La violence scolaire en hausse
La violence scolaire a légèrement augmenté en 2009-2010, passant de 10,5 incidents déclarés pour 1000 élèves à 11,2. Les adultes sont de plus en plus ciblés par les agressions verbales, et plus rarement physiques, des collégiens et des lycéens. La part des personnels victimes passe de 50% en 2007-2008, à 53% l'an dernier alors que celle des élèves diminue. Les enseignants représentent 63% des victimes parmi le personnel, très loin devant les surveillants (19%), les personnels de direction ou le personnel médical et social.
En 2009-2010, les objets dangereux (coupants, contondants, toxiques, explosifs) ou les armes blanches ont concerné 11% des incidents déclarés. Plus de la moitié des violences utilisant une arme se sont traduites par des agressions physiques, le reste étant composé d'atteintes aux biens ou à la sécurité.
Christian Jacob, à la tête du groupe UMP à l’Assemblée ?
Le député UMP de Seine-et-Marne, Christian Jacob, a frôlé l'élection dès le premier tour pour le poste de président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avec 7 voix de moins que la majorité absolue, et sera opposé au second tour à Jean Leonetti.
L'élection est organisée au sein du groupe UMP (314 députés). M. Jacob a recueilli 151 voix loin devant Jean Leonetti, qui obtient 84 voix, Hervé Gaymard avec 47 voix et Nicolas Forissier avec 28 voix. L'élection a lieu à bulletins secrets dans une annexe de l'Assemblée. Le second tour oppose MM. Jacob et Leonetti.
En regard de notre classement, l'élection de Christian Jacob (passable) serait préférable à celle de Jean Léonetti (insuffisant).
Addendum 14h30 : les députés UMP ont du s'inspirer de notre classement : Christian Jacob a été élu. Agriculteur de profession, il a présidé le Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA) avant d’entamer une carrière politique au RPR sous l’aile de Jacques Chirac. Député de Seine-et-Marne depuis 1995, il est maire de Provins depuis 2001. Il a été successivement ministre délégué chargé de la Famille (juin 2002 à mars 2004), ministre délégué puis ministre aux PME et enfin ministre de la Fonction publique dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin, de juin 2002 à mai 2007. Christian Jacob avait contre la proposition de loi sur l'euthanasie mais voté pour la loi sur le travail dominical.
La disparition de la Halde : inéluctable ?
La disparition de la Halde, désormais sans présidence et sans augmentation du budget, apparaît désormais inéluctable. 10 jours après l'entrée de Jeannette Bougrab dans le gouvernement, personne ne l'a remplacée, même à titre intérimaire.
La Halde, monstre créé en 2004 sous Jacques Chirac, est appelée à disparaître avec la mise en place du Défenseur des droits, prévue début 2011 par la révision constitutionnelle de juillet 2008.
Jean-Vincent Placé, franc-maçon ?
Lu dans Minute :
"Lundi 15 novembre, « Ménard sans interdit », BFM TV
Robert Ménard demande à Jean-Vincent Placé s’il est franc-maçon. La réponse du numéro deux des Verts est pour le moins ambiguë: «J’ai beaucoup entendu parler de ça et j’ai décidé de ne pas répondre. C’est la vie privée!» Ce qui, en langage non codé, veut dire oui!"
Connaissiez-vous l’Elco ?
Lu dans Minute :
"Elco ? C’est un sigle qui désigne l’«enseignement des langues et cultures d’origine». Concrètement, parallèlement à l’enseignement de l’école publique, ce sont des cours destinés aux élèves étrangers, dispensés dans leur langue d’origine, par des professeurs étrangers, désignés et rémunérés par le pays d’origine. C’est en 1975, quand le président Valéry Giscard d’Estaing a autorisé le regroupement familial, que les Elco sont apparus. Le but était d’offrir aux enfants d’immigrés une maîtrise de la langue et une connaissance de l’histoire de leur «pays d’origine», afin de permettre à ces enfants une réinsertion aisée à leur retour chez eux, car alors le «retour au pays» des immigrés était une hypothèse prise très au sérieux… Aujourd’hui, on sait que les immigrés viennent, mais qu’ils ne repartent pas. Et les Elco sont désormais ouverts à tout enfant dont la famille souhaite l’inscription. Ainsi un jeune Français d’origine algérienne peut apprendre l’histoire de l’Algérie en arabe. A l’heure actuelle, environ 80 000 élèves suivent ces programmes 100 % étrangers. Sur le podium, 30 000 Marocains, 20 000 Turcs, 15 000 Algériens…
Ce qui inquiète le HCI [Haut Conseil à l'Intégration], c’est le succès que rencontrent certains enseignements. Ainsi, alors que les effectifs de l’Elco tunisien sont en diminution, ceux de l’Elco algérien et de l’Elco turc ont doublé en six ans. Et le HCI s’interroge : «Faut-il s’autoriser à mettre ce constat en relation avec ce qui est observé localement dans le département des Bouches-du-Rhône : une intégration recherchée et quasiment réalisée par la population d’origine tunisienne alors que les jeunes de la troisième génération, issus de familles algériennes, se revendiquent de plus en plus d’une nation algérienne idéalisée ? L’inspection académique des Bouches-du-Rhône voit dans cet accroissement de la demande pour les Elco algérien et turc une volonté identitaire des communautés.» C’est d’autant plus préoccupant que les professeurs étrangers nommés par leur pays peuvent faire du prosélytisme, car «ces enseignements qui relèvent pourtant de l’autorité académique sont peu contrôlés». […] Et dans la coulisse, «certains interlocuteurs craignent même que certains Elco deviennent des “catéchismes islamiques”.»
