquel il a appartenu par le passé comme durant son premier mandat, il a appauvri considérablement les capacités énergétiques de la France au travers de l’affaiblissement de la filière nucléaire, pour faire plaisir à la gauche Nupes et, à l’époque, à Europe Écologie-Les Verts. Ce qui distingue finalement Jean-Luc Mélenchon d’Emmanuel Macron, c’est la patience dans la déconstruction du pays. […]

David Lisnard : “Nous assistons au dernier soubresaut d’un système”

Extraits d’un entretien donné par David Lisnard dans Valeurs Actuelles :

[…]

Cardinal Sebastian Francis : « Nous devons vivre avec notre identité chrétienne au milieu de la diversité : c’est l’Asie ! »

Le cardinal Sebastian Francis, évêque de Penang dans le nord-ouest de la Malaisie, fait partie des cardinaux nommés par le pape le 9 juillet. Né en 1951 à Johor Bahru, il a été nommé évêque en 2012. Il est également président du Bureau des communications sociales de la FABC (Fédération des conférences épiscopales d’Asie). Il se confie à Églises d’Asie. Extraits :

[…] Nous sommes un vaste continent comptant de nombreuses cultures, races et religions. L’incorporation de la culture et de la religion joue un rôle très important pour l’inculturation de la foi. Nous projetons de devenir une Église asiatique vraiment indigène.

Concernant la question du statut de minorité, je crois que nous ne devrions pas cataloguer une petite portion de la population comme minorité. Il y a eu trop d’étiquetages qui ont conduit à des connotations négatives. Les divisions entre majorité et minorité, libéraux et conservateurs, ou encore droite et gauche ne sont pas opportunes dans le contexte asiatique.

Nous ne devons pas regarder à droite ou à gauche mais vers le haut, vers le Royaume de Dieu dans les Cieux… « Fiat voluntas Tua, sicut in caelo et in terra », comme il est dit dans Matthieu 6,10 : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » En Asie, Ciel et Terre se fondent en une seule réalité dans le Royaume de Dieu. La parabole de la graine de moutarde rappelle que même la plus petite quantité de foi peut déplacer les montagnes, et la parabole du levain enseigne que le Royaume de Dieu peut avoir des humbles débuts, mais qu’il grandira et exerce son influence depuis l’intérieur et non de l’extérieur.

C’est pourquoi les catholiques agiront au sein d’une culture comme le levain, comme agents de changement, en changeant progressivement la culture depuis l’intérieur afin d’intégrer les valeurs du Christ et son Évangile. Nous devons vivre en harmonie, avec notre identité chrétienne au milieu de la diversité culturelle et religieuse. C’est l’Asie !

Votre nomination a également été acceptée avec joie en Inde, d’où vos grands-parents ont émigré. Quel est votre attachement à vos racines indiennes aujourd’hui ?

Je suis en premier lieu Malaisien, avant mes racines ethniques qui sont indiennes. En tant que Malaisiens, nos identités malaises, chinoises, indiennes, sabahanes et sarawakiennes, entre autres ethnies malaisiennes, partagent et acceptent les différences comme les ingrédients d’une même salade. Et ensemble, nous formons un plat délicieux ! J’embrasse mes racines indiennes et je suis heureux qu’il y ait de la joie et de la jubilation dans la communauté catholique indienne également. Le mot « catholique » vient du mot grec « katholikos » qui signifie « universel ». L’universalité de l’Église catholique fait de l’Église un seul corps. Quand il y a de la joie en Inde, c’est la preuve de l’unicité que nous ressentons mutuellement. […]

Placement d’enfants : des décisions ubuesques

Michel Amas, avocat au barreau de Marseille, défend plus de 900 dossiers de placement d’enfants. Il dénonce des décisions “ubuesques” et parle d’une justice qui déraille. Cet avocat s’est aussi fait connaître pour avoir dénoncé les viols à répétition sur les enfants placés. En avril il déclarait :

En France, il y a 76.000 détenus. On ne parle que d’eux. Il y a 330.000 enfants qui relèvent de l’aide sociale à l’enfance. 224.000 enfants sont placés. Il s’agit d’une administration goulue. Elle frappe sans aucun discernement et parfois là où ce n’est pas nécessaire. […]

20 % des placements se justifient. Parmi ces 20 %, un total de 7 à 8 % sont obligatoires parce que les parents sont défaillants, fous, agresseurs ou violents. Le reste des placements peut se justifier pendant un temps. Certains placements sont abusifs car beaucoup trop longs et peuvent durer plusieurs années.

 

Questions sur la master-class de bioéthique de la Fondation Lejeune

Questions à Paola de Condé, membre de la 6e promotion de la master-class de bioéthique organisée par la Fondation Lejeune

  1. Vous avez suivi la Master-class science et éthique de la Fondation Jérôme Lejeune. Pourquoi avoir fait cette formation ?

Depuis quelque temps, j’entendais parler de la Master-class par des amies. L’aperçu que j’en ai eu par le site internet de la Fondation Jérôme Lejeune m’a séduite, par la variété des matières qui composent cette formation.

Etant en master en droit de la santé dans une université publique, j’étais désireuse de bénéficier d’un enseignement complémentaire sur des thématiques auxquelles je pourrai être confrontée dans ma vie professionnelle. Enfin, j’ai suivi ce cycle de formation avec ma sœur, étudiante en médecine. La richesse des enseignements dont nous avons bénéficié ensemble nous a sans doute rapprochées car ils nous ont amenées à nous poser des interrogations que nous pouvions partager.

  1. Vous avez fait des études de droit, la Master-class s’adresse principalement aux étudiants en médecine avec un petit quota de juristes, philosophes et d’autres professions. Comment cette approche croisée vous a-t-elle permis de porter un autre regard sur la bioéthique ?

