Le chiffre du jour
Le ministre de la santé Roselyne Bachelot a indiqué que la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 avait coûté à l'Etat entre 490 et 510 millions d'euros, dont 420 millions d'euros pour le ministère de la santé.
Le Service de protection des hautes personnalités est composé d’environ 800 policiers
La Cour des comptes s'est penchée sur le Service de protection des hautes personnalités (SPHP). Selon son rapport, Michel Charasse, ancien ministre du Budget de François Mitterrand, bénéficie de l'escorte de deux gardes du corps à Puy-Guillaume, petite bourgade auvergnate de 2 620 âmes.
Tous les anciens premiers ministres -neuf actuellement- bénéficient également de gardes du corps à vie. Ces protections coûtent en moyenne 71 879 euros par policier et par an. Les frais de mission -repas, hôtel, transports- peuvent rapidement faire grimper la note, surtout lorsque ces personnalités voyagent à l'étranger. En 2008, les seuls déplacements de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin ont coûté 94 562 euros.
Depuis un an, le SPHP -par souci d'économie- n'est plus censé accompagner à l'étranger les personnalités politiques, qui ne font pas partie du gouvernement. Il y a eu, cependant, en 2009, quelques «dérogations» : Rachida Dati, ex-ministre de la Justice, a ainsi bénéficié d'une protection d‘un mois en août 2009, lors d'un séjour au Maroc, alors qu'elle avait quitté le gouvernement deux mois plus tôt. Ses trois gardes du corps et sa voiture de fonction, une Peugeot 607, ne lui ont été retirés qu'en mars dernier.
Les anciens ministres de l'Intérieur peuvent également bénéficier d'une protection à vie. Un service que notamment le socialiste Daniel Vaillant et Charles Pasqua ont accepté.
Paris : l’UMP milite encore pour le travail dominical
Le conseil de Paris débattra lundi d'une potentielle extension du commerce dominical dans la capitale. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë y apparaît déjà très opposé. Le Conseil constitutionnel lui a rendu en août 2009 la possibilité de statuer, comme tous les autres maires, sur cette question.
7 zones touristiques bénéficient déjà d'une dérogation leur permettant d'ouvrir le dimanche. Un chiffre bien suffisant pour la mairie de Paris, qui craint de pénaliser les commerces de proximité. Une analyse à laquelle s'ajoutent deux craintes : celle de dégrader les conditions de travail des salariés, en majorité des femmes, qui travaillent dans le secteur, et celle de promouvoir un modèle de société basé sur la seule consommation.
Les chrétiens persécutés au Pakistan attendent votre aide
Du 7 juin 2010 au 2 juillet 2010, l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) lance une grande mobilisation online pour l’abolition de la loi pakistanaise anti-blasphème. Objectifs : prier et porter au gouvernement français les signatures pour qu’il puisse à son tour demander l’abrogation de la loi anti blasphème. Il est très rare que l’AED élève publiquement la voix pour demander l’abolition d’une loi. Mais cette loi qui devrait servir à protéger le sacré est utilisée la plupart du temps pour opprimer et persécuter les minorités religieuses du Pakistan dont les chrétiens. C’est pourquoi l’AED appelle à l’abolition pure et simple de la loi sur le blasphème. Elle joint ainsi sa voix à celle de l’évêque de Faisalabad, Mgr Joseph Coutts, qui travaille à cette abolition depuis plusieurs années. Depuis 1986, les chrétiens minoritaires au Pakistan ont subi de manière croissante des humiliations et des persécutions en raison d’allégations mensongères en vertu de la loi anti-blasphème :
- elle n’est pas précise dans sa formulation.
- une personne peut être accusée sans preuve.
- le plaignant jouit d’un statut d’impunité compte tenu de la loi.
- on assiste le plus souvent à un simulacre de jugement.
- elle est utilisée pour régler des comptes personnels.
Ainsi en signant cette pétition :
- Vous demandez avec force au gouvernement du Pakistan d’abroger la loi sur le blasphème, en particulier le paragraphe 295C du code pénal qui prévoit la peine de mort obligatoire pour quiconque est déclaré coupable de blasphème.
- Vous appelez le gouvernement du Pakistan à garantir les droits de toutes les minorités religieuses du pays.
- Vous exprimez votre solidarité envers les chrétiens et les autres minorités religieuses du Pakistan.
- Vous encouragez l'AED à demander au gouvernement français d’exprimer sa préoccupation au sujet de la sécurité des minorités religieuses de ce pays.
- Vous rejoignez la grande chaîne de prière pour le peuple pakistanais.
Pologne : le père Popieluszko désormais bienheureux
Près de 300 000 Polonais ont participé ce dimanche à Varsovie aux cérémonies de béatification en martyr du Père Jerzy Popieluszko. Pour l’archevêque de Varsovie, Kasimierz Nycz, «c’est un grand jour pour l’Église de Pologne et pour notre patrie toute entière».Le Père Popieluszko a été une grande figure nationale en Pologne. Aumônier de «Solidarité» et ami de Lech Walesa, il est mort en 1984, torturé et assassiné par la police secrète du régime communiste. À Varsovie, Mgr. Angelo Amato était le délégué du Pape Benoît XVI.
La messe en latin a duré près de deux heures sous un ciel bleu et un soleil rayonnant. Le message délivré par la foule et par les 1 500 prêtres présents au pied de l’autel était résumé en trois mots sur un panneau géant : vaincre le mal par le bien. L’émotion sur la place Pilsudski est montée d’un cran lorsque la mère du désormais bienheureux a animé une prière : une petite dame habillée de noir à la voix tremblante et cassée qui fêtait ses 100 ans il y a à peine une semaine... Parmi les personnalités présentes figuraient le Premier ministre Donald
Tusk, de même que deux candidats à la présidence, Bronislaw Komorowski
et Jaroslaw Kaczynski.
L’archevêque Amato a rappelé le courage du père Popieluszko dans son homélie :
"Le père Popieluszko n’a pas cédé à la tentation de vivre dans ce camp de la mort ; avec ses seules qualités intérieures la vérité, l’égalité et l’amour il a purifié son âme de citoyen mais aussi d’aumônier".
Une relique du jeune prêtre a ensuite été apportée sur l’autel et saluée par une foule enfin soulagée après une attente de plus de vingt-cinq ans.
