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Traité de Lisbonne : on reparle d’un référendum en Irlande

Un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne devrait être décidé par le gouvernement irlandais d’ici au Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement des 11 et 12 décembre prochain.

MJ

Yves de Kerdrel contre les évêques de France

Le chroniqueur du Figaro s'en prend aux évêques de France, en raison de leur opposition au travail dominical. Au nom d'une pseudo liberté économique, il s'élève contre l'interdiction du travail le dimanche. Bientôt, au nom de cette même "liberté", il pourrait demander le droit au travail des enfants… Rappelons-lui ce qu'est le juste exercice de la liberté :

"Le juste exercice de la
liberté personnelle exige des conditions précises d'ordre économique, social,
juridique, politique et culturel
qui « sont trop
souvent méconnues et violées. Ces situations d'aveuglement et d'injustice
grèvent la vie morale et placent aussi bien les forts que les faibles en
tentation de pécher contre la charité. En s'écartant de la loi morale, l'homme
porte atteinte à sa propre liberté, il s'enchaîne à lui-même, rompt la
fraternité de ses semblables et se rebelle contre la vérité divine ».
La libération des injustices promeut la liberté et la dignité de l'homme:
toutefois, « il faut d'abord faire appel aux capacités spirituelles et morales
de la personne et à l'exigence permanente de conversion intérieure si l'on veut
obtenir des changements économiques et sociaux qui soient vraiment au service de
l'homme
». [DSE n°137]

Michel Janva

Le Parlement ne légifèrera plus sur l’Histoire

Bernard Accoyer a fait adopter mardi, à l'unanimité des voix, un rapport sur les lois mémorielles intitulé «Rassembler la nation autour d'une mémoire partagée». Les députés ont décidé de ne pas revenir sur les lois mémorielles déjà votées, concernant la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (loi Gayssot), ou la reconnaissance de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité (loi Taubira).
Ils ont considéré que le rôle du Parlement

«n'est pas d'adopter des lois qualifiant ou portant une appréciation sur des faits historiques, a fortiori quand elles s'accompagnent de sanctions pénales».

Le rapport Accoyer précise aussi que le Parlement ne doit pas prescrire le contenu des manuels scolaires.

Michel Janva

Christian Vanneste contre Gaylib

Dans un entretien à Minute, le député Christian Vanneste déclare :

"Je pense que l’UMP est divisée en trois groupes: certains qui m’ont toujours soutenu – ils sont 25; d’autres, qui sont opportunistes – mais il y en a beaucoup, et ils vont bientôt recevoir des cour riers leur signalant que leurs électeurs sont attentifs aux positions
qu’ils pren dront sur les valeurs familiales; en fin, une fraction qui pense qu’il faut être
plus à gauche que le PS et avec laquelle il n’y a rien à faire… En revanche, il faut
combattre son influence !
Par exemple, je trouve que GayLib n’a rien à faire dans l’UMP et je vais entamer
une demande de dissolution de ce mouvement auprès de Patrick Devedjian
.
On se demande d’ailleurs comment les membres de ce groupe peuvent s’appeler
ainsi! Ils n’ont rien de libéral. Ils m’ont violemment attaqué la semaine dernière, ils m’ont durement combattu aux dernières législatives… Je me demande comment on peut se dire de droite et combattre son propre camp au nom d’intérêts communautaires !"

MJ

Les migrants arrivent, l’argent émigre

Lu dans Les 4 Vérités :

"On estime les transferts financiers réalisés en 2007 par les migrants vers leurs pays d’origine à quelque 337 milliards d’euros !"

MJ

Qu’entendre par régulation économique ?

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"Que veut-on dire quand on parle de « régulation » économique ? Il me semble que, selon les auteurs, le mot peut avoir deux sens. Le premier est conforme à l’étymologie : il s’agit de donner des règles à la vie économique. Le second serait plutôt synonyme de socialisme « soft ». Entendons-nous bien. Je ne crois pas que renationaliser des banques en faillite soit nécessairement une politique socialiste. Même si je crois que c’est une politique fort dangereuse, car elle risque de pousser encore plus loin le mécanisme de surendettement des particuliers, des entreprises et des États. Or, c’est précisément ce surendettement qui a conduit inexorablement à la crise. Malgré cela, il peut être utile, dans certains cas précis, de renationaliser telle ou telle banque, telle ou telle politique économique. Encore une fois, la nationalisation comme telle n’est pas nécessairement socialiste. En revanche, réclamer la résolution de la crise des seuls États est proche du socialisme.

B À l’heure actuelle, tout le monde ou presque s’accorde sur la nécessité d’une régulation. Mais il semble que trop de plaidoyers pour cette régulation soient en réalité des plaidoyers socialistes. […] Bref, si régulation veut dire que les États doivent résoudre seuls la crise, en nationalisant durablement les différentes institutions bancaires, en déclenchant une nouvelle vague « d’emplois aidés » ou en limitant les possibilités des entreprises de réagir, nous ne sommes pas preneurs ! Les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’endettement trop important des États et des particuliers a conduit à la crise. Ce n’est pas en endettant davantage les États qu’on en sortira.

