Le système de santé américain, loin des clichés
Contre la désinformation sur ce sujet, le Cri du contribuable dresse le portrait du système de santé américain. Extraits :
"Sur 45 millions de non-assurés, 9.7 millions ne sont pas citoyens américains, 17.6 millions ont des revenus supérieurs à 50.000 dollars par an et 14 millions sont inscrits dans des programmes comme Medicaid ou autres système de couverture locaux. Il reste environ 5 millions d’Américains sans couverture santé, c’est moins que les 6 millions de Français couverts par la CMU ! […]
Voilà pour les non-assurés. Et pour ceux qui sont couverts ? Les Américains âgés de moins de 65 ans et sous le seuil de pauvreté sont couverts d’office par une assurance médicale intitulée Medicaid (les personnes de plus de 65 ans entrent dans le système Medicare) qui est dispensée conjointement par le gouvernement et par les Etats. Environ 50 millions de personnes en profitent. Concernant ceux qui possèdent une assurance privée, environ 65% des travailleurs américains sont couverts par une assurance fournie et payée par leur employeur. […]
Le système de santé américain tel qu’il existe aujourd’hui est en réalité bureaucratisé et extrêmement coûteux. Il faut en effet le réformer, mais en le rendant encore plus responsable et en donnant des possibilités de choix aux individus. Mais dire qu’il ne donne pas à des dizaines de millions d’Américains la possibilité de se soigner est une contre-vérité."
Billère : le préfet veut faire tomber le mur des expulsés
Nous en parlions ici et ici. Le préfet, Philippe Rey, a saisi jeudi dernier le tribunal administratif de Pau au titre du contrôle de légalité pour trois motifs, dont deux sont liés à la forme et un autre au fond. Les deux premiers motifs : défaut de transmission d’une délibération relative à cette initiative et absence de déclaration préalable de travaux. Troisième motif : le préfet considère
«qu’il y a là l’usage d’un mur d’un bâtiment public pour un objet autre que l’intérêt communal et y voit avant tout une expression ayant une connotation politique».
Séparation de l’Etat et de la religion du chiffre ?
Nicolas Sarkozy a pourfendu la "religion du chiffre" :
"La France se battra pour que toutes les organisations internationales modifient leurs systèmes statistiques (…) la France proposera à ses partenaires européens que l'Europe donne l'exemple. La France va adapter son propre appareil statistique en conséquence".
"Il y a depuis longtemps un problème avec ce que nous calculons et avec la manière dont nous l'utilisons […] Le problème vient de ce que le monde, la société, l'économie ont changé et que la mesure n'a pas assez changé, c'est un fossé très dangereux parce que le citoyen a fini par penser qu'on le trompe".
"Dans le monde entier, les citoyens pensent qu'on leur ment, que les chiffres sont faux et pire, qu'ils sont manipulés, rien n'est plus destructeur pour la démocratie".
Le président de la République ne parle ici ni des reconduites à la frontière, ni de la délinquance, ni du nombre de peines judiciaires, encore moins du nombre de décès sur les routes ou du nombre de points de permis perdus, mais de la mesure de la croissance.
Ils chantent contre le réchauffement
Visiblement, ils sont bien les seuls à ignorer que le CO² est la cause du réchauffement. Sinon ils se tairaient.
Dans les prisons aussi
D'Alain Sanders dans Présent :
"J’ai, sous les yeux, une note du ministère de la Justice à destination de la direction de l’administration pénitentiaire et intitulée : « Organisation de la période du jeûne du ramadan 2009 ». Car on en est là aujourd’hui en France : l’organisation du ramadan dans les prisons où, semble-t-il, il y a un certain nombre de truands mahométans, mauvais citoyens mais bons musulmans… Cette note, qui explicite tous les tenants et aboutissants, les rites et les règles du ramadan, indique :
« S’il n’est pas possible de satisfaire toutes les demandes cultuelles, il est néanmoins nécessaire d’agir dans le sens d’une meilleure prise en considération de ces demandes et de faire savoir à ces personnes détenues [i.e. “la population d’obédience musulmane”] que l’administration pénitentiaire est soucieuse [voire fébrile au vu de ladite note] de répondre à leurs attentes [pour ne pas dire : à leurs exigences]. »
[…] Voilà à quoi s’occupe, en France, le ministère de la Justice qui n’a sans doute rien de mieux à faire.
