Des statues brisées dans l’église Saint-François-Xavier à Paris
5 statues ont été brisées hier. La police a été appelée aussitôt.

Messes invalides
L’archevêque de Kansas City Mgr Joseph Naumann a écrit aux prêtres de son diocèse le 31 mai pour les avertir qu’il avait récemment appris que des paroisses utilisaient du vin qui invaliderait le Saint Sacrifice de la Messe.
“Il a été récemment rapporté par deux prêtres, ayant servi dans trois paroisses différentes, que lors de leur nomination dans ces paroisses, ils ont rapidement découvert l’utilisation de vins qui n’étaient en fait pas valables pour l’Eucharistie”.
En conséquence, dans ces paroisses,
“pendant un certain nombre d’années, toutes les messes ont été invalides et, par conséquent, les intentions pour lesquelles ces messes ont été offertes n’ont pas été satisfaites, y compris l’obligation qu’ont les pasteurs d’offrir la messe pour le peuple”.
“Il s’agit d’une situation très grave pour laquelle nous devons maintenant demander au Saint-Siège des conseils sur les questions de restauration.
Le droit canonique et liturgique stipule que le vin produit uniquement à partir de raisins peut être utilisé pour le sacrifice eucharistique. L’instruction vaticane Redemptionis sacramentum de 2004 explique que :
Le saint Sacrifice eucharistique doit être célébré avec du vin naturel de raisins, pur et non corrompu, sans mélange de substances étrangères. Durant la célébration de la Messe elle-même, on doit ajouter un peu d’eau au vin. Il faut prendre soin de conserver en parfait état le vin destiné à l’Eucharistie, et de veiller à ce qu’il ne s’aigrisse pas. Il est absolument interdit d’utiliser du vin dont l’authenticité et la provenance seraient douteuses: en effet, l’Église exige la certitude au sujet des conditions nécessaires pour la validité des sacrements. Aucun prétexte ne peut justifier le recours à d’autres boissons, quelles qu’elles soient, qui ne constituent pas une matière valide.
Si le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements a confirmé que des quantités infimes de sulfites, qui agissent comme des conservateurs alimentaires, peuvent être autorisées dans un vin sacramentel, il a souligné que d’autres additifs peuvent rendre les vins douteux pour la célébration valide de la messe. À Kansas City, Mgr Naumann a noté que de nombreux vins disponibles dans le commerce contiennent des additifs tels que de l’extrait de sureau, des sucres, de l’alcool, etc.
Afin d’éviter la possibilité de messes non valides, l’archevêque a publié un décret stipulant que
“seuls les vins produits commercialement et destinés spécifiquement à la messe pourront désormais être utilisés pour la célébration de la très sainte Eucharistie dans toutes les églises, chapelles et oratoires paroissiaux et non paroissiaux de l’archidiocèse de Kansas City”.
« Les soins palliatifs sont un acte de civilisation »
A l’occasion de son passage à Saumur (49) pour une conférence, Thomas Cauchebrais a interrogé sur RCF Jean-Frédéric Poisson, président du parti politique Via – la voix du peuple, auteur du livre « Soins palliatifs, la vraie alternative à l’euthanasie ». Il défend la vie, à contre-courant, avec l’énergie du désespoir.
Laïcards vs islamogauchistes
Lu sur Mediapart :
Fonds Marianne : Marlène Schiappa a personnellement sucré 100 000 euros de subvention à SOS Racisme
L’ancien directeur de cabinet de la ministre a reconnu devant la commission d’enquête sénatoriale que Marlène Schiappa était directement intervenue dans le processus de sélection du fonds Marianne. Selon nos informations, elle a personnellement retoqué le dossier de SOS Racisme en raison des positions politiques de son président. Alors que l’administration avait validé cette candidature.
Ils ne respectent rien
A Carnac, un homme d’affaires local a supprimé 39 menhirs afin de construire un magasin Mr Bricolage.
Le lieu avait été inscrit en zone de prescription dans l’ancien Plan d’occupation des sols, mais cela a disparu dans le nouveau Plan local d’urbanisme. De ce fait le maire peut prétendre avoir « respecté scrupuleusement la législation » en délivrant le permis de construire.
Le maire, par ailleurs président de l’association « Paysages des mégalithes », est aussi celui qui a porté plainte contre des catholiques qui ont empêché un concert blasphématoire dans l’église Saint-Cornély.
Crédibilité d’un ministre qui dit lutter contre les abayas à l’école et met un voile sur le site officiel de la réserve civique
Le ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye a réuni les recteurs sur les questions du harcèlement scolaire et de la laïcité.
“Sur la laïcité, il les a appelés à la fermeté et au respect de la circulaire de 2004. Il leur a demandé d’accompagner les établissements où des situations problématiques étaient détectées”.
Le Parisien vient de faire sa Une sur le sujet.
Interrogé à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a assuré que le gouvernement “agissait” :
“La question, c’est faut-il adapter notre arsenal de réponses face à un phénomène qui pourrait être en extension et qui poserait de très nombreux problèmes”.
La part des incidents relevant du port de signes et tenues religieux, comme les abayas et qamis (vêtement long traditionnel porté par les hommes), a augmenté à l’école, représentant 56% du total contre 37% en avril et 42% en mars.
Le gouvernement serait plus crédible si certains sites officiels, sans parler de ceux de l’UE, ne présentaient pas de femmes voilées.

Mathilde Panot (LFI) lance une fatwa contre Le Parisien
De nombreux commentateurs estiment que le tweet de Mathilde Panot (LFI) condamnant la Une du Parisien est d’une très grande gravité car c’est ainsi que les attentats terroristes islamistes contre Charlie Hebdo ou Samuel Paty ont pris leur source : par une dénonciation/condamnation !
LFI ne cache même plus son islamo-gauchisme. L’abaya est une tenue religieuse musulmane et les signes religieux sont interdits à l’école du fait de la laïcité.
Nous traversons une crise sociale sans précédent, une attaque massive des libertés sous Macron, une sècheresse ultra précoce et une guerre alimentaire se profile.
Mais le Parisien fait sa Une sur la tenue des femmes musulmanes.
Pour ce journal comme beaucoup d’autres :… pic.twitter.com/T1hftHxsmc
— Mathilde Panot (@MathildePanot) June 7, 2023
Eric Zemmour dénonce ce phénomène de contournement de la laïcité :
Au même rythme que s’accroît le Grand Remplacement en France, les tenues islamiques « abayas » colonisent les écoles pour contourner l’interdiction du port du voile.
Merci aux parents et aux professeurs qui participent à notre réseau @ParentsVigil pour lutter contre l’offensive… pic.twitter.com/kPVXjzXgpK
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 7, 2023
Pélerinage de Chartres : un antidote à la décivilisation ?
C’est la question posée par Gérard Leclerc dans France catholique :
Le dynamisme du pèlerinage de Pentecôte à Chartres donne à réfléchir. Le fait qu’il ait pu être rapporté par une chaîne de télévision comme TF1, avec objectivité et sans l’aigreur qui caractérise souvent les appréciations sur un catholicisme défini comme « traditionnaliste » est peut-être un indice significatif. Alors que l’avenir du christianisme, en termes sociologiques, se pose en notre pays et en Europe, on observe avec un certain intérêt un pôle qui se signale par sa solidité et sa permanence ; mais aussi par son expansion et sa faculté d’entraîner des jeunes avides de mieux assurer leur foi. Sans doute s’agit-il d’une réalité minoritaire, qui ne recouvre qu’une part du corps ecclésial et qui accuse le contraste avec le déclin spirituel dont rendent compte les statistiques. Cependant, ce contraste même contribue à mettre en valeur une démarche en rupture avec un univers déstructuré intellectuellement et moralement, dont le président de la République a pu dire qu’il était en plein « processus de décivilisation ». [Lire la suite]
L’ethnocentrisme protestant zombie au cœur du narcissisme occidental
Selon Emmanuel Todd dans Marianne :

Nous sommes bien en guerre
Selon H16 :
[…] Oui, il y a bien une guerre, qui fut longtemps larvée mais qui est maintenant visible pour tous, celle de l’Occupant Intérieur contre l’occupé, de la classe jacassante contre la majorité silencieuse, de l’administration contre ses assujettis, autrement dit des dirigeants contre le peuple.