Effectivement, durant ces enseignements, je me suis retrouvée au milieu d’étudiants en médecine ou issu du monde paramédical, un milieu qui ne m’est pas très familier. Cependant, la Master-class traite de problèmes éthiques très variés, du début de la vie, de la fin de la vie ou encore de perspectives futures avec le transhumanisme, et ces nombreux problématiques sont abordées sous des angles différents. Plusieurs cours donnés par des juristes ou des avocats m’ont particulièrement parlé, notamment parce qu’ils différaient de ce que j’avais pu entendre à l’université. Les interventions des professeurs de médecine m’ont permis de mieux prendre conscience de la réalité et des conséquences des réformes actuelles comme celle de l’euthanasie.

Enfin, les conférences de philosophes, notamment celle d’ouverture de la Master-class qui portait sur la dignité, permet de prendre de la hauteur sur des problématiques très concrètes.

La complémentarité de ces enseignements est l’un des atouts de cette formation, car elle ouvre des horizons à tous ceux qui la suivent.

  1. Pourquoi à votre avis la Master-class est-elle si importante ?

Dans le domaine de la santé, il me semble aujourd’hui majeur que les étudiants se forment de manière solide afin d’être parés pour exercer leur métier dans des environnements parfois hostiles à des principes et valeurs issues du droit naturel.

Mais à mon sens, la nécessité de se former s’applique à tout jeune qui désire contribuer à une évolution vertueuse des mentalités, des politiques et des pratiques sociales. “Une âme qui s’élève, élève le monde”. Dans le prolongement des mots d’Elisabeth Leseur, je crois qu’une intelligence qui s’élève, élève la société. C’est ce que la Master-Class science et éthique propose et qui m’a convaincue.

Le Syndicat de la famille interdit de manifester contre la vente d’enfants

Le Syndicat de la Famille s’est vu interdire deux manifestations statiques prévues samedi 2 et dimanche 3 septembre devant le salon de la parentalité et de la fertilité « Wish for a baby », dans le 12e arrondissement de Paris, pour « dénoncer le tourisme procréatif, la GPA et certaines formes de PMA ».

Dans un arrêté publié vendredi 1er septembre, la préfecture de Police considère que les dispositifs sonores et les prises de paroles prévus

« sont susceptibles d’entraîner des troubles de l’ordre public et des risques d’affrontements avec les participants du salon ».

Cela n’a pas dissuadé de dénoncer la vente d’enfants.

Le Syndicat a contesté ces abus de pouvoir au tribunal et la justice lui a donné gain de cause.

 

En quête d’esprit : une rentrée sous le signe de l’autorité

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • L’abbé Daniault, prêtre de la communauté Saint-Martin
  • Marion LUCAS, docteur en philosophie
  • François-Xavier CLÉMENT, spécialiste de l’éducation

Terres de Mission : Un catéchisme de la grâce

Terres de Mission reçoit l’abbé Guillaume de Menthière, curé du diocèse de Paris et enseignant au collège des Bernardins, pour parler de son dernier ouvrage : “Le penchant de la grâce” paru aux éditions Artège.

Puis, Guillaume Bernard, enseignant à l’ICES, évoque le livre de Basile Athanase qu’il a préfacé : “Sagesse et Progrès”, sur les idéologies contemporaines.

Prier pour le synode

Une lectrice nous fait suivre la proposition de prière d’une religieuse roumaine gréco-catholique pour le synode:

Loué soit Jésus !

 

Chers fidèles,

A l’approche du Synode des évêques à Rome (4-29 octobre 2023), nous voudrions vous proposer une chaîne de prière car nous ressentons la gravité du moment : nous voyons la force des idéologies actuelles, le manque de formation, l’affaiblissement de la foi, l’influence de l’esprit du monde (l’amour du pouvoir et de l’argent), l’impureté acceptée comme norme ou sous la caricature de la miséricorde… et malheureusement les personnes faibles de la Sainte Église du Christ ne sont pas non plus à l’abri de ces erreurs. La grâce de Dieu n’agit pas seule dans l’homme, mais elle a besoin de notre coopération. De même, l’absence de travail spirituel dans l’homme entrave la grâce et ouvre la porte au mal.

 

La prière est une arme que notre Seigneur lui-même nous a donnée, non seulement par la prédication, mais aussi par l’exemple, par les longues nuits passées dans l’adoration du Père.

Ainsi, nous vous proposons de nous unir dans la prière pendant 30 jours, jusqu’au début du Synode à Rome. Notre chaîne commencera le lundi 4 septembre 2023. Ce que nous demandons dans la prière :

– Que Dieu protège la Sainte Eglise de tout enseignement erroné ;

– Que, par l’intercession de la Vierge Immaculée, toute œuvre de Satan dans l’Église et le Synode soit stoppée ;

– La conversion de tous les participants au Synode ;

– Les grâces et l’assistance de l’Esprit Saint pour le Saint-Père le Pape et les membres du Synode.

 

Chaque participant à la chaîne de prière choisit un jour (ou plusieurs) et, ce jour-là, il s’engage à :

1) Participer à la Sainte Messe (en l’offrant aux intentions mentionnées)

2) Prier le chapelet/rosaire (une arme puissante contre les ennemis de l’Église)

3) Jeûner (sans viande, en mangeant un ou deux repas par jour, en ajoutant un jeûne spirituel – chacun renonce à quelque chose qui l’entrave dans son cheminement spirituel : pas de téléphone ou d’internet, si nous avons cette faiblesse ou addiction, pas de critique, pas de colère, pas de râlerie, etc.)

4) Prier Saint Michel Archange (Pape Léon XIII)

5) Prendre du temps pour la lecture spirituelle en vue de sa propre formation (lire la Bible, le Catéchisme, la vie d’un saint, etc.)

Que ces 5 points soient comme les 5 pierres de David avec lesquelles nous pouvons vaincre le Goliath actuel.

