« Bela fou mouk, chouya » !
Ce sont les derniers propos de Fadela Amara, lancés à l’encontre de "jeunes" de banlieue. La genèse de l’histoire et la traduction de cette phrase prononcée en arabe sont ici. Pour Alain Sanders, cela
"marque un véritable tournant dans la politique de l’Etat français. Par-delà l’exotisme fleuri de Fadela Amara, c’est un signe inouï – au sens propre du terme : jamais entendu – d’une situation devenue incontrôlable. Les policiers, les pompiers, les postiers et les hommes politiques en général, n’ont pas droit de cité dans ces cités. Et quand un membre du gouvernement y va, même protégé par son appartenance ethnique, il lui faut s’y imposer en employant une langue qui, officiellement au moins, n’est pas encore celle de la République française. En lançant son bela fou mouk, son « ta gueule », Fadela Amara a dit quelque chose. Et ce quelque chose est sans équivoque : nous ne sommes déjà plus chez nous".
L’Eglise en France ne va pas si mal
Dans un entretien au journal La Croix, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, qui arrive au terme de son deuxième mandat comme président de la Conférence des évêques de France estime que l’Eglise en France ne va :
"Pas si mal que ça. Elle se veut fidèle au Christ, annonçant l’Evangile face à un mouvement de sécularisation déjà ancien mais toujours actif en Occident qui affaiblit la relation des gens avec la foi et avec l’Eglise. […] En même temps, des chrétiens prennent en charge la vie ecclésiale, des hommes et des femmes redécouvrent le chemin de la foi, bien des fidèles s’investissent dans la formation chrétienne, etc. Ces signes invitent à l’espérance : le Christ est là, présent dans la barque de l’Église même si celle-ci paraît secouée…
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Les craintes suscitées par le motu proprio sur la liturgie sont-elles apaisées ?
Il y en a eu beaucoup plus avant sa publication qu’après. […] J’ai senti, en échangeant avec le pape lui-même, qu’il considère cette question dans une perspective d’avenir, comptant sur un enrichissement possible entre ces deux formes, et absolument pas comme un retour au passé ! Le pape pense qu’une bonne part des catholiques attachés à la tradition peut entrer dans une dynamique de réconciliation. […]
Nous avons fait le point en septembre entre archevêques. J’ai été frappé par la volonté de chaque diocèse de s’organiser pour répondre positivement aux demandes. Pour le moment, peu de demandes nous sont arrivées. Par contre, dans plusieurs diocèses en France, cette question a éveillé l’intérêt de prêtres et de fidèles pour redécouvrir les grandes intuitions du Concile qui ont mené à la réforme liturgique. […]
J’ai vécu depuis huit ans un changement de climat dans ces relations [avec l’Etat]. Avec le cardinal Billé, nous avons voulu renouer des relations plus régulières avec le président de la République et avec le premier ministre, à un moment où Jacques Chirac et Lionel Jospin convenaient tous deux que cela manquait. C’était l’époque du livre de René Rémond, Le Christianisme en accusation, et Lionel Jospin était impressionné de voir que les catholiques se sentaient mal à l’aise dans la société. Pour faire face à cette situation, il a proposé de mettre en place une instance de dialogue. […]
Notre discours sur les sujets de société […] est bien reçu quand il s’agit de doctrine sociale. Par contre, ce qui touche à l’embryon, à la famille ou au mariage, au croisement du privé et du social, a plus de mal à être entendu : on nous rétorque que l’opinion va dans l’autre sens ; on nous oppose le poids des sondages… Mais peut-on élaborer sur la base des seuls sondages une politique qui engage l’avenir ?
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Comment expliquez-vous l’embarras de l’épiscopat, il y a un an, face au Téléthon ?
La question se reposera cette année. Malgré des différences entre nous, la plupart des évêques n’appelleront pas au boycottage. Cela ne nous empêche pas de manifester notre inquiétude en constatant qu’une partie des fonds récoltés va à certaines recherches que nous désapprouvons. Le Téléthon n’est pas seul en cause : la Conférence épiscopale s’exprimera certainement sur le sujet lors de la prochaine révision des lois de bioéthique."
