Le projet de loi sur la «fin de vie» est prêt pour autoriser l’assassinat. La présentation du texte était prévue jeudi 21 septembre.
Mais le lendemain, le pape François arrivera sur le sol français pour une rencontre organisée le lendemain à Marseille sur la Méditerranée. Même s’il s’agira d’une «visite à Marseille et pas en France», comme a tenu à le préciser le pape, Emmanuel Macron a tenu à accueillir officiellement lui-même le Souverain pontife à sa descente d’avion.
En conséquence, la présentation du texte est décalé d’une semaine. Le ministère de la Santé et Agnès Firmin Le Bodo le dévoileront entre le 26 et le 28 septembre.
Le 7 septembre commençait – au musée romain de la Shoah – la présentation au public d’archives découvertes à l’Institut biblique pontifical, donnant la liste de 4300 personnes (dont 3600 connus par leurs noms), dont la plupart était Juifs, hébergés par une centaine de congrégations de femmes et 55 congrégations d’hommes à Rome. Sachant que la communauté juive de Rome comptait avant la guerre entre 10 et 15 000 personnes, cela signifie qu’entre un cinquième et un tiers des membres de cette communauté ont été sauvés par des congrégations catholiques. Peut-on raisonnablement espérer que la publication de ces archives permettent d’en finir avec les montages soviétiques du “Vicaire” qui perdurent encore de nos jours et prétendent faire de Pie XII un sympathisant du nazisme?
Comme chaque année, les fidèles attachés à la messe traditionnelle organisent un pèlerinage à Rome, à la veille de la Toussaint (les trois jours qui précèdent la fête du Christ-Roi). L’abbé Claude Barthe, aumônier de ce pèlerinage Ad Petri Sedem, présente le programme de cette année dans “Terres de Mission” et évoque notamment les difficultés rencontrées dans le contexte du motu proprio Traditionis Custodes (cette année, il ne sera, en particulier, pas possible de célébrer la messe dans la basilique Saint-Pierre comme les années précédentes).
Puis, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture.
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
L’Évangile nous relate l’épisode touchant de la résurrection du fils de la veuve de Naïm et donne son nom à ce Quinzième dimanche après la Pentecôte.
L’épisode si touchant de la veuve de Naïm donne aujourd’hui son nom au quinzième dimanche après la Pentecôte. L’Introït nous présente la forme des prières que nous devons adresser au Seigneur dans tous nos besoins. L’Homme-Dieu a promis, dimanche dernier, d’y pourvoir toujours, à la condition d’être servi par nous fidèlement dans la recherche de son royaume. En lui adressant nos supplications, montrons-nous confiants dans sa parole, comme il est juste de l’être, et nous serons exaucés.
Dom Guéranger L’Année Liturgique
► Introït : Inclina Domine
Comme les dimanches précédents, les chants du propre de la messe du quinzième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes sauf la Communion, et ils expriment les sentiments de supplication, de confiance, de louange et d’action de grâces qui doivent animer les chrétiens durant leur séjour sur la terre. Mais ils présentent aujourd’hui une particularité qui les oppose à ceux des dimanches précédents. Les alléluias des dix derniers dimanches, du cinquième au quatorzième après la Pentecôte, avaient tous pour texte le premier verset d’un psaume. Mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci ; ce seront au contraire les autres pièces, Introït, Graduel et Offertoire, qui auront pour texte le premier verset d’un psaume.
Le texte de l’Introït est le début du psaume 85, un des nombreux psaumes où David, qui se sent humainement perdu devant la puissance de ses ennemis, lance un appel suppliant vers Dieu pour qu’Il le délivre.
Inclina, Domine, aurem tuam ad me, et exaudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperantem in te : miserere mihi, Domine, quoniam ad te clamavi tota die. Seigneur, tendez l’oreille vers moi, écoutez-moi, sauvez votre serviteur qui espère en vous, mon Dieu ; ayez pitié de moi, Seigneur, car je crie vers vous tout le jour.
Chacun de nous peut faire sienne cette prière dans les épreuves et les tentations au milieu desquelles nous nous débattons. La mélodie est une des plus belles et des plus expressives du répertoire. Elle commence par une intonation qui s’élève en un grand élan, franchissant d’un bon toute l’octave pour culminer sur le mot Domine ; puis elle redescend et la phrase s’achève dans le grave sur exaudi me, prière plus humble mais tout aussi suppliante. La deuxième phrase, celle de l’espérance, est plus assurée, les mots Deus meus sont vraiment pleins de confiance. On retrouve dans la troisième phrase une supplication presque angoissée, s’enfonçant dans le grave puis se reprenant pour remonter sur le mot clamavi, qui est vraiment un cri lancé du fond de notre misère. Si les mots de profundis ne sont pas dans le texte, ils sont dans la mélodie. On entendra ensuite comme verset psalmodié la suite du psaume.
Lætifica animam servi tui : quoniam ad te, Domine, animam meam levavi. Donnez la joie à l’âme de votre serviteur car j’élève vers vous mon âme Seigneur.
► Graduel : Bonum est confiteri
Comme celui de l’Introït le texte du Graduel du quinzième dimanche après la Pentecôte est formé du début d’un psaume, cette fois le psaume 91. Après la supplication du fond de notre misère, voici la louange à Dieu pour sa justice et sa bonté infinie, et ces premiers versets chantent le bonheur que nous procure cette louange qui ne doit jamais cesser. On notera le passage de la deuxième à la troisième personne qui est assez fréquent dans les psaumes.
Bonum est confiteri Domino : et psallere nomini tuo, Altissime. Ad annuntiandum mane misericordiam tuam, et veritatem tuam per noctem. Qu’il est bon de louer le Seigneur et de chanter un psaume à votre nom ô Très-Haut, pour annoncer dès le matin votre miséricorde et votre vérité durant la nuit.
Ce Graduel commence par les mêmes mots que celui de dimanche dernier Bonum est, et avec la même intonation, mais la suite est totalement différente. Après une courte cadence au grave, la mélodie s’élève soudain dans l’aigu avec hardiesse et enthousiasme, et elle s’y tiendra jusqu’à la fin, revenant sans cesse sur la même note avec une insistance que rien ne semble lasser. On retrouvera dans la deuxième partie de grandes vocalises déjà souvent rencontrées, puis la finale reprend exactement la même mélodie que celle de la première partie.
► Alléluia : Quoniam Deus
Contrairement aux autres chants de cette messe et contrairement aux Alléluias des dimanches précédents, le texte de l’Alléluia du quinzième dimanche après la Pentecôte n’est pas le premier verset d’un psaume, mais c’est tout simplement la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 94, qui disait :
Venite exsultemus Domino : jubilemus Deo salutari nostro. Venez exultons pour le Seigneur, poussons des cris de joie pour Dieu notre Sauveur.
