Visitation : la valeur de la personne dès sa conception célébrée dans la rencontre entre la Vierge Marie et Elisabeth
“La valeur de la personne dès sa conception est célébrée plus encore dans la rencontre entre la Vierge Marie et Elisabeth, et entre les deux enfants qu’elles portent en elles. Ce sont précisément eux, les enfants, qui révèlent l’avènement de l’ère messianique: dans leur rencontre, la force rédemptrice de la présence du Fils de Dieu parmi les hommes commence à agir. « Aussitôt — écrit saint Ambroise — se font sentir les bienfaits de l’arrivée de Marie et de la présence du Seigneur… Elisabeth fut la première à entendre la parole, mais Jean fut le premier à ressentir la grâce: la mère a entendu selon l’ordre de la nature, l’enfant a tressailli en raison du mystère; elle a constaté l’arrivée de Marie, lui, celle du Seigneur; la femme, l’arrivée de la femme, l’enfant, celle de l’Enfant. Les deux femmes échangent des paroles de grâce, les deux enfants agissent au-dedans d’elles et commencent à réaliser le mystère de la miséricorde en y faisant progresser leurs mères; enfin, par un double miracle, les deux mères prophétisent sous l’inspiration de leurs enfants. L’enfant a exulté, la mère fut remplie de l’Esprit Saint. La mère n’a pas été remplie de l’Esprit Saint avant son fils, mais lorsque le fils fut rempli de l’Esprit Saint, il en combla aussi sa mère ».”
La déroute de la gauche espagnole s’explique notamment par les lois sociétales
Selon Marianne, la déroute de Pedro Sanchez vient notamment des lois sociétales votées par la gauche :
“Beaucoup de gens en Espagne ne se sont pas reconnus dans les lois sociétales”
« La loi trans » votée en février 2023 et consacrant l’autodétermination du genre a provoqué un rejet :
« Dans certaines communautés comme en Aragon, des quotas de trans ont été mis en place pour le concours de professeur. Or il n’y avait pas toujours de candidats trans, donc des postes n’étaient pas attribués ce qui a agacé de nombreux électeurs ». « Ces lois ont cristallisé les gens qui n’y étaient pas favorables et poussé de nombreux électeurs à voter pour l’extrême droite VOX, désirant elle aussi dépasser la politique traditionnelle d’extrême-droite. »
Depuis 3 ans près de la moitié des enfants libanais ne vont plus à l’école
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
Depuis 2019, le Liban s’enfonce dans une crise économique et politique qui s’aggrave de jour en jour. En mars dernier, le FMI parlait d’une “crise économique sans fin”. La dévaluation sans précédent de la livre libanaise, le blocage de la vie politique et la hausse grandissante des prix ne cessent de précariser la population.
Dans ce contexte, les écoles sont parmi les plus impactées. Depuis 3 ans près de la moitié des enfants libanais ne vont plus à l’école. C’est sur cet effondrement de l’institution éducative que seront formés les Libanais de demain, dépourvus de formation, souffrant d’une absence d’éducation citoyenne, privés de perspective professionnelle.
Face à cette situation, les écoles chrétiennes constituent le dernier rempart contre ce délitement éducatif. Ouvertes à tous les enfants indépendamment de leur appartenance religieuse ou de leur origine sociale, les écoles chrétiennes fournissent à la jeunesse une éducation d’excellence, lui offrant une expérience du vivre-ensemble essentielle dans un pays pluriel. Par leur enseignement du français, ces écoles sont également des acteurs incontournables du rayonnement de la francophonie au Liban et plus largement dans tout le Moyen-Orient. Leur maintien est essentiel pour la paix et l’avenir de la région.
Lors d’une conférence de presse en mars dernier, une religieuse libanaise témoignait des difficultés inédites des institutions chrétiennes, qui tiennent à elles seules de larges pans des prérogatives dévolues initialement aux pouvoirs publics. Écoles, mais également hôpitaux, dispensaires et orphelinats sont aujourd’hui en grande partie à la charge des congrégations religieuses.
Conscient de ces enjeux cruciaux, l’État français a ouvert en 2020 le fonds des écoles d’Orient sur décision du président de la République, cofinancé à part égale avec L’Œuvre d’Orient, pour soutenir le réseau des écoles chrétiennes francophones du Moyen-Orient. Déployé dans six pays, il soutient actuellement 174 écoles dans la région.
James Bond: Au Service secret de… l’harmonie
Analyse complémentaire de 10 thèmes de James Bond. En plus d’analyses musicales, les moments (en fin de vidéo) sur le wokisme et autres tares de notre siècle sont particulièrement appréciés :
Décivilisation : Mgr Rougé répond à Emmanuel Macron
Dans une tribune, l’évêque de Nanterre dénonce la volonté gouvernementale de légaliser l’euthanasie :
Impressionné par la violence croissante de notre société et plusieurs drames récents, le Président de la République a déclaré avec force mercredi dernier :
« Aucune violence n’est légitime, qu’elle soit verbale ou contre les personnes. Il faut travailler en profondeur pour contrer ce processus de décivilisation ».
Le choix de ce terme, particulièrement fort et solennel, est plus que suggestif. Car ce qui rassemble les personnes contribue à en faire des citoyens, « cives », à les civiliser. Mais ce qui les oppose, ce qui s’oppose à leur inaliénable dignité, décivilise.
Comment ne pas reprendre ce terme présidentiel de décivilisation à propos de ce qui risque d’être proposé à la représentation nationale en matière de fin de vie ? Autoriser le « suicide assisté » sur le modèle de l’État américain de l’Oregon ou de la Suisse constituerait une transgression éthique majeure. Quelle conséquence une telle autorisation aurait-elle sur les politiques actuelles de prévention du suicide et de prise en charge médicale après une tentative de suicide ? Une société complaisante à l’égard du suicide, est une société suicidaire, une société qui se suicide elle-même.
Dans un entretien récent au Journal du Dimanche, Mme Firmin Le Bodo, Ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, annonce une légalisation de l’aide active à mourir « encadrée ». L’expérience le prouve, le prétendu encadrement d’une transgression choisie n’est jamais rien d’autre que le cheval de Troie de cette transgression. Tout n’est pas négatif dans cet entretien, en particulier l’annonce réitérée d’un plan en faveur des soins palliatifs. Mais ce qui est étonnant, c’est que ce plan est prévu pour 2024, alors qu’une loi sur l’aide active à mourir pourrait être votée dès la fin de 2023. C’est le contraire de l’ordre préconisé par le dernier avis du Comité consultatif national d’éthique.
Il est surprenant que ce sujet si important ne soit pas pris en charge par le ministre de la Santé lui-même. Celui-ci porte le titre de ministre de la Santé et de la Prévention : la première des préventions, la déclaration présidentielle le suggère, ne devrait-elle pas être celle de la décivilisation ?
Chronique cinéma : L’improbable voyage d’Harold Fry
De Bruno de Seguins Pazzis pour Le Salon beige :
Tout juste retraité, Harold Fry mène une vie maussade aux côtés de sa femme Maureen. Lorsqu’il apprend que sa vieille amie Queenie est mourante, il sort de chez lui bouleversé pour lui poster une lettre… mais il décide de continuer à marcher pour se rendre à son chevet. Sa lettre en poche, il se lance alors dans un improbable périple de plus de 700km à travers l’Angleterre, avec l’intime conviction que son voyage maintiendra Queenie en vie. Au fil de rencontres inattendues et libératrices, Harold pourra-t’il se redonner une chance ? Avec : Jim Broadbent (Harold Fry), Penelope Wilton (Maureen Fry), Linda Bassett (Queenie), Earl Cave (David Fry), Joseph Mydell (Rex), Paul Thornley (Rich), Claire Rushbrook (la femme du fermier), John Capel (Bystander). Scénario : Rachel Joyce. Directeur de la photographie : Kate McCullough. Musique : Ilan Eshkeri.
« Je vais marcher, et tu vivras »… Au départ il y a un roman de la britannique Rachel Joyce, très grand succès de librairie publié en 2012 « La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi » dont elle écrit l’adaptation cinématographique pour Hettie MacDonald qui signe là son deuxième film de cinéma après avoir réalisé une quinzaine de séries et films pour la télévision. Le thème central est celui de la rédemption, thème courant au cinéma et qui prend ici la forme d’un long chemin à pieds de presque 800 km entrepris par un certain Harold, septuagénaire quelque peu présomptueux. Qui dit rédemption, dit souffrance, deuil, culpabilité et réparation. La souffrance pour Harold est bien entendu physique mais elle est également intérieure car il porte plusieurs échecs dans sa vie : le deuil de son fils David qu’il n’a pas su comprendre et qui s’est finalement suicidé, un échec professionnel auquel est lié son ancienne collègue et amie au travail, Queenie, qu’il va rejoindre à pieds, l’échec de sa vie conjugale puisque depuis la mort de son fils, les échanges avec sa femme Maureen se réduisent au minimum. Souffrance, deuil et culpabilité sont bien là et la réparation se fait progressivement le long de ce long et difficile chemin jusqu’à la réparation finale qui permet la réconciliation du couple. C’est progressivement mais avec beaucoup de précision que le spectateur est amené à rentrer dans le personnage d’Harold jusqu’à éprouver une forte empathie pour lui. Et c’est bien là le tour de force de la réalisatrice Hettie Mac Donald mais aussi, et peut-être surtout, du comédien Jim Broadbent (Richard III de Richard Loncraine en 1995, Le Journal de Bridget Jones, Moulin Rouge de Baz Luhmann, de Sharon Maguire et en 2001, Vera Drake de Mike Leigh en 2004, La Dame de fer de Phyllida Lloyd en 2011…) que nous avons pu récemment apprécier en France dans le délicieux et très « british » The Duke (2020) de Roger Michel.