Le Cardinal Pell et le climat, la raison et la peur
Hermas a traduit une lettre récente du Cardinal Australien sur le sujet "brûlant" de l’actualité. Extrait :
"Je suis croyant en la conception catholique de la foi et de la morale. Je suis certainement sceptique sur les extravagantes allégations d’imminentes catastrophes climatiques causées par l’homme. […] Le changement climatique est probablement en cours depuis que la terre a un climat. […] Il n’est pas irrespectueux envers la science et les scientifique de prendre cette dernière cause avec des pincettes. La méthode scientifique le requiert.
Les incertitudes sur les changements climatiques abondent. Les températures au Groenland étaient plus élevées dans les années 40 qu’elles ne le sont aujourd’hui et le Glacier de Kangerlussuaq ne rétrécit pas, mais voit sa taille augmenter. Le journal "American Scientist" a récemment publié une étude sur la fonte du glacier du Mont Kilimanjaro. L’étude confirme que la température de l’air autour du glacier continue d’être négative, de sorte qu’il ne fond pas en raison du réchauffement de la planète. Au contraire, le modèle de fonte du glacier correspond à l’effet de la radiation directe du soleil. L’activité humaine ne peut pas être blamée pour cela.[…]
Il y a beaucoup de mesures qui sont bonnes pour l’environnement et que nous devons poursuivre. Mais nous avons besoin d’être capables de parler librement de cela et des incertitudes entourant le changement climatique. Invoquer l’autorité de quelques experts scientifiques pour clore le débat n’est bon ni pour la science, ni pour l’environnement, ni pour les peuples, ici ou dans les pays en développements, ni pour ceux de demain.
Ma tâche en tant que leader chrétien est d’être en prise avec la réalité, de contribuer aux débats sur ces problèmes importants, d’ouvrir les esprits des gens et de dire quand l’empereur est nu ou presque. Les environnementalistes radicaux sont plus préoccupés de moraliser leurs propres priorités et de les imposer aux autres par la peur. Ils n’ont pas besoin des chefs de l’Eglise pour les aider en cela, même si c’est un moyen efficace de faire taire les témoins chrétiens. Les leaders de l’Eglise doivent en particulier être allergique au non sens."
Dira-t-on du Cal Pell qu’il est un "croisé anti-écologie" téléguidé par "Washington" ? Qu’il a été influencé par des lobbys dont il serait l’idiot utile ? Ou qu’il apporte un peu de raison au faux-débat (car il n’y a pas de débat) qui mélange respect de l’environnement et réchauffement climatique-causé par l’homme ?
USA : avortement et politique
D’après une étude réalisée par Bloomberg News et le Los Angeles Times, 40% des américains souhaiteraient que l’avortement soit illégal dans 98% des cas (excepté en cas de viol, inceste et de danger pour la vie de la mère). 44% des personnes interrogées défendent l’avortement légal, dont 31% déclarent que l’avortement doit être toujours légal et 13% qu’il devrait être légal dans la plupart des cas.
CBC News estime que 54% des américains souhaitent que l’avortement soit illégal dans la plupart des cas.
Fox News, montre que 45% des américains ont besoin de connaître la position de chaque candidat sur l’avortement avant de voter.
Et en France ?…
Toulouse : traquenards contre les pompiers
Depuis plusieurs mois, l’intervention des pompiers comme celle des policiers au cœur des quartiers sensibles à Toulouse, se transforme en véritables traquenards. Dans la nuit de vendredi à samedi, les sapeurs-pompiers de Buchens-Ramonville, partent sur un feu de voiture, dans le quartier d’Empalot. Alors que les policiers sécurisent la zone d’intervention, comme le prévoit le nouveau protocole mis en place depuis près de deux ans, les pompiers se tiennent à distance à 500 mètres de là, en attendant le feu vert des forces de l’ordre. Quelques minutes plus tard, le signal est donné. Les pompiers filent vers la voiture en feu. À l’approche d’un passage souterrain étroit, un sapeur-pompier part en reconnaissance à pied se tenant à quelques mètres du fourgon. Un projectile jeté depuis le douzième étage d’une barre d’immeuble ricoche sur un balcon et plusieurs morceaux atterrissent violemment sur le toit du véhicule d’intervention. Aucun pompier n’est blessé. L’objet en question n’est pas un caillou ou une boule de pétanque, encore moins une friteuse ou une poêle à frire mais une dalle de béton de 60 centimètres de diamètre arraché d’un toit d’immeuble ! Avec la vitesse liée à la chute, le poids de ce bloc de béton avoisinait les 6 tonnes.
