Incendie hier soir devant l’église Saint-Gabriel, dans le 20ᵉ arrondissement à Paris
Le feu, qui a pris le long d’un mur extérieur de l’église, a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers. Aucune victime n’est à déplorer. Une enquête a été ouverte.
PARIS : Incendie ce soir à l'église Saint-Gabriel, dans le 20ᵉ arrondissement. (@Gnagnagna8) pic.twitter.com/nmH5q0svvr
— Infos Françaises (@InfosFrancaises) June 12, 2023
Un incendie sévit à l’église St Gabriel de Paris 20. Les policiers de la BAC Paris Centre viennent d’extraire et sauver une femme bloquée à l’intérieur de cette église en feu. Bravo et merci aux courageux collègues. Bon rétablissement à la dame. Bon courage aux soldat du feu. pic.twitter.com/wkMvulaJpn
— Linda Kebbab (@LindaKebbab) June 12, 2023
🔴 un incendie est en cours paris 20. Incendie à l’#Eglise #saintgabriel👨🚒🚒 pic.twitter.com/OGZ9fMvdbq
— 🅛🅐🅤🅡🅔🅝🅣 🅗 (@Haverim_) June 12, 2023
Le porte-parole de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris indique :
“C’est un important amas de détritus qui a pris feu pour des raisons encore inconnues”. “Cet amas se trouvait le long du côté nord de l’église. Il y avait environ 100 mètres carrés de détritus divers et variés, avec des barrières”.
“Une œuvre de fidélité et de résistance dans une Eglise plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale”
📣 « Nous resterons fidèles à ce que nous sommes, un pèlerinage traditionnel de Chrétienté, une œuvre de fidélité et de résistance dans une Eglise plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale, qu’elle doit admettre et regarder en face. »#NDC2023 pic.twitter.com/0VTtXV7UGD
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 12, 2023
Discours de Jean de Tauriers, Président de Notre-Dame de Chrétienté, aux Courlis, dimanche de Pentecôte 28 mai :
Chers amis pèlerins,
Rendons grâce à Dieu ! Remercions Le pour ce beau dimanche de Pentecôte où nous avons la joie de pouvoir assister à la Sainte Messe avec ce magnifique thème de l’Eucharistie, salut des âmes.
Nous avons eu une année sans Covid, un beau soleil sur le pèlerinage … et ces derniers mois pas de nouveaux rescrits ou motu proprio romains … du moins à la minute où je parle.
Votre nombre nous impressionne. Nous avons même dû fermer les inscriptions pour la première fois cette année.
J’ai une pensée toute particulière pour nos amis pèlerins rwandais, espagnols, argentins, américains et australiens qui ont lancé des pèlerinages de chrétienté dans leurs pays. Autour du triptyque ‘Tradition, Chrétienté, Mission’, des pèlerins marchent désormais partout dans le monde et tout au long de l’année. Nous saluons chaleureusement leurs représentants présents cette année avec nous. Je fais le vœu que ces pèlerinages se multiplient dans les années qui viennent. Notre-Dame de Chrétienté continuera à soutenir toutes les initiatives qui pourront se créer.
Chers pèlerins, je voudrais vous proposer trois intentions de prières dans vos chapitres : d’abord, je vous demanderai de prier pour Notre-Dame de Chrétienté, je vous demanderai ensuite de prier pour le repos de l’âme de Benoît XVI et enfin pour nos familles, nos écoles et la défense de la vie avant les nouvelles lois qui se préparent en France.
Vous savez que depuis le motu proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 notre pèlerinage, et tous les prêtres attachés à célébrer le rite tridentin, subissent de nombreuses pressions.
Il nous est demandé de ‘normaliser’ notre pèlerinage, c’est-à-dire en clair d’adopter la liturgie Paul VI pour ‘être en communion avec l’Eglise’.
Je pensais naïvement qu’être en communion signifiait avoir la même foi. Ce n’est pas suffisant, semble-t-il.
La messe latine tridentine de l’Eglise catholique, la messe de nos saints, la messe de nos familles, de nos maîtres et, pour beaucoup d’entre nous, la messe de notre conversion, ne correspondrait donc pas à la nouvelle théologie ?
Toutes les demandes pressantes que Notre-Dame de Chrétienté supporte ne sont que le reflet de ce que vous subissez dans de nombreux diocèses, particulièrement en France, où les besoins spirituels des familles sont trop souvent ignorés.
Des baptêmes, des confirmations, des mariages, des enterrements sont refusés dans la forme traditionnelle et des catéchismes sont parfois interdits.
Comment peut-on refuser les grâces sacramentelles qui apportent Dieu et le salut aux âmes ?
La situation est pourtant bien connue : les églises, les séminaires, les catéchismes sont vides, les connaissances élémentaires de la foi catholique sont trop souvent ignorées.
Voilà les raisons de notre choix de paroisses traditionnelles. Ces raisons sont évidentes pour les « catholiques du bas » que nous sommes et pourtant elles demeurent incomprises de nos autorités ecclésiales.
Trop d’écoles catholiques dites sous contrat n’ont plus de « catholiques » que le nom. Elles enseignent maintenant parfois le wokisme ou l’idéologie transgenre.
Que nos autorités ne s’étonnent pas de voir les familles catholiques ferventes se presser au pèlerinage de Chartres.
Chers amis, ne soyons pas inquiets, nous ne sommes pas seuls, la plupart des catholiques pratiquants partagent nos constats, s’en inquiètent et nous soutiennent.
Les communautés célébrant la liturgie tridentine sont pour la plupart issues de l’ex commission Ecclesia Dei. Je rappelle qu’elles sont nées de la promesse d’un pape canonisé, Jean-Paul II, et d’un préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Josef Ratzinger. En 1988, Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger se sont engagés à ce que les communautés traditionnalistes trouvent toute leur place dans l’Eglise et je cite leurs propres mots « comme elles sont », c’est-à-dire sans changement, sans adaptation et je ne sais quelle ‘normalisation’.
Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger ont donné leur parole pour que nous régularisions notre situation canonique et nous leur avons fait confiance, il y a 35 ans.
Nous ne ‘normaliserons’ pas demain notre pèlerinage. Nous resterons fidèles à ce que nous sommes, un pèlerinage traditionnel de chrétienté, une œuvre de fidélité et de résistance dans une Eglise plongée dans une crise qui est d’abord doctrinale, qu’elle doit admettre et regarder en face.
Nous savons que la réforme de l’Eglise commence par notre conversion personnelle et nous y travaillons avec la grâce de Dieu sur les routes de Chartres par nos prières et tous nos efforts.
Je vous invite à vous tenir au courant de l’actualité en suivant notre site.
Ecrivez à vos évêques, rencontrez-les pour leur donner les raisons de vos choix. N’oubliez pas de les remercier quand ils ont le courage de respecter les promesses de Saint Jean-Paul II et du cardinal Ratzinger.
Comme deuxième intention, je vous demande de prier pour le repos de l’âme de Benoît XVI, rappelé à Dieu le 31 décembre 2022. Je voudrais répéter ses mots de 2005 qui résument ce que nous entendons justement par ‘crise doctrinale’.
Je le cite : « Posséder une foi claire, selon le Credo de l’Eglise, est souvent défini comme du fondamentalisme… L’on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs ».
Enfin, comme troisième intention, je vous demanderai de prier pour que nos nations se convertissent et défendent la vie, la famille et l’éducation catholique. Vous le savez, Notre-Dame de Chrétienté a toujours cherché à promouvoir la Doctrine Sociale de l’Eglise. Derrière le mot de chrétienté, nous voulons défendre la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus Christ.
Notre état laïcardisé, sans Dieu ni Maître, croit pouvoir décider de la vie, de la famille et de l’éducation. De sordides calculs politiciens font maintenant de l’avortement et de la fin de vie des enjeux électoraux.
Comme Soljenitsyne, nous disons que « le découragement ne passera pas par nous ». Nous sommes des pèlerins, des militants catholiques courageux, entêtés !
Nos combats, nos sacrifices d’aujourd’hui et d’hier, nos prières sur les chemins de Beauce feront les victoires de demain si Dieu le veut.
Comme chaque année, je me permets de faire appel à vos bonnes volontés. Le pèlerinage fait travailler toute l’année une armée de bénévoles qui se dévouent pour que les trois jours se passent le mieux possible.
Certains de nos amis ont donné des dizaines d’années de week-ends de Pentecôte à Notre-Dame de Chrétienté. La complexité de certains postes impose un engagement dans la durée, nous avons besoin de vous : des cuisines au service d’ordre, de la communication au montage des tentes, de l’encadrement d’un chapitre à la formation, vous trouverez à Notre-Dame de Chrétienté le métier de vos rêves pour vos prochains week-ends de Pentecôte.
Le testament spirituel de l’abbé Gordien est à lire attentivement pour notre édification. Je laisse à votre méditation ses mots sur le sacerdoce du prêtre : « Je n’ai jamais regretté un seul instant d’avoir répondu oui au Seigneur qui m’a comblé de ses grâces à travers mon ministère. Quel don inestimable que celui d’être prêtre de Jésus- Christ ! »
Notre-Dame de Paris, priez pour nous, Notre-Dame de Chartres, priez pour nous, Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous
Consulter les Français sur les éoliennes par référendum montre qu’ils sont contre !
Cinq villages viennent de consulter leurs administrés sur une future implantation d’éoliennes. Bravo aux élus qui tiennent compte de l’avis de leurs électeurs. A quand des référendums sur la répartition des migrants ? :
Les électeurs des 5 villages d’Abbéville-la-Rivière, Arrancourt, Fontaine-la-Rivière, Marolles-en-Beauce et Saint-Cyr-la-Rivière sont invités aux urnes ce dimanche 11 juin pour se prononcer sur d’éventuelles futures implantations d’éoliennes.
Ces derniers mois, les villages situés le long de l’Eclimont ont été sollicité à de nombreuses reprises par des porteurs de projets souhaitant créer des parcs éoliens sur le territoire.
L’entreprise Energie éolienne solidaire a ainsi sollicité les communes sur de possibles projets, allant de 5 à 7 éoliennes, et pouvant être implantés sur les plateaux de part et d’autres de la RD721. En amont d’un éventuel dépôt de projet, des réunions d’informations avaient été organisées dans les villages, des consultations où ont pu se faire entendre les voix s’opposant aux projets.
Les élus des 5 villages ont donc décidé, sur ce sujet sensible, d’organiser une consultation citoyenne afin de donner la parole à l’ensemble de la population. La question posée aux habitants est la suivante: Souhaitez-vous que la municipalité donne un avis favorable aux projets éoliens sur les zones concernées par votre commune. Une question à laquelle les habitants sont invités à répondre par Oui ou par Non.
« Si le Conseil municipal s’engage à tenir compte du résultat de cette consultation dans ses délibérations ultérieures, il faut rappeler que ce scrutin n’est que consultatif», souligne Christelle Deloison, maire de Saint-Cyrla-Rivière. « Le résultat de cette consultation aura plus de poids si la participation est importante», rappelle de son côté Eric Meyer, maire d’Abbéville-la-Rivière.
Les premiers résultats sont sans appel avec une participation importante :
🔴🗳️🇨🇵 Large rejet d'éoliennes dans l'Essonne, selon les premiers résultats dans 4/5 communes
Arrancourt ⛔ Non à 75% (Part. 69,2%)
St-Cyr-la-Rivière ⛔ Non à 83,7% (Part. 39,5%)
Marolles-en-Beauce ⛔ Non à 90,8% (Part. 40,9%)
Abbéville-la-Rivière ⛔ Non à 88,5% (Part. 56,2%) https://t.co/mHJmmY1Lex— Paul Cébille (@Ellibec) June 12, 2023
Il y a tellement de points communs entre ce sujet et celui de l'immigration dans la façon dont une minorité cynique nous impose contre notre volonté et sans contrepartie une dévalorisation de notre qualité de vie. Ce sont des méthodes mafieuses. https://t.co/duPGmqZUar
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 12, 2023
L’écroulement du niveau scolaire en deux vidéos
La première date de quelques jours : plutôt que d’élever le niveau, il faut niveler par le bas et supprimer l’orthographe et les dictées.
