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Béatification de 498 martyrs de la guerre d’Espagne

C’est l’évènement du jour dans l’Eglise. Le pape Benoît XVI a rendu hommage aux martyrs,

2997882171beatificationdemartyrsesp "ces témoins héroïques de la foi qui, motivés exclusivement par l’amour du Christ, ont payé de leur sang leur fidélité au Christ et à son Eglise. Que leurs paroles et leurs gestes de pardon envers leurs persécuteurs nous poussent à travailler inlassablement à la miséricorde, la réconciliation et la coexistence pacifique. […] le témoignage suprême du sang n’est pas une exception réservée à quelques individus, mais une éventualité pour tout le peuple chrétien. […] Certes, tous ne sont pas appelés au martyr du sang [mais il existe aussi un] martyr de la vie ordinaire […] un témoignage particulièrement important dans la société sécularisée de notre temps".

Cette béatification a provoqué une polémique en Espagne, alors que le gouvernement de José Luis Zapatero s’apprète à faire adopter mardi prochain par le parlement une loi réhabilitant la mémoire des victimes du franquisme. Le ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos et le rapporteur du projet de loi, le socialiste Jose Torres Mora, représentaient le gouvernement à la messe.

Lanef Plusieurs dizaines de milliers de pèlerins étaient venus avec 71 évêques pour la plus importante béatification de masse de l’histoire de l’Eglise catholique. La célébration a été présidée place Saint-Pierre par le représentant du pape, le cardinal portugais José Saraiva Martins, préfet de la congrégation pour les causes des saints. Le pape s’est adressé aux pèlerins de la fenêtre de son bureau après la messe, à l’occasion de l’angelus.

2 évêques, 24 prêtres, 462 membres d’ordres religieux ainsi qu’un diacre, un sous-diacre, un séminariste ainsi que 7 laïcs figurent sur la liste des béatifiés. Ils ont été tués en 1934, 1936 et 1937. Sur ce sujet, on lira avec intérêt le numéro d’octobre du mensuel La Nef.

Michel Janva

Pour rappel : changement d’heure cette nuit

Dimanche, à trois heures du matin, il sera seulement… deux heures. Bonne nuit.

MJ

1 million d’euros

Ce serait l’indemnité de départ de Jean-Marie Colombani, l’ex-PDG du Monde.

MJ

Ce que j’ai dit au futur Pape

Le Cardinal Biffi vient de publier ses mémoires. Il y raconte que le 15 avril 2005, il dit en plein Conclave au futur Pape :

"Après avoir écouté toutes les interventions – justes, opportunes, passionnées – qui se sont succédé ici, je voudrais exprimer au futur pape (qui m’écoute) toute ma solidarité, ma sympathie, ma compréhension et un peu de ma compassion fraternelle. Mais je voudrais aussi lui conseiller de ne pas trop se préoccuper de tout ce qu’il a entendu ici et de ne pas trop s’effrayer. Le Seigneur Jésus ne lui demandera pas de résoudre tous les problèmes du monde. Il lui demandera de l’aimer d’un amour extraordinaire : ‘M’aimes-tu plus que ceux-ci?’ (cf. Jean 21, 15). […]

Enfin, je voudrais signaler au nouveau pape l’affaire incroyable de la déclaration ‘Dominus Iesus’ […]. Jamais, en 2000 ans – depuis le discours de Pierre après la Pentecôte – on n’avait ressenti la nécessité de rappeler cette vérité : Jésus est l’unique et indispensable Sauveur de tous. Cette vérité est, pour ainsi dire, le degré minimum de la foi. C’est la certitude primordiale, c’est pour les croyants la donnée la plus simple et la plus essentielle. Jamais, en 2000 ans, elle n’a été remise en doute, pas même pendant la crise de l’arianisne ni à l’occasion du déraillement de la Réforme protestante. Qu’il ait fallu rappeler cette vérité à notre époque montre à quel point la situation est grave aujourd’hui. Pourtant, ce document, qui rappelle la certitude primordiale, la plus simple, la plus essentielle, a été contesté. Il a été contesté à tous les niveaux. A tous les niveaux de l’action pastorale, de l’enseignement de la théologie, de la hiérarchie."

Michel Janva

Cachez ce Christ que le ministre ne saurait voir !

Lu dans L’Eclair (quotidien régional du Sud-Ouest) le 19 octobre :

"Sa présence au fond de la Chambre civile de la Cour d’appel [de Pau] suscite régulièrement l’étonnement. Il s’agit d’un vitrail représentant le Christ crucifié. […] Hier, le vitrail a été voilé une bonne partie de l’après-midi."