Et nous continuons aujourd’hui :
Quoniam Deus magnus Dominus et rex magnus super omnem terram. Car le Seigneur est un grand Dieu et un grand roi au-dessus de toute la terre.
Il y a bien un verset entre les deux qui a été sauté, mais il dit la même chose que le précédent. C’est l’acclamation de la majesté divine qui continue, et la mélodie ressemble aussi à celle de dimanche dernier ainsi qu’à celle de tous les Alléluias de louange et d’action de grâces des dimanches précédents. Elle est très développée avec de grandes vocalises éclatantes, surtout dans le verset.
► Offertoire : Exspectans exspectavi
Nous retrouvons dans le chant de l’Offertoire du quinzième dimanche après la Pentecôte le début d’un psaume, le psaume 39.
Après la supplication, la louange et l’acclamation, voici l’action de grâces et de reconnaissance pour les bienfaits reçus.
Exspectans exspectavi Dominum, et respexit me : et exaudivit deprecationem meam, et immisit in os meum canticum novum, hymnum Deo nostro.
D’un grand espoir j’ai espéré dans le Seigneur et il a jeté les yeux sur moi et a exaucé ma prière. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une hymne à notre Dieu.
Un verset de psaume a été sauté entre les deux phrases, dans lequel David, auquel le psaume est attribué, précisait : il m’a arraché à la mort. Ce psaume est ainsi considéré comme messianique et David, figure du Christ, y prophétise la résurrection. C’est donc pour le grand bienfait de la Rédemption et toutes les grâces qui en ont découlé pour nous que nous chantons ce cantique nouveau mis en notre bouche par l’Église. Ces paroles s’appliquent, plus qu’à tout autre, au chant grégorien.
La mélodie exprime notre reconnaissance pour ces grâces espérées et reçues, d’une manière calme et douce, peu développée, se tenant toujours sur les mêmes notes dans le climat de vie intérieure et de contemplation qui est habituellement celui des Offertoires. Cependant la cadence finale surprend, venant se poser au grave sur une note qu’on n’avait jamais entendue auparavant, comme s’il ne s’agissait que d’une déposition passagère dont la suite se perd dans le silence.
► Communion : Panis quem ego
Comme celle du dimanche précédent, la Communion du quinzième dimanche après la Pentecôte est tirée de l’Évangile, mais il ne s’agit pas cette fois de l’Évangile du jour. C’est un passage du discours sur le pain de vie, au chapitre VI de l’Évangile de saint Jean, dont nous avions entendu un autre extrait à la Communion du neuvième dimanche :
Panis quem ego dedero caro mea est pro sæculi vita. Le pain que je donnerai c’est ma chair pour la vie du monde.
Ces paroles, qui ont tellement scandalisé les auditeurs de Notre Seigneur, nous sont maintenant familières. Elles conviennent particulièrement bien au moment de la communion, alors que nous recevons ce pain devenu la chair du Christ. C’est Lui qui parle ici d’une voix très douce avec de belles vocalises mélodieuses et expressives.
Aujourd’hui est béatifiée la famille polonaise Ulma (première béatification d’un père, d’une mère et de leur sept enfants). Toute la famille fut assassinée par les nazis pour avoir hébergé, malgré les risques, huit Juifs – admirable exemple de cette Résistance spirituelle que les médias dominants voudraient occulter, obnubilés qu’ils sont par le prétendu “philonazisme” de Pie XII.
France catholique consacre son numéro à l’abbé Gaston Courtois, fondateur des Coeurs Vaillants, créateur des Belles histoires… :
De toutes les figures sacerdotales injustement oubliées, celle de l’abbé Gaston Courtois mérite d’autant plus d’être remise à l’honneur que ses œuvres ont marqué plusieurs générations de catholiques : Belles Histoires, Belles Vies, Cœurs vaillants, Âmes vaillantes, L’Art d’être chef… Autant de bandes dessinées, de livres, de journaux et de mouvements de jeunesse portés pendant toute une vie par un prêtre qui n’a cessé de s’épuiser pour l’évangélisation des plus jeunes. À l’heure de la crise généralisée de la transmission et de l’angoisse des jeunes générations vis-à-vis de l’avenir, le bon sens et le dévouement continuel de l’abbé Courtois méritent plus que jamais d’être redécouverts.
Gaston Courtois naît le 21 novembre 1897, en la fête de la Présentation de la Sainte Vierge, d’un père d’origine parisienne, capitaine de vaisseau dans la Marine marchande, et d’une mère alsacienne. Dès l’adolescence, il se lance dans les œuvres de jeunesse, par pur esprit de service : en 1914, Gaston Courtois est dans sa dix-septième année et la guerre mobilise les vicaires parisiens, obligés de laisser les œuvres de jeunesse livrées à elles-mêmes. Le jeune Gaston prend la responsabilité du patronage de la paroisse Saint-Gervais à Paris, avant de rejoindre lui-même l’armée en juillet 1915, puis d’être envoyé sur le front le 1er mai 1916. La liste des champs de bataille qu’il foule à seulement 18 ans, est glaçante : Verdun, la Somme, le Chemin des Dames. Il est grièvement blessé, le 23 avril 1917. Renvoyé à Paris, il retrouve le patronage de Saint-Gervais et note dans son agenda :
« Ce temps que le Bon Dieu m’accorde [avant de repartir au front] ne m’est pas donné pour être gaspillé, mais pour servir. »
Il y a en effet, dans la vie de Gaston Courtois, l’urgence, ou plutôt la ferme détermination à toujours se mettre au service. Lui qui souhaite être prêtre depuis ses 12 ans, intègre en 1919 le séminaire du diocèse de Paris, alors situé à Issy-les-Moulineaux. Le temps passé au patronage lui a donné l’appétence pour l’évangélisation de la jeunesse ouvrière et il décide de rejoindre les Fils de la Charité, fondés en 1918 par l’abbé Jean-Émile Anizan (voir Le Petit France Catholique, pages 19-22), dédiés aux classes populaires. Une fois ordonné, le 29 janvier 1925, il entame son ministère dans la chapelle Notre-Dame-d’Espérance, auprès des catholiques du quartier populaire de La Roquette, dans l’est parisien. Persuadé que le bon travail est celui effectué en équipe, il fonde le Groupe d’entraide sacerdotale, première de ses nombreuses œuvres.
