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Et si la Grande-Bretagne sauvait l’Europe ?

Le prochain gouvernement britannique que formeront les Conservateurs, s'ils emportent comme le prévoient les sondages les prochaines législatives, devrait être très eurosceptique au risque d'entrer en collision avec ses partenaires européens.

Selon Wyn Grant, professeur de politique à l'université de Warwick :

Cameron "Les eurosceptiques ont une position très forte dans le parti conservateur, surtout parmi ceux qui ont des chances de faire partie du prochain gouvernement. William Hague, pressenti comme le prochain ministre des Affaires étrangères, est fermement dans le camp eurosceptique et David Cameron (photo 1), appelé à devenir un Premier ministre, peu enthousiaste pour l'Europe, subira de fortes pressions de son électorat" (AFP)

Alors que David Cameron a confirmé jeudi dans son discours qu'il souhaitait organiser un référendum en Grande-Bretagne sur le traité de Lisbonne et qu'il voulait également rapatrier des pouvoirs que l'Union européenne ne devrait pas avoir. Avant lui, William Hague (photo 2) a déclaré :

Hague "Nous mènerons une politique étrangère britannique bien distincte. Nous souhaitons une Union européenne qui agit par accord entre les nations et pas en plaçant son propre président ou ministre des Affaires étrangères au dessus des nations." (AFP)

 

Rapport Léonetti sur l’autorité parentale : réaction de Christine Boutin

Comme nous l'avions précisé ici, Christine Boutin "salue le rapport de Jean Leonetti, tout en promettant de veiller aux suites qui y seront données". Dans un entretien accordé à La Croix, la présidente du PCD déclare :

Boutin "Je salue la prudence de ce rapport, qui a bien cerné, à partir de plusieurs auditions, la complexité de la question. Jean Leonetti ne propose pas de statut du beau parent, ce qui est une très bonne chose. Pourquoi ? Parce que ce qui est en jeu dans un tel statut, c’est la place de la famille biologique par rapport à la famille sociale.

La famille biologique, c’est le père et la mère. Le droit français s’est construit sur cette réalité. C’est tellement vrai que l’on a créé l’adoption plénière, qui permet de donner à l’enfant adopté le nom de ses parents adoptifs, sur le modèle de la famille biologique. Si l’on introduit un tiers dans cette relation, c’est tout cet ensemble qui se lézarde ! Jean Leonetti a évité cet écueil. Si le gouvernement le suit, je dis bravo !

(…) Je crois beaucoup à la médiation, et je l’ai encouragée dans les Yvelines. Elle peut permettre que la séparation se fasse de façon pacifiée et que l’enfant ne devienne pas l’objet d’une querelle. Le médiateur et le juge sont aussi une garantie contre certaines dérives. Que l’adulte tiers ait des droits, d’accord. Mais dans certaines limites (…)

Toutefois, le rapport ne distingue pas les couples en fonction de leur orientation sexuelle et laisse donc la porte ouverte à une reconnaissance de l'"homoparentalité" :

Mais l’erreur, à mon sens, serait de se focaliser sur la question des couples homosexuels. Ce qu’il ne faut pas, c’est autoriser des conventions passées entre adultes, sans aucun contrôle. Mais que l’on facilite la vie des Français, oui.

Je l’approuve, mais ce n’est qu’un rapport. Le Parti chrétien-démocrate sera très attentif aux suites qui y seront données (…)"

Rapport Léonetti sur l’autorité parentale : réaction du « collectif pour l’enfant »

Selon le collectif pour l'enfant, qui s'est battu contre le projet de statut de beau-parent, le rapport de Jean Léonetti (intégralité ici) reprend la plupart de ses préconisations. Le collectif demande néanmoins à rester extrêmement vigilants sur la suite qui sera donnée à ce rapport et au projet de loi qui en découlera. Le porte-parole du collectif, Béatrice Bourges, communique :

"Le Collectif pour l’enfant et ses soixante dix associations remercie monsieur le député Jean Léonetti pour le remarquable travail d’évaluation de la loi sur l’autorité parentale accompli par lui et dont il rend compte aujourd’hui au Premier ministre.

 

Le collectif pour l’enfant se réjouit tout d’abord de ce que le bon sens et le réalisme juridique ont inspiré les propositions faites dans le cadre de ce rapport. Il souhaite que ce rapport contribue à situer les discussions concernant l’autorité parentale dans un contexte serein et libéré des annonces médiatiques et idéologiques mais centré sur la réalité des besoins des familles et des solutions juridiques existantes.

 

Le collectif pour l’enfant se réjouit de la perspective dans laquelle est replacée la discussion, à savoir l’intérêt de l’enfant, lequel est rappelé comme fondement de l’autorité parentale dès le titre du rapport. L’avant projet de loi, centré sur les droits des tiers, avait en effet quelque peu mis l’intérêt de l’enfant au second plan alors qu’il doit rester premier en matière d’autorité parentale.

