Libération relaye en Une la photo d’un manifestant brandissant une photo générée par IA
Libération a publié en Une la photo d’un manifestant brandissant la photo d’un enfant dans les décombres de Gaza, photo déjà vue en février pour illustrer un tremblement de terre en Syrie et Turquie, en fait une photo générée par intelligence artificielle… Le directeur de la publication a été contraint de faire son mea culpa.
Proche-Orient : le spectre de l’embrasement
C’est la une de @Libe ce jeudi
Lire : https://t.co/nj2k4mQp7h pic.twitter.com/kv4CGHagSG
— Libération (@libe) October 18, 2023
I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E!
Cette photo de bébé palestinien brandie par un manifestant en #Une de @libe n’a rien à voir avec Gaza et remonte au moins à février. Un #fake!@dovalfon êtes-vs conscient de l’impact d’une telle image choc avec le mot “embrasement” dans le contexte actuel? pic.twitter.com/7gpCip4KJb
— InfoEquitable (@InfoEquitable) October 19, 2023
Roberto de Mattei : Histoire du concile Vatican II
Conférence donnée le 14 juillet par Roberto de Mattei, dans le cadre de l’Université d’été 2023 de Renaissance Catholique. Roberto de Mattei est un historien, philosophe de l’histoire et journaliste italien.
Nous avons plus de chances d’aller au ciel que de gagner un match de rugby
Intéressant parallèle entre le rugby et la vie chrétienne par l’abbé Baudouin De Maillard-Taillefer, FSSP :
[…] N’oublions pas d’abord que comparaison n’est pas raison : si l’image du ballon ovale permet de décrire un peu la vie des chrétiens, on en restera cependant à une comparaison imparfaite et insuffisante ! Ceci dit, quelles similitudes et différences entre le match des bleus et notre vie chrétienne ?
Sélectionnés à vie
Tout commence par la sélection, qui appelle le joueur à rejoindre l’équipe dont il arbore fièrement le maillot. De même, tout démarre pour les chrétiens avec le sacrement du baptême, où Dieu nous revêt du vêtement de la grâce sanctifiante : depuis ce jour nous sommes sélectionnés à vie dans l’équipe du Bon Dieu ! Et dès cette étape, une différence majeure saute aux yeux : Fabien Galthié n’a que 22 places dans son équipe, alors qu’il n’y a pas de limites dans le camp des saints !
La composition du XV
Au rugby, on affronte un adversaire humain comme nous ; dans la vie spirituelle, l’équipe adverse est composée du diable comme capitaine, des démons comme piliers et du monde comme ailiers. Par contre l’équipe chrétienne – la nôtre – est composée de tous les saints du Ciel, avec comme capitaine Notre Seigneur Jésus-Christ, sorte de demi-de-mêlée qui ne cesse d’attirer à lui tous les hommes et d’encourager les chrétiens. Il est secondé par la Très Sainte Vierge Marie, en quelque sorte un demi d’ouverture parfait, qui pousse chacun à donner le maximum : « faites tout ce qu’il vous dira ! » Face à ce binôme, l’équipe adverse ne peut rien faire, d’où les attaques sur les joueurs plus faibles que nous sommes… Autre atout de l’équipe chrétienne : les liens étroits de notre capitaine avec l’arbitre : qui d’autre, pour tenir le rôle de juge suprême, que Dieu en personne, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ ?
Un jeu où tous ont le ballon – en même temps !
Au rugby, le cœur du jeu est la maîtrise du ballon ovale ; le cœur de la vie spirituelle est la grâce. La grâce vient de Dieu, nous l’avons reçue au baptême, et nous avons à grandir avec elle chaque jour. Alors qu’il n’y a qu’un seul ballon (normalement!) sur un terrain de rugby, ici tous les chrétiens peuvent avoir la grâce en même temps, donc marquer bien plus de points face à l’adversaire ! Et s’il est vrai qu’au rugby, les adversaires peuvent tenir et jouer le ballon, et ainsi marquer des points pour l’emporter ; dans la vie spirituelle il en va autrement ! Là, ni les démons ni le monde ne peuvent se saisir de la grâce divine : ils ne peuvent qu’essayer de la contrer, y faire obstruction, pousser à la faute, mais aucunement marquer des points. La victoire d’un chrétien est donc bien plus aisée que celle du XV de France, elle nécessite seulement de marquer le minimum de points, c’est-à-dire d’être saint en acte : un ultime acte d’amour de Dieu comme celui du bon larron sur la croix, un simple drop avec ses trois points, et c’est le Ciel assuré !
Aller chercher le bonus offensif
Ceci dit, pourquoi se contenter du minimum ? Le score fleuve de France-Namibie (96-0) manifeste l’envie des joueurs de marquer le plus de points possible. Et pour marquer des points au rugby, il faut inscrire des essais. Cela tombe bien, le Bon Dieu nous demande aussi de faire des essais sur terre, d’essayer encore et toujours de faire le bien qui est à notre portée. Le succès dans la vie chrétienne ne dépend pas (toujours) de nous, mais aussi longtemps que nous persévérons, tentative après tentative, essai après essai, le tout infusé de charité, alors nous demeurons avec le Bon Dieu qui se charge de les valider et de les transformer pour nous !
Cartons et sanctions : dernière chance jusqu’au coup de sifflet final
Toutefois, marquer n’est pas si évident, car l’équipe adverse lutte pied à pied pour défendre son terrain et nous pousser à la faute. Cette équipe démoniaque ne peut pas triompher, mais si elle obtient le match nul elle aura éloigné pour toujours une âme de la Sainte Trinité. Pour cela, elle compte sur nos faiblesses, nos erreurs de lecture, nos trahisons : ce sont les fautes, en-avants et autres gestes dangereux sur les joueurs. Selon la gravité, elles peuvent donner lieu à une pénalité, pour les péchés véniels, et jusqu’à une exclusion du terrain, dans le cas des péchés mortels. Là encore, le règlement est plus souple dans la vie chrétienne que sur la pelouse : tant que le match n’est pas achevé, tant que la vie terrestre suit son cours, les exclusions ne sont que temporaires ! Par contre, elles ne durent pas dix minutes, mais jusqu’à ce que nous reconnaissions nos fautes et implorions la miséricorde de Dieu dans le sacrement de pénitence. Si en revanche la mort nous trouve sur le banc et non sur le terrain, sans la charité qui est nécessaire au vêtement de notre baptême, alors l’exclusion devient définitive, alors il est trop tard, alors le Ciel est perdu, et c’est l’enfer par notre faute et notre orgueil…
La stratégie de la victoire
Pour gagner, il faut marquer des points, au moins le minimum, et viser le maximum ; pour cela il faut donc batailler contre l’équipe adverse : de l’intérêt des passes, mêlées, courses vers l’en-but, jeu au pied, touches et ballons portés : autant d’actes différents, autant de combinaison possibles, autant de manières différentes de vivre chrétiennement, saintement, avec l’amour de Dieu et du prochain qui nous rapprochent inexorablement de la victoire ! Chacun de nous peut ainsi trouver la manière qui lui correspond de renoncer à soi-même, de prendre sa croix et de suivre le Christ, le tout sous l’œil attentif et les avis techniques du staff que constituent les prêtres et évêques, pasteurs de l’Église, entraîneurs de l’équipe de Dieu !
Aussi n’ayons pas peur des placages et obstructions adverses : ce sont les épreuves et difficultés qui ne manquent jamais sur le chemin vers le Ciel. Et puis, quand l’adversaire fait une faute, n’y a-t-il pas avantage pour notre équipe ? Cet avantage, comme nos avancées, ce sont toutes les grâces actuelles qui ne cessent de pleuvoir sur nous au quotidien, souvent à notre insu.
Le match a déjà commencé
Que nous le voulions ou non, depuis que nous sommes nés, l’engagement est joué, le match de notre vie est lancé, et depuis le baptême nous sommes pleinement enrôlés dans le camp de Dieu. Vous l’aurez compris, nous affrontons un adversaire redoutable, mais contre un adversaire qui ne peut pas gagner, qui a déjà perdu. La seule question, c’est l’équipe que nous soutiendrons : allons-nous jouer le beau jeu de Dieu, en vivant de charité, en essayant chaque jour de faire le bien qui est possible, en aimant Dieu et le prochain ? Ou au contraire, nous replierons-nous sur nous-même, dans notre orgueil, notre confort ou notre paresse, multipliant en-avants et jeu dangereux des péchés, jusqu’à l’exclusion définitive de l’enfer ? Oui, la bataille fait rage autour de nous, comme au point de retombée du ballon après une touche, certes il peut y avoir des blessures, des fautes, des chutes : mais n’ayons pas peur, le Christ est toujours à nos côtés pour nous relever. Après tout, ne triomphe-t-il pas par la Croix, dans la souffrance et l’humiliation, avec et malgré elles ? Oui, il est normal que notre vie chrétienne soit un combat : mais c’est pour que la victoire soit plus belle, et qu’elle dure toute l’éternité !
Le Mouvement Conservateur a fêté ses 10 ans, sous le signe de l’âme de l’Europe
Le 14 octobre, le Mouvement Conservateur, présidé par Laurence Trochu, organisait une journée avec près de 400 militants dans le Grand Théâtre d’Asnières, pour le 10e anniversaire de Sens commun dont il est le successeur.
Le Mouvement avait placé la journée sous le signe de l’Europe, en accueillant 7 orateurs de très haut niveau venus de 6 pays différents. Les éclairages donnés par ces personnalités sur l’actualité politique dans leur pays a conforté l’analyse des Conservateurs sur l’urgence d’une convergence européenne. Deux tables rondes réunissant des personnalités reconnues, l’une sur la lutte contre la déconstruction culturelle ; l’autre sur l’écologie, ont rythmé la journée. Du témoignage unanime des participants, elles ont permis d’explorer en profondeur des thèmes cruciaux pour la droite et pour la campagne des européennes.
- Phillip Blond, ancien conseiller de David Cameron
- José Javier ESPARZA TORRES, journaliste, essayiste espagnol, auteur de La Gran Epopeya de España
- David ENGELS, universitaire belge, auteur de La crise de l’Union européenne
- Rodrigo BALLESTER, directeur du Mathias Corvinus Collegium (MCC) à Budapest
- Jean-Frédéric POISSON, Président de VIA La Voie du Peuple
- László TROCSANYI, eurodéputé hongrois, ancien Ministre de la Justice du gouvernement Orbán
- Francisco José CONTRERAS PELÁEZ, ancien député Vox de Séville
- Bérénice Levet, philosophe et écrivain
- Francisco GIUBILEI, éditeur et essayiste italien, conseiller spécial du Ministre de la culture, auteur de Conservare la natura et de Sovranità energetica
- Bertrand ALLIOT, porte-parole français de l’association «Action Ecologie»
Invitée d’honneur de la journée, Marion Maréchal, tête de liste Reconquête ! pour les élections du 9 juin 2024, a délivré un discours fondateur, appelant de ses vœux la consolidation d’un véritable conservatisme français, éloigné de toute logique de passivité mais au contraire animé d’un esprit de conquête et de victoire.
Enfin, la présidente du Mouvement Laurence Trochu a délivré un discours magistral en 3 temps : elle a d’abord relevé le degré sans précédent de menace qui pèse sur l’Europe, et appelé les Conservateurs de tous les pays à s’unir pour former, face au péril du terrorisme islamique, la Grande Muraille d’Europe. Elle a ensuite appelé à refaire une civilisation, et donc réveiller et faire vivre l’âme de l’Europe, qui repose sur l’identité propre de chaque peuple qui la compose, en complément du substrat culturel commun grec, latin, chrétien. Elle a enfin détaillé la façon dont le Mouvement conservateur envisage ses combats à l’avenir en France, en instant sur l’importance des forces morales. Voici son discours :
Merci, mes chers amis du Royaume-Uni, du Royaume d’Espagne, de Hongrie, d’Italie, du Royaume de Belgique, et de toute la France, de vos témoignages. Merci du partage de votre expérience et de vos fulgurances.
