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Rome pointe l’hérésie d’une publication « catholique » belge

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal William Levada, a récemment interpellé le cardinal Danneels, président de la Conférence épiscopale belge, à propos de plusieurs articles parus dans la revue "Pièces à conviction" du Conseil interdiocésain des laïcs (sic). La Congrégation a pointé deux articles du théologien dominicain Ignace Berten, qui montrait les limites des principes du magistère dans la confrontation avec une société de plus en plus pluraliste… La Congrégation a découvert que dans une autre publication du Conseil interdiocésain des laïcs, celui-ci avançait des propos tout aussi incompatibles avec la doctrine de l’Eglise sur l’euthanasie, sur le statut de l’embryon et sur le relativisme moral.

C’est pourquoi, le cardinal William Levada a demandé au cardinal Danneels d’intervenir auprès des responsables de "Pièces à conviction" afin que leurs initiatives et leurs publications soient plus en consonance avec la doctrine de l’Église catholique. Du côté du Conseil interdiocésain des laïcs, on fait la sourde oreille.

Michel Janva

Et si le Téléthon ne passait plus par l’Eglise ?

Lu sur Liberté Politique :

"Un maire du département de l’Oise annonce à ses administrés, dans le bulletin municipal, que le Téléthon organise un concert les 7 et 8 décembre prochain dans l’église paroissiale. Des paroissiens s’en émeuvent. Ils alertent leur curé, le conseil pastoral et leur évêque. Le Conseil de gestion de la paroisse écrit donc au maire pour faire part de la décision du Conseil pastoral :

« Par le passé, des choses semblables ont pu se faire, avec l’accord du curé de notre paroisse. Toutefois, cette année, après délibération du Conseil Pastoral en date du 17 octobre 2007, et avec le soutien du vicaire général de l’évêque — le Conseil de gestion en accord avec le curé, ne souhaite pas que l’église soit utilisée à cette fin en ce jour de la fête de l’Immaculée Conception de Marie, car des prières sont prévues à l’église à cet effet. […] La communauté catholique est bien sûr solidaire des actions qui sont menées pour soulager toutes les détresses et elle salue le travail remarquable qui a été fait en ce sens par le Téléthon depuis des années, auquel elle s’est d’ailleurs largement associée.
Toutefois, elle regrette les options qui ont été prises depuis un an, une partie des fonds collectés étant affectée à une recherche qui passe par la sélection embryonnaire, ce qui est en contradiction flagrante avec les valeurs défendues par l’Église catholique. Il n’est pas question, pour la communauté catholique de la paroisse, de mener une campagne contre le Téléthon mais vous comprendrez que nous ne pouvons désormais user d’un double langage en soutenant ouvertement cette action. » […]

Après plusieurs rebondissements, il semble acquis que le concert n’aura pas lieu, y compris dans la commune elle-même : le promoteur du concert, lui-même paroissien, a démissionné de ses fonctions, et renoncé à son projet. À sa place une adoration continue est proposée à l’église aux habitants dans la nuit du 7 au 8 décembre."

Michel Janva

Monarchie républicaine

Qui retrouve-t-on dans l’équipe de David Martinon, candidat à la municipalité de Neuilly, LE fief de Nicolas Sarkozy ? Jean Sarkozy.

MJ

Aujourd’hui, Présent est gratuit

A lire ici. Une bonne occasion de découvrir et faire découvrir le seul quotidien catholique. Et de s’abonner.

MJ

63% 75% 72% 65% 76% ? ? ?

Ce sont les pourcentages de personnes interrogées par l’Institut Louis Harris pour le Financial Times qui se prononcent pour la tenue d’un référendum pour adopter le nouveau traité européen ! Il est stupéfiant de constater que les médias français ne relaient pas ce genre d’information à l’exception de Marianne …mais cela n’est pas surprenant lorsque l’on se rappelle qu’en 2005 les grands médias (journaux et chaînes de télévision) avaient tous sans exception milité pour le OUI !

Le sondage du Financial Times
Pensez vous qu’il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

France
Oui 63%

Non 27%
SO* 10%

Grande Bretagne
Oui 75%

Non 14%
SO* 13%

Italie
Oui 72%

Non 17%
SO* 11%

Espagne
Oui 65%

Non 25%
SO* 14%

Allemagne
Oui 76%

Non 19%
SO* 5%

Vous avez dit l’Europe contre les peuples ?