 

Le collectif pour l’enfant se réjouit encore de ce que les risques d’un partage de l’autorité parentale par convention sont identifiés : le rapport relève en effet que la convention est « un outil en partie inadapté aux séparations familiales » et que ce mécanisme comporte le risque d’une « insuffisante prise en compte de l’intérêt de l’enfant » et de la « dilution de l’autorité parentale ». S’il doit être envisagé, le partage de l’autorité parentale par convention doit donc être mieux encadré.

 

En ce qui concerne les liens entre l’enfant et un tiers ayant partagé sa vie, le collectif approuve totalement le rapport lorsqu’il relève que le maintien systématique des liens entre l’enfant et un tiers est un droit qui comporte des risques notamment en raison de la généralisation de la mesure. En effet, l’intérêt de l’enfant de maintenir des liens avec le tiers « doit être démontré et ne peut être simplement présumé ». En outre, le collectif est convaincu que, ainsi que le relève le rapport, la demande des tiers « ne doit pas être surestimée » et qu’elle est déjà « déjà satisfaite par le code civil ».

 

Pour finir, le collectif se réjouit de ce que le rapport ouvre des perspectives positives en faveur de l’enfant, ce qui mérite d’être salué, en proposant de repenser les relations familiales et en particulier les conflits entre adultes dans le cadre de la médiation familiale. La médiation familiale « relève aujourd’hui de services éparpillés et mal financés pour un rôle encore trop marginal », alors que le règlement des questions liées aux enfants pourrait se faire en amont grâce à la systématisation de la médiation familiale. Le collectif approuve l’objectif de développer une « culture de médiation ».

 

Le collectif pour l’enfant et ses soixante dix associations reste néanmoins plus vigilant que jamais quant au devenir de ces propositions et entend bien continuer à défendre l’intérêt de l’enfant dans ce dossier."

« Le bien commun ne peut jamais être favorisé par l’acceptation du meurtre des faibles »

Dans un article-choc publié à Rome, l'évêque de Denver, Charles J. Chaput, critique le président américain.

Scandale Mitterrand : le tabou de la faute

Extrait de l'analyse de l'abbé Guillaume de Tanoüarn :

"Drôle d'époque qui ne croit à rien, qui permet tout mais qui se veut morale. […] Reconnaissons-le : pour beaucoup, Frédéric Mitterrand est ici, volens nolens, l'arbre qui cache la forêt. Une occasion de s'indigner pour éviter d'avoir à s'accuser. Rien d'autre. […]

Mais le Ministre lui-même semble un peu perdu lorsqu'il s'agit pour lui de qualifier des actes qu'il est présumé avoir commis, et dont il nous dit d'une part qu'il les condamne ("Je condamne le tourisme sexuel") et d'autre part qu'il s'agit "d'une erreur peut-être, d'un crime non, d'une faute même pas". Doit-on dire qu'il condamne son erreur sans reconnaître sa faute ? La sémantique est impitoyable pour ceux qui l'utilisent de manière approximative, que cette approximation soit due à une émotion qu'en l'occurrence on peut comprendre ou qu'on doive l'attribuer à une profonde perte de repère.

Il me semble en tout cas, si on les prend en rigueur de termes, et sans préjuger en rien du for interne de la personne, en se bornant à l'expression publique qu'elle en donne, que ces "aveux" d'erreur d'une simple erreur nous montrent certes dans M. Mitterrand un touriste repenti mais pas un touriste repentant. C'est me semble-t-il l'ambiguïté de sa mise au point télévisée comme de son livre d'ailleurs sans doute.

Le rejet viscéral de l'héritage judéo-chrétien, dans une certaine élite mondialisée, se manifeste ici très clairement – dans le refus farouche à parler de faute. On concède l'erreur, on refuse la faute. La perspective chrétienne est aux antipodes. Un chrétien aura toujours du mal à se résigner à ne voir dans le mal qu'une erreur, parce que voir dans le mal simplement une erreur – et non une faute – c'est se priver de l'amour qui est pourtant seul vraiment réparateur.

L'erreur est intellectuelle (un mauvais jugement sur le bien et le mal peut en être l'origine) ou même simplement rationnelle (dans ce cas, on a des erreurs de calcul: tel acte m'empêche d'accéder à telle carrière: erreur). En revanche, la faute est spirituelle, elle appelle à la rescousse l'Esprit de Dieu. Elle permet d'entendre ce qu'a entendu Marie Madeleine: "Il lui sera beaucoup pardonné parce qu'elle a beaucoup aimé". La démarche du chrétien consiste justement, dans cette perspective, à examiner la part de faute (la part réparable par l'amour) qui est contenue dans ses transgressions."

Scandale Mitterrand : les députés UMP choqués

M De nombreux élus UMP se disent plus que troublés. Les plus audacieux vont jusqu'à remettre en cause les conditions de nomination des ministres. Jean-Frédéric Poisson s'étonne qu'avec "un tel passé" son auteur ne se soit pas imposé "un minimum de discrétion" après l'arrestation de Roman Polanski. Pour l'UMP Hervé Mariton l'exécutif serait victime d'un "effet casting":

"Le même qui était porté aux nues après son discours devant les "jeunes pop" aux journées d'été de l'UMP est aujourd'hui voué aux gémonies. On juge trop sur les apparences, pas assez sur le fond. Nous sommes pris à notre propre jeu".

