L’encyclique Spe salvi
…sauvés par l’Espérance, sera publiée le 30 novembre.
MJ
Vendre l’UE aux peuples, même s’ils n’en veulent plus
Yves Daoudal rapporte les propos hallucinants de Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, à propos de la prochaine présidence française à la tête de l’UE :
Il faut vendre l’Europe, faire sa promotion [car elle n’engendre plus] autant de sympathie. La France a rendu un grand service en votant non [car cela] a créé un électrochoc. Ce serait une erreur fatale de penser qu’après cette petite sortie de route on est reparti en cinquième vitesse sur l’autoroute européenne [Le nouveau traité] ne règle aucun des problèmes soulevés par le référendum. Je pense qu’un référendum passerait. Mais est-ce qu’il passerait au Royaume-Uni ? Nous avons une responsabilité européenne. »
Commentaire de Daoudal : la responsabilité européenne de la France, c’est de donner l’exemple en refusant l’organisation d’un référendum…
MJ
Jacques Chirac n’était pas le seul maire fautif
Gérard Gachet rebondit sur la mise en examen de Jacques Chirac en notant le "2 poids, 2 mesures" par rapport aux ex-maires communistes de la banlieue parisienne :
"Pendant des décennies, toutes ces municipalités communistes ont salarié par centaines de faux employés municipaux, qui étaient en réalité des permanents du PC ou de la CGT, et cela au vu et au su de tout le monde. Sur un demi-siècle environ, cette pratique représente sans aucun doute des sommes considérables, détournées des impôts locaux payés par les habitants modestes de ces communes. Chose étrange, aucune plainte n’a jamais été déposée, aucune information judiciaire n’a jamais été ouverte !"
MJ
Voter pour un candidat pro-mort est un acte immoral
A l’approche des élections présidentielles américaines, la conférence des évêques américains a publié un texte qui tranche singulièrement avec les publications passées, souvent floues car résultant d’un compromis. Pour la première fois, il expose clairement que toutes les questions politiques ne sont pas d’importances égales pour un catholique : il y a des points non-négociables. C’est une véritable contribution au discernement dont il n’est pas interdit de s’inspirer en France. Ce document (Former les consciences pour une citoyenneté fidèle : ici en v.o. pdf 44 pages, là le commentaire en anglais du Père Pavone) dit clairement que certaines questions sont plus importantes que d’autres :
"La destruction directe et intentionnelle de la vie humaine innocente, de l’instant de la conception jusqu’à la mort naturelle, est toujours un mal et n’est pas qu’une question parmi beaucoup d’autres".
La déclaration explique que les catholiques qui donnent leurs suffrages à des candidats qui veulent maintenir la légalisation de l’avortement, ou qui ignorent la position pro-avortement d’un candidat et le soutiennent par fidélité partisane, commettent un acte immoral.
Nouvelle conversion d’un épiscopalien
Daniel Hamiche rapporte qu’un quatrième "évêque" épiscopalien, de Floride, vient de rejoindre l’Eglise catholique.
MJ
Liban : la France impuissante
Terrible constat pour Le Figaro : la diplomatie française est incapable de conclilier les Libanais. Ce soir à minuit, le président Lahoud remet son mandat et son successeur reste improbable. En l’absence de, le pays s’apprête à basculer dans un vide constitutionnel ouvrant la voie à une confrontation entre la majorité et l’opposition avec à la clé des risques de violents dérapages. Bernard Kouchner s’est rendu à l’évidence :
«C’était aux Libanais de décider, ça n’a pas été possible».
Cela n’a pas été possible, car toute pression française sur le Hezbollah, Damas ou même l’Iran pourrait avoir de graves conséquences pour les soldats français présents au Liban…
L’annulation de l’élection présidentielle est interprétée à l’étranger comme un aveu d’impuissance d’une diplomatie française incapable malgré ses efforts de peser sur les événements au Liban, le seul pays du Proche-Orient où elle encore censée exercer une forte influence.
Objection de conscience au Téléthon
L’équipe de Libertépolitique.com vient de créer le blog Objection de Conscience au Téléthon, qui se définit comme un espace d’informations, d’analyses et de débat sur la démarche éthique du Téléthon, soutenue par l’AFM : lutter contre la maladie par le dépistage conduisant à l’élimination des embryons malades.