Benoît XVI remet le document de travail aux évêques du Moyen-Orient pour leur synode
Le Pape a remis l'Instrumentum Laboris sur le synode pour le Moyen-Orient et a déclaré :
"L'Assemblée spéciale du Synode des Évêques, convoquée à votre
demande, va tenter d'approfondir les liens de communion entre les
membres de vos Églises locales, ainsi que la communion de ces mêmes
Églises entre elles et avec l'Église universelle. Cette Assemblée désire
aussi vous encourager dans le témoignage de votre foi dans le Christ
que vous rendez dans les pays où cette foi est née et a grandi. Il est
également connu que certains d'entre vous endurent de grandes épreuves
dues à la situation actuelle de la région. L'Assemblée spéciale est une
opportunité pour les Chrétiens du reste du monde d'offrir un soutien
spirituel et une solidarité à leurs frères et sœurs du Moyen-Orient.
C'est une occasion pour mettre en relief la valeur importante de la
présence et du témoignage chrétiens dans les pays de la Bible, non
seulement pour la communauté chrétienne à l'échelle mondiale, mais
également pour vos voisins et vos concitoyens. Vous contribuez
d'innombrables manières au bien commun, par exemple par l'éducation, le
soin des malades et l'assistance sociale, et vous travaillez à la
construction de la société. Vous désirez vivre en paix et en harmonie
avec vos voisins juifs et musulmans. Souvent, vous agissez en
artisans de paix dans le difficile processus de conciliation. Vous
méritez la reconnaissance pour le rôle inestimable que vous remplissez.
C'est mon sérieux espoir que tous vos droits soient de plus en plus
respectés, y compris le droit à la liberté de culte et à la liberté
religieuse, et que vous ne souffriez plus jamais de discrimination
d'aucune sorte.Je prie afin que les travaux de l'Assemblée spéciale puisse aider à
centrer l'attention de la communauté internationale sur la situation des
Chrétiens du Moyen-Orient qui souffrent pour leur foi, afin que des
solutions justes et durables soient trouvées pour les conflits qui
causent tant d'épreuves. Sur cette grave question, je réitère
mon appel personnel en faveur d'un effort international, urgent et
concerté, pour résoudre les tensions actuelles au Moyen Orient,
spécialement en Terre Sainte, avant que de tels conflits ne conduisent à
de plus grandes tragédies."
Le Pape invite à ne pas désespérer de la situation au Moyen-Orient
Angélus du Pape depuis Chypre :
"Au milieu du jour, la tradition de l'Église veut que nous nous
tournions vers la Vierge bénie en nous souvenant joyeusement de sa
prompte acceptation de l'invitation du Seigneur à devenir la mère de
Dieu. Ce fut une invitation qui la remplit d'émoi, une invitation
qu'elle avait de la peine à comprendre. C'était un signe que Dieu l'ait
choisi, son humble servante, à coopérer avec Lui à son plan de salut.
Quelle joie nous donne la générosité de sa réponse ! Par son ‘oui',
l'espérance des générations passées devint une réalité ; le Dieu Unique,
longtemps attendu par Israël, venait dans le monde, dans notre
histoire. De lui l'ange avait promis que son règne n'aura pas de fin
(cf. Lc 1,33).Une trentaine d'années plus tard, alors que Marie qui se tenait aux
pieds de la Croix en pleurant, il lui devait être difficile de garder
vive cette espérance. Les forces des ténèbres semblaient avoir triomphé.
Et cependant, au fond d'elle-même, elle se sera rappelé les paroles de
l'ange. Dans la désolation même du Samedi Saint, la certitude de
l'espérance l'a conduite jusqu'à la joie du matin de Pâques. Aussi,
nous, ses enfants, vivons-nous dans une même ferme espérance que le
Verbe fait chair dans le sein Marie, ne nous abandonnera jamais. C'est
Lui, le Fils de Dieu et le Fils de Marie, qui fortifie la communion que
nous lie ensemble, pour que nous témoignions de lui et de la puissance
de son amour qui guérit et réconcilie. Et maintenant, implorons Marie,
notre Mère, afin qu'elle intercède auprès du Christ, son Fils, le Prince
de la Paix, pour nous tous, pour le peuple chypriote et pour l'Église
au Moyen-Orient."
« Nous devons penser non plus à partir du ‘moi’ mais du ‘nous’. »
Extrait de l'homélie du Saint-Père ce matin :
"Aujourd'hui, nous célébrons la Solennité du Corps et du Sang de Notre
Seigneur. Corpus Christi, le nom donné en Occident à la fête
d'aujourd'hui, est utilisé dans la Tradition de l'Église pour désigner
trois réalités distinctes : le corps physique de Jésus, né de la Vierge
Marie, son corps eucharistique, le pain du ciel qui nous nourrit dans ce
grand sacrement, et son corps ecclésial, l'Église. En réfléchissant sur
ces différents aspects du Corpus Christi, nous pouvons parvenir à une
compréhension plus profonde du mystère de communion qui lie ensemble
tous ceux qui appartiennent à l'Église. Tous ceux qui se nourrissent du
corps et du sang du Christ dans l'Eucharistie sont « rassemblés dans
l'unité par l'Esprit Saint » (Prière eucharistique n°2) pour former le
saint et unique peuple de Dieu. Tout comme l'Esprit Saint est descendu
sur les Apôtres dans la Chambre haute à Jérusalem, ainsi le même Esprit
Saint a une double action dans chaque célébration de la Messe :
sanctifier les dons que sont le pain et le vin, afin qu'ils deviennent
le corps et le sang du Christ, et combler tous ceux qui sont nourris par
ces saints dons, afin qu'ils deviennent un seul corps et un seul esprit
dans le Christ.Saint Augustin
exprime ce processus magnifiquement (cf. Sermon 272). Il nous rappelle
que le pain n'est pas fabriqué à partir d'un seul grain, mais d'un grand
nombre. Avant que tous ces grains ne deviennent du pain, ils doivent
être moulus. Il fait ici allusion à l'exorcisme auquel les catéchumènes
doivent se soumettre avant leur baptême. Chacun de nous qui appartenons à
l'Église a besoin de sortir du monde clos de son individualité et
d'accepter le ‘compagnonnage' des autres, qui « partagent le pain » avec
nous. Nous devons penser non plus à partir du ‘moi' mais du ‘nous'.
