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“Sécuriser l’espace numérique ” sonne mieux que “censurer les dissidents”

Dans Les 4 vérités, Guillaume de Thieulloy évoque le projet de loi de Gérald Darmanin visant à « sécuriser l’espace numérique » et à lutter contre « l’insécurité numérique »:

C’est-à-dire la possibilité de bloquer des sites internet sans passer par la justice. Bien sûr pour lutter contre la haine.

Le seul problème, c’est que la notion de haine est fluctuante et que, dans la pratique, cela revient à donner au gouvernement le pouvoir de faire taire toute personne ayant le malheur de lui déplaire.

Bien sûr, les ministres concernés jurent leurs grands dieux qu’il n’en sera rien, qu’ils tiennent aux libertés publiques comme à la prunelle de leurs yeux. Mais, outre que les promesses de politiciens ne valent pas bien cher, le gouvernement disposera bel et bien de ce pouvoir légal – comme du pouvoir de décider qui est « haineux » et qui ne l’est pas. C’est le rétablissement de la censure préalable !

L’histoire a parfois d’ironiques façons de nous enseigner. Alors que le gouvernement présentait ce projet de loi, tout en expliquant son attachement indéfectible à nos libertés, dans la nuit du 11 au 12 mai, toutes les adresses de la messagerie Telegram ont été bloquées pendant plusieurs heures.

Concrètement, le ministère de l’Intérieur a envoyé une liste d’adresses à bloquer aux principaux fournisseurs d’accès français. Officiellement, les adresses de Telegram figuraient « par erreur » dans la liste (pas très rassurant sur la procédure !). Mais des esprits chagrins pourraient y voir un premier test sur cette procédure extra-légale. […]

Une manif d’Esstrème-Drouate autorisée à Paris ?

VA+ est allée à la rencontre des militants de l’Action Française afin d’assister à leur hommage à sainte Jeanne d’Arc à Paris. D’abord interdite par la préfecture de police, puis autorisée par la justice, la manifestation s’est globalement déroulée dans le calme, au grand dam des médias venus scruter le moindre incident ou dérapage dans un contexte d’hystérie médiatico-politique concernant « l’ultra-droite ».

“Si j’avais dû entrer en politique pour servir une dynastie par atavisme réactionnaire, j’aurais plutôt choisi les Bourbons”

France culture a interrogé Bruno Gollnisch, sur son parcours, sa famille, son frère Mgr Gollnisch… Bruno Gollnisch-Flourens vient d’un milieu bourgeois plutôt de droite :

 “parmi mes ancêtres Flourens, il y a Gustave Flourens, ami de Marx et de Blanqui, révolutionnaires mais à l’inverse, mon arrière grand père Emile Flourens était ministre des affaires étrangères, et a fini à l’action française” (…) “Il n’y avait pas de modérés dans notre famille. C’est une disgrâce qui nous a été épargnée”.

Bruno Gollnisch se décrit comme “ni modéré, ni extrémiste”, affirme être “pour le respect de ses adversaires” et “défend sans modération des idées qui me paraissent des idées de bon sens”.

Elève brillant, ses études de droit à Nanterre seront percutées par Mai 68, des évènements, selon Bruno Gollnisch

“que l’on idéalisent aujourd’hui comme une espèce d’éclosion de la spontanéité, de l’intelligence” qui “me sont apparus à moi, comme une effroyable régression où l’on voyait des fils de bourgeois saloper les universités qui avaient été construites avec notamment l’argent des ouvriers”.

Il se souvient de Mai 68 où

“tous ces gens croyaient et voulaient faire la révolution avec une espèce de succédané de marxisme, de trotskistes, de maoïsme”. “Il y a toute une génération issue de Mai 68 qui a pris conscience des périls qui menaçaient notre société et notamment de ce caractère absolument totalitaire que véhiculaient et que véhiculent toujours la gauche et l’extrême gauche”.

21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen se qualifie pour le second tour de la Présidentielle.  Pour Bruno Gollnisch alors directeur de campagne, le fait :“qu’une organisation artisanale que nous étions, décriée, vilipendée, que cette organisation ait pu voir son candidat Jean-Marie Le Pen arriver au second tour c’est historique et extraordinaire”. (…) mais cette qualification, “on nous l’a fait payer très chère parce que l’entre deux tours a été incroyable” avec entre autre “des manifestations parfaitement inadmissibles puisqu’il n’y avait pas eu fraude électorale”.

En 2011, Marine le Pen succède à son père Jean-Marie Le Pen à la tête du Front National. A l’époque Bruno Gollnisch était lui aussi candidat pour prendre la présidence du parti mais il s’est incliné devant le résultat du scrutin car il

“est entré en politique pour servir un certain nombre de convictions” :” Si j’avais dû entrer en politique pour servir une dynastie par atavisme réactionnaire, j’aurais plutôt choisi les Bourbons”.

Le woke islamisme, l’arme des Frères musulmans

Censurée à la Sorbonne, Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue, chargée de recherche CNRS, est interrogée dans La Nef sur le réseau des Frères Musulmans. Extrait :

Vous évoquez des méthodes utilisées par les fréristes, telles que la ruse, la dissimulation ou le mensonge : pourriez-vous nous l’expliquer et donner des exemples ?

La ruse, la dissimulation ou le mensonge, c’est par exemple s’allier provisoirement avec des groupes qui ne partagent pas la même idéologie, pas les mêmes buts, et s’en servir pour parvenir à ses fins sachant qu’il faudra tôt ou tard s’en débarrasser. On parle de woke islamisme, mais en réalité on a affaire à un usage purement instrumental par le frérisme du wokisme, lequel est un sous-produit autodestructeur, faussement critique, des sociétés européennes et américaines. Le wokisme agit comme un bulldozer, il prend le prétexte de déconstruire les sexes, les races, les religions pour en saper l’assise. Il n’y a aucune chance qu’il y parvienne mais, en attendant, il déstructure le tissu social, généralise la méfiance, organise la guérilla et distille en permanence un sentiment de culpabilité et de mauvaise conscience chez les descendants des « Blancs » auxquels on reproche ce que leurs ancêtres ont fait.