Michel Janva (merci à SC)
Proposition de loi pour un salaire parental
Le député de Loire-Atlantique Michel Hunault a déposé le 24 octobre un projet de loi instituant un salaire parental. Il s’en explique :
"La famille est la cellule de base de la société. C’est en son sein que l’enfant construit sa personnalité. L’amour, l’affection des parents et de l’entourage familial concourent à l’épanouissement de la personnalité de l’enfant. Il est du devoir des pouvoirs publics de conforter le modèle familial, aider les familles à surmonter leurs difficultés et à réaliser leur projet de vie : il y a peu d’exigences qui soient aussi fondamentales. Car la famille est au croisement de toutes les politiques publiques, qu’elles visent la cohésion sociale, la solidarité ou le dynamisme économique. Depuis plusieurs décennies, des aides spécifiques ont reconnu le rôle essentiel de la famille en venant en aide aux parents pour l’éducation des enfants et des allocations ont été crées. Des incitations fiscales permettent aux parents faisant appel à une tierce personne, de déduire partiellement ces charges de leur revenu imposable. Pourtant ces mesures ne bénéficient pas aux revenus modestes non imposables qui eux n’ont pas la possibilité de faire appel à une tierce personne. Dans un souci d’équité, il convient donc de compléter le dispositif d’aide aux parents."
Cette loi stipulerait notamment :
"Un salaire parental de libre choix est versé à celui des parents qui souhaite se consacrer pleinement à l’éducation de ses enfants […] Le salaire parental de libre choix est versé mensuellement, par les caisses d’allocations familiales, à compter de la naissance, de l’adoption ou de l’accueil du premier enfant et jusqu’à un âge limite du dernier enfant ou jusqu’à la fin de la période pendant laquelle le bénéficiaire assume le rôle de tierce personne auprès d’un de ses enfants handicapé. […] Le salaire parental de libre choix est d’un montant égal au salaire minimum interprofessionnel de croissance net visé à l’article L. 141–2 du code du travail […] Le salaire parental de libre choix n’est pas cumulable avec des revenus personnels d’activité, les allocations de chômage et le complément de libre choix d’activité."
Michel Janva (merci à LD)
Motu Proprio et FSE : l’affaire se poursuit
Suite à la lettre ouverte de l’abbé Loiseau, Jean-Michel Permingeat, commissaire général du mouvement a répondu, écrivant notamment que :
"Nous ne pouvons laisser des groupes de parents, de chefs ou de jeunes, choisir à leur gré de célébrer selon la forme extraordinaire du missel au cours des activités, au risque d’entraîner des divisions ou des tensions internes dans les groupes. La première mission des responsables du mouvement est d’assurer son unité et sa paix".
Formulation pour le moins étrange, car Benoît XVI affirme au contraire publier son Motu Proprio pour que cessent les divisions au sein de l’Eglise :
"J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Eglise."
Et pour l’abbé de Toulon, cette réponse ne répond à aucune des objections sérieuses et a finalement ouvert une meute sur sa paroisse, avec l’aide des Europa Scouts :
"Monsieur Permingeat n’est pas dans l’esprit du Motu proprio".
A propos de cette affaire, Philippe Maxence, rédacteur en chef de l’Homme nouveau s’inquiète de ce que cette décision de la FSE puisse contribuer à une nouvelle division au sein du scoutisme (intégralité de l’éditorial, pdf).
Le laïcisme, cause des maux de la France
Jean-Pierre Maugendre est interrogé dans Présent. Extraits :
"L’opposition historique entre une droite attachée à la nation, aux libertés individuelles, aux valeurs morales traditionnelles et une gauche cosmopolite, socialiste et moralement libertaire a volé en éclat. L’ensemble de l’Etablissement politique – droite saumon et gauche caviar confondues – est d’accord pour supprimer les nations au bénéfice d’un gouvernement mondial, conséquence logique du primat de l’économique sur le politique et d’une absence totale de références morales transcendantes. Est-il fait plus significatif de cette « ténébreuse alliance » que le soutien de Nicolas Sarkozy à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du Fonds monétaire international ? […]
L’enjeu majeur de la société française en ce début de XXIe siècle est la substitution progressive, sur notre territoire, d’une population d’origine européenne et de culture chrétienne par d’autres populations d’origines essentiellement africaines et de culture, en bonne part, arabo-musulmane. Ce phénomène n’est pas la cause de nos maux. Il en est la conséquence, principalement en raison de la déchristianisation et de la perte d’identité de la population française.
