Quelle régulation pour le système financier international ?
A la tribune de l’ONU, Nicolas Sarkozy a proposé une réunion des dirigeants mondiaux pour tirer les leçons de la crise financière, ainsi qu’un espace économique commun entre UE et Russie.
"Ma conviction, c’est que le devoir des chefs d’Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l’année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu’ait connue le monde depuis celle des années 30. Apprenons à gérer collectivement les crises les plus aiguës que nul, pas même les plus puissants d’entre nous, ne peut résoudre tout seul."
Pour Nicolas Sarkozy, il faut mettre en place de nouvelles règles prudentielles qui permettraient «d’amortir les chocs au lieu de les aggraver».
"Reconstruisons ensemble un capitalisme régulier et régulé où des pans entiers de l’activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques font leur métier".
Qu’en penser ? Les Etats doivent-ils être acteurs ou arbitres de l’économie ? Le mieux est encore (et toujours !) de se référer à la doctrine sociale de l’Eglise :
"La perte par les acteurs étatiques de leur rôle central doit coïncider avec un plus grand engagement de la communauté internationale dans l’exercice d’un rôle décisif sur le plan économique et financier. En effet, une conséquence importante du processus de mondialisation consiste dans la perte progressive d’efficacité de l’État-nation dans la conduite des dynamiques économiques et financières nationales. Les gouvernements des différents pays voient leur action dans le domaine économique et social toujours plus fortement conditionnée par les attentes des marchés internationaux des capitaux et par les requêtes toujours plus pressantes de crédibilité provenant du monde financier. […]
Plus le système économique et financier mondial atteint des niveaux élevés de complexité fonctionnelle et d’organisation, plus le devoir de réguler ces processus apparaît prioritaire, pour les finaliser à la poursuite du bien commun de la famille humaine. L’exigence apparaît clairement de voir, à côté des États-nations, la communauté internationale assumer cette fonction délicate, à l’aide d’instruments politiques et juridiques adéquats et efficaces. […]
Au sein des Organismes internationaux, les intérêts de la grande famille humaine doivent être représentés de manière équitable; il est nécessaire que ces institutions « en évaluant les conséquences de leurs décisions, (…) tiennent toujours dûment compte des peuples et des pays qui ont peu de poids sur le marché international mais qui concentrent en eux les besoins les plus vifs et les plus douloureux, et ont besoin d’un plus grand soutien pour leur développement »." [§ 370-371]
Insécurité
"Les vols à main armée contre les petits commerces à Paris ont augmenté de 76% pour les huit premiers mois de l’année, selon les chiffres de la préfecture de police : 141 vols à main armée contre les petits commerces ont été enregistrés, contre 80 pour la même période de 2007."
Mais à part ça, Madame la Marquise…
MJ
Scission au MNR : Mégret revient exclure des cadres
"Le Bureau national du MNR, réuni à Paris le 23 septembre 2008, a constaté que le Mouvement était menacé, de façon imminente, de disparition et d’explosion du fait de MM. Bay et Gaillard dont les initiatives et le comportement mettent en cause sa pérennité, son unité et sa stabilité. […] le Bureau national, en application de l’article 15 des statuts, suspend MM. Bay et Gaillard de toutes leurs fonctions au sein du MNR. "
Et en voici un autre reçu par courriel :
"Bruno Mégret, qui avait annoncé il y a quatre mois qu’il quittait la vie politique et prétendait partir à l’étranger, s’est invité sans prévenir à la réunion du Bureau national du MNR qui avait lieu ce jour à Paris. M. Mégret a fait voter une motion (adoptée par 15 voix contre 11) conduisant à l’exclusion de Nicolas Bay, Secrétaire général du MNR, et de Jacques Gaillard, Secrétaire général adjoint, sous des prétextes fallacieux qui masquent mal sa volonté de liquider le MNR. En effet, M. Mégret, n’a pas supporté que le Mouvement puisse survivre à son départ, les cadres et dirigeants les plus dynamiques affichant leur volonté de continuer l’action politique.
Nicolas Bay, Roger Cuculière, Thierry Cuvilier, Philippe Fouché-Saillenfest, Jacques Gaillard, Sylvain Gliozzo, Paul Petitdidier, Véronique Péan, Serge Rep et Jean-Yves Waquet, membres du Bureau national sortants, invitent les adhérents du MNR, à continuer le combat à leurs côtés, en restant fidèles au projet politique du MNR, dans une démarche de rassemblement de la droite nationale au sein de Convergences nationales."
