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Hervé Morin prend les Français pour des c…

Mardi, le ministre de la Défense était interrogé par Oumma sur Beur FM :

M Vous savez que, selon les sondages, les Français sont majoritairement défavorables à l’intervention militaire en Afghanistan.

Oui, je sais bien parce que, parce que c’est difficile d’expliquer à des cons…à des…à des…à des hommes et des femmes qui…euh… qu’une partie de leur sécurité se joue à 7000 kilomètres de chez eux !

Le gouvernement Sarkozy a plus fait pour le transexualisme que ses prédécesseurs

C'est GayLib qui l'affirme :

"Gaylib souhaite rappeler que le dossier de la transidentité a bénéficié de plus d'avancées en 2 ans que dans les décennies passées à l'initiative de Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé de la Jeunesse et des Sports et celle de Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. La dépsychiatrisation et la reclassification en ALD, l'élaboration en cours d'un centre de référence et la circulaire relative au changement d'identité ont placé la France au premier rang des pays européens en la matière."

Il n'y a pas de quoi être fier.

Le synode annonce une « citadelle des médias » au Liban

Communiqué du synode :

N "Il s’agira de la nouvelle “citadelle des médias” d’inspiration catholique au Moyen-Orient. Elle verra le jour sur initiative de “Télé Lumière” et du satellite correspondant “NourSat”, deux importantes réalités du panorama télévisé libanais. Cette nouvelle structure éditoriale aura à son intérieur deux grands médias audiovisuels de l’Église au Moyen-Orient, trois radios, un journal, une revue et différents sites d’informations sur internet. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée le 1er octobre 2008, en présence des Patriarches d’Orient. Le site de ce nouvel ensemble, donné par l’Église maronite, se développe sur une zone de 27 km2.

Le projet est soutenu par l’Assemblée des Patriarches catholiques d’Orient, par les Évêques et les Supérieurs généraux des communautés catholiques du Liban. La nouvelle “citadelle” verra le jour dans la région de Fatka, dans la circonscription de Kesrwan, sur une des plus belles montagnes qui regardent vers la côte libanaise sur Jounieh, entre Fatqa et Byblos.

Le projet prévoit trois blocs de construction. Au centre, il y aura une grande Église qui unifiera toutes les dénominations chrétiennes. Une section comptera huit studios de télévision, un théâtre interne avec 700 places, trois salles de conférences, six salles multifonctionnelles, un institut de musique et un d’enregistrement, un centre pour les recherches théologiques, un lieu pour les exercices spirituels, sans compter les services pour les employés et les visiteurs. Dans la même section, trois stations satellitaires, une pour “Noursat” et deux pour les nouvelles “Nour al-Shabab” et “Nour al-Sharq”, une bibliothèque, un musée et un centre pour la préparation et la formation des nouvelles professionnalités dans le domaine de la communication. Dans une troisième section, 155 bureaux fournis des dernières technologies, au service des patriarches, des diocèses, des paroisses et des institutions humanitaires.

Aussi bien “Télé Lumière” que “Noursat” transmettront en arabe, la langue des chrétiens d’Orient, mais sont par ailleurs prévus des projets afin d’intégrer et d’entrecroiser les différentes expériences et les différentes sensibilités chrétiennes présentes dans la région, à travers des émissions en anglais, en français, en espagnol, en portugais, en syriaque et en grec.

Nées dans les années 90 sur initiative d’un groupe de fidèles laïcs engagés dans le service à l’Église, “Télé Lumière” et “Noursat” n’ont aucune fin commerciale et près de la moitié du personnel offre un service volontaire. Pour la construction de la “citadelle des médias”, différentes formes de souscription ont été mises en place, même on line à travers le site www.noursat.tv."

Le nombre de catholiques en hausse

Ce mois d’octobre a vu la publication des statistiques annuelles sur l’Eglise catholique :

  • E 1 165 714 000 catholiques dans le monde, soit une augmentation de 19 058 000 par rapport à 2009. Afrique (+ 8 025 000), Amérique (+ 7 579 000), Asie (+ 3 152 000), Europe (+ 193 000), Océanie (+ 109 000).
  • le nombre de catholiques dans la population a augmenté de 0,07% (de +0,29% en Afrique à -0,2% en Océanie).
  • 1 prêtre pour 13 015 fidèles, ce qui correspond à 1142 nouveaux prêtres par rapport à 2009. Soit un nombre total de prêtres de 409 166 et 5002 évêques.

Les AFC déçus du projet de loi sur la bioéthique

La CNAFC relève deux points importants dans le projet de loi de Madame Bachelot :

  • A Le texte confirme une tendance ancienne à faire primer l’intérêt des adultes sur celui de l’enfant :
    • l’accès aux origines sera soumis à la décision du donneur
    • la possibilité pour les PACSES d’avoir accès à la PMA sans avoir à prouver la stabilité de leur couple, alors même que les conditions de rupture d’un PACS en font une union intrinsèquement fragile, caractéristique qui touchera l’enfant conçu dans ce cadre 
  • Le texte précise que «les critères de dérogation au principe général de l'interdiction de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires seront par ailleurs élargis pour permettre les recherches « susceptibles de permettre des progrès médicaux majeurs » et non plus des « progrès thérapeutiques majeurs». La CNAFC réclame l’interdiction de la recherche sur l’embryon quel qu’en soit son objectif et souhaiterait que l’on encourage d’avantage la recherche sur les cellules souches adultes.