C'est pourquoi tous les jours, nous prions ‘notre' Père, pour ‘notre'
pain quotidien. Abattre les barrières entre nous et nos voisins est le
préalable premier pour entrer dans la vie divine à laquelle nous sommes
appelés. Nous avons besoin d'être libérés de tout ce qui nous enferme et
nous isole : crainte et défiance vis-à-vis des autres, avidité et
égoïsme, mauvaise volonté pour prendre le risque de la vulnérabilité à
laquelle nous nous exposons lorsque nous nous ouvrons à l'amour.Les grains de blé, une fois écrasés, sont mélangés dans la pâte et
cuits. Ici, saint Augustin fait référence à l'immersion dans les eaux
baptismales suivie par le don sacramentel du Saint Esprit, qui embrase
le cœur des fidèles avec le feu de l'amour de Dieu. Ce processus qui
unit et transforme les grains isolés en un seul pain nous procure une
image suggestive de l'action unifiante de l'Esprit Saint sur les membres
de l'Église, réalisée de façon éminente à travers la célébration de
l'Eucharistie. Ceux qui prennent part à ce grand sacrement deviennent le
Corps ecclésial du Christ alors qu'ils se nourrissent de son Corps
eucharistique. « Sois ce que tu peux voir », dit saint Augustin en les
encourageant, « et reçois ce que tu es »."
Arc de Triomphe : des scouts anciens combattants ravivent la flamme
"Réponse vivante à ceux qui s'interrogent sur l'identité de la France : le ravivage de la flamme à l'Arc de Triomphe par l'Association Nationale des Scouts Français Anciens Combattants.
Le président de l'association, le Général Richard, a déposé la gerbe, aidé par le Père Jean-Paul Argouarc'h.
A l'issue de la cérémonie le Père Argouarc'h s'est entretenu avec les Anciens Combattants.
Oui, la France réelle c'est cela : la piété filiale envers ceux qui ont donné leur vie pour leur pays.
Ce qui nous ramène à Chartres, et à Charles Péguy :Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre
Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.
Heureux ceux qui sont morts car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés."
Retraites : les cotisants sont dans les poubelles des hôpitaux…
L'humeur de Pasquin, dans l'Homme Nouveau :
"Valse des chiffres, de fausses promesses :
âge, cotisations, indemnités. Les experts se
battent, de gauche, de droite. Les syndicats
s’insurgent. Manquent encore les lycéens sur
le sujet et les classes maternelles pour que le
théâtre, printanier et récurrent, commence. Touche
pas à ma retraite ; non ; si ; faut les sauver ; pas
comme ça ; faire payer les riches ; répartir ; capitaliser
; imposer ; régimes spéciaux ; pénibilité ; secteurs
publics ; privés ; justice ; travail,… Pendant ce
temps, la pyramide des âges mute en champignon
atomique. « Papy boom » ? Belle expression ! Comme
si les vieux se reproduisaient entre eux. La réalité,
c’est le terrible « baby crash ». Il n’y a plus de
cotisants. Ils sont dans les poubelles des hôpitaux,
les incinérateurs des services d’orthogénie. « Un
enfant si je veux et quand je veux ». À 200 000
interruptions volontaires de cotisants par an
depuis bientôt 35 ans, cela fait de la cotise à
la poubelle. Presque sept millions de cotisants.
La plus grande caisse de retraite du pays disparue.
On a sauvé les banques et la Grèce, mais là c’est
foutu. On aurait tous pu prendre nos retraites à
45 ans ou multiplier nos indemnités. Oui mais
le cotisant, pour qu’il paie environ 25 ans de retraite
à la génération d’avant, il aurait fallu au moins
le porter neuf mois, le supporter vingt ans et peutêtre
l’aimer un peu. Avortement libre et gratuit.
Maintenant c’est la retraite qui est libre et gratuite.
Pas certain que la future génération ait très
envie de payer pour nous. Ils revendiqueront alors
l’euthanasie libre et gratuite."
« la désagrégation de la famille est l’un des facteurs de la désagrégation de la société »
Bruno Gollnisch, qui a convoqué David Rachline suite à l'éviction de certains de ses partisans, a prononcé un discours à Bayeux, dont voici quelques extraits :
"Je suis attaché aux valeurs de la famille traditionnelle. (…) Je
pense que la désagrégation de la famille est l’un des facteurs de la
désagrégation de la société."
"La civilisation française, ce n’est pas
seulement les valeurs républicaines dont on nous rebat les oreilles. (…)
La France n’est pas une nation qui se définit simplement par les
valeurs républicaines. (…) Il y a une civilisation française qui est une
civilisation charnelle, dont l’acte fondateur (…) est une alliance
réalisée par le baptême de Clovis à Reims.""Il y a une décadence démographique car nous n’avons pas su ou pas voulu accueillir la vie. A force de ne plus avoir fait d’enfants, il n’y a plus personne pour payer les retraites."
13 juin, fête de Radio Courtoisie
Dimanche 13 juin, vingt-et-unième édition de la Fête de la Courtoisie ! A l'Espace Champerret de 14 heures à 19 heures, les écrivains qui se sont exprimés à Radio Courtoisie dédicaceront leurs œuvres.
Espace Champerret, porte de Champerret, Paris 17e.
Entrée rue Jean Œstreicher.
Métro : Porte de Champerret et Louise Michel. RER C : Pereire.
Entrée : 12 euros.
Entrée gratuite pour les jeunes gens de moins de vingt-cinq ans.
Radio Courtoisie, 61 boulevard Murat, 75016 Paris.