Merci, chère Marion Maréchal, d’avoir fait entendre le timbre si vibrant et si juste d’une voix conservatrice, d’une voix fine, clairvoyante et soucieuse de proclamer à notre monde politique combien nous attendons mieux de lui.
Je dois dire que nous en avons besoin, de cet engagement, de ce courage et de cette lucidité de regarder la situation en face. Nous en avons grand besoin, car chaque minute perdue est une éternité dilapidée au grand livre de l’Histoire de nos Nations européennes.
Dans le ciel de l’Olympe, le sablier du géant Kronos s’écoule tandis que sa terrible faux frémit, semblant nous signifier après Paul Valéry : « Vous autres, civilisations ! Vous savez maintenant que vous êtes mortelles. »
Il y a déjà pourtant 55 ans – 55 ans ! plus d’un demi-siècle – que le visionnaire britannique Enoch Powell tenait devant le congrès du Parti conservateur un Discours qui restera dans l’Histoire :
« La fonction suprême de l’homme d’Etat est de protéger la société de malheurs prévisibles. […] Comme les Romains de Virgile, je vois confusément le Tibre écumant de sang. »
Enoch Powell n’est plus parmi nous, et nous avons à cœur d’espérer que ses songes n’iront jamais jusqu’au bout de leur terrible prémonition romaine. Car qu’aurait-il dit au spectacle des attentats du métro de Londres, en 2005 ? Qu’aurait-il dit au spectacle du Bataclan, en 2015 ? Que dirait-il à la vue de ce qui s’est passé à Gaza il y a une semaine, le jour de la fête de Yom Kippour ? Que dirait-il de ce qui s’est encore passé hier à Arras ? Que dirait-il de la réaction de nos sociétés occidentales, gangrenées par la complaisance, paralysées par l’invasion migratoire qu’elles ont subie et qui les empêche littéralement de réagir comme elles le devraient, comme l’ont montré les circonlocutions douteuses du Président de la République en France ?
Le discours de Powell avait pourtant fait des émules. Il y a exactement 50 ans, notre visionnaire français, Jean Raspail, faisait paraître la prophétie que l’on sait, écrite du haut des rochers de Boulouris, à Saint-Raphaël, et qui chaque jour révèle sa pertinence. Pour tomber sous le coup de la conspiration du silence.
Il flotte dans l’air européen comme un parfum d’hypocrisie, de non-dits, de technocratie hallucinogène, de culture de mort et de mensonge.
Et nous Conservateurs de toutes les Nations d’Europe, vous mes chers amis, et les Peuples qui savent que nous avons raison, nous sommes les derniers debout sur la Muraille.
Car il y a une Muraille. Il y a une frontière. Il y a une limite.
Il n’est plus possible que le résultat de 2.500 ans de civilisation grecque, romaine, chrétienne, soit anéanti par le flot ininterrompu des arrivées de jeunes hommes déracinés, de jeunes familles dépourvues des fondations élémentaires d’une éducation, d’un art de vivre dans nos sociétés policées, d’une éthique morale.
Et pire que tout : de l’arrivée de djihadistes qui nous détestent et qui n’attendent qu’une chose, nous imposer leur loi, nous soumettre à leur violence, nous réduire à néant – ou à la conversion forcée.
Il est donc temps, grand temps, plus que temps de bâtir l’alliance de la Grande Muraille d’Europe.
Il faut bâtir un Mur en Europe.
Une maison ne tient pas sans murs, un pays ne tient pas sans frontières, un continent ne se maintient pas sans limites.
Il ne s’agit pas, bien sûr, d’un mur de pierre et de chaux. Il s’agit du Mur de nos volontés. Il s’agit du Mur de l’action, qu’il faut rendre implacable, celle de nos forces de sécurité, de police, de Justice. Il s’agit de la fin du droit du sol, de la fin du « droit d’immigrer » que constitue le regroupement familial et la jurisprudence des Cours nationales et européennes, de la fin du droit de se loger et de se nourrir en Europe sans travailler et sans rien apporter.
Il s’agit de retrouver une diplomatie qui relève la tête, qui cesse de consentir aux demandes larmoyantes des pays d’Afrique et du Maghreb, si insistants pour obtenir des avantages et des aides, alors qu’ils ont pourtant rejeté les puissances européennes loin de leurs frontières.
Il s’agit de retrouver la capacité de dire NON.
Il s’agit de se dresser, devant l’Histoire, devant ce que nos enfants retiendront de nous, à l’appel de notre Honneur, devant nos Drapeaux – qui ont vu nos pères combattre comme des Lions, essuyer tant de peines –, et qui contemplent aujourd’hui le spectacle effroyable d’une génération réduite à l’impuissance, une génération de lionceaux ligotés dérivant au long des eaux saumâtres du renoncement.
Quelle meilleure occasion que les élections européennes pour relancer ce maul du courage, de la détermination et de l’espoir qui doit unir tous les Conservateurs d’Europe ?
Oui, ma chère Marion, tu as fait le choix courageux de revenir en politique et de reprendre le flambeau, de te mettre à la tête d’une liste européenne qui doit secouer l’Europe comme un séisme, un soubresaut apte à révéler les forces engourdies de la volonté de survie des peuples européens.
Ce combat, nous le mènerons avec toi, à tes côtés. Partout en France, partout en Europe, dans la grande chaîne solidaire des Conservateurs.
Et puis, mes chers amis, non contents de nous dresser sur le Mur extérieur de l’Union, il nous faut bâtir à nouveau une civilisation.
Il faut refaire l’âme de l’Europe.
Qu’est-ce que l’âme de l’Europe ? L’âme de l’Europe, c’est le meilleur de ce que chacune de nos Nations peut apporter à un ensemble géographique, politique, culturel qui partage tant.
L’âme de l’Europe, c’est la fondation pierre par pierre de la Chrétienté sur les ruines de l’Empire romain : c’est l’Espérance.
L’âme de l’Europe, c’est ce grand manteau d’églises et de monastères, suivant les figures immenses de Saint Martin, Saint Benoît, Saint Colomban, Saint Boniface et tous leurs successeurs, dont les fondations ont constitué le terreau et l’aliment de la vie intellectuelle : c’est la Foi.
L’âme de l’Europe, ce sont ces Clercs, qui avaient sauvé les manuscrits de l’Antiquité, qui étaient les grands éducateurs des peuples, à qui Charlemagne a demandé de fonder les premières écoles : c’est le Savoir.
L’âme de l’Europe, c’est cette puissance implacable avec laquelle l’aïeul de ce même Charlemagne avait arrêté la conquête Musulmane à Poitiers en 732, ou encore celle avec laquelle les armées navales de Dom Juan d’Autriche ont détruit la flotte ottomane à Lépante le 7 octobre 1571 : l’âme de l’Europe,c’est la Force.
L’âme de l’Europe, ce sont les rois arbitrant les litiges, sur le fondement d’un droit qui recherche toujours la plus grande équité entre les requérants : c’est la Justice.
L’âme de l’Europe, ce sont ces chefs œuvres dans chacun des 7 arts que le monde nous envie : c’est la Beauté.
L’âme de l’Europe, c’est la grandeur de sa littérature, de sa science, de ses Universités, c’est son ingéniosité et sa maestria.
L’âme de l’Europe, c’est ce ressort intime qui est dans le cœur des Hommes et qui les fait poursuivre de grandes ambitions, épouser de larges vues, et, dans le même temps, s’appliquer pour soi-même, en son for intérieur, à garantir la plus grande rigueur morale, la plus grande vertu, la plus grande exemplarité, et bien souvent la plus grand abnégation. L’âme de l’Europe, c’est le don de ses meilleurs esprits à de grandes œuvres, et c’est une forme de Charité.
Combien de continents dans le monde ont-ils été marqués d’une telle exigence ?
Certes, l’Europe a été grêlée de vicissitudes. Son Histoire est une trame entachée de conflits, de déchirements, de renoncements. Si l’Europe a sidéré le monde par les charmes de sa civilisation, elle a aussi déçu, détourné les Nations par la violence de ses conflagrations, puis par ses promesses non tenues.
Certes, cette Europe qu’on a voulu forger après la Guerre, fondée sur la mise en commun d’intérêts matériels, ne nous satisfait plus aujourd’hui. Cette Europe là a peut-être parlé à nos porte-monnaie, elle a sans doute contribué à la hausse de la prospérité en abaissant des barrières aux échanges, mais elle n’a jamais parlé à nos cœurs.
Cette Europe est impuissante, devant tous les grands dossiers de la planète. Cette Europe est incapable de parler d’une seule voix : nous venons de le voir au sujet des attaques en Israël et de l’aide au développement qui est encore versée dans la bande de Gaza.
En vérité, l’Europe unie n’a jamais existé que sous la pression d’ennemis communs. Depuis Charlemagne, ces ennemis communs, au Sud de l’Europe, ce sont les guerriers de l’Islam.
Cette configuration n’a pas changé. Le front du Sud est resté identique.
Il est temps de s’unir, car la menace n’est plus fictive ! Elle est devant nous, elle est chez nous. La menace, c’est la Turquie qui joue un double jeu et prête main forte à tous les fondamentalismes, tout en postulant à l’entrée dans l’Union européenne. Son soutien à l’Azerbaïdjan dans la guerre du Haut-Karabagh est proprement scandaleux, au regard de l’Histoire et de ce qu’elle a déjà fait subir aux Arméniens ! Dans ce moment, nos pensées sont avec les victimes abandonnées de ce conflit éhonté, déplorant la passivité complète de l’Union européenne.
La menace, c’est l’Algérie, qui doit tant à la France et qui la nargue de plus en plus ouvertement.
La menace, ce sont les djihadistes qui nous viennent de Tunisie, de Libye, de Syrie, et que nous laissons prendre racine sur notre sol.
Nous ne résoudrons pas le problème de l’immigration en le repoussant en Italie, avec un poste de douane armé à Menton !
C’est à la racine qu’il faut prendre ce problème : interdire les départs à la source.
Pour cela, seule la volonté collective des pays européens peut changer la donne. Et dans les relations internationales, il n’y a qu’un seul langage qui soit audible : celui du rapport de force, avec tous les déploiements de puissance que cela sous-entend.
Alors, allez-vous me dire, qu’est-ce qui peut réveiller cette âme de l’Europe ? Si ce ne sont pas les institutions européennes sur lesquelles nous pouvons compter, qui va agir ?
Et vous avez raison : ce n’est pas Emmanuel Macron, ni Ursula von den Leyen qui vont nous tirer d’affaires.
Emmanuel Macron ? Regardons ici, en quelques instants, le bilan de son second mandat.
Dans tous les domaines, ce ne sont que d’effroyables échecs et des reculs scandaleux au regard de l’Histoire.
- La sécurité ? Faut-il rappeler l’effarante débandade du Stade de France, faut-il rappeler les viols, les attaques au couteau, les agressions permanentes dont les Françaises et les Français, sont l’objet, à l’instar de cette innocente Lola dont le meurtre sauvage nous a tant émus, à l’instar de cette dame âgée de 67 ans violée et rouée de coup de façon atroce à son domicile le 19 septembre dernier à Versailles par un étranger sous OQTF. On pourrait multiplier le récit de ces faits de francocides. Où est Emmanuel Macron ?
- L’immigration ? Où en est la réduction des visas promise avec le Maghreb ? Depuis l’accueil de l’Ocean Viking jusqu’à celui des migrants de Lampedusa, ce sont des flots ininterrompus qui arrivent sur notre sol, comme en témoignent les 450.000 bénéficiaires de l’Aide Médicale de l’Etat, chiffre inégalé qui laisse penser que le nombre d’illégaux en France a atteint le million.