Après la scission au sein de la Nouvelle Droite Populaire, cela commence à faire beaucoup de groupuscules !
Laïcité positive pour l’islam
De Christian Lambert dans Les 4 Vérités :
"On ne peut qu’approuver le nouveau concept de « laïcité positive » développé par le Président de la République dans le but de mettre fin ou du moins d’atténuer la tradition anticatholique des pouvoirs publics en France mais, jusqu’ici, force est de constater que la laïcité a surtout été positive pour l’islam (menus spéciaux dans les cantines scolaires, salles de sport réservées aux femmes musulmanes, tribunaux tenant compte du Ramadan, construction de mosquées aux frais du contribuable alors qu’une partie du patrimoine architectural français est à l’abandon – j’y reviendrai). Espérons que cette nouvelle laïcité sera aussi positive pour l’Église catholique."
Patrons complices des clandestins
Toujours dans les 4 Vérités :
"Sur les cinq premiers mois de 2008, 1 155 employeurs ont été interpellés pour avoir employé des immigrés clandestins, soit une hausse de 137 % par rapport à la même période en 2007…"
MJ
Surpopulation carcérale
Lu dans Les 4 Vérités :
"Au 1er janvier 2008, la France comptait 100,3 détenus pour 100 000 habitants, contre 94,9 en 2005 et 75,6 en 2001…"
MJ
Benoit XVI, Nicolas Sarkozy, la souffrance et l’euthanasie
Sur le blog de Valeurs Actuelles, Laurent Dandrieu revient sur le voyage du Pape en France :
"Pourquoi ne pas l’avouer ? Ce fut un grand bonheur de suivre in extenso cette visite pontificale. Quelques jours plus tard, je reste marqué par l’intense recueillement que le pape a su inspirer à ces foules immenses, par le silence contemplatif de ces centaines de milliers de personnes méditant les homélies de Benoit XVI ou adorant avec lui l’Eucharistie (…)
Parmi ses innombrables richesses, une reflexion sur la souffrance. "Miracle de Lourdes" oblige, Nicolas Sarkozy l’a évoqué à l’Elysée, en une phrase rarement relevée, mais qui aura son importance dans les débats bioéthiques à venir :
"C’est parce qu’il y a la souffrance et la capacité à la surmonter que l’homme prouve sa dignité première."
A Lourdes, le pape lui a fait écho : "Dans le sourire de la plus éminente de toutes les créatures (la Vierge Marie), tournée vers nous, se reflète notre dignité d’enfants de Dieu, cette dignité qui n’abandonne jamais celui qui est malade" (…)
Permettre au malade d’être non plus, comme le prétendent les partisans de l’euthanasie, un être diminué au point de se trouver privé de sa dignité, mais l’artisan de l’avènement d’un monde nouveau : ça n’est pas la moindre des révolutions qu’est venu apporter le christianisme".
Addendum : Laurent Dandrieu nous précise sa pensée dans un commentaire
Laïcité positive : la preuve par l’Islam
La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a participé mardi soir à la rupture du jeûne (Iftar) à la mosquée d’Evry-Courcouronnes (Essonne). Les propos tenus par notre ministre de l’intérieur montrent la face cachée de la laïcité positive prônée par Nicolas Sarkozy :
"Le Conseil français du culte musulman inscrit de manière définitive le fait religieux au cœur de la liberté religieuse de notre pays, c’est aujourd’hui plus que jamais une institution qui compte (…)
Que la France ait ses propres imams et cadres religieux demeure une priorité (…)
Le mois de Ramadan, temps de recueillement, temps de compassion, porte l’image d’un islam de paix, de tolérance, de solidarité, ces valeurs qui sont aussi au cœur du consensus républicain qui fait vivre la nation française, ces valeurs sont celles de l’Islam de France (…)
Ma conviction c’est que les valeurs de la République sont pleinement compatibles avec les pratiques de la religion musulmane
(Elle a également affirmé son) "soutien et sa détermination à agir" (sur des sujets comme) "l’organisation du pèlerinage à la Mecque, de l’Aïd-el-Kébir, le contrôle religieux de la filière Halal, la formation de ministres de culte musulman aux valeurs de la République, le développement des aumôneries pénitentiaires et hospitalières, l’implantation de carrés musulmans dans les cimetières".
