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Pilule abortive : recours de l’administration Biden devant la Cour suprême américaine

Le 8 septembre, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, les satanistes de l’administration Biden et les laboratoires Danco, fabricants de la mifépristone, ont déposé un recours devant la Cour suprême des Etats-Unis remettant en cause la décision d’une Cour d’appel qui aurait rétabli certaines restrictions d’accès à la mifépristone.

En effet, en août dernier, la Cour d’appel fédérale de la Nouvelle-Orléans, avait statué en faveur du rétablissement de restrictions d’accès à la mifépristone, une des deux pilules utilisées au cours d’un avortement médicamenteux. Il ne manquait que l’approbation de la Cour suprême pour que la décision entre en vigueur. Dans ce cas, l’accès à la mifépristone aurait été limité à sept semaines de grossesse au lieu de dix, l’envoi par la poste aurait été interdit et seul un médecin aurait pu prescrire cette pilule.

Mais, les laboratoires Danco ainsi que l’administration Biden ont fait valoir que les juges fédéraux ne devaient pas remettre en cause l’approbation de la pilule par la FDA, ni les conditions dans lesquelles elle est délivrée. Selon eux, la Cour d’appel aurait ignoré des données scientifiques sur la sécurité et l’efficacité de la mifépristone depuis son autorisation en 2000.

Le différend pourrait être tranché d’ici le début de l’été 2024. Pour l’instant, la mifépristone reste disponible sans être soumise aux restrictions.

Source : Gènéthique.

Julien Odoul : “Sur la GPA, il y a un débat au sein du RN”

Et sur l’esclavage, il y a un débat aussi ?

Julien Odoul, Porte-parole du Rassemblement National, a été interrogé sur Radio France.

Dans son programme, en 2022, Marine Le Pen souhaitait revenir sur la reconnaissance en France des enfants nés de GPA à l’étranger. Pour Julien Odoul qui, à 25 ans, a posé en Une des magazines gays français Têtu et allemand Gab :

« la GPA en France, elle est légalisée pour les riches. Et elle est interdite pour les pauvres. Et je trouve cela insupportable. »

Père d’un enfant depuis 3 mois, dont on peut se demander comment il a été conçu, il ajoute :

« si un débat doit avoir lieu [sur la GPA] », il serait « plutôt partisan d’un référendum ».

Il reconnaît que la GPA ne fait pas consensus au sein de son parti comme dans « toutes les formations politiques » :

« A mon sens ces questions-là devraient être tranchées par la voie du référendum. Sur ces questions sensibles, intimes, je considère que ce n’est pas à 577 députés de trancher mais que c’est au peuple souverain de déterminer ce qu’il souhaite. »

Encore un cadeau au lobby LGBT

Bérangère Couillard, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, était invitée aux Rencontres d’été à Lyon, les 25, 26 et 27 août, par la Fédération LGBTI+. Intervenant en plénière, le ministre a déclaré que 

« les démarches pour changer de nom et de genre pourraient prochainement se faire en mairie et non plus auprès de la justice ».

Même les LGBT sont surpris : “Une annonce inespérée et une véritable surprise”.

Les maires vont être heureux…

Un synode sous secret ?

Les journalistes s’interrogent. Les catholiques aussi :

Cette fois-ci, c’est le secret pontifical qui couvre les débats qui ne passe pas. Et ce sont les commentateurs catholiques de diverses sensibilités qui observent cet aspect qui tend à miner la confiance. On notera que les débats des deux synodes sur la famille (en 2014 et en 2015) n’avaient pas été retransmis en direct et à la différence des synodes des précédents pontificats le climat “secret” et opaque n’a jamais été aussi fort.

Etrange synodalité.

“Aujourd’hui, ce sont les LR et leur groupe au Parlement européen – le PPE – qui codirigent l’Union européenne avec le centre et la gauche”

Extrait d’un entretien donné par Marion Maréchal au JDD :

Vous avez rallié Éric Zemmour après avoir quitté la politique. Que répondez-vous à ceux qui doutent de votre engagement ?

Dix ans après ma première élection comme députée puis présidente d’un groupe de 40 élus à la région PACA, je suis aujourd’hui maman de deux filles et j’ai fondé une école d’enseignement supérieur. Je crois fondamentalement que la politique peut changer les choses à condition que les Français élisent des hommes et des femmes qui fassent preuve de cohérence ; si je reviens comme candidate aux élections européennes, c’est avec une expérience plus grande et une volonté plus forte que jamais. […]

Qui est votre principal concurrent, le RN Bardella ou le LR Bellamy ?

Je vais être franche : aujourd’hui, ce sont les LR et leur groupe au Parlement européen – le PPE – qui codirigent l’Union européenne avec le centre et la gauche ! Les Français doivent savoir que les élus de M. Ciotti ont placé Ursula von der Leyen à la tête de la Commission, que ses députés européens ont voté, par exemple, la répartition obligatoire des migrants, les sanctions contre les gouvernements conservateurs polonais et hongrois, ou encore les accords commerciaux qui ont ruiné notre industrie et notre agriculture. J’ai de l’estime personnelle pour François-Xavier Bellamy, mais je pense qu’il n’a plus rien à faire chez les LR. Je lance un appel à François-Xavier Bellamy et aux électeurs de LR : rejoignez-nous pour enfin faire respecter la voix de la France en Europe. […]

Les hérésies chrétiennes dans le Coran : christologie et mariologie islamiques

Nouvelle analyse de La Petite Feuille Verte :

JÉSUS, SON IDENTITÉ ET SA MISSION

L’une des illustrations les plus éloquentes du nestorianisme, et plus largement des hérésies christologiques, apparaît dans l’appellation choisie par le Coran pour désigner le Christ : « Issa, fils de Marie ». Il s’agit d’une déformation de son nom biblique, « Yasouh », qui signifie en araméen « Dieu sauve », tandis que le nom arabe ‘Isâ ou Issa (cité 25 fois dans les 93 versets qui le concernent) est dépourvu de toute signification et il n’existait pas avant le Coran. On comprend pourquoi les chrétiens arabophones disent Yasouh, et non pas Issa, lorsqu’ils prient Jésus ou parlent de lui.

Plusieurs chercheurs évoquent diverses formes de détournement du nom, celles-ci pouvant émaner de milieux messianistes ou gnostiques où l’on aurait inversé la première et la dernière lettre pour le crypter, Yasouh donnant ainsi Esaü (Édouard-Marie Gallez, Le messie et son prophète, Éditions de Paris, 2005, t. 1, p. 171-178).

Dans une étude sur l’origine de ‘Isâ, Michel Hayek, prêtre et savant libanais maronite (1928-2005), émet l’hypothèse selon laquelle Issa proviendrait de ‘Isâ, forme en vigueur chez les nestoriens ou les jacobites (sur ceux-ci, cf. infra). C’est pourquoi cet auteur ne souscrit pas à l’opinion d’après laquelle le terme ‘Isâ aurait été inventé par Mahomet.

« Même si les documents préislamiques ne révèlent aucun témoignage absolument probant à ce sujet, il est hautement vraisemblable qu’il y a eu un chrétien ou plutôt des chrétiens à la base de cette déformation » (« L’origine des termes Isâ Al-Masîh dans le Coran », L’Orient syrien, t. VII, p. 248-252).