Une performance d’autant plus remarquable que le personnage d’Harold n’est pas vraiment sympathique au départ, non croyant, dur avec son épouse, obstiné. Mais c’est cette obstination qui va lui permettre de réaliser cette transformation intérieure. Ainsi, et malgré les apparences, L’improbable voyage d’Harold Fry n’est pas un film du « troisième âge », illustrant, outre la rédemption, que « La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal… » (Général MacArthur), et qu’à soixante-dix ans passés on peut se lancer avec opiniâtreté et espoir sur une longue route du Devon à Berwick-upon-Tweed dans le Northumberland. Tout cela prend évidement du temps, d’où quelques longueurs, mais se révèle au bout du compte assez rafraichissant !
Bruno de Seguins Pazzis
« Crises et renouveaux dans l’Eglise »
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, est interrogé par Paix Liturgique à propose la 41ème Université d’été :
Le thème de cette année sera « Crises et renouveaux dans l’Eglise ». Personne ne conteste le fait que l’Eglise vive, en particulier en Occident, une crise particulièrement grave qui se manifeste dans la diminution de la pratique religieuse, la baisse des vocations sacerdotales et religieuses, un relativisme doctrinal et moral généralisé, un éloignement sans cesse croissant des législations civiles d’avec la loi naturelle, etc. Comme vient de l’écrire Guillaume Cuchet l’auteur de Comment notre monde a cessé d’être chrétien dans une tribune libre de La Croix le 22 mai :
« Au début des années 1960, 90% des Français se considéraient encore comme catholiques romains. En 2023, ils ne sont plus que 25 % à le dire, et la réduction n’est pas terminée. Dans ces conditions, il n’est pas sûr que le catholicisme reste encore longtemps la première religion du pays. À terme, il pourrait passer au deuxième, voire au troisième rang des religions en France. Un déclassement annoncé qui, étrangement, suscite peu de commentaires dans l’Église, comme si les évêques, sonnés par la crise des abus sexuels, ne savaient plus qu’assister, muets et impuissants, à l’effondrement. »
Le risque est alors grand soit de se rallier aux valeurs dominantes du monde et, pratiquement, d’apostasier soit de désespérer et de s’enfermer dans une attitude sectaire, au détriment du sens de l’Eglise et de la charité. En 2000 ans ce n’est pas la première crise de grande ampleur que vit l’Eglise. St Jérôme pouvait ainsi s’exclamer au IVème siècle : « L’univers gémissant fut étonné de se réveiller arien ». Pour le lecteur moins averti cela signifie concrètement qu’il ne restait plus comme évêques, pleinement et intégralement, catholiques que Saint Athanase en Orient et saint Hilaire en Occident. Voilà qui doit nous rassurer… L’Eglise a surmonté cette crise comme elle en a surmonté d’autres : le schisme d’Orient au XIème siècle, le Grand schisme d’Occident, au XIVème siècle, la réforme protestante au XVIème siècle, le modernisme au début du XXème siècle, etc. Notre propos est donc de repositionner la crise actuelle de l’Eglise dans la perspective des crises qui l’ont déjà déchirée. Il s’agit également de tirer les enseignements de la manière dont ces crises ont été surmontées. Enfin sans doute n’est-il pas inutile de s’attarder sur quelques éléments de réflexion à propos de la nature même de l’Eglise ainsi que sur les caractéristiques propres de la crise actuelle.
Concrètement ?
Nos travaux s’orienteront autour de trois axes.
Une première partie sera historique traitant de la crise arienne (Côme de Prévigny), de la mise en œuvre du Concile de Trente (Guillaume Bergerot), du redressement de l’Eglise de France au XIXème siècle (Luc Perrin), et enfin du Concile Vatican II (Roberto de Mattei).
Une seconde partie sera plus doctrinale et théologique traitant de la nature et de la constitution de l’Eglise : « L’Eglise catholique : du mystère au miracle » (père Danziec), « De l’Eglise et du pape » (Philippe Maxence), « L’obéissance dans l’Eglise : aveugle ou clairvoyante » (Jean-Pierre Maugendre). Dans ce cadre nous traiterons, avec Stéphane Blanchonnet, de la situation bien particulière faite aux catholiques d’Action Française entre 1926 et 1939. Où quand le temporel et le spirituel s’entremêlent, sans doute pas pour le meilleur.
Enfin nous livrerons des réflexions sur la situation actuelle grâce aux collaborations de l’abbé Barthe : « Où en est l’herméneutique de réforme dans la continuité ? » et de l’abbé de Tanouärn « Le magistère selon le pape François. Le magistère du pape François ».
Notre ami Patrick Buisson interviendra quant à lui, dans le prolongement de son ouvrage Décadanse sur « L’Eglise conciliaire et la révolution sexuelle ».
Tout cela nous semble constituer un ensemble complet et cohérent, néanmoins à la portée de toutes les personnes de bonne volonté intéressées par le sujet.
Et au-delà des conférences ?
Cette Université d’été est, bien sûr, un temps de réflexion mais aussi un temps fort d’amitié chrétienne et de ressourcement spirituel. Plusieurs prêtres seront présents. Une après-midi est prévue à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault. La messe est célébrée chaque jour. Les repas ont lieu dans le splendide parc du château des Termelles. Une garderie et un tarif particulièrement avantageux permettent aux familles ayant des enfants à charge de participer à cet événement. L’expérience nous a montré que le public des ces Universités est, en réalité, très hétérogène. C’est, ainsi, aussi l’occasion de rencontrer et de découvrir des personnes que beaucoup n’auraient jamais l’occasion de voir, d’échanger librement avec les conférenciers dont certains passeront plusieurs journées avec nous. Une grande librairie permet d’acquérir les ouvrages des auteurs présents et d’approfondir les sujets traités.
Comment s’inscrire ?
L’université d’été aura lieu du jeudi 13 au dimanche 16 juillet au château des Termelles à Abilly (37). Vous retrouverez toutes les informations et le formulaire d’inscription sur le site https://renaissancecatholique.fr
Il y a le choix entre des formules avec logement (à proximité d’Abilly) ou sans logement. Une garderie est prévue pour les enfants de 1 à 12 ans. Des tarifs à la journée sont également proposés.
La réponse des pèlerins
De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :
Les pèlerins sont rentrés chez eux avec ce mélange de joie profonde et de nostalgie. Nostalgie de ces trois jours de Chrétienté d’une édition marquante dont ils reviennent cependant plus forts dans la foi, un peu plus apôtres.
Cette édition 2023 est un succès. 16 000 pèlerins. Ce n’est pas rien. 100 kilomètres à pieds, la nuit à la dure, la chaleur du jour et la peine du sac ; rien à voir avec une séance d’elliptique dans une salle de fitness payante et climatisée. C’est le réel, on ne sort pas de la colonne comme on se désabonne d’Instagram.
Le journal La Croix avait donné le ton quelques jours avant le départ du pèlerinage annonçant le succès de participation dans un article de Matthieu Lasserre intitulé Messe « tradi » : un rite qui attire les jeunes catholiques. Effectivement, l’association Notre-Dame de Chrétienté qui avait été contrainte pour la première fois de son histoire de fermer les inscription ne s’était pas trompée : les pèlerins étaient présents en nombre pour la Pentecôte.
Mais demeure quelques questions :
A qui est dû ce succès ?
A Notre Seigneur en premier lieu, évidemment, Lui qui fait bien toutes choses. On ne peut s’empêcher de penser aussi que Son Eminence le cardinal Pell qui aurait dû célébrer la messe s’il n’avait été rappelé à Dieu en janvier a probablement donné un petit coup de pouce depuis le balcon du Ciel. Mais on ne peut non plus négliger l’admirable intuition en 1983 des fondateurs de cette belle œuvre bâtie sur les trois piliers tradition, chrétienté, mission, ni taire le dévouement inlassable et admirable des cadres de l’association Notre-Dame de Chrétienté qui la font prospérer aujourd’hui.
A quoi est dû ce succès ?