« Il y a que la France qui fait des dictées ! C’est une sorte de délire national » ✍️@neveux_julie, membre du collectif « Les Linguistes atterrées », remet les points sur les i chez #Quotidien pic.twitter.com/hZqE7DH3dk
— Quotidien (@Qofficiel) June 9, 2023
La deuxième date de 2004 et l’on peut voir les professeurs d’aujourd’hui en formation.
Reportage de 2004 sur la formation des profs. 19 ans plus tard c'est la cata, vous comprendrez vite pourquoi. pic.twitter.com/vCpRgmZP4r
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 11, 2023
Une preuve scientifique et médicale du Grand Remplacement
D’autres, moins pessimistes, parleront de mondialisation ou d’invasion migratoire…mais le résultat est là. Lu sur France 24 et le choix de l’affiche n’est pas anodin :
La drépanocytose est une maladie génétique grave venue principalement d’Afrique dont le nombre de cas a augmenté de plus de 50 % en dix ans sur le territoire français en raison des mouvements de population. À l’occasion de la journée mondiale de cette pathologie, fixée le 19 juin, médecins et responsables associatifs appellent à multiplier les campagnes de sensibilisation et les dépistages pour réduire sa propagation.
Peu connue du grand public, la drépanocytose est pourtant la maladie génétique la plus fréquente dans le monde. À l’origine, la maladie touchait principalement le continent africain considéré comme l’un des foyers originels de la pathologie. Mais avec les mouvements migratoires, tous les pays sont aujourd’hui touchés par le fléau.

Bernard Carayon (LR) appelle les maires à refuser les migrants
Dans une lettre ouverte, le maire LR de Lavaur dans le Tarn, et ancien député, appelle les maires à refuser la répartition des migrants décidée unilatéralement par l’Etat. la nouvelle maire de Saint-Brevin devrait l’écouter :
Si le préfet du Tarn a renoncé à l’ouvrir pour apaiser les tensions, sa décision de répartir finalement la cinquantaine de migrants initialement destinés à Réalmont dans les communes tarnaises dont l’édile en ferait la demande ne trouve aucune grâce aux yeux du maire de Lavaur Bernard Carayon.
Dans une lettre ouverte adressée aux maires du Tarn le 9 juin, ce dernier estime que « l’État transfère, avec hypocrisie, sa responsabilité sur nous. Il nous place désormais en première ligne d’une politique dont on mesure, hélas, chaque jour, les avatars ».
« Plus nous serons nombreux à opposer un veto à ce transfert de la responsabilité de l’État, plus nous serons forts », affirme le premier magistrat vauréen et président de LR 81, qui invite ses collègues à lui faire part de leur refus. Et de s’interroger: « Serons-nous pénalisés financièrement par l’État si nous n’accompagnons pas cette politique ? Ses services seront-ils plus tatillons à l’égard des récalcitrants ? »
Soulignant que « plus de 75 % des Français exigent que le gouvernement mette un terme à l’immigration de masse », Bernard Carayon note que le lien de cette dernière « avec la délinquance et la criminalité vient d’être reconnu par le ministre de l’Intérieur et le préfet de police de Paris : un lien ancien et direct, tenu longtemps confidentiel, mais que tous les acteurs publics connaissent bien. Chaque jour nous en fournit, en France, une triste et parfois dramatique illustration ».
Et d’affirmer: « Si dans votre commune s’observe une montée des actes de délinquance ou des réactions, hélas, épidermiques de rejet des migrants, c’est vous et non l’État que vos concitoyens rendront responsables de cette situation ».
Voici un nouveau point commun avec Reconquête! et le RN. A quand un programme commun des droites ?


L’infamie d’un “journaliste” de 20 Minutes
Après celle de BFM contre SOS Chrétiens d’Orient, voici l’attaque abjecte de Xavier Régnier contre Henri, le héros au sac à dos, mais aussi contre l’hebdomadaire l’Homme Nouveau, qui est un hebdomadaire catholique tout simplement. Leur haine est tellement forte qu’ils ne se rendent même plus compte de leur perte définitive de crédibilité :
Mais si « le héros médiatique, comme toute figure héroïque, est parfait » au départ, indique Virginie Spies, Henri n’en reste, tel Batman, pas moins un humain… avec son passé, son côté sombre et ses éventuelles casseroles. Le jeune homme, au discours bien rodé et presque prédicateur, a été alternant pour le journal d’extrême droite L’homme nouveau, dont le rédacteur en chef adjoint Odon de Cacqueray assure qu’Henri a été « formé et éduqué pour réagir à ce genre de situation ».
Le Grand Sacre d’Angers : une procession traditionnelle relancée par la FSSPX
Après la Fête-Dieu, les catholiques célèbreront dimanche la fête du Sacré-Coeur. La fraternité sacerdotale Saint-Pie-X en Anjou invite le 18 juin tous ceux qui le souhaitent à participer au renouveau du Grand Sacre, cette grande procession eucharistique qui fût un évènement religieux majeur de la ville d’Angers durant des siècles.
L’abbé Louis Pieronne a été interrogé par Thomas Cauchebrais sur RCF :
Bruno Le Maire, spécialiste de l’effacement de la dette…
Malheureusement, il ne s’agit pas de la dette française de 3 000 milliards mais d’une partie de celles de son micro-parti de la primaire de 2016 :
“Une enquête préliminaire a été ouverte le 2 juin dernier afin de déterminer si le microparti de Bruno Le Maire a bénéficié de dons illégaux pour la primaire de la droite de 2016, via des factures de prestataires non payées (…) Bruno Le Maire avait connu un échec cuisant à la primaire de droite, en arrivant en cinquième position avec 2,4 % des voix. Le chef de Bercy avait ensuite connu des difficultés pour éponger ses dettes, malgré des appels aux dons.
Selon Mediapart, le microparti avait récolté 2 millions d’euros. Et plus d’une dizaine de factures de prestataires non réglées seraient donc questionnées. Les plus grosses dettes annulées proviennent notamment de deux spécialistes de la communication politique. Experian aurait annulé sa dette à hauteur de 24 990 euros, et Catch Digital Strategy à 9 000 euros. Le microparti avait été interrogé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
Lors de son audition, « Avec BLM » avait expliqué que les dettes avaient été annulées en raison du dépassement du délai de prescription légal de cinq ans.”
Si seulement nous pouvions annuler les dettes de la France supérieures à 5 ans…
Pour la première fois depuis son indépendance, l’Algérie a le PIB par habitant le plus faible du Maghreb
Lu sur le CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone) :
Selon les données de la Banque mondiale, le PIB par habitant de l’Algérie s’établissait à 3 691 dollars en 2021, dernière année pour laquelle les statistiques sont disponibles, contre 3 807 dollars pour la Tunisie et 3 795 dollars pour le Maroc, qui avait jusque-là toujours occupé la dernière place parmi les trois pays du Maghreb, depuis leur indépendance.
Une économie très en retard…
En dépassant l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont ainsi réalisé une remarquable performance, vu leurs faibles richesses naturelles en comparaison avec leur voisin, un des principaux producteurs mondiaux d’hydrocarbures. Premier producteur africain de gaz naturel et troisième pour le pétrole, l’Algérie a en effet extrait 101 milliards de mètres cubes de gaz naturel en 2021 et un peu plus de 900 mille barils de pétrole par jour au cours de la même année, soit respectivement 53 fois et 24 fois plus que la Tunisie, dont les maigres richesses en la matière sont pourtant, elles-mêmes, considérablement supérieures à celles, quasi nulles, du Maroc. La production marocaine en hydrocarbures est si insignifiante, que le pays n’a produit, par exemple, qu’environ 250 barils de pétrole par jour en 2021, soit environ 3 600 fois moins que l’Algérie, 150 fois moins que la Tunisie… et même 52 fois moins que la France, réputée être un pays sans pétrole (seulement 13 mille barils par jour).
Cette évolution résulte des politiques économiques inefficaces suivies par l’Algérie depuis son indépendance et la montée en puissance de sa production d’hydrocarbures, alors que le pays était de loin le plus développé du Maghreb, et même de l’ensemble du monde arabe, grâce aux nombreuses et modernes infrastructures construites et laissées par la France (qui avait dépensé dans les pays du Maghreb bien davantage que ceux-ci ne lui ont rapporté, et surtout en Algérie). Ainsi, et faute de diversification, l’économie algérienne est aujourd’hui encore très fortement dépendante des hydrocarbures, qui représentent toujours environ 90% des exportations nationales (88 % an 2022). Et ce, contrairement aux pays pétroliers et gaziers occidentaux, comme le Canada et le Royaume-Uni (respectivement 30 % et 11 %, seulement), et à ses deux voisins du Maghreb, qui sont eux aussi parvenus à faire émerger une économie très diversifiée et compétitive (agriculture, textile, composants automobiles et aéronautiques, industries chimiques, tourisme…). […]
Un risque réel de faillite algérienne d’ici 2029
Alors que le Maroc a vu ses réserves de change augmenter régulièrement au cours des dernières années, pour atteindre un plus haut historique de 35,5 milliards de dollars fin mars 2023 (contre seulement 19 milliards début 2014, et grâce à la robustesse de son économie diversifiée), la forte dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures a entraîné un effondrement des réserves de change du pays, parallèlement à une explosion de son endettement. Et ce, dans un contexte international marqué par la tendance baissière du cours des hydrocarbures, de plus en plus largement remplacés par les énergies renouvelables. En effet, les réserves de change sont passées de 193 milliards de dollars début 2014 à 45,3 milliards fin 2021, soit une baisse annuelle de 18,5 milliards de dollars en moyenne sur cette période de huit années (avant de remonter très provisoirement à 66,1 Mds fin mars 2023, suite à la hausse exceptionnelle et brève du cours des hydrocarbures après le déclenchement de la guerre en Ukraine). Et malgré les importantes restrictions imposées sur les importations, qui se situent désormais à environ 40 milliards de dollars par an (38 milliards en 2022, contre 58 milliards en 2014), les réserves de change ont tout de même continué à baisser de 13,2 milliards de dollars par année, en moyenne, sur la deuxième moitié de la période, entre début 2018 et fin 2021 (contre 23,7 milliards au cours de la première moitié).
Dans le même temps, et selon les dernières données fournies par le FMI, la dette publique du pays a considérablement augmenté, passant de seulement 7,7 % du PIB fin 2014 à 62,8 % fin 2021 (avant de redescendre, provisoirement, à 52,4 % fin 2022). Alors que l’Algérie était le pays le moins endetté des 54 pays du continent en 2014, elle est ainsi passée à la 26e place des pays africains les plus endettés en seulement sept ans, et devrait bientôt faire partie des 10 pays les plus endettés, selon les prévisions en la matière (d’autant plus qu’elle affiche un des déficits budgétaires les plus abyssaux au monde, ayant atteint 12,3 % du PIB en 2022, selon la Banque mondiale). […]
Avec des réserves de change atteignant 66,1 milliards de dollars fin mars 2023, et en supposant une baisse annuelle ramenée à seulement 10 milliards de dollars par année, contre 13,2 milliards sur la période 2018-2021 (et qui pourrait nécessiter de commencer à réduire un certain nombre de dépenses sociales et militaires), l’Algérie ne devrait alors plus pouvoir couvrir que quatre mois d’importations mi-2028, soit le niveau à partir duquel un pays est considéré comme étant proche de la faillite (comme actuellement le Kenya, qui ne parvient plus à payer tous ses fonctionnaires). […]
Il serait peut-être temps de renvoyer les forces vives algériennes en Algérie…
“Tu as du prix au yeux de Dieu”
Jean-Marc Morandini recevait le frère Benjamin, prêtre salésien de Don Bosco, sur son plateau :
Un professeur d’une école catholique demande à un élève de jouer un “coming-out” homosexuel dans le cadre d’un jeu
Suite à notre article sur l’enseignement catholique malade, un lecteur nous apporte ce témoignage édifiant :
“L’an dernier à l’école diocésaine de Meudon, Saint Joseph , en CM2 le professeur a fait faire un jeu de rôle à un élève lors d’une partie de jeu au “Monopoly des inégalités” ou un élève était prié de se dire homosexuel dans le cadre du jeu et de faire un “coming out” devant la classe .
