Immigration : Giorgia Meloni suspend le Traité de Schengen avec la Slovénie
« L’immigration de masse représente un risque pour la sécurité de l’Europe », alerte Giorgia Meloni en rappelant que l’auteur tunisien de l’attentat qui a fait deux morts à Bruxelles a débarqué à Lampedusa en 2011 et avait été un temps surveillé par les forces de l’ordre italiennes qui le jugeaient « dangereux ».
Les autorités italiennes ont repéré une trentaine d’individus radicalisés susceptibles d’être expulsés, tandis que cette semaine deux hommes soupçonnés de financer l’Etat islamique ont été arrêtés à Milan. Les services de renseignement italiens ont averti le gouvernement d’un « risque de possibles infiltrations terroristes au sein des flux migratoires pas uniquement par voie maritime mais également par voie terrestre », via la route des Balkans sur laquelle se déroule déjà un important trafic d’armes. Rien que dans le Frioul-Vénétie Julienne, la région du nord-est de la péninsule, au moins « 16 000 personnes sont entrées illégalement » depuis le début de l’année, selon le ministère de l’Intérieur.
Les services de renseignements recommandent ainsi « un renforcement ultérieur des mesures de sécurité et de contrôles ». L’Italie envisage ainsi d’annuler cette année, en raison du risque terroriste, la fête de ses forces armées qui a lieu traditionnellement le 4 novembre à Rome. Une date que le vice-président du Conseil, Matteo Salvini, a choisie pour convoquer une manifestation « contre le terrorisme et pour l’Occident ».
Giorgia Meloni a immédiatement suivi les conseils de ses services de sécurité. Elle a décidé de réintroduire des contrôles à la frontière avec la Slovénie. Une mesure exceptionnelle de suspension du traité régissant l’espace Schengen. Cela est
« nécessaire en raison de l’aggravation de la situation au Proche-Orient , de l’augmentation des flux migratoires le long de la route des Balkans et, surtout, en raison de questions de sécurité nationale ».
Si c’est possible en Italie, pourquoi ne le serait-il pas en France ?
Le Jubilé des martyrs arabes inoubliés
Mgr Aldo Berardi, Vicaire apostolique d’Arabie du Nord, a annoncé le début du Jubilé pour le 1500ème anniversaire des Martyrs d’Arabie (523-2023) :
“Nous considérons cette année comme une année de grâce pour tout le Vicariat et pour toutes les communautés chrétiennes présentes dans le Golfe Arabique. Nous célébrons dans la foi la mémoire de nos ancêtres chrétiens qui ont donné leur vie pour le Christ, en restant fidèles jusqu’à la fin”.
Un temps de mémoire des martyrs qui sera vécu conjointement par le Vicariat apostolique d’Arabie du Nord (qui comprend le Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l’Arabie Saoudite) et le Vicariat apostolique d’Arabie du Sud (qui comprend les Émirats arabes unis, le Yémen et Oman), sous la direction de l’évêque franciscain capucin Paolo Martinelli.
Le 24 octobre 2023, l’Église catholique dans la péninsule arabique célèbre la fête liturgique du martyre de sainte Arethas et de ses compagnons avec l’ouverture du Jubilé dans toutes les paroisses. Dans son témoignage, Mgr Berardi, de l’Ordre de la Très Sainte Trinité et des Captifs (O.SS.T.), souligne que le Jubilé sera l’occasion de redécouvrir la mémoire des anciens martyrs de la Péninsule Arabique et de trouver un réconfort dans leurs récits de foi et de proximité martyre avec le Christ.
“Nous percevons notre continuité avec les communautés chrétiennes et les monastères qui ont prospéré dans cette région. Les vestiges archéologiques nous le confirment. Cette année jubilaire est l’occasion de renouveler notre esprit missionnaire et d’approfondir notre foi. Nous devons à notre tour témoigner du Christ et de l’Évangile en menant une vie sainte et cohérente. Dans les paroisses et les groupes de prière, toutes spiritualités et ethnies confondues, il y a un souci général d’entrer dans l’esprit du Jubilé. Même les enfants du catéchisme participent joyeusement à cet enthousiasme général.
Saint Arethas et ses compagnons sont vénérés dans toutes les églises catholiques et orthodoxes. Des sources historiques rapportent qu’ils étaient des chrétiens arabes de l’ancienne ville de Najran, dans le sud de l’Arabie (dans l’actuelle Arabie saoudite), qui ont été martyrisés en l’an 523 de notre ère. Arethas, dont le nom arabe était Al-Harith bin Ka’b, est né en 427 après J.-C. et a été gouverneur de la ville majoritairement chrétienne jusqu’à son martyre à l’âge vénérable de quatre-vingt-quinze ans.
Au VIe siècle, le roi de Himyar (dans l’actuel Yémen), Dhu Nuwas, s’est lancé dans une persécution systématique des chrétiens du sud de l’Arabie, brûlant les églises, forçant les gens à se convertir et mettant à mort ceux qui refusaient de renoncer à leur foi chrétienne. Après avoir pris Najran, Dhu Nuwas a ordonné que les prêtres, les diacres, les religieuses et les laïcs soient brûlés vifs, puis il a fait subir le même sort cruel aux hommes, aux femmes et aux enfants. Saint Arethas, ainsi qu’une centaine de ses disciples, a été décapité. On estime que plus de 4 000 chrétiens ont été martyrisés au cours de cette persécution.
“Nous avons des prédécesseurs chrétiens sur ces terres, qui nous donnent l’exemple”. “Il nous appartient maintenant d’être les témoins du Ressuscité dans le temps présent. Inspirés par les martyrs arabes, les chrétiens de la péninsule arabique sont aujourd’hui appelés à être des “martyrs quotidiens”, qui rendent constamment un témoignage vivant du Christ et de son message dans les petites choses de chaque jour de leur vie.
À l’occasion du Jubilé, les portes saintes seront ouvertes à la co-cathédrale du Koweït et à la cathédrale de Bahreïn. En outre, à la demande des deux vicaires apostoliques du Golfe, le Pape François a publié le 29 août 2023 le décret d’indiction du Jubilé de saint Aréthas et de ses compagnons dans la péninsule arabique, qui commence le 24 octobre 2023 et s’achève le 23 octobre 2024. Ce décret accorde une indulgence plénière aux fidèles qui, à tout moment, entreprennent un pèlerinage à la cathédrale Notre-Dame d’Arabie à Awali (Bahreïn), à la cathédrale Saint-Joseph à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) ou à la paroisse Sainte-Arétine.
“Notre vie est un pèlerinage”. “Notre pèlerinage n’est souvent pas facile à cause des difficultés de la vie, de l’environnement et des sociétés dans lesquelles nous vivons. Mais il est toujours possible de suivre Jésus et l’Évangile, lorsque nous exprimons notre amour pour le Père et que nous nous laissons guider par l’Esprit Saint. Dans ce cas, notre pèlerinage devient une bénédiction. Et le Jubilé nous offre l’occasion de mieux comprendre notre vocation en tant qu’Église catholique dans cette région”.
La Pénitencerie apostolique a émis un décret relatif accordant au Vicaire apostolique d’Arabie du Nord, Aldo Berardi, O.SS.T., la faculté de donner la “Bénédiction apostolique avec Indulgence plénière jointe” par le Pape après la célébration de la Sainte Messe en un jour jubilaire approprié “à tous les fidèles présents qui sont profondément repentants et mus par la charité”.
Afin de mieux faire connaître les martyrs arabes dans le contexte de l’histoire locale et de susciter la dévotion à leur égard dans les communautés des deux vicariats, le livre “The Unforgotten Martyrs of Arabia” (Les martyrs inoubliés d’Arabie) a été rédigé et traduit en plusieurs langues.
Une relique de saint Arethas, offerte par Bartholomée Ier, Patriarche œcuménique de Constantinople, devrait également arriver à Bahreïn en novembre 2023. Selon les reconstitutions traditionnelles, les reliques de saint Arethas et de ses compagnons martyrs de Najran ont été déposées dans un magnifique sanctuaire en forme de cube qui est devenu un centre de pèlerinage populaire pour les chrétiens arabes à la fin de l’Antiquité. Le sanctuaire a été détruit au VIIe siècle lorsque les chrétiens ont été expulsés du sud de l’Arabie. De nombreuses reliques auraient été transportées dans divers monastères et églises de Syrie et d’Irak. La relique de Saint Arethas a finalement trouvé son chemin jusqu’au Mont Athos en Grèce. Le retour de sa relique dans la péninsule arabique après presque quatorze siècles est donc considéré comme une bénédiction extraordinaire pour les communautés chrétiennes actuelles du Golfe.
Aujourd’hui, le vicariat apostolique d’Arabie du Nord compte environ 2,5 millions de fidèles catholiques, dont la plupart sont des travailleurs migrants issus de différentes nations et cultures.
La Vierge du Mas Rillier à Miribel (Ain), près de Lyon, s’effrite dangereusement
Haute de 32,6 m (plus haute statue de France), connue sous le nom de la Vierge du Mas Rillier, son appellation initiale est Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. Uniquement financée par des dons, elle a été construite de 1938 à 1941, avant d’être inaugurée le 5 juillet 1941. Il s’agissait d’une demande de l’archevêque métropolitain d’Auch, Monseigneur Béguin, auprès de l’abbé Thomas. Il souhaitait voir une statue en l’honneur de Notre-Dame de Sacré-Cœur. Selon le maire, des pierres du mur au niveau des escaliers se sont déjà détachées. Le nez et l’une des joues de la madone risquent de tomber.
La statue est passée dans le patrimoine communal en 1977. Le monument est classé au titre des monuments historiques, tout comme le campanile voisin, et son carillon aux 50 cloches. Il devra lui aussi être sécurisé.
Le 2 décembre, organisez une veillée pour la vie
Chers amis,
Depuis 2010, à la suite de l’appel du pape, de nombreuses veillées pour la Vie ont lieu à travers le monde.
