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Chronique de l’anarcho-totalitarisme

Une Lyonnaise de 23 ans, a reçu une contravention pour «stationnement de véhicule gênant l’accès à un autre véhicule». Le contrôle par l’agent de police municipale date du 1er juillet à 9h10.

Vandalisée dans la nuit précédente, lors des émeutes, la Twingo avait été retournée sur le toit. Et ainsi elle bloquait la rue.

Une situation ubuesque pour laquelle elle peine à obtenir des réponses.

La France d’aujourd’hui, forte avec les faibles, faible avec les forts…

Le pape face aux autorités portugaises : Rejet de la vie, enfants non nés, euthanasie

Extrait du discours du pape à Lisbonne, avec les autorités et le corps diplomatique :

[…] Dans le monde développé d’aujourd’hui, il est devenu paradoxalement prioritaire de défendre la vie humaine, mise en danger par des dérives utilitaristes qui l’utilisent et l’éliminent : la culture du rejet de la vie. Je pense à tous ces enfants qui ne sont pas nés et ces personnes âgées abandonnés à elles-mêmes, à la difficulté d’accueillir, de protéger, de promouvoir et d’intégrer ceux qui viennent de loin et frappent aux portes, à la solitude de nombreuses familles qui luttent pour mettre au monde et élever des enfants. On serait aussi tenté de dire ici : vers où naviguez-vous, Europe et Occident, avec le rejet des personnes âgées, les murs aux fils barbelés, les tragédies en mer et les berceaux vides ? Vers où naviguez-vous ? Où allez-vous si, face au mal de vivre, vous offrez des remèdes hâtifs et erronés, comme l’accès facile à la mort, solution de facilité qui paraît douce, mais qui est en réalité plus amère que les eaux de la mer ?Et je pense à tant de lois sophistiquées sur l’euthanasie. […]

En Europe, et plus généralement en Occident, on assiste à une phase descendante de la courbe démographique : le progrès semble être une question de développement technique et de confort des individus, alors que l’avenir exige de contrer la dénatalité et le déclin de l’envie de vivre. Une bonne politique peut faire beaucoup en cela, elle peut être génératrice d’espérance. Elle n’est pas en effet appelée à détenir le pouvoir, mais à donner aux gens la possibilité d’espérer. Elle est appelée, aujourd’hui plus que jamais, à corriger les déséquilibres économiques d’un marché qui produit des richesses mais ne les distribue pas, appauvrissant les esprits en ressources et en certitudes. Elle est appelée à se redécouvrir génératrice de vie et de soins, à investir avec clairvoyance dans l’avenir, dans les familles et dans les enfants, à promouvoir des alliances intergénérationnelles, où l’on ne supprime pas d’un coup d’éponge le passé, mais où l’on favorise les liens entre jeunes et personnes âgées. Nous devons reprendre cela : le dialogue entre jeunes et personnes âgées. C’est ce que rappelle le sentiment de la saudade portugaise, qui exprime une nostalgie, un désir de bien absent qui renaît seulement au contact de ses propres racines. Les jeunes doivent trouver leurs racines chez les personnes âgées. En ce sens, l’éducation est importante. Elle ne peut pas se contenter de transmettre des notions techniques pour progresser économiquement, mais elle est destinée à s’insérer dans une histoire, à transmettre une tradition, à valoriser le besoin religieux de l’homme et à favoriser l’amitié sociale. […]

Restauration de la Sainte Chapelle de Thouars

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La collégiale Notre-Dame de Thouars est la chapelle du château des ducs de la Trémoille. Construite entre 1499 et 1515 par Gabrielle de Bourbon descendante de Saint Louis, abritant une relique de la Sainte Croix ramenée de Rome par le Cardinal de la Trémoille et revêtue de privilèges par le pape Léon X, elle revendique le titre de Sainte Chapelle. Gabrielle de Bourbon assurait le suivi des travaux pendant que son époux accompagnait Louis XII puis François Ier dans leurs campagnes italiennes. Il dut en ramener quelques inspirations architecturales qui vont donner un caractère unique à l’édifice. Il s’agit de la seule chapelle en France possédant une loggia renaissance en façade. L’architecture de ce lieu offre une association parfaitement harmonieuse du gothique flamboyant et du style renaissance. Le portail est composé d’une porte surmontée d’une baie à réseau, réunis sous une même grande arcade. Le Christ en gloire y est entouré des douze apôtres. La finesse de la sculpture est remarquable malgré les dégradations du temps. La collégiale remplira rapidement son rôle de Mausolée car Charles, fils unique de Louis II de la Trémoille et de Gabrielle de Bourbon, tombera à la bataille de Marignan en laissant heureusement un fils. Sa mère désolée le suivra de près dans la tombe. Louis II périra à la terrible bataille de Pavie. Leurs gisants trôneront majestueusement avec celui du cardinal jusqu’à la révolution, témoins d’une épopée guerrière tragique désormais gravée dans la pierre par l’apparition d’un nouveau style architectural. En 1563, la vicomté de Thouars sera érigée en duché par Charles IX.
Construite dans la partie Sud de l’éperon rocheux façonné par un méandre du Thouet et qui domine la vallée., la collégiale Notre-Dame de Thouars, ou Sainte-Chapelle du château des ducs de la Trémoille, est située aujourd’hui au Nord du château, édifié dès la première moitié du XVIIe siècle par Marie de la Tour d’Auvergne. Le pignon oriental de la chapelle, enraciné dans son soubassement donne à pic sur la vallée. Les deux niveaux de crypte qui abritent aujourd’hui les caveaux des la Trémoille se trouvent au-dessus du niveau du sol et possèdent ainsi leurs baies ouvertes à la lumière.

Après l’extinction tragique de la branche des la Trémoille, Le Prince de Ligne, héritier de la collégiale en fit don à une société religieuse afin que le bâtiment puisse servir au culte et spécialement à la conservation de la liturgie dans sa forme tridentine. La collégiale est aujourd’hui une paroisse vivante mais sa restauration dépasse les moyens des fidèles qui la fréquente. Ce patrimoine n’est pas seulement le leur, c’est l’histoire de Thouars, l’histoire d’une grande famille liée à l’histoire de France, c’est l’histoire de l’architecture. La restauration de l’ensemble des façades sera une longue aventure qui ne pourra se poursuivre sans mécénat. Il s’agit donc de la sauvegarde d’un lieu de culte et monument patrimonial majeur de l’époque et du Département des Deux-Sèvres ouvert à tout public.
Le 8 novembre 2022, une convention a été signée officiellement avec la fondation du patrimoine pour lancer une collecte de dons. Cette fondation apporte des défiscalisations, même sur l’ISF.
https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/collegiale-notre-dame-de-thouars

Résistance ou résilience ? Sympathie ou empathie ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Eva Chaussinand (doctorante à l’ENS Lyon) publiait récemment un article dans Cairn.info qui évoquait ce déficit d’empathie présidentielle. Pour Josiane Bakasko “le président a un énorme déficit d’empathie “.

Empathie et résilience : ces mots de la société moderne sont-ils justes ou signes d’un “autocentrisme” qui empêche d’aimer et d’écouter son prochain. Ne désignent-ils pas l’individualisme et la déconstruction des liens de la société.

La définition commune de la résilience posée par quatre experts de la question (Michel Manciaux, Stefan Vanistendael, Jacques Lecomte, Boris Cyrulnik) en 2001 est celle-ci : « Capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir en dépit d’événements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères. » Appliquée à un homme cette définition est finalement assez proche de la résistance ; à savoir : s’opposer à quelque chose, quelqu’un, etc.

D’où vient la résilience sinon de la capacité d’un métal à retrouver sa forme et ses caractéristiques ? Dès lors celui qui la revendique prétend être capable de subir des coups et être à même de se relever. Fort bien, mais si la résistance, la vraie, donne au matériau de ne pas se déformer et à l’humain la force de repartir au combat en dépit d’échecs qu’il subit, quitte à changer de tactique ou de stratégie pour contourner l’adversité ou l’emporter sur elle. La résilience, elle, montre le plus souvent la capacité de l’humain de ne redevenir que ce qu’il était, ce qu’il est. Retrouver la même forme (du métal). De ne pas être touché par autrui. On ignora les coups, les maux, les critiques et les remarques qui nous furent donnés, et l’on conserva les mêmes traits, le même caractère, quitte à répéter ses erreurs. Ceux qui emploient ce mot (nouveau pour évoquer une faculté humaine) se croient durs au mal , durs comme fer, il ne sont bien souvent que têtus, voire imbus d’eux-mêmes. Ils refusent tout avis contraire concernant leurs idées et tout conseil concernant leur personne.

Se revendiquer de la résilience, risque de ne montrer ainsi qu’un dédain de la pensée d’autrui.

Quant à l’empathie, n’est-elle pas du même registre, celui de s’aimer soi-même ? Si je dis que j’ai de la sympathie envers une personne, je suis obligé de parler d’elle, de la nommer et de penser à elle. Je puis souffrir avec elle, je puis l’aimer. La racine du mot le montre : “sympathie” vient du grec “souffrir avec”, qui a donné en latin la “compassion” (de “cum”= avec et de “pati”= souffrir). J’offre cet amour tendu vers autrui. Le mot “empathie”, lui, comporte le préfixe “en”, lequel vient du “dans” en grec. La bienveillance que je puis éprouver reste “au-dedans de moi.

Le mot signifie que je puis aimer, ou souffrir avec autrui, mais je ne nomme pas l’art, l’objet ou l’être qui reçoit cet amour. Je ne parle que de moi. Je ne pense qu’à moi et n’offre rien : “Je suis le plus beau, je puis aimer, etc.” Aimer qui, aimer quoi ? On ne le saura pas. Si la sympathie est offerte, gratuite, tournée vers autrui, une « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui. » nous dit le Larousse, l’empathie, la capacité d’amour que je prétends avoir, n’est tournée que vers moi. Je n’y parle que de moi, je ne pense qu’à moi ! Ceux qui se réclament de l’empathie risquent fort de n’aimer qu’eux-mêmes. Ils se considèrent comme ouverts et à l’écoute mais n’ont souvent pas la moindre capacité d’avoir pour leur prochain une véritable sympathie, de l’amitié, de l’amour, une passion, une dévotion, etc. Car celles-ci m’obligent envers autrui : mon comportement, mes actes, mes pensées et mes prières seront contraintes par ce qu’autrui crée en moi. Dans l’empathie… Rien de tel. Elle ne crée nulle symbiose entre des êtres.