Les Frères utilisent sciemment cette force d’auto-destruction européenne. La stratégie de Qaradawi pour se développer dans un environnement hostile (dar el kufr) s’appuie sur la jurisprudence de l’équilibre, notion absolument centrale dans l’islam wassat (islam du juste milieu). Ce fiqh de l’équilibre consiste à rechercher les priorités par rapport au plan défini, à choisir le moindre mal, à mettre en balance les avantages et les inconvénients, à agir au bon moment. Il n’est pas illicite de détruire et tuer, pour autant que la balance bénéfice-risque soit favorable :

« Pendant la phase mecquoise du Message, le Prophète n’a pas permis aux musulmans de prendre leurs haches et de détruire les idoles qu’ils voyaient tous les jours autour de la Kaaba, ni de brandir leurs épées pour se défendre ou combattre leurs ennemis et ceux d’Allah qui leur infligeaient des tortures. […] Il y a un moment approprié pour tout. Si une chose est recherchée avant que le moment ne soit venu, elle sera très probablement nuisible, et non utile. »

En clair, la conquête doit être progressive, la violence n’est pas rejetée mais doit intervenir au bon moment. Autre exemple emprunté à la campagne du FEMYSO malheureusement relayée par le Conseil de l’Europe, parler de « liberté dans le hijab » alors que les Frères prétendent par ailleurs que c’est une obligation religieuse est un raccourci rusé qui hélas fonctionne…

Quels sont les alliés politiques des fréristes ? Et qu’ont en commun gauchisme et islamisme ?

On trouve les alliés politiques à gauche, ce qui n’empêche pas des élus de droite de se compromettre avec l’islamisme par clientélisme. Les alliés utiles servent la cause frériste avec tant d’élan parfois qu’on peut se demander s’ils ne le soutiennent pas, s’il n’y a pas une envie, exotique ou réelle, d’ordre islamique. […]

On a trouvé les valeurs de la République

Il suffisait de lire le compte-rendu du Conseil des ministres du 16 mai :

La Première ministre et la ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, ont présenté une communication relative à la lutte contre les haines anti-LGBT+.
Il y a dix ans, la France ouvrait pour les couples de même sexe le droit au mariage et à l’adoption. Cette révolution juridique et sociétale a acté l’égalité entre tous les couples. Depuis 2017, de nombreuses avancées pour l’égalité et les droits des personnes LGBT+ ont eu lieu, grâce à la pleine mobilisation du Gouvernement.
Le 17 mai 2013, la France a été le 14ème pays à autoriser le mariage entre personnes de même sexe. Le 29 mai 2013, a ainsi eu lieu le premier mariage, entre Vincent et Bruno. Depuis, 70 000 mariages ont été célébrés.
Le mariage pour tous a constitué une avancée majeure en matière d’égalité, et apparaît, en l’espace de quelques années, comme une loi d’évidence pour la société française.
Car le combat pour l’égalité ne s’arrête jamais, la reconnaissance des droits des personnes LGBT+ et la lutte contre toutes les formes de discriminations qu’elles subissent au quotidien ont été renforcées depuis 2017.

Un plan triennal d’actions pour l’égalité des droits et contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ a ainsi été présenté le 14 octobre 2020. Ce plan a permis d’agir concrètement pour nos concitoyens, notamment par des lois et des circulaires, en :

  • ouvrant la procréation médicalement assistée à toutes les femmes avec la loi n° 2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique ;
  • créant un mode d’établissement de la filiation spécifique pour les couples de femmes ayant eu recours à l’assistance médicale à la procréation, avec la reconnaissance conjointe anticipée ;
  • autorisant la prescription par les médecins de ville de la prophylaxie pré-Exposition au VIH (PrEp) ;
  • prévoyant les mêmes conditions de don du sang pour les personnes homosexuelles et hétérosexuelles ;
  • créant par la loi n°2022-92 du 31 janvier 2022 interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne une infraction pénale spécifique punissant les thérapies de conversion.
L’action du Gouvernement se poursuit lors de ce nouveau quinquennat. La Première ministre a annoncé le 4 août dernier, à l’occasion des 40 ans de la loi abrogeant les dispositions pénalisant les relations homosexuelles, d’une part l’octroi d’une subvention de trois millions d’euros aux centres LGBT+ ; d’autre part, la nomination d’un ambassadeur aux droits des personnes LGBT+, placé sous l’autorité de la ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Si les avancées n’ont jamais été aussi nombreuses, les chiffres rappellent que la lutte contre les LGBTphobies ne doit jamais faiblir. En 2021, 3790 atteintes commises en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre ont été enregistrées, soit une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente. Il est estimé que seules 20 % des victimes d’agression déposent plainte et que seulement 5 % des victimes d’injures déposent plainte.
Pour y remédier, le ministre de l’intérieur et des outre-mer a pris des engagements essentiels. La formation des policiers et gendarmes sera renforcée, pour mieux accueillir et recevoir les plaintes. Des policiers et des gendarmes spécifiquement dédiés à la lutte contre les LGBTphobies seront déployés sur le territoire. Enfin, une cartographie précise des zones les plus criminogènes à l’endroit des personnes LGBT+ sera réalisée pour y renforcer les dispositifs de protection.
Le ministère de la justice a aussi renforcé ses actions de formations et de sensibilisation à destination de tous les professionnels (magistrats, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, agents pénitentiaires…) et en renforçant ses partenariats avec les associations. Un réseau de 272 référents égalité-diversité est formé sur l’ensemble du territoire. Ils sont devenus les correspondants de tous les partenaires associatifs et les interlocuteurs privilégiés des agents.
De plus, au cours des prochaines semaines, seront déployées :

  • une nouvelle campagne scolaire de lutte contre la haine anti-LGBT+ ;
  • des actions visant à l’inclusion des personnes LGBT+ dans le monde du sport ;
  • une circulaire relative à la prise en compte de la diversité des familles et au respect de l’identité des personnes transgenres dans la fonction publique de l’État.
Enfin, l’élaboration du prochain plan pour les droits des personnes LGBT+ a débuté le 25 janvier. Après une première phase de consultation numérique, à laquelle ont participé plus d’une centaine de structures, un séminaire national entre les associations et l’État et des ateliers territoriaux se déroulent actuellement.

Ce plan, qui sera présenté d’ici l’été, sera articulé autour de quatre objectifs pour couvrir l’ensemble des sujets :

  • affirmer la réalité des actes anti-LGBT+ ;

  • mesurer les actes de haine et de discrimination ;

  • garantir l’accès à l’effectivité des droits ;

  • sanctionner les auteurs et les actes anti LGBT+.

Chant grégorien : musique de méditation ?