Tél. : 01 46 51 00 85. Fax : 01 46 51 21 82. Courriel : [email protected] :
- Paris 95,6 MHz
- Caen 100,6 MHz
- Chartres 104,5 MHz
- Cherbourg 87,8 MHz
- Le Havre 101,1 MHz
- Le Mans 98,8 MHz
La communion selon le Saint Curé d’Ars
Guillaume d'Alançon a publié La Messe du saint curé d'Ars, préfacé par Mgr Aillet, dans lequel il reprend le déroulement de la messe à l'école de la vie de St Jean-Marie Vianney. Extrait :
"Communier c'est aussi adorer Dieu qui vient en soi. Et le geste qui signifie le mieux l'adoration, c'est l'agenouillement. Le Saint Curé n'imagine pas qu'on puisse Le recevoir autrement. Il recommande :
"Dieu, quel bonheur et quel honneur pour des misérables comme nous ! Nous devons lui témoigner un grand respect. Etre si misérable !… Mais nous espérons qu'Il aura tout de même pitié de nous. Après avoir dit vos actes, il faut offrir votre communion pour vous ou pour d'autres ; vous vous levez pour aller à la sainte Table avec beaucoup de modestie, ce qui annonce que vous allez faire quelque chose de grand ; vous vous mettez à genoux et vous vous efforcez de ranimer en vous la foi qui vous fasse sentir la grandeur de votre bonheur. Il faut que votre esprit et votre coeur soient tout à Dieu. Vous prenez bien garde de ne pas tourner la tête, vous tenez vos yeux à moitié fermés, les mains jointes, et vous dites votre : "Je confesse à Dieu". Si vous attendez pour communier, il faut vous exciter à un grand amour pour Jésus-Christ, en le priant bien humblement qu'Il daigne venir dans votre pauvre et misérable coeur. Après que vous avez eu le grand bonheur de communier, il faut vous lever avec modestie, retourner à votre place, vous mettre à genoux et ne pas prendre de suite un livre ou votre chapelet ; il faut vous entretenir un moment avec Jésus-Christ, que vous avez le bonheur d'avoir dans votre coeur, où, pendant un quart d'heure, Il est en corps et en âme, comme pendant sa vie mortelle. O bonheur infini !""
L’APEL fait intervenir le planning familial dans l’école catholique
L'Association des Parents d'Élèves de l'Institution
Sévigné à Narbonne avait, comme l'année
dernière, organisé une rencontre-débat sur le thème de la sexualité ("la
sexualité, comment en parler avec son enfant ?"),
avec les parents intéressés, et avait invité pour ce faire la coordinatrice au Planning Familial.
Des parents de cette école catholique sont intervenus auprès du diocèse : la rencontre avec
les parents a été ajournée. Les membres du bureau de l'APEL ont démissionné en représaille. Ils expliquent :
"Certains parents, pourtant
adhérents non-actifs de l'APEL ont court-circuité le fonctionnement du
bureau en prenant à partie le directeur diocésain pour faire annuler la
réunion débat du 4 mai. Ce regrettable incident alimente et parachève
une liste de dysfonctionnements déjà bien fournie. Compte tenu du manque
de communication avec l'Institution, nous ne nous sentons plus investis
de sa confiance et de la mission qui nous a été confiée au regard des
tâches accomplies durant trois années".
Ces membres de l'APEL savent-ils seulement que le Planning familial est un pourvoyeur de la culture de mort, incompatible avec le respect de la vie et de la famille ?
Le monde a besoin de la Croix
Extrait de l'homélie prononcée par Benoît XVI lors de la messe en l'église paroissiale latine de Sainte Croix à Nicosie :
"Selon une ancienne tradition le bois de la Croix viendrait d’un arbre
planté par Seth, le fils d’Adam, sur le lieu où Adam avait été enterré.
En cet
endroit précis, connu sous le nom de Golgotha, le lieu du crâne, Seth
planta une
graine provenant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal,
l’arbre qui se
trouvait au milieu du jardin d’Eden. Grâce à la Providence divine,
l’œuvre du
Malin aurait ainsi été défaite en retournant contre lui ses propres
armes. Séduit par le serpent, Adam avait abandonné sa confiance filiale en
Dieu et il avait péché en mangeant du fruit de l’unique arbre du jardin
qui lui
était interdit. En raison de ce péché, la souffrance et la mort sont
entrées
dans le monde. Les effets tragiques du péché, la souffrance et la mort,
sont
trop évidents dans l’histoire de la descendance d’Adam. […]
Comme un châtiment pour leur péché, des membres du peuple d’Israël,
languissant dans le désert, furent mordus par des serpents et ne purent
être
sauvés de la mort qu’en regardant le signe que Moïse éleva, préfigurant
la Croix
qui mettrait fin au péché et à la mort une fois pour toutes. Nous voyons
clairement que l’homme ne peut se sauver lui-même des conséquences de
son péché.
Il ne peut se sauver lui-même de la mort. Dieu seul peut le libérer de
son
esclavage physique et moral. Et parce qu’il a tant aimé le monde, il a
envoyé
son Fils unique, non pour condamner le monde – comme la justice semblait
le
commander – mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé. Le Fils unique
de Dieu
a dû être élevé, tout comme Moïse avait élevé le serpent dans le désert,
pour
que tous ceux qui le regarderaient avec foi puissent avoir la vie. […]C’est pourquoi le monde a besoin de la Croix. La Croix n’est pas
uniquement un symbole privé de dévotion. Elle n’est pas seulement
l’insigne des
membres d’un groupe particulier au sein de la société, et, en son sens
le plus
profond, elle n’a rien à voir avec l’imposition par la force d’un credo
ou d’une
philosophie. La Croix parle d’espérance, elle parle d’amour, elle parle
de la
victoire de la non-violence sur l’oppression. Elle dit que Dieu relève
celui qui
est humble, qu’il fortifie le faible, qu’il triomphe des divisions et
surmonte
la haine par l’amour. Un monde sans la Croix serait un monde sans
espérance, un
monde dans lequel la torture et la brutalité seraient sans contrôle, où
la
faiblesse serait exploitée et l’avidité aurait le dernier mot. […]J’ai particulièrement conscience, dans mes pensées et dans mes
prières,
que beaucoup de prêtres et de religieux au Moyen Orient font
actuellement
l’expérience d’un appel particulier à conformer leurs vies au mystère de
la
Croix du Seigneur. Là où les chrétiens sont une minorité, là où ils
souffrent
l’épreuve en raison de tensions ethniques et religieuses, de nombreuses
familles
prennent la décision de partir, et il peut être tentant pour leurs
pasteurs de
faire de même. Néanmoins, dans des situations de cette nature, un
prêtre, une
communauté religieuse, une paroisse qui reste ferme et qui continue à
rendre
témoignage au Christ est un signe extraordinaire d’espérance, non
seulement pour
les chrétiens mais aussi pour tous ceux qui vivent dans la région. Leur
seule
présence est une expression éloquente de l’Évangile de la paix, de la
détermination du Bon Pasteur de prendre soin de tout le troupeau, de
l’engagement inébranlable de l’Église au dialogue, à la réconciliation
et à la
reconnaissance bienveillante de l’autre."