La Fraternité Saint Pierre à Ars
Samedi, la Fraternité Saint-Pierre s'est rendue à Ars accompagnée par Mgr Brouwet. La journée s'est terminée par une nuit d'adoration. Dimanche était organisé un pèlerinage d'une quinzaine de kilomètres, qui a commencé le matin, à 9h00 au Trévoux. Environ 1500 à 2000 personnes étaient présentes.
Le pèlerinage s'est conclu par une messe solennelle à 16h à Ars, célébrée par l'abbé Berg devant 2500 personnes. Au cours du sermon, le supérieur de la Fraternité a rappelé que le diable avait dit au curé d'Ars :
"S’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit".
D'où l'intérêt de prier pour les prêtres, notamment au cours de cette année sacerdotale. La journée s'est terminée vers 18h. Devant le succès de cette édition, la Fraternité Saint-Pierre a décidé de renouveler ce pèlerinage l'année prochaine.
3 octobre : Marche de prière pour la vie
La 19e Marche pour la Vie et contre la culture de mort, organisée par Renaissance Catholique, aura lieu le samedi 3 octobre 2009, de Notre-Dame-des-Victoires au Sacré-Cœur-de-Montmartre. Contre la culture de mort, pour la Vie, venez prier en famille et avec vos amis ! Dans la fidélité à l’enseignement de l’Ėglise et encouragés par le pape Benoît XVI. Alors que la révision des lois bioéthiques est enclenchée, lois qui concernent essentiellement ce que Pierre-Olivier Arduin appelle «la problématique lancinante du statut de l’embryon», venez manifester votre opposition aux lois de mort qui défigurent notre patrie. Nous croyons à la force de la prière et du témoignage public.
Complémentaire de la grande marche nationale et unitaire du 17 janvier prochain, cette Marche aux flambeaux est essentiellement une marche de prière, ouverte à tous ceux qui œuvrent pour le respect de la vie et de la dignité de la personne humaine. Elle se déroule à un rythme permettant à tous d’y participer. Rendez-vous : 17h30 devant la basilique Notre-Dame-des-Victoires, place des Petits-Pères, Paris 2e, M° Bourse pour la cérémonie de départ. La Marche se termine à 20h par un Salut du Saint-Sacrement célébré au Sacré-Cœur de Montmartre (M° Anvers).
Eric Besson renonce aux tests ADN
… proposés par sa propre majorité, car il estime ce projet inapplicable pour le regroupement familial. Il n'a pas tort puisque ce gouvernement, à l'image de son chef, ne sait pas vraiment ce qu'est une famille… Comment pouvait-il alors l'imposer aux immigrés ? Plus sérieusement, plutôt que de monter une usine à gaz ingérable, il est plus simple de refuser tout le monde à l'entrée du territoire plutôt que de faire du compte-goutte discriminatoire. Enfin, dernière réflexion mais pas la moindre, à quand la fin des tests ADN pour les embryons ?
La fin de la carte scolaire ? une illusion
C'est ce que pense la direction diocésaine de l'Enseignement catholique de Paris :
"L'assouplissement annoncé de la carte scolaire a donné l'illusion aux familles de pouvoir choisir un lycée public. Si les familles avaient pu garder le contrôle d'une procédure d'inscription étalée dans le temps, elles seraient sorties elles-mêmes de cette impasse, comme cela se passe pour le choix d'un établissement privé, même avec une capacité d'accueil insuffisante. C'est ce que n'a pas permis Affelnet, procédure informatisée unique, en fin d'année, donnant aux familles des réponses qu'elles ne comprenaient pas. Même si l'assouplissement de la carte scolaire semblait aller dans le bon sens, les difficultés de sa mise en oeuvre posent encore beaucoup de questions quant aux possibilités réelles de choisir son établissement".
Les effectifs en lycée privé à Paris augmentent cette année de 2%, malgré les difficultés économiques qui rendent plus difficile pour certaines familles le paiement des frais d'inscription. 11 familles d'élèves venant du privé et qui n'ont pu être affectés dans un lycée public ont saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) pour "discrimination". A Paris, les dossiers des élèves venant de collèges privés sont examinés après ceux venant du public pour obtenir un lycée public. Certains parents d'élèves se sont réunis au sein d'un collectif.