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Vous avez peut-être vu des propositions dans lesquelles le chant grégorien est présenté comme “musique de méditation”. Pour beaucoup, cela semble être une exaltation du chant grégorien, presque une récupération de sa fonction importante après trop d’années de négligence et d’ostracisme. A cela s’ajoutent toutes ces théories qui voient le chant grégorien comme bénéfique pour la santé ou qu’il fait produire plus de lait aux vaches, etc.
Je ne pense pas que ce renouveau new-age du chant grégorien soit une bonne chose. Cela tient au simple fait que la fonction première du chant grégorien peut être perdue, celle d’être une musique liturgique. La méditation à laquelle incite le chant grégorien n’est pas de type bouddhique, mais a un centre précis, et ce centre est Dieu. Le chant grégorien est d’abord la prière incarnée, non pas la prière au sens religieux vague, mais prière qui ne peut trouver sa nourriture que dans la liturgie.
Il faut veiller à associer le chant grégorien à quelque chose qui lui est fondamentalement étranger et qui est finalement aussi superflu. Si le chant grégorien perd sa fonction première, il perd complètement le but pour lequel il a été conçu.
Le discours de l’exécution du chant grégorien en concert n’est pas très différent. Aussi bien interprété soit-il, cela aussi est un véritable étirement, le chant grégorien n’est pas une musique de concert. N’oublions pas qu’elle trouve sa dimension la plus importante et la plus essentielle dans l’action liturgique. Malheureusement, nous vivons aujourd’hui à une époque où le chant grégorien a été expulsé de la liturgie et donc faire croire que c’est une musique qui sert un autre but est complètement déplacé.
En fait, ce n’est même pas bien de l’appeler “musique”, certains disent “musique grégorienne” mais ça sonne vraiment impropre. C’est une prière chantée, je crois qu’il n’y a pas de meilleure définition que celle-ci pour comprendre ses objectifs. L’Église y chante ses louanges au Créateur de toutes choses. En perdant le chant grégorien, nous avons non seulement perdu un type de chant, mais nous avons également perdu un chemin spirituel fondamental pour être conduit sur la pointe des pieds dans la présence de Dieu.

“Sécuriser l’espace numérique” sonne mieux que “censurer les dissidents”

Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy évoque le projet de loi de Gérald Darmanin visant à « sécuriser l’espace numérique » et à lutter contre «l’insécurité numérique» :

C’est-à-dire la possibilité de bloquer des sites internet sans passer par la justice. Bien sûr pour lutter contre la haine. Le seul problème, c’est que la notion de haine est fluctuante et que, dans la pratique, cela revient à donner au gouvernement le pouvoir de faire taire toute personne ayant le malheur de lui déplaire.

Bien sûr, les ministres concernés jurent leurs grands dieux qu’il n’en sera rien, qu’ils tiennent aux libertés publiques comme à la prunelle de leurs yeux. Mais, outre que les promesses de politiciens ne valent pas bien cher, le gouvernement disposera bel et bien de ce pouvoir légal – comme du pouvoir de décider qui est «haineux» et qui ne l’est pas. C’est le rétablissement de la censure préalable! L’histoire a parfois d’ironiques façons de nous enseigner. Alors que le gouvernement présentait ce projet de loi, tout en expliquant son attachement indéfectible à nos libertés, dans la nuit du 11 au 12 mai, toutes les adresses de la messagerie Telegram ont été bloquées pendant plusieurs heures.

Concrètement, le ministère de l’Intérieur a envoyé une liste d’adresses à bloquer aux principaux fournisseurs d’accès français. Officiellement, les adresses de Telegram figuraient « par erreur » dans la liste (pas très rassurant sur la procédure!). Mais des esprits chagrins pourraient y voir un premier test sur cette procédure extra-légale.

Les franc-maçons représentent 0,34 % des électeurs mais 40% des parlementaires

Serge Abad-Gallardo, ancien haut fonctionnaire territorial, a passé plus de vingt ans dans les loges maçonniques du Droit humain, jusqu’à atteindre le grade de vénérable maître. Depuis sa conversion, il dénonce la nature réelle de cette société secrète. Il a été interrogé dans Valeurs Actuelles à l’occasion de la sortie de son dernier livre. Extrait :

[…] Aujourd’hui, malgré les dénégations de certains de ses dignitaires, la franc-maçonnerie est toujours aussi opposée à l’Église. Cette opposition actuelle prend deux formes : directe et frontale (voir les déclarations virulentes du Grand Orient de France à l’égard de l’Église lors du projet de loi dit du “mariage pour tous” en 2012) ; ou bien indirecte et subreptice, selon la technique que je compare à celle du cheval de Troie. C’est par exemple celle de la Grande Loge nationale française (aujourd’hui scindée en GLNF et GL-AMF). La technique consiste alors à maintenir (contre les déclarations officielles, pertinentes du Vatican, réitérées inlassablement maintes fois depuis 1738) l’imposture que l’on peut être catholique et franc-maçon, dans la mesure où la croyance en “dieu” est exigée pour entrer à la GLNF. Or je démontre que le “dieu” maçonnique est le “Grand Architecte de l’Univers” et n’est en aucune manière le Dieu trine des chrétiens. L’éminent auteur de doctrine maçonnique Oswald Wirth confirme mon analyse : « Gardons-nous de céder à cette paresse d’esprit qui confond le Grand Architecte de l’Univers des initiés avec le Dieu des croyants. »

Quelle est l’idéologie de la franc-maçonnerie qui porte son action politique ?

Il existe des obédiences de gauche (Grand Orient, Le Droit humain, etc. ) et de “droite” (Grande Loge de France, Grande Loge nationale française, etc. ) : 45 % des adeptes s’inscrivent à droite et 55 % plutôt à gauche. En réalité ces loges, de “droite” comme de gauche, sont surtout progressistes, mondialistes et réformistes, sinon partisanes de la “déconstruction”. Par exemple, le divorce, d’inspiration maçonnique, est lié à la conception du couple selon le rituel, considéré non pas comme une union sacrée devant Dieu mais comme un simple “contrat” entre deux personnes, résiliable à tout moment. Car le moteur de la franc-maçonnerie est le progrès, la révolution permanente. Elle veut voir émerger un homme nouveau, androgyne, qui déciderait de sa vie comme de sa mort. Elle porte en son sein la transgression des principes judéo-chrétiens qui ont bâti notre Occident. Par les dispositions législatives, elle cherche ainsi à transformer la société. […]