- La politique étrangère ? Pouvons-nous imaginer plus vaste champ de ruine, après qu’Emmanuel Macron, multipliant avec arrogance les leçons qu’il croit pouvoir donner à la terre entière, a perdu la face devant tous les soutiens traditionnels de la France ? Même au Mali et au Sahel, où, au terme de 10 années de traque des djihadistes et de formation des armées locales, après que 58 de nos soldats ont payé le prix du sang, la France part sous la huée de potentats putschistes ! Comment la France, puissance permanente au Conseil de sécurité des Nations-Unies, peut-elle conserver sa crédibilité au hasard de tels résultats ?
- en matière culturelle aussi. Quand la fête de la Musique au Palais de l’Elysée continue de ressembler à la Foire du Trône, ou encore quand Emmanuel Macron affirme le 27 juillet dernier, que notre chère langue française n’appartient plus à la France mais aux rives du fleuve Congo, comment croire qu’il oeuvre pour le rayonnement de notre pays ?
- en matière économique, le bilan est tout simplement désastreux. Après les 600 milliards d’euros de dette supplémentaire contractées en raison d’une réaction disproportionnée aux conséquences du Covid, la France doit porter une dette record de 110% du PIB dont les intérêts vont radicalement limiter ses marges budgétaires. Elle se retrouve avec le bonnet d’âne de l’Union Européenne. La balance commerciale n’a jamais été aussi dégradée. A moins 160 milliards d’euros, elle tutoie les grandes profondeurs et on a du mal à discerner la martingale qui fera revenir la production industrielle en France. Et pourtant, les impôts ne baissent pas et même ne cessent d’augmenter, car il faut financer des chèques, et notamment des dépenses sociales consenties à l’égard des immigrés et de clientèles électorales, totalement irresponsables.
- en matière d’énergie, la catastrophe causée par le désinvestissement dans le nucléaire est un scandale national. Loin de se détourner du miroir aux alouettes de l’éolien, E. Macron est en train d’obstruer l’horizon tout le long de nos côtes et de nos campagnes, avec des monstres d’acier aux pales en fibre de carbone.
- quant à nos agriculteurs, face à une concurrence étrangère féroce et une inflation écrasante, ils se sentent abandonnés. Nous sommes loin de la nécessaire souveraineté alimentaire, qui avait pourtant été promise en 2020 et en 2022. “Gouverner c’est prévoir”. Les changements climatiques modifient déjà les cultures et nos agriculteurs savent depuis la nuit des temps s’adapter aux conditions nouvelles. Mais où est le Gouvernement pour anticiper, protéger et former pour l’agriculture de demain? Où est le Gouvernement pour les aider à adapter la production de semences, la logistique, le stockage, la transformation, trouver des débouchés, organiser la distribution ? Où est le Gouvernement pour repenser la formation des agronomes, car plutôt que d’indemniser sans réflexion de long terme, il faut permettre l’anticipation.
- l’agenda sociétal n’est pas en reste. L’euthanasie va arriver au Parlement, nouvelle rupture anthropologique majeure qui va changer la place du médecin, pour le transformer en administrateur de la mort.
Vous l’avez bien compris, mes chers amis, nous ne pouvons pas compter sur E. Macron pour relever la France, et encore moins pour agir efficacement en Europe.
En réalité, pour réveiller l’âme de l’Europe, nous n’avons pas d’autre choix que de réveiller celles des Peuples d’Europe.
Il est temps que sortent de leur torpeur l’âme des Espagnols, celle des Autrichiens, celle des Irlandais, celle des Allemands, celle des Danois, et qu’elle s’unisse à celles des peuples qui ont déjà commencé à se réveiller : les Polonais, les Hongrois, les Suédois, les Italiens.
Car l’Europe d’aujourd’hui n’est pas un empire, c’est un concert de Nations.
J’ai bien entendu, dans vos discours et dans les tables rondes, les points forts qui font de vos pays des phares, chacun selon son génie propre.
- la Grande-Bretagne a quitté l’UE, elle n’est pas exempte de mille défis, notamment migratoires et sécuritaires, mais ce pays, comme il l’a montré à l’occasion du couronnement de son nouveau roi, garde sa confiance dans sa permanence historique.
- en Espagne, la coalition des droites est quasiment parvenue aux portes du pouvoir…
- La Hongrie nous fournit un modèle remarquable de redressement de la politique familiale, convaincue qu’une nation qui n’a plus d’enfant se meurt, au sens propre et au sens figuré.
- L’Italie a réussi son union des droites et nous montre la voie, même si elle ne peut réussir seule dans son dialogue avec Bruxelles.
Chacun à votre manière, vous avez secoué la torpeur du progressisme béat et destructeur, et vous avez entrepris de rendre à vos pays ce qui fait le fond de leur âme.
Et pour nous Français, quelle est notre tâche ?
Il nous faut – et cela a été brillamment développé ce matin – protéger notre patrimoine culturel des idéologies de la déconstruction.
Il nous faut aussi mettre en oeuvre une écologie conservatrice, au service de l’homme : sortir de l’écologie punitive, ouvrir des perspectives positives dans les esprits de notre jeunesse, faire baisser nos émissions de carbone non pas par des sanctions mais grâce à la recherche et l’innovation, trouver un équilibre anthropologique et non pas seulement une vaine course mathématique à une décroissance hasardeuse.
Mais tout cela ne saurait suffire. Il faut aller plus loin.
Notre tâche consiste à réveiller et faire vivre l’âme de la France.
Qu’est-ce que l’âme de la France ?
– c’est l’âme d’un peuple qui ne veut pas disparaître, pas subir, pas s’incliner, mais durer : c’est la Force.
Cette Force, nous la trouverons dans notre volonté impitoyable de ne plus rien céder aux faiblesses du découragement et de l’abandon. Il nous faut lutter ! Il nous faut rayonner autour de nous les convictions dont nous sommes remplis, et qui ne demandent qu’à s’épancher et remporter l’adhésion !
– c’est une France fière de son histoire, de sa culture et de son art de vivre :
- préservons la langue française, tant face à l’écriture inclusive que face à la disparition des savoirs fondamentaux !
- exigeons l’excellence de l’instruction, fruit de l’exigence scolaire et de la sélection !
- Cultivons la richesse des traditions et des terroirs !
- Réhabilitons l’apport du christianisme dans notre culture et nos mœurs, si riches et si fécondes !
- exigeons de l’Etat la mise en place d’office d’une organisation du culte musulman chargée de clarifier tout point de divergence avec notre culture et nos mœurs.
- Ce que nous voulons, c’est une France belle où il fait bon vivre, dans laquelle les vertus d’équilibre et de mesure sont à nouveau remises à l’honneur.
- protégeons notre écrin naturel et nos cadres de vie !
- Reconnaissons le rôle irremplaçable de nos paysans et relevons les défis de production locale, de gestion des ressources limitées, de lutte contre le gaspillage et d’adaptation si nécessaire pour faire face à l’évolution du climat !
- Donnons à nouveau les moyens nécessaires, dans la loi et dans les budgets, à nos forces de police et de gendarmerie afin que règne l’ordre, qui est la condition de la paix !
- c’est une France humaine et juste, qui s’appuie sur les vertus de prudence et la justice:
- rendons à nouveau la Justice, donnons les moyens à nos magistrats et faisons sanctionner les magistrats qui ne remplissent plus leur rôle !
- Oeuvrons pour la préservation de l’espèce humaine et pour le caractère sacré de la vie !
- Encourageons la famille, cœur de la société !
- Développons le logement et la propriété privée comme lieu de l’enracinement !
- Protégeons nos entreprises des ravages de la mondialisation, conservons nos emplois et assumons notre patriotisme économique, sans rogner sur les libertés et sans intervenir à tout propos !
- Assumons enfin efficacement notre devoir de fraternité envers les plus fragiles, à commencer par notre prochain, c’est-à-dire nos propres compatriotes confrontés à la pauvreté !
Voilà un vaste programme, mais ô combien nécessaire chers amis. Car faire vivre l’âme de la France, c’est tout à la fois :
- donner à nouveau du sens à l’action de nos institutions publiques et de nos concitoyens.
- C’est s’inscrire dans une Histoire pour bâtir un Avenir.
- C’est admettre que devant les enjeux moraux qui se posent à nous – et Dieu sait s’ils ne manquent pas, du harcèlement que subissent nos enfants exposés aux “drag queens” dans les écoles, aux choix à faire en matière d’usage de l’intelligence artificielle, en passant par le contrôle de la vie humaine –, les solutions ne consistent pas essentiellement à trouver des critères matériels, mais à retrouver “la conscience sans laquelle la science n’est que ruine de l’âme” [Rabelais].
- C’est admettre que l’homme – “merveilleusement vain, divers et ondoyant” selon Montaigne ; “néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant” selon Pascal – doit parfois s’incliner devant la part de sacré qui le dépasse, qu’il ne peut balayer d’un revers de la main, ce que 2000 ans de civilisation nous ont enseigné avec constance.
- C’est accepter que la laïcité peut fournir des règles pour les rapports entre l’Etat et les religions, mais qu’elle ne saurait donner une âme à un peuple.
- Que les grandes lois de l’espèce humaine : la Prudence, la Justice, la Force et la Mesure, sont des vertus de l’âme, et qu’elles sont éminemment importantes pour les gouvernants, et qu’elles devraient être les critères du fonctionnement de nos institutions.
- Que ces vertus ne peuvent croître que si l’Etat et la société les honorent, les défendent et les protègent, et si l’école les enseigne.
Si nous tirons le meilleur de notre civilisation, en puisant dans son être profond, alors nous pouvons à nouveau être le phare dans la nuit que nos contemporains attendent des Conservateurs.
Chers amis, ne nous leurrons pas, les temps qui sont devant nous ne sont probablement pas faciles. L’insécurité augmente. La tension dans le pays est telle qu’E. Macron a reconnu lui-même qu’il ne pouvait pas dénoncer publiquement les institutions islamiques qui gangrènent nos quartiers, au risque de provoquer une guerre civile.
Comment, dans ce contexte, vont se passer les mois prochains, et en particulier les Jeux Olympiques organisés en France à l’été 2024 ?
Comment croire encore à la vertu de la Politique ?
Mais nous, Conservateurs, ne sommes pas démunis.
Nous avons un horizon. Cet horizon dans l’immédiat c’est la candidature que tu portes, chère Marion, pour les élections du 9 juin prochain au Parlement européen, de concert avec tous ceux qui te rejoindront sur ta liste. Tu le sais, le Mouvement conservateur, avec ses adhérents, est à tes côtés pour cette importante bataille.
Nous avons un programme : ce sont ces points que je viens de vous détailler. Un programme exigeant, un programme enthousiasmant. Je suis certaine que je peux compter sur vous, chers amis, pour le décliner, chacun à votre manière, chacun selon vos qualités, chacun dans votre Province, chacun avec l’optimisme et la générosité qui vous caractérisent.
Sur les rives de Seine où nous sommes réunis aujourd’hui, je ne peux manquer d’avoir une pensée pour une petite bergère qui, voici 1600 ans, faisait paître ses moutons, non loin d’ici, à Nanterre. Elle n’était pas grand chose. Elle aussi, a dû se dire que tout était perdu, lorsque les hordes de Huns qui avaient ravagé l’Europe ont déferlé sur Paris. Mais elle n’a pas baissé la garde.
« Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous resterons. Nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »
Puissions-nous à notre tour ne pas baisser la garde, défendre chèrement notre pays, notre peuple et notre civilisation et mener pied à pied les combats qui nous attendent.
Vive la Conservation de notre patrimoine et de notre âme !
Vive nos Nations européennes !
Et comme dit Eric Zemmour:
Vive la République,
Et surtout, surtout, vive la France !
Saint Pierre de Colombier : Les éco-terroristes occupent à nouveau illégalement le chantier et commettent des violences
Les pseudo-écologistes mais vrais extrémistes de gauche ont à nouveau occupé illégalement le chantier du site Notre Dame des Neiges porté par la Famille Missionnaire de Notre Dame en Ardèche.