L’UNAF rencontre le « ministre de la famille »
L'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a été reçue le 19 novembre, par Mme Bachelot, Ministre de la Cohésion sociale et des solidarités et par Mme Montchamp, Secrétaire d'État, toutes deux chargées des questions familiales. L'UNAF a rappelé la nécessité d'une mention explicite des familles dans l'intitulé des portefeuilles ministériels, en soulignant l'importance de la politique familiale et du rôle des familles dans le tissu social et économique.
L'UNAF a rappelé les principes qui fondent la réussite de la politique familiale, parmi lesquels l'universalité des allocations familiales et la compensation des charges liée à la présence d'enfants. L'UNAF considère que les ponctions réalisées sur la branche famille, ainsi que les mesures d'économies budgétaires, risquent de remettre en cause la politique familiale, alors que l'effort d'investissement reste nécessaire.
Sur la réforme de la dépendance, les Ministres ont indiqué qu'elles comptaient sur l'UNAF pour participer au débat et formuler des propositions. S'agissant des Unions Régionales des Associations Familiales, Mme Bachelot s'est dite convaincue de leur utilité et déterminée à faire aboutir la demande de l'UNAF de les faire reconnaitre par la loi, en cohérence avec l'évolution de l'organisation des collectivités territoriales et de l'État.
Mères porteuses : le PS se divise
Plusieurs personnalités socialistes, parmi lesquelles les ex-Premiers ministres Michel Rocard et Lionel Jospin, le porte-parole du PS Benoît Hamon mais aussi le célèbre gynécologue-obstétricien René Frydman, le philosophe Sylviane Agacinski, les députés socialistes Elisabeth Guigou et Jean-Marc Ayrault, figurent parmi les signataires d'une tribune contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), publiée lundi.
Cette tribune paraît alors que le bureau national du PS doit prendre position prochainement sur le sujet. Elle prend le contre-pied d'un rapport publié au printemps par Terra Nova et des conclusions d'un groupe de travail au sein du PS, en faveur de cette pratique.
"Le recours aux mères porteuses participe d'une logique profondément réactionnaire pour les droits des femmes, en ce qu'elle implique une instrumentalisation du corps féminin".
"Partout où elle a été légalisée dans le monde, la pratique des mères porteuses se traduit concrètement par une nouvelle exploitation, radicale, au sens où il s'agit de la prise de contrôle sur la vie d'une femme pendant neuf mois".
Bombardements en Corée
Un échange de tirs entre la Corée du Nord et la Corée du Sud près de l'île de Yeonpyeong en mer Jaune s'est produit alors que des exercices militaires sud-coréens avaient lieu à proximité. Les exercices militaires se déroulaient dans la région de l'île de Yeonpyeong, cible du bombardement opéré par la Corée du Nord.
Un soldat sud-coréen est mort et 13 autres ont été blessés. L'armée sud-coréenne a répliqué et est en alerte maximum.
Affaire de Karachi : Sarkozy s’emporte
"Il ne supporte pas qu'un journaliste lui demande si, en tant que ministre de Budget, il a donné son aval en 1994 à la création de deux sociétés au Luxembourg par lesquelles seraient passées des rétrocommissions. Nicolas Sarkozy rétorque alors: -"Jamais mon pauvre. J'ai donné mon aval…"
-"Mais la pièce est dans le dossier du juge…", relance le journaliste.
-"Qui dit ça? Mais enfin écoutez, jamais. Je n'en ai aucun souvenir. Vous voyez le ministre du Budget qui va signer un document pour donner son aval à une société luxembourgeoise? Pendant deux ans, on m'a poursuivi pour l'affaire Clearstream au Luxembourg. Tiens, c'était Van Ruymbeke aussi; tiens, c'était le même; alors c'est curieux, tiens… (…)."Un autre journaliste relance le président. Nicolas Sarkozy s'énerve: -"Mais écoutez, on est dans un monde de fous. Il n'y en a pas un seul parmi vous qui croit que je vais organiser des commissions et des rétro-commissions sur des sous-marins au Pakistan? C'est incroyable et ça devient un sujet à la télévision. Et vous, j'ai rien du tout contre vous. Il semblerait que vous soyez pédophile… Qui me l'a dit? J'en ai l'intime conviction. Les services. De source orale. Pouvez-vous vous justifier? Et ça devient ''je ne suis pas pédophile'. Mais attends. Faut être sérieux quand même. Soit vous avez quelque chose et dans ce cas là j'y réponds bien volontiers. Soit vous avez rien et parlez-moi de choses intéressantes… "
[…] "J'espère qu'on vous a pas coupé l'appétît", lui signifie un journaliste. "Mais non. C'est sans rancune, hein, le pédophile", répond le président qui enchaîne avec une question sur l'Irlande. […] Il conclut cette douzaine de minutes de off par un "Amis pédophiles, à demain !"
Pays-Bas : le Sida touche d’abord les homosexuels
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"La fondation néerlandaise HIV Monitoring vient de rendre publics ses chiffres sur les nouvelles contaminations par le virus du sida, et note une forte augmentation qui frappe prioritairement les hommes homosexuels. Selon les projections faites dans le dernier rapport de la fondation, on compte actuellement quelque 1.100 nouvelles contaminations répertoriées par an, dont 850 (+ de 77%) chez les homosexuels mâles contaminés lors d'un rapport avec un autre homme. Le nombre absolu des contaminations hétérosexuelles, où l'on inclut les infections liées à la toxicomanie, est quant à lui en baisse constante.