* Le “Monopoly des inégalités” est un outil de formatage des élèves à l’idéologie woke, créé par “l’observatoire des inégalités” , une des associations subventionnées grassement par nos impôts comme SOS racisme ou l’observatoire de l’homophobie (…)
Bien entendu les parents les plus sensés sont allés demander des explications au directeur mais certains parents ont trouvé cela très bien…. Qu’en sait, qu’en pense et que fait Mgr Rougé dont cette école est sous sa hiérarchie ?
On va lui écrire et on fera publier la réponse par Salon Beige”
Nous sommes preneurs de toute information complémentaire concernant cette affaire qui nous semble scandaleuse si elle était confirmée. Et c’est avec plaisir que nous publierons une réponse éventuelle du diocèse.
Malgré le drame d’Annecy, la nouvelle maire de St Brevin ne renonce pas à l’installation de migrants à proximité d’une école maternelle et primaire
“Hier Annecy, demain Saint-Brevin” ! C’est avec ce slogan que des manifestants ont fait savoir à la nouvelle maire de Saint-Brevin le mécontentement de la population locale suite au déménagement prévu d’un centre d’accueil de migrants à proximité d’une école, e,traînant légitimement l’inquiétude des parents.
La maire ne veut pas céder à l’ultra-droite mais n’ose pas réaliser de consultation de ses administrés. Elle est dans le déni et l’idéologie immigrationniste. Un de ses arguments est de dire qu’il n’y a eu aucun incident avec les migrants. Comme à Annecy !
Élue vendredi nouvelle maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), après la démission de Yannick Morez visé par des menaces, Dorothée Pacaud a assuré lundi 12 juin sur France Inter qu’il “n’y a aucune raison de céder” sur le projet de déménagement du centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). Ce projet, “porté par l’État”, avait provoqué de vives réactions (…)
Dorothée Pacaud rappelle que le Cada de sa commune “existe depuis 2016”, et que depuis “l‘accueil se passe extrêmement bien, il n’y a eu aucun incident”. Elle se dit “déterminée” à poursuivre ce projet de déplacement, “car le droit d’asile correspond à un droit constitutionnel et on souhaite le défendre”, justifie la nouvelle édile. Elle insiste sur la tenue de nombreuses réunions autour de ce projet, mais “un petit groupe d’opposants ne veut plus discuter et veut le retrait du projet ou rien”.
Les tensions restent donc vives au sein de Saint-Brevin-les-Pins. Vendredi 9 juin, l’élection de Dorothée Pacaud lors du Conseil municipal a été perturbée par des militants d’extrême droite. L’enseignante de 45 ans “s’attendait” à la venue de ces militants : “Ceux qui sont venus perturber à l’extérieur [de la salle, en criant “Hier Annecy, demain Saint-Brevin“] ne sont pas des habitants de la ville, ce sont des militants de l’ultradroite qui viennent de Tours et d’Angers”, souligne la maire. Elle regrette que le collectif local qui s’oppose au projet se soit “affilié à des partis et des groupuscules d’extrême droite” quand ils ont “vu qu’ils n’obtiendraient pas l’arrêt des travaux”.
Si ces manifestants ne sont pas de sa commune alors pourquoi n’ose-t-elle pas consulter ses administrés ?
Voici un extrait de la réaction de Bernard Germain, Porte-parole de la Coordination Partout Callac (www.partoutcallac.fr) :
Le Maire de St-Brévin, Yannick Morez, voulait installer un CADA en bordure de l’école maternelle et primaire, avec 120 africains hommes. Les parents ont répété pendant des mois : « Nous voulons protéger nos enfants. Faites jouer le principe de précaution. Non au CADA à la Pierre Attelée ». Ces parents ont été moqués, insultés, traités de « fachos », de « xénophobes » et d’« extrême droite ». On leur a dit qu’ils étaient « racistes » de penser qu’une agression contre des enfants puisse arriver, et mettant en cause un ou des migrants du futur CADA. Bref, que leurs craintes n’étaient pas crédibles et relevaient du délire « anti-réfugiés ».
À tous ceux qui ont traîné ces parents dans la boue, alors qu’ils ne voulaient que protéger leurs enfants, nous posons cette question : « Après le drame d’Annecy êtes-vous toujours aussi sûr qu’un drame du même type est impossible à la Pierre Attelée si vous y installez un CADA ? » (…)
Si le nouveau maire persiste à affirmer qu’il n’y a aucun risque à installer un CADA à côté de l’école de la Pierre Attelée et qu’il maintient le projet de CADA, sa responsabilité sera totale en cas d’accident. En aucun cas il ne pourra dire : « Je ne savais pas » ou « si j’avais su… ». Et si un accident arrive, il devra en répondre, comme tous ceux qui auront défendu la même position. Chacun est aujourd’hui devant ses responsabilités. Pour notre part, nous continuons à défendre exclusivement les enfants de la Pierre Attelée.”
Thibaud Collin : L’Actualité de Jeanne d’Arc en France aujourd’hui
ICHTUS a mis en ligne la conférence donnée par Thibaud Collin mardi 6 juin sur le thème “Actualité de Jeanne d’Arc”.
Thibaud Collin donne dans cette conférence un résumé très éclairant sur la nature de l’histoire, avec son double caractère de contingence et de déterminisme. Il y a toujours la liberté des hommes, mais il y a aussi des conséquences logiques de leurs actions. C’est aussi une réflexion sur l’agir de Dieu, qui se sert des causes secondes.
Annecy : l’ex-femme du Syrien avait prévenu les autorités françaises et suisses
Le Daily Mail a révélé que l’ex-épouse de l’assaillant syrien, Abdalmasih H., aurait averti les autorités françaises et suisses au sujet de son mari des mois avant l’attaque. Cette femme, également originaire de Syrie, aurait informé les services d’immigration que son compagnon n’était pas bien mentalement. Toutefois, ses alertes ont été ignorées.
Toutes les victimes d’Annecy sont désormais sorties d’affaire.
Mais cette nouvelle affaire ne dérange pas Gérald Darmanin.
Attaque à Annecy: Gérald Darmanin affirme que l'individu "n'est connu d'aucun service de renseignements et d'aucun service judiciaire" pic.twitter.com/SsBH4L1Uxk
— BFMTV (@BFMTV) June 9, 2023
À aucun moment @GDarmanin ne remet en cause son poste alors qu’il est le Ministre qui a vécu le fiasco de l’Ocean Viking, l’humiliation du Stade de France, le drame de l’affaire Lola, l’humiliation de l’affaire Iquioussen, #Annecy.#BFMPolitique pic.twitter.com/fyHB1uwaSI
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 11, 2023
“Dans la liturgie traditionnelle, la participation active à la messe réside principalement dans les prières de l’offertoire”
Sermon pour la messe d’action de grâce du 41ème pèlerinage de Chrétienté, prononcé jeudi 8 juin en l’église Sainte-Odile, par l’abbé Jean de Massia, aumônier général :
Amis pèlerins,
Au terme de ce 41ème pèlerinage de Chrétienté, il nous est bon de reprendre ces mots de la préface qui introduisent le Canon de la Messe :
Vere dignum et justum est : « Vraiment, il est juste et nécessaire, c’est notre devoir et notre salut, de vous rendre grâces toujours et en tous lieux, Seigneur ! ».
L’action de grâces n’est pas une action gratuite, c’est une action nécessaire, elle est due en justice à notre Créateur. Car s’il est une chose qui nous suivra toute notre vie, une réalité à laquelle nous ne pourrons échapper, et Dieu en soit loué, c’est bien celle-ci : nous sommes éternellement redevables envers Dieu. Nous sommes les obligés du Seigneur. C’est ce qui fonde l’attitude religieuse. Ce que nous sommes, ce que nous avons, la vie, la santé, une famille, la foi, tout vient de Lui. Ce que nous vivons aussi : et ces trois jours de pèlerinage qui viennent de se dérouler sont aussi don de Dieu. Qui pourrait penser en effet que des hommes, des femmes, imparfaits et pécheurs comme nous le sommes, pourraient produire d’eux-mêmes, et seuls, des fruits de grâces et de lumières comme nous en avons vu cette année sur la route de Chartres ? Nous savons au terme de ces trois jours, combien Dieu est bon, et qu’il a œuvré. Alors il nous est agréable de le dire : merci, Seigneur.
Rendre grâce est ainsi le meilleur remède contre l’orgueil et la vaine gloire qui pourraient saisir nos cœurs après l’édition, historique, de cette année. L’orgueil est le péché du démon, de celui qui a été saisi par sa propre beauté, sa propre perfection, et oubliant qu’elle était don et œuvre de Dieu, se l’est attribuée à lui-même et s’est dit : c’est moi qui ai fait cela, je me suis fait tout seul. L’orgueil est devenu le péché du monde moderne qui, refusant Dieu, s’auto-célèbre, cultive l’ingratitude et fait croire aux hommes qu’il est bon de ne dépendre de personne, et qu’ils ne doivent leur réussite qu’à eux-mêmes.
Au contraire, en rendant grâces en ce jour, nous cherchons à résister à l’illusion de nous attribuer à nous-mêmes le fruit de notre labeur. C’est un exercice essentiel, c’est une attitude profondément mariale, de celle qui exulte dans la prière du Magnificat : « Le Seigneur a fait en moi de grandes choses, saint est son Nom ».
Alors merci, Seigneur, pour ces trois jours de pèlerinage ; merci de nous avoir donné la force d’aller jusqu’à Chartres, merci pour ces grâces qui ont orientés certains de nos choix dans l’organisation, merci pour ces inspirations qui ont poussé tel marcheur à aller se confesser, et tel prêtre à donner le conseil qu’il fallait, merci pour la joie de nos chapitres, merci pour le soleil et pour le temps propice… Merci surtout pour la foi. Quelle grâce c’est, chers amis, d’être catholiques, de connaître Jésus, de marcher sous sa bannière ! Une grâce que nous voudrions communiquer à tous ! Merci pour tous ces signes qui nous montrent, d’année en année, que le pèlerinage est une œuvre de Dieu. Je ne parle pas ici du nombre d’inscriptions ; mais l’exemple le plus visible de l’action de Dieu qui me vient à l’esprit, c’est ce silence impressionnant pendant l’adoration de Gas dans ce champ pourtant bondé comme jamais : Dieu y avait donné rendez-vous à ses pèlerins.
Merci, et pardon : pardon pour nos résistances et nos querelles, pardon si nous avons mis trop de pâte humaine, lourde et terrestre, dans votre plan, pardon si nous avons de temps à autre dévié le rayon de votre grâce en cherchant à n’en faire qu’à notre tête… l’année prochaine, nous essayerons de faire mieux, d’être des instruments plus dociles et plus abandonnés à vos inspirations, de poser moins d’obstacles, car le pèlerinage est à vous, Seigneur, il est à vous et à Notre Dame.
