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Mobilisation le 16 novembre contre le Certificat européen de parentalité

Message d’Albéric Dumont :

Chers amis,

La GPA, vous le savez, est au cœur de terribles batailles au niveau européen. 

Le 5 octobre, le Parlement européen a reconnu la GPA comme une forme de traite humaine dans le cadre d’un texte destiné à devenir une directive. Mais les activistes pro-GPA tentent quand même de faire reconnaître les GPA réalisées à l’étranger via le « Certificat européen de parentalité ». Et ils sont d’autant plus pressés d’y parvenir qu’il leur reste peut-être peu de temps avant l’adoption de la directive sur la traite humaine par le Conseil de l’Union européenne.

Un nouveau vote sur la GPA a donc été mis à l’agenda du Parlement européen dès mi-novembre, puis un autre mi-décembre. Ces votes porteront sur ce fameux Certificat. Celui-ci obligerait tous les États européens à reconnaître un acte de naissance dont on a effacé la mère (porteuse) de l’enfant pour la remplacer par l’un des commanditaires !

Cette tentative déguisée visant à faire reconnaître de facto la GPA est extrêmement dangereuse pour la dignité humaine.

Le Syndicat de la Famille appelle donc à la mobilisation

Jeudi 16 novembre 2023, à partir de 19h, à Paris.

Agissons tous pour protéger l’être humain : la chosification de l’enfant, le marché de la maternité, c’est non !

Notez vite dans votre agenda et prévenez vos familles, amis, relations … : défendre la dignité de la femme et le respect de l’enfant est heureusement transpartisan et rassembleur. 

Pour plus d’information et connaître le lieu du RDV quand il sera temps, suivez ce lien.

La propagande de l’Azerbaïdjan et les Eglises albaniennes du Caucase

De Marion Duvauchel, Historienne des religions, Auteur de La chrétienté disparue du Caucase :

Le fait est peu connu hormis de quelques spécialistes : une grande partie du territoire de l’Azerbaïdjan actuel correspond aux frontières d’un ancien royaume christianisé (probablement dès le IIe siècle) qu’on appelle l’Albanie du Caucase (ou Alouanie). Il disparaîtra au VIIIe siècle avec l’arrivée de l’islam. Le très convoité Karabakh est l’une des régions de ce petit royaume attesté par les sources historiographiques gréco-latines et arméniennes.

Or, si cette chrétienté disparue n’intéresse en aucune manière le monde chrétien ou catholique, les musulmans quant à eux n’ignorent rien de son existence et de son histoire et ils exploitent aujourd’hui admirablement cette connaissance à des fins de propagande.

En février 2022, l’AZERTAC (Agence d’Information d’État de l’Azerbaïdjan) mit en ligne un article de M. Rahman Mustafayev, ambassadeur de la République d’Azerbaïdjan près le Saint-Siège : Les racines chrétiennes du Caucase. L’histoire de l’Église d’Azerbaïdjan. L’auteur y retrace d’abord les grandes lignes de l’histoire de ce petit royaume christianisée très tôt, Église sinon apostolique du moins étroitement reliée à la chaîne des premiers disciples. Et ce qu’il retrace est conforme non seulement à ce que la recherche universitaire a élaboré mais aussi à des traditions encore existantes, souvent orales.

Là où le bât blesse, c’est lorsqu’on entre dans le récit azéri de l’histoire récente :

« au début du XIXe siècle, à la suite des guerres russo-persanes et russo-turques, remportées par l’Empire russe, le processus d’installation des Arméniens en provenance des Empires ottoman et perse commence sur le territoire des khanats du Karabakh, d’Erivan et du Nakhitchevan de l’Empire russe ».

Tous ces territoires sont arméniens bien avant l’occupation musulmane. Il ne s’agit pas d’une « appropriation » de territoires musulmans mais d’une réappropriation de cette terre dont ils ont été spoliés et cela suppose bien sûr de lourds problèmes humains des deux côtés.

À supposer que les Arméniens aient eu à se familiariser avec un patrimoine architectural albanien et qu’ils ont restauré et rénové les monuments en y introduisant des éléments de l’architecture arménienne « qui ne sont pas caractéristiques de l’architecture albanienne », en quoi est-ce scandaleux ? Ces deux architectures, sans être jumelles, sont très proches. Soutenir que l’épigraphie en langue arménienne, montée sur des monuments médiévaux albaniens, constitue le début d’un processus d’arménisation, c’est proprement absurde parce que la communauté « albanienne » a pratiquement disparu aujourd’hui. Il reste une église « oudi », et quelques locuteurs de la langue oudi que les chercheurs admettent être l’héritière de la langue albanienne. En avril 1836 le gouvernement tsariste avait aboli l’Église autocéphale d’Albanie désormais subordonnée à l’Église grégorienne arménienne, et ce, d’après l’ambassadeur, pour renforcer les positions de la population arménienne et du clergé arménien dans les territoires musulmans de Transcaucasie. C’est possible et c’est sans doute dommage pour la petite église albanienne. Mais c’était aussi un acte politique. Depuis 2003, cette petite église albanienne est redevenue autocéphale.

Au début du XXe siècle, cette Église grégorienne arménienne, aurait détruit  – avec l’autorisation du Saint-Synode russe -, les traces des archives de l’Église albanienne ainsi que la bibliothèque des patriarches d’Albanie à Gandjasar, qui contenaient les documents historiques les plus précieux, ainsi que les originaux de la littérature albanienne. La destruction (ou la dissimulation) d’archives aurait permis aux historiens et archéologues arméniens de nier la nature autocéphale de l’Église albanienne, l’appartenance albanienne des temples ( ?), monastères et églises chrétiens situés sur le territoire de l’actuelle région du Karabagh, et de prétendre qu’ils sont le patrimoine culturel du peuple arménien et la propriété de l’Église arménienne. Le royaume albanien a disparu au VIIIe siècle et il a en effet semble t-il fait l’objet d’une arménisation. C’était il y a treize siècles. Le patrimoine albanien d’aujourd’hui appartient évidemment à l’Église d’Arménie et non aux Azéris musulmans. Imaginer que l’on va croire que l’État azéri a mis en place la grande coupole de la laïcité pour donner à toutes les églises leur place dans le pays, c’est être naïf ou totalement ignorant.

Il est vrai qu’au VIIIe siècle, l’Albanie chalcédonienne eut à subir de la part de son grand et prestigieux voisin des pressions pour se soumettre au choix anti-chalcédonien de l’Arménie. Et après la conquête du Caucase par les armées de l’islam, la Géorgie se constitue en puissance régionale, l’Arménie survit comme puissance chrétienne, mais l’Albanie, selon toute apparence, disparaît. Cette question relève de la recherche historique. Elle est délicate parce que l’histoire albanienne est connue essentiellement par l’historiographie arménienne, et l’histoire montrant que les divisions d’ordre spirituels et théologiques se sont répercutées dans les relations entre les États et royaumes, on est en droit de supposer que les conflits théologiques religieux ont été défavorables au petit royaume albanien.

Quand l’ambassadeur près le saint siège se réjouit de « la libération du Karabakh au terme de 30 ans d’occupation » et affirme qu’une nouvelle étape s’ouvre, que « les églises chrétiennes retournent à leurs maîtres, à la communauté chrétienne albano-oudine d’Azerbaïdjan » il se moque de nous. La communauté albano-oudine est une peau de chagrin localisée dans trois villes de l’Azerbaïdjan, (même pas Bakou). Est-elle assez naïve pour croire qu’on va lui restituer son patrimoine sous un régime musulman. Nous ne le sommes pas. On chercherait en vain sur la toile des images de cette communauté albanienne tant vantée par les Azéris.

Les guides touristiques nous en informent : le ministère de la culture de l’Artsakh a restauré les bâtiments conventuels du monastère de Gandjasar, grand centre de copie de manuscrits enluminés au Moyen âge, et a aménagé un Matenadaran (la BNF d’Erevan, en plus modeste) avec les mêmes fonctions : exposer les manuscrits créés en terre d’Artsakh, dont une centaine se trouvent au Maténadaran.

Vatican news a relayé l’appel du pape François à protéger le patrimoine spirituel et architectural du Haut Karabagk. https://www.youtube.com/watch?v=GIsDCGpTvZ8. Voici ce qu’on peut lire, rédigé par Delphine Allaire :

« Le patrimoine spirituel plurimillénaire du Haut-Karabakh en fait le berceau de l’Arménie. Cette région charnière comprend des centaines d’églises, de monastères et pierres tombales datant du XIe au XIXe siècle. Montagneuse, elle n’a pas été évangélisée en même temps que l’Arménie. Mais le christianisme du Haut-Karabakh est dû principalement à l’action du roi Vatchagan le Pieux monté sur le trône en 484. Il a répandu le culte des reliques des saints et la région lui doit la construction du monument religieux le plus ancien du Karabakh, qui est le mausolée de Grigoris, petit-fils de saint Grégoire l’Illuminateur et catholicos d’Albanie du Caucase. Ce monument est aujourd’hui le monastère d’Amaras, à l’est de l’Artsakh. L’histoire de l’Arménie et de l’Albanie caucasienne sont liées depuis la christianisation des deux pays au début du IVe siècle ».

Voilà qui appelle quelques remarques. Le Haut Karabagh est une ancienne région de l’Albanie du Caucase, elle est donc le berceau des Albaniens chrétiens. Mais des ces Albaniens, il ne reste plus qu’une toute petite communauté. Il n’y a donc rien de répréhensible et ce n’est pas une falsification que de le revendiquer un berceau historique de l’Arménie médiévale, une fois que le royaume albanien eût disparu.

Les découvertes d’une lectionnaire albanien en 1975 au monastère du Sinaï permettent de dire qu’il y eut une christianisation ancienne de l’Albanie, en lien avec Jérusalem, où les communautés albaniennes avaient financé la construction de plusieurs églises. La découverte n’eut que peu de retentissement mais elle est fort bien racontée par Bernard Outtier.

https://youtu.be/uWbRZj_0XBM?si=6q1c2BNH2bf0CWhl.

Selon toute apparence, Vatican news manque singulièrement d’information sur la christianisation de la Transcaucasie.

Début janvier 2022, la journaliste Anastasia Lavrina (à la solde du gouvernement de l’Azerbaïdjan) a réalisé une curieuse enquête au Karabakh « comment les églises chrétiennes du Karabakh ont été détruites par les séparatistes arméniens » enquête qui a été publié sur le site du journal Musulmans en France quelques jours plus tard. Une vidéo impressionnante montre les exactions supposées des Arméniens ainsi que le témoignage d’un prêtre orthodoxe de Bakou sur la liberté de culte dont les églises jouissent et la réparation de ce fabuleux patrimoine ancien dont ils se proclament si fiers.

Le même Journal des musulmans de France a plagié le texte de l’ambassadeur Mustafayev pour proclamer lui aussi la libération du Haut Karabakh qui ouvre

« Une nouvelle étape (…) dans l’histoire des églises chrétiennes en Azerbaïdjan – une étape de restauration après la destruction et les falsifications historiques, une étape de guérison des blessures, de la renaissance à la vie au nom de la paix et de la coopération entre toutes les religions d’Azerbaïdjan. »

Qui peut croire que l’Azerbaïdjan va financer la restauration du patrimoine arménien une fois qu’il aura vidé le pays de tous les Arméniens? Nous connaissons la rage dévastatrice de l’islam. Les mosquées couvriront le territoire du Haut Karabakh, effaçant la mémoire chrétienne et les racines religieuses de l’humanité comme la Turquie l’a fait en deux génocides sanglants.

Mais de toute cette propagande, nous avons une leçon à tirer et elle compte : les musulmans ont admis l’existence d’une chrétienté albanienne fort ancienne, assez ancienne pour confirmer une première évangélisation très ancienne, apostolique, que la tradition orientale a maintenu vaille que vaille.

Et nous, qu’attendons-nous pour l’intégrer dans notre hellénistique vision d’un catholicisme romain qui a oublié ses racines orientales.

Les Mousquetaires débarquent à la Cité de l’Histoire

Après Victor Hugo, qui permettait de revivre les évènements du XIXe siècle, la Cité de l’Histoire, située sous l’arche de la Défense, vient de lancer un spectacle en projection vidéo à 360° qui permet de vivre de façon immersive le Siècle d’or, à travers les Mousquetaires du roi. Plongez le temps du spectacle au coeur du XVIIème siècle, une époque où l’honneur, le courage et l’amitié étaient plus forts que jamais.