Une nation c’est une terre et un peuple mais c’est aussi une mémoire et une foi communes. […] L’effondrement démographique qui frappe de plein fouet les Français dits de souche, est la conséquence d’une vision matérialiste et hédoniste de l’existence. […] Cependant ne nous trompons pas d’ennemi : face à la submersion musulmane, la laïcité n’est en aucun cas un rempart […]. C’est le triomphe de la laïcité avec ses conséquences : l’amoralisme, la dénatalité… qui rend possible la montée en puissance musulmane sur notre sol."
MJ
Islamisation du Canada
Islamisation ? Le terme n’est-il pas trop fort ? Mais alors comment appeler ce fait : une agglomération entièrement musulmane a été construite au Canada. Autour d’une gigantesque mosquée, toutes les rues portent des noms musulmans. 260 maisons ont été construites, et des dizaines d’autres sont en construction. Le promoteur est lui-même musulman, et met un point d’honneur à ce que ses maisons soient conformes aux règles de l’islam.
Imaginons un instant la même chose en Arabie Saoudite.
Portrait de l’Arche de Zoé
Après un portrait pareil, on est plus proche du trafic d’enfants que de la compassion.
MJ
Pas de franchises médicales pour les immigrés
L’Assemblée a voté par 44 voix contre 27 (sur 577 députés…) l’article qui prévoit la mise en place, à partir du 1er janvier 2008, de franchises médicales, c’est-à-dire le non-remboursement de 50 centimes sur les médicaments et les actes paramédicaux et de 2 euros sur les transports en ambulance ou en taxi, le tout étant plafonné à 50 euros par an. On apprend simplement que seront exonérés de ces franchises les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU).
Les quotas de l’immigration dite choisie
Deux listes de métiers ont été élaborées par les services du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi. L’une répertorie 30 professions «susceptibles d’être proposées dans certaines régions aux ressortissants des pays tiers» (hors UE). Il s’agit de métiers qualifiés exigeant des diplômes du supérieur. L’autre liste concerne les 152 métiers qui seraient ouverts aux ressortissants des pays nouvellement membres de l’UE. Elle couvre un large éventail de professions, certaines exigeant peu de qualification, comme laveur de vitres spécialisé, serveur en restauration ou bûcheron.
On apprend ainsi que la France a besoin d’employés de ménage à domicile, de responsables d’exploitation en assurance, de sylviculteurs, de matelots à la pêche, de soudeurs, d’agents d’encadrement de la construction mécanique, d’ingénieurs d’affaires, de conseillers en crédit bancaire. Métier par métier, région par région, les besoins sont évalués à l’unité près : l’Ile-de-France manque ainsi de 6 979 dessinateurs du BTP, de 7 465 dessinateurs projeteurs de la construction mécanique et du travail des métaux, de 761 attachés commerciaux en biens intermédiaires et matières premières; Rhône-Alpes de 559 merchandiseurs et de 110 pilotes d’installation de production cimentière; …
Le 22 septembre, Nicolas Sarkozy avait annoncé «un chiffre plafond d’étrangers que nous accueillerons sur notre territoire» avec «un quota par profession» et puis, «naturellement, un quota par région du monde». Ce qui reste à faire.
61%
… des Français souhaitent un référendum sur le traité européen. Et 68% l’approuveraient !
MJ
Le « Grenelle » de la droite nationale ?
Différentes mouvances de la droite nationale se sont réunies hier à Paris, à l’initiative de la revue Synthèse nationale. Parmi les personnalités présentes, on note Robert Spieler, le président du Bloc identitaire Fabrice Robert, Odile Bonnivard, Jérôme Bourbon, Olivier Pichon, Hilde de Lobel, députée du Vlaams Belang, Nicolas Bay (MNR) et Jean-François Touzé (FN). Bernard Antony, empêché par la grève d’Air France, a fait lire un message.
"Un Grenelle de l’identité", s’est félicité à la tribune Bruno Larebière, rédacteur en chef de Minute et du Choc du mois.
La direction du FN avait demandé à ses cadres de ne pas se rendre au colloque et le délégué général adjoint du FN, Martial Bild, qui avait annoncé sa présence, a renoncé à venir. Seul était présent Jean-François Touzé, membre du bureau politique, qui a dit :
"Une grande partie de la famille nationale est aujourd’hui hors du Front. Je milite pour que le Front soit à nouveau le lieu de rassemblement de cette famille […] le FN demeure un vecteur essentiel du combat national".
