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Sarkozy : encore une déclaration pro-avortement

Hier soir à Clermont-Ferrand :

[Valéry Giscard d’Estaing] a desserré les carcans qui étouffaient la société française. Il a abaissé l’âge de la majorité à 18 ans. Il a pris l’initiative de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Il a soutenu envers et contre tout Simone Veil, qui a porté ce projet de loi à bout de bras sous les attaques et les injures sans jamais faiblir.
Sans Valéry Giscard d’Estaing, sans Simone Veil, sans Jacques Chirac qui était alors Premier Ministre, ce combat n’aurait pas pu être gagné.
Des milliers de femmes leur doivent tout simplement la vie. Ils ont fait honneur à la France.

Henri Védas

Erratum (?) : le texte, sur le site de l’UMP, est précédé de l’avertissement : "seul le prononcé fait foi" – or un lecteur m’indique que M. Sarkozy n’aurait en fin de compte pas prononcé ce passage. Les lecteurs qui en auraient le temps peuvent s’en assurer en regardant la vidéo du discours.

Add. : merci aux lecteurs qui confirment que le texte ci-dessus n’a pas été prononcé tel quel. Un lecteur :

[L]e "prononcé" a été abrégé (à moins que ce ne soit au montage de la vidéo…), pour se limiter, après le couplet sur la majorité à 18 ans à :

"C’est lui [VGE] qui a soutenu cette grande dame qu’est Simone Veil. Monsieur le Président, votre présence ici ce soir, c’est pour moi tout un symbole. […] Nous nous inspirons d’exemples de ceux qui avant nous ont mené des combats. […] Je suis heureux, Monsieur le Président Valéry Giscard d’Estaing, de votre présence parmi nous."
C’est certes moins explicite et insupportable que le discours écrit, mais le soutien reste clair et formel…

Voter dans une école couverte de banderoles d’extrême-gauche

C’est ce que des dizaines de milliers de Parisiens ont dû faire au 1er tour.

Dans un courrier au maire PS, [Françoise de Panafieu] a fait valoir que dans ces établissements la liberté de chaque citoyen au suffrage "est remise en cause à la suite de l’affichage par certaines associations politiques de slogans à l’entrée des bureaux de vote".

Un syndicaliste enseignant se défend : "Les slogans n’ont rien à voir avec des consignes de vote" – et c’est en effet bien pire, puisqu’il s’agit de slogans appelant à s’opposer à l’expulsion d’étrangers illégaux.

Cette intimidation des électeurs est défendue par les spécialistes en la matière :

[L]es élus communistes de Paris ont prévenu, dans un communiqué, qu’ils "s’opposeront à ce que ces banderoles citoyennes soient retirées des frontons des écoles".

Le rectorat de Paris a demandé aux directeurs des écoles parisiennes qui font office de bureau de vote d’intervenir.

Henri Védas

1er tour : analyse de Liberté politique

"La vie politique française demeure irrémédiablement bipolaire"

Une conclusion à laquelle la Fondation de Service Politique était d’ailleurs arrivée bien avant cette élection : c’est pour cela qu’elle privilégie, parmi les formes d’action politique légitime qui s’offrent aux catholiques, le travail d’influence auprès de l’un de ces deux pôles.

Henri Védas

Remise de la supplique aux évêques

Communiqué (pdf) de Renaissance Catholique :

"Le 14 octobre 2006, à l’occasion de sa 16e Marche pour la Vie, l’association Renaissance Catholique prenait l’initiative d’une Supplique aux évêques de France afin de leur demander de rappeler, à l’occasion des prochaines échéances électorales que la défense de la culture de vie doit être le premier critère de choix pour un électeur catholique.

5 270 signatures ont été ainsi rassemblées et remises le 17 avril au secrétaire du cardinal Ricard le père Fayolle, qui a très courtoisement reçu le président de Renaissance Catholique, Jean-Pierre Maugendre, ainsi que notre correspondant à Bordeaux, Fabrice Sorlin."