Quant au qualificatif « Messie » (Al-Masîh en arabe), attribué onze fois à Jésus dans le Coran, le P. Hayek note qu’il y est apparu « tardivement » : on le trouve seulement dans les passages correspondant à la deuxième partie de la vie publique de Mahomet, donc datés de Médine (622-632), mais précisément avant sa rupture avec les tribus juives et en plein débat avec des Arabes chrétiens. En se référant aux commentaires de divers chercheurs, l’auteur estime qu’en reconnaissant « en Jésus l’Envoyé d’Allah auprès des Israélites, pour lui [Mahomet] Al-Masîh semble avoir plus le sens de “Christ” que de “Messie ». Et puis, « ce qu’il entendait par Masîh n’est explicité nulle part dans le Coran et demeure inexpliqué dans la tradition exégétique de l’islam après lui » (op. cit., p. 365-382).

D’ailleurs, remarque Hicham Abdel Gawad, doctorant en Sciences des Religions, dans un article sur ce sujet, « lorsque le Coran fait parler Jésus, ce dernier ne se présente jamais autrement que comme Rasûlullah (envoyé de Dieu) ou encore comme Nabî(prophète) ». Le premier titre (Rassoul) est réservé à trois prophètes (Moïse, Jésus et Mahomet) auxquels Dieu aurait donné la mission spéciale de transmettre aux hommes le Livre unique ayant prévalu depuis toujours auprès de Lui (Torah, Évangile puis Coran). Ceux-là sont aussi des Nabîs, car il s’agit de l’appellation générale concernant tous les personnages que le Coran considère comme des prophètes.

L’auteur cite deux versets :

  • Jésus, fils de Marie, dit : “Ô fils d’Israël ! Je suis, en vérité, le Prophète de Dieu envoyé vers vous (61, 6).
  • Celui-ci [Jésus] dit : “Je suis, en vérité, le serviteur de Dieu” (19, 30).

À noter que la deuxième parole figure dans un récit où le Jésus nouveau-né s’adresse à la parenté de sa mère Marie (cf. 19, 27-33).

« À aucun moment le Coran ne fait dire à Jésus : “Je suis le Messie” », souligne aussi H. Abel Gawad (« Déconstruction synthétique du messianisme en islam », Les cahiers de l’Islam, 27 février 2023, p. 1 à 10).

Jésus se présente d’ailleurs comme étant l’annonciateur et le précurseur de Mahomet, « un Prophète qui viendra après moi et dont le nom sera Ahmad (le Loué) » (61, 6). Selon le Coran, Mahomet, en sa qualité de « Prophète de Dieu », est aussi « le sceau des prophètes » (33, 40), donc celui qui doit achever l’histoire religieuse. D’après le philosophe Rémi Brague, il s’agirait d’une formule empruntée à un texte de Mani, le fondateur du manichéisme (Du Dieu des chrétiens et d’un ou deux autres, Flammarion, 2008, p. 145).  Sur le manichéisme, cf. PFV n° 95.

Notons également que l’absence du nom « Christ » dans le Coran (même signification que Messie, mais à partir du grec) permet de comprendre pourquoi les disciples de Jésus y sont appelés naçârâs, mot arabe dérivé du syriaque nasrâyâ, qui se traduit en français par « nazaréniens » et non par « chrétiens » comme le font certains traducteurs.

  • Les Nasâras ont dit : “Le Messie est fils de Dieu”. Telle est la parole qui sort de leurs bouches ; ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux. Que Dieu les anéantisse ! Ils sont tellement stupides ! Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines ainsi que le Messie, fils de Marie, comme seigneurs, au lieu de Dieu. Mais ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer un Dieu unique : il n’y a de Dieu que Lui ! (9, 30-31).

À propos de l’appellation Al-Masîh, on comprend alors pourquoi, du côté musulman, elle est comprise comme un simple surnom ou titre d’honneur. Telle est l’option de commentateurs célèbres du Coran, des anciens comme Fakhr al-dîn-al-Razî (1148-1209), ou des modernes comme Rachid Rida (1865-1935), mais aussi des musulmans en général.

Vu ainsi, « l’islam n’assume nullement l’attente messianique d’Israël ou l’affirmation chrétienne de sa réalisation en sus ». Autrement dit, il s’agit d’un « Messie sansmessianisme », souligne l’islamologue Maurice Borrmans (1925-2017), prêtre des Missionnaires d’Afrique, qui relève cependant des particularités dans le chiisme, lequel voit le descendant d’Ali comme un Messie (le Mahdi) à l’image de Jésus (« Messie, messianisme et islam », Communio, n° XIX, 3 – mai-juin 1994, p. 137-157). Sur le chiisme, cf. Mohammed Ali Amir-Moezzi, « Le chiisme et le Coran », Histoire du Coran, Cerf, 2022, p. 1027-1065.

Au fond, le messianisme en islam ne serait-il pas tout simplement cette religion dans sa dimension politique ?

À propos de la maternité divine de Marie

Pour étayer sa condamnation du nestorianisme, le concile œcuménique d’Éphèse (431) – cf. PFV n° 97 – avait aussi et surtout proclamé le dogme de la maternité divine de la Vierge Marie, véritable garantie de la foi au Christ vrai Dieu et vrai homme. Marie fut alors reconnue Theotokos (en grec « qui enfante Dieu »), doctrine que saint Athanase enseignait à Alexandrie. Présent à Éphèse, Nestorius y aurait dit : « Jamais je n’accepterai d’appeler Dieu un bébé vagissant dans une crèche » (cité par Yves Semen, La sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 2004, p. 15). Pour lui, Marie devait être appelée « Mère du Christ » et non « Mère de Dieu ».

Mais saint Cyrille, deuxième successeur d’Athanase à la tête du diocèse d’Alexandrie, affirmait que « refuser l’expression “Mère de Dieu” revenait soit à nier la divinité de Jésus soit à nier qu’il était l’incarnation de Dieu » (Yves Chiron, Histoire des conciles, Perrin, 2011, p. 30-31).

Nestorius, tout comme les controverses monophysite et monothélite, semblent ainsi avoir inspiré, au moins en partie, le regard que l’islam porte sur la Vierge Marie, qui est étroitement associée à Jésus dans le Livre sacré des musulmans.

Le Coran accuse les chrétiens d’avoir divinisé Marie ou de l’avoir associée au Dieu Un. Cela revient à nier l’Incarnation, qui reste impensable en islam parce que, à strictement parler, diviniser Marie ou l’associer au Dieu Un revient d’abord à nier la Trinité et ensuite seulement la vérité de l’Incarnation. Et inversement, ne réussissant pas à penser l’Incarnation en vérité, le court-circuit concernant le Christ se reporte sur sa Mère.

  • Ô gens du Livre ! Ne dépassez pas la mesure dans votre religion ; ne dites sur Dieu que la vérité. Oui, le Messie, Jésus, fils de Marie, est le Prophète de Dieu, sa Parole qu’il a jetée en Marie, un Esprit émanant de lui. Ne dites pas “Trois” ; cessez de le faire ; ce sera mieux pour vous. Dieu est unique ! Gloire à lui ! Comment aurait-il un fils ? » (4, 171).
  • Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un prophète ; les prophètes sont passés avant lui. Sa mère était parfaitement juste. Tous deux se nourrissaient de mets. Vois comment nous leur expliquons les Signes. Vois, ensuite, comment ils s’en détournent. Dis : “Adorerez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous nuire ni vous être utile ?” (5, 75-76).
  • Dieu dit : « Ô Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui as dit aux hommes : “Prenez, moi et ma mère, pour deux divinités, en dessous de Dieu” ? ». Jésus dit : « Gloire à toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ». Tu l’aurais su, si je l’avais dit. Tu sais ce qui est en moi. Toi, en vérité, tu connais parfaitement les mystères incommunicables » (5, 116).