Le secrétaire général du MNR, Nicolas Bay a expliqué qu’il fallait "réinventer la droite nationale" en construisant un rassemblement "sans arrière-pensée hégémonique" :
"Le pape Benoît XVI le soulignait récemment : « L’Occident montre disait-il une haine envers lui-même qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique ; l’Occident ne s’aime plus. Dans son histoire, il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, et il n’est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur.»"
S’il a évoqué les "divergences de vue" avec Marine Le Pen, il a souligné "les qualités politiques évidentes" de la fille de Jean-Marie Le Pen, qui "a toute sa place" dans le "rassemblement des patriotes sincères".
Mme Kirchner, probable présidente d’Argentine
Selon des sondages sortie des urnes, Mme Fernandez de Kirchner, pro-vie, serait élue dès le premier tour présidente d’Argentine. Son mari, Néstor Kirchner, élu en 2003, reste pour beaucoup l’homme qui a sorti l’Argentine de la dramatique crise économique des années 2001-2002, lorsque l’Argentine croulait sous une dette de 100 milliards de dollars et que les classes moyennes avaient tout perdu. Le président sortant aurait pu briguer un second mandat mais il semble préférer se réserver la possibilité de revenir à la tête de l’Etat en 2011. La victoire de son épouse paraît certaine.
Les électeurs, dont 40% votent dans la province de Buenos Aires, désignent également le vice-président, 24 sénateurs, 124 députés, neuf gouverneurs et députés régionaux dans la capitale et dix provinces.
Pas de limitation de vitesse sur les autoroutes
… en Allemagne. La CDU, le parti de la chancelière allemande Angela Merkel, a opposé dimanche une fin de non-recevoir à la proposition de son partenaire au sein du gouvernement, le Parti social-démocrate, d’instaurer une limitation de vitesse sur les autoroutes.
Les avantages d’une limitation à 130 km/h de la vitesse sur autoroutes seraient limités, et en tous les cas "sans aucun rapport avec les restrictions que cela représenterait pour les automobilistes", a déclaré le secrétaire général de la CDU, Ronald Pofalla. Une telle mesure ne réduirait que de moins d’un demi-point de pourcentage les émissions de CO2.
Un air de déjà vu…
"Selon le directeur de l’AIEA, il n’y a aucune preuve montrant que l’Iran a effectivement entrepris de fabriquer une bombe atomique."
MJ
Grognons ou impatients ?
On ne sait pas comment qualifier l’attitude des députés UMP. Mais visiblement, ils sont déçus par le gouvernement.
MJ
Le Conseil de l’Europe ne comprend pas Alexis II
Le patriarche de Moscou a été invité à revoir ses affirmations par une représentante du Conseil de l’Europe, Gabriella Battaini-Dragoni, directrice générale pour l’Education, la culture et le patrimoine, qui rejette les propos d’Alexis II :
"Pour le Conseil de l’Europe, il n’y a pas de fossé entre les droits de la personne et la moralité sur le continent. Nous voyons un lien logique entre la religion en tant que source de culture et la culture comme fondement du développement des droits de la personne. Nous nous demandons vraiment pourquoi le patriarche a des doutes à ce sujet".
On se demande bien… Serai-ce pour ceci, ceci ou cela ?…
Au cours d’une conférence organisée à Moscou sur le dialogue interreligieux, Gabriella Battaini-Dragoni a déclaré, le 17 octobre, que les 47 membres du Conseil de l’Europe s’étaient interrogés sur l’affirmation du patriarche selon laquelle il existe "une fracture funeste dans le lien entre les droits de l’homme et la morale", qui menace la civilisation européenne. Dans son discours, Alexis II avait insisté en déclarant que les droits de la personne s’étaient "développés sur le terrain de la morale chrétienne", mais qu’ils étaient aujourd’hui menacés par "une nouvelle génération de droits en contradiction avec la morale", utilisés pour justifier des "actes amoraux".