Au sein d’une vaste arène de forme elliptique, chacun se place où il veut pour admirer le spectacle qui se déroule tout autour des spectateurs. Le vidéomapping, technique originelle d’Amaclio, épouse les reliefs des monuments et les met en valeur. De l’entraînement des Mousquetaires à l’hôtel Tréville aux parties enflammées de jeu de paume au palais des Tuileries, en passant par des soirées mondaines chez la marquise de Rambouillet et des rencontres avec le grand ministre Richelieu, chaque instant vous plongera au cœur de Paris du XVIIe siècle. Ce spectacle est programmé jusqu’à début avril. En famille, n’hésitez pas à préférer cette sortie le week-end, durant lequel la troupe “la Garde des Lys” vous régalera, entre les séances, de ses combats et acrobaties !

Outre cette expérience d’une quinzaine de minutes, également disponible en anglais, les visiteurs peuvent toujours suivre le parcours grandeur nature La Clef des siècles, qui invite à remonter le temps à travers l’histoire de France. Des technologies de pointe permettent de démultiplier les sensations, pour un réalisme époustouflant. Température, humidité, sons, textures, courants d’air, mouvements… l’expérience est multiple. Petits et grands redécouvrent leur histoire à taille réelle.

Enfin, le Couloir du temps, frise chronologique géante, numérique et interactive, reste accessible en continu au sein de la Cité de l’Histoire. Très visuelle, cette frise permet de découvrir librement 400 dates majeures de l’histoire du monde. Dans un espace en libre déambulation, 25 bornes tactiles sont à disposition du public et servent de support à une projection interactive pleine de surprises.

Argentine : le candidat Javier Milei, pro-vie, défend la liberté scolaire des parents

Dimanche 22 octobre, les Argentins votaient au premier tour de l’élection présidentielle. Le second tour, qui se tiendra le 19 novembre, verra s’affronter le ministre de l’Economie centriste, Sergio Massa, et le candidat « anti-système », Javier Milei, surnommé le « Trump argentin ». Le ministre est arrivé en tête avec 36,3 % des voix, suivi par son concurrent avec 30,2 %. Patricia Bullrich, présidente de Proposition républicaine, est arrivée 3e avec 23%. Le report des voix de ses électeurs est crucial pour la victoire. Elle a revendiqué sa sympathie pour le candidat Javier Milei et son ambition de former une alliance avec lui…

Javier Milei est un libertarien de 53 ans, qui se revendique « hors système ». Il a fait des études d’économie avant de travailler pour la banque HSBC. En 2014, il se fait connaître en tant que chroniqueur économiste sur les plateaux de télé et de radio. Il est la personnalité la plus invitée par les chaînes argentines en 2018. Le personnage se fait remarquer par son agressivité et son franc-parler. En 2021, il n’hésite pas à traiter le maire de Buenos Aires, Rodrigo Hernandez Larrita, de « putain de gauchiste ». Il rentre en politique en 2021 lorsqu’il fonde son parti La liberté avance, avant d’être élu député de Buenos Aires en décembre de la même année.

Son rival, ministre de l’Economie et candidat du mouvement péroniste doit défendre un bilan catastrophique, 140 % d’inflation en 2023, plus de 40 % de la population considérée en état de pauvreté, les réserves de la Banque centrale au plus bas, une balance commerciale considérablement dégradée et un peso argentin menacé de dévaluation.

Javier Milei tient ses meetings de campagne sur fond de vidéos d’immeubles s’écroulant et d’explosions nucléaires. Il n’est pas rare de le voir monter sur scène avec une tronçonneuse, symbole de sa volonté de « tronçonner l’Etat ». L’économiste aime à ponctuer ses discours de « Vive la liberté, putain ! » ou « Nous sommes un phénomène mondial… Je suis le roi, je suis le lion ! »

Cet admirateur affirmé de l’ancien président américain Donald Trump a fait campagne sur la promesse de « mettre fin à la caste politique qui parasite l’Argentine ». Grâce à son caractère anticonformiste, Javier Milei a réussi à séduire une partie de la population désabusée par la classe politique classique, notamment les jeunes. Un succès qui se traduit notamment par une forte popularité sur les réseaux sociaux : 1,5 million d’abonnés sur Tiktok et plus de 3 millions sur Instagram.

« Nous devons faire une réforme intégrale (de l’Etat, ndlr) pour redevenir la première puissance mondiale que nous étions au début du XXe siècle ». En économie, il prône de « fortes coupes de budget dans l’État, des baisses d’impôts massives, une flexibilisation du droit du travail pour favoriser la création d’emplois ». Milei fustige les politiciens, les entrepreneurs et les journalistes, qui forme une « confrérie de voleurs qui ont appauvri le pays ». S’il est élu, il dit vouloir supprimer même la Banque centrale argentine, remplacer le peso par le dollar américain et privatiser les entreprises publiques déficitaires.

Pour réduire les dépenses de l’Etat, Milei préconise de supprimer les aides sociales, ainsi que les ministères de la Santé et de l’Éducation, du Développement social et de la Condition féminine. Mais aussi de réduire les budgets de tous les ministères sauf ceux de l’Armée et de la Sécurité. Il défend également un système de bons éducatifs distribués aux parents pour que « le budget de l’éducation aille aux parents plutôt qu’au ministère ».

Sur le plan social, l’ancien député ne mâche pas non plus ses mots :

« Lorsqu’on part d’un principe moral erroné, le résultat est immonde – comment peut-on considérer comme un droit acquis le fait de pouvoir tuer d’autres êtres humains ? En tant que libéral, je crois au droit illimité à la vie d’autrui, fondé sur la défense de la vie, de la liberté et de la propriété. Je défends la vie qui commence dès la conception. »

S’il est élu, Javier Milei prévoit d’interdire l’avortement, légalisé en 2020.

Brigitte Macron soutient clairement le projet de loi sur l’euthanasie

Contrairement à des échos qui font état de sa frilosité concernant la légalisation de l’aide active à mourir, Brigitte Macron soutient clairement le projet de l’exécutif. C’est ce qu’elle a récemment assuré, les yeux dans les yeux, à un ministre qui l’a sondée sur le sujet.

« Qu’est-ce que tu penses, toi, de ce projet sur la fin de vie ? – C’est très bien : il faut y aller ! »

“Je veux encore le croire” signifie : “je refuse de voir”

Charles Péguy écrivait :

Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit

Et ce n’est pas donné à tout le monde. Interrogé sur Radio J sur la compatibilité entre l’islam et la France, Alain Juppé, surnommé Ali Juppé, déclare :

« Est-ce qu’il y a une forme d’islam qui est compatible avec la République ? Je veux encore le croire. Parce que si la réponse est non à cette question, cela veut dire qu’il y a 4 à 5 millions de Français musulmans qui n’ont pas la place chez nous. ET on ne peut pas l’accepter. Cest aux musulmans de dire : nous, nous sommes prêts à respecter la laïcité. Crest la liberté d’expression, de religion, de pratiquer sa religion ou de ne pas la pratiquer. Mais en même temps cela veut dire que la religion n’impose pas sa loi dans la sphère publique »

Cette formule définit ce que font nos politiques depuis des décennies : mettre la tête dans le sable, refuser le réel et se caler sur ce qu’ils ont envie de croire. Dire : “J’ai envie de le croire”, c’est dire : je refuse de poser sérieusement la question.

Livre Noir a infiltré Utopia 56, l’asso pro-migrants

Livre Noir a infiltré Utopia 56 pendant 2 mois. Une journaliste révèle dans une vidéo d’une dizaine de minutes le fonctionnement de cette association pro-migrants et son recours à la fraude :

« On va tout faire pour vous faire reconnaître mineur, même si vous ne l’êtes pas »

« Pour un migrant, un acte de naissance pour attester qu’il est mineur coûte 10€ à Barbès »

« Les mineurs non accompagnés dont s’occupe UTOPIA 56 ne sont en réalité pas mineurs. L’association utilise les migrants à des fins politiques »

« Lors de mon infiltration à UTOPIA 56, je n’ai vu qu’une seule femme migrante »

« Il ne faut pas donner nos numéros de téléphone aux migrants car on risquerait de recevoir d’incessantes demandes en mariage »

« Des migrants ont expliqué que dans leur pays d’origine, la télévision vendait la France comme le pays des aides »

L’association prive les migrants de logements le soir des manifs pour être sûrs qu’ils se rendent sur place avec les pancartes fabriquées pour eux

Ne soyons pas des chiens muets, face à l’Etat laïcard, mais aussi à l’intérieur de l’Eglise

Mgr Marc Aillet, évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, vient de publier un ouvrage sur la crise de l’Eglise intitulé Le Temps des saints et nous appelant, par son sous-titre, à ne pas être des chiens muets.

« La crise de l’Église ne fait que commencer ! » affirmait déjà en 1969 Joseph Ratzinger, alors professeur de théologie. À plus de 50 ans de distance, ces paroles sont devenues prophétiques : derrière la crise des abus sexuels, existe une grave crise de la foi et de la morale qui affecte particulièrement le Peuple de Dieu. Cet ouvrage, sous la plume d’un successeur des Apôtres, soucieux, en communion avec le Pape et tous les évêques, de « garder fidèlement la foi catholique reçue des Apôtres », a pour objet de donner une parole d’autorité pour fortifier la foi des fidèles, parfois ébranlée, sur le mystère de l’Église, le sacerdoce, la formation de laïcs et la mission prophétique de l’Église.

La conviction qui traverse cet essai est d’abord que les vrais réformateurs de l’Église, ce sont les saints ! Parce que l’Église est un mystère de communion missionnaire, son avenir passera, non par une préoccupation excessive de ses structures et de son fonctionnement, ni par le souci de s’adapter aux évolutions du monde, mais par une pastorale renouvelée de la sainteté qui trouve son expression achevée dans le témoignage rendu à la Vérité.

L’auteur rappelle notamment, à rebours de l’idéologie laïcarde ambiante, que la loi de Dieu est supérieure à la loi des hommes :

Dans une société où l’on vit sous le régime de la séparation des Eglises et de l’Etat, mais où c’est toute la société qui tend à se laïciser, le projet de Dieu sur l’homme et la société demeurera toujours pour nous, chrétiens, supérieur à la loi des hommes ou de la République, en particulier ce que Benoît XVI appelait les “principes non négociables”. […] Comme [les apôtres], dans une société contemporaine qui, au mieux nous ignore, au pire nous muselle, il nous faut parler haut et fort, quand bien même cela nous serait interdit, quand bien même il nous faudrait aller en prison et mourir martyrs à cause de cela.

Mgr Aillet va plus loin puisqu’il n’hésite pas à se placer en dissidence avec une certaine idéologie du dialogue qui a vérolé les strates de l’épiscopat français. Le chien muet n’est pas seulement celui qui se tait, par peur ou par lâcheté, mais aussi celui qui recours systématiquement au dialogue doucereux avec les autorités. Il déplore notamment que l’Eglise de France, ait accueilli par un tonnerre d’applaudissements le discours d’Emmanuel Macron en avril 2018 aux Bernardins, dénonçant un piège tendu à la veille de la présentation du projet de loi bioéthique.

En outre, revenant notamment sur la déclaration du pape François lors d’un entretien, dans lequel il se prononçait en faveur d’une sorte de protection civile pour les couples de même sexe, Mgr Aillet écrit que

une telle parole n’a évidemment pas de caractère magistériel, ni dans la forme – le pape n’y exerce pas son magistère authentique – ni dans le fond – et pour cause, puisqu’elle est en contradiction avec le magistère ordinaire et universel. Le pape François n’a d’ailleurs jamais prétendu imposer à l’assentiment des fidèles des propos de circonstance, ni leur donner le poids de son autorité de successeur de Pierre, à qui le Christ a précisément confié la mission de confirmer ses frères dans la foi.

Ainsi, tout en demeurant fidèle au Siège apostolique et en conservant une attitude a priori de bienveillance filiale par rapport à l’enseignement du pape, et puisque le magistèreère ordinaire et universel de l’Eglise n’est pas formellement engagé, il est donc légitime d’exprimer respectueusement son désaccord […]

Canada : les aumôniers militaires ne peuvent plus utiliser le mot « Dieu » dans les prières publiques

Le ministre de la Défense nationale a expliqué que les prières publiques devaient « refléter la diversité spirituelle et religieuse des Canadiens ».

Plusieurs membres des Forces armées canadiennes (FAC) se sont inquiétés, après avoir été informés qu’ils ne devraient pas faire appel à Dieu pendant les prières publiques afin de donner la priorité à l’inclusivité et à la « diversité », quelques semaines avant le jour férié national du 11 novembre, le jour du Souvenir.