Esprit commun aux patronages
Comme cela lui arrivera souvent, les responsabilités qui lui sont confiées lui demandent de se déraciner. Nommé en 1929 secrétaire de l’Union des Œuvres des Fils de la Charité, il quitte les paroisses du Paris populaire pour se retrouver dans de modestes bureaux de la rue de l’Université, dans le 7e arrondissement parisien. La mission dont il hérite n’est pas mince : donner un souffle, une vision, à cet ensemble d’œuvres pour la jeunesse qui, ne manquant pas de bonne volonté, se retrouvent souvent face au même problème de devoir tout recommencer à chaque fois qu’un directeur de patronage passe la main. Pour Gaston Courtois, la solution consiste à unir les jeunes autour d’un élément fédérateur afin de créer un état d’esprit commun à tous les patronages. C’est de cette intuition que naît le journal Cœurs vaillants (cf. pages 14-15), qui adopte pour devise « À cœurs vaillants, rien d’impossible ». À cette occasion, il adopte le pseudonyme de « Jacques Cœur ».
Le succès est immédiat, atteignant en un an 25 000 exemplaires hebdomadaires. Au bout de huit ans, le journal comptera même 100 000 abonnés. Le succès est tel que la hiérarchie catholique demande à l’abbé Courtois de structurer un mouvement autour de Cœurs vaillants, ce qui est confirmé en 1936, lors d’un congrès de l’Union des Œuvres, qui s’installe rue de Fleurus.
L’abbé Guillaume de Menthière, curé à Paris et enseignant au Collège des Bernardins, vient de publier un ouvrage pour remettre à l’honneur la réalité de la Grâce divine, souvent méconnue. Dans Le Penchant de la Grâce, il réhabilite de grandes notions souvent oubliées comme la justification, l’état de grâce, le péché, le mérite, la prédestination, le libre arbitre, les sacrements, les charismes… « Tout est grâce ! » affirmait sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui avait perdu sa mère très jeune et malgré sa maladie qui devait l’emporter à l’âge de 24 ans. On prie la Sainte Vierge « pleine de grâce », mais qu’est-ce que la grâce ? Comment nous est-elle donnée ? Par quels moyens ? Et surtout, et c’est le plus regrettable, chacun d’entre nous vit souvent comme s’il était « vide de grâce », irrémédiablement privé de cet appui et de cet élan, de ce souffle intérieur. Il est devenu suspect de nos jours de s’en remettre au Ciel. L’Écriture nous dit pourtant que de la plénitude du Christ nous recevons « grâce sur grâce ».
L’Eglise sait que la nature humaine est blessée par le péché et qu’il ne suffit pas d’assurer leur confort matériel pour que les enfants des hommes vivent selon le bien et la justice. Nous payons très cher l’oubli du dogme du péché originel. Il faudra bien, un jour, qu’on en finisse avec ces naïvetés marxisantes qui pensent que les seules conditions économiques sont causes de désespérances et de violences sociales. Ce qui est source de maux, c’est le péché au coeur de l’homme, et ce qui rétablit la confiance et la paix, c’est “l’amour de Dieu répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous est donné” (Rm 5,5)
Et à ceux qui affirment aujourd’hui que certains pécheurs ne peuvent pas sortir de leur mal, l’auteur rappelle les vérités exprimées notamment par le Concile de Trente :
l’obéissance aux commandements n’est ni un péché ni impossible. Dieu n’est pas cynique au point de nous demander ce qui nous perd ou ce dont nous sommes incapables. “Tout est possible à celui qui croit”, dit Jésus, c’est-à-dire tout est possible à celui que porte la grâce divine. “Je peux tout en celui qui me fortifie”, telle est la certitude chrétienne. Saint Augustin écrit ainsi : “Dieu ne commande pas de choses impossibles, mais en commandant il t’invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas.”
Les restrictions imposées au motif de la lutte contre la propagation de la covid-19 ont porté une atteinte largement disproportionnée à la liberté religieuse, en France et ailleurs dans le monde. Hier comme aujourd’hui, l’ECLJ soutient les recours contre cette atteinte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.
Le terrible incident a eu lieu hier soir, vers 20 heures, jeudi 7 septembre, lorsqu’un groupe important de bandits peuls a attaqué et incendié le presbytère de la paroisse Saint-Raphaël, à Fadan Kamantan, dans le diocèse de Kafanchan, dans l’État de Kaduna.
Selon les informations transmises à l’AED par différentes sources – et confirmées par l’évêque de Kafanchan, Mgr Julius Kundi – le curé de la paroisse, le père Emmanuel Okolo, et le vicaire ont pu échapper à l’incendie, mais un séminariste, Na’aman Danlami, âgé de 25 ans, est mort dans l’attaque.
S’adressant à l’AED, Mgr Kundi a déclaré : « Les assaillants voulaient kidnapper le curé. N’ayant pas réussi à pénétrer dans sa maison, ils y ont mis le feu. Les deux prêtres ont pu s’échapper mais malheureusement, le séminariste a été brûlé à l’intérieur ».
Aucun secours des forces militaires voisines
« L’assaut a duré plus d’une heure, mais il n’y a eu aucune réaction ni aucun soutien de la part des forces militaires. À un kilomètre de là, il y a un poste de contrôle, mais il n’y a eu aucune réaction », a déploré l’évêque. « Les citoyens nigérians ne sont pas protégés ! »
L’AED dénonce cette dernière attaque d’une longue série contre l’Église du Nigeria. En janvier 2022, le père Isaac Achi, avait lui-aussi été assassiné et brûlé dans son presbytère.
Ezequiel Nuhu, séminariste, a été kidnappé le 7 septembre avec son père
« C’est une perte terrible. Nous avons retrouvé le corps de Na’aman Danlami ce matin et l’avons emmené à la morgue. Ce séminariste est le deuxième membre que nous perdons dans le diocèse à la suite d’attaques terroristes menées par des bandits peuls. L’année dernière, le père John Mark Cheitnum, directeur de la communication du diocèse de Kafanchan, avait été enlevé et brutalement assassiné », a déclaré Mgr Kundi.
Un séminariste kidnappé hier
La nouvelle de cette dernière attaque au Nigeria survient le jour même où l’AED a été informée de l’enlèvement d’un autre séminariste, Ezequiel Nuhu, jeudi 7 septembre à Kaduna, en compagnie de son père. Nuhu est séminariste à Abuja, mais il s’était rendu dans le sud de Kaduna pour passer des vacances avec sa famille.
Le Nigeria est un pays particulièrement dangereux pour les catholiques. En 2022, quatre prêtres ont été tués dans le pays et 28 ont été enlevés. En 2023, le nombre de membres du clergé victimes d’enlèvements s’élève déjà à quatorze.
L’Aide à l’Église en détresse demande des prières pour Na’aman Danlami et la libération rapide d’Ezekiel Nuhu. Sans relâche, elle poursuit son aide matérielle auprès de l’Eglise du Nigéria et continue d’alerter sur la situation des chrétiens persécutés.
