Recherche sur les embryons : les dérogations sont caduques
Jean-Marie Le Méné fait état du paradoxe du projet de révision de la loi de bioéthique concernant la recherche sur l'embryon. Ce projet prévoit d'affaiblir considérablement les conditions de dérogation, alors même que ce système de dérogatoire est devenu caduc. En effet, les dérogations temporaires votées par le Parlement n'avaient de raison d'être que dans la mesure où il y avait un doute sur l'existence de méthodes alternatives d'efficacité comparable. Or aujourd'hui, nous savons que ces méthodes alternatives existent :
"aucune des perspectives brandies devant l'opinion publique, que ce soit en médecine régénérative, en thérapie cellulaire ou pour les besoins de l'industrie pharmaceutiques, ne nécessite le recours aux cellules souches embryonnaires humaines".
Dans le domaine thérapeutique,
"tous les progrès cliniques enregistrés depuis des années par la communauté internationale dans le champ des cellules souches l'ont été grâce à des cellules souches d'origine non embryonnaire".
Jean-Marie Le Méné constate que depuis 2004, la France a donné la priorité à la recherche sur l'embryon et que, ce faisant, elle a accumulé le retard dans le domaine de la recherche sur les cellules souches adultes ou reprogrammées.
"Pendant combien de temps la complaisance pour le marché imposera-t-elle aux patients de supporter un retard d'investissement dans les cellules souches d'origine non embryonnaire, les seules qui donnent déjà des traitements aux malades d'aujourd'hui ?"
Congé maternité : Bachelot vs Morano
Un bon point (je sais, c'est rare !) pour Roselyne Bachelot, qui a pris le contrepied de Nadine Morano dans l'affaire de l'allongement du congé maternité :
"Vingt semaines, je suis pour. C'est une bonne démarche du Parlement européen".
La mise en scène de photos pornos avec des mineurs ne serait pas répréhensible
L’AGRIF avait saisi le Tribunal administratif de Paris pour annuler l’exposition de photos pornocrates exposant des mineurs de Larry Clark, considérée comme un délit au titre de l'article 227-23 du code pénal. Le tribunal a rejeté la requête de l'Agrif au motif que… :
"aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée".
Sic. L'Agrif annonce qu'elle se pourvoit en cassation.
Les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil
Le pape Benoît XVI a présenté son message pour la Journée mondiale du migrant (intégralité en français). Il a rappelé que :
"les Etats ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en garantissant toujours le respect dû à la dignité de chaque personne humaine. En outre, les immigrés ont le devoir de s'intégrer dans le pays d'accueil, en respectant ses lois et l'identité nationale".
"Je voudrais adresser enfin une pensée particulière (…) aux étudiants étrangers et internationaux. Il s'agit d'une catégorie qui revêt elle aussi une importance sociale, dans la perspective de leur retour, en tant que futurs dirigeants, dans leurs pays d'origine. Ils constituent des ponts culturels et économiques entre ces pays et ceux d'accueil, et tout cela va précisément dans la direction de former une seule famille humaine".
A mettre en perspective avec l'élection de Peter Bossman, médecin d’origine ghanéenne, premier maire noir de Piran, petite ville de la côte slovène. Peter Bossman est venu du Ghana faire des études de médecine à Ljubljana. Et il y est resté. Car il n’y a pas besoin de médecins au Ghana… Il ose dire à l’AFP : "Mon père était aussi un médecin et un homme politique (au Ghana) et il avait pour habitude de me dire que si tu le peux, tu dois aider la société."
Fox News, trop à droite pour émettre en France
Alain Sanders raconte dans Présent :
"La semaine dernière, un Américain proche du mouvement Tea Party, me disait :
«J’ai séjourné en France l’an dernier et j’ai vu que vous pouviez recevoir CNN. Pourquoi cette chaîne gauchiste et pas Fox News alors que Fox News dépasse très largement CNN ? Je croyais que votre président était de droite.»
Je lui ai expliqué en deux mots le pourquoi du comment. A savoir, notamment, que Sarkozy était autant «de droite» qu’Obama peut l’être. Et qu’une chaîne comme Fox News serait impensable en France où la quasi-totalité des médias penche plus que largement à gauche.
«Je vois, m’a-t-il dit. Mais, avec tous les musulmans qu’il y a chez vous, vous devriez faire gaffe.»
Le conservatisme en 4 points expliqués par un adolescent de 14 ans
Jonathan Krohn, 14 ans, fait sensation sur les chaînes américaines. Ce jeune acteur, auteur d'un livre intitulé Redéfinir le conservatisme, s'exprime avec aisance sur la politique. Son idée fixe, c'est que les Américains n'ont pas compris le conservatisme. Une philosophie politique qu'il explique en 4 points :
- respect de la Constitution,
- respect de la vie,
- moins de gouvernement
- plus de responsabilité individuelle.
Avoir compris cela à 14 ans, c'est un exploit. L'enfant prodige n'est pas très optimiste pour l'avenir de Barack Obama. À le croire, la prochaine élection sera d'ailleurs facile à gagner pour les républicains. L'adolescent est éduqué à la maison, mais ses parents ne s'intéressent pas à la politique. Il étudie le violoncelle depuis l'âge de 4 ans, le banjo et l'arabe. Il s'est mis tout seul à la politique à l'âge de 8 ans en écoutant la radio.