Michel Janva

Racisme anti-blanc

Cette scène qui se déroule à Trappes ne semble pas émouvoir le journaliste du Monde :

"Derrière l’étal de sa boucherie halal, Abdel, 26 ans, qui n’a pas pu voter, confie volontiers que ses frères et soeurs ont tous choisi Ségolène Royal, avec enthousiasme. "Sarko, il est trop dur. Parler de Kärcher pour des êtres humains, il abuse", s’indigne-t-il en appelant son voisin, le fromager : "Eh Yaourt ! Viens nous dire pourquoi tu es pour Le Pen." "Non, non, j’ai voté pour M. Sarkozy", rectifie l’interpellé, gêné."

Imaginons un seul instant que l’interpellé "Yaourt" ait répondu dans le même registre…

Michel Janva (merci à MV)

UE : Nicolas Sarkozy confirme vouloir aller plus loin dans le fédéralisme

Interrogé par Le Monde sur la proposition de Ségolène Royal et de François Bayrou de soumettre un nouveau texte à référendum, le candidat de l’UMP répond :

"C’est une folie. La Constitution préparée de façon excellente par Valéry Giscard d’Estaing est morte, parce que les Français ont dit non, et les Néerlandais aussi. Le rapport de forces en Europe ne permet pas d’avoir une nouvelle constitution. Faire voter un nouveau référendum, c’est se mettre en situation de faire battre l’Europe et donc de la démanteler (…). Aux électeurs du centre qui croient en l’Europe, je veux dire qu’un nouveau référendum tuerait l’Europe.

C’est pourquoi je propose de la doter de quelques règles institutionnelles qui lui permettront de mieux fonctionner : un président, une règle de l’unanimité modifiée".

"Si je suis élu (…) est-ce que vous croyez que je pourrai dire au pays (…) , ‘j’ai encore besoin d’avoir votre opinion’ ?"

Une unanimité modifiée, cela signifie une majorité (qu’elle soit à 51%, aux deux-tiers ou relative) et donc une perte de souveraineté pour les pays qui seraient mis en minorité lors d’une décision.

S’il est élu, le président de l’UMP souhaite "aller vite" pour relancer le processus européen et s’engage, dès la première semaine de sa prise de fonctions, à se rendre à Bruxelles et à Berlin. "Il faut régler les choses entre la présidence allemande de ce semestre et la présidence française" du second semestre de 2008.

Michel Janva

Bruno Mégret appelle à l’unité de la droite nationale

Bruno Mégret a appelé à un "congrès d’Epinay de la droite nationale" (laquelle idée avait été proposée par Bruno Gollnisch), pour "proposer une force nouvelle et crédible" aux Français.

Il a annoncé que, pour "faire un premier pas" vers l’union, le MNR ne présenterait pas de candidats dans 15 circonscriptions où se présentent des dirigeants du FN, ainsi que dans 5 circonscriptions convoitées par des dirigeants du MPF, et dans la circonscription du député de l’Essonne ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan.

Par ailleurs, M. Mégret a recommandé pour sa part que "pas une voix n’aille à la gauche", laissant ainsi le choix entre l’abstention ou le vote blanc, et le vote Sarkozy.

Michel Janva

Pologne : un article de Valeurs actuelles à prendre avec des pincettes

Les fidèles lecteurs de Valeurs actuelles (nous en sommes !) lui accordent à juste titre davantage de crédit qu’aux autres newsmagazines – ce qui rend d’autant plus décevante sa couverture de l’actualité en Europe centrale et orientale, confiée à Michel Arnaud, et dont nous avions déjà signalé l’hostilité au gouvernement conservateur polonais ou au concordat entre le Vatican et la Slovaquie.

Le journaliste récidive cette semaine avec un article partial titré "Fièvre populiste en Europe de l’Est" (sous-titré "Union européenne : Nationalisme, souverainisme, rejet de l’Ouest…"), où il s’en prend notamment à Roman Giertych, président de la Ligue des familles polonaises :

Sur la porte de son bureau, un panneau indique le franc-parler de ce jeune ministre de 35 ans : "Interdit aux pédérastes et aux journalistes de Gazeta Wyborcza"…

[…] Ce clérical nationaliste milite contre l’euro, la constitution européenne, l’homosexualité, l’avortement. Il est favorable à la peine de mort.

Fils et petit-fils d’idéologues de l’extrême droite polonaise, Roman Giertych entra en politique en 1989 en relançant la Jeunesse de la grande Pologne, une organisation antisémite.