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale Jean-François Copé rêve d'un changement de République :

"Si Mitterrand avait pu être auditionné par la représentation nationale avant d'être nommé, jamais  il ne serait entré au gouvernement"

Aux Etats-Unis, nommés par le président, les membres du cabinet doivent être présentés au Sénat pour "avis et consentement" avant d'intégrer l'exécutif. 

Les bandes attaquent Paris

A La Préfecture de Police de la capitale a tenu une réunion pour s'organiser face à ce phénomène croissant et inquiétant : plusieurs événements festifs parisiens ont récemment été la cible de bandes «constituées» manifestement originaires de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne : Marche des fiertés gays et lesbiennes, la Fête du baccalauréat ou la Technoparade…

Fondre sur des manifestants ou des fêtards, les frapper à dix contre un, lire l'effroi sur les visages autour, «c'est marrant», résume Moussa, 15 ans.

"On y va pour ramasser des téléphones, du fric, pour s'amuser. On retrouve d'autres bandes."

"Dès qu'on monte dans un wagon, c'est la tension […] J'adore faire baisser les yeux."

Des militants d’extrême gauche s’en prennent à l’armée

Le 7 octobre, une quinzaine de personnes rassemblés au nom de plusieurs collectifs (Nouveau parti anticapitaliste, Mouvement de la paix, Agir contre la guerre, etc…) ont manifesté devant la caserne de Reuilly, à Paris, qui est notamment le siège du Centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA). Ils ont également arrosé la façade du CIRFA de peinture rouge et apergé de mercurochrome l’intérieur du bâtiment.

13 manifestants se sont fait cueillir par la police, qui les a ensuite relâchés. Ils devraient être poursuivis pour “dégradation de bien public en réunion” et l’armée de Terre a l’intention de porter plainte.

Scandale Mitterrand : la presse n’est pas convaincue

M Dans La Croix, Dominique Quinio souligne que la "question (est) de savoir s'il a eu des relations avec des mineurs, ce qui serait un crime", car "ce n'est pas son homosexualité, ni les misères de sa vie affective, ni même son recours à la prostitution qui font d'abord débat".

Mais Laurent Joffrin (Libération) prévient que "si l'on enquête sur la vie privée du ministre, il faudra alors fouiller dans celle de tous les autres responsables politiques".

"Veut-on une société de la totale transparence, c'est-à-dire une société de l'inquisition?".

Sur ce sujet oui. Et cela risque d'éclabousser Libération (voir aussi ici) !

Hubert Coudurier dans Le Télégramme :

"un tabou a été brisé dans la politique française où le respect de la vie privée fut longtemps le cache-sexe de la protection des élites et d'une certaine complaisance des journalistes accrédités".

Michel Urvoy dans Ouest-France :

"ministre ou élu, un homme d'État doit être au-dessus de tout soupçon. On ne peut pas exiger des citoyens de consentir des sacrifices, de respecter la loi, d'adopter des comportements civiques et moraux si on sème soi-même ne serait-ce que le doute, si on alimente l'actualité de ses propres dérapages".

Dans La Montagne, Daniel Ruiz va plus loin :

"Si l'on décide de condamner les écrits indéfendables de Frédéric Mitterrand parce qu'il n'y a rien de plus odieux que l'esclavage sexuel, alors il faut aller jusqu'au bout du nettoyage des écuries et éradiquer la banalisation de la pédophilie, de l'inceste, de la prostitution couverts par le silence ordinaire".

Ces gens-là en savent visiblement bien plus qu'ils n'osent en dire.

La République du Centre :

"[en] absolvant Frédéric Mitterrand, Nicolas Sarkozy risque de brouiller son message sécuritaire, et celui de Brice Hortefeux, sur la lutte implacable contre toutes les formes de criminalité ou de perversion et la protection des victimes".

François Martin, dans Le Midi Libre :

"le ton libéral de Mitterrand en matière de moeurs est en totale inadéquation avec le discours sécuritaire du pouvoir".

Et avec Nicolas Sarkozy, qui voulait remettre de la morale en politique.

Le chiffre du jour

Les musulmans représentent près du quart de la population de la planète, soit 1,57 milliard de personnes. Quelque 38 millions de musulmans vivent en Europe, dont 16 millions en Russie, 4 millions en Allemagne et 3,5 millions en France.

Frédéric Mitterrand s’empêtre dans ses contradictions

M Invité au 20h de TF1 (vidéo ici), Frédéric Mitterrand est resté évasif et très contradictoire sur son ouvrage : un récit mais pas un roman, ce n'est pas une autobiographie mais c'est sa vie…

Déplaçant le sujet, il a condamné un amalgame (que nous n'avons pas constaté) entre condamnation de son homosexualité et accusation de pédophilie («Oui j'ai eu des relations avec des garçons, mais il ne faut pas confondre la pédophilie et l'homosexualité»). Une chose est qu'il soit homosexuel, une autre est qu'il ait pu payer pour des mineurs.