Ces propositions doivent être présentées en novembre à l’Assemblée Nationale, d’ici là la CNAFC fera parvenir à tous les députés les fiches bioéthiques qu’elle a préparées pour répondre à ces questions.

Le monstre de la fonction publique

Lu dans L'Homme nouveau du 23 octobre :

"au 31 décembre 2008, selon les données du rapport annuel de la Fonction publique publié à la rentrée, la France comptait 5,3 millions de fonctionnaires, soit 20,5 % de l’emploi total et 656 000 de plus qu’il y a dix ans.

F Si les effectifs particulièrement obèses de la Fonction publique d’État (2,4 millions) sont officiellement en baisse depuis peu, ceux de la Fonction publique territoriale (1,8 million) et ceux de la Fonction publique hospitalière (plus d’un million) ont spectaculairement augmenté par un des effets des lois dites de décentralisation de 2004. Lesquelles ont transféré aux collectivités locales (départements et régions) plus de 54 000 postes d’agents administratifs et techniques de l’Éducation nationale, de l’Équipement et de l’Environnement. Entre 1997 et 2007, par une dérive très socialisante, les collectivités locales ont, en outre, créé 340000 emplois «hors transferts de compétences». La FPT compte quatre fois plus d’agents qu’en 1960. 69 000 postes ont été créés en 2008, près de 4% en plus par rapport à l’an précédent. Départements et régions compteront bientôt presque autant de salariés que l’État en tant que tel. Toujours plus de fonctionnaires impliquant forcément plus d’impôts. On mesure à ces chiffres les tours de passe-passe de la soi-disant décentralisation et les faux-semblants de la politique de diminution des dépenses publiques et des impôts…"

Désacraliser l’Etat moderne

Le nouveau livre de William Cavanaugh, Migrations du sacré, qui vient de paraître aux Éditions de L’Homme Nouveau. Extraits de l'introduction :

M "Il se pourrait néanmoins que nous ayons de bonnes raisons d’hésiter à considérer l’État comme un sauveur. Dans le cas de la crise actuelle, les renflouements gouvernementaux ne sont pas tant apparus comme la solution aux problèmes plus profonds qui se cachent derrière la crise économique que comme un renvoi des conséquences de certains d’entre eux à plus tard. Les gouvernements ont secouru les acteurs les plus imprudents du marché des échanges financiers en recourant à des emprunts et après avoir fermement refusé de le réglementer. Le monde à hauts risques de la finance d’entreprise s’avère ne pas être en définitive aussi risqué qu’il en a l’air puisque l’État est là pour ramasser les morceaux lorsque les banques, qui sont «trop grandes pour échouer», causent des ravages. L’État n’est pas tant un sauveur qu’un catalyseur des pires risques qui puissent être pris. Même si certaines interventions de l’État sont en mesure d’atténuer la catastrophe, nous devons penser à deux fois avant d’attendre de sa part qu’il nous sauve. […]

Aujourd’hui, nous n’attendons pas seulement de l’État qu’il apporte des solutions techniques aux déséquilibres du marché. Nous voulons, dans un sens plus profond, que l’État absorbe le risque lié au fait de vivre une vie humaine mortelle. Nous voulons que l’État renvoie les conséquences de nos actions dans un avenir indéfini. Nous voulons, en d’autres termes, que l’État nous aide à tricher avec la mort. […]

L’idée que le christianisme appartienne à un domaine particulier et non-empirique appelé «religion» – un domaine qui serait tenu à l’écart d’un autre domaine de l’action humaine, essentiellement distinct, appelé «politique» – est une invention qui date des débuts de l’ère moderne. Cette invention a facilité l’expansion du pouvoir civil au détriment du pouvoir ecclésiastique. La séparation de la religion et de la politique contribue à promouvoir la séparation de la loyauté de l’individu envers l’Église de celle qui est la sienne envers l’État-nation, et c’est ainsi que s’opère […] la migration du sacré, de l’Église à l’État. […]

Un chrétien devrait se sentir, au niveau politique, comme un sans-abri, dans le contexte actuel, et il ne devrait pas considérer le choix des plus moroses qu’il a, entre les démocrates et les républicains, entre la gauche et la droite, comme étant le résultat incontournable de notre vie politique. Dans ce livre, j’attire l’attention sur les pratiques de l’Église qui résistent à la colonisation de l’imagination chrétienne par un État-nation qui veut se subordonner tous les attachements qui lui sont étrangers. Pour que ces pratiques réussissent, il est nécessaire d’accroître la complexité de l’espace politique, et de créer des formes de communautés locales qui, entre elles également, disperseront et résisteront aux pouvoirs de l’État et de l’entreprise."