Alors qu’un projet de loi sur la fin de vie s’annonce, vous révélez, en effet, que la franc-maçonnerie essaie de la faire légaliser depuis quarante-cinq ans…

L’euthanasie est effectivement un projet maçonnique depuis la première proposition de loi déposée en 1978 par Henri Caillavet, sénateur et éminent franc-maçon. Depuis, la franc-maçonnerie persiste par l’intermédiaire de parlementaires francs-maçons (par exemple Jean-Louis Touraine) et d’“associations écrans de la franc-maçonnerie” (par exemple l’Association pour le droit de mourir dans la dignité ou le Comité Laïcité République). En réalité, il s’agit, pour la franc-maçonnerie, de permettre à l’homme, et non à Dieu, d’être maître de l’instant de sa mort. Je cite une déclaration maçonnique : « Avec la contraception et l’avortement, nous sommes maîtres de notre naissance. Il est logique que nous soyons maîtres de notre mort. » Tout cela résulte de conceptions ésotériques (l’homme, inspiré par Lucifer, à la place de Dieu) et n’a rien à voir avec la souffrance (que les médications peuvent supprimer) ou l’absence de dignité (qu’un accompagnement spirituel et fraternel peut maintenir). L’ex-grand maître de la Grande Loge de France Pierre Simon indiquait dans son livre De la vie avant toute chose ( sic !) que « la légalisation de l’euthanasie résultera de celle de la contraception et de l’avortement », par l’effet de ce qu’il appela une « stratégie systémique ».

[…] Une “fraternelle” est un groupe de francs-maçons de diverses obédiences, réunis par leur activité professionnelle ou politique. Il existe des fraternelles des magistrats, des architectes, des avocats, des hauts fonctionnaires, etc. Les fraternelles se réunissent dans des lieux secrets. Cette Fraternelle parlementaire est plus qu’un État dans l’État. Comme l’explique un de ses anciens présidents, « la Fraternelle parlementaire n’est pas en lien avec la franc-maçonnerie, c’est la franc-maçonnerie ». C’est dire à quel point celle-ci intervient secrètement dans l’élaboration et le vote de nos lois. Le même poursuit : « Si j’arrive à jouer mon rôle, des parlementaires de droite et de gauche voteront ensemble sur des sujets de société. » On entend par “sujets de société” les lois ne reposant donc pas sur une morale divine mais sur l’ésotérisme maçonnique. Car ainsi que l’avait affirmé Fred Zeller, ancien grand maître du Grand Orient de France : « Nos frères parlementaires ont vocation à porter à l’Assemblée les données élaborées au sein de nos loges. » Or ces personnes ne sont pas élues en tant que porteurs de projets maçonniques. […]

Environ 40 % des parlementaires seraient francs-maçons. Quelles conséquences ?

Le chiffre donné par un ex-président de la “Frapar” est de 35 %. Comme il n’y a aucune obligation pour un franc-maçon d’adhérer à une fraternelle, je me suis risqué à ajouter 5 % à ce chiffre. À mon avis, il y a au moins 40 % de francs-maçons parlementaires. Les conséquences de cette situation sont surtout, à mon avis et d’abord, que la représentativité politique de la nation est totalement faussée. Sommes-nous encore en démocratie ? En effet, selon les données publiées par la franc-maçonnerie, il y a environ 156 000 francs-maçons en France. Ramenés à la population française électorale, ils représentent 0,34 % des électeurs. […]

La secrétaire nationale d’EELV Marine Tondelier, championne de fake news

Dimanche 14 mai, sur le plateau de France 3 midi, invitée à réagir à la marche organisée par l’Action française, la secrétaire nationale d’EELV assure :

« Sur CNews et Valeurs actuelles, on laisse l’idéologie [néonazie] prospérer. Il faudrait voir combien touche Valeurs actuelles pour propager ces idées nauséabondes, qui nuisent à la société. La question de l’argent public qui finance Valeurs actuelles se pose. »

Le premier hémistiche de l’allégation, aussi outrancier que diffamatoire, ne mérite pas qu’on s’y attarde. Valeurs actuelles se réserve le droit d’intenter une action en justice contre Marine Tondelier.

Concernant la deuxième partie, un simple clic aurait suffi à éviter d’avancer telle énormité. Contrairement à Libération, Le Monde, L’Obs, ou L’Humanité (leader en la matière avec près 48 centimes touchés par exemplaire vendu), VA, depuis 2015, sur décision de l’ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin, ne perçoit plus aucun subside de l’Etat. Il est même l’un des seuls titres de presse à faire figure de paria économique.

Quant à CNews, une chaîne privée détenue par le milliardaire Vincent Bolloré, personne n’a vocation à lui dicter sa ligne éditoriale.

Chez les Verts, on assume :

« Oui, CNews contribue à l’extrême-droitisation de la société. Même s’il y a eu un vrai débat pour savoir s’il fallait s’y rendre ou non il y a quelques mois. Pendant l’élection présidentielle, deux écoles s’affrontaient. L’une estimait qu’il était important de parler aux “fachos”, tandis que l’autre jugeait qu’il était vain d’essayer de les convaincre. »

Aujourd’hui, une ligne claire se dégage : se rendre sur CNews est au mieux déconseillé, au pire découragé.

« On sait très bien que l’on perdrait du temps à essayer de convaincre des électeurs plus ou moins déjà perdus. Mais si un membre d’EELV participe à l’une de ces émissions, aucune sanction sera prise à son égard, car la liberté reste de mise. Mais personnellement, je pense qu’en allant sur leurs plateaux, on sert de caution pluraliste à cette chaîne. Et servir d’idiot utile et participer à un dîner de cons, ce n’est pas faire vivre le pluralisme. »

« On s’en fout d’être accusé de sectarisme. Je ne demande à aucun média qu’il soit neutre. Mais pour moi CNews a franchi une limite, car c’est une chaîne d’opinion qui cherche à plaire à la frange de la société qui vote extrême-droite, tout en ne cherchant pas à les décourager de voter pour ce camp idéologique. »

Chronique des cinglés

En Nouvelle-Zélande, une ordonnance d’adoption a été approuvée pour un petit garçon « avec trois mères ».

Giselle Meyer, la mère adoptive du garçon prénommé Kaspar, ne peut pas avoir d’enfants. Elle a eu recours à deux autres femmes, une donneuse d’ovocyte et une mère porteuse, pour obtenir un enfant. Le père biologique de Kaspar, Jon Meyer, est le conjoint de Giselle.