Tarek Aziz condamné à mort
La Haute cour pénale irakienne a condamné à mort par pendaison l'ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein, le chrétien chaldéen Tarek Aziz, 74 ans. Il a été condamné pour avoir participé à la répression contre les membres du parti al-Daawa dont le premier ministre actuel Nouri al-Maliki est membre. Son fils, Zias Aziz, s'est dit "sidéré" par cette décision de justice qu'il a apprise par les médias :
"Mon père n'a jamais rien eu à voir avec les partis religieux. Ce verdict est une honte. Quand ont-ils eu le temps d'étudier le verdict? Ils n'ont pas écouté les avocats de la défense de mon père? De quelle justice parle-t-on?".
Tarek Aziz a été le chef de la diplomatie irakienne après l'invasion du Koweït en 1990. Il purge déjà une peine de 15 années de prison pour son implication dans le meurtre de commerçants en 1992 et une autre de 7 ans pour la déportation forcée de Kurdes dans le nord de l'Irak.
TVA vs impôts sur les sociétés
Vu ici. Alors que de nombreux pays ont abaissé leur impôt sur les sociétés et relevé la TVA, la France n’a rien fait de tel. L'idée c'est qu’une part croissante de la fiscalité doit s’appuyer sur la TVA afin de décourager les délocalisations et favoriser la compétitivité des produits et services fabriqués en France. En Europe, le taux supérieur d’IS est passé d’une moyenne de 35,3% en 1995 à 23,2% en 2010. Malgré la crise, de nombreux gouvernements comptent toujours réduire leur taux d’IS. Le Royaume-Uni ramènera le sien à 24% en 2014, contre 28% aujourd’hui. Il s’agit pour ces États d’encourager l’entreprise, source de croissance. L’Allemagne a abaissé son taux d’IS de 38,7 % à 29,8 % tout en relevant la TVA de 16% à 19%.
Pour Mgr Aillet, le projet de loi bioéthique aggrave l’atteinte à la vie
Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, communique sur le projet de loi bioéthique :
"Présenté en Conseil des ministres mercredi dernier, le projet de loi de révision de la loi bioéthique de 2004 sera prochainement soumis au Parlement. Il faut se réjouir que certaines revendications, telles que la «gestation pour autrui» (les «mères-porteuses»), aient été écartées à la suite des travaux des «Etats généraux de la bioéthique», auxquels l’Eglise et les chrétiens ont d’ailleurs activement participé.
En revanche, ce projet de loi qui maintient en théorie le principe de l’interdiction des recherches sur l’embryon, aggrave en pratique le régime dérogatoire issu de la loi de 2004, en ce qu’il prévoit la possibilité de procéder à des expérimentations sur les embryons humains non plus seulement à des fins prétendument «thérapeutiques», mais à des fins «médicales», critère beaucoup plus extensif. Il faut ajouter que le moratoire de cinq ans qui conférait aux recherches sur l’embryon un caractère provisoire, est malheureusement supprimé. Par un curieux paradoxe, l’utilisation de cellules souches embryonnaires dont l’efficacité thérapeutique reste à démontrer et qui entraîne la destruction d’embryons humains, est ainsi privilégiée par rapport aux cellules souches issues du sang de cordon ombilical ou du placenta et aux cellules souches adultes, qui ouvrent pourtant des perspectives nouvelles et prometteuses dans le traitement d’un certain nombre de pathologies.
Puissent les responsables politiques, les parlementaires et l’ensemble de nos concitoyens, résister aux pressions de certains medias et de lobbies souvent motivés par la recherche d’intérêts mercantiles ou par un évident parti-pris idéologique, pour ne rechercher en toutes choses que la justice et le Bien Commun."
Des eurodéputés du PPE en séminaire sur les plages de Madère
Lu dans Minute :
"400 membres du groupe parlementaire du Parti populaire européen (PPE), dont l’UMP fait partie, se sont offert un «séminaire de réflexion» à Madère. Deux cent cinquante parlementaires, 80 assistants parlementaires et 70 accompagnateurs se sont prélassés sous le soleil de Madère dans deux palaces 5 étoiles pendant trois jours. Le groupe parlementaire de la droite européenne a payé la note de 392000 euros, rubis sur l’ongle, avec d’autant plus de bonne volonté qu’en application du principe des vases communicants, il avait touché pour ce voyage d’agrément une subvention du même montant du Parlement de Strasbourg."
Les sujets posés par Bernard Antony n’intéressent pas Marine Le Pen
Toujours dans Minute, Bernard Antony précise une information :
"Dernièrement, pour la revue «Reconquête», j’ai adressé des questions à Marine Le Pen et à Bruno Gollnisch avec l’intention de reproduire scrupuleusement leurs réponses dans le prochain numéro. Bruno Gollnisch nous a répondu. Marine Le Pen, qui avait accepté d’y répondre, s’est ravisée. Elle nous a fait savoir que nos questions n’étaient pas en prise avec les centres d’intérêt des Français. Dont acte. Nos lecteurs ne liront donc que ce que pense Bruno Gollnisch."
Concernant l'avenir politique, Bernard Antony indique :
"Je souhaite qu’un jour il y ait, sur la base d’idées claires et novatrices, la constitution d’un grand mouvement national. Voilà pourquoi avec l’Institut du pays libre, je m’efforce de constituer un laboratoire de réflexions. Pour offrir autre chose, sur les plans économique, politique, social, religieux, qu’un simple programme électoral langue de bois."
Il n’y a pas un « bon » et un « mauvais » islam
Bernard Antony est interrogé dans Minute sur l'islam. Extraits :
"Globalement, le Coran est le développement de ce cri de guerre: «Il n’y a de dieu que Dieu et Mohamed est son prophète.» L’étude du Coran montre qu’on y trouve peut-être deux cents citations dirigées contre les chrétiens, qui commettent le crime inexpiable d’associer un autre Dieu à Dieu, ce qui leur assure l’Enfer. Ce n’est pas la position des islamistes, c’est bien celle du Coran, donc de tous les musulmans. On le constate aussi dans des textes diffusés par la Grande Mosquée de Paris, réputée modérée, qui explique très clairement dans son initiation à l’islam qu’il n’y a pour les chrétiens aucun pardon possible.