En ce jour où nous célébrons le mystère de l’Eucharistie, le mystère du Sacrifice de Jésus-Christ à son Père renouvelé sur nos autels, nous déposons cette œuvre en offrande, pendant la messe. La messe a été inventée par Jésus pour que les hommes puissent offrir leurs sacrifices dans l’immense sacrifice du Christ, et par-là glorifier Dieu et trouver leur salut. Dans la liturgie traditionnelle, cette participation active à la messe réside principalement dans les prières de l’offertoire : « recevez, Trinité Sainte, cette offrande que nous vous présentons ». Préparons, comme on disait aux enfants autrefois, notre petit baluchon dans lequel nous mettrons nos joies et nos peines de cette année de préparation du pèlerinage, toutes ces heures consacrées à travailler, préparer nos topos, l’itinéraire, l’organisation, ces renoncements et spécialement ceux de nos familles qui nous portent aussi à bout de bras toute l’année ; mettons y aussi ces trois jours, et puis déjà les défis de l’année prochaine, les projets et les obstacles : tout cela, Seigneur, c’est à Vous, ce n’est pas à moi. C’est pour Vous et votre Gloire, ce n’est pas pour moi. Pendant l’offertoire, les anges du Seigneur passent et déposent notre offrande sur la patène, avec l’hostie. Retirez, Seigneur, ce qui vous y déplait, purifiez ce don dans le feu de votre amour. Et ce maigre présent, généreux et sincère, mais si imparfait, voilà qu’il est pris sur l’autel, et qu’au moment où le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ, nos humbles offrandes humaines sont converties dans l’unique sacrifice du Christ, et nous avons alors la certitude que grâce à Jésus, notre sacrifice est agréable à Dieu.
S’il est juste et nécessaire de rendre grâces à Dieu, il l’est aussi de rendre grâces aux hommes. Car cette dette qui nous étreint par rapport à Dieu, elle nous oblige aussi par rapport à tous ceux qui nous ont précédés et qui, par leur labeur, leur choix, leur zèle, ont permis que nous vivions Chartres. Leurs noms sont connus ou oubliés, peu importe. Ce qui importe, c’est la reconnaissance. Comprendre que tout ne commence pas avec vous. Que nous bénéficions d’un héritage. C’est une des grandes leçons de Chartres, cela aussi. Vous le verrez l’année prochaine, en revenant à Chartres – car vous reviendrez tous ! Dans la cathédrale, sous la rose sud de l’Apocalypse, on y voit les 4 évangélistes, juchés sur les épaules des 4 grands prophètes de l’Ancien Testament. Image étonnante, symbole de la tradition, qui a pour origine cette formule de saint Bernard de Chartres :
« Nous sommes des nains assis sur les épaules des géants. Si nous voyons plus de choses et plus lointaines qu’eux, ce n’est pas parce que nous sommes plus grands, c’est parce que nous sommes élevés par eux »
Avant de faire mieux que nos ainés, essayons d’abord, au moins, de recevoir leur enseignement et de les imiter. C’est cela aussi l’esprit traditionnel, selon le mot de Saint Paul entendu dans l’épître de ce jour : « j’ai transmis ce que j’ai reçu ». C’est cela qui nous anime, et explique en partie notre attachement à la liturgie et au catéchisme traditionnel, après avoir constaté l’échec terrible de l’absence de transmission de la foi dans les années 70, et dont les conséquences continuent encore aujourd’hui. La meilleure façon d’honorer ceux qui, depuis le Christ, ont transmis fidèlement les vérités de la foi, c’est de le faire à notre tour : transmettre. Être traditionnel n’est pas un attachement au passé, mais un attachement à l’avenir.
« Que m’importe donc le passé en tant que passé ? écrivait Gustave Thibon. Ne voyez-vous pas que lorsque je pleure sur la rupture d’une tradition c’est surtout à l’avenir que je pense ? Quand je vois se pourrir une racine j’ai pitié des fleurs qui demain sècheront faute de sève. »
A NDC, on aime à comparer le pèlerinage à un arbre ou à une fleur : les racines invisibles, c’est la Tradition ; la tige ou le tronc visible, c’est la Chrétienté ; les fleurs et les fruits, c’est la Mission. Deo Gratias, et dès demain, à l’œuvre pour le 42ème pèlerinage de Chrétienté, de Paris à Chartres.
Le harcèlement scolaire, symptôme de l’impossibilité, pour une société despiritualisée, d’éduquer notre jeunesse
Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute, a été interrogée sur CNews à propos du harcèlement scolaire, après une tribune publiée dans Le Figaro, suite aux suicides de deux enfants, l’un de 10 ans et l’autre de 13 ans :
Le harcèlement scolaire contemporain est un symptôme de l’impossibilité pour une société despiritualisée, virtualisée, reposant sur une mauvaise anthropologie, d’endiguer la violence propre à la nature humaine et d’éduquer comme il se doit notre jeunesse. Il nous dit l’immaturité… pic.twitter.com/ebKVOEB66s
— Marie-Estelle Dupont (@dupontmarieest1) June 8, 2023
Chartres 2023, la transmission
Nouvelle vidéo de Thomas Debesse :
On peut inscrire tout cela dans un développement prophétique. On a pu voir deux années de confinement qui ont interrompu ce pèlerinage dans sa forme habituelle. La foule des pèlerins a été empêchée de se réunir, chaque communauté a dû vivre la Pentecôte chacun de son côté avec des initiatives locales, pendant que quelques-uns s’en allaient quand même sur le chemin avec pour seul compagnon leur solitude.[…] L’enfouissement ne produit une germination que si la force d’enfouissement est une force extérieure. L’enfouissement c’est comme le martyr, pour porter du fruit ça doit être subi. Celui qui recherche le martyr se suicide. De même celui pour qui la force d’enfouissement vient de lui-même ne peut pas germer, tout ce qu’il fait c’est qu’il s’enterre vivant et qu’il meurt. Mais c’est parce que vous subissez une force d’enfouissement extérieure, et que vous avez une force d’émergence intérieure que cela provoque par vous une germination. C’est la force intérieure d’émergence dans un contexte d’enfouissement subi qui provoque la germination.
Après deux années de silence, enterrés, nous avons eu en 2022 une année de pluie. On peut là encore filer la métaphore de la germination, et cette année 2023 on a vu toutes ces jeunes pousses sorties de terre. Ce n’est pas qu’une métaphore. […] Ce qui m’a marqué le plus ce n’est pas que les pèlerins étaient jeunes, c’est qu’ils n’avaient jamais fait ce pèlerinage avant. Ce qui m’a marqué le plus c’est la proportion de commençants. […]
J’observe un changement dans la société, une émergence qui n’est pas spécifique au pèlerinage de Chartres. Un prêtre me demandait après le pèlerinage si j’avais des explications. Je lui ai dit qu’en fait c’est un mouvement de fond, c’est une lame de fond qui commence à faire surface mais qui a beaucoup d’inertie. On commence à la voir émerger. On pouvait la repérer en observant certains signes.
Par exemple sur le plan médiatique, et là je ne parle pas vraiment de médias traditionnels, mais plus de réseaux sociaux et de culture sociale. Il y a un développement culturel en cours, qui n’est pas que religieux d’ailleurs, c’est un développement philosophique, artistique, politique parfois, une recherche de beauté, dans la musique, dans l’architecture, dans d’autres arts encore. Il y a une recherche de franchise, une recherche de patrimoine, une quête spirituelle, une fierté de l’héritage, et tout simplement une joie. […] Il y a suffisamment d’initiatives pour qu’elles surgissent et se manifestent extérieurement. Il y a une vitalité, il y a une créativité, et il y a un besoin de transmission.
Dans une interview, Jean de Tauriers a aussi évoqué le fait que pendant les confinements, certains prêtres attachés à la forme extra-ordinaire avaient été parmi les plus courageux dans le maintien de la célébration de la messe et des sacrements. Et ça aussi ça compte. La jeunesse a besoin de courage, et elle sait reconnaître le courage. […]
Ensuite il y a eu l’encyclique Traditionis Custodes dont le nom même semble être en contradiction avec son propre texte, et ça intrique, ça interroge, ça intéresse. Finalement cela attire l’attention. Et cela nourrit le sentiment qu’il n’y a plus rien à perdre, qu’il n’y a plus à donner de gages à une génération qui ne laisse pas d’autre héritage que celui de ne pas avoir d’héritage. Le mépris est donc pleinement accepté, c’est une étape du deuil qui est franchie et qui permet d’avancer. Comme disait le Christ, « laissez les morts enterrer leurs morts », et la jeunesse l’a entendu. […]
Dans son homélie du lundi de Pentecôte, Mgr Gullickson a repris les mots de Benoît XVI : « Rien ne remplacera jamais une messe pour le salut du monde ». Et si rien ne remplace une messe pour le salut du monde, l’expérience d’un pèlerinage dans la vie d’une personne est difficile à remplacer. Le pèlerinage est le lieu où, pendant trois jours, on a le temps de transmettre. C’est justement à cause de ce rôle de transmission qu’à l’échelle d’une société un pèlerinage est difficile à remplacer.
Mgr Gullickson ajoute : « Pourriez-vous finir comme saint Justin mourant en martyr pour la messe dominicale ? Il ne s’agit pas de réclamer le martyre ! Tenez-vous juste prêts avec Justin si on vous appelle et peu importe les conséquences ! »
Comme on ne doit pas réclamer le martyre, on ne doit pas réclamer l’enfouissement, mais il faut être prêt, prêt à germer de cet enfouissement subi, et c’est précisément dans cet effort de relèvement que la vie témoigne de la vérité. […]
L’autre point qui a surpris, c’est la bienveillance médiatique vis-à-vis du pèlerinage, cette fois-ci de la part des médias traditionnels. C’est là aussi le reflet ou l’effet d’un changement de société. Même d’un point de vue non-croyant, c’est au moins vu comme un folklore sympathique. Traditionis Custodes a aussi eu un effet en dehors de l’Église. Quand quelques jours à peine après avoir restreint la célébration du rite Tridentin, le pape a célébré une messe en rite oriental, ça pouvait rendre perplexe même des non-croyants, dès lors qu’ils étaient confrontés à cette information. Pourquoi la spécificité d’un rite serait une richesse et pas la spécificité de l’autre ? […]
En 2022, le pèlerinage était déjà le témoignage de la jeunesse et du courage, en 2023 il est le témoignage du renouvellement et surtout d’une transmission. Ça a toujours été un témoignage de jeunesse, mais là ça ne peut pas être caché, et c’est une jeunesse qui a soif de transmission.
En Quête d’esprit : La fête-Dieu, une tradition populaire qui renaît ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Abbé Jean de MASSIA, FSSP, aumônier général du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté
- Abbé Hubert LELIÈVRE, prêtre du diocèse d’Avignon
- Philippe MARTIN, historien
Terres de Mission : Les miracles de saint Jean Bosco
Eglise universelle : Démographie européenne, le grand écroulement
Le N° 1 783 de L’Homme Nouveau a consacré un passionnant dossier aux questions démographiques sous le titre “Démographie européenne : le grand écroulement”. Maitena Urbistondoy nous présente les éléments clés de cette réflexion soit : l’effondrement de la natalité en Europe, les résultats mais aussi les limites des politiques familiales mises en œuvre en Pologne ou en Hongrie, les liens entre religiosité et fécondité, etc.
Eglise en France : A la découverte d’une abbaye en plein développement : Sainte-Marie de la Garde (47)
A quelques encablures d’Agen, l’abbaye Sainte-Marie de la Garde est désormais trop petite. Le père abbé, Dom Marc, nous rappelle les origines de cette fondation, fille de l’abbaye bénédictine Sainte Madeleine du Barroux dans la filiation spirituelle du père Muard, fondateur de La Pierre qui Vire, de Dom Romain Banquet, abbé d’En Calcat, de mère Marie Cronier, abbesse de Dourgne, et de Dom Gérard Calvet, abbé du Barroux. Aujourd’hui comme hier, la vie monastique attire et des travaux sont nécessaires pour accueillir les nouvelles vocations…
Eglise en Marche : A la suite de saint Jean Bosco (1815-1888)
L’abbé Xavier Garban a consacré deux articles dans les numéros 37 et 38 de la revue de la Fraternité Saint Pierre “Tu es Petrus” à saint Jean Bosco. Il nous entraîne à la suite de ce saint italien, thaumaturge exceptionnel et fondateur d’une œuvre vouée à l’éducation des enfants : les salésiens. Une belle figure de pédagogue au service de la jeunesse la plus délaissée.