« En un mot, ce changement est le suivant : abolir Dieu de la place publique ».

« La liberté de religion, je le crains, est lentement remplacée par la liberté de ne pas avoir de religion ».

Une note de service du 11 octobre signée par l’aumônier général Guy Belisle demande aux aumôniers canadiens « d’adopter une approche sensible et inclusive lorsqu’ils s’adressent publiquement aux membres des forces armées ».

« Bien que la dimension de la prière puisse occuper une place importante pour certains de nos membres, nous ne prions pas tous de la même manière ; pour certains, la prière ne joue aucun rôle dans leur vie ».

Les chefs spirituels sont invités à

« tenir compte du fait que certains objets ou symboles peuvent causer de l’inconfort ou des sentiments traumatisants lorsqu’ils choisissent les vêtements qu’ils portent lors d’occasions publiques ».

Le porte-parole du ministère de la Défense nationale a déclaré que les aumôniers qui prononcent des réflexions lors de cérémonies militaires publiques et obligatoires « ne doivent pas utiliser le mot “Dieu” ou d’autres références à une puissance supérieure telle que “Père céleste” » afin de « s’assurer que tous se sentent inclus et capables de participer à la réflexion, quelles que soient leurs croyances ».

Les aumôniers militaires doivent en outre « tenir compte de l’analyse fondée sur le genre (Gender Based Analysis – GBA+) » dans leurs réflexions, expliquant que le GBA+ est un « cadre d’analyse que [les responsables] utilisent pour réexaminer leurs politiques dans l’ensemble de l’organisation » afin de promouvoir l’équité dans le contexte de l’idéologie du genre.

Cette nouvelle directive repose sur la décision de 2015 de la Cour suprême du Canada Mouvement laïque québécois v. Saguenay (Ville), qui a déclaré que « L’État doit plutôt rester neutre » en matière « de religion et de croyances ».

Recension d’un livre : Le Trésor des Randols », « une somme sur ce que représente la Chrétienté »

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

En 2022, les moines de Randol ont édité « Le Trésor des Randols », qui se veut comme « une somme sur ce que représente la Chrétienté », selon l’expression de madame Judith Cabaud. Chrétienté fondée sur la famille, dans le cadre de la vie d’un village.

Il a été récompensé par l’Académie des Arts, Sciences et Belles-Lettres de Clermont-Ferrand en janvier 2023, et le Père Albert-Marie Crignon en a fait une recension dans la revue Sedes Sapientiae, d’avril 2023, que vous trouverez ci-après.

En février 1976, Mme Guittard, dernière habitante du petit village de Randol, en Auvergne, confie à une amie, hôte du monastère : « J’ai un trésor, mais il ne faut en parler à personne ». Ce trésor, c’est la sagesse paysanne et profondément chrétienne des habitants de Randol. Mme Guittard l’avait reçu de sa mère et surtout de sa grand-mère, Marie Savignat, avec la mission de ne pas le laisser perdre :

« Quand je ne serai plus là, il faudra continuer à faire vivre le Trésor, à l’aimer. Le Trésor, il est fait des choses de tous les jours, de tous les temps. C’est en restant tout près des choses, en vivant avec elles qu’on est heureux. (…) Le Trésor, c’est Celui qui conduit tout qui nous l’a donné » (p. 471).

Mais à qui le transmettre, désormais ? Deux ans avant sa mort, survenue en 1980, Mme Guittard reçoit la réponse de Notre-Dame d’Orcival : les moines bénédictins, établis à proximité du village depuis 1971, seront ses héritiers.

Ce livre, édité par les moines de l’abbaye de Randol, est le recueil des souvenirs de Mme Guittard sur la vie de son village, dans la première moitié du XXe siècle. Un premier chapitre présente le village et ses habitants depuis la fin du XIXe siècle. Les deux chapitres suivants sont consacrés à l’art des plantes et à la vie avec les animaux. Un long chapitre évoque ensuite les « biens spirituels », tout ce qui donne son sens et son prix à la vie commune. Le chapitre suivant évoque la prière des Randols, au fil de l’année liturgique. Le dernier chapitre est consacré à la manière dont on assistait les malades et les mourants, avant de les conduire au « champ du repos ».

Le village de Randol et ses habitants

Randol est un tout petit village d’une vallée de l’Auvergne. Il n’a jamais compté plus de quelque 80 habitants. On s’efforçait d’y vivre en autarcie. Presque tous les meubles et les ustensiles domestiques étaient faits par les habitants, avec toujours le souci qu’ils fussent à la fois beaux et utiles. Ils étaient faits pour durer et se transmettre d’une génération à l’autre.

Dans le premier chapitre, consacré aux familles du village, se détache la belle figure de Madame Savignat, dite « grand-mère Marie ». Elle était née le 10 novembre 1843, dans une famille de treize enfants. Elle-même n’aura qu’une fille. Ayant appris à lire, en latin d’abord, puis en français, auprès du prêtre desservant le village, elle connaitra beaucoup de prières dans les deux langues et pourra diriger les vêpres, le chemin de croix, le chapelet. Elle sera aussi la gardienne vigilante du trésor : dès l’âge de neuf ans, sa mère lui redit tout ce qu’elle avait appris de sa propre grand-mère. Celle qui sera bientôt, pour tous, « grand-mère Marie », aimera à réunir souvent les enfants du village, pour leur apprendre à ouvrir leurs yeux et leurs cœurs aux beautés de la Création, à pratiquer les vertus, et surtout à prier. Grand-mère Marie est partie pour la « patrie des anges », dans la nuit du 12 octobre 1938. Le lendemain, on la trouva étendue, morte, sur son lit, dans ses habits du dimanche. Une main repliée sur son cœur, elle tenait la statue de la Vierge au cœur immaculé. Dans l’autre, son chapelet. Sur une chaise, à côté du lit, son linceul. C’est ainsi qu’après avoir tout préparé elle-même, elle s’en alla, « avec l’humilité du perce-neige et la simplicité de la violette », comme elle aimait dire.

Les fleurs et les bêtes

La vallée de la Monne, où se trouve le village de Randol, est justement très riche en fleurs. C’est pourquoi on y a développé, depuis longtemps, l’art de cultiver les plantes. On s’émerveille, à la lecture des notices, classées par ordre alphabétique, de tout ce que les Randols savaient faire avec les plantes : infusions, potages, compresses, cataplasmes… Beaucoup des herbes utilisées à Randol avaient un nom populaire charmant et édifiant : l’oseille, qui fleurit en temps pascal, est « herbe de l’alléluia », le plantain est « herbe de saint Joseph »… Le respect et l’amour de la création, le sens de la responsabilité envers toutes les créatures, éclatent dans ces pages pleines de sagesse pratique.

Les animaux, à Randol, n’étaient pas seulement d’utiles serviteurs, c’étaient aussi des modèles à suivre… ou non, comme grand-mère Marie l’expliquait aux enfants. Le chapitre qui leur est consacré ne compte pas moins de trente-et-une leçons, tirées de la vie des bêtes. Ainsi, la petite hermine nous apprend la confiance en Dieu, l’écureuil, la prévoyance et le discernement, les oiseaux savent regarder et se taire, par exemple quand Toené, le simple du village, se met en colère. Mais gardons-nous des sottes vanteries de la pie voleuse ou de l’indocilité des chèvres, qui n’écoutent rien ! Et surtout, retenons, avec grand-mère Marie, ce que seuls les hommes savent faire et qui est très important : « Il n’y a que les hommes qui font un sourire ».

Les biens spirituels

Le quatrième chapitre, sur les biens spirituels, nous conduit au cœur de la sagesse de Randol. C’est un domaine inépuisable. On y apprend comment on doit respecter son corps, sans paresser ni s’épuiser, se garder des « mauvais compagnons », que sont la rancœur, la haine, le désespoir. Savoir aider son prochain, pardonner les injures, vivre avec les bons et les moins bons, donner sa place à chacun. L’histoire du pèlerinage à saint Jacques de Compostelle, accompli par un Randol au XVIIe siècle, pour le salut de tout le village, est spécialement touchante. Ces gens simples n’étaient pas quiétistes pour un sou. Ils ne ménageaient pas leur peine pour s’assurer le pain quotidien et transmettre les biens de l’âme. Mais ils avaient conscience que, sans l’aide du Seigneur, tous les efforts humains resteront vains. On sent la splendeur de la sagesse catholique dans cette alliance constante du naturel et du surnaturel.

La vie liturgique à Randol

Dans ce village, chrétien, la vie s’écoulait « comme le lait », au rythme des saisons, des travaux agricoles et du calendrier liturgique. Il n’y avait pas d’église, mais on priait au calvaire du Coudet. On y chantait les vêpres, le dimanche et aux grandes fêtes. On faisait le chemin de croix en Avent et en Carême. La prière n’était pourtant pas limitée aux célébrations liturgiques. Au village, comme dit Mme Guittard, on apprenait à dire « Jésus », « Marie », « Joseph », en même temps que « papa » et « maman ». On vivait en compagnie de son ange gardien et, en cas de trouble, on le « prenait par la main », selon le joli mot de grand-mère Marie. On priait en travaillant, on mettait un genou en terre et on se signait en entendant la cloche de l’Angélus de Cournols. On se tournait plusieurs fois par jour vers le cimetière de Liauzun, pour prier pour les âmes en peine. On comprend, à lire ce chapitre, que la foi était, pour les Randols, le « levain » de l’existence, et que la prière « allait avec la vie », comme le dit si justement Mme Guittard.

La Maladie et la mort à Randol

À Randol, bien mourir était la grande affaire de l’existence. Quand un habitant tombait malade et devait s’aliter, on veillait à ce qu’il ne manque de rien et ne soit pas isolé. Les femmes préparaient son panier de malade, des hommes venaient pour lui parler de la vie du village. Grand-mère Marie faisait prier les enfants, les encourageait à faite des sacrifices pour le malade, et surtout à garder l’espérance.

Si le cas s’aggravait, on prévenait le prêtre, sans attendre l’agonie. Mme Guittard se rappelle tous les détails des dernières cérémonies qui devaient préparer le mourant à partir. Grand-mère Marie apportait la « Vierge des mourants », la statue couronnée de Notre-Dame du Port. Dans ces moments, le malade n’était jamais laissé seul. « On ne quitte pas un mourant, on reste auprès de lui, on prie avec lui doucement et on l’entoure de beaucoup d’amour. Si vous saviez comme on a besoin d’être aimé à ce moment-là. (…) Quand la mort vient, le Mauvais est là, avec sa horde de petits qui livrent bataille pour faire perdre l’espérance ; (…) La mort, c’est un combat du corps, mais aussi un combat de l’âme » (p. 429). Le prêtre communiait le malade, donnait l’extrême-onction et restait prier avec lui. Les assistants priaient les litanies des mourants, le Libera me, le De profundis.

Une fois que la famille avait été « visitée par la mort », selon le beau mot de la famille Savignat, on allumait près du défunt un cierge ou une lampe à huile, pour rappeler que « le corps n’est plus, mais l’âme est bien vivante », comme disait le prêtre. Le plus âgé de la famille s’avançait devant la bière et disait, au nom de la famille : « En famille, faisons le pardon des injures, et demandons à être pardonnés » (p. 430). Puis, c’était la toilette du mort et la mise en bière. Les femmes se chargeaient d’envelopper le corps, d’une manière bien précise, fixée par la coutume, dans le linceul, un beau linge brodé, préparé longtemps à l’avance : « Même dans la mort, il faut savoir mettre du beau, il faut savoir honorer la mort, car celui qui part là-haut est une créature de Celui qui conduit tout » (p. 437). À Randol, les petites filles apprenaient à coudre et à broder dès l’âge de dix ans et leur grand-mère leur faisaient broder le linge qui serait leur linceul.

Le cercueil ayant été refermé et cloué, quatre ou six hommes se chargeaient du difficile transport jusqu’à l’église de Cournols, puis au cimetière. Tout le village se rendait aux obsèques, « car, devant la mort, rien ne résiste, et tout se pardonne » (p. 441). Enfin, venait la procession au « champ du repos » et là, le bel usage de « faire l’honneur de la terre » : le prêtre, puis les assistants, prenaient un peu de terre à deux mains, la gardaient un moment, puis la jetaient sur le cercueil, descendu dans la fosse. Au retour, on faisait halte auprès des croix du chemin, on jetait du sel béni pour éloigner le Mauvais. Tous ces gestes fixés par la coutume, cette ritualisation de la mort, montraient ce qu’elle est vraiment : un drame simple et profond, la dernière aventure de la vie, et la plus importante. « Il faut », disait Juliette Savignat, « apprendre à regarder sa mort avec la simplicité de la violette et la docilité de la fleur des champs, qui savent vivre et mourir ensemble » (p. 452).