Cette année encore, nous vous relayons cet appel. Le Seigneur nous a choisi pour que nous allions et que nous portions du fruit.
A l’occasion de l’entrée dans le temps de l’Avent, venons accueillir sa miséricorde, venons lui rendre grâce pour le miracle de la Vie, venons le supplier d’accompagner ceux qui doutent et venons lui demander la grâce de faire de nous des missionnaires.
Les veillées pour la Vie auront lieu le 2 décembre 2023, proposez dès à présent d’organiser une veillée pour la vie au sein de votre paroisse.
Plus d’info sur veilleespourlavie.life
Saint Pie V, le berger devenu pape
Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer le pape saint Pie V, pape de la Contre-réforme et de Lépante :
L’islam, un communisme juridico-religieux durable par son usage de la menace et du meurtre
Sommes-nous obligés d’aimer les musulmans ? Voilà une question que d’aucuns (pour des raisons peut-être antagonistes et pas seulement d’actualité) jugeront inadéquate. Elle est venue à la lecture du titre d’un livre d’Henry Fautrad Musulmans. Comprendre, Rencontrer, Aimer (Editions Emmanuel, 2018). Comprendre les musulmans, on peut… comprendre. Il y a même du boulot. Mais aimer ! Les musulmans ? Tous ? Comme essentialisés ? Parce que musulmans ? Encore de la littérature sur le « dialogue interreligieux » tel que porté à bouts de bras par l’Eglise catholique vis-à-vis des musulmans qui n’en demandent pas tant ? D’ailleurs, la quatrième de couverture nous informe que l’auteur est prêtre et délégué épiscopal de son diocèse pour le dialogue avec les musulmans. On allait voir ce qu’on allait voir (signalons une présentation du livre parue dans la revue La Nef en mars 2019).
Pour comprendre, l’auteur (prêtre dans une banlieue apparemment fortement islamisée du Mans et parlant lui-même sans doute arabe) nous livre des chapitres centraux (Deuxième partie : Regard sur l’islam. Mieux comprendre pour mieux rencontrer) courts, clairs, assez incisifs, plutôt stimulants.
- En préambule, l’auteur explique clairement sur deux pages (68-69) comment l’usage du terme « islamophobie» est un procédé fallacieux.
- Ses comparaisons entre christianisme (ce qu’il appelle « régime chrétien») et islam (« régime musulman ») sont intéressantes : « Si le christianisme a témoigné et répandu une tradition de l’Alliance, l’islam répand une tradition de la guidance du juste comportement, de chaque fait et geste à chaque instant » (p. 78) ; « Si, en régime chrétien, on dit que le Verbe de Dieu s’est fait chair, il nous faut dire alors qu’en régime musulman la parole de Dieu s’est faite Livre », poursuivant en expliquant que « les chrétiens ne peuvent pas recevoir cette expression [ Religion du Livre] ». Le court chapitre sur la Réception du texte par le lecteur est de même stimulant. Dans un chapitre « Anthropologie comparée », le Père Fautrad confronte deux modèles de vie humaine : « soit on opte pour une évolution des êtres sous la carapace d’interdits extérieurs, soit on opte pour une éducation à la liberté qui vertèbre, de l’intérieur, tout le corps grâce à un discernement permanent » (p. 101). Cela se retrouve dans les rapports à la responsabilité personnelle : relativité de la liberté humaine en régime coranique, distinction des volontés, celle de Dieu et celle de l’homme en régime biblique (pp 106-107). Pour terminer par cette remarque générale : « La notion de licéité qui doit l’emporter dans chaque vie musulmane sur l’interdit devient une anxiété permanente dans laquelle le croyant cherche inlassablement la pureté dans les ablutions rituelles, dans les intentions des actes, dans la consommation des aliments, et toute façon de se comporter entre les hommes et les femmes » (p. 113). Ce qui peut se comparer à cette phrase venant plus loin : « Etre chrétien est davantage de l’ordre de la relation que d’une pratique » (p. 155).
- Citons enfin ce paragraphe décrivant de façon originale ces rapports au temps différents, inscrits dans l’organisation des calendriers. « Le calendrier chrétien est cyclique annuellement… mais ces cycles entrent eux-mêmes dans une frise linéaire de déroulement de l’histoire depuis la Création jusqu’à l’Apocalypse ». Au contraire, « dans la conception musulmane ambiante et traditionnelle, Dieu doit avoir la tutelle dans tous les domaines… Le temps est une succession d’instants séparés, discontinus et dépendants directement de Dieu. Les fêtes musulmanes semblent dès lors comme intemporelles puisqu’elles ne sont pas ancrées dans le calendrier » (pp. 104-105).
Le Père Fautrad insiste tout au long de son livre sur la nécessité de la rencontre. Il faut avouer que la (première) partie : Nécessité théologique de la rencontre, la plus institutionnelle, est aussi la moins convaincante. On y retrouve ce présupposé du dialogue interreligieux considéré comme essentiel au niveau des institutions. Le SNRM (Service national des relations avec les musulmans, dépendant de la Conférence des évêques de France) est largement loué, « faisant circuler la vigueur du dialogue missionnaire ecclésial ». Y compris par des formations initiales annuelles. Il nous est revenu en mémoire une formation sur l’islam dispensée assez récemment dans un diocèse (il est vrai, l’intervenant, prêtre, n’appartenait pas au SNRM, mais l’ensemble est assez caractéristique d’un positionnement usuel de l’Eglise catholique vis-à-vis de l’islam). Comme l’intervenant présentait les traits généraux de l’islam de façon classique, un auditeur levait la main et proposait d’ajouter l’usage de la violence. Suggestion déclinée par l’intervenant. L’auditeur ayant de la suite dans les idées a retrouvé l’intervenant en tête à tête à la fin de l’intervention et a fait remarquer que tout au long de la présentation, ce dernier avait longuement insisté sur les risques et périls encourus par les personnes musulmanes voulant se convertir au christianisme. Et que donc la dimension « violence » étant largement présente, l’auditeur demandait à nouveau à l’intervenant pourquoi il refusait de le souligner. Réponse lapidaire (et d’ailleurs certainement de bonne foi) de l’intervenant : « J’ai mes raisons ». Alors, se rencontrer, soit, mais sur quelles bases et pour quoi faire ?
C’est là que dans les parties trois et quatre le dessein du Père Fautrad se révèle. Son plaidoyer pour une pédagogie assez vivante de la rencontre missionnaire peut s’entendre (quoique paraissant le plus souvent se réduire à la recommandation de l’amitié personnelle) parce qu’on sent que le Père Fautrad a pour visée l’annonce et l’affirmation de la foi chrétienne. On dira : « normal ». Pourtant, ce n’est pas toujours si évident dans ce théâtre de l’inter-religieux avec les musulmans. L’auteur suscite alors de la sympathie pour sa proposition : on aurait presqu’envie d’y croire.
Il déploie une capacité d’empathie, d’écoute, d’humilité à l’égard des musulmans qui force l’admiration. Dans le quotidien, il décrit ces derniers comme assez uniformément joyeux, accueillants :
« les musulmans que nous sommes amenés à rencontrer sont très généralement bienveillants. Ils manifestent leur joie de rencontrer des chrétiens qui vivent leur foi » (p. 145) ;
ou encore :
« Il existe une multitude d’occasions providentielles de manifester son amitié et son désir d’étancher les soifs spirituelles que nous manifestent sans cesse nos frères et sœurs de tradition musulmane » (p. 147).
Mais, comme en négatif, on comprend plutôt que les musulmans, tels que considérés globalement par le titre de l’ouvrage, forment une sorte de masse compacte, profondément étrangère et qui nécessite pour être en quelque sorte approchée (rencontrée) le déploiement d’un luxe de précautions considérable, un peu comme s’il s’agissait d’un objet inflammable :
« Le chrétien doit écouter avec attention et dans un esprit de prière l’exposé que le musulman lui fera de sa propre tradition. Y compris même si cela lui semble étonnant ou aberrant. Le chrétien ne doit pas interrompre son interlocuteur ni tenter de répondre du tac au tac car cela occasionnerait un climat d’antagonisme et de polémique stérile » (p. 146).
Et quand le chrétien intervient à son tour, c’est « avec courtoisie, c’est-à-dire en sollicitant l’autorisation de son interlocuteur par exemple » (id.). Et puis, n’oubliez pas :
« il faut choisir de rencontrer un homme si l’on est un homme et une femme si l’on est une femme. En tout cas, pendant plusieurs années » (p. 160).
Et ressort donc, malgré la bonne volonté, comme le sentiment d’une impossibilité face aux musulmans pris comme un ensemble : incompréhension en particulier, après que l’auteur a rappelé les attentats de Paris de 2015, l’assassinat du Père Hamel et les martyrs d’Otrante -1480-, de sa conclusion un peu étonnante : « Ces témoignages, loin de nourrir la haine, nous encouragent à la rencontre » (p.175). « Encouragent » ?? Et sans compter d’autres difficultés de fond. A commencer par la façon dont l’auteur enjambe la question de l’islamisme : « Il faut résister » à l’envie de l’appeler islam en mouvement, insiste-t-il (p.135). Résister ? Mais pourquoi si c’est vrai ? Le « J’ai mes raisons » ?
- Un effacement de tous les versets du Coran qui démontrent pourtant à l’envi que quand l’auteur rappelle que le Pape himself déclare « Le véritable islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence », ce dernier dit des… contre-vérités.
- Cet effacement du Coran est encore l’objet d’une incohérence. L’auteur déclare : « Pour mieux comprendre la singularité musulmane, mieux vaut entrer dans la logique interne du Coran lui-même» (p.92), alors qu’il prévient ensuite parmi les écueils à éviter dans le dialogue ordinaire avec des musulmans : « Les versets du Coran… car ces pistes sont rarement vérifiables autrement que par des spécialistes et en arabe littéraire. Laissons ce travail aux islamologues » (p.161).