Cela veut-il dire que, pour vous, l’islam ne doit pas être pratiqué sur le sol européen ?
Je n’ai pas du tout une vision géographique de l’islam, si je puis m’exprimer ainsi. Je trouve irritant d’entendre dire que, au fond, l’islam, c’est bon pour les Arabes! C’est une position crypto-raciste que je n’admets pas. Je ne suis pas raciste! Donc pour moi, l’islam ne convient pas plus aux Arabes! On doit beaucoup aux Arabes, notamment en transmission de la civilisation. La désinformation consiste à dire que nous devons aux musulmans le passage d’Aristote et de la philosophie grecque. La réalité, c’est que c’est aux Arabes qu’on le doit, car ces Arabes-là, ce n’étaient pas des musulmans mais tout simplement des moines syriens! L’islam est imposé sur le monde par la force, comme partout. Il s’agit de résister à l’islam chez nous mais il faut aussi pouvoir partout se confronter avec l’islam au risque de la liberté religieuse, et exiger la liberté religieuse qu’on accorde chez nous à l’islam en Algérie, au Maroc, en Arabie saoudite, absolument partout !"
Chronique de la violence ordinaire
Lu ici :
"Le 14 octobre dernier, dans la ville colonisée par l'immigration extra-européenne de Nogent-sur-Oise, une collégienne de 12 ans est emmenée par 8 racailles dans la cage d'escalier d'un immeuble où elle subit les pires outrages. Quatre de ses agresseurs l'avaient déjà violée le 1er octobre. En mai dernier, dans la ville voisine de Creil, également submergée d'immigrés, s'était déroulée une agression similaire tout aussi sordide."
Les nouveaux prix Nobel d’économie, économiquement incorrects
"Quelques heures après l’annonce du décès de Maurice Allais, l’Académie de Suède communiquait le nom des trois économistes qui se partagent le prix Nobel d’Economie 2010 : Peter Diamond, Dale Mortensen, tous deux universitaires américains et Christopher Pissarides, de la London School of Economics. Les membres du jury ont justifié ainsi leur choix : "Pourquoi y a-t-il autant de gens sans travail alors qu'au même moment il y a de nombreuses offres d'emploi ? Comment la politique économique influence-t-elle le chômage ? Les lauréats de cette année ont développé une théorie qui peut être utilisée pour répondre à ces questions». […]
Certaines phrases sont d’un politiquement incorrect à faire frémir nos leaders syndicaux et nos hommes d’Etat : "plus les allocations chômage sont importantes, plus le taux de chômage est élevé et la durée de recherche est longue". Voilà des propos qui peuvent facilement passer pour ultra-libéraux en France. Les penseurs du Monde, d’Alternative Economique et Marianne s’en sont étouffés de colère […] Il n’en demeure pas moins qu’avec clarté et rigueur ces économistes ont établi que les interventions politiques sur le marché du travail sont catastrophiques, quelles que soient les formes qu’elles prennent : indemnités de chômage, salaires minimums, réglementations (notamment en ce qui concerne les conditions d’embauche et de licenciement).
L’explication est aussi simple que classique : il n’existe pas «un» marché du travail, mais autant de marchés du travail qu’il y a d’activités et d’entreprises. Ce qui est nécessaire c’est qu’il y ait rencontre, «appariement» entre employeurs et candidats à l’emploi. Cela suppose une adaptation, des qualifications multiples, et une grande flexibilité qui permet de passer d’un emploi à l’autre, puisque la vie économique elle-même est changement permanent. Il y a donc une double recherche de l’emploi, de la part de l’employeur et de celle du chômeur. […]
La politique suivie par les Allemands a été dans le bon sens en rendant au marché du travail toute sa souplesse. Les trois lois Hart votées sous le mandat du chancelier Schröder ont rendu au contrat de travail toute sa souplesse, permettant aux travailleurs de changer de travail, et aux entreprises de changer de travailleurs. Tout le monde y a trouvé son compte et les succès de l’Allemagne à l’exportation s’expliquent par la qualité d’une main d’œuvre correspondant exactement à ce qu’il faut pour attirer une clientèle étrangère. L’appariement a pu se faire. Ces exemples et ces démonstrations devraient recevoir l’adhésion de tous ceux qui veulent sincèrement réduire le chômage en revenant aux lois fondamentales de l’économie, c'est-à-dire du comportement humain. Mais hélas on est encore persuadé que la lutte contre le chômage est l’affaire du gouvernement !"
Le chiffre du jour
Lu ici :
"Éric Besson a annoncé la mise en place en 2011 d’un nouveau programme d’un million d’euros pour aider les Roms expulsés de France à s’insérer dans leur pays d’origine, notamment la Roumanie. […] France mettra à disposition du gouvernement roumain, à compter du 1er janvier 2011, un assistant technique, qui sera placé auprès du secrétaire d’État chargé de l’insertion sociale des Roms. L’Ofii a financé 146 projets de réinsertion en Roumanie pour un montant global de 709.560 euros en 2009, et 73 autres depuis début 2010 pour 354.780 euros."