On a vu fleurir quelques interrogations étonnées sur les raisons de cette réussite. La recette est finalement assez simple; nul besoin de coaching pastoral charlatanesque ou de synodalité marchante. Nihil novi sub sole. C’est la recette de l’Église depuis longtemps : pratique des sacrements, annonce de la Vérité qui rend libre, pénitence, charité fraternelle, vie intérieure, œuvres de miséricorde…
En quoi réside ce succès ?
Même si les chiffres satisfont notre irrépressible besoin de quantification et de comparaison comme en témoignent les médias qui ont relaté avec une bienveillance notable cette 41e édition, ce n’est pas le nombre de pèlerins qui en est l’aspect essentiel. Ce qui est la marque de ce succès me semble-t-il, c’est d’abord le témoignage et la réponse des pèlerins.
Témoignage d’Espérance d’une génération qui se rit de l’absurdité de notre société de consommation liquide, matriculaire, recyclée, étatique, normée, obligatoire, triste et tarifée.
Témoignage de Foi de catholiques qui veulent louer Dieu et nourrir leur âme par une liturgie roborative et mystagogue, pétrie de sacralité, de transcendance, de permanence…
Témoignage de Charité d’une jeunesse qui se donne à Dieu dans le célibat sacerdotal et religieux, qui fait davantage confiance à la chasteté et à la fidélité conjugale qu’au Planning familial, à la chimie et à la quincaillerie contraceptive. Qui aime la vie, ses joies et ses croix.
Réponse à plus d’un siècle de distance au Franc-Maçon Viviani qui, à la tribune de l’Assemblée s’exclamait en 1906 dans un discours qui serait apposé dans les 36 000 communes de France : Tous ensemble, par nos pères, par nos aînés, par nous-mêmes, nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d’anticléricalisme, à une œuvre d’irréligion. Nous avons arraché les consciences humaines à la croyance. Lorsqu’un misérable, fatigué du poids du jour, ployait les genoux, nous l’avons relevé, nous lui avons dit que derrière les nuages il n’y avait que des chimères. Ensemble, et d’un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu’on ne rallumera plus. Au cadavre Viviani depuis longtemps décomposé, réponse des pèlerins par les pieds, tournant le dos au Palais Bourbon pour marcher vers les flèches de Chartres. Réponse en haussant les épaules pour rajuster le sac qui contient le pain et le saucisson et reprendre la marche vers la lumière qui ne peut s’éteindre que dans nos cœurs. Réponse en s’agenouillant devant Dieu qui se donne à manger.
Réponse à ceux qui les pensaient mourants.
Réponse à ceux qui les disaient tristes.
Cyril Farret d’Astiès
Le Sénat lance un groupe de travail sur la transidentité des mineurs
Un groupe de travail, composé de 18 élus LR, se mettra en place mercredi pour s’intéresser à
« la hausse croissante des demandes de changement de sexe chez les enfants et surtout les adolescents depuis plusieurs années ».
Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice LR du Val d’Oise, explique :
« Nous avions abordé cette question lors de l’examen de la proposition de loi visant à interdire les thérapies de conversion. Avec plusieurs de nos collègues, nous nous étions aperçus des dérives de certains influenceurs transactivistes. Nous sommes législateurs. Nous avons le devoir de protéger les enfants. À l’issue de nos travaux, nous nous poserons la question s’il y a lieu de légiférer ou pas ».
En effet, il y a deux ans, la sénatrice avait, sans succès, souhaité supprimer « la notion d’identité de genre ». Jacqueline Eustache-Brinio avait alors exhorté ses collègues à ne pas tomber « dans l’idéologie de la théorie du genre, des « iels » et de tout ce qui nous vient des Etats-Unis, imposés par une minorité agissante ».
« A chaque fois qu’on évoque ces questions, on est taxé d’homophobe. Alors que ça n’a rien à voir. On naît homme ou femme et nous avons une orientation sexuelle qui ne relève que de la vie privée. On a des questionnements à l’adolescence, on peut être mal dans sa peau mais ça ne justifie pas d’aller ces dérives que nous avons observées. Ça nécessite une prise en charge par des psychiatres. Mais pourquoi cette question de la transidentité qui concerne une minorité explose sur les réseaux sociaux ? Est-ce que ce débat à sa place à l’école ? Ce sont des questions que nous poserons ».
En France, aucun texte n’encadre ou n’interdit les opérations de changement de sexe pour les mineurs. Les médecins s’appuient sur les recommandations internationales notamment l’Association mondiale des professionnels en santé transgenre (World Professional Association for Transgender Health). Celle-ci recommande d’attendre la majorité pour des opérations irréversibles de personnes souffrant de dysphorie de genre. En revanche, un adolescent peut se faire prescrire des « bloqueurs de puberté », un traitement hormonal réversible pour développer son corps vers le genre souhaité.
Le communiqué du groupe LR évoque les auditions de nombreux experts (médecins, associations, juristes, experts internationaux) avant d’envisager une éventuelle évolution du cadre législatif concernant les mineurs.
Avortement : un message des évêques irlandais lu dans toutes les paroisses
Ce message a été lu dans toutes les paroisses d’Irlande le 14 mai. Face au danger de voir les fidèles s’habituer à la dépénalisation de l’avortement votée suite à la victoire du « oui » au référendum de 2018, ils rappellent :
« malgré la loi, le droit fondamental à la vie demeure pour tout être humain à chaque étape de sa vie, et il prévaudra toujours ».
Un droit qui « s’enracine autant dans la raison que dans la foi ».
Entrée en vigueur le 1er janvier 2019, la loi irlandaise qui autorise l’avortement jusqu’à douze semaines de grossesse, a fait l’objet d’un nouvel examen confié à l’avocate Marie O’Shea. Cette procédure – prévue par la Constitution, dans les trois ans suivant la date d’entrée en vigueur – permettrait un dépassement du délai actuel de douze semaines en cas de risque pour la santé ou la vie de la mère. Il est de plus préconisé que les médecins ne soient plus poursuivis en cas de violation de la loi. Actuellement, ils peuvent encourir jusqu’à 14 ans de prison. Enfin, les professionnels de santé devraient être soumis à de strictes obligations en matière de « désinformation ».
« Autant de mesures conçues pour éliminer le plus de vie possible », dénoncent les évêques. Ils demandent aux fidèles de contribuer à changer le discours officiel sur l’avortement en prêchant « à temps et à contretemps l’évangile de la vie ».
Plusieurs pistes sont proposées, comme : demander un délai de rétractation d’au moins trois jours pour la femme qui désire se séparer de son enfant ; une campagne en faveur de l’objection de conscience ; la possibilité pour les catholiques de continuer à prier pacifiquement à proximité d’un avortoir ; une présence accrue auprès des femmes enceintes en difficulté. Et enfin une neuvaine de prières du 23 au 31 mai, jour de la fête de Marie Reine.
« Nous demeurons fermement convaincus qu’un jour cette loi sur l’avortement sera abrogée. (…) Nous agissons dans cette direction car nous croyons que toute vie est sacrée, et que l’Irlande, comme le reste du monde, devra un jour accepter cette vérité ».
Marion Maréchal dénonce le tabou des viols de personnes âgées par des migrants
Il s’agit d’une conséquence supplémentaire de la submersion migratoire. Marion Maréchal dénonce ce tabou qui passe sous les radars. Il faut dire que les médias ne mentionnent pas les origines ethniques ou la nationalité, s’ils ne le font pas d’eux-même, reçoivent des consignes de la part des préfectures en ce sens :
Scandale caché : des viols insoutenables sont commis en masse par des clandestins sur nos aînés, partout en France.
Depuis le 93, je dénonce cette tragédie méconnue en m'appuyant sur de nombreux exemples passés sous silence.
Alertons les Français, partagez cette vidéo ! ⬇️ pic.twitter.com/Q37VRetd07
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) May 29, 2023
En complément de cette liste choquante, voici quelques ajouts :
“Une femme en fauteuil roulant a été violée dans un parc de Mauges-sur Loire (Maine-et-Loire) dans la soirée du 12 novembre 2022 (…) Il s’agirait de deux migrants «de type africain», qui étaient hébergés au CPAR (Centre de préparation au retour volontaire) de la ville.”
“Un ressortissant sénégalais de 25 ans, qui serait en situation irrégulière, a été placé en garde à vue à Marseille. Il est soupçonné d’avoir violé à plusieurs reprises une femme sous curatelle.”
“Mercredi 15 février, un SDF algérien a été identifié comme étant l’auteur d’un viol sur une personne âgée à Limoges commis en novembre dernier.
“À Coutances, vendredi et ce lundi 12 décembre 2022, un homme de 34 ans, né au Maroc en 1988, comparaissait devant la cour d’assises de la Manche pour répondre d’une accusation de viol commis à Cherbourg en mai 2017. Le procès s’est déroulé à huis clos, à la demande de l’avocate de la plaignante, une femme de 64 ans (elle avait 59 ans en 2017)”
“A Nanterre, l’homme interpellé est un sans domicile fixe de 27 ans, de nationalité congolaise. Il aurait violé deux patientes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’une fillette de 12 ans.”