Philippe Carhon

Marche Nationale pour la Vie 2008

Sge_kgl81_210107155527_photo00_1Comme chaque année, la Marche Nationale pour la Vie sera organisée à Paris le dimanche 20 janvier 2008.

Pour contribuer dès maintenant au succès de cette marche, vous pouvez aider le collectif 30 ans ça suffit en :

– organisant un car de province

– en commandant ou en aidant à la distribution des tracts

– ou tout simplement en donnant un peu d’argent…

Philippe Carhon

La COMECE s’est exprimée sur le traité simplifié…hélas

Comece_logo_anim_neuLa Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) a salué dans un communiqué l’annonce d’un accord sur un nouveau Traité institutionnel pour l’Union européenne :

" Malgré les menaces qu’ont fait peser jusqu’au dernier moment les revendications nationales sur l’issue des négociations, la COMECE salue le fait que le souci du bien commun et l’intérêt de 500 millions de citoyens l’aient finalement emporté (…) La COMECE note avec intérêt que le Traité modificatif introduit un préambule au Traité sur l’Union européenne qui reconnaît les héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe (…) Le Secrétariat de la COMECE encourage les chrétiens à s’approprier dans les prochains mois les questions et les enjeux du débat européen. Le Traité modificatif, malgré ses lacunes et sa complexité, représente pour l’UE élargie une solution institutionnelle satisfaisante (…)."

Nous passerons sur le manque de reconnaissance de la COMECE envers le pays européen défendant le plus ardemment les valeurs chrétiennes, à savoir la Pologne, visiblement visée par les allusions aux "menaces" des "revendications nationales". En revanche, nous nous permettrons quelques rappels qui ne seront pas forcément agréable pour les membres de cette commission.

1- L’ appréciation que la COMECE fait du traité ressemble beaucoup à celle formulée en 2005 par la même COMECE sur le projet de constitution. La commission semble s’en satisfaire pour les mêmes raisons. Il s’agit pour elle de saluer l’article 15b qui stipule que :

"L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres".

Mais faut-il se réjouir de voir évoquer "les églises" et les "communautés religieuses" alors même que la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe reste toujours exclue de ce traité ? Pour les évêques de la COMECE, y-a-t-il des églises ou une église, Une Sainte Catholique et Apostolique ?

2- Plus grave encore, avec ce nouveau traité, la Charte des Droits Fondamentaux s’applique désormais de droit. Or, il est triste de constater que la COMECE ne voit pas les dangers véhiculés dans cette charte. D’une part, l’esprit du texte restreint le domaine de la protection du respect de la vie humaine et atténue la portée du droit à la vie et d’autre part elle ouvre la voie par exemple à une légalisation du "mariage" entre personnes de même sexe dans l’ensemble de l’UE comme peut le laisser envisager la lecture de l’article III-21 où est :

"interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race (…) ou l’orientation sexuelle"

3- Enfin, La COMECE "encourage les chrétiens à s’approprier dans les prochains mois les questions et les enjeux du débat européen". Mais n’ayant aucune existence canonique, la COMECE aurait donc dû se limiter à cet encouragement et laisser les laïcs juger, à défaut de pouvoir se prononcer (sauf en Irlande). 

SimonQuant à monseigneur Hippolyte Simon, évêque français et membre de la COMECE, le déni de démocratie imposé aux Français ne semble pas le déranger le moins du monde… Imposer par voie parlementaire un traité quasi identique à celui refusé par plus de 55% des Français il y a à peine deux ans et demi doit sans doute s’expliquer par "le souci du bien commun et l’intérêt de 500 millions de citoyens".

Philippe Carhon 

Provocation des lobbies homosexuels en Italie

BildeEn Italie, une affiche réalisée dans le cadre d’une campagne contre les discriminations envers les homosexuels montre un nouveau né avec un bracelet de naissance portant la mention "homosexuel" ainsi que le slogan "L’orientation sexuelle n’est pas un choix".

La réaction du député démocrate chrétien Luca Volontèn est pleine de bon sens :

"Instrumentaliser les nouveaux-nés pour faire croire que les pulsions homosexuelles sont une caractéristique innée est une tromperie et une honte".