« Le discours de Benoît XVI sur le préservatif est tout simplement réaliste »
C'est ce que pense René Ecochard, professeur de médecine, épidémiologiste, chef de service de biostatistique du CHU de Lyon. Interrogé par l'hebdomadaire français La Manche Libre, le professeur Ecochard a déclaré :
"Je me rends trois à quatre fois par an sur le terrain en Afrique et le service de biostatistique que je dirige à Lyon abrite plusieurs chercheurs à temps plein qui travaillent sur une cohorte de patients traités contre le sida à Dakar (la plus ancienne de l’Afrique). Nous sommes fréquemment en Afrique depuis 1984. […]
Comme tout objet technologique de prévention, le préservatif a une efficacité quantifiée. Mais dès le début de notre réponse, nous avons précisé que nous ne souhaitions pas évoquer ce sujet puisqu’il n’avait pas été abordé par Benoît XVI. La problématique est ailleurs : tous les épidémiologistes sont d’accord aujourd’hui pour dire que les campagnes de diffusion, dans les pays où la proportion de personnes touchées est très élevée, ne marchent pas. […]
Le préservatif fonctionne quatre fois sur cinq. Ce qui suffit quand le sida est rare. Mais dans un pays où 25% des jeunes de 25 ans sont touchés (Kenya, Malawi, Ouganda, Zambie), cela ne suffit pas. C’est l’impasse et l’échec de cette forme de prévention est une réalité épidémiologique. Entouré d’experts, bien informé par l’Académie des sciences à Rome, le Pape maîtrisait parfaitement cette question avant de se rendre en Afrique. […]
Sur les quatre pays que je viens de citer, l’Ouganda est le seul où le nombre de malade a été divisé par trois à l’âge 25 ans. En plus de la campagne sur le préservatif, ce pays a mené une vaste campagne basée sur le triptyque ABC (Abstinence, Fidélité, Chasteté ou préservatif). Couple présidentiel, groupes religieux, écoles, entreprises… tout le monde a soutenu cette campagne rappelant que le sida sera combattu si chacun retrouve des attitudes sexuelles conformes aux traditions familiales. Cela n’est peut-être pas facile à reproduire d’un pays à l’autre mais aujourd’hui, c’est le seul espoir. […]
[O]n constate que plus de 60% des scientifiques sont en faveur des campagnes ABC. Ce que prône d’ailleurs l’ONUSIDA aujourd’hui après l’échec d’une approche purement utilitariste qui a provoqué une augmentation du vagabondage sexuel avec des affiches de sept mètres très suggestives. Il existe certainement un très grand manque d’information parce qu’il semble impossible de débattre du sujet. Et aussi un manque de réalisme sur cette question qui est prisonnière de l’idéologie. La greffe cardiaque ou la chirurgie de la hanche ne souffriraient jamais d’un tel manque d’objectivité, comme si l’opinion perdait ses repères dès qu’elle aborde ces questions de la sexualité et la famille. Il existe un prêt-à-porter de la pensée mais doit-on se taire sous prétexte qu’on risque de se faire lyncher ?”
L’UMP s’inquiète des « commissaires politiques »
Le ministre de la Relance Patrick Devedjian a évoqué l'affaire Hortefeux :
"Les hommes politiques sont devenus des cibles, la frontière entre vie publique et la vie privée s'efface de plus en plus [et] l'on cherche à isoler leurs propos, trouver les moyens de les accuser. Cela vaut pour la gauche comme pour la droite. On peut de moins en moins se permettre de faire des blagues ou des plaisanteries dans la société fournie de commissaires politiques abondants que nous connaissons de plus en plus".
Il pourra en parler avec le préfet Girot de Langlade ou même avec Jean-Marie Le Pen.
Benoît XVI à Malte en 2010
Selon les Actes des apôtres, en se rendant de Terre Sainte à Rome où il devait être jugé comme rebelle politique, Saint Paul fit naufrage à Malte aux alentours de 60 après Jésus-Christ. Il en est depuis devenu le saint patron.
Benoît XVI devrait se rendre à Malte en avril 2010, à l'occasion du 1950e anniversaire du naufrage de Saint Paul sur l'île, a annoncé l'archevêché de Malte dans un communiqué.
En attendant, le Pape se rendra en République tchèque fin septembre.
Merveille de la création
Photo fournie par la Nasa d'une nébuleuse en forme de papillon.
Flambant neuf, le télescope Hubble envoie de nouvelles images du cosmos.