Un psychiatre parisien : “On serait au gabarit pour nos missions s’il n’y avait pas autant de migrants”
Voici une des faces cachées de la folle politique d’immigration menée depuis des années par François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et que prolonge Emmanuel Macron sans le moindre état d’âme pour la situation des Français.
“L’hôpital est malade, tout le monde le sait. Et au sein de l’hôpital, le service de psychiatrie est celui qui a été le plus sacrifié ces dernières années. L’Etat préfère que des personnes déséquilibrées soient libres de circuler, sans contrainte quant à la prise de leurs médicaments et sans obligation hospitalière. L’Etat préfère gérer un “fait divers” dramatique chaque mois plutôt que de mettre les moyens. La mort récemment d’un infirmière poignardée par un déséquilibré en est une nouvelle preuve.
Le drame d’Annecy ouvre désormais les yeux à certains journalistes qui constatent que les services de psychiatrie sont surchargés de migrants, d’immigrés clandestins, d’étrangers qui prennent la place de Français :
“(…) Une étude a été menée en 2020 sur les réponses données par 2 999 primo-immigrants hors de l’Union européenne : 35,91 % d’entre eux déclaraient un trouble psychique (stress post-traumatique, angoisses, épisodes maniaques, dépression, etc.). À titre de comparaison, selon la direction de la recherche, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé (Drees), une personne sur dix seulement en France déclare avoir reçu un diagnostic pour troubles psychiatriques ou psychologiques au cours de sa vie. Les migrants qui arrivent par des voies illégales sont probablement plus souvent encore en état de détresse psychique, compte tenu de leur parcours par définition mouvementé.
Interpellé en situation irrégulière, un déséquilibré sera rarement reconduit à la frontière, pour plusieurs raisons. Il peut venir d’un des nombreux pays (Maroc, Algérie, Afghanistan, Soudan, etc.) qui délivrent très difficilement les laissez-passer consulaires nécessaires pour exécuter une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il faut également tenir compte d’une spécificité française, le droit au séjour des étrangers malades, ou Dasem. Il permet d’obtenir un titre de séjour et la prise en charge d’un traitement qui ne serait pas disponible à des conditions économiques supportables dans le pays d’origine. En d’autres termes, un trouble psychiatrique sévère grave n’est pas un motif d’expulsion, mais de soins gratuits (…)
Selon un psychiatre interrogé par Le Point, exerçant dans un centre médico-psychologique (CMP) d’Île-de-France, ce n’est plus le cas. Le nombre de migrants présentant des troubles mentaux menace de faire craquer un système pourtant robuste. Entre les CMP, l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, les dispensaires des ONG et le centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA) de Sainte-Anne (ouvert 7/7, 24 h/24 h), Paris est correctement équipé, dans une France sous-dotée en matière de soins psychiatriques. « On serait au gabarit pour nos missions s’il n’y avait pas autant de migrants », explique ce psychiatre.
Il évoque quelques cas concrets. Un jeune Marocain est envoyé au CMP par une ONG. « Soi-disant mineur. On a fait semblant d’y croire. Il était en plein délire mystique. Mis sous antipsychotiques, il a cessé de parler d’Allah, mais il continuait à délirer. » Le jeune homme ne se souvenait même pas de son nom. Une soignante a eu l’idée de le mettre devant Facebook. Ses identifiants lui sont revenus ! Le CMP a retrouvé sa famille au Maroc. Elle était sans nouvelle depuis des années.
Hélas, « le Maroc refuse de le reprendre ! se désole le psychiatre. Ils prétendent qu’il n’est pas marocain. Comme il n’a pas de papier, il n’a pas eu de place en foyer. Il est retourné à la rue. Au bout de trois mois, il est revenu dans un autre CMP, puis il est parti à nouveau à la rue. À part la prison, je ne vois pas d’issue ».
Un sort identique attend probablement cet Érythréen, en France depuis quatre ans, arrêté par la police pour exhibitionnisme, complètement délirant. « Il se disait vierge, raconte le psychiatre, et cherchait une femme sans vagin pour avoir des relations sexuelles sans risque d’enfanter… » Après prescription d’un traitement, il a disparu dans la nature. Pour réapparaître peut-être, un jour, à la rubrique des faits divers.”
Et tout cela est bien connu des associations immigrationnistes qui veulent utiliser cet argument de la fragilité psychologique des migrants pour en accueillir encore plus. Une folie !
“On sait que, chez les personnes migrantes, il y a des risques plus importants de développer des troubles psychiatriques. Cela est lié à des facteurs psycho-sociaux qui trouvent leurs racines dans leur pays d’origine et qui se développent dans le pays d’arrivée”, analyse pour l’agence de presse la psychiatre spécialisée Andrea Tortelli. “La politique de non-accueil les fragilise et augmente la vulnérabilité psychologique de ces personnes.”
L’enseignement catholique est malade. Il appartient aux parents de rappeler ce qu’ils en attendent, et aux évêques de prendre leurs responsabilités.
En écho de notre article du 6 juin dernier, voici un témoignage de François Teusch pour Boulevard Voltaire sur le même thème, celui de l’abandon par l’école privée catholique de l’évangélisation au bénéfice du profit et de l’élitisme :
“C’est un vieil établissement catholique, fondé il y a près d’un siècle et demi, assis sur une solide réputation. Comme il en existe encore dans beaucoup de nos villes de province. Souvent décrié pour son élitisme, concurrencé par d’autres établissements sous contrat, il n’échappe pas à la règle commune : soumis aux contraintes du contrat d’association avec l’État, il accueille désormais des élèves dont les parents cherchent essentiellement une bonne qualité d’’enseignement, sans grèves, et dans un milieu social hypocritement préservé (…)
Un cours de SVT en classe de 4e a provoqué, récemment, une levée de boucliers : étudiant la reproduction et la contraception, au programme, les élèves ont été invités à répondre aux curieuses questions d’un exercice rédigé par le professeur. Parmi divers cas, dont la plupart étaient sans rapport avec la maturité des enfants, une question relative à la contraception d’un couple infidèle et une autre au sujet d’un couple homosexuel désireux de se passer de préservatif. Les enfants, gênés, n’en ont pas parlé en famille. Le cours suivant portait sur l’avortement et les élèves ont reçu les documents imprimés sur le site de l’Éducation nationale, dont chacun peut imaginer la teneur. Il est permis de s’étonner que des enfants de treize ans reçoivent, dans une institution catholique, le message « L’avortement est un droit »…
L’affaire s’est ébruitée. Elle aurait pu en rester là si le directeur, alerté, avait décidé de recadrer sévèrement son professeur et lui rappeler que, libre de postuler dans un établissement catholique, il devait en respecter les règles, notamment dans un domaine aussi sensible. C’est ce qu’en attendaient les parents, qui lui ont rappelé les fondements d’une institution respectueuse de leur liberté éducative et soucieuse de présenter ces sujets avec tact, discernement, sans tomber dans la propagande habituelle.
Aussi naïfs qu’ignorants du fonctionnement de l’institution, ils ont reçu une réponse pour le moins embarrassée, dont l’argument essentiel réside en un point : il n’est pas question de remettre en question le programme ni la liberté totale du professeur de le développer à sa guise. En d’autres termes, si le ministère impose, l’école obéit. (…) Pas question d’associer les parents aux questions évoquées dans ces cours, pas question de faire l’impasse sur certains points du programme ; et; d’ailleurs; les exercices ont été validés par l’inspection académique, qui semble constituer une garantie suffisante d’éducation chrétienne.
Le cas de cette école est symptomatique de la soumission de l’enseignement « libre » aux injonctions sociétales. La réaction de ce directeur, sans aucun doute surpris d’une réaction dont il ne semble pas avoir compris le fondement, est emblématique de ces cadres éducatifs recrutés sur des compétences techniques, sans formation chrétienne, anthropologique, philosophique, désarmés face aux dérives mortifères d’une culture individualiste. Pas de vagues…
Mais où est donc la valeur ajoutée de l’enseignement catholique ? Quelles valeurs sont enseignées aux enfants qui, comme l’ont souligné plusieurs parents, devraient bénéficier d’une formation de qualité respectueuse de la personne humaine et de sa dignité. Jusqu’où ira la soumission ? Faudra-t-il leur apprendre également qu’ils peuvent changer de sexe, se livrer à tous les jeux sexuels que l’imagination leur propose ou défiler sous peine de sanction au sein de la Marche des fiertés ?
L’enseignement catholique est malade. Il appartient aux parents de rappeler ce qu’ils en attendent, et aux évêques de prendre leurs responsabilités. Sans langue de bois ni pudeurs de sacristines. Sans doute le succès de l’enseignement hors contrat, pour les familles qui peuvent se le permettre, devrait les alerter.
Quelques parents d’élèves de ce vieil établissement dit catholique se sont sentis humiliés. Ils envisagent d’alerter l’évêque du lieu, à la forte autorité morale. Ils en espèrent une intervention forte, à la hauteur de cette autorité…”
Le père de Léa Salamé est le premier relais d’influence de Georges Soros au Liban
Léa Salamé, “journaliste” militante hargneuse, compagne de Raphaël Glucksmann tête de liste socialiste aux européennes de 2019, est liée à Georges Soros par son père, ancien ministre libanais :
“Fondée en 1979 par le milliardaire américano-hongrois George Soros (né György Schwartz), l’Open Society, présentée comme un projet « philanthropique » sensé promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et des réformes économiques « progressistes », est considérée par ses nombreux détracteurs comme l’une des principales armes de « soft power » des intérêts américains, visant à araser les souverainetés et les particularismes nationaux et locaux pour le plus grand profit de l’oligarchie financière globalisée.
S’appuyant notamment sur Ghassan Salamé (père de Léa Salamé), ancien ministre libanais de la culture, et ses réseaux, la fondation de George Soros a non seulement mis en place un important maillage de la société libanaise mais elle s’est également largement introduite dans les divers mouvements de contestations. Elle y a notamment habilement placé un certain nombre d’intellectuels, d’universitaires et d’experts susceptibles de les orienter dans une direction favorable à ses intérêts. Certains commentateurs vont même jusqu’à parler d’une véritable « OPA » du milliardaire sur le mouvement contestataire. La stratégie est simple et redoutablement efficace : on crée des relais « associatifs » à un mécontentement populaire privé de structures politiques, on finance des médias sensés en être les « porte-voix » et on finit par le cornaquer et le diriger dans le sens de sa stratégie.
Ainsi, toujours selon Natacha Torbey, lors du soulèvement général du 17 octobre 2019, George Soros a considérablement augmenté le financement d’ONG sur le territoire libanais, une très forte somme de 3 618 000 dollars étant versée en quelques semaines (…)”
Dans l’Hostie sacrée, nous croyons que Vous êtes présent dans tout votre humanité (corps, sang, âme) et dans tout votre divinité
En cette fête du Saint-Sacrement, voici le texte prononcé devant le Saint-Sacrement, le dimanche soit au bivouac de Gas, durant le dernier pèlerinage de Chrétienté :
Seigneur Jésus, Vous êtes là !
Et nous, mes frères,
Nous sommes là, devant Lui !
Seigneur, voici deux mille ans, vous avez accepté de monter sur la Croix pour ensuite ressusciter et demeurer, à jamais, avec nous !
Par la Sainte Hostie, depuis deux mille ans, vous venez nous toucher.
Dans l’Hostie sacrée, nous croyons que Vous êtes présent dans tout votre humanité (corps, sang, âme) et dans tout votre divinité.
Nous pouvons vous atteindre, vous toucher. Ce soir, dans le silence du camp, dans le silence de nos âmes nous pouvons à dialoguer avec Vous. Nous avons besoin de votre proximité personnelle. Ce soir, avec Marie-Madeleine, nous choisissons la meilleure part.