Dans Paix Liturgique, Christian Marquant dresse un bilan du développement de la messe traditionnelle. Extraits :
Pour les années 2020 et même 2021 la crise sanitaire n’aurait pas permis ce compte-rendu. Vous savez que pendant cette période il était difficile de voyager et les enquêtes menées sur le terrain devenaient impossibles alors que beaucoup d’institutions (séminaires ou communautés religieuses) tournaient au ralenti. Et puis, il y eut aussi la promulgation en juillet 2021 du motu proprio Traditionis custodes qui a obligé à reprendre toutes les données.
Les évêques qui n’avaient jamais accepté d’appliquer les mesures bienveillantes proposées par le pape Benoit avec Summorum Pontificum ont demandé à leurs fidèles de cesser « sur l’instant » leurs demandes. Ceux qui étaient sur le point d’accorder quelques miettes après plus de 14 ans d’attente ont le plus souvent jugé qu’il était urgent d’attendre.
Donc tout à disparu ?
Pas du tout ! Nous n’avons eu de cesse de répéter que l’immense majorité des pasteurs ont évité d’entreprendre une nouvelle guerre fratricide et ont le plus souvent laissé avec sagesse les situations tout à fait apaisées perdurer.
Mais avec un coup de frein tout de même pour les créations de nouveaux lieux ?
Globalement, c’est vrai. D’ailleurs beaucoup de groupes qui étaient en train d’officialiser leur demande de célébration ont pensé également d’eux-mêmes que mieux valait attendre des jours meilleurs. […] Concrètement, le développement dans l’espace diocésain c’est tassé, sans cesser complètement. Et au niveau planétaire le nombre des nouvelles célébrations n’est pas négligeable. Vous noterez, par ailleurs, que les communautés périphériques, comme la FSSPX qui ne dépendent pas directement des décisions de Traditionis custodes, ont continué à étendre leurs apostolats en France, En Europe et dans le monde. […]
La liturgie traditionnelle était devenue, dans le paysage ecclésial, un sujet encore irritant pour beaucoup, mais en quelque sorte banalisé, depuis Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 et ne tourmentait plus les hommes de bonne volonté. Mais la tentative de la supprimer à la hache par la publication successive de trois textes (Traditionis custodes, Les Réponses de la Congrégation pour le Culte divin, Desiderio desideravi) n’a tout simplement pas été comprise par beaucoup de fidèles catholiques qui généralement connaissaient mal le sujet, mais qui se sont mis à s’y intéresser et souvent à y prendre goût (sans parler de l’effet Covid, alors que les paroisses « ordinaires », à la différence des « extraordinaires » ne fonctionnaient plus), cette liturgie s’avérant finalement correspondant à leur foi catholique.
Donc un regain d’intérêt.
Que l’on retrouve dans la tenue d’un nombre non négligeable, tant aux États-Unis qu’en Europe, notamment en France, de colloques et congrès militants organisés autour du thème de la liturgie traditionnelle à défendre et à développer. Comme ce fut le cas à Paris le 24 septembre 2022, et comme ce sera à nouveau le cas le 23 septembre 2023, avec un colloque organisé par Renaissance Catholique, Oremus, Una Voce, Notre-Dame de Chrétienté et Lex Orandi sur le thème : « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? » (2ème colloque : Quel avenir pour la messe traditionnelle ? |’Association Renaissance Catholique (assoconnect.com)). Le regain touchant aussi le catéchisme traditionnel, car messe et catéchisme sont toujours liés.
[…] En fait, Traditionis custodes est un document décalé. Il est en décalage flagrant avec les convictions des fidèles catholiques qui pratiquent encore aujourd’hui. D’où la croissance plus importante encore, depuis le motu proprio, des entrées dans les séminaires traditionnels. Et ces effets non voulus par les promoteurs de Traditionis custodes ne font que commencer.
Echanges tendus entre Dénis Cieslik, enseignant et membre de Reconquête!, et des habitants de Melun où sévit le trafic de drogue :
🟥 Echanges houleux lors d'une visite de Morandini Live à Melun ⤵️
👉 Dénis Cieslik : "Il faut restaurer l'ordre, restaurer la chaîne pénale et il faut arrêter avec ces arguments victimaires". 👉 Gamal Albina : "Quand on a une peau bronzée, une tête d'arabe, un nom d'arabe et un… pic.twitter.com/2k5xvtnrPG
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine, à propos de la rentrée politique :
[…] « L’arc républicain » de Macron, dirigé uniquement contre tout esprit national français authentique, tout en invoquant la nation et même le « faire-nation » – c’est du Macron pur jus ! – se voudrait la solution, annoncée dès le début de l’été dans l’attente de la rentrée, comme « l’initiative politique d’ampleur », afin de recomposer le corps politique autour du président de la République et donner un sens à son deuxième mandat.
Ainsi a-t-il convoqué les chefs de parti à la Légion d’Honneur à Saint-Denis – tout un symbole – pour s’entretenir avec eux des problèmes français, du malaise social, des émeutes, de la politique intérieure et de la politique internationale, en présentant des propositions et même des suggestions référendaires à plusieurs niveaux, manière de récupérer la chose à son profit ! Il est facile de prévoir que rien ne sortira de pareilles rencontres. Il suffit de lire le long entretien que Macron a accordé au Point fin août pour comprendre que l’homme ne sortira jamais de sa ligne d’autosatisfaction et de complet déni des réalités où il se complaît et que, de plus, il camoufle derrière de fausses concessions.
Il est totalement incorrigible. Il faudra aller jusqu’au bout de cette politique insensée qui se refuse à toute remise en cause. Darmanin le pressent sans l’avouer, en s’avançant hardiment et le premier pour se situer au plus vite dans l’axe du compas sur le point fixe qui va définir l’arc républicain et autour duquel devront se placer les partenaires du jeu politique. Les autres concurrents ont parfaitement compris la manœuvre et tâcheront de briguer la même place. Ainsi finissent les institutions de la Ve République comme elles ont commencé. Car la République en France se définit essentiellement comme l’absence de roi et, donc, comme une lutte perpétuelle pour récupérer le pouvoir. Quitte à créer une République consulaire voire impériale, ou même une monarchie républicaine, en substituant au roi ce qui n’est jamais qu’un faux roi.