La fidélité : première caractéristique de l’évêque
Ce matin, dans la basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a consacré 5 nouveaux évêques. Extrait de son homélie :
"La première caractéristique, que le Seigneur exige du serviteur, est la fidélité. On lui a confié un grand bien, qui ne lui appartient pas. L'Eglise n'est pas notre Église, mais Son Église. Le serviteur doit rendre compte de sa gestion du bien qui lui a été confié. Ne lions pas les hommes à nous, ne cherchons pas le pouvoir, le prestige, l'estime de nous-mêmes. Conduisons les hommes vers Jésus Christ et ainsi vers le Dieu vivant. Ainsi, nous les introduisons dans la vérité et dans la liberté qui vient de la vérité. La loyauté est altruisme, et ainsi elle est vraiment libératrice pour le ministre lui-même et pour ceux qui lui sont confiés. Nous savons comment les choses dans la société civile et, assez souvent, même dans l'Eglise souffrent du fait que beaucoup de ceux auxquels une responsabilité a été confiée, travaillent pour eux et non pour la communauté. Le Seigneur trace en quelques lignes un tableau du mauvais serviteur, qui commence par s'enivrer et battre les travailleurs, trahissant ainsi l'essence de sa fonction. En grec, le mot qui signifie "fidélité" coïncide avec celui qui veut dire «foi».
La fidélité du serviteur de Jésus-Christ consiste précisément dans le fait qu'il ne cherche pas à adapter la foi à la mode de l'époque. Seul le Christ a les paroles de la vie éternelle, et ces mots, nous devons les apporter aux gens. Ils sont le bien le plus précieux qui nous a été confié. Une telle fidélité n'a rien de stérile ni de statique, elle est créatrice. Le maître réprimande le domestique qui avait enterré le bien qui lui avait été confié afin d'éviter tout risque. Avec cette fidélité apparente, le serviteur a en fait mis de côté le bien du maître, afin de se consacrer exclusivement à ses affaires.
La fidélité n'est pas peur, mais elle est inspirée par l'amour et par son dynamisme. Le maître fait l'éloge du serviteur, qui a fait fructifier son bien. La foi a besoin d'être transmise: elle a été livrée non seulement pour nous, pour le salut personnel de nos âmes, mais pour d'autres, pour ce monde et pour notre temps. Nous devons la placer en ce monde, afin qu'elle devienne en lui une force vive, pour augmenter la présence de Dieu en lui."
Dupont-Aignan se voit en successeur de Philippe de Villiers
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR), a ouvert samedi son université d'été à Dourdan. Le ralliement de Philippe de Villiers, son principal concurrent, dans le giron de l'UMP lui a redonné des ailes :
"[Villiers s'est] carbonisé en partant à la soupe. C'est un traditionaliste qui ringardisait nos thèses. Désormais, il y a un boulevard politique. […] Sarkozy et moi, on n'est pas de la même planète. C'est le prototype du conservateur qui ne pense qu'au fric".
On aimerait que Nicolas Dupont-Aignan définisse le traditionalisme…
Dupont-Aignan prévoit de "foncer sur les cantonales" de 2011, au risque de faire l'impasse sur les régionales l'an prochain.
Rappelons que Nicolas Dupont-Aignan est favorable au "mariage homosexuel".
La France condamnée à la bipolarisation politique ?
C'est la conviction de François de Lacoste Lareymondie :
"La bipolarisation ne laisse aucune marge à ceux qui veulent rester en dehors : «ailleurs» ne conduit nulle part."
Tout homme – et en particulier les politiques – ont l’impérieux devoir d'instaurer le règne social du Christ dans leur vie et dans leur champ d’action et d'agir en conformité avec l’enseignement de l’Eglise dont la doctrine sociale fait partie intégrante. C’est à ce niveau que s’arrête l’action du Salon Beige, qui, analysant la vie politique sous cet éclairage, donne des indicateurs sur le respect de la doctrine sociale de l’Eglise tout en insistant aussi sur la nécessité de vivre de sa Foi, sans compromission avec la morale – qui n’est qu’un « oui » à la volonté et à l’amour de Dieu – et ce, même au nom de l’efficacité dans l’action politique : «une foi qui n’agit pas, est-ce une foi sincère ?» s’interrogeait Racine.
Monsieur de Lacoste Lareymondie publie une analyse du champ de l’action politique dans la France d’aujourd’hui, qui serait selon lui «condamnée à la bipolarisation politique», ce qui ne serait pas sans poser des cas de conscience aux catholiques. En effet, pour l'action politique, les catholiques qui ont choisi de la mener, se retrouvent tiraillés entre deux attitudes :
- certains estiment qu'on ne peut peser qu'en militant à l'intérieur de la droite (ce qu'ont fait avec succès les catholiques au sein du Parti Républicain aux Etats-Unis)
- d'autres pensent que l'entrisme est stérile et qu'il faut se poser en alternative (avec le succès qu'a connu le parti des frères Kaczinski en Pologne).