Et ce conflit jadis larvé maintenant ouvert explique très bien la constante manipulation des masses par la peur, et la multiplication des agendas contre le peuple, depuis les tentatives de restriction de nourriture (en qualité et en quantité) jusqu’à la lutte ouverte contre les libertés fondamentales comme la propriété privée, le droit de se déplacer avec cette volonté rabique de supprimer la voiture et de circonscrire le citoyen à des ghettos rebaptisés “ville de 15 minutes”, en passant par toutes les petites escarmouches contre les petits commerçants, les artisans et ce qui crée le tissus social indépendant des entités centralisées facilement dirigeables.
Cette guerre de l’occupant intérieur contre le peuple explique aussi l’abandon du régalien (d’où une insécurité galopante que seuls les plus endoctrinés ou les plus veules agents du pouvoir peuvent encore nier), sauf lorsqu’il s’agit de pérenniser le pouvoir de l’Occupant (avec une répression systématique et de plus en plus violente).
C’est aussi cette guerre de l’Occupant intérieur contre le peuple qui explique très bien pourquoi ce premier veut limiter la turbulente population du second : moins nombreux, ils sont plus faciles à canaliser. La démoralisation croissante vers les familles et les couples en âge de procréer (avec une facilité croissante des avortements et des stérilisations) participe de ce mouvement ; l’introduction du wokisme dès le plus jeune âge aussi.
Dans cette guerre, il apparaît indispensable de limiter, par tous les moyens possibles, la liberté d’expression en multipliant les prétextes fallacieux. Les récentes attaques contre twitter n’en sont qu’un exemple récent, mais elles n’ont pas arrêté de se multiplier ces dernières années avec une tendance à l’accélération à mesure que des discours alternatifs apparaissent.
Enfin, le même Occupant intérieur comprend aussi tout l’intérêt de délayer les souverainetés locales dans des institutions supranationales, non élues et n’ayant aucun compte à rendre aux peuples concernés : facilement désignés, ces coupables lointains et jamais facilement atteignables lorsque les choses tournent au vinaigre pour les individus permettent aux coteries en place de conserver leur pouvoir tout en faisant croire à leur impuissance.
Grâce à ces lointaines institutions internationales, l’Occupant intérieur pourra assouvir son besoin de tout contrôler : prétendant offrir une sécurité de façade aux citoyens, il va mettre en place tous les instruments qui, retournés contre le peuple, formeront les pires technologies de son asservisement : reconnaissance faciale pour les JO, multiplication des radars routiers, crédit social (via le pass vaccinal et, maintenant le pass carbone), contrôle de toutes les transactions financières au travers des “CBDC”…
Certes, on pourrait arguer qu’il n’existe pas de plan général conçu pour consciemment asservir la population. Néanmoins, tout indique une tendance globale des dirigeants pour absolument tout faire afin d’obtenir (éventuellement inconsciemment) exactement ce résultat.
En pratique, le plus incroyable serait de croire que tout est purement fortuit, qu’il n’y a qu’une suite de coïncidences pour expliquer cette tendance à ériger un gouvernement mondial d’une élite finement choisie, avec des restrictions toujours plus fortes sur chaque individu. Il serait aussi invraisemblable d’imaginer que les peuples gobent toute la propagande et se laissent ainsi faire, niais et sans intelligence.
En fait, cette guerre fait d’immenses dégâts, et ses troupes les plus efficaces ne sont pas des soldats, mais les cohortes d’imbéciles qui répètent, sans recul, sans pincettes, sans le moindre doute, les messages officiels, ainsi que les brigades entières de crétins qui, par déni et confort intellectuel, expliquent que “c’est pire ailleurs” (en feignant de croire que cette saillie consternante justifie les dérives).
La grande réussite de ces armées du lavage de cerveau a été de faire croire à la solitude complète de chacun des individus qui constate pourtant, devant ses yeux, l’incroyable distorsion de la réalité face aux discours lunaires qu’il entend chaque jour.
Pourtant, ceux qui ont compris ce qui se passait, à leur échelle, qui ont compris qu’ils se trouvaient au milieu d’une formidable entreprise de création effrénée de “réalités alternatives”, non, ceux-là ne sont pas seuls, loin s’en faut, et ne sont même probablement pas minoritaires.
Tout l’art de l’actuelle propagande, au service du pouvoir en place, aura été de diviser la majorité en sous-groupes aussi nombreux et petits que possibles en multipliant les sujets d’anicroches : quand on ne parle pas d’immigration, on parle bien-être animal, de fêtes religieuses, de retraites, de sécurité sociale ou de cette foultitude de sujets parfois importants, parfois annexes, mais qui, tous, détournent l’attention de la guerre permanente de l’Occupant intérieur sur le peuple, de l’accroissement létal de l’appareil d’État contre lui, du grignotage permanent de ses libertés au profit d’intérêts particuliers largement insérés dans les couloirs dorés de la République.
Jusqu’à présent, cela a très bien marché : la multiplication des sujets de peur, des broutilles montées en épingles, l’écume des jours scrutée au microscope des journaux télé passés en boucle toute la journée ont amplement suffi pour aboutir à ce résultat désastreux.
Oui, nous sommes bel et bien en guerre, contre le plus froid des monstres froids et ceux qui le dirigent, en profitent et voudraient bien que ça continue encore longtemps.
“Quel grand malheur pour le monde de se priver de ces milliers de lucioles d’amour !”
Florence Cotte, née en 1968 et mère de 7 enfants, vient de publier un témoignage sur l’un de ses fils, Louis-Marie, un chemin vers le Ciel, éprouvé par la maladie et décédé dans sa dix-huitième année d’une ataxie télangiectasie. Cette maladie rare, neurodégénérative, affecte de nombreuses parties du corps et provoque de graves incapacités. L’ouvrage, préfacé par Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, raconte la vie de cette famille éprouvée et la croissance et dégénérescence de ce garçon toujours joyeux et affectueux.
Lors d’un colloque consacré à cette rare maladie, les parents de Louis-Marie ont été choqués d’entendre, au milieu d’interventions de qualité, celle d’un médecin se félicitant d’avoir pu mettre au point, grâce aux dons du téléphone, un dosage qui rendait possible la détection de cette maladie avant la 12e semaine de grossesse afin de pouvoir éliminer rapidement l’enfant… :
Je me suis demandé avec horreur quelle pouvait être la réaction des jeunes malades présents dans la salle, d’entendre que c’était un réel soulagement et un grand “progrès” de pouvoir supprimer les embryons malade…
Quel manque d’humanité, et quel manque d’épiderme de la part de ce médecin qui ne percevait même pas le malaise que pouvait occasionner de tels propos dans le coeur des jeunes ! […] Comment peut-on d’une main tenter de soigner des malades et de l’autre les tuer… ? C’est une atrocité qui malheureusement ne saute pas au coeur de tout le monde. Je pleure en pensant à tous ces enfants déchiquetés et mis dans des poubelles, à toutes ces étoiles dont nous nous privons volontairement et sans sourciller, à tous ces parents qui creusent leur malheur sans le savoir en se privant des mots d’amour de ces enfants fragiles, en se privant de l’agrandissement de leur coeur que ces enfants leur auraient immanquablement offert.
Je pleure aussi en pensant à tous les frères et soeurs d’enfants handicapés et avortés qui apprennent un jour ou l’autre que leurs parents n’ont pas voulu accueillir leur fragilité, qui apprennent que l’amour de leurs parents n’est pas inconditionnel et qu’ils ont donc intérêt à être eux-mêmes “satisfaisants”.
Impartialité de la CEDH : vers une victoire institutionnelle
Après les retombées médiatiques, l’enquête de l’ECLJ sur « L’impartialité de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) » (avril 2023) a un impact institutionnel. Elle est étudiée dans les instances du Conseil de l’Europe. Les révélations n’ont pas été remises en cause, y compris les deux plus choquantes : situations de conflits d’intérêts manifestes et curriculum vitae de juges non vérifiés. L’enquête de l’ECLJ est résumée sur cette page et en vidéo ci-dessous :
Cette enquête d’avril 2023 est la suite d’un premier rapport de février 2020, sur le même sujet. À la suite de ce rapport, 60 000 personnes ont signé la pétition « Mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH ». L’ECLJ avait déposé en octobre 2022 au Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). La dernière enquête a donné un coup d’accélérateur à cette pétition et a empêché qu’elle soit mise de côté.
En effet, fin mai 2023, la pétition était sur l’agenda de la principale commission parlementaire de l’APCE. Une déclaration d’irrecevabilité de la pétition a été soumise au vote de cette commission. Une majorité des députés a décidé de voter contre. C’est une première victoire ! En parallèle, des députés de l’APCE ont introduit un projet de résolution sur « Le grave problème des conflits d’intérêts à la CEDH ».