Se méfier de ces mots à la mode. Et de ceux qui revendiquent en être pétris. Ils sont ou ont tendance à être “a-relationnels”.

Bertrand du Boullay

BFMTV à vendre ?

Rodolphe Saadé, milliardaire, à la tête de l’armateur marseillais CMA CGM, déjà propriétaire de plusieurs médias (La Provence, La Tribune, des participations au capital du groupe M6 et le média digital Brut), aurait exprimé son intérêt pour racheter le pôle média d’Altice (BFMTV , BFM Business, BFM Régions, RMC Story et la radio RMC).

Le fondateur de Free et actionnaire du Monde, Xavier Niel, serait également sur les rangs.

Et si Bolloré s’y mettait aussi ?

Islamo-gauchistes

Deux tweets symptomatiques :

Emmanuel Macron assume une politique de peuplement

Lors du retour de Nouvelle-Calédonie, Le Figaro a recueilli les propos d’Emmanuel Macron. Extraits :

 «Près de 75% des jeunes déférés à la justice étaient soit à l’aide sociale à l’enfance, soit des jeunes de familles monoparentales, sans compter les mineurs non accompagnés – mais ceux-ci étaient très peu nombreux dans les émeutes. C’est un immense défi pour nous parce que c’est la société de demain. La réponse(à y apporter) est immense.»

Et donc ? Soutiendra-TC-il la famille, cellule de base de la société ?

Comme un mantra, il répète ce mensonge :

«Nous avons toujours été un pays d’immigration et nous continuerons de l’être.»

Et il détourne le regard du réel :

«Ces émeutes ne sont pas un sujet d’immigration actuelle. C’est un sujet plus large de difficultés de certaines villes, de difficultés socio-économiques, de difficultés d’intégration dans certains cas et de fonctionnement de la démocratie à l’heure des réseaux sociaux.»

«Quand on regarde les choses de manière lucide, 90% des personnes interpellées sont des Français. Après, on n’a pas de statistiques ethniques dans notre pays. Il y a des Français issus de l’immigration, d’autres qui ne sont pas issus de l’immigration.»

Sic.

Mais vient la phrase terrible, validant le grand remplacement :

Ce qui l’ «intéresse», c’est davantage la mise en œuvre d’une «politique de peuplement», cette méthode controversée de répartition de l’immigration dans le pays.

«Beaucoup de gens disent “Non, nous, on ne veut pas voir de nouveaux arrivants chez nous”. Moi, je pense qu’on intègre d’autant mieux qu’on le fait de manière diffuse. Si vous mettez toutes les familles ukrainiennes qui arrivent dans les mêmes endroits, vous ne les intégrez pas».

Ukrainiennes… Comme si le sujet était cette nationalité.

Racisme anti-blancs : la menace de l’idéologie woke

Georges Guiscard, étudiant en sciences politiques, a publié en 2021 un essai sur Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? Ce fameux privilège blanc est invoqué pour justifier un racisme anti-blancs, devenu légitime pour contrebalancer un “racisme systémique”, une “appropriation culturelle”, des “micro-agressions”…

Ces concepts à la mode submergent les États-Unis et l’Europe depuis plusieurs mois. Que cachent-ils ? Un projet d’effacement de nos peuples et de nos cultures, avec une « chasse au Blanc » désormais ouvertement revendiquée. Pour le comprendre, il faut se plonger dans cette pensée « décoloniale », issue du marxisme. C’est à cela que s’attelle ce livre avec une grande clarté. Outre de multiples contre-vérités, ce qui est démasqué est une idéologie de nature religieuse, le « wokisme » et ses prophètes, ses martyrs – George Floyd –, ses dogmes, sa morale, ses excommunications. Une idéologie pleine de ressentiment, visant à tout détruire, tout déconstruire (la cancel culture), qu’appuie, pour diverses raisons, une partie croissante de l’élite occidentale.

Niger : Macron aurait du écouter Bernard Lugan

Incapable de prévoir que «le prochain coup, c’est le Niger», Emmanuel Macron serait «furax» et tenterait de faire porter le chapeau à la DGSE accusée de ne pas avoir vu le coup d’Etat au Niger venir.

«Le Niger après le Mali, ça fait beaucoup!»

Macron aurait dû écouter Bernard Lugan, sur Sud Radio, en mars 2023 :

«L’erreur absolue que nous venons de faire, c’est de rapatrier tous nos moyens qui étaient sur le Mali et sur le Burkina Faso au Niger. Nous avons mis nos dispositifs militaires au milieu de ce chaudron»

Il va y avoir du «sport», avait prédit Lugan.

Voici son analyse sur son blog :

Les évènements du Niger étant la suite logique de la catastrophique politique africaine de la France – de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron sans oublier naturellement François Hollande-, il faudra bien que ceux qui l’ont décidée rendent enfin des comptes. Comment est-il en effet possible qu’un conflit ethnique ayant éclaté en 2011 au nord-est du Mali et qui était à l’origine limité à une seule fraction touareg, ait pu, de fil en aiguille, se transformer en un embrasement régional échappant désormais à tout contrôle et dont la conséquence la plus visible est l’éviction de la France de la région sahélienne ?

En raison de l’avalanche d’erreurs politiques et sociétales, et comme je n’ai cessé de l’annoncer depuis 2011, l’échec de la France au Sahel était hélas une certitude (voir à ce sujet mon livre Histoire du Sahel). Un échec politique un temps masqué par les réussites de nos Armées au prix du sacrifice de plusieurs dizaines des meilleurs enfants de France tombés à la place de déserteurs africains ayant préféré venir bénéficier en France des largesses de l’ « odieuse » ancienne puissance coloniale que de défendre leurs pays respectifs.

Corsetés par leur idéologie, les responsables français ont voulu qu’en Afrique, le droit des Peuples s’efface devant les « droits de l’Homme », les chimères de la « bonne gouvernance » ou le surréaliste « vivre ensemble ». Sans parler des provocations LGBT et de ses variantes vues en Afrique comme autant d’abominations et qui ont achevé de faire perdre à la France l’estime et le respect des Africains. Privilégiant les analyses économiques et sociales, aveuglés par l’impératif de l’impossible « développement », les décideurs français ont refusé le réel, oubliant les sages recommandations faites en 1953 par le Gouverneur de l’AOF :

« Moins d’élections et plus d’ethnographie, et tout le monde y trouvera son compte ».

Incultes historiquement, les « petits marquis » sortis de Sciences-Po ou de l’ENA qui prétendent parler de l’Afrique, n’ont pas vu qu’à la fin du XIX° siècle, la colonisation qui libérait les sudistes de la prédation nordiste, rassemblait en même temps dominés et dominants dans de communes limites administratives. Avec les indépendances, ces délimitations internes de l’ancienne AOF devenues frontières d’Etats, les lois de l’ethno-mathématique électorale y donnèrent automatiquement le pouvoir aux sudistes puisque leurs femmes avaient été plus fécondes que celles des nordistes. D’où, au Mali, au Niger et au Tchad, dès les années 1960-1965, les nordistes qui refusaient d’être soumis à leurs anciens tributaires sudistes se soulevèrent. La guerre qui a éclaté en 2011 – donc avant toute présence russe-, et qui se déroule sous nos yeux, en est la résurgence.

Face à ce réel qu’ils ne comprenaient pas, ou qu’ils refusaient de voir, confondant causes et conséquences, les irresponsables qui définissent la politique africaine de la France ont naturellement fait une erreur de diagnostic. Ils ont ainsi parlé de danger islamiste alors que nous étions clairement en présence d’une plaie ethno-raciale millénaire surinfectée par l’islamisme contemporain.

En conséquence de quoi, la stratégie française reposa sur « l’essentialisation » de la question religieuse, tout bandit armé, tout porteur d’arme et tout trafiquant étant péremptoirement qualifié de « jihadiste ». L’erreur était grande car, dans la plupart des cas, nous étions en présence de trafiquants se revendiquant du jihadisme afin de brouiller les pistes, et parce qu’il est plus valorisant de prétendre combattre pour la plus grande gloire du Prophète que pour des cartouches de cigarettes ou des cargaisons de cocaïne. D’où la jonction entre trafic et religion, le premier se faisant dans la bulle sécurisée par l’islamisme. Face à l’engerbage de revendications ethniques, sociales, mafieuses et politiques, opportunément habillées du voile religieux, avec des degrés différents d’importance de chaque point selon les moments, la politique française fut donc à la fois figée et incohérente.

Au Niger où plusieurs conflits se déroulent, tant à l’ouest qu’au sud-est, la situation fut encore compliquée par le fait que le président Mohamed Bazoum est Arabe. Il est en effet membre de la tribu libyenne des Ouled Slimane (Awlad Sulayman) qui a des diverticules au Tchad et dans le nord-est du Niger. Là encore, un minimum de connaissance historique aurait appris aux « danseurs à claquettes » qui prétendent définir la politique africaine de la France, que cette puissante tribu éclata en deux dans les années 1830 quand le pouvoir ottoman décida de reprendre effectivement le contrôle de la Régence de Tripoli. Or, les Ouled Slimane, tribu makhzen fidèle aux Karamanli renversés par les Turcs, entra en dissidence (voir à ce sujet mon livre Histoire la Libye). La Porte ottomane ayant eu la main lourde dans la répression du soulèvement, une partie de la tribu émigra au Tchad et au Niger où elle participa au grand mouvement de prédation nordiste à l’encontre des sédentaires sudistes, ce qui a laissé des traces dans la mémoire collective. Au Niger où les Ouled Slimane constituent moins de 0,5% de la population, et où ils sont considérés comme des étrangers, le fait que l’un des leurs parvienne à la Présidence était mal ressenti. Et, circonstance aggravante, les Ouled Slimane sont vus comme des amis de la France depuis qu’en 1940-1941, ils ont opportunément suivi la colonne Leclerc dans son opération de conquête du Fezzan italien, action ayant démarré au Tchad et au Niger. Ce fut d’ailleurs à cette occasion que certaines fractions des Ouled Slimane retournèrent en Libye où, depuis, elles se heurtent aux Toubou qui occupent leurs anciens territoires abandonnés après l’exode du XIX° siècle.