Le Kosovo, c’est le cœur de la Serbie
Novak Djokovic vient de créer un émoi à Roland-Garros en écrivant cette phrase en lettres cyrilliques sur la caméra de télévision, après sa victoire face à l’Américain Kovacevic : “Le Kosovo, c’est le cœur de la Serbie! Halte aux violences!” et ce, à un moment où des tensions entre communautés serbes et autorités kosovares éclatent au Kosovo.
Il risque d’être sanctionné mais ne regrette rien lui, dont le père est né au Kosovo :
“C’est un sujet très sensible. Je suis très touché en tant que Serbe par ce qu’il se passe au Kosovo et par la façon dont notre peuple a été pratiquement forcé de quitter nos municipalités […]. Je suis le fils d’un homme né au Kosovo, je sens une responsabilité additionnelle à donner mon soutien à notre peuple et à toute la Serbie (…) «Si on me donne une amende ou quelque chose du même genre, je n’aurais aucun regret et je le referais parce que ma position là-dessus est très claire”
Les violences ont engendré une trentaine de blessés parmi les soldats de l’OTAN et plus d’une cinquantaine chez les Serbes. Ces derniers n’acceptent pas l’achèvement du Grand Remplacement imposé par les pays membres de l’OTAN, dont la France, en 1999 à coups de bombes sur la Serbie.
Depuis quelques jours, la situation est très tendue dans le nord du Kosovo, où de nombreux membres de la communauté serbe majoritaire dans quatre villes de cette région ne reconnaissent par l’autorité de Pristina et sont fidèles à Belgrade. Les Serbes ont boycotté les municipales d’avril dans ces localités, ce qui a abouti à l’élection de maires albanais avec une participation de moins de 3,5%. Ces édiles ont été intronisés la semaine dernière par le gouvernement d’Albin Kurti, le Premier ministre de ce territoire en très large majorité peuplé d’Albanais, faisant fi des appels à l’apaisement lancés par l’Union européenne et les Etats-Unis (…)
La Serbie n’a jamais reconnu l’indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province et des tensions éclatent régulièrement entre Belgrade et Pristina. Quelques 120.000 Serbes vivent au Kosovo, dont un tiers environ dans le nord du territoire.
La Russie dénonce l’attitude des pays occidentaux :
Nous appelons l’Occident à enfin mettre fin à sa propagande mensongère et à arrêter de rejeter la responsabilité des incidents au Kosovo sur les Serbes poussés au désespoir», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. «Il faut des mesures décisives de désescalade»,
L’incroyable retentissement du pèlerinage de Chrétienté
De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :
En dépit du Motu proprio Traditionis custodes et des nouvelles menaces restrictives qui ont suivi, la croissance du Pèlerinage de Chrétienté s’est poursuivie avec une ampleur jamais connue auparavant. Les crus de 2022 et surtout de 2023 demeureront historiques par leurs effectifs impressionnants et surprenants dans le contexte socio-politique et religieux du temps :
– 2022 avec plus de 12 000 pèlerins malgré une tempête inédite et au sortir de deux années d’interruption malheureuse à cause du covid : le nouveau « pass liturgique » (mesures coercitives de Mgr Roche avec ses responsa anticipant le rescrit du 21 février 2023) n’a pas eu l’effet contraignant et dissuasif du très totalitaire pass sanitaire et vaccinal ! Avec 10% d’inscrits en plus que 2019.
– 2023 avec la clôture des inscriptions (16 000) quinze jours avant le jour J pour des raisons de sécurité, et une augmentation de 33 % par rapport à l’année précédente !
Un tel afflux de pèlerins (qui vaut aussi dans une moindre mesure pour le pèlerinage de Chartres à Paris organisé en même temps par la Fraternité Saint-Pie X) donne à réfléchir et devrait interpeller notre hiérarchie. Ne peut-on juger l’arbre à ses fruits ? Conversions et vocations ne s’y comptent plus. « C’est un peu le GR 20 des catholiques, tous ceux qui s’y inscrivent savent qu’ils ne seront pas déçus », commente avec humour le père Danziec. Âge moyen pas loin de vingt ans ! Il y a ceux qui, comme Obélix, sont tombés tout petits dans le chaudron de cette potion magique et sont nés quasiment avec, enfants et même petits-enfants des premiers pèlerins : la troisième génération Chartres ! Il y a ceux, qui « accros », recommencent depuis plusieurs années, régulièrement ou par intermittence, célibataires ou en familles, venant de tous les horizons géographiques et de toutes les sensibilités de la sphère catholique, « tradi » ou non (40% ne sont pas habitués au rite traditionnel). Mais il y a surtout les« primo-pèlerins » qui le font donc pour la première fois. Ils se renouvellent en nombre chaque année depuis le commencement de manière croissante, cathos et mêmes non-cathos, athées, agnostiques ou d’autres religions, attirés par la réputation d’un pèlerinage dont le rayonnement et le retentissement catholique est maintenant planétaire, malgré la discrétion embarrassée de la hiérarchie.
Ils viennent par le bouche à oreille de la bienveillance missionnaire, aidés aussi quelquefois par les organes politiquement et religieusement incorrects de notre monde culturel présent, qui diffusent cette bonne nouvelle un peu à la manière des anciens samizdats en URSS. Même si les gros médias peuvent de moins en moins occulter cet événement dérangeant, comme en témoigne particulièrement 2023. La jeunesse appelle surtout la jeunesse : scoutisme, familles nombreuses, amis des amis, réseaux, action capillaire… selon les témoignages rapportés notamment par le Forum catholique et Famille chrétienne :
« On lui avait dit à plusieurs reprises que c’était LE pèlerinage à faire. Alors cette année, Bérénice a décidé de sauter le pas : “Mon frère a fait le pélé de Chartres l’année dernière et il a trouvé ça incroyable. Dans mon lycée plein de jeunes y vont, donc j’ai voulu tester…” »
Cette jeunesse avec sa grâce propre renvoie métaphoriquement à la jeunesse éternelle du pèlerinage et à la Tradition qui est la jeunesse de Dieu, selon le mot précieux de Dom Gérard. Voulant accrocher leur monture à une Étoile pour voyager haut, ces jeunes pèlerins « traditionalistes » de Chartres campent assurément sur des ruines – les ruines de la démolition post-conciliaire et post-soixante-huitarde ! – mais leur village de toile est porteur d’espérance car ils élargissent comme il convient l’espace de leur tente…
Le renouveau de la route de Chartres à la Pentecôte, c’est de manière plus intense mais aussi beaucoup plus communautaire et religieuse, comme la renaissance contemporaine de la route Saint-Jacques qui (re)mobilise chaque année des « jacquets » de partout et de toutes sortes. Venant y chercher ce que le monde actuel ne leur donne plus, ils mettent leurs pas dans la marche de leurs ancêtres pénitents. « Et leurs pas sont encore emprunts dans sa vieille poussière ! », comme dit la chanson scoute évocatrice de cette édifiante cordée spirituelle dans l’espace et le temps. Le cardinal Pie avait vu juste : « J’ose le prédire : Chartres deviendra, plus que jamais, le centre de la dévotion à Marie en Occident, on y affluera, comme autrefois, de tous les points du monde. » Ils sont aujourd’hui 1500 à y venir ainsi de l’étranger pour la Pentecôte avec une vingtaine de délégations et à eux seuls vingt-huit chapitres : pays voisins de la vieille Europe mais aussi lointains comme l’Amérique, l’Australie et l’Afrique… Par dessus les frontières, la Chrétienté tend ses mains dans une communion fraternelle qui ne doit certes pas son rayonnement qu’au seul latin !
Le modèle français est tel qu’à l’instar de l’exemple polonais sur lequel il a trouvé lui-même une inspiration flagrante, « notre Czestochowa national » commence à essaimer dans d’autres pays, notamment en Argentine (à Lujan), aux États-Unis (dans l’Oklahoma avec son « Chartres américain ») et en Espagne (d’Oviedo à Covadonga). Quoiqu’en pensent beaucoup trop de nos évêques et peut-être même notre pape actuel, nous, fils de l’Église, faisons partie légitimement d’un ensemble et la pertinence de notre résistance respectueuse mais tenace, si ténue soit-elle, retentit partout et sur tous.