A la question de Laurence Ferrari (qui n'a pas eu la pertinence de lire l'ouvrage en direct) sur l'âge des "garçons", il affirme qu'ils avaient environ 40 ans. Pourtant les termes ne parlent pas d'adultes : "Pour le commerce des garçons d’ici", "Les gosses n’en retirent que des miettes", "Foire aux éphèbes", "La profusion de garçons". Sommes-nous des gosses à 40 ans (même à 20) ?

Pour Marine Le Pen, il "a menti". Il a aussi déclaré que François Fillon avait commencé à l'apprécier en ayant lu son livre ! Il refuse de démissionner. Bref, il condamne le tourisme sexuel et la pédophilie. Ce qui ne l'a pas empêché de défendre Polanski.

Et les médias comptent bien le soutenir : France 2 va diffuser l'émission Vivement dimanche dans laquelle il est invité. Matraquage ?

Lisbonne : nouvelle condition posée par Vaclav Klaus

R Le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui exerce la présidence tournante de l'UE, s'est entretenu avec le président tchèque Vaclav Klaus, qui pose une nouvelle condition à la signature du traité de Lisbonne :

"[Il] souhaite ajouter une note en bas de page de deux phrases. Autant que je sache, il lie cela à la Charte des droits fondamentaux".

Le Premier ministre suédois a souligné qu'il avait demandé aux services juridiques de la présidence de l'UE d'étudier cette requête et qu'il en discuterait au cours des prochains jours avec le reste des Vingt-Sept.

Addendum 22h30 : Précisions. Vaclav Klaus veut que le Conseil européen se prononce sur cette note de bas de page. "Il appartient à M. Klaus de préciser ce qu'il compte mettre dans ces deux phrases". Cette demande tchèque nécessiterait un nouvel accord entre pays européens et rouvrirait la boîte de Pandore des débats autour du traité de Lisbonne.

Avec le Traité de Lisbonne, l’Irlande se fera-t-elle imposer l’avortement ?

Analyse cynique mais sans doute réaliste, dans Valeurs Actuelles, sur le résultat du référendum en Irlande :

Europe "Sur la foi de sondages commandés par la Commission de Bruxelles à la suite du non de juin 2008, le Conseil européen (…) a officiellement proposé aux Irlandais de “sanctuariser” quatre domaines, considérés comme non négociables par une majorité d’entre eux.

Primo, la neutralité du pays (…); secundo, la souveraineté fiscale (…) ; tertio, le maintien du caractère illégal de l’avortement, battu en brèche par la charte européenne des droits fondamentaux, à laquelle le traité de Lisbonne donne force de loi ; quarto, la garantie que l’Irlande disposera, quoi qu’il arrive, d’un commissaire permanent à Bruxelles, quand ce même traité limite leur nombre à 18 à partir de 2014 (alors que l’Union compte déjà 27 membres).

Ces aménagements, purement verbaux, résisteront-ils longtemps à la logique des traités et surtout à la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg, que ces mêmes traités érigent en interprète suprême de “l’intérêt général européen”, décrit comme supérieur à toutes les législations nationales, Constitutions comprises ? Rien n’est moins sûr, quand on connaît la volonté de puissance des magistrats européens et leur capacité à s’affranchir des circonstances politiques et électorales pour imposer leurs normes dans la durée.

Mais dans l’immédiat, l’artifice a pleinement joué."

« Si tu as tout perdu, souviens-toi qu’il te reste l’honneur » (devise du 1er RHP)

Entre 120 et 150 000 étrangers sont naturalisés chaque année en France. Notre pays serait en outre le plus généreux d'Europe en la matière avec la naturalisation de plus de 1,5 million étrangers sous la présidence de Jacques Chirac, contre 2,3 millions au cours des 140 années précédentes.

Para Et pourtant, un jeune militaire français, du grade de brigadier, servant au 1er Régiment de Hussards Parachutistes à Tarbes depuis 7 ans, avec notamment à son actif des missions au Tchad et en Afghanistan, se voit aujourd'hui contester par la justice sa nationalité française et par conséquence son droit à servir dans l'armée française. D'origine sénégalaise, il s'appelle Ounoussou Guissé, est arrivé en France en 1998 à l'âge de 17 ans et a obtenu la nationalité française grâce à son père. Or, le ministère de la Justice remet justement en cause pour des raisons très compliquées les conditions dans lesquelles son père a obtenu sa nationalité française et par conséquent la sienne. Soutenu par sa hierachie, le jeune militaire s'est présenté à l'audience devant la cour d'appel du tribunal de grande instance de Rouen et attend une réponse pour le 18 novembre.