[…] souvent l'infection n'est décelée que lorsque le sida se déclare, et ce malgré le matraquage pour le préservatif, le safe sex (sexe sans risques) et le dépistage. Autrement dit, les politiques de prévention, notamment parmi les gays, pour être omniprésentes, ne sont pas pour autant probantes…"
« Benoît XVI n’a ouvert aucune brèche »
Dans un long entretien à Zenit, Mgr Tony Anatrella déclare :
"Le Pape Benoît XVI n'a ouvert aucune brèche pour souscrire au cliché sexuel de l'époque actuelle. Ce qui voudrait dire qu'il faudrait déstabiliser l'édifice moral de l'Église pour le mettre et le confondre avec les modèles comportementaux valorisés par les médias. […] La démarche de Benoît XVI n'a rien à voir avec ce que l'on appelait autrefois « la morale de situation» et qui reste encore présente dans les mentalités actuelles, avec l'idée « du moindre mal », dans le sens où les principes sont adaptés selon les circonstances. […]
Le Pape se situe dans l'étude de cas, pour rappeler ensuite le principe général qui guidera une saine prévention contre le sida. Il est donc dans l'analyse morale d'une situation singulière et exceptionnelle. Il ne dit pas, comme certains éditorialistes l'ont écrit, «d'un premier pas sur le chemin d'une sexualité plus humaine». Benoît XVI dit exactement : « «cela peut être un premier pas vers une moralisation […] ». Ce qui n'est pas la même chose puisque le préservatif en lui-même n'a aucune valeur pour humaniser la sexualité.
[…] le Pape a raison de poursuivre son idée en considérant que centrer toute la prévention uniquement sur le préservatif «banalise le sexe», crée de la dépendance comme la drogue et n'humanise pas la sexualité puisque l'expression génitale dans le cas de la multiplication des partenaires ne s'inscrit pas dans une relation amoureuse engagée et fidèle. La prévention contre le sida doit surtout en appeler à la responsabilité de chacun sur ses comportements. Le Pape ne libéralise donc pas le préservatif, il indique une voie de réflexion morale au cas par cas. […]
Je cite dans mon livre L'amour et l'Église (Flammarion) à la page 226, ce que le Cardinal Ratzinger disait à ce sujet au journaliste (G. Mattia) du journal La Croix en date du 22 novembre 1989. Il affirme que le préservatif est une question de «casuistique», c'est-à-dire d'une réflexion morale qui analyse la singularité d'une situation personnelle au regard des principes de l'amour, surtout lorsqu'il s'agit, répétons-le, de cas extrêmes avec un danger mortel pour soi et pour autrui. […]
- La prévention sanitaire contre le sida a figé la réflexion sur le préservatif en privilégiant la vision d'une sexualité technologique. […] Le préservatif sert de masque aux questions que l'on ne veut pas entendre et se poser.
- Le préservatif est l'unique moyen soutenu afin de justifier toutes les orientations sexuelles et toutes les pratiques sexuelles qui posent divers problèmes psychologiques, sociaux et moraux. Il n'est pas significatif du sens de l'amour et du respect d'autrui, tout simplement une mesure primaire de prudence dans des cas extrêmes. Une sexualité éclatée qui renvoie au morcellement des personnalités et de la relation, et à la difficulté d'accéder à une véritable maturité affective et sexuelle. Les personnalités deviennent ainsi floues et inconsistantes.
- C'est pourquoi le préservatif est « une question marginale » alors que l'essentiel est de savoir humaniser la sexualité en tenant compte de la dignité de la personne humaine, de ce que représente une relation aussi intime, de l'engagement et de la fidélité qu'elle implique. Ce sont autant de réalités auxquelles aspirent la plupart des gens mais qui sont faussées dans le discours social avec des thèses qui déshumanisent les relations et désexualisent le corps humain. D'où un surcroît, à la fois d'érotisme dans tous les visuels médiatiques et sur Internet, et une amplification des procédures judiciaires pour des agressions sexuelles (50% des procès d'Assises concernent des agressions commises en famille). Tel est le paradoxe dans lequel nous sommes.
- La réflexion que propose le Pape n'est pas de l'ordre du « moindre mal » comme on a pu le lire ici ou là. Ce concept est étrange, car il laisse entendre que l'on pourrait se complaire encore dans le mal au lieu de chercher à s'en dégager. Cette catégorie morale n'a pas lieu d'être, elle renvoie à une mauvaise compréhension de la « loi de la gradualité » comme le note Jean-Paul II dans « La splendeur de la Vérité » et dans « L'Évangile de la vie ».
La transmission du VIH est tout à fait évitable grâce à la qualité de son style de vie. Autrement dit, si le virus de la grippe se contracte facilement et malgré soi, il n'en va pas de même avec celui du sida qui implique des contacts intimes. Ce qui veut dire que sa transmission résulte de pratiques sexuelles que l'on adopte alors que ceux qui vivent dans l'abstinence et la fidélité n'ont rien à craindre même s'ils s'occupent de malades du sida avec attention."
Des Anglicans dans l’Eglise à Pâques
L'ordinariat prévu dans la Constitution apostolique Anglicanorum coetibus pour les fidèles anglicans qui désirent s'unir à l'Eglise catholique sera créé en janvier, afin que les groupes qui le désirent puissent rendre leur union à Rome effective pour Pâques. C'est ce qu'a annoncé la Conférence épiscopale d'Angleterre et du pays de Galles. Plusieurs étapes progressives sont prévues, qui commenceront début janvier et se termineront à la Pentecôte. Ce processus se déroulera de manière conjointe entre les évêques d'Angleterre et du pays de Galles en collaboration avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui établira l'aptitude des candidats au sacerdoce parmi les ministres anglicans qui le demandent.