Il y a bien sûr, pour tous ces campeurs de l’Éternel, l’appel de « la messe en latin », une soif de sacré, de verticalité, de cohérence et d’exigence, bref de transcendance : la liturgie traditionnelle du vetus ordo dans laquelle « se cachent des retrouvailles avec leurs identités ». Il y a aussi l’appel de la Chrétienté qui n’existe plus mais d’où nous venons et qui survit dans des oasis, comme les appelait Benoît XVI. Cette Chrétienté pourrait bien ici et ailleurs se réanimer, ressusciter physiquement et mystiquement, autrement mieux et vitalement que dans des parcs d’attraction anachroniques comme Le Puy du Fou, autrement dit dans des réserves statiques surveillées par des « geôliers » de la Tradition, si l’on en croit l’esprit de Traditionis custodes qui nous désole et fait pleurer ! Mais cela n’explique pas tout. Le recours aux sources de la Tradition et de la Chrétienté ne suffisent pas.
Comme une parabole prophétique
Plus de deux ans avant ce malheureux Motu proprio, il y avait eu l’incendie de Notre-Dame de Paris (15 avril 2019), qui nous avait déjà fait pleurer comme une parabole prophétique pour notre temps de déconstruction et même de décréation, aurait dit Péguy. Cette flèche effondrée était un doigt levé vers Dieu. Mais la leçon n’aura pas suffisamment été écoutée. La France avec ses catholiques et au-delà avait pleuré ses racines subitement retrouvées, tandis que l’archevêque de la capitale rappelait qu’« une culture sans culte devient une inculture ». Un patrimoine religieux demande précisément à être transmis, réactué, pour ne pas devenir une réserve nationale qui garde plus ou moins (ir)respectueusement les œuvres du passé pour les touristes de passage… dans ce qu’il faut bien appeler une autre culture pour ne pas dire une inculture.
Le problème de la réforme liturgique est qu’elle a trop voulu considérer notre patrimoine liturgique, l’usus antiquior du rite romain, comme un amas de pièces qu’on peut réassembler à sa fantaisie créatrice, comme certains « restaurateurs » auraient voulu ou voudraient faire avec la belle Dame de pierres en péril. Or, pas plus qu’une cathédrale n’est un amas de pierres ou qu’une personne (fut-elle embryonnaire) n’est un amas de cellules, la messe n’est pas un amas de morceaux reconstitués, aussi archéologiques soient leurs origines. En s’en prenant à des bornes milliaires, à des repères ancrés dans l’atavisme chrétien, les réformateurs du calendrier ont ainsi agi comme les révolutionnaires qui mutilaient les chefs-d’œuvre des cathédrales. Cathédrale, personne humaine, messe catholique obéissent analogiquement à une logique organique, reposent sur une continuité historique, une harmonie, une pierre angulaire qui nous renvoie au Verbe fait chair. « Si nous retirions cette pierre, cette cathédrale s’effondrerait. Elle serait une coquille vide, un écrin sans bijou, un squelette sans vie, un corps sans âme », prévenait alors Mgr Michel Aupetit.
Ce que les pèlerins de la Pentecôte viennent chercher dans ces lieux de culte et de culture que sont Notre-Dame de Paris (provisoirement à Saint-Sulpice) et Notre-Dame de Chartres, c’est à la fois un culte et une culture, une culture animée par un culte, un culte avec sa culture idoine transmis par la tradition selon la vertu de religion. Une culture qui refuse de se référer à sa tradition perd son âme en même temps que son orientation, en risquant de devenir une culture de mort, une violente décivilisation, selon un nouveau gros mot célèbre. C’est ce qu’a permis de comprendre et révéler un moment l’incendie de Notre-Dame de Paris. Et c’est ce que Traditionis custodes ne nous empêchera pas de penser malgré ses desiderata qui vont à l’encontre de l’enseignement lumineux de Benoît XVI. Quand le sage montre le ciel… On aurait tort de s’arrêter au seul doigt levé de la cathédrale, si affiné et dentelé fut-il, sans voir avec lui la direction qu’il désigne, tendu vers le Dieu trinitaire et Amour. On aurait tort aussi de considérer ces jeunes pèlerins, avides de formation catéchétique et pleins de joie, comme des arriérés passéistes et nostalgiques, des « indietristes » (selon le néologisme du pape François) regardant prétendument en arrière, en s’arrêtant seulement à la piété pérenne qu’ils recherchent et manifestent, si ancienne soit-elle, sans considérer vers Qui elle s’adresse avec une efficience certaine… Le fruit d’une culture chrétienne a une Cause première qu’on ne peut impunément dissocier et mépriser. « Sine dominico, non possumus. »
L’appel de Chartres ? C’est l’appel de la Vie, la Voie et la Vérité selon le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption, que viennent entendre ces pèlerins de l’Espérance, conformément au magistère traditionnel de l’Église et à sa doctrine sociale :
« Notre attachement à la messe de toujours et à la doctrine immuable de l’Église est total et il est radical parce que c’est le meilleur service, le plus grand signe d’amour que nous pouvons rendre au monde et à l’Église ! » (abbé Matthieu Raffray ce dimanche de Pentecôte aux Courtils).
Une matière culturelle qui n’est plus informée, déterminée, animée organiquement de l’intérieur par un culte digne de ce nom devient peu à peu en effet comme un cadavre qu’on peut assurément étudier, disséquer, comme une langue morte ou une civilisation ancienne et qu’on peut aussi tragiquement oublier. Ceux qui viennent à Chartres ressentent confusément qu’il convient de se montrer dignes d’un tel héritage qu’ils risquent de perdre à tout jamais en fumées, comme Notre-Dame de Paris, alors que ce doigt qui leur montre le Ciel pourrait les sauver comme il l’a fait pour leurs aïeuls. À l’imitation de saint Jean-Marie Vianney pour l’enfant qui lui avait montré le chemin d’Ars alors menacé d’indigence spirituelle : — Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous ! N’oublions pas que c’est par l’intercession de Notre-Dame de Paris que les frères Charlier se sont justement convertis, dans un itinéraire personnel allant du monde moderne et même de la franc-maçonnerie à la civilisation chrétienne !
Depuis le début, les organisateurs du Pèlerinage de Chrétienté tendent et orientent inlassablement les trois voiles d’un vaisseau marial singulier et providentiel qui a ses ancres dans le Ciel par sa prière et sa pénitence. Ces trois voiles ont pour nom Tradition, Chrétienté et Mission. Mais ce n’est pas seulement ces trois voiles ensembles qui font avancer le navire au large de la reconquête possible : c’est manifestement l’Esprit-Saint qui souffle sur elles, comme des médiations opportunes. C’est le Saint-Esprit qui nous fait aller de l’avant ! « Vous ne voyez pas ce qui naît », disait déjà Louis Veuillot à ceux qui croyaient voir trop vite ce qui meurt…
Rémi Fontaine
Environ 5500 pèlerins ont marché de Chartres à Paris
Le pèlerinage de Tradition a rassemblé plusieurs milliers de pèlerins, qui ont marché entre Chartres et Paris. La direction des deux pèlerinages se sont rencontrées, comme chaque année, dimanche matin, aux environs de Rambouillet, afin d’échanger, notamment sur l’organisation et les aspects logistiques. Les photos du pèlerinage de Tradition sont en ligne (samedi, dimanche et lundi).
Retour en images de ce pèlerinage de Pentecôte entre Chartres et Paris pour la journée de Samedi. #PelerinageDeTradition #FSSPX #Tradition_photo pic.twitter.com/HgJRzatq0w
— Mathieu MG GOYER (@mg12gm) May 27, 2023
Samedi à Chartres, la messe a été célébrée par l’abbé Tranchet (sermon en ligne), prieur de Villepreux (78). Dimanche à Villepreux, c’est Mgr Bernard Fellay qui a célébré la messe de Pentecôte (sermon en ligne).
Messe de la Pentecôte 🔥
Pèlerinage de Chartres #NeoSalvahttps://t.co/8fqy49a34p pic.twitter.com/RTeXyqR8SD
— NeoSalva (@bruce57290) May 28, 2023
(Lundi à suivre)
La statue de Notre-Dame de Lavasina, sur le front de mer d’Ajaccio, a été décapitée
Nouvel acte de vandalisme antichrétien en seulement quelques mois en Corse. Samedi 29 avril, le camp de scouts, où un autel de fortune a été installé, avait été vandalisé. Le 12 avril, des riverains de Sevani, à Ajaccio, dénonçaient des actes de vandalisme perpétrés contre une statuette de la Vierge placée dans une petite arche de pierre à proximité de la plage du Petit Capo.
Deux semaines plus tard, le 27 avril, le cliché de la croix décapitée du col Saint-Jean, à Sisco, avait provoqué une vive colère, dont le maire de la commune s’était fait le porte-voix.
“Militer pour le “mariage LGBT”, c’est militer pour le divorce”
Le 29 mai 2013, avait lieu la première parodie de mariage entre deux hommes, Vincent et Bruno, à grands renforts de médias, à l’hôtel de ville de Montpellier. Leur union a pris fin en novembre 2020. L’un des deux a ainsi déclaré :
“Militer pour le mariage, c’est militer pour le divorce.”
Et cela les fait rire.