Comme le souligne l’Observatoire de l’Islamisation, Michèle Alliot-Marie fera-t-elle, à la fin du Carême, le chemin de croix avant d’assister à l’Office de la Passion du vendredi Saint ?
« Riposte chrétienne aux ayatollahs laicistes »
C’est le titre d’un article de Christian Vanneste sur son blog. Extraits :
(…) encore “animé” moi-même par la ferveur de la messe célébrée par le Saint-Père sur l’esplanade des Invalides, la veille, j’ai pu défendre la conception présidentielle de la “laïcité positive” contre les attaques totalement infondées qu’elle subit de la part de laicistes rétrogrades qui y voient, à tort, une menace pour la survie de la République…
A Marc BLONDEL qui conteste le statut de Chef d’État du Vatican au Pape, j’ai rappelé que même si l’État était petit et dénué de divisions blindées, comme le soulignait STALINE, la puissance spirituelle qui se dégage de celui qui est la référence vivante de plus d’un milliard de catholiques, est venue à bout des héritiers du dictateur communiste et de ce qu’à juste titre on a appelé “l’empire du mal”.
(…) Le mot “positif” n’ajoute rien à la laïcité dont il ne fait que révéler ce à quoi elle peut aboutir : une tolérance bienveillante à l’égard des religions, plus libre par rapport au pouvoir politique, mais aussi plus disponible pour apporter les repères moraux sans lesquels la vie sociale est plus difficile (…). C’est précisément l’enseignement religieux qui peut rappeler que certains comportements ne sont pas compatibles avec la Foi.
Enfin, faut-il le rappeler ? Dans notre pays, les ayatollahs sont avant tout ceux qui crient à l’intégrisme et au conservatisme dès qu’ils voient un religieux, ceux qui font de toute référence à la religion, un péché contre la sainte République, et considèrent que la loi de 1905 est sacrée. En fait, c’est le temps qui a adouci une loi qui avait pour but initial d’en finir avec la religion catholique. En 1907 et beaucoup plus encore après la 1ère Guerre mondiale, un équilibre a pu être trouvé dont l’Église elle-même se félicite et dont il faut simplement tirer les meilleures conséquences. Que les principes du christianisme, et notamment la Doctrine sociale de l’Église, puissent influencer la politique est une excellente chose, car c’est une source essentielle de la démocratie contemporaine. (…)
Un ancien chef de corps du 8ème RPIMa sort de sa réserve
Saint-cyrien et parachutiste, lieutenant à Diên Biên Phu, capitaine en Algérie sous les ordres de Bigeard, par la suite commandant du prestigieux 8ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (Castres) puis chef d’état major des armées au moment de la guerre du Golfe (1990-1991), le général Maurice Schmitt sort de sa réserve et répond à Valeurs Actuelles. Extraits :
(…) Que pensez-vous de l’embuscade tragique du 18 août?
Il est surprenant que cette "patrouille" n’ait pas été mieux préparée. Il s’agit d’ailleurs plutôt d’une "colonne" à quatre sections que d’une simple patrouille. Elle ne semble pas avoir disposé de moyens de reconnaissance aérienne ni d’appuis (hélicoptères armés, mortiers) nécessaires sur un terrain très difficile.
Que reprochez-vous à la composition de cette colonne ?
Ces quatre sections provenaient d’unités différentes. La mission aurait dû, me semble t-il, être confiée à une compagnie homogène. Les articulations dites "modulaires", déjà employées en Yougoslavie, peuvent convenir dans des opérations d’interposition. Elles deviennent inadaptées lorsqu’on veut reprendre le contrôle d’une zone à un adversaire que l’on sait déterminé et bien équipé.
Faut-il alors abandonner cette modularité ?
Il faut revenir à de véritables opérations menées de jour, et surtout de nuit, avec un ou plusieurs régiments disposant d’appuis immédiatement disponibles. Que le 8ème RPIMa ait été, dès son arrivée, amputé d’une compagnie détachée à 200 kilomètres du colonel en a étonné plus d’un.
(…) Qu’aimeriez-vous dire aux parlementaires lors du débat du 22 septembre ?