Les professionnels de santé doivent s’appuyer sur la résolution de l’APCE pour défendre leur objection de conscience

Dans l'Homme nouveau, Pierre-Olivier Arduin revient sur le sauvetage de l'objection de consicence au sein de l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe :

O "Certes, la valeur juridique de ce type de texte n’est pas contraignante sur les 47 États membres mais la rigueur de la formulation peut constituer un point d’appui non négligeable pour contester certaines dispositions de la législation française. Nul établissement n’est tenu de réaliser ou d’accueillir des avortements, dit la résolution. Pourtant, la loi du 4 juillet 2001 a abrogé le droit à l’objection de conscience du médecin-chef qui doit veiller à organiser l’IVG dans son service. Pourtant encore la même loi interdit expressément aux hôpitaux publics de refuser de pratiquer des avortements et prévoit que les structures sanitaires privées n’en soient exemptes qu’à la condition que d’autres établissements soient en mesure «de répondre aux besoins locaux». Nul n’est obligé d’«assister» une fausse couche provoquée, mentionne le nouveau texte. Pourtant, les pharmaciens d’hôpital ou d’officine sont tenus de délivrer le RU-486 pour réaliser des avortements chimiques précoces. Nul n’est tenu de provoquer la mort d’un foetus «ou d’un embryon humain», précision capitale stipulée par la résolution. Pourtant, la contraception d’urgence ou le stérilet ne sont pas considérés par la Haute autorité de la santé comme des moyens abortifs. Et les pharmaciens, encore eux, seraient immanquablement traînés devant les tribunaux s’ils rechignaient à les distribuer. Nul ne doit subir des pressions ou des discriminations pour ses convictions, affirme enfin la résolution. Pourtant des établissements dans notre pays abordent la clause de conscience dans leur entretien d’embauche pour intimider, voire écarter les candidats réfractaires.

La résolution adoptée est donc avant tout une invite pressante à poursuivre un patient travail de reconquête afin que plus aucun professionnel de santé ne soit inféodé à des lois ou réglementations iniques et contraint de violer sa conscience."

La nécessité du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation

De Philippe Maxence dans l'Homme Nouveau :

B "En instituant un nouveau Conseil pontifical destiné à la nouvelle évangélisation, le Pape n’a assurément pas voulu développer l’administration romaine. De longues dates, l’ancien préfet de la Doctrine de la foi connaît la Curie et il n’a jamais caché son besoin de réforme. Alors, pourquoi ce nouveau dicastère ? Tout simplement parce que gouverner consiste à répondre aux besoins du temps. La nouvelle évangélisation n’est pas seulement un terme lancé par Paul VI et une mode répandue sur la planète par Jean-Paul II. C’est une nécessité absolue. Une question de vie et de mort pour les vieilles sociétés occidentales pourries de l’intérieur par le sécularisme et le relativisme. Ne nous y trompons pas : la nouvelle évangélisation nous concerne pour nous sortir de notre léthargie et de notre paresse. Pour «gueuler la vérité», comme le disait déjà Charles Péguy.

Une fois de plus, Benoît XVI nous en a donné l’exemple en ouvrant le synode sur le Moyen-Orient. Dans un discours prononcé sans notes, il a dénoncé le «capital apatride qui réduit l'homme en esclavage». Un passage peu commenté dans notre pays où il est de bon ton d’enfermer le Pape dans les discours convenus, réduit à la morale ou à la simple spiritualité."

Institut de Formation Politique – Formations 2010-2011

I L'IFP relance les séminaires pour l'année 2010-2011. Après une première édition mi-octobre, l'IFP propose un prochain séminaire les 19, 20 et 21 novembre, à Paris.

Crée en 2004 sous forme associative, l'IFP organise régulièrement des séminaires de formation aux idées et aux techniques politiques. Des journalistes, des universitaires, des spécialistes de l'art oratoire ou encore des responsables de la société civile se succèdent pendant un week-end intensif. Le prix de ces séminaires est de 45€ (logement compris pour les candidats de province), et l'IFP organise plusieurs séminaires tout au long de l'année universitaire pour permettre aux étudiants de trouver les dates qui leur conviennent le mieux.

A côté de ces séminaires, il existe d'autres activités réservées aux auditeurs: dîner mensuel autour d'un expert, remise d'un annuaire des auditeurs, séminaires de niveaux 2 et 3, séjour de la Bourse Tocqueville aux Etats-Unis… Plus d'info sur www.ifpfrance.org 

Pour s'inscrire au prochain week-end de formation, il suffit d'envoyer le bulletin d'inscription en bas du programme ainsi qu'un chèque de 45€ à l'ordre de l'IFP (IFP – 158, avenue du Maine – 75014 Paris). On peut aussi s'inscrire directement par Internet. A réception du règlement, un questionnaire de motivations est envoyé. Il n'y a que 16 participants par session pour garantir un échange optimal avec les intervenants. Pour plus de renseignements: [email protected] ou 01 43 20 14 04

Le monde assistera-t-il dans l’indifférence à l’extinction des chrétiens d’Orient ?

Mgr Flavien Joseph Melki, évêque de Curie d'Antioche des Syriens (Liban), dans un texte remis par écrit, a estimé qu'il était utopique de penser que

M "les pays arabes du Moyen-Orient, où le fondamentalisme ne fait que durcir [accepteraient] dans un avenir prochain, d'abandonner leurs régimes théocratiques fondés sur le Coran et la Charia".

Il a évoqué les quelque 15 000 000 de chrétiens qui, depuis 14 siècles, sont

"soumis à des formes de persécutions multiples, de massacres, de discriminations, d'exactions et d'humiliations ». « De nos jours encore, au IIIème millénaire, nous assistons impuissants, le coeur meurtri, à l'épreuve de nos frères d'Irak et à leur exode massif».