- De la même façon, il paraît assez faux (pour rester gentil) d’exprimer, à la faveur d’un texte signé par des savants musulmans, qu’il y aurait comme une convergence « dans une redéfinition du monothéisme qu’affirment en des formes variées, musulmans, juifs et chrétiens, avec pour thème primordiale la même confession du Dieu vivant, un et unique, dans le cadre du double commandement de l’amour de Dieu et du prochain» (p. 171). Amour de Dieu et du prochain ? Mais c’est écrit où dans ce fameux Coran ?
- Dernière incohérence, contenue dans le titre de l’ouvrage. Vers le début (page 35), l’auteur explique : « L’altérité [NDLR : notion qui est d’ailleurs souvent reconnue comme posant problème à un musulman. Cf p.105)] exige de vivre des rencontres de personne à personne et pas toujours de communauté à communauté, d’autant plus que chaque musulman ne peut être considéré de façon réductive à cet unique aspect confessionnel de son existence. Il y a en chacun de nous des aspects plus spécifiques caractérisant notre être, il est vrai, mais désigner un être uniquement par son aspect culturel, ethnique ou religieux, sa couleur de peau ou sa langue conduira immanquablement à lui coller une étiquette et finalement un jugement » (p. 35). Soit. Mais alors pourquoi le titre dans son embrassement générique et impératif : « Aimer » ?
Terminons en relevant une remarque de l’auteur dans le chapitre « Changer de paradigme missionnaire ». Il y définit trois critères de ce qu’il appelle une « religion authentique ». Le deuxième des critères cités est « Considérer toute l’humanité comme frère et sœur ». Osons une question qui n’est pas que facétieuse : pouvons-nous, à l’aune de ce critère, considérer l’islam comme une religion authentique ? L’auteur lui-même a évoqué fugacement (p.191) le statut de dhimmi, tous ces corrupteurs (pour reprendre un vocabulaire hallal) qui se soumettent pour être protégés dans ce monde musulman [mais protégés de qui ? demandait benoîtement Jacques Ellul, sinon des musulmans eux-mêmes…], intrinsèquement inégalitaire entre croyants et mécréants (sans compter entre hommes et femmes). Au surplus on se rappelle que c’est le sang musulmanqui est considéré comme inviolable dans l’islam (hadith Nawawi n°14). Alors ne faudrait-il pas plutôt considérer l’islam, in fine, comme un communisme juridico-religieux durable par son usage de la menace et du meurtre ?
J’entends déjà les commentaires : vous y allez un peu fort. De façon nous semble-t-il démonstrative (et nous terminerons vraiment par là), sans même rappeler le si emblématique épisode Mila, le temps d’écrire ce texte début octobre nous avions relevé deux citations : le 4 octobre, nous apprenions que « à Dreux, une élève menace de mort son enseignante pendant un cours sur l’islam » ; et le 6 octobre, le titre de Une du Figaro était : « La menace islamiste pèse toujours sur la France ». Ajoutons que dès le lendemain, 7 octobre, suite aux attaques terroristes du Hamas en Israël, le ministre de l’intérieur (français) jugeait adéquat de convoquer une « réunion de sécurité » pour faire face à des menaces potentielles corrélatives et que le Président de la république devait indiquer dans son allocution du 12 octobre :
« Dès samedi, j’ai demandé au gouvernement de renforcer nos mesures de protection des écoles, des lieux de culte et de culture. 582 d’entre eux ont vu leur sécurisation accrue. 10 000 policiers et gendarmes sont mobilisés. Nos armées sont engagées dans le cadre de l’opération Sentinelle. Les procureurs ont reçu l’instruction de poursuivre avec la plus grande sévérité les actes antisémites et les apologies du terrorisme. Les manifestations qui pourraient donner lieu à des débordements seront interdites. Nous sommes d’une vigilance absolue, aussi, face aux expressions de haines sur les réseaux sociaux et à la menace terroriste ».
10 000 policiers et gendarmes ? Mais pour protéger qui ? Et contre qui ?
Horresco referens.
Depuis il y a eu l’assassinat d’Arras. Et le déploiement de 7000 soldats de l’opération Sentinelle.
Le meurtre et la menace, exactement.
Les Mousquetaires du Roi, une élite au coeur du pouvoir
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En se fondant sur des sources inédites, Julien Wilmart analyse les hauts faits de ces hommes et nous offre la première grande synthèse de l’histoire de ce corps devenu légendaire.
Cette histoire met en lumière autant de faits et d’anecdotes historiques qui permettent de partir à la découverte de l’histoires de France en suivant leurs véritables aventures. Appuyée sur des sources de première main et des témoignages, cette recherche, cette approche entièrement inédites se veulent come une invitation au voyage dans la France des XVII° et XVIII° siècles dans les coulisses de la monarchie, dans les arcanes des grandes décisions politiques ru royaume, dans l’intimité des rois, dans la fureur de la fumée des champs de bataille du Grand Siècle.
Au détour de la l’histoire des Mousquetaires, la petite et la grande histoire s’entremêlent, tant ces soldats se trouvèrent impliqués par leurs missions les plus diverses dans les plus grands événements qui émaillèrent le royaume de France sous l’Ancien Régime. Les tableaux et événements évoqués esquissent également les valeurs et les éléments qui caractérisent l’esprit des mousquetaires, ainsi que le fondement de leur réputation, à la fois glorieuse et de légende noire…
La galerie de portraits constituée au fil de cet ouvrage rend compte de la présence presque continuelle des Mousquetaires au côtés du Monarque. Et tout à tour nous rencontrons Richelieu, Cinq-Mars, Anne d’Autriche, Mazarin, Fouquet, Lauzun, Vauban, le de Malborough, Philippe d’Orléans, Saint-Simon, Le vieux maréchal de Villeroy, Saxe, ou encore Bonnie Prince Charlie, jeune prétendant Stuart, sans oublier les Mousquetaires les plus célèbres, Tréville, d’Artagnan ; et les autres d’Atagan !
Car l’une des particularités de cette véritable histoire des Mousquetaires réside dans l’intérêt de préciser le contexte historique des événements évoqués par Dumas et Maquet dans leurs romans, de déconstruire au besoin les mythes qu’ls ont créé pour servir leurs intrigues littéraires et ainsi lever le voile sur le siège de La Rochelle, sur les combats entre Mousquetaires et Gardes du Cardinal ou les amours d’Anne d’Autriche…
De 1593 avec les Carabins d’Henri IV, à 1622 année de leur transformation en Mousquetaires pour Louis XIII et jusqu’en 1815, époque de leur suppression définitive, en passant par l’âge d’or sous Louis XIV, partez, au fil des pages, à la découverte de l’histoire des Mousquetaires du Roi, de leurs véritables aventures de la réalité à l’origine du mythe.
Retrouvez les aventures de d’Artagnan et des Mousquetaires sur LIVRES EN FAMILLE
Les Mousquetaires du Roi, une troupe d’élite au cœur du pouvoir, de Julien Wilmart 608 pages, Coédition Tallandier & Ministère des Armées, 26 €.
Analyse critique de l’exhortation apostolique Laudate Deum
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Commentaire sur l’exhortation apostolique Laudate DEUM
On trouvera ce document ici.
L’auteur n’a pas cherché à défendre le texte mais revenir à la source afin de voir par lui-même si les critiques qui en sont faites sont justifiées. Pour éviter les incompréhensions : elles le sont amplement mais il est préférable de ne pas partir sur des ‘on-dits’.
Il n’est pas question ici de se pencher sur le bien-fondé des arguments scientifiques pour / contre afin d’éviter les dialogues de sourds. Ceux qui ont tenté d’argumenter ont observé que « l’écologie » radicale est une véritable religion dont les adeptes sont fermés à la raison – on aura une idée de ce qui motive cette attitude dans l’analyse. D’autres remarques pertinentes sont possibles mais ne seront pas, ou peu, évoquées ; le lecteur est invité à compléter selon ses propres connaissances en essayant de rester aussi factuel que possible.
L’analyse se base donc presque exclusivement sur les propos tenus par l’auteur lui-même. Rappelons tout de même que l’enjeu n’est pas considérable car la valeur « hiérarchique » d’une « exhortation » n’est pas très élevée. En voici cependant les lignes de force ; les numéros sont des références aux paragraphes du texte, en général très partielles.
le MEPRIS (8…)
Le vocabulaire utilisé pour parler de scientifiques de haut niveau (Nobel…), non subventionnés, qui mettent en jeu leur propre carrière pour défendre ce qu’ils estiment la vérité, n’est pas digne d’un pontife. S’ils ont tort, que l’on montre en quoi, sinon pourquoi les rejeter ?
l’APPROXIMATION et la SPECULATION
Beaucoup de définitions critiques manquent, ce qui rend les propos vagues ou librement interprétables ; des confusions évidentes tendent à questionner la pertinence des propos (ex: Gaz à Effet de Serre, assimilés au seul CO2) ; aucune quantification ne vient à l’appui de qualificatifs tels que « énorme » ; les prophéties d’augmentation « du niveau des mers » ou « des températures » sont toujours au futur et reprennent des chiffres antérieurs de « prédictions » pour des périodes déjà échues et contredites par les faits.
la PEUR, l’ÉMOTION (17…)
Les propos tenus utilisent le champ lexical de la manipulation : il n’est pas fait appel à la raison mais à l’émotion, la peur. On peut relever une mention incongrue au covid dont on sait maintenant qu’il s’agissait d’une manipulation : la critique est actuellement au niveau de chefs d’États.
la SELECTION des références (23…)
« L’oubli » de problèmes cruciaux (gaspillage, obsolescence programmée, terres rares…) et l’absence de toute mention explicite au véritables responsables (trop riches ? trop puissants ? « bienfaiteurs » au secours des finances du Vatican ?) jette un doute sur la sincérité de l’exhortation.