Le sujet des conflits d’intérêts à la CEDH est donc à l’agenda parlementaire pour être examiné sur le fond.
Le combat n’est cependant pas terminé. Le vote de cette commission parlementaire n’est que consultatif. Il reviendra au Bureau de l’APCE de déclarer ou non notre pétition recevable. L’ECLJ avait déjà dénoncé le fait que le député d’extrême gauche Tiny Kox, Président de ce Bureau, fait tout pour enterrer les débats qui le gênent au Conseil de l’Europe. Or, lui-même a été un ancien dirigeant de l’une des fondations mises en causes dans notre rapport.
De façon plus significative encore, la question de l’impartialité des juges se joue également au sein même de la CEDH, qui a entrepris de réviser son Règlement pour prendre en compte les recommandations de l’ECLJ, ainsi qu’au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, qui a institué un groupe d’experts sur les juges à la suite du premier rapport de l’ECLJ.
Kosovo : une submersion migratoire a noyé la majorité Serbe sous le nombre des Albanais
De Guillaume Bigot dans Valeurs Actuelles :
Le Kosovo est un petit pays des Balkans, issu de l’éclatement de l’ex Yougoslavie, qui a acquis une reconnaissance tardive et partielle en 2008. Cet État croupion d’1,8 millions d’habitants est à 95 % peuplé d’Albanais musulmans et de 120 000 serbes chrétiens et orthodoxes, concentrés dans le Nord, à la frontière avec la Serbie.
Ces Serbes du Kosovo ont boycotté les élections municipales qui se sont tenus à la fin du mois d’avril dernier.
Des maires albanophones ont donc été élus dans certaines régions par moins de 3,5 % de la population. Forcément, ces édiles ne sont pas très populaires.
Depuis une semaine, appuyés par les blindés de la police kosovare, les nouveaux élus tentent d’investir leur mairie. Les habitants s’y opposent et manifestent en déployant des drapeaux serbes. Et les soldats de la KFOR, la force d’interposition de l’OTAN, tentent d’éviter l’escalade. Ces échauffourées ont déjà fait une centaine de blessées dont trente parmi les soldats hongrois et italiens de l’OTAN.
Mais que font des soldats de l’OTAN au Kosovo ?
Pour le comprendre, il faut se rappeler, qu’au lendemain de l’éclatement de l’ex Yougoslavie, les Serbes qui n’avaient pu empêcher les Croates et les Slovènes catholiques ainsi que des bosniaques musulmans de prendre leur indépendance refusèrent catégoriquement que le Kosovo ne se détache de la Serbie. Les autorités de Belgrade mettaient en avant trois raisons.
La première, c’est que le Kosovo a toujours été une région de la Serbie.
La deuxième raison c’est que cette région est même le berceau historique de la nation serbe puisque c’est là, en 1389, que des roitelets slaves ont stoppé l’invasion ottomane donnant naissance à la Serbie.
La troisième raison, c’est qu’une submersion migratoire a noyé, au fil des siècles, la majorité Serbe sous le nombre des Albanais.
Pourtant, en 1999, l’OTAN, USA en tête, dit aux Serbes : les Albanais sont désormais archis majoritaires au Kosovo, vous devez y retirer vos troupes et laissez les Albanais s’y administrer.
Face au refus de Belgrade, l’OTAN a bombardé la Serbie, y compris la capitale, faisant 500 morts parmi les civils pour l’obliger à abandonner son propre territoire.
Les Serbes finissent par céder. 200 000 serbes ont alors quitté précipitamment le Kosovo pour se réfugier dans la mère patrie.
Pour éviter que les Albanais ne s’en prennent aux Serbes qui refusaient de fuir, l’OTAN déploiera des soldats sur place, c’est la KFOR. Elle y est toujours.
Le prétexte de l’OTAN, pour justifier son intervention militaire, a été de stopper un génocide que les forces serbes étaient accusé de perpétrer sur les civils albanais. Envoyé par Le Monde sur place pour témoigner de ce génocide, l’écrivain Régis Debray n’en verra nulle trace. Il sera aussitôt lynché par la bien-pensance.
Avec le recul, la preuve a été faite que le gouvernement serbe n’a commis aucun génocide sur les Albanais du Kosovo mais que d’épouvantables massacres de civils seront perpétrés par une milice albanais islamiste qui s’adonnait aux trafics d’organe, à la torture et au viol. Le chef de cette soldatesque, Hashim Thaçi, appelé à diriger le Kosovo, sera pourtant célébré comme un héros par les Occidentaux.
Avant que le Tribunal pénal international ne l’inculpe en 2020, Thaçi assistera aux côtés d’Emmanuel Macron aux cérémonies officielles du 11 novembre 2018 à Paris.
En 2008, le Kosovo proclame son indépendance. Mais la légalité internationale du Kosovo est loin de faire l’unanimité. Et la carte des pays qui ont refusé de reconnaître le Kosovo recoupe largement celle des pays qui refusent de sanctionner Moscou.
Au-delà d’avoir ouvert la boite de Pandore de la violation de la charte des Nations Unies, l’OTAN, avec le Kosovo a conforté l’UE dans son utopie de vivre ensemble sur lequel repose en fait toute la construction européenne, c’est-à-dire, la volonté de faire vivre plusieurs peuples, plusieurs nations sur un seul territoire et dans un seul État.
On l’a oublié mais les frontières sont mouvantes et lorsqu’un peuple devient majoritairement sur un territoire, à la suite d’une conquête ou d’une migration (les Anglo-saxons ne sont pas natifs de Nouvelle-Zélande et les Turcs ont conquis Constantinople avant d’en faire Istanbul), sauf à maintenir des querelles pluri-séculaires, cet État change de mains.
Il est d’ailleurs parfois préférable de déplacer les populations et de réécrire les atlas que de creuser des charniers. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, c’est à la fois un gigantesque déplacement de population et un trait de crayon de Staline entériné par les alliés qui a donné à la Pologne et à l’Allemagne des frontières stables et ethniquement homogènes.
Mais l’OTAN n’a pas choisi de détacher le Kosovo de la Serbie pour le rattacher, après référendum, à l’Albanie, quitte à en isoler le nord, toujours majoritairement serbe pour le raccrocher à la Serbie. Non. L’UE et l’OTAN veulent faire du Kosovo une maison témoin du vivre ensemble européen puisque les trois pays, le Kosovo, la Serbie et l’Albanie tapent à la porte de Bruxelles.
Le dernier enseignement à tirer de la crise kosovare, c’est aussi que l’immigration non souhaitée et continue devient une invasion. C’est ainsi que le Kosovo, à la fin du quinzième siècle à 99% serbe et orthodoxe est devenue, en 2023, à 95% albanais et musulmans.
Le Kosovo était le cœur historique du peuple serbe comme Saint-Denis avec le tombeau des rois de France est celui du peuple français. Évidemment, comparaison n’est pas raison mais toute ressemblance avait des évènements historiques en cours ne saurait être exclue.
Messe d’action de grâces du pèlerinage de Chrétienté jeudi 8 juin à 19h30 à Sainte Odile
📺 Après ce pèlerinage historique, nous vous attendons NOMBREUX à la messe d'action de grâces jeudi 8 juin à 19h30 à Sainte Odile !
🙏🏻 Remercions la Providence pour cette pluie de grâces ! Le Saint Esprit a soufflé ! 🔥#NDC2023 pic.twitter.com/YukVBjJoRj
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 6, 2023
Mixité sociale ? Il faut autoriser l’ouverture de plus de classes dans le privé
Revenant sur le plan gouvernemental pour la mixité sociale à l’école, l’IFRAP déplore que jamais il n’ait été proposé de faire sauter la règle du 80/20 pour permettre de développer l’enseignement privé sous contrat dans les zones moins favorisées.
Si cette règle était vraiment respectée, plus de 330 000 élèves actuellement scolarisés dans le public devraient l’être dans le privé, ce qui demanderait de faire basculer 1 600 établissements publics vers le privé sous contrat. Une modification du paysage éducatif qui influencerait automatiquement l’actuelle carte de la mixité sociale des établissements scolaires.
Le protocole signé avec le ministère engage le secteur à « définir un plan d’action partagé qui permette de renforcer la mixité sociale et scolaire » et dont les résultats devront être examinés annuellement. Sans mention de quota, le protocole engage l’enseignement privé catholique sur deux objectifs chiffrés :
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Doubler, au minium, le nombre d’établissements modulant les frais de scolarité ou contributions des familles en fonction des revenus du foyer.