Je vous remercie pour vos prières !

« Vous serez appelés papistes, cléricaux, rétrogrades, intransigeants »

Nous fêtons aujourd’hui le pape saint Pie X, lequel écrivait dans l’une de ses lettres pastorales :

Vous serez appelés papistes, cléricaux, rétrogrades, intransigeants ; honorez-vous en ! et ne faites pas attention aux railleries des pervers. Soyez forts, ne cédez pas où il n’y a pas à céder. Vous devez combattre, non avec des moyens termes, mais avec courage ; non en secret, mais en public ; non à portes closes, mais à ciel ouvert.

Plus de 100 nouvelles écoles indépendantes

Communiqué de la Fondation pour l’école :

Observateur privilégié des écoles privées hors contrat en France, la Fondation pour l’école se réjouit de ces nouvelles créations, de la forte progression des effectifs dans les écoles existantes ainsi que de l’augmentation croissante du nombre de candidats à nos formations.

  1. Plus de 100 nouvelles écoles libres ouvertes en 2023

Plus de 100 écoles indépendantes ont vu le jour en 2023.  Le tempérament d’entrepreneur des porteurs de projet n’a pas été freiné par les défis qui se sont présentés à eux. Leurs motivations sont extrêmement diverses mais on peut tout de même en citer les principales :

  • La baisse du niveau général et les défaillances du service public ;
  • La place de plus en plus importante donnée aux idéologies à l’école publique ;
  • Le manque de confiance des parents dans l’institution (absences non remplacées ou recrutements des professeurs faits sur un coin de table, grèves, difficultés à gérer le harcèlement, etc. ;
  • Le refus des demandes d’IEF (instruction en famille) qui amène des parents à fonder leur école ;
  • Le désir de nombreux parents de voir les besoins spécifiques de leurs enfants pris en compte ;
  • Le souhait d’avoir des classes à effectifs modérés ;
  • La volonté de certains parents de s’impliquer dans l’école de leurs enfants ;
  • La volonté de redynamiser les territoires ruraux ;
  • La volonté pour des parents de mettre en place un projet pédagogique en accord avec leurs valeurs ou leurs croyances ;
  1. Une hausse importante du nombre d’élèves scolarisés dans les écoles indépendantes

À côté de ces créations, la Fondation pour l’école relève une augmentation significative du nombre d’élèves scolarisés dans les écoles indépendantes grâce aux 2 500 écoles déjà existantes.

Une étude effectuée auprès d’un nombre significatif d’établissements nous permet en effet d’estimer une croissance globale de 17 %. L’on passerait donc de 100 000 élèves scolarisés dans le hors-contrat à 117 000 élèves, de la maternelle à la terminale en septembre 2023, dans 2 600 écoles.

Cette hausse est la preuve de la confiance accordée par les familles aux établissements auxquels ils confient leurs enfants.

  1. La crise des vocations : pas dans le hors-contrat !

Enfin, nous constatons un fort engouement pour la formation initiale des futurs professeurs du premier degré dispensée par l’ILFM, l’Institut de Formation de la Fondation pour l’école. Les effectifs ont augmenté de 60 %. Il n’y a pas de crise des vocations pour les écoles indépendantes !

  1. Un nombre important de projets reportés

Malgré la motivation importante, nous constatons un léger tassement des créations d’école indépendante par rapport à l’an dernier. En effet, plus de 100 écoles ouvrent leurs portes en 2023 contre 120 en 2022, alors que nous avions identifié plus de 180 projets d’ouverture avant l’été. Que s’est-il passé ? Voici notre analyse :

  • L’inflation est une première cause : l’augmentation de l’énergie et du coût des matières premières a logiquement entraîné une hausse des prix des travaux, contraignant certains créateurs à renoncer à leurs locaux, faute de pouvoir les mettre aux normes. Par ailleurs, l’augmentation des salaires minimums de la convention collective de l’enseignement privé indépendant, bien plus importante que l’augmentation du smic, a contraint certains porteurs de projets à réviser à la hausse le montant des scolarités, entraînant le désistement de la part de familles initialement engagées dans le projet.
  • Beaucoup de créateurs ont fait état de tracasseries administratives, tandis que d’autres ont vu les bailleurs se rétracter au dernier moment. Sans locaux, il est difficile d’ouvrir une école…
  • Le recrutement des directeurs est plus compliqué depuis la loi Gatel, qui exige d’eux une expérience spécifique de 5 ans dans un établissement d’’enseignement. Par ailleurs, l’augmentation récente du régime de sanctions pénales encourues par les chefs d’établissements a pu dissuader certains directeurs de s’engager dans le projet malgré une motivation importante.
  • L’augmentation du nombre d’inspections à charge et la possibilité qu’a désormais l’administration de faire fermer un établissement ont peut-être eu également un effet dissuasif.
  • Les variations démographiques peuvent être aussi en cause : on parle de 1 500 fermetures de classes dans l’enseignement public, l’école libre est donc forcément touchée par cette réalité. Pour ces raisons, plusieurs projets sont retardés d’un an.

Le succès des écoles indépendantes ne se dément pas et nous formons le vœu que le nouveau ministre, M. Attal, donne des instructions pour que ces écoles soient enfin considérées avec respect et bienveillance par les services de l’Éducation nationale : Les écoles libres et indépendantes sont devenues une réalité incontournable du paysage éducatif français.

À certains égards, elles pourraient servir de modèle, non seulement dans le domaine pédagogique mais aussi pour la gouvernance des établissements scolaires publics.

Analyse des chiffres, statistiques et témoignages : télécharger le communiqué en intégralité

Quelle Bible choisir ?