Conclusion : garder notre trésor et vivre tout près des choses

En refermant ce beau livre, nous retiendrons deux choses. D’abord, que les chrétiens ont un trésor sans prix de doctrine, de morale, de sages coutumes. Il s’y trouve tout ce qu’il faut pour parvenir à la vie éternelle et à la résurrection, pour « tourna vieuvre », comme on disait à Randol. Veiller sur ce trésor, l’enrichir encore et surtout le transmettre, est une question de vie ou de mort, dans ce monde et dans l’autre. Ensuite, gardons précieusement la recommandation de grand-mère Marie. On peut être heureux en cette vie, même avec peu, mais à deux conditions : vivre « tout près des choses », rester en contact, par nos sens, avec les créatures de « Celui qui conduit tout », et ne pas oublier de nous adresser souvent à lui, pour louer, demander, remercier. « Il faut prier comme on respire, mes enfants » (p. 31). F. Albert-Marie Crignon

Vous pouvez commander ce livre sur : magasinrandol.com ; où vous trouverez les autres ouvrages des Éditions de Randol.

Et vous le procurer dans les abbayes suivantes : Notre-Dame de Randol (63) ; Notre-Dame de Fontgombault (36) ; Notre-Dame de Triors (26) ; Saint-Paul de Wisques (62) ; Sainte-Madeleine du Barroux (84) ; L’Annonciation du Barroux (84) ; et aussi sur Amazon, Fnac et auprès de votre libraire.

La gratuité des préservatifs : une mesure “emblématique” du projet de loi de finances

Vendredi 20 octobre, la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a rejeté le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2024. Un vote pour dénoncer l’« insincérité » du budget et la manque de financement de la santé.

Le rapporteur général du budget de la Sécurité sociale, Stéphanie Rist (Renaissance), a regretté « l’irresponsabilité » des oppositions qui ont ainsi rejeté des mesures « emblématiques » du projet de loi, comme la gratuité des préservatifs délivrés en pharmacie sans prescription aux moins de 26 ans. Le PLFSS proposait en effet

« d’inscrire dans le droit une prise en charge intégrale et sans ordonnance, déjà mise en œuvre par les caisses d’assurance maladie depuis le 1er janvier 2023 ». « La délivrance de préservatifs pour les moins de 26 ans a été multipliée par cinq entre janvier et juillet 2023 ».

Alors que l’examen du texte au Parlement est prévu en séance plénière à partir du mardi 24 octobre, plusieurs amendements ont été ajoutés vendredi soir par le Gouvernement afin d’adjoindre de nouvelles propositions, parmi lesquelles un amendement, qui propose d’accorder un « statut temporaire » pour cinq ans, éventuellement renouvelable, au cannabis thérapeutique. Le texte entend poursuivre l’expérimentation débutée en 2021 qui prendra fin le 26 mars prochain. Les médicaments à base de cannabis pourront ainsi être autorisés dans ce cadre, dans l’attente d’une autorisation de mise sur le marché par les autorités européennes.

Des députés ont eux aussi proposé des amendements vendredi. Parmi ceux-ci figurent un amendement des députés LFI demandant que le délai d’interruption volontaire partielle d’une grossesse multiple soit allongé de 12 à 14 semaines.

De son coté, Emmanuelle Ménard s’étonne de constater à la lecture du PLFSS « qu’aucune mesure législative n’est prise pour renforcer les soins palliatifs en France », alors que cette question est « d’une importance fondamentale pour notre société et pour tous ceux qui sont en fin de vie ». Une préoccupation également reprise par Justine Gruet (LR) qui a elle aussi interpelé le Gouvernement « sur le manque de moyens consacrés au développement des soins palliatifs », et par le groupe Écologiste-NUPES qui propose « d’augmenter le financement des soins palliatifs ».

Source : Gènéthique

“L’Église ne doit pas se préoccuper d’être moderne, mais d’être contemporaine : c’est-à-dire qu’elle doit répondre aux besoins réels de l’homme”

Le cardinal Angelo Bagnasco, 80 ans, a été, de 2016 à 2021, président du Conseil des conférences épiscopales européennes, qui réunit les présidents des conférences épiscopales de toute l’Europe. De 2007 à 2017, il a été président de la Conférence épiscopale italienne. Archevêque émérite de Gênes, doté d’une grande expérience pastorale, le cardinal Bagnasco a participé à plusieurs synodes et possède une connaissance approfondie de la réalité de l’Église, qu’il a expérimentée lors de nombreux voyages. Il a été interrogé dans le magazine Cardinalis. Extrait :

[…] L’Église ne doit pas se préoccuper d’être moderne, mais d’être contemporaine : c’est-à-dire qu’elle doit répondre aux besoins réels de l’homme, ceux qui habitent le fond du cœur, comme le désir non pas de satisfaction, mais de bonheur, le besoin de sens, les grandes questions qui traversent l’histoire et qui ne changeront jamais. Tout cela n’est pas répondu par la technologie, mais par la religion, par le Seigneur, qui a des paroles de vie éternelle. Des paroles de lumière qui nous font dire avec l’apôtre Pierre : Maître, loin de toi, à qui irions-nous ? Jésus n’a pas cherché le consensus, mais a proclamé la vérité. Et cela lui a coûté la vie !  Aujourd’hui, on a tendance à séparer la vérité de la personne du Christ : cette séparation réduit la foi à une émotion, et le Christ à un professeur de sagesse humaine, une philosophie qui doit être adaptée aux temps. Dieu est Amour, dit Jean, mais aujourd’hui nous ne croyons pas à l’amour, nous le transformons en poésie sentimentale et facile, en oubliant que l’autre nom de l’amour est sacrifice. Et c’est ainsi que nous trompons, surtout les jeunes. Nous avons tendance à oublier que si Dieu me révèle que c’est le but de mon existence, mais ne me dit pas comment y parvenir, ce n’est pas “bon”. Mais Jésus nous a aussi dit comment y arriver, comment vivre. Ce sont les implications éthiques : elles ne sont pas une doctrine abstraite, elles parlent de moi, de mon présent et de mon avenir. Il ne s’agit pas d’un refus dur et impitoyable, mais d’une description du chemin vers la vraie vie. La culture contemporaine a beaucoup de lumières, mais elle a mis le sujet au centre comme mesure de la vérité : elle a réduit l’homme à la volonté, affaiblissant la pensée. Et ainsi tout devient une opinion subjective et changeante. Dans ce contexte, on aimerait que l’Église se taise pour que les gens pensent qu’elle n’a rien à dire. Mais ce n’est pas le cas : si l’Église se taisait, elle n’aimerait pas le monde. Il ne s’agit pas d’être des juges ou de penser que nous sommes meilleurs, mais d’être fidèles à Dieu et à l’homme. Si les gens sentent que nous parlons ouvertement, mais avec amour, ils ne seront peut-être pas entièrement d’accord avec ce que nous disons, mais ils se sentiront aimés par nous et par Quelqu’un qui nous dépasse. […]

L’effondrement de la natalité est consécutif à la déconstruction de la politique familiale

Les AFC ont été reçues mardi 17 octobre à l’Élysée par Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, et Sarah Sauneron, conseillère solidarités, égalité femmes/hommes, lutte contre les discriminations, pour se faire entendre sur les questions de natalité et de fin de vie.

Il était important de faire prendre conscience à l’Exécutif que l’ampleur de l’effondrement de la natalité est consécutif à la déconstruction de la politique familiale. Si de 2012 à 2022 la France a perdu 100 000 naissances annuelles, elle s’apprête à en perdre quelques 50 000 entre 2022 et 2023. Les coups de boutoir successifs contre la politique familiale conjugués à la crise économique et la crise des modes de garde expliquent cette chute inédite. C’est cette réalité qu’illustre parfaitement l’étude réalisée par l’IFOP en juillet dernier à la demande des AFC : 50 % des personnes qui ont renoncé à avoir un premier enfant ou un enfant de plus, en auraient eu un si elles avaient pu prendre un congé parental.

Ce rendez-vous a été l’occasion de revenir sur le projet de loi relatif à la fin de vie qui se dessine pour la fin de l’année. S’il devait y avoir une loi, les AFC ont exprimé fortement l’importance de séparer les textes, l’un devant traiter des soins palliatifs et l’autre de la fin de vie. Ceci afin de ne pas prendre en otage la liberté de conscience des parlementaires.

Les AFC ont été également été reçues le 10 octobre au Conseil Supérieur des Programmes (CSP) pour une audition en vue de l’établissement de programmes d’éducation à la sexualité. Devant plusieurs responsables de cette institution dont son président, Mark Sherringham, les AFC ont rappelé l’absolue nécessité de respecter la liberté de conscience des familles et de leurs enfants, et affirmé que la ligne rouge était dans la description des pratiques sexuelles d’une part et dans la grille de lecture du genre d’autre part. Les AFC ont encouragé à mieux enseigner la physiologie des deux sexes sans l’ordonner à la seule prévention des grossesses et rappelé que la sexualité est faite pour l’amour du couple et pour la transmission de la vie.

Le CSP rendra son projet de programme en janvier 2024. Il sera publié en mars 2024 après avis du Conseil Supérieur de l’Éducation, et le programme EARS sera mis en place à la rentrée 2024.

Esclavagistes

Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, écrit dans Le Monde :

[…] Une forte proportion d’immigrés, peu ou pas formée, a du mal à s’insérer sur le marché du travail, si ce n’est pour y occuper des emplois précaires et constituer, malgré elle, un sous-prolétariat utilisé par une fraction du patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires. Une partie des « métiers en tension » en relèvent. Cela explique pour beaucoup que près de 40 % des immigrés nés en Afrique aient un niveau de vie inférieur au taux de pauvreté monétaire, et que 43 % soient en situation de privation matérielle et sociale, malgré les prestations sociales et les aides diverses. […]

Entre 2008 et 2023, les subventions aux associations immigrationnistes multipliées par 3

Analyse de l’IFRAP :

En étudiant le jaune « budgétaire » relatif aux associations annexé au PLF de l’année suivante qui publie les chiffres des subventions accordées par l’Etat, allouées aux missions “asile, intégration et immigration” et versées aux associations, avec 2 ans d’écart, il est possible de montrer que les augmentations de crédits accordées commencent véritablement à compter de 2016. Ils passent en effet de 8,6 millions d’euros à près de 306 millions d’euros. Un montant quasi-stable depuis 2010 si l’on excepte les années 2011 et 2012 où les subventions aux associations avaient atteint respectivement 42 et 45 millions d’euros. Mais à partir de 2016 les montants décollent passant de 306 millions d’euros à près de 981,2 millions d’euros en 2022.

Entre 2008 et 2023, les subventions aux associations multipliés par 3

Comme le relève fort pertinemment la réponse à une question écrite ministérielle posée par la sénatrice Nathalie Goulet[1] « près de 1.350 associations ont été subventionnées ou rémunérées pour plus de 750 millions d’euros. Elles agissent dans trois domaines de la mission (…) » en tant qu’opérateurs associatifs auxquels l’Etat confie des missions

    • En matière d’asile : d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement qui leur sont déléguées dans le cadre

    • En matière d’intégration : en assurant la continuité du parcours personnalisé d’intégration (réfugiés inclus) via la signature d’un contrat d’intégration républicaines avec l’OFII, mais aussi en matière d’accompagnement des étrangers dans leur accès aux droits, au logement, formation professionnelle et insertion, formation linguistique et santé.

    • En matière d’immigration : accueil, accompagnement des étrangers maintenus en zone d’attente aéroportuaire, assistance juridique aux CRA, et dont les financements s’ajoutent à ceux du fonds FAMI (Fonds européen Asile, Migration, Intégration).

L’ensemble de ces missions déléguées sont réalisées par les associations après sélections suivant des appels d’offre, suivant des appels à projets annuels de niveau national ou territorial (régional ou local) via des contrats territoriaux passés avec les collectivités ou les préfets en matière d’intégration.

Mais des taux d’exécution des OQTF en baisse drastique sur la même période

Or, alors même que l’argent finançant les associations auxquelles sont déléguées des missions de service public concourant à la réalisation la mission budgétaire Immigration, Asile et intégration, croît de façon continue depuis 2016… le taux d’exécution des OQTF (obligations de quitter le territoire français) diminue drastiquement. Certes le taux d’exécution 2022 est provisoire et atteint 6,9% sur 6 mois[3]), mais en 2012 par exemple, celui-ci était encore de 22,3%, sa chute progressive débutant à compter de cette date pour atteindre un minimum de 6% en 2021.