Alors qu’il eut fallu confier la politique africaine de la France à des hommes de terrain héritiers de la « méthode Lyautey » et de l’approche ethno-différentialiste des anciennes « Affaires indigènes », elle a, hélas, été gérée par les insignifiants et prétentieux butors qui portent la terrible responsabilité de l’échec français en Afrique.
Un échec qui n’est d’ailleurs pas totalement consommé puisqu’il reste encore le Tchad dont le tour viendra tôt ou tard… inexorablement… Et toujours pour les mêmes raisons…

En plus de tout cela, au lieu de s’interroger sur leurs erreurs, ajoutant la naïveté à l’incompétence, les dirigeants français tentent maintenant de s’exonérer de leurs responsabilités en montrant la « main russe »…. Comme si, étant en guerre contre l’OTAN, la Russie allait laisser passer l’occasion qui lui était offerte de s’engouffrer dans l’abîme béant de la nullité française pour ouvrir un front africain sur les arrières de ceux qui la combattent sur le front européen… Le discours du président Poutine lors du dernier sommet russo-africain de Saint-Pétersbourg fut d’ailleurs très clair à ce sujet.

La déficience des dirigeants français s’exprime jusque dans leur absence de réaction face au mensonge du prétendu « pillage » des ressources du Niger. L’on attendrait en effet des « chapons » qui parlent au nom de la France, une claire déclaration indiquant que cette dernière n’a pas d’intérêts dans ce pays désertique -le Mali ne l’est en revanche qu’en partie-, condamné à succomber sous sa suicidaire démographie polygamique. Un Niger dont, n’en déplaise à l’ineffable Sandrine Rousseau qui a osé affirmer que la France en dépendait pour son uranium, alors que le pays ne représente aujourd’hui, et au mieux, à peine 10% des besoins français… et qu’il est, et de beaucoup, plus facile et moins onéreux de se fournir ailleurs de par le monde. Sans parler des gisements français dont les écologistes ont fait interdire l’exploitation par la Loi…

Le nombre de naissances a encore baissé de 7 % au premier semestre

Le suicide démographique se poursuit :

Une nouvelle baisse de 7 %. C’est le constat que dresse l’Insee sur la natalité en France durant les six premiers mois de 2023. Au premier semestre, 314.400 bébés ont vu le jour, soit 24.000 de moins qu’en 2022 sur la même période.

En juin, le nombre de naissances a été 7,2 % inférieur à juin 2020, un mois de référence pour les conceptions d’avant la crise du Covid. De janvier à juin 2023, le nombre de décès (313.300) a presque dépassé celui des naissances. Désormais proche de zéro, le solde naturel est au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’étude de l’INSEE est ici.

“Sound of freedom” au Salvador

Traduction par Yves Daoudal d’un article de LifeSiteNews :

Le président pro-vie du Salvador a projeté le film à succès Sound of Freedom au théâtre présidentiel devant plus de 1.500 personnes ce week-end, dont des membres de son cabinet et de l’assemblée législative. Il s’est également engagé à lutter contre la traite des enfants.

Vendredi, Nayib Bukele s’est entretenu avec Eduardo Verástegui, producteur du film, et Neal Stoker Harmon, PDG d’Angel Studios, distributeur du film.

À l’issue de leur rencontre, Bukele a signé une lettre d’intention avec le mouvement Viva México de Verástegui, promettant de contribuer à l’éradication de l’esclavage des enfants. Ce faisant, le Salvador est devenu le premier pays à s’engager dans cette démarche, qui demande aux organismes gouvernementaux et aux institutions publiques de collaborer à leurs efforts.

Depuis sa première aux États-Unis le 4 juillet, Sound of Freedom a rapporté plus de 125 millions de dollars. De nombreux médias ont tenté de dissuader le public de le voir en l’accusant de promouvoir des “théories du complot”. Jusqu’à présent, les gens n’ont pas écouté. La sortie du film dans plus d’une douzaine de pays d’Amérique latine est prévue pour le 31 août.

Ces derniers mois, M. Bukele, âgé de 41 ans, a été la cible de critiques de la part d’organes de presse occidentaux, bien qu’il se targue d’une cote de popularité de 90% et qu’il ait été à l’origine d’une baisse historique de la criminalité. Un nombre croissant de médias l’ont qualifié d'”autocrate” qui représente une “menace pour la démocratie”. Mais les partisans de M. Bukele soutiennent que ses politiques anti-woke, “Le Salvador d’abord”, ne sont que des mesures de bon sens qui améliorent la vie quotidienne de ses concitoyens. Il est candidat à sa réélection en 2024.

Verástegui a félicité M. Bukele non seulement d’être le premier président en exercice au monde à projeter le film (l’ancien président américain Donald Trump a organisé une projection dans sa propriété de Mar-a-Lago au début du mois), mais aussi d’avoir promis de contribuer à mettre fin à la traite des enfants.

“Vous, Monsieur le Président, êtes une référence dans le monde. J’ai voyagé à Londres et le sujet du Salvador résonne toujours. Je vous félicite parce que l’image mondiale de ce pays est admirable. Cela n’est pas gratuit, cela se gagne avec des actes, des actes et non des mots”, a-t-il déclaré.

Bukele a félicité sa femme pour ses efforts en vue de protéger les enfants, ainsi que M. Verástegui et Angel Studios pour avoir mis en lumière ce problème.

“Le problème abordé par le film est un sujet dont on parle rarement, certains ont peur d’en parler”, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. “Il est important que le message parvienne au monde entier afin qu’il y ait des solutions et des réformes pour éradiquer la traite des enfants.”

Au début du mois, M. Verástegui s’est entretenu avec Doug Mainwaring, de LifeSite, au sujet du film. Il a demandé aux téléspectateurs de prier pour lui, car il envisage actuellement de se présenter à la présidence du Mexique.

Mgr Barron appelle les catholiques français à ne pas renier leur identité

L’évêque de Winona-Rochester (États-Unis), Mgr Robert Barron  est intervenu devant les 40 000 participants Français aux Journées mondiales de la jeunesse mardi 1er août. Il a été interrogé dans La Croix. Extrait :

[…] Nous, les catholiques, ne nous cachons pas derrière des murs. L’Église est faite pour changer le monde. Mais pour le faire, il faut avoir un sens aigu de ce que nous sommes. Et quand vous l’êtes, vous allez dans le monde en portant quelque chose de puissant. Les gens deviennent sécularisés à tel point qu’ils perdent le sens de ce qu’ils sont.

Ce sens de l’identité et cet enthousiasme couplé à l’esprit missionnaire font ce que les JMJ sont, ce pour quoi elles ont été créées par Jean-Paul II. J’aimerais voir ces jeunes Français porter au monde cet héritage spirituel et cette culture dans le monde. […]

Instruction en famille / GPA : Juristes pour l’enfance s’adresse au Comité ONU des droits économiques, sociaux et culturels

En vue de la 74ème session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU (CESCR-ONU), Juristes pour l’enfance adresse une communication alertant sur l’absence de respect par la France des obligations internationales en matière de protection et assistance accordée à la famille en particulier aux mères, et en matière de droit à l’éducation  (version française ICIversion anglaise ICI).

  • Juristes pour l’enfance dénonce auprès du CESCR-ONU la tolérance coupable de la France à l’égard de la gestation pour autrui et lui demande d’adresser à la France quatre recommandations afin de faire cesser la résignation et la complaisance vis-à-vis de la GPA, dans la lignée des demandes faites aux États par la Déclaration de Casablanca pour l’abolition universelle de la gestation pour autrui signée par plus de 100 experts de 75 nationalités le 3 mars dernier.
  • Juristes pour l’enfance alerte également le CESCR-ONU sur la restriction brutale du droit à l’instruction en famille résultant de la loi du 24 août 2021. Alors que de plus en plus d’enfants se retrouvent dans une situation dramatique du fait d’un refus arbitraire de leur demande d’école à la maison, JPE a transmis huit recommandations pour le respect de la liberté des parents en matière éducative.

La session du CESCR-ONU intéressant la France se tiendra les 2 et 3 octobre à Genève. Ce Comité examine le respect par la France du Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels.

Juristes pour l’enfance demande à prendre la parole lors de la réunion publique consacrée aux partenaires, afin d’exposer ses propositions au Comité, en vue de :

  • l’engagement de l’État français pour faire respecter la législation française interdisant la GPA,
  • drle respect par l’État français de la liberté éducative des parents.

Le chef de l’Église greco-catholique ukrainienne contre la cession de territoires

Dans un message, Mgr Sviatoslav Shevchuk, tête de l’Église greco-catholique ukrainienne, a déclaré que l’Ukraine s’est souvent retrouvée déchirée entre différentes empires cherchant à annexer son territoire. Toutefois, il a souligné que “la patrie ne peut exister que dans l’unité et qu’elle ne peut pas vendre des territoires”.

Source

Victoire de la fondation Lejeune: quelques explications

Suite à la victoire de la fondation Lejeune à propos d’une recherche sur les embryons, nous avons interrogé Lucie Pacherie, juriste de la fondation:

  1. La Fondation Lejeune vient de faire annuler une autorisation de recherche donnée par l’Agence de Biomédecine. Pouvez-vous nous exposer cette affaire?

Après huit ans de tergiversations judicaires, les juridictions administratives ont donné raison à la Fondation Lejeune[1] : l’Agence de la biomédecine n’aurait pas dû autoriser un protocole de recherche sur l’embryon humain dès lors que les chercheurs pouvaient travailler sur des embryons de souris. Le 17 juillet 2015, l’Agence de la biomédecine avait autorisé, pour un an, un protocole de recherche, « ayant pour finalité l’étude de l’expression du CD146 chez l’embryon humain ». Une molécule qui, selon l’équipe de chercheurs, pouvait avoir une action délétère sur l’implantation de l’embryon dans le cadre d’une fécondation in vitro. Mais après « renvoi après cassation » et « non admission » du dernier pourvoi de l’ABM, les juridictions administratives ont confirmé que l’absence d’alternative à l’embryon humain n’était en l’espèce pas établie[2] : « il n’apparaît pas […] que l’étendue du recours à l’embryon ait été limitée autant qu’il demeurait scientifiquement pertinent de le faire ».

La portée de cette décision est double. Elle prouve que l’ABM ne remplit pas son rôle de régulateur et s’accommode facilement de la recherche sur l’embryon humain. Depuis sa création en 2004, les alertes sur le biopouvoir de l’ABM et sa dérive scientiste sont multiples. Jean-François Mattei, Jacques Testart, Emmanuel Hirsch, Pierre-Yves Le Coz, Daniel Benamouzig s’en sont inquiétés. Hier encore, Pierre Jouannet dénonçait, dans un autre domaine, le manquement de l’ABM dans son rôle de surveillance sur la santé des femmes et des enfants issus de PMA[3]. Il n’est pas normal que l’Etat se démette de ses responsabilités et abandonne l’éthique de la science au progressisme de l’ABM.