Béatification de 498 martyrs de la guerre d’Espagne
C’est l’évènement du jour dans l’Eglise. Le pape Benoît XVI a rendu hommage aux martyrs,
"ces témoins héroïques de la foi qui, motivés exclusivement par l’amour du Christ, ont payé de leur sang leur fidélité au Christ et à son Eglise. Que leurs paroles et leurs gestes de pardon envers leurs persécuteurs nous poussent à travailler inlassablement à la miséricorde, la réconciliation et la coexistence pacifique. […] le témoignage suprême du sang n’est pas une exception réservée à quelques individus, mais une éventualité pour tout le peuple chrétien. […] Certes, tous ne sont pas appelés au martyr du sang [mais il existe aussi un] martyr de la vie ordinaire […] un témoignage particulièrement important dans la société sécularisée de notre temps".
Cette béatification a provoqué une polémique en Espagne, alors que le gouvernement de José Luis Zapatero s’apprète à faire adopter mardi prochain par le parlement une loi réhabilitant la mémoire des victimes du franquisme. Le ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos et le rapporteur du projet de loi, le socialiste Jose Torres Mora, représentaient le gouvernement à la messe.
Plusieurs dizaines de milliers de pèlerins étaient venus avec 71 évêques pour la plus importante béatification de masse de l’histoire de l’Eglise catholique. La célébration a été présidée place Saint-Pierre par le représentant du pape, le cardinal portugais José Saraiva Martins, préfet de la congrégation pour les causes des saints. Le pape s’est adressé aux pèlerins de la fenêtre de son bureau après la messe, à l’occasion de l’angelus.
2 évêques, 24 prêtres, 462 membres d’ordres religieux ainsi qu’un diacre, un sous-diacre, un séminariste ainsi que 7 laïcs figurent sur la liste des béatifiés. Ils ont été tués en 1934, 1936 et 1937. Sur ce sujet, on lira avec intérêt le numéro d’octobre du mensuel La Nef.
Pour rappel : changement d’heure cette nuit
Dimanche, à trois heures du matin, il sera seulement… deux heures. Bonne nuit.
MJ
1 million d’euros
Ce serait l’indemnité de départ de Jean-Marie Colombani, l’ex-PDG du Monde.
MJ
Ce que j’ai dit au futur Pape
Le Cardinal Biffi vient de publier ses mémoires. Il y raconte que le 15 avril 2005, il dit en plein Conclave au futur Pape :
"Après avoir écouté toutes les interventions – justes, opportunes, passionnées – qui se sont succédé ici, je voudrais exprimer au futur pape (qui m’écoute) toute ma solidarité, ma sympathie, ma compréhension et un peu de ma compassion fraternelle. Mais je voudrais aussi lui conseiller de ne pas trop se préoccuper de tout ce qu’il a entendu ici et de ne pas trop s’effrayer. Le Seigneur Jésus ne lui demandera pas de résoudre tous les problèmes du monde. Il lui demandera de l’aimer d’un amour extraordinaire : ‘M’aimes-tu plus que ceux-ci?’ (cf. Jean 21, 15). […]
Enfin, je voudrais signaler au nouveau pape l’affaire incroyable de la déclaration ‘Dominus Iesus’ […]. Jamais, en 2000 ans – depuis le discours de Pierre après la Pentecôte – on n’avait ressenti la nécessité de rappeler cette vérité : Jésus est l’unique et indispensable Sauveur de tous. Cette vérité est, pour ainsi dire, le degré minimum de la foi. C’est la certitude primordiale, c’est pour les croyants la donnée la plus simple et la plus essentielle. Jamais, en 2000 ans, elle n’a été remise en doute, pas même pendant la crise de l’arianisne ni à l’occasion du déraillement de la Réforme protestante. Qu’il ait fallu rappeler cette vérité à notre époque montre à quel point la situation est grave aujourd’hui. Pourtant, ce document, qui rappelle la certitude primordiale, la plus simple, la plus essentielle, a été contesté. Il a été contesté à tous les niveaux. A tous les niveaux de l’action pastorale, de l’enseignement de la théologie, de la hiérarchie."
Cachez ce Christ que le ministre ne saurait voir !
Lu dans L’Eclair (quotidien régional du Sud-Ouest) le 19 octobre :
"Sa présence au fond de la Chambre civile de la Cour d’appel [de Pau] suscite régulièrement l’étonnement. Il s’agit d’un vitrail représentant le Christ crucifié. […] Hier, le vitrail a été voilé une bonne partie de l’après-midi."
La raison est aussi simple que choquante : la Cour d’appel recevait la visite du ministre de la Justice, Rachida Dati.