Trois choses: affirmer que notre présence en Afghanistan est légitime et nécessaire; rappeler que nos forces y défendent les intérêts de la France; obtenir du gouvernement qu’il accorde la priorité aux équipements, à bout de souffle, en particulier dans le cas des hélicoptères de combat et de manoeuvre. Il faut accepter de retarder certains programmes lourds, mais pas indispensables, pour mener une contre-guérilla efficace.
Y a-t-il urgence ?
Oui. Si l’on s’y refuse, il faut renoncer à battre la campagne et se limiter à l’instruction de l’armée afghane.
Il aurait été intéressant de connaître l’avis du général Schmitt sur les nouvelles restructurations de nos armées et le Livre Blanc. Ces propos semblent plus proches de l’analyse du groupe Surcouf que du discours officiel. En clair, il faut augmenter les effectifs opérationnels (leur diminution engendre mécaniquement la modularité), faire effort sur les "petits" matériels qui font tellement défaut sur le terrain (treillis, attaches de casque pour appareil de vision nocturne, tourelleau téléopéré pour les VAB, lunettes à protection balistique, dotation supérieur en munitions pour l’entrainement…) et arrêter de dépenser des millions pour le plaisir et le profit des industries d’armement françaises (Leclerc, Numérisation de l’Espace de Bataille, VBCI…).
Retour aux fondamentaux comme diraient les militaires…
Pélerinages pour la Vie
A l’occasion de la fête des saints Archanges (29 septembre) et de la fête des Saints Innocents (28 décembre), deux pélerinage pour la Vie seront organisés au sanctuaire Notre Dame de Grâces à Cotignac dans le Var. Une marche silencieuse de réparation ponctuée de temps de confession sera suivie par une messe de recommandation des enfants non nés puis par un chapelet et l’exposition du Saint Sacrement.
Tous les renseignements sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon.
Vous connaissez la différence entre un gouvernement socialiste et un gouvernement d’ouverture ?
Réponse de Philippe de Villiers à l’université d’été du MPF :
"Le premier crée des impôts, le second des taxes".
Ce n’est pas faux mais une bonne phrase tous les six mois, ce n’est pas beaucoup…
La liberté de l’éducation dans la campagne américaine
Lu sur Veille-éducation :
"Tandis que le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama souhaite une augmentation du financement alloué par l’Etat fédéral aux écoles publiques, le républicain John Mc Cain préconise pour sa part, une régulation moins importante de l’éducation par l’Etat fédéral. Il entend notamment responsabiliser davantage les parents et leur permettre- par la distribution de bons- de choisir l’éducation de leurs enfants (privée ou publique). Les deux candidats se sont déclarés en faveur de la mise en place de primes pour les enseignants qui réussiront à améliorer les performances scolaires de leurs élèves. De nombreux syndicats d’enseignants s’opposent pourtant à tout plan de performances."
Faut-il préciser que McCain est plus en phase avec la doctrine sociale de l’Eglise sur ce sujet ? Le dernier numéro de L’Homme Nouveau consacre un dossier sur le homeschooling, l’école à la maison, de plus en plus prisée aux Etats-Unis : cela concerne 2,5 millions d’enfants américains de 5 à 18 ans, qui ont des résultats scolaires supérieurs de 30% en moyenne à leurs pairs scolarisés.
Saint Paul, un exemple pour les évêques
Le pape Benoît XVI a adressé un message d’encouragement aux évêques récemment nommés qui participent chaque année à un symposium qui leur est dédié, à Rome. Le Pape les a reçus samedi, à Castel Gandolfo. Il a donné aux évêques l’exemple de saint Paul, «maître des nations», pour accomplir leur tâche pastorale. Benoît VI leur a chaudement recommandé l’exemple de saint Paul, héraut du Christ, en cette année qui lui est dédiée, qui doit servir à
"l’approfondissement de la connaissance de l’esprit missionnaire et de la personnalité charismatique de saint Paul. Il est notre maître et nous devons apprendre de lui à regarder avec sympathie les peuples vers lesquels nous sommes envoyés [mais aussi apprendre à] chercher dans le Christ, la lumière et la grâce pour annoncer la Bonne Nouvelle aujourd’hui".