Cette décision rappelle aussi la hiérarchie éthique et légale existant entre l’embryon humain et l’embryon animal. L’embryon humain, parce qu’il est un membre de l’espèce humaine est doté d’une protection particulière. Il ne peut être l’objet de recherche s’il est possible d’utiliser des embryons d’animaux.

  1. Comment expliquez-vous que les embryons animaux disposent d’une protection juridique supérieure à celle des embryons humains?

C’est plutôt le délitement de la protection juridique de l’embryon humain, concomitant à la mouvance de la protection animale qui pose problème. Le droit français ne peut se défaire d’une protection supérieure de l’embryon humain. Le code civil, le code de la santé publique, le code pénal, protègent « l’être humain dès le commencement de sa vie »[4] et sont bien obligés de poser un semblant de cadre et des sanctions pour cela. Le problème reste l’effectivité de ces principes théoriques, car les exceptions pleuvent.

Avortement, procréation médicalement assistée, recherche sur les embryons surnuméraires produit en nombre : l’embryon humain est sans cesse réduit à sa matière, à un assemblage de cellules.

Parallèlement, des chercheurs et des citoyens se mobilisent pour la cause animale et cherchent des alternatives à leur utilisation scientifique. Dès 2016, l’Inserm appelait à viser l’« objectif permanent » de limiter la recherche animale. Le principe des trois R, entre autre, qui vise à « raffiner les protocoles de recherche, remplacer quand c’est possible, réduire le nombre d’animaux »[5] est un leit motiv efficace. L’association Transcience[6], créé en 2020, montre l’essor de cette préoccupation. Si la cause animale est légitime en soi, lui donner plus d’importance que celle de l’humain ne l’est pas. C’est ce à quoi nous assistons. Quelle voix autorisée promeut la protection de l’embryon humain et plus généralement de l’espèce humaine comme le fait l’association Transcience pour l’animal?

Certains proposent expressément que l’embryon humain soit une alternative à l’utilisation de l’animal dans la recherche: « Les cellules souches embryonnaires peuvent donner naissance à toutes les cellules de l’organisme. Cela pourrait permettre dans un futur proche de se passer d’animaux dans la recherche médicale » [7]. La protection de l’espèce humaine n’est plus une priorité.

  1. Savez-vous s’il y a d’autres projets de recherche sur des embryons humains quand des embryons d’animaux pourraient être utilisés?

Depuis 15 ans la Fondation soumet au juge des alternatives à l’embryon humain dans le cadre de recours qu’elle initie contre des autorisations de recherche sur l’embryon humain. Cellules souches pluripotentes induites, cellules souches mésenchymateuses, embryon animal… En vain. Les juridictions administratives n’ont pas souhaité entrer dans la réflexion scientifique pourtant primordiale pour rendre effective la condition relative à l’absence d’alternative encadrant la recherche sur l’embryon humain. Le Conseil d’Etat a botté en touche, usant d’une formule stéréotypée pour écarter toutes les alternatives présentées[8]. C’est donc la première fois que les juridictions administratives osent dire qu’à ce stade de la recherche, celle-ci aurait pu être menée sur l’embryon de souris. C’est une vraie victoire.

La Fondation continue à démontrer au juge les alternatives à l’embryon humain quand elles sont possibles. Quand la recherche porte sur la procréation médicalement assistée (elles sont de plus en plus nombreuses), l’Agence de la biomédecine explique que l’utilisation de l’embryon humain est indispensable puisqu’elles s’appliqueront à l’humain. Pourtant on sait que les plus grands travaux qui ont permis d’avancer sur la connaissance de l’embryon humain ont été réalisés sur des embryons de souris…Mais voilà, la recherche sur l’animal coûte chère, présente des risques sanitaires de contamination, et nécessite de nombreux intervenants et infrastructures. Tandis que l’embryon humain est gratuit. Le nœud du problème est là.

  1. Pouvez-vous nous expliquer ce que sont les embryoïdes et ce que la recherche dans ce domaine pose comme problèmes éthiques?

Les embryoïdes sont des reconstitutions d’embryons humains, appelés « modèle embryonnaire à usage scientifique (MEUS)», « embryons synthétiques » ou encore « structures embryonnaires ». Ils sont perçus comme une prouesse scientifique qui permet de reproduire le fonctionnement et le développement d’un embryon. Ils sont faussement présentés comme une alternative à la recherche sur l’embryon humain.

Ces « embryons de synthèse » sont créés à partir de cellules souches embryonnaires humaines, qui nécessitent pour les obtenir de détruire l’embryon humain. Le problème éthique reste entier.

Ces embryoïdes pourraient en outre avoir une telle ressemblance avec l’embryon humain issu d’une fécondation, qu’on pourrait ne pas les distinguer. Certains ont atteint « un stade semblable à un organisme de 14 jours[9] ».  Une étude scientifique publiée récemment dans Cell Stem cell[10], explique que des blastoïdes bovins[11] transférés dans une vache « sont similaires aux embryons bovins en termes de morphologie et d’expression génétique caractéristique » au point de sécréter « une hormone qui indique la reconnaissance maternelle de la grossesse chez les bovins ». Preuve que ces « embryons de synthèses » ont le même mécanisme qu’une vie qui se développe. Preuve qu’il est nécessaire de respecter le principe de précaution, et de considérer « ces reconstitutions » comme des embryons humains.

Enfin, les embryoïdes sont un moyen détourné de créer des embryons humains pour la recherche. Un interdit majeur, français et international, qui constitue la dernière digue contre l’utilisation et la chosification délibérée de l’être humain.

Il est temps de retrouver une conscience bioéthique ferme, car les générations futures nous demanderont de rendre des comptes sur l’absence de protection de notre propre espèce.

[1] Cour administrative d’appel de Versailles, arrêt du 6 décembre 2022, n° 20VE03407

[2] Non-respect du 3° du I de l’article L2151-5 Code de la santé publique

[3] Entretien Le Monde 2 juillet 2023

[4] Articles 16 et suivants du code civil

[5] issu de la directive 2010/63/UE du 22 septembre 2010

[6] www.transcience.fr

[7] Entretien de Cécile Martinat, chercheuse à l’Inserm, à Charlie Hebdo – 12 octobre 2022

[8] Conseil d’Etat n°402708, 8 février 2018

[9] Travaux du professeur Hanna, Israël

[10] Voir article Gènéthique : https://www.genethique.org/embryons-de-synthese-bovins-le-double-langage-des-chercheurs/

[11] Embryoïdes bovin au stade blastocyste

L’Église et « l’inclusion » : Tous dans l’Eglise, mais au prix d’exclure Dieu

Du théologien suisse Martin Grichting, ancien vicaire général du diocèse de Coire.

L’ « Intrumentum laboris » (IL) du Synode des évêques sur la synodalité pointe l’Église du doigt pour le fait que certains – dit-il – « ne se sentent pas acceptés » par elle, « comme les divorcés remariés, les personnes vivant dans des mariages polygames ou les personnes LGBTQ+ » (IL, B 1.2).

Et elle se demande : « Comment pouvons-nous créer des espaces dans lesquels les personnes qui se sentent blessées par l’Église et mal accueillies par la communauté peuvent se sentir reconnues, accueillies, non jugées et libres de poser des questions ? ».

On insinue donc que ce serait l’Église elle-même la responsable du fait que ces personnes se sentent « blessées », « mal accueillies » ou « exclues ». Mais que fait l’Église ? Elle n’enseigne rien qu’elle ait inventé elle-même, mais elle proclame ce qu’elle a reçu de Dieu. Donc, si certaines personnes se sentent « blessées », « mal accueillies » ou « exclues » des contenus principaux de l’enseignement de l’Église sur la foi et sur la morale, alors elles se sentent « blessées », « mal accueillies » ou « exclues » par Dieu. Parce que sa parole établit que le mariage est composé d’un homme et d’une femme et que le lien matrimonial est indissoluble. Et sa parole a établi que l’homosexualité vécue et pratiquée est un péché.

Toutefois, il est flagrant que les gestionnaires du synode refusent de dire cela de manière aussi claire. C’est pourquoi ils accusent l’Église et essayent d’enfoncer un coin entre elle et Dieu. Et pourtant Jésus Christ a dit : « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. » (Mc 9, 42). Il est curieux que les responsables du synode semblent avoir oublié cette parole non inclusive de Jésus. Et ainsi on prétend que ce ne serait que l’Église qui « blesse » les personnes et les fait sentir « mal accueillies » ou « exclues ».

Toutefois, cette thèse a de graves conséquences. Si, pendant deux mille ans, l’Église s’est comportée de manière fondamentalement différente de la volonté de Dieu sur ces questions essentielles de la doctrine de la foi et de la morale, elle n’est plus digne de foi sur aucune question. Parce qu’alors, qu’est-ce qui est encore certain ?

Ce que l’IL laisse entendre discrédite l’Église tout entière. Mais cela soulève également la question de Dieu. Comment peut-on penser que Dieu ait créé l’Église – le corps du Christ qui vit en ce monde, auquel Dieu insuffle son Esprit de vérité pour l’assister – alors que dans le même temps il a laissé cette même Église et des millions de croyants se fourvoyer sur ces questions essentielles pendant deux mille ans ? Comment pourrait-on encore croire à une Église de ce genre ? Si elle ainsi faite, tout ce qu’elle dira ne serait-il pas provisoire, réversible, erroné et donc insignifiant ?

Mais l’Église est-elle vraiment « exclusive », c’est-à-dire « excluante » par la manière dont elle s’est comportée pendant deux mille ans sur les questions posées ? Au contraire, cela fait deux mille ans qu’elle vit l’inclusion. Autrement elle ne serait pas aujourd’hui répandue dans le monde entier et ne comprendrait pas 1,3 milliard de croyants. Mais les instruments de l’Église ne sont pas – comme le prétend l’IL – la « reconnaissance » ou « l’absence de jugement » de ce qui contredit les commandements de Dieu. Les « instruments » avec lesquels l’Église inclut sont le catéchuménat et le baptême, la conversion et le sacrement de réconciliation. C’est pour cela que l’Église parle de commandements de Dieu et de loi morale, de péché, du sacrement de la réconciliation, de chasteté, de sainteté et de vocation à la vie éternelle. Aucun de ces concepts ne figure dans les 70 pages de l’IL.