Passons sur le prétendu panneau devant la porte de son bureau (histoire bien suspecte), ou sur l’épithète "clérical" – mais désigner le MW comme "une organisation antisémite" est sans aucun doute trompeur. Cet article hostile de Wikipedia dresse un catalogue de faits, souvent vagues, reprochés à l’organisation – mais aucun ne justifie ce qualificatif. Quant au site internet du MW, il cite favorablement un discours de Roman Giertych sur l’importance de la culture juive dans l’identité européenne*.

La partialité de l’article s’explique aisément : il semble reposer sur un simple entretien avec Jacques Rupnik, "directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques". Or Michel Arnaud ne précise pas que M. Rupnik est aussi un militant engagé en faveur du fédéralisme européen – au point de présider le "Club Grande Europe".

Henri Védas

* Ce blog avait par ailleurs rapporté l’extrême maladresse du père de Roman Giertych sur le sujet de la "civilisation juive".

UE et affaire Geremek : encore une fois deux poids, deux mesures

Le correspondant à Bruxelles du Telegraph de Londres s’étonne de la vive réaction des eurodéputés face aux à la menace du gouvernement polonais de déchoir Bronislaw Geremek de son mandat s’il persiste à refuser de respecter la loi de décommunisation.

Je n’ai jamais rien vu de tel. D’habitude, l’hémicycle est l’un des endroits les plus ternes au monde. Mais la tempête d’aujourd’hui a été telle que la session a presque dû être suspendue. L’un après l’autre, des eurodéputés socialistes, libéraux et – c’est à mourir de rire – communistes se sont levés pour protester contre la "chasse aux sorcières" menée par le gouvernement polonais. Alors qu’ils votent régulièrement la levée de l’immunité d’eurodéputés droitistes, ils ont insisté, sous un tonnerre d’applaudissements, que Varsovie n’avait aucune autorité pour mettre en cause le mandat démocratique de M. Geremek.

Henri Védas

Rostropovitch, RIP

Ce Russe que l’on surnommait le "roi des violoncellistes" avait acquis la réputation d’un champion des droits de l’homme à l’époque soviétique, durant laquelle le Kremlin l’avait déchu de sa citoyenneté. Il était ami de l’écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne.

MJ

L’UE veut protéger les animaux

…mais pas l’homme. Sous la plume de Jeanne Smits :

"88 eurodéputés de tous horizons politiques (jusqu’au PPE) ont cosigné mardi une «déclaration» visant à faire interdire toute recherche en laboratoire sur les primates dans les expériences scientifiques. Parmi les raisons invoquées, celle-ci entre dans le cadre des pressions actuelles pour faire disparaître la notion de nature humaine spécifique :

« Considérant que l’ADN de la plupart des espèces de primates est à 90% semblable à celui de l‘être humain et qu’il est reconnu que les espèces de primates peuvent ressentir une grande souffrance en captivité… »

De là à une déclaration d’humanité il n’y a qu’un petit pas, qui est au demeurant presque franchi à rebours, un peu plus loin, lorsque les signataires signalent

« qu’en dépit des similitudes génétiques, d’importantes différences subsistent entre les humains et les autres primates et que les expériences menées sur des primates ne peuvent pas atteindre la précision d’une étude sur l’homme ».

Autrement dit, on ferait mieux de prendre des hommes comme cobayes."

Michel Janva

Des policiers condamnés

… pour avoir usé de la force "plus que nécessaire" !

Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné 4 policiers à des peines de 5 à 8 mois de prison avec sursis. Le contrôle à Saint-Denis d’Hakim Oul Khaled -ivre et récalcitrant- qui contestait avoir grillé un feu rouge était «régulier», l’emploi de la force «justifié» mais les policiers avaient commis une «faute» en usant de moyens «supérieurs à la force strictement nécessaire». Face à un ancien boxeur ivre, «au tempérament très impulsif», indique le tribunal, et qui s’est violemment rebellé contre les policiers, il fallait trouver le bon dosage. Apparemment les quatre gardiens de la paix de la BAC (Brigade anti-criminalité) n’ont pas su le trouver. Il leur en a coûté trois mois de suspension, une condamnation en justice et une mutation dans les services administratifs de la police