Faudrait-il attendre la disparition des chrétiens du Moyen-Orient pour élever la voix et réclamer, avec force, liberté, égalité et justice pour ces minorités religieuses menacées dans leur existence ? Le monde civilisé, assistera-t-il dans l'indifférence à leur extinction ? Il faut donc agir, sans tarder, pour réformer ces régimes islamiques. Les chrétiens du Moyen-Orient ne sauraient, à eux seuls, atteindre cet objectif. Ils doivent être aidés par l'Église universelle et les pays démocratiques".

Mgr Melki a invité à demander

"aux instances internationales de plaider la cause des chrétiens, victimes de discriminations et exiger des pays islamiques de traiter leurs sujets chrétiens, à l'instar des États européens, qui accordent aux musulmans minoritaires, devenus citoyens, les mêmes droits que leurs habitants d'origine. En mobilisant de la sorte l'opinion internationale, les chrétiens auraient des raisons d'espérer et retrouveraient leur dignité de citoyens à part entière, ce qui les retiendrait de s'expatrier".

Le Coran permet au musulman de cacher la vérité

Un évêque libanais de rite syriaque, Mgr Raboula Antoine Beylouni, a soutenu dans une intervention écrite, lors du synode des évêques pour le Moyen-Orient :

"Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu'il pense et croit", "le Coran donne au musulman le droit de juger les chrétiens et de les tuer par la djihad. Les musulmans ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni pour eux ni pour les autres".

Mgr Beylouni ajoute que le musulman aborde le "dialogue avec cette supériorité et avec l'assurance d'être victorieux". Selon lui, discuter "sur les dogmes" entre chrétiens et musulmans s'avère impossible. Cependant, "devant tous ces interdits" qui émanent du Coran, Mgr Beylouni assure qu'il ne faut "certainement pas" supprimer le dialogue entre musulmans et chrétiens. Le prélat libanais estime qu'il convient de choisir, pour le dialogue, des "thèmes abordables" ainsi que des "interlocuteurs chrétiens capables et bien formés, courageux et pieux, sages et prudents". 

Le projet de loi bioéthique est discriminatoire pour les personnes trisomiques 21

T Le 22 octobre 2010, les associations réunies au sein du Collectif des amis d'Eléonore, qui se mobilise pour changer le regard de la société sur les personnes trisomiques 21 et refuser la stigmatisation de leur maladie, demandent le label "cause d'intérêt général 2011" pour la trisomie 21. Après la présentation du projet de loi de bioéthique au Conseil des ministres le 20 octobre 2010, le Collectif des Amis d'Eléonore demande à la ministre de la santé, à propos du dépistage prénatal,

"plus de cohérence en refusant la stigmatisation de la trisomie 21 dans le cadre du DPN" afin que le dépistage ne "soit plus synonyme de 'chasse aux triso' ".

Il demande notamment une information objective et positive car l'enquête du Collectif "Regards et vécus autour de la trisomie 21" du 27 septembre 2010, a révélé que pour 85% des français interrogés, "le dépistage incite les parents à ne pas garder l'enfant susceptible d'être trisomique" et de plus en plus de femmes témoignent des "pressions anxiogènes subies lors de leur grossesse". Eléonore et ses amis interrogent le gouvernement :

"Pourquoi notre maladie est-elle la seule qui soit traquée ainsi ? Nous dénonçons la discrimination dont nous sommes victimes".

Le Collectif souhaite donc que lors de l'information obligatoire faite par le médecin aux futures mères concernant le dépistage de la trisomie 21, une information complète et objective soit donnée sur la maladie et sur les personnes trisomiques :

"la dignité et la capacité d’amour de ces personnes, l’amélioration de leur prise en charge médicale et de l’intégration en milieu ordinaire ou en structures adaptées, les avancées de la recherche thérapeutique, les nombreuses associations qui accueillent, aident et informent les parents et leurs proches. Cette demande reprend celle des citoyens des Etats généraux de bioéthique : "la solution au handicap passe exclusivement par la recherche sur la maladie et non par l’élimination" (Marseille)".

FN : Christian Vanneste précise son propos

Désavoué par la droite populaire, Christian Vanneste écrit :

Images "Pour ceux qui souhaitent connaître ma pensée, exprimée depuis longtemps avec constance, je la résume :

  • l’exemple italien d’une droite large allant des héritiers de la démocratie chrétienne jusqu’à des partis situés très à droite mérite qu’on s’y intéresse,
  • l’évolution de Gianfranco Fini qui a réussi à faire du MSI, héritier du fascisme, un parti de droite particulièrement fréquentable est à méditer. C’est l’un de ses membres qui est aujourd’hui maire de Rome.
  • Une telle évolution en France me paraît possible, sans doute à long terme et non pour 2012, comme on me le fait dire de manière inexacte,
  • La généralisation du mode de scrutin uninominal par circonscription conduit logiquement au bipartisme.  Dans ce cadre, le grand parti de droite va du centre à la droite, comme c’est le cas par exemple pour le parti républicain aux États-Unis.
  • Le complexe imposé par la gauche à la droite, est d’autant plus efficace pour la première qu’elle ne se prive pas, elle, de tendre la main à l’extrême gauche, comme l’a fait récemment Monsieur Hamon envers Monsieur Besancenot.

Comme on le voit, mon propos n’est ni nouveau, ni «sulfureux». Il est simplement de bon sens."