Alors que la donneuse est anonyme, c’est une amie du couple qui a porté l’enfant.

« Cette façon de naître devient de plus en plus courante » a déclaré la juge du tribunal de la famille, Alayne Wills, en accordant l’ordonnance d’adoption, reconnaissant toutefois que ne pas connaître sa mère biologique n’était « probablement pas idéal » pour Kaspar.

En Nouvelle-Zélande, en vertu de la loi actuelle, une mère porteuse et son partenaire, le cas échéant, sont les parents légaux de l’enfant. Les « parents d’intention » doivent adopter légalement l’enfant avant que les premiers ne soient enregistrés en tant que parents.

Le gouvernement néo-zélandais a estimé que 50 bébés naissent chaque année après une GPA.

L’âme française

Les Eveilleurs avaient invité hier à Versailles Sonia Mabrouk et Franck Ferrand pour évoquer l’âme française. Interrogés par Camille Renard et Benoît Sévillia, voici un florilège de leurs interventions :

« Être conservateur et vouloir conserver certaines choses prouve que ce n’est pas si mal d’être reac. Une devise que j’aime bien est celle des chartreux: le monde tourne mais la croix demeure. » « En ce qui me concerne, je ne suis pas frappée de schizophrénie, par rapport à mon amour de la France. » Sonia Mabrouk

« Je fais partie de ces enfants qui ont été collés devant la télévision et qui en sont sortis à 16 ans. » « Lorsqu’on entend les idées et qu’on suit la voix de Sonia on se dit heureusement qu’elle est la. » « Je suis venu à la radio par le divertissement mais je n’avais jamais émis d’opinion publique. » « Le reac privé que j’étais est devenu un conservateur public. » Franck Ferrand

« Si vous me dites que je suis conservatrice, je pense que c’est un beau compliment. » Sonia Mabrouk

« Je me suis battu de toute mes forces contre ce premier confinement. Mais on ne peut rien faire contre un mouvement populaire et ce gouvernement. » Franck Ferrand

« Aimer la France c’est écrire et aussi oser certaines choses. C’est se convertir au sacré. Pour ma part c’est passé par un cheminement personnel. » « Parfois on parle de dialogue inter religieux et cela sonne creux. Moi ce sont les bonnes sœurs qui ont le plus contribué à construire la personne, l’auteur et la journaliste que je suis. » « Les racines spirituelles de la France sont grecques romaines, chrétiennes et juive. » « Je ne comprends pas comment on peut parler de l’histoire de la France sans parler de Christianisme. » « Les racines spirituelles de la France sont d’abord des racines chrétiennes. » « Il suffit aujourd’hui de se promener en France de regarder les noms pour comprendre que les racines sont gravées. Certains ne veulent pas les voir mais les racines sont chrétiennes. » « Le catholicisme constitue le terreau de l’âme française, son code génétique » « Or vous n’entendrez pas le mot sacré prononcé par les responsables politique. Il brûle la bouche, les lèvres et les oreilles. Je regrette l’utilisation du mot valeur à la place du mot sacré. » Sonia Mabrouk

« Ce pays est une terre pétrie par la foi » « Qui a forgé la France ? Est ce que ce sont les abbés les curés les évêques ? La dernière c’est sans doute Jeanne d’Arc qui met cette foi au dessus de tout et qui peut avec elle déplacer des montagnes. » « La proportion des chrétiens ou des musulmans devient assez secondaire sur le territoire. Le plus important c’est que la civilisation française est en train de mourir. » Franck Ferrand

Rétablir un ministère de la Famille pour agir sur la vie quotidienne des familles

A l’occasion de la 30e Journée internationale des familles, Le Syndicat de la Famille rappelle ses revendications pour soutenir la famille qu’il vient de présenter au Gouvernement, à la majorité et aux oppositions

Parce qu’on a tous besoin de la famille et qu’en être privé est la première des inégalités, il est urgent de prendre des mesures très concrètes pour soutenir la famille. Supprimé depuis 2017, le ministère de la Famille doit faire son retour dans la composition du gouvernement lors du prochain remaniement. Il s’agit de faciliter la prise en compte de la famille dans les politiques publiques, de l’éducation à la santé en passant par la protection de l’enfance, la culture ou encore la solidarité et la fin de vie.

Le Syndicat de la Famille milite aussi en faveur d’un plan national dédié aux mères de familles pour les aider à conjuguer réellement vie professionnelle et vie familiale et pour envisager un salaire maternel. Un Grand Plan Grands-Parents est également nécessaire, pour accompagner la fonction de plus en plus importante qu’ils assurent auprès de leurs petits-enfants ainsi que pour anticiper les conséquences de la réforme des retraites. Et parce que l’avenir de notre modèle social et de notre pays passe par le dynamisme démographique, il est urgent de faire de la natalité une grande cause nationale en associant l’ensemble des acteurs concernés.

Engagé depuis des années contre l’exploitation des femmes et des enfants à travers la GPA (Gestation Par Autrui) , Le Syndicat de la Famille renouvelle sa demande d’une initiative internationale lancée par la France pour obtenir l’abolition universelle de cette pratique indigne.

« Pour sa 30e édition, La Journée internationale des familles, que nous célébrons à travers le monde en ce 15 mai, nous rappelle combien la famille est importante pour chacun d’entre nous. C’est grâce à son père et sa mère que chaque enfant vient au monde ; c’est avec sa famille qu’il fait ses premiers pas et apprend à vivre avec les autres. La famille renouvelle et enrichit l’héritage immatériel des générations qui la précèdent. Elle transmet et donne à l’enfant tout ce dont il a besoin pour devenir adulte et contribuer à la vie sociale. La famille n’est pas exempte de difficultés, plus ou moins graves. Il est donc nécessaire de la soutenir pour prévenir au mieux les épreuves » rappelle Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

Rétablir un ministère de la Famille pour agir sur la vie quotidienne des familles

A l’occasion de la 30e Journée internationale des familles, Le Syndicat de la Famille rappelle ses revendications pour soutenir la famille qu’il vient de présenter au Gouvernement, à la majorité et aux oppositions :

Parce qu’on a tous besoin de la famille et qu’en être privé est la première des inégalités, il est urgent de prendre des mesures très concrètes pour soutenir la famille. Supprimé depuis 2017, le ministère de la Famille doit faire son retour dans la composition du gouvernement lors du prochain remaniement. Il s’agit de faciliter la prise en compte de la famille dans les politiques publiques, de l’éducation à la santé en passant par la protection de l’enfance, la culture ou encore la solidarité et la fin de vie.