Alors qu’ils ont perdu tous leurs procès et que la FMND dispose de toutes les autorisations environnementales, les activistes ont usé de la force pour interrompre les travaux, pourtant autorisés formellement par la préfète de l’Ardèche :
“Le promoteur ayant son permis en bonne et due forme, les recours ayant été épuisés, et les travaux de mise en défense réalisés, il était fondé de reprendre les travaux” [source]
La semaine dernière, deux activistes se sont enchainés à la pelleteuse entrainant l’arrêt provisoire des travaux. Et en début de semaine, les activistes ont pénétré de force sur le chantier que la communauté avait décidé de défendre pied à pied, frères et sœurs engagés de manière rugueuse sur le terrain :
“Les échanges ont été réellement virils, tant pour extraire les activistes de l’engin que pour les intercepter lorsqu’ils arrivaient ; une jeune sœur du sud-ouest qui a de bons restes de techniques rugbystiques a d’ailleurs fait un placage magistral sur celui qui semblait être le meneur des zadistes et qui a mordu la poussière.” [source]
Le lendemain, la passivité scandaleuse des gendarmes laissant passer (sur ordre?) les activistes, a entraîné les mêmes conséquences : vaine lutte et arrêt des travaux.
“Les échanges furent effectivement rugueux. La communauté et quelques amis ont réussi à contenir les activistes quelques instants mais, en raison de l’inaction des gendarmes, les travaux s’arrêtèrent pour des raisons de sécurité et les ouvriers furent envoyés sur un autre chantier. Encore une journée de travail perdue… Heureusement, un huissier présent fit correctement son travail pour bien caractériser les poursuites en justice.” [source]
La vidéo de la sœur plaquant le quinquagénaire mal rasé a été vue sur les réseaux sociaux des millions de fois et a entraîné une couverture médiatique jusqu’aux Etats-Unis. Il ne manquerait plus que Donald Trump fasse un don à la FMND pour que nos écolo-bobos anticléricaux fassent une syncope. [source]
Énorme ! La bonne sœur qui plaque un écologiste… du grand spectacle en Ardèche où des religieuses défendent le chantier d’un futur centre religieux face aux militants qui bloquent à cause de l’impact sur l’environnement.
🎥 @ferro_nicolas
☝️plaquage non réglementaire pic.twitter.com/3wSyO7s3LO— Léo Chapuis (@leo_chapuis) October 16, 2023
Ces quelques extrémistes violents, qui veulent se faire passer pour des victimes tout en tentant de faire pression sur la justice et sur les pouvoirs publics, veulent imposer les contre-vérités d’une minorité au plus grand nombre. Et ils ont gain de cause car les travaux ne peuvent pas reprendre tant que le chantier n’est pas sécurisé. Or il est impossible voire même interdit dans notre Etat de droit de faire la police soi-même. Et la préfecture ne veut visiblement pas prendre ses responsabilités alors que c’est son rôle et sa mission de faire respecter l’ordre républicain.
Une fois de plus, Gérald Darmanin est un beau parleur mais surtout le pire ministre de l’intérieur que la France ait connu. En avril dernier, il promettait que plus une seule ZAD ne s’installerait en France et annonçait, début octobre, avec sa communication dégoulinante d’hypocrisie qu’une cellule de son ministère épaulerait les préfectures. Soit Gérald Darmanin est un menteur, soit cette préfète de l’Ardèche, Sophie Elizéon, anciennement déléguée interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, partage les opinions politiques et sociétales des zadistes.
Pour terminer, voici deux vidéos des journées des 16 et 17 octobre qui montrent que la violence vient des zadistes qui pénètrent de force dans un terrain privé :
Pour aider à la construction de ce futur sanctuaire, c’est ici.
Pour être informé de la suite des évènements, vous pouvez vous abonner à cette page facebook animé par un collectif de soutien à la FMND (voir son blog).
Le collectif de soutien vient également de créer une cagnotte pour faire face aux dépenses imprévues (frais d’avocat, d’huissier, sécurisation du chantier, gardiennage…) en raison des actions de ces activistes de l’ultra gauche. Toutes les explications ici.
Individualisation du prélèvement à la source : le couple devient la juxtaposition de deux célibataires
Le député Renaissance Marie-Pierre Rixain a fait adopter en Commission des finances un amendement au projet de loi de finances, concernant l’individualisation du prélèvement à la source. Le député explique dans l’exposé de cet amendement :
Le système fiscal français a été conçu sur un modèle de solidarité familiale entre conjoints mariés dans un contexte où les couples mono-actifs (homme actif et femme au foyer) représentaient le modèle dominant et la norme portée par les politiques publiques. Si des ajustements ont été apportés depuis, certains mécanismes de base restent très favorables au conjoint le plus aisé, dans 78 % des cas l’homme. Ainsi, les femmes en couple perçoivent un revenu annuel inférieur de 42 % à celui de leur conjoint, contre 9 % entre les femmes et les hommes sans conjoint. Un écart qui s’explique, en partie, par une charge fiscale qui tend à pénaliser les revenus du conjoint le moins aisé : plus l’écart de salaires est important entre les deux apporteurs, plus la fiscalité est avantageuse pour le foyer. Un biais fiscal qui, comme le montre les travaux de l’OCDE, pénalise l’emploi des femmes : le taux d’emploi des femmes est inférieur de 6 points à celui des hommes, et plus d’une femme sur quatre travaille à temps partiel contre moins d’un homme sur dix.
En France, l’impôt est prélevé à la source sur les revenus de chaque membre du couple. Par défaut, l’administration fiscale calcule un taux de prélèvement par foyer fiscal, qui tient compte de l’ensemble des revenus et charges, qu’elle applique pareillement à chacun des conjoints, indistinctement de leurs revenus propres. Néanmoins, même en couple, il est possible d’opter pour un taux de prélèvement individualisé afin de prendre en compte les écarts de revenus entre conjoints. Un mode de calcul qui évite de pénaliser le conjoint ayant les plus faibles revenus par un taux d’imposition disproportionné. Rappelons que l’imposition commune augmente le taux marginal d’imposition du conjoint ayant les revenus les plus faibles de 6 points tandis qu’elle diminue de 13 points celui du conjoint ayant les revenus les plus élevés.
Le présent amendement aménage le prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu pour les couples mariés ou liés par un pacte civil de solidarité et soumis à imposition commune. Il inverse, à compter de 2025, la logique qui prévaut actuellement s’agissant du taux de PAS en proposant l’application par défaut du taux individualisé, tout en ménageant la possibilité pour les contribuables concernés d’opter pour le maintien du taux du foyer fiscal.
Cette mesure qui fait partie de la proposition de loi visant à accélérer l’égalité fiscale et successorale entre les femmes et les hommes, déposée par Marie-Pierre Rixain le 7 mars 2023, a été annoncée par la Première ministre lors de la présentation du plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2023-2027) à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars 2023.
L’application systématique du taux de PAS individualisé – sauf option contraire – en lieu et place du taux du foyer fiscal vise ainsi à garantir une plus grande égalité entre les femmes et les hommes par une répartition des prélèvements entre les membres du foyer fiscal plus favorable à celle ou celui dont les revenus sont les plus faibles.
Compte tenu de la nécessité d’assurer l’information des contribuables en amont et des travaux de gestion nécessaires à la mise en œuvre du dispositif, l’entrée en vigueur de la mesure est fixée au 1er septembre 2025.
En pratique, cet amendement ne change rien, puisque l’impôt au final sera le même qu’avant, et que l’individualisation du taux est déjà possible. Le taux individuel de prélèvement à la source est calculé sur l’impôt qu’aurait payé la personne si elle n’avait pas été en famille. Or dans le cas de deux revenus différents, on sait que l’imposition de la somme des revenus est plus favorable à la famille que l’imposition de chaque revenu séparément, à cause du taux progressif et de l’application du quotient familial. Donc une des conséquences de cet amendement sera que dans bien des cas la somme prélevée sera supérieure à l’impôt. Ce n’est pas grave en principe, car la somme sera réajustée avec remboursement en fin d’année. C’est très intéressant pour la trésorerie de Bercy… mais pas pour la trésorerie de la famille.
L’ “Exposé sommaire” de l’amendement a une argumentation qui n’est ni juste, ni cohérente. On parle d’un prélèvement à la source favorable ou défavorable au conjoint le plus aisé ou le moins aisé. Cela n’a pas de sens puisque au final c’est la communauté qui est imposée, donc personne n’est ni lésé ni avantagé, et d’ailleurs le couple y gagne du fait du quotient familial. Ce qui compte, c’est que conformément à l’article 214 du code civil, les époux contribuent chacun aux charges du mariage “à proportion de leurs facultés respectives”, à eux de faire les comptes.
Il est écrit dans cet exposé sommaire “une charge fiscale qui tend à pénaliser les revenus du conjoint le moins aisé”, puis dans la phrase suivante on reconnaît que “plus l’écart de salaires est important entre les deux apporteurs, plus la fiscalité est avantageuse pour le foyer”. Au lieu de capitaliser sur cette vérité, le rédacteur la qualifie immédiatement de “biais fiscal”, et change de sujet en rendant cette disposition favorable aux familles coupable de “pénaliser l’emploi des femmes”, ce qui est plus que discutable (les travaux de l’OCDE invoqués ne font que constater les différences entre l’emploi des femmes et celui des hommes, et ne prouvent en rien que le bénéfice fiscal accordé aux familles en soit responsable).
La conclusion est donc que cet amendement ne change rien sauf l’option par défaut d’un taux global ou individualisé pour le prélèvement à la source, donc un avantage financier par défaut pour L’État.
Alors si cette opération est neutre, pourquoi un tel amendement ?
On a l’impression que le rédacteur ne parle pas d’une famille, mais de la juxtaposition de deux célibataires, que les charges de familles et de l’éducation des enfants seraient une corvée. L’impression que donne le texte est que la famille est une aliénation de l’individu, et particulièrement de la femme. On sent derrière ça la volonté d’abandonner à terme la notion de famille, que le seul interlocuteur doit être l’individu. Or nous savons que la famille est la clé de voûte de la société, et la famille est fondée sur la solidarité de ses membres. Cet amendement est dangereux car il oriente encore plus vers l’individualisation (chacun pour soi) au détriment de la solidarité du couple.
Le même député a déposé un autre amendement pour permettre de faire des dons exonérés aux associations féministes et autres wokes, amendement également adopté en commission.
I-Média – Terrorisme, guerre : ce qu’on ne vous dit pas
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les images de la frappe sur l’hôpital Al-Ahli, dans la ville de Gaza. L’occasion de faire le point sur ceux qui se sont emportés dans des conjectures incertaines et ceux qui plus prudents recherchent la désescalade dans ce conflit.
Le dossier du jour revient sur les actes terroristes qui ont secoué la France et l’Europe à Arras et Bruxelles. Un professeur assassiné sous les coups de poignard de Mohammed Mogouchkov, un individu radicalisé fiché S et ancien élève du lycée Gambetta. Et deux supporters suédois tués par Abdessalem Lassoued, un assaillant terroriste en situation irrégulière, venu en Europe par les filières d’immigration de Lampedusa. Une information que se gardent bien de communiquer la plupart des médias.
Et puis on n’oubliera pas les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour, en partenariat avec l’OJIM, consacré à Cyril Hanouna, l’animateur vedette de l’émission phare de C8.
Une fois de plus la science est pro-vie
Les bébés seraient conscients plus tôt que prévu :
Quand l’être humain prend-il conscience pour la première fois ? Si la science a longtemps considéré que la conscience apparaissait petit à petit, au fil du développement de l’enfant, une nouvelle étude révèle que le cerveau du nourrisson serait en réalité capable d’expériences conscientes dès la naissance, et peut-être même en fin de grossesse. Les chercheurs à l’origine de la découverte ont publié leurs conclusions dans la revue Trends in Cognitive Science, sous le titre “La conscience dans le berceau : sur l’émergence de l’expérience du nourrisson”. […]
Levant un peu plus le voile sur “ce que c’est que d’être un bébé”, cette découverte remet en cause l’idée selon laquelle les nourrissons sont simplement des êtres passifs qui réagissent aux stimuli extérieurs. Elle soulève des questions majeures sur notre perception des nouveau-nés et sur la manière dont nous les traitons, et pourrait avoir des implications sur le plan clinique, éthique, et même potentiellement juridique dès lors que les individus possédant une conscience ont un statut moral différent de ceux qui en sont dépourvus.