«A son exemple», nous devons devenir «infatigables» pour parcourir
"les sentiers humains et géographiques du monde d’aujourd’hui, en apportant le Christ à ceux qui lui ont déjà ouvert le cœur et à ceux qui ne le connaissent pas encore".
"Sur vos sociétés s’abat avec toujours plus de violence le vent de la déchristianisation, de l’indifférence religieuse, de la sécularisation, et de la relativisation des valeurs. Cela crée une ambiance devant laquelle les armes de la prédication peuvent paraître, comme ce fut le cas de Paul à Athènes, dépourvues de la force nécessaire".
Ils sont aussi parfois appelés à défendre leurs fidèles
"face à la persécution et à des attaques violentes".
Poursuite des persécutions en Inde
La violence antichrétienne continue à flageller l’Inde, où jeudi dernier a été incendiée la cathédrale catholique des Saints-Pierre-et-Paul de Jabalpur (Etat du Madhya Pradesh). Les responsables de l’attaque seraient des membres du groupe radical hindou «Dharm Raksha Sena». La cathédrale était devenue, à l’occasion de l’Année saint Paul, un centre de diffusion de la pensée paulinienne, proposant un programme de rencontres, de célébrations et d’activités pastorales consacrées à l’apôtre des nations. L’édifice, qui a plus de 150 ans, a subi des dommages irréparables, surtout au niveau de l’autel majeur et des vitraux.
Il s’agit de la 3e attaque contre des chrétiens dans cet Etat, après l’agression du gardien de nuit de l’école du couvent du carmel, le 31 août dernier, et l’incendie d’une église à Ratlam. C’est aussi l’agression la plus grave de ces derniers jours, après les actes de vandalisme contre certaines églises, enregistrés en fin de semaine dernière dans le Karnataka. Les chrétiens d’Inde, affirme un prêtre,
"sont traités comme des citoyens de deuxième classe. Ils ne se sentent pas protégés. Pour ne pas compromettre les familles chrétiennes, les prêtres ont dû se réfugier dans les bois".
Pression des communistes contre les catholiques au Vietnam
A Hanoi, sous l’œil indifférent de la police, de jeunes communistes accompagnés de voyous ont mené une opération de provocation contre la paroisse de Thai Ha, dans la soirée et la nuit du 21 septembre, avec menaces de mort, coups ayant entraîné des blessures, destructions matérielles. L’agression a été essentiellement le fait d’un groupe de 500 jeunes, les uns en uniforme bleu des membres des Jeunesses communistes, les autres ayant toutes les apparences de voyous. Les forces de police, très nombreuses, ont laissé faire.
Ils injuriaient les fidèles. Certains ont craché au visage des catholiques et les ont frappés. Les prêtres ont subi le même traitement. Aux alentours de 23 heures, les agresseurs sont allés renverser les tentes occupées par les gardiennes du sanctuaire. Une femme a été sérieusement blessée et transportée à l’église pour y être soignée. Les jeunes s’en sont pris alors à tous les passants. A 23 h 30, les agresseurs sont rassemblés devant l’église menaçant de défoncer les portes. Ils jettent des pierres à l’intérieur. Le couvent des rédemptoristes est encerclé. La police se tient à l’écart sans rien faire. Les perturbateurs hurlent devant la porte du couvent : « A mort, à mort, à mort l’archevêque Kiêt ! ». « A mort le prêtre Phung ! » (supérieur de la communauté rédemptoristes de Thai Ha).
A 2 heures du matin le calme était revenu.
Quelques moyens supplémentaires pour l’Afghanistan
De François Fillon :
"Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l’aéromobilité, du renseignement et de l’appui. Ces moyens seront sur place dans quelques semaines. Concrètement, des hélicoptères Caracal (photo) et Gazelle, des drones, des moyens d’écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d’hommes".
Réaction de Jean-Dominique Merchet :
"La France n’a[vait] en effet que deux hélicoptères Caracal en Afghanistan, moins qu’au Tchad, en Guyane ou à Djibouti. C’est un des principaux problèmes actuels de l’armée française: le faible nombre d’hélicoptères disponibles, sachant que la moitié d’entre eux sont indisponibles, en pannes ou au mieux en réparation. […]
Nous avons le choix entre plusieurs mauvaises solutions. Un départ des soldats français aujourd’hui serait un catastrophe politique. […] Pour plusieurs raisons : la France fait partie d’une coalition. Outre les Etats Unis, vingt-cinq des vingt-sept pays membres de l’UE sont en militairement présents en Afghanistan. La France préside l’UE, son départ entraînerait une débandade et un signal extrêmement négatif au plan de ses responsabilités internationales. La coalition est présente en Afghanistan dans le cadre d’une résolution de l’ONU, dont la France est membre permanent du Conseil de sécurité. Enfin, et surtout, ce serait dire aux talibans et à Al Qaida qu’il suffit de tuer dix soldats français pour que la France se replie piteusement."