La raison est aussi simple que choquante : la Cour d’appel recevait la visite du ministre de la Justice, Rachida Dati.

Michel Janva

L’affaire de l’Arche de Zoé ou le délire compassionnel

Neuf Français accusés d’enlèvement et trafic d’enfants au Tchad, ainsi que les sept membres espagnols de l’équipage de l’avion sont en garde à vue samedi à Abéché, dans l’est du pays. L’association française Arche de Zoé s’apprêtait à faire embarquer dans un avion à destination de la France 103 enfants de cette région à cheval entre le Tchad et le Soudan. Les autorités tchadiennes ont accusé les responsables de l’opération d’"enlèvement" et "trafic" d’enfants. Les responsables affirment avoir monté l’ opération pour "sauver de la mort" des "orphelins". Les enfants devaient être "accueillis" par des familles en France, moyennant finances.

Au-delà des faits, une chose est certaine selon Gérard Gachet :

"Un tel événement n’a pu avoir lieu […] qu’en raison de l’immense délire compassionnel dans lequel nous sommes plongés depuis des années. La culpabilisation et la repentance dans lesquelles nous baignons vis-à-vis du tiers-monde a convaincu beaucoup d’entre nous – généralement des gens d’une totale bonne foi – que nous sommes responsables des malheurs des pays pauvres […].

Alors, stars du show-biz en tête, c’est à qui ira chercher des enfants à recueillir ou à adopter dans les pays les plus "exotiques", de l’Afrique subsaharienne à l’Asie en passant par l’Amérique latine. Une démarche où se mêlent désir de publicité chez les "people", charité réelle chez les anonymes, et égoïsme inconscient chez presque tous. Qui se soucie vraiment, au fond, de l’intérêt réel de ces enfants que l’on arrache à leur pays, à leur milieu et à leur culture ? Qui s’interroge sur leur avenir, lorsqu’ils réaliseront à partir de l’adolescence que leurs racines sont ailleurs et qu’ils voudront légitimement les retrouver ? Qui osera reconnaître que, même si certains réussiront à s’intégrer harmonieusement dans la société française, beaucoup se retrouveront dans une position de "no land’s man" bien difficile à vivre ?

Bien sûr, dire cela, c’est […] ne pas se soumettre au dogme sacré du "droit d’ingérence" […]. Poussé à l’extrême, ce dogme conduit à ignorer la souveraineté des Etats et à ne pas respecter leurs lois, comme l’a fait "L’Arche de Zoé" au Tchad. En France aussi d’ailleurs, si l’on en croit un des parents d’accueil ; interrogée à la radio, cette femme, faisant allusion à l’expulsion des enfants scolarisés d’immigrés clandestins, s’exclamait : "Nous, on veut accueillir des enfants africains alors que la France les rejette !" Comme quoi une compassion mal maîtrisée peut conduire à de regrettables dérives politiques."

Michel Janva

Travailler plus pour ne pas gagner plus

C’est le quotidien des gendarmes, qui ne bénéficient pas des mesures accordées aux policiers. Le rapport du colonel Henry, commandant du groupement de gendarmerie départementale du Finistère fait état d’une forte dégradation de l’ambiance :

"Le moral des unités de groupement est jugé de très moyen à très mauvais. Dans les douze prochains mois, déjà vacillant, (il) devrait s’aggraver. (…) Personne n’est épargné, jusqu’au sommet de la hiérarchie. Les gendarmes déplorent que les policiers, dont le temps de présence au travail est plus faible que le leur, voient une partie de leurs heures supplémentaires payées quand il est estimé que les militaires peuvent bien attendre.

Le désormais célèbre slogan "travailler plus pour gagner plus" est en contradiction flagrante avec la réalité des heures exercées par les gendarmes par rapport aux policiers. Les gendarmes prennent conscience que finalement, accepter de servir l’Etat en consacrant plus de temps que leurs homologues policiers à leur mission ne leur rapporte rien puisqu’ils passent systématiquement après ceux qui ont un pouvoir de nuisance sociale."

"Nous ne sommes pas très loin de 2001", témoigne anonymement un officier de la gendarmerie. A l’époque, les gendarmes avaient osé défiler dans la rue, alors que leur statut le leur interdit.