Vous êtes le Seigneur, le maître de l’Univers. Vous êtes au principe et au terme de notre foi. Vous êtes Celui sans qui nous ne serions pas là ce soir, Celui sans qui nous ne serions pas du tout, Celui sans qui rien ne serait, rien, absolument rien ! Par vous « tout a été fait » (Jn 1, 3) Vous êtes le Tout-Puissant, notre Espérance repose tout en Vous ! Avec Vous, rien ne nous fait peur : ni nos passés troublés, ni le présent parfois trop lourd, ni le futur souvent obscur. Avec vous, nous pouvons parler de tout, nous sommes libres. Nous pouvons Vous soumettre nos questions, nos préoccupations, nos angoisses, nos joies, notre gratitude, nos déceptions, nos requêtes et nos espérances. Nous ne gardons rien pour nous ! Nos vies, nous les déposons, ce soir, à vos pieds. Nous acceptons de nous laisser saisir par Vous.
Comme Marie-Madeleine, nous aimons simplement être avec Vous Seigneur ! Et avec un cœur d’enfant, nous Vous disons tous que nous Vous aimons ! Nous sommes vos enfants, pauvres pécheurs infidèles et sans Vous, nous ne pouvons rien !
A chaque messe, Vous Vous rendez présent sur l’autel. Par la Sainte Hostie, depuis deux mille ans, Vous nous manifestez la fidélité de votre amour. La fidélité c’est l’amour dans le temps. L’amour appelle l’amour, la fidélité appelle la fidélité.
Je me sais fragile et limité, Seigneur !
Devant le sacrement de votre fidélité, je Vous prie Seigneur de me maintenir fidèle.
Maintenez moi fidèle à la prière, Mon Jésus !
Ma vie est souvent décousue et encombrée de mille choses inutiles qui prennent le pas sur Vous qui êtes mon Essentiel. Je ne sais pas prier et je me décourage.
Les yeux fixés sur la Sainte-Hostie, apprenez-moi, à me détourner de mes préoccupations personnelles afin de les yeux de mon âme soient eux-aussi tournés vers Vous.
Apprenez-moi à mêler ma prière à la vôtre, à « brancher » en quelques sortes mes sacrifices quotidiens à l’oblation incessante que vous faites à Notre Père du Ciel.
Apprenez-moi, à m’oublier afin de prier avec mes proches, ma famille, mes amis et ainsi à faire mienne concrètement la prière de l’Eglise.
Je me sais fragile et limité, Seigneur !
Maintenez moi fidèle à votre amour, Mon Jésus !
C’est l’amour qui fait l’unité, la valeur et la fécondité de ma vie. C’est sur l’amour que je serai jugé !
Les yeux fixés sur la Sainte-Hostie, renouvelez en mon âme ma ferveur première ! Non pas la ferveur sensible mais cet élan de l’âme qui me fait m’effacer au profit de Vous-même : que je diminue et que Vous croissiez en mon âme. Prenez toute la place en mon coeur !
Les yeux fixés sur la Sainte-Hostie, sacrement de l’Unité, apprenez-moi à être fidèle à mon prochain et à vous servir à travers lui. A votre école apprenez-moi à pressentir ce que Vous attendez de moi en chacun d’eux : douceur, humilité, miséricorde. Apprenez-moi à être un témoin de votre amour.
Je me sais fragile et limité, Seigneur !
Apprenez-moi à m’engager et maintenez moi fidèle à mes engagements pris à la lumière de votre Esprit !
Certains d’entre nous diront : « J’ai peur de m’engager Seigneur »! Que vais-je faire de ma vie ? J’attends « un signe », j’aimerais que vous choisissiez à ma place. S’engager, c’est choisir et choisir c’est sacrifier. Avec Vous, les grâces ne font jamais défaut mais comme les apôtres, j’ai peur de vous suivre jusqu’à la Croix. Apprenez moi à m’engager, Jésus , et à vous suivre !
Tous, nous pouvons avouer notre respect humain, triste réponse à la grâce de notre baptême. Par lâcheté, je suis souvent silencieux : à la fac, au travail, avec des amis ou en famille, je détourne mon regard de votre Personne, je suis parfois gêné d’être chrétien.
Enfin d’autres parmi nous oublient souvent l’élan premier du grand engagement de leur vie : le mariage ou la vie consacrée par exemple. Ayant mis la main à la charrue, nous regardons parfois en arrière. Troublés, fatigués, déçus, nous perdons de vue la grandeur de notre engagement. La tristesse, l’aigreur, la pusillanimité peuvent prendre trop de place dans nos âmes ! Les purifications du cœur et d’intentions nous font parfois peur. Nous refusons les obscurités de la foi et les aridités spirituelles.
Maintenez-nous tous fidèles mon Dieu à nos engagements et donnez nous la grâce de retrouver la joie de notre baptême et la joie de nous donner. Si jamais, maintenant, je venais à entrer dans mon éternité, j’aimerais, de tout mon cœur, que Vous m’ouvriez vos bras et m’accueilliez en me disant « Bon et fidèle serviteur entre dans la joie de ton Maître ».
Voici deux mille ans, Marie, la Vierge sainte, l’Immaculée Conception, Votre Mère a accepté de tout donner, d’offrir son corps pour accueillir le Corps du Créateur.
Tout est venu du Christ, même Marie ; mais tout est venu par Marie, même le Christ.
Nous qui marchons sous son étendard depuis 41 ans, nous croyons que Notre-Dame, votre Mère, notre Mère, est avec nous ce soir, devant Vous.
A son école nous nous offrons à vous, à son école nous recevons toutes les grâces que Vous voulez nous donner (qu’elles nous apparaissent heureuses ou douloureuses, elles sont toujours bonnes puisqu’elles viennent de Vous), à son école nous vous rendons grâces, nous vous remercions pour la bienveillance et la miséricorde avec lesquelles Vous nous fidèlement. Avec la Vierge, Notre-Dame, notre Mère, nous Vous disons : Ecce, Fiat, Magnificat !
Fête du Très Saint Sacrement (Fête-Dieu)
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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La fête du Très Saint Sacrement date du XIIIe siècle. Dans une vision, la bienheureuse Julienne, prieure du monastère de Mont-Cornillon, près de Liège, apprit que Dieu la chargeait de travailler de tout son pouvoir à l’établissement d’une fête en l’honneur du Saint Sacrement. Le pape Urbain IV la rendit obligatoire pour l’Église entière en 1264 et le pape Jean XXII, en 1318, ordonna de porter l’Eucharistie en procession dans les rues et sur les chemins.
On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages.
Les processions du Saint Sacrement exposé dans l’ostensoir n’ont pas commencé avant l’institution de la Fête-Dieu. Cependant, avant cette époque, il existait des processions dans lesquelles on transportait le saint Sacrement enfermé dans un tabernacle. Ce n’était pas le Saint Sacrement que l’on voulait spécialement honorer, mais Notre-Seigneur considéré dans quelqu’une des circonstances de sa vie terrestre.
C’est ainsi que, dès le VIIe siècle, dans quelques églises, on portait le Saint- Sacrement à la procession destinée à honorer l’entrée triomphale de Notre-Seigneur à Jérusalem, le jour des Rameaux.
La bulle du Pape Jean XXII, ordonnant « de porter l’Eucharistie en procession clans les rues et les places publiques », fut publiée en 1318 ; mais elle ne faisait sans doute que confirmer une coutume probablement aussi ancienne que la Fête-Dieu (1264).
Aussitôt que ces processions furent instituées, la piété des fidèles s’efforça de leur donner tout l’éclat possible. C’est au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes, que s’avançait le Saint-Sacrement abrité sous un dais pour en souligner davantage la présence. Il était précédé d’une longue file d’enfants vêtus de blanc, qui balançaient des encensoirs ou jetaient des fleurs, pendant que la foule chantait les bienfaits de l’Eucharistie.
Malheureusement, aujourd’hui, dans beaucoup de villes, sous prétexte de respecter la liberté de conscience et de ne pas entraver la circulation, Jésus-Hostie ne peut sortir des églises que difficilement.
L’office du Très Saint Sacrement, composé par saint Thomas d’Aquin, est une admirable exposition de l’enseignement catholique sur l’Eucharistie.
Les hymnes Sacris solemniis des Matines, Verbum supernum des Laudes, Pange lingua des Vêpres et la prose Lauda Sion, qu’on a appelée le Credo du Saint Sacrement, sont des modèles par leur profondeur de doctrine, leur concision pleine de clarté et leur simplicité majestueuse.
Les mélodies, très belles aussi, existaient déjà avant saint Thomas.
Pour célébrer dignement la Fête-Dieu, les chrétiens contribuent à l’éclat des cérémonies, dans la mesure de leur pouvoir, en ornant les rues qui se trouvent sur le passage du saint Sacrement, assistent à la Messe et à la bénédiction du saint Sacrement, et prennent part à la Procession.
Chants du Propre de la messe :
Introït : Cibavit eos
Cette fête comporte, en plus de la messe, la procession solennelle du Saint Sacrement dans les rues, aux chants d’hymnes et de cantiques, qui a valu à la fête son nom populaire de Fête Dieu, car on y adore le pain eucharistique sous l’apparence duquel Dieu se rend actuellement visible à nos yeux. Cette fête a été fixée au jeudi qui suit celle de la Sainte Trinité, en souvenir évidemment du Jeudi Saint et de l’institution du sacrement de l’Eucharistie. Mais en France depuis le concordat de 1801 ce jeudi n’est plus jour férié ni fête d’obligation, et la solennité de la fête a été reportée au dimanche suivant, supplantant ainsi le deuxième dimanche après la Pentecôte. On sait que l’office de cette fête, y compris la messe, a été composé entièrement par saint Thomas d’Aquin. Pour les chants du propre de la messe il a repris à l’Introït et au Graduel des pièces existantes. Les autres, Alléluia, Offertoire, Communion sont nouvelles.
Pour l’Introït saint Thomas d’Aquin a repris celui du Lundi de la Pentecôte, qui nous rappelle que dans les premiers siècles la fête de la Pentecôte était une fête baptismale comme celle de Pâques ; les chants des messes de la semaine de la Pentecôte, comme ceux de la semaine de Pâques, s’adressent tout particulièrement aux nouveaux baptisés, qui sont aussi des premiers communiants. C’est pourquoi il y est question de l’Eucharistie qu’ils ont reçue pour la première fois. Cette nourriture spirituelle est évoquée ici par un verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour remercier le Seigneur de ses bienfaits.
Cibavit eos ex adipe frumenti, et de petra melle saturavit eos.
Il les a nourris de la fleur du froment, et Il les a rassasiés du miel du rocher…
La mélodie est peu développée, tournant simplement autour de quelques notes. Elle est douce et paisible avec seulement un accent plus marqué sur le mot saturavit qui évoque le bonheur d’être rassasié. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 80.
Exsultate Deo adjutori nostro : jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu qui est notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.
Graduel : Oculi omnium
Comme l’Introït, ce Graduel de la fête du Saint Sacrement est une pièce ancienne qui a été reprise pour cette messe : le Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie.
Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.
Le mot ” animal ” en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.
Alléluia : Caro mea
Le texte de l’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est tiré de l’évangile de saint Jean, dans le discours sur le pain de vie.
Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus : qui manducat meam carmen, et bibit meum sanguinem, in me manet, et ego in eo.
Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
Si ces paroles du Christ scandalisèrent ses auditeurs au point qu’un grand nombre d’entre eux le quittèrent, elles nous sont devenues familières, et se passent de commentaires. La mélodie est celle d’un Alléluia existant auquel les nouvelles paroles ont été adaptées, mais d’une façon assez heureuse. Il y a un contraste entre la mélodie de l’Alléluia, qui se développe plus dans le grave que dans l’aigu, et celle du verset, qui se tient au contraire dans les hauteurs avec des envolées légères et enthousiastes, pour retrouver seulement à la fin la mélodie de l’Alléluia et sa profondeur.