L’affaire de l’Arche de Zoé ou le délire compassionnel
Neuf Français accusés d’enlèvement et trafic d’enfants au Tchad, ainsi que les sept membres espagnols de l’équipage de l’avion sont en garde à vue samedi à Abéché, dans l’est du pays. L’association française Arche de Zoé s’apprêtait à faire embarquer dans un avion à destination de la France 103 enfants de cette région à cheval entre le Tchad et le Soudan. Les autorités tchadiennes ont accusé les responsables de l’opération d’"enlèvement" et "trafic" d’enfants. Les responsables affirment avoir monté l’ opération pour "sauver de la mort" des "orphelins". Les enfants devaient être "accueillis" par des familles en France, moyennant finances.
Au-delà des faits, une chose est certaine selon Gérard Gachet :
"Un tel événement n’a pu avoir lieu […] qu’en raison de l’immense délire compassionnel dans lequel nous sommes plongés depuis des années. La culpabilisation et la repentance dans lesquelles nous baignons vis-à-vis du tiers-monde a convaincu beaucoup d’entre nous – généralement des gens d’une totale bonne foi – que nous sommes responsables des malheurs des pays pauvres […].
Alors, stars du show-biz en tête, c’est à qui ira chercher des enfants à recueillir ou à adopter dans les pays les plus "exotiques", de l’Afrique subsaharienne à l’Asie en passant par l’Amérique latine. Une démarche où se mêlent désir de publicité chez les "people", charité réelle chez les anonymes, et égoïsme inconscient chez presque tous. Qui se soucie vraiment, au fond, de l’intérêt réel de ces enfants que l’on arrache à leur pays, à leur milieu et à leur culture ? Qui s’interroge sur leur avenir, lorsqu’ils réaliseront à partir de l’adolescence que leurs racines sont ailleurs et qu’ils voudront légitimement les retrouver ? Qui osera reconnaître que, même si certains réussiront à s’intégrer harmonieusement dans la société française, beaucoup se retrouveront dans une position de "no land’s man" bien difficile à vivre ?
Bien sûr, dire cela, c’est […] ne pas se soumettre au dogme sacré du "droit d’ingérence" […]. Poussé à l’extrême, ce dogme conduit à ignorer la souveraineté des Etats et à ne pas respecter leurs lois, comme l’a fait "L’Arche de Zoé" au Tchad. En France aussi d’ailleurs, si l’on en croit un des parents d’accueil ; interrogée à la radio, cette femme, faisant allusion à l’expulsion des enfants scolarisés d’immigrés clandestins, s’exclamait : "Nous, on veut accueillir des enfants africains alors que la France les rejette !" Comme quoi une compassion mal maîtrisée peut conduire à de regrettables dérives politiques."
Travailler plus pour ne pas gagner plus
C’est le quotidien des gendarmes, qui ne bénéficient pas des mesures accordées aux policiers. Le rapport du colonel Henry, commandant du groupement de gendarmerie départementale du Finistère fait état d’une forte dégradation de l’ambiance :
"Le moral des unités de groupement est jugé de très moyen à très mauvais. Dans les douze prochains mois, déjà vacillant, (il) devrait s’aggraver. (…) Personne n’est épargné, jusqu’au sommet de la hiérarchie. Les gendarmes déplorent que les policiers, dont le temps de présence au travail est plus faible que le leur, voient une partie de leurs heures supplémentaires payées quand il est estimé que les militaires peuvent bien attendre.
Le désormais célèbre slogan "travailler plus pour gagner plus" est en contradiction flagrante avec la réalité des heures exercées par les gendarmes par rapport aux policiers. Les gendarmes prennent conscience que finalement, accepter de servir l’Etat en consacrant plus de temps que leurs homologues policiers à leur mission ne leur rapporte rien puisqu’ils passent systématiquement après ceux qui ont un pouvoir de nuisance sociale."
"Nous ne sommes pas très loin de 2001", témoigne anonymement un officier de la gendarmerie. A l’époque, les gendarmes avaient osé défiler dans la rue, alors que leur statut le leur interdit.
Cathophobie télévisée
Dans une émission passée sur France 2, Gérard Gachet remarque qu’étrangement le catholique est aigri et fermé, tandis que le musulman est ouvert et "tolérant". Réaction :
"Imaginez une seconde, une seule seconde, que le scénario ait été inversé, que l’on nous ait montré une famille musulmane intégriste et fanatique interdisant par la force à leur fille de fréquenter un jeune blanc catholique issu d’un milieu ouvert et tolérant. Bien sûr, les bonnes âmes auraient hurlé au "racisme" et à l’"islamophobie", mais, honnêtement, lequel des deux scénarii aurait-il été le plus proche de la réalité vécue quotidiennement "dans les quartiers", comme dirait Mme Amara ? Seulement, voilà, pour certains, l’ennemi, c’est le catho, quitte à le caricaturer pour mieux le discréditer."