A Montpellier, l’association LGBT Le Refuge est devenue un “bateau ivre”, au point que le maire a suspendu les subventions. Au fait, qui est à la tête du Refuge, à Montpellier ? C’est Vincent Boileau, un des 2 premiers hommes “mariés” de France en 2013.
Espagne : débâcle électorale pour la gauche
Le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, a annoncé, lundi 29 mai, la convocation surprise d’élections législatives anticipées le 23 juillet en Espagne :
“J’ai pris cette décision à la vue des résultats des élections d’hier [dimanche]”. “En tant que président du gouvernement et que secrétaire du Parti socialiste, j’assume les résultats et je pense qu’il est nécessaire de donner une réponse et de soumettre notre mandat démocratique à la volonté populaire”.
La victoire des conservateurs du Parti Populaire lors des régionales et des municipales de dimanche a dépassé les attentes, pourtant optimistes, de la formation conservatrice. Sur les 10 régions gouvernées par les socialistes directement ou dans le cadre d’une coalition et qui étaient en jeu dimanche, le PP en a conquis six, avec l’appui de la droite nationale Vox dans cinq d’entre elles.
Le PP s’est par ailleurs renforcé dans ses deux bastions régionaux de Madrid et de Murcie (sud-est) et a pris les mairies de Valence et de Séville (sud), troisième et quatrième villes du pays.
Le centre-droit du PP et de Vox (droite nationale-conservatrice) avaient formé une union des droites sur le modèle italien.
En effet, la gauche a perdu plusieurs communautés autonomes, six sur dix, dont la plus peuplée d’Espagne, celle de Valence. Le mouvement nationaliste Vox, déjà troisième force aux Cortès, le Parlement espagnol, enregistre, lui, une forte poussée en triplant son score aux municipales (7,19 %).
De la gouvernance dans l’Eglise
La dernière chronique du Glaive de la Colombe, fruit de cinq ans de rumination sur les méfaits des ressources humaines dans l’Eglise, s’attaque au management au sein e l’Eglise. Extrait :
[…] La gouvernance que nous dénonçons dans l’Eglise est contraire à l’esprit apostolique du gouvernement. Elle peut cependant séduire des catholiques bien intentionnés, notamment dans la mouvance charismatique, liée historiquement au Pentecôtisme américain, et sociologiquement au milieu des affaires. Quoi qu’il en soit, l’Eglise reposant, comme la famille, sur des principes « de vérité, de mansuétude et de justice », il n’est pas surprenant de la voir désarmée de prime abord face à l’esprit managérial, par nature dissimulateur et manipulateur. Les fidèles, bénévoles ou salariés, tendent déjà par eux-mêmes à se dévouer plus que de mesure, pour l’amour de Dieu. Le respect accordé spontanément au clergé et une conception mal éclairée de l’obéissance les entretiennent également dans une docilité souvent excessive vis-à-vis d’un supérieur ecclésiastique. N’étant pas chargé de famille, celui-ci peut quant à lui ne pas avoir toujours conscience des contraintes matérielles ou personnelles de ses subordonnés. S’il s’agit de ses fidèles, les distinctions entre salariat et bénévolat, for interne et for externe risquent par ailleurs de s’estomper. Entre gens de bonne volonté et conscients de leurs faiblesses, on peut espérer que les frictions relationnelles du quotidien comme les réelles injustices se règlent aussi bien que possible par le bon sens, éclairé par la doctrine sociale et le droit, purifié par la prière et les sacrements. On voit mal en revanche cet équilibre subtil se maintenir entre un leader inspiré on ne sait trop par quoi et les amas de terre glaise auxquels il réduit inconsciemment ses frères par la kabbale managériale. Il en est ainsi des meilleures institutions : elles n’échappent pas à la corruption lorsqu’un esprit pervers en prend le contrôle. Emprise et abus d’autorité ne sont pas plus systémiques dans l’Eglise que dans l’Etat, et même plutôt moins : c’est la part d’obscurité des hommes qui incarnent ces institutions qui en est la cause.
Compte tenu de ses fondements sulfureux, l’esprit managérial devait faire davantage souffrir l’Eglise et ses membres, plus particulièrement les âmes sacerdotales et consacrées. Se vouant à l’amour de Dieu et du prochain, ces serviteurs inutiles et défaillants ne peuvent adopter sans violence la logique managériale d’efficience par la robotisation de l’homme. Ainsi, le lien personnel, conçu traditionnellement par analogie avec le corps humain ou la famille, se raidit-il en devenant artificiel. C’est sensiblement le cas de la paternité spirituelle sensée unir l’Evêque, ou le Supérieur de communauté, avec son clergé. Quel père digne de ce nom resterait-il insensible à la souffrance de ses enfants comme le sont bien des Ordinaires vis-à-vis de la détresse matérielle ou personnelle de leurs subordonnés, quand ils n’en sont pas à l’origine ? Face à une hiérarchie maltraitante, le clerc, assimilé assez étrangement à un travailleur indépendant, ne dispose pas des mêmes protections sociales que le salarié, notamment contre le harcèlement. Dans ce domaine, l’Eglise managériale ne manque pas de ressources : report d’ordination, refus de prolongation d’études, retard de remboursements professionnels, nomination inappropriée, logement insalubre, destitution arbitraire voire infamante etc. Si le golem venait à se souvenir de ses droits et prendre un conseiller canonique, on ne manquerait pas de culpabiliser ce fils ingrat poursuivant celui qui l’aura élevé au sacerdoce et entretenu.
Si l’esprit managérial infiltré dans l’Eglise torture particulièrement les âmes sacerdotales, il ne se contente pas de les malmener de l’extérieur, mais tord profondément celles qui s’exposent à lui imprudemment. Sous l’effet de la « managérialisation » universelle, tout n’est plus que processus et mouvement : le monde ne connaît plus le repos. L’individu n’est plus qu’un ensemble de compétences qui doit s’adapter au système finalisé en étant toujours plus fluide. De même, dans l’Eglise managériale, les prêtres sont gagnés par l’activisme « missionnaire » jusqu’à l’épuisement : oubliant que sainte Thérèse de Lisieux devint sainte patronne des missions sans jamais quitter son Carmel, ils perdent le sens de la contemplation et du repos spirituel. Et pour bien des gouvernances diocésaines, seuls les prêtres de paroisse sont vraiment « utiles », notamment par l’argent qu’ils rapportent. Les autres, comme les ermites, sont suspectés d’égoïsme ou de paresse.
Mais si l’esprit managérial est particulièrement nocif, c’est dans le rapport à la vérité qu’il fausse, ce qui ne peut être que préjudiciable pour des âmes consacrées à la Vérité incarnée. En effet, comment des prêtres conserveraient-ils un jugement droit en s’imprégnant de principes contraires à la foi et à la morale catholiques ? Le plus troublant est que cette « conversion managériale » puisse coexister avec de réelles qualités sacerdotales et une parfaite bonne conscience comme chez ce prêtre promoteur du management pastoral qui affirmait innocemment que le modèle du manager existait dans l’Evangile…en Judas. Quitte à prendre pour modèle un traître, nous lui préférons saint Pierre qui nous a transmis l’exemple du pasteur catholique et de l’anti-manager (Saint Pierre 1, V, 1-5).
L’attachement à la messe traditionnelle n’est pas une simple mode
De Paix Liturgique :
Le mois de mai, le Mois de Marie, apporte de bonne nouvelles sur la vitalité de la liturgie traditionnelle en période Traditionis custodes.
Dans La Croix du 25 mai, un article de Matthieu Lasserre, « Messe “tradi” : un rite qui attire les jeunes catholiques », commente un sondage fait sur un échantillon de 4000 jeunes catholiques s’apprêtant à se rendre aux JMJ de Lisbonne. Parmi eux, dont 75% vont à la messe tous les dimanches, 24% plusieurs fois par semaine, et qui sont donc ces jeunes motivés qui fréquentent aujourd’hui les églises, 38% apprécient « la messe en latin », et pour 8% c’est même leur messe préférée.
C’est ce qui se répète d’ailleurs dans les évêchés de France. On sait que l’archevêque de Paris et nombre de ses pairs avouent – s’étonnent – que « les jeunes aiment la messe tradi ».
Je le relevais il y a quinze jours : lors du colloque des 10 et 11 mai à Paris, à Saint-Honoré d’Eylau, organisé par le SNPLS – Service national pour la pastorale liturgique et sacramentelle – pour l’étude de Desiderio desideravi, la lettre apostolique du Pape François sur « la formation liturgique du peuple de Dieu », Mgr Viola, Secrétaire du Dicastère du Culte divin, s’est vu poser des questions qui reflétaient les préoccupations de participants, tous acteurs laïcs ou clercs de la liturgie nouvelle : « Je suis aumônier pour les étudiants. Je constate que beaucoup parmi eux tombent sous le charme de la forme extraordinaire » ; ou encore : « Un nombre croissant de jeunes semblent attirés par la liturgie dite tridentine, y compris parmi les séminaristes et les jeunes prêtres.