Cette volonté de "normaliser" l’homosexualité est une constante pour ces lobbies et c’est pourquoi nous rappellerons les propos du prêtre et psychanalyste français Tony Anatrella :

"L’homosexualité ne peut pas devenir une norme parmi d’autres. En la présentant comme telle, on entraîne un changement considérable dans la société qui ne sera plus organisée autour du bien commun mais à partir de singularités qui finiront par desservir le lien social et la cohésion sociale".

Philippe Carhon

Le 25 Octobre 732, Charles Martel remporte la bataille de Poitiers….

86518435de2a0a102f40f72d165776b7Le Duc des Francs, Charles Martel, vient au secours de Eudes, le Duc d’Aquitaine, en arrêtant l’avancée des Sarrasins en France. Partis de Pampelune durant l’été, les arabes emmenés par Abd al-Rahman ont envahi le territoire basque et dévasté Bordeaux en quelques mois.

Après avoir rassemblé une armée à la hâte, Charles Martel rejoint les troupes musulmanes à proximité d’une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers et met un terme à leur percée fulgurante. Leur chef est tué pendant la bataille.

La bataille de Poitiers marque la fin de la progression des musulmans et le début de la reconquête par les armées chrétiennes des territoires envahis. C’est pourquoi Voltaire conclut dans son Essai sur les mœurs :

"Sans Charles Martel (…), la France était une province mahométane."

Philippe Carhon

Les radars ne seraient pas fiables

Selon un document officiel de l’Etat révélé par Auto Plus, les policiers ne sont pas en mesure de régler correctement les radars fixes ou mobiles. Avec à la clé des risques de PV injustifiés. Le secrétariat général de l’administration de la police de la préfecture de la zone de défense Est (Metz) a réalisé en 2006 un rapport édifiant qui démontre d’importantes « erreurs de mesure » des radars de vitesse, qu’ils soient fixes ou embarqués. Ces erreurs sont

"engendrées par le mauvais positionnement fréquent des cinémomètres radar fixes et embarqués".

Ainsi, pour mesurer la vitesse d’un automobiliste, un radar doit être placé face à l’axe de la route, puis orienté à 25 degrés. « Mais un écart d’un degré, c’est une marge d’erreur assurée de 4 à 5 % ». L’écart peut atteindre 10 à 13 % si le radar est orienté à 22° par exemple. Pour une vitesse de 90 km/h sur une rocade, l’erreur varie alors de 9 à près de 12 km/h ! L’enjeu financier s’avère colossal : le total des produits des amendes générés par les radars s’est élevé à près de 350 millions d’euros en 2006. A la fin de l’année, 2000 radars (deux tiers fixes et un tiers mobiles) seront en service sur les routes en France.

Michel Janva

Le traité européen de Lisbonne est inacceptable

Interrogé dans Le Figaro, Philippe de Villiers réclame un référendum :

"Ce traité est inacceptable parce que c’est en réalité une Constitution bis. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Angela Merkel quand elle a cet aveu: «Toute la substance de la Constitution est maintenue.» […] On retrouve dans ce texte les quatre éléments constitutifs d’un État européen : la personnalité juridique donnée à l’Union européenne, c’est-à-dire la pleine capacité de signer des traités. La supériorité juridique des lois européennes sur les Constitutions nationales. Un service diplomatique supranational, ce qui veut dire une diplomatie autonome de la Commission. Et enfin, un système de décision indépendant des États, avec le record absolu des transferts de souveraineté contenus dans ce prétendu minitraité (quarante compétences nouvelles). […]

Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a été parfaitement clair au sujet de l’entrée de la Turquie dans l’Europe: «Je brandirai le veto de la France.» Or depuis cet été, il n’y a pas eu de veto. La France a accepté l’ouverture de nouveaux chapitres dans le cadre de la négociation avec Ankara. Bernard Kouchner est allé dire aux Turcs qu’ils étaient «attendus» dans l’UE. Et enfin, on nous explique qu’il n’y a plus besoin de référendum pour l’entrée de nouveaux pays."

Michel Janva

Des djihadistes dans le Lot

Un important coup de filet antiterroriste a eu lieu hier soir dans le Lot : 5 hommes, soupçonnés d’appartenir à une filière de recrutement et d’acheminement de combattants islamistes vers l’Irak, ont été arrêtés et placés en garde à vue. 3 d’entre eux, âgés de 25 à 45 ans, ont été arrêtés à Toulouse et Colomiers. 2 autres dans le département du Lot. Le plus âgé d’entre eux est soupçonné d’avoir formé aux techniques de combat rapproché d’autres djihadistes, arrêtés en février dernier. Les autres auraient fourni une aide matérielle.
MJ

Cristina Kirchner, future présidente d’Argentine ?