On relèvera que les mentions des « conférences internationales » éludent soigneusement celle de Pékin 1995 avec sa « santé reproductive », pourtant le fer de lance de la politique eugéniste en cours et danger principal pour la survie de l’humanité. Il est même possible de lire ce texte comme un encouragement déguisé à l’avortement.
l’IDOLÂTRIE (27…)
Le mythe du « bon sauvage » est pris sans recul, avec sa conséquence mécanique oubliée de superstition, d’idolâtrie, de paganisme… et de sacrifices humains.
l’ACCUSATEUR (29…)
Les « fausses informations » mentionnées ne sont pas définies, ce qui tend à accepter la définition dominante (justement celle de « ceux qui influencent l’opinion ») : celles qui ne correspondent pas au discours officiel. Et toujours sans préciser les principaux responsables.
l’INCOHERENCE (40…)
L’exemple des solutions efficaces trouvées par certaines « puissances émergentes » mentionne le covid sans relever que ces solutions sont venues des pays qui refusaient les injonctions internationales ; on n’ose pas penser ici que l’exemple implicite puisse désigner la Chine…
la défense de la VIOLENCE et la DICTATURE (58, 59…)
Ce point est particulièrement saillant dans les parties 4 et 5 qui concernent les conférences COP**. Notons que l’auteur « ignore » le fait que les « énergies renouvelables » ou « propres » sont de grosses consommatrices de charbon comme le démontre l’exemple allemand. Aucune mention des
conditions inhumaines d’extraction des terres rares et leur gaspillage.
l’INDIFFERENCE envers les populations pauvres (49)
L’interdiction, les restrictions des énergies fossiles condamnent les populations des pays les plus pauvres qui en ont un besoin vital. Merci de mourir en silence…
l’encouragement à un CONFLIT MONDIAL…
…qu’on préfère penser involontaire. La coercition, la violence ouvertement soutenues dans ce texte sont pourtant bien éloignées de l’esprit évangélique. L’appel à une DICTATURE mondiale en vue d’une quasi INTERDICTION du CO2 met pourtant face à face les deux plus gros émetteurs : Chine et États Unis. Pour préserver leurs intérêts ils sont tous deux prêts à mobiliser toute leur puissance, ce qui signifie un conflit NBC. C’est une manière de résoudre le problème : éliminer la population mondiale pour la protéger…
la COUARDISE
Tout le poids de l’ire de cette exhortation est dirigé vers les populations occidentales qui n’ont pourtant pas le choix de leur mode de vie. On aurait pu avec davantage (ô combien!) de pertinence suggérer d’acheter de préférence local (alimentation, habillement…) pour limiter les dépenses en
transport des marchandises ; parler de la folie du remplacement de matériels électroniques en parfait état mais qu’un marketing agressif pousse à jeter… Désigner, on peut rêver, les responsables qui orchestrent cette gabegie. Le lecteur cherchera sans succès toute suggestion dans ce sens.
l’ATHEISME, le PAGANISME
Dans la 6ème partie, pourtant explicitement spirituelle, le lecteur cherchera sans succès le mot « prière » ou ses équivalents, et ne verra Dieu évoqué qu’en référence à la Nature (7 fois). Il apprendra que l’homme « est uni » à la Nature et non établi au-dessus pour en prendre soin. Il est
invité à un « anthropocentrisme situé » (?) et à « se repenser ». La comparaison avec Ge 3 est tentante.
“Il ne faut donc pas mettre sur le compte de l’Esprit Saint tout ce qui se passe au synode ou ailleurs dans nos vies. Je pense que c’est en fait superstitieux de faire cela”
Selon Mgr Fischer, Archevêque de Sydney, si une proposition synodale est “radicalement en désaccord” avec l’Évangile et la Tradition Apostolique,
“cela ne vient pas de l’Esprit Saint, car nous ne pouvons pas avoir le Christ et l’Esprit Saint en guerre l’un contre l’autre”.
“Nous devons faire attention à ne pas tout mettre sur le dos de l’Esprit Saint – toutes nos opinions, nos intérêts, nos lobbies et nos factions”
“Le Saint-Esprit est l’Esprit du Christ. Il est l’Esprit du Père et du Fils, et donc il ne dira jamais que des choses cohérentes avec ce que le Christ nous a révélé dans la Tradition Apostolique”.
“Les catholiques aiment à penser que le Saint-Esprit élit le pape, qu’il choisit nos évêques et nos prêtres, qu’il fait ceci et cela. Il ne fait aucun doute que la main de Dieu, la providence de Dieu, est présente dans toutes ces choses importantes de nos vies et de la vie de l’Église. Mais nous avons aussi eu des papes terribles dans l’histoire. Nous avons eu des prêtres et des évêques horribles et des choses horribles se sont produites dans la vie des gens”.
“Il ne faut donc pas mettre sur le compte de l’Esprit Saint tout ce qui se passe au synode ou ailleurs dans nos vies. Je pense que c’est en fait superstitieux de faire cela”.
“Le Christ nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour notre salut, déjà révélé. Nous le transmettons de génération en génération, l’Évangile et les enseignements de l’Église”
“Nous avons déjà tout un corps d’enseignements, de réflexions, par des milliers et des milliers de personnes à travers les générations, guidées par l’Esprit Saint sur toutes sortes de questions, pour nous aider, le dépôt de la foi comme nous l’appelons, il est là pour être exploité”.
“Ainsi, nous ne sommes pas livrés à nos propres outils, à nos propres pensées – quelle que soit la tendance de l’assemblée sur un sujet particulier. Nous avons en fait quelque chose de solide sur lequel nous appuyer et par rapport auquel nous pouvons tester nos tendances et nos intuitions”.
“Les gens vont dans beaucoup d’endroits très destructeurs à la recherche d’un sens, de l’espoir et du bonheur”. “Pour leur bien, nous devons être beaucoup plus actifs dans l’évangélisation de notre culture et en particulier des jeunes”.
Les catholiques augmentent sur tous les continents sauf en Europe
En cette 97e Journée missionnaire mondiale, dimanche 22 octobre, l’agence Fides présente son traditionnel florilège de statistiques offrant un panorama de l’Église dans le monde. L’Afrique et l’Amérique enregistrent les plus fortes hausses de catholiques, suivies par l’Asie et l’Océanie. Le Vieux Continent perd lui des fidèles, 244 000 en moins.
La population mondiale au 31 décembre 2021 compte 7 785 milliards de personnes. Fides dénombre 1 375 852 000 milliards de catholiques, soit une augmentation totale de plus de 16 millions par rapport à l’année précédente. L’augmentation concerne tous les continents, à l’exception de l’Europe (-244 000). Comme dans le passé, l’augmentation est plus importante en Afrique (+8 312 000 millions) et en Amérique (+6 629 000 millions), suivis par l’Asie (+1 488 000 millions) et l’Océanie (+55 000).
L’Église universelle compte
- 23 évêques de moins par rapport à l’année précédente pour un total de 5 340 dans le monde.
- les évêques diocésains augmentent en Afrique (+ 9) et en Europe (+ 1), bien qu’ils diminuent en Amérique (-6), en Asie (-2) et en Océanie (-3).
- Le nombre total des prêtres dans le monde a diminué, pour atteindre 407 872 (-2 347). Une fois de plus, on constate une diminution substantielle en Europe (-3 632), auquel s’ajoute l’Amérique (- 963). Les augmentations sont enregistrées en Afrique (+ 1 518), en Asie (+719) et en Océanie (+11).
- Le nombre des prêtres diocésains a diminué de 911 unités, pour atteindre le chiffre de 279 610, avec une diminution, cette année encore en Europe (-2.237), en Amérique (- 230). Les augmentations sont notées en Océanie (+21), en Asie (+ 561) et en Afrique (+974).
- Le nombre de religieux non prêtres a diminué de 795 en arrivant à un total de 49 774. Les diminutions s’enregistrent en Amérique (- 311), en Europe (-599) et en Océanie (- 115). Il a augmenté en Afrique (+205) et en Asie (+25). La tendance à une diminution globale du nombre de femmes religieuses se confirme, elles sont moins 10 588. Il y en a 608 958 au total. Les augmentations sont, une fois de plus, en Afrique (+2 275) et en Asie (+366), les diminutions en Europe (-7 804), en Amérique (-5 185) et en Océanie (-240).
Les catholiques face à la guerre moderne
Eglise universelle : Penser la guerre moderne
L’abbé François-Marie Chautard vient de publier, dans la collection Vu de haut, les Actes d’un colloque qui a eu lieu à l’Institut Universitaire Saint Pie X : “Penser la guerre moderne”. Les nombreuses collaborations traitent de l’enseignement traditionnel de l’Eglise sur la guerre mais aussi des nouvelles perspectives qu’ouvrent les guerres modernes, souvent idéologiques, servies par des moyens de destruction massive jusque là inconnus.
Eglise en France : Tolkien, écrivain catholique
A l’occasion d’un article paru dans Valeurs Actuelles : “Tolkien, une contrée à découvrir”, Philippe Maxence nous fait découvrir la biographie mais aussi l’œuvre littéraire de JRR Tolkien, toute imprégnée de catholicisme. L’auteur du “Seigneur des anneaux” avait pour objectif de créer une mythologie pour l’Angleterre, à l’instar des mythologies nordiques. Pieux catholique, allant à la messe tous les jours, Tolkien sut irriguer son œuvre d’un christianisme non déclaré mais bien réel.
Eglise en marche : Manuel de sciences CM – Sciences d’observation
La faillite généralisée de l’Education nationale rend nécessaire l’élaboration de manuels scolaires qui, loin des idéologies, enseignent aux élèves le respect de la simple réalité. Dans le cadre de l’Œuvre Scolaire Saint Nicolas, mère Catherine de Sienne, dominicaine enseignante de la congrégation de Fanjeaux, nous présente le dernier né de ces éditions : un manuel de Sciences pour le Cours Moyen en 2 tomes (T1 Plantes. Animaux, Tome 2 Corps humain. Matière). Un ouvrage richement illustré, au contenu dense mais très pédagogiquement présenté. Indispensable pour nos chères petites têtes blondes ou brunes.
Vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
► Introït : In voluntate tua
Comme celui du vingtième dimanche, l’Introït du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est une grande prière de l’ancien testament, tirée cette fois du livre d’Esther. Il s’agit de la prière de Mardochée, qui, comme les trios jeunes Hébreux au livre de Daniel, supplie le Seigneur pour le peuple d’Israël à nouveau en captivité et menacé d’extermination, et il commence en exprimant de manière admirable sa soumission à la volonté divine et sa confiance en sa protection :
In voluntate tua, Domine, universa sunt posita, et non est qui possit resistere voluntati tuæ : tu enim fecisti omnia, cælum et terram, et universa quæ cæli ambitu continentur : Dominus universorum tu es.
A votre volonté, Seigneur, toutes choses sont soumises ; il n’y a rien qui puisse résister à votre volonté. C’est Vous qui avez tout créé, le ciel et la terre et toutes les choses qui sont contenues sous la voûte des cieux ; Vous êtes le maître de toutes choses.
Le texte biblique précisait : rien ne peut résister à votre volonté, si Vous avez résolu de sauver Israël. Ici, cette proposition a été supprimée, enlevant au texte son caractère de supplication pour ne conserver que l’affirmation de la toute puissance divine. Elle se traduit par une mélodie entièrement horizontale, presque immobile, tournant toujours autour des mêmes notes sans jamais s’élever. Elle exprime d’abord la profonde humilité de cette prière : on est prosterné devant la majesté divine sans oser lever les yeux. Elle exprime ensuite le calme et la parfaite tranquillité de la création dans la main du Seigneur : tout est en place, rien ne bouge, on est dans la paix. Elle exprime enfin la confiance totale dans la providence, aucun mouvement de trouble ou d’inquiétude même au milieu des épreuves ; tout ce qui arrive est permis par Dieu, donc c’est pour notre bien. Cet Introït est accompagné comme dimanche dernier par le premier verset du psaume 118 qui revient souvent à cette période de l’année liturgique, et que nous retrouverons à la Communion pour la troisième fois consécutive :
Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.
► Graduel : Domine refugium
Le texte du Graduel du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 89, que nous avons déjà rencontré quelques fois, en particulier au Graduel du sixième dimanche après la Pentecôte, où le texte d’aujourd’hui se trouvait dans la deuxième partie. Ce psaume est une grande méditation, attribuée par certains à Moïse, sur le mystère du temps et de l’éternité. Elle oppose la fragilité et la brièveté de notre vie sur cette terre, qui se fane comme l’herbe et la fleur des champs, à la stabilité immuable de Dieu, pour qui mille ans sont comme un jour. Cette réflexion convient particulièrement à cette époque de l’année liturgique où notre pensée se tourne vers la fin des temps. Les deux premiers versets du psaume que nous trouvons ici opposent les deux aspects du mystère :
Domine, refugium factus es nobis, a generatione et progenie. Priusquam montes fierent, aut formaretur terra et orbis : a sæculo, et in sæculum tu es Deus.
Seigneur, Vous Vous êtes fait notre refuge de génération en génération. Avant que les montagnes n’existent et que soient formés la terre et l’univers, de siècle en siècle, Vous êtes Dieu.
La première phrase c’est le temps, les générations qui se succèdent sur la terre et trouvent auprès du Seigneur aide et protection. La deuxième phrase c’est l’éternité où Dieu existe avant toute création. Nous lui retournons la définition qu’Il a donnée de Lui-même : Je suis, a-t-il dit à Moïse ; Tu es Deus, Vous êtes, lui disons-nous.
La mélodie est une mélodie type que l’on retrouve assez souvent sur des textes différents, et nous avons déjà remarqué comment ses grandes vocalises s’adaptent avec souplesse à l’expression de sentiments divers ; ici la confiance en la divine providence qui, du haut de son éternité immuable, nous guide au cours de notre pèlerinage sur la terre. On notera toutefois que les deux mots importants de la fin Tu es n’ont pas de vocalise, mais seulement une note chacun, ce qui est aussi un moyen de les mettre en évidence.
► Alléluia : In exitu Israel
Le texte de l’Alléluia du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est encore le début d’un psaume ; il s’agit du psaume 113, bien connu de tous ceux qui chantent les Vêpres du dimanche dont c’est le cinquième psaume.
In exitu Israel ex Aegypto, domus Jacob de populo barbaro.
Quand Israël sortit d’Égypte, la maison de Jacob de chez un peuple barbare...
La phrase ici n’est pas finie. On sait que le deuxième verset continue : ” La Judée devint son sanctuaire et Israël en fit son domaine. ” Il s’agit donc de la sortie d’Égypte et de l’entrée dans la terre promise, thème qui revient très souvent dans la liturgie. L’Égypte est la figure de ce monde de péché dans lequel nous sommes prisonniers. La terre promise bien entendu c’est le ciel pour lequel nous sommes faits et vers lequel nos regards se tournent plus que jamais en cette période de l’année.
La mélodie est assez originale. Elle semble d’origine gallicane (on peut voir le sens de ce mot à l’Introït du septième dimanche après la Pentecôte) car elle présente une certaine parenté avec celle du Répons Christus resurgens, antique chant de l’Église des Gaules, que l’on chante à Pâques en certains diocèses de France et notamment à Paris, et qui ne figure pas dans les livres romains. Solennelle et enthousiaste, elle s’élève en vagues successives, culminant dans le verset sur le mot ex (hors de) qui est le mot de la sortie donc de la délivrance.
► Offertoire : Vir erat
Nous trouvons à nouveau à l’Offertoire du vingt et unième dimanche après la Pentecôte un grand texte tiré non pas d’un psaume, mais d’un autre livre de l’ancien testament peu utilisé dans la liturgie, le livre de Job.
Ce livre est un long poème dans lequel le personnage de Job, frappé de dures épreuves, mais restant soumis à la volonté divine, dialogue indéfiniment, comme aiment à le faire les orientaux, avec d’autres personnages qui le poussent à désespérer et à se révolter.
Dans les derniers chapitres Job dialogue avec Dieu lui-même, lui exprimant sa confiance. Le texte que nous allons entendre est un résumé du prologue exposant les faits qui serviront de base à toute la discussion :
Vir erat in terra nomine Job, simplex et rectus, ac timens Deum : quem Satan petiit ut tentaret : et data est ei potestas a Domino in facultate et in carne ejus : perdiditque omnem substantiam ipsius, et filios : carnem quoque ejus gravi ulcere vulneravit.
Il y avait sur la terre un homme du nom de Job, intègre et droit et craignant Dieu ; Satan demanda la permission de le tenter, et pouvoir lui fut donné par le Seigneur sur les biens de cet homme ainsi que sur sa chair. Il lui fit perdre tout ce qu’il possédait, et même ses fils, et enfin il frappa sa chair d’une grave plaie.
Ce texte n’est qu’un récit de ce qui est arrivé à Job, sans laisser entendre quelles ont été les réactions du saint homme, et la mélodie n’est qu’un souple récitatif assez orné, calme et régulier d’un bout à l’autre. Mais les chrétiens des siècles où fut élaboré ce chant connaissaient très bien la sainte Écriture, et en entendant ce récit ils éprouvaient tout naturellement les sentiments de soumission à la volonté divine et de confiance jusque dans les plus graves épreuves qui furent ceux de Job, et que l’Église veut nous inspirer en cette fin de l’année liturgique.
► Communion : In salutari tuo
Pour la troisième fois consécutive, nous retrouvons dans l’antienne de Communion du vingt et unième dimanche après la Pentecôte le psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté. Comme dans la Communion du vingtième dimanche, cette loi divine est désignée ici par la parole de Dieu qui nous donne l’espérance.
In salutari tuo anima mea, et in verbum tuum speravi : quando facies de persequentibus me judicium ? iniqui persecuti sunt me, adjuva me, Domine Deus meus.
Mon âme languit après votre salut, je mets mon espoir dans votre parole. Quand ferez-vous justice de ceux qui me persécutent ? Les méchants me persécutent ; au secours, Seigneur mon Dieu !
Le contexte dit nettement que les méchants ce sont ceux qui refusent d’écouter la parole de Dieu et d’obéir à ses commandements. Ils s’opposent au psalmiste qui veut rester fidèle jusqu’au bout. La particularité de cette antienne est de commencer par un chant de confiance et d’espoir puis de se poursuivre et s’achever par un appel de plus en plus angoissé. La mélodie suit cette progression du texte. La première phrase qui exprime la confiance est calme et douce, la deuxième nettement plus mouvementée ; quant à la troisième elle commence par un récitatif d’allure psalmodique d’une intensité presque dramatique dans sa sobriété pour s’achever par une grande montée suppliante sur l’invocation Deus meus.
Valeurs actuelles se veut “de droite très conservatrice”, “le journal du carrefour des droites”
Après le départ turbulent de Geoffroy Lejeune, Valeurs actuelles, dirigé par Tugdual Denis, semble avoir retrouvé la sérénité. En juin dernier, une douzaine de salariés ont quitté le journal, dont Charlotte d’Ornellas. L’hebdomadaire Valeurs actuelles a dû faire face à une baisse de 4,7 % de sa diffusion France payée sur la période juillet 2022 à juin 2023, à 104.386 exemplaires, selon l’ACPM.
La diffusion numérique sera renforcée dans les mois qui viennent, et notamment la chaîne VA+ et ses 400 000abonnés sur YouTube. Une nouvelle application du journal, dans laquelle le groupe a investi plus de 60.000 euros, sera également disponible d’ici à trois semaines.
Le journal a lancé le chantier d’une nouvelle formule pour le premier trimestre 2024, avec une nouvelle maquette plus aérée. Tugdual Denis, à la tête d’une rédaction de 30 journalistes, souligne :
«Nous ne sommes pas dans une logique de réduction des moyens. 11 personnes ont d’ailleursd’ores et déjà été recrutées.»
L’hebdomadaire a renforcé sa cellule « investigation » depuis la rentrée, avec six journalistes, «ce qui en fait le plus gros service du journal».