En revanche, si la régulation doit s’entendre au premier sens du mot, au sens d’établissement de règles, évidemment, j’y suis favorable. Mais je m’étonne tout de même que tout le monde fasse semblant de croire qu’il n’y avait pas de règles dans la vie économique avant l’été 2007. Pour ne prendre qu’un exemple, issu du libéralisme le plus « orthodoxe », il existe des lois sur la concurrence et des institutions pour les faire respecter. Croit-on vraiment que la Commission européenne ou, en France, le Conseil de la concurrence étaient des organismes regardant passivement les marchés « dérégulés » agir ? Demandez donc à Microsoft s’il n’y avait aucune règle dans le capitalisme d’avant l’été 2007 ! En revanche, que ces règles aient besoin d’être repensées, j’en suis pleinement d’accord. En particulier, les licences effarantes qui ont été données aux banques, sorte de clé de voûte du système économique capitaliste, de prêter sans un minimum de fonds propres doivent être révisées. On ne peut pas gagner d’argent en vendant du vent. Il est légitime que les banques gagnent de l’argent en prêtant celui qu’elles ont. Il est aberrant qu’elles en gagnent en prêtant l’argent qu’elles n’ont pas. Il est plus aberrant encore que les États les aient obligés à le faire, en outre, à des acheteurs insolvables.

Et on atteint le comble du surréalisme, lorsque les États, eux-mêmes désargentés, se portent caution de banques en faillite pour avoir prêté à des personnes insolvables de l’argent qu’elles ne possédaient pas ! Nous avons applaudi à l’écroulement du système économique socialiste. Il reposait en effet sur des nuées et non sur la réalité. Mais il existe une autre façon de vivre dans l’irréel : celle que nous voyons aujourd’hui. Pour répondre à la crise, il n’y a qu’une seule façon de faire : revenir au réel. Il faut que l’économie repose sur l’épargne et non sur la dette ; sur la production et non sur la consommation. Certes, ni la dette, ni la consommation ne sont mauvaises en soi. Mais s’endetter sans capacité d’épargne est absurde, de même que dépenser plus que ce que l’on gagne. La crise peut sans doute aider à redécouvrir ces règles de bon sens. Alors, nous aurions une régulation au bon sens du terme…"

Michel Janva

Travail le dimanche

Dans un entretien accordé au Monde, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT déclare :

"Un salarié qui veut être embauché et à qui l'on demandera s'il veut travailler le dimanche ne pourra pas dire non. La liberté de choix est faussée. Nous sommes contre la généralisation du travail le dimanche et contre sa banalisation. C'est un problème de société qui concerne la famille, la culture, le sport, la religion. Il faut un débat national."

Philippe Carhon

Jean Sarkozy pourrait-il partir se battre en Afghanistan ?

Js Dans un entretien accordé à Royaliste, le bi-mensuel de la Nouvelle Action Royaliste (NAR), Jean-Dominique Merchet, animateur du blog secret défense et journaliste à Libération, pense que ce serait bon pour le lien Armées-Nation :

Royaliste : Qu’en est-il aujourd’hui du lien entre l’Armée et la nation ?

Ph JDM : "Ce lien est très fort. Ce qui me tracasse en tant que citoyen, c’est que les enfants de l’élite dirigeante sont étrangers à l’Armée. Au mois de décembre, j’ai publié sur mon blog un article sur le choc entre deux événements concomitants : le fait que le prince Harry ait été obligé de quitter l’Afghanistan, devenu une cible après la révélation de sa présence parmi les soldats britanniques ; l’élection de Jean Sarkozy à la présidence du conseil général des Hauts-de- Seine. On m’a demandé si je n’étais pas royaliste ! J’ai rappelé que le président Doumer avait perdu quatre de ses fils pendant la Première Guerre mondiale – un cinquième est mort après la guerre des suites de ses blessures… On ne doit pas seulement envoyer des hommes du peuple se battre au loin, les enfants des hommes d’État doivent eux aussi prendre part aux opérations militaires. "

Philippe Carhon

Bernard Antony et la « refondation du mouvement national français »

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Bernard Antony pose huit principes à sa participation à toute initiative qui préparerait la nécessaire refondation du mouvement national français. Parmi ces principes :

1) Défense de la souveraineté française au sein d’une Europe des patries. Respect des racines et des valeurs chrétiennes de la civilisation européenne.

2) Politique de respect de la vie, de la conception jusqu’à la mort.

3) Défense de la famille naturelle et de l’éducation des enfants par leurs parents. Interdiction d’adoption par des ensembles homosexuels.