Les lycéens, déjà ruinés
Jacques Garello écrit à des lycéens qui ont manifesté contre la réforme des retraites. Extraits :
"Vous avez l’intelligence de penser à vos retraites. Vous avez raison : c’est vous qui paierez la facture, et elle s’alourdira au fil des ans. Vous êtes contre la réforme proposée par le gouvernement : vous avez raison. Mais en revanche je ne comprends pas pourquoi vous êtes opposés à toute réforme, puisque ce qui va vous ruiner c’est le système actuel, or vous ne voulez pas en changer. […] vous me semblez plutôt avoir épousé la cause de la CGT ou de la CFDT ou de FO, ou des syndicats de cheminots, transporteurs, dockers, enseignants, postiers, contrôleurs du ciel, fonctionnaires, etc. toutes personnes qui […] voient surtout un moyen pour eux de vous voler durablement. Car vous allez être volés tout au long de votre vie. […]
Dès que vous serez salarié, on retiendra sur votre paye de paie mensuelle (qui ne sera pas loin du SMIC) environ 200 euros au titre de votre retraite. On en retiendra autant pour ce qu’on appelle l’assurance maladie. Si vous vous imaginez que ces 200 euros sont virés à un compte ouvert à votre bénéfice et dont vous retrouverez le montant grossi dans 40 ans, vous vous trompez : ces 200 euros sont immédiatement engloutis dans la trésorerie de la Sécu, qui en a besoin pour payer la retraite de votre grand père. Vous attendrez l’année 2.020 – ce n’est pas loin – et la ponction passera à 250 euros tandis que votre grand père aura vu sa pension diminuer de 100 euros au minimum. Vous attendez encore vingt ans de plus, et le système aura disparu : votre grand père sera mort après quelques années de précarité, et tous les droits à la retraite que vous avez cru accumuler auront disparu. A ce moment-là on vous donnera peut-être la permission de chercher une autre retraite qu’à la Sécu – mais vous aurez toujours à payer pour éponger la dette de l’Etat, ce qui représentera à ce moment-là environ 2.500 euros par an en impôts supplémentaires."
Les armes du Hezbollah
Le Figaro dévoile les sources d'approvisionnement en armes du Hezbollah :
"Allié de l'Iran et de la Syrie, le Parti de Dieu dispose de trois structures logistiques dédiées au transport de ses armes – 40.000 roquettes environ – et de ses personnels – plus de dix mille combattants – selon une note «Confidentiel défense», que nous avons consultée. La première est l'unité 108, celle qui a vraisemblablement «pris en compte» les missiles M-6002 [engins balistiques d'une portée d'environ 250 km]. Son «bureau principal» est à Damas. L'unité 108 est chargée d'assurer le transport des armes et des munitions entre ses sites de stockage implantés en Syrie et d'autres infrastructures situées à la frontière syro-libanaise, où la milice chiite a renforcé ses bases. Cette «unité» est subdivisée en «dépôts habituels» et dépôts dits «de réserve». Les premiers sont situés près de Damas, à Douma, non loin de la capitale syrienne, et près d'Adra, juste à côté de l'aéroport de Damas – proximité bien utile quand on sait que la plupart des armes viennent d'Iran par avion. Les sites de réserve se trouvent, eux, dans la région d'Alep, de Homs et de Tartous, toujours en Syrie.
Deuxième maillon de la chaîne: l'unité 112 est chargée, elle, de l'approvisionnement des dépôts du Hezbollah situés au Liban, et de la distribution des armes fournies par l'unité 108 auprès des bases du parti chiite, dans la plaine de la Bekaa, notamment. Les convoyages se font par camions, le plus souvent en fin de mois, pour profiter des coupures de courant à cette période-là. Pour passer incognito, les chauffeurs jouent sur l'anarchie des plaques minéralogiques au Liban.
Enfin deux «sections spécialisées» de l'unité 100 transportent les membres et les combattants du Hezbollah, ainsi que les experts iraniens, qui se déplacent entre le Liban, la Syrie et l'Iran, via l'aéroport de Damas. C'est cette unité 100 qui aurait récemment sécurisé le retour au Liban de miliciens, à l'issue d'un stage d'entraînement au maniement des missiles Fateh -110 en Iran. […] Depuis la guerre contre Israël en 2006, de très nombreux activistes sont allés s'entraîner auprès des gardiens de la révolution en Iran. […] Dans sa «guerre froide» avec l'État hébreu, le Hezbollah cherche à acquérir des armes suffisamment performantes pour être dissuasives face à Tsahal. Hassan Nasrallah, le secrétaire général de la formation chiite, ne s'en cache plus: «Si Israël attaque le Liban, nous bombarderons ses infrastructures, comme les ports et les aéroports», menaçait-il en février dernier."
Vers la fin des notes dans l’enseignement
Dans quelques années, les élèves ne seront peut-être plus évalués grâce à des notes chiffrées mais avec des smileys. Cette caricature existe déjà dans certaines écoles primaires. Les habituels zéro ou dix en dictée sont en passe d'être remplacés par une évaluation par «compétences», détaillée dans un «livret de compétences», comme «acquis», «pas acquis» ou «en cours d'acquisition». «C'est une révolution silencieuse», explique Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l'enseignement scolaire, au ministère. Cette année, tous les collégiens de troisième sont censés être évalués de cette façon.
Certains enseignants déplorent «le jargon» de certains items et le manque de précision de l'évaluation. Joséphine Truil, professeur de physique, indique :
«Je ne vois pas en quoi les mauvaises notes traumatisent les élèves, elles peuvent au contraire leur donner un coup de fouet et les motiver. Le problème avec l'abandon des notes, c'est que les parents ne savent plus comment situer leur enfant. Certains pensent qu'il est très fort en sciences, alors que les compétences principales du carnet ne sont pas validées.»
En outre, la mise en place des fameux «carnets» impose des réunions incessantes pour que tous se mettent d'accord sur la signification des items. Il n'est plus possible de remplir chacun sa moyenne trimestrielle de son côté.