Le dernier numéro de la revue FIDELITER est consacré à la Bible. L’abbé Philippe Toulza y présente un dossier sur les différentes traductions de la Bible en français : Quelle bible choisir ? Quelles sont les bonnes traductions ? Quelles sont les mauvaises traductions à éviter ? L’auteur passe en revue quelques versions de la Bible, comme La Bible de Sacy (ou le memento de Port Royal), Dom Calmet, la Bible Fillion, celle de Jean-Baptiste Glaire, d’Augustin Crampon, La Bible de Jérusalem, les traductions de Maredsous, du cardinal Liénart, du chanoine Osty…

Voici l’introduction du dossier :

Quatorzième dimanche après la Pentecôte, Dimanche de la Providence

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Ce dimanche 3 septembre est précisément le jour de la fête de Saint Pie X dans l’ancien calendrier. Ce grand pape, pourfendeur du modernisme et des erreurs modernes, avait vu avec une grande acuité les ravages idéologiques et spirituels qu’allait subir l’Europe.

Ce dimanche s’appelle aujourd’hui le Dimanche des deux maîtres en raison de son Évangile, ou également le Dimanche de la ProvidenceDomínica Providéntiae, en raison de ce même Évangile qui nous parle de la bonté paternelle de Dieu. Puisse cette belle formule nous accompagner toute la semaine !

La messe Protéctor noster de ce dimanche est de  nouveau une messe belle et joyeuse. Aujourd’hui la communauté et l’âme ont l’impression d’assister à des fiançailles. Comme l’âme a désiré passer le « jour du Seigneur » dans les « parvis de Dieu », dans son « tabernacle » ! C’est ici sa « demeure ». Elle implore de Dieu un regard de complaisance sur son « oint » (c’est l’âme et la communauté, le Christ mystique).

Les chants du propre de la messe du XIVe dimanche après la Pentecôte, comme dimanche dernier, proviennent  encore tous du livre des psaumes, hormis la Communion, qui est, cette fois, nous allons le voir , extraite de l’Évangile…

► Introït : Protector noster

Le texte de l’Introït est emprunté au psaume 83, qui est utilisé assez souvent dans la liturgie. Nous l’avons rencontré notamment au Graduel du cinquième dimanche, qui commençait par les mêmes mots que l’Introït de ce jour. Dans ce psaume, le peuple d’Israël, exilé loin de Jérusalem et du temple, exprimait son ardent désir de revoir la maison de Dieu, et dans les versets qui forment cet Introït, c’est le roi d’Israël, oint du Seigneur (en latin Christus) qui lève les yeux vers le ciel pour le supplier.

Protector noster, aspice, Deus, et respice in faciem Christi tui : quia melior est dies una in atriis tuis super millia.
Dieu, notre protecteur, regardez et jetez les yeux sur le visage de votre oint, car un seul jour passé dans vos parvis vaut mieux que mille.

L’oint du Seigneur, le roi d’Israël, est comme toujours la figure du Messie, mot qui signifie aussi oint en hébreu, et le temple, la maison de Dieu est la figure de l’Église, dont le Christ est la tête ; il est aussi la figure du ciel, où nous supplions Dieu de trouver un jour le bonheur éternel. Ce texte convient particulièrement bien au début de la messe où le prêtre, qui représente le Christ, monte à l’autel pour présenter nos prières. La première phrase exprime notre supplication par une mélodie très ardente avec un grand élan, qui culmine sur le mot Christi. La deuxième phrase exprime notre bonheur de nous trouver dans l’Église et notre aspiration au bonheur du ciel par une mélodie plus douce et mystique mais non moins fervente. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 83 :

Quam dilecta tabernacula tua, Domine virtutum ! concupiscit, et deficit anima mea in atria Domini.
Que vos tabernacles sont aimables, Seigneur des armées célestes. Mon âme soupire et languit après vos parvis.

► Graduel : Bonum est confidere

Le Graduel du quatorzième dimanche après la Pentecôte exprime ce qu’on pourrait appeler le sentiment de base de toute âme chrétienne, la reconnaissance de notre faiblesse et de notre indignité, la confiance en la bonté et la toute puissance divine.

Bonum est confidere in Domino, quam confidere in homine. Bonum est sperare in Domino, quam sperare in principibus.
Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur, que de mettre sa confiance en l’homme ; mieux vaut mettre son espérance dans le Seigneur, que de mettre son espérance dans les grands de ce monde.

C’est un verset du psaume 117, grand cantique d’action de grâces qui est utilisé particulièrement dans la liturgie de Pâques. Il contient, entre autres, le verset Hæc dies. La confiance en Dieu, exprimée en ce Graduel, est évidemment la conséquence de notre reconnaissance pour ses bienfaits. La mélodie utilise des formules habituelles des Graduels qui reviennent souvent en ces dimanches après la Pentecôte, mais ici elles conviennent très bien pour traduire la confiance joyeuse du texte, et elles ne sont pas choisies au hasard. Ainsi les formules qui ornent dans chaque phrase le mot Domino sont toujours réservées au nom du Seigneur. On remarquera aussi comment sur le mot homine la mélodie descend dans le grave avec humilité.

Alléluia : Venite exsultemus

L’Alléluia du quatorzième dimanche après la Pentecôte, comme la plupart de ceux de ce temps liturgique, est un chant de louange et d’action de grâces enthousiaste, dont le texte est formé encore une fois du premier verset d’un psaume. Il s’agit aujourd’hui du psaume 94.

Venite, exultemus Domino : jubilemus Deo, salutari nostro.
Venez, exultons pour le Seigneur, poussons des cris de joie pour Dieu notre Sauveur.