Problème, la proportion d’établissements qui pratiquent déjà une modalité des frais de scolarité n’est pas connue, mais on sait que la pratique est déjà répandue. Dans son dernier rapport sur le sujet, la Cour des comptes précise bien que « la plupart des établissements privés sous contrat pratiquent des réductions de frais de scolarité lorsque plusieurs enfants d’une même famille sont scolarisés dans le même établissement », que « certains établissements déterminent leurs tarifs selon un système de quotient familial », que d’autres « accordent des réductions de scolarité au cas par cas ». Aujourd’hui, la contribution moyenne des familles, par élève et par an, varie de 430 euros pour une école maternelle privée à 1 249 euros pour un lycée général privé. La Cour souligne également que la plupart des établissements n’affichent pas sur leur site internet les aides qu’ils proposent aux familles en difficulté et que ce manque de communication peut détourner une partie des foyers.
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Doubler le nombre d’élèves boursiers en 5 ans… « dans les établissements où les familles bénéficient d’aides sociales égales à celles dont elles bénéficient quand elles scolarisent leur enfant dans un établissement public correspondant ».
La proportion d’établissements concernés est, pour l’instant, non connue, mais cela veut dire que ne seront concernés par le doublement du taux de boursiers, que les établissements privés sous contrat où les collectivités territoriales subventionnent à égalité les transports scolaires et la restauration du secteur public et du privé. […]
Enfin, il convient de souligner l’angle mort de l’enquête de la Cour des comptes qui n’aborde jamais la question du coût de l’éducation privé sous contrat versus celle de l’éducation public.

En 2019, la dépense par élève (1er et 2nd degré) était de 8 400 euros, mais ce chiffre fluctue énormément en fonction du type d’enseignement passant de 4 211 euros pour un élève du 1er degré de l’enseignement privé, en moyenne, à 7 149 euros pour le public et de 8 086 euros à 10 977 euros, respectivement, pour un élève du 2nd degré. En moyenne, il est ainsi dépensé, en 2019 :
- 2 879 euros de plus pour les élèves du 1er degré public,
- 2 883 euros de plus pour les élèves du 2nd degré public.
Cette sur-dépense qui est connue et dont la part est stable, la Fondation iFRAP l’avait déjà mis en évidence en 2014 et en 2016. En 2019, le surcoût du public par rapport au privé (sous et hors contrat) atteignait 29,4 milliards d’euros. Une dépense mieux contrôlée pour l’enseignement privé et ce, pour des résultats équivalents qui doit nous interpeller sur la bonne utilisation des moyens dans le public.
Pourquoi est-il impossible de débattre de la continuité, ou de la rupture, entre la réforme liturgique et la constitution conciliaire ?
Suite à l’article de Mgr de Sinety, curé à Lille et ancien vicaire général de Paris, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique et pèlerin depuis la recréation de ce pèlerinage vers Chartres, souligne trois raisons pour expliquer l’exclusivisme liturgique pratiqué pr Notre-Dame de Chrétienté :
Une raison historique
La première est historique. Depuis sa fondation en 1983 le pèlerinage de Chartres a toujours été fidèle à la messe traditionnelle. Cela fait partie de son ADN. C’est cet attachement à la messe traditionnelle qui fit qu’en 1983 puis en 1984 la messe ne put être célébrée dans la cathédrale de Chartres. Merci de nous épargner l’argument selon lequel ce qui était alors en cause ce n’était pas la messe en tant que telle mais les liens des organisateurs avec la Fraternité Saint Pie X. En 1983 le célébrant à Chartres était l’abbé Philippe Tournyol du Clos et en 1984 le père Bernard Lecareux. Ni l’un ni l’autre n’étaient membres de la Fraternité Saint Pie X et leur situation canonique était tout à fait régulière.
Une raison psychologique
La seconde raison est psychologique. Par le motu proprio Traditionis custodespuis les différentes mesures d’accompagnement mises en œuvre par le cardinal Roche, préfet du dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements, le pape François a clairement manifesté sa volonté de voir disparaître la célébration de la messe traditionnelle. Avec plus ou moins de zèle les évêques diocésains s’adaptent à ce nouvel état de fait. A cet égard Mgr de Sinety tient de curieux propos. Il évoque une « victimisation épuisante pour l’unité » et dénonce le « rejet de toute idée de synodalité ». Si la synodalité c’est « l’écoute du peuple de Dieu », que font les autorités romaines et épiscopales des 38% de jeunes catholiques interrogés par La Croix du 26 mai qui apprécient la « messe en latin » ? Quant à la victimisation présumée elle n’est pas un phantasme mais une réalité. Oui ou non y a-t-il eu des célébrations de messes traditionnelles supprimées à Paris ? Oui ou non y a-t-il des diocèses dans lesquels il est interdit de célébrer des baptêmes ou des confirmations selon la forme traditionnelle ? Le pape François ayant fait le choix de rallumer la guerre liturgique il apparaît « inopportun » de demander aux « persécutés » de porter au pinacle le symbole de leur persécution. Est-il vraiment judicieux, et délicat, de demander à venir en bicyclette à un pèlerinage de motards ?
De multiples interrogations doctrinales
Enfin, ce qui frappe dans toutes ces réflexions c’est le refus d’aborder la question de fond qui est celle des fruits de la réforme liturgique et de la licéité d’émettre des réserves ou de poser des questions à propos d’actes du magistère. Dans sa lettre Vicesimus Quintus annus du 4 décembre 1988 le pape Jean-Paul II écrivait : « Les pasteurs et le peuple chrétien dans leur immense majorité ont accueilli la réforme liturgique dans un esprit d’obéissance et même de ferveur joyeuse ». La réalité est que dans un pays comme la France la pratique religieuse a été divisée par dix en l’espace de deux générations. On n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si la réforme n’avait pas été accueillie avec une « ferveur joyeuse ». Il n’en fut rien et tout le monde le sait !
Mgr de Sinety est aussi troublé par le fait que l’on puisse penser que la messe qu’il célèbre est « indigne ou indigente ». Le qualificatif le plus approprié est sans doute celui de Louis Salleron affirmant que la nouvelle messe était « équivoque » ? Comment, sans cela, expliquer la réflexion que faisait un évêque de France à Jean-Marie Guénois, dans le Figaro du 23 novembre 2020, observant « une foi catholique eucharistique théologiquement divergente » jusque chez les évêques. Le drame est que, par nature, le missel réformé est à géométrie variable, ce qui contribue grandement à sa désacralisation. Lors des journées liturgiques de Fontgombault (24 juillet 2001) le cardinal Ratzinger notait : « Dans le nouveau missel nous trouvons assez souvent des formules comme : le prêtre dit ainsi ou de manière semblable ou bien : ici le prêtre peut dire. Cette formule du missel officialise en fait la créativité ». Beaucoup de fidèles se plaignent qu’en pratique entre deux paroisses « ordinaires » il n’y ait jamais deux messes identiques. Cette diversité est une des composantes majeures et une des innovations fondamentales de la réforme liturgique. Réforme qui pose toujours, plus de cinquante ans après la publication du Bref Examen Critique de la Nouvelle Messe par les cardinaux Ottaviani et Bacci, à la conscience catholique de redoutables questions quand on se rappelle le constat des deux cardinaux : « Le Nouvel Ordo Missae (…) s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du concile de Trente ». Ce texte est toujours d’actualité et vient d’être réédité par les éditions Contretemps avec une préface du cardinal Burke, ancien préfet du Tribunal Suprême de la Signature apostolique.
L’inquiétude ne peut que croître lorsque le cardinal Roche déclare, es qualité, le 19 mars 2023 à propos de la messe : « La théologie de l’Eglise a changé ». Il y aurait donc dans l’Eglise les tenants de l’ancienne théologie et ceux de la nouvelle. Terrible constat ! Le fait est que toute la liturgie romaine traditionnelle conduit le prêtre et les fidèles à croire qu’il s’agit lors de la messe du renouvellement non sanglant du sacrifice du calvaire opéré par les mains du prêtre. Nous dirons pudiquement que « l’ethos liturgique » de la nouvelle messe est sensiblement différent. Combien, clercs ou laïcs croient comme l’a rappelé pendant des années le missel « à fleurs » publié par la CEF au moment de la réforme liturgique comme rappel de foi indispensable : à la messe « Il s’agit de faire mémoire de l’unique sacrifice déjà accompli » ?