État de la France
Et pendant ces beaux discours les gosses tombent percés de balles dans les villes de France. Les règlements de comptes font l’actualité quotidienne. Darmanin, accompagné de ses CRS, court les scènes de meurtres, débitant les mêmes rodomontades. Le trafic de drogue domine la France. Le palais de justice d’Aurillac est pris d’assaut par la jeunesse formée dans l’école de la République. La vie sociale devient impossible sur la moitié du territoire. Les lois de la République achèvent de détruire la famille. Comment peut-on parler encore d’ordre et d’autorité ? L’inflation galope malgré les objurgations de Le Maire, toujours content de lui. La réindustrialisation est, en fait, un rêve, un jeu de dupes et un effet d’annonce, trompeur comme tous les chiffres affichés. L’industrie française – la nucléaire singulièrement – a été saccagée par de véritables actes de trahison qui ne seront jamais sanctionnés. Notre agriculture est livrée à une concurrence déloyale. Les intérêts français ne sont plus protégés. L’Europe, l’Allemagne singulièrement, œuvre maintenant ouvertement contre les intérêts français. La France devra payer son endettement, y compris européen, et de plus en plus cher. Les impôts augmenteront nécessairement, ne serait-ce que le produit de la TVA. Tout est de la frime et de la communication. Le pays a perdu son moral et cette morosité se ressent dans toutes ses activités. Sauf exception notable, les Français n’y croient plus. À quoi sert d’enseigner ? D’assurer la sécurité et l’ordre public ? Même de juger ? De soigner ? D’administrer ? De travailler ? Tout est systématiquement démoli. Gabriel Attal s’imagine qu’il va réussir à redresser le lourd navire de l’Éducation nationale qui est en train de sombrer, par ses ordres itératifs. Il n’arrivera à rien.
Une partie des communautés qui fragmentent la France n’ont aucune intention de « faire nation ». Elles le feront savoir de nouveau et sans doute dans peu de temps. La partie est perdue d’avance, selon la logique républicaine qui ne sait jamais que céder et qui préférera, selon sa vieille habitude, livrer les populations fidèles à la France – et il y en a ! – aux voyous et aux assassins avec lesquels elle cherchera des accords – même électoraux – jusqu’au déshonneur, pour garder le pouvoir ! Macron, dans la suite de ses prédécesseurs, n’est-il pas allé en Algérie accuser lui-même la France de crime contre l’humanité devant ceux qui s’instituent pour exister comme ses accusateurs et ses juges, tout ça pour gagner des voix et quelques autres avantages évidemment non dits.
L’Afrique est perdue
S’ajoute à cette décrépitude intérieure une politique extérieure aussi défectueuse que grotesque. Macron faisant son cours de géostratégie aux ambassadeurs est aux limites de la prétention et du ridicule. Son Europe n’existe pas ; son rêve aboutit au néant. C’est pourtant sur ce faux tremplin qu’il prétend rebondir, en pensant vraisemblablement à la fin de son mandat. Les USA mènent leur politique. L’Allemagne a fait le choix de l’Allemagne, comme la Pologne celui de la Pologne. Rien de bon ne sortira pour la France de la guerre russo-ukrainienne, sauf des risques de plus en plus fréquents de cobelligérance.
L’Afrique est définitivement perdue, aboutissement de cinquante ans d’incohérences et d’abus d’influences. Qui ose se souvenir que la Françafrique gaulliste ne fut qu’un trompe-l’œil pour permettre aux partis politiques d’exploiter les financements africains, avec retours de mallettes de billets ? Même trafic au Liban, en Syrie, en Irak et en Libye. Mais oui ! L’héritage des Lyautey, des Foucauld, des Gallieni, a été perdu dans toutes ses composantes, même spirituelles. La République ne développe plus que des principes absurdes censés justifier moralement des conduites parfaitement immorales. Même les interventions nombreuses et, d’ailleurs, remarquables qui sont à l’honneur de nos armées n’aboutissent à rien, faute de vraie politique. Ce qui fut sa zone d’influence échappe maintenant à la France, et totalement. Elle risque aujourd’hui un clash violent au Niger. Les pays de la francophonie passent les uns après les autres soit au Commonwealth, soit aux influences anglo-saxonne, russe ou chinoise. Cependant que les horreurs se poursuivent en Afrique sahélienne et en Afrique centrale, avec tueries, razzias, rapts, dans le silence de toutes les bonnes consciences de chez nous, car ces horreurs ne font pas partie des luttes intersectionnelles ! Jamais l’hypocrisie n’est allée aussi loin.
Que faire ?
Darmanin veut prendre la succession de Macron, on lui souhaite bien du plaisir. Aux autres pareillement. La politique républicaine s’achève dans le crime quotidien, l’abrutissement généralisé, le désastre d’un anéantissement sans nom et sans fin. Y aura-t-il des Français pour enfin comprendre ? Il est réconfortant de connaître des jeunes gens qui en prennent conscience.
Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille et Aude Mirkovic, porte-parole de l’association Juriste pour l’Enfance, étaient invités sur Radio courtoisie à propos de la vente d’enfants :
« système juridique qui pénalise l’avortement dans le code pénal fédéral est inconstitutionnel » parce qu’il « viole les droits humains des femmes et des personnes en capacité de gestation ».
Sic. Qui sont ces personnes “en capacité de gestation”, sinon des femmes ?
L’avortement est déjà dépénalisé dans une douzaine des 32 Etats qui composent le Mexique.
Selon Créer son école, on compte en cette rentrée 108 ouvertures d’établissements ou de niveaux (contre 172 l’an dernier), en plus des 2162 écoles indépendantes déjà en activité à ce jour. Cela représente 66 groupes scolaires. La liste est disponible ici.
Cela reste un niveau élevé de création d’école même si l’infléchissement par rapport à l’an dernier est indéniable.
Si l’on ajoute à cela le nombre exceptionnellement haut de fermetures enregistrées cette année, on ne peut que conclure à une progression plus mesurée du nombre d’élèves scolarisés en établissement privé hors contrat en primaire et surtout secondaire. Cela diffère de la situation de l’enseignement supérieur où pour la première année, plus de 50% des choix des bacheliers s’est porté sur un établissement privé.
Alors que les fermetures ont longtemps été estimées à 8 par an en moyenne, elles ont grimpé durant les années Covid à plus de 20. Entre l’été 2022 et l’été 2023, 66 auraient fermé selon l’Education nationale. Il peut s’agir de fermetures de niveaux (des classes de collège qui ferment tandis que le primaire reste ouvert par exemple).