MJ (via Présent)

La Cour européenne règlemente la politique d’immigration

Dans Présent, sous la plume de Caroline Parmentier :

"La France a été condamnée jeudi à Strasbourg à la suite de la plainte d’un Erythréen, Asebeba Gebremedhin, qui voulait se réfugier en France. A cette occasion, la Cour européenne des droits de l’homme a déclaré «contraire aux droits de l’homme» la procédure d’expulsion d‘étrangers à l’entrée du territoire français. C’est la procédure d’expulsion de clandestins dite «procédure de l’asile à la frontière» qui permet de refouler dès l’aéroport les étrangers arrivés sans aucun papier, qui essaient de pénétrer sur le territoire français. Dans leur arrêt rendu jeudi, les juges européens «exigent» que les clandestins aient «accès à un recours suspensif».

A la lueur de ce nouveau jugement contre la France, on constate plus que jamais que les promesses des candidats à la présidence de la République française ne coûtent rien. A supposer que Sarkozy, partisan d’une «immigration choisie», prenne des mesures contre toute immigration qui ne serait pas «de choix», l’Europe dira non."

Michel Janva

Les 1,9% de Buffet

Prenons quand même quelques secondes pour nous réjouir, avec Arnaud Folch (Les quatre leçons du premier tour, Valeurs actuelles), du résultat du PCF à la présidentielle :

Le PC est en voie de « précarisation », a reconnu Robert Hue – qui lui-même n’avait obtenu, en 2002, que 200 000 voix de plus que Buffet. La candidate communiste ne sauve même pas l’honneur dans l’ex-“ceinture rouge”. Devancée, comme partout ailleurs, par Besancenot, elle n’atteint que 3,5 % en Seine-Saint-Denis – son propre département. Quant à Stains, où elle est députée, elle n’y obtient que 889 voix – cinq fois moins que Royal !

Henri Védas

Nicolas Sarkozy dans Face aux Chrétiens

… sur Radio Notre-Dame hier soir : l’émission peut être réécoutée ici.

Le candidat a réitéré sa volonté

"…que les couples homosexuels aient les mêmes droits sociaux, patrimoniaux, fiscaux que les couples hétérosexuels" (transcription E-Deo)

Henri Védas

Sarkozy préoccupé par le gouvernement polonais

Nous avons vu aujourd’hui que la tension croît entre la Pologne et l’Union européenne : le lobby gay et l’affaire Geremek.

Ce soir, Nicolas Sarkozy a apporté son soutien à Bronislaw Geremek, ancien communiste, puis communiste dissident, puis membre de Solidarnosc et ancien ministre libéral des Affaires étrangères :

"Je connais M. Geremek pour qui j’ai beaucoup d’admiration […] C’est particulièrement inadmissible de soumettre M. Geremek a cette nouvelle législation et je veux dire pour le coup que je suis très préoccupé par le gouvernement polonais actuel". "C’est très préoccupant ce qui se passe en Pologne aujourd’hui".

Michel Janva

L’UE défend le lobby gay dans les écoles polonaises

Cette nouvelle est extrêmement inquiétante et confirme le rôle pervers que se donne l’Union européenne.

Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution condamnant la montée de l’intolérance envers l’homosexualité en Europe, et particulièrement en Pologne. Le Parlement de Strasbourg a décidé d’enquêter sur des commentaires antigays de haut responsables polonais. M. Kaczynski a assuré que les homosexuels ne faisaient l’objet d’aucune discrimination dans son pays :

"Toutefois, s’il s’agit de ne plus avoir de propagande homosexuelle dans les écoles polonaises, alors je suis entièrement d’accord avec ceux qui pensent de la sorte. Une telle propagande n’a pas sa place à l’école; elle ne sert vraiment pas la jeunesse."

Le mois dernier, le vice-ministre de l’Education, Miroslaw Orzechowski, s’était prononcé pour le limogeage des enseignants faisant la promotion de la "culture gay" dans les écoles polonaises. Le gouvernement Kaczinski a depuis préparé le projet de loi correspondant à ces propos. Le ministre de l’Education, Roman Giertych avait estimé que l’on devait "limiter la propagande homosexuelle afin que les enfants n’aient pas une vision impropre de la famille."