Certes, on retrouve les mots « repentance » (2 fois) et « conversion » (12 fois). Mais si l’on tient compte de leur contexte respectif, on constate que dans l’IL ces deux termes ne se réfèrent presque jamais à l’éloignement de l’homme du péché mais qu’ils se réfèrent à une action structurelle, c’est-à-dire à l’Église. Ce n’est plus le pécheur qui doit se repentir et se convertir, non, c’est l’Église qui doit se convertir – « synodalemlent » – à la « reconnaissance » de ceux qui exigent de ne pas vouloir suivre ses enseignements et donc Dieu.

Le fait que les organisateurs du synode ne parlent plus de péché, de repentance et de conversion des pécheurs laisse penser qu’ils croient avoir aujourd’hui trouvé une autre façon d’enlever le péché du monde. Tout cela rappelle les événements décrits par Blaise Pascal, né il y a tout juste 400 ans, dans ses « Provinciales » (1656/1657). Dans ces dernières, Pascal aborde la morale jésuitique de son époque, qui minait les enseignements moraux de l’Église par une casuistique faite de sophismes, allant jusqu’à les transformer en leur contraire. Dans sa Quatrième lettre, il cite un critique d’Étienne Bauny qui disait de ce jésuite : « Ecce qui tollit peccata mundi », voici celui qui enlève les péchés du monde, jusqu’à en faire disparaître l’existence même par ses sophismes. De telles aberrations des jésuites furent par la suite condamnées à plusieurs reprises par le magistère ecclésiastique. Parce que ce ne sont clairement pas eux qui enlèvent le péché du monde. C’est l’Agneau de Dieu. Et il en va de même aujourd’hui, par la foi de l’Église.

Pour Blaise Pascal, la manière dont la tromperie et la manipulation se déroulaient au sein de l’Église avait quelque chose d’épouvantable, et donc même de violent. Dans sa Douzième lettre, il nous a laissé des lignes qui nous réconfortent même dans la situation actuelle :

« Quand la force combat la force, la plus puissante détruit la moindre : quand l’on oppose les discours aux discours, ceux qui sont véritables et convaincants confondent et dissipent ceux qui n’ont que la vanité et le mensonge : mais la violence et la vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre. Qu’on ne prétende pas de là néanmoins que les choses soient égales : car il y a cette extrême différence, que la violence n’a qu’un cours borné par l’ordre de Dieu, qui en conduit les effets à la gloire de la vérité qu’elle attaque : au lieu que la vérité subsiste éternellement, et triomphe enfin de ses ennemis, parce qu’elle est éternelle et puissante comme Dieu même. »

Encore 40 jours et Ninive sera détruite!

Les animateurs de la Supplique à Dieu pour le retour du roi (tous les mois à Pontmain) nous demandent de publier ce texte:

  1. Depuis le 17 janvier 2012, nous avons accompli à Pontmain 136 pèlerinages de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi. Notre Supplique du 17 août prochain sera non seulement la 137ème, mais aussi et surtout la première des 17 Suppliques restantes pour accomplir un « Rosaire de Suppliques à Marie de Pontmain », soit 153 Suppliques. Je pense que l’image est évidente et le symbole très clair !
  2. Depuis quelques mois, et de plus en plus rapidement, notre France implose totalement à tous les strates de la société. Comme une barre d’immeuble à raser, nous vivons en temps réel son effondrement organisé. Ainsi, dans le domaine spirituel, les esprits sont devenus schizophrènes chez les élites, et ectoplasmes chez le commun des mortels. Dans le domaine temporel, les lois se multiplient frénétiquement comme des cellules cancéreuses dans le corps social, en paralysant chacun de ses organes qui s’arrêtent puis disparaissent (services publics entre autres). La France se fige par la froideur des hommes. La France se meurt, la France est morte !
  3. Il est grand temps pour les pèlerins de ces 17 Suppliques restantes du Rosaire de Suppliques à Dieu pour le retour du Roi, de vivre cet effacement de notre pays, chacun et collectivement, en Français et en Catholique,… et donc de réagir ! Mais, en faisant quoi, puisqu’à l’échelle de la société, nous sommes impuissants ?

« Encore 40 jours et Ninive sera détruite ! »

En réagissant comme le roi païen de Ninive, croyant immédiatement et sans réserve les dires du prophète Jonas, et ordonnant ipso facto une pénitence générale, officielle et publique !

5. Je ne suis pas le roi de Ninive et n’administre pas une ville, mais seulement fondateur et Promoteur de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi qui n’est qu’un pèlerinage. Je n’ai aucun pouvoir sur les pèlerins qui y participent, mais j’ai une autorité sur la constitution et le contenu de la Supplique ainsi que sur son déroulement.

6. A partir du pèlerinage du 17 août prochain et les suivants, j’adjure ardemment tous les participants à la Supplique, non pas de se vêtir d’un sac ni s’asseoir sur de la cendre, mais en mémoire de cette manifestation publique de pénitence, de porter une étole (ou écharpe de notable), grise, et faite en tissus rugueux ; grise pour rappeler la cendre et rugueuse pour rappeler la matière du sac.

7. Cette étole bien visible par tous, sera la manifestation matérielle de la pénitence que nous ferons aussi individuellement en privé (à son choix et en secret sous le regard du Père qui est aux Cieux), mais surtout que nous devons faire publiquement et collectivement en symbiose et en sympathie avec la France entière qui vit déjà les prémisses de ses dures épreuves.

8. Il est relativement facile de faire une pénitence volontaire privée sous le regard de Dieu et personne ne s’en doute. Dieu nous demande l’humilité pas l’humiliation. Si nous y manquons quelquefois, Lui seul le sait, mais nous n’endurons pas le regard des autres. A l’inverse, une pénitence publique est une humiliation volontaire visible, au risque des rires, des moqueries et des critiques de toute sortes et de tout milieu. S’y lancer hardiment est le plus difficile…Nous n’en avons plus l’habitude comme à l’époque médiévale. Alors il faut se dire et redire comme nos compatriotes alsaciens : « C’est le premier bas qui goutte ! »

9. Concrètement, cette étole sera portée sur l’épaule droite et dirigée vers le flanc gauche, et le contraire pour les clercs. Pour la rattacher à Pontmain, elle portera la Croix, comme Notre-Dame de Pontmain l’a sur sa robe à la fin de l’Apparition. Aussi, devant et derrière l’écharpe une petite croix rouge entourée de deux petites croix blanches seront imprimées.

10. Je vais m’occuper personnellement de la confection de ces écharpes de façon à vous libérer de cette contrainte. J’espère en avoir suffisamment pour le 17 août prochain.

En Union de prière à Jésus, par Marie Reine.

Fin pour l’église de La Baconnière

Les cloches de l’église Saint-Corneille-et-Saint-Cypriende La Baconnière, au nord de Laval, ne sonneront plus. Environ 200 personnes étaient rassemblées le 31 juillet à midi pour les écouter une dernière fois.

L’édifice, trop fragile, est fermé depuis 2014. Face au montant des travaux, la municipalité a pris la décision de démolir l’édifice en début d’année 2023.

Peu de temps après l’arrêt des cloches, la flèche de l’église a été déposée sur le sol par une grue. La déconstruction de l’édifice va se poursuivre pendant deux semaines.

Après ces déclarations, des habitants réclament un nouveau lieu de culte pour retrouver les cloches de l’église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien.

JDD : Vincent Bolloré emporte la partie

Fin de vie : « La décision devra être réversible à tout moment ». Même après la mort ??

Agnès Firmin Le Bodo, ministre délégué chargé de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, remettra à Emmanuel Macron à la fin de l’été le projet de loi du gouvernement sur la fin de vie. Elle dresse pour « l’Obs » les contours de ce texte. Extraits :

[…] Plusieurs voies sont sur la table à partir des travaux de la Convention citoyenne et les réflexions se poursuivent avec l’ensemble des parties prenantes. L’enjeu, ce serait de pouvoir répondre à toutes les personnes remplissant les critères d’éligibilité et de tenir compte notamment de la situation des personnes empêchées physiquement d’y avoir accès. Nous avons vu, lors de nos déplacements à l’étranger, qu’il y a sans doute des moyens techniques – assistance numérique, par exemple – qui permettent à des patients de s’auto-administrer le produit létal. Nous analysons les différentes modalités et leurs traductions juridiques pour respecter la volonté de la personne éligible. Ensuite, j’y reviens, la question posée est aussi de savoir si une personne qui n’est pas soignante peut faire le geste.

Cette question est-elle tranchée ?

Pas pour le moment. Le travail est encore en cours.

[…]

Il est difficile d’imaginer ce qu’il adviendra de ce projet de loi lorsqu’il passera devant l’Assemblée. En revanche, la commission des Affaires sociales du Sénat a d’ores et déjà rendu un rapport défavorable à la légalisation de l’aide active à mourir. Ses membres soulèvent la méconnaissance des Français à l’égard de la loi Claeys-Leonetti, mais aussi la crainte de dérives. Comprenez-vous ces craintes et comment comptez-vous les circonscrire ?

Je me suis exprimée devant la commission des Affaires sociales du Sénat, où j’ai été entendue. La sénatrice Marie-Pierre de La Gontrie a aussi redéposé une proposition de loi en faveur d’une aide active à mourir. Il y a donc au Sénat des voix qui souhaitent que la loi évolue. Ensuite, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) de septembre 2022 comme celui rendu par la Convention citoyenne sont très clairs sur le sujet : la loi Claeys-Leonetti ne répond pas à toutes les situations. Cette loi a marqué une avancée et, je le dis, l’ouverture d’une aide active à mourir n’exclurait pas le recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès. Personne ne souhaite aujourd’hui revenir là-dessus.

Ensuite, parmi les enjeux importants, il y a celui de la traçabilité de l’aide active à mourir. Lors de l’évaluation qui a été faite de la loi Claeys-Leonetti, on n’a pas été en mesure de savoir combien de sédations profondes et continues avaient véritablement été mises en place. Il sera donc important de savoir, à l’avenir, s’il y a des gens qui ont engagé une demande de recours à l’aide active à mourir et qui ne sont pas allés au bout parce qu’au cours de leur parcours, on leur a proposé une prise en charge en soins palliatifs, étant entendu que la proposition d’accompagnement palliative devra à mon sens être systématique. Par ailleurs, il est possible qu’au moment de faire le geste, le patient décide d’y renoncer et bien évidemment cette possibilité de réversibilité de la décision à tout moment devra être garantie.