"En conscience, nous disons : "Oui à l’aide aux malades, non à la recherche sur les embryons.""
Sabotages à la SNCF : 3 interpellations
Deux agents de la société nationale, dont un syndicaliste de la CGT, ainsi qu’un chauffeur routier sont soupçonnés de blocages, de vols, d’insultes et de dégradations.
MJ
Le vrai visage de la culture de mort
Génétique.org nous apprend qu’à l’occasion de ses 17èmes Journées bisannuelles, la présidente l’ association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception (ANCIC), le "docteur" Marie-Laure Brival souhaite demander une revalorisation de 200 à 700 euros du forfait de l’interruption volontaire de grossesse (IVG).
Selon elle, " un acte dévalorisé est un acte délaissé". Il suffirait donc de rémunérer davantage la pratique de l’avortement pour la rendre plus attirante chez les médecins.
Dans le "milieu", la méthode est la même : pour trouver des tueurs à gages sans état d’âme, on augmente les primes. Mais un crime reste un crime et ce n’est pas en payant plus le tueur que le crime devient acceptable.
Téléthon : le CPDH maintient ses réserves
Dans un communiqué, le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH) maintient la position qu’il défend depuis 3 ans :
" Pour la 3ème année consécutive, le CPDH prend position sur le Téléthon. Les années précédentes, l’information avait été adressée uniquement à notre réseau. Nous avons voulu cette année faire entendre notre voix d’une manière plus large (…)
" Le CPDH (…) demande à l’AFM d’orienter les sommes qu’elle récolte vers des pratiques respectueuses de la vie et de la dignité humaine. Les risques de dérives eugénistes liées au DPI (diagnostic pré-implantatoire) et la mort des embryons due à l’expérimentation ternissent inutilement la portée de cette belle action de générosité que constitue le Téléthon. (…)"
" La dignité d’une société ne peut-elle pas aussi se mesurer dans sa capacité à accueillir plus qu’à éliminer celui qui est différent, qu’il soit handicapé ou plus fragile ?"
Recherche sur les embryons : pourquoi la France fait fausse route
Rebondissant sur l’actualité récente de la bioéthique, Pierre-Olivier Arduin vient d’écrire sur Liberté Politique un article intitulé : " Recherche embryonnaire : la France s’obstine dans l’absurdité scientifique". Extraits :
" De toute part, les découvertes biomédicales confirment le non-sens scientifique des recherches sur l’embryon humain (…) Le plus important laboratoire français d’expérimentation sur l’embryon a été créé par l’Association française contre les myopathies (AFM), l’Inserm et l’Université d’Evry (…). Son directeur, Marc Peschanski, a précisé que l’Institut a bénéficié d’un soutien de l’AFM « de 3,4 millions d’euros sur deux ans, ce qui a couvert la moitié de [ses] dépenses (…)« le conseil d’administration de l’AFM s’est engagé sur les prochaines années, sous réserve du succès du Téléthon annuel, à doubler le montant des financements publics décrochés par le projet »."
" Un partenariat a été noué avec un des trois centres français de DPI (diagnostic préimplantatoire) de manière à fournir certaines équipes d’I-Stem en embryons malades, ce qui confirme les liens troubles que peuvent entretenir entre elles les pratiques technoscientifiques, en l’occurrence le tri eugéniste des embryons et la recherche biomédicale."
"(…) l’impasse thérapeutique des cellules souches embryonnaires n’a plus besoin d’être démontrée. Concernant un hypothétique bienfait sur des malades, aucune publication de niveau international à se mettre sous la dent. Et pour cause, ces cellules sont caractérisées par une grande instabilité chromosomique au fil de leurs divisions, ce qui entraîne une possibilité accrue de développement de tumeurs."
" Si ces faits ne semblent pas avoir émus les ministres de la Santé et de la Recherche ou les membres de l’Agence de biomédecine qui délivrent généreusement les accréditations de recherche sur l’embryon aux équipes françaises (…) certains commencent à changer de fusil d’épaule. Parmi eux, de grands industriels (L’Oréal et LVMH Recherche, NDPC), lesquels ne peuvent se permettre de faire les mauvais choix en matière de thérapies régénératrices."