Ce psaume est bien connu car c’est celui de l’invitatoire des Matines qui débute chaque jour l’office de nuit, en invitant tous les chrétiens, ou au moins tous les prêtres, religieux et religieuses à venir louer le Seigneur. La mélodie, comme il convient, est celle d’une acclamation très joyeuse, et elle est proche parente de celle des alléluias des dixième, onzième et treizième dimanches de ce temps liturgique. On y retrouve encore un contraste assez net entre le mot Alléluia, à la mélodie peu développée et même ici assez statique, avec de longues tenues sur la même note, et le verset où la mélodie s’élève au contraire en grandes vocalises presque échevelées, surtout celle du dernier mot qui reprend d’ailleurs en grande partie la vocalise analogue qui concluait le verset de l’Alléluia du dixième dimanche.

Offertoire : Immittet Angelus

Le texte de l’Offertoire du quatorzième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 33, chant de louange et de reconnaissance au Seigneur, que nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises dans ce temps après la Pentecôte : Graduels Venite filii du septième et Benedicam Dominum du douzième dimanche, Communion Gustate du huitième. Nous allons d’ailleurs retrouver une partie du texte de cette Communion dans la dernière phrase de l’Offertoire de ce jour.

Immittet Angelus Domini in circuitu timentium eum, et eripiet eos : gustate et videte, quoniam suavis est Dominus.
L’ange du Seigneur se tient autour de ceux qui le craignent et Il les délivre ; goûtez et voyez comme le Seigneur est doux.

Les deux versets qui sont ici réunis et qui se suivent d’ailleurs dans le psaume sont très différents. Le premier est une affirmation de la protection que le Seigneur nous accorde en particulier par le ministère de ses Anges. Le deuxième est une exclamation admirative devant la bonté et la douceur de ce divin protecteur. Et ce texte invite tous les hommes à goûter cette bonté et cette douceur, ce qui (nous l’avons déjà vu à propos de cette phrase dans la Communion du huitième dimanche) est le mode de connaissance le plus intime et le plus profond et nous conduit à la vision béatifique : Gustate et videte. La mélodie unit ces deux versets en un tout bien soudé à la fois très affirmatif et plein de douceur, et pour mieux marquer encore cette unité, à la fin du premier verset, sur les mots eripiet eos, la mélodie reste sur une teneur aiguë presque immobile que l’on va retrouver au début de la phrase suivante, alors que les autres phrases redescendent rechercher des cadences plus graves en des courbes très mélodieuses

► Communion : Primum quærite

Le texte de l’Antienne de Communion du quatorzième dimanche après la Pentecôte n’est pas tiré d’un psaume mais de l’Évangile, et même de l’évangile du jour. Il arrive assez souvent au cours de l’année liturgique que le texte de la Communion soit extrait de l’Évangile du jour, mais dans les dimanches après la Pentecôte, c’est assez rare ; cela ne se produit que deux fois au troisième et au quatorzième, celui d’aujourd’hui. Il s’agit ici d’un texte très connu :

Primum quærite, regnum Dei, et omnia adjicientur vobis, dicit Dominus.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et toutes choses vous seront ajoutées dit le Seigneur.

Le texte de l’Évangile est ici un peu tronqué puisqu’il dit : Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et sa justice. La mélodie est également courte et peu développée, ce n’est qu’une petite antienne. Elle est légère et joyeuse, comme il convient à une invitation à nous détacher des biens de ce monde et à tourner nos regards vers le ciel.

Les Belles figures de l’Histoire : saint Jean-Baptiste, martyr de la vérité

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :

 

“Nous sommes étonnés de constater à quel point la liturgie traditionnelle et le chant grégorien attirent”

Installé depuis le 8 septembre 2022, soit presque un an, dans une abbaye normande prémontrée, le Centre spirituel et culturel de La Lucerne reçoit familles et groupes, offrant accueil et retraites spirituelles. L’abbé Henri Vallançon, qui est avec l’abbé Antoine membre de la Fraternité canoniale de l’Abbaye de La Lucerne, a été interrogé dans L’Homme nouveau. Extrait :

[…]

La construction de l’abbaye de Donezan se poursuit

En images :

Venue de l’abbaye de Fontgombault, cette communauté de vingt moines bénédictins s’est implantée en 2007 à Donezan, dans les Pyrénées ariégeoises, à 1350 mètres d’altitude.

Pour aider l’abbaye c’est par ici.

LOUIS : Un média chrétien dédié aux hommes

Parmi les médias papiers ou web, vous en connaissez certainement qui nourrissent votre intelligence et éveillent votre cœur. Mais en connaissez-vous conçus spécifiquement pour les hommes ? Pour les hommes chrétiens et catholiques ou désireux de l’être ? Ou pour les hommes tout simplement ouverts à la spiritualité chrétienne et à la richesse deux fois millénaires de sa sagesse humaine ?

Joseph Vallançon, journaliste professionnel depuis une dizaine d’années souhaite créer le magazine-en-ligne « Louis », en référence à Louis Martin, père – entre autres – de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face. Ce futur média sera un clin d’œil au magazine Zélie, créé en 2015, en référence à l’épouse de Louis Martin. Les deux médias sont cependant indépendants.

Ce magazine Louis sera 100% web. Un média chrétien qui serait un lieu où les hommes pourront, plus qu’ailleurs, trouver ou retrouver le sens plénier de leur vie, de leur travail, de leur famille, de leurs aspirations réelles et profondes, de leur vocation de veilleurs et d’éveilleurs, de transmetteurs.

Pourquoi lancer Louis ? Car ce n’est un secret pour personne, en ces temps de wokisme : l’homme semble avoir perdu de vue ce qui fait son caractère propre et son identité masculine particulière.

Il apparaît donc qu’il y ait un espace de formation et d’information possible pour les hommes, chrétiens ou attirés par la spiritualité chrétienne et qui souhaitent sortir de cette ornière dans laquelle ce siècle les entraîne.

Pour soutenir la création de ce nouveau média, un appel de fond via Credofunding a été lancé.