Michel Janva

Cathophobie télévisée

Dans une émission passée sur France 2, Gérard Gachet remarque qu’étrangement le catholique est aigri et fermé, tandis que le musulman est ouvert et "tolérant". Réaction :

"Imaginez une seconde, une seule seconde, que le scénario ait été inversé, que l’on nous ait montré une famille musulmane intégriste et fanatique interdisant par la force à leur fille de fréquenter un jeune blanc catholique issu d’un milieu ouvert et tolérant. Bien sûr, les bonnes âmes auraient hurlé au "racisme" et à l’"islamophobie", mais, honnêtement, lequel des deux scénarii aurait-il été le plus proche de la réalité vécue quotidiennement "dans les quartiers", comme dirait Mme Amara ? Seulement, voilà, pour certains, l’ennemi, c’est le catho, quitte à le caricaturer pour mieux le discréditer."

Michel Janva

Les Français sont inquiets

Dans une étude, le Centre d’analyse stratégique estime que les Français sont 86% à penser qu’"il peut arriver à n’importe qui de tomber dans la pauvreté au cours de sa vie", contre 62 % en moyenne dans l’Europe à 25. Ils sont 13% à penser qu’ils pourraient "devenir un jour des sans-abri", juste derrière les Lettons et les Lituaniens. Un score détonant comparé à ceux des Danois et des Néerlandais (1 %), des Allemands (2 %) ou des Britanniques (8 %).

Anxieux, les Français sont aussi nettement plus défiants vis-à-vis des institutions (Parlement, syndicats) et font moins confiance à leur police (63 % contre 68 %) et à leur justice (42 % contre 50 %). Est-ce seulement étonnant ? Les Français "craignent davantage pour leur propriété", alors que le nombre de policiers par habitants est supérieur (393 pour 100 000 habitants contre 314 en Europe).

76 % des Français pensent que la vie de leurs enfants sera "plus difficile" que la leur contre 64 % pour les Européens.

Michel Janva

Programme pro-vie

Jeanne Smits a traduit l’intégralité de la lettre des évêques catholiques du Royaume-Uni sur l’avortement. Extraits :

"Le 40e anniversaire de la loi sur l’avortement de 1967 est un moment important de réflexion. Il nous donne à tous l’occasion de chercher à chérir la vie humaine et d’aider les femmes qui se trouvent dans des circonstances difficiles. […] L’avortement est toujours un choix entre la vie et la mort, mais nous reconnaissons que ce choix se fait dans des conditions personnelles et familiales complexes. […] Pour tous ceux qui sont impliqués, l’avortement aura souvent été une décision douloureuse et destructrice. […]

C’est pourquoi nous croyons que l’avortement n’est pas seulement un choix personnel, mais concerne les choix que fait notre société pour venir en aide aux femmes, à leurs partenaires et aux familles qui se trouvent dans ces situations. […] L’avortement vole l’avenir de tous. Individuellement et en tant que société, nous pensons avoir un autre choix : donner naissance à la vie. Comment pouvons-nous aider le changement à se produire ? Rien n’empêche notre société d’agir dès maintenant pour faire naître une nouvelle compréhension et une nouvelle approche des relations humaines, de la responsabilité et de l’entraide mutuelle :

En étant des parents et des familles qui chérissent la vie et qui soutiennent nos filles et nos fils afin qu’ils prennent des décisions qui soient de manière responsable pro-vie.

En apportant un conseil sympathique et de l’aide aux jeunes femmes qui se trouvent enceintes.
En offrant davantage de moyens, et de meilleurs moyens pour soutenir et aider celles qui choisissent d’avoir leur bébé.
En démantelant une chaîne automatique qui conduit souvent les jeunes femmes vers un avortement précoce sans qu’aucun autre choix ne soit proposé ou envisagé. […]
En soutenant et en développant de meilleurs programmes d’éducation qui placent le don des relations sexuelles dans le cadre du mariage et de la fidélité. […]
En respectant et en soutenant la décision des personnels de santé qui refusent de pratiquer ou d’assister des avortements pour des raisons de conscience.
En faisant pression pour des changements possibles de la loi à la lumière des progrès médicaux, même si le Parlement n’abolit pas la loi. Tout en affirmant le principe du caractère sacré de la vie humaine, il est à la fois licite et important que ceux qui, étant dans la vie publique, s’opposent à l’avortement par principe, travaillent et votent pour les possibles améliorations à une loi injuste."