Le processus formel a débuté le 8 novembre quand 5 évêques anglicans ont annoncé leur renonciation au ministère et leur désir d'entrer dans l'Eglise catholique. Leur démission de la communion anglicane prendra effet le 31 décembre. Lorsqu'ils seront entrés en communion avec l'Eglise catholique au début du mois de janvier 2011, l'Ordinariat sera constitué et le nom du nouvel Ordinaire sera annoncé, qui pourrait être l'un de ces prélats. Par la suite, ces évêques dont les demandes seront acceptées par la Congrégation par la doctrine de la foi seront ordonnés au diaconat et au sacerdoce catholique, devenant ainsi les premiers ministres de l'ordinariat. Ces ministres aideront à la seconde étape du processus, l'admission de groupes anglicans avec leurs pasteurs, durant la Semaine Sainte.
Les clercs anglicans et leurs groupes de fidèles commenceront, avant le début du Carême, «une période de formation intense pour l'ordination comme prêtres catholiques». Ensuite, probablement durant la Semaine Sainte, les fidèles seront reçus dans l'Eglise catholique et confirmés, même si leur formation se poursuivra jusqu'à la Pentecôte. A la Pentecôte, «ces prêtres anciennement anglicans dont les pétitions pour l'ordination ont été acceptées par la CDF seront ordonnés au sacerdoce catholique». La formation à la théologie catholique et à la pratique pastorale continueront pendant une période de temps adaptée après l'ordination.
Bienvenue à Rezé la voilée
La semaine dernière, la ville de Rezé (Loire-Atlantique) a vu ses noms de rue se transformer : «Rue de la polygamie», «Place de la chariah», « Impasse des allocations abusives», «Rue de la lapidation», «Rue du breizhistan», «Place morts aux infidèles», « Place Allah hakbar» ou encore «Avenue du halal impératif».
Le Bloc Identitaire revendique cette opération visant à dénoncer le fait que dans cette commune, comme dans de nombreuses autres en Bretagne mais aussi partout dans l’hexagone, la laïcité est de plus en plus fréquemment bafouée au profit de communautés religieuses qui souhaitent que les Européens s’adaptent à un nouveau mode de vie, où le porc est désormais fréquemment proscrit des menus des cantines scolaires, où des polygames bénéficient d’avantages sociaux scandaleux, où des aides et des subventions sont attribuées de façon massive en faveur de la construction et de la restauration de mosquées, où des plages horaires spécifiques sont demandées dans certaines piscines pour ne pas mélanger hommes et femmes où encore l’impossibilité pour certains médecins masculins de soigner des femmes musulmanes. La liste est longue…
Livre du Pape : erreur de traduction de toute la presse
La presse reconnait une erreur de traduction dans l'extrait qui fait le tour des médias depuis 2 jours. Pour Massimo Introvigne, cette erreur n'est pas anecdotique :
"Je ne sais pas si le volume italien qui va sortir traduira correctement "un prostitué", comme dans l'original allemand, ou rapportera – comme dans certaines anticipations journalistiques italiennes, – hélas aussi l'"Osservatore Romano" – "une prostituée". "Prostituto", au masculin, est du mauvais italien, mais c'est l'unique traduction de "ein Prostituierter", et si on met le mot au féminin, la phrase entière du pape n'a plus de sens.
En effet, les prostituées femmes, n'"utilisent" évidemment pas le préservatif: tout au plus, ce sont leurs clients qui l'utilisent. Le pape a en tête précisément la prostitution masculine, où, souvent, – comme le rapporte la littérature scientifique sur le sujet – les clients insistent pour que les "prostitués" n'utilisent pas de préservatifs, et où de nombreux "prostitués" – le cas de Haïti, longtemps paradis du tourisme homosexuel est criant – sont atteints du sida et infectent des centaines de leurs clients, dont beaucoup meurent. Certains pourraient dire que "prostitué" s'applique également aux gigolo hétérosexuels qui accompagnant les femmes moyennant paiement, mais l'argument est spécieux car c'est parmi les "prostitués" homosexuels que le SIDA est notoirement épidémique, sans compter qu'en allemand aussi, pour le "prostitué" masculin qui va avec les femmes on utilise couramment le mot "gigolo".Par conséquent, une fois établi le fait que les grossesses n'ont rien à voir là-dedans, parce qu'il semble assez difficile que des enfants naissent de la prostitution homosexuelle, le Pape n'a rien dit de révolutionnaire.
Un "prostitué" qui a une relation mercenaire avec un homosexuel – en fait, quiconque a des rapports sexuels avec une personne du même sexe – commet du point de vue catholique un péché mortel. Si, toutefois, conscient d'avoir le SIDA, il infecte son client en étant conscient de l'infecter, en plus du péché mortel contre le sixième commandement (ndt: "tu ne commettras point d'impuretés"), il en commet un autre contre le cinquième ("tu ne tueras point") car il s'agit d'homicide, ou au moins de tentative. Commettre un péché mortel ou en commettre deux n'est pas la même chose, et même dans les péchés mortels, il y a une gradation. L'immoralité est un péché grave, mais l'immoralité unie à l'homicide l'est encore plus.Un "prostitué" homosexuel atteint du sida, qui infecte systématiquement ses clients est un pécheur à la fois immoral et meurtrier. Si, pris de scrupules, il décide de faire ce qui – à tort ou à raison (la question de l'efficacité ou l'inefficacité du préservatif dans une relation homosexuelle n'est plus morale, mais scientifique) – lui semble réduire le risque de commettre un assassinat, il n'est pas devenu d'un seul coup une bonne personne, mais a fait un "premier pas" – certes insuffisant, et extrêmement partial – vers le repentir. De Barbe-Bleue (Gilles de Rais 1404-1440), on dit qu'il attirait les enfants, avait des relations sexuelles avec eux et ensuite les tuait. Si à un moment donné, il avait décidé de continuer à faire de mauvaises choses avec les enfants, mais ensuite, qu'au lieu de les tuer, il les avait laissé partir, cette "première étape" n'aurait pas été suffisante pour lui permettre de devenir une personne morale. Mais pouvons-nous dire que cela aurait été insignifiant? Certes, les parents de ces enfants auraient préféré les avoir en vie.