Comment l’OMS contrôle la démographie européenne
Louis-Marie Bonneau, chercheur associé de l’ECLJ était interrogé ce matin à propos de l’alliance entre l’OMS et le lobby parlementaire du planning familial en vue du contrôle de la démographie :
L’État envisage le retrait du contrat avec le lycée musulman Averroès de Lille
Le préfet des Hauts-de-France vient de convoquer le président de l’association du lycée privé musulman Averroès. Le contrat d’association liant l’établissement scolaire à l’État va être réexaminé, voire résilié. L’État envisage de rompre son contrat d’association avec le lycée musulman où on lit des auteurs salafistes en cours d’éthique musulmane.
En septembre dernier, 3 militantes du collectif identitaire Némésis partaient en garde à vue pour avoir déployé une banderole alertant sur les lectures salafistes dans ce lycée musulman Averroès de Lille.
Vous n’avez pas de place dans notre ville, avec ces idées contraires à l’ADN des Lillois. Nous avons porté plainte. https://t.co/WwsLmSRCGd
— Martine Aubry (@MartineAubry) September 4, 2023
Le maire de la ville Martine Aubry a aussi porté plainte contre elles pour « incitation à la haine raciale ». Martine Aubry va-t-elle poursuivre le préfet ?
En 2015, Gérald Darmanin et Xavier Bertrand visitaient le lycée Averroès. Ils étaient alors respectivement maires de Tourcoing et de Saint-Quentin.
Xavier Bertrand et Gérald Darmanin avec Amar Lasfar, fondateur du lycée Averroès à Lille, et président de Musulmans de France, la branche tricolore des Frères musulmans, une confrérie dont l’ambition est d’établir un Etat islamique sur toute la terre. pic.twitter.com/0ml1HQPxvE
— Hamel Ian (@IanHamel) July 17, 2021
“L’Église est ouverte à tous, mais la paix de Dieu est donnée aux conditions de Dieu, pas à celles de l’homme”
Un évêque du Synode a fait appel à la “fidélité et à la constance” dans une homélie prononcée hier dans la basilique Saint-Pierre. C’est Dieu qui fixe les règles, pas les hommes. Mgr Grusas, archevêque de Vilnius, né aux États-Unis, a déclaré que la réforme n’était pas une fin en soi. Il a ajouté :
“Tous ceux à qui le message du Royaume de Dieu est annoncé ne seront pas prêts à le recevoir – l’homme a la liberté d’accepter ou non la Bonne Nouvelle de Dieu. L’Église est ouverte à tous, mais la paix de Dieu est donnée aux conditions de Dieu, pas à celles de l’homme”.
Se référant aux débats du Synode, l’archevêque a lancé :
“Alors que nous continuons à discuter des processus, des structures et des institutions nécessaires à une Église synodale missionnaire, nous devons nous assurer qu’ils soutiennent réellement la mission d’apporter la Bonne Nouvelle à ceux qui ont besoin du salut.”
Pas Daccord à La Croix
Début octobre, Le Canard enchaîné pointait le lourd passif du nouveau directeur du quotidien La Croix, Antoine Daccord :

Cette semaine, La Lettre A nous apprend que les administrateurs du groupe ont préféré renoncer :

Pour la petite histoire, Antoine Daccord est le gendre de Georges Sanerot, qui fut président du directoire du groupe Bayard de 2005 à 2017 et à qui a succédé Pascal Ruffenach cité plus haut.
Le pèlerinage « ad Petri Sedem » manifeste que nous sommes toujours là, malgré la persécution
Les membres du Coetus Internationalis Summorum Pontificum, attachés à la messe traditionnelle, se réunissent à Rome, les 28 et 29 octobre, pour un douzième pèlerinage « ad Petri Sedem » accompagné d’une rencontre d’études, « Pax liturgica ». Extrait d’un entretien avec Christian Marquant, président du Coetus Internationalis Summorum Pontificum, dans L’Homme nouveau :
[…]
Vous aviez l’habitude, les années précédentes, d’avoir la messe sur l’autel de la Chaire à la basilique Saint-Pierre. Cela vous a été refusé cette année…
Depuis 2012, nous avions toujours eu l’autorisation de bénéficier d’une célébration traditionnelle à l’issue de la procession, dans la basilique Saint-Pierre. Même après le motu proprio Traditionis Custodes, limitant considérablement l’accès à la messe traditionnelle, nous avons pu encore avoir cette messe.
Malheureusement, cette année, l’autorisation ne nous a pas été accordée. Mais cela ne nous empêchera pas de continuer notre pèlerinage. Malgré cette interdiction, nous serons bien accueillis dans la basilique Saint-Pierre. Nous témoignerons donc de notre foi, et nous y chanterons l’office de sexte.
À l’origine, notre pèlerinage était un remerciement envers l’Église. Aujourd’hui, nous souhaitons continuer à rendre grâces pour tout ce qui nous a été accordé ces dernières années. Notre maintien permet également de manifester que nous sommes toujours là, malgré la persécution qui est mise en place.
Nous sommes un groupe de laïcs qui veut montrer son amour pour la messe traditionnelle, et nous souhaitons la défendre à la place de nos prêtres qui ne le peuvent plus autant qu’ils le voudraient. Enfin, ce pèlerinage doit être maintenu pour prier, dans l’espérance de jours meilleurs.
Le vendredi précédant ce pèlerinage, une journée de réflexion a lieu à l’institut patristique de l’Augustinianum, organisée par l’association membre du Coetus Paix Liturgique. En quoi consiste cette journée ?
Depuis 2016, nous organisons en effet la « Rencontre Pax liturgica ». Il s’agit d’un rendez-vous plus universitaire, durant la journée du vendredi précédant le pèlerinage. Plusieurs enseignements sont donnés de 10h à 17 h, sous le mode du témoignage. Cette année, Mgr Schneider interviendra, notamment.
Cette rencontre est indépendante du pèlerinage, mais elle est en totale osmose avec lui. La plupart des participants rejoindront la basilique Sainte-Marie-des-Martyrs à l’issue de la journée.
Vous pouvez venir au pèlerinage sans inscription au préalable. Cependant, pour assister à la rencontre durant la journée de vendredi, l’inscription est préférable via un lien d’inscription disponible sur le site du pèlerinage. Une participation libre sera demandée pour le petit-déjeuner et le déjeuner.
Proposition de loi pour constitutionnaliser l’avortement, le 30 novembre
La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale Mathilde Panot a annoncé que son groupe présentera à l’ordre du jour de sa “niche” du 30 novembre la “proposition de loi constitutionnelle visant à protéger et à garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse”.
“Nous sommes prêts à aller au bout du processus parlementaire”.
Cette proposition avait été adoptée avec le soutien de la majorité présidentielle lors de sa précédente niche en novembre 2022 puis modifiée par le Sénat, qui a substitué au “droit” à l’IVG la “liberté” d’y recourir.
“Nous n’accepterons d’enlever le texte de notre niche parlementaire que si le gouvernement a déposé un texte ad hoc, réservé à cette question”.
Les Conciles et la foi
Recension de Marion Duvauchel sur l’ouvrage du père Charles Mallard, vicaire épiscopal, curé de la cathédrale de Toulon sur l’Histoire de la foi en suivant les conciles. Le Salon beige ne soutient pas toutes les remarques formulées :
Reconstituer une histoire de la foi en suivant les conciles, voilà qui est à la fois malin et ambitieux. Mais c’est non sans raison que l’auteur nous prévient : nous ne pouvons ni ne devons en effet « nous contenter d’une histoire qui s’arrêterait à la Pentecôte pour se prolonger par une vague diffusion de la religion avec des haut et des bas selon les époques ». Une histoire de la foi, cela s’appelle une histoire théologique : il s’agit d’examiner « ce que l’esprit a inspiré à nos Pères » en suivant le fil rouge des ces assemblées improbables confrontés à deux grands soucis : la vérité théologique et la discipline ecclésiastique.
Suivre les conciles, soit. Oui mais lesquels ? Parce qu’il y en a eu beaucoup, beaucoup. Il faut suivre les plus significatifs, ceux que l’histoire ecclésiastique et théologique a retenus. Encore fallait-il les situer dans les vicissitudes de l’histoire pour mieux comprendre les enjeux, les ruptures et sous la pierre, le lézard de l’unité de l’Église, qui s’enfuit dès qu’on la soulève.
En huit chapitres, de l’Assemblée de Jérusalem au concile de Vatican II, ce petit livre précis et synthétique expose les principales étapes de cette histoire théologique et les problèmes que l’Église a affrontés au long des quelque vingt et un siècles de son histoire.
Tout commence sans surprise avec le « concile (ou assemblée) de Jérusalem, fondateur de la démarche conciliaire et de ses principes : « la collégialité », « l’inspiration » et « la dimension théologique ».
Les 4 premiers conciles (ceux qui suivent l’Assemblée de Jérusalem) sont des conciles fondateurs de quelque chose de nouveau : « la recherche d’une juste expression de la foi ». L’Église de Rome n’est encore qu’un patriarcat comme Alexandrie, Constantinople, Antioche et Jérusalem.
Chaque concile fait l’objet d’un document final : et c’est ce document qui expose la décision prise sur le point discuté car si le concile est un lieu de discussions, parfois âpres, il est là pour décider, pour trancher. La réception de la décision est une toute autre affaire.
On est bien d’accord avec le père Mallard que cette recherche d’une expression juste de la foi demande une grande humilité, mais on ne peut que constater combien cette humilité est souvent absente tout au long de cette histoire conciliaire. L’affrontement Cyrille/Nestorius en est l’un des moments les plus navrants.
Avec ces premiers conciles s’ouvre aussi l’histoire des hérésies et des premières ruptures : ce qu’on appelle un schisme. Le concile de Nicée (325) est lié à Arius et à l’arianisme dont il est l’instigateur. Le concile de Constantinople, qui suit, peut s’analyser comme la prolongation des soucis provoqués par l’arianisme. Les deux conciles suivants, celui d’Éphèse en 431 et celui de Chalcédoine en 451 compromettent plus encore la paix théologique, déjà bien fragile. Mais c’est le concile de Chalcédoine qui fait apparaître les Églises dissidentes : la copte, l’église jacobite et l’Église d’Arménie.
C’est aussi le moment où Rome se présente comme un vecteur de conciliation et d’arbitrage. D’un côté l’évêque de Rome, de l’autre les patriarcats orientaux.
Des quatre premiers conciles, on passe aux quatre derniers du premier millénaire : « Dans l’Église indivise ». C’est une période conciliaire sous le signe de Byzance (de 553 à 870) dans la mesure où trois de ces conciles se déroulent à Constantinople et un autre à Nicée. Ils reflètent la fracture entre un Orient monophysite (Byzance) et un Occident orthodoxe.
L’analyse de toute cette période est concise et vraie et l’une des conséquences les plus lourdes est bien « la lente dérive entre Orient et Occident ». Trois mouvements divergents sont repérés : l’autorité pontificale et la centralisation romaine qui en est le corollaire d’un côté ; de l’autre, une sorte de « nationalisme ecclésiastique » byzantin.
Cependant, le troisième mouvement n’est pas tout à fait de même nature car il touche les pays désormais sous domination musulmane qui vont connaître une évolution particulière liée au fait qu’ils sont en situation de survie. C’est le christianisme oriental, les « chrétiens de l’Orient, ceux qu’on appelle improprement les « Nestoriens » (le père Mallard ne le souligne pas suffisamment) dont l’histoire tragique émerge aujourd’hui au sein de notre monde catholique romain, sans réellement réussir à faire entendre sa voix.