Oui, la liberté religieuse des chrétiens est menacée en Algérie
Le ministre algérien des Affaires religieuses Bouabdellah Ghlamallah a affirmé lundi :
"Il n’y a pas de restriction des libertés religieuses en Algérie [qui] avait accueilli et accueille toujours des non musulmans qui y vivent en toute quiétude et sans aucune discrimination".
Il réagissait à un rapport du département d’Etat américain, paru vendredi et faisant état d’une détérioration des libertés religieuses en Algérie ainsi qu’en Chine, Jordanie et Egypte en 2007-2008. En Algérie,
"la politique du gouvernement, aussi bien de jure que de facto, a provoqué un déclin du statut des libertés religieuses pendant la période étudiée".
Pour le ministre algérien,
"Pareils propos sont infondés car nulle preuve ne fait état de la fermeture en Algérie d’une église ou d’atteinte à une personne pour son appartenance religieuse […] Je rassure les chrétiens résidant en Algérie, soit en qualité de visiteur ou ayant la nationalité algérienne, que leur liberté de culte est garantie".
Vraiment ? Faut-il lui rappeler la condamnation d’un prêtre catholique pour célébration d’une messe, ces Algériens condamnés pour s’être convertis et avoir participé à une messe, les cimetières chrétiens régulièrement profanés, etc, etc.
La France reste en Afghanistan
Les députés ont approuvé par 343 voix contre 210 la prolongation de l’intervention des troupes françaises en Afghanistan. La quasi-totalité des députés UMP et Nouveau centre ont voté pour, le PS et le reste de la gauche contre.
4 députés socialistes (Marc Goua, Jérôme Lambert, Jean Michel et Jean-Claude Viollet) et 4 radicaux de gauche (Paul Giacobbi, Annick Girardin, Dominique Orliac et Sylvia Pinel) ont voté pour. Les socialistes Marisol Touraine et Manuel Valls se sont abstenus.
2 députés UMP, Lucien Degauchy et Alain Ferry, ont voté contre. Deux autres se sont abstenus, Jean-Philippe Maurer et Jacques Myard.
Parmi les non-inscrits, François Bayrou a voté pour et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, contre.
MJ
A quand la concrétisation de la laïcité positive ?
Yvan Rioufol propose quelques idées pour traduire en acte la "laïcité positive" comprise comme :
"Le Pape, présenté par ses détracteurs comme archaïque et sans envergure, a touché au-delà des catholiques. Il a su parler aux Français soucieux de leur identité, et cet «élan populaire», souligné lundi par François Fillon, laissera des traces. L’exceptionnelle communion de vue entre Benoît XVI et Nicolas Sarkozy laisse supposer des actions concrètes, dans le respect d’une laïcité ouverte, c’est-à-dire «positive». Pourquoi ne pas commencer par inscrire, dans le préambule de la Constitution française, le rappel des racines historiques, notamment judéo-chrétiennes, de la France ?
La crise financière internationale, qui secoue les États-Unis et qui n’épargnera pas l’Europe, oblige à s’interroger sur un système économique dévoyé. Là aussi, la doctrine sociale de l’Église a une place à prendre dans les réflexions à venir."
Nicolas Sarkozy avait lui-même affirmé au Pape :
"nous assumons nos racines chrétiennes"
Chiche ?
Ingrid Betancourt ne fera plus de politique
Ingrid Betancourt a écarté toute nouvelle participation à la vie politique de son pays, précisant qu’elle avait pris cette décision dès sa libération et qu’il existait d’"autres moyens" d’aider son pays.
"Je n’ai pas la moindre intention de refaire de la politique en Colombie. Je ne veux pas retourner dans l’arène politique, c’est très clair".
A New York dimanche soir, elle a dîné avec le président colombien Alvaro Uribe.