Donc, si un "prostitué" meurtrier, à un certain point, tout en restant "prostitué", décide de ne plus être meurtrier, ceci "peut-être une première étape". "Mais – comme le dit le Pape – cela n'est pas vraiment la façon d'affronter le mal de l'infection par le VIH". Il faudrait plutôt arrêter de faire des "prostitués", et de trouver des clients.
[…] À cet égard, la palme du titre le plus absurde revient au premier jet de l'Associated Press, en version anglaise (heureusement corrigé ensuite, mais on peut encore le trouver indexé par Yahoo avec ce titre: "Le Pape: la prostitution masculine est admissible, à condition d'utiliser un préservatif"."
Asia Bibi a été innocentée
Asia Bibi, pakistanaise Chrétienne condamnée à mort pour blasphème contre l'islam, a été jugée innocente.
Mère de cinq enfants, elle a déjà passé un an et demi en prison et a été condamnée le 8 novembre dernier à la pendaison.
Sos Tout-Petits encourage à se rendre aux veillées pour la vie
Communiqué de SOS Tout-Petits :
"Ce rosaire public pour la vie, dans la rue, le 20 novembre, a provoqué comme les années passées de multiples oppositions, plus ou moins musclées, de multiples blasphèmes. On reproche souvent à SOS Tout Petits ces blasphèmes, comme si nous les avions nous-mêmes proférés… Mais Notre Seigneur lui-même n'a-t-il pas provoqué, en mourant sur la Croix sous les horions des autorités religieuses de Jérusalem, le plus inouï, le plus effroyable des blasphèmes ? Les slogans de l'opposition libertaire et syndicale se modifient. A la réclamation, maintenant ringarde, d'un avortement "libre et gratuit" devenu réalité avec la loi Aubry, se substitue une exigence sordide : "le droit de tuer l'enfant". On l'a entendue clairement affirmée à Grenoble comme à Besançon : tirer l'enfant comme un lapin, en attendant de passer au vieillard, au malade, au débile mental et autres handicapés ! Cette petite flamme pour la Vie, SOS Tout Petits est seule (avec Renaissance Catholique avec sa marche à Paris au mois d'octobre) à la maintenir dans la rue en priant, avec des effectifs dérisoires, depuis tant d'années. La prière indispose, révulse, les libertaires comme les syndicalistes et les précautionneux…
Nous y voyons cependant un écho somptueux dans la récente demande du Saint Père : cette nuit d'adoration "pour toute vie naissante" le 27 novembre, qui est demandée par le pape à toutes les paroisses du monde entier. C'est pour SOS Tout Petits un grand encouragement et une récompense : allons-y tous ! 12 heures d'adoration de l'Hostie ! Elle seule sauvera le monde !"
Arnaud Montebourg candidat, Audrey Pulvar réduite au silence
Audrey Pulvar ne présentera plus la tranche de 19h à 20h sur iTélé, car son compagnon, Arnaud Montebourg, a annoncé samedi son intention de participer aux primaires du Parti socialiste. Depuis septembre, Audrey Pulvar animait chaque soir une heure de débats sur l'actualité du jour. Le patron d'iTélé, Pierre Fraidenraich, précise :
"L'impartialité d'Audrey Pulvar ne peut être, naturellement, mise en cause, mais il était de notre responsabilité d'éviter une confusion des genres préjudiciable, tant pour l'intéressée que pour la chaîne. Comment imaginer qu'elle puisse continuer à inviter des responsables politiques de premier plan sur notre antenne dans un tel contexte? Nous aurions et elle aurait beaucoup à perdre".
La compagne de François Hollande, la journaliste Valérie Trierweiler, qui conduit des entretiens politiques sur Direct 8, pourrait elle aussi se retrouver sur la sellette. Mais Yannick Bolloré, le patron de la chaîne, a annoncé qu'elle présentera une émission politique à partir de janvier 2011.
Encore 2 chrétiens tués en Irak
Deux ouvriers chrétiens ont été abattus aujourd'hui par des hommes armés sur leur lieu de travail, un garage de la grande ville de Mossoul, dans le nord de l'Irak. Le commandant Fatih Abdoulrazzaq, de la police locale, a précisé :
"Les deux frères syriaques catholiques ont été tués vers midi dans leur atelier situé dans une zone industrielle de l'ouest de Mossoul".
Wahad Hanna était âgé de 40 ans et son frère Saad avait 43 ans.
L’intégralité de la réponse du Pape sur l’affaire du préservatif
Au cours de votre voyage en Afrique en Mars 2009, la politique du Vatican en matière de sida est une fois de plus devenue la cible de critiques des médias. 25% des victimes du sida dans le monde entier sont aujourd'hui soignés dans des institutions catholiques. Dans certains pays, comme le Lesotho, par exemple, la statistique est de 40%. En Afrique, vous avez déclaré que l'enseignement traditionnel de l'Eglise est la seule façon d'arrêter la propagation du VIH. Des critiques, y compris celles issues des rangs de l'Eglise, font valoir que c'est une folie d'interdire à des populations à haut risque d'utiliser des préservatifs.