Le Syndicat de la Famille milite aussi en faveur d’un plan national dédié aux mères de familles pour les aider à conjuguer réellement vie professionnelle et vie familiale et pour envisager un salaire maternel. Un Grand Plan Grands-Parents est également nécessaire, pour accompagner la fonction de plus en plus importante qu’ils assurent auprès de leurs petits-enfants ainsi que pour anticiper les conséquences de la réforme des retraites. Et parce que l’avenir de notre modèle social et de notre pays passe par le dynamisme démographique, il est urgent de faire de la natalité une grande cause nationale en associant l’ensemble des acteurs concernés.

Engagé depuis des années contre l’exploitation des femmes et des enfants à travers la GPA (Gestation Par Autrui) , Le Syndicat de la Famille renouvelle sa demande d’une initiative internationale lancée par la France pour obtenir l’abolition universelle de cette pratique indigne.

« Pour sa 30e édition, La Journée internationale des familles, que nous célébrons à travers le monde en ce 15 mai, nous rappelle combien la famille est importante pour chacun d’entre nous. C’est grâce à son père et sa mère que chaque enfant vient au monde ; c’est avec sa famille qu’il fait ses premiers pas et apprend à vivre avec les autres. La famille renouvelle et enrichit l’héritage immatériel des générations qui la précèdent. Elle transmet et donne à l’enfant tout ce dont il a besoin pour devenir adulte et contribuer à la vie sociale. La famille n’est pas exempte de difficultés, plus ou moins graves. Il est donc nécessaire de la soutenir pour prévenir au mieux les épreuves » rappelle Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

Tyrannie LGBT jusque dans le sport

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

La Ligue de Football professionnel avait décidé que les footballeurs devaient tous porter ce week-end des maillots floqués arc-en-ciel, en signe de participation à la « lutte contre l’homophobie », c’est-à-dire de promotion de l’idéologie LGBT. Plusieurs joueurs d’équipes de premier plan ont refusé. Et plusieurs directeurs sportifs, tout en s’inclinant devant la religion officielle, ont gémi qu’il ne fallait pas faire ça au moment des derniers matches de la saison…

Le ministre des sports, Amélie Oudéa-Castéra, a carrément demandé aux clubs de prendre des sanctions contre les joueurs récalcitrants. Et le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a cru nécessaire de souligner que l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit…

Ce qui est regrettable est que les footballeurs qui osent braver la dictature LGBT soient des musulmans. Il n’y aura évidemment aucun chrétien à le faire…

L’éducation sexuelle à Saint Paul de Cherbourg

Un lecteur nous adresse ce texte que nous publions d’autant plus volontiers qu’il rejoint les préoccupations de nombreux parents catholiques :

Les parents des élèves de 3ème de l’école Saint Paul de Cherbourg, qui dépend de l’enseignement diocésain de la Manche, ont reçu le message suivant :

« …dans le cadre du parcours santé et de l’éducation à la vie affective, 2 intervenantes, madame Pxxx et madame Zxxx (sage femme) travaillant pour le Centre Médico Social de Cherbourg Val de Saire, viendront échanger avec les élèves de troisième sur les comportements responsables dans le domaine de la sexualité (respect de l’autre, choix raisonné de la procréation, contraception et prévention des infections sexuellement transmissibles). Ces interventions se font dans le cadre du programme de troisième de SVT… »

Des intervenants extérieurs à l’école vont donc venir parler de « choix raisonné de la procréation » et de « contraception » à des enfants d’une école catholique.

Cette fois, les parents sont prévenus et ça n’a pas toujours été le cas alors que ce domaine relève de leur compétence exclusive.

Derrière les termes sibyllins de « consentement », de « choix raisonné de la procréation » se cache une réalité pour le moins sordide et la plus part des parents catholiques soucieux de la bonne éducation de leurs enfants refuseraient que ceux-ci soient exposés à ce genre d’interventions s’ils étaient correctement informés de ce dont il s’agit.

Il faut effectivement savoir ce que ce sont ces centres médicaux sociaux dans lesquels travaillent les deux intervenantes. Il s’agit des anciens centres départementaux d’éducation et de planification familiale institués pas le Code de la santé publique. Leur précédente appellation était plus explicite mais leurs attributions n’ont pas changé.

Sans rentrer dans le détail des textes législatifs et réglementaires, ont peut définir les activités de ces centres, comme le fait le Conseil département de la Manche de la manière suivante :

« Obtenir une contraception, faire une demande d’IVG, ou effectuer un dépistage anonyme et gratuit du SIDA, conflits conjugaux, les centres médico-sociaux sont à votre disposition. Des professionnels répondent gratuitement à toutes vos questions sans jugement, sans tabou et en toute confidentialité. La loi permet aux mineurs à partir de 15 ans un accès libre à la contraception. »

Voila donc ce que ces intervenants vont expliquer aux élèves d’une école catholique ! Que dès 15 ans, ils peuvent avoir libre accès à la contraception et à des avortements… On est loin des enseignements de Saint Paul et même de ceux d’Humanae Vitae.

Hélas il ne faudra pas compter sur une intervention de la direction diocésaine ou épiscopale car non seulement le siège de Coutances est désormais vacant mais en plus ce sont les services de l’enseignement diocésain (sous le contrôle de Mgr LEBOULC’H) qui, sur le site internet de l’enseignement diocésain de la Manche, préconisent de recourir aux centres départementaux de planification et l’éducation familiale et en communique les coordonnées aux élèves.

Hypocritement, la direction diocésaine prend soin de préciser en tête de la liste qu’elle met à disposition des enfants que les centres départementaux d’éducation et de planification familiale ne doivent pas être confondus avec le Planning familial mais omet de préciser que ces organismes fournissent les même « services » de contraception ou d’avortement…

A la remorque du monde et précédant de manière servile les directives ministérielles, les écoles « catholiques » ne sont plus que des annexes payantes de l’éducation nationale qui ne se différentient du public que par l’interdiction du port des joggings et des claquettes-chaussettes.

Les responsables de cette situation ne semblent pas se rendre compte qu’ils ont charge d’âmes et qu’ils en sont comptables devant leur créateur.

Puisse le futur évêque de Coutances-Avranches, se préoccuper d’avantage de la pureté des âmes des enfants qui lui seront confiés.