Michel Janva

Fadela Amara, ministre au verbe fleuri…

… et au portefeuille rempli :

"Fadela Amara, malgré son entrée au gouvernement, habite toujours son HLM du XIII ème arrondissement de Paris (un trois pièces) fait grincer des dents au cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement – et sa ministre de tutelle. " C’est une faute, dit l’un de ses conseillers. Avec un revenu mensuel de 12 000 euros, elle aurait dû céder son HLM à l’un des 100 000 demandeurs de logement social en attente dans la capitale".

MJ

Rome pointe l’hérésie d’une publication “catholique” belge

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal William Levada, a récemment interpellé le cardinal Danneels, président de la Conférence épiscopale belge, à propos de plusieurs articles parus dans la revue "Pièces à conviction" du Conseil interdiocésain des laïcs (sic). La Congrégation a pointé deux articles du théologien dominicain Ignace Berten, qui montrait les limites des principes du magistère dans la confrontation avec une société de plus en plus pluraliste… La Congrégation a découvert que dans une autre publication du Conseil interdiocésain des laïcs, celui-ci avançait des propos tout aussi incompatibles avec la doctrine de l’Eglise sur l’euthanasie, sur le statut de l’embryon et sur le relativisme moral.

C’est pourquoi, le cardinal William Levada a demandé au cardinal Danneels d’intervenir auprès des responsables de "Pièces à conviction" afin que leurs initiatives et leurs publications soient plus en consonance avec la doctrine de l’Église catholique. Du côté du Conseil interdiocésain des laïcs, on fait la sourde oreille.

Michel Janva

Et si le Téléthon ne passait plus par l’Eglise ?

Lu sur Liberté Politique :

"Un maire du département de l’Oise annonce à ses administrés, dans le bulletin municipal, que le Téléthon organise un concert les 7 et 8 décembre prochain dans l’église paroissiale. Des paroissiens s’en émeuvent. Ils alertent leur curé, le conseil pastoral et leur évêque. Le Conseil de gestion de la paroisse écrit donc au maire pour faire part de la décision du Conseil pastoral :

« Par le passé, des choses semblables ont pu se faire, avec l’accord du curé de notre paroisse. Toutefois, cette année, après délibération du Conseil Pastoral en date du 17 octobre 2007, et avec le soutien du vicaire général de l’évêque — le Conseil de gestion en accord avec le curé, ne souhaite pas que l’église soit utilisée à cette fin en ce jour de la fête de l’Immaculée Conception de Marie, car des prières sont prévues à l’église à cet effet. […] La communauté catholique est bien sûr solidaire des actions qui sont menées pour soulager toutes les détresses et elle salue le travail remarquable qui a été fait en ce sens par le Téléthon depuis des années, auquel elle s’est d’ailleurs largement associée.
Toutefois, elle regrette les options qui ont été prises depuis un an, une partie des fonds collectés étant affectée à une recherche qui passe par la sélection embryonnaire, ce qui est en contradiction flagrante avec les valeurs défendues par l’Église catholique. Il n’est pas question, pour la communauté catholique de la paroisse, de mener une campagne contre le Téléthon mais vous comprendrez que nous ne pouvons désormais user d’un double langage en soutenant ouvertement cette action. » […]

Après plusieurs rebondissements, il semble acquis que le concert n’aura pas lieu, y compris dans la commune elle-même : le promoteur du concert, lui-même paroissien, a démissionné de ses fonctions, et renoncé à son projet. À sa place une adoration continue est proposée à l’église aux habitants dans la nuit du 7 au 8 décembre."

Michel Janva

Monarchie républicaine

Qui retrouve-t-on dans l’équipe de David Martinon, candidat à la municipalité de Neuilly, LE fief de Nicolas Sarkozy ? Jean Sarkozy.

MJ

Aujourd’hui, Présent est gratuit

A lire ici. Une bonne occasion de découvrir et faire découvrir le seul quotidien catholique. Et de s’abonner.

MJ

63% 75% 72% 65% 76% ? ? ?

Ce sont les pourcentages de personnes interrogées par l’Institut Louis Harris pour le Financial Times qui se prononcent pour la tenue d’un référendum pour adopter le nouveau traité européen ! Il est stupéfiant de constater que les médias français ne relaient pas ce genre d’information à l’exception de Mariannemais cela n’est pas surprenant lorsque l’on se rappelle qu’en 2005 les grands médias (journaux et chaînes de télévision) avaient tous sans exception milité pour le OUI !

Le sondage du Financial Times
Pensez vous qu’il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

France
Oui 63%

Non 27%
SO* 10%

Grande Bretagne
Oui 75%

Non 14%
SO* 13%

Italie
Oui 72%

Non 17%
SO* 11%

Espagne
Oui 65%

Non 25%
SO* 14%

Allemagne
Oui 76%

Non 19%
SO* 5%

Vous avez dit l’Europe contre les peuples ?