Plusieurs passages concernant Marie sont empruntés aux évangiles apocryphes (notamment le Protévangile de Jacques, du IIème siècle, et le Pseudo-Matthieu, du IVème siècle), comme le sont aussi certains épisodes coraniques relatifs à la naissance et à l’enfance de Jésus.

  • Dès le berceau, il [Jésus] parlera aux hommes comme un vieillard ; il sera au nombre des justes (3, 46).
  • Elle [Marie] devint enceinte de l’enfant puis elle se retira avec lui dans un lieu éloigné. Les douleurs la surprirent auprès du tronc du palmier. […] Elle se rendit auprès des siens en portant l’enfant […]. Elle fit signe au nouveau-né et ils dirent alors : “Comment parlerions-nous à un petit enfant au berceau ?”. Celui-ci dit : “Je suis, en vérité, le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre ; il a fait de moi un Prophète ; il m’a béni, où que je sois” (19, 22-31).

Selon l’universitaire belge Jan M. F. Van Reeth, « des études modernes ont démontré que cette scène est calquée sur l’Évangile apocryphe de l’Enfance attribué à Matthieu, où nous lisons (chap. 20) : “Quand Marie fut assise, elle regarda vers la cime du palmier et la vie chargée de fruits (…). Alors le petit enfant Jésus (…) dit au palmier : “Penche-toi, arbre, et nourris ma mère de tes fruits !” (…) Le palmier se redressa et d’entre ses racines se mirent à jaillir des sources d’eaux très limpides » (« La christologie du Coran », Communio, n° XXXII, 5-6, sept.-déc. 2007, p. 3-4).

Pour sa part, son confrère allemand Joachim Gnilka, spécialiste en exégèse et herméneutique bibliques, présente un ensemble plus vaste d’épisodes coraniques qui empruntent à des textes émanant du judéo-christianisme. Au Protévangile de Jacques, il ajoute l’Évangile de l’Enfance de Thomas, sans doute le plus ancien et le plus populaire récit de l’enfance de Jésus. « Rédigé à l’origine en grec, il a été traduit en beaucoup de langues, dont le syriaque et l’arabe » et « il jouissait d’une haute estime dans l’Église d’Orient et chez les ébionites » (Qui sont les chrétiens du Coran ?, Cerf, 2008, p. 104-106). Sur l’hérésie ébionite, cf. PFV n° 97.

L’un des exemples cités par J. Gnilka concerne le récit de l’annonce de l’ange faite à Marie. Il permet de saisir la proximité du texte du Protévangile de Jacques avec celui du Coran (3, 45). L’auteur expose la question en ces termes. Dans le Protévangile de Jacques, « l’annonce de l’ange est exprimée ainsi : “ Tu concevras de sa parole ” (§ 11). C’est en ce sens que l’on peut comprendre l’annonce selon la sourate 3, 45 : “Dieu t’annonce une parole émanant de lui-même et dont le nom est Jésus-Christ, fils de Marie”. En accord avec la tradition chrétienne, le Christ est engendré par la parole créatrice de Dieu, c’est-à-dire sans père. Le Coran ne reprend donc pas l’annonce que Jésus-Christ est fils de Dieu, c’est-à-dire les paroles : “aussi l’être saint qui naîtra de toi sera appelé fils du Très-Haut” (Luc 1, 35) ». (ibid., p. 107).

Il s’agit bien de nier à la fois la divinité de l’enfant à naître et la maternité divine de Marie. Le Coran occulte en outre le libre consentement, le Fiat, de Marie, si caractéristique de l’Annonciation chrétienne. Pour l’islam, les desseins de Dieu ne sauraient dépendre d’un acquiescement humain.

Quant à Joseph, l’époux de Marie, il est ignoré par le Coran. En fait, Marie y est présentée comme l’archétype de la femme musulmane (soumise à Dieu).

Ô Marie ! Sois pieuse envers ton Seigneur ; prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent (3, 43).

UN DIEU INCONNAISSABLE

Plusieurs versets coraniquesévoquent la distance infranchissable entre l’homme et Dieu, reflétant ainsi directement la doctrine de Nestorius. Dans quelques-uns, Dieu ordonne à Jésus d’en témoigner.

  • Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre lui appartient. Il est le Très-Haut, l’Inaccessible ! (42, 4).
  • Dis : “Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage en dehors de ce que Dieu veut. Si je connaissais le mystère incommunicable, je possèderais des biens en abondance et le mal ne me toucherait pas” (7, 188).
  • Dis : “Je ne vous dis pas : Je possède les trésors de Dieu ; car je ne connais pas l’Inconnaissable” (6, 50 ; 11, 31).
  • Dis : “Lui, Dieu est Un ! Dieu ! L’Impénétrable ! Il n’engendre pas ; il n’est pas engendré ; nul n’est égal à Lui !” (112, 1-4).

Ces versets illustrent aussi l’impossibilité de scruter le mystère de Dieu devant laquelle sont placés les musulmans. Ce que l’islam traduit par le dogme de l’unicité (Tawhîd en arabe) exprimé par la Chahâda (confession de foi) : « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu ».

En prononçant ces mots, les musulmans rejettent la foi théologale des chrétiens qui croient à la Trinité. Cette foi est d’ailleurs reprochée implicitement à ces derniers dans les derniers versets de la sourate d’ouverture (Fatiha) du Coran.

  • Dirige-nous dans le chemin droit ; le chemin de ceux que tu as comblés de bienfaits ; non pas le chemin de ceux qui encourent ta colère ni celui des égarés (1, 6-7).

Par la récitation quotidienne de cette prière, selon une interprétation communément admise, les musulmans demandent à Dieu de les tenir à l’écart du rejet de la prédication de Mahomet par les juifs et des « égarements » doctrinaux des chrétiens.

Selon l’islamologue belge Alfred Havenith, le succès des hérésies nestorienne et monophysite s’explique par les relents de paganisme qui subsistaient dans des populations encore mal évangélisées. Pour leurs adeptes,

« la surdétermination de Dieu le rend incapable de s’incarner, le bloque dans sa toute-puissance et lui interdit la kénose. Et dans les deux cas, c’est finalement la peur, la vieille peur païenne qui joue : peur de rencontrer Dieu. On lui préfère un Seigneur lointain, incompréhensible, potentat, mais pas un Père. Et d’autre part, il y a le désir de l’homme de n’être lié à Dieu par rien et de n’avoir pas à se transcender. L’homme préfère abdiquer sa dignité de fils de Dieu et se préfère esclave de Dieu. Ainsi, n’étant plus responsable de lui-même, il peut se laisser aller à tous ses instincts et se pardonner ses actes les plus vils […]. Et les événements chimériques racontés par les apocryphes accentuent l’abîme entre Dieu et l’homme et le plongent dans la magie irresponsable » (Les Arabes chrétiens nomades au temps de Mohamed, Centre d’histoire des religions, Louvain-La-Neuve, 1988, p. 107-108).

Annie LAURENT
Déléguée générale de CLARIFIER

Pakistan : La minorité chrétienne de plus en plus inquiète

Le 16 août, de violentes attaques contre les églises et les propriétés de la minorité chrétienne ont éclaté à Jaranwala, dans l’est du Pakistan. Accusant des chrétiens d’avoir profané un exemplaire du Coran, des foules armées de bâtons et de pierres ont déferlé dans les ruelles du quartier chrétien situé en banlieue de Faisalabad, dans la province du Pendjab. Près de 19 églises et une centaine de maisons ont été vandalisées et incendiées, alors que plusieurs centaines de familles ont été affectées.