Inquiétante armée française…
Le Nouvel Observateur revient sur Abdelkader Arbi, "guide spirituel de la communauté musulmane" au sein des armées françaises et répond à la question que nous nous posions. Des soldats français l’ accompagneront bien à La Mecque :
" Il s’attaque à présent à l’organisation du prochain pèlerinage à La Mecque pour une quarantaine de soldats et une équipe d’aumôniers."
Mais cet article cherche visiblement à rassurer le lecteur :
"Ni barbe ni djellaba, mais une moustache rasée de près et un costume militaire tiré au cordeau (…) Abdelkader Arbi n’a pas non plus de tapis de prière (…) il refuse tout autant d’être récupéré par l’une ou l’autre des grandes fédérations musulmanes dont il a autrefois critiqué les jeux de pouvoir."
Toutefois, certains passages sont très inquiétants sur l’état de nos armées et sur les dangers que pourraient laisser présager à l’avenir cette "islamisation" en douceur :
" La ministre de la Défense venait de réparer une discrimination de plus d’un siècle (…) Une question relancée par l’arrivée massive de jeunes issus de l’immigration dans une armée professionnalisée depuis 1996 (…) En tout, Abdelkader Arbi a recruté douze aumôniers, parmi des civils et des militaires. Et prévoit de porter leurs effectifs à 40 à l’horizon 2010 (…) Il a aussi permis l’ouverture de salles de prière dans cinq unités militaires (…) "il y a une très forte attente chez les soldats musulmans, souvent frustrés d’avoir été si longtemps les seuls privés d’aumôniers. On en a même convaincu beaucoup de rester". Dans certains régiments, la tension n’était pas loin d’être à son comble. MAM lui conseillera même d’envoyer au plus vite un représentant sur le «Charles-de-Gaulle». "La marine est un milieu encore très catho traditionnel", explique-t-il (…)"
"Bien sûr, il recueille parfois le désarroi de soldats que leurs copains traitent de «traîtres». "Il faut leur fournir des réponses. Heureusement, la France n’est pas allée en Irak !" (…) Hervé Morin, "un Normand comme moi. Il m’a fait part de son souci de la visibilité des minorités dans l’armée", se réjouit-il, impatient de contribuer à l’effort de promotion des jeunes issus de milieux modestes aux grades supérieurs (…) L’objectif c’est de pouvoir appeler un jour le général Ben Babrouf ou le colonel Mohamed !"
" Il existe actuellement 168 aumôniers catholiques, 38 protestants, 19 israélites et 12 musulmans (40 à l’horizon 2010). La loi française interdit le décompte des populations sur le critère de la religion, mais on estime à 8 à 10% la part des musulmans pratiquants dans l’armée, soit environ 40 000 militaires sur les 440 555 des effectifs de la défense."
Nous savons donc désormais que les musulmans représentent environ 10% des militaires engagés (et en France ?) et qu’en 2010, au moins 15% des aumôniers seront musulmans (le nombre des aumôniers catholiques devant diminuer). Abdelkader Arbi semble se rassurer que la France ne se soit pas engagée en Irak mais que ce passera-t-il donc en cas d’engagement contre l’Iran ou plus probablement avec l’augmentation voulue par Sarkozy de nos forces combattantes en Afghanistan ?
A quand la séparation de l’Etat et des associations ?
Pierre-Patrick Kaltenbach, Président des Associations familiales protestantes, a publié dans Le Figaro une tribune, distinguant les associations sans but lucratif et les «associations lucratives sans but». Les associations, les vraies, sont au cœur de la société civile et elles expriment le principe de subsidiarité, qui est de décider au plus près des individus et de préférer la société civile librement organisée à la contrainte étatique.