La résolution du Parlement européen appelle les autorités polonaises à condamner publiquement et à "sanctionner" les déclarations homophobes de responsables publics polonais. "Toute autre attitude constituerait une violation de l’article 6 du traité de l’Union" ! Cet article permet à l’UE de prendre des sanctions contre tout Etat membre qui ne respecterait pas les règles fondatrices de l’Union, notamment le respect des droits de l’Homme ! L’assemblée européenne a en outre demandé au centre antiracisme de l’UE à Vienne d’enquêter sur "l’émergence d’un climat de racisme et d’intolérance xénophobe en Pologne".

Michel Janva

Témoignage chrétien choisit Ségolène Royal

Respect de la vie ? Défense de la famille ? Liberté d’éducation ? L’hebdomadaire se moque bien des critères de discernement qui taraudent les catholiques fidèles au magistère : il justifie son choix par le fait qu’il veut de l’ "air frais".

Henri Védas (Via Le Conservateur)

Le comte de Paris

soutient Sarkozy dans un communiqué – sans toutefois le nommer.

HV

L’incohérence de Nicolas Sarkozy

décryptée par Yves Daoudal :

"Le discours de Nicolas Sarkozy à Rouen, mardi soir, était stupéfiant. […] [I]l y avait le grand couplet sur la France […] avec une insistance particulière sur les ”2.000 ans de christianisme, 2.000 ans de civilisation chrétienne“… […] Il s’agit bien du même Sarkozy qui rejette absolument toute idée de reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe dans un traité européen. […] Et la phrase superbe : ”Je n’accepte pas cette mode de la repentance.” Car la France ”n’a pas à rougir de son histoire.” […] Il s’agit bien du même Sarkozy qui s’incline en Algérie devant le ”Monument aux martyrs, à savoir aux égorgeurs du FLN, lors d’une visite ”amicale” à Bouteflika qui exige la repentance de la France… […]

Dès le début du discours, le ton était donné, et le mensonge était énorme : ”Le peuple français est un grand peuple qui veut continuer à écrire lui-même son histoire.” Nicolas Sarkozy est l’homme qui veut faire voter par le Parlement, sans demander l’avis du peuple français, une mini-Constitution européenne qui reprenne la première partie de la défunte Constitution, à savoir les articles qui nient la souveraineté nationale, qui interdisent par conséquent au peuple français de continuer à écrire lui-même son histoire. […]

Lui qui est si disert sur l’identité nationale et sur la protection de la France, il […] n’a pas rappelé ses discours sur l’immigration choisie, repris mot pour mot du Livre vert de la Commission européenne appelant les Etats à accueillir une immigration massive."

Michel Janva

Deus Caritas Est dans le corpus de la doctrine sociale de l’Eglise

Ce midi a été présentée la XIII session plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales (27 avril – 1er mai), qui sera consacrée à l’étude de la "charité et justice dans les relations entre les peuples". La note cite l’encyclique Deus Caritas Est, un

"document rappelant que la vertu théologique et humaine de la charité doit présider tout l’enseignement social et toute l’action sociale de l’Eglise et de ses membres… Le Pape y attire notre attention sur le fait que cet enseignement est parfaitement adapté à notre époque, et qu’il revêt une valeur fondamentale dans un monde où le nom de Dieu est parfois lié à la vengeance, à la haine et à la violence".

"C’est la raison pour laquelle Deus Caritas Est a justement été comprise comme étant aussi un apport à la doctrine sociale de l’Eglise. L’amour anime l’attention qu’a l’Eglise envers les nécessiteux mais aussi pour l’action des laïcs en faveur de la paix et de la justice dans la société. Là réside la force montante de l’Eglise dans le monde".

L’encyclique de Benoît XVI prend effectivement

"place dans la longue tradition des autres enseignements pontificaux en matière sociale, non seulement parce qu’elle traite de la vertu de la charité, mais aussi parce qu’elle attribue à la justice une importance primordiale. Benoît XVI y écrit que, dans la délicate situation produite par la globalisation économique, la doctrine sociale de l’Eglise propose des orientations fondamentales, efficaces bien au-delà de ses propres frontières".