Mais la France est un cas particulier et aucune de ces deux solutions ne portent aujourd’hui de fruit et elles auraient même tendance à marginaliser davantage la voix catholique. J'ai cité les exemples américain et polonais à dessein car des résultats sont probants. En France, malgré l’action de catholiques convaincus et le soutien de responsables politiques, il n'y a aucun évêque présent à la grande Marche nationale annuelle pour la vie à Paris qui reste pourtant l’évènement politique de l’année dans lequel tous les catholiques doivent se reconnaître. Comment s’expliquer cela ? La prochaine aura lieu le 17 janvier prochain. N'hésitez pas à solliciter la présence de nos évêques où à leur demander les raisons de cette fuite du combat politique mené pourtant sur un point non-négociable défini par le Pape.
Vannes : hommage solennel aux morts du 3ème RIMa
Un hommage solennel a été rendu vendredi à Vannes aux deux Marsouins du 3ème RIMa, le caporal-chef Thomas Rousselle, 30 ans, et le caporal Johan Naguin, 24 ans, tous deux pères de famille, qui avaient été tués le 4 septembre en Afghanistan. Le président de la République a présidé cette cérémonie (vidéo et diaporama ici).
Extrait du discours de Nicolas Sarkozy :
"La France n’a pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan.Mais nous resterons le temps nécessaire à l’avènement d’un Etat Afghan souverain, librement choisi par les Afghans respectueux des droits fondamentaux des personnes, capable de prendre en main son destin sans être une menace pour le reste du monde."
Affaire Hortefeux : la réaction totalitaire de Guaino
Le porte-parole de l'Elysée a fait part de son indignation face à ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Hortefeux. Mais, pensez donc, pas sur le fond de l'affaire puisqu'il faut systématiquement couvrir les copains et les magnats du pouvoir, mais sur le fait que l'affaire ait été mise au grand jour. De la grande idéologie d'un totalitarisme obscur :
"La transparence absolue, c'est le début du totalitarisme".
La transparence en Union soviétique a été le début de la fin d'un totalitarisme, le communisme. On peut en espérer autant en France pour faire éclater le carcan idéologique qui étouffe les Français et pour amener les hommes politiques bien à l'abri dans leur tour d'ivoire, face à la réalité du pays.
Les potentats du pouvoir auraient seuls le droit de dire ce qu'ils veulent dans leur "sphère privée", même en public sous l'oeil des caméras :
"[il n'est] pas pareil de prendre la parole quand on est un homme politique, un responsable, pour affirmer quelque chose que l'on assume et de prendre la parole dans un cadre intime, amical, informel".
L'immunité des grands doit passer par le musellement de tous les autres :
"Internet ne peut pas être la seule zone de non-droit, la seule zone de non-morale de la société, la seule zone où aucune des valeurs habituelles qui permettent aux gens de vivre ensemble ne soit acceptée".
Il faut contrôler internet pour préserver la classe dirigeante : au nom de quoi, les petits méprisés gêneraient-ils la classe des néo-bourgeois? Ils doivent se taire. Vous noterez au passage que l'immoralité n'est pas dans les propos de monsieur Hortefeux, mais dans la réaction du bas peuple. On croit rêver…
Il faut contrôler la masse du peuple mais pas les élites auto-déclarées :
"je ne crois pas à la société de la délation généralisée, de la surveillance généralisée".
Alors pourquoi plaquer des milliers de caméras de surveillance au point de ne plus pouvoir se sentir seul en ville, sur la route ou les parkings et dans les commerces? Pourquoi accepter une traçabilité constante et obligatoire tous les achats des citoyens effectués par carte bleue? Pourquoi enregistrer sur les disques durs de Big Brother tous les mails, tous les SMS des Français? Pourquoi garde en mémoire les déplacements de chaque citoyen grâce au système GPS des téléphones portables? Pourquoi avoir arrêté un citoyen pour un texto privé envoyé à un camarade?