Mais un certain nombre «d’associations» ne sont pas de vraies associations, car elles sont financées sur fonds publics et souvent créées par l’Etat lui-même ou par les collectivités décentralisées. 4% des associations regroupent 80% des salariés des associations et reçoivent 80% des fonds publics. Elles ne sont que des courroies de transmission de l’administration de l’Etat, des collectivités locales, quand ce n’est pas un moyen pratique de détourner de l’argent public. Kaltenbach vise aussi des associations comme celles de l’opération «Don Quichotte», lorsque le pouvoir politique cède à la pression médiatique. Ces fausses associations ne sont que le prolongement de la société politique sans aucune représentativité :
"Et comme leur existence dépend des administrations qui les ont constituées en courroies de transmission, elles sont devenues le bras séculier d’un secteur public déjà pléthorique".
Les associations relèvent de l’ordre communautaire, celui de la solidarité privée, celui des familles et de leurs regroupements volontaires. Le drame, c’est quand le politique envahit l’ordre communautaire (avec de fausses associations financées par l’Etat et en fait commandées par lui).
La nouvelle encyclique signée le 30 novembre
La publication de la deuxième encyclique du pape Benoît XVI, sur le thème de l’espérance chrétienne, est imminente, selon le cardinal Tarcisio Bertone, qui a indiqué que le pape la signera le 30 novembre. Selon certaines fuites, la rédaction du document est achevée et il serait en cours de traduction. D’autres informations ont fait état d’une troisième encyclique déjà en préparation sur une thématique sociale.
MJ
Une mosquée géante à Marseille
Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a remis les clés d’une future grande mosquée à l’association chargée du projet qui doit maintenant trouver quelque 8 M€ nécessaires à son ouverture. M. Gaudin s’est dit certain de la générosité des Marseillais, "musulmans ou non" et a évoqué l’aide des pays d’origine de nombreux fidèles (Algérie, Tunisie, Maroc) ainsi que le soutien de la Fondation des oeuvres de l’islam.
La mosquée sera installée dans un bâtiment de 2400 m2, sur une parcelle de 8616 m2 dans le quartier Saint-Louis (15e arrondissement). En juillet, la mairie avait revu le bail à la hausse après une décision du tribunal administratif saisi par la droite nationale. Un recours a été déposé en septembre.
Référendum sur l’euro
… au Danemark. Le Premier ministre Rasmussen a annoncé l’organisation dans les 4 ans d’un nouveau référendum sur une éventuelle adoption de l’euro. Les électeurs danois avaient rejeté à 53% l’euro lors d’un référendum en 2000.
Il est étrange de refaire voter les électeurs : s’ils avaient accepté l’euro en 2000, les ferait-on revoter aujourd’hui pour voir s’ils n’ont pas changé d’avis ? Et encore, les Danois ont de la chance : en France, quand le peuple dit non au Chef de l’Etat, celui-ci s’adresse au Parlement…
Contre la faim, valoriser les ressources
Le Pape a reçu les participants à la XXXIV session de la Conférence générale de la FAO. Le Saint-Père a souligné le paradoxe existant entre
"une extension de la pauvreté dans le monde et une incroyable prospérité non seulement économique mais aussi scientifique et technologique. […] L’Eglise est convaincue que la recherche de solutions pratiques plus efficaces dans un contexte évolutif exige des programmes nouveaux intégrant des valeurs durables et enracinées dans la dignité et le droit des personnes. Les efforts de la communauté internationale en vue d’éliminer la faim ou la malnutrition et de favoriser un vrai développement réclament des moyens de gestion et de contrôle capables aussi de valoriser les ressources nécessaires face à un grand éventail de situations. Tous doivent agir ensemble, individus, organisations, volontariat, entreprises et gouvernements, mais dans le respect des principes éthiques et de la morale communs à tous les peuples et base de toute vie sociale.
[Toutefois] si le progrès est important, il n’est pas tout, car il doit entrer dans le contexte plus vaste du bien intégral de l’homme et constamment se nourrir des valeurs devant inspirer les initiatives en faveur d’une plus juste distribution des ressources matérielles et spirituelles. Ces principes doivent tout particulièrement s’appliquer au monde de l’agriculture, où ceux qu’on considère souvent comme les membres les plus humbles de la société doivent être valorisés et estimés".