Philippe Carhon

Marche Nationale pour la Vie 2008

Sge_kgl81_210107155527_photo00_1Comme chaque année, la Marche Nationale pour la Vie sera organisée à Paris le dimanche 20 janvier 2008.

Pour contribuer dès maintenant au succès de cette marche, vous pouvez aider le collectif 30 ans ça suffit en :

organisant un car de province

– en commandant ou en aidant à la distribution des tracts

– ou tout simplement en donnant un peu d’argent…

Philippe Carhon

La COMECE s’est exprimée sur le traité simplifié…hélas

Comece_logo_anim_neuLa Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) a salué dans un communiqué l’annonce d’un accord sur un nouveau Traité institutionnel pour l’Union européenne :

" Malgré les menaces qu’ont fait peser jusqu’au dernier moment les revendications nationales sur l’issue des négociations, la COMECE salue le fait que le souci du bien commun et l’intérêt de 500 millions de citoyens l’aient finalement emporté (…) La COMECE note avec intérêt que le Traité modificatif introduit un préambule au Traité sur l’Union européenne qui reconnaît les héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe (…) Le Secrétariat de la COMECE encourage les chrétiens à s’approprier dans les prochains mois les questions et les enjeux du débat européen. Le Traité modificatif, malgré ses lacunes et sa complexité, représente pour l’UE élargie une solution institutionnelle satisfaisante (…)."

Nous passerons sur le manque de reconnaissance de la COMECE envers le pays européen défendant le plus ardemment les valeurs chrétiennes, à savoir la Pologne, visiblement visée par les allusions aux "menaces" des "revendications nationales". En revanche, nous nous permettrons quelques rappels qui ne seront pas forcément agréable pour les membres de cette commission.

1- L’ appréciation que la COMECE fait du traité ressemble beaucoup à celle formulée en 2005 par la même COMECE sur le projet de constitution. La commission semble s’en satisfaire pour les mêmes raisons. Il s’agit pour elle de saluer l’article 15b qui stipule que :

"L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres".

Mais faut-il se réjouir de voir évoquer "les églises" et les "communautés religieuses" alors même que la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe reste toujours exclue de ce traité ? Pour les évêques de la COMECE, y-a-t-il des églises ou une église, Une Sainte Catholique et Apostolique ?

2- Plus grave encore, avec ce nouveau traité, la Charte des Droits Fondamentaux s’applique désormais de droit. Or, il est triste de constater que la COMECE ne voit pas les dangers véhiculés dans cette charte. D’une part, l’esprit du texte restreint le domaine de la protection du respect de la vie humaine et atténue la portée du droit à la vie et d’autre part elle ouvre la voie par exemple à une légalisation du "mariage" entre personnes de même sexe dans l’ensemble de l’UE comme peut le laisser envisager la lecture de l’article III-21 où est :

"interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race (…) ou l’orientation sexuelle"

3- Enfin, La COMECE "encourage les chrétiens à s’approprier dans les prochains mois les questions et les enjeux du débat européen". Mais n’ayant aucune existence canonique, la COMECE aurait donc dû se limiter à cet encouragement et laisser les laïcs juger, à défaut de pouvoir se prononcer (sauf en Irlande). 

SimonQuant à monseigneur Hippolyte Simon, évêque français et membre de la COMECE, le déni de démocratie imposé aux Français ne semble pas le déranger le moins du monde… Imposer par voie parlementaire un traité quasi identique à celui refusé par plus de 55% des Français il y a à peine deux ans et demi doit sans doute s’expliquer par "le souci du bien commun et l’intérêt de 500 millions de citoyens".

Philippe Carhon 

Provocation des lobbies homosexuels en Italie

BildeEn Italie, une affiche réalisée dans le cadre d’une campagne contre les discriminations envers les homosexuels montre un nouveau né avec un bracelet de naissance portant la mention "homosexuel" ainsi que le slogan "L’orientation sexuelle n’est pas un choix".

La réaction du député démocrate chrétien Luca Volontèn est pleine de bon sens :

"Instrumentaliser les nouveaux-nés pour faire croire que les pulsions homosexuelles sont une caractéristique innée est une tromperie et une honte".