L’effet ciseaux est donc patent et devrait interroger les pouvoirs publics sur la pertinence de financements accordés à des associations qui pour certaines via des conseils et recours juridiques incessant aboutissent à effondrer le taux d’exécution des OQTF, dont la mauvaise dynamique ne repose pas uniquement sur la non-délivrance de laisser-passer consulaires à la main des pays d’origine.

Agnès Verdier-Molinié, Directrice de la Fondation iFRAP, écrit dans Le Figaro :

La Cimade, le Mrap et RESF touchent des subventions publiques. Pour la Cimade, les montants sont d’ailleurs impressionnants : en 2022, c’est presque 6,5 millions d’euros de fonds publics qui lui ont été versés. Et le plus incroyable est que le montant le plus important vient du ministère de l’Intérieur, avec 2,6 millions d’euros, et des préfectures, pour le compte de l’État, avec 2,5 millions. Des fonds publics qui aident notamment les familles à faire recours sur recours quand leurs demandes d’asile sont rejetées par l’Ofpra. Et ce, car l’État leur délègue «l’assistance juridique aux étrangers en situation irrégulière» ! Cherchez l’erreur…

Allons-nous continuer longtemps à accepter un système extrêmement généreux et coûteux pour nos finances publiques, qui finance une casuistique juridique exponentielle – nationale et européenne – aboutissant à ce que les décisions d’expulsion nécessaires et évidentes pour notre protection n’aboutissent jamais ? Réfléchissons aussi à réduire drastiquement les avantages sociaux aux profils radicalisés : il serait possible de supprimer l’attribution de logements sociaux et l’accès aux soins et à l’école pour tout fait de terrorisme, de radicalisation ou d’apologie du terrorisme.

On pourrait se poser aussi la question de revenir sur le droit d’asile conventionnel et constitutionnel avec un pouvoir discrétionnaire du ministre de l’Intérieur sur la police des étrangers, comme c’était le cas au début de la Ve République. De grâce, simplifions et encadrons les recours et conditionnons l’aide apportée à une véritable volonté d’intégration et de respect de la France et de ses citoyens contribuables, qui donnent beaucoup pour recevoir des coups de couteau en retour.

La réforme liturgique vue par un théologien orthodoxe russe : un obstacle à l’oecuménisme

Extrait d’une réflexion intéressante d’un théologien orthodoxe russe, Alexander Adomenas, à propos de la réforme liturgique « latine » , intitulée “Une réflexion sur les réformes liturgiques de l’Église catholique romaine dans une perspective œcuménique” :

[…] La Liturgie sacrée, le culte divin, est le fondement de l’Église. Sans le culte, sans l’Eucharistie, l’Église ne peut exister. En effet, tout au long de l’histoire, l’Église s’est rassemblée autour du sacrifice eucharistique. Bien sûr, toutes les Églises historiques ayant une succession apostolique ont créé leurs propres rites liturgiques autour de l’Eucharistie, sur la base desquels l’Église a travaillé à travers ses membres pendant de nombreux siècles, en acceptant organiquement les aspects nouveaux et en rejetant ce qui est étranger. La liturgie est la physionomie, la manifestation de l’Église, son incarnation visible dans le monde.

Tout changement forcé et inorganique peut entraîner de très grands bouleversements. L’Église orthodoxe russe en a fait la tragique expérience. Au XVIIe siècle, le patriarche orthodoxe russe Nikon a décidé de rompre la tradition liturgique russe qui s’était développée pendant 500 ans, en imposant de force une tradition grecque similaire, mais formée dans un contexte historique différent. Les autorités de l’État et de l’Église de l’époque ont mis en œuvre ces réformes par la force, en arrêtant et en tuant tous ceux qui n’étaient pas d’accord. Cela a conduit un tiers de l’Église russe à entrer en schisme, un schisme qui n’a toujours pas été guéri à ce jour. De plus, comme il y avait peu d’évêques dans l’Église russe à ce moment-là – un seul n’était pas d’accord avec la réforme et s’est finalement séparé – les Vieux Croyants ont été marginalisés et certains d’entre eux ont perdu la prêtrise et les sacrements.

L’expérience amère de l’Église orthodoxe russe a été soit inconnue, soit ignorée par l’Église catholique au XXe siècle. Pour une raison ou une autre, les autorités de l’Église catholique de notre époque ont décidé de modifier la liturgie. Il n’y a rien de mal à modifier un rite. Ceux qui sont plus ou moins familiers avec les principes de la liturgie comparée d’Anton Baumstark savent que les changements dans n’importe quel rite sont la norme de la vie de l’Église. Mais les changements rituels ne fonctionnent bien que lorsque, premièrement, ils sont nécessaires, c’est-à-dire lorsque ces changements sont appelés à éclairer plus complètement l’un ou l’autre aspect de la vie de l’Église, et deuxièmement, et c’est le plus important, lorsqu’ils se produisent dans le cadre de l’enseignement de l’Église et du rite liturgique valide existant.

L’objectif des réformes liturgiques des années 1960 était noble : raviver la participation du peuple de Dieu à la Sainte Eucharistie. L’objectif est bon et, en fait, nécessaire. Pourtant, au lieu d’inciter le peuple de Dieu à une participation plus vivante et plus active à l’Eucharistie – par des chants communs, des réponses aux exclamations du prêtre, voire une modification légère et organique de l’ordre de la Sainte Messe – l’autorité ecclésiastique de l’Église catholique a décidé de changer radicalement à la fois l’ordo de la Messe et le rite latin dans son ensemble. Et ce, en dépit du fait que les décisions du Concile Vatican II indiquaient elles-mêmes que les changements devaient être très équilibrés et délibérés : “Afin de conserver la saine tradition, tout en laissant la voie ouverte à un progrès légitime, on procédera toujours à un examen attentif de chaque partie de la liturgie que l’on veut réviser. Cette recherche doit être théologique, historique et pastorale… Il ne doit pas y avoir d’innovations à moins que le bien de l’Église ne l’exige réellement et certainement ; et il faut veiller à ce que toutes les nouvelles formes adoptées se développent d’une certaine manière organiquement à partir des formes déjà existantes”.

Cette norme de la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium a-t-elle été appliquée correctement ? Les faits eux-mêmes disent le contraire. Prenons, par exemple, l’Offertoire (une partie de l’Ordo de la Messe durant laquelle le pain et le vin sont apportés à l’autel avec des prières en vue de la consécration). Il a été complètement réformé. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi il fallait le faire. En regardant le nouveau rite de l’Offertoire, on ne voit pas du tout quel type de “recherche théologique, historique et pastorale” a été effectué sur les instructions directes du Concile pour introduire ce changement. Pourquoi ne pas se tourner vers les anciens missels romains, où l’on trouve diverses formes anciennes pratiquées dans le rite latin ? Pourquoi composer de nouvelles prières, manifestement empruntées aux Berakhot juives ? Pour montrer le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament ? Je suis sûr que tous les prêtres qui célèbrent la liturgie connaissent ce lien. Pour faire revivre les éléments du culte juif ? À l’exception des éléments apportés par les premières générations après les apôtres, l’Église n’a jamais eu dans son histoire une telle tendance à la judaïsation. Reconnaître l’importance du judaïsme et commencer à honorer les juifs comme leurs “frères aînés” ? Je crains que 99,9% des juifs n’aient aucune idée de l’existence de cet élément dans la messe catholique. En d’autres termes, nous ne voyons tout simplement pas de fondement pastoral, théologique ou historique à ce changement dans le rite de l’Offertoire ; il n’a pas non plus émergé organiquement de quelque chose qui existait déjà ; il n’était pas non plus véritablement et certainement nécessaire.

De plus, la prière centrale de la Messe est le Canon eucharistique. Dans le rite byzantin, deux canons eucharistiques sont utilisés comme norme – celui de saint Basile le Grand et celui de saint Jean Chrysostome. Ces canons eucharistiques sont utilisés par l’Église depuis plus de 1.500 ans. L’Occident disposait du Canon romain, d’une ancienneté et d’une centralité similaires. De nos jours, l’Église catholique a emprunté une voie totalement différente, celle de la composition de nouveaux textes pour le Canon eucharistique. En même temps, les partisans du Nouveau Rite soulignent que les nouvelles prières eucharistiques ont été écrites sur la base d’anciens textes orientaux. Mais toute personne plus ou moins versée dans la science liturgique verra que cette similitude est en fait assez éloignée et que les nouvelles prières eucharistiques du rite romain sont de nouveaux textes qui ne sont sanctifiés ni par l’usage qu’en a fait la tradition, ni par l’enseignement de l’Église, et qui semblent même parfois aller à l’encontre de celui-ci. Pourquoi a-t-on fait cela ? Je reste silencieux sur le lectionnaire et le calendrier liturgique entièrement redessinés et sur le système modifié de l’Office divin et des propres – des textes en quelque sorte écrits par des saints et sanctifiés par le temps, mais qui ont cessé de résonner au cours de la liturgie catholique. Ils n’ont tout simplement pas trouvé leur place dans le nouveau rite.

Pourquoi cela a-t-il été fait ? Pourquoi la réforme a-t-elle été si radicale ? Nous trouverons la réponse en nous penchant sur les auteurs de la réforme et sur ce qui les a inspirés. Pour réaliser la réforme des livres liturgiques, la Commission s’est ouvertement appuyée sur l’expérience du culte protestant, s’inspirant de la théologie protestante de l’Eucharistie (Cène, repas, communauté…) pour introduire des changements. L’Église catholique a ainsi délibérément rejeté sa propre expérience, son héritage, rejeté l’expérience des Églises orientales qui ont préservé une compréhension vivante de l’Eucharistie comme liturgie du Corps et du Sang du Sauveur, pour s’engager sur la voie de la théologie protestante, dont les adeptes non seulement ne croient pas à la présence eucharistique réelle et véritable du Corps et du Sang du Christ, mais ont même créé leurs propres rites cultuels en opposition à la messe catholique.

Souvent, ce changement est expliqué par l’idée de l’œcuménisme, en disant : “Voici que notre liturgie s’est rapprochée de celle des protestants et que nous sommes désormais plus proches d’eux.” En est-il vraiment ainsi ? Les protestants croient-ils que les catholiques sont devenus plus proches d’eux en raison de leur approche extérieure de la liturgie ? C’est loin d’être le cas. Dieu merci, malgré la forme extérieure déficiente, l’essence de l’Eucharistie en tant que présence réelle du corps et du sang de Jésus-Christ dans le sacrement est restée ferme dans la doctrine officielle de l’Église catholique. Pour un protestant, la célébration eucharistique n’est qu’un souvenir de la dernière Cène, contrairement aux Églises orientales, où l’on a toujours cru que nous participions réellement au corps et au sang du Christ. Chaque prêtre et fidèle orthodoxe dit avant la Sainte Communion : “Je crois que ce qui est dans le calice est ton vrai sang”. Les protestants comprennent cette différence, de sorte que la réforme liturgique de l’Église catholique n’a pas entraîné de véritable rapprochement. C’est-à-dire que les catholiques n’ont rien gagné, mais ils ont beaucoup perdu.

Non seulement les autorités de l’Église catholique ont créé un nouveau rite de la messe, mais elles ont immédiatement et incroyablement interdit l’utilisation de l’ancien rite consacré. En effet, les cinquante dernières années ont été une lutte pour les personnes qui voulaient utiliser l’ancien rite, dont les origines remontent à l’époque de saint Grégoire le Grand et qui a été vécu et expérimenté par presque tous les saints d’Occident depuis lors. Ce fut une lutte pour obtenir le droit d’être fidèle à ce rite des saints. Cinquante ans d’humiliation, de dérision et de tentatives pour survivre. Le pontificat actuel a déclaré en substance que l’ancien rite n’avait pas le droit d’exister et que le fait qu’il soit désormais autorisé à être utilisé n’était qu’une mesure temporaire. En quoi les autorités de l’Église catholique d’aujourd’hui sont-elles différentes de celles qui ont imposé la marginalisation des vieux croyants en Russie ?

Les autorités actuelles de l’Église catholique disent que les catholiques n’ont qu’une seule messe, qu’un seul rite. Elles essaient même de pervertir et de “diversifier” ce rite unique pour plaire à l’époque actuelle. On constate souvent que de nombreux prêtres de l’Église catholique célèbrent le nouveau rite de la Messe ad libitum, insérant des changements et des ajouts de leur propre initiative, en faisant appel à de prétendus objectifs pastoraux ; ils peuvent changer la Messe d’une manière ou d’une autre, sans parler de la liturgie dans le Chemin néocatéchuménal et le Mouvement charismatique, ou des inculturations proposées.