Personne ne peut être indifférent aux chrétiens du Moyen Orient
Du Pape à l'archevêque orthodoxe de Chypre :
"Chypre est traditionnellement considérée comme une partie de la Terre
Sainte, et la situation de conflit permanent au Moyen-Orient doit
préoccuper
tous les disciples du Christ. Personne ne peut rester indifférent aux
multiples
besoins des chrétiens de cette région en conflit, afin que ces anciennes
Églises
puissent vivre dans la paix et dans la prospérité."
Promouvoir la vérité morale dans la vie publique
De Benoît XVI aux autorités civiles et au corps diplomatique à Nicosie :
"Mon
prédécesseur le Pape Jean-Paul II a écrit, une fois, que l’obligation
morale ne
devrait pas être vue comme une loi s’imposant elle-même de l’extérieur
et
requérant l’obéissance, mais plutôt comme une expression de la sagesse
de Dieu à
laquelle la liberté humaine se soumet volontiers (cf. Veritatis
Splendor,
n. 41). En tant qu’êtres humains, nous trouvons notre accomplissement
ultime en
référence à cette Réalité Absolue dont nous rencontrons si souvent le
reflet
dans notre conscience comme une invitation pressante à servir la vérité,
la
justice et l’amour. […]Les anciens philosophes grecs nous enseignent aussi que le bien
commun
est précisément servi par l’influence de personnes dotées d’une profonde
perspicacité morale et de courage. C’est ainsi que les politiques sont
purifiées
des intérêts égoïstes et des pressions partisanes et qu’elles reposent
sur des
bases plus solides. Plus encore, les aspirations légitimes de ceux que
nous
représentons se trouvent protégées et favorisées. […]Mais que signifie en termes concrets respecter et promouvoir la
vérité
morale dans le monde de la politique et de la diplomatie aux plans
national et
international? Comment la recherche de la vérité peut-elle apporter une
plus
grande harmonie dans les régions du globe qui connaissent des troubles?
Je
voudrais suggérer que cela peut être atteint de trois façons.Premièrement, promouvoir la vérité morale signifie agir de façon
responsable sur la base de connaissances factuelles. En tant que
diplomates,
vous savez d’expérience que ces connaissances vous aident à identifier
les
injustices et les griefs, de manière à considérer de façon dépassionnée
les
intérêts de tous ceux qui sont impliqués dans un conflit donné. […]Une deuxième voie pour promouvoir la vérité morale consiste à
déconstruire les idéologies politiques qui voudraient supplanter la
vérité. Les
expériences tragiques du vingtième siècle ont mis à nu l’inhumanité qui
s’ensuit
lorsque la vérité et la dignité humaine sont niées. De nos jours, nous
sommes
témoins de tentatives pour promouvoir de supposées valeurs sous le
couvert de la
paix, du développement et des droits humains. […]Troisièmement, promouvoir la vérité morale dans la vie publique
appelle
à un effort constant pour fonder les lois positives sur les principes
éthiques
de la loi naturelle. Il fut un temps où le recours à celle-ci était
considéré
comme évident, mais l’ère du positivisme dans la théorisation
contemporaine de
la loi réclame la réaffirmation de cet axiome important. Les personnes,
les
communautés et les États, sans le repère des vérités morales objectives,
deviendront égoïstes et sans scrupule et le monde, un lieu plus
dangereux à
vivre. D’autre part, en étant respectueux des droits des personnes et
des
peuples, nous protégeons et promouvons la dignité humaine. Quand les
politiques
que nous soutenons sont appliquées en harmonie avec la loi naturelle qui
est
commune à notre humanité, nos actions deviennent alors plus saines et
contribuent à un environnement de compréhension, de justice et de paix."
Ils ébranlaient la foi des musulmans, ils ont été expulsés
Lu ici :
"Dans la semaine de l'Ascension, le Maroc a expulsé au moins 28 ressortissants étrangers de confession chrétienne, dont un couple de Suisses. Ils sont tous accusés «d'ébranler la foi des musulmans». Actifs dans des entreprises locales ou étrangères, établis dans le pays depuis de très nombreuses années, ils ont reçu l'ordre de quitter le pays dans un délai de 48 heures. De nombreux chrétiens marocains se disent inquiets pour leur avenir en raison du silence de l'Occident. […]
Tous nient avoir exercé une quelconque activité pouvant être qualifiée de prosélytisme. […] Dans l'optique des autorités, le fait que les Marocains qui les côtoient sachent qu'ils sont chrétiens est de nature à ébranler leur foi musulmane."
Les valeurs de l’Evangile doivent être promues
Aujourd'hui, à 10 h 45' locales à l'école St. Maron de Nicosie, Benoît XVI a
rencontré
une délégation de la communauté catholique de Chypre, forte de 25.000
fidèles. Il leur a notamment dit :
"Vous aussi, qui suivez le Christ aujourd’hui,
vous êtes appelés à vivre votre foi dans le monde en ajoutant votre voix
et
votre action pour promouvoir les valeurs de l’Évangile qui vous ont été
transmises par des générations de Chrétiens chypriotes. Que ces valeurs,
profondément enracinées dans votre culture comme dans le patrimoine de
l’Église universelle, continuent à inspirer vos efforts pour promouvoir
la
paix, la justice et le respect de la vie humaine et de la dignité de vos
concitoyens. En ce sens, votre fidélité à l’Évangile sera sûrement
bénéfique
à toute la société chypriote."
Un soldat français tué au Liban
Un soldat français de la Force des Nations Unies au Liban (Finul) a été tué et deux autres blessés dans un accident de la route aujourd'hui dans le sud du pays, lors d'une patrouille de routine ce matin dans les environs de Qalaouay, à 15 km à l'est de la ville côtière de Tyr. (plus de détails)
RIP
Manifestation ridicule des féministes
Un cortège a défilé samedi dans les rue de Paris pour contester des fermetures de centres d'interruption volontaire de grossesse.
La manifestation, réunissant plusieurs dizaines de personnes, était composée d'autant d'hommes que de femmes, aux couleurs de la CGT, de Sud, du Parti de Gauche, du NPA ou encore de la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception).
Leur cause mortelle ne mobilise plus.
Les AFC engagées contre le Hellfest
Extraits d'un communiqué des AFC de Loire-Atlantique :
"Les 18, 19 et 20 juin prochains se tiendra à Clisson (44) une nouvelle édition du festival de musique métal, le « Hellfest » ("Fête de l'enfer"..).