Ce boom des fermetures est dû :
à la mise en place d’un recensement jusque-là inexistant ;
aux effets de la crise du Covid qui ont fragilisé la trésorerie des écoles jusqu’à les contraindre pour certaines à la fermeture ;
aux effets de l’inflation et de la perte de pouvoir d’achat et à la montée générale de l’anxiété dans la société, qui ont conduit nombre de parents de la petite classe moyenne à renoncer à l’école privée hors contrat par manque de moyens financiers ;
aux fermetures administratives diligentées par l’administration (notamment contre un certain nombre d’écoles musulmanes), qui conduisent à la mort de l’école, même quand le juge donne raison in fine à ses dirigeants ;
Au traitement discriminatoire et inégalitaire des bacheliers issus des écoles privées hors contrat suite au nouveau bac dit Blanquer qui prive les candidats des lycées indépendants de la possibilité d’avoir des notes acquises au contrôle continu. Ce traitement effraie bon nombre d’élèves et de familles qui préfèrent renoncer à la scolarité plus nourrissante dans un cadre plus serein qu’ils avaient en établissement hors contrat pour rejoindre un établissement public ou sous contrat de moindre qualité où le bac présentera l’avantage d’être nettement plus facile à valider. Il est difficile pour des jeunes d’accepter de passer 20 épreuves terminales sur 2 ans quand leurs homologues du public en passent seulement 6 ! On a ainsi assisté à la fermeture par manque d’élèves d’un nombre important de lycées tels le Cours Fidès, le Cours Legendre, le Cours Beauséjour…
Les écoles indépendantes sont confrontées à des défis délicats cette année encore.
1- Il est urgent de réduire les discriminations subies par les candidats au bac issus des établissements privés indépendants
Les lycées demeurent perturbés par les effets de la réforme du bac qui n’en finit plus de se réformer : les élèves demeurent toujours exclus du bénéfice des points acquis au contrôle continu. A noter qu’ils ne sont pas plus mal traités que les élèves des lycées publics dans Parcoursup. Un projet de recours est en train d’être finalisé par un collectif de parents et d’élèves, avec l’aide de l’association Créer son école et de l’avocat Me Arié Alimi, car en plus de cette différence juridique de modalités de passage du bac, ont été enregistrées des négligences, des discriminations, et des maltraitances dans l’organisation pratique des épreuves. Les élèves porteurs de handicaps, qui trouvent souvent refuge dans les lycées hors contrat, sont les premières victimes de ces attitudes inadmissibles, et ont souvent été privés de leurs droits en termes d’aménagement des épreuves. Pour ces 4000 élèves qui passent le bac, l’Education nationale semble bien en peine d’organiser proprement les épreuves, conformément à ce régime dérogatoire qu’elle a souhaité mettre en place alors que les lycéens hors contrat demandaient à être traités comme tous les autres, sans discrimination, puisqu’il s’agit de passer un diplôme qui se présente comme national et qui est le premier grade de l’Université.
2- L’injustice persiste avec le refus de prendre en charge les AVS-AESH
Alors que les enfants porteurs de handicap sont nombreux à s’orienter vers une école privée indépendante, en l’absence de solution éducative publique et gratuite, l’Etat refuse que leur accompagnateur de type AVS-AESH, soit financé sur fonds publics. Motif ? Ils commettraient la faute de goût d’être scolarisés dans le hors- contrat. Les familles vivent ce traitement comme une injustice supplémentaire, alors que trop d’enfants handicapés sont laissés pour compte par les écoles publiques, malgré les si nombreux engagements politiques qui prétendent faire de l’inclusion et de l’accueil de tous une priorité.
3- Plusieurs menaces planent sur les écoles indépendantes
Les écoles indépendantes ont droit à la sécurité juridique qui passe par la lisibilité et la stabilité des normes juridiques. Or dans plusieurs domaines, tel n’est pas le cas.
Accueil d’enfants scolarisés en Instruction en famille
Nombreuses sont les familles pratiquant l’instruction en famille qui désirent que leur enfant aille à temps partiel à l’école, pour “sociabiliser”, pour faire l’expérience de l’école ou pratiquer certaines activités qu’il est difficile d’organiser à domicile. Ces enfants ne sont alors pas scolarisés dans l’école au sens juridique du terme mais seulement accueillis à temps partiel. L’entière responsabilité de leur instruction scolaire repose sur les parents. Les inspecteurs sont réticents à ce type d’accueil pourtant bénéfique pour les enfants accueillis et source de revenus complémentaires pour les écoles hôtes. Des pressions sans base juridique sont exercées sur les familles comme sur les écoles pour qu’elles cessent ces pratiques pourtant vivement recommandées dans d’autres pays, et en particulier aux Etats-Unis, pour l’équilibre psychoaffectif et l’apprentissage du vivre ensemble de l’enfant.
Disponibilité du directeur
Si aucune norme n’indique le temps de présence requis du directeur académique de l’école hors contrat, une tendance se fait néanmoins ressentir chez les inspecteurs : celle d’exiger une présence permanente ou quasi permanente du directeur sur les lieux. C’est bien plus que ce qui est demandé des écoles publiques ou sous contrat, et c’est abusif au regard de la loi. Rappelons que dans un état de droit, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, sans autre forme de procès.
Demandes lors des contrôles à l’ouverture de pièces non prévues par la loi, comme les projets pédagogiques
Selon le droit en vigueur, le dossier de déclaration d’ouverture ne comprend pas le projet pédagogique de l’école. Ce point avait été largement débattu et clairement tranché lors de l’adoption de la loi Gatel en 2018. Les créateurs d’école doivent seulement préciser les niveaux ouverts et s’engager à respecter le Socle commun de connaissances, de compétences et de culture dans leur enseignement. En revanche, l’administration n’a pas à valider le projet pédagogique. Cela permet de préserver la pluralité pédagogique et de prévenir un alignement des pédagogies sur les desiderata de l’Education nationale, ce qui contribuerait à un appauvrissement de la diversité pédagogique et éducative. Aujourd’hui, les recteurs demandent pourtant trop souvent la transmission du projet pédagogique. Les écoles en création obtempèrent de peur d’indisposer le rectorat et de faire l’objet d’une opposition à l’ouverture.
Inspections à charge, comportant des pratiques abusives
Malgré les signalements divers et les efforts de formation des inspecteurs, des pratiques abusives sont encore répétées durant les inspections. Alors que le Ministère a indiqué “ne pas recommander” l’interrogatoire par les inspecteurs de mineurs pris à part, cette pratique est fréquente, et les questions posées alors ne laissent pas de surprendre. Il n’est pas rare que des questions très orientées soient posées aux enfants, non seulement sur l’école mais aussi sur leur éducation familiale. Les élèves ressentent l’hostilité et la méfiance de ces représentants de l’Etat à l’encontre de leurs éducateurs, ce qui n’est pas sain, alors qu’il s’agit de vérifications de routine non d’une perquisition et d’un interrogatoire dans le cadre d’une procédure pénale. Ainsi, les enfants sont souvent interrogés sur leur sexualité ou sur ce qui est autorisé ou pas de faire en matière de numérique chez eux. Ces pratiques donnent aux enfants la désagréable impression d’être des bêtes curieuses confiées à des gens dont l’Etat se méfie.