4) Défense des libertés de l’enseignement. Institution du chèque scolaire…

 

Philippe Carhon

Les parlementaires pourraient dire non à la gestation pour autrui

Selon Le Figaro, le prochain rapport de l'OPECST (Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques) ne devrait pas être favorable à une législation sur les mères porteuses en France. Les rapporteurs, les députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS), soumettent aujourd’hui leur document sur l'évaluation de la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique aux membres de l'OPECST. Alors qu’en juin dernier, un rapport émanant du Sénat ainsi que Nadine Morano, secrétaire d'état à la famille, s’étaient montrés partisans de l’instauration d’un cadre légal pour les mères porteuses , les rapporteurs pensent au contraire que :

 " Il n'existe pas d'étude sur les conséquences psychologiques de la gestation pour autrui pour les enfants qui en sont issus. Quel avenir pour l'enfant à naître alors que le contrat avec la mère porteuse fait de lui un objet ? (…) Ses enfants vont voir leur maman enceinte mais n'auront pas de petit frère ou de petite sœur (…) Une mère qui porte un enfant pour sa fille : c'est une dette impossible à payer. L'imbroglio autour de l'enfant devient insupportable. On est aux limites de l'inceste. Avoir une grand-mère qui est aussi sa mère : quel poids pour un enfant ! "

Philippe Carhon

La loi naturelle, c’est la famille traditionnelle

601012 Des chercheurs ont découvert plusieurs tombes en Allemagne datant de 4.600 ans avant JC, dont une avec les restes d'une femme, d'un homme et de deux jeunes enfants de la même famille enterrés ensemble. Cette découverte représente le plus ancien indice génétique moléculaire connu d'une cellule familiale dans le monde. L'archéologue Wolfgang Haak de l'université d'Adelaïde et principal auteur de cette étude a déclaré :

"En établissant un lien génétique entre deux adultes et deux enfants enterrés ensemble dans une même tombe, nous avons démontré la présence d'une cellule familiale classique dans un contexte préhistorique en Europe centrale"

Mais, ayant sans doute peur d’être taxé d’homophobie, il s’est empressé de rajouter :

"(…) cela ne prouve pas que la famille de base (le père, la mère et les enfants) soit un modèle universel ou la plus ancienne institution des communautés humaines"

Le bon sens ne prouve rien, c’est connu… 

Philippe Carhon 

Le bien-être est-il une mesure de la vie ?

Lu dans Le Choc du Mois :

"Certains ont des en fants doués et faciles (qu’ils sont énervants !), d’autres des enfants capricieux et lents, ou, plus grave, des enfants handicapés. Jean-Louis Fournier a décidé d’en rire parce que pleurer, ça n’est pas son genre, et qu’il manie le désespoir avec un humour tendrement cynique. D’autant qu’il n’a pas un, mais deux enfants lourdement handicapés […] Ce livre est un hommage, une déclaration d’amour, d’humour, de tendresse et de regret aus si. Car si les parents ne s’estiment jamais parfaits, les parents d’enfants handicapés n’ont guère que deux choix : devenir des saints, ce qui n’est pas donné à tout le monde, ou se culpabiliser de ne pas donner assez à ces bambins innocents qui ont de la «paille dans la tête». […]

F Jamais Fournier ne cite la maladie dont sont atteints ces fils qui bavent, qui ne se tiennent pas droit, et qui, à l’arrière de la voiture, répètent indéfiniment : «Où on va papa?». Deux fils qui embrassent tout le monde dans les magasins et prennent chaque jour des tranquillisants. Quel est donc le sens de la vie de ces enfants cabossés et bossus ? Car c’est bien cette question que soulève Où on va papa? une question qui doit se poser à chaque parent d’enfant handicapé, malgré lui. Mais chercher ce sens, c’est simplement chercher le sens de la vie car : «Mathieu n’a pas beaucoup de distractions. Il ne regarde pas la télévision, il n’a pas eu besoin d’elle pour être handicapé mental.»

La vie a-t-elle un sens pour des enfants handicapés quand le monde tourne autour de l’utilité, de l’argent, de la performance, de la quête du bonheur ? Vous souvenez-vous de Lydie Debaine, acquittée endé but d’année pour avoir noyé sa fille handicapée de 26 ans? Quand elle sortit libre de son procès, sous les applaudissements, c’est bien parce qu’on considère qu’une vie d’handicapé ne vaut pas une vie « normale », car quel juge acquitterait une mère qui a noyé sa fille alors que celle-ci n’a rien à se reprocher? La vie d’un être intelligent vaut-elle plus que la vie d’un con? La vie d’un sprinter contre la vie d’un paresseux? Dans le cas de Lydie Debaine, le magistrat a jugé sous le regard du bonheur, du bien-être: si une vie est un enfer, elle ne vaut rien. Pourtant déjà ou très bientôt, les parents d’enfants handicapés seront regardés comme des coupables, des monstres qui ont donné la vie à des êtres qui n’en profiteront pas, qui vont souffrir. Mais le bien-être est-il une mesure de la vie ?

Un jour, Mathieu est mort, c’était après une opération. Jean-Louis Fournier fut étonné par la douleur qu’il ressentit. Perdre un enfant handicapé n’est pas moins douloureux que de perdre un enfant «normal» […] Dès qu’un médecin a un doute, il vous propose, non, il vous recommande d’avorter. Peu importe si ce bébé à naître est le fruit d’un amour ; ça n’est pas l’amour qui compte mais bien le bonheur de cet être et, si possible, sa perfection. […] Une société qui fuit l’imperfection est une société qui fuit l’humanité. […] A quand une apologie de la faiblesse, de l’innocence, de l’inutile ? […] Ce livre bouleversant met chacun devant la question fondamentale du sens de la vie. Les faibles nous rappellent que nous sommes des arrogants. Et que tout le monde a sa place sur terre car cette place n’est pas à gagner, elle est et c’est tout."