Ce serait une bonne chose, même si Le Figaro Madame n’en croit rien : elle est en effet hostile à la dépénalisation de l’avortement.

MJ

Christine Boutin vs le DAL

Yves Daoudal remarque que le ministre du logement se fait moins tendre face à l’aggressivité déployée par le DAL (Droit Au Logement) :

Carole Bouquet, soutenant les « mal logés » du DAL, a critiqué le fait que Christine Boutin ne se soit pas rendue rue de la Banque. Dans un communiqué, Christine Boutin répond fermement à l’actrice, et en profite pour dresser un réquisitoire contre le DAL, qui ne paraît plus bénéficier de son statut de « partenaire » du ministère…

Elle écrit qu’il est « plus facile de se rendre sur place devant les caméras que de répondre concrètement et au cas par cas aux demandes de relogement des personnes installées dans la rue par le DAL ». Elle ajoute : « Je ne pense pas que l’instrumentalisation de la pauvreté soit la bonne méthode pour résoudre le problème du logement en France ». Et elle critique « le fait de jeter à la rue des familles déjà logées dans des hôtels meublés, ce qui représente un moindre mal à l’appel de l’approche de l’hiver par comparaison avec les personnes véritablement à la rue ». Elle reproche à Jean-Baptiste Eyraud d’avoir « pour l’instant » refusé la proposition d’un rendez-vous au ministère, et déplore que « la dizaine de propositions de relogement » faite aux familles les plus mal logées par la mairie du IIe arrondissement ait été « refusée par le DAL »…"

Voilà qui est envoyé.

Michel Janva

Les émeutes « à la française » : une référence !

Voilà l’image qu’a désormais la France en Europe : le phénomène des émeutes de banlieues. Les autorités néerlandaises craignent un phénomène de violences "à la française" dans leurs banlieues. Depuis une semaine, une dizaine d’arrestations ont été opérées et une vingtaine de voitures incendiées dans une zone difficile, à l’ouest de la ville. Quelques voitures ont également pris feu à La Haye au cours du week-end du 20 octobre.

A l’origine, à Slotervaart, Bilal B., 22 ans, a été abattu par un policier le 14 octobre, après avoir pénétré dans un commissariat pour poignarder deux gardiens de la paix et les avoir blessés. Il aurait des liens avec les milieux islamistes et avait été interrogé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du cinéaste Theo Van Gogh.

En réaction à sa mort, des groupes de jeunes ont, pendant plusieurs nuits, multiplié les incidents. Ces violences ont suscité un débat politique à la Deuxième chambre, où une majorité de députés s’est dite favorable, samedi, à des sanctions financières contre les parents des casseurs. Si les banlieues néerlandaises ressemblent aux banlieues françaises, on peut dire de même que la Deuxième Chambre néerlandaise ressemble au Parlement français… Même cause, mêmes effets ?

Michel Janva

Suite de la visite au Maroc : immigration et union

Deux sujets qui n’en font qu’un ? Nicolas Sarkozy a proposé d’organiser en 2008 deux conférences internationales sur l’immigration entre l’Afrique et l’Europe et sur l’intégration économique politique et culturelle des pays méditerranéens.

La première réunion, tenue à Rabat en 2006, avait réuni 57 pays européens et africains. Elle avait adopté un plan d’action portant sur le contrôle de l’immigration clandestine, le codéveloppement dans les pays d’origine et l’organisation de l’immigration légale. Dans la ville de Tanger, M. Sarkozy a invité

"tous les chefs d’Etat et de gouvernement de tous les pays méditerranéens à se réunir en France en juin 2008 pour jeter les bases d’une Union politique, économique et culturelle fondée sur les principes de stricte égalité".

Cela nous rappelle quelque chose… Après en avoir en quelque sorte terminé avec l’Europe, avec le traité "complexifié" européen, Nicolas Sarkozy envisage-t-il une UE élargie ? Car comment envisager, après ce traité européen, une quelconque alliance entre les pays méditerranéens qui puisse exclure l’UE ?

La visite de M. Sarkozy au Maroc devrait s’achever mercredi.