1er rhp Le 1er RHP ayant été créé en 1719 à la demande du Régent Philippe d'Orléans, à Constantinople, à partir d'émigrés hongrois,  par le comte de Bercheny, patriote hongrois proscrit par les Habsbourg, je suggère aux avocats du jeune Ounoussou Guissé, en cas de blocage, d'adresser un recours directement au chef des armées, Nicolas Sarkozy. Allez savoir pourquoi ?

Addendum 8/10 : selon le site Secret Défense, Amara Ounoussou, le frère aîné de Guisse, totalisant 11 années de services militaires, serait confronté à la même procédure de déchéance de la nationalité frabnçaise…

A propos de La Poste : le problème du « service public »

Lu dans Daoudal Hebdo :

P "La grande tromperie française est de se cramponner à ce qui reste des monopoles des services publics d’Etat, au motif que seuls ces services peuvent être véritablement publics. C’est un mensonge d’origine communiste. Une entreprise privée peut parfaitement remplir une fonction de service public. Il suffit d’un cahier des charges précisant ses servitudes. Il y a en France une multitude d’entreprises de ce type. Ce mensonge en entraîne deux autres.

Premièrement, les sociétés privées feront payer plus cher. On voit avec les télécommunications que c’est le contraire qui est vrai. Deuxièmement, les sociétés privées délaisseront ce qui n’est pas rentable, ce qui contribuera à la désertification et aggravera les conditions de vie dans les campagnes. Là encore c’est le contraire qui est vrai. Ce sont les monopoles qui abandonnent ce qui selon eux est trop déficitaire. Ainsi la SNCF a-t-elle abandonné toutes les voies métriques en Bretagne, à l’exception de la ligne Carhaix–Guingamp, qui a été mise à l’écartement standard, puis laissée à la société CFTA, qui la fait vivre (la CFTA est devenue aujourd’hui le principal concurrent de la SNCF dans le fret ; c’est une entreprise rentable aux tarifs concurrentiels…). Quand les incapables crient au loup, il faut se méfier des incapables, et non du loup, quand c’est un saint-bernard."

La promotion par le mérite et le travail

Selon Le Point,

Jean-Sarkozy-Seignosse_pics_180 "Jean Sarkozy sera le prochain président de l'EPAD (Établissement public d'aménagement de La Défense), qui gère l'aménagement du plus gros quartier d'affaires européen. Il succédera à Patrick Devedjian (…)
Jean Sarkozy sera élu lors du prochain conseil d'administration de l'EPAD prévu le 4 décembre. Pour cela, il devrait obtenir sans mal, jeudi, le soutien de la majorité au conseil général des Hauts-de-Seine. "

Le tourisme sexuel face à la Doctrine sociale de l’Eglise

Benoît et moi nous rappelle ce passage de l'encyclique (n°61) dans laquelle le Pape condamne non seulement le tourisme sexuel mais aussi le silence des gouvernements :

T "[Le] tourisme international […] peut constituer un facteur notable de développement économique et de croissance culturelle, mais qui peut aussi se transformer en occasion d’exploitation et de déchéance morale. La situation actuelle offre des opportunités uniques pour que les aspects économiques du développement, c’est-à-dire les mouvements de fonds et la création au niveau local d’entreprises d’importance significative, arrivent à être associés aux aspects culturels, au nombre desquels l’aspect éducatif figure en premier lieu. Cela se réalise en de nombreux cas, mais en bien d’autres le tourisme international est un facteur contre-éducatif aussi bien pour le touriste que pour les populations locales. Ces dernières sont souvent confrontées à des comportements immoraux ou même pervers, comme c’est le cas du tourisme dit sexuel, pour lequel tant d’êtres humains sont sacrifiés, même à un jeune âge. Il est douloureux de constater que cela se produit souvent avec l’aval des gouvernements locaux, avec le silence de ceux d’où proviennent les touristes et avec la complicité de nombreux opérateurs de ce secteur. Même si l’on n’atteint pas toujours de tels excès, le tourisme international est vécu, bien souvent, dans un esprit de consommation et de manière hédoniste; il est vu comme une évasion, avec des modes d’organisation spécifiques aux pays de provenance, de sorte qu’il ne favorise en rien une rencontre véritable entre personnes et cultures."

L’idéologie de la victimisation

Daoudal Hebdo reviens sur les propos de Malika Sorel, d'origine algérienne et membre du Haut Conseil à l’Intégration, qui a détruit le politiquement correct en matière d'immigration à l’émission Ripostes, sur France Culture, le 26 septembre dernier (on peut retrouver l'enregistrement ici). Elle déclarait déjà en 2007 :

I "Il me semble nécessaire de prendre conscience que plusieurs facteurs ont concouru à la mise en place de cette idéologie de la victimisation, et de son corollaire, la repentance des Français, que je qualifie de stérile et contre-productive. Cette idéologie est non seulement injustifiée, mais elle constitue de surcroît un réel poison pour les enfants issus de l’immigration. […]