Les spécialistes de la banlieue préfèrent Paris
Les chercheurs de l’EHESS, installés boulevard Raspail, à Paris, refusent de s’expatrier dans le «9-3». Ils travaillent sur la banlieue, dissèquent ses malaises, mais ils ne veulent surtout pas y aller : depuis plusieurs mois, une fronde s’organise chez les chercheurs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) pour refuser la mutation à Aubervilliers, où l’État veut les envoyer dès septembre 2008, pour cause de désamiantage des locaux parisiens. Cyril Lemieux, l’un des sociologues, s’oppose à ce déménagement parce que
"Rien n’est prévu pour nous recevoir décemment".
Il préfère l’amiante… Les sociologues ont même créé un blog (en rouge et noir…), qui révèle ce qui attendra les chercheurs une fois en Seine-Saint-Denis : métro puis bus pour se rendre au bureau, sans parler de la désolation du quartier :
"aucun immeuble d’habitation. Aucun résident. Aucun espace vert. Pratiquement aucun arbre. Aucun commerce. Aucun café. Aucun restaurant. Un univers d’entrepôts et de friches entièrement dédié aux camions."
Au milieu de nulle part, le centre sera coupé du monde. Ce sont des spécialistes de la banlieue qui l’écrivent.
Michel Janva (merci à O.D.)
Nous sommes tous acteurs du pouvoir médiatique
Philippe Maxence revient sur l’ouvrage de la journaliste Elisabeth Lévy paru en mars dernier, Le Premier pouvoir. Inventaire après liquidation (en référence l’émission du même nom, supprimée par France Culture), pour s’interroger sur les liens entre pouvoir et médias :
"[La réponse] est suggérée par la journaliste quand elle écrit :
«le ‘pouvoir’ médiatique est un pouvoir sans visage. Et, c’est une première dans l’histoire de l’humanité, ce pouvoir à vocation planétaire, s’exerce non pas par la coercition, mais par la séduction. Nous sommes tous les acteurs consentants d’un étrange Truman show. Sauf qu’il n’y a personne derrière la caméra. Big brother is watching you – rien de nouveau. Sauf que, comme disait Flaubert, Big brother c’est moi ».
La remarque est importante. S’il y a un système politico-médiatico-idéologique, il n’est peut-être plus adéquat de le distinguer du reste de la société. Il y a eu une sorte de fusion, à force d’influence et d’imprégnation lente. La distinction chère aux maurrassiens – le pays réel et le pays légal ; le pays réel contre le pays légal – est facteur d’espérance, mais rend-t-elle compte de la réalité à l’heure des émissions de téléréalité ? Pour une minorité, certainement. Mais peut-on réduire le pays réel à cette minorité ? Rien n’est moins sûr. Si tous ceux qui dénonçaient les méfaits de la télévision, le mauvais travail des journalistes […] éteignaient leur poste de télévision, la nuit paradoxalement se verrait mieux. Le noir du soir retrouverait de sa consistance sans la petite lucarne lumineuse qui brille dans tous les foyers. Pourtant, personne n’a perçu cette révolte du pays réel. Ce dernier continue de lire la presse qu’il dénonce ou de regarder la télévision qui l’insupporte. Cette révolution silencieuse et pacifique n’a jamais vu le jour. Elle semble même impossible. On ne vit pas en dehors du monde. On ne s’exclut pas de la réalité. Nous estimons tous que ce que nous renvoie le monde médiatique est la réalité. Le pays réel a fusionné avec le pays légal."
C’est plutôt vrai. D’où l’intérêt de faire entendre la voix de la minorité restante, ce qui est l’une des ambitions de ce Salon. En faites-vous la promotion ?… A propos de salon, la même Elisabeth Lévy anime le site Causeur, qui se définit comme un "Salon de réflexions", "salon où l’on cause"…
Financement des écoles “privées” par les communes
"La majorité UMP de la commission des Lois de l’Assemblée nationale a décidé mercredi de ne pas discuter des articles d’une proposition de lois PS sur le financement des écoles privées, ce qui équivaut à un rejet du texte. Cette proposition de loi socialiste vise à abroger une récente législation qui oblige les communes à payer les frais de scolarité des élèves des écoles privées."
MJ
Ceci n’est pas un concours de légende
C’est la contribution du dessinateur Luc Tesson, exlusivement pour votre Salon préféré. Merci à lui.
MJ
Les grévistes, combien de divisions ?