L’ampleur de ces émeutes antichrétiennes, appuyée par les images diffusées des lieux dévastés, a eu une portée retentissante au Pakistan. Les jours suivant les violences, plusieurs personnalités se sont rendues sur place, à Jaranwala, pour témoigner de leur solidarité envers les victimes. L’occasion, également, d’adresser un soutien à l’ensemble de la communauté chrétienne, qui représente moins de 2 % d’une population de 230 millions d’habitants au Pakistan.

« Il en va de la responsabilité de chaque musulman de protéger les communautés minoritaires », a déclaré, sur place, le Premier ministre pakistanais par intérim, Anwaar Ul Haq Kakar. Ce dernier a souligné que « la communauté chrétienne a joué un rôle important dans la création du Pakistan », rappelant que cette minorité fait partie intégrante de la nation. Le Premier ministre a promis que les églises vandalisées seraient réparées, et les victimes ont été assurées de percevoir des compensations financières pour les maisons détruites et les pertes engendrées par la fureur des émeutiers.

Des responsables musulmans ont également fait le déplacement et ont propagé des messages de respect et d’harmonie entre les différentes confessions qui coexistent dans le pays. « Nous devons nous efforcer de cultiver la tolérance, le respect et la patience dans notre société et rejeter toute tentative d’exploiter la religion à des fins personnelles ou politiques », a déclaré le président du Conseil des oulémas, Muhammad Tahir Mahmood Ashrafi.

Depuis, une enquête a été ouverte par la police pakistanaise afin d’identifier les raisons de l’attaque et les coupables. Plus de 600 personnes ont participé aux émeutes ; 37 d’entre elles ont été identifiées et placées en détention. D’après la police, les violences auraient été déclenchées par des accusations de blasphème, à la découverte d’un exemplaire du Coran aux pages déchirées.

En réalité, il s’avère qu’un différend privé, dans la localité chrétienne, a conduit à une mise en scène de la profanation du Coran, avec l’intention de faire accuser à tort un individu de blasphème. D’après la police, trois suspects ont confessé avoir jeté des pages du Coran devant la maison de leur ennemi personnel. « S’il s’avère que l’affaire a été conçue et fabriquée par des citoyens chrétiens, ce serait très grave », a commenté dans la presse le père Khalid Mukhtar, prêtre de la paroisse de Jaranwala. « On ne joue pas avec le feu, il faut penser aux réactions et aux conséquences d’actions insensées. »

Selon le Code pénal du Pakistan, une personne reconnue coupable de blasphème à l’encontre de l’islam encourt de lourdes peines, allant jusqu’à l’emprisonnement à vie et la peine de mort.

Face à l’augmentation des violences, et dans un pays plongé en pleine crise économique et politique, l’inquiétude des minorités s’intensifie. À la fin du mois d’août, plusieurs organisations chrétiennes ainsi que l’archevêque de Karachi, Mgr Benny Travis, se sont mobilisés à travers le pays pour demander davantage de protection. La résurgence des attaques terroristes au Pakistan force également l’Église locale à se protéger et à renforcer ses mesures de sécurité.

La baisse de la natalité en France pourrait atteindre un chiffre record en 2023

Selon l’Insee, le nombre de naissances a baissé pour le treizième mois consécutif en juillet. Il n’avait jamais été aussi bas pour un mois de juillet. En juillet 2023, 1907 bébés sont nés en moyenne chaque jour, soit 8,6% de moins qu’au mois de juillet 2022.

“Le nombre de naissances par jour n’avait jamais été inférieur à 2000 pour un mois de juillet depuis 1994, première année de disponibilité des données mensuelles sur le champ de la France métropolitaine et des DOM”.

Globalement, depuis le début de l’année, le taux de natalité est faible ; on compte près de 30.000 naissances de moins en 2023 qu’en 2022, soit une baisse de 7%. Cette baisse se vérifie sur l’ensemble du territoire, du mois de janvier au mois de juillet. Seule la Guyane enregistre une hausse de +1%.

Les chiffres de la natalité en 2022 étaient déjà en berne. 723.000 bébés sont nés en métropole et dans les territoires d’outre-mer au cours de l’année dernière, soit 19.000 de moins qu’en 2021. C’est le niveau le plus bas depuis 1946.

Selon les projections de l’Insee, le nombre de décès pourrait dépasser celui des naissances dès 2035.

Ce n’est pas en promouvant l’avortement, le non-mariage ou le préservatif que cette tendance changera.

Une grande majorité des émeutiers interpellés sont originaires de l’immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne

Le 25 août, l’Inspection générale de l’administration (IGA), conjointement avec l’Inspection générale de la justice (IGJ), a rendu, en toute discrétion, sa mission flash sur « les profils et motivations des délinquants interpellés à l’occasion de l’épisode de violences urbaines », qui s’est déroulé entre le 27 juin et le 7 juillet dernier.

  • 10 jours d’émeutes,
  • 66 départements métropolitains – dont 13 durant toutes les nuits –
  • 516 communes
  • 15% des infractions commises dans des unités urbaines de moins de 50.000 habitants.
  • 58 297 infractions en 10 jours
  • 12 233 personnes mises en cause
  • 4481 mesures de gardes à vue
  • les parquets ont été saisis de 4164 auteurs, 26 mis en cause pour l’une des 549 natures d’infractions susceptibles d’être liées aux violences urbaines.
  • 65% des auteurs sont passés par le tribunal correctionnel, dont 60% par la comparution immédiate et 12% par la comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC).
  • 83% des majeurs déférés selon ces procédures ont été condamnés, dont 60% à une peine d’emprisonnement ferme.
  • Dans plus de 50% des cas, des mandats de dépôt ou maintiens en détention ont été prononcés.

Majoritairement âgés de 18 à 24 ans, les condamnés se déclarent à 87% célibataires, sans enfant, hébergés à titre gratuit et à 36% inactifs. 29% des auteurs ne détiennent aucun diplôme et 38% sont titulaires d’un diplôme inférieur au baccalauréat. Enfin, selon la Préfecture de police de Paris,

« une grande majorité des émeutiers interpellés sont des jeunes individus de nationalité française, mais originaires de l’immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne ».

Sound of Freedom sortira au cinéma en France le 15 novembre

Grâce à SAJE, le film SOUND OF FREEDOM, du réalisateur Alejandro Monteverde, sera diffusé en salles le 15 novembre prochain, juste avant la « journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants » (dimanche 19 novembre), et la « journée internationale des droits de l’enfant » (lundi 20 novembre).

Sa vocation, comme l’écrit son réalisateur, est de « sensibiliser à la réalité de la traite des enfants. » Le film pourra éveiller les consciences en permettant un débat apaisé et fécond avec l’aide des experts, des journalistes d’investigation et des associations qui travaillent ces sujets depuis des années.

SOUND OF FREEDOM, avec Jim Caviezel, Mira Sorvino et Bill Camp, est un thriller basé sur l’incroyable histoire vraie d’un ancien agent fédéral américain qui se lance dans une opération de sauvetage au péril de sa vie, pour libérer des centaines d’enfants prisonniers de trafiquants sexuels.

Le Parlement européen examine un règlement les “substances d’origine humaine”

Cette semaine prochaine, lors de la session plénière du Parlement européen, un règlement “concernant les normes de qualité et de sécurité des substances d’origine humaine destinées à une application humaine (ou règlement SoHO pour Substance Of Human Origin)”, visant à partager les cellules, le sang et les tissus humains au sein des États membres d’une manière harmonisée et standardisée, sera discuté.