A quand la fin des embryons sacrifiés sur l’autel de la science ?
Lu sur Gènéthique :
"L’équipe du Pr Stéphane Viville du centre de diagnostic préimplantatoire de Strasbourg en collaboration avec l’institut Istem à Evry (Essonne) a développé 10 lignées de cellules souches embryonnaires malades. Dans ce centre de diagnostic, des couples inquiets de transmettre une pathologie grave à leur enfant pratiquent une fécondation in vitro au cours de laquelle seuls les embryons sains seront réimplantés. Ces couples ont, pour la plupart, accepté d’abandonner à la recherche les embryons malades, embryons à partir desquels les chercheurs ont créé ces lignées cellulaires porteuses de pathologies.
Les chercheurs ont également pu obtenir 12 lignées de cellules souches humaines indemnes de maladies à partir de cellules de peau. Cette voie semble particulièrement prometteuse et évite de recourir à des embryons."
La culture française, de Christine Albanel à Claire Chazal
Lu dans Présent :
"On aura tout vu ! Le ministère de la Culture vient de nommer l’acculturée Claire Chazal membre du conseil national du théâtre de l’Odéon. « En tant que personnalité qualifiée dans le domaine culturel. » Certes, par rapport au ministre de la Culture, Christine Albanel, Claire Chazal peut passer pour un Pic de La Mirandole, mais quand même…"
Christine Albanel a fait samedi chevalier des Arts et des Lettres 2 personnalités de la musique techno et de la rave-partie : DJ Solveig et Antoine Baduel, directeur de FGDJ Radio, radio pionnière de la musique techno.
MJ
Le Ministère de la Défense admet l’existence du document de l’OTAN
Le ministre de la Défense Hervé Morin a finalement admis lundi l’existence d’un document confidentiel sur l’embuscade du 18 août en Afghanistan. A quelques heures du débat parlementaire, M. Morin et le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, se sont succédé sur RTL et Europe 1 pour répondre aux révélations.
M. Morin a admis sur RTL l’existence d’un "compte-rendu d’un officier du JOC [Joint Operation Center], le centre opérationnel" de l’Alliance atlantique, introduisant une nuance sémantique pour contester qu’il s’agisse d’un "rapport". Ce
"compte-rendu parcellaire a été effectué à chaud le lendemain ou dans les 48 heures après l’opération, à partir des éléments dont disposait cet officier".
Le ministre a parlé d’un "mail avec un certain nombre d’éléments qui sont faux", évoquant les assertions sur le manque de munitions :
"C’est archi-faux, les forces françaises avaient leur dotation et même plus".
Le général Georgelin a lui aussi contesté sur Europe 1 l’existence d’un "rapport secret" de l’Otan, parlant dans les mêmes termes d’un "compte-rendu à chaud" mais l’attribuant aux forces spéciales américaines associées à l’opération du 18 août.
"Il y avait dans la colonne qui a participé à l’affaire d’Uzbeen des forces spéciales américaines, et ces forces spéciales américaines, à chaud, ont fait un compte-rendu".
L’immigration « choisie », un nouvel esclavage
Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville, a tenté de justifier l’action de Nicolas Sarkozy en matière d’immigration par son histoire personnelle. Mais elle a été huée, samedi, dans l’auditorium de 1 000 places où le public est venu en nombre, autour du débat sur : «Immigration et intégration sont-elles conciliables ?»
L’autre invitée est Aminata Traoré, altermondialiste et ex-ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, qui a condamné l’immigration choisie :
"L’Afrique, je suis désolée, mais c’est l’arrière-cour où l’on va chercher les soldats, les ressources et tout ce dont on a besoin. […] Tout est devenu marchandise dans les pays d’où viennent les migrants. L’immense majorité des Africains veut d’abord vivre dignement en Afrique. Mais on leur a imposé des choix économiques qui les ont chassés de leur terre, de leur travail."
Chacune des interventions d’Aminata Traoré a été saluée par des applaudissements.
La Belgique replonge dans la crise
Hier, la NV-A, un petit parti indépendantiste flamand, qui forme un cartel avec le parti du Premier ministre Yves Leterme, a décidé de retirer son soutien au gouvernement fédéral. Arithmétiquement, il existe toujours une majorité grâce aux partis francophones de la coalition, mais il est plus que douteux que le parti de Leterme laisse tomber son petit allié alors que les élections régionales de juin 2009 approchent. La logique politique implique donc que Leterme démissionne très prochainement, précipitant le pays dans l’incertitude.