On parle beaucoup de la minorité de cheminots qui impose la grève (comme une minorité d’étudiants bloque les universités), mais il faut savoir que cette minorité est elle-même divisée, comme en témoigne cet article de Libération. A tel point que les syndiqués de la CGT font figure de gentils garçons à côtés des nervis de Sud. Gare de Lyon, les contrôleurs ont suspendu la grève hier, à l’appel du délégué CGT. Déception à Sud rail :
"Pour nous, pas de négociation sans retrait de la réforme. Donc pas sûr qu’on maintienne l’unité syndicale après la réunion avec la direction".
Au sein même de la CGT, il y a conflit. Dans le hall du siège de la RATP, hier, le responsable de la CGT revenu de la négociation a été sifflé et hué par les même qui ont exclu Chérèque de la manifestation des fonctionnaires. A l’AG centrale, mardi, ils étaient 300, très remontés et partisans d’«actions» (de ce type ?) plutôt que de «rester à attendre devant les barbecues». Ce groupe d’extrémistes est surtout constitué du dernier carré de grévistes-jusqu’auboutistes, pour lesquels la position de Bernard Thibaud "ne passe pas", accusé "d’avoir affaibli le mouvement en acceptant des négociations" et de «CFDTisation». On parle aussi de la succession de Bernard Thibaud, et il semble que la place sera à celui qui saura le mieux composer avec la base dure du mouvement CGT, laquelle est tentée de rejoindre les trotskistes de Sud, qui a progressé aux dernières élections.
Femmes battues, quelle réalité ?
E-deo relaie une information d’Alain Soral, qui remet les médias à leur place, eux qui nous racontent qu’il y a 10% de femmes battues :
"L’Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Population & sociétés, janvier 2001) révèle un indice global de violence conjugale à l’encontre des Françaises de 10%, qui se décompose bizarrement ainsi : insultes et menaces verbales (4,3%), chantage affectif (1,8%), pressions psychologiques (3,7%), agressions physiques (2,5%), dont répétées(1,4%), viols et autres pratiques sexuelles imposées (0,9%). Les journalistes et les politiques traduisent : 10% de femmes sont battues en France."
C’est certes inadmissible, mais il ne faut pas exagérer les chiffres pour autant.
MJ
Une famille royale réclame des indemnités à la République
L’ancienne famille royale d’Italie réclame 260 M€ d’indemnités à l’État italien, pour l’avoir contrainte à l’exil pendant un demi-siècle. Victor-Emmanuel réclame 170 M€ et son fils, Philippe-Emmanuel, 90 M€. Le tout majoré des intérêts légaux. Ils veulent également récupérer les biens confisqués à la suite de l’abolition de la monarchie au profit de la République par le référendum de juin 1946. La liste a été communiquée il y a 15 jours par lettre recommandée au chef de l’État et au chef du gouvernement. Depuis 2002, la famille royale n’est plus contrainte à l’exil. En France, cette loi d’exil a été supprimée en 1950.
Flagellée pour avoir été violée
A 19 ans et mariée, elle a rejoint dans une voiture un autre homme que son mari, qui devait lui rendre une vieille photo d’elle. Pour «fréquentations illégales», un tribunal la condamna en octobre 2006 à 90 coups de fouet. Peu importe que la malheureuse ait été violée par 7 personnes qui l’attaquèrent ce jour-là. Mais elle a commis une autre «faute» : elle parla de son calvaire aux médias. Le jugement est implacable :
"tentative d’envenimer la situation et d’influencer l’appareil judiciaire".
Elle est donc condamnée à 200 coups de fouet et 6 mois de prison. 4 de ses agresseurs ont été condamnés à des peines allant de un à cinq ans de prison, et de quatre-vingts à mille coups de fouet.
En Arabie saoudite, il n’existe pas de code pénal, les juges ne suivent pas de règles procédurales et la garde à vue n’existe pas. Nicolas Sarkozy est attendu le 13 janvier à Riyad.