"Le Pape offre la plus forte expression jamais formulée de nos jours quant à la relation entre politique et justice. L’ordre juste de la société et de l’état est le devoir essentiel de la politique. De fait, la justice est le but mais aussi la mesure intrinsèque de toute politique. Pour le Saint-Père, justice et politique ne sont pas une pure démarche utilitariste ou contractuelle".

Michel Janva

François Bayrou s’invite au second tour

Il débattra avec Ségolène Royal, samedi sur Canal+ et i-Télévision vers 11h00 ou midi.

MJ

Addendum 23h00 : Canal+ et i-télé ont renoncé à organiser ce débat en raison d’une difficulté sur la répartition du temps de parole. De son côté, l’entourage de la candidate socialiste a précisé que le débat serait maintenu d’une manière ou d’une autre.

Second tour : deux difficultés majeures

Hermas poursuit la réflexion sur le vote du second tour sous la forme d’un appel aux évêques :

"Il apparaît que dans le débat public et en particulier aujourd’hui, pour le second tour des élections présidentielles, les deux candidats en lice proposent des programmes qui heurtent, à des degrés différents mais qui heurtent tout de même frontalement, l’un et l’autre, [l]es principes fondamentaux. Apparaissent alors, pour les catholiques laïcs […] deux difficultés majeures […]

  • savoir, compte tenu des circonstances présentes, singulières et nouvelles, s’ils peuvent moralement donner leur suffrage à l’un des candidats […]
  • donner un sens politiquement significatif au vote réservé ou à l’abstention éventuelle […].

A supposer que […] le vote est possible, il ne paraît pas possible de laisser ignorer aux candidats qui en seraient bénéficiaires que le vote des chrétiens n’a pu se porter sur eux que sous la réserve explicite du respect des valeurs non-négociables, sans adhésion aux projets qui les violent. […]

A supposer, au contraire, que [soit] légitime l’objection de conscience chrétienne, […] il est important, au regard des enjeux éthiques considérables qui sont en cause, que les candidats connaissent la possibilité et le sens de cette objection de conscience, afin qu’ils en prennent la mesure, avant le vote final, et qu’elle ne soit pas diluée, après ce vote, dans la comptabilisation des désabusés de la politique."

Michel Janva

Jean Madiran s’interroge : voter Sarkozy ou voter blanc ?

L’éditorialiste exclut le vote Royal.

Nous avons donc le choix entre le vote Sarko et le vote blanc, qui comportent tous deux des inconvénients majeurs.

  • Le vote Sarko, pour barrer la route à un retour au pouvoir de la gauche : mais la droite au pouvoir, et Sarko lui-même, sont aussi nuisibles que la gauche sur des points non négociables, avortement, homosexualité, soi-disant égalité des chances, prétendue lutte civile permanente contre toute discrimination, consentement actif à l’installation de l’islam en France.
  • Le vote blanc, pour ne cautionner personnellement aucun des deux partisans du « oui » à une Europe supprimant l’autonomie de notre Etat-nation ? L’inconvénient du vote blanc est d‘être sans portée, non pas du fait d‘être assimilé au vote « nul », mais parce qu’il lui manque aujourd’hui d‘être revendiqué, représenté, assumé par une autorité morale, politique ou religieuse qui ferait valoir sa signification.

Henri Védas

L’église de Massy en otage

Depuis le 21 avril, l’église de Massy est occupée par des immigrés clandestins. Mgr Dubost, évêque du diocèse, qui craignait lundi que l’Eglise, en cette période électorale, ne soit prise en otage, a demandé l’évacuation des lieux.

On apprend par Présent, que la préfecture a confirmé que l’évacuation […] n’était pas envisagée, dès lors que le lieu était respecté [sic !], et qu’il n’y avait pas trouble à l’ordre public.