Le directeur de la rédaction n’envisage pas un changement de ligne éditoriale :
«Nous sommes de droite très conservatrice, bien dans nos bottes»
Mais il entend valoriser davantage la politique, les débats et les enquêtes, notamment sur les sujets de société.
«Nous continuerons à nous indigner, à l’image des couvertures marquantes que nous avons consacrées au wokisme, à l’immigration ou au scandale des JO. Mais nous souhaitons y apporter une dimension factuelle de démonstration et d’exhaustivité »
Quant à l’étiquette de journal d’extrême droite :
«Ce terme est galvaudé, c’est une supercherie sémantique. L’extrême droite refuse le jeu démocratique, elle est de tradition antisémite et violente. Ce qui n’est pas notre cas. Nous sommes le journal du carrefour des droites.»
Mouvement dextrogyre dans la presse : Après le JDD, Historia ?
Au printemps 2023, la revue Historia a été rachetée par le groupe LVMH et l’essayiste Franck Ferrand a été nommé à la direction du comité éditorial. Ce comité s’en inquiète dans un communiqué en raison de la participation de Ferrand au magazine Valeurs actuelles où il tient une chronique depuis 2021. Le communiqué appelle à la « vigilance » sur la ligne éditoriale d’Historia et à une « neutralité absolue d’un point de vue politique et idéologique ». Sic.
L’historien Olivier Coquard, qui s’est plaint dans Libération, et le vidéaste Benjamin Brillaud, alias Nota Bene, ont décidé de partir, évoquant le manque de rigueur scientifique de l’auteur et craignant un virage à l’extrême droite.
Franck Ferrand collaborait pourtant déjà à Historia.
J’ai aussi quitté les colonnes d’Historia il y a quelques mois. Je me suis exprimé sur Twitch et l’émission sera rediffusée en fin d’année. Soutien à Olivier Coquard et à tous les historiens qui refusent la désinformation et la montée des réactionnaires.https://t.co/WYFCtpXLxE
— Benjamin Brillaud (@NotaBeneMovies) October 17, 2023
Une guerre civile à bas bruit
Emission de CNews hier, Face à Philippe de Villiers, consacrée au terrorisme islamiste :
La statue de la sainte Vierge exclue de La Flotte en Ré
Le Conseil d’État a rejeté le pourvoi de la commune de La Flotte en Ré (Charente-Maritime) contre les jugements qui l’obligeaient à enlever la statue de la Sainte Vierge qui se trouve à un croisement.
La statue va donc être enlevée.
La statue, qui porte l’inscription « Vœux de guerre », avait été commandée par une famille pour le retour du père et du fils sains et saufs lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle avait été donnée à la commune qui l’avait placée à un carrefour en 1983, sans que personne ne s’en émeuve. Mais en 2020 la statue est endommagée par un véhicule qui la percute. Elle est reconstruite à l’identique, et c’est alors que le lobby intitulé par antiphrase « Libre Pensée » s’avise que la Sainte Vierge est en contravention avec la loi de 1905.
Le Canada veut légaliser l’euthanasie pour les toxicomanes
La loi canadienne sur l’aide médicale à mourir (AMM) devrait être élargie en mars 2024. Elle inclura les patients atteints de troubles mentaux, y compris ceux souffrant d’abus de substances.
Une commission parlementaire spéciale doit réexaminer cette mesure avant sa mise en œuvre, en raison des divergences d’opinion entre les partis politiques canadiens.
Plus de 10 000 Canadiens ont été euthanasiés en 2021, soit dix fois plus qu’en 2016, année où la pratique a été légalisée. Dans certains cas, il s’agissait de personnes en situation de pauvreté qui souhaitaient mourir.
Le processus de mort assistée au Canada commence par le téléchargement d’un formulaire en ligne. Le demandeur doit répondre à une série de questions à cocher et signer le bas du formulaire, puis obtenir la signature de témoins. Un médecin téléphonera ensuite au demandeur et lui rendra visite à domicile. Si la demande est approuvée par deux médecins différents, la personne doit attendre 90 jours à compter de la date de sa demande, puis un médecin peut lui administrer la drogue létale par injection.
Actuellement, les personnes souffrant uniquement de maladies mentales telles que la dépression et les troubles de la personnalité, sans aucune condition physique, ne sont pas éligibles au suicide assisté.
Le père Danziec présente le chantier formidable du Cours Saint-Martial
Créé il y a six ans, le Cours Saint-Martial, à Limoges, fait face à des demandes d’inscription de plus en plus nombreuses, tant au Primaire qu’au Collège.
Pour répondre aux besoins des familles, l’établissement doit déménager. Pour cela, un magnifique Relais de caractère, devenu discothèque, puis laissé à l’abandon a été racheté.
Désormais, un FORMIDABLE CHANTIER DE RÉHABILITATION attend l’ensemble des bâtiments. Tout reste à faire…
Investissez dans la jeunesse et laissez parler votre cœur d’enfant
Giorgia Meloni, un an après
Extrait d’un article de Marie d’Armagnac dans L’Homme nouveau sur le bilan de Giorgia Meloni, à la tête de l’Italie depuis un an :
[…] Sa politique migratoire intérieure, durcie par plusieurs décrets-lois en septembre 2023, est de surcroît prise en otage par des décisions contraires rendues par des juges rouges, notamment en Sicile et en Toscane, créant ainsi une jurisprudence qui paralyse l’action gouvernementale. Pendant ce temps, alors que les projecteurs ont quitté Lampedusa, des centaines de clandestins continuent chaque jour d’affluer…
Sur le plan intérieur, Giorgia Meloni a initié une sorte de révolution culturelle dans des secteurs depuis longtemps détenus par la gauche. Ainsi a-t-elle effectué une série de nominations à la télévision publique italienne (la Rai), introduisant une forme de pluralisme dans ce bastion historique de la gauche. De même dans les musées, les comités scientifiques, les événements culturels et autres salons du livre. Un combat de l’ordre du métapolitique.
Dans le domaine de l’éducation, le nouveau ministre de l’Instruction et du Mérite, Giuseppe Valditara, souhaite « redonner autorité aux professeurs, véritables protagonistes de l’école » et, explique-t-il, remédier au climat de laxisme « hérité de 68 ». Les premières mesures symboliques prennent place dans une plus vaste réforme : du statut de l’enseignant à la revalorisation de l’enseignement professionnel, en passant par la lutte contre l’enseignement de la théorie du Genre dans les écoles, une grande réforme se met tout juste en place.
L’action d’Eugenia Roccella, ministre de la Famille, de la Natalité et de l’Égalité des chances, va dans le même sens. La prochaine loi de finances pour l’année 2024, malgré de courtes ressources, va se concentrer sur la famille et les ménages en difficulté. Les aides sociales aux familles passent de 12,5 milliards d’euros en 2022 à 17 milliards en 2023 (+ 37 %), tandis que les allocations familiales augmentent et que le quotient familial fait timidement son apparition. […]
Darmanin, ça rime avec plaisantin, avec pantin, avec malin…
Le 19 octobre 2023, M.Darmanin, ministre de l’Intérieur était l’invité d’Yves Calvi sur BFMTV. Interrogé sur une éventuelle affinité entre le footballeur Karim Benzema et des musulmans exaltés, M.Darmanin a affirmé tranquillou
“En islam, je sais qu’en islam on respecte toute vie [sic]. Les vrais [re-sic] musulmans, ils font attention à toute vie et c’est une prescription de l’islam ».
Cela réconfortera certainement la famille du professeur M.Bernard (qui était enterré ce même jour) de savoir que ce dernier n’a pas été assassiné par un (vrai) musulman, de même que tous les Israéliens qui ont eu un proche assassiné par les séides du Hamas, de même d’ailleurs que quasiment toutes les victimes (pour ne pas dire toutes les victimes) des attentats contemporains en France.
Ajoutons que nous sommes friands de connaître les références de la « prescription » de l’islam en la matière à laquelle se réfère le ministre. Et prêts à parier qu’il va nous ressortir la pantalonnade du verset 32 de la sourate 5.
Toussaint 2023 : cheminons avec 9 témoins de l’invisible
La neuvaine
En cette neuvaine de la Toussaint, nous sommes invités à découvrir et à prier neuf figures de sainteté : Charles de Foucauld, Bernadette, Carlo Acutis, sainte Geneviève, Don Bosco, Pauline Jaricot, saint Louis, Louise de Marillac et Thérèse de Lisieux, autant de chemins différents qui mènent à Dieu.
Éclairés par leur exemple, nous pouvons prendre conscience que nous sommes nous aussi appelés à la sainteté et invités à leur emboîter le pas !
Une neuvaine inspirée de la Collection « Témoins de l’Invisible » des éditions Emmanuel, biographies romancées de saints, qui se lisent comme des romans (à partir de 10 ans).
Programme
Jour 1 – Charles de Foucauld : la foi
Jour 2 – Bernadette : la vérité
Jour 3 – Carlo Acutis : la mission
Jour 4 – Geneviève : le courage
Jour 5 – Don Bosco : la bonté
Jour 6 – Pauline Jaricot : l’audace
Jour 7 – Saint Louis : la justice
Jour 8 – Sainte Louise de Marillac : le service
Jour 9 – Thérèse de Lisieux : l’amour
Prière de la neuvaine
Prière quotidienne aux 9 saints
Saint Charles de Foucauld, priez pour nous et aidez-nous à fortifier notre foi
Saint Don Bosco, priez pour nous et aidez-nous à poser un regard de bonté sur chacun en particulier sur les jeunes
Bienheureuse Pauline Jaricot, priez pour nous et aidez-nous à avoir de l’audace pour annoncer le Royaume
Saint Louis, priez pour nous et aidez-nous à poser un regard juste sur chacun, sans jugement
Sainte Bernadette, priez pour nous et aidez-nous à annoncer Jésus, le chemin, la Vérité et la Vie
Bienheureux Carlo Acutis, priez pour nous et aidez-nous à mettre nos talents au service de la mission
Sainte Geneviève, priez pour nous et aidez-nous à trouver le courage pour affirmer notre opinion, prendre des justes décisions et affronter les épreuves
Sainte Louise de Marillac, priez pour nous et aidez-nous à nous mettre au service des plus pauvres
Sainte Thérèse, priez pour nous et aidez-nous à mettre l’Amour au cœur de notre vie
Saints et saintes du Seigneur, qui nous avez précédés dans la foi, priez pour nous, inspirez-nous, guidez-nous et protégez-nous ! Amen.