[…]

Sauf que lorsqu’on est mort, c’est irréversible…

Pius Madiran, Docteur de la loi naturelle

De Christian Bless, dans Perspectives catholiques :

Jean Madiran ayant consacré, après l’interruption d’Itinéraires, les dernières années de sa vie plus particulièrement au journal quotidien Présent dont il était un des fondateurs et le directeur, son œuvre antérieure a peut-être ainsi été estompée. Il convient d’y revenir. Lorsque dans les années 2010 on lui suggérait d’écrire ses Mémoires, le fondateur d’Itinéraires répondait qu’il avait écrit ce qu’il avait à dire. Nous continuons de penser que nous avons été ainsi privés d’un témoignage unique sur notre époque, tant au plan religieux que politique. L’affirmation d’avoir déjà écrit ce qu’il voulait transmettre ne l’empêchait pas, dans Présent, de poursuivre une lutte sans concession contre les faux-semblants et les mensonges de l’actualité politique et religieuse. Son intelligence lumineuse et sa plume acérée nous aidaient à garder la ligne de crête au milieu de la confusion médiatique et du désordre politicien.

Les éditions Via Romana ont rassemblé ces éditoriaux parus dans Présent sous le titre de Chroniques sous Benoît XVI (2005-2013), en deux volumes, et leur lecture aujourd’hui, avec le recul, révèle, page par page, une acuité d’analyse jamais prise en défaut. Cette lecture place notre actualité en perspective et l’éclaire, malgré l’écoulement du temps. Sans doute serait-il utile de poursuivre ce travail et d’éditer également les contributions du grand chroniqueur antérieures à ces années-là, ce qui nous permettrait d’approfondir cette perspective.

L’hérésie du XXème siècle

La même maison a réédité, en 2018, L’hérésie du XXème siècle, considéré comme le maître livre de Jean Madiran. Ces textes rédigés entre 1967 et 1968, décortiquent dans le détail les déviations conciliaires d’alors, en une analyse qui explique l’évolution de la hiérarchie et de l’ensemble du clergé catholique durant les décennies suivantes, et jusqu’à nos jours. Ces pages implacables, jamais démenties par les événements subséquents parurent donc 2 à 3 années avant la fondation de la FSSPX, qui a désormais dépassé le cap de son 50ème anniversaire, et qui incarnera, dès 1970, la première contestation institutionnelle de cet esprit conciliaire.

La nouvelle édition de L’hérésie du XXème siècle est précédée d’une belle préface de Michel De Jaeghere. En quelques pages, il présente la contribution fondamentale de Jean Madiran, essayiste, philosophe, théologien, pamphlétaire, qui a analysé et dénoncé la religion nouvelle qui s’imposait alors, soit « …un rapport nouveau à la Révélation divine et à la Loi naturelle qui fait fi de leur objectivité » et cette « crise intellectuelle : celle qui avait fait abandonner à l’épiscopat toute référence à la finalité surnaturelle de l’homme … ». Le préfacier poursuit en soulignant que « cette révolution philosophique … mettait en effet entre parenthèses nos obligation envers Dieu comme envers la chaîne de nos devanciers (les quatre premiers commandements) … »

Loi naturelle et piété filiale

Car, « Jean Madiran s’était fait le docteur de la piété filiale », nous rappelle toujours la préface.

Le disciple de Maurras, des frères Charlier, de Péguy, nous a laissé comme une synthèse de sa réflexion, peut-être une sorte de testament intellectuel, en une centaine de pages publiées, en 2002, aux Éditions Sainte-Madeleine sous le titre d’Une civilisation blessée au cœur. L’auteur y rédige la chronique sur « le temps qu’il fait et l’état des lieux ». Chaque chapitre est conclut par une partie didactique.

Le chroniqueur ouvre le livre par une réflexion sur l’envahissement que subit l’Europe, ses causes et ses conséquences, et « le crime contre l’humanité qu’a été une décolonisation dans le mépris de la loi naturelle des sociétés humaines … (cette) décolonisation a été une durable catastrophe mondiale. » Page après page, Madiran approfondit sa réflexion sur les conséquences, à l’intérieur de nos sociétés, de la méconnaissance de la loi naturelle et de la disparition de la vertu de piété filiale par laquelle l’homme se reconnaît débiteur insolvable. Comme toujours chez le chroniqueur, chaque mot porte, dissèque la réalité et les mensonges qui la déforment, éclaire l’intelligence que le tintamarre politicien et médiatique tend à brouiller.

L’éminent intellectuel catholique salué par De Jaeghere, celui qui guettait aux avant-postes avec une lucidité sans pareille et défendit, pied à pied, la messe catholique, le catéchisme romain, la version et l’interprétation traditionnelles de l’Écriture, rappelle cependant avec Péguy « … qu’il ne suffit malheureusement pas d’être catholique. Il faut encore travailler dans le temporel, si on veut arracher l’avenir aux tyrannies temporelles. » Parce que « le surnaturel est couché dans le lit de camp du temporel. » Dans un chapitre de conclusion intitulé Se libérer en esprit, Madiran poursuit une réflexion sur la transmission du patrimoine reçu et les conditions de la renaissance.

Cette loi naturelle est l’empreinte laissée par le Créateur dans son œuvre, elle est la marque de son Être propre, accessible à la raison elle a été révélée dans le Décalogue, elle est le fondement des lois positives et l’on ne saurait s’en libérer sans grave préjudice tant pour l’ordre temporel que pour la foi. Sa négation exprime et fonde un nihilisme, un refus suicidaire de la nature, de l’être même des choses, qui ronge notre pensée et nos sociétés de l’intérieur. Contre cet abandon, Jean Madiran a été le docteur de la loi naturelle explorant son étendue et les conséquences qui en découlent.

Nous ne saurions trop insister sur l’importance de ce livre méconnu qu’il faut lire et relire avec l’attention que l’auteur espérait de son lecteur.

Un hommage pour rendre justice

Poursuivant son introduction au livre de Jean Madiran, Michel De Jaeghere écrit : « … l’un des plus éminents des intellectuels catholiques du XXème siècle aura vécu sa vie d’homme ignoré par les successeurs des apôtres … » A propos de l’œuvre abondante du fondateur de la revue Itinéraires, et pour lui rendre justice, il poursuit : « N’en cherchez pas les recensions dans la presse. L’ampleur de ses vues, le nombre des sujets traités, la profondeur de son approche n’ont, jusqu’au dernier jour, pas désarmé la vigilance muette des censeurs. Il est mort méprisé par les représentants de sa mère, l’Église, négligé par les élites d’un pays dont il avait chanté comme personne le génie, la civilisation, les beautés. »

Voulant rendre justice et hommage à Charles Maurras, auquel il a consacré de nombreuses pages, Jean Madiran écrivait dans le numéro d’Itinéraires d’avril 1968 consacré au Martégual, intitulé Lorsque Maurras eut les 100 ans : « Ce numéro est un hommage à un homme, à une pensée, à un destin dont la place dans notre histoire récente et dans notre histoire présente est artificiellement méconnue par les puissants du jour, par ceux qui gouvernent les cités et par ceux qui gouvernent les âmes, par ceux qui enseignent et par ceux qui manipulent les rumeurs de la renommée. » C’est dans ce même esprit que Perspective catholique veut aujourd’hui rendre un hommage filial au grand philosophe. Henri Charlier disait que l’on vivait une époque d’œuvres cachées.

Michel De Jaeghere nous exhorte dans ce sens : « Il est juste que ceux qui se considèrent comme ses disciples manifestent, à leur tour, leur reconnaissance, rendent public la dette qu’ils ont contractée vis-à-vis de celui qui fut, pour toute une école de pensée, un maître comme il s’en trouve peu dans une vie d’homme. »

En tête du numéro spécial de la revue Itinéraires consacré à Henri et André Charlier, Jean Madiran nous confiait son intention :

« Pour que ceux qui savent prennent le temps de se souvenir et pour que les autres aient l’occasion d’apprendre. »

Meurtre d’Enzo : « La France en a marre. Pourquoi ne parle-t-on pas de mon fils ?»

Quelques jours après la marche blanche organisée en hommage à Enzo, la mère de l’adolescent poignardé dans l’Eure a accordé un entretien au “Figaro“. Extraits :

«Je suis une maman en colère. Il n’y a pas  d ‘appel à la vengeance mais je veux que la justice fasse quelque chose ».

« Mon fils n’était pas bagarreur mais il ne se laissait pas faire. Il les a mis au sol mais pour avoir le dernier mot, un des deux jeunes a planté mon fils».

Enzo  parvient à courir pendant 150 mètres, jusqu’à une caserne de pompiers.

« Le tueur de mon fils est actuellement en prison mais l’instruction sera longue. Il y a de grandes chances qu’il ressorte avant son jugement». « Imaginer qu’il puisse ressortir avant son jugement est pour moi insupportable. C’est inconcevable qu’il puisse continuer à voir sa famille, ses amis, à faire la fête et à vivre alors qu’il a retiré la vie du mien. Ce n’est pas logique». « Quand on met deux coups de couteau et qu’on cible le cœur, on sait très bien ce qu’on fait et que la personne peut mourir. Pour moi, quand tu sors avec un couteau tu sais que tu vas t’en servir. Tu es tueur, tu restes en prison. Je veux qu’on change la loi pour les mineurs».

« La France en a marre. Pourquoi ne parle-t-on pas de mon fils ? Parce qu’il ne vient pas d’une cité mais  d ‘une petite commune de 1400 habitants ? Parce que nous sommes restés dans le respect, le silence et le calme ? Pourquoi notre chef de l’État ne vient pas nous rendre hommage ». « On a tué mon enfant. Je suis une personne discrète mais je ne peux pas rester dans le silence. Quand des jeunes agissent comme ça à 15 ans, c’est qu’il y a un réel problème. Il faut que l’histoire de mon fils serve de leçons».

Soignants : la rougeole remplace-t-elle le Covid ?

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

La Haute autorité de santé, « dont les avis sont généralement suivis par le gouvernement », recommande la vaccination obligatoire des soignants contre la rougeole…

A cause du risque représenté par la maladie en milieu hospitalier, « notamment chez les bébés ». Lesquels bébés sont obligatoirement piqués contre la rougeole depuis 2018…

Faudrait savoir si on croit à la science ou si l’on n’y croit pas…

Bizarrement, la longue dépêche de l’AFP qui nous apprend cette nouvelle absurdité de la dictature soi-disant sanitaire fait le tour de nombreuses maladies contre lesquelles les soignants devraient se faire vacciner, mais n’évoque pas une seule fois le covid…

Le Niger représente le dernier bastion, avec le Tchad, de la présence militaire française au Sahel

Dans un rapport envoyé le jeudi 27 juillet à l’Agence Fides, le P. Mauro Armanino a confirmé que quelques personnes ont été blessées dans la pagaille qui a suivi la déclaration du coup d’Etat du mercredi 26 juillet. Néanmoins, après le coup d’Etat, « tout est calme dans les rues ».