MJ

SOS Tout-Petits dans le Nord

Vn_854774_px_501__w_lavoixdunord_ La presse locale, La Voix du Nord (ici et ici) et Arras.maville.com (ici) relatent les rassemblements de SOS Tout-Petits qui se sont tenus samedi dernier à Arras et à Lille.

La Voix du Nord donne la parole à des manifestants pro-vie :

"Nous déplorons que l'avortement soit un droit et nous voulons faire savoir qu'il existe une opposition à cette loi. Nous sommes réunis pour attirer l'attention de l'opinion sur le fait que l'avortement n'est pas un acte médical mais une mise à mort. Nous souhaitons l'abrogation de la loi Veil qui est indigne d'un état de droit" (Serge, porte-parole de SOS Tout-Petits)

"L'avortement est devenu un moyen de contraception. Je suis pour que le droit naturel soit respecté" (Léon-Pierre, sympathisant)

Le journaliste de Arras.maville.com écrit :

"On croyait le débat autour de l'avortement enterré depuis bien longtemps. Mais à voir les proportions qu'ont prises les manifestations « pro » et « anti » droit à l'avortement hier après-midi dans les rues d'Arras, il est clair qu'il reste encore vivace".

Philippe Carhon 

Colloque de bioéthique sous la présidence de Mgr d’Ornellas

Ges Archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique de la Conférence des Evêques de France, Mgr d’Ornellas présidera le mardi 25 novembre 2008 un colloque sur le statut ontologique et éthique de l’embryon à l’Institut Catholique de Rennes.

70AGCASLXOD3CAU899JBCAFHPQ67CADU8GDMCAJKRGSKCAOSAH0UCA9K3IF7CAGUWKD2CA30RGM1CA48HQ0LCAYSW4N7CAG0MSUECAR3W3OVCAEZFOGJCA1SW6ABCAKGUNC6CA066FBKCAYRCLX8CAWD5MWD Ce colloque s’inscrit dans la dynamique lancée par les évêques français afin que les catholiques connaissent mieux les enjeux de la bioéthique pour peser de manière crédible et audible dans les Etats généraux qui précéderont en 2009 la révision de la loi bioéthique.

Il est à noter que les intervenants sont tous des spécialistes reconnus. On notera entre autres la présence annoncée de Pierre-Olivier Arduin (photo), Mgr Jacques Suaudeau ou encore Elisabeth Montfort.

Philippe Carhon

Il y a un an : Anne-Lorraine Schmitt

Nous souhaitons porter à la connaisance des lecteurs du Salon Beige deux informations relatives à la disparition tragique de Anne-Lorraine Schmitt, il y a un an, le 25 novembre 2007.

Images Tout d'abord, Elisabeth et Philippe Schmitt nous font savoir que trois messes seront célébrées à l'intention d'Anne-Lorraine le dimanche 23 novembre à 11H00 à la Cathédrale de Senlis, le mardi 25 novembre à 19h00 à la Cathédrale de Senlis et le mercredi 26 novembre à 19h00 à Saint – Louis des Invalides Paris 7ème. Tous ceux qui souhaitent rejoindre les parents d'Anne-Lorraine à l'une de ces messes sont les bienvenus. En outre, ces derniers remercient par avance tous leurs amis connus ou inconnus qui ont pris l'initiative de messes du souvenir dans tous les coins de France.

Ensuite, Emmanuelle Dancourt, journaliste de télévision (KTO, Public Sénat) et Frédéric Pons (rédacteur en chef de Valeurs Actuelles et duSpectacle du monde) viennent de terminer un " livre-enquête qui restitue le vrai visage d’une jeune femme attachante et interroge notre société sur la protection des personnes et la prévention des crimes sexuels". Ce livre sortira aux éditions CLD le 21 novembre prochain (ici). Extrait du communiqué des éditions CLD :

"Au fil de leur enquête, les auteurs ont su retrouver le vrai visage d’Anne-Lorraine. Une jeune femme attachante, brillante étudiante en journalisme, ouverte aux autres, et dont le rire joyeux résonne encore partout où elle vécut (…) Malgré sa brièveté, sa vie fut riche de sens et d’engagements, notamment auprès des jeunes (…)

Nourrie de témoignages poignants et de documents irréfutables, cette enquête pose aussi une grave question de société : celle de la prévention des crimes sexuels.

L’agresseur avait en effet déjà violé une jeune femme, sous la menace d’un couteau. Arrêté, il avait été relâché au bout de deux ans, sans suivi judiciaire ni médical, sur la foi d’experts qui l’avaient trouvé « réadaptable socialement ». Qu’il puisse un jour recommencer avait été jugé « peu probable »."

Ce livre n’est pas une commande de la famille, qui ne perçoit rien, mais qui a néanmoins pris connaissance de ces témoignages avec beaucoup d’émotion.