La taxe du jour

Lu sur l'Observatoire du Parlement :

F "L’Assemblée nationale a adopté la hausse du taux de TVA de 5,5% à 19,6% pour les offres triple-play, c’est-à-dire les offres groupées téléphone, internet et télévision des fournisseurs d’accès internet qui tournent autour des trente euros mensuels en France. […] Le relèvement du taux de TVA «représente une majoration 2 euros pour l’abonné» […]

Le ministre du Budget, François Baroin, a rappelé que la France était en «pré-contentieux» avec l’Union européenne et qu’une modification était donc nécessaire. L’Etat escompte plus d’un 1 milliard de recettes de cette mesure. En mars, la Commission européenne avait mis en demeure la France de revoir son dispositif, estimant que la télévision, dans les offres de «box», représente en réalité non la moitié de la facture des abonnés, mais plutôt le tiers."

Le christianisme est, de loin, la religion la plus persécutée

P Dixit Jacques Julliard dans le Nouvel observateur, dénonçant la politique de l'autruche de nos gouvernants sur ce sujet. Quant au persécuteur, il a un visage bien connu qui est celui de l'islam.

Dernier exemple en date, aux Pays-Bas, les demandeurs d’asile chrétiens sont menacés et agressés par les réfugiés musulmans.

La presse a mauvaise presse

Z C'était la chronique d'Eric Zemmour ce matin, qui a rappelé qu'un sondage avait montré que 80% des journalistes votent à gauche et qu'ils ont soutenu dans leur très grande majorité le Traité constitutionnel rejeté en 2005 et adopté par l'action de Sarkozy.

L’ambassadeur du Pakistan informé de la mobilisation contre la loi anti-blasphème

Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse, s'est rendu le 11 octobre au Quai d’Orsay pour remettre la pétition contre la loi anti-blasphème au Pakistan  lancée en juin dernier :

P "Mes interlocuteurs au Quai d’Orsay, le conseiller des affaires religieuses, et la représentante de la section Asie et Océanie,  ont accueilli très favorablement ma démarche. Bienveillants, ils ont rappelé que cette cause est aussi régulièrement soulevée au Parlement européen qui interroge souvent le gouvernement pakistanais sur la question des droits de l’homme.

Ils m’ont assuré que plus de 10 000 signatures (10 628 à ce jour) sont un signe important de mobilisation, si bien que cette pétition sera remise au directeur du cabinet du ministre des affaires étrangères, et signalée à l’ambassadeur du Pakistan en France. L’action diplomatique est en cours : chaque signature est une pierre vivante animant aujourd’hui le travail des politiques. Au nom de Mgr Coutts et de la Commission Justice et Paix, je vous remercie encore vivement pour votre mobilisation autour de la loi anti-blasphème.

Je vous supplie également de ne jamais cesser de prier et de donner pour les chrétiens au Pakistan. En effet la persécution au Pakistan ne diminue pas."

Marine Le Pen : l’avortement et un « parti confessionnel »

Dans Présent, Jeanne Smits revient sur une récente déclaration de Marine Le Pen :

M "Marine Le Pen était, lundi, l’invitée de l’émission Oui/Non de Michel Field. […] "un certain nombre de journalistes, d’éditorialistes de cette presse dite “nationale” veulent en réalité faire du Front national un parti confessionnel. Or je m’y oppose. Parce que si nous avons, bien sûr, dans nos rangs, des catholiques, si le Front national défend les racines chrétiennes de la France, il n’en demeure pas moins que le Front national est un parti laïque, qui a vocation à accueillir ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, et qui ne doit en aucun cas devenir un parti confessionnel. C’est là une vraie divergence qui existe entre eux et moi. […]»

C’est, me semble-t-il, une façon… inexacte de présenter les choses. «Même» Présent, dont l’identité catholique est clairement affirmée, n’a jamais milité pour un «parti confessionnel». […] Je crains toutefois que cette affirmation de Marine Le Pen ne soit le fruit d’une confusion. Affirmer son attachement aux «points non négociables» en politique – ceux posés par Benoît XVI, qui comprennent le respect de la vie, le respect de la famille et de la liberté éducative des parents – n’est pas prendre une position confessionnelle, mais prendre en compte des réalités fondamentales pour la vie en société, que l’on soit catholique ou non. […] L’exemple de l’avortement est caractéristique. Marine Le Pen, jusqu’à plus ample informé – c’est en tout cas ce qu’elle nous avait répondu lors d’une interview en 2005 – souhaite une grande politique nataliste pour la France, et la création d’un environnement accueillant pour la vie, mais n’envisage pas l’abrogation de la loi Veil. Et elle n’a pas parlé (à ma connaissance) de l’abrogation rapide des textes qui l’ont transformée au fil des ans en loi du «droit» à l’avortement.

A vrai dire, les médias ont imposé l’idée que l’opposition à l’avortement est d’ordre religieux. […] Mais c’est une vision erronée. Si la société humaine dans son ensemble obéit à des lois que, généralement, les hommes acceptent : ne pas tuer, ne pas voler, tenir parole… honorer sa patrie, ce n’est pas parce que Monsieur le Curé le dit en chaire. Ce sont les garde-fous donnés à l’homme depuis toujours, conditions de son bonheur et de l’épanouissement de la société. La France crève littéralement de ne pas avoir assez d’enfants, de ne pas avoir respecté la vie de ses plus petits : nous le savons tous et je ne pense pas qu’il y ait de «divergence» là-dessus dans «notre» presse ni au sein du mouvement national. La question n’est pas religieuse, mais tout simplement humaine et charnelle."