Vos proches, vos amis ont déjà pu vous interroger à ce sujet et sur les moyens d'agir face à cette manifestation : son exubérance ne peut cacher les sérieuses et graves questions qu'elle pose, notamment par la présence de groupes s'affichant délibérément satanistes. Par ailleurs, un nombre significatif de groupes sont porteurs de noms évocateurs (ex dying fetus (foetus agonisants), bloodbath (bain de sang), sick of it all (vomir de tout), decapitated (décapité)). Certaines paroles, jeux de scènes, s'avèrent d'une extrême violence, blasphématoires et incitant à la haine.Les AFC de Loire-Atlantique sont mobilisées depuis plusieurs années. Elles ont contribué au retrait du sponsoring de Coca cola. Elles continuent leur action auprès de Kronenbourg et des collectivités locales (Conseil Général, Conseil Régional, Communes) qui sponsorisent ou subventionnent le Hellfest.
Les AFC sont invitées à intervenir pendant le festival lors d'une table-ronde, débat radio-télévisée qui sera diffusé dimanche 20 juin 2010 à 11h, simultanément sur Radio Fidélité et sur l'émission "le Transbordeur" de Télénantes.La Confédération nationale des AFC intervient également de façon complémentaire sur le terrain juridique. Elle examine la possibilité d'engager une action en justice, en se fondant sur les textes des chansons de groupes qui doivent se produire lors de ce festival et sur la violence, dont les textes en question sont porteurs, dirigée contre diverses cibles dont les chrétiens. Il s'agit de faire reconnaître par la Justice les troubles qu'ils provoquent."
Le Primat de Chypre évoque le nettoyage ethnique dans la partie occupée
Lu ici :
"La chaine de télévision KTO a diffusé ce reportage sur la rencontre à Paphos sur l'île de
Chypre entre le pape Benoit XVI et l'archevêque orthodoxe de Chypre Chrysostome II (primat, mais non patriarche comme le
dit par erreur le commentateur ou
encore l'agence Apic-Kipa). Il s'agit essentiellement
d'une allocution de Mgr Chrysostome et de la réponse du pape. L'archevêque de Chypre a
rappelé comment l'Église de l'île a été fondée par Barnabé, Paul et
Marc. Puis, il a évoqué la situation actuelle et a déploré le "nettoyage
ethnique" opéré dans la partie occupée de l'île par la Turquie, ainsi
que le pillage du patrimoine culturelle dans cette même partie afin de
la "débarrasser (…) de toute trace de tout ce qui est grec ou
chrétien".De son côté, le pape a notamment parlé des relations entre l'Église
catholique et l'Église orthodoxe. Il a précisé: "L’Église à Chypre qui a
servi de pont entre l’Est et l’Ouest, a
beaucoup contribué à ce processus de réconciliation. Le chemin qui a
pour but la
pleine communion ne sera certainement pas exempt de difficultés,
cependant
l’Église catholique et l’Église orthodoxe de Chypre se sont engagées à
avancer
sur le chemin du dialogue et de la coopération fraternelle."
L’identité de la France au menu de Renaissance catholique
La XIXe Université d’été de Renaissance catholique, qui aura lieu du dimanche 11 au mercredi 14 juillet à proximité de Tours, traitera de l’identité nationale. Jean-Pierre Maugendre répond à Présent :
"Le débat voulu par Nicolas Sarkozy sur l’identité nationale est l’occasion de s’interroger sur l’identité de la France et les menaces qui pèsent sur elle : c’est dans les racines de son histoire que s’écrit l’avenir d’un peuple et d’une nation ! A cet égard, l’avenir de la France, du moins de celle qui veut rester fidèle à sa vocation de fille aînée de l’Eglise, semble particulièrement menacé. Notre pays paraît écrasé, brisé, broyé entre l’enclume d’un matérialisme consumériste et laïciste omniprésent et le marteau d’un islam radical « sûr de lui-même et dominateur » en pleine expansion démographique. Renouer avec nos racines, ce n’est pas nous tourner vers un passé révolu mais revenir à la source de nos espoirs et de notre espérance."
Parmi les interventions, notons clles-ci :
- Saint Martin et l’évangélisation de la Gaule, Anne Bernet.
- Le peuplement de la France : la leçon de Dupâquier, Henry de Lesquen
- Histoire de l’unité française : la leçon de Bainville, Christophe Dickès
- De l’immigration à l’invasion ? Jean-Yves Le Gallou
- Le démantèlement de la souveraineté française, Bruno Gollnisch.
- La fille aînée de l’Eglise : le catholicisme dans l’identité française, Arnaud Jayr
- La Révolution et les Droits de l’homme font-ils partie de l’identité française ? Claude Rousseau
Et JP Maugendre poursuit :
"Le combat intellectuel et culturel n’est perdu que par ceux qui refusent de le mener. Qui aurait cru que, dans l’Université laïque du début du XXe siècle, se produirait cette formidable vague de conversions : Jacques Maritain et sa fiancée Raïssa, qui avaient décidé de se suicider s’ils ne pouvaient trouver un sens à leur vie, Charles Péguy, directeur des Cahiers de la quinzaine, Henri Charlier dont le père était franc-maçon et dont l’épouse Claude Franchet se convertit à l’annonce de la mort de Péguy au champ d’honneur, Ernest Psichari, le propre petit-fils de Renan, Henri Massis qui rejoindra Psichari dans le tiers-ordre dominicain, André Charlier, jeune frère d’Henri, futur directeur de l’école de Maslacq, Henri Ghéon subjugué par la fascinante personnalité du lieutenant de vaisseau Dupouey… Toute cette génération a commencé par aimer la France, par être dévorée par la passion de la France, le souci de sa grandeur, la volonté d’en être digne avant de rejoindre l’Eglise."