Philippe Carhon

Les études « bidon » sur les effets de l’homoparentalité

En réponse à un lecteur sur les différentes études sociologiques, selon lesquels les effets de l'homoparentalité sur les enfants ne seraient pas différents que pour des enfants élevés par un père et une mère, Béatrice Bourges répond :

B "Charlotte Patterson [est] un exemple intéressant d’ « expert scientifique » fréquemment cité alors que ses études sont très officiellement contestées. Ainsi, lors d’un procès en Floride, ses propres avocats lui demandent une copie de la documentation sur laquelle elle a fondé ses études, la soupçonnant d’avoir employé ses amis dans leur élaboration. Elle refuse. Les juges réitèrent leur demande, qu’à nouveau elle récuse. Depuis, pour défaut de validité et de résultats discutables, la Cour de Floride ne considère plus ces études comme valables. Pourtant, elles sont considérées […] comme la référence irrécusable et inattaquable sur ce sujet.

On pourrait également citer Scott Ryan qui, lui-même, reconnaît le caractère biaisé de son enquête :

«Les homosexuels ayant adopté des enfants ne sont pas répertoriés aux Etats-Unis. J’ai donc passé des annonces dans les journaux, visité les associations gays ou lesbiennes, fait fonctionner le bouche à oreille. Dans ce contexte, mon échantillonnage n’est sûrement pas représentatif».

Quant à l’étude de Stéphane Nadaud, elle compare les enfants de pères homosexuels avec ceux de pères hétérosexuels divorcés, appelés « pères non-gays » et choisis dans des clubs de rencontre, « preuve implicite de leur hétérosexualité », selon les mots de l’auteur. En revanche, pas une seule étude ne fait la comparaison entre ces enfants et ceux élevés par un père et une mère ni divorcés ni séparés. Les éléments ainsi réunis ne permettent pas de faire des comparaisons objectives entre des enfants élevés par des « couples » de même sexe et ceux élevés par des couples hétérosexuels. Il reconnaît lui-même d’ailleurs que « l’échantillon est trop faible ». Et pourtant, Stéphane Nadaud est considéré lui aussi comme LA référence en matière d’homoparentalité.

Lors d’une intervention au Sénat, la sociologue Sylvie Cadolle, spécialiste des familles recomposées, confirme d’ailleurs que personne ne peut, aujourd’hui, se prononcer sur les effets ressentis par un enfant élevé par des « parents » homosexuels. Elle met également l’accent sur le caractère biaisé des études revendiquées par les militants gays :

"S'agissant de l'homoparentalité, la sociologie est bien incapable de répondre aujourd'hui à la question du bien-être des enfants éduqués par un couple du même sexe. Il n'existe pas en France d'étude sur un échantillon représentatif, car nous ne savons même pas combien de «couples» homosexuels élèvent des enfants et nous ne disposons pas d'études longitudinales d'une cohorte sur plusieurs générations. Les estimations en provenance des associations de militants ne font pas la différence entre des situations qui, à mon sens, n'ont rien à voir". […]

Quant à Jean-Pierre Winter, psychanalyste bien connu qui s’est longuement et abondamment penché sur ce sujet, voici ce qu’il dit :

"On manque de recul. Il faudrait trois ou quatre générations pour savoir ce que devient un enfant élevé par un couple d'homoparents. Un enfant peut aller très bien, et tout peut se dégrader à 18, 40 ou 60 ans"."

Or, on ne fait pas d'expérience sur des enfants. Par ailleurs, concernant les projets de loi, celui sur le statut du beau-parent sera discuté en principe dans le courant du premier trimestre 2009 au Parlement. Le collectif pour l’enfant a été officiellement consulté.

Michel Janva

N’oubliez pas de dénoncer les sites internet

…sur le nouveau portail gouvernemental dédié à ce sujet. Toutefois,

"Si le contenu signalé est illicite mais conçu à l'étranger, il est transmis à Interpol qui l'oriente vers les autorités judiciaires du pays concerné".

MJ

Le Cal Stafford ne mâche pas ses mots à l’encontre d’Obama

S Le Cardinal James Francis Stafford est Grand Pénitencier de la Pénitencerie apostolique et archevêque émérite de Denver (Colorado). Invité par l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, le cardinal Stafford était à Washington le 13 novembre, pour participer à une conférence internationale de 4 jours, sur le thème : «Comprendre le corps : vers une anthropologie de l’amour». Il a ouvert les travaux en prononçant un discours sur le thème du quarantième anniversaire d’Humanæ Vitæ, l’encyclique prophétique de Paul VI. Le cardinal Stafford a commenté la récente élection présidentielle. Pour le cardinal, Obama est un être «agressif, perturbateur et apocalyptique» qui a mené sa campagne

"sur un programme violemment anti-vie (…) Le 4 novembre, l’Amérique a subi un tremblement de terre culturel (…) Si 1968 fut l’année de la “tentative de suicide” de l’Amérique, 2008 est celle de son épuisement. […] Au cours des quelques années qui viennent, Gethsémanie ne sera pas une chose marginale. Nous allons connaître ce jardin".