Les dangers sont triples : éthiques, réglementaires et sanitaires.

Éthique – Les règles juridiques concernant la gratuité du don, l’indisponibilité du corps humain, l’autorisation de création, d’utilisation et de modification des gamètes et des embryons diffèrent d’un État membre à l’autre. Ce règlement établirait la règle du plus offrant au sein de l’UE. La Commission s’exprime ainsi :

“La demande croissante des entreprises commerciales (telles que les banques d’ovules pour la fécondation in vitro, ou les collecteurs de plasma pour la fabrication de médicaments) augmente la pression sur les dons et, par conséquent, la nécessité d’établir des mesures solides pour la protection des donneurs. “

Nous le comprenons comme une reconnaissance et un soutien de l’existence d’un marché européen de la fertilité qui est un scandale moral.

Règlementaire – Dans la partie juridique du règlement, il est précisé que les États membres restent décideurs en ce qui concerne les questions éthiques, telles que la fécondation in vitro, mais que la Commission est responsable de sa mise en œuvre. On sent ainsi la volonté d’établir et de renforcer la compétence de l’UE dans le domaine de la santé. De plus, selon le traité sur le fonctionnement de l’UE dans son article 168, la santé publique est un domaine qui relève avant tout de la compétence des États membres, l’Union européenne ne pouvant que compléter leur action. La prise de contrôle des politiques nationales de santé et de bioéthique par la CE tend à s’élargir, comme le montre la mise en œuvre du certificat Covid par la Commission.

Sanitaire – Selon les chercheurs, l’augmentation des flux de cellules, de sang et de tissus humains pourrait conduire à l’apparition de nouvelles maladies.

Il s’avère que 3 amendements supplémentaires sont soumis au vote : un de l’ID, un de l’ECR et un du PPE. ID et ECR tentent de rappeler que les substances humaines ne sont pas des parties du corps jetables et interchangeables. Les embryons et les fœtus ne sont pas des matières premières et ne devraient pas faire l’objet d’un quelconque commerce. Et l’amendement du PPE érode un peu plus la définition d’un “don” qui ne devient rien d’autre qu’une vente déguisée.

Le vote aura lieu le mardi 12 septembre.

Messe traditionnelle : “Viens et vois.”

Interrogé sur X/twitter, Mgr Eamon Martin, 62 ans archevêque d’Armagh et Primat d’Irlande a souligné :

Les Irlandais, à titre d’exemple, manifestent un attrait pour la messe en latin et le mystère qui l’entoure, et ils se laissent incontestablement séduire. J’abordais la notion de bénédiction et d’adoration.

Régulièrement, je rencontre de jeunes gens qui découvrent que la messe en latin, pour ainsi dire, transcende son apparence linguistique.

En réalité, c’est dans la splendeur de la liturgie, du culte et de la prière, ainsi que dans l’essence même de la messe, évidemment dans les sacrements, qu’ils parviennent d’une certaine manière à toucher le divin. Cette expérience, partagée par vous et parfois par nous également, trouve sa source dans l’entrée en silence.

En effet, notre monde est saturé de tumulte, d’interférences et de désordre. Une fois qu’un jeune individu, mais pas uniquement les jeunes, les personnes plus âgées également, parvient à expérimenter la sérénité et le calme, il se connecte à Dieu et les questionnements émergent par la suite.

Cela rappelle les disciples qui demandaient, “Rabbi, où habites-tu ?” Et sa réponse était, “Viens et vois.” Cela représente une incitation à explorer en profondeur sa propre vie, à dialoguer et à méditer.”

Un jeune Californien catholique guérit du cancer et crée une fondation pour aider les enfants hospitalisés

Après avoir surmonté un cancer du cerveau, un jeune Californien catholique du nom Bryce Newman a lancé une fondation intitulée “Miracle at Manchester” – du nom de la séance de prière dans son école qui, selon lui, a entraîné sa propre guérison. Il a été diagnostiqué pour la première fois avec un cancer à l’âge de 15 ans, alors qu’il s’apprêtait à entamer une florissante carrière de baseball. Sa lutte contre le cancer du cerveau a été ardue ; elle a nécessité plusieurs interventions chirurgicales, des cures de chimiothérapie et de radiothérapie, dont certaines l’ont laissé en fauteuil roulant. Des étudiants, des professeurs et des amis de Bryce Newman se sont réunis pour prier dans le stade de Manchester au Cathedral Catholic High School de San Diego pour sa guérison. “C’est à ce moment-là, raconte-t–il, que j’ai ressenti un effet divin en moi. C’était Dieu qui me guérissait.” La famille s’est ensuite rendue en Floride, où il devait subir des examens et la tumeur avait disparu.

La fondation souhaite “relier chaque enfant hospitalisé à ses amis, à sa famille et à son école, pour lui permettre de faire face à la séparation lors d’un traitement de longue durée contre le cancer”. “Je ne serai pas celui qui mettra fin au cancer, a déclaré Bryce Newman. Mais je peux aider à lutter contre l’ennui et l’isolement que l’on ressent à l’hôpital”.

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Déclenchement de l’article 40 du Code pénal contre la GPA

Communiqué du Syndicat de la famille :

Alors qu’un évènement, qui se tient samedi 9 septembre à Paris, propose ouvertement des parcours de GPA, Le Syndicat de la Famille alerte les élus parisiens et les appelle à agir très concrètement contre cette exploitation des femmes et des enfants. Quelles que soient leurs couleurs politiques, tous sont invités à mettre en œuvre l’article 40 du Code pénal. Celui-ci stipule en effet que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

Le droit français interdit aussi bien la GPA que l’entremise, ou la tentative d’entremise, en vue d’une GPA (article 227-12 du code pénal). L’association CEKI organise pourtant une journée « En route vers bébé : PMA/GPA ». Sur le site internet de l’événement, le formulaire d’inscription propose ouvertement la « Gestation Pour Autrui ». Des cliniques étrangères privées pratiquant des GPA seront présentes, comme Vita Altera. D’autres cliniques, comme Girexx, proposent des pratiques dérivées de la GPA comme la ROPA. Outre le démarchage commercial, une conférence consacrée à la GPA est prévue lors de ce salon.

Le Syndicat de la Famille appelle donc les responsables politiques et élus de Paris à saisir le Procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du Code pénal. Une telle saisine est d’autant plus attendue qu’elle attesterait de leur cohérence avec leurs prises de positions sur ce sujet : Anne Hidalgo, Rachida Dati, Sandrine Rousseau (Députée du 13e), Jérôme Coumet (Maire du 13e) et Sylvain Maillard, (Président des députés de la majorité) proche du Président de la République, qui estime que la GPA est une « ligne rouge » infranchissable, cette pratique étant une forme de « marchandisation humaine ».