Monsieur Guaino dit ne pas croire à cette société et pourtant elle existe et c'est la réalité quotidienne vécue par tous les Français. Dominer et contrôler la masse populaire méprisée et privée de liberté, oui. Mais qu'on ne touche pas aux pseudo-grands de ce bas monde qui devraient pouvoir y échapper et ne pas voir leur modus vivendi entravé par la racaille du petit peuple…
On est loin de la démocratie… ou alors à son aboutissement :
"Le totalitarisme naît de la négation de la vérité au sens objectif du terme : s’il n’existe pas de vérité transcendante, par l’obéissance à laquelle l’homme acquiert sa pleine identité, dans ces conditions, il n’existe aucun principe sûr pour garantir des rapports justes entre les hommes. Leurs intérêts de classe, de groupe ou de nation les opposent inévitablement les uns aux autres (…)
Une démocratie sans valeur se transforme facilement en totalitarisme déclaré ou sournois" (Jean-Paul II in Centesimus annus).
Lahire
Mgr Brouwet au pèlerinage de la Fraternité Saint-Pierre
La Fraternité sacerdotale saint-Pierre organise actuellement un pèlerinage à Ars pour le 150ème anniversaire de la mort du Saint Curé, Jean-Marie Vianney. Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre et plus jeune évêque de France, a célébré la messe basse à midi dans la basilique d'Ars (sur la chasse du St curé), pendant laquelle il a rappelé le rôle du prêtre, devant 500 personnes environ.
Ensuite, il s'est joint au déjeuner avec les séminaristes et les familles venues participer à ce pèlerinage. Sur la photo jointe (cliquez pour l'agrandir), il s'entretient avec l'abbé Berg, supérieur général de la Fraternité.
A 14h30, Mgr Brouwet prononcera une conférence adressée à la quarantaine de séminaristes venus de Wigratzbad.
Agression « homophobe » : le coupable est gay !
Nous avons failli revivre l'affaire Nouchet, qui avait donné naissance à la Halde.
Hier, la presse révélait qu'un couple d'homosexuels aurait été attaqué à la soude caustique, dans la nuit de mercredi à jeudi, à Melun. Deux inconnus les auraient menacés avec un pistolet à impulsion électrique (du type "Taser") dans leur appartement melunais avant de les asperger de déboucheur liquide. Les deux hommes de 27 et 40 ans sont grièvement brûlés et ont été hospitalisés.
Cette agression aurait en fait été organisée par l'un des deux hommes pour se venger de son compagnon. Quelques jours avant les faits, les 2 hommes s'étaient disputés, puis séparés. Supportant mal la rupture, l'aîné des deux hommes aurait planifié et organisé une agression en représailles.
Le plus jeune a été grièvement blessé. Il a été admis à l'hôpital Saint-Antoine de Paris et souffre de brûlures profondes au visage provoquées par le Destop. Son compagnon de 40 ans, est légèrement atteint. Les enquêteurs ont donc pu l'entendre, vendredi matin. Pendant son audition, la police judiciaire a constaté quelques anomalies mettant à mal la vraisemblance du premier scénario. Ainsi les brûlures de cet homme ne proviennent pas du même produit que celles constatées sur son compagnon. "On s'oriente vers un montage", a confirmé le chef du parquet.
Assassinat de militants pro-vie
Americatho s'associe à l'opération 40 Days for Life (campagne de l'automne 2009). Il est demandé à tous les abonnés et les visiteurs de s'engager à prier une dizaine de chapelet, c'est-à-dire 10 Ave (seul, en couple, en famille, en communauté) chaque jour du 23 septembre au 1er novembre prochain, pour soutenir nos frères catholiques américains qui, vingt-quatre heure sur vingt-quatre et pendant 40 jours, vont se relayer devant plus de 200 avortoirs américains pour prier pour la Vie !
Dans le même temps, l'épiscopat américain a remporté une victoire face au président Obama, qui a reculé sur la question du financement de l'avortement (qu'il voulait rendre obligatoire par son système de santé – comme en France) et de la clause de conscience. La Conférence épiscopale, prudente, travaillera
"avec le Congrès et l’Administration pour s’assurer que ces protections seront clairement exprimées dans la nouvelle loi, de telle sorte que personne ne soit contraint de payer pour un avortement ou d’y prendre part comme conséquence de la réforme du système de santé."
Jack Lang au gouvernement ?
C'est la dernière rumeur en date :
"le député socialiste du Pas-de-Calais se prépare à entrer au gouvernement après les élections régionales du printemps prochain. Jack Lang serait appelé au poste spécialement créé pour lui de ministre chargé des relations franco-allemandes, un poste qui ferait de lui un ministre dans les deux gouvernements, celui d’Angela Merkel et de François Fillon.