Pourquoi dit-on « un travail de bénédictin » ?
À partir du Moyen Âge, le christianisme est très présent en France, et l’influence des monastères joue un rôle crucial : économique, intellectuel, spirituel, parfois même politique… Avec le temps, apparaissent des expressions issues du monachisme comme « être aux cent coups » ou encore « l’habit ne fait pas le moine », que l’on utilise encore aujourd’hui. Plus tard se formeront d’autres expressions comme « un travail de bénédictin ». Aujourd’hui, Divine Box vous dit tout sur cette dernière expression : sa signification et son origine. En route !
Que veut dire l’expression « un travail de bénédictin » ?
L’expression « un travail de bénédictin » serait apparue au XIXe siècle. Elle désigne un long travail, la plupart du temps intellectuel, qui demande de la rigueur et beaucoup de recherches. Le sens de l’expression va ensuite s’élargir et désigner les différentes tâches qui demandent de la patience et de la minutie. Il peut s’agir par exemple, de rédiger une thèse, ou encore de récolter les cassis !
Au fait, c’est quoi un « bénédictin » ?
Les « bénédictins » (« bénédictines » pour les femmes) sont des moines qui appartiennent à l’ordre fondé par saint Benoît de Nursie, un frère d’origine italienne, considéré comme le Père du monachisme en occident. Sa très célèbre règle, écrite en 529, régit encore aujourd’hui la vie quotidienne des communautés bénédictines. Cette dernière est souvent résumée en une phrase : « prie et travaille » !
Pour reconnaître un moine bénédictin, c’est très simple : il suffit de regarder l’habit ! Les frères sont habituellement vêtus d’un habit noir serré par une ceinture de cuir, le tout recouvert d’une tunique… noire bien sûr !

Les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Wandrille en plein office © Abbaye Saint-Wandrille
Des moines mauristes à l’origine de l’expression
Il faut remonter jusqu’au XVIIe siècle pour comprendre l’origine de l’expression « un travail de bénédictin ». À cette époque, l’ordre des bénédictins se développe et devient riche et puissant… si bien que l’ordre devient laxiste et la règle de saint Benoît n’est plus respectée entièrement.
En réaction, plusieurs congrégations se créent au sein de l’ordre bénédictin. Parmi elles, on retrouve l’ordre des « mauristes ». Cette congrégation, fondée au XVIIe siècle, va rapidement rayonner grâce à son travail intellectuel. « Aucune compagnie religieuse, aucun groupement de savants n’a égalé la Congrégation de Saint-Maur, et ne peut même se vanter de l’avoir suivie à une assez longue distance » lit-on par exemple dans le dictionnaire de théologie catholique (ouvrage du XXe siècle sur les différentes théologies catholiques).
Les mauristes sont donc des travailleurs assidus, célèbres notamment pour leur travail d’historiographie (étude de la façon d’écrire l’histoire) ! C’est en référence à ces mauristes et au travail de longue haleine qu’ils ont mené que va naître l’expression « un travail de bénédictin ». On devrait même dire “un travail de mauriste” pour être tout à fait exact…

Saint Maur est le saint patron des mauristes © communauté Saint-Martin
Pour résumer
Nous y voilà, vous savez désormais (presque) tout sur les origines de l’expression « un travail de bénédictin » et sur sa signification. Pour ceux d’entre vous qui auraient besoin de reprendre des forces avant d’entreprendre une telle besogne, allez donc faire un tour sur la boutique monastique en ligne de Divine Box, pour vous accorder une pause gourmande, bien méritée !
Le vote des catholiques
Dans France catholique, Fabrice Madouas a interrogé Jérôme Fourquet, suite à la parution de son nouveau livre sur La France d’après. Extrait :

Que prépare le Synode ?
Philippe Maxence reçoit les abbés Barthe et Guelfucci, le père Jean-François Thomas ainsi que Jeanne Smits :
Métiers en tension…
Dans son projet de loi sur l’immigration, Darmanin veut régulariser les clandestins dans les métiers en tension.
Parle-t-il de cette tension là ?
Installé depuis huit ans, le McDonald’s près de la place Jeanne-d’Arc, à Toulouse, fermera le 30 novembre. « Nous enregistrons entre 35 et 40 % de baisse de chiffre d’affaires, déplore son propriétaire, Michel Réglat, interrogé par la Dépêche du Midi. C’est énorme. C’est le seul de nos établissements soumis à cela. » La cause ? Le boulevard de Strasbourg, où est située l’enseigne, est « gangrené par les dealers ».
« Les clients ne viennent plus. Ce n’est plus possible de travailler dans de telles conditions. D’ailleurs je pense que ce local va rester longtemps inexploité. Personne ne veut venir travailler dans de telles conditions. Nous ne sommes pas les seuls commerçants à fuir ce boulevard. »
L’Arménie attaque l’Azerbaïdjan devant la Cour internationale de justice
L’Arménie a demandé à la Cour internationale de Justice (CIJ) dix mesures conservatoires à l’encontre de l’Azerbaïdjan, jeudi 12 octobre, dans l’affaire relative à l’Application de la convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (Arménie c. Azerbaïdjan).
La CIJ doit empêcher le nettoyage ethnique au Haut-Karabakh
Selon Erevan, «l’Azerbaïdjan doit s’abstenir […] de déplacer du Haut-Karabakh les personnes d’origine arménienne qui s’y trouvent encore, ou d’empêcher le retour sûr et rapide dans leurs foyers des personnes déplacées pendant la récente offensive militaire […] tout en permettant à celles qui le souhaitent de quitter le Haut-Karabakh sans entrave. » Également, il « doit retirer tous les personnels militaires et policiers de tous les établissements civils du Haut-Karabakh occupés depuis son attaque armée du 19 septembre 2023.»
Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) partage les demandes d’Erevan. Il est peu probable que l’Azerbaïdjan démilitarise le Haut-Karabakh, première étape de son projet expansionniste et irrédentiste qui menace explicitement l’Arménie elle-même. Mais les Arméniens du Haut-Karabakh doivent pouvoir y rester, le quitter ou y revenir en toute sécurité. Le nettoyage ethnique qu’ils subissent n’est pas tolérable, et leur droit de vivre sur leur terre ancestrale doit être protégé.
La protection du patrimoine arménien en jeu
De plus, Erevan réclame que la Cour ordonne à l’Azerbaïdjan de ne «modifier ni détruire aucun monument à la mémoire du génocide arménien de 1915 ni aucun autre monument ou bien ou site culturel arménien présent dans le Haut-Karabakh.» Un vœu pieux, alors que 99% du patrimoine arménien du Nakhitchevan, l’exclave azérie entre les frontières de la Turquie et de l’Arménie, a été détruit, y compris le cimetière historique de Djoulfa, malgré les protestations de l’UNESCO.
Sur les 75% du territoire du Haut-Karabakh repris par l’Azerbaïdjan en 2020, la totalité des Arméniens avaient fui et la totalité de leur patrimoine avait été détruit. Manifestement, les meilleurs protecteurs du patrimoine arménien restent les Arméniens eux-mêmes.
Une longue bataille juridique devant une CIJ impuissante
Cette affaire devant l’organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies a débuté le 16 septembre 2021. Le 28 décembre 2022, Erevan avait notamment demandé à la CIJ d’ordonner à l’Azerbaïdjan de rétablir le libre accès au corridor de Latchine, ce qu’elle avait en effet décidé dans son ordonnance du 22 février 2023.
La CIJ juge les différends entre les États. Elle peut indiquer des mesures conservatoires avant de statuer sur le fond des affaires. Ses décisions sont sans appel, mais elle n’a aucun moyen de les faire appliquer. Preuve en est, la situation ne fait que s’empirer pour les Arméniens du Haut-Karabakh. La CIJ rendra une décision vraisemblablement favorable aux demandes de l’Arménie.
L’ECLJ agit déjà auprès du Conseil de l’Europe pour qu’il suspende exclue l’Azerbaïdjan des États membres. Une décision favorable à l’Arménie venant de la Cour Internationale de Justice serait un puissant signal et soutien pour que les députés de l’Assemblée du Conseil de l’Europe se mobilisent contre l’Azerbaïdjan.
Votre soutien pour les arméniens et le respect de l’État de droit est également essentiel. Signez et partagez la pétition pour que l’Azerbaïdjan soit suspendu du Conseil de l’Europe
Exhortation apostolique à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face
Sur la confiance en l’amour miséricordieux de Dieu. Extrait :
9. Comme il arrive dans toute rencontre authentique avec le Christ, son expérience de foi l’appelait à la mission. Thérèse a pu définir sa mission en ces termes : « Je désirerai au Ciel la même chose que sur la terre : Aimer Jésus et le faire aimer ». [15] Elle a écrit qu’elle était entrée au Carmel « pour sauver les âmes ». [16] En d’autres termes, elle ne concevait pas sa consécration à Dieu en dehors de la recherche du bien de ses frères. Elle partageait l’amour miséricordieux du Père pour l’enfant pécheur, et celui du Bon Pasteur pour les brebis perdues, éloignées, blessées. C’est pourquoi elle est la Patronne des missions, maîtresse en évangélisation.