Michel Janva

Le Monde en flagrant délit de cathophobie

Dans un article au vitriol comme seul Henri Tincq sait les écrire, Le Monde fustige la décision du Pape Benoît XVI de béatifier 498 martyrs de la guerre d’Espagne. Mais cette désinformation aux allures antipapistes a déjà trouvé une réponse : c’est la magie de l’Internet et le verbe du Conservateur. Extrait :

"Le progressisme laïciste est une authentique théocratie. Il se veut le "chemin la vérité la vie", et ne supporte aucune autre forme de vérité. De même qu’il prétend s’immiscer entre parents et enfants, il veut aussi se positionner entre les fidèles et la Sainte Eglise pour filtrer les messages, les relativiser, les critiquer. Ceux qui pensent donc que le laïcisme progressiste est une libération de l’homme vivent donc en plein mythe : il s’agit d’une authentique religion intolérante. Aucun contre-pouvoir ne sera toléré, sous peine de mort, les montagnes de victimes de l’intolérance athée en France sont là pour en témoigner. Aucun catholique ne doit l’ignorer. C’est justement pour cela qu’il nous faut résister. […]

La mode est au prétendu "devoir de mémoire", c’est-à-dire à l’exaltation des victimes du passé que l’on exhume toute déssechées et que l’on exhibe en place publique comme l’on ferait d’un gibet. Son mobile, c’est la repentance, que l’on exige des descendants de tel ou tel groupe ou de telle institution présumée coupable. Dans l’air, l’idée que les enfants de colons sont des salauds au même titre que les colons eux-mêmes. Les cathos, également des enfants de salauds parce que l’inquisition, les croisades, bla bla. Les communistes modernes, des salauds ? vous n’y êtes pas mon bon monsieur, seule la déviation stalinienne est coupable, pas le communisme dans son ensemble. […] Bref, l’humanisme de la gauche n’est qu’un mythe car il trie au préalable les bonnes des mauvaises victimes comme le ferait un peloton de la gestapo. Plus injuste encore, le progressisme dont le Monde se fait le porte voix exige le silence et l’oubli sur ceux qui ne comptent pas à ses yeux. Les centaines de gardes suisses massacrés à Paris en 1792 en sont le témoin. Pas une plaque pour évoquer leur martyr. […]

Toutefois, malgré ses grosses ficelles, reconnaissons à Tincq une certaine clairvoyance, perçant dans sa vile propagande : oui, c’est pour exalter la rébellion et la résistance que Benoit XVI va béatifier ces héros de la Vraie Foi. Rien de plus dangereux pour vos nouvelles idoles, Mr Tincq, que des catholiques réveillés. Même réduits à une petite phalange, nous ferons trembler les armées du Grand Roi !! Ah, quand les Catholiques se réveilleront …"

Michel Janva

Des réformes qui n’en sont pas

Dans Le Figaro, Yves de Kerdrel critique les compromis du président de la République : pas une réforme n’est épargnée :

"[L]e chef de l’État et ses conseillers vont devoir faire preuve jusqu’au bout d’une fermeté, qu’ils ont incarné jusqu’ici plus facilement par le verbe que par les actes. […] Or les premières concessions accordées aux agents de conduite […] sont très préoccupantes sur ces deux aspects. D’abord parce qu’elles reconnaissent toujours le droit à un conducteur de train de partir en retraite à 50 ans, en utilisant, pour cela un « compte épargne-temps ». Or, il n’est pas certain que les 16 millions de salariés du secteur privé comprennent bien « ce cadeau » fait sans justification […]. Ensuite parce que sur le plan financier, les primes, qui jusqu’ici n’étaient pas comptées pour le bénéfice de la retraite, vont être incorporées. In fine, cela signifie qu’un conducteur de TGV pourra toujours après 2009 partir en retraite à 50 ans – même si officiellement ce n’est plus la règle – et qu’en outre, il verra les conditions financières de sa pension consolidées. […]

Mais ces concessions auxquelles ont poussé les « mous » de l’Élysée, c’est-à-dire Henri Guaino et Raymond Soubie, sont loin de faire l’unanimité. Y compris à Matignon où François Fillon a toujours défendu, à juste titre, en accord avec Claude Guéant un langage de fermeté. Avec un but et un seul : parvenir à une réforme complète et entièrement réussie. À l’inverse du texte sur le service minimum qui – faut-il le rappeler ? – ne parle ni de service ni de minimum ! À l’inverse aussi de la pseudo-réforme des universités, qui a vu la pauvre Valérie Pécresse abandonnée en rase campagne par son propre camp au mois de juillet dernier. Et ne parlons pas des mesures fiscales adoptées par la nouvelle majorité, et qui relèvent toutes d’un mauvais compromis. […]

[L]es compromis sont des mots qui commencent bien mal et qui « font de bons parapluies et de mauvais toits »."