Mgr de Sinety nous explique benoîtement qu’il n’est pas parvenu, comme responsable des aumôneries étudiantes d’Ile de France à « inverser la décrue spectaculaire qui s’opérait pour le pèlerinage des étudiants vers Chartres ». Plutôt que de s’inquiéter du « succès montant » du pèlerinage de Chrétienté, Mgr de Sinety ne devrait-il pas plutôt s’interroger sur les raisons de ce succès, et de son échec ? N’y aurait-il pas, paraphrasant une formule célèbre, une grâce particulière attachée à la célébration pleine et entière de la messe romaine traditionnelle ?
Quant à l’argument démocratique « laisser croire qu’il y a plus de vérité dans le rite d’un petit nombre que dans celui de l’immense majorité » il laisse pantois quand on se souvient de la solitude de Saint Athanase et de saint Hilaire de Poitiers au moment de la crise arienne.
Nos questions
En réponse aux interrogations de Mgr de Sinety nous aimerions à notre tour lui demander : Pourquoi ?
- Pourquoi cet ostracisme contre la liturgie romaine traditionnelle ?
- Pourquoi ce refus de voir la réalité qui est l’engouement d’un public de plus en plus large et jeune pour la messe traditionnelle ?
- Pourquoi cette impossibilité de dresser un bilan, objectif et serein, de la réforme liturgique loin des incantations et des arguments d’autorité ?
- Pourquoi est-il impossible de débattre de la continuité, ou de la rupture, entre la réforme liturgique bugninienne de 1969 et la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum concilium ?
Finalement, il n’y a pas eu de surmortalité durant la période de Covid
En 2022 le nombre de décès a dépassé le chiffre des années précédentes, années Covid…
L’Insee a comptabilisé 675.000 décès en 2022, soit 53.800 de plus que prévu. C’est davantage qu’en 2020 (668.900 décès) et qu’en 2021 (661.600 morts).
Ce pic a surtout concerné les personnes âgées – la surmortalité des 75-84 ans a été 11 % plus forte que prévu – mais aussi, et cela est plus surprenant, les moins de 34 ans. Même si ce phénomène reste faible – les décès excédentaires ont concerné 875 personnes âgées de moins de 34 ans en 2022, sur un total de 53.000.
L’ensemble de ces décès ne peut pas être imputé au Covid puisque le nombre de décès liés à la maladie a largement diminué en 2022 : 38.300 personnes seraient décédées du coronavirus en 2022, contre 59.100 en 2021. Comment expliquer alors cette surmortalité ? Le vieillissement de la population peut-être ?… Les conséquences des ‘vaccins’ ? Cette dernière raison pourrait expliquer l’augmentation des décès chez les moins de 34 ans, moins sensibles aux grippe et canicules.

Fin de vie : Le débat Houellebecq – Enthoven
Face au discours maçonnique et suffisant de Raphaël Enthoven sur la “laïcité” et “le dernier bastion de religiosité à abattre”, Michel Houellebecq dénonce l’euthanasie :
Le Green Deal va appauvrir la France, augmenter la dette comme les impôts et n’aura aucun impact sur le climat !
Le Green Deal impose à la France de diminuer de 55% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Un rapport de France Startégie a été remis à Elisabeth Borne pour la mettre en garde contre l’inutilité d’une telle contrainte et, pire, du risque d’appauvrissement des Français et de l’augmentation de la dette publique :
Si le coût du projet est stratosphérique (66 milliards d’euros par an soit environ 2,2% du PIB), c’est surtout la clé de répartition entre les différents secteurs qui semble totalement disproportionnée. Alors que le poids financier donné aux transports (qui est pourtant le secteur le plus émetteur) est très faible, celui affecté à l’habitat est en revanche totalement démesuré. En conséquence, le coût de la décarbonation dans l’habitat (plus de 1000 euros par tonne et par an) est 17,5 fois plus élevé que dans les transports (…) Dans une étude récente, l’Institut Sapiens avait clairement montré l’aberration climato-économique de passer l’ensemble de l’habitat en catégories supérieure (A/B/C), cette stratégie extrêmement coûteuse n’apportant qu’une faible plus-value en termes de décarbonation (…)
Satisfaire le Green Deal européen demandera des investissements non seulement colossaux mais surtout faiblement productifs pour l’Hexagone. Ainsi, hormis la main d’œuvre dédiée à la rénovation des bâtiments, la majorité des équipements verts participant à la décarbonation (batteries, pompes à chaleur, éoliennes panneaux solaires) seront massivement importés de Chine. Accéder au « Graal » se fera donc au prix d’un accroissement stratosphérique de la dette (+25% anticipés en 2040) de la fiscalité (proposition de ponctionner sur 30 ans 10% du patrimoine des plus aisés) et du déficit de la balance commerciale (…) En d’autres termes, le Green Deal sera pour au moins deux décennies générateur de davantage de pauvreté. Selon France-Stratégie, ce passage au « purgatoire » serait nécessaire pour accéder au « paradis » d’une croissance verte n’émergeant qu’après 2040 (…)
Mais le plus pittoresque est laissé pour la fin : France Stratégie reconnait explicitement l’inutilité climatique de la démarche. Les émissions de GES et le réchauffement climatique étant des phénomènes globaux totalement indépendants du lieu d’émission, des approches nationales voire régionales resteront peu efficaces si elles ne s’intègrent pas dans une politique mondiale de décarbonation : «Le réchauffement climatique étant mondial l’effort climatique français n’aura qu’une incidence marginale sur les émissions mondiales et donc le réchauffement. » Marginale signifie en fait nulle, surtout pour un pays possédant déjà l’un des mix les plus décarbonés du monde !
La principale motivation du Green Deal n’est donc pas climatique mais morale et se justifie selon France Stratégie par « l’aspiration d’un nombre croissant de citoyens à ce que leur pays agisse en conformité avec la morale kantienne », laquelle renvoie à l’idée qu’il suffise qu’on applique une règle (en l’occurrence, la réduction de 55% des émissions de GES) pour être moral. A terme, le Green Deal revient donc à suicider le Vieux Continent sur l’autel de la vertu. [source :Valeurs actuelles]
Mais Elisabeth Borne et Emmanuel Macron s’en contrefoutent. Ils obéissent à Ursula von der Leyen. En 2040, ils auront quitté le pouvoir et feront des conférences à 100 000€ dans les grands pays de l’Union européenne…
50% des bénéficiaires de l’aide alimentaire en France sont des immigrés
…mais les media et la gauche continuent de nous faire croire que l’immigration enrichit la France.
L’INSEE a publié fin 2022 une étude détaillée sur l’aide alimentaire en France. Extraits :
Près de la moitié des recourants à l’aide alimentaire sont immigrés
Les personnes immigrées sont surreprésentées chez les recourants : elles constituent 44 % des recourants du champ de l’enquête Aide alimentaire, contre 10 % de la population métropolitaine. Cette part est du reste sous‑estimée, puisqu’elle n’inclut que les recourants en mesure de répondre à un questionnaire en français. Un auto-questionnaire en anglais a été proposé aux personnes non francophones, mais trop peu de personnes ont accepté d’y répondre pour en permettre l’exploitation. Un dénombrement réalisé au moment de l’enquête permet cependant d’estimer le nombre de recourants non francophones à environ 160 000 (correspondant à environ 420 000 bénéficiaires en incluant les familles), soit environ 14 % des recourants francophones (immigrés ou non). Les recourants immigrés non francophones constituent ainsi le quart des recourants immigrés.
Les recourants immigrés sont plus jeunes et plus souvent en couple avec enfants
Les origines des recourants immigrés francophones diffèrent de celles de l’ensemble des immigrés dans la population : neuf sur dix viennent d’Afrique, alors que les immigrés africains représentent à peine la moitié de l’ensemble des immigrés résidant en France en 2021.
Les recourants immigrés francophones se distinguent aussi des autres recourants : 40 % sont des hommes, contre 33 % parmi les non‑immigrés ; ils sont plus jeunes (18 % ont entre 16 et 24 ans, contre 6 %), et les couples avec enfants sont deux fois plus fréquents (30 % contre 16 %, figure). Surtout, ils sont dans des situations nettement plus précaires : 62 % seulement résident dans leur propre logement, contre 88 % des non‑immigrés. Leur niveau de vie est aussi plus bas : 58 % font partie des 40 % de recourants les plus pauvres, contre 27 % des non‑immigrés. Plus souvent que les non‑immigrés, ils ne reçoivent aucune autre aide que l’aide alimentaire (18 % contre 11 %). En particulier ils bénéficient moins souvent de prestations sociales (57 % contre 78 %), notamment du fait d’un statut administratif lui aussi précaire : plus d’un tiers des recourants immigrés francophones ne dispose pas d’un titre de séjour longue durée.