Le régime de faveur de Jean Sarkozy

S Le fils de Nicolas Sarkozy a du mal à terminer son premier cycle universitaire. Après avoir échoué à plusieurs reprises, il a encore raté certaines épreuves de sa deuxième année de droit, qu’il suit avec un régime aménagé. Il a dû en représenter certaines au rattrapage de septembre. Jean Sarkozy a été réélu hier soir au poste de délégué UMP de la circonscription de Neuilly-Puteaux avec 85.62% des voix. Vendredi après-midi au Conseil général, Jean Sarkozy doit en outre être confirmé comme représentant de l'Assemblée départementale au sein de l'Epadesa, né de la fusion de l'Epad et de l'Epasa, un établissement voisin.

Quand aux résultats de sa deuxième année de droit, il vient de l'avoir. Le fils du chef de l'Etat bénéficiait d'un régime aménagé, avec des examens repartis entre les sessions de février, juin et septembre.

Un homme déclarait très récemment :

"'La République, c'est celle qui doit promouvoir celui qui le mérite et qui doit sanctionner celui qui le mérite''.

Cet homme, c'est Sarkozy. Nicolas.

Les points non négociables sont les piliers de la société

César Mauricio Velásquez Ossa, nouvel ambassadeur de Colombie, a présenté au Pape ses lettres de créances. Benoît XVI lui a déclaré :

B "je désire à nouveau manifester l’intérêt qu’a l’Eglise de soutenir et d’encourager la dignité de la personne pour laquelle il est essentiel que l’ordonnancement juridique respecte la loi naturelle dans des domaines aussi importants que la sauvegarde de la vie humaine, de sa conception jusqu’à son terme naturel, le droit de naître et de vivre dans une famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, ou le droit des parents à ce que leurs enfants reçoivent une éducation en accord avec leurs critères moraux ou leurs croyances propres. Tout cela constitue les piliers irremplaçables dans l’édification d’une société vraiment digne de l’homme et des valeurs qui lui sont consubstantielles."

L’Agence de biomédecine dans le rôle du savant fou

L'hebdomadaire La Vie publie une enquête sur l'Agence de biomédecine, chargée d'autoriser la recherche sur les embryons. Extraits :

A "Cet établissement peu connu du public prend en charge depuis 2005 des missions ultrasensibles : les ­greffes, mais aussi l’aide à la procréation, l’embryologie et la génétique. À la fois acteur et supergendarme de la bioéthique, l’ABM contrôle les médecins qui pratiquent l’assistance à la procréation, le dépistage prénatal et le diagnostic pré­implantatoire. […] Entre les attentes immenses des couples et des malades, les enjeux commerciaux de la recherche, et le respect de la dignité du corps humain, les activités de l’ABM sus­citent régulièrement la polémique. Parmi les dossiers les plus sensibles : ceux impliquant des cellules souches embryonnaires, que l’Agence est chargée de valider ou au contraire de rejeter. En 2005, l’annonce de la nomination d’une nouvelle directrice, Claire Legras, opposante affichée à la recherche sur l’embryon, avait soulevé un tollé. Médecins et chercheurs avaient dénoncé une "décision idéologique", un "mauvais coup fait aux scientifiques" et le gouver­nement de l’époque avait reculé. Aujourd’hui, les critiques viennent de l’autre côté, celui des opposants à l’utilisation des cellules embryonnaires, souvent des catholiques engagés dans la défense de la vie, mais pas seulement, qui jugent l’Agence trop accueillante aux demandes des chercheurs. […]

Dans des domaines sensibles au carrefour de l’intime et de choix de société qui engagent la dignité humaine, l’ABM a-t-elle trop de pouvoir ? […] Elle publie chaque année un rapport d’activité qu’elle présente au Parlement. Il n’est pas possible, en revanche, d’assister aux débats au sein du Conseil d’orientation, un lieu pourtant stratégique dans le pro­cessus de décision. C’est en effet ce conseil, véritable comité d’éthique de l’agence, qui étudie et délivre les autorisations. Les comptes ­rendus des réunions ne sont pas publiés, l’Agence mettant en avant le secret industriel.

De même, la majorité des 300 salariés et des 1 000 experts de l’établissement appartiennent au milieu médical et scientifique. Une situation logique, compte tenu de la complexité des sujets abordés, mais qui ne permet pas toujours de faire émerger une diversité d’opinions. C’est d’autant plus sensible au sein du conseil d’orientation, chargé de délivrer les autorisations aux équipes de recherche ou de diagnostic prénatal. Parmi ses 25 membres, censés représenter la société, on trouve des parlementaires, des juristes, des psychanalystes, des scientifiques… ainsi que les associations de malades et d’usagers. Mais, de fait, certains membres ont une double casquette et l’on constate une surreprésentation des médecins et des biologistes (12) pour seulement deux philosophes. Aucun anthropologue, ni sociologue ne participe aux échanges. Quant aux représentants des usagers, ils sont partie prenante des débats, comme l’Association française contre les myopathies, qui finance la recherche sur l’embryon, ou encore Pauline et Adrien, qui représente les couples infertiles. Or, le conseil d’orientation a aussi une autre fonction : il rend des avis pour éclairer le gouvernement sur les grands sujets de bioéthique – gestation pour autrui, anonymat du don… […]