10. Les dernières pages de l’ Histoire d’une âme [17] sont un testament missionnaire. Elles expriment sa manière de concevoir l’évangélisation par attraction, [18] et non par pression ou prosélytisme. Il est intéressant de lire comment elle le résume : « “ Attirez– moi, nous courrons à l’odeur de vos parfums”. O Jésus, il n’est donc même pas nécessaire de dire : En m’attirant, attirez les âmes que j’aime. Cette simple parole : “Attirez-moi” suffit. Seigneur, je le comprends, lorsqu’une âme s’est laissée captiver par l’odeur enivrante de vos parfums, elle ne saurait courir seule, toutes les âmes qu’elle aime sont entraînées à sa suite ; cela se fait sans contrainte, sans effort, c’est une conséquence naturelle de son attraction vers vous. De même qu’un torrent, se jetant avec impétuosité dans l’océan, entraîne après lui tout ce qu’il a rencontré sur son passage, de même, ô mon Jésus, l’âme qui se plonge dans l’océan sans rivages de votre amour, attire avec elle tous les trésors qu’elle possède… Seigneur, vous le savez, je n’ai point d’autres trésors que les âmes qu’il vous a plu d’unir à la mienne ». [19]
11. Elle cite ici les paroles que l’épouse adresse à l’époux dans le Cantique des Cantiques (1, 3-4), selon l’interprétation approfondie par les deux docteurs du Carmel, sainte Thérèse de Jésus et saint Jean de la Croix. L’Époux est Jésus, le Fils de Dieu qui s’est uni à notre humanité dans l’incarnation et l’a rachetée sur la Croix. De son côté ouvert, il a donné naissance à l’Église, son Épouse bien-aimée pour laquelle il a donné sa vie (cf. Ep 5, 25). Ce qui est frappant, c’est que Thérèse, consciente d’être proche de la mort, ne vit pas ce mystère refermée sur elle-même, dans un sentiment de seule consolation, mais avec un esprit apostolique fervent.
Philippe de Villiers : “La puissance publique avoue être l’impuissance publique”
Interrogé pendant une quinzaine de minutes par Sonia Mabrouk sur Europe 1 et Cnews hier à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage, le roman du Roi-Soleil. Il a évoqué l’actualité :
L’islamo-gauchisme ne date pas d’aujourd’hui
Extraits d’une tribune de Michel Onfray dans Le Figaro :
L’islamo-gauchisme n’existe pas, proclament les islamo-gauchistes, comme il y a peu les tenants de la théorie du genre, par exemple la ministre de l’Éducation nationale du gouvernement socialiste de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, nous disaient que la théorie du genre n’existait pas… tout en favorisant son enseignement dans l’Éducation nationale. C’est fou comme la gauche est révisionniste, voire négationniste, quand il s’agit de faire oublier ses accointances avec les antisémites !
N’oublions pas que les inventeurs du négationnisme, tels Paul Rassinier, socialiste à la SFIO, puis communiste, ou Robert Faurisson, un temps compagnon de route du Comité Maurice Audin, un communiste membre du FLN, viennent de la gauche. Le journal Le Monde, autrement dit la gauche comme il faut, publie une tribune de Faurisson intitulée Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz le 29 décembre 1978. On a déjà le goût des vrais débats dans ce journal! Nombre de négationnistes sont aujourd’hui à l’extrême gauche, la vraie. Pierre Guillaume, le libraire de la Vieille Taupe qui diffusait les textes négationnistes et révisionnistes, venait de Socialisme ou barbarie. On comprend que la gauche exige le monopole de l’écriture de l’histoire dans les médias, l’université, l’édition, la recherche: elle a bien des choses à cacher…
Premier exemple
Les socialistes du XIXe siècle, Marx compris, lire ou relire La Question juive, mais aussi Proudhon, Fourier, Leroux, Blanqui, sont antisémites et assimilent capital, capitalisme, argent, exploitation du prolétariat et Juifs. Ils fournissent les éléments de langage à l’antisémitisme de gauche contemporain paré des plumes de l’antisionisme.
Un certain Jean Jaurès, lors d’un voyage en Algérie datant d’avril 1895, écrit ceci des Juifs:
«Par l’usure, l’infatigable activité commerciale et l’abus de l’influence politique, (ils) accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois publics […]. Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus.»
Trois ans plus tard, dans son discours de Tivoli, il récidive:
«Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la force du prophétisme, […] manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion».
Deuxième exemple
Le Parti communiste français, en vertu du pacte germano-soviétique, collabore avec les nazis entre le 23 août 1939 et le 22 juin 1941 (1), date à laquelle leur ami Hitler siffle la fin de la collaboration entre le totalitarisme brun, le sien, et le totalitarisme rouge, celui de Staline et de ses amis. C’est l’époque où, parlant de Léon Blum, Maurice Thorez, alors patron du PCF, écrit:
«Le sang innocent qui ne tache jamais ses mains aux doigts longs et crochus.»
Le 22 octobre 1941, Guy Môquet, communiste, fils d’un député communiste, est fusillé comme otage et non comme résistant: il est emprisonné le 13 octobre 1940, le Pacte sévit toujours, pour avoir distribué des tracts défaitistes et collaborationnistes et non des tracts résistants. Il a été choisi parmi d’autres comme otage par les nazis pour venger la mort d’un de leurs officiers tué à Nantes le 20 octobre 1941 par trois communistes devenus résistants puisque le pacte a été rompu par Hitler le 22 juin 1941 et non parce qu’il résistait. Le pacte germano-soviétique invitait au contraire: il souhaitait la paix avec l’occupant nazi au nom d’un combat contre des ennemis communs: les gaullistes, la City, le capitalisme, les Anglais et… les Juifs. C’est le même PCF qui demande à l’occupant hitlérien que L’Humanité reparaisse en juin 1940.
De même, Staline fut un antisémite invétéré, qu’on se souvienne du procès des blouses blanches en 1953.
Troisième exemple
Les attentats de Septembre noir, début septembre 1972, permettent à des terroristes palestiniens d’abattre onze athlètes israéliens, et un policier. Sartre manifeste son soutien ainsi qu’un certain Edwy Plenel. La notice Wikipédia intitulée «Prise d’otages des Jeux olympiques de Munich» est bien faite, on a de bons community managers à gauche: on n’y trouve en effet ni le nom de Sartre ni celui de Plenel. Dommage, car on eut aimé lire ce qu’écrivait l’actuel patron de Médiapart dans Rouge (n° 171):
«L’action de Septembre noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l’amiable que les réactionnaires arabes s’apprêtaient à conclure avec Israël. […] Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation. […] À Munich, la fin si tragique, selon les philistins de tout poil qui ne disent mot de l’assassinat des militants palestiniens, a été voulue et provoquée par les puissances impérialistes et particulièrement Israël. Il fut froidement décidé d’aller au carnage».
On aurait également aimé lire ou relire ces phrases de Sartre, tellement à l’aise pendant l’occupation nazie qu’il pistonne Simone de Beauvoir pour qu’elle travaille dans une radio antisémite en 1944, quelques semaines avant le Débarquement allié, qui affirme dans La Cause du peuple du 15 octobre 1972:
«Dans cette guerre, la seule arme des Palestiniens est le terrorisme. C’est une arme terrible mais les opprimés n’en ont pas d’autre ; et les Français qui ont approuvé le terrorisme du FLN contre des Français doivent également approuver l’action terroriste des Palestiniens. Ce peuple abandonné, trahi et exilé ne peut montrer son courage et la force de sa haine qu’en organisant des attaques mortelles.»
L’ignominie remonte à loin. Nombre de philosophes dits des Lumières sont antisémites: Voltaire, Diderot, Kant, Sade, d’Holbach. Ce ne sont pas des penseurs de droite, catholiques, monarchistes, contre-révolutionnaires, mais des icones pour les progressistes. De même avec l’abbé Grégoire qui, étrangement, passe pour un philosémite, probablement par ceux qui ne l’ont jamais lu, alors qu’il propose de régénérer la race juive, ce qui suppose donc qu’elle soit dégénérée, avant d’inviter les Juifs à cesser de l’être pour se fondre dans la République – lire, pour s’en rendre compte, son Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs. Pour les fainéants, la seule lecture du titre suffit pour constater que les juifs sont dégénérés physiquement, moralement et politiquement. Sous Mitterrand, l’homme dont l’ Essai a été préfacé de façon élogieuse par Robert Badinter, a été panthéonisé… Il est vrai que cet évêque constitutionnel siégeait lors de la Convention avec les Montagnards, l’extrême gauche révolutionnaire. Il était du bon côté des forces du mal. […]
Rappelons enfin que, pendant la Seconde Guerre mondiale, le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, choisit son camp: il approuve Hitler qu’il rencontre à Berlin en novembre 1941 et, antisémitisme oblige, il souhaite rallier les Arabes à la cause nazie. Le 27 octobre de la même année, il rencontre Benito Mussolini qui accepte son soutien aux puissances de l’Axe. Il crée une division arabe de waffen SS. À Berlin, le 2 novembre 1943, il enseigne:
«Les musulmans devraient suivre l’exemple des Allemands qui ont trouvé une solution définitive au problème juif».
Le 15 mai 1945, il est arrêté par les troupes françaises, puis transféré dans la région parisienne où il vit confortablement avec ses deux secrétaires. La mosquée de Paris met un cuisinier à sa disposition. Il déménage plusieurs fois et reçoit qui il veut, quand il veut, comme il veut. La France refuse son extradition. Mais il part finalement au Caire sous un faux nom avec de faux papiers fournis par le Quai d’Orsay. Il meurt à Beyrouth le 4 juillet 1974. Les leaders de l’OLP sont bien sûr à son enterrement. On voit bien quels Français s’y trouveraient aujourd’hui. […]
Marseille : Stéphane Ravier en immersion dans un Centre de migrants
Reportage d’une vingtaine de minutes réalisé par Livre Noir dans un Centre de rétention administrative pour migrants avec le sénateur Stéphane Ravier. Le lieu où ils sont retenus 60 jours avant d’être – théoriquement – expulsés dans leur pays d’origine. Aujourd’hui, pour 500 000 sans papiers en France, il n’existe que 3 000 places dans les CRA.