Ce sont l'OCDE et l'Union européenne qui recommandent une telle évaluation. Et nombre de pays se sont engagés sur cette voie. Mais si ce système par «compétences » fonctionne bien en Finlande, tel n'est pas le cas du Québec ou de la Suisse. Selon un rapport de l'inspection générale datant de 2007,
«la suppression du mode traditionnel d'évaluation dans ces pays a suscité des réactions fortes, aussi bien chez les parents, les enseignants que chez les simples citoyens ; réactions qui traduisent tout à la fois le sentiment de ne plus comprendre les objectifs de l'école, de ne plus maîtriser les attentes de l'institution envers les enfants, et la crainte de voir vaciller un ensemble qui sert de repère solide à toute une société».
Et si donnait aux enseignants la liberté d'évaluation de leurs élèves, selon le principe de subsidiarité, plutôt que d'imposer par le haut un système unique ?
Des députés veulent aider l’enseignement sous contrat
Un groupe de députés (parmi lesquels Christian Vanneste, Lionnel Luca, Marc Lefur, Pascla Clément…) a déposé le 19 octobre une proposition de loi
"visant à exonérer les écoles privées sous contrat d’association de la taxe foncière sur les propriétés bâties"
Ils expliquent :
"Il est incontestable que les écoles privées sous contrat d’association rendent des services extrêmement appréciables aux communes sur lesquelles elles sont implantées. C’est ainsi qu’elles assurent l’enseignement dans un certain nombre de communes dépourvues d’établissements publics. À ce titre, elles permettent aux collectivités territoriales d’être dispensées des charges lourdes qui devraient leur incomber. C’est pourquoi il est proposé ici aux collectivités territoriales qui le souhaitent d’exonérer de taxe foncière sur les propriétés bâties les écoles privées sous contrat d’association qui en feront la demande."
Avortement forcé : il n’y a pas qu’en Chine
Aux Etats-Unis, une jeune fille de 16 ans refuse d'avorter l'enfant qu'elle porte, alors que ses parents, associés aux lobbys pro-avortement l'y poussent. Le père du bébé refuse également le crime. L'affaire est devant la justice américaine, qui a, pour le moment, rendu une décision temporaire en faveur de la jeune fille.
"Pro-choice" ? Mensonge. De nombreux militants pro-vie attestent du fait qu'il arrive fréquemment que des jeunes filles soient forcées à avorter. Et en France ?
Quitter son pays c’est comme déraciner un arbre
Mgr Georges Casmoussa, archevêque syrien-catholique de Mossoul (Irak), répond à La Croix :
"Quel est votre sentiment à l’issue de ce Synode sur les Églises d’Orient ?
Avant tout, une grande satisfaction. Je suis heureux que l’attention du monde entier se soit portée spécialement sur le sort des chrétiens du Moyen-Orient pendant quinze jours. C’est un événement inédit. D’habitude, les feux de l’actualité ne se braquent sur nous qu’en cas d’actualité brûlante, violente et tragique. […] C’est une manière, très importante pour nous, de reconnaître que nos Églises sont le berceau du christianisme. […] En Orient, les chrétiens sont une minorité numérique mais le Synode a reconnu l’apport de cette minorité dans le monde musulman. Nous sommes voués à vivre ensemble et à nous entendre. Il est important que l’Église universelle ait entendu que les chrétiens souhaitent continuer à vivre sur leur terre. Bien sûr, tout n’est pas toujours rose, mais nous voulons montrer que les pressions de toutes parts ne doivent pas nous empêcher de rester. «Puisque votre situation est si difficile, pourquoi ne venez-vous pas chez nous ?», nous disent parfois les communautés en Occident. J’apprécie cette invitation mais quitter notre pays, cela reviendrait à déraciner un arbre. Nous sommes les héritiers de notre pays, nous exigeons d’avoir les mêmes droits que les autres citoyens."
Restauration de la basilique de la Nativité à Bethléem
Le gouvernement palestinien a annoncé qu'il allait restaurer l'église de la Nativité à Bethléem, en Cisjordanie. Les travaux vont durer plusieurs années et coûter des millions de dollars. L'église, une des plus vieilles du monde, a été construite au IVe siècle au dessus de la grotte où Jésus est né.
La basilique est inscrite depuis 2008 sur la liste des 100 sites les plus menacés de l'observatoire des monuments mondiaux créé par le Fonds mondial pour les monuments :
«L'état actuel de l'église est préoccupant. Les poutres de la charpente sont pourries et n'ont pas été remplacées depuis le 19e siècle. L'eau de pluie qui s'infiltre dans le bâtiment, non seulement accélère la pourriture du bois et porte atteinte à l'intégrité structurelle du bâtiment, mais endommage également les peintures et mosaïques murales du 12ème siècle. La présence d'eau augmente significativement les risques de court-circuit et d'incendie d'origine électrique. Si un autre tremblement de terre, de l'ampleur de celui de 1834, venait à se produire, le résultat serait très probablement catastrophique. …Il est à espérer que son inscription sur cette liste encouragera à sa préservation, notamment en incitant ses trois gardiens – l'Église orthodoxe grecque, l'Église orthodoxe arménienne et l'ordre franciscain – à travailler ensemble, ce qui ne s'est pas produit depuis des centaines d'années. Le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne devraient également travailler ensemble pour la protéger. »
Hervé Mariton, soutien de la famille ?
Lu sur e-deo, cet extrait du Monde sur Transmettre pour construire, le livre d'entretien de Fabrice Madouas avec Hervé Mariton, député UMP et maire de Crest dans la Drôme :
"C'est dans le chapitre intitulé "La famille durable" que se trouvent probablement les clés d'une pensée imprégnée de conservatisme et de doctrine de l'Eglise catholique. "L'éthique de la vie ne doit pas être confiée à des choix purement techniques et individuels", estime M. Mariton, qui fait preuve d'une grande circonspection sur la prochaine révision des lois de bioéthique.