Les garde-fous mis en place par le législateur sont-ils suffisants ? La question est importante, au moment où va s’ouvrir le débat sur l’élargissement des missions de l’Agence, lors de la prochaine révision des lois. Faut-il continuer à débattre des enjeux bioéthiques au Parlement, tous les cinq ans, comme le prévoit la loi de 2004 ? Ou faut-il confier à l’Agence, outre le soin d’appliquer les textes déjà votés, un rôle de vigie, qui alerte les députés en cas d’avancées scientifiques ou techniques ? C’est ce que proposent le député Jean Leonetti et d’autres avec lui. Avec le risque de dessaisir le législateur de ses responsabilités au profit d’un établissement public, l’ABM, qui verrait son rôle nettement renforcé. L’enjeu apparaît majeur pour la démocratie et mérite d’être soigneusement pesé par les députés lors des débats parlementaires."

Le cardinal Burke, fidèle au Pape jusqu’au sang

Désigné Cardinal, Mgr Burke, Préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, a publié une déclaration dont voici un extrait :

B "Ayant reçu la nouvelle de l'intention du Saint-Père, je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Sa Sainteté pour la grande confiance qu'il a placée en moi, et je renouvelle mon engagement à le servir, comme Pasteur de l'Eglise universelle, dans une fidélité totale, et avec tout mon être. Considérant les grandes responsabilités des membres du Collège des Cardinaux pour aider le Saint-Père comme ses plus proches collaborateurs, y compris jusqu'à "l'effusion du sang", je suis plus que jamais conscient de ma propre faiblesse et de ma totale dépendance de l'aide de la grâce divine, afin que je puisse remplir dignement et généreusement les responsabilités qui seront les miennes, si Dieu le veut, comme cardinal de l'Église. […]

Seule la conscience de l'effusion incommensurable et continuelle de la miséricorde de Dieu et de l'amour du glorieux cœur transpercé de Jésus me donne la confiance nécessaire pour accepter le grand honneur et la charge que Sa Sainteté a l'intention de me confier. […]

Dans le même temps, mes pensées se tournent naturellement vers les nombreux défis auxquels l'Eglise fait face de nos jours dans l'accomplissement de sa mission divine pour le salut du monde. En particulier, je suis profondément conscient de l'importance cruciale du témoignage d'amour de l'Eglise à la vérité, révélé à nous par Dieu à travers la foi et la raison, qui seul est notre salut. C'est un témoignage que Notre Saint-Père donne sans relâche avec une sagesse et un courage remarquables. Je m'engage à nouveau à aider le pape Benoît XVI dans ce témoignage critique et dans les nombreux ouvrages de sa charité pastorale au nom de tous nos frères et soeurs dans l'Eglise et dans le monde. […] Dans la gloire du Cœur transpercé de Jésus, je suis convaincu que je trouverai la purification, le courage et la force dont j'ai besoin pour mener à bien les nouvelles responsabilités confiées en mes mains."

Le vrai Saint François d’Assise

F Vittorio Messori publie un article pour rappeler quelques faits sur le saint d'Assise, souvent présenté avec mièvrerie aujourd'hui, porte-drapeau d'un pseudo-pacifisme et d'un écologisme superficiel, ajouté à ce qu'on appelle "l'esprit d'Assise', porte bien souvent ouverte au relativisme.

Saint François d'Assise a eu pour ambition de convertir les musulmans. Quant à sa douceur légendaire, on apprend que Saint François n'hésitait pas à corriger les moines en faute au moyen d'un boxeur !

La France est très généreuse avec les étrangers hors-la-loi

Eric Besson déclare dans La Croix :

B "la France continue d’être le pays qui, en Europe, a le système de traitement des étrangers en situation irrégulière le plus protecteur. Dans notre pays, on passe son temps à suggérer que nous traitons mal les étrangers. C’est faux. Si on est confronté, plus que d’autres États, aux tentatives d’entrées illégales sur le territoire, c’est bien que notre droit et notre protection sociale, y compris l’aide médicale d’État, sont beaucoup plus généreux que dans les États voisins. […] Nous réussissons l’exploit d’être généreux – et cette générosité coûte très cher au contribuable – et en même temps de nous autodénigrer en permanence.

Concernant l’accès à la nationalité, pourquoi ne pas avoir confié ce dossier à un sage, comme vous vous y étiez engagé ?

Il n’y aura pas de nomination d’un sage ou d’un comité de réflexion comme nous l’avions annoncé, car, entre-temps, l’assemblée nationale a décidé la création d’une mission d’information sur le droit de la nationalité en France. Le socialiste Manuel Valls en est le président et l’UMP Claude Goasguen le rapporteur."

Farid, 15 ans, casseur dans la rue

Farid (dont le prénom a été changé…) est "casseur" au lycée Joliot-Curie de Nanterre. Il n'a pas encore 16 ans. C’est lui qui a mis le feu à la première voiture, une Clio rouge. Farid dit être des 50 casseurs, sur un groupe qu’il estime à 800, capables d’aller «au contact».