« Tous les élus peuvent aujourd’hui agir très concrètement pour marquer leur opposition à la GPA. Grâce à l’article 40, ils peuvent ainsi s’engager contre le business de l’exploitation reproductive et défendre les droits des femmes et des enfants » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

En quête d’esprit : idées reçues sur la Vierge Marie

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Véronique LÉVY, essayiste
  • Père Xavier GÉRON, aumônier de l’Abbaye bénédictine du Pesquié
  • Père Luc de BELLESCIZE, vicaire à la paroisse Saint-Vincent-de-Paul

Eduardo Verástegui candidat à la présidence du Mexique

L’acteur mexicain, producteur et fondateur du Mouvement Viva México, Eduardo Verástegui, s’est présenté le 7 septembre comme candidat indépendant à la présidence du Mexique lors des élections de 2024. Il doit désormais réunir, en moins de 120 jours, un nombre de signatures équivalent à 1% de la liste des électeurs inscrits dans le pays, réparties dans au moins 17 États – soit environ 1 million de signatures. Verástegui est notamment connu pour son film “Sound of Freedom” ou encore pour avoir joué dans le film “Cristeros”. Mais aussi comme défenseur de la vie innocente et de la famille traditionnelle. Il a notamment critiqué les deux principaux candidates, Claudia Sheinbaum, de MORENA (le parti du président sortant López Obrador), and Xóchitl Gálvez, de la coalition d’opposition, Frente Amplio por México (Front large pour le Mexique), en déclarant: “Ce sont les mêmes et un changement est nécessaire. Nous pouvons le voir. Nous avons deux candidates qui sont exactement les mêmes : elles s’habillent différemment, peut-être qu’elles mangent différemment, peut-être qu’elles ont des âges différents, mais elles sont les mêmes. Est-ce cela l’opposition ? Nous ne pouvons pas nous laisser manipuler.” Il a ajouté: “Mon combat est pour la vie. Mon combat est pour la liberté. Il est temps d’évincer les mêmes personnes du pouvoir. Notre pays a besoin d’une nouvelle façon de faire de la politique pour éradiquer la corruption et l’impunité. Il est encore temps [de sauver le Mexique] ! Allons-y à fond, pour notre Mexique !”

Juan Carlos Leal, politicien pro-vie et pro-famille et ancien député de l’État de Nuevo León, a déclaré : “Nous sommes très heureux, nous célébrons la décision d’Eduardo d’être candidat, pour cette fois, à la présidence de la république. Je crois qu’il a le soutien, non pas de centaines ou de milliers, mais de millions de Mexicains qui sont en faveur de la vie, de la famille et des libertés fondamentales.”

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Une décision de justice en faveur de la liberté des professeurs non-vaccinés

Un juge de la Cour suprême de l’État de New York a statué en faveur de dix enseignants qui ont été licenciés pour avoir refusé de se soumettre aux injections contre la COVID-19 et à qui des exemptions religieuses ont été refusées. Le juge Ralph J. Porzio “a affirmé que les refus de dérogation religieuse à certains employés étaient illégaux, arbitraires et déraisonnables” et que les enseignants de New York City “doivent être réintégrés avec versement de leurs arriérés de salaire”. “Ce tribunal ne voit aucune raison rationnelle de ne pas permettre aux enseignants non vaccinés de pénétrer parmi une population avouée composée principalement d’élèves non vaccinés”, a déclaré Porzio dans son opinion : Par conséquent, la décision de refuser sommairement aux enseignants en classe parmi les pétitionnaires du panel sur la base d’une contrainte excessive, sans aucune autre preuve d’analyse individualisée, est arbitraire, capricieuse et déraisonnable. Par conséquent, chaque enseignant parmi les pétitionnaires du panel a droit à une exemption religieuse de l’obligation de vaccination. La décision a été saluée comme une victoire majeure pour les défenseurs de la liberté médicale.

Source

Jean Messiah organise un rassemblement en soutien à la police

Son site de soutien est ici.

Il n’est pas certain qu’il attire les gilets jaunes…

Un mois des transgenres en Californie

La Californie est devenue le premier État à déclarer un “Mois de l’Histoire des Transgenres”, après que l’Assemblée de l’État a voté cette semaine pour dédier le mois d’août à cette cause. La reconnaissance du Mois de l’Histoire des Transgenres vise à “créer une culture basée sur la recherche, l’éducation et la reconnaissance universitaire des contributions des Californiens transgenres”, selon le texte de la résolution parrainée par l’assemblée Matt Haney, élu démocrate de San Francisco. Selon la résolution, le transgendérisme existait en Californie depuis avant la colonisation européenne (sic!). La résolution qualifie l’État d'”épicentre historique du mouvement de libération trans” et affirme que l’histoire transgenre est effacée à travers les “guerres culturelles récentes” au cours desquelles ils sont “déshumanisés et politisés”. Le mois d’août a été choisi pour commémorer les émeutes du Compton’s Cafeteria de 1966, selon la résolution. Les événements de 1966 ont abouti à une émeute violente dirigée par des personnes transgenres contre les employés de la cafétéria et la police, sur la base d’un harcèlement et d’un mauvais traitement présumés. La ville a interdit le travestissement jusqu’en 1974, mais le quartier de Tenderloin, où a eu lieu l’émeute, a ensuite été légalement désigné comme le premier quartier culturel transgenre du monde.

Source

Le projet de loi sur l’assassinat des personnes âgées sera présenté entre le 26 et 28 septembre

Le projet de loi sur la «fin de vie» est prêt pour autoriser l’assassinat. La présentation du texte était prévue jeudi 21 septembre.

Mais le lendemain, le pape François arrivera sur le sol français pour une rencontre organisée le lendemain à Marseille sur la Méditerranée. Même s’il s’agira d’une «visite à Marseille et pas en France», comme a tenu à le préciser le pape, Emmanuel Macron a tenu à accueillir officiellement lui-même le Souverain pontife à sa descente d’avion.

En conséquence, la présentation du texte est décalé d’une semaine. Le ministère de la Santé et Agnès Firmin Le Bodo le dévoileront entre le 26 et le 28 septembre.

Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié, RIP

Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié, est décédé vendredi, en la fête de la nativité de la Vierge Marie. Il était malade depuis plusieurs mois.

La profession de foi anti-communiste et anti-libérale de l’abbé Pierre

Lu sur Twitter via Nouvelles de France la profession de foi de l’abbé Pierre lorsqu’il se présenta à la députation en 1946:

Pier Giorgio FRASSATI, patron des sportifs

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François THOMAS :

 

Des milliers d’Israélites sauvés par les congrégations religieuses de Rome

Le 7 septembre commençait – au musée romain de la Shoah – la présentation au public d’archives découvertes à l’Institut biblique pontifical, donnant la liste de 4300 personnes (dont 3600 connus par leurs noms), dont la plupart était Juifs, hébergés par une centaine de congrégations de femmes et 55 congrégations d’hommes à Rome. Sachant que la communauté juive de Rome comptait avant la guerre entre 10 et 15 000 personnes, cela signifie qu’entre un cinquième et un tiers des membres de cette communauté ont été sauvés par des congrégations catholiques. Peut-on raisonnablement espérer que la publication de ces archives permettent d’en finir avec les montages soviétiques du “Vicaire” qui perdurent encore de nos jours et prétendent faire de Pie XII un sympathisant du nazisme?

Source: Vatican News

Terres de Mission : Les catholiques de la Tradition en pèlerinage à Rome

Comme chaque année, les fidèles attachés à la messe traditionnelle organisent un pèlerinage à Rome, à la veille de la Toussaint (les trois jours qui précèdent la fête du Christ-Roi). L’abbé Claude Barthe, aumônier de ce pèlerinage Ad Petri Sedem, présente le programme de cette année dans “Terres de Mission” et évoque notamment les difficultés rencontrées dans le contexte du motu proprio Traditionis Custodes (cette année, il ne sera, en particulier, pas possible de célébrer la messe dans la basilique Saint-Pierre comme les années précédentes).

Puis, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture.