Eric Zemmour a annoncé au Figaro que Marion Maréchal conduira la liste Reconquête aux élections européennes.
[…] Nous allons faire des européennes du 9 juin prochain un référendum sur l’immigration. Quand je me suis lancé dans la campagne présidentielle, j’ai dit que je m’y lançais pour lutter contre le grand remplacement et contre l’islamisation du pays. Il se trouve que la France n’est pas seule dans ce combat. Elle est simplement la pointe avancée d’un phénomène qui sera – et qui est déjà – le grand défi du XXIe siècle : l’immigration et l’islamisation de toute l’Europe. En vérité, un continent se déverse dans un autre : l’Afrique dans l’Europe. L’Afrique avait 100 millions d’habitants en 1900. À l’époque, l’Europe comptait 400 millions d’habitants. Aujourd’hui, l’Afrique compte 1 milliard et demi d’habitants et l’Europe 750 millions. Dès 2050, ce sera deux milliards et demi d’Africains. Sans doute quatre milliards en 2100 ! Et la moitié de sa population a moins de 20 ans quand la nôtre vieillit.
Nous devons donc faire du thème de l’immigration notre priorité européenne, à la fois pour une raison démographique – l’explosion démographique africaine bouleverse les équilibres planétaires et en premier lieu la vie de notre continent -, pour une raison démocratique – c’est le sujet qui coalise le plus les peuples européens -, et enfin pour une raison d’efficacité : notre continent se défendra mieux s’il est uni contre ce danger et surtout si les institutions arrêtent de nous imposer d’accueillir des migrants chez nous.
Dans une interview au Figaro, Jordan Bardella demande aussi un référendum sur l’immigration le jour même du vote. Il développe un nouveau clivage : les « partisans de la puissance » face aux «forces du renoncement ». Qu’en pensez-vous ?
Je ne demande pas à M. Macron de bien vouloir organiser un référendum parce qu’en France, c’est le président de la République qui décide d’un référendum, ou non. Je demande au peuple français de faire des élections européennes un référendum sur l’immigration et de voter pour la liste qui est la plus claire, la plus déterminée dans son combat contre l’immigration et l’islamisation : celle de Reconquête !.
Ces élections européennes sont une échéance fondamentale. Pour la première fois depuis très longtemps, nous avons une chance de faire basculer la majorité du Parlement européen à droite. Reconquête ! est le seul parti à être à la fois contre l’immigration, antiwoke et économiquement de droite. Nous sommes, en vérité, le parti qui a le plus de compatibilité avec toutes les droites européennes. Pourquoi ? Parce qu’elles se sont réorganisées et refaçonnées autour de ces trois thèmes.
Le message le plus clair pour un électeur de droite, c’est donc le vote Reconquête !. Voter pour Reconquête !, c’est dire que la priorité pour les Français, c’est la lutte contre la disparition de l’Europe.
Ces élections européennes peuvent-elles accélérer la recomposition politique en France, et surtout à droite ?
Absolument. J’ai compris quelque chose de très simple lors de l’élection présidentielle. L’union des électeurs de droite est la seule stratégie capable d’arrêter la gauche Nupes et le bloc central, cette alliance du centre gauche et du centre qui a été forgée par Emmanuel Macron et dont Édouard Philippe et tant d’autres veulent être les héritiers. J’ai également compris aussi que ni la candidate du RN ni les politiciens de LR n’étaient favorables à cette union. La candidate du RN privilégie ce qu’elle appelle « l’union des patriotes », avec ceux de gauche. Les dirigeants de LR ne veulent pas d’alliance avec le RN et avec Reconquête !, contrairement à ce que préconise, au fond, Nicolas Sarkozy et contrairement surtout à ce que souhaite la majorité de leurs électeurs.
Donc je dis à tous les électeurs de droite : s’ils veulent un rassemblement pour combattre la gauche mélenchoniste et le peuple islamo-gauchiste qu’il a forgé, pour arrêter l’hégémonie de bloc central qui n’a rien fait pour protéger notre pays et nos compatriotes, s’ils veulent une vraie politique de droite, il faut qu’ils votent pour Reconquête !. Je pense que nous sommes le centre de gravité de ce rassemblement. Plus nous serons hauts, plus les équilibres à droite seront bouleversés en vue de 2027.
[…]
Il faudrait quand même comprendre pourquoi cette question de l’abaya est posée. Tout simplement parce qu’il y a de plus en plus de jeunes musulmans en France. Et il y a de plus en plus de jeunes musulmans qui sont de plus en plus musulmans. Selon un récent sondage de l’Ifop, 65 % des jeunes musulmans de France considèrent que la charia est supérieure aux lois de la République. Pourquoi sont-ils de plus en plus nombreux ? D’abord parce que leurs mères font de plus en plus d’enfants – les femmes maghrébines, africaines et turques font jusqu’à deux fois plus d’enfants que la moyenne nationale. Par ailleurs, il y en a de plus en plus aussi du fait de l’immigration légale et illégale.
Par la voie légale, je vous rappelle deux chiffres : 320 000 entrées légales en 2022 et 150 000 demandes de droit d’asile qui, je le rappelle, sont déboutées à 80 %, mais ne repartent jamais. Donc, on laisse rentrer de plus en plus de musulmans à qui on demande de ne pas vivre en musulmans. C’est quand même paradoxal. Il vaudrait mieux ne pas les laisser entrer… En vérité, l’adversaire principal de Gabriel Attal, ce ne sont pas ces jeunes filles qui portent l’abaya. Ce ne sont pas les députés LFI. Ce ne sont pas les professeurs. Ce n’est même pas le Conseil d’État qui risque peut-être d’annuler cette décision. Non. L’ennemi principal de Gabriel Attal, c’est son propre gouvernement qui laisse rentrer près de 500.000 étrangers, pour la plupart musulmans, en France, tous les ans. […]
Un pays ne peut pas à la fois avoir une politique de mort (avortement, euthanasie, …) et une politique de vie.
L’été a été marqué par une « dégradation majeure et sans précédent du fonctionnement des services d’urgence » qui « n’a jamais été aussi altéré », affirme Samu-Urgences de France (SUdF) qui a publié une enquête bilan sur la situation dans les structures d’urgences, en juillet et en août.
Faute de personnel durant l’été, 163 services d’urgences ont dû fermer au moins une fois durant les deux mois d’été, et ce dans 60 départements. 25 % d’entre eux ont fermé en continu « jour et nuit », tandis que 75 % n’ont fermé que la nuit (33 % moins de 5 fois, 24 % entre 5 et 10 fois, 43 % plus de 10 fois). La situation est donc grave, même si, dans 80 % des cas, un accueil physique a été maintenu pour « assurer la prise en charge d’une éventuelle urgence vitale se présentant de manière inopinée ».