Replacer le débat sur la messe sur le terrain de la doctrine

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

Renaissance Catholique et sa maison d’édition Contretemps ont de la suite dans les idées. En rééditant une nouvelle fois le Bref examen critique, c’est au cœur de la dispute liturgique qu’elles nous invitent à nous plonger.

Ces derniers mois, dans le sillage des pèlerinages de Pentecôte, un vif débat a ressurgi sur l’attrait de la liturgie traditionnelle et le succès pastoral des communautés et associations qui vivent de ce trésor. Pourquoi ? Comment ? Faut-il l’accueillir ? Faut-il s’en réjouir ? Faut-il l’accepter ? Il existe plusieurs approches pour comprendre l’indéfectible attachement à la tradition liturgique de la messe.

La première est une approche pastorale, pragmatique : alors que tout s’écroule dans l’Église, la vitalité du monde traditionnel interroge et attire.

Une autre, sans considération numérique ou pratique, est de voir dans ce missel traditionnel l’expression rituelle la plus parfaite pour enchâsser le sacrifice eucharistique par tous les artifices que la liturgie catholique a déployés au cours des siècles.

La troisième est une approche plus intellectuelle et fondamentale : la messe de Paul VI présente des faiblesses, une ambiguïté originelle qui (quels qu’en soient les fruits escomptés ou la qualité du missel traditionnel) présente un problème structurel dont l’Église doit se saisir.

Cette troisième voie est la plus délicate à emprunter car elle va chirurgicalement pointer son scalpel sur des questions théologiques qui ne peuvent laisser indifférent et suscitent des débats graves et fondamentaux. Le Bref examen critique réédité début juin est ce scalpel. Rédigée en 1969 par un groupe de théologiens de premier rang et adressé d’abord privément au pape Paul VI avec une préface des cardinaux Ottaviani et Bacci, cette étude serrée est et demeure une base essentielle pour saisir tout l’enjeu de la question et sa profondeur.

On reproche beaucoup cette critique théologique comme une preuve de désobéissance ou d’indépendance. Admettons qu’à l’opposé il n’est pas rare, et le pape François dans une certaine mesure ne dit pas autre chose, de lire que la messe traditionnelle serait un danger pour l’Église. Sauf que l’on ne voit pas comment ce qui a été théologiquement exact pourrait être aujourd’hui théologiquement dangereux. Mais probablement ne parlons-nous pas de la même chose: d’un côté théologie et de l’autre la “marche ensemble”. Deux conceptions bien difficilement conciliables qui confortent précisément la pertinence du Bref examen critique.

Pour conclure, précisons que les trois approches que nous avons évoquées se rejoignent : s’éloignant de la théologie catholique la nouvelle messe à l’œuvre depuis plus de cinquante ans produit ses fruits : le relativisme doctrinal contamine à présent tout l’édifice qui s’écroule ; pour maintenir le peu qui reste et reconstruire cet édifice, la messe traditionnelle est la meilleure solution pastorale. Ce n’est cependant pas d’abord comme un remède que nous sommes attachés à cette liturgie mais pour les trésors qu’elle renferme et qui offrent perfection de la louange que nous adressons à Dieu, transmission de la foi à notre prochain, vie intérieure et progrès spirituel.

Bonne lecture.

Une reprise enthousiaste

La rentrée arrive. Que ce soit avec le retour à l’école, la reprise des études ou du travail, le démarrage des activités diverses et variées, le mois de septembre demande une bonne dose d’énergie ! La prière peut nous aider à y faire face :

  • En confiant nos diverses activités à Dieu car en effet, le psaume 126 (127) nous le rappelle, travailler en dehors de lui, est vain : “Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ; si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que veillent les gardes.” (Psaume 126 (127), 1). Alors chaque matin, dans une courte prière, pensons à offrir notre journée à Dieu !
  • En demandant au Seigneur de bénir ceux avec qui nous allons travailler : enseignants, camarades, collègues, clients … Dans des environnements de travail difficiles et compétitifs, son Esprit peut nous aider à construire des relations saines, respectueuses et à rester sur des chemins droits. Invoquons-le avant nos échanges importants ou avant une prise de décision délicate.
  • En confiant chacune de nos difficultés à Dieu afin qu’elles ne soient pas source de peine et de découragement mais qu’elles portent des fruits. La Bible nous le rappelle à de nombreuses reprises, le travail, quel qu’il soit, quand il est fait dans l’amour et pour la gloire de Dieu, est un chemin de sanctification et permet d’œuvrer pour le Royaume.

Bonne reprise !

Alice Ollivier pour Hozana.org

Abbé Raffray : Réponses aux protestants, aux évangéliques et aux œcuménistes

Programme de cette vidéo :

  • 00:53 – Qu’appelle-t-on un protestant ?
  • 02:58 – Qu’appelle-t-on les évangéliques ?
  • 03:55 – L’Écriture n’est pas la seule source de la foi
  • 08:41 – L’importance de la Tradition
  • 10:28 – Sans l’Église, on ne peut accéder à la Révélation
  • 12:50 – Le Christianisme est-il une doctrine ou une rencontre ?
  • 14:23 – Danger du relativisme protestant
  • 16:49 – Le Christianisme n’est pas une “religion du livre”
  • 18:43 – L’inspiration divine de la Sainte Écriture
  • 19:25 – Peut-on lire la Bible ? Et comment ?
  • 22:52 – Le Christ a-t-il fondé l’Église ?
  • 25:55 – Comment les protestants interprètent-ils la fondation de l’Église ?
  • 27:30 – Qu’est-ce que l’Infaillibilité Pontificale ?
  • 30:53 – La mission du Pape et des évêques est de confirmer la foi des fidèles
  • 33:05 – Vrai et faux œcuménisme
  • 36:46 – Les confessions protestantes ne sont pas des églises
  • 38:12 – Il n’y a qu’une vérité
  • 40:48 – La vérité ne tolère pas l’erreur
  • 41:36 – Qu’est-ce que la tolérance ?
  • 43:21 – Le relativisme dans la Communauté du Chemin Neuf
  • 45:00 – La religion n’est pas d’abord une expérience ou une émotion
  • 48:15 – Réponse aux objections des protestants
  • 49:21 – La Transsubstantiation et la présence réelle dans l’Eucharistie
  • 52:55 – Le sacerdoce catholique
  • 55:35 – La Papauté
  • 58:07 – La sainteté de l’Église catholique
  • 1:00:16 – Le culte des saints et de la Sainte Vierge
  • 1:06:14 – Les dogmes mariaux
  • 1:08:08 – L’argument des frères de Jésus
  • 1:10:06 – Les nouveaux dogmes
  • 1:11:17 – L’Immaculée Conception
  • 1:13:16 – Le baptême des enfants
  • 1:17:42 – Le Purgatoire
  • 1:19:41 – Hors de l’Église point de Salut
  • 1:23:20 – Oser annoncer la Vérité