En attendant cette hypothétique perspective, l’ancien ministre de l’Education veut faire parler de lui en prenant le combat en faveur de l’homoparentalité : «La législation française est complètement abracadabrante, affirme Jack Lang à Têtu : un célibataire a le droit à l'adoption, mais un couple d'homosexuels n'a pas ce droit.» Pour corriger cette « anomalie », il veut écrire une proposition de loi "sans doute un article unique" au nom de la "reconnaissance de la diversité sexuelle, pour l'égalité sexuelle".
Ceci explique peut-être le soutien de Jack Lang à Brice Hortefeux. Ce n'est pas cela qui va nous encourager à voter UMP aux prochaines régionales.
Le double-jeu de Brice Hortefeux
"Hortefeux sera sauvé, non pas malgré le fait qu’il ait révoqué le préfet Girod de Langlade mais précisément parce qu’il l’a révoqué. Il a montré en cette occasion qu’il n’avait rien à refuser aux associations racistes qu’il subventionne, qu’il associe à la politique de son ministère (pour organiser le dialogue entre les « jeunes » et la police) et qu’il écoute régulièrement. Pas plus tard que mardi 8 septembre, il recevait d’ailleurs longuement une délégation du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Sur la scène du théâtre politique Hortefeux a un rôle : faire croire à la fermeté du pouvoir contre la délinquance et l’excès d’immigration ; et la petite saynette de Seignosse, vue sur Internet près de un million de fois, est bien utile pour cela. Il faut bien de temps en temps donner des satisfactions aux électeurs français qu’on assimile à des « beaufs ». La réalité des politiques conduites est évidemment autre : lorsqu’il était ministre de l’Immigration Hortefeux a fait beaucoup de bruit pour dire qu’il expulsait plus de 20.000 clandestins par an. Mais, dans le même temps, il a accordé 200.000 titres de séjour aux étrangers. Cela, les immigrationnistes le savent. C’est pour cela que les médias et les maîtres de l’idéologie dominante sauveront le soldat Hortefeux."
De son côté, Jean-Marie Le Pen exige la liberté de parole.
Gollnisch veut dissiper les malentendus avec les évêques
Bruno Gollnisch est interrogé dans Famille chrétienne :
"Il y a beaucoup de clercs, à haut niveau, qui ne voient plus en nous « le diable ». Malheureusement, les évêques français sont des hommes comme les autres, ils sont sensibles aux médias dominants. Ces médias ont amplement relayés la diabolisation qui est une arme subversive contre tout ce à quoi nous sommes attachés. Il existe un autre malentendu. Une conception de la charité qui considère le fait d’avoir des positions restrictives sur la politique d’immigration comme contraire à l’amour du prochain.
Une « normalisation » est-elle possible dans vos relations avec l’Eglise catholique ?
Je suis justement en train de préparer un document de clarification destiné aux évêques de France. Il s’agit pour moi de faire le point sur un certain nombre de préjugés cléricaux à l’égard du FN. Ce sera évidemment une offre loyale des explications de nos positions. Ce document sera ferme, courtois et très détaillé. Les évêques en feront ce qu’ils voudront. Je ne sépare pas le temporel du spirituel, je les distingue. Je suis catholique ou j’essaye de l’être en tout cas, mais je ne vais pas prendre mes « ordres » chez les évêques de France. Je veux juste dissiper les malentendus.