Cette volonté de "normaliser" l’homosexualité est une constante pour ces lobbies et c’est pourquoi nous rappellerons les propos du prêtre et psychanalyste français Tony Anatrella :

"L’homosexualité ne peut pas devenir une norme parmi d’autres. En la présentant comme telle, on entraîne un changement considérable dans la société qui ne sera plus organisée autour du bien commun mais à partir de singularités qui finiront par desservir le lien social et la cohésion sociale".

Philippe Carhon

Le 25 Octobre 732, Charles Martel remporte la bataille de Poitiers….

86518435de2a0a102f40f72d165776b7Le Duc des Francs, Charles Martel, vient au secours de Eudes, le Duc d’Aquitaine, en arrêtant l’avancée des Sarrasins en France. Partis de Pampelune durant l’été, les arabes emmenés par Abd al-Rahman ont envahi le territoire basque et dévasté Bordeaux en quelques mois.

Après avoir rassemblé une armée à la hâte, Charles Martel rejoint les troupes musulmanes à proximité d’une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers et met un terme à leur percée fulgurante. Leur chef est tué pendant la bataille.

La bataille de Poitiers marque la fin de la progression des musulmans et le début de la reconquête par les armées chrétiennes des territoires envahis. C’est pourquoi Voltaire conclut dans son Essai sur les mœurs :

"Sans Charles Martel (…), la France était une province mahométane."

Philippe Carhon

Les radars ne seraient pas fiables

Selon un document officiel de l’Etat révélé par Auto Plus, les policiers ne sont pas en mesure de régler correctement les radars fixes ou mobiles. Avec à la clé des risques de PV injustifiés. Le secrétariat général de l’administration de la police de la préfecture de la zone de défense Est (Metz) a réalisé en 2006 un rapport édifiant qui démontre d’importantes « erreurs de mesure » des radars de vitesse, qu’ils soient fixes ou embarqués. Ces erreurs sont

"engendrées par le mauvais positionnement fréquent des cinémomètres radar fixes et embarqués".

Ainsi, pour mesurer la vitesse d’un automobiliste, un radar doit être placé face à l’axe de la route, puis orienté à 25 degrés. « Mais un écart d’un degré, c’est une marge d’erreur assurée de 4 à 5 % ». L’écart peut atteindre 10 à 13 % si le radar est orienté à 22° par exemple. Pour une vitesse de 90 km/h sur une rocade, l’erreur varie alors de 9 à près de 12 km/h ! L’enjeu financier s’avère colossal : le total des produits des amendes générés par les radars s’est élevé à près de 350 millions d’euros en 2006. A la fin de l’année, 2000 radars (deux tiers fixes et un tiers mobiles) seront en service sur les routes en France.

Michel Janva

Le traité européen de Lisbonne est inacceptable

Interrogé dans Le Figaro, Philippe de Villiers réclame un référendum :

"Ce traité est inacceptable parce que c’est en réalité une Constitution bis. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Angela Merkel quand elle a cet aveu: «Toute la substance de la Constitution est maintenue.» […] On retrouve dans ce texte les quatre éléments constitutifs d’un État européen : la personnalité juridique donnée à l’Union européenne, c’est-à-dire la pleine capacité de signer des traités. La supériorité juridique des lois européennes sur les Constitutions nationales. Un service diplomatique supranational, ce qui veut dire une diplomatie autonome de la Commission. Et enfin, un système de décision indépendant des États, avec le record absolu des transferts de souveraineté contenus dans ce prétendu minitraité (quarante compétences nouvelles). […]

Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a été parfaitement clair au sujet de l’entrée de la Turquie dans l’Europe: «Je brandirai le veto de la France.» Or depuis cet été, il n’y a pas eu de veto. La France a accepté l’ouverture de nouveaux chapitres dans le cadre de la négociation avec Ankara. Bernard Kouchner est allé dire aux Turcs qu’ils étaient «attendus» dans l’UE. Et enfin, on nous explique qu’il n’y a plus besoin de référendum pour l’entrée de nouveaux pays."

Michel Janva

Des djihadistes dans le Lot

Un important coup de filet antiterroriste a eu lieu hier soir dans le Lot : 5 hommes, soupçonnés d’appartenir à une filière de recrutement et d’acheminement de combattants islamistes vers l’Irak, ont été arrêtés et placés en garde à vue. 3 d’entre eux, âgés de 25 à 45 ans, ont été arrêtés à Toulouse et Colomiers. 2 autres dans le département du Lot. Le plus âgé d’entre eux est soupçonné d’avoir formé aux techniques de combat rapproché d’autres djihadistes, arrêtés en février dernier. Les autres auraient fourni une aide matérielle.
MJ

Cristina Kirchner, future présidente d’Argentine ?