 

Destitution de Macron : il sillonne la France à bord de son ULM

David Van Hemelryck, fondateur de l’association Destitution et référendum et pilote un ULM avec une banderole “Destitution” à travers la France, est interrogé dans l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :

Quelles différences entre les cires de Maylis ? (cire du Bénédit et cire du père Fulgence)

Aujourd’hui, rendez-vous dans les landes, à l’abbaye de Maylis ! C’est dans cet ancien sanctuaire marial que vivent des moines bénédictins olivétains depuis 1946, au rythme de sept offices par jour, et du travail manuel. Leurs produits ne sont pas nombreux, mais déjà réputés pour leur qualité et leur efficacité : parmi eux, deux cires pour parquets et meubles. Mais il est peut-être difficile de les distinguer si l’on n’est pas un habitué de ce genre de produits. Dans cet article, Divine Box vous explique les différences entre la cire du Bénédit et la cire du père Fulgence et leurs utilisations !

Un peu de contexte : l’abbaye de Maylis et la production de cires

Recadrons rapidement le sujet et disons d’abord deux mots sur l’abbaye de Maylis. D’abord, on sait que ce lieu de prière existe au moins depuis le XIVe siècle, en tant que lieu de passage pour les pèlerins de Compostelle. De nombreux miracles s’y produisent, dit-on alors ! Mais les guerres passent par là, et la Révolution ensuite : la chapelle est désaffectée et donnée à des agriculteurs… En 1857, une communauté de prêtres s’établit à Maylis pour faire revivre ce sanctuaire marial.

Mais le vrai changement arrive près d’un siècle plus tard en 1946, avec l’arrivée de moines bénédictins olivétains, venus de l’abbaye de Tourtarel : c’est la communauté actuelle ! Aujourd’hui, ils sont vingt moines sur place, et suivent donc la célèbre règle de saint Benoît. Les frères alternent donc entre offices religieux (le premier dès 5h du matin !) et travaux manuels, dont la fabrication de tisane et de cires.

Mais comment des moines bénédictins olivétains en sont-ils arrivés à fabriquer de la cire ? Eh bien dans les années 1980, un fabricant local de cire arrêtant son activité propose de transmettre son savoir-faire et de donner son matériel à une abbaye. Belloc, sollicitée d’abord, décline cette proposition pour la rediriger à Maylis. À cette époque, les moines ne produisaient alors que la tisane de Maylis, donc la fabrication de cires était une aubaine pour la stabilité économique de la communauté ! Et c’est ainsi qu’en 2001, les moines de Maylis ont lancé leur production de cire.

Aujourd’hui, la cire du Bénédit et la cire du Père Fulgence servent donc toutes deux à nourrir et protéger le bois. En effet, les ingrédients 100% naturels qui entrent dans leurs compositions rendent le bois plus joli et brillant ! En particulier, vous pouvez utiliser ces deux encaustiques pour entretenir vos meubles en chêne, vos parquets, ou encore vos escaliers. Chose moins connue d’ailleurs, la cire du Père Fulgence et la cire du Bénédit font aussi briller vos cuirs ou vos tomettes en terre cuite !

Mais alors comment différencier chacune des deux cires qui ont presque l’air jumelles… ? On vous détaille ça juste en dessous.

L’abbaye de Maylis dans les Landes © Divine Box

Les différences entre la cire du Bénédit et la cire du Père Fulgence

En résumé, vous pouvez retenir cela : la cire du Bénédit est une ​​cire-encaustique traditionnelle à la cire d’abeille, tandis que la cire du Père Fulgence est une cire-vernis (auto-brillante et sans entretien).

C’est encore un peu flou pour vous ? Bien, alors lisez les lignes suivantes !

D’abord, ce qui marque une vraie différence, c’est l’aspect esthétique ! En effet, la cire du Père Fulgence laisse une finition brillante (et sans besoin de frotter !) et fait ressortir le veinage du bois. La cire du Bénédit, quant à elle, est un peu moins brillante et demande de lustrer mais laissera une patine exceptionnelle.

Ensuite, il y a bien sûr une différence d’odeur : la cire du Bénédit laisse cette bonne odeur caractéristique des meubles entretenus avec amour par nos grands-mères, tandis que la cire du Père Fulgence ne laisse pas d’odeur particulière.

Puis, pour rentrer un peu plus dans la technique, il y a cette double-utilisation possible (ou non) en bouche-pore. C’est le cas de la cire du Père Fulgence qui convient comme cire de finition, mais aussi comme “bouche-pore” (pour colmater les micro-aspérités) avant d’appliquer une cire traditionnelle. Ce n’est pas le cas de la cire du Bénédit !