En définitive, qu’avons-nous ? Liturgiquement, le catholicisme s’est égaré. Il est allé à la rencontre des protestants, leur tendant les bras, et les protestants se sont détournés et sont allés plus loin, vers le sacerdoce féminin et, en général, vers la dilution de l’idée même de christianisme. Le catholicisme s’est retrouvé avec des bras vides et tendus. Il ne s’est pas rapproché des protestants (même si, dès le départ, il aurait dû être clair que cette approche était irréaliste). Simultanément, le catholicisme s’est éloigné de l’Orient, qui s’appuie sur la Tradition ; en fait, il est allé si loin que la ligne rouge entre le protestantisme et le catholicisme est aujourd’hui diluée dans l’esprit des orthodoxes, qu’il s’agisse de théologiens ou de simples croyants.

Bien entendu, je n’appelle à aucune action spécifique, ce serait trop présomptueux. J’ai simplement voulu partager la douleur qu’éprouve un croyant orthodoxe dont la foi est fondée sur la Tradition sacrée lorsqu’il regarde l’Église catholique d’aujourd’hui. Cependant, je veux croire que le Christ, qui désire l’unité de ses disciples, ramènera dans la communion les Églises historiques d’Orient et d’Occident avec la succession apostolique, les unira avec l’amour qu’avaient les saints qui ont créé ce trésor de foi et de liturgie – la vie éternelle et impérissable de l’Église, fondée sur la Tradition sacrée dans l’Esprit Saint.

3 hommes achètent 2 enfants pour 170 000 $

3 hommes habitant Los Angeles ont dépensé 170 000 dollars pour « obtenir » deux enfants :

  • 18 200 $ pour une première agence d’adoption en 2019, sans succès, puis 13 000 $ pour engager un avocat en 2021 « afin de pouvoir commencer à chercher des candidats à l’adoption privée », ainsi que 7 000 $ pour un avocat dans l’Etat où Tegan est née. Ils ont également dépensé 6 000 $ en annonces sur Google et 4 000 $ pour les services sociaux californiens. La procédure a duré 4 ans et coûté « plus de 48 000 dollars ».
  • Les hommes ont commencé à envisager d’avoir recours à la GPA « à peu près au même moment en 2019 ». Ils ont « déboursé 86 000 $ pour cinq transferts d’embryons » avec une première agence. Aucun des transferts n’a réussi. La deuxième agence leur a demandé plus de 110 000 $. L’entreprise de Mitch, qui travaille dans la finance, a pris en charge 70 000 $.

« Ces coûts n’incluent même pas les frais de déplacement pour l’adoption et la maternité de substitution. Ils n’incluent pas non plus les frais d’agence et d’avocat que nous devrons encore payer en décembre pour notre deuxième enfant », précisent les trois hommes.

Ils dressent le bilan : « Au total, nous avons dépensé plus de 170 000 dollars de notre poche jusqu’à présent ».

Pauvres enfants.

Source : Gènéthique

Instruction en famille : l’ONU condamne la France

Communiqué de l’association Liberté éducation

Alors que notre association Liberté éducation a participé au Sommet du Global Home Education Exchange ce week-end à Zagreb, réunissant des organisations qui promeuvent l’école à la maison dans toute l’Europe, l’ONU vient de condamner la France sur la violation potentielle du principe de nécessité et de proportionnalité de la nouvelle loi française régissant l’instruction en famille, reconnue comme aussi importante que l’école privée sous contrat et hors contrat. Cette excellente nouvelle a été annoncée en direct aux participants de ce sommet européen.

C’est une victoire morale importante pour tous les défenseurs de ce droit humain inaliénable des parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

L’ONU demande à la France de « prendre les mesures nécessaires » pour respecter la liberté des familles de choisir une alternative à l’école, selon l’article 13.3 du Pacte international des droits sociaux économiques et culturels ratifié par notre pays.

En effet, cet article stipule que les parents ont le droit de choisir une alternative à l’école. Or, depuis la loi d’août 2021 sur l’instruction en famille, plus de 11 500 enfants et leurs parents ont été privés de ce droit humain inaliénable. Parfois même malgré un handicap, comme nous l’avons dénoncé à l’Assemblée nationale le 18 juillet dernier, ou même un harcèlement. Ainsi l’ONU s’est montré sensible à la détresse des famillesqui essuient ces refus arbitraires de la part des académies.

Également très important, l’ONU a reconnu que l’article 13.3 de ce Pacte international qui protège la liberté éducative des parents de choisir des établissements autres que ceux des pouvoirs publics s’applique bien à l’instruction en famille.
C’est bien reconnaître que l’instruction en famille est une alternative éducative au même titre que celle des écoles sous contrat ou hors contrat.
Par ailleurs, le comité a montré son inquiétude quant à la limitation drastique de cette liberté éducative venue du régime d’autorisation instauré par la loi sur le séparatisme du 24 août 2021, qui se chiffre à 39,3% de refus sur tout le territoire national, avec de nombreuses disparités et inégalités de traitement.
Devant les membres du Comité de l’ONU comme devant les sénateurs le 11 octobre dernier, le ministère a évoqué 89% d’acceptations (11% de refus) au niveau national, alors que le chiffre réel est de 60,7% d’acceptations avec 39,3% de refus, selon ses propres sources. En effet, le ministère intègre de manière abusive le nombre des familles bénéficiant du régime de plein droit jusqu’en septembre 2024, et qui n’ont donc pourtant pas eu jusqu’ici de dossiers de demande d’autorisation à faire instruire.
Par ailleurs, les chiffres de la rentrée 2022-2023 par zones académiques et par motifs ne sont toujours pas communiqués par le ministère, y compris aux 50 parlementaires de tous les bancs qui les ont pourtant réclamés par des questions écrites au ministre. Ces chiffres mettraient en exergue de fortes inégalités territoriales, avec des académies qui délivrent jusqu’à 90% de refus, comme l’avait reconnu lui-même le ministre.
La pratique de ce régime avec des refus de plus en plus en plus nombreux et concentrés sur le motif pédagogique montre bien la violation par la France du principe de proportionnalité, comme l’ONU le dénonce.

D’autre part, l’ONU demande à la France de respecter « les besoins particuliers » ainsi que « l’intérêt supérieur de l’enfant », « en tenant compte » de la possibilité pour les parents de choisir une alternative à l’école.

Pour rester crédible au niveau international, la France ne peut s’asseoir sur les conventions internationales en matière de droits humains fondamentaux, elle doit tenir compte des observations de l’ONU.

A la suite de nos propositions adressées à l’ONU, des questions du Comité de l’ONU à la délégation française et de notre discours prononcé au siège de l’organisation à Genève, Liberté éducation se félicite donc de la position prise par le comité des Nations Unies en charge de veiller à l’application du Pacte international relatif aux droits sociaux, économiques et culturels.

Dénislamisme

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Quel est le syndrome d’une société en crise sinon son incapacité à se mettre à la hauteur des enjeux qui la traversent ? Alors que le conflit israélo-palestinien s’exporte sur l’hexagone avec toute la perméabilité que permet son archipellisation, les coups de sécateur contre les racines chrétiennes de la France se poursuivent. Imperturbablement.

On a ainsi vu une foule scander en chœur « Allah Akbar » place de la République jeudi dernier lors d’une manifestation contre l’Etat d’Israël, rassemblement initialement interdit sur ordre du Ministère de l’Intérieur, puis autorisé in extremis par le tribunal administratif. Preuve une fois encore d’un Exécutif se plaisant à donner de la voix face à l’islamisme mais n’ayant in fine qu’une main faible – ou impuissante – pour en régler les problèmes… Avec un sens tragique de l’agenda, le même jour, on apprenait que le Conseil d’Etat ordonnait le déboulonnage d’une statue de Notre-Dame érigée sur le domaine public de l’Île-de-Ré. A l’image du soir de Betthléem, la Sainte Vierge était sommée de déguerpir pour trouver asile dans un espace privé. Quel piteux spectacle !

Aveuglement de l’intelligence et désarmement de l’esprit

En 2019 déjà – une éternité au regard de la volatilité des événements et de la déficiente mémoire médiatique – Alexis Brézet usait d’un néologisme pour nommer la lâcheté intellectuelle ambiante : « le dénislamisme ». Pour le directeur des rédactions du Figaro, les meurtres commis au nom du Coran sur le sol français s’expliquaient pour une raison confondante : « si nous n’avons rien vu venir, c’est que nous n’avons rien voulu voir ». Il mettait le doigt sur l’irresponsabilité de ceux qui ne peuvent ignorer ce qu’ils devraient savoir. Le déni de l’islam radical ? On pourrait le définir comme un aveuglement de l’intelligence, une perception brouillée de la menace, un désarmement volontaire de l’esprit.

Toute pièce ayant deux faces, il ne saurait cependant s’agir là d’un unique problème. Depuis trop d’années, le drame profond qui habite la destinée de notre pays réside dans la conjugaison de ce dénislamisme au rejet de ses racines chrétiennes. Ce qui a contribué à faire de la France un espace de paix et de sociabilité, une terre d’élégance et de panache, une mère des arts, des armes et des lois, trouve sa source principale, qu’on le veuille ou non, dans l’écosystème de l’Evangile, dans l’humus de la civilisation chrétienne, dans l’âtre du décalogue. Tant que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir s’obstineront dans ce double déni, le redressement moral, intellectuel et spirituel nécessaire à l’harmonie nationale attendra toujours.

Le plaquage façon rugby d’un écolo par une religieuse

Devant tant d’inconscience, il y aurait de quoi, pour les catholiques de conviction, à montrer les dents. Non pas celles augurant d’une haine vengeresse mais celles qui signifient une exaspération profonde, celles qui affirment que « trop, c’est trop », celles qui crient « cessez de nous prendre pour des canards sauvages ! ». A cet égard, la vidéo virale (et jubilatoire !) d’une religieuse plaquant façon rugby un activiste écolo sur le site de Notre-Dame des Neiges à Saint-Pierre-de-Colombier montre que si l’on peut tendre la joue gauche, il n’est pas interdit aussi de défendre l’honneur de Dieu et sa justice, en refusant de se laisser marcher dessus.

Ce « plaquage » s’est déroulé dans le cadre d’une contestation illégale d’un projet de construction qui a pourtant reçu toutes les autorisations légales en matière d’urbanisme et de règles environnementales. Ces opposants, constitués d’écologistes et de militants anticléricaux, n’ont pas hésité à violer la propriété privée de la Famille Missionnaire de Notre-Dame en cherchant, par la violence et l’intimidation, à empêcher la poursuite des travaux. Le tout en bénéficiant de la complaisance de certains « cathos de gauche »

Ce dernier point dit beaucoup du consternant de la situation. A défendre de façon disproportionnée « l’avenir de la planète » au mépris des bienfaits du christianisme, certains catholiques en viendront à refuser l’envoi de missionnaires aux quatre coins du monde au prétexte de l’empreinte carbone laissée par leurs courses apostoliques.

Décidément, nous avons sans doute les polémiques que méritent l’inconsistance de notre temps.

Bénédiction de la statue de Jeanne d’Arc à Saint Petersbourg

Communiqué d’Anne Brassié :

Le grand sculpteur Boris Lejeune, d’origine ukrainienne et russe vivant en France, avait réalisé une première statue de Jeanne d’Arc pour Notre Dame de Bermont, l’ermitage où Jeanne a entendu ses voix, près de Domrémy. Le prince Sixte-Henri Bourbon-Parme lui donna l’idée d’offrir une autre statue de Jeanne à sa mère patrie, à Saint Petersbourg, où le sculpteur a fait toutes ses études artistiques. Ce cadeau fut accepté avec joie par toutes les autorités russes. Jeanne d’Arc est connue et aimée en Russie. Cette statue devait être inaugurée en mai 2020 pour le centenaire de sa canonisation mais la fermeture des frontières a interdit tout voyage.

Le 13 Octobre dernier, jour anniversaire de la dernière apparition de Fatima, Boris Lejeune a réuni quelques-uns des mécènes de la statue qui l’ont accompagné pour sa bénédiction par un prêtre orthodoxe et le Père Argouarc’h, successeur du fondateur du village de Riaumont et de l’Institut Sainte Croix de Riaumont.