Les Français sont inquiets
Dans une étude, le Centre d’analyse stratégique estime que les Français sont 86% à penser qu’"il peut arriver à n’importe qui de tomber dans la pauvreté au cours de sa vie", contre 62 % en moyenne dans l’Europe à 25. Ils sont 13% à penser qu’ils pourraient "devenir un jour des sans-abri", juste derrière les Lettons et les Lituaniens. Un score détonant comparé à ceux des Danois et des Néerlandais (1 %), des Allemands (2 %) ou des Britanniques (8 %).
Anxieux, les Français sont aussi nettement plus défiants vis-à-vis des institutions (Parlement, syndicats) et font moins confiance à leur police (63 % contre 68 %) et à leur justice (42 % contre 50 %). Est-ce seulement étonnant ? Les Français "craignent davantage pour leur propriété", alors que le nombre de policiers par habitants est supérieur (393 pour 100 000 habitants contre 314 en Europe).
76 % des Français pensent que la vie de leurs enfants sera "plus difficile" que la leur contre 64 % pour les Européens.
Programme pro-vie
Jeanne Smits a traduit l’intégralité de la lettre des évêques catholiques du Royaume-Uni sur l’avortement. Extraits :
"Le 40e anniversaire de la loi sur l’avortement de 1967 est un moment important de réflexion. Il nous donne à tous l’occasion de chercher à chérir la vie humaine et d’aider les femmes qui se trouvent dans des circonstances difficiles. […] L’avortement est toujours un choix entre la vie et la mort, mais nous reconnaissons que ce choix se fait dans des conditions personnelles et familiales complexes. […] Pour tous ceux qui sont impliqués, l’avortement aura souvent été une décision douloureuse et destructrice. […]
C’est pourquoi nous croyons que l’avortement n’est pas seulement un choix personnel, mais concerne les choix que fait notre société pour venir en aide aux femmes, à leurs partenaires et aux familles qui se trouvent dans ces situations. […] L’avortement vole l’avenir de tous. Individuellement et en tant que société, nous pensons avoir un autre choix : donner naissance à la vie. Comment pouvons-nous aider le changement à se produire ? Rien n’empêche notre société d’agir dès maintenant pour faire naître une nouvelle compréhension et une nouvelle approche des relations humaines, de la responsabilité et de l’entraide mutuelle :
En étant des parents et des familles qui chérissent la vie et qui soutiennent nos filles et nos fils afin qu’ils prennent des décisions qui soient de manière responsable pro-vie.
En apportant un conseil sympathique et de l’aide aux jeunes femmes qui se trouvent enceintes.
En offrant davantage de moyens, et de meilleurs moyens pour soutenir et aider celles qui choisissent d’avoir leur bébé.
En démantelant une chaîne automatique qui conduit souvent les jeunes femmes vers un avortement précoce sans qu’aucun autre choix ne soit proposé ou envisagé. […]
En soutenant et en développant de meilleurs programmes d’éducation qui placent le don des relations sexuelles dans le cadre du mariage et de la fidélité. […]
En respectant et en soutenant la décision des personnels de santé qui refusent de pratiquer ou d’assister des avortements pour des raisons de conscience.
En faisant pression pour des changements possibles de la loi à la lumière des progrès médicaux, même si le Parlement n’abolit pas la loi. Tout en affirmant le principe du caractère sacré de la vie humaine, il est à la fois licite et important que ceux qui, étant dans la vie publique, s’opposent à l’avortement par principe, travaillent et votent pour les possibles améliorations à une loi injuste."
Fadela Amara, ministre au verbe fleuri…
… et au portefeuille rempli :
"Fadela Amara, malgré son entrée au gouvernement, habite toujours son HLM du XIII ème arrondissement de Paris (un trois pièces) fait grincer des dents au cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement – et sa ministre de tutelle. " C’est une faute, dit l’un de ses conseillers. Avec un revenu mensuel de 12 000 euros, elle aurait dû céder son HLM à l’un des 100 000 demandeurs de logement social en attente dans la capitale".
MJ