La couverture médiatique a complètement ignoré le reste du voyage en Afrique en raison d'une seule déclaration. Quelqu'un m'a demandé pourquoi l'Église catholique adopte une position irréaliste et inefficace sur le sida. À ce moment, je me suis senti vraiment provoqué, parce que L'Eglise fait plus que quiconque. Et je pars de cette affirmation. Parce qu'elle est la seule institution qui aide les gens de près et concrètement, à travers la prévention, l'éducation, l'aide, les conseils et le soutien. Et parce qu'elle ne le cède à personne dans le traitement de tant de malades du SIDA, spécialement des enfants touchés par le SIDA. J'ai eu l'occasion de visiter l'une de ces structures et de parler avec les patients. C'est là la véritable réponse: l'Église fait plus que quiconque, parce qu'elle ne parle pas depuis le tribunal des journaux, mais elle aide ses frères et sœurs, là où ils souffrent effectivement. Dans mon intervention, je ne faisais pas une déclaration générale sur la question des préservatifs, mais j'ai simplement dit, et c'est ce qui a causé une telle offense, que nous ne pouvons pas résoudre le problème par la distribution de préservatifs. Beaucoup reste à faire. Nous devons être proches des gens, nous devons les guider et les aider, et nous devons le faire avant et après qu'ils aient contracté la maladie. C'est une donnée de fait, et on le sait bien, que les gens peuvent encore se procurer des préservatifs quand ils veulent. Mais cela prouve seulement que le préservatif à lui seul ne suffit pas à résoudre la question. Il faut autre chose. Pendant ce temps, mêlme dans le milieu laïc, s'est développée la théorie dite "ABC": Abstinence, Be Faithful, Condom, où le préservatif est utilisé uniquement en dernier recours lorsque les deux autres ne fonctionnent pas. Cela signifie que la fixation absolue sur le préservatif implique une banalisation de la sexualité, qui, après tout, est justement la source dangereuse de cette attitude qui ne voit plus la sexualité comme une expression de l'amour, mais seulement comme une sorte de drogue qu'on s'administre à soi-même. C'est pourquoi la lutte contre la banalisation de la sexualité fait aussi partie de la lutte pour garantir que la sexualité soit considérée comme une valeur positive, et lui permettre d'avoir un effet positif sur l'être humain tout entier. Il peut y avoir un fondement, dans le cas de certaines personnes, comme dans le cas de prostitués masculins [L'Osservatore romano avait traduit par "prostituées". NDMJ] qui usent du préservatif quand celui-ci peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité, sur le chemin de la reprise de conscience que tout n'est autorisé et qu'on ne peut pas faire ce qu'on veut. Mais ce n'est pas vraiment la façon d'affronter le mal de l'infection du HIV. Cela ne peut être fondé que sur une humanisation de la sexualité.
Voulez-vous dire alors que l'Eglise catholique n'est pas totalement opposée en principe à l'utilisation des préservatifs?
Évidemment l'Église ne le considére pas comme une solution réelle, ou morale, mais, dans tel ou tel cas, il pourrait néanmoins être, dans le but de réduire le risque d'infection, une première étape vers un moyen différent, un autre moyen humain, de vivre la sexualité."
Les contribuables vont payer pour sauver les banques irlandaises
L'européiste Jean Quatremer s'en indigne :
"est-ce aux citoyens européens de voler au secours d’un gouvernement totalement responsable de la faillite de son secteur bancaire et qui a fait le choix de le sauver quoi qu’il en coûte ? Certes, il s’agit d’un prêt, mais tant qu’il ne sera pas remboursé, il y aura un risque pour l’ensemble des contribuables de la zone euro. Ne pas faire payer les banques et leurs actionnaires, en restructurant la dette bancaire irlandaise, est pour le moins choquant, quel que soit le risque systémique. Offrir aux marchés (et donc notamment aux banques de l'Union) les bretelles ET la ceinture qu’ils exigent, c’est leur offrir une victoire en rase campagne. Et c’est signer la capitulation du politique."
Nicolas Dupont-Aignan, candidat déclaré pour 2012
Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a promis qu'il serait candidat à la présidentielle de 2012, comme défenseur de la souveraineté de la France avec comme priorités la sortie de l'euro et le rétablissement des frontières.
Nicolas Dupont-Aignan bénéficie de la mention "Bien" dans notre classement. Une progression par rapport à la période précédente ("Insuffisant"), durant laquelle il s'était prononcé en faveur du "mariage" homosexuel.
Marseille : une église fait office de déchetterie
C'est l'église Saint-Martin d'Arenc, rue Mirès. Source. Il y a une pétition en cours.
Histoire pro-vie
Jeanne Smits conte une anecdote pro-vie qui s'est déroulée à Madrid le 16 novembre :
"Un Père carme sort de son couvent sur le coup de midi, pour porter la Sainte Communion à des malade hospitalisés pas très loin de là. Il est recueilli. Il tient Notre Seigneur entre ses mains. Il fait froid ; il pleut. A quelques mètres du couvent, le Père Miguel Angel doit attendre pour traverser à un passage piéton. A côté de lui, une jeune fille attend aussi. Se tourne vers lui, le visage triste. «S'il vous plaît, pouvez-vous m'indiquer la clinique El Bosque ?» Le Père répond : «N'y vas pas, n'y vas pas !» C'est que la clinique d'El Bosque, à 200 mètres de là, n'a qu'une activité connue, et depuis des lustres : l'avortement…"
Les châtiments de la charia enseignés à des élèves d’écoles musulmanes
Des élèves de certaines écoles musulmanes se voient enseigner comment appliquer les châtiments corporels contenus dans la loi islamique de la Charia et que les juifs sont en train de monter une conspiration pour s'emparer du monde. Jusqu'à 5.000 élèves, âgés de 6 à 18 ans, apprennent à appliquer ces châtiments dans des manuels. Un manuel à l'attention des élèves de 15 ans conseille ainsi en ce qui concerne les voleurs que "leur main soit tranchée au premier délit et leur pied au second".