Quinzième dimanche après la Pentecôte : la résurrection du fils de la veuve de Naïm

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

L’Évangile nous relate l’épisode touchant de la résurrection du fils de la veuve de Naïm et donne son nom à ce Quinzième dimanche après la Pentecôte.

L’épisode si touchant de la veuve de Naïm donne aujourd’hui son nom au quinzième dimanche après la Pentecôte. L’Introït nous présente la forme des prières que nous devons adresser au Seigneur dans tous nos besoins. L’Homme-Dieu a promis, dimanche dernier, d’y pourvoir toujours, à la condition d’être servi par nous fidèlement dans la recherche de son royaume. En lui adressant nos supplications, montrons-nous confiants dans sa parole, comme il est juste de l’être, et nous serons exaucés.
Dom Guéranger L’Année Liturgique

► Introït : Inclina Domine

Comme les dimanches précédents, les chants du propre de la messe du quinzième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes sauf la Communion, et ils expriment les sentiments de supplication, de confiance, de louange et d’action de grâces qui doivent animer les chrétiens durant leur séjour sur la terre. Mais ils présentent aujourd’hui une particularité qui les oppose à ceux des dimanches précédents. Les alléluias des dix derniers dimanches, du cinquième au quatorzième après la Pentecôte, avaient tous pour texte le premier verset d’un psaume. Mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci ; ce seront au contraire les autres pièces, Introït, Graduel et Offertoire, qui auront pour texte le premier verset d’un psaume.
Le texte de l’Introït est le début du psaume 85, un des nombreux psaumes où David, qui se sent humainement perdu devant la puissance de ses ennemis, lance un appel suppliant vers Dieu pour qu’Il le délivre.

Inclina, Domine, aurem tuam ad me, et exaudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperantem in te : miserere mihi, Domine, quoniam ad te clamavi tota die.
Seigneur, tendez l’oreille vers moi, écoutez-moi, sauvez votre serviteur qui espère en vous, mon Dieu ; ayez pitié de moi, Seigneur, car je crie vers vous tout le jour.

Chacun de nous peut faire sienne cette prière dans les épreuves et les tentations au milieu desquelles nous nous débattons. La mélodie est une des plus belles et des plus expressives du répertoire. Elle commence par une intonation qui s’élève en un grand élan, franchissant d’un bon toute l’octave pour culminer sur le mot Domine ; puis elle redescend et la phrase s’achève dans le grave sur exaudi me, prière plus humble mais tout aussi suppliante. La deuxième phrase, celle de l’espérance, est plus assurée, les mots Deus meus sont vraiment pleins de confiance. On retrouve dans la troisième phrase une supplication presque angoissée, s’enfonçant dans le grave puis se reprenant pour remonter sur le mot clamavi, qui est vraiment un cri lancé du fond de notre misère. Si les mots de profundis ne sont pas dans le texte, ils sont dans la mélodie. On entendra ensuite comme verset psalmodié la suite du psaume.

Lætifica animam servi tui : quoniam ad te, Domine, animam meam levavi.
Donnez la joie à l’âme de votre serviteur car j’élève vers vous mon âme Seigneur.

► Graduel : Bonum est confiteri

Comme celui de l’Introït le texte du Graduel du quinzième dimanche après la Pentecôte est formé du début d’un psaume, cette fois le psaume 91. Après la supplication du fond de notre misère, voici la louange à Dieu pour sa justice et sa bonté infinie, et ces premiers versets chantent le bonheur que nous procure cette louange qui ne doit jamais cesser. On notera le passage de la deuxième à la troisième personne qui est assez fréquent dans les psaumes.

Bonum est confiteri Domino : et psallere nomini tuo, Altissime. Ad annuntiandum mane misericordiam tuam, et veritatem tuam per noctem.
Qu’il est bon de louer le Seigneur et de chanter un psaume à votre nom ô Très-Haut, pour annoncer dès le matin votre miséricorde et votre vérité durant la nuit.

Ce Graduel commence par les mêmes mots que celui de dimanche dernier Bonum est, et avec la même intonation, mais la suite est totalement différente. Après une courte cadence au grave, la mélodie s’élève soudain dans l’aigu avec hardiesse et enthousiasme, et elle s’y tiendra jusqu’à la fin, revenant sans cesse sur la même note avec une insistance que rien ne semble lasser. On retrouvera dans la deuxième partie de grandes vocalises déjà souvent rencontrées, puis la finale reprend exactement la même mélodie que celle de la première partie.

► Alléluia : Quoniam Deus

Contrairement aux autres chants de cette messe et contrairement aux Alléluias des dimanches précédents, le texte de l’Alléluia du quinzième dimanche après la Pentecôte n’est pas le premier verset d’un psaume, mais c’est tout simplement la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 94, qui disait :

Venite exsultemus Domino : jubilemus Deo salutari nostro.
Venez exultons pour le Seigneur, poussons des cris de joie pour Dieu notre Sauveur.

Et nous continuons aujourd’hui :

Quoniam Deus magnus Dominus et rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est un grand Dieu et un grand roi au-dessus de toute la terre.

Il y a bien un verset entre les deux qui a été sauté, mais il dit la même chose que le précédent. C’est l’acclamation de la majesté divine qui continue, et la mélodie ressemble aussi à celle de dimanche dernier ainsi qu’à celle de tous les Alléluias de louange et d’action de grâces des dimanches précédents. Elle est très développée avec de grandes vocalises éclatantes, surtout dans le verset.

► Offertoire : Exspectans exspectavi

Nous retrouvons dans le chant de l’Offertoire du quinzième dimanche après la Pentecôte le début d’un psaume, le psaume 39.
Après la supplication, la louange et l’acclamation, voici l’action de grâces et de reconnaissance pour les bienfaits reçus.

Exspectans exspectavi Dominum, et respexit me : et exaudivit deprecationem meam, et immisit in os meum canticum novum, hymnum Deo nostro.

D’un grand espoir j’ai espéré dans le Seigneur et il a jeté les yeux sur moi et a exaucé ma prière. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une hymne à notre Dieu.

Un verset de psaume a été sauté entre les deux phrases, dans lequel David, auquel le psaume est attribué, précisait : il m’a arraché à la mort. Ce psaume est ainsi considéré comme messianique et David, figure du Christ, y prophétise la résurrection. C’est donc pour le grand bienfait de la Rédemption et toutes les grâces qui en ont découlé pour nous que nous chantons ce cantique nouveau mis en notre bouche par l’Église. Ces paroles s’appliquent, plus qu’à tout autre, au chant grégorien.
La mélodie exprime notre reconnaissance pour ces grâces espérées et reçues, d’une manière calme et douce, peu développée, se tenant toujours sur les mêmes notes dans le climat de vie intérieure et de contemplation qui est habituellement celui des Offertoires. Cependant la cadence finale surprend, venant se poser au grave sur une note qu’on n’avait jamais entendue auparavant, comme s’il ne s’agissait que d’une déposition passagère dont la suite se perd dans le silence.

► Communion : Panis quem ego

Comme celle du dimanche précédent, la Communion du quinzième dimanche après la Pentecôte est tirée de l’Évangile, mais il ne s’agit pas cette fois de l’Évangile du jour. C’est un passage du discours sur le pain de vie, au chapitre VI de l’Évangile de saint Jean, dont nous avions entendu un autre extrait à la Communion du neuvième dimanche :

Panis quem ego dedero caro mea est pro sæculi vita.
Le pain que je donnerai c’est ma chair pour la vie du monde.