Déclaration commune entre le Vatican et le Grand Rabbinat sur l’euthanasie

A l’issue de la 17ème rencontre de la Commission bilatérale du Grand Rabbinat d’Israël et de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme, présidée par le cardinal Kurt Koch, une déclaration commune a été faite pour réaffirmer leur opposition à l’euthanasie. « L’idée d’une domination humaine sur la vie et le droit d’une personne ou d’un groupe humain de décider de sa valeur ou de sa durée » doit être rejetée, estiment-ils à l’issue de la réunion qui a eu lieu du 2 au 4 mai à Jérusalem.

« Toutes les connaissances et compétences humaines doivent servir à promouvoir la vie et la dignité humaines, et donc être en accord avec les valeurs morales qui découlent des principes susmentionnés »

Ils appellent à

« limiter les applications scientifiques et technologiques, en reconnaissant le fait que tout ce qui est techniquement réalisable n’est pas également éthique ».

Concernant les malades en phase terminale, chaque cas doit être « examiné en fonction des circonstances et des besoins qui lui sont propres ». Ils font également une distinction entre les actions qui

« provoquent la mort et les actes d’omission au-delà des besoins humains fondamentaux ; ainsi qu’entre l’euthanasie active et le suicide médicalement assisté d’une part, et le refus de traitements thérapeutiques continus (tels que la ventilation et les stimulateurs cardiaques) ou la prolongation de la vie au-delà des besoins humains fondamentaux (tels que la dialyse et la chimiothérapie), d’autre part ».

Chronique de l’allahicité

Mohsen Ngazou, imam né en Tunisie, historiquement proche des Frères musulmans en France, est trésorier d’une association de promotion de la laïcité “Vigie de la Laïcité”, présidé par l’ancien ministre socialiste Jean-Louis Bianco.  Il est président de Musulmans de France.

Jean-Louis Bianco et les personnalités qui ont rejoint la Vigie dénoncent un « intégrisme laïque » qui ferait « le jeu de l’extrême droite », jetant le soupçon sur tous les musulmans, et, à travers eux, sur les personnes issues de l’immigration arabe et africaine.

Les équipages des sous-marins consacrés à la Vierge Marie

C’est ce que l’on apprend en lisant l’hommage de l’Amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, prononcé à l’occasion des obsèques du Vice-amiral Antoine Lecoq, décédé en juillet 2022 :

Servir, servir toujours, servir Dieu en premier, mais aussi servir la France en étant au service des hommes sous le regard de Dieu.

L’amiral Antoine Lecoq ne vivait que pour servir. Et il a servi les forces armées, la Marine, les forces sous-marines avec un désintéressement qui force à l’admiration.

Du Casabianca aux SNLE, de l’escadrille des SNLE à l’État-Major des armées et enfin comme adjoint FOST, il a servi et accompagné de sa bienveillance toute une génération d’officiers et d’officiers- mariniers. Antoine était de ces officiers au dévouement total, qui disent « oui » sans hésitation puis qui s’organisent ensuite lorsqu’il s’agit de soutenir, de dépanner, ou d’aider un camarade en difficulté. Nous étions tous admiratifs. Moi le premier, dans des situations analogues, avais eu bien du mal à accepter et à partir.

Plus tard, j’ai retrouvé Antoine à la FOST et ensemble nous avons affronté bien des tempêtes, sous la protection de la Vierge Marie qui trônait toujours sur son bureau. Oui, Antoine vivait sa foi et savait en témoigner avec naturel et simplicité.

Antoine a été au cœur de tous les grands projets actuels : le Barracuda, la mission “ Marianne ” de déploiement d’un SNA en mer de Chine, ou les succès des forces sous-marines en pleine crise sanitaire. C’est ensemble que nous avons fait consacrer les équipages de nos sous-marins à la Vierge Marie. Ce projet l’avait enthousiasmé et il avait su obtenir l’adhésion de tous. Ces équipages, des sous-marins comme des stations de transmission de la FOST souvent un peu oubliés, étaient sa seconde famille. Il en prenait soin, les défendait, cherchait à les faire progresser, à améliorer leur quotidien et bien sûr il les soutenait et les encourageait dans leur recherche d’excellence. Combien de fois est-il venu me trouver dans mon bureau pour faire valoir tel ou tel argument en leur faveur et obtenir ainsi de bien meilleures décisions.

En Antoine, chacun trouvait un avocat pugnace et efficace prêt à intercéder, une fois, deux fois, dix fois lorsqu’il était convaincu de la cause. Alors, Antoine, sois maintenant notre intercesseur au Ciel auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de la Sainte Vierge et de saint Joseph.

Amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle.

Né en 1962, le Vice-Amiral Antoine Lecoq, officier de l’Ecole Navale, fut nommé en 2006 commandant du SNLE Inflexible. L’année suivante, il prenait le commandement du Triomphant. En 2008, il commande l’escadrille des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (ESNELE). Il fut nommé Contre amiral le 1er avril 2017 puis Vice amiral le 1er mars 2020.

La mémoire du Liban : qui est aussi la nôtre

De Marion Duvauchelle, historienne des religions :

Il n’y a pas si longtemps, quand « L’État » et les banques s’approprièrent les économies de milliers de familles libanaises, la presse française s’enflammait pour le Liban. Et puis, on oublia les Libanais et leur pays en faillite.

Entre 1915 et 1918, le Mont-Liban fut touché par une terrible famine qui emporta près du tiers de sa population et laissa dans la mémoire libanaise la certitude de la responsabilité écrasante des autorités ottomanes dans l’organisation et le déclenchement de ce qu’ils tinrent pour un génocide. Pour bien des Libanais encore, le doute n’est pas permis : la famine de 1915-1918 a été voulue par le pouvoir ottoman.

Le Liban se distinguait  des provinces voisines de Damas et de Beyrouth par une longue tradition d’autonomie. Pendant trois siècles, des émirs locaux gouvernèrent cette province ottomane. Entre 1842 et 1860, profitant des « dissensions » au sein de la population, la Porte avait tenté de renforcer sa mainmise : sans succès. En 1860, des Druzes musulmans massacrèrent des centaines de chrétiens. Malgré une sourde résistance diplomatique de l’Angleterre, la France obtint des puissances européennes l’autorisation d’envoyer un corps expéditionnaire pour venir en aide aux victimes et rétablir l’ordre. Les massacres confessionnels d’alors aboutirent à l’intervention militaire des troupes de Napoléon III et au rétablissement de l’autonomie libanaise garantie par les cinq puissances, avec la mise en place d’un régime administratif spécifique : le Mont-Liban serait désormais dirigé par un gouverneur obligatoirement catholique, nommé par la Porte après accord de l’Europe.