Michel Janva

Une soirée avec Philippe Maxence

C’est ce soir sur le Forum Catholique. Philippe Maxence sera l’invité de 18h30 à 22h. Rédacteur en chef de L’Homme Nouveau depuis 2001, Philippe Maxence a notamment publié BADEN POWELL, éclaireur de légende et fondateur du scoutisme, l’unique biographie de Baden-Powell disponible en français.

MJ

Traité de l’UE : le retour d’Etienne Chouard

Etienne Chouard est cet internaute qui s’est distingué en 2005 pendant la campagne référendaire : ses arguments contre la Constitution avaient convaincu bon nombre d’électeurs de l’aspect néfaste du traité européen. Interrogé dans Libération, il juge le "nouveau" traité de Lisbonne comme l’ancien :

"Ce n’est pas une version édulcorée, c’est la même version et je la combats violemment. On a retiré trois détails sans importance : le drapeau, l’hymne, la référence à la monnaie, le mot Constitution, comme si le fait de retirer l’étiquette retirait le danger. Et puis on nous impose par voie parlementaire ce qu’on vient de refuser par référendum. Pour moi, c’est un viol. Un viol politique, c’est une cause de guerre civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journaliste. […]

[T]out ce qui est dangereux est là : la confusion des pouvoirs dans les mains de l’exécutif, avec les «procédures législatives spéciales» ou les «actes non législatifs». Le Parlement ne les contrôle pas et ce sont des normes obligatoires qui s’appliquent à tout le monde. […] la dépendance des juges européens vis-à-vis de l’exécutif pour leur carrière. Ils sont nommés pour six ans par les gouvernements, et renouvelables. […] l’article 104 de Maastricht, c’est-à-dire l’interdiction pour les Etats de créer la monnaie. On est fou d’accepter ça. Les Etats l’ont accepté à Maastricht, c’est toujours là aujourd’hui. Maintenant, ils doivent s’endetter quand ils ont besoin d’argent et payer un intérêt aux banques. […] La souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous l’abandonnée, vous avez tout perdu.

Autre point : la révision de la Constitution. Elle se fait sans les peuples. Et enfin, dans cette Constitution, aucun organe n’est responsable de ses actes. A part la motion de censure, qui est théorique, parce qu’à la majorité des 2/3, il n’y a pas de mécanisme de responsabilité. […] Ils ont retiré le mot Constitution et la partie III. Mais en réalité, elle est encore en œuvre. C’est le royaume de l’hypocrisie. C’est de la violence."

Michel Janva

A propos de Présent

Alain Sanders rappelle que la survie du quotidien catholique ne tient qu’à l’abonnement de ses lecteurs :

"C’est de cela que nous risquons de mourir. J’ai eu naguère, l’occasion de m‘étonner de ces associations qui nous envoient leurs communiqués, se réjouissent qu’on les passe (ce que personne d’autre de la « grosse presse » ne fait) et qui, pour autant ne sont pas abonnées. J‘évoquais aussi certains auteurs de Tribunes libres qui nous demandent de leur envoyer le numéro où est passée leur tribune. Ce qui veut dire : 1) qu’ils ne sont pas abonnés ; 2) qu’ils ne font même pas l’effort d’acheter le numéro dans lequel leur prose a été publiée. […]

Répondant aux accusations suicidairement amicales d’un lecteur nous conseillant de préparer dignement notre mort, Jeanne Smits a dit, avec la courtoise diplomatie qui est la sienne, que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Et que rien, et certainement pas ces blogs ficelés par des gens pleins de bonne volonté, mais qui sont tout sauf des journalistes, ne remplacera jamais un libre journal de papier fabriqué – et porté – par des professionnels."

Et c’est certain : Le Salon Beige relaie régulièrement les informations et analyses rapportées par Présent et que l’on ne trouve pas ailleurs. Amis lecteurs, n’hésitez pas à franchir le pas d’un abonnement au seul quotidien catholique français.