Puis un colloque nous réunissait qui démontra combien Jeanne est présente dans la musique et la littérature russe. Comme l’a écrit Boris Lejeune, Jeanne a, cette année, 600 ans, les guerres commencent, les guerres finissent. Jeanne est en dehors du temps. Vous trouverez ci dessous un petit discours prononcé à ce colloque.

Jeune fille de France, fille aînée de l’église, Jeanne se devait de venir en Russie, en Sainte Russie. Etonnante fraternité ! Nos deux peuples sont enfants du Ciel.

Merci à Boris Lejeune d’avoir créé cette belle œuvre et merci à la Mairie de Saint Pétersbourg de l’accueillir.

Pourquoi ce personnage de Jeanne transcende-t-il les siècles et les frontières ?

Parce qu’il faut comprendre la mémoire longue des peuples, mémoire qui s’étend sur des siècles et des siècles.

Parce que, je crois, la geste de Jeanne répond à des exigences profondes de tous les peuples, une exigence de paix, la guerre ravageait la France, le peuple russe est menacé aux frontières.
Une exigence d’indépendance. Jeanne ne supportait plus les Anglais sur la terre de France. Elle aime les Anglais chez eux. Certains peuples ont la fâcheuse tendance à vouloir camper chez les autres. Napoléon et ses grognards ont payé cher cette pulsion. Les hommes comme les plantes sont d’une terre. On ne déporte pas les peuples sans risques graves. L’exil est une souffrance incommensurable.

Une exigence d’amour de la mère patrie, aucun homme ne peut grandir sans aimer sa mère, aucune femme sans aimer son père. Depuis l’origine du monde la patrie a civilisé les hommes. La patrie est devenue l’ensemble des familles formant un peuple.

Une exigence religieuse, une exigence de relation avec Dieu. Depuis Clovis, Clotilde et l’évêque Saint Rémi, depuis Saint Vladimir en Russie nos peuples se sont tournés vers Dieu. Il leur a donné ses tables de la Loi pour vivre en harmonie. Ceux qui ne les respectent pas entraînent d’infinies souffrances.

Une exigence de sacrifice enfin comme seuls les saints et les soldats peuvent les accomplir. En donnant sa vie à Dieu et à sa patrie, en un temps où certains voudraient supprimer Dieu et la patrie du paysage terrestre, Jeanne d’Arc témoigne de son engagement pour l’éternité.

Je voudrais, pour finir, citer le refrain de la célèbre Cantate à l’étendard qui résonne à Orléans depuis 1899 :

Étendard de la délivrance,
À la victoire il mena nos aïeux,
À leurs enfants il prêche l’Espérance,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Chantons comme eux,
Vive Jehanne,

“On veut sanctionner par la synodalité la fin de l’Église unique”

Don Nicola Bux, professeur de théologie, ancien consulteur pour les Congrégations de la Doctrine de la Foi, pour les Causes des Saints et pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, ancien collaborateur du Pape Benoît XVI, a envoyé à Cardinalis une réflexion sur le Synode. Extrait :

Le grand et capital danger de l’actuelle saison ecclésiale est de remplacer la première note de l’Église professée dans le Credo – l’Église Une – par synodale. Je m’explique. Après avoir idéalisé, dans la période postconciliaire, l’image de l’Église primitive (Ac 2,42) comme une auto-compréhension exhaustive de l’Église, exaltant la liberté de ses membres et l’absence de verticalisme, faisant croire que le seul lien était la charité, on a oublié que les chrétiens étaient un seul cœur et une seule âme (Ac 4,32) et qu’ils étaient exhortés à s’exprimer unanimement (1 Co 1,10). Au contraire, aujourd’hui, les opinions sont nombreuses, non pas sur ce qui est précisément discutable, mais sur l’enseignement des dogmes, au détriment de l’unique vérité. Or, dans le relativisme gnoséologique et moral qui traverse l’Église, on veut sanctionner par la synodalité la fin de l’Église unique. Un bibliste a écrit : on ne naît pas synodal mais on le devient, et enfin, aux fameuses quatre notes du Credo, il en a déjà ajouté une cinquième : synodale. Or, il s’agit d’un mot composé, dans lequel le préfixe syn renvoie à un, c’est-à-dire à un chemin dans l’unité ou à un regard unitaire ; synodal est donc pléonastique et ambigu, s’il s’ajoute ou même se substitue à un.

Le danger susmentionné provient du regard non averti des orthodoxes qui, comme on le sait, ont fait du synode leur forme ecclésiastique, par opposition à la forme catholique, qui est hiérarchique. En effet, ils sont convaincus que la primauté romaine n’est pas une primauté d’autorité, mais d’honneur, niant que le droit d’appel reconnu à Rome au concile de Serdica, aujourd’hui Sofia, en 343, implique un rôle modérateur ou arbitral sur l’Église universelle ; et même lorsque certains théologiens orthodoxes admettent que la synodalité équilibre l’autorité, ils ne disent pas dans quelle mesure. Il y a donc un problème d’unité dans l’orthodoxie. Comment les catholiques peuvent-ils s’inspirer de ce concept de synodalité ? Le pape François affirme qu’une Église synodale est une Église d’écoute mutuelle : on écoute le peuple, puis on écoute les pasteurs, et enfin on écoute l’évêque de Rome (cf. Discours au synode du 17 octobre 2015). Ainsi, l’Église devient une pyramide inversée, une Église qui n’est plus hiérarchique, où il n’y a plus personne qui dit le dernier mot, voire plus personne qui enseigne. L’écoute mutuelle remplace l’enseignement. Il arrive d’ailleurs aujourd’hui qu’un nouvel évêque, avant même de commencer son ministère dans un diocèse, s’empresse de rassurer : je viens pour écouter. Il est pourtant le successeur de ces Apôtres à qui le Christ a dit : “Enseignez toutes les nations”, il n’a pas dit : “Ecoutez-les”.

Que penser alors du fait que, selon la doctrine catholique, la primauté pétrinienne, bien que liée à la collégialité épiscopale, donc à un exercice synodal, peut s’exercer en dehors d’elle ? On sait que le pape a récemment interféré avec l’autorité épiscopale, qui est de droit divin, comme l’a réaffirmé Vatican II, en révoquant des évêques diocésains sans explication et sans contredire leur autorité pastorale. Ceci est contraire au principe cher aux orthodoxes selon lequel aucun évêque, quel que soit son titre ou son rang, ne peut s’immiscer dans le diocèse d’un autre évêque sans l’autorisation de ce dernier. Ainsi, les orthodoxes, si tant est qu’ils l’aient jamais eue, transmettent le désir de rejoindre les catholiques.

Le malentendu “synodal” chez les catholiques vient du fait qu’après le document de Ravenne (2007), il est acquis que l’on est d’accord avec les orthodoxes sur la thèse selon laquelle la primauté aux différents niveaux de la vie ecclésiale, local, régional et universel, doit toujours être conçue dans le contexte de la conciliarité. Sans parler de la controverse intra-orthodoxe sur l’expression “Églises sœurs” dans le document de Balamand (1993), qui n’a pas été résolue même au Concile de Crète (2017). Malheureusement, cette expression continue d’être utilisée par les œcuménistes catholiques, sans les clarifications contenues dans la Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (2000), qui demande qu’elle soit utilisée pour se référer à la relation entre les Églises particulières, et non entre l’Église de Rome comprise comme synonyme de l’Église catholique universelle et l’Église de Constantinople, qui n’est qu’une Église particulière avec son territoire canonique. Malgré cela, les œcuménistes catholiques continuent à considérer les documents de dialogue produits par la Commission mixte catholique-orthodoxe comme des réalisations, comme s’ils avaient été approuvés ou reçus par les synodes des Églises orthodoxes. Cet “œcuménisme romantique”, s’il n’est pas utopique, est le plus grand obstacle à l’unité et à la communion intra-catholiques et extra-catholiques, et donc à la véritable synodalité.

Ainsi, le synode des évêques sur la synodalité est conditionné par cette influence et, de plusieurs côtés, il est compris comme la réforme de l’Église catholique dans un sens synodal, afin qu’elle ressemble à l’Église orthodoxe et protestante. [Lire la suite]

La famille compte plus que tout pour 78% des Français

Mort à cause du vaccin : personne n’est coupable sauf la victime

Stefano Paternò, un marin de 43 ans, est décédé le 8 mars 2021, 12 heures seulement après l’administration du vaccin d’Astrazeneca, des suites d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Le tribunal italien a rejeté les accusations portées contre Astrazeneca et les professionnels de santé qui ont injecté le vaccin. Personne n’est coupable, mais la sentence, bien que honteuse, confirme que la mort a été causée par le vaccin.

Au cours de l’enquête, le ministère public a constaté que l’homme avait été atteint de COVID sous une forme asymptomatique. Mais le parquet a pu établir que la mort de Paternò était due au vaccin, au point que le même procureur a écrit que la mort due à l’inoculation pouvait être soutenue avec une “certitude raisonnable”. Mais tout cela n’a pas suffi à condamner un responsable, à tel point que c’est le même procureur qui a demandé l’archivage de l’affaire. Ce ne pouvait être ni le fabricant, qui a d’ailleurs pu démontrer qu’il avait obtenu une garantie, par contrat, sur laquelle l’État italien assumait toute la responsabilité du fabricant, ni les travailleurs sanitaires, parce qu’ils sont blindés par un bouclier pénal qui représente un cadre insurmontable pour la recherche des responsabilités. Il en va de même pour l’État qui, en rejetant la responsabilité sur les pauvres citoyens, leur a en fait laissé la charge de la preuve, la vie sur le terrain et le fardeau d’avoir à la prouver.

Il s’ensuit, en résumé, que les victimes du vaccin décédées à la suite de l’injection ont été condamnées à mort en signant l’autorisation de vaccination, extorquée par la menace perverse de la perte de leur emploi et de leur vie sociale.

C’est, d’une part, une lecture honteuse des événements car, par cette décision, on affirme en substance que le fait s’est produit, c’est-à-dire la mort par vaccin, mais que personne n’en est responsable.

L’affaire Paternò terminée, il reste sur le terrain des milliers de maladies, de handicaps et de décès liés aux vaccins, à propos desquels il ne sera plus possible de faire comme si rien ne s’était passé. Maintenant qu’un tribunal a affirmé que le vaccin tue, il se peut que de nombreux autres tribunaux soient contraints d’affirmer cette simple vérité. Et au vu du nombre d’affaires pendantes devant les tribunaux aujourd’hui, cela pourrait représenter un tsunami, car des affaires comme celle de Paternò sont pleines de cabinets d’avocats. Cela ne condamnera peut-être personne, mais cela pourrait mettre un point final à l’opération la plus honteuse de privation de liberté et de tromperie massive dont ont été victimes des citoyens italiens depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le cardinal Mamberti remet l’habit à cinq postulantes des sœurs adoratrices de l’Institut du Christ-Roi

Communiqué de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre :

Le 17 octobre dernier, en la fête de Sainte Marguerite-Marie, patronne secondaire des sœurs adoratrices, le cardinal Dominique Mamberti, de nationalité française, a remis l’habit à cinq postulantes dans l’église du couvent à Naples.

Parmi ces nouvelles novices, sœur Claire-Marie du Christ Roi, première vocation religieuse issue de nos missions du Gabon. Elle nous livre à cette occasion un très beau témoignage que nous vous adressons ci-dessous.

Deo Gratias. En ce jour de grâces pour mon humble personne, ce sont des sentiments de grande reconnaissance pour la divine Providence qui m’habitent. Désormais revêtue de l’habit religieux, me voici toute donnée à Dieu, « épouse du Christ », selon les belles paroles rappelées dans son homélie par S.E.R. le cardinal Mamberti, qui à l’invitation de nos supérieures est venu nous remettre avec mes quatre consœurs le saint habit des adoratrices.

En ce jour de joie, comment ne pas remercier la divine Providence de m’avoir guidée jusque-là avec tant de sollicitude et de bienveillance. L’on a coutume de dire que notre divin Maitre écrit droit avec des lignes courbes. Je revois mon enfance passée dans mon pays natal, le Nigéria, où je fis une première expérience de vie religieuse. Puis la découverte providentielle de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre et de sa branche féminine des adoratrices du Cœur Royal de Jésus Souverain Prêtre.