Michel Janva

Xavier Bertrand, « le ministre du Travail le dimanche »

C'est ainsi que le dirigeant de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a critiqué Xavier Bertrand :

"Le gouvernement justifie l'illégalité. La loi n'est pas respectée, donc on va modifier la loi. Ce comportement n'est pas démocratiquement acceptable".

Le gouvernement souhaite inscrire dès la "première quinzaine de décembre" à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la proposition de loi UMP sur l'extension du travail dominical.

Michel Janva

La justice considère que le mensonge n’invalide pas le mariage

La cour d'appel de Douai (Nord) a infirmé lundi la décision du tribunal de grande instance de Lille qui avait annulé le mariage de deux personnes de confession musulmane au motif que l'épouse avait menti sur sa virginité, "remariant" ainsi de fait les deux époux.

MJ

Le travail dominical ne passera pas par nous

Philippe Maxence s'oppose au travail du dimanche :

"on affirme que seules certains professions seront concernées. Seuls certains secteurs devront mettre en place le dispositif du travail du dimanche. Et que, au final, c'est la liberté individuelle qui doit trancher. C'est oublier trop vite qu'un mécanisme une fois enclenché tend à produire toujours davantage ses effets. De quelques professions, on passera ainsi à toutes, dans un pays qui vénère l'égalité, comme facteur social. C'est oublier également que le travail n'est jamais un acte simplement, uniquement, individuel. Il implique une relation avec d'autres. Il implique des clients, des collaborateurs, des fournisseurs, etc. Tout un ensemble de relations sociales. La liberté individuelle de la vendeuse qui veut gagner plus pour vivre mieux – exemple souvent utilisé par nos hommes politiques – n'est pas un argument efficace. Car si cette liberté individuelle est effectivement nécessaire pour aller travailler, elle résonne sur la société entière. C'est pourquoi il est nécessaire de refuser cette possibilité de travailler le dimanche, qui déstabilisera une société toute entière, pour nous rendre la proie toujours plus consentante de l'économisme et du mondialisme. Non à cette révolution anthropologique réduisant l'homme à un producteur-consommateur, dans un monde constitué uniquement d'échanges économiques.

Pour un chrétien, n'y aurait-il qu'un argument à avancer, il est évident. Le dimanche est le Jour du Seigneur – Jean-Paul II l'a magnifiquement rappelé dans sa lettre apostolique Dies Domini – et il implique de lui consacrer toute son attention en cette journée de repos et de vie en famille. La chrétienté l'avait naturellement traduite dans ses aspects sociaux. Pour le catholique, l'enjeu est de taille. À notre tour, comme les premiers chrétiens, il s'agit de « ne pas sacrifier aux idoles » que sont l'argent, la suprématie économique, le tout-commerce, etc. Mais veut-on évoquer des raisons plus « citoyennes », plus larges, plus pluralistes ? Le repos dominical est aussi une loi de la République. Elle date du 13 juillet 1906. On valorise à cette époque la santé des travailleurs et la vie de famille. La France rythme sa vie sociale autour du dimanche et ne réduit plus l'homme à être un simple rouage de l'appareil économique. On mesure la régression qui se prépare. Elle ne passera pas par nous ! "

MJ

Emeute à Cavaillon dans le Vaucluse

Outre les voitures et autres cabines téléphoniques, les voyous ont brûlé devant les policiers un drapeau français.

MJ (via Fds)

Caillassage d’une église

Des pierres ont été lancées contre un petit groupe d'adolescents qui sortaient de l'aumônerie, hier à 16 heures, devant l'église Saint-François d'Assises à Chambéry-le-Haut. Aucun jeune n'a été blessé. Mais la vitre de la porte d'entrée de l'établissement a explosé. Les auteurs, identifiés, étaient hier soir recherchés par la police. Ils seraient cinq, âgés d'entre 9 et 14 ans, à avoir arrosé de galets l'église.

Michel Janva (merci à AD)

Un député UMP se suicide

Jean-Marie Demange, député (UMP) de la 9e circonscription de la Moselle (Thionville), s'est suicidé, lundi 17 novembre à Thionville, peu après avoir tué une femme avec une arme à feu. RIP

MJ

Le procès de l’Association Française contre les Myopathies

Le Dr Dickès relate le procès intenté par l'AFM au Dr Villette. Extraits :

"Le Dr Christian Doublier Villette a été inculpé pour avoir tenté de dissuader les dons au Téléthon qui d’ailleurs a fait une recette en recul de 4 % cette année. Il avait dénoncé la présentation d’un enfant appelé Bébéthon, comme possiblement guéri alors qu’il était le résultat d’une sélection par le diagnostic préimplantatoire. La partie civile représentée par le directeur de l’Association de la lutte contre la myopathie (AFM) lui reprochait la phrase suivante : «L’AFM ne soigne pas ses malades : elle les élimine…Hitler, dès 1933, ne faisait pas autre chose avec les malades mentaux…». Elle citait en diffamation l’auteur des ces mots diffusés par le site Internet de l’intéressé. Toute vérité n’est certes pas bonne à dire. […]