C’est une histoire belge mais elle n’a rien de drôle, cela pourrait arriver en France, le jour où nos gouvernants auront légalisé l’assassinat des personnes malades ou âgées.
Une jeune de 36 ans, atteinte d’un cancer incurable, devait être euthanasiée, mais la sédation ne s’est pas déroulée comme prévu. Les produits n’étaient pas suffisants et des “soignants” ont dû l’étouffer avec un coussin.
Cath.ch, média suisse, dresse le bilan des sanctions internationales contre la Syrie, sanctions auxquelles la Suisse s’est ralliée en 2011.
La population syrienne, qui vit sous embargo depuis 2011, est exsangue: plus de 90% des Syriens vivent dans la pauvreté, notent les instances humanitaires de l’ONU. Quel sens cela a-t-il de punir toute une population quand ce sont les cercles du pouvoir à Damas que l’on veut atteindre? La toute petite couche sociale privilégiée qui subsiste ne souffre ni de la pénurie alimentaire, ni de l’absence de médicaments, du manque d’essence ou des coupures d’électricité permanentes, interroge Mgr Georges Salim Khawam, archevêque grec-catholique melkite de Lattaquié, de Tartous et de la Vallée des Chrétiens
L’archevêque dénonce des mesures indiscriminées qui frappent uniquement la population civile, complètement exsangue. D’autant plus que le tremblement de terre du 6 février a semé la désolation dans les régions d’Alep et de Lattaquié, provoquant la mort de plus de 6000 personnes et causant d’immenses dégâts. Pendant ce temps, déplore-t-il, Israël effectue presque tous les jours des bombardements sur les alentours de Damas, d’Alep, de Lattaquié…
Après 12 ans de guerre, 7 millions de Syriens se sont exilés, quasiment un tiers de la population, et autant ont été déplacés.
«Ceux qui sont déjà partis, ces sont les jeunes, les gens formés, les universitaires, les professeurs, les médecins, les infirmières, les commerçants. Ne sont restés que ceux qui n’avaient pas les moyens de partir, les plus âgés qui, souvent, ont tout vendu – terrains, maisons, voitures, bijoux – pour que leurs enfants puissent partir à l’étranger…»
Depuis 10 ans, SOS Chrétiens d’Orient agit et soutient les chrétiens d’Orient et les populations vulnérables au Proche-Orient, en Afrique du Nord-Est et au Caucase. De 2013 à aujourd’hui, ce sont
3 000 volontaires qui furent à pied d’œuvre
400 000 bénéficiaires,
2 000 projets liés au soutien médical, à l’éducation ou encore au développement économique et social.
9 pays, 3 continents,
50 salariés,
65 000 bienfaiteurs.
2013, date fatidique de la prise de Maaloula en Syrie par les jihadistes du Front al-Nosra. Il s’agit du dernier village chrétien parlant l’araméen, la langue du Christ. Pour Benjamin Blanchard et Charles de Meyer, il y a urgence. Ne pouvant rester les bras croisés à Paris, ils décident d’agir et partent sur place. 10 ans plus tard, ce qui n’était au départ qu’une petite initiative de deux Français, est devenue une vraie association qui a su se faire une place au sein du paysage des ONG caritatives.
Malgré des départs douloureux, des divergences, quelques accidents, les calomnies, les polémiques et autres hostilités, y compris de certains catholiques français, malgré le deuil d’amis disparus dans les tourments de la guerre ou des catastrophes naturelles, SOS Chrétiens d’Orient poursuit son chemin et compte s’inscrire dans le temps long. Via le Fonds de dotation SOS Chrétiens d’Orient, créé en 2018, l’association est propriétaire de ses locaux et ne bénéficie d’aucun fond public.
Indépendant, SOS Chrétiens d’Orient a également à cœur d’amplifier sa voix et son action en fondant de nouvelles associations-sœurs à l’international, que ce soit en Belgique, en Italie, et désormais aux Etats-Unis. SOS Chrétiens d’Orient souhaite aussi étendre ses domaines d’action dans d’autres pays, notamment l’Inde.
Ce modèle de charité, SOS souhaite l’étendre davantage, car il interroge la jeunesse dans de nombreux pays, ayant déjà envoyé plusieurs volontaires . Cette jeunesse mobilisée pour aider ses frères chrétiens, c’est une jeunesse qui interpelle, et qui interpelle au-delà de nos frontières. SOS Chrétiens d’Orient continuera sans cesse d’alerter l’opinion publique sur le sort des chrétiens d’Orient, d’informer nos gouvernants, malgré le refus des autorités françaises de venir s’informer auprès des volontaires, premiers témoins de l’actualité dans les zones sinistrées.
Le slogan de SOS Chrétiens d’Orient continue de faire écho aux oreilles de tous ceux qui soutiennent nos frères d’Orient : aidez-nous ici, à les aider là-bas !
Le 15 et 16 septembre, vous êtes conviés aux festivités spécialement prévues pour l’occasion.
Vendredi 15 septembre : Colloque sur les chrétiens d’Orient
Basculement géopolitique au Proche-Orient : quel impact pour les chrétiens d’Orient ?
Conférences et tables rondes avec la participation de Roland Lombardi, Frédéric Pons, Annick Asso, Alain Guépratte, Peter Kovacs et Sa Sainteté le Patriarche de l’Eglise syriaque orthodoxe Ignace Ephrem II Karim.
Conclusion du colloque prononcée par Son Eminence le cardinal Raymond Burke.
De 14h à 17h
La Grande Crypte – 69 bis rue Boissière – Paris 16ème (Métros Victor Hugo, Boissière ou Trocadéro)
10€ minimum par personne (pour participation aux frais).
Regardez bien la photo illustrant le reportage d’Arte « Djihad sur l’Europe »… :
En trois volets (à voir ici), Hugo Micheron et Magali Serre retracent en profondeur quatre décennies d’une histoire largement méconnue, en dépit de son ultramédiatisation depuis les années 2000. De Londres à Copenhague en passant par Paris, Madrid ou Bruxelles, ils explorent avec une exhaustivité inédite à la télévision le territoire mouvant du djihadisme européen, grâce à des archives saisissantes, dont certaines n’avaient jamais été montrées jusqu’ici, et des entretiens approfondis avec des témoins de premier plan – anciens djihadistes “repentis”, mais aussi chercheurs, policiers, journalistes… Cette remarquable synthèse permet de comprendre comment ce phénomène en constante évolution a profité des failles des démocraties européennes. Et rappelle qu’il constitue pour l’avenir un enjeu décisif, non pas seulement sécuritaire, mais aussi politique.
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