Séquence : Lauda Sion
L’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est suivi d’une Séquence, comme à Pâques et à la Pentecôte, mais celle d’aujourd’hui est beaucoup plus longue : c’est le célèbre Lauda Sion. Après une invitation à la louange, saint Thomas d’Aquin y procède à un exposé précis et détaillé de la foi catholique concernant la Sainte Eucharistie, avant de terminer par une invocation au Christ qui se donne à nous en nourriture pour qu’il nous conduise au ciel.
Cette Séquence se compose de vingt-quatre strophes dont les mélodies se répètent deux par deux (avec une exception : sept et huit répètent cinq et six) ; chaque strophe est formée de trois petits vers de huit, huit et sept pieds, mais à la fin elles s’élargissent : à partir de la dix-neuvième, les strophes ont quatre vers, trois de huit et un de sept pieds, et les deux dernières ont même cinq vers, quatre de huit et un de sept pieds. Comme cette pièce est très longue, nous n’en reproduisons pas ici le texte latin, et en donnons seulement la traduction :
Sion, loue ton sauveur, ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.
Ose autant que tu le peux, car il est supérieur à toute louange, et tu ne peux suffire à le louer.
Aujourd’hui est proposé un thème spécial de louange : le pain vivant qui donne la vie.
C’est ce pain qui fût donné sans ambiguïté au groupe des douze frères sur la table de la sainte Cène.
Que ta louange soit pleine, sonore et joyeuse, magnifique jubilation de l’âme.
Voici en effet le jour solennel où nous fêtons la première institution de ce banquet.
Cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à l’ancienne pratique.
Le nouveau succède à l’ancien, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.
Ce que le Christ accomplit à la Cène, il ordonna de le faire en mémoire de Lui.
Instruits par cette institution sacrée, nous consacrons le pain et le vin en hostie pour notre salut.C’est un dogme pour les chrétiens : le pain est changé en chair et le vin en sang.
Ce que tu ne comprends et ne vois pas, une foi vive l’atteste au-delà de l’ordre des choses.
Sous des apparences changées, par des signes seulement et non des réalités, se cachent des choses sublimes.La chair est une nourriture et le sang une boisson, mais le Christ demeure entier sous chaque espèce.
Il n’est ni brisé, ni rompu, ni divisé par celui qui le prend, mais il est reçu tout entier.
Un seul le reçoit, mille le reçoivent, ceux-ci autant que celui-là, et il est absorbé sans être consumé.
Les bons le reçoivent, les méchants le reçoivent, mais quel sort différent ! la vie ou la mort.
La mort pour les méchants, la vie pour les bons : vois les effets opposés d’une même absorption.
Si le sacrement est divisé, n’hésite pas, souviens-toi qu’il se cache autant dans une parcelle que dans la totalité.Aucune division de la chose, seul le signe est rompu : ni la nature ni la grandeur de ce qui est signifié n’est diminué.
Et voici les quatre dernières strophes que l’on chante souvent en dehors de leur contexte au salut du Saint Sacrement :
Voici le pain des Anges devenu la nourriture des voyageurs, vrai pain des fils qui ne doit pas être jeté aux chiens.
Il est désigné en figure lorsque Isaac est immolé, l’agneau pascal sacrifié, la manne donnée à nos pères.
Bon pasteur, pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous, nourrissez-nous, protégez-nous, faites nous voir le bien souverain dans la terre des vivants
Vous qui savez et pouvez tout, qui nous nourrissez ici bas, faites-nous là-haut les commensaux, cohéritiers et compagnons des citoyens du ciel.
La mélodie est entièrement syllabique et d’une grande amplitude, montant très haut et descendant très bas mais toujours très affirmative.
Offertoire : Sacerdotes
Pour l’Offertoire de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas d’Aquin a choisi un passage du Lévitique, livre de l’Ancien Testament dans lequel Dieu donne des lois très précises et très détaillées au peuple d’Israël ; ce passage concerne la sainteté des prêtres :
Sacerdotes Domini incensum et panes offerunt Deo, et ideo sancti erunt Deo suo et non polluent nomen ejus.
Les prêtres du Seigneur offriront l’encens et les pains à Dieu ; c’est pourquoi ils seront saints pour leur Dieu et ne profaneront pas son nom.
Ce texte nous rappelle qu’en instituant l’Eucharistie, le Christ a également institué le Sacerdoce, et qu’il ne peut y avoir d’Eucharistie sans sacerdoce.
La mélodie comme c’est généralement le cas pour les Offertoires est calme et contemplative, mais en même temps très affirmative. On remarquera les longues tenues sur panem angelorum, les mots même repris par saint Thomas d’Aquin dans la Séquence Lauda Sion.
Communion : Quotiescumque
Pour la Communion de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas a choisi un passage de l’Épître de saint Paul aux Corinthiens qui est lue à la messe :
Quotiescumque manducabitis panem hunc et calicem bibetis, mortem Domini annutiabitis donec veniat ; itaque quicumque manducaverit panem vel biberit calicem Domini indigne reus erit corporis et sanguinis Domini.
Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et boirez à cette coupe, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ; c’est pourquoi quiconque mangera de ce pain ou boira à cette coupe sans en être digne sera coupable vis-à-vis du corps et du sang du Seigneur.
Malheureusement, comme à l’Offertoire, la mélodie a été calquée sur celle de la Communion de la Pentecôte, mais elle convient encore moins : la mélodie pleine de mouvement qui traduisait à merveille l’irruption du Saint Esprit dans le Cénacle s’adapte très mal à un texte didactique, et en outre beaucoup plus long.
Guerre d’Indochine : la pudeur du gouvernement face à la haute trahison du parti communiste “français”
Jeudi 8 juin a été célébré partout en France un hommage aux morts pour la France en Indochine. Le message gouvernemental de Patricia Miralles, secrétaire d’Etat auprès du ministre des armées chargée des anciens combattants et de la mémoire, a été très décevant par la pudeur de ses propos, évitant toute allusion au fait que l’armée française a combattu le Communisme et que le parti communiste dit “français” a fait preuve à l’époque de haute trahison.
N’hésitant pas à rappeler que le Japon était l’allié de l’Allemagne nazie pour évoquer ce qu’elle appelle la 1ère guerre d’Indochine (invasion de l’Indochine par les troupes japonaise en 1940), elle oublie de parler du Communisme (URSS et Chine) qui a financé et armé le Viet-Minh de 1945 à 1954, sans parler de l’attitude du PC”F” en France qui a tout simplement trahi la France :
“De 1940 à 1954, deux conflits successifs ont engagé la France en Indochine. Celui provoqué par l’agression du Japon, pays allié de l’Allemagne nazie, puis la guerre d’Indochine qui a marqué la fin d’un siècle de présence française en Extrême-Orient (…) La guerre contre les puissances de l’Axe à peine achevée, d’autres soldats français embarquaient vers Hanoï, pour un autre combat qui annonçait une nouvelle ère de notre Histoire, entre guerre froide et décolonisation (…) Tous ceux aussi qui, internés par le Viet Minh dans des conditions effroyables, succombèrent à la faim, à la maladie et à l’épuisement. 40 000 soldats de l’armée française furent faits prisonniers. 10 000 à peine survécurent à l’enfer des camps (…)”
Viet-Minh, enfer des camps, guerre froide… Quelle pudeur ! Quelle honte !
Voici un petit rappel de l’action des communiste durant cette guerre où nos soldats français se conduisirent en héros et se sont sacrifiés pour la Liberté :
” La France avait engagé sa parole auprès du Viêt-Nam, dirigé alors par Bao Daï. Elle n’était plus un pays affrontant une rébellion nourrie par la Chine et l’URSS, elle était la représentante d’un système, le « monde libre », face à un détachement d’un régime ennemi, le « communisme ». Et le général Catroux, ancien gouverneur général de l’Indochine, d’écrire dans Le Figaro du 21 juillet 1953 : « Il n’est pas en effet loisible à la France de rompre à sa convenance le combat, parce que la guerre d’Indochine n’est pas seulement sa guerre contre le seul Hô Chi Minh, mais celle du monde libre, auquel elle est liée, contre le communisme ».
Dès le début de ce conflit, les communistes français n’eurent de cesse de procéder à une critique et à une condamnation de cette « sale guerre » qu’ils appréciaient, à l’instar d’Etienne Fajon « comme une guerre injuste, réactionnaire, menée contre la liberté d’un peuple ». Dès lors, tout fut mis en œuvre pour venir en aide au « peuple vietnamien opprimé » et la consigne émise par la direction centrale du PCF : « Refus de la fabrication, du transport et du chargement du matériel de guerre destiné à l’Indochine », immédiatement appliquée, notamment par les syndicalistes de la CGT.
La presse communiste devenait quotidiennement plus incisive en stigmatisant à outrance la présence française en Indochine, la qualifiant de « poison colonialiste » et Léon Feix d’écrire dans L’Humanité du 24 mars 1952 : « De larges masses participeront effectivement à la lutte anticolonialiste dans la mesure où nous saurons extirper de l’esprit des Français, en premier lieu des ouvriers, le poison colonialiste »… tandis que Jean-Paul Sartre, n’avait de cesse de fustiger dans la revue « Temps Modernes », « l’action criminelle des soldats français ». Dès lors, les communistes français allaient, à leur façon, participer activement à ce conflit…
Dans les usines d’armement, les armes et les munitions destinées aux soldats de l’Union Française étaient systématiquement sabotées… « L’effet retard » des grenades était volontairement supprimé, ce qui entraînait leur explosion immédiate dès qu’elles étaient dégoupillées, la plupart du temps, dans les mains de leurs servants… Les canons des pistolets mitrailleurs et des fusils étaient obturés avec une balle, ce qui entraînait souvent leur explosion… Les munitions étaient sous chargées ou ne l’étaient pas du tout… Les obus de mortier explosaient dès leur percussion ou s’avéraient inertes… Les moteurs des véhicules de terrains comme ceux des avions subissaient également toutes sortes de sabotage : Joints de culasse limés et limaille de fer dans les carters à huile… Ce fut le cas, entre autres, des moteurs de l’hydravion « Catalina » de la 8F où furent impliqués des ouvriers des ateliers de la base de Cuers-Pierrefeu… Même le porte-avions d’escorte « Dixmude », n’échappa pas aux dégradations : Ligne d’arbre endommagé. L’enquête permit d’identifier le saboteur en la personne du quartier-maître mécanicien Heimburger, membre du Parti Communiste Français.
Tout cela, pourtant, n’était rien d’autre que de la haute trahison et les ouvriers comme leurs commanditaires qui envoyaient chaque jour à une mort certaine des soldats français, auraient dû être traduits devant des Tribunaux d’exception pour « intelligence avec l’ennemi ». Ils ne furent jamais inquiétés ! (…)
Sur les quais, les aérodromes et les gares tenus par la CGT, la mobilisation communiste était identique. Les acheminements de troupes et de matériels subissaient de graves perturbations… Les navires et les trains étaient immobilisés, les détériorations ne se comptaient plus, les grèves se multipliaient… A Grenoble, une pièce d’artillerie fut jetée à bas du train. En gare de Saint-Pierre-des-Corps, à Tours, une militante communiste, Raymonde Dien, devint une héroïne nationale pour s’être couchée en travers d’une voie. Cette violence atteignit son point culminant dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947. A la suite du sabotage d’une voie ferrée par un commando de la cellule communiste d’Arras, l’express Paris-Lille dérailla, faisant 16 morts et 30 blessés…
Quant aux blessés rapatriés, généralement débarqués de nuit à Marseille, ils étaient acheminés secrètement en région parisienne où ils arrivaient au matin à la gare de l’Est. Mais cette discrétion ne les épargnait pas des manifestations hostiles des cheminots CGT. Les blessés étaient injuriés et frappés sur leurs civières. Un hôpital parisien qui demandait du sang pour les transfusions sanguines spécifiait « que ce sang ne servirait pas pour les blessés d’Indochine » car, à l’Assemblée Nationale, les députés communistes avaient exigé que « la collecte publique de sang ne soit jamais destinée aux blessés d’Indochine qui peuvent crever (sic) ». A Noël un député suggéra qu’un colis de Noël soit envoyé aux combattants d’Extrême Orient. Une député du PCF s’exclama aussitôt : « Le seul cadeau qu’ils méritent, c’est douze balles dans la peau ! ».