Ce serait une bonne chose, même si Le Figaro Madame n’en croit rien : elle est en effet hostile à la dépénalisation de l’avortement.

MJ

Christine Boutin vs le DAL

Yves Daoudal remarque que le ministre du logement se fait moins tendre face à l’aggressivité déployée par le DAL (Droit Au Logement) :

Carole Bouquet, soutenant les « mal logés » du DAL, a critiqué le fait que Christine Boutin ne se soit pas rendue rue de la Banque. Dans un communiqué, Christine Boutin répond fermement à l’actrice, et en profite pour dresser un réquisitoire contre le DAL, qui ne paraît plus bénéficier de son statut de « partenaire » du ministère

Elle écrit qu’il est « plus facile de se rendre sur place devant les caméras que de répondre concrètement et au cas par cas aux demandes de relogement des personnes installées dans la rue par le DAL ». Elle ajoute : « Je ne pense pas que l’instrumentalisation de la pauvreté soit la bonne méthode pour résoudre le problème du logement en France ». Et elle critique « le fait de jeter à la rue des familles déjà logées dans des hôtels meublés, ce qui représente un moindre mal à l’appel de l’approche de l’hiver par comparaison avec les personnes véritablement à la rue ». Elle reproche à Jean-Baptiste Eyraud d’avoir « pour l’instant » refusé la proposition d’un rendez-vous au ministère, et déplore que « la dizaine de propositions de relogement » faite aux familles les plus mal logées par la mairie du IIe arrondissement ait été « refusée par le DAL »…"

Voilà qui est envoyé.

Michel Janva

Les émeutes “à la française” : une référence !

Voilà l’image qu’a désormais la France en Europe : le phénomène des émeutes de banlieues. Les autorités néerlandaises craignent un phénomène de violences "à la française" dans leurs banlieues. Depuis une semaine, une dizaine d’arrestations ont été opérées et une vingtaine de voitures incendiées dans une zone difficile, à l’ouest de la ville. Quelques voitures ont également pris feu à La Haye au cours du week-end du 20 octobre.

A l’origine, à Slotervaart, Bilal B., 22 ans, a été abattu par un policier le 14 octobre, après avoir pénétré dans un commissariat pour poignarder deux gardiens de la paix et les avoir blessés. Il aurait des liens avec les milieux islamistes et avait été interrogé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du cinéaste Theo Van Gogh.

En réaction à sa mort, des groupes de jeunes ont, pendant plusieurs nuits, multiplié les incidents. Ces violences ont suscité un débat politique à la Deuxième chambre, où une majorité de députés s’est dite favorable, samedi, à des sanctions financières contre les parents des casseurs. Si les banlieues néerlandaises ressemblent aux banlieues françaises, on peut dire de même que la Deuxième Chambre néerlandaise ressemble au Parlement français… Même cause, mêmes effets ?

Michel Janva

Suite de la visite au Maroc : immigration et union

Deux sujets qui n’en font qu’un ? Nicolas Sarkozy a proposé d’organiser en 2008 deux conférences internationales sur l’immigration entre l’Afrique et l’Europe et sur l’intégration économique politique et culturelle des pays méditerranéens.

La première réunion, tenue à Rabat en 2006, avait réuni 57 pays européens et africains. Elle avait adopté un plan d’action portant sur le contrôle de l’immigration clandestine, le codéveloppement dans les pays d’origine et l’organisation de l’immigration légale. Dans la ville de Tanger, M. Sarkozy a invité

"tous les chefs d’Etat et de gouvernement de tous les pays méditerranéens à se réunir en France en juin 2008 pour jeter les bases d’une Union politique, économique et culturelle fondée sur les principes de stricte égalité".

Cela nous rappelle quelque chose… Après en avoir en quelque sorte terminé avec l’Europe, avec le traité "complexifié" européen, Nicolas Sarkozy envisage-t-il une UE élargie ? Car comment envisager, après ce traité européen, une quelconque alliance entre les pays méditerranéens qui puisse exclure l’UE ?

La visite de M. Sarkozy au Maroc devrait s’achever mercredi.