Leterme avait déjà présenté sa démission, le 14 juillet, 4 mois après avoir accédé au poste de Premier ministre. Il avait tiré la conséquence du refus des francophones de Bruxelles et de Wallonie d’accepter une confédéralisation de la Belgique exigée par l’ensemble de la classe politique flamande. Le roi Albert II avait néanmoins réussi à persuader Yves Leterme de rester à son poste et avait nommé 3 médiateurs chargés de convaincre les francophones d’accepter une nouvelle réforme de l’Etat. Leur rapport, remis vendredi, a déçu les partis flamands puisqu’il se contente de proposer le début de négociations et écarte toute discussion immédiate sur la scission de l’arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Or, c’est sur ce point que l’opposition entre néerlandophones et francophones s’est cristallisée depuis les élections législatives du 10 juin 2007.
Fin des Jeux paralympiques : un évêque est libéré en Chine
4 semaines après avoir été arrêté, Mgr Julius Jia Zhiguo, 73 ans, évêque de l’Eglise catholique clandestine, est réapparu jeudi 18 septembre à son domicile. Arrêté peu avant la clôture des Jeux olympiques de Pékin, Mgr Julius Jia Zhiguo a été ramené sous escorte policière. Certains fidèles ont déclaré que cet évêque clandestin, engagé dans la défense des personnes handicapées, pourrait avoir été arrêté pour l’empêcher de s’exprimer alors que devaient s’ouvrir à Pékin les Jeux paralympiques (du 6 au 17 septembre).
Mgr Jia a ouvert une maison d’accueil pour une centaine d’enfants abandonnés en raison de leur handicap ou de leur sexe (des filles). Connu pour son soutien aux enfants handicapés Mgr Julius Jia Zhiguo, 73 ans, avait été arrêté, sans raison officielle, le dimanche 24 août, alors qu’il célébrait la messe dans la cathédrale de Wuqiu, dans le nord de la Chine. Il s’agissait de la douzième interpellation de cet évêque qui a déjà passé plus de quinze ans en prison. Selon Meng Weina, la fondatrice et présidente d’une ONG chinoise venant en aide aux handicapés mentaux, les droits des handicapés, en tant que personnes, ne sont pas encore suffisamment reconnus en Chine.
Afghanistan : donne-t-on les moyens à l’Armée ?
Aujourd’hui s’ouvre le débat sur la présence française en Afghanistan. Mais hier, un quotidien canadien a publié un rapport attribué à l’Otan sur le manque d’équipements des soldats victimes de l’embuscade du 18 août. L’existence de ce rapport classé secret a été démentie par l’armée française et l’Alliance atlantique. À en croire ce rapport, les soldats français se seraient trouvés à court de munitions après 90 minutes de combat. Le détachement français ne disposait que d’une seule radio, qui serait tombée en panne peu après le début des affrontements. Les soldats tués portaient «des signes indiquant qu’ils ont été tués à bout portant». Les assaillants seraient au contraire apparus «dangereusement bien préparés», disposant d’armes sophistiquées, de balles incendiaires capables de percer un blindage. Ce document dénonce enfin le comportement des 2 sections afghanes du détachement qui se seraient enfuies peu après le début des combats «laissant sur place leur équipement militaire».
Ces révélations ne devraient pas avoir d’influence sur le résultat du vote des parlementaires français. Pour l’UMP comme pour Nicolas Sarkozy, il n’est pas question de changer de cap. Pour la première fois, députés et sénateurs, réunis en session extraordinaire, sont appelés à voter pour ou contre la prolongation de la présence militaire française en Afghanistan. Ce vote est le résultat de la révision constitutionnelle adoptée le 21 juillet dernier qui permet aux parlementaires de se prononcer sur une intervention militaire à l’étranger lorsque celle-ci excède 4 mois.
Au-delà du débat sur l’intérêt de la présence française en Afghanistan, on espère que sera abordé le thème de l’équipement des armées, deux mois après la publication du Livre Blanc : quels moyens les politiques vont-ils fournir aux militaires pour aller faire la guerre ?