Jean-Louis Borloo cumule
Le ministre d’État a été élu le 18 novembre président du Parti radical «valoisien», lors du 108e congrès de cette formation politique, qu’il coprésidait depuis 2005 avec le maire de Nancy André Rossinot. Le nouveau patron des radicaux entend remettre son parti en ordre de marche et affirmer son autonomie vis-à-vis de l’UMP. Il entend tripler le nombre d’adhérents – aujourd’hui près de 10 000 – en un an, et fédérer au-delà des radicaux de gauche. Ce congrès intervient alors que les deux familles radicales, le Parti radical et le Parti radical de gauche (PRG), ont renoué le dialogue mercredi après trente-cinq ans de brouille, en vue d’un éventuel rapprochement.
Selon un cadre, Borloo se met en position pour 2012. Ajoutons que ce parti, le plus vieux de France, est le plus maçonnique.
Mgr Ratzinger accorde un entretien à Zénit
Il s’agit bien entendu du frère de Benoit XVI, Mgr Georg Ratzinger, qui a expliqué que :
" (…) Mon frère, en tant que pape, porte certes un lourd fardeau, mais que malgré cela, il a la certitude de ne pas être seul, d’être au contraire soutenu par toute l’Eglise, par tous ses confrères, par tous les fidèles. Il sait qu’une multitude de personnes prie pour lui, qu’il peut compter sur son ange gardien et sur la protection de Dieu qui l’a choisi pour cette tâche (…) En effet, la plus grande aide que l’on puisse apporter à l’évêque de Rome est de prier pour lui et d’affirmer et de représenter dans le milieu dans lequel on vit, les encouragements qu’il fournit et ce qu’il proclame."
Ordonné le 29 juin 1951, le même jour que son frère, Mgr Georg Ratzinger a déclaré pour expliquer leur choix du sacerdoce que tout s’était déroulé " de manière spontanée, le terrain avait été préparé par une bonne vie de famille, où la foi était vivante."
21 novembre : fête de la Présentation de Marie au Temple de Jérusalem
Benoît XVI a rappelé aux pèlerins polonais présents à l’audience que le baptisé était appelé à participer au plan de salut de Dieu à l’exemple de la Vierge Marie :
" Dans la liturgie d’aujourd’hui, nous rappelons la Présentation de la bienheureuse Vierge Marie. C’est de façon accomplie qu’elle a su réaliser la volonté du Père céleste. Que Marie nous aide à insérer notre vie dans le plan divin du salut. A vous, ici présents et à ceux qui vous sont chers, une bénédiction de tout cœur."
Financement des syndicats
Après avoir appelé à manifester dimanche dernier contre les blocages, l’association des Contribuables Associés lance une pétition qui sera adressée au président de la république : "Plus un sous d’argent public pour les syndicats".
"Monsieur le Président,
Je vous demande de mettre fin au financement des syndicats par les contribuables, c’est-à-dire par mes impôts et mes cotisations. C’est ainsi que vous réduirez leur influence nocive, et pourrez éviter de faire leur jeu en cédant à leurs revendications.
Le financement des syndicats doit provenir des cotisations libres de leurs adhérents, et non d’une participation obligatoire de tous les contribuables."
Quels liens entre Sarkozy et la famille Colonna ?
Yves Daoudal revient sur l’affaire Yvan Colonna, suspecté (mais les témoins semblent bien circonspects) de l’assassinat du préfet Erignac. D’une part, l’arrestation était intervenue 36 heures avant le référendum corse sur le statut de l’île préparé par Sarkozy. Statut qui fut rejeté. D’autre part, on apprend
"qu’il y a des liens entre la famille Sarkozy et la famille Colonna. La première femme de Nicolas était corse, de Vico, sur les hauteurs de Cargèse, et ils ont souvent passé leurs vacances à Sagone, tout près de là. Leurs deux fils se sentent corses (voire plus…). Ils ont tous deux joué au foot avec Yvan Colonna qui organisait des tournois. L’un d’eux a même fait un stage de berger… Les Sarkozy fréquentaient le restaurant tenu par la sœur d’Yvan Colonna, Christine, suspectée de liens avec le FLNC. Un soir de l’été 2002, l’un des fils Sarkozy, l’apprenti berger, en vacances chez sa mère, ne revient pas. C’est le branle-bas de combat chez les RG et jusqu’au ministère de l’Intérieur. Au petit matin, il revient, dans la voiture de Christine Colonna…"
MJ