« Il y a moins de circulation sur les routes que d’habitude, aussi parce qu’une tempête est en cours dans la ville, après la tempête de sable ‘habituelle’ qui a obscurci le soleil du matin pendant un certain temps. »

Le P. Armanino indique que certaines des personnes blessées « probablement à la suite des coups de feu tirés par la Garde présidentielle pour dissuader les manifestants autour de la maison du président Bazoum » ont été transférées à l’hôpital national.

Le colonel Amadou Abdramane et neuf autres officiers ont annoncé la destitution du président dans la nuit du 26 juillet, déclarant que cette action visait à

« mettre fin au régime en raison de la détérioration de la situation sécuritaire et de la mauvaise gouvernance ».

Ce coup d’Etat, qui a entraîné la suspension de toutes les activités politiques et la fermeture des frontières, est le septième en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale depuis 2020.

Le missionnaire ajoute quelques considérations sur les causes de la situation actuelle.

« Nous verrons ce qui se passera par la suite », « mais dès à présent, je crois qu’il y a des éléments à prendre en considération ».

« Le démantèlement des partis politiques d’opposition (voulu ou subi…) et la “migration” des députés vers le camp présidentiel, ont réduit l’espace politique institutionnel. Quant à la société civile, elle a été progressivement asservie au “projet” présidentiel, disparaissant en tant qu’entité autonome, critique et propositionnelle.

« L’effacement de la classe intellectuelle, achetée, vendue ou mise aux enchères, a conduit à un déficit de réflexion difficile à combler. La présence de nombreuses armées étrangères, bases comprises, n’est pas forcément appréciée par les populations et les militaires nigériens eux-mêmes. »

Au Niger, la France et les Etats-Unis disposent d’importantes installations militaires avec des bases, des troupes et des drones. L’Union européenne et l’Italie ont également une présence militaire dans le pays, qui est par ailleurs confronté à des mouvements djihadistes en provenance du Mali, du Burkina Faso et du Nigeria.

Un message présumé du chef de la milice Wagner, Evgueni Prigogine, a ravivé les tensions : il affirme que la tentative de coup d’Etat est « une lutte contre les colonisateurs » – entendez les Français – au moment même où se déroule le deuxième sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg.

Pour Paris, le pays est stratégique à la fois parce qu’il représente le dernier bastion, avec le Tchad, de la présence militaire française au Sahel (après le retrait des contingents français du Mali et du Burkina Faso, deux pays où des coups d’Etat militaires ont renversé des gouvernements civils) et en raison des mines d’uranium d’Arlit, qui sont essentielles pour le programme nucléaire français.

La diplomatie féministe et de droits en tout genre de la France (avec nos impôts)

Voici quelques réponses écrites récentes aux questions posées par des députés au gouvernement.

D’une part toujours plus de moyens pour les pays….

“Avec une aide publique au développement (APD) s’élevant à 15,1 milliards d’euros selon les données préliminaires de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit 0,56% du revenu national brut (RNB), la France a mis en oeuvre l’engagement du Président de la République d’atteindre 0,55% du RNB consacré à l’APD en 2022 et est devenue le 4e bailleur mondial, passant devant le Royaume-Uni. L’article 2 de la loi de programmation n° 2021 -1031 du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales posait une perspective additionnelle, en prévoyant que la France «s’efforcera d’atteindre 0,7% du revenu national brut en 2025» et des cibles intermédiaires indicatives en ce sens.

Le contexte économique s’étant fortement dégradé depuis les dernières projections de trajectoire, l’atteinte de ce nouvel objectif dès 2025 pourrait être compromise. La dynamique est cependant préservée, avec une augmentation de près de 860 millions d’euros pour la mission budgétaire «aide publique au développement» dans le cadre de la loi de finances pour 2023, soit un accroissement de 17% des crédits par rapport à 2022. Le Conseil présidentiel du développement, réuni par le Président de la République le 5 mai 2023, a été l’occasion de rappeler que la solidarité internationale est une priorité politique majeure pour la France, alors que la pauvreté et les inégalités ont augmenté à l’échelle internationale suite à la pandémie de Covid 19 et aux graves répercussions de la guerre en Ukraine.

Il a ainsi fixé l’objectif d’une augmentation de l’APD française vers le groupe des Pays les moins avancés (PMA), et celui d’une priorité aux pays les plus vulnérables, en particulier ceux qui sont déjà les plus affectés par les effets du dérèglement climatique. Il a aussi insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective, au-delà des financements de l’État, pour répondre aux défis de l’extrême pauvreté et des crises, en premier lieu les crises climatique et environnementale. Nous augmentons également nos crédits d’aide humanitaire, pour passer à 1 milliard d’euros par an d’ici 2025.

Le prochain Comité interministériel pour la coopération internationale et le développement, que présidera la Première ministre, sera chargé d’élaborer une stratégie d’investissement solidaire et durable pour l’allocation de nos financements selon ces orientations, permettant à la fois de relever le niveau d’effort financier de l’État au bénéfice des PMA et des pays vulnérables, et de faire davantage levier sur les investissements privés, notamment pour la sauvegarde des biens publics mondiaux.”

Mais employés dans une diplomatie féministe :

“La France a adopté une diplomatie féministe en 2019 qui prévoit notamment d’appuyer les organisations féministes qui oeuvrent au quotidien pour l’égalité de genre dans leurs pays. Le Président de la République a annoncé, en 2019, la création du Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), lancé l’année suivante. Après trois ans de mise en oeuvre, le FSOF, principal levier de l’aide publique au développement (APD) bilatérale de la France en faveur de l’égalité de genre, est un outil unique et bien identifié à l’international.

Le pilotage assuré par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) avec l’Agence française de développement (AFD) garantit son efficacité à travers un mécanisme agile de gouvernance. L’engagement initial de 120 millions d’euros sur trois ans (2020-2022) a été dépassé pour atteindre 133 millions d’euros de crédits effectivement alloués sur la période. Ces fonds permettent de financer les activités mais aussi le renforcement des capacités, les coûts de fonctionnement et la mise en réseau des organisations de la société civile (OSC) féministes.

Le FSOF a fait de la France le premier pays financeur des organisations féministes dans les pays du Sud en 2021, avec près de 1 000 organisations soutenues dans 73 pays. Le FSOF s’illustre par la diversité des actions, des thématiques et des organisations soutenues. Il s’est déployé autour de trois actions principales, construites avec la société civile. Le fonds soutient :

  • le renforcement des capacités organisationnelles et techniques des OSC féministes ;
  • la mise à disposition de financements flexibles adaptés aux besoins des réseaux et des OSC féministes dans leur diversité ;
  • l’appui à la mise en réseau et à la participation des OSC féministes des pays en développement aux processus de décisions.

Les actions sont mises en oeuvre sur les sept thématiques prioritaires du Fonds :

  • les droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR) et l’éducation complète à la sexualité ;
  • la lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles, y compris la lutte contre les pratiques néfastes (mutilations génitales, mariages d’enfants et forcés) ;
  • l’autonomisation des femmes et leur participation à la vie économique ;
  • le leadership social et politique des femmes ;
  • l’accès des filles à l’éducation aux niveaux primaire, secondaire et supérieur ;
  • l’Agenda «Femmes, Paix et Sécurité» et le rôle des femmes dans les crises ;
  • le sujet genre et climat.

Enfin, conformément aux orientations données par la Stratégie internationale d’égalité entre les femmes et les hommes (2018-2022) et la Stratégie internationale en matière de droits et santé sexuels et reproductifs (2023-2027), le FSOF donne priorité à la lutte contre les pratiques néfastes exercées à l’encontre des femmes et des filles et à l’éducation des filles. Un bilan externe à mi-parcours a été réalisé en 2022. Il confirme l’adéquation aux besoins exprimés par les OSC, le déploiement rapide du Fonds et des financements et la diversité des OSC féministes accompagnées, y compris celles éloignées des canaux de financement traditionnels, grâce à la complémentarité avérée des trois canaux.

Enfin, il met l’accent sur la gouvernance efficace et exemplaire du fonds, identifiée comme telle par les parties prenantes. En septembre 2022, la Secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux a annoncé son renouvellement en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Lors de son discours du 8 mars dernier, la ministre de l’Europe et des affaires étrangères a acté sa pérennisation ainsi que son amélioration.”

Source

L’engagement de la France en matière de lutte contre le VIH/sida s’inscrit ainsi dans cette approche fondée sur les droits humains et sur l’égalité de genre, reflétée dans les stratégies des organisations et fonds multilatéraux qu’elle soutient. La France est le deuxième contributeur historique du Fonds mondial de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, avec près de 7 milliards d’euros versés depuis 2002. Dans sa stratégie 2023-2028, le Fonds mondial, qui représente 30 % des investissements mondiaux de la lutte contre le VIH, s’est engagé à lutter contre les inégalités de genre dans l’ensemble de ses actions, de la conception à l’évaluation de tous ses programmes. La France soutient l’approche transformatrice souhaitée par le Fonds mondial pour les lois, politiques, normes sociales et culturelles, et pratiques discriminatoires qui contribuent aux inégalités de genre et exacerbent les vulnérabilités face au VIH.

La France agit aussi pour l’égalité de genre dans la lutte contre le VIH/Sida à travers l’Initiative, programme représentant désormais 20% de la contribution française au Fonds mondial, mis en oeuvre depuis 2011 par Expertise France sous la tutelle du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) : le genre est un enjeu essentiel de la mise à jour de sa stratégie pour le triennat 2023-2025. Sur la période 2020-2022, 32 % des projets financés par l’Initiative en matière de lutte contre le VIH et les coïnfections VIH/TB étaient sensibles au genre (c’est-à-dire classés CAD1 ou CAD2 selon la méthodologie de l’OCDE), pour un montant global de 25,6 millions d’euros. Depuis la création de l’Initiative, 52,2 millions d’euros ont été engagés pour des projets comportant une composante DSSR dans la lutte contre le VIH et les coïnfections VIH/sida-tuberculose. Ces chiffres sont en constante augmentation et seront encore renforcés à l’avenir.