Michel Janva

Politiquement incorrect

Lu dans Présent, cette remarque du groupe de musique les Rita Mitsouko :

"Le rap a fait énormément de mal à la scène française. C’est une véritable catastrophe, la pauvreté de l’idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-Blancs, anti-occidental, anti-femmes…"

MJ

Le catholicisme de Nicolas Sarkozy

Le candidat de l’UMP a fait beaucoup de déclarations, témoignant de son admiration tant pour Jean-Paul II que pour Jeanne d’Arc. Réaction de Jeanne Smits :

"Nous n’avons ni les moyens ni la volonté de juger de la sincérité personnelle de ses propos. C’est une affaire entre Dieu et lui… En revanche, sur le plan politique, cette affirmation est révélatrice, et pose des questions de cohérence. Révélatrice en ce qu’elle montre par un effet de miroir le nouveau poids de ce qui nous arrive de Rome, avec les fortes paroles de Benoît XVI sur les racines et l’identité essentiellement spirituelles, chrétiennes de l’Europe. C’est un discours qui ne laisse pas les catholiques indifférents et Sarkozy le sait, comme il sait, par l’exemple américain, l’efficacité des ficelles du télé-évangélisme.

Sarkozy que d’aucuns soupçonnent d’accointances avec la Scientologie a pu vouloir aussi, par ses déclarations « identitaires », botter en touche. Car dans les faits, il reste très ouvert aux confessions non catholiques : s’il veut véritablement refondre la loi sur la laïcité, notamment par le biais du financement des lieux de culte, cela se ferait aussi en faveur des sectes protestantes. Et de l’islam…  L’islam, auquel il a déjà personnellement donné un statut dans l’Etat par l’aventureuse création du Conseil français du culte musulman…

Quant à la cohérence du discours chrétien de Sarkozy avec son projet et son positionnement politique, qui nous intéressent en l’occurrence bien plus que ses pétitions de principe, elle est introuvable. Il porte les couleurs de l’UMP ivégiste, sous le regard bienveillant de Simone Veil choisie comme caution morale, et dans l’ignorance tranquille de ce qui devrait faire la différence pour le catholique en politique… Josef Ratzinger avait posé les « points non négociables » que sont le respect de la vie, la défense de la famille et la liberté de l’enseignement. Sur ce plan-là, Sarkozy, nous l’attendons toujours."

Comme on dit, il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour…

Michel Janva

Mexico : l’avortement et N-D de Guadalupe

Le crime de l’enfant à naître vient d’être légalisé à Mexico. Voici ce que l’on peut lire sur le site de l’ACIM (association catholique des infirmières, médecins et professionnels de santé) :

Ndg "Notre Dame de Guadalupe est pour les chrétiens du monde entier le symbole de la défense de l’enfant à naître. Ceux qui sont allés à Mexico voir cette basilique ont pu voir l’immense foi qui se manifeste autour de cette représentation de la Vierge. Il se présente que la ville de Mexico – seule dans le pays – vient d’autoriser l’avortement jusqu’à 12 semaines de la grossesse. Or devant des milliers de pèlerins, pendant la messe célébrée pour les enfants martyrs de l’avortement, l’image de Notre Dame s’est soudain éclairée au niveau de l’abdomen. Une sorte de lumière intense, une sorte de halo. Cette lumière a été photographiée (cf photo). Il suffit d’avoir été en ce lieu pour comprendre que ce soit possible. En effet, devant l’image, il n’y a pas moins de deux tapis roulants pour permettre aux pèlerins de défiler plus vite. Et les flashes crépitent sans arrêt.

Et en se rapprochant de cette luminosité, la forme d’un embryon apparaît de manière évidente comme celle que j’ai pu le voir quand j’achetais le premier échographe commercialisé par Hewlett Packart. Dans le sein de la Vierge que peut-il nous être montré sinon l’image de Jésus lui-même. A cette heure, nous n’en savons pas plus."

Michel Janva

Culture de mort ou anti-culture de mort ?

Une précision sémantique sur cette expression de Benoît XVI, rappelée par Philippe Maxence :

"Il ne peut y avoir de culture de mort. On ne perfectionne pas le non-être ; on ne perfectionne pas l’absence de bien ; on ne perfectionne pas ce qui s’oppose à la vie de l’homme. Ce que nous appelons la « culture de mort », par facilité sémantique et argument de style publicitaire, est en fait une « anti-culture » de mort. La défense de la vie passe aussi par une réappropriation d’une sémantique précise et d’un éclaircissement des concepts.

Le premier, me semble-t-il, le cardinal Ratzinger a mis le doigt sur ce problème, en employant à dessein le terme « d’anti-culture ». Devenu Pape, il n’a pas cessé."

Michel Janva

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