Et enfin, vous l’aurez deviné, les types de bois sur lesquels appliquer ces cires ne sont pas exactement les mêmes. La cire du Père Fulgence sera parfaite pour les bois plutôt neufs ou très absorbants, qu’ils soient bruts, cirés ou vernis (sauf vernis polyester), comme par exemple pour des meubles, escaliers, parquets de chambre (peu passants) et lambris. À l’inverse, la cire du Bénédit sera parfaite pour les bois plutôt anciens ou déjà patinés : parquets passants, meubles ou colombages intérieurs.

Pour en savoir encore plus (ingrédients, formats, autres surfaces d’application possibles) lisez cet article : comparaison entre la cire du Bénédit et la cire du Père Fulgence !

La cire du Bénédit est parfaite pour les bois anciens © Divine Box

La marque « Monastic » : une vraie garantie

Au travers de son logo, la marque « Monastic » est présente sur les deux cires. C’est la garantie de l’implication concrète et totale de la communauté dans l’élaboration et la fabrication des produits.

Longtemps, la marque Monastic se résumait en trois points :

  • Les produits doivent être fabriqués dans l’enceinte du monastère : c’est le cas ici à Maylis, l’atelier jouxte l’abbatiale !
  • Ils doivent avoir été réalisés par les moines, ou sous leur responsabilité directe : à Maylis, il n’y a que des moines dans l’atelier
  • Il est nécessaire qu’il y ait eu « ouvraison substantielle » des produits en question,c’est-à-dire que la communauté ait réalisé une part importante du boulot. À Maylis, les frères font tout de A à Z, donc c’est tout bon !

Alors en plus de nous faire confiance, vous pouvez vous fier au logo « Monastic » présent sur les bouteilles de cire du Père Fulgence et de cire du Bénédit !

Le logo « Monastic » présent sur les deux cires de l’abbaye de Maylis © Divine Box

Où trouver les deux cires de l’abbaye de Maylis ?

Pour acheter les cires de Maylis, vous pouvez bien sûr vous rendre directement à l’abbaye et en profiter pour dire bonjour aux moines et assister à un office avec eux ! Vous goûterez à leurs superbes chants grégoriens… Voici leur adresse : abbaye de Maylis, 455 avenue de la Chalosse, 40250 Maylis. Mais si c’est trop loin pour vous, vous pouvez aussi acheter en ligne la cire du Bénédit et la cire du Père Fulgence sur le site de Divine Box.

SOS Chrétiens d’Orient fête son dixième anniversaire

A l’occasion des dix ans de l’Association SOS Chrétiens d’Orient, le cardinal Burke célébrera une messe pontificale dans le rite traditionnel à Saint-Eugène à Paris le samedi 16 septembre à 11h00.

Le directeur général de l’association, Benjamin Blanchard, a été interrogé dans La Nef du mois de septembre. Extraits :

[…] Depuis, en dix ans, SOS Chrétiens d’Orient s’est implantée sur trois continents et dans neuf pays : en Syrie, Irak, Liban, Égypte, Jordanie, Pakistan, Arménie et Éthiopie, et a mené deux missions d’urgence en Ukraine en 2022 et 2023. Dix ans d’action ! Dix ans d’action, c’est aussi 3000 volontaires internationaux qui se sont relayés sur le terrain avec un sens de l’engagement chevillé au corps, 60 collaborateurs qui ont choisi de mettre leurs talents professionnels au service des chrétiens d’Orient, 400 000 bénéficiaires de l’aide apportée et plus de 2000 projets menés grâce au soutien de nos bienfaiteurs. Et il reste encore tant à faire !

Quels grands projets en cours portez-vous et quelles sont vos ambitions pour les prochaines années ?

À Mossoul en Irak, nous reconstruisons tout un complexe chrétien dévasté par les terroristes du groupe État islamique. L’église chaldéenne Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours est au cœur de ce projet au budget d’un million d’euros. En Syrie, nous aidons à la réhabilitation de maisons détruites par la guerre, et plus récemment par le séisme de février dernier. En Égypte, nous avons pour projet de construire une nouvelle école permettant aux enfants des bidonvilles d’avoir accès à l’éducation.

Les projets sont nombreux et continuent de se multiplier, car l’aide est plus que jamais nécessaire. Le début de l’année 2023 fut marqué par l’ouverture d’une mission permanente en Éthiopie, ainsi que par le séisme en Syrie, qui a accru les besoins déjà immenses de la population.

Nous avons le devoir de continuer nos actions car les chrétiens d’Orient ont toujours besoin de nous pour vivre et témoigner sur leur terre. Tant qu’il le faudra, ils pourront compter sur nous. […]

Le nombre des chrétiens d’Orient ne cesse de diminuer : est-il possible d’enrayer ce déclin et comment analysez-vous l’évolution de la solidarité des Français et des Européens envers les chrétiens d’Orient ?

Le nombre de chrétiens ne cesse de diminuer au Proche-Orient, oui hélas ! Mais pas partout ! Par exemple, en Éthiopie ou en Égypte, le nombre de chrétiens augmente car ce sont des pays où il y a un taux de natalité très élevé et une démographie très forte. En revanche, dans les pays du Levant, le nombre de chrétiens chute drastiquement. Je ne sais pas s’il est possible d’enrayer ce déclin, mais nous l’espérons. Pour cela cette région a besoin de calme, de stabilité et de prospérité. Les guerres incessantes, notamment menées par les États-Unis et leurs alliés, ne font qu’accentuer le déclin démographique. La funeste invasion américaine de l’Irak en 2003 a considérablement ébranlé la région.

La solidarité des Français envers les chrétiens d’Orient est toujours immense. On a pu le constater au premier trimestre 2023, qui était le meilleur trimestre de récolte de dons pour l’association. Bien sûr, cela est lié à des circonstances exceptionnelles et tragiques, notamment le tremblement de terre en Syrie. Nous remercions nos donateurs pour leur générosité et leur fidélité qui perdurent depuis dix ans. […]

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