Je connaissais à peine Villette quand il m’a demandé de témoigner en sa faveur. Je n’ai pas voulu me défiler. Il fallait que soient réellement dites un certain nombre de réalités concernant l’AFM. C’était le 10 avril 2008. Villette voulait faire de cet épisode judiciaire le procès de l’eugénisme […] Ceci en tant que médecin, père de myopathe et grand-père de myopathe. Bien sûr je ne représentais que moi-même face aux juges. Mon fils aurait eu 30 ans en juillet prochain. […] Et l’arrivée du Téléthon a été pour notre famille un immense espoir. A coup sûr, les médecins qui s’occupaient de lui à Necker pensaient et affirmaient qu’un traitement de la maladie allait être trouvé dans les deux ans. Et ceci par la thérapeutique génétique. Or, 13 ans plus tard, notre enfant mourrait. […] En réalité, le Téléthon avait tout misé sur la recherche génétique. C’était une erreur stratégique. […] C’est alors que survient l’eugénisme. L’AFM, devant cet échec partait vers la dérive eugénique dénoncée par Villette. Chaque année elle proclamait à grand arroi des « virages fondamentaux » dans la connaissance de la maladie. Et à force de virer elle tournait en rond. La solution pour sortir de ce cercle vicieux était donc la suppression des malades ; laquelle rendrait inutile toute recherche sur la maladie. Ceci se faisant sur trois axes.

  • Le premier était le diagnostic préimplantatoire (DPI) […] Progrès qui consistait à tamiser les embryons en se débarrassant de ceux qui auraient pu porter la maladie.
  • Mais aussi en affinant le diagnostic prénatal (DPN) qui permet au nom de la loi de supprimer l’enfant dans le sein de la mère y compris la veille de l’accouchement. Lequel est déclenché. Dès que l’on peut, la fontanelle de l’enfant est crevée, le cerveau aspiré, la tête écrasée au forceps. Une boucherie dont l’AFM était désormais le régulateur.
  • Le troisième axe était la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui tue des embryons pour en extraire des cellules censées guérir un jour les myopathes. Or cette recherche ne mène à rien. […] Or l’AFM continuait de les subventionner. Pourquoi ? Ceci au nom de l’idéologie « génétique ». […] Cette idéologie qui stérilisait les recherches en France. Cette idéologie qui avait mené des recherches sur les gènes et qui maintenant s’orientait vers d’autres recherches qui ne menaient à rien.

Ma conviction était qu’il convenait de chercher des traitements de cette terrible maladie non pas en amont, mais en aval. La mucoviscidose, maladie génétiquement proche de la myopathie était soignée désormais par des antidépresseurs. Deux myopathies étaient soignées désormais par la cyclosporine, immunodépresseur anti rejet, utilisé notamment lors des transplantations d’organes. L’AFM se trompait et nous trompait. Et à la clé de ces erreurs, il y aurait la mort de notre petit fils Antoine. Un grand silence se fait alors de nouveau dans l’aula judiciaire. La Présidente pose alors une question.

– Sans doute voulez-vous dire que l’orientation des recherches de l’AFM aboutira à la mort de votre petit fils ?

– Oui, madame la Présidente. De lui et de tous les enfants qui ont été présentés lors du dernier Téléthon sur les plateaux de télévision et qui servent d’appelants à l’argent du contribuable.

– La partie civile a-t-elle quelque chose à demander au témoin ?

La partie civile baisse la tête. Ne répond rien. Une heure et demie plus tard, le Procureur plaidait la relaxe pour le prévenu, le Dr Doublier-Villette."

MJ

Femmes au foyer : à quand la reconnaissance ?

E-deo souligne un article publié par La Dépêche :

"malgré le discours dominant sur la répartition des tâches et sur la femme épanouie au travail, une Française sur huit travaille. C’est le taux le plus fort dans le monde. Les autres ont conclu que payer une nounou ou une crèche, avec les dépenses supplémentaires que cela occasionne, ne leur permettaient pas de travailler :

Reste qu’il est difficile de quantifier le phénomène : les femmes au foyer sont comptabilisées parmi « inactives » dans les colonnes de l’INSEE, n’ont pas droit à une retraite propre et ne disposent d’aucune case spécifique dans les documents administratifs. Aux yeux de la société, « Elles comptent pour du beurre », résume le sociologue Louis Maurin. Elles seraient pourtant presque trois millions (chiffres 2 005). Mais si le manque de reconnaissance sociale est injustifié, la promotion de la femme au foyer – par le biais d’un statut spécifique, comme le défend le député UMP Daniel Mach par exemple – porte à caution. Se couper du marché du travail est dangereux. Le fait de «les voir grandir», est d’ailleurs perçu comme le principal avantage du maintient au foyer par 90% des mères d’enfants de moins de deux ans (sondage de la TNS Sofres, 2007)."