Des boomers progressistes aux cheveux blancs boudent leur propre église
Ils regrettent les prêtres progressistes des années 70-80. Ils n’ont rien transmis à leurs enfants. Ils boudent et boycottent leur église, organisent des messes à domicile entre “potes”. Bien sûr, ils ne connaissent pas le pèlerinage de Chartres. Triste et ridicule :
Certains paroissiens ont déserté les bancs de leur église et accueillent chez eux, dans leur maison, des prêtres qui donnent des messes pour des petits groupes. Ces catholiques ne se reconnaissent plus dans l’Église. Les cérémonies à domicile constituent une manière de “protester” suite aux abus sexuels systémiques dans l’institution qu’a mis en lumière la commission Sauvé. (…)
Aujourd’hui, ils sont dix-sept. La célébration a lieu dans la pièce à vivre. (…) La propriétaire des lieux abonde dans ce sens. Annie Dreuille trouve les dernières années austères et n’était pas satisfaite de la vie de sa paroisse qu’elle a, comme beaucoup dit-elle, abandonnée. “Moi, je ne pouvais plus supporter”, affirme-t-elle. “J’étais au spectacle : les habits d’autrefois, l’encens… On n’avait pas un partage fraternel comme on vient de l’avoir ici” (…)
La cause de cette désaffection des paroisses est claire selon Annie Dreuille, qui regrette l’élan de liberté donné par Vatican II à la fin des années 50. “On a vu arriver des générations de clercs qui ont tout coupé, regrette-t-elle. Leur formation est beaucoup plus rigoriste et on a une église traditionnelle, une église institution, une église qui gouverne, qui a le pouvoir et qui ne donne pas la parole“.
“Et ce que nous faisons là, je suis sûre que ces jeunes prêtres de Toulouse trouvent ça lamentable, poursuit-elle. Mais que faire ? On a le droit nous aussi, on a l’égalité baptismale“.
Même constat pour les autres participants. “Quand j’ai vu nos églises se vider, quand j’ai senti qu’il n’y avait pas de liens entre la vie de semaine et l’heure que l’on passait à la messe, quand nous avons senti que nos enfants prenaient la fuite par rapport aux assemblées paroissiales, quand on a commencé à se plaindre du fait que tout était en train de se refermer, on nous a dit qu’on pouvait partir” constate Frédérique Pasturel, l’une des pratiquantes.
“Il faut faire quelque chose, poursuit-elle, pour redonner espoir à toutes les personnes qui se sont senties ostracisées parce qu’homosexuels, parce que divorcées remariées, parce que dans une famille qui avait accès à la PMA, qui ont été comme moi absolument ulcérées par un cléricalisme infantilisant pour les laïcs et pour les femmes… On s’est dit qu’il fallait vraiment faire quelque chose.”
Triste constat sur une école catholique qui n’est plus que privée
Deux articles montrent ce que beaucoup de parents catholiques regrettent depuis des années : l’école privée catholique n’est plus que privée, sa vocation n’est plus que pédagogique, il n’est plus question de catéchisme ou d’évangélisation. Tel le ministre de l’éducation nationale, Pap N’Diaye, avouant son impuissance face au harcèlement, les évêques semblent constater cette déroute de manière passive.
Alors que le nombre de demandes d’inscription explose, l’enseignement catholique pourrait privilégier les dossiers “catholiques”. Mais non, il faut privilégier le vivre-ensemble, quitte à ouvrir les portes des écoles privées aux musulmans qui arrivent en masse pour échapper au wokisme LGBT du public et à l’absentéisme des professeurs fonctionnaires . Un comble !
Ainsi, de nombreux parents qui ont grandi hors de la sphère catholique et ont toujours cru dans le public se tournent désormais vers le privé :
“Ils ont sauté le pas il y a quelques années. Christine et Jalelle, couple d’infirmiers à l’hôpital public, franchissent calmement les portes du lycée privé Jeanne-d’Arc de Thonon les- Bains (Haute-Savoie). Tous deux se disent “attachés” à l’enseignement public où ils ont effectué leur scolarité, entourés “d’excellents profs”. Mais depuis six ans pourtant, année de l’entrée au collège de leur fille Ambre, ils misent sur le privé, séduits par les “bons” résultats de ces établissements par rapport à un public qu’ils jugent “délaissé” par l’État (…)
Hors de question que leur fille aille au lycée public du secteur. Cette année, le fils d’une de leurs collègues n’a pas eu d’enseignante pendant trois mois. “C’était mon cas aussi l’année dernière”, se rappelle Ambre. Sa mère la reprend immédiatement: “Oui mais d’autres professeurs se sont arrangés entre eux pour assurer les cours…”
Alors que Jalelle est musulman et Christine athée, la famille ne considère pas l’enseignement religieux comme une priorité. “Seule compte l’excellence que semble offrir le privé”, poursuit, en aparté, la mère d’Ambre. Une famille dont le profil se retrouve de plus en plus dans le paysage scolaire privé. “Il y a vingt ou trente ans, 99 % des élèves étaient catholiques, se souvient Philippe Delorme, secrétaire général de l’Enseignement catholique. Ce n’est plus le cas de nos jours, la société a évolué.” (…)
Un phénomène confirmé par Christophe Bansard, le proviseur du lycée Jeanne-d’Arc. S’il assure “ne pas vouloir relancer la guerre scolaire avec le public”, il reçoit souvent des parents n’ayant pas grandi dans une communauté chrétienne et pourtant “séduits par son offre pédagogique”. “L’attractivité de l’enseignement catholique semble désormais une affaire de marché scolaire plutôt que de raisons religieuses“, confirme François Dubet, sociologue et spécialiste de ces questions (…) “Les jeunes parents nés dans les années 1980- 1990 mettent aujourd’hui leurs enfants dans le privé alors qu’ils avaient eux-mêmes fait leurs études dans le public et qu’ils s’affirment de gauche“, analyse le politologue Jérôme Fourquet (…). “Le privé est devenu le refuge contre le sentiment de déclin général de l’Éducation nationale”, décrit à ce propos le politologue Jérôme Fourquet.”
Dans une interview, Philippe Delomme, secrétaire général de l’Enseignement catholique, confirme ce constat de déchristianisation de l’enseignement privé :
C’est ce qui attire les nombreuses familles de confessions non catholiques ou même athées qui se tournent vers vous?
Les motivations des parents sont diverses. Je crois que de nombreuses familles nous choisissent parce que nous sommes catholiques, mais elles n’en sont pas vraiment conscientes. Par exemple, des parents musulmans se tournent vers notre éducation car nous parlons de Dieu. Ce qui m’intéresse, c’est que ces familles se tournent vers nous par choix car notre projet éducatif correspond à ce qu’elles veulent pour leur enfant.
Avez-vous donc changé votre enseignement religieux ?
Forcément, nous ne proposons plus le même enseignement qu’il y a vingt ou trente ans, lorsque 99 % des élèves étaient catholiques. Depuis notre société a évolué. Les élèves n’assistent plus à la messe tous les jours. Notre préoccupation est donc de continuer à assurer un enseignement de qualité dans une société sécularisée et déchristianisée. Il ne s’agit pas de renoncer à parler de catholicisme mais de se rendre intelligible, grâce aux cours de culture religieuse par exemple. Mais on ne peut pas imposer aux élèves de croire ; la catéchèse est donc réservée aux élèves croyants ou ceux qui sont en cheminement.
Ce qu’il faut surtout, c’est qu’au cours de sa scolarité, un élève entende parler du message du Christ. Pour certains élèves, c’est une découverte totale et ils n’ont jamais entendu parler de Jésus. Et pour ceux qui ont déjà des connaissances chrétiennes, ils découvrent d’autres religions. C’est notre force de pouvoir proposer une laïcité ouverte où la liberté religieuse est partagée. Je suis convaincu que cela participe à une société plus fraternelle.
La différence est effectivement sociale comme le montre une étude évoquée dans le premier article qui “conclut que les performances des écoles publiques sont aussi bonnes que celles du privé à situation sociale équivalente des élèves“. Le pourcentage d’élèves issus de milieux défavorisés s’élève à 42,6 % dans le public et à 18,3% dans le privé, ce qui n’est pas négligeable mais nettement en dessous.