En ce qui concerne les migrants et leurs enfants, lorsque l’on émigre dans un pays de culture très différente, on rencontre inéluctablement des difficultés d’adaptation. Ces difficultés sont d’autant plus conséquentes que ces migrants arrivent dans une société dont le référentiel culturel est profondément différent du leur. Si de plus, la société d’accueil ne leur précise ni les codes, ni les règles qui la régissent, ni les lignes blanches à ne pas franchir (socle de valeurs fondamentales), alors inévitablement leur insertion dans cette société deviendra conflictuelle, voire impossible. […]

Non seulement notre personnel politique ne prend pas le temps de travailler sur la réalité d’un problème aussi lourd de conséquences que celui de l’intégration, mais de plus il ne semble pas réaliser que dresser sans cesse deux groupes l’un contre l’autre détruira toute possibilité de cohabitation sereine et pacifique ! Parce que j’ai eu l’opportunité de vivre parmi un autre peuple, je peux témoigner que c’est une grave injustice qui est faite au peuple français, qui a accueilli plusieurs millions de personnes en un laps de temps extrêmement court. À trop insister, cette injustice finira tôt ou tard par engendrer de fortes frustrations, susceptibles de provoquer des réactions vives et non maîtrisables. […]

Si la discrimination positive était une solution, cela se saurait, car plusieurs pays l’ont déjà expérimentée, et je dirais même en ont fait les frais. Il est édifiant de constater que l’on cherche à l’imposer, par tous les moyens, y compris par la ruse et le contournement de nos lois, aux Français qui y sont majoritairement opposés, alors que des pays tentent, au même moment, d’en venir à bout. (…) Alors qu’elle n’apportera aucune solution au problème de l’intégration, la discrimination positive produira des dégâts collatéraux sur les Français de souche européenne. Elle attisera donc les conflits et les crispations entre ceux qui seront favorisés et ceux qui seront lésés. […] Ce n’est pas parce que l’on aura effectué des nominations de personnes issues de l'immigration dans le monde de la politique ou des médias, que l’on aidera les jeunes des banlieues à s’engager dans la voie de la réussite. […] L’obtention de la nationalité française doit devenir l’aboutissement du parcours d’intégration, et certainement pas le début d’un parcours à l’issue non déterministe."

Ouverture d’une enquête sur Frédéric Mitterrand ?

Le Syndicat France Police a annoncé jeudi son intention de saisir le procureur de la République de Paris pour obtenir l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Frédéric Mitterrand pour "infraction" à l'article 225 du Code pénal réprimant la fréquentation de prostitués mineurs. Michel Thooris, secrétaire général de ce syndicat policier, déclare :

"La confession de M. Mitterrand dans son livre suffit amplement à justifier l'ouverture d'une enquête préliminaire pour ces faits graves qui ne semblent pas être prescrits par la loi".

L'article 225-12-1 du Code pénal prévoit que

M "le fait de solliciter, d'accepter ou d'obtenir, en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d'un mineur qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.[…] dans le cas où les délits prévus par les articles 225-12-1 et 225-12-2 sont commis à l'étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation".

Et un enquête sur ses soutiens, dont Bertrand Delanoë qui vient de qualifier ce livre de "courageux" ?

Le FN appelle à manifester devant TF1 à 19h30 contre Frédéric Mitterrand et à demander aux élus de prendre position.

Nouveau décès d’un soldat français

Un soldat français blessé le 4 septembre en Afghanistan dans l'explosion d'une bombe artisanale sur le passage de son blindé est décédé jeudi des suites de ses blessures à l'hôpital militaire Percy de Clamart. Ce décès porte à 36 le nombre de soldats français ayant perdu la vie en Afghanistan depuis l'arrivée des premiers éléments français dans ce pays en décembre 2001. Il s'agissait du sergent Johann Hivin-Gérard, membre du 3e Régiment d'infanterie de marine (3eRIMa) de Vannes. Marié, il était père d'un enfant et son épouse est enceinte de six mois.

RIP

L’impératrice Zita un jour béatifiée ?

Auteur de la biographie de l'impératrice Zita et plus récemment encore de la biographie de son époux, le bienheureux Charles d'Autriche, Jean Sévilla nous explique pourquoi dans un entretien accordé à La Nef :

"La cause est en effet ouverte dans le diocèse du Mans, car l'abbaye de Solesmes était le centre spirituel de l'impératrice. Si Zita était béatifiée comme son mari, ce serait un nouveau couple que nous pourrions vénérer, à l'instar de Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux. Nous avons besoin de ce type de famille modèles. L'Association pour la béatification de l'impératrice Zita, que je préside et qui bénéficie du soutien du Père Abbé de Solesmes, Dom Dupont, a pour but de soutenir cette cause, à la fois matériellement et par la prière."

Bandeau

 

Nouveau nonce, nouveaux évêques !