"Il ne s'agit pas de subir mais de comprendre et de légifére […]. Sur les questions de bioéthique à l'ordre du jour, je considère que la gestation pour autrui n'est pas acceptable, pas même parce que le couple voudrait et pourrait l'organiser, en France ou à l'étranger, que le cadre des diagnostics préimplantatoires doit rester très strict, que la recherche sur l'embryon doit rester très encadrée."
Pour le député, il importe donc de replacer la famille au coeur du projet de société de la droite.
"La majorité a fait à la gauche beaucoup de concessions intellectuelles. Elle ne se bat plus sur ses positions […]. La famille est un pilier de la société, une réalité physique qui sert de fondement à une construction juridique et politique […]. Le tissu social est d'autant plus solide que les liens unissant l'homme et la femme ont été officialisés. Le mariage est donc une institution capitale, que les pouvoirs publics doivent reconnaître comme telle en raison de son utilité sociale. C'est une institution séculaire et supérieure à d'autres formes de conjugalité, comme le pacs."
Prônant un développement soutenu des politiques familiales, le député appelle la droite à rester "sûre de ses propres valeurs" et à ne pas sacrifier la famille sur l'autel de la rigueur budgétaire."
Alors, Hervé Mariton, défenseur de l'institution familiale ? Nous aurons l'occasion d'en reparler prochainement.
La révision du traité de Lisbonne ou la boîte de Pandore
La volonté de l'Allemagne et de la France de modifier le traité de Lisbonne pour réformer la zone euro suscite des remous avant le sommet de l'UE jeudi. Le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, a estimé que l'accord entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy "donne un très très mauvais sentiment" aux autres pays européens, placés devant le fait accompli :
"Il y a un risque que nous passions encore des mois et des années à être auto-centrés sur nos problèmes".
Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a mis en garde :
"Dans ce monde, tout est possible, mais ce n'est pas très vraisemblable".
En Grande-Bretagne, le Premier ministre David Cameron risque de se retrouver sous la pression des plus eurosceptiques de son camp, qui pourraient en profiter pour demander d'autres modifications du traité, comme un rapatriement de compétences de Bruxelles vers Londres. Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, craint le pire :
"Il faut s'assurer qu'on ne va pas créer une nouvelle usine à gaz".
Le Fonds de sauvetage, créé au printemps pour les pays de la zone euro qui connaîtraient de graves difficultés financières, expire dans 3 ans. Pour le pérenniser, l'Allemagne veut passer par une une révision du traité, seul moyen de ne pas se faire censurer par sa Cour constitutionnelle. Angela Merkel veut aussi imposer des sanctions politiques contre les pays trop laxistes sur le plan budgétaire : la privation des droits de vote dans l'UE. La France et l'Allemagne prônent une procédure de révision du traité simplifiée pour éviter des référendums nationaux politiquement risqués, en arguant qu'il s'agit de modifications techniques. Mais d'autres capitales ne sont pas convaincues que ce sera possible.
Les grévistes ne sont pas tous logés à la même enseigne
Entendu dans le bulletin de ce matin sur Radio Courtoisie :
"Habituellement, les mouvements de grèves sont présentés par leurs promoteurs comme le sacrifice de certains salariés au profit du plus grand nombre. En effet, les salariés faisant grève renoncent à leur salaire pour la période chômée. Ce qui est somme toute logique. […] Les grévistes ne sont pas tous logés à la même enseigne. […]
Il existe d’abord les élus locaux, d’opposition en l’occurrence, qui, pour favoriser le mouvement de contestation «offrent» une journée de grève à leur administration. Le maire de Schiltigheim, dans le Bas‑Rhin, a procédé ainsi le 12 octobre. Aux frais du contribuable, évidemment.
Il existe ensuite une tradition officieuse de «banalisation» des journées de grève, dans le monde de l’enseignement. […] Sans compter les grèves non‑déclarées grâce à l’appui des étudiants qui empêchent la tenue des cours. […] le Parti de Gauche de Jean‑Luc Mélenchon a quêté la semaine dernière pour pallier aux pertes de revenus des employés du secteur pétrolier qui organisent une pénurie de carburant. Ils auraient collecté 6.000 euros en l’espace de deux heures.
Enfin, d’autres ont choisi d’obliger les automobilistes à payer la grève, installant un barrage dans la région de Rennes où ne pouvaient passer que ceux qui contribuaient."
Avortement forcé en Chine
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"Xiao Aijing, enceinte de son deuxième enfant, a été embarquée de force de chez elle le 10 octobre dernier par les services gouvernementaux de Planning familial et a été brutalement soumise à un avortement. A huit mois de gestation… Le récit nous vient de son mari, Luo Yanqua. […] Averti du fait que sa femme avait été emmenée, il s'est précipité chez lui pour essayer de la retrouver. Il finit par trouver l'endroit où elle a été transférée et enfermée par les officiers du Planning. Il tente de s'expliquer : lui, Luo, était de la ville, et n'avait droit qu'à un enfant ; mais elle, Xiao, de la campagne, avait le droit à un deuxième, ils pensaient avoir droit à cette deuxième grossesse… Réponse : la politique de l'enfant unique oblige à avorter l'enfant.
«J'ai protesté. Le bébé avait huit mois. C'est un être vivant. On ne peut pas comme ça se débarrasser d'une vie humaine», raconte Luo. Les autorités devaient lui donner un jour pour proposer une autre solution. Mais comme le lendemain sa femme, internée, ne répondait plus au téléphone, Luo s'est de nouveau précipité à ses côtés.