Par ailleurs, Orient et Occident sont des catégories à la fois vagues et chargées d’histoire. L’Orient, c’est d’une part l’Orient « byzantin » ou si l’on préfère sous tutelle byzantine, et d’autre part l’Orient sous domination musulmane. Mais il y a aussi un Orient méditerranéen. L’Orient, c’est vaste, et l’Occident ce n’est encore qu’un « petit cap asiatique ».
De ce fait, la conclusion du chapitre III apparaît comme le propos optimiste d’un pasteur : « la séparation entre l’Orient et l’Occident ne peut être acceptée comme une évolution inéluctable de l’histoire, mais plutôt comme un défi à relever ».
Le chapitre IV fait apparaître le Moyen âge tardif. Qu’est-ce qui change ? D’abord, les conciles sont désormais convoqués par le pape (et non plus reconnus par lui) et surtout il se déroulent en Occident. Depuis le VIIIe siècle, l’islam a coupé la Méditerranée en deux, donnant naissance à cette Europe qui est une « Méditerranée basculée vers le Nord ». L’empire carolingien n’a pas duré. Et surtout la conquête de l’islam a entraîné des troubles dans trois des cinq patriarcats : Antioche, Alexandrie et Jérusalem avec pour conséquences l’effacement progressif de l’autorité de ces patriarches et un isolement des Églises « d’Orient ». Puis une longue histoire en régime de survie et de persécutions plus ou moins dures.
L’autorité pontificale commence alors à s’imposer ou du moins à se rendre davantage visible.
Désormais, les conciles suivants se déroulent en régime « romain ». Quatre conciles se déroulent à Latran, suivi de celui de Lyon. Ils soutiennent et reflètent la lente et persévérante réforme grégorienne. Désormais, la papauté occupe l’avant-scène et l’histoire des conciles devient celle de conflits entre l’autorité du pape et celle du concile.
Au schisme qui a divisé l’Église entre orthodoxes et romains (Orient/Occident) vient s’ajouter un schisme au sein de l’Occident même.
Au premier millénaire, l’effort portait sur l’indépendance de l’Église vis-à-vis du pouvoir politique. Latran V et le concile de Trente porte l’effort sur la « primauté du pastoral sur le financier ». Et c’est à Trente que les sacrements prennent une dimension dogmatique.
Trois siècles passent. Les conciles se sont raréfiés. On n’en retient que deux : Vatican I et Vatican II, les deux derniers chapitres de ce petit livre éclairant. La liberté, liberté chérie, la liberté, souligne l’auteur, est devenue le maître mot. Et « cette liberté revendiquée par les libertins, les libertaires et par le libéralisme s’oppose à l’institution ecclésiastique ».
A la perte du pouvoir temporel, le pape répond en développant la dimension spirituelle de son action. Il définit en 1854 le dogme de l’Immaculée conception, et dix ans plus tard, il publie l’Encyclique Quanta Cura, accompagnée du Syllabus qui condamne quelques 80 propositions du modernisme. L’Église se divise une nouvelle fois : d’un côté les intransigeants, de l’autre les libéraux. Face aux attaques contre l’Église, une parade : le concile. Deux problématiques majeures se mettent en place : l’infaillibilité pontificale et le rapport foi et raison. C’est Vatican I qui va geler les problématiques et les fixer dans une opposition devenue centrale et presque dogmatique.
La guerre interrompt ces réunions mouvementées sur des questions qui aujourd’hui n’intéressent plus que les milieux que l’auteur nomme les « intransigeants ». Il semble qu’aujourd’hui on les appelle les « tradis ».
Last but not least, le concile Vatican II. Comme pour chaque chapitre, l’auteur définit les grands changements de sociétés et leur impact sur l’Église à la moitié du XXe siècle. Un nouveau schéma de l’Église est présenté ; des sujets délicats sont disputés (le diaconat, le pouvoir épiscopal ; le schéma de l’œcuménisme). Car l’Église propose des « schémas ». Mais bien d’autres thèmes sont abordés. Un archevêque « propose qu’on accepte le remariage du conjoint innocent ». Le sujet est vite clos et on s’en tient à l’indissolubilité du mariage. L’archevêque s’appelait Zoghbty, je suggère qu’on retienne ce nom. L’idée n’était pas si bête. Le père Mallard ne se prononce pas.
Le lecteur ou la lectrice aurait apprécié sans doute quelques pages conclusives, ces pages où souvent l’auteur s’autorise à faire entendre l’écho de sa pensée profonde sur quelques points délicats. Dans sa sagesse prudentielle, le père Charles a préféré clore son ouvrage sur le dernier point du concile de Vatican II : l’appel universel à la sainteté.
Cela dispensait en effet de toute conclusion.
Vendredi 27 octobre : journée de jeûne, de pénitence et de prière pour la paix
A la demande de Sa Sainteté le pape François :
J’ai décidé de faire du vendredi 27 octobre une journée de jeûne, de pénitence et de prière pour la #paix, à laquelle j’invite les différentes confessions chrétiennes, les membres des autres religions et tous ceux qui ont à cœur la cause de la paix dans le monde à se joindre.
— Pape François (@Pontifex_fr) October 18, 2023
Il viole une femme de 95 ans et est laissé en liberté
Tout va bien en France :
Le principal suspect dans l’affaire de l’agression sexuelle d’une patiente en gériatrie, à Argenteuil, ne sera pas placé en détention provisoire. La décision du ministère public allant dans ce sens a été écartée par le juge des libertés et de la détention, qui a préféré laisser le suspect en liberté sous contrôle judiciaire jusqu’à l’échéance de son procès pour “agression sexuelle sur une personne vulnérable”, en novembre. L’homme, âgé de 44 ans, a été interpellé samedi après-midi dans l’hôpital d’Argenteuil, alors qu’il sortait de la chambre de sa victime âgée de 95 ans. Encourant sept ans d’emprisonnement, il est également soupçonné d’avoir sévi sur une autre femme, âgée de 93 ans, décédée d’un malaise cardiaque le même soir.
Le juge des libertés et de la détention qui a décidé de le laisser libre sera-t-il considéré comme complice du prochain viol ?
Panégyrique de l’abbé Michel Viot pour Marie-Antoinette
L’abbé Michel Viot prononçait le panégyrique pour la reine assassinée, le 16 octobre dernier à Saint-Denis. Voici les premières phrases:
Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !
« Omne,quod dat mihi Pater, ad me veniet : et eum qui venit ad me, non ejiciam foras…. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi : et celui qui vient à moi je ne le rejetterai pas… » « Haec est autem volontas ejus, qui misit me, Patris : ut omne quod dedit mihi, non perdam ex eo , sed resuscitem illud in novissimo die. » « Mais telle est la volonté du Père qui m’a envoyé, :c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. »
De par sa haute naissance, la plus jeune des filles, avant dernière exactement des seize enfants qu’eut le couple impérial, formé par François de Lorraine et Marie Thérèse de Habsbourg, Marie Antoinette devint Dauphine de France à 14 ans en épousant Louis Auguste, le petit fils de Louis XV. Son mariage était un signe de paix entre la maison d’Autriche et celle de France qui se livraient une guerre séculaire, au point qu’au 16 ème siècle, la France s’était alliée au Grand Turc pour combattre la maison d’Autriche ! Il n’y avait pas de vaisseaux français à la bataille de Lépante , en 1571, dont l’issue victorieuse fut capitale pour l’avenir de l’Europe chrétienne.
Et vous pouvez télécharger l’ensemble du texte en cliquant ici.
Un roman sur Jeanne d’Arc
Xavier Leloup, auteur d’une saga sur l’épopée johannique, a bien voulu répondre à nos questions à l’occasion de la sortie du 4e tome: L’envoyée de Dieu (Jeanne d’Arc elle-même, bien sûr!).
Le Tome 4 de votre saga sur la guerre de cent ans vient de paraître. Comment est-il reçu par les lecteurs ?
De manière pour le moins positive ! Et je dirais même, enthousiaste. Ce nouvel opus a permis de toucher de nouvelles catégories de lecteurs, qui ont particulièrement goûté aux scènes de bataille, aux intrigues de cour ainsi qu’aux touches d’humour dont est ponctué le récit. « J’attends la suite » ou « Nous attendons la suite avec impatience » font ainsi partie des retours qui m’ont été faits avec la plus grande fréquence. Quant aux libraires, ils ont été agréablement surpris par la manière dont le livre renouvelle le récit de l’épopée johannique. L’objectif est donc atteint, et ces excellents retours ne peuvent que m’encourager à écrire le 5ème tome…
C’est dans ce volume qu’apparaît pour la première fois Jeanne d’Arc, que l’on devinait au cours des épisodes précédents. Que représente pour vous la « sainte de la patrie » ?
Autant une femme de Dieu qu’une femme d’action. Elle agit dès le départ avec détermination et même, dans une certaine urgence, comme si elle était consciente de ce que le temps lui était compté. Elle parvient à imposer ses convictions au Conseil du roi et rallie à elle non seulement une partie de la noblesse mais surtout le peuple qui, à Orléans, va activement participer à la libération de sa ville. Si bien qu’en l’espace de quelques semaines, la Pucelle se mue en véritable chef de guerre. Il n’y a pour moi aucun doute là-dessus : lors des derniers jours de la levée du siège d’Orléans, c’est bien Jeanne qui est à la manœuvre. Soulignons également la fascination qu’elle aura exercé sur les hommes de son entourage, guerriers aguerris pour la plupart, à l’image d’un chevalier de la Hire, de Gilles de Rais ou du Bâtard d’Orléans, le futur Dunois. La raison en est, selon moi, sa pureté de cœur. À une époque marquée par les exactions de toutes sortes et les horreurs de la guerre, la corruption des grands et un certain dérèglement des mœurs, c’est là la cause première de son aura.
À beaucoup d’égards, notre temps ressemble à ce début de XVe siècle (la France a perdu sa liberté, le peuple souffre, les « princes » se partagent les dépouilles du pays…). Qu’est-ce que le romancier que vous êtes peut dire à la fois de ce diagnostic terrible et de l’espérance qu’évoque Jeanne d’Arc ?
« Agissez et Dieu agira », disait la Pucelle. Le message pour les Catholiques d’aujourd’hui est, me semble-t-il, assez clair : ce n’est pas par la passivité que nous parviendrons à améliorer notre sort, ni au Ciel ni ici-bas. Son exemple constitue au contraire comme une invitation à l’engagement. Jeanne d’Arc insistait également sur la réception des sacrements de l’Eucharistie et de la confession avant de partir au combat, preuve qu’elle avait à cœur de se sanctifier en toutes circonstances. Ainsi la sainte de la patrie, à quelques siècles de distance, nous appelle à « sortir de notre zone de confort » et à mener une vie authentiquement chrétienne ; quitte, pour cela, à s’imposer d’importants sacrifices personnels.
Pour acheter le tome 4, c’est ici:
Et les 4 premiers volumes sont ici:
Offre spéciale: Les 4 premiers volumes de la saga médiévale des « Trois pouvoirs »
Centenaire du manifeste pan-européen de Coudenhove-Kalergi
Emmanuel Lynch a prononcé une conférence au Parlement européen à l’occasion du centenaire du manifeste :
Il y a exactement cent ans, Richard Coudenhove-Kalergi publiait un manifeste prophétique destiné à présenter son projet d’Union paneuropéenne, un projet d’unification politique de l’Europe continentale. La particularité de son projet était de proposer des étapes pour parvenir à la création de cet État fédéral, de cet État supranational, de cet Empire.
Je vous propose dans un premier temps que nous fassions plus ample connaissance avec Richard Coudenhove- Kalergi puis, dans un deuxième temps, d’exposer le projet de Paneurope de Coudenhove-Kalergi et enfin de montrer à quel point ladite « construction européenne » a suivi pas à pas les étapes imaginées par Coudenhove- Kalergi, et à quel point l’Empire d’Ursula von der Leyen est devenu, spécialement depuis le Brexit, la réalisation du rêve de Richard Coudenhove-Kalergi.