Michel Janva

Ne pas avoir peur de manifester sa foi par les oeuvres

Extrait des paroles prononcées par Benoît XVI lors de l'Angélus hier :

"Le passage de l'évangile raconte la célèbre parabole des talents, rapportée par saint Matthieu (25, 14-30) […] le texte parle d'un « homme, qui partait en voyage » et qui « appela ses serviteurs et leur confia ses biens » (Mt 25, 14). L'homme de la parabole représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Par conséquent, ces talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que le Seigneur Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier : sa Parole, déposée dans le saint Evangile ; le Baptême, qui nous renouvelle dans l'Esprit Saint ; la prière – le « Notre Père » – que nous élevons à Dieu en tant que fils unis dans le Fils ; son pardon, qu'il a commandé de porter à tous ; le sacrement de son Corps immolé et de son Sang versé. En un mot : le Royaume de Dieu, qu'Il est Lui-même, présent et vivant au milieu de nous.

C'est le trésor que Jésus a confié à ses amis, au terme de sa brève existence terrestre. La parabole de ce jour insiste sur l'attitude intérieure avec laquelle il faut accueillir et valoriser ce don. L'attitude qu'il ne faut pas avoir est celle de la peur : le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour cache la pièce de monnaie sous terre et celle-ci ne produit aucun fruit. Cela arrive par exemple à celui qui a reçu le Baptême, la Communion, la Confirmation, mais ensevelit ensuite ces dons sous une couche de préjugés, sous une fausse image de Dieu qui paralyse la foi et les œuvres. Ceci fait qu'il trahit les attentes du Seigneur. Mais la parabole souligne davantage les bons fruits portés par les disciples qui, heureux du don reçu, ne l'ont pas tenu caché jalousement et par peur, mais l'ont fait fructifier en le partageant. Oui, ce que le Christ nous a donné se multiplie en le donnant ! C'est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous, comme nous l'enseigne ce grand administrateur des talents de Jésus qu'est l'apôtre Paul.

L'enseignement évangélique que nous offre aujourd'hui la liturgie a également eu une influence au niveau historique et social en encourageant parmi les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante. Mais le message central porte sur l'esprit de responsabilité avec lequel il faut accueillir le Royaume de Dieu : une responsabilité envers Dieu et envers l'humanité."

MJ

Le coût des expulsions

Expulser un étranger en situation irrégulière coûte beaucoup plus cher que le convaincre de rentrer volontairement chez lui. C'est le constat de la Commission des finances du Sénat – qui examinera le budget du ministère de l'Immigration le 4 décembre - :

"Le coût de l'aide au retour volontaire est très en deça de celui d'une reconduite à la frontière qu'une première estimation, à affiner, évalue à environ 20970 euros par personne reconduite".

Pour autant, les retours volontaires ont aussi un coût. L'Etat prend en charge le réacheminement des étrangers vers leur région d'origine et leur verse une cagnotte : 3500 € pour un couple, 2000 € pour un adulte seul, 1000 € par enfant mineur jusqu’au 3e enfant et 500 € pour chacun des enfants suivants. Les ressortissants de certains pays ayant un projet d’entreprise peuvent également percevoir 7000€ pour le démarrage de leur activité.

Le montant total des expulsions s'élèverait à près de 700M€ par an. Y compris les coûts de fonctionnement des centres de rétention, les frais d'éloignement (billets d'avion, bateau ou train), la rémunération des agents de police chargés des escortes, etc.

Michel Janva

La grande peur des hommes politiques

C Eric Zemmour, interrogé dans Le Choc du Mois -qui a renouvelé sa maquette-, dénonce le silence des hommes politiques, pourtant lucides sur la situation de la France :

« Mon Gaspard [son personnage de ministre de l’Intérieur dans son dernier roman, Petit Frère], est le produit de ceux que j’ai côtoyés durant vingt ans. A droite comme à gauche ! Pourquoi ne seraient-ils pas lucides puisque vous et moi nous le sommes ? Ils voient bien la réalité, ils voient bien l’évolution de la société française ! Alors ils ont peur. Ils ont peur de la diabolisation médiatique s’ils disent ce qu’ils ont compris. Et je crois surtout qu’ils ne sont pas suffisamment sûrs d’eux-mêmes idéologiquement pour avoir le courage d’affronter l’idéologie médiatique. […] Les plus optimistes se disent qu’on assiste simplement à un changement de monde, qu’on ne vivra plus comme on vivait dans leur jeunesse, que c’est dans la nature des choses. Les plus pessimistes – comme moi – se disent qu’on court à la catastrophe, à des affrontements. Un ministre m’a même dit : “On vit la fin de l’Empire romain.”

A Brice Hortefeux, Eric Zemmour affirme :

« “Vous ne faites pas votre boulot. Vous avez honte de votre ministère ! ” La discussion a été très intéressante parce qu’à un moment, je lui ai dit : “Il faut maintenant que vous arriviez à formuler que l’identité nationale française, c’est l’assimilation.” Et il m’a dit : “Non, je m’en tiens à l’intégration.” J’ai trouvé ça formidable. Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy a brisé un tabou, et c’est d’ailleurs une des raisons majeures de son élection, mais immédiatement arrivés au pouvoir, ils reviennent en arrière. »

Michel Janva