«Il y avait des tas de gens autour de ma femme. Ils lui maintenaient les mains derrière le dos, la tête contre le mur, et ils lui donnaient des coups de pied dans le ventre. Je ne sais pas s'ils essayaient de provoquer une fausse couche. Mais ses bras, ses jambes, son cou… tout était blessé. J'étais tellement en colère ! J'ai dit : “Nous n'avons même pas pu parler d'une solution. Comment pouvez-vous la frapper ainsi ?”»
Luo est éloigné et à partir de ce moment-là, il n'aura plus de nouvelles de sa femme. Il apprendra un peu plus tard que son enfant a été tué in utero par une injection mortelle, et c'est seulement après cela que Xiao obtient le droit de rappeler son mari. […]
les statistiques chinoises officielles avouent au moins 35.000 avortements par jour dans le pays, soit un toutes les deux secondes et demi".
Les lois sur la bioéthique portent atteinte à la dignité de la personne humaine
Elisabeth Montfort aborde le problème de la recherche sur l'embryon :
"Mme Bachelot prévoit de maintenir le principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires «plus conforme à notre droit». […] Dans son communiqué, l’Elysée précise que «les critères de dérogation au principe général de l’interdiction de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires sont affinés [c’est nous qui soulignons] de manière à mieux traduire la réalité des travaux de recherche : pourront être autorisées les recherches “susceptibles de permettre des progrès médicaux majeurs” et non plus des “progrès thérapeutiques majeurs”, ce qui permettra d’inclure les recherches en matière de diagnostic et de prévention». Le mot affiné est inapproprié. C’est plutôt le mot «élargis» qui conviendrait. Certes, la recherche sur l’embryon humain reste interdite, dans son principe, mais les dérogations au principe sont plus transgressives qu’en 2004 :
- La levée du moratoire de cinq ans est abrogée : la recherche sur l’embryon n’est plus considérée comme une pratique expérimentale alors même qu’aucun bilan n’a été présenté, ce qui est l’habitude dans un système dérogatoire.
- La finalité thérapeutique est remplacée par la finalité médicale, sans mentionner l’obligation de trouver une alternative, notamment avec les cellules souches adultes, issues du sang du cordon ou IPS qui ouvrent des voix intéressantes dans le domaine de la thérapie cellulaire, la modélisation des maladies et les essais de nouveaux médicaments.
[…] au regard des articles publiés dans les revues scientifiques, rien ne justifie d’autoriser par dérogation la recherche sur l’embryon, puisque depuis vingt ans, aucune équipe de recherche n’a trouvé le moindre résultat prometteur. […] En revanche, la France a pris un sérieux retard en matière de stockage et de recherche sur les cellules souches issues du sang de cordon par manque de volonté de décider d’un système de conservation public/privé ou de banques familiales solidaires. Les crédits publics engagés dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires dépassent de loin ceux qui sont destinés aux cellules souches adultes. […] D’autre part, comme le note l’Alliance pour les droits de la vie, rien n’est prévu, dans le projet de loi, pour réduire le nombre d’embryons congelés qui constitue une réserve de matériaux pour la recherche.
[…] le président Nicolas Sarkozy, lors de son voyage à Rome, a insisté sur la convergence de vue entre l’Église et la France : «L’Église avec les moyens spirituels qui lui sont propres, la République française avec les moyens politiques qui sont les siens, servent un grand nombre de causes communes…Elles n’ont pas les mêmes responsabilités, mais elles ont la même exigence contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine.» M. le Président, vous avez une première occasion, une occasion unique lors du vote des révisions des lois de bioéthique, de montrer que vos propos sont justes."
Sur ce que dit l'Eglise, encyclique Evangelium vitae n°63.
Projet de loi bioéthique : 2 nouveautés sur l’AMP aggravant la dissociation entre procréation et filiation
Elisabeth Montfort analyse le projet de loi bioéthique. Extraits sur l'assistance médicale à la procréation (AMP) :
"la nouveauté en matière de procréation assistée reste la possibilité d’accès à l’identité du donneur de gamètes. […] Certes, la levée de l’anonymat permettrait de rassurer l’enfant qui s’interroge sur celui qui est à l’origine de sa vie, maison voit mal comment cette levée de l’anonymat pourrait «responsabiliser» le donneur. […] Car s’il est vrai que donner ses gamètes, c’est accepter de devenir père ou mère sans le savoir, la levée de l’anonymat aurait comme conséquence d’institutionnaliser une pluriparentalité et de répartir les rôles de chaque adulte ayant un lien avec l’enfant, selon qu’il est géniteur ou père (mère) biologique, père intentionnel (mère intentionnelle) ou père social (mère sociale)… […] Cette proposition qui tente de répondre à une question bien réelle montre bien qu’aucune réponse ne peut satisfaire les imbroglios nés de la procréation assistée. Si les conséquences sont si terribles, c’est que l’AMP en tant que telle pose problème. Tout ceci montre l’impossible réponse satisfaisante à la dissociation de la procréation entraînant la dissociation de la filiation, elle-même remplacée par la traçabilité. […]
La deuxième nouveauté relative à l’AMP, c’est l’autorisation pour les couples pacsés de sexe différent d’y avoir accès. La raison invoquée par Roselyne Bachelot est stupéfiante : le recours à l’AMP est possible pour des couples pacsés de sexe différent, «dans un souci d’égalité avec les couples mariés», sans délai de deux ans de vie commune, comme c’est le cas pour les non-mariés. L’argument est fallacieux car le PaCS n’est pas l’équivalent du mariage. Le Pacs est un contrat patrimonial destiné à mettre en commun des biens matériels, alors que le mariage est une institution destinée à accueillir et à protéger les époux et les enfants, notamment les plus fragiles. Si bien que le Pacs ne peut pas être créateur de filiation. Il est vrai qu’au cours des dernières années, le PaCS s’est rapproché du mariage en matière de droits fiscaux et sociaux. Il n’empêche que ce grignotage sur les droits du mariage affaiblit le mariage et invente un contrat éphémère, le Pacs, entre deux personnes qui ne prévoit aucune garanti aux membres les plus fragiles en cas de séparation. […] En outre, il sera facile «au nom de l’égalité» de revendiquer le recours à l’AMP pour des pacsés de même sexe, puis dans un deuxième temps, toujours « au non de l’égalité » la possibilité de recourir à l’AMP pour des couples de femmes non pacsées. Egalité entre couples pacsés, puis égalité entre couples de femmes…
La raison de notre refus d’autoriser le recours à l’AMP doit être recherchée ailleurs que dans des raisons d’égalité. C’est la nature même du lien entre deux personnes qui doit guider la décision. Sans la distinction entre mariage et Pacs, l’intérêt de l’enfant passera toujours après le désir d’enfant des adultes. […]"
Rappel sur ce que dit l'Eglise, encyclique Evangelium vitae n°14.