Lire la suite de la conférence en cliquant ici:
L’UE a versé plus de 1,7M€ à l’Université Islamique de Gaza
Le député (RN) français au Parlement européen Jean-Paul Garraud est intervenu à la tribune :
[ENQUÊTE FDS] L’UE a versé + de 1,7M d’€ à l’Université Islamique de Gaza, le “campus du Hamas”. Ses professeurs appelaient à “tuer les juifs, même les femmes et les enfants” (MàJ: Jean-Paul Garraud (RN) saisit le Parquet européen pour ouvrir une enquête) https://t.co/i12ISyPU9w pic.twitter.com/baprBZ4NBG
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) October 18, 2023
2ème colloque sur la messe traditionnelle – Hommage à Jean Madiran
Intervention de Jean-Pierre Maugendre, délégué général de Renaissance Catholique, le samedi 23 septembre, à la Maison de la chimie à Paris. Jean Madiran fut pendant des décennies un observateur particulièrement attentif et pertinent de l’actualité politique et religieuse.
Attentats : Il faut sortir du déni de réalité
De François-Xavier Bellamy dans Le Figaro :
Il y a quelque chose de pire que l’horreur : c’est la répétition de l’horreur. Quelque chose de pire que la terreur : c’est l’habitude. Un professeur a été tué, dans son lycée, au cri de Allah Akbar. Et le rituel reprend, déjà familier : indignations politiques, condamnations de circonstance, « crime odieux », « valeurs de la République », micros tendus, la détresse des collègues, les yeux rougis des élèves, détails de l’enquête, déplacement des autorités, « dire le soutien de la Nation », « restons unis et debout », marches blanches, minutes de silence… Combien de fois faudra-t-il subir cette répétition ?
La liste est trop longue déjà. Au point qu’elle risque de susciter, après la révolte, une forme de résignation. Nous étions quatre millions à descendre dans la rue pour les morts de Charlie. Avons-nous fini par admettre une nouvelle normalité ? Vendredi, quelques heures après l’attentat, un expert expliquait sur une radio du service public que même si la prévention du terrorisme est « relativement bien » assurée en France, il est fatalement « impossible de surveiller tout le territoire », et que par conséquent « il y a des moments où il faut se dire que la violence fait partie de la société ». Puisqu’il existe toujours un « risque du passage à l’acte violent », le spécialiste en tirait cette conclusion : « C’est dur à entendre, mais ça fait partie de la vie ». Des professeurs tués dans leur lycée par des islamistes : trois ans après la mort de Samuel Paty, c’est donc cela, la « vie » à laquelle il va falloir s’habituer ?
C’est finalement, à sa manière, le message qu’envoyait au même moment le président de la République, en consacrant ses cinq minutes d’intervention au lycée Gambetta à remercier tout le monde : les professeurs et les élèves, les policiers félicités pour leur rapidité, tout comme les magistrats, les élus qui font bloc, et les soignants si réactifs. On ne peut que s’associer à la reconnaissance du pays pour ceux qui aujourd’hui se retrouvent en première ligne… Mais en s’arrêtant à ces mots, le président donnait l’étrange impression que tout s’était finalement aussi bien passé que possible, et que rien n’avait failli. Une autre manière de signifier qu’on ne pourrait faire mieux pour empêcher l’inéluctable violence de frapper à nouveau, et que l’essentiel serait, la prochaine fois comme aujourd’hui, de rester « unis, groupés et debout ».
Mais nous ne voulons plus de ces mots. Nous n’en pouvons plus. Il faut enfin sortir du déni de réalité. L’unité nationale, oui ; mais pas au prix du regard pudiquement détourné sur les années de faillite qui ont laissé l’horreur s’imposer. Car cet attentat, comme ceux qui l’ont précédé, n’avait rien d’inéluctable : nommer lucidement les fautes multiples qui ont rendu possible le pire, c’est la condition pour s’en sortir enfin.
Cette tragédie frappe l’institution scolaire, première victime de ce long échec collectif, fragilisée par des décennies de « réformes » toujours inspirées par la même idéologie : toujours moins transmettre, moins enseigner, moins assumer l’héritage – quitte à laisser toujours plus de déshérités. Le criminel d’Arras, comme ceux qui en juillet ont brûlé des dizaines d’écoles, avait passé des années sur les bancs de nos salles de classe : comment avons-nous pu laisser des esprits à ce points vides, décérébrés et incultes, qu’ils soient si facilement séduits par l’islamisme stupide des réseaux et des quartiers ? Comment notre école a-t-elle pu taire ou dénoncer la culture qu’elle devait enseigner, au point que ses propres élèves se sentent le droit de la mépriser jusqu’à vouloir la détruire ? Alors que nous consacrons à l’Education nationale le premier budget de l’État, un jeune sur cinq arrive à ses dix-huit ans sans savoir lire correctement le français. Beaucoup de mes collègues professeurs l’ont dit comme moi depuis longtemps : là où la culture n’est plus apprise, il ne faut pas s’étonner de voir surgir la barbarie. Cet effondrement silencieux de l’école, à coups de lâcheté politique, de réformes absurdes, de « pas de vagues » imposé, aura volé aux professeurs leur métier, et aux élèves leur chance de recevoir ce que nous avions à leur enseigner : le résultat est sous nos yeux. Mais il n’y a aucune fatalité à ce naufrage éducatif, si nous sortons enfin du déni de réalité pour concentrer l’effort de tout le pays au relèvement de notre école, avec pour seule mission de transmettre.
La seconde tâche essentielle, c’est celle de reconstruire nos frontières. Là encore, la faillite est évidente. Dominique Bernard est mort parce que l’État s’est désarmé face à l’immigration illégale. Le criminel est un tchétchène – comme le meurtrier de Samuel Paty, qui avait lui aussi été d’abord débouté du droit d’asile ; sa dérive islamiste avait été signalée par l’Éducation nationale ; son frère est en prison pour avoir soutenu un projet d’attentat et relayé la propagande de Daech, et lui-même était fiché S. Cette famille aurait dû être expulsée depuis longtemps, avant qu’un collectif d’associations et de militants de gauche ne s’y opposent en invoquant une circulaire : comme dans tant d’autres cas, l’illégalité avait trouvé secours dans la toile de conventions, de jurisprudence et de bureaucratie qui paralyse l’État. Ceux qui s’enlisent dans le déni – les mêmes qui dénoncent le couteau pour ne pas nommer le djihad, et qui prefèrent fuir les micros que d’avoir à reconnaître le terrorisme du Hamas – ceux-là refuseront encore de voir le lien entre ce crime et la faillite migratoire. Mais l’évidence est là : si nous avions fait respecter nos lois, nos principes et nos frontières, Dominique Bernard, comme Samuel Paty et tant d’autres, serait en vie aujourd’hui. Prétendre que nous vivons les drames inévitables d’une société normale, c’est s’exonérer trop vite de toute responsabilité. À nous de remettre le droit à l’endroit pour sortir de cette folie – et c’est possible, pourvu que l’on aille, comme nous l’avons proposé, jusqu’à utiliser le levier de la Constitution pour rendre sa force à la loi.
Un professeur a été tué dans son lycée au cri de Allah Akbar. Devant la somme des aberrations, des échecs, des dénis qui ont rendu possible une telle folie, tout dirigeant digne de ce nom devrait dire : j’ai échoué. Tout un pays bouleversé devrait dire : nous avons échoué. Au lendemain de la grande défaite de 40, Saint-Exupéry écrivait que la France se relèverait en retrouvant le sens de la responsabilité. « Il importe d’abord de prendre en charge. Chacun est responsable de tous. » Nous devons à Dominique Bernard, et à tous ses collègues qui reprendront les cours lundi, de ne pas faire comme si personne n’y pouvait rien, comme si tout était normal – de ne jamais nous habituer. C’est la condition nécessaire pour un renouveau politique qui nous permette enfin de sortir de l’impuissance. « Nous entrerons demain dans la nuit. Que mon pays soit encore quand reviendra le jour ! »
Portugal : 15% d’avortements en plus en 2022
Selon le rapport de la Direction générale de la santé (DGS) du Portugal publié le 16 octobre, 15 870 avortements ont été pratiqués en 2022. « Des chiffres qui représentent une augmentation de 15 % par rapport à 2021 » relève la DGS. L’incidence de l’IVG au niveau national est ainsi passée de 180,3 à 196,9 (pour 1 000 naissances vivantes).
Une femme sur cinq avait entre 20 et 24 ans
Parmi les femmes ayant eu recours à l’avortement, une femme sur cinq, soit 25,3 % d’entre elles, avait entre 20 et 24 ans. Cette tranche d’âge a été la plus importante en 2022, suivie des femmes âgées de 25 et 29 ans (23,7%), puis celles de 30 ans à 34 (20,1%). La part des femmes de moins de 20 ans a, elle, légèrement diminué, passant de 10,8 % en 2013 à 8,6 % en 2022. L’âge médian des femmes est resté est resté stable. Il est de 28 ans.
3,3% des avortements ont eu lieu pour des raisons médicales
Au cours des dix premières semaines de grossesse, 543 IVG, soit 3,3% des avortements, ont eu lieu pour des raisons médicales et étaient liées à une maladie grave ou une malformation congénitale de l’enfant à naître. L’âge gestationnel médian est par ailleurs resté à sept semaines.
La majorité des IVG ont été réalisées par le Service National de Santé (68,6 %). Dans le secteur public, les avortements médicamenteux sont les plus nombreux (98,9 %) alors que, dans le secteur privé, il s’agit avant tout d’IVG chirurgicales (95,3 %).
Le délai moyen d’attente entre la consultation préalable et l’avortement a été de 6,4 jours en 2022, avec une médiane de cinq jours.
28,9% de femmes étrangères
En 2022, Lisbonne et Vale do Tejo étaient à nouveau les régions dans lesquelles le plus grand nombre d’IVG a eu lieu. Elles représentent 58,9 % des IVG pratiquées dans le pays. En revanche, 3,1 % des femmes ayant pratiqué une IVG ne vivaient pas dans ces régions.
« Le nombre de femmes non portugaises interrompant volontairement leur grossesse a légèrement augmenté (28,9 % en 2022, 25,9 % en 2021 et 24,6 % en 2020), parallèlement à l’augmentation du nombre de femmes étrangères résidant au Portugal » ajoute par ailleurs le rapport de la DGS.
Source : Gènéthique
Nos propriétés sont les garanties de nos libertés
Lu dans Les 4 Vérités :
Le gouvernement a annoncé son intention de ponctionner un à 3 milliards d’euros annuels dans les réserves de l’Agirc-Arrco – qui dispose de quelque 68 milliards de réserves.
Devant la bronca des syndicats (pour une fois, syndicats patronaux et salariés semblent d’accord), il semble que Mme Borne hésite – pendant que son ministre du Travail, Olivier Dussopt, continue à afficher ingénument sa volonté d’obtenir cette manne particulièrement utile en ces temps où le bouclage du budget, sans pouvoir augmenter les impôts ni faire tourner la planche à billets, semble de plus en plus difficile !
Mais, même si le gouvernement recule finalement, cette volonté de « piquer » dans la caisse des régimes complémentaires de retraite est révélatrice de son mépris pour le droit de propriété.
Pour nos glorieux dirigeants, rien ne nous appartient en propre. Dans son immense générosité, l’État veut bien de temps à autre condescendre à nous laisser utiliser nos maisons, nos voitures et, de façon générale, ce que nous avons acquis par héritage ou par nos efforts.
Mais il tient au slogan du Forum de Davos (que l’on tient pour « ultra-libéral », mais qui semble, en réalité, socialiste) : « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux. »
Je ne suis pas certain que le fait de ne rien posséder rende heureux. Je sais que c’est le cas pour de nombreux moines, mais eux l’ont choisi. Et ce n’est pas tout à fait la même chose de s’être volontairement dépouillé de tout bien pour chercher un bien supérieur et d’être privé de tout bien par décision arbitraire de l’État.
En tout cas, ce qui est certain, c’est que le fait de ne rien posséder asservit. Nos propriétés sont les garanties de nos libertés.