L’enseignement privé catholique a voulu faire du business plutôt que du spirituel et a ainsi ouvert le flanc à la critique d’avoir sélectionné ses familles sur des critères sociaux, d’où l’attaque récente de Pap N’Diaye. Si l’enseignement privé voulait redevenir catholique, il suffirait que la religion soit un critère déterminant et il faudrait accepter un peu plus d’enfants en difficulté scolaire et être par conséquent moins élitiste.
Chartres : ces bénévoles qui rendent possible un si grand pèlerinage
Environ un millier de personnes oeuvrent dans l’ombre du pèlerinage de Chrétienté, parmi lesquels certains travaillent d’arrache-pied depuis un an pour reconnaître les itinéraires alternatifs, les lieux de pause des colonnes adultes et enfants, le remplacement des matériels usagés, les investissements, les locations, les négociations avec les autorités, le recrutement des chefs des différentes équipes…
Reportage de Marguerite Aubry, de L’Homme nouveau, auprès de ces bénévoles qui rendent possible un si grand pèlerinage :
Le Nouveau Conservateur n°10 vient de paraître
À la une de ce nouveau numéro (150 pages / 16 €), trois grands dossiers :
- La France et ses Armées
Paul-Marie Coûteaux, directeur de la rédaction et qui fut l’auteur en 1997 d’un essai, L’Europe vers la guerre, regrette “la France ne soit plus nulle part tenue pour un pays sérieux, et que sa dépendance majeure à l’UE et à l’OTAN se poursuive et s’accentue comme si de rien n’était.” Il insiste sur l’importance de la contribution du philosophe
Henri Hude , auteur d’une étonnante « Philosophie de la Guerre », estime que, pour comprendre la guerre, il faut comprendre et l’Homme et la Guerre et que la post-modernité, qui ne comprend ni l’un ni l’autre aura la guerre et la perdra; il montre comment l’Occident, et d’abord les EU, vont inévitablement perdre pied, par étapes, l’Europe s’exposant à sortir complètement de l’Histoire.”
Bertrand de La Chesnais, général de corps d’armée, propose d’augmenter régulièrement le budget de la Défense à partir de 2024, “afin d’assurer les grands programmes de modernisation et de nos forces nucléaires et conventionnelles, d’accroître de 30% la capacité d’intervention de chacune de nos armées et de revaloriser la condition militaire ; doubler d’ici 2027 les forces pré-positionnées outre-mer et à l’étranger (…) et de renforcer notre filière d’armement, pour garantir notre souveraineté et notre autonomie d’action.”
Philippe Coste, colonel (CR) revient sur la guerre en Ukraine et s’interroge : “Agir au sein d’une coalition telle que celle imposée par l’OTAN contraint de s’aligner sur la stratégie dominante ; il n’est pas envisageable que l’action militaire nationale réponde à des fins politiques divergentes. La France est donc condamnée à perdre son indépendance stratégique – si tant est qu’elle soit encore capable de la concevoir.” ,
Jacques Perget, ancien directeur de la Recherche scientifique, dans une entretien, revient sur la politique de Défense liée à celle de la Recherche, initiée par le général de Gaulle et s’étonne : depuis les années 90, la fonction de défense a vu sa part dans le PIB passer de plus de 3 % à guère plus de 1% en 2021, posant une terrible question : “Sera-t-il possible de disposer d’une armée complète , capable de faire face aux différentes situations pouvant se présenter (nucléaire, conflit à haute intensité) ? », tandis que l’essayiste François Martin décrypte de son côté la stratégie des États-Unis pour liquider les industries de défense européennes.
Fabrice Garniron, ancien grand reporter, analyse le débat intérieur aux États-Unis sur la politique en Ukraine, énumérant le nombre d’anciens responsables de la Défense (dont deux secrétaires d’État importants, William Perry et Robert Gates) ou des Affaires étrangères qui la désapprouvent – Henry Kissinger et l’influent Jeffrey Sachs ne sont pas les seuls à juger dangereux que l’Ukraine rejoindre l’OTAN…
Dossier politique : Unir les droites est possible
La rubrique politique s’attache à donner la parole à chacun des trois grands partis de la droite en donnant « carte blanche » à trois de leurs responsables respectifs : le vice- président de LR Julien Aubert (qui demande de faire de la politique culturelle et notamment de la politique langue française une priorité proposant “un examen d’entrée en 6e qui assurerait la maîtrise de la lecture et du calcul mental. »); pour Reconquête, Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur, revient sur ce que signifie « être conservateur », et le député RN Christophe Bentz choisit de traiter de la réforme territoriale de la France, qu’il faut revoir entièrement selon lui.
Patrick Pommier évoque l’initiative du magazine L’Incorrect réunissant les responsables des trois mouvements de jeunesse des principaux partis de droite, Guilhem Carayon (LR), Stanislas Rigault (Reconquête!) et Pierre-Romain Thionnet (RN).
Dossier civilisation : Euthanasie « Aides-nous à vivre, pas à mourir »
Jean-Frédéric Poisson vient de publier un livre important : Soins palliatifs, la vraie alternative à l’euthanasie (Mame). Le Nouveau Conservateur, publiant de larges extraits du livre, s’entretient longuement avec l’auteur : on n’a jamais si bien soigné et jamais si mal accompagné les incurables et les mourants. Pour les maîtres du monde, absorbés dans une rhétorique de la performance qui, poussée à ses limites chez les trans-humanistes, on vient à prétendre créer par petites touches un “homme nouveau”, toute faiblesse est une anomalie, elle est impensable : il faut l’éliminer.
L’abbé Guillaume de Tanoüarn dans une tribune : “Pour une politique de la vie”, revient sur le commandement « tu ne tueras point » qui fonde la civilisation européenne, estimant qu’il faut accompagner les grands malades ou les mourants de soins palliatifs qui sont à la fois de l’ordre de la médecine, de la psychologie et de la spiritualité. »
Francis Jubert, membre du comité directeur de VIA, coordonne des équipes de soins palliatifs à domicile. Dans une entretien il clame que “les soins palliatifs sont “la vraie alternative à l’euthanasie” (JF. Poisson). Les héritiers d’Hippocrate n’ont pas à connaître cette mise à mort contraire à leur serment”. Il estime que, de plus en plus, « l’Homme moderne meurt n’importe comment ».
Virginie Tellenne (alias Frigide Barjot), déléguée générale de L’Avenir pour Tous, s’exclame dans uen tribune : “La voie à l’euthanasie de la fin de vie et au suicide assisté à tout âge est déjà inscrite dans la “sacralisation institutionnelle” de la mort dès la conception? Tout ne découle-t-il pas naturellement, de l’abandon, au fil du dernier demi-siècle du principe ancestral selon lequel la Vie est toujours supérieure à la mort ?
A commander ici (ou à lire sur le Club de la presse)
L’ambassade des Etats-Unis au Vatican affiche un drapeau LGBT-Transgenre
Voici les valeurs que portent les Etats-Unis et l’OTAN à travers le monde, et notamment en Ukraine face à la Russie. Et la France suit ce délire de manière servile…
L’ambassade des États-Unis auprès du Saint-Siège a une fois de plus affiché bien en vue le drapeau de la «fierté» LGBT, cette fois version transgenre, à l’extérieur du grand bâtiment qu’elle occupe dans le centre de Rome, au mépris direct de l’enseignement catholique sur les questions LGBT.
Dans un message publié sur ses plateformes de médias sociaux, l’ambassade des États-Unis a annoncé le 1er juin que, pendant le mois, la nation « célèbre le mois de la fierté ».
L’ambassade “se tient aux côtés de la communauté LBGTQI + contre la discrimination et d’autres formes de persécution en raison de qui ils sont et de qui ils aiment”, ajoute le message.
Le tweet de l’ambassade joint une photo du drapeau LGBT “Progress Pride” suspendu à l’extérieur de l’ambassade des États-Unis près du bâtiment du Saint-Siège.
Le même drapeau flotte également sur l’ambassade des États-Unis en Italie – un bâtiment séparé situé à côté de l’ambassade auprès du Saint-Siège. [source]
Edouard Philippe, déjà en campagne
Dans un entretien dans L’Express, Edouard Philippe dénonce l’immigration. L’ancien Premier ministre joue une partition qui nous rappelle celle de Nicolas Sarkozy en 2005-2006…Ainsi, il lance un cri d’alarme contre ce qu’il appelle “l’immigration du fait accompli” :
“Il nous appartient en tant que Nation de dire qui nous sommes et qui nous voulons accepter sur notre territoire.”