Trafalgar
Lu sur Secret Défense :
"Le 21 octobre est un jour de fête au Royaume Uni, où l'on commémore la victoire de la Royal Navy à Trafalgar. Las ! Cette année, les héritiers de Nelson ne se seront pas réjouis longtemps. Le lendemain même du Trafalgar Day, un sous-marin nucléaire d'attaque […] s'est échoué par l'arrière […] sur les hauts fonds qui entourent l'ile de Skye en Ecosse. Le sous-marin était en surface, après avoir mis à terre des marins. Alors que la marée refluait, le commandant a préféré ne pas tenter de manoeuvres qui risquaient d'endommager le bâtiment. Il devrait être finalement dégagé par des remorqueurs.
Le HMS Astute (7200 tonnes) est le premier de la série des nouveaux SNA britanniques et l'un des sous-marins les plus perfectionnés du monde. Il a été livré à la Navy en aout dernier et il est aux essais. Le Royaume-Uni prévoit d'acquérir sept SNA de cette classe."
L’Eglise en Algérie, entre déclin et renouveau
Au Ve siècle, avant même que l'islam existe, plus de 700 évêques étaient dispersés en Afrique du Nord. Aujourd'hui, les chrétiens n'atteignent pas 1% de la population totale. Camille Eid, professeur à l'Université de Milan, journaliste, auteur et expert des Eglises du Moyen-Orient, répond à Zénit :
"La conquête arabe a provoqué un déclin progressif, encore que jusqu'aux 10e et 11e siècles, nous avons des témoignages de lettres envoyées à Rome, au pape, qui attestent l'existence de communautés chrétiennes jusqu'à cette période. […] Ensuite, la dynastie aghlabide a imposé la conversion à l'islam après la conquête normande, ou reconquête de la Sicile. […] Nous parlons des 11e et 12e siècles, au moment de la disparition de toute présence chrétienne dans toute l'Afrique du Nord, pas seulement en Algérie, mais aussi en Tunisie et au Maroc. […] ll nous a fallu ensuite attendre le retour du christianisme, malheureusement sous forme de colonialisme. […] il est à noter que cette présence chrétienne était avant tout sous l'influence de la République française, elle-même fortement influencée par la franc-maçonnerie. […] et après 1962 tous les Français – les "Pieds-Noirs" – sont rentrés en France et, depuis, il n'est resté que quelques milliers d'étrangers travaillant dans le pétrole et le gaz, jusqu'à aujourd'hui. […] En l'espace d'un à deux ans, tous les chrétiens sont rentrés en France, et la présence chrétienne est tombée à moins de 1% de l'ensemble de la population. […]
la loi ou l'ordonnance de 2006 est vraiment très restrictive. […] La loi stipule que les cultes ne doivent pas se dérouler en dehors des lieux prévus à cet effet. Elle limite ces pratiques à l'intérieur des lieux de culte. Si un prêtre se rend à la campagne où il n'y a pas une église et qu'il existe une communauté de 20 à 50 personnes, il ne peut pas célébrer parce qu'il n'y a pas de lieu de culte officiellement désigné. […] et en second lieu, toute activité perçue par le gouvernement comme étant du prosélytisme – prosélytisme est un bien grand mot – et, par conséquent, toute tentative pour convertir un musulman par la parole, ou par action, est punie de prison ou d'une amende. […]
Le gouvernement, avez-vous dit, a reconnu qu'il y a des conversions chaque année ?
Six par jour ! Nous avons compté de 10 000 à 15 000 convertis parmi les Algériens d'origine berbère. […] Il n'existe pas de données officielles, mais nous savons que, parmi les communautés algériennes en France, particulièrement les Berbères, nous avons des conversions. Nous savons aussi que les Berbères avaient été convertis de force à l'islam. [… l'Eglise algérienne locale connaît un renouveau qui ne s'était jamais produit depuis le 7e ou 10e siècle. Ainsi, après 1000 ans, nous avons les chrétiens locaux qui redonnent vie à l'Eglise d'Algérie. Ni Français, ni Espagnols ni Italiens. […] En outre, de nombreux étudiants africains des pays sub-sahariens viennent en Algérie pour étudier et contribuent à la vie de l'Eglise. Il y a donc une relève : les Européens s'en vont et sont remplacés par les Africains et par les chrétiens locaux, arabes et berbères. […]"