Michel Janva

Guy Môquet : interné politique

Dans Présent, Rémi Fontaine publie un document officiel du ministère des Anciens Combattants et victimes de la guerre concernant Guy Môquet, refusant la demande du titre d’« interné résistant » et lui attribuant seulement celui d’« interné politique ». Si c’est le ministère qui le dit…

MJ

« Grenelle de l’environnement » : la peur comme politique

Le ton de cette tribune de Luc Ferry dans Le Figaro est donné dès le titre : "Ce "Grenelle" n’a de légitimité ni scientifique, ni républicaine" :

"Au fond de l’écologie contemporaine, il y a toujours cette «grande peur planétaire» […] principe fondateur d’une «autre politique», plus ou moins anticapitaliste et altermondialiste, qui soumette enfin l’économie à l’écologie. Et pour la justifier, rien n’est plus précieux que de pouvoir s’appuyer sur cette formidable et si commune passion qu’est la peur. […] Avec un tel discours, plus besoin de discussion : les esprits sont prêts à être mis au pas pour accepter de bonne grâce les mesures liberticides qu’on cherche à leur imposer.

Pas de malentendu : nul ne doute qu’il faille protéger la planète ni qu’il y ait quelque urgence à le faire. Ce qui inquiète, pourtant, plus encore que les pollutions de l’air ou de l’eau […] c’est celle de l’atmosphère intellectuelle et morale dans laquelle la réflexion semble aujourd’hui prendre place. Car nos écologistes militants, de gauche comme maintenant de droite, associent de manière imparable trois logiques qui, au final, forment un redoutable piège : une logique de la peur selon laquelle cette passion, naguère encore honteuse, serait désormais un vecteur de sagesse […] ; une logique médiatique, où les people, animateurs télé, vedettes de cinéma, de la chanson ou de la politique, relèguent les scientifiques et les économistes sérieux au fond du fond du panier ; enfin une logique d’interdiction qui, une fois la panique bien ancrée dans les esprits, n’a plus qu’à se baisser pour en ramasser les dividendes politiques. […]

[L]’interdit rassure parce qu’il donne le sentiment que le politique, enfin, «fait quelque chose». […] Quels que soient ses mérites et la qualité des personnes qui y prennent part, le «Grenelle de l’environnement» n’a de légitimité ni scientifique, ni républicaine. Il ne représente en rien les citoyens que nous sommes et relève à 100 % du management et de la communication politiques. […] Il est désormais vital qu’existe sur ces questions un lieu dans lequel on organise le nécessaire débat contradictoire sur des sujets […] dont la simple honnêteté intellectuelle oblige à affirmer qu’ils sont loin d’être tranchés. Un lieu dans lequel on puisse distinguer les vrais risques des rumeurs absurdes".

Michel Janva

La cour européenne de justice donne raison à Le Pen

Dans l’ouvrage Le Procès de Jean-Marie Le Pen de Mathieu Lindon, édité par Paul Otchakovsky-Laurens, dont Libération avait repris des extraits jugés diffamatoires, Jean-Marie Le Pen était qualifié de "chef d’une bande d’assassins" et de "vampire" se nourrissant "du sang de ses ennemis".

En 1999, la justice française avait donné raison à M. Le Pen et à son parti qui s’estimaient diffamés et avait condamné le romancier, son éditeur et Serge July à des amendes et à des dommages et intérêts.

La Cour européenne des droits de l’Homme a estimé lundi que la justice française n’avait pas violé la liberté d’expression de l’auteur du livre, de son éditeur et de Serge July.

MJ

Quelques nouvelles pro-vie

… à lire sur le blog de Jeanne Smits : le rejet de l’avortement en Uruguay, l’échec du "bateau de la mort" à Naples, la défense de la vie par le Cardinal Cipriani, archévêque de Lima (Pérou) et par le Cardinal Pell, archévêque de Sydney (Australie), qui ne fait pas dans l’ambiguïté :

"La croissance de l’Eglise ne pourra exister que comme conséquence d’une vie fidèle et d’une présentation effective de la plénitude de l’enseignement de l’Eglise sur la vie. Aucune croissance ne sera le fruit d’une dilution ou d’une déformation de l’enseignement sur la vie, ni d’un silence qui cherche à ne pas blesser."