Tout cela confirmé de manière éclatante par l’extraordinaire succès du pèlerinage de Chrétienté à Chartres, chaque année plus suivi, et où cette année l’affluence des jeunes pèlerins – 50% ont moins de vingt ans – a été telle que les organisateurs ont dû clore les inscriptions dès le 19 mai.
Du coup, Gabrielle Cluzel s’amusait à faire dire, dans un article du Boulevard Voltairedu 24 mai, aux bons apôtres qui, fort de Traditionis custodes, spéculaient sur la mort annoncée de la liturgie traditionnelle : « Dans les fidèles de la messe tridentine, nous avons cru voir un EHPAD, c’était en fait une pouponnière ».
Aux questions qui lui étaient posées sur le sujet, Mgr Viola a certes répondu. Si l’on peut appeler ça répondre. D’abord avec le poncif habituel, méprisant : « Je pense que les jeunes, et aussi les moins jeunes, nous vivons un grand moment de désorientation. Nous avons besoin de choses sûres, de règles, de normes, qui semblent nous rassurer ». Et puis avec la rengaine : « La question est de faire comprendre ce qu’est la liturgie. Dès lors que nous l’avons compris beaucoup de questions disparaissent ». Faire comprendre, expliquer. Sauf qu’il y a 60 ans qu’on nous explique ce qu’est la merveilleuse liturgie nouvelle et pourquoi elle est merveilleuse. Tant elle que les nouveautés conciliaires ont été expliquées, expliquées, expliquées. Eh bien, les vieux n’ont toujours pas compris, et même pour la plupart, ils sont partis sur la pointe de pieds. Quant aux jeunes, ils ont apparemment trop bien compris ce que valait la marchandise, et ils s’en détournent pour aller vers des valeurs sûres.
Prions la Sainte Vierge en ce beau mois de mai. Prions-la pour la restauration de l’ordre liturgique dans l’Église, et dans le moment présent pour qu’au moins la prière liturgique romaine pure de toute erreur bénéficie d’une entière liberté. […]
Comme l’indiquait l’abbé Matthieu Raffray dans son homélie de dimanche lors du pèlerinage de Chartres :
« Notre attachement à la messe de toujours et à la doctrine immuable de l’Église est TOTAL et il est RADICAL parce que c’est le meilleur service, le plus grand signe d’AMOUR que nous pouvons rendre au monde et à l’Église ! »
Louis de Lestang, directeur des pèlerins de l’association Notre-Dame de Chrétienté :
📹 L'attractivité de ce pèlerinage c'est notre TRADITION liturgique, doctrinale et spirituelle !
⛪ Nous sommes si fiers de recevoir ces milliers de pèlerins de Chrétienté qui marchent vers Notre-Dame de #Chartres.#NDC2023 #Pentecôte pic.twitter.com/dfG8wBjlsB
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 28, 2023
Bonne fête de Sainte Jeanne d’Arc
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
– Maître Pierre, où serai-je ce soir ?
– N’avez-vous pas bonne espérance en Dieu ?
– Oh ! oui ; et par la grâce de Dieu je serai en paradis.
Ce dernier dialogue de Jeanne, qui intervient avant que Jeanne reçoive pour la dernière fois l’Eucharistie juste avant son départ pour le bûcher, ne fait-il pas écho à un autre dernier dialogue que nous rapporte saint Luc : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
L’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc souhaite aux lecteurs du Salon Beige une très belle fête de sainte Jeanne d’Arc.
Plusieurs événements se produiront début juin en France pour célébrer, honorer ou prier Jeanne d’Arc, dont l’association se fait l’écho et dont vous trouverez le détail sur le site dédié au 6e centenaire de Jeanne : https://jeannedarc600.fr/evenements-2023/
– Fêtes Johanniques à Reims les 3 et 4 juin.
– Pèlerinage à Vivières (Aisne) en l’honneur de sainte Clotilde et de sainte Jeanne d’Arc le 4 juin.
– Célébrations à Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher) le 4 juin.
Nous espérons vous y retrouver nombreux !
Pourquoi la Turquie a encore choisi Erdogan
D’Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :
Comme le laissaient prévoir les résultats du premier tour, Erdogan a remporté l’élection présidentielle turque. Avec 52% des voix sa marge est étroite mais le succès est là et le sultan est au pouvoir pour cinq ans de plus.
Cette victoire a surpris de nombreux observateurs en particulier les médias occidentaux qui avaient multiplié les prévisions favorables à l’adversaire d’Erdogan, Kemal Kiliçdaroglu pour qui ils avaient pris fait et cause.
Il est vrai que les obstacles s’étaient accumulés sur la route du président sortant. L’économie turque est ainsi dans une situation plus que précaire avec une inflation galopante qui a même frôlé les 90% l’an passé. Le pouvoir d’achat de la population s’en est durement ressenti, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.
Le tremblement de terre du 6 février dernier, qui a tué au moins 50 000 personnes, a révélé de très nombreuses carences. Les normes anti-sismiques étaient bafouées dans de nombreux immeubles qui se sont effondrés. Les permis de construire avaient été cependant accordés, corruption oblige. Les secours sont intervenus tard et mal, aggravant le nombre de victimes coincées sous les décombres. Et, pour l’anecdote, le Croissant Rouge, censé distribuer des tentes aux sans-abris, les a vendus le plus tranquillement du monde.
La colère qui est alors montée dans le pays aurait pu balayer Erdogan. Mais c’était compter sans la personnalité de son adversaire. Il avait pourtant réussi à unir l’opposition réunissant des libéraux, des socialistes, des anciens amis d’Erdogan, certains nationalistes islamistes, les Alévis et les Kurdes.
Ce sont ces deux derniers groupes qui ont peut-être fait basculer le scrutin. En soutenant bruyamment Kiliçdaroglu, les Kurdes ne lui ont pas rendu service. Honnis par une bonne partie de la population sunnite, largement majoritaire dans le pays, les Kurdes ont certes apporté l’écrasante majorité de leurs 20 à 25 millions de membres, mais ont poussé de nombreux sunnites à voter Erdogan au nom de l’unité nationale. Le fait que Kiliçdaroglu ait des origines partiellement kurdes n’a rien arrangé.
Il en est de même des Alévis. Cette communauté, issue d’une scission de l’islam, est regardée avec méfiance, voire rejetée par l’ensemble des sunnites. Or, Kiliçdaroglu s’est revendiqué fièrement de cette appartenance religieuse ce qui lui a sûrement coûté de nombreuses voix.
Dès lors, le discours sur la paix, les droits de l’homme et la démocratie n’a pas eu l’impact espéré par l’opposition.
Depuis Mustapha Kemal qui a bâti la Turquie moderne après l’effondrement de l’Empire ottoman, la démocratie n’a jamais été l’idéal absolu du peuple turc. Ce qu’il met au premier plan c’est l’islam sunnite et le nationalisme. Il préfère un sultan autoritaire à un démocrate alévi ami des Kurdes.
La Turquie est un pays dont le socle est l’islamo-nationalisme. C’est ainsi et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle ne doit jamais entrer dans l’Europe.
Antoine de Lacoste mai 2023
Tant que la pseudo droite continuera à financer la gauche et le wokisme, elle perdra…
L’épisode politico-médiatique de Justine Triet au festival de Cannes faisant de la politique plutôt que de parler cinéma doit retenir notre attention à trois titres :
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- Tout le monde s’en fout. Cela fait bien longtemps que ce qui se passe au festival de Cannes n’intéresse plus les Français. De manière générale, il vaut mieux éviter d’aller voir un film obtenant une palme d’or, cela évite de perdre deux heures et de s’ennuyer. Seuls les plateaux de télévision et radios parisiennes vont en faire une nouvelle occasion de débattre de l’exception culturelle française.
- Il s’agit d’une polémique entre gens de gauche : une gauchiste nombriliste qui s’attaque à un gouvernement woke et européiste…
- C’est une fois de plus la “droite” qui montre sa grande bêtise en finançant cette exception culturelle française et en s’en vantant ! A quand une droite courageuse qui mettra fin à cette gabegie financière qui consiste à financer des films nuls (300 en 2022) et de surcroit engagés politiquement à gauche ?
Budget #Anatomiedunechute : 6,2M€
dont 900 000€ de France 2
500 000€ Avances sur recettes du CNC
270 000€ de la Région Rhône-Alpes
1 200 000€ de Canal+Merci à l’argent public de l’Etat Français, Laurent Wauquiez et Vincent Bolloré 😂 pic.twitter.com/WSrdT06UwR
— Destination Ciné (@destinationcine) May 27, 2023
Cela aurait été tout de même dommage de rater une occasion de rappeler que la droite française sait parfaitement exploser les dépenses publiques au niveau local.