C'est ce que nous explique Loïc Mérian dans la Nef à propos de la nomination de Mgr Luigi Ventura le mois dernier comme nouveau nonce à Paris :

Ventura "La nomination à Paris de Mgr Luigi Ventura, 65 ans, est tout de même un évènement important après le discours programme prononcé par Benoit XVI devant les évêques de France à Lourdes en 2008, les invitant à focaliser leur énergie sur les sujets essentiels : catéchèse, vocations, liturgie, famille. On gage que Mgr Ventura aura à coeur de suivre la mise en oeuvre de cette exhortation, surtout à travers la nomination des évêques dont il est un maillon essentiel. C'est ce sur quoi il insistait devant les évêques canadiens le 28 octobre 2003 :

"Parmi les nombreuses tâches qu'un nonce doit accomplir, une des plus importantes touche la nomination des évêques. Les bons candidats à l'épiscopat sont certes un don de Dieu; mais le Seigneur demande notre collaboration humaine dans leur préparation (…)"

(…) Il est exact que beaucoup de vaticanistes qualifient Mgr Ventura de "ratzingerien". La revue Golias même parmi les "tradis" de la Curie mais il faut se garder des étiquettes hâtives qui ne reflètent que des enjeux et des affrontements humains (…) A ce titre nos prières pour Mgr Ventura ne seront pas inutiles."

Obstétrique : éthique médicale et loi de bioéthique

Le site Gènéthique a lu et analysé un article dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la reproduction intitulé "L'éthique médicale à l'épreuve de la loi de bioéthique. Point de vue d'un obstétricien" rédigé par le Dr Patrick Leblanc et Pierre-Olivier Arduin :

Obst "(…) Au coeur de leur réflexion, une question : la loi laisse-t-elle toujours l'obstétricien libre d'agir conformément à l' éthique médicale propre à sa spécialité ?

"Y aurait-il des choix de société qui nous seraient imposés ? (…) Sommes-nous au service d'une médecine non plus vitaliste mais utilitariste ? (…) Enfin, la définition de notre spécialité demeure-t-elle toujours valide ? Nous faudra-t-il changer son nom ?"

Car, comme le rappellent les auteurs, l'obstétricien (ob-stare) est étymologiquement celui qui se tient debout devant la femme afin de l'accompagner et l'aider à donner la vie. Or, c'est cette vocation elle-même que les aspects irrationnels de la pratique obstétrique contemporaine semblent remettre en cause (…) l'obstétricien est en effet directement confronté à la question du statut de l'être "pas-encore-né". Alors même que le foetus et l'embryon sont de facto les patients de l'obstétricien (…), le médecin se trouve confronté à la possibilité de les détruire (…) L'article interroge alors sur la latitude que la loi laisse au praticien notamment dans les questions de dépistage prénatal :

"Le seul droit accordé à un être intra-utérin, sans statut légal clairement défini, serait-il son obligation de démontrer qu'il est indemne de tout handicap…même seulement suspecté ?"

De fait, le dépistage de la trisomie 21 tel qu'il a été instauré en France pose un certain nombre de questions éthiques (…) Ces procédures défaillantes sont confirmées par les choix financiers de l'Etat qui dépense bien plus dans les programmes de dépistage – 100 millions d'euros par an – que dans ceux destinés à la recherche. Ces choix financiers et ces dispositions légales incomplètes entraînent un eugénisme implicitement organisé par l'Etat alors même que l'article 16.4 du Code Civil stipule : "Toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite". Le Professeur Sicard l'affirme sans ambiguïté : "Osons le dire : la France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l'eugénisme (…) Je suis profondément inquiet devant le caractère systématique des dépistages, devant un système de pensée unique. (…)  La vérité centrale est que l'essentiel de l'activité de dépistage vise à la suppression et non pas au traitement. Ainsi, ce dépistage renvoie à une perspective terrifiante : celle de l'éradication". (…)

Devant toutes ces questions, les auteurs appellent donc les obstétriciens à s'interroger sur les missions qui sont les leurs, afin que leur voix de spécialiste puisse être entendue dans la révision des lois de bioéthique."

Scandale Mitterrand : Darcos sort du lot

D L'ex-ministre de l'Education nationale a déclaré :

"Il n'y a pas de juge qui lui court après, personne ne fait de reproche à Frédéric Mitterrand sur le plan légal, on lui fait un reproche sur des comportement personnels, des comportements moraux, c'est à lui de répondre à cela. Je pense qu'il faut qu'il réponde autrement que simplement par l'indignation".

Lisbonne : la Pologne cède

K Le président Lech Kaczynski signera dimanche le traité de Lisbonne pour sceller sa ratification par la Pologne. Lech Kaczynski sera dimanche au Vatican et devrait ratifier le traité dès son retour dans la soirée". A moins qu'il trouve à Rome de nouvelles forces pour résister.

Addendum 16h00 : Son frère jumeau a démenti ces informations (cf. commentaire).

Addendum1 22h50 : finalement, il signera samedi.

La Halde doit respecter la loi

Le député Jean-Marc Nesme dénonce la Halde :

N "De quoi se mêle la Halde en jugeant discriminatoire le refus donné à l'adoption d'un enfant par une personne homosexuelle par le Conseil général du Jura ? La Halde se croit au dessus de la loi et des représentants des citoyens lorsqu'elle affirme le caractère discriminatoire d'une telle mesure.