Michel Janva

Le Monde en flagrant délit de cathophobie

Dans un article au vitriol comme seul Henri Tincq sait les écrire, Le Monde fustige la décision du Pape Benoît XVI de béatifier 498 martyrs de la guerre d’Espagne. Mais cette désinformation aux allures antipapistes a déjà trouvé une réponse : c’est la magie de l’Internet et le verbe du Conservateur. Extrait :

"Le progressisme laïciste est une authentique théocratie. Il se veut le "chemin la vérité la vie", et ne supporte aucune autre forme de vérité. De même qu’il prétend s’immiscer entre parents et enfants, il veut aussi se positionner entre les fidèles et la Sainte Eglise pour filtrer les messages, les relativiser, les critiquer. Ceux qui pensent donc que le laïcisme progressiste est une libération de l’homme vivent donc en plein mythe : il s’agit d’une authentique religion intolérante. Aucun contre-pouvoir ne sera toléré, sous peine de mort, les montagnes de victimes de l’intolérance athée en France sont là pour en témoigner. Aucun catholique ne doit l’ignorer. C’est justement pour cela qu’il nous faut résister. […]

La mode est au prétendu "devoir de mémoire", c’est-à-dire à l’exaltation des victimes du passé que l’on exhume toute déssechées et que l’on exhibe en place publique comme l’on ferait d’un gibet. Son mobile, c’est la repentance, que l’on exige des descendants de tel ou tel groupe ou de telle institution présumée coupable. Dans l’air, l’idée que les enfants de colons sont des salauds au même titre que les colons eux-mêmes. Les cathos, également des enfants de salauds parce que l’inquisition, les croisades, bla bla. Les communistes modernes, des salauds ? vous n’y êtes pas mon bon monsieur, seule la déviation stalinienne est coupable, pas le communisme dans son ensemble. […] Bref, l’humanisme de la gauche n’est qu’un mythe car il trie au préalable les bonnes des mauvaises victimes comme le ferait un peloton de la gestapo. Plus injuste encore, le progressisme dont le Monde se fait le porte voix exige le silence et l’oubli sur ceux qui ne comptent pas à ses yeux. Les centaines de gardes suisses massacrés à Paris en 1792 en sont le témoin. Pas une plaque pour évoquer leur martyr. […]

Toutefois, malgré ses grosses ficelles, reconnaissons à Tincq une certaine clairvoyance, perçant dans sa vile propagande : oui, c’est pour exalter la rébellion et la résistance que Benoit XVI va béatifier ces héros de la Vraie Foi. Rien de plus dangereux pour vos nouvelles idoles, Mr Tincq, que des catholiques réveillés. Même réduits à une petite phalange, nous ferons trembler les armées du Grand Roi !! Ah, quand les Catholiques se réveilleront …"

Michel Janva

Des réformes qui n’en sont pas

Dans Le Figaro, Yves de Kerdrel critique les compromis du président de la République : pas une réforme n’est épargnée :

"[L]e chef de l’État et ses conseillers vont devoir faire preuve jusqu’au bout d’une fermeté, qu’ils ont incarné jusqu’ici plus facilement par le verbe que par les actes. […] Or les premières concessions accordées aux agents de conduite […] sont très préoccupantes sur ces deux aspects. D’abord parce qu’elles reconnaissent toujours le droit à un conducteur de train de partir en retraite à 50 ans, en utilisant, pour cela un « compte épargne-temps ». Or, il n’est pas certain que les 16 millions de salariés du secteur privé comprennent bien « ce cadeau » fait sans justification […]. Ensuite parce que sur le plan financier, les primes, qui jusqu’ici n’étaient pas comptées pour le bénéfice de la retraite, vont être incorporées. In fine, cela signifie qu’un conducteur de TGV pourra toujours après 2009 partir en retraite à 50 ans – même si officiellement ce n’est plus la règle – et qu’en outre, il verra les conditions financières de sa pension consolidées. […]

Mais ces concessions auxquelles ont poussé les « mous » de l’Élysée, c’est-à-dire Henri Guaino et Raymond Soubie, sont loin de faire l’unanimité. Y compris à Matignon où François Fillon a toujours défendu, à juste titre, en accord avec Claude Guéant un langage de fermeté. Avec un but et un seul : parvenir à une réforme complète et entièrement réussie. À l’inverse du texte sur le service minimum qui – faut-il le rappeler ? – ne parle ni de service ni de minimum ! À l’inverse aussi de la pseudo-réforme des universités, qui a vu la pauvre Valérie Pécresse abandonnée en rase campagne par son propre camp au mois de juillet dernier. Et ne parlons pas des mesures fiscales adoptées par la nouvelle majorité, et qui relèvent toutes d’un mauvais compromis. […]

[L]es compromis sont des mots qui commencent bien mal et qui « font de bons parapluies et de mauvais toits »."

Michel Janva

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