Pour faire envie au niveau national. https://t.co/OzUVnbzbpm
— Pulp libéral (@PulpLiberal) May 28, 2023
https://twitter.com/droitenationale/status/1663107027567104000
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Le bon reportage de BFMTV sur le pèlerinage de Chrétienté
📹 Cette jeunesse catholique attachée à la Tradition étonne par sa ferveur et son enthousiasme : n'ayons JAMAIS peur de ce que nous sommes ! 🙏🏻⛪ #NDC2023 pic.twitter.com/mefdfpmMWo
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 29, 2023
Troisième journée du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
C’est reparti pour une nouvelle journée de pèlerinage vers #Chartres ad majorem Dei gloriam @ndchretiente #NDC2023 pic.twitter.com/58F71b0yBt
— Michel Janva (@MichelJanva) May 29, 2023
De nombreuses unités scoutes accompagnent le pèlerinage de #Chartres et certaines consacrent une journée à rendre service au sein de la logistique @ndchretiente #NDC2023 pic.twitter.com/TzoH0JQfJx
— Michel Janva (@MichelJanva) May 29, 2023

4 juin, Journée nationale pour la Vie
Dimanche 4 juin 2023, c’est la fête des mères mais c’est aussi, comme chaque année depuis 23 ans, la Journée nationale pour la Vie, demandée par Saint Jean Paul II et instituée par les évêques de France le jour de la fête des mères.
Cette journée est l’occasion de témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de toute vie humaine dès la conception tant mises à mal ces derniers mois avec la menace d’inscription de l’avortement dans la Constitution et l’allongement du délai légal de l’IVG.
- coller les affiches JNV* dans votre paroisse et chez vos commerçants ou/et distribuer les tracts JNV*
- organiser une veillée pour la Vie, rédiger et lire une intention de prière pour l’occasion lors de la prière universelle de la messe du 4 juin
- organiser une conférence, une exposition de peinture ou d’oeuvres sur le thème de la maternité, une distribution de ballons JNV aux enfants…
- diffuser des tracts de notre antenne d’écoute SOS femmes enceintes**…
Toutes les idées sont les bienvenues ! Soyons créatifs au service de la Vie !
Litanies de Sainte Jeanne d’arc
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Voici les très belles litanies de Sainte Jeanne d’Arc.
Ces premières litanies de Sainte Jeanne d’Arc ont été retrouvées lors de recherches historiques et archéologiques johanniques. La sainte aurait favorisé cette heureuse découverte.
Le futur porte-avions pourrait-il s’appeler Jeanne d’Arc ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Depuis que le porte hélicoptères Jeanne d’Arc a été retiré du service en 2010, ce nom n’a pas été repris par un bateau de guerre de la marine française. Ensemble demandons à nos autorités militaires et politiques qu’à l’occasion du 6è centenaire, un bateau de guerre soit rebaptisé « Jeanne d’Arc ». A l’approche du 6e centenaire de Sainte Jeanne d’Arc quel plus beau nom donner à un bateau de la Marine Nationale ?
L’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc porte de nombreux projets, dont celui de redonner le nom de notre héroïne nationale à un fleuron de notre marine.
Ne manquons pas cette occasion que nous offre Le Figaro de donner notre avis :
https://www.facebook.com/lefigaro/
Vous pouvez aussi voter pour ce projet et pour beaucoup d’autres. Découvrez tous les projets du 6e centenaire de Sainte Jeanne d’Arc sur le site qui lui est consacré :
Excellent reportage de TF1 sur le pèlerinage de Chartres
📺 Le JT de @TF1 a consacré un reportage sur cette édition du pèlerinage de #Chartres absolument EXCEPTIONNELLE !
🔥 L'amour de la jeunesse pour les traditions liturgiques et doctrinales est une RÉALITÉ ! Nous sommes fiers d'y prendre part.#NDC2023 pic.twitter.com/YYYn0w14aH
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 28, 2023
Neuvaine à St Antoine de Padoue
Si vous traversez des moments de détresse ou de découragement, priez saint Antoine de Padoue. Fêté le 13 juin, il est appelé “faiseur de miracles” !
Dans les moments où tout s’écroule, où l’on perd pied, où tout se brouille, lorsque s’accumulent les déceptions, les relations difficiles avec ceux que nous aimons, les échecs personnels ou les ennuis de santé, il nous arrive d’être complètement découragés.
Parfois, c’est le début d’une vraie dépression, qui nécessite une prise en charge médicale (cela n’arrive pas qu’aux autres !). Mais le plus souvent, c’est une épreuve passagère.
Comment remonter la pente ? Comment reprendre confiance ? Il n’est pas facile d’exprimer ses découragements, sa tristesse, sa détresse. Il est bon alors de se servir des mots des autres, de ceux qui comme nous ont pu connaitre pareilles situations.
Les mots de la prière tels que Saint Antoine de Padoue a pu les prononcer nous ouvrent un chemin pour sortir de la nuit.
A ces moments où Dieu nous semble si loin que nous arrivons presque à douter de son existence, nous sommes tentés de laisser tomber la prière. Nous pensons que la prière n’est bonne que si nous débordons d’amour et de reconnaissance…et quand notre coeur est triste, nous ne prions plus parce que seuls les mots amers viennent à nos lèvres. Et alors ? Pourquoi ne pas dire notre amertume au Seigneur ? La prière d’Antoine est également pleine de ces cris de détresse et d’angoisse. C’est ce chemin que nous vous proposons d’emprunter en nous confiant les uns les autres dans la prière au cours de cette belle neuvaine et en confiant en l’intercession miraculeuse de ce grand saint !
Saint Antoine
Antoine est né à Lisbonne, au Portugal, sous le nom de Fernando, en 1195. Fils aîné d’une famille noble et riche, il entre, à quinze ans, chez les chanoines réguliers de Sain -Augustin. À vingt-cinq ans, il est ordonné prêtre.
Disciple de saint Augustin et de saint François d’Assise, il se révèle un excellent prédicateur. C’est pourquoi il est envoyé en France pour lutter contre l’hérésie cathare. Beaucoup de personnes se convertissent en l’écoutant. Antoine fonde un monastère à Brive-la-Gaillarde. En 1230, il devient conseiller du pape Grégoire IX. En 1231, il se retire au couvent Sainte-Marie de Padoue où il meurt d’épuisement, le vendredi 13 juin, à trente-six ans. Canonisé dès 1232, saint Antoine de Padoue est proclamé docteur de l’Église en 1946.
Antoine, dis-nous ton secret. Nous sommes venus nous confier à ta prière. Aujourd’hui comme hier, tu nous présentes l’enfant Jésus, comme pour nous dire : « N’ayez pas peur de prendre Jésus pour compagnon et ami. »
Le programme de la neuvaine
Chaque jour, vous recevrez une méditation en format texte et audio !
- Jour 1 : En cas de doute, prions Saint Antoine
- Jour 2 : En cas d’échec, prions Saint Antoine
- Jour 3 : En cas de trahison, prions Saint Antoine
- Jour 4 : En cas de lassitude, prions Saint Antoine
- Jour 5 : En cas de découragement, prions Saint Antoine
- Jour 6 : En cas cas d’insomnie, prions Saint Antoine
- Jour 7 : En cas de chômage, prions Saint Antoine
- Jour 8 : En cas d’épreuves, prions Saint Antoine
- Jour 9 : Tout remettre dans les mains du Seigneur
Un mot sur l’intervenant
Cette neuvaine est animée par le père Sébastien Naudin, curé de Saint Antoine de Padoue (Paris XVème). Originaire de Paris, plus exactement du 12ème arrondissement, le père Sébastien Naudin grandit dans ce quartier entre une vie familiale croyante et pratiquante, un parcours scolaire normal, et des belles années de scoutisme. Après son baccalauréat, il entame des études en histoire. En 1992 à la suite des JMJ en Pologne, il entre à la Maison Saint- Augustin pour l’année de discernement et les années suivantes pour le temps de formation au séminaire de Paris.
Ordonné prêtre en l’an 2000, il exerce son premier ministère à Notre-Dame de la Croix durant six ans. En 2006 il traverse le périphérique pour devenir curé à Fontenay-sous-Bois à la paroisse Sainte-Marguerite, puis retour dans Paris comme aumônier de l’Hôpital Saint-Louis et vicaire à Saint- Joseph- des- Nations. Ces trois ministères, le père a pu les vivre au sein de la F.M.P.V (Fraternité Missionnaire des Prêtres pour la Ville).
Il garde en mémoire ces huit années comme aumônier d’hôpital. Cette mission particulière a changé son ministère, dans la manière de le vivre. Il a appris concrètement à écouter, à accompagner.
En 2020, il est nommé curé de la paroisse Saint-Antoine de Padoue dans le 15ème. Il découvre toujours avec joie la belle ferveur qui rassemble des personnes si diverses autour de la figure de Saint-Antoine.