Ces paroles, qui ont tellement scandalisé les auditeurs de Notre Seigneur, nous sont maintenant familières. Elles conviennent particulièrement bien au moment de la communion, alors que nous recevons ce pain devenu la chair du Christ. C’est Lui qui parle ici d’une voix très douce avec de belles vocalises mélodieuses et expressives.

Béatification de la famille Ulma

Aujourd’hui est béatifiée la famille polonaise Ulma (première béatification d’un père, d’une mère et de leur sept enfants). Toute la famille fut assassinée par les nazis pour avoir hébergé, malgré les risques, huit Juifs – admirable exemple de cette Résistance spirituelle que les médias dominants voudraient occulter, obnubilés qu’ils sont par le prétendu “philonazisme” de Pie XII.

Source

A Coeurs Vaillants, rien d’impossible

France catholique consacre son numéro à l’abbé Gaston Courtois, fondateur des Coeurs Vaillants, créateur des Belles histoires… :

De toutes les figures sacerdotales injustement oubliées, celle de l’abbé Gaston Courtois mérite d’autant plus d’être remise à l’honneur que ses œuvres ont marqué plusieurs générations de catholiques : Belles Histoires, Belles Vies, Cœurs vaillants, Âmes vaillantes, L’Art d’être chef… Autant de bandes dessinées, de livres, de journaux et de mouvements de jeunesse portés pendant toute une vie par un prêtre qui n’a cessé de s’épuiser pour l’évangélisation des plus jeunes. À l’heure de la crise généralisée de la transmission et de l’angoisse des jeunes générations vis-à-vis de l’avenir, le bon sens et le dévouement continuel de l’abbé Courtois méritent plus que jamais d’être redécouverts.

Gaston Courtois naît le 21 novembre 1897, en la fête de la Présentation de la Sainte Vierge, d’un père d’origine parisienne, capitaine de vaisseau dans la Marine marchande, et d’une mère alsacienne. Dès l’adolescence, il se lance dans les œuvres de jeunesse, par pur esprit de service : en 1914, Gaston Courtois est dans sa dix-septième année et la guerre mobilise les vicaires parisiens, obligés de laisser les œuvres de jeunesse livrées à elles-mêmes. Le jeune Gaston prend la responsabilité du patronage de la paroisse Saint-Gervais à Paris, avant de rejoindre lui-même l’armée en juillet 1915, puis d’être envoyé sur le front le 1er mai 1916. La liste des champs de bataille qu’il foule à seulement 18 ans, est glaçante : Verdun, la Somme, le Chemin des Dames. Il est grièvement blessé, le 23 avril 1917. Renvoyé à Paris, il retrouve le patronage de Saint-Gervais et note dans son agenda :

«  Ce temps que le Bon Dieu m’accorde [avant de repartir au front] ne m’est pas donné pour être gaspillé, mais pour servir.  »

Il y a en effet, dans la vie de Gaston Courtois, l’urgence, ou plutôt la ferme détermination à toujours se mettre au service. Lui qui souhaite être prêtre depuis ses 12  ans, intègre en 1919 le séminaire du diocèse de Paris, alors situé à Issy-les-Moulineaux. Le temps passé au patronage lui a donné l’appétence pour l’évangélisation de la jeunesse ouvrière et il décide de rejoindre les Fils de la Charité, fondés en 1918 par l’abbé Jean-Émile Anizan (voir Le Petit France Catholique, pages 19-22), dédiés aux classes populaires. Une fois ordonné, le 29 janvier 1925, il entame son ministère dans la chapelle Notre-Dame-d’Espérance, auprès des catholiques du quartier populaire de La Roquette, dans l’est parisien. Persuadé que le bon travail est celui effectué en équipe, il fonde le Groupe d’entraide sacerdotale, première de ses nombreuses œuvres.

Esprit commun aux patronages

Comme cela lui arrivera souvent, les responsabilités qui lui sont confiées lui demandent de se déraciner. Nommé en 1929 secrétaire de l’Union des Œuvres des Fils de la Charité, il quitte les paroisses du Paris populaire pour se retrouver dans de modestes bureaux de la rue de l’Université, dans le 7e arrondissement parisien. La mission dont il hérite n’est pas mince : donner un souffle, une vision, à cet ensemble d’œuvres pour la jeunesse qui, ne manquant pas de bonne volonté, se retrouvent souvent face au même problème de devoir tout recommencer à chaque fois qu’un directeur de patronage passe la main. Pour Gaston Courtois, la solution consiste à unir les jeunes autour d’un élément fédérateur afin de créer un état d’esprit commun à tous les patronages. C’est de cette intuition que naît le journal Cœurs vaillants (cf. pages 14-15), qui adopte pour devise «  À cœurs vaillants, rien d’impossible  ». À cette occasion, il adopte le pseudonyme de «  Jacques Cœur  ».

Le succès est immédiat, atteignant en un an 25 000 exemplaires hebdomadaires. Au bout de huit ans, le journal comptera même 100 000 abonnés. Le succès est tel que la hiérarchie catholique demande à l’abbé Courtois de structurer un mouvement autour de Cœurs vaillants, ce qui est confirmé en 1936, lors d’un congrès de l’Union des Œuvres, qui s’installe rue de Fleurus.

L’obéissance aux commandements n’est pas impossible, avec la grâce divine

L’abbé Guillaume de Menthière, curé à Paris et enseignant au Collège des Bernardins, vient de publier un ouvrage pour remettre à l’honneur la réalité de la Grâce divine, souvent méconnue. Dans Le Penchant de la Grâce, il réhabilite de grandes notions souvent oubliées comme la justification, l’état de grâce, le péché, le mérite, la prédestination, le libre arbitre, les sacrements, les charismes… « Tout est grâce ! » affirmait sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui avait perdu sa mère très jeune et malgré sa maladie qui devait l’emporter à l’âge de 24 ans. On prie la Sainte Vierge « pleine de grâce », mais qu’est-ce que la grâce ? Comment nous est-elle donnée ? Par quels moyens ? Et surtout, et c’est le plus regrettable, chacun d’entre nous vit souvent comme s’il était « vide de grâce », irrémédiablement privé de cet appui et de cet élan, de ce souffle intérieur. Il est devenu suspect de nos jours de s’en remettre au Ciel. L’Écriture nous dit pourtant que de la plénitude du Christ nous recevons « grâce sur grâce ».

L’Eglise sait que la nature humaine est blessée par le péché et qu’il ne suffit pas d’assurer leur confort matériel pour que les enfants des hommes vivent selon le bien et la justice. Nous payons très cher l’oubli du dogme du péché originel. Il faudra bien, un jour, qu’on en finisse avec ces naïvetés marxisantes qui pensent que les seules conditions économiques sont causes de désespérances et de violences sociales. Ce qui est source de maux, c’est le péché au coeur de l’homme, et ce qui rétablit la confiance et la paix, c’est “l’amour de Dieu répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous est donné” (Rm 5,5)

Et à ceux qui affirment aujourd’hui que certains pécheurs ne peuvent pas sortir de leur mal, l’auteur rappelle les vérités exprimées notamment par le Concile de Trente :

l’obéissance aux commandements n’est ni un péché ni impossible. Dieu n’est pas cynique au point de nous demander ce qui nous perd ou ce dont nous sommes incapables. “Tout est possible à celui qui croit”, dit Jésus, c’est-à-dire tout est possible à celui que porte la grâce divine. “Je peux tout en celui qui me fortifie”, telle est la certitude chrétienne. Saint Augustin écrit ainsi : “Dieu ne commande pas de choses impossibles, mais en commandant il t’invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas.”

 

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