Des projets phares soutenus par l’Initiative ciblent particulièrement les filles et les jeunes femmes, ainsi que les femmes vivant au sein de communautés marginalisées, telles que les professionnelles du sexe ou les personnes transgenre. Avec plus de 1,8 milliard d’euros de contributions depuis 2006, la France est également le premier financeur d’Unitaid, dont la mission est de développer des solutions innovantes pour prévenir, diagnostiquer et traiter plus rapidement, efficacement et à moindre coût le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme et leurs coïnfections. Dans sa stratégie 2023-2027, Unitaid s’engage à réduire les inégalités hommes-femmes dans l’accès aux soins, avec une attention soutenue à la santé maternelle et infantile, et à promouvoir des approches adaptées aux besoins des plus vulnérables comme les femmes, les personnes transgenres, les populations homosexuelles et les femmes enceintes. Dans son portefeuille d’interventions au titre de la lutte contre le VIH , Unitaid cible 5 priorités programmatiques articulées étroitement avec les problématiques de genre, dont le dépistage et le traitement du cancer de col de l’utérus et des infections sexuellement transmissibles.

Le Fonds français Muskoka représente également un engagement emblématique de la diplomatie française pour l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes, nouveau-nés, enfants et adolescent (e) s et la reconnaissance de leurs droits : opérant depuis 2011 en Afrique de l’Ouest et Centrale, la France a investi plus de 170 millions d’euros pour ce mécanisme innovant de coordination réunissant l’OMS, ONU femmes, UNFPA et UNICEF. En 2021, le Gouvernement français a réitéré son soutien en s’engageant à hauteur de 10 millions d’euros par an jusqu’à fin 2026 pour ce fonds. N’étant pas limité à la lutte contre le VIH, il y contribue néanmoins chez ces populations particulièrement vulnérables, en travaillant par exemple sur la prévention de la transmission de la mère à l’enfant, la prise en charge du VIH pédiatrique, mais aussi à l’accès à une éducation complète à la sexualité.

Enfin, la France apporte une contribution de 400 000 € par an à ONUSIDA, dont la mission est de coordonner l’action des différentes agences de l’ONU pour lutter contre la pandémie de VIH/sida. Dans le cadre de ses activités, ONUSIDA s’attaque aux dimensions sexo-spécifiques de l’épidémie de VIH en renforçant la mobilisation des femmes dans la riposte au VIH et en intensifiant les interventions pour prévenir la violence à l’égard des femmes. Sur le plan bilatéral, notre APD «genrée» est passée de 29% en 2017 à 47% en 2021. La trajectoire se confirme et ce, malgré les effets de la pandémie qui ont mis à mal ces objectifs au niveau mondial. La loi développement du 4 août 2021 a accru les objectifs d’APD «genrée» de 50% en 2022 à 75% des projets financés d’ici 2025 devant servir l’égalité de genre, dont 20% dédiés principalement à sa promotion.

L’un des instruments clés en est le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), doté d’une enveloppe de 120 millions d’euros sur trois ans (2020-2022), que nous venons de renouveler. L’Agence française de développement (AFD) apporte également un financement aux ONG de lutte contre le VIH, avec un accent marqué sur la promotion des DSSR et la lutte contre les inégalités de genre, par le biais de son dispositif «Initiatives OSC», dont bénéficient, entre autres, Coalition PLUS, Solthis, Equipop. L’ensemble des acteurs de notre coopération au développement est mobilisé pour mieux intégrer la dimension du genre dans ses actions, en particulier dans ce secteur clé qu’est la santé.

Source

Profanation de l’église de Lencloître (86)

Lu dans Centre Presse :

Ce que les journalistes pensent des tradis

Dans un article à charge contre Mgr Dominique Rey, empêché d’ordonner des prêtres pour la deuxième année, Libération cite votre blogue préféré, qui manipulerait depuis Paris l’évêque de Fréjus-Toulon.

C’est à y perdre son latin : les tradis sont tantôt quantité négligeable et on se demande pourquoi les évêques et les papes s’y intéressent, tantôt tellement puissants que les évêques sont manipulés par eux!

Extraits :

Dans le viseur du Vatican depuis 2021, Dominique Rey est, ces temps-ci, l’homme invisible. Nul ne pouvait dire où le prélat célébrait, le 25 juin, sa messe dominicale. Ailleurs en France, les évêques ordonnaient ce jour-là les nouveaux prêtres. Dans le Var, Rome a sévi et interdit – fait rarissime – à Rey de procéder à ces ordinations en 2022 et 2023. Un camouflet terrible qui a fait éclater la crise au grand jour. «Il n’y a pas eu un mot de compassion pour les séminaristes», s’alarme, dans sa sacristie de l’église Saint-François-de-Paule, à deux pas du port de Toulon, l’abbé Jean-Raphaël Dubrule, directeur traditionaliste des études au séminaire qui célèbre, comme au moins une dizaine de prêtres dans le diocèse, la messe en latin. L’extrême droite catholique, en soutien à Rey, ne désarme pas. Patron du site le Salon beige, Guillaume de Thieulloy a ainsi publié en juin une tribune largement diffusée, une opération montée avec Baptiste Laroche, candidat Reconquête dans le Var lors des législatives de 2022. […]

Au sein de l’Eglise catholique, l’évêque de Toulon est celui aussi qui a brisé les digues avec l’extrême droite en invitant Marion Maréchal-Le Pen à un colloque en 2015. En 2018, il se choisit un directeur de cabinet (un titre un rien pompeux pour un diocèse) aux accointances politiques claires, Yves-Marie Sévillia, ancien assistant parlementaire au Sénat de David Rachline, le maire RN de Fréjus. Sur place, peu de gens connaissent le CV politique de Sévillia. Dans le clergé du Var, «canal historique», on a toujours pensé, par naïveté sans doute, que Rey était instrumentalisé par des officines parisiennes comme le Salon beige ou Riposte catholique.

«Très Saint Père, rendez nous l’Écriture, le catéchisme et la messe»

Ce 31 juillet 2023, nous n’oublions pas le 10eme anniversaire du rappel à Dieu de Jean Madiran. De Père Ipsum, ob, dans Perspective Catholique, site d’information suisse :

Seuls les plus anciens lecteurs de Perspective Catholique se souviennent de cette demande cent fois renouvelée par celui dont nous commémorons ce 31 juillet le dixième anniversaire de la mort, Jean Madiran.

Et pourtant chères jeunes générations, si 16’000 pèlerins ont marché vers Chartres à la dernière Pentecôte, il fallut des maîtres de la trempe de Jean Madiran. Un vrai combattant de la Foi Catholique, un amoureux de la messe ancienne, un défenseur intrépide de la France Catholique.

Pendant toute sa vie, il fut presque un inconnu des médias mais le monde catholique, vraiment catholique, sait ou doit savoir ce qu’il lui doit.

Né en 1920, Jean Arfel (de son vrai nom) va militer très tôt au sein de l’Action Française et fut vite repéré par Charles Maurras en raison de ses rares capacités intellectuelles et morales.

C’est en 1946 qu’il rejoint la célèbre École des Roches repliée à Maslacq et dirigée par l’un des frères Charlier, André. Il y fut professeur de philosophie et eut comme élève le futur fondateur du monastère du Barroux, Gérard Calvet.

Ce dernier entra très jeune à la nouvelle fondation d’En Calcat dans le petit village de Madiran. D’où l’un des pseudonymes de notre auteur, les autres étant aussi des petits villages du Béarn: Lagor ou Castetis.

Toute sa vie, Jean Madiran restera très lié avec le fondateur de l’Abbaye du Barroux où il séjourna de nombreuses fois. Notre auteur fut aussi un grand admirateur de Mgr Marcel Lefebvre. Même si, en 1988, au moment du sacre des quatre évêques, il ne le suivit pas, des années plus tard, à l’occasion de la parution du film consacré à la vie de l’ancien Archevêque de Dakar, le fondateur de la revue Itinéraires précisa sa pensée:

“Moi, à l’époque, je n’étais pas capable de porter un jugement. Aujourd’hui, il m’est difficile de trouver qu’il a eu tort. (…) A l’époque, j’ai refusé de porter un jugement. (…) mais aujourd’hui je pense qu’il est difficile de trouver qu’il ait eu tort à 100%, et même à 50%.”

L’œuvre de Madiran est très importante. Permettez moi de retenir la fondation de la Revue Itinéraires en 1956; cette revue paraîtra dix fois par an avec des collaborations prestigieuses comme celles de Marcel de Corte, du Père Calmel, de Gustave Corsao, d’Henri et André Charlier, Henri Pourrat, de Bryan Hougton et de tant d’autres. Il y dénoncera les attaques du Saint Siège contre la Fraternite Saint Pie X. Il publiera une version du Catéchisme du Concile de Trente et de Saint Pie X.

Cette revue paraîtra jusqu’en 1996 et s’arrêtera faute de financement mais aussi de lecteurs.

L’autre grande fondation de Jean Madiran est celle, avec quatre amis, du quotidien Présent qu’il dirigera d’une main ou plutôt d’une plume de maître. Nous attendions ses éditoriaux avec impatience. Ils étaient précis, ciselés, cinglants souvent. Ses ennemis politiques et religieux n’avaient qu’à bien se tenir. Ils ont été recueillis dans deux volumes sous le titre de Chroniques sous Benoît XVI. Malgré le passage des ans, ces textes conservent tout leur intérêt et ils expliquent bien de nos maux actuels tant politiques que religieux (chez Via Romana, Paris). En un mot, dans le cadre d’un un court article comme celui que nous lui consacrons, Jean Madiran fut un grand penseur, pamphlétaire, combattant du XXe siècle.

Il eut la grâce de vivre les dernières années de sa vie sous le Pontificat de Benoit XVI ; il connut le Motu Proprio du 7 juillet 2007 libéralisant enfin la messe avant le despotique Motu Proprio Traditionis Custodes.

Ses funérailles furent à la mesure de l’incompréhension de l’œuvre de ce géant. Nous étions quelques uns à la Chapelle Notre Dame des Armées pour prier pour l’âme de notre ami et entourer sa veuve si présente auprès de lui surtout pendant les dernières années de sa vie.

Ce fut le successeur du cher Dom Gérard, le TRP Louis-Marie de Geyer d’Orth qui célébra la messe et prononça l’oraison funèbre. Que de la Haut, notre maître et ami veille sur le petit troupeau qui continue à réclamer au Saint Père «Rendez nous l’Écriture, le Catéchisme et la messe».

La messe traditionnelle est bien célébrée aux JMJ

Les horaires sont ici.

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