Par ailleurs, outre les armes et les fonds adressés régulièrement au « grand frère vietminh », des tonnes de médicaments lui étaient également acheminés par l’Union des Femmes Françaises (liée au Part communiste) et l’indignation de nos soldats ne résultait pas tellement de ce que l’ennemi recevait de la Métropole des colis de pénicilline, mais du fait que, chaque jour, des soldats français mouraient, faute d’en posséder. Pour nos soldats enlisés dans ce conflit, la guerre prenait un parfum amer teintée de colère et de découragement… La prise de conscience fut rapide et brutale : Désormais l’ennemi n’était plus le Viêt-Minh mais les communistes français…”
Les Belles figures de l’Histoire : Saint Cloud
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Monseigneur Yvon AYBRAM, vicaire épiscopal, prêtre du diocèse de Nanterre, ancien curé de Saint-Cloud et auteur de La marque de Saint Cloud (Le Laurier)
TV Libertés a fêté ses 10 ans
Pour l’occasion, plusieurs centaines de personnes se sont réunies hier soir autour de l’équipe de TV Libertés pour fêter ces 10 années d’enracinement.
1000 décideurs, donateurs et personnalités pour fêter les 10 ans de @tvlofficiel . Et pour surtout envisager pour les dix ans à venir l’essor d’une chaîne audiovisuelle généraliste et alternative qui n’a pas d’équivalent en France. Fier de participer à l’aventure de TVL💪 pic.twitter.com/fuW5y8ooiz
— Martial Bild (@BildMartial) June 10, 2023
Un manifestant chrétien arrêté pour avoir cité les Écritures lors d’une GayPride
Un manifestant chrétien, Damon Atkins, a été placé en garde à vue à Reading, en Pennsylvanie, pour avoir récité des versets bibliques en guise de réponse à un rassemblement LGBT. Le 3 juin, lors de la Marche des Fiertés de la ville, avec lever du drapeau sur le bâtiment de l’hôtel de ville, M. Atkins a été arrêté pour “trouble à l’ordre public” alors qu’il tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire “Dieu a dit : va et ne pèche plus” et qu’il portait une chemise sur laquelle était écrit “Vous devez naître de nouveau”.
Atkins a commencé à citer le verset de 1 Corinthiens 14:33 (Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix) et c’est alors qu’il a été interrompu et menotté par la police.
Il doit comparaître devant le tribunal le 16 juin.
Le Centre Sèvres invite un ancien dominicain réduit à l’état laïc pour une conférence homofolle
Le Centre Sèvres est l’institut d’enseignement supérieur et de recherche de la Compagnie de Jésus en France. Il organisait le 30 mai une conférence du théologien anglais homosexualiste James Alison, ancien dominicain chassé de son ordre et renvoyé de l’état clérical…, intitulée « Catholiques et homosexuels, un accès particulier pour vivre le Credo ».
James Alison a tenu ces propos délirants :
« La question gay comme on dit en anglais est une discussion par procuration sur le sacrifice du Christ et l’expression d’inquiétudes – si on est libéral sur la question homo, va-t-on devenir libéral sur le sacrifice du Christ ? Or, selon la façon dont on comprend la question du Sacrifice [du Christ] on peut ou non bouger sur la question homo.
Il y a la faute d’Adam [le péché originel], après laquelle tout doit être pardonné. Jésus a dit à Dieu, je me fais homme et je peux faire un sacrifice humain pour apaiser ta rage, il l’a convaincu et a payé le prix du péché originel. Dieu lui a alors dit, tous ceux qui croient en toi peuvent être sauvés, tous ceux qui sont en-dehors la subiront toujours. Dans ce monde là, la messe serait la répétition du Sacrifice, le prêtre qui offre une victime à Dieu. Le menu, le paiement du péché originel, est dans la littérature en hébreu [la liste des péchés dans l’Ancien Testament], le sacrifice sert à créer le groupe des bons, qui ne sont pas comme les mauvais, et il ne faut jamais changer le menu.
Si on remet en cause la liste des péchés [dont la sodomie, qu’il ne nomme jamais] vous êtes accusés de remettre en cause le sacrifice de Jésus ; il s’agit d’un chantage émotionnel, classique dans la prédication de Carême, ”j’ai tellement souffert pour vous, et vous continuez à pécher ?” Cette notion de sacrifice ferme la question de la bonté et rend “inquestionnable” le péché. Il est impossible d’apprendre quelque chose de nouveau, par rapport à la Bible et au magistère de l’Eglise.
Si on suggère qu’il y a quelque chose à apprendre des personnes homosexuelles, on déduit que le prix de Jésus n’a pas été bien payé et que la liste des péchés n’était pas la bonne. René Girard nous apprenait comment fonctionnait le sacrifice dans le monde ancien et que le sacrifice du Christ en est une subversion. Dieu en présence entrait dans un lieu où on sacrifiait des personnes, au milieu de notre violence, dans une mort qui donne l’impression d’être un sacrifice, mais qui n’est qu’un meurtre par la foule (turba) dans une confusion du religieux et du civique. Dieu entre à la place du condamné, vit la misère, la condamnation à mort, il meurt et il montre qu’il aime.
C’est un amour qui ne vient pas de haut en bas – je me sacrifie pour vous, bien que je ne vous aime pas – mais côte à côte – je vous aime bien. A partir du moment où Dieu a dit « écoutez mon fils » la voie paternelle est devenue fraternelle. Dans cette situation, on peut découvrir des choses – pas dans la version aztèque, si vous me permettez ce mot, où le sacrifice est un paiement à un Dieu enragé. L’amour, c’est l’ouverture du raisonnement.
Le fait qu’on a déjà une victime qui nous pardonne, quand nous nous réunissons à chaque fois pour répéter le mécanisme sacrificiel, nous nous réunissons par contraste avec quelqu’un, Jésus nous dit ”vous avez déjà fait ça”. Il y a-t-il moyen de faire autre chose et de ne plus former des cercles unanimes contre les autres ? En cessant de faire l’unité contre la sorcière, on s’ouvre à l’apprentissage de la réalité. Au moment où l’on cesse de croire que les sorcières causent la grêle, on s’ouvre à la possibilité d’apprendre les causes scientifiques, météorologiques de la grêle.
C’est pareil pour la Foi chrétienne moderne, on peut joindre l’ouverture à la connaissance de la Foi. Une manière relationnelle et pas seulement proportionnelle. Evidemment, pour la question homosexuelle, on a suivi la même route que pour les sorcières. Chez nous, la question apparaît avec l’invention de l’hétérosexualité, j’espère que c’est évident pour vous. A partir du XVIIe, les garçons et les hommes sont élevés ensemble, les filles et les femmes ensemble, il y a le développement du mariage et du compagnonnage au nord de la France, du mariage arrangé avec la vigilance de tous les proches, c’est devenu la norme – et on a commencé à détecter les personnes qui ne s’inscrivaient pas dans ce monde, et qui dans un monde homosocial seraient restées invisibles.
L’homosexualité a suscité des questionnements médicaux, criminels, psychiques, des interrogations sur un caractère pathologique – en tout cas, quelque chose d’abîmé. Puis il y a eu les deux guerres mondiales, avec une masse de gens de ce type qui se sont retrouvés côte à côte sous les drapeaux, puis leur démobilisation – il faut de grands mouvements sociaux pour que ça bouge. Aux Etats-Unis après la seconde guerre mondiale, c’est la première fois que les homosexuels cessent d’être regardés comme un problème, que la chasse aux sorcières cesse et qu’on peut évoquer les causes sociales.
Un élément de la question qui est absolument central – si on est gay ou lesbien on passe tous par là – c’est de s’interroger s’il s’agit seulement d’un hédonisme qui nous donne une vie sexuelle très riche, mais c’est une façon de se tromper, ou si on est en profondeur homosexuel. C’est une question importante de savoir si, comme nous disent les congrégations romaines presque littéralement, vous n’êtes que des personnes intrinsèquement hétérosexuelles avec un grave désordre…
Ou si on est porteur d’un variant minoritaire et non pathologique de la condition humaine qui était jadis considéré comme un grave désordre. Le fait d’être gaucher n’est pas pire ou meilleur que d’être droitier. Dans la vie de la foi, ces questions viennent avec la conscience – cette dernière est patiente, elle ne saute pas les étapes, elle veut la vérité.
Or, si on suit le petit Ratzinger, agere sequitur esse, on agit selon ce qu’on est. La question est, est-ce que j’irai au Ciel comme je le suis, ou, si on suit la version sacrificielle, malgré une part de ce que je suis ?
La seconde question de conscience, surtout chez les jeunes qui ne connaissent pas trop la morale catholique, mais qui savent juste que l’Eglise dit du mal des gays – une fois qu’on a trouvé ce qu’on est, c’est l’épanouissement de soi. Or, le fait même qu’on ne désire pas d’enfants [dans une relation sexuelle ou de couple] est vu par l’Eglise comme désordonné.
Dans la seule façon de l’Eglise de parler de nous, les LGBT, c’est une déduction négative à partir de l’acte marital – aucune source de l’Ecriture ne compte, elles n’ont rien à voir et la congrégation du Rite a fini par conclure qu’il était inutile de convoquer tous ces textes qu’on utilise habituellement pour condamner l’homosexualité. Ce qui est possible si on est des hétéros abîmés, pas si notre identité profonde, c’est l’homosexualité – car il y a une tendance innée à la gloire de Dieu.
Donc l’Eglise n’a pas d’enseignement strict sur la question LGBT, ses seules sources sont des passages des Ecritures qu’elle reconnaît elle-même être sans rapport avec la question qui est de savoir si quelqu’un qui est porteur d’un variant minoritaire non pathologique doit être accepté comme il est ou critiqué par les hétéros ?
C’est là qu’on se rapproche de la question de la synodalité – doit-on pouvoir en parler ou doit-on se voir dénier la parole par des personnes qui nous traitent de fous qui se prennent pour Napoléon ? La question synodale, c’est de parler de tout ça entre frères, d’accepter qu’il n’y a aucune voie paternelle ou magistérielle en dessus ou en dessous de nous, le magistère est entre nous, et c’est ce que le pape François développe dans Amoris Laetitia. La seule voie de Dieu est fraternelle – il n’y a pas de voie paternelle dans l’Eglise.
Idem pour les LGBT. Gustave Martelet disait à Paul VI à l’époque d’Humanae Vitae, s’il laissait tomber le lien entre relation sexuelle ou amoureuse et procréation, l’Eglise n’aurait plus de raison logique de condamner l’homosexualité. Si le monde chrétien persiste, il y a un bon Credo à partager avec le monde ».
Cette situation apparaitra tout à fait incompréhensible aux croyants ordinaires, c’est à dire à la plupart d’entre nous qui, malgré nos expériences et nos études profanes, restons de simples laïcs. Mais elle nous permet de poser une question : Pourquoi deux poids et deux mesures ? Pourquoi sommes nous persécutés pour notre attachement à une Foi et à une tradition liturgique bimillénaire au motif que nous mettrions en danger l’unité de l’Eglise alors que d’autres semblent bénéficier d’une sollicitude toute paternelle ?

” La France avait engagé sa parole auprès du Viêt-Nam, dirigé alors par Bao Daï. Elle n’était plus un pays affrontant une rébellion nourrie par la Chine et l’URSS, elle était la représentante d’un système, le « monde libre », face à un détachement d’un régime ennemi, le « communisme ». Et le général Catroux, ancien gouverneur général de l’Indochine, d’écrire dans Le Figaro du 21 juillet 1953 : « Il n’est pas en effet loisible à la France de rompre à sa convenance le combat, parce que la guerre d’Indochine n’est pas seulement sa guerre contre le seul Hô Chi Minh, mais celle du monde libre, auquel elle est liée, contre le communisme ».