"Il est stipulé qu'un voleur doit avoir la main droite tranchée à la hauteur du poignet. Celle-ci doit être ensuite cautérisée afin d'éviter une hémorragie pouvant entraîner la mort".
Par ailleurs, les élèves sont avertis que les personnes se livrant à l'homosexualité doivent être lapidées à mort, brûlées vives, ou jetées du haut d'une falaise.
Et cela ne se déroule pas (seulement) au Pakistan ou en Indonésie. Mais en Grande-Bretagne. Ces écoles font partie des "Clubs d'étudiants et des écoles saoudiens en Grande-Bretagne et en Irlande". L'un de ces établissements à Londres appartient au gouvernement saoudien. Il serait utile de faire une enquête sur les écoles coraniques en France également.
Application du Motu proprio : que les curés soient courageux
Dimanche, s'est déroulé à Versailles le 3e colloque organisé par Réunicatho pour les 3 ans du Motu proprio Summorum pontificum, devant environ 700 personnes. Daniel Hamiche a ouvert les débats en estimant que la forme extraordinaire devait devenir ordinaire (en étant célébrée plus souvent et partout), et la forme ordinaire devenir extraordinaire (par la fameuse réforme de la réforme). Côté comptabilité, l'oeuvre de pacification du Pape a donné, en 3 ans, 80 lieux de messe supplémentaires en France. Mais, pour Daniel Hamiche, comme pour tout commercial, c'est l'offre qui crée la demande, car on ne demande que ce que l'on connaît. Daniel Hamiche a souhaité un nouveau développement dans l'application du Motu proprio et notamment :
- la célébration tous les dimanche et jours de fête dans chaque doyenné
- la célébration une fois par an (minimum) par chaque évêque dans sa cathédrale
- l'apprentissage de la forme extraordinaire dans chaque séminaire
- la création au sein de la CEF d'une commission dédiée à l'application du Motu proprio.
Ensuite, 4 demandeurs ont témoigné de leur expérience :
- paroisse Ste Clotilde à Paris (VIIe) où la messe a été accordée le lundi midi pour les travailleurs mais refusée le dimanche sur ordre de l'archevêque
- paroisse Ste Madeleine au Plessis-Robinsons (92) où une solution a été trouvée tous les dimanche
- dans la vallée de Montmorency (95) où une solution bancale a été instaurée
- paroisse ND de Versailles, où la demande a été refusée purement et simplement.
Mgr Nicola Bux, Consulteur auprès de l'Office des cérémonies liturgiques du Souverain pontife et membre de deux dicastères, a ensuite longuement parlé de la liturgie et de la volonté de pacification du Pape. Il a débuté son intervention remarquée en précisant que les évêques français, qui aiment dialoguer avec les non-chrétiens, devraient dialoguer aussi avec les catholiques et qu'ils ne devraient pas avoir peur des brebis de leur propre troupeau ! Qu'ils se confrontent à la réalité et non à l'idée qu'ils se font de la réalité. Il a rappelé que la forme extraordinaire concerne tout le peuple de Dieu, et non une minorité, qu'elle doit servir de pédagogie pour mieux célébrer la forme ordinaire. Il a indiqué que, en Italie, l'application du Motu proprio se fait par les curés. Il a donc appelé les curés à être courageux dans l'application de ce texte. Enfin, il a ajouté que le refus de la forme extraordinaire pouvait être considéré comme une rupture de communion avec le Pape.
Les propos du Pape : communiqué de Rome
Note du P. Lombardi sur les paroles du Pape sur la question du préservatif :
"À la fin du chapitre 10 du livre "Lumière du monde», le Pape répond à deux questions au sujet de la lutte contre le sida et l'utilisation des préservatifs, questions qui se rapportent à la discussion ayant suivi quelques mots prononcés par le Pape sur ce sujet au cours de son voyage en Afrique en 2009.
Le Pape confirme clairement qu'alors, il n'avait pas voulu prendre position sur la question du préservatif en général, mais qu'il voulait affirmer avec force que le problème du sida ne peut pas être résolu seulement avec la distribution de préservatifs, parce qu'il faut faire beaucoup plus: prévenir, éduquer, aider, conseiller, rester proche des gens, soit afin qu'ils ne tombent pas malades, soit quand ils sont malades.
Le Pape rappelle que même dans les milieux non ecclésiaux, il s'est développé une conscience analogue, tel qu'il ressort de la théorie dite ABC (Abstinence – Be Faithful – Condom), dans lequel les deux premiers éléments (l'abstinence et la fidélité) sont beaucoup plus cruciaux et fondamentaux pour le sida, tandis que le préservatif est en dernière place comme une échappatoire, quand les deux autres font défaut. Il doit donc être clair que le préservatif n'est pas la solution au problème.