Faut-il lui rappeler, qu'en France, l'adoption d'enfants par des personnes de même sexe est interdite ? Faut-il lui rappeler qu'encore récemment, de nombreux députés ont refusé d'avaliser un texte qui sous couvert de donner des droits aux beaux-parents essayait de faire un pas supplémentaire vers l'adoption par des personnes homosexuelles ?

La Halde est chargée aussi de respecter les lois votées par le Parlement. Sous prétexte de lutter contre une discrimination, entre adultes hétérosexuels et homosexuels, la Halde en crée une autre entre les enfants. Il serait acceptable pour la Halde que certains enfants pourraient grandir dans une famille composée d'un père et d'une mère et que d'autres seraient privés de cet atout consacré par le Code civil et la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989."

Hortefeux : 2 poids, 2 mesures

B Un simple soupçon sur un préfet et, hop !, le voilà dégagé par le ministre de l'Intérieur.

Mais des propos explicitement pédophiles, écrit il y a 4 ans par un actuel ministre qui avait alors déclaré dans une émission qu'il s'agissait de sa propre vie, ne choquent pas ce même ministre de l'Intérieur.

Comment Brice Hortefeux veut-il être crédible, alors qu'il propose aujourd'hui de nouvelles mesures contre les violeurs ?

La complaisance atteint même Henri Guaino.

Les pompiers victimes des insurgés de banlieue

P Les statistiques de la Direction de la sécurité civile sont édifiantes : pas moins de 899 soldats du feu ont été pris pour cibles en intervention l'année dernière. Soit plus de 17 agressions par semaine et une explosion de 115% par rapport à 2005, où l'on ne recensait «que» 418 victimes. Avant, une poignée d'individus se limitaient à des gestes obscènes ou des quolibets. Maintenant, des individus tirent sur les pompiers, les frappent et haranguent le voisinage au moindre prétexte.

Y-aurait-il des « fachos » au PS ?

L'Express et Arrêt sur images ont accusé hier la "fachosphère" de s' emparer de l'affaire Mitterrand en citant notamment Le Salon Beige (ici).

Voici deux nouvelles déclarations d'un homme politique français :

"Je trouve choquant qu'un homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel (…) Au moment où la France s'est engagée avec la Thaïlande pour lutter contre ce fléau qu'est le tourisme sexuel, voilà un ministre du gouvernement qui explique qu'il est lui-même consommateur (…) M. Mitterrand, qui n'a démontré pour l'instant aucune qualité comme ministre de la Culture, s'est illustré sur un terrain qui n'est ni à l'honneur du gouvernement, ni au sien (…)" (AFP)

"La question maintenant est de savoir si Monsieur Frédéric Mitterrand doit démissionner ou pas. Moi, je trouve que c'est grave. Si le président de la République ou le Premier ministre, eux, trouvent que ce n'est pas si grave que ça, il restera, mais c'est à eux de dire maintenant si Frédéric Mitterrand doit rester ou pas." (Le Figaro) 

Sont-elles de Jean-Marie Le Pen, voulant faire plus fort que sa fille, ou bien de Carl Lang, pris de vitesse par le FN sur cette affaire ?

Non, elles sont de Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste …

La vie humaine, c’est plus que le corps

Alors qu'un débat a lieu en ce moment au Québec sur l'euthanasie, c'est de cette "province" lointaine que nous vient ce beau texte intitulé "La plus belle contradiction" :

"J'ai lu dernièrement un texte de Mireille Proulx (…) qui disait ceci: Nous sommes en 2009 et nous ne pouvons toujours pas décider ce qu'il adviendra de notre corps. Elle disait aussi un peu plus loin : Je suis croyante pratiquante.

Voilà (…) la plus belle contradiction de notre société québecoise. On tient à notre foi en Dieu, mais du même souffle, on se dépêche de lui dire: Ne me dis pas ce que je dois faire de mon corps. Il me semble que Dieu pourrait nous répondre: Je t'ai prêté un corps pour envelopper ton âme immortelle et Je t'ai dit clairement de ne pas le tuer, car tu risques de faire mourir ton âme.

Je vois aussitôt les petits Québecois répondre :Seigneur, tu nous as créés libres, donc laisse-nous faire ce que nous voulons de ce corps (…)

J'ai vécu dernièrement la mort d'une mère, atteinte d'un cancer, à l'âge de 88 ans. Dans ses dernières années, elle nous posait souvent la question : Est-ce que le bon Dieu m'aurait oublié ? Je souffre et je suis prête à mourir, pourquoi ne vient-Il pas me chercher ? Et finalement, lorsqu'elle nous a quittés, après plusieurs journées de souffrance, nous avons réalisé tout le bien qu'elle avait fait à ses enfants et petits-enfants dans les derniers moments de sa vie. Nous savons aujourd'hui que chacune de ces journées nous a permis de convertir nos valeurs sur la vie et nous a changé spirituellement. Nous aurions perdu tout cela en optant pour l'euthanasie.

Qu'il comprenne celui qui veut comprendre ; la vie humaine c'est plus que le corps."