MJ

Election reportée au Liban

Selon un communiqué du Parlement libanais :

"En vue de davantage de consultations pour parvenir à un accord sur l’élection du président de la République qui symboliserait l’unité du pays, le président du Parlement Nabih Berri a décidé de reporter la séance prévue demain (mardi) à 10H30, au lundi 12 novembre".

MJ

Contre la lettre de Môquet, une contestation légitime

Dans Le Figaro, Alain-Gérard Slama explique en quoi la fronde contre la lecture de la lettre de Guy Môquet n’est pas uniquement mue par un réflexe "anti-Sarkozy" :

"[F]orce est de constater que la protestation des historiens va très au-delà du réflexe corporatiste et de l’antisarkozysme sans nuances, dont, faute de fusible primo-ministériel, le conseiller spécial du président, Henri Guaino, présent à Blois, fait actuellement les frais. Les historiens ont raison en effet de rappeler, une fois de plus, que la loi n’a pas à dire comment doit s’écrire l’histoire, sous peine de tomber dans le piège totalitaire de l’histoire officielle. […]

De même, les historiens ont raison de rappeler que l’invocation du drame de Guy Môquet ne peut pas être aussi clairement instrumentalisée dans le sens d’une réhabilitation de l’histoire nationale que ne le souhaitent les promoteurs de cette journée. Le jeune militant communiste a en effet été arrêté, à l’origine, par la police française en octobre 1940, comme militant du PCF clandestin dissous en 1939 après le pacte germano-soviétique. […] Guy Môquet lui-même était trop jeune pour s’être détaché de la « ligne » stalinienne, qui, loin de s’identifier à la cause de la liberté, n’avait engagé le PCF dans la Résistance qu’après l’agression nazie sur le front russe, en juin 1941."

Michel Janva

Que les laïcs s’engagent dans les domaines social et politique

Benoît XVI souhaite un engagement fort des laïcs dans les domaines social et politique. Il l’a rappelé, avant l’angélus à Naples :

"Que la Vierge protège aussi ceux qui, de façons différentes, s’engagent pour le bien commun et pour un ordre juste dans la société, comme cela a été bien souligné lors de la 45e Semaine sociale des catholiques italiens, qui s’est tenu justement ces jours-ci à Pistoia et à Pise, cent ans après la première Semaine sociale promue surtout par Giuseppe Toniolo, illustre figure d’économiste chrétien.

Nous avons devant nous de nombreux problèmes et défis. Cela réclame un engagement fort de la part de tous, spécialement des fidèles laïcs travaillant de les domaines social et politique, pour assurer à chaque personne et en particulier aux jeunes les conditions indispensables pour développer leurs talents naturels et mûrir des choix de vie généreux au service de leurs familles et de toute la communauté".

MJ

Elections en Pologne : victoire des libéraux

L’annonce des premiers résultats des élections législatives polonaises, initialement prévue à 20h, a été reportée à plusieurs reprises dimanche soir, plusieurs bureaux de vote ayant dû rester ouverts plus longtemps que prévu.

La droite libérale de la Plate-forme civique (PO) remporte les élections législatives polonaises sur le parti conservateur Droit et justice (PiS) des jumeaux Kaczynski, selon les premières estimations. La Plate-forme civique et Parti des paysans polonais (PSL), son probable partenaire de coalition, obtiennent à eux deux la majorité absolue.

Le PO obtient 43,7% des voix, contre 30,4% pour le PiS et 7,9% au PSL. L’Alliance de centre gauche (LiD) parrainé par l’ex-président Aleksander Kwasniewski, a obtenu de 12,2% à 13,3%. Les deux anciens alliés des frères Kaczynski, Autodéfense (Samoobrona) et la Ligue des familles polonaises (LPR), sont éliminés du Parlement faute d’avoir franchi la barre de 5% des électeurs.

Jaroslaw Kaczynski ne sera donc plus premier ministre, mais son frère Lech Kaczynski reste président et va devoir cohabiter avec la nouvelle chambre.

Michel Janva

Addendum 22/10 à 9h30 :

Dans un premier signal vers l’UE, un des vice-présidents de PO, Jacek Saryusz-Wolski, a annoncé que le prochain gouvernement libéral adoptera la Charte des droits fondamentaux, incluse implicitement dans le nouveau traité européen et refusée par les Kaczynski.