Le Pape élargit ensuite le regard et insiste sur le fait que se concentrer uniquement sur le préservatif revient à banaliser la sexualité, qui perd son sens comme une expression de l'amour entre les individus et devient comme une «drogue». La lutte contre la banalisation de la sexualité fait partie du "grand effort pour que la sexualité soit perçue de façon positive et puisse exercer son effet positif sur l'être humain dans sa totalité."
À la lumière de cette vision ample et profonde de la sexualité humaine et de sa problématique aujourd'hui, le Pape réaffirme que "bien sûr l'Eglise ne considère pas le préservatif comme la solution authentique et morale" du problème du sida. De cette façon, le pape ne réforme ni ne change l'enseignement de l'Eglise, mais il le réaffirme, se mettant dans la perspective de la valeur et la dignité de la sexualité humaine comme expression d'amour et de responsabilité.
Dans le même temps, le pape considére une situation exceptionnelle dans laquelle l'exercice de la sexualité représente un vrai risque pour la vie de l'autre. Dans ce cas, le Pape ne justifie pas moralement l'exercice désordonné de la sexualité, mais estime que l'utilisation du préservatif pour réduire le risque d'infection est un "premier acte de responsabilité", un "premier pas sur la voie d'une sexualité plus humaine" plutôt que de ne pas l'utiliser en exposant l'autre au risque de sa vie.
En cela, le raisonnement du pape ne peut certes pas être défini comme une volte-face révolutionnaire.
Beaucoup de théologiens moraux et de personnalités ecclésiastiques faisant autorité ont soutenu et soutiennent des positions similaires; il est vrai, cependant, que nous ne les avions pas encore entendues aussi clairement de la bouche d'un pape, même sur un ton familier, et non pas magistral.
Benoît XVI nous donne donc avec courage une contribution importante de clarification et d'approfondissement d'une question débattue depuis longtemps. C'est une contribution originale, parce que d'un côté, elle tient à la fidélité, aux principes moraux et témoigne de lucidité en refusant un chemin aussi illusoire que "la confiance dans le préservatif"; de l'autre, cependant, elle manifeste une vision compréhensive et clairvoyante, attentive à découvrir les petits pas – même s'ils n'en sont qu'à leurs débuts, et encore confus – d'une humanité souvent très pauvre spirituellement et culturellement, vers un exercice plus humain et responsable de la sexualité."
Et le (vrai) journaliste Vittorio Messori explique :
"Ce dont parle le Pape est un acte de charité. Il n'en découle pas de conséquences destructrices sur la doctrine. Rien n'est rayé dans la structure éthique du magistère. Benoît XVI se réfère à l'utilisation du préservatif non pas à des fins contraceptives, mais de charité. C'est-à-dire qu'il s'agit d'une prostituée qui demande à son client de mettre un préservatif pour éviter la contamination".
Remise du prix « La Chrétienté que nous aimons »
Hier, lors de son université d'automne, qui a réuni 120 chefs de chapitres et responsables de l'organisation du pèlerinage de Pentecôte à Chartres, l'association Notre-Dame de Chrétienté a remis pour la première fois le prix lancé avant l'été, "La Chrétienté que nous aimons". Deux vainqueurs, ex-aequo, ont été récompensés : Reynald Secher et l'équipe de benévoles qu'il anime pour le travail de mise de restauration et de mise en valeur du patrimoine vendéen entrepris à La Chapelle Basse-Mer depuis 1993 et le chapitre "Bx. Urbain V" et l'association "les Amis du Bx. Urbain V" pour le travail de mise en valeur de la personne et de l’œuvre du Bienheureux Urbain V, tant au plan national (Colloque aux Bernardins, participation au Pèlerinage de Chartres) qu'au plan régional en Lozère (exposition chaque été, restauration des chemins de Lozère).
Le thème du prochain pèlerinage sera "l'Evangile de la Vie". Pour cette préparation, 3 invités ont évoqué ce thème : l'ex-député Jean-Frédéric Poisson (qui en a profité pour tenter de justifier son vote en faveur du travail dominical, alors que rien ne l'empêchait de voter contre cette loi, comme MM. Vanneste et Mariton), Tugdual Derville de l'Alliance pour les droits de la vie (qui a bien insisté sur le fait que le combat pro-vie dans s'ancrer aussi dans le soutien, notamment aux femmes en difficulté) et Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre, qui a rappelé la doctrine de l'Eglise, et notamment que l'enfant est toujours un don et non un du.
Une école catholique doit enseigner la foi
Du père Yannick Bonnet dans L'Homme nouveau :
"Un établissement de l’enseignement catholique ne devrait pouvoir garder sa qualification de catholique qu’en acceptant comme «clients» que des parents désireux que leurs enfants soient soit catéchisés, soit évangélisés. Il est donc malhonnête de qualifier de «catholique» un établissement qui n’exige pas des familles l’engagement de leurs enfants dans la voie d’une fervente évangélisation et, pour une petite minorité, celle d’une réelle formation catholique. […]
Je suis, pour ma part, convaincu qu’il serait possible de prouver le mouvement en marchant et de choisir dans chaque diocèse un premier établissement où l’on ferait le choix d’imposer une catéchèse solide aux uns et une fervente évangélisation aux autres […]. Je suis convaincu également qu’il existe, notamment dans la génération, appelée souvent génération Jean-Paul II ou JMJ, des enseignants, hommes et femmes, qui adhéreraient à un tel projet. Des pays autres que la France commencent à se rallier à de telles solutions. La Fille aînée de l’Église sera-t-elle la dernière à tourner le dos à toutes les sottises soixante- huitardes et à toutes les modes malfaisantes qui ont été instaurées à l’époque ? Dieu veuille que ce ne soit pas le cas."