Mais, comme l’État est hostile à nos libertés (comme il l’a abondamment prouvé en les supprimant une à une toutes – toujours sous les meilleurs prétextes), on ne peut guère s’étonner qu’il le soit également à nos propriétés !
Il est bien possible que les syndicats obtiennent gain de cause et fassent reculer le gouvernement. Je les applaudirai alors bien volontiers.
Mais ce qui est sûr, c’est que, tant que l’État sera entre les mains de cet étrange mélange de grands ploutocrates et d’idéologues socialistes, nos biens seront en danger – tout autant que nos libertés.
Quelqu’un pourrait-il expliquer à ces énergumènes qu’un pays est d’autant plus riche que ses habitants sont plus prospères et que spolier nos richesses est le plus sûr moyen de ruiner la France – et donc de scier la branche même sur laquelle ils sont assis ?
Quand on vous cite le coran, surtout allez-y voir en détail
Au hasard de navigations sur le web, nous sommes tombés sur cette image quasi angélique :

Franchement touchant… et parfaitement conforme au message musulman d’une parenté des trois religions du Livre…
Le compte X de la panthère éveillée a apparemment été ouvert tout récemment et fait, dans un autre tweet, la recension d’autres citations du coran comme source d’inépuisables appels à la miséricorde (on se rappelle que la miséricorde en islam, c’est très généralement la possibilité de ne pas avoir à tuer celui qui mérite pourtant la mort parce que n’est-ce-pas « Allah est miséricordieux » et, surtout, parce que le fautif s’est soumis ou converti).
Toujours est-il que, comme d’habitude, le diable est dans le détail. Nous avons donc consulté notre édition Assabile du coran, sourate 17 verset 33. Voilà le résultat de l’entièreté du verset :
Proposons un décryptage :
- « La vie qu’Allah a rendu sacrée» est sans doute la vie d’un musulman. Rappelons en effet que c’est « le sang musulman [qui] est inviolable »…
- Et puis, ce pur chef-d’œuvre de l’omission dans la citation faite dans le tweet du « sauf en droit» ! Ce droit auquel on peut se référer pour éventuellement tuer est, bien évidemment, le droit islamique produit par un tribunal islamique (autrement dit la charia). Par exemple, mort pour les apostats, les accusés de blasphème, le dhimmi qui aurait osé se rebiffer ou encore d’autres corrupteurs.
- Si vous avez été tué injustement (donc là encore sans respecter la charia), c’est sans doute que vous étiez musulman. Imaginons par exemple (le comble de l’injustice musulmane) par un non-musulman.
- Alors, la famille peut se venger mais qu’elle ne commette pas d’excès dans le meurtre parce que la loi (islamique) veille.
On attend avec intérêt une revue critique de l’exégèse par les islamologues de France ou autres savants du Maghreb.
Le Conseil de l’Europe collabore depuis 2011 avec le « Conseil législatif palestinien », dominé par le Hamas
Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ, écrit dans Valeurs Actuelles :
Le 11 octobre, un débat s’est tenu à l’Assemblée du Conseil de l’Europe à la suite de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël.
Une vingtaine de députés du Conseil de l’Europe a pris la parole pour condamner cette attaque et affirmer le droit d’Israël de se défendre. À droite, le député hongrois Zsolt Németh a rappelé que « le terrorisme est l’ennemi commun d’Israël et des pays européens » et a assuré qu’il « priait pour les victimes » de l’attaque du Hamas. Le député espagnol Pablo Hispán a dénoncé le « discours d’extrême-gauche qui justifie les actes du Hamas », par « antisémitisme ».
De fait, le groupe politique d’extrême gauche au Conseil de l’Europe s’est fait remarquer par son silence : aucun de ses députés n’a pris la parole.
Un député palestinien a pu cependant s’exprimer au cours du débat, car la Palestine est représentée au Conseil de l’Europe en tant que « Partenaire pour la démocratie ».
Le statut de « Partenaire pour la démocratie ».
C’est en 2011 que ce statut a été accordé au Conseil législatif palestinien. Ce parlement des territoires palestiniens est présidé par le député Abdel Aziz Doweik, membre du Hamas. Sur ses 132 députés, 74 sont également membres du Hamas, c’est-à-dire la majorité. Ces députés ont été élus en 2006 et l’« Autorité palestinienne » n’a pas organisé d’élections législatives depuis.
Le Règlement de l’Assemblée du Conseil de l’Europe, en son article 64, définit les prérogatives des « Partenaires pour la démocratie ». Ce statut donne au Conseil législatif palestinien le droit d’envoyer une délégation de parlementaires au Conseil de l’Europe, à chaque session plénière. Ceux-ci ont droit à la parole à l’Assemblée, peuvent participer aux réunions des commissions, adresser des propositions concernant l’ordre du jour, signer des propositions de résolution et de recommandation ainsi que des déclarations écrites et participer aux travaux des groupes politiques.
Autrement dit, un Parlement, dans lequel le Hamas est majoritaire, a un statut lui permettant d’influencer officiellement le Conseil de l’Europe.
À l’Assemblée du Conseil de l’Europe, le Conseil législatif palestinien est représenté toutefois par des députés d’autres partis politiques palestiniens : le Fatah, le Front démocratique pour la libération de la Palestine et le Front populaire de libération de la Palestine. Ce dernier, comme le Hamas, est considéré par l’Union européenne comme une organisation terroriste.
Une proposition de résolution bientôt déposée
Un groupe d’élus du Conseil de l’Europe travaille sur une proposition de résolution visant à retirer au Conseil législatif palestinien son statut de « Partenaire pour la démocratie ». La procédure promet d’être longue, car elle nécessitera plusieurs rapports de commissions parlementaires, mais c’est le seul mécanisme pour arriver à cet objectif.
La proposition de résolution de ces députés devrait aboutir, car le statut de « Partenaire pour la démocratie » suppose de respecter plusieurs conditions qui ne sont pas remplies par le Conseil législatif palestinien. En particulier, un « Partenaire pour la démocratie » doit faire siennes les valeurs du Conseil de l’Europe (notamment les droits de l’homme), abolir la peine capitale (le Hamas l’a toujours pratiquée, légalement ou non), et organiser des élections libres et équitables (ce qui n’a pas été fait depuis 2006 en Palestine).
Cette proposition de résolution se heurtera toutefois au Président de l’Assemblée du Conseil de l’Europe, le député néerlandais d’extrême gauche Tiny Kox. Avant de présider cette Assemblée, Tiny Kox avait été à l’initiative du partenariat entre le Conseil de l’Europe et le Conseil national palestinien. Il avait rédigé le rapport parlementaire à l’appui de ce projet, en menant des entretiens avec des représentants du Hamas, notamment avec le président du Conseil national palestinien.
En tant que Président de l’Assemblée du Conseil de l’Europe, Tiny Kox a le pouvoir de décider des suites à apporter à toute proposition de résolution. Il peut donc empêcher toute discussion parlementaire sur ce sujet. Il est habituel que Tiny Kox marginalise des initiatives parlementaires qu’il n’approuve pas.
L’intervention de Mme Ben-Ari de la Knesset
Lors du débat du 11 octobre au Conseil de l’Europe, de nombreux députés ont été touchés par l’intervention de Meirav Ben-Ari, qui représentait la Knesset (Parlement israélien).
Contrairement au représentant du Conseil national palestinien, Meirav Ben-Ari n’a pas pu se rendre au Conseil de l’Europe à Strasbourg. Elle est intervenue par visioconférence, depuis sa voiture. Mme Ben-Ari se rendait à des funérailles. C’était la quatrième fois depuis l‘attaque terroriste du Hamas qu’elle enterrait des enfants de ses amis.
Dans son discours, Meirav Ben-Ari a ainsi alerté les Européens :
« le monde voit le vrai visage de cet islam radical. C’est une bataille entre le bien et le mal. La civilisation et la barbarie. L’autodéfense et l’agression. C’est une bataille qui est également arrivée à votre porte ».
Inde : la Cour Suprême refuse de reconnaître les mariages dénaturés
La Cour suprême d’Inde, composée de cinq juges, s’est prononcée par 3 voix contre 2 contre l’octroi d’une validité constitutionnelle aux mariages entre personnes de même sexe. La Cour suprême a déclaré qu’il appartenait au Parlement de formuler une législation à ce sujet. Le président de la Cour suprême, M. Chandrachud, a déclaré qu’il y avait des degrés d’accord et de désaccord entre les juges “sur le chemin à parcourir” en ce qui concerne la dénaturation du mariage.
L’apostolat pro-vie de l’Église syro-malabare a salué le verdict de la Cour suprême indienne du 17 octobre, qui a refusé d’accorder une validité constitutionnelle aux mariages homosexuels dans le pays.
Ce verdict contribuera à garantir le caractère sacré du mariage ainsi que la sûreté et la sécurité des enfants. Chaque enfant a le droit, à la naissance, d’être soigné et protégé par ses parents. Rien ne peut justifier le refus de ce droit aux enfants que des parents de même sexe sont susceptibles d’adopter, a déclaré Sabu Jose, secrétaire exécutif de l’apostolat.
La demande de mariage homosexuel émane d’une minorité de personnes et va à l’encontre de l’intérêt général. Il est louable que la Cour suprême ait pris note de la position du Centre sur cette question, d’autant plus que la stabilité familiale est la clé du progrès de toute nation. Elle ne peut être sacrifiée en accordant une importance excessive aux “droits individuels”. L’arrêt de la Cour suprême contribuera grandement à défendre la dignité de la vie humaine.
Euthanasie : la pression normative de la loi
Dans « Peut-on programmer la mort ? » (Seuil), le journaliste à « La Vie » Pierre Jova a enquêté pendant un an sur l’euthanasie en Belgique. Dans un entretien à La Vie il explique :
[…] Non seulement la loi est d’ordre général, elle a vocation à s’appliquer à toute la société, mais elle n’est pas neutre, elle envoie un signal collectif à tous les membres du corps social. C’est, en quelque sorte, la carte d’identité de nos sociétés. Tous les citoyens peuvent se retrouver confrontés à la possibilité de demander l’euthanasie. Les partisans de ces lois vont expliquer que nul n’est obligé d’y avoir recours. Or, c’est faire fi de notre soumission à des influences, des courants et des pressions normatives. Si une loi comme la loi belge était votée en France, elle ne se contenterait pas de s’appliquer aux quelques cas qui pourraient la motiver, mais elle enverrait un signal à toute la collectivité. […]
Une fois qu’elle est légalisée, la mort programmée, en l’occurrence l’euthanasie, en Belgique ou au Canada, créée sa propre dynamique et pousse d’elle-même les barrières. On l’a observé en Belgique, entre 2002 et 2014, la loi belge a été étendue aux mineurs. Actuellement, on observe des revendications pour l’étendre aux personnes démentes ou atteintes de la maladie d’Alzheimer. Au Canada, c’est encore plus rapide, l’euthanasie a été votée en 2016. En 2021, le critère de la fin de vie a été supprimé, et l’admissibilité pour maladie mentale est prévue pour 2024. Je constate qu’à chaque fois qu’on dépénalise ou qu’on légalise l’euthanasie, les barrières sautent. C’est une autre expression de ce libéralisme qui explose les barrières, et ne supporte pas les limites et la régulation.
Le terroriste de Bruxelles était arrivé en Europe via Lampedusa
Abdesalem Lassoued est arrivé à Lampedusa en 2011 à bord d’un petit bateau. Après un séjour en Italie, il s’est rendu en Suède, d’où il semble avoir été expulsé. De retour en Italie, en 2016, il a été identifié à Bologne comme radicalisé : il avait exprimé sa volonté de rejoindre le djihad et de partir se battre. L’homme était surveillé par les services de renseignement. Il s’est ensuite rendu en Belgique.
Mais il faut continuer :
Pour Olivier Dussopt, le « climat terroriste » ne doit pas empêcher la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension https://t.co/gs672brvzW
— Le Monde (@lemondefr) October 17, 2023
"Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d'immigrés ?"
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 25, 2012