Les retraites, la laïcité et l’identité vues par Bruno Gollnisch
Bruno Gollnisch répond aux questions de Monde & Vie du 5 juin. Extraits :
"Les critiques que Nicolas Sarkozy adresse aujourd’hui à la politique de François Mitterrand sont certes justifiées, mais la droite est elle aussi responsable : elle a refusé de mettre en oeuvre une vraie politique familiale et d’accueil de la vie, dans un pays qui élimine chaque année 200 000 enfants à naître. C’est un suicide collectif. Notre déficit démographique est aujourd’hui masqué par les naissances étrangères, qui ne sont même pas répertoriées comme telles. Ce terrible déficit démographique est censé être compensé par l’immigration, mais pour que les enfants de Mohammed paient la retraite de Maurice, comme on pouvait le lire sur une affiche de SOS-Racisme placardée au Parlement européen, encore faudrait-il qu’ils travaillent, ce qui n’est pas toujours le cas… […]
Si j’étais ministre de l’Intérieur, le problème de la burqa serait vite résolu : j’enverrais aux préfets, aux maires, aux officiers de police et de gendarmerie une circulaire interdisant de circuler masqué sur la voie publique, avec une tolérance le jour du carnaval. C’est une question d’ordre public et il n’est pas besoin de placer le débat sur le terrain religieux. Quant à la laïcité, il peut être dialectiquement utile de retourner cette machine de guerre forgée à l’origine pour détruire l’identité chrétienne de la France. On prend aujourd’hui, pour lutter contre la burqa, plus de gants que l’on n’en avait pris jadis pour expulser les congrégations, c’està- dire des dizaines de milliers de religieuses qui ne s’étaient rendues coupables que d’avoir consacré leur vie à instruire les enfants, à soigner les malades et à prier ! Quand on cite la laïcité au nombre des « valeurs de la République » (dont j’aimerais que l’on précise le contenu…), ça me laisse assez froid. Bien comprise, la laïcité – à ne pas confondre avec le laïcisme – signifie le respect par l’Etat de la liberté de conscience de chacun. Je peux admettre qu’on l’utilise comme argument pour contrer certaines pratiques ostentatoires, mais l’islam profite surtout des carences de notre société. Tout se tient : la progression de l’islam ou de l’islamisme a des causes démographiques, politiques, spirituelles… On ne la contiendra pas avec la barrière théorique de la laïcité. Le problème se poserait moins si nos églises étaient pleines… Il faut que les Français retrouvent leurs traditions, qu’elles soient vivantes et qu’ils en soient fiers. […]
J’ai personnellement participé à un débat sur l’identité nationale organisé, en présence d’Eric Besson […] j’ai interpellé publiquement le ministre pour lui dire mon désaccord avec les propos qu’il avait tenus, selon la presse, à La Courneuve, et dont il ressortait que la France n’était ni un peuple, ni un territoire, ni une langue, ni une religion, mais un « conglomérat ». J’ai dit que je pensais exactement l’inverse : à savoir, que la France est à la fois un territoire qui s’étend sur les cinq continents, un peuple principalement européen dont le creuset mythique a été constitué par l’alliance des Francs et des Gallo-Romains, symbolisée par le baptême de Clovis à Reims, une civilisation profondément marquée par le christianisme, une culture exceptionnelle par sa variété et sa profusion, et une langue qui a longtemps servi de langue diplomatique. […] Eric Besson a tenu à me répondre immédiatement, en opérant un virage à 180 ° par rapport à ses déclarations de La Courneuve, expliquant qu’on l’avait mal compris et qu’en somme il partageait ma conception de l’identité nationale. Le seul fait qu’il soit d’accord avec un élu du Front national aurait dû faire quelque bruit ; or personne n’en a parlé, hormis L’Express et la presse lyonnaise."
Il existe une alliance objective entre l’AKP et Bruxelles
Tancrède Josseran, directeur de l’Observatoire du monde turc et des relations euro-turques, répond à l'Homme Nouveau à propos de la Turquie. Extraits :
"La laïcité turque n’est pas synonyme de séparation de l’État et de la mosquée, il s’agit plutôt d’un encasernement de la mosquée par l’État. Il existe un ministère des Affaires religieuses qui réglemente toute la vie religieuse en Turquie. Par exemple, chaque vendredi, jour de la grande prière, toutes les mosquées reçoivent un sermon écrit par le ministère des Affaires religieuses et tous les servants du culte sont fonctionnaires de l’État. Il s’agit d’une laïcité concordataire. […] Glissant sur la mondialisation, l’AKP s’est attelé à déconstruire le triptyque fondateur de la République, État-nation, État-laïc, État-unitaire. […]
[Abdullah Gül et Recep Tayyip Erdogan] ont tous deux d’excellents communiquants et relais en Europe, qui nous les vendent effectivement de manière très lissée. […] Gül est devenu maire d’Istanbul en 1994, où il est devenu très populaire en donnant un grand coup de balai dans le désordre et la corruption. En revanche, il a fêté les 800 ans de la chute d’Istanbul entre les mains des Ottomans. Concernant l’histoire de son pays, il oppose «huit siècles de grandeur ottomane à 80 ans d’amnésie républicaine»… On connaît également les paroles, tirées d’un poème célèbre, qu’il a prononcées dans le Sud-Est de l’Anatolie : «Nos minarets sont nos baïonnettes, nos mosquées sont nos casernes…». […]
Leur équation est la suivante : plus d’Europe, égale plus de démocratie ; plus de démocratie égale moins d’armée, donc moins de laïcité. Donc plus d’islam. Ils considèrent l’Europe comme un mélange de civilisations distinctes, ce qui explique leur tranquillité face à un modèle européen qui, a priori, ne leur ressemble guère. […] Clairement, l’U.E. a pris position pour les islamistes de l’AKP. Il existe une alliance objective entre l’AKP et Bruxelles, parce que tous ont intérêt à démilitariser le pouvoir politique en Turquie. […] Aujourd’hui, les islamistes turcs sont très attirés par l’Europe, qui est un véritable aimant économique. Les islamistes de l’AKP sont très originaux, car ils mettent en place une solide réislamisation, et en même temps misent sur l’économie mondialisée, sont intégrés dans les schémas financiers occidentaux et se tournent vers les marchés européens. […] Pour les islamistes, il faut se libérer de l’État nation kémaliste, qui est un carcan à l’islam et porte en germe le sécularisme. Il faut au contraire mettre en place une « mondialisation verte » reposant sur un « islam de marché ». Pour cela, le fonctionnement capitaliste des pays du Nord est une aubaine… et l’U.E. aussi !"