La collaboration entre les marchands et l’islam
Dans l'Homme Nouveau, Philippe Maxence met en garde :
"Nous voudrions éviter une certaine dialectique qui consisterait à penser qu’il faut choisir entre deux maux. Pour les uns, le danger que représente l’islam est tel qu’il nécessite une alliance avec le matérialisme de la société libérale. Pour les autres, le consumérisme et la marchandisation à outrance doublés d’une profonde crise spirituelle obligent de fait à donner une place plus grande à l’islam en France. La collusion qui s’étale sous nous yeux dans les grandes surfaces – la tête de pont du consumérisme – ou à la télévision – avec de la publicité pour les produits hallal – montre que l’islam et le libéralisme marchand collaborent ouvertement pour transformer concrètement les moeurs occidentales enracinées dans un passé chrétien. […]
Si donc l’exercice de la vertu [naturelle] de religion par les musulmans doit nous inciter à un véritable examen de conscience sur ce plan-là, elle n’implique pas de facto que la religion islamique doive se voir garantir une totale visibilité dans une société de tradition chrétienne. […] À ceux qui rétorquent que la France n’étant plus une société chrétienne il faut laisser à l’islam toute la place laissée aux autres religions, il me semble qu’ils sont eux-mêmes la preuve paradoxale de la prégnance des traditions chrétiennes. Les sociétés antiques absorbaient le temporel dans le spirituel et les sociétés modernes absorbent bien souvent le spirituel dans le temporel. À ces deux tentations, le christianisme a répondu par une distinction du temporel et du spirituel pendant que l’islam les a fusionnés. Croire que l’islam est une « religion » comme une autre, c’est paradoxalement réagir en chrétien mais sans la foi, avec ce réflexe qui laisse penser que temporel et spirituel sont distincts. C’est une des grandes révolutions du christianisme que l’islam ne connaît pas. Chaque mosquée, en effet, devient une terre d’islam ; chaque croyant appartient à l’Oumma ; chaque produit islamique est un poste avancé dans la conquête des pays d’ancienne chrétienté.
Mais il est vrai que nous sommes confrontés à un autre paradoxe. Le libéralisme, sous prétexte de libre choix individuel, soumet le spirituel au temporel puisqu’il refuse toute visibilité sociale à l’Église. Aujourd’hui, pourtant, pour servir ses intérêts marchands, il passe une alliance temporelle avec l’islam. Cette alliance du supermarché et de l’islam se scelle au moment où le grand magasin peut ouvrir le dimanche. Il n’y a pas de raison pour que nous ne dénoncions pas ce nouveau type de collaboration. Il n’y a pas de raison pour que nous soyons plus longtemps dupes. Face à cette collusion, le laïcisme à la française est incapable d’apporter une quelconque solution sans être pris dans ses contradictions. À nous d’être davantage catholiques, en pensée, en parole et par action. Au plan individuel, mais aussi social et politique."
Avortement : il faut briser le tabou politico-médiatique
Suite au rapport d'Hervé Mariton (pdf 38 pages) sur les perspectives de « reprise en main » de la droite politique sur les «questions de société» (dont la bioéthique, soulignons-le), Pierre-Olivier Arduin et Cécile Edel publient une contribution pour demander que la question de l’IVG soit repensée avec intelligence et sans faux-semblant.
Que le décès de Ted Kennedy ne nous cache pas celui de sa soeur
La mort du sénateur Ted Kennedy, le 25 août dernier, a largement occulté celui d’une personnalité beaucoup plus lumineuse – sa sœur aînée Eunice Kennedy Shriver – survenu le 11 du même mois. Elle fut la seule du “Clan”, dès le début des années soixante-dix, à n’abdiquer aucune de ses convictions catholiques sur le droit des enfants à naître, et celui des plus faibles à être défendus.
Le ministère de la santé encourage la culture de mort
Ce gouvernement aggrave encore la culture de mort du pays. La pilule abortive dite "de troisième génération" a été admise au remboursement par l'assurance maladie, à un taux de 65%, a indiqué vendredi le ministère de la Santé, se félicitant d'"une réelle avancée" pour les femmes. Cette pilule est inscrite sur la liste des médicaments remboursables dans un arrêté publié aujourd'hui au Journal officiel. On remerciera Mme Bachelot des conséquences incalculables : outre le coût pour la sécurité sociale (c'est bien le moment), on note le meurtre de l'embryon, l'atteinte à la santé de la femme et la pollution de l'environnement…
Quand le visa vaut titre de séjour
Le premier visa long séjour valant titre de séjour a été délivré, mercredi 9 septembre, par le ministre de l'immigration, Eric Besson. Désormais, l'étranger arrivant en France avec un visa de long séjour n'aura plus à demander une carte de séjour. Il lui suffira d'effectuer auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration les formalités de visite médicale et du contrat d'accueil et d'intégration. Il n'aura à se rendre en préfecture qu'au moment du renouvellement de son titre de séjour. Instaurée par la loi sur l'immigration du 20 novembre 2007, cette mesure supprime l'instruction successive, et quasi identique dans son contenu, de la demande de visa au consulat puis celle du premier titre de séjour à la préfecture. Selon M . Besson, cette mesure concernera "près de 100 000 étrangers par an, soit 75 % des flux entrant sur notre territoire pour une durée supérieure à trois mois".