Cette découverte fut approfondie pour moi par deux années de préparation à Mouila au Gabon au sein de la mission tenue par les chanoines de l’Institut du Christ Roi, avant de rejoindre le postulat. Notre vocation d’adoratrices, centrée sur l’adoration du Saint-Sacrement, veut aussi être une vie offerte pour ceux qui sont configurés au Christ de manière spéciale : les prêtres de Jésus-Christ. À Mouila, j’ai eu la grâce de voir de bons prêtres qui m’ont confortée dans ma vocation et dans mon désir de me donner à Jésus pour la fécondité de leur ministère. Leur dévouement inlassable m’a édifiée, et je repense avec émotion à ce bon et regretté chanoine Fragelli, si dévoué pour les âmes à Mouila. Ses successeurs continuent dans ses pas malgré des obstacles réels : le climat qui n’épargne pas les corps, l’animisme qui n’épargne pas les âmes, la polygamie et l’absence de père qui affaiblit la structure familiale, mais aussi des difficultés de personnes, comme des enseignants, des volontaires ou bénévoles auxquels les chanoines ont fait confiance, mais qui venaient ici dans des buts d’exercer un pouvoir ou imposer des vues, mettant parfois à mal la charité dans la mission et essayant de créer des divisions dans notre petite famille. Rien par force tout par amour, dans les joies comme dans les peines, leur devise est vraiment vécue. Je remercie les chanoines de Mouila pour leur patience et leur écoute bienveillante, ce qui a facilité mon adaptation à la vie de communauté chez les sœurs, en sachant charitablement accommoder toutes les cultures. Quelle consolation de voir la grâce divine transformer les faiblesses de la nature blessée par le péché en occasion de croître en vertu et en sainteté !

Ces deux années ont préparé mon cœur au départ pour le postulat. La confiance en Dieu, qui ne déçoit jamais ceux qui se confient en Lui, m’a permis de franchir ce pas du départ, auquel j’aspirais, non sans inquiétude. Mais là aussi, la bonté de Dieu s’est manifestée bien au-delà de ce que nos vues humaines peuvent imaginer. Autour du divin Cœur, malgré nos différences de nationalité, de culture, de tempérament, la communauté m’a accueillie comme une sœur d’une grande famille spirituelle. La grande charité entre les sœurs m’a permis de trouver rapidement ma place, et j’en remercie le Ciel du fond du cœur.

Notre vie d’adoratrices est une vie cachée en Dieu, une vie de prière pour la gloire de Dieu et pour le salut des âmes. Dans cette prière, et en chantant la louange de Dieu en ce jour de grâces de ma prise d’habit, je n’oublie pas de porter avec un cœur reconnaissant tous ceux que le Bon Dieu a mis sur ma route pour parvenir jusque-là. Je me confie à la prière de tous, et je vous promets les miennes auprès de Jésus-Hostie, notre divin Roi.

Sœur Claire-Marie du Christ-Roi

Eglise : le courage de la vérité

Dans son émission En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit Mgr Marc Aillet, qui vient de publier un ouvrage intitulé Le Temps des saints (faut-il y voir un clin d’oeil avec le fameux roman ‘le Camp des saints’ ?) Ne soyons pas des chiens muets, ainsi que le Frère Louis-Marie Arino-Durand, dominicain, aumônier des équipes du Rosaire et auteur d’un ouvrage intitulé Allez dire aux prêtres, avec Véronique Jacquier.

Union européenne et Hamas, des liens troubles

La Commission européenne subventionne des organisations proches du groupe terroriste, du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et des Frères musulmans.

Depuis l’attaque terroriste sans précédent du 7 octobre 2023 contre la population israélienne, les Gouvernements européens hésitent à suspendre tout ou partie des subventions européennes versées à l’Autorité palestinienne. Rien qu’entre 2021 et 2023, cela représente 691 millions d’euros.

  • Entre 2014 et 2020, l’Islamic Relief Worldwide a reçu 13 millions d’euros de subventions européennes. Pourtant, cette association figure depuis 2014 sur la liste des organisations terroristes en Israël en raison de son rôle présumé dans l’acheminement de fonds vers le Hamas. Elle est aussi considérée comme proche des Frères musulmans. Ce n’est qu’en 2021 que la Commission européenne a annoncé être informée de ces éléments. Il lui aura donc fallu six ans pour stopper ses subventions.
  • La Commission européenne a également accordé 300 000 euros de subventions à l’ONG Al-Haq en 2018. Cette organisation est réputée proche du FPLP un groupe que le Hamas qualifie « de partenaire politique majeur ». En effet, d’après une déclaration d’Israël à l’ONU en 1994, leur Directeur général, Shawan Jabarin, est accusé d’avoir été membre du FPLP. En mai 2018, Visa, Mastercard et American Express ont mis fin aux dons en ligne par carte de crédit à Al-Haq en raison des liens du groupe avec le FPLP. Pourtant, dans une question écrite, des députés européens agissant au nom du groupe socialiste (S&D) s’indignaientqu’en 2021 le ministre israélien de la défense ait placé Al-Haq sur la liste des organisations terroristes. Ils reprochaient alors à la Commission d’avoir suspendu ses financements à cette organisation. Al-Haq a également bénéficié de près de 2,1 millions de dollars de la Fondation Open Society entre 2016 et 2020.
  • La Commission européenne a aussi accordé des subventions à hauteur de 500 000 euros entre 2014 et 2019 au Forum des organisations européennes musulmanes de jeunes et d’étudiants (FEMYSO). FEMYSO est la branche jeune de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE), une organisation proche des Frères musulmans selon Florence Bergeaud Blackler, anthropologue au CNRS et spécialiste des mouvements islamistes. Cette analyse est également partagée dans une lettre de membres du Gouvernement français à la Commission européenne en 2021. Il est notoire que le Hamas est la branche palestinienne des Frères Musulmans. Par ailleurs, FEMYSO fédère 32 organisations islamiques dont l’Islamic Community Millî Görüş – Youth and Students. L’agence de renseignement intérieure allemande estime que le mouvement Millî Görüş propage l’antisémitisme et que ses objectifs ne sont pas compatibles avec les principes fondamentaux de l’ordre démocratique libéral. Le Gouvernement français considère quant à lui que l’organisation Millî Görüş ne respecte pas les « valeurs de la République ». Aujourd’hui, FEMYSO bénéficie d’un statut privilégié d’ONG auprès du Conseil de l’Europe et de « groupe d’intérêt »auprès du Parlement européen.

Gaza dans le cycle “provocation – répression – mobilisation” : jusqu’où ?

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L’attaque terroriste du Hamas date déjà de 2 semaines. Et Israël n’a toujours pas lancé son offensive promise contre Gaza. Pourquoi ?

Tentons une explication, en tenant compte du schéma révolutionnaire classique : « provocation – répression – mobilisation ».

Provocation : le Hamas déclenche une vague de terreur, des morts, des otages.
Répression : Israël bombarde, affame.
Mobilisation : de nombreux jeunes Palestiniens rejoignent le Hamas, et ses alliés arabo-musulmans les aident.

C’est classique.

Il se trouve un élément supplémentaire : le terrain en zone urbaine dense.

Certes, Israël peut bombarder Gaza à loisir, dans sa phase de répression. Mais cela risque de toucher beaucoup plus les populations que le Hamas lui-même. Gaza est truffée de souterrains.

En cas d’offensive militaire avec chars et infanterie, le risque pour Israël devient très grand. Le milieu urbain est propice à une guerre de harcèlement, facilitée encore par les souterrains déjà évoqués. Gaza pourrait être le Mogadiscio d’Israël (revoir le film « La chute du faucon noir » si besoin). Le Hamas étant aidé par l’Iran, il est probable qu’il possède des drones, il connaîtra donc les positions des fantassins et des chars. Les journées de Tsahal risquent d’être mortelles, et encore plus leurs nuits.

Gageons que les Juifs, qui ne sont ni bêtes ni suicidaires, n’entreront pas dans ce piège.

Il est probable qu’ils miseront sur une autre stratégie qu’ils maîtrisent bien : laisser passer l’orage, et envoyer le Mossad « neutraliser » les responsables du Hamas, un par un.

Le Hamas a donc gagné cette « guerre », d’une certaine façon. Il a montré sa capacité à frapper fort, sans possibilité israélienne de lui nuire réellement. Ses capacités opérationnelles sont sans doute préservées, voire augmentées grâce à la phase « mobilisation ». Il pourrait recommencer, s’il le veut.

Alors, quel avenir possible ?

Difficile de parler de paix durable dans la situation actuelle. L’horreur du terrorisme et de la guerre urbaine occupera longtemps les esprits. Pourtant, le plan de résolution proposé par le Vatican pourrait être de nouveau mis à l’ordre du jour : 2 Etats (Israël et Palestine), et Jérusalem avec un statut international.

Pour éviter que le Hamas tire profit de ses ignominies, cette solution pourrait s’appuyer sur le Fatah-OLP, qui semble devenu un interlocuteur raisonnable.

Il n’est pas interdit de rêver, puisque “le pire n’est jamais sûr”.

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]

Le cardinal Pizzaballa s’offre en échange des enfants israéliens enlevés

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Le cardinal Pierbattista Pizzaballa s’est offert au Hamas comme otage en échange des enfants enlevés par le groupe terroriste palestinien. « Si ces enfants peuvent être libérés et rentrer chez eux, il n’y aura pas de problème », a dit le patriarche latin de Jérusalem à un journaliste lors d’une vidéoconférence. « Pour ma part, la volonté est là », a-t-il ajouté.

Bentkey, le nouveau Disney

Ben Shapiro lance un site de streaming pour enfants et ados qui se définit comme un anti-Disney (ou dit autrement, fidèle à ce qu’était le Disney de Walt). Ben Shapiro est l’un des fondateurs du site d’informations et d’opinions en ligne The Daily Wire. Le Daily Wire lance une nouvelle application pour enfants, Bentkey :

À l’occasion du 100e anniversaire du jour où Walt Disney a fondé sa société, je suis fier d’annoncer le lancement de la nôtre.

Un peu plus d’un an après que le Daily Wire a annoncé son engagement à investir 100 millions de dollars dans le divertissement pour enfants, et à l’occasion du 100e anniversaire de la création de Disney, le cofondateur du Daily Wire, Jeremy Boreing, a révélé le lancement de Bentkey, une nouvelle société de divertissement pour enfants issue du Daily Wire. La toute nouvelle application Bentkey est disponible dès maintenant avec plus de 150 épisodes de 18 émissions, dont quatre originaux de Bentkey. De nouveaux épisodes arriveront tous les samedis matin et de nouvelles séries seront ajoutées à la plateforme en permanence.

L’annonce intervient à un moment tumultueux pour Disney, dont la cote de popularité est en chute libre alors que l’entreprise devient de plus en plus ouvertement politique. Des fuites au début de l’année 2022 ont révélé que des cadres de l’entreprise préconisaient plus de “LGBT” et des messages raciaux radicaux dans les contenus pour enfants. Des vidéos ont montré Rachel Zegler, la star de “Blanche-Neige” de Disney, condamnant l’histoire emblématique de Disney qui a permis à l’entreprise de devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

“Alors que Disney utilise toujours le nom de Walt, ils ont pratiquement abandonné son héritage”. “Walt Disney aimait l’Amérique. La société qu’il a fondée semble penser que l’Amérique est systématiquement raciste et, au-delà de son contenu, Disney, en tant qu’entreprise, pousse à tous les pires excès de la gauche réchauffée… On ne saurait trop insister sur l’ampleur de la perte que cela représente pour les Américains qui croient en la réalité fondamentale. Disney contrôle la plus grande bibliothèque de contenus jamais créée”.

Bentkey – un clin d’œil à la clé coudée que Boreing porte autour du cou tous les jours depuis 28 ans – a été nommée et lancée séparément de l’application principale DailyWire+ car, selon Boreing, contrairement à l’importance accordée par Daily Wire aux controverses politiques et culturelles brûlantes,

“Bentkey n’a pas pour but d’enseigner la politique aux enfants. Il s’agit d’enfance, d’émerveillement et d’aventure (…) [et] de créer la prochaine génération d’histoires intemporelles qui transportent les enfants dans un monde d’imagination et de joie, un monde de contenu et de personnages que les familles aimeront et en qui les parents peuvent avoir confiance”.

“Il a fallu 100 ans pour construire Disney. Nous savons que nous ne sommes pas ce que Disney est aujourd’hui, mais nous espérons qu’avec le temps, nous pourrons devenir ce qu’ils étaient autrefois : un petit studio avec de grandes idées et le courage de les poursuivre”.

Agirc-Arrco : Etat-voleur

Interrogé dans Valeurs Actuelles, Philippe Herlin dénonce le hold-up de l’Etat sur le régime complémentaire de retraites du privé, Agirc-Arrco :

[…]

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