J "Un panneau publicitaire, c’est facile, il suffit de prendre une barre ou un brise-vitre dans le bus. Le cran au-dessus, c’est la voiture de police. Et le plus fort s’attaque aux policiers. […] Vous voulez qu’on tape qui à part la police? C’est le seul moyen.[…] Ils tirent au flash-ball sur des gens qui n’ont rien fait. Ceux qui ont tué Zyed et Bouna (les enfants morts électrocutés à Clichy-sous-bois), on les a pas entendus. Alors que nous, si on tue un policier, on fait vingt ans de prison."

"Je zigzague, je sais pas trop. Je ne vais plus au lycée. […] Je parle avec personne."

Le gouvernement doit interdire la salle de shoot de Paris

Bruno North, secrétaire général du CNI et président de la Fédération de Paris, explique :

S "Les vertus médicales de ces centres, qui ne sont nullement démontrées, ne sont qu'une brèche ouverte par la gauche pour faciliter la banalisation de la consommation de produits stupéfiants. La consommation de ces produits ne saurait être cautionnée par les pouvoirs publics. La fédération CNI de Paris s’oppose vigoureusement à l’ouverture des salles de shoot à Paris."

François Lebel, vice-président du CNI, maire CNI du VIIIème arrondissement et conseiller de Paris ajoute :

"la consommation de drogue est interdite par la loi. Le maire de Paris n’a pas le pouvoir de défaire la loi pour le bon vouloir des lobbies qu’il soutient. Nous exigeons qu'un contrôle de légalité soit exercé par le préfet de Paris. La liberté d’administration ce n’est ni le chaos ni le désordre. La loi s’applique à tout le monde. Ne jouons pas aux apprentis sorciers."

La Fédération CNI de Paris souhaite que le gouvernement intervienne rapidement pour faire appliquer la loi aux collectivités territoriales qui l’enfreignent.

Grévistes et casseurs

En marge d'un déplacement en Eure-et-Loir, le chef de l'Etat s'en est pris aux casseurs, en jouant des coudes, comme à son habitude :

L «J'ai vu les images de Lyon, c'est scandaleux [A-t-il vu le drapeau turc sur la photo ci-contre ? NDMJ]. C'est pas les casseurs qui auront le dernier mot dans une démocratie, dans une République. Ce n'est pas acceptable, ils seront arrêtés, retrouvés et punis, à Lyon comme ailleurs, sans aucune faiblesse. […] On n'a pas le droit de prendre en otage des gens qui n'y sont pour rien. En prenant en otage l'économie, les entreprises et la vie quotidienne des Français, on va détruire des emplois. L'entreprise qui n'aura plus de fioul, qui n'aura plus de bitume alors qu'elle travaille dans les travaux publics, qui ne pourra plus avoir ses livraisons, elle va fermer. Et c'est encore une fois les petits qui vont trinquer pour les autres!. «[…] Je ne serai pas celui qui laissera aux jeunes la dette accumulée de ma génération, qui n'aurait pas eu le courage de dire la vérité et de faire les réformes dont on a besoin».

Le centre de Lyon a encore été le théâtre d'émeutes aujourd'hui. A Roanne, 2 voyous ont été interpellés en possession de cocktail Molotov. Mais c'est bientôt les vacances scolaires. Pendant cette période, il faudrait que les étudiants «prennent la relève», selon Victor Colombani, président de l'organisation lycéenne UNL. Sic. Côté transports, des manifestants sur les voies et l'envahissement d'un poste d'aiguillage entraînent perturbations et retards. La SNCF dénonce aussi des actes de malveillance.

Finalement, entre les grévistes et les casseurs il y a peu de différence.

Encore des taxes

Lu sur l'Observatoire du Parlement :

T "A défaut de réduire les dépenses de la Sécurité sociale, les Députés ne voient pas d’autres solutions que de créer de nouvelles taxes pour en réduire le déficit à l’occasion du vote de la loi sur le budget de la sécurité sociale […] Plusieurs nouvelles taxes ont par ailleurs été ajoutées mercredi en commission […]

  • Indemnités de rupture, retraites-chapeau et stock-options 

Les indemnités de départ seront assujetties à tous les prélèvements sociaux, notamment la CSG et la CRDS, dès lors qu’elles dépassent trois fois le plafond annuel de la Sécu, soit, à ce jour, 103.860 euros. […]

  • Taxe sur les cigarettiers, sevrage tabagique 

Deux nouvelles taxes au bénéfice de l’Assurance-maladie sont créées, non pas sur les paquets de cigarette, mais sur le chiffre d’affaires des cigarettiers - donc payée par ces industriels. La première s’élève à 5% de leur chiffre d’affaires. La seconde à 25% de la hausse de leur chiffre d’affaires d’une année sur l’autre. Un mécanisme similaire s’applique depuis longtemps aux laboratoires pharmaceutiques. […]

  • Professions de santé 

Les hausses de tarifs négociées entre «Sécu» et syndicats de professions de santé pourront s’appliquer trois mois après la signature de l’accord, au lieu de six. […]

  • Hausse de 5 points de la taxe sur les revenus du capital 

[…] Il prévoit d’augmenter de 5% le taux des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et les produits de placement, pour les porter à 17,1%, soit le même niveau que pour les revenus du travail."

Il reste à savoir si ces amendements seront votés.