Parce qu’il juge le projet de loi porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin “nécessaire mais pas suffisante”, il plaide pour la dénonciation de l’accord conclu avec l’Algérie en 1968, facilitant les conditions d’entrée et de séjour en France des ressortissants algériens.
Enfin, il évoque son inquiétude face à l’obscurantisme religieux, qui “concerne principalement l’islam aujourd’hui”.
Une véritable conversion, qui nous rappelle que 2027 approche.
Faire confiance à @EPhilippe_LH pour stopper l’immigration algérienne c’est comme faire confiance aux écologistes pour relancer le nucléaire. pic.twitter.com/uj30zGp65M
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 6, 2023
Réponse au père de Sinéty
Réponse de Cyril Farret d’Astiès au père de Sinéty, auteur d’une tribune sur Aleteia à propos du pèlerinage de Chartres :
Cher Père,
Votre tribune consacrée au succès du pèlerinage de Chartres n’est pas passée inaperçue. C’est de bonne guerre.
Oh ! Je comprends bien cette frustration que vous exprimez d’ailleurs avec une déconcertante naïveté dans les premières lignes de votre article.
Comment ! Depuis le concile qui décrétait un printemps permanent et une aube radieuse, tout cafouille et bat de l’aile : pratique religieuse, vocations, baptêmes, denier du culte, place et influence de l’Église… Depuis soixante ans tous les indicateurs confirment l’effondrement dramatique du catholicisme. Sedan spirituel disait Emmanuel Mounier ! Et vous persistez à nier le lien entre le tournant pastoral qui a sous-tendu la réforme et les fruits calamiteux qui en sont sortis ? Car c’est bien pour parler aux hommes du temps que l’on a tout bradé, tout réécrit, tout modifié. C’est, comme vous l’écrivez d’ailleurs, « pour l’adapter aux évolutions du monde » que vos aînés ont fait « évoluer la liturgie. » Et vous prétendez ne pas comprendre la « décrue spectaculaire » de votre pastorale ? Allons ! Il faudrait redire fermement pourquoi la liturgie n’est pas d’abord une affaire de pastorale ; elle est avant toute chose le culte que nous rendons à Dieu, mais le temps nous manque dans cette petite épitre pour développer ce point essentiel.
Vous nous reprochez de rejeter la pratique actuelle de millions de chrétiens dans le monde. Mais vous rejetez pour votre part la pratique de milliards de catholiques qui dans les siècles écoulés ont prié et vécu avec ce rit qui est bien plus que le missel de « saint Jean XXIII » selon une mauvaise formule pleine de sous-entendus. Vous déplorez de ne pas avoir pu participer au pèlerinage de Chartres il y a quelques années parce que vous ne pouviez pas y célébrer la messe. Ah ! Pardon, vous auriez très bien pu puisque du temps que vous étiez aumônier des étudiants d’Île-de-France, il était non seulement tout à fait possible d’apprendre à célébrer la liturgie ancienne, mais c’était même — ne tournons pas autour du pot — encouragé par le motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI d’heureuse mémoire. Évidemment aujourd’hui c’est plus difficile, mais ce n’est pas encore impossible pour votre génération sacerdotale. Vous voudrez bien noter cependant, et sans vouloir trop nous faire plaindre au jeu de c’est ç’ui qui dit qui y est, que c’est tout de même davantage les catholiques de tradition qui ont à souffrir interdictions, mises en garde, restrictions, mesquineries, chicaya, « invisibilisation » comme disent les prêtres woke de la société de consommation… Mais baste, passons ces enfantillages.
Venir au pèlerinage de Chartres, bien évidemment, c’est vouloir en comprendre l’esprit et en accepter les fruits ; c’est s’intéresser à ce qu’il offre de particulier ; c’est donc découvrir ce patrimoine liturgique qui est, figurez-vous, l’héritage commun de l’Église latine et romaine ; votre héritage mon Père, comme le mien. Sinon à quoi bon ? Un proverbe dit que l’on ne vient pas dans un monastère avec sa propre règle.
Vous comparez les chiffres : 16 000 à Chartres, c’est moins que 35 000 aux JMJ. Les chiffres, quoi qu’ils émoustillent toujours notre orgueil, ne sont pas la bonne clé pour comprendre le succès. Figurez-vous (petite parenthèse en forme d’exemple personnel et probablement pas très original) que c’est notamment à cause des JMJ de Compostelle que j’ai aspiré à autre chose et que j’ai fini par prendre le chemin de Chartres et adopter la liturgie traditionnelle. La bonne clé de compréhension, c’est l’esprit des pèlerins. Des pèlerins très représentatifs d’une jeunesse qui a soif de Dieu, une soif radicale, sans demi-mesure, une soif exigeante. Soif rendue plus ardente par la nature asséchante de notre société ennemie de Dieu et que la liturgie réformée, adoptant partiellement les tics et les manières de l’époque, est bien en peine d’étancher.
Dénigrement direz-vous ? Non point ; il y a une forme de médisance dans le dénigrement qui n’est pas juste et que je récuse. Mais critique, oui. Critique de tout ce qui est perdu, maltraité, oublié, travesti dans la réforme. De tout ce dont la réforme prive et Dieu dans la louange qui lui est due et nous dans la spiritualité dont nous avons besoin. Si vous étiez venu au pèlerinage, contrairement à ce que laissent penser vos lignes, vous n’auriez cependant pas entendu tant de critiques. En revanche vous auriez vu en acte ce que la liturgie traditionnelle offre d’incomparable : la piété, la louange, la transmission. Et vous auriez vu ce qu’offrent les prêtres qui accompagnent les pèlerins et qui sont les ministres de ce culte traditionnel : la douceur de la miséricorde, des paroles à la fois exigeantes et réconfortantes, la lumière de la foi expliquée, l’exhortation virile (oui, virile ; ce n’est pas un gros mot) à la sainteté…
Allons mon Père, il vous reste 11 mois pour apprendre à célébrer la liturgie avec le missel traditionnel et boucler votre sac à dos. Les pèlerins vous accueilleront, ils vous fêteront et vous trouverez enfin la réponse à votre question : Pourquoi ?
Cyril Farret d’Astiès
La France n’est pas un coupe-gorge… mais on développe une application pour rentrer chez soi en sécurité
Bienvenue au far-west :
À Nantes, une application permet de calculer le trajet à pied le plus sûr pic.twitter.com/9mhTgnaKTc
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Et puis il y a celles qui se déguisent :
Elles modifient leur tenue pour éviter le harcèlement de rue : "L'objectif, c'est d'être moche (…) Dans un endroit qui craint, je me couvre au maximum"https://t.co/W7twVs5Av5 pic.twitter.com/pFGxEIr2Wr
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Mgr Cordileone félicite les prêtres qui administré les sacrements malgré le confinement
L’archevêque de San Francisco, Mgr Salvatore Cordileone, a félicité les prêtres qui ont trouvé des moyens pour contourner les mesures de confinement imposées au prétexte du covid-19, afin de pouvoir célébrer – même clandestinement – la messe et de donner la sainte communion aux catholiques.
Mgr Cordileone a tenu ces propos à l’occasion de l’ordination sacerdotale de trois séminaristes de Notre-Dame de Guadalupe, le séminaire américain de la Fraternité Saint-Pierre.
« C’est l’Eucharistie qui nous lie dans la communion de l’amour et de la grâce de Dieu, ce qui nous permet de poursuivre la mission que Notre Seigneur a confiée à son Eglise… Sans l’Eucharistie, nous ne sommes rien. Par conséquent, sans le sacerdoce, nous ne sommes rien. »
« La pandémie du covid est heureusement derrière nous, mais notre peuple garde encore à l’esprit la tristesse éprouvée par tant de fidèles en étant privés de l’Eucharistie ».
Un film sur la vie d’Edith Stein
UNE ROSE A AUSCHWITZ retrace le destin d’Edith Stein.
Née juive, ayant perdu son père jeune, elle se fait connaître d’abord en militant courageusement au sein du mouvement pour les droits des femmes au début du national-socialisme en Allemagne. Devenue philosophe, disciple de Husserl, elle renonce au mariage, malgré sa rencontre avec un officier durant la première guerre mondiale, se convertit puis se fait religieuse carmélite. Dans le train qui la conduit à Auschwitz, elle aide une mère à accoucher et permet à une jeune garçon de s’enfuir, celui-là même qui, devenu journaliste, enquêtera sur sa vie.
Ce film est distribué par Saje.