Ultra mou
Riposte-catholique riposte (comme son nom l'indique) à un blog qui renvoie dos à dos les homosexualistes adeptes du "kiss in" ("Ultra-homo") et catholiques défenseurs des parvis des églises ("Ultra-catho"). Extrait :
"Etonnant, pour une journaliste catholique d’ironiser sur le dégoût qu’inspire ou que devrait inspirer la théorie (l’idéologie) du genre aux catholiques. M’est avis que ces idées nauséabondes ne sont d’ailleurs pas complètement étrangères à la dévirilisation de la religion catholique : pour certains, c’est un peu « prie et tais-toi ». La politique, « forme supérieure de la charité » (Pie XI) ? Berk ! Défendre ses traditions, son identité française et catholique ? Dépassé, mes amis. Passez plutôt à la PrayStation et rejoignez-nous à HolyBeach après le Glorious Tour. « Tu comprends pas, Jesus loves you, le reste, on s’en fout »… La journaliste ironise de façon déplacée sur « les bastions de haine antichrétienne » (qui, comme chacun sait, n’existent pas) et « les vieilles valeurs françaises ». La France, fille aînée de l’Eglise, ça ne lui dit manifestement rien.[…]
Plutôt que d’opposer les catholiques entre eux, qu’on laisse
chacun agir là où il se sent appelé à agir : en amont (les diplomates),
pendant (les guerriers) et après (en réparation). Et puis notre
journaliste devrait savoir que c’est Dieu qui convertit…
En dénonçant cette « jonction des extrêmes », Natalia
Trouiller a le beau rôle : elle se place au-dessous de la mêlée (des
ploucs, ces gens qui n’ont rien d’autres à faire que de défendre une
cause, pff…)."
Les Turcs font passer les assassins de chrétiens pour des déséquilibrés
Des articles italiens mettent en doute la thèse des autorités turques à propos de l'assassin (un déséquilibré) de celui qui jouait un rôle très important comme conseiller du Pape pour l'islam. Extraits :
"A la Curie, on se demande si l'assassinat d'un champion de la paix
comme Padovese ne correspond pas à la suite maintenant longue et
sanglante des religieux chrétiens agressés ou tués en Turquie,
principalement sur de fausses accusations de prosélytisme. […] Hier, s'accordaient à dire les diplomates de haut niveau du
Vatican, non seulement une «colombe» a été tuée, mais une formidable
fossé a été creusé entre Rome et la région la plus incandescente de la
planète. Dans la guerre souterraine entre la Turquie laïque et les
secteurs islamiste, Mgr Padovese, en bon Milanais, estimait être le pot
de terre contre le pot de fer, mais, afin de défendre la présence
chrétienne dans le pays, il refusé toute autre destination. […]Que
l'élimination de Mgr Padovese soit l'acte d'un fou, une tragédie
personnelle, sans motifs politiques apparaît comme une «vérité d'Eglise»
qui ne convainc pas même son prédécesseur à la tête de l'épiscopat
turc. «Je connaissais le chauffeur, il n'était pas fou, il a
travaillé pour moi pendant onze ans et c'était une personne tranquille, pacifique,
qui n'avait pas besoin d'aide psychologique – coupe court Mgr Ruggero
Franceschini, aujourd'hui archevêque de Smyrne et ancien président de la
Conférence épiscopale de Turquie – On pourrait penser que quelqu'un
s'est servi de lui. Il peut ne pas l'avoir fait seul. Tous nos
employés sont soumis à un examen approfondi de la part de la sécurité.
J'ai peine à croire ce que dit la police. Il était musulman, mais
très bon, très calme".
En somme, "l'instabilité mentale de
l'assassin est un lieu commun qui avait déjà été utilisé pour l'assassin
de don Andrea Santoro", précise l'archevêque: "L'agression d'un fou est
le moyen le plus facile pour classer l'affaire". Et de pointer du doigt
les "foyers d'extrémistes religieux". Le meurtrier pourrait "avoir été
séduit par un de ces groupes".[…]Plusieurs
attentats, ces dernières années ont été commis par des jeunes définis
comme «instables", qui se sont par la suite révélés liés à des groupes
ultra-nationalistes et anti-chrétiens. Pour de nombreux observateurs, il
semble que les dirigeants, les politiciens, et les autorités civiles
turcs évitent de réfléchir sérieusement sur ces événements. Et on risque
de liquider toute cette violence, en disant seulement qu'on n'est pas
d'accord, que c'est l'acte isolé d'un fou, un geste anodin d'un jeune
fanatique de l'islam. Parmi les actes «isolés» de personnes
déséquilibrées, on relève: la blessure de Fr Adriano Franchini, capucin
italien, à Smyrne; du P. Roberto Ferrari, menacé avec un couteau à kebab
dans l'église de Mersin, le 11 Mars 2006; du P. Pierre Brunissen
poignardé au côté le 2 Juillet 2006 devant son église de Samsun. […]L'Avvenire
relève aussi que le meurtre de Mgr Padovese a eu lieu "à la veille
du voyage du pape à Chypre, le dernier pays divisé en Europe, occupé
pour un tiers de son territoire par l'armée d'Ankara, mais aussi
laboratoire de dialogue et de réconciliation entre les religions". Un
voyage, celui de Benoît XVI, sur lequel, poursuit l'Avvenire, "quelqu'un
a voulu mettre une mine destructrice, d'autant plus explosive que
l'ensemble du Moyen-Orient semble à nouveau, en ces derniers jours, sur
le point d'exploser dangereusement". Il s'agit, selon L'Avvenire,
de "trop de coïncidences inquiétantes flottant sur ce qui devait être
une visite au signe de la paix, du pardon et de la réconciliation."
Le groupe de Bildeberg : la secrète institution supranationale tient sa réunion
De l'AFP :
"Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero devait intervenir aujourd'hui devant de hauts responsables des milieux économiques et politiques réunis à Sitges (nord-est) dans le cadre du groupe de Bilderberg.
M. Zapatero "parlera de la crise que traverse le monde actuellement et des moyens d'affronter les défis auxquels doivent faire face toutes les économies mondiales", a déclaré la vice-présidente du gouvernement Maria Teresa Fernandez de la Vega à l'issue du conseil des ministres.
Le groupe de Bilderberg est un rassemblement informel de personnalités politiques, économiques ou encore du monde des médias, dont les débats organisés chaque année en un lieu différent sont tenus secrets.
"Cette année la réunion se tient en Espagne, précisement à Sitges, et le club a invité le chef du gouvernement parce que c'est la tradition que le chef du gouvernement du pays où se tient la réunion s'addresse aux participants", a déclaré Mme de la Vega.
La réunion doit s'achever dimanche."
Que ressortira de cette réunion secrète entre grands décideurs venus incognito (leurs noms seront publiés par Emmanuel Ratier dans Faits & Documents) ? L'avenir le dira.