À partir de 1913, à la suite du coup d’état d’Enver Pacha, l’empire ottoman est gouverné par un triumvirat dont il est la figure dominante. En avril 1915, en pleine guerre, il donna l’autorisation à son  ministre de l’intérieur, Talaat Pacha (le Hitler turc) d’organiser le massacre des peuples chrétiens de l’empire, assyriensgrecs pontiques et arméniens ». L’encyclopédie Wikipedia oublie les Libanais dans cette sinistre liste.

Pour eux, l’affaire fut déléguée à Jamal Pacha. Mais les objectifs étaient les mêmes.

« Enver Pacha délégua alors Jamal Pacha qui eut pour tâche d’exterminer les chrétiens de l’empire. Il porta dès lors le surnom de Jamal Pacha al-Saffah. Pour cet homme habile et machiavélique, il n’était pas question de refaire l’erreur de 1860. L’épée employée dans les régions arméniennes, syriaques ou assyro-chaldéennes ne pouvait pas être utilisée au Liban sans prendre le risque d’un nouveau débarquement français ». (Dr Amine Jules ISKANDAR, Président de l’Union syriaque Maronite TUR LEVNON, lorientlejour.com, 14 mai 2019)

Le précédent arménien laisse peu de place au doute quant aux intentions réelles des Turcs. La déportation en masse des Arméniens d’Anatolie coïncide avec le moment où le blocus et la répression s’accentuent au Mont-Liban (mars 1915). Même chronologie, mêmes motivations des bourreaux : comme les régions d’Anatolie orientale, la côte syrienne et le Mont-Liban apparaissent comme des points faibles pour la défense ottomane. D’où l’objectif  de « faire le désert » dans ces deux régions.

Les dirigeants Jeunes-Turcs avaient le mobile. Ils se méfiaient de ces Arabes beaucoup trop européanisés à leur gout. Contrairement à l’Arménie et à la Haute-Mésopotamie, le Liban était très connecté à l’Europe. Il fallait l’isoler médiatiquement et diplomatiquement avant d’y imposer le blocus alimentaire. Jamal Pacha instaura immédiatement la censure générale. Une fois coupées toutes les communications avec l’extérieur, on pouvait commencer.

On démarra en 1914 avec l’abolition des capitulations signées entre les puissances chrétiennes et la Sublime Porte qui garantissaient la sécurité des chrétiens de l’empire : l’autonomie du Mont-Liban fut supprimée. On multiplia les persécutions : occupation militaire de la Montagne (novembre 1914) ; suppression de facto de ses privilèges (mars 1915) ; nomination imposée d’administrateurs connus pour leur dureté : Riza Pacha, gouverneur militaire de Beyrouth et du Mont-Liban à partir de décembre 1914 et Ali Munif Bey qui remplaça Ohannès Pacha. Il s’était distingué par son acharnement à persécuter les Arméniens d’Adana, sa ville d’origine. Dans ses Mémoires, Ohannès Pacha dénonce ses combines : en 1915, il forma un Comité libanais du Croissant rouge. Officiellement, c’était pour aider les Libanais, en réalité ce n’était qu’une machine à leur extorquer des dons. Et puis, il y eut la répression violente des élites libanaises : en 1915-1916, plusieurs notables furent condamnés à mort pour trahison et pendus, deux cents autres déportés en Anatolie.

L’entrée en guerre de l’Empire ottoman contre les puissances de l’Entente, fin octobre, avait été suivie d’un blocus des navires de l’Entente coté ouest. Mis en place dès novembre 1914, ce blocus impitoyable non seulement en Méditerranée mais aussi en mer Rouge, (qui se prolongea jusqu’à l’automne 1918 alors que l’issue de la guerre ne faisait plus aucun doute) arrêta le commerce céréalier en Méditerranée orientale.

Côté est, le blocus terrestre fut ordonné par Jamal Pacha. Le Mont-Liban était très dépendant des régions environnantes sur le plan alimentaire à cause de la rareté de ses terres agricoles et de la densité de sa population : 100 habitants/km2, soit dix fois plus que dans le vilayet voisin de Damas, bien pourvu en terres arables (Ohannès Pacha, Mémoires). Mais en 1914, la situation alimentaire de la Syrie et du Liban était favorable : les moissons de l’été avaient permis de constituer de gros stocks.

Dès novembre 1914, les prix de la farine s’envolèrent. Les Libanais cédèrent à vil prix leurs cocons de soie, puis ils durent hypothéquer leurs biens auprès de riches commerçants de Beyrouth ou de Tripoli. Le taux des avances s’envola jusqu’à atteindre 400 % l’année suivante.

En visite au Liban en février 1916, Enver Pacha aurait déclaré:

« Nous avons détruit les Arméniens par le fer, nous détruirons les Libanais par la faim. »

C’était bien parti…

Pratiquant la politique de la terre brulée, les Turcs détruisirent la majeure partie des dépôts et du matériel ferroviaire. En 1916, craignant pour l’approvisionnement de l’armée, Jamal Pacha fit réquisitionner tout le blé, le kérosène, les bêtes de somme, la volaille et le bétail, le bois, et les matériaux de construction. En 1916, la soldatesque ottomane s’attaqua même aux plantations, aux vergers et aux forêts. Les collines du Liban furent entièrement mises à nu sous prétexte de ravitaillement des trains en charbon. Jamal Pacha interdit aux paysans de battre le blé avant la venue d’un agent du gouvernement. Avec les pluies, la récolte pourrit. Bon nombre de paysans s’enfuirent dans des régions hors de contrôle du pouvoir si bien que les autorités en furent réduites à demander aux soldats de labourer les champs autour de Damas.

Les chrétiens mourant de faim et ayant déjà vendu leurs meubles, puis leurs habits, finirent par vendre les poutres de leurs maisons. Les toitures s’effondrèrent et les familles se retrouvèrent à la rue sans rien sur le corps. À ceux qui, depuis Constantinople, lui faisaient observer que l’emploi exclusif des moyens de transport au profit de l’armée risquait d’affamer la capitale, Enver Pacha aurait répondu :

« Je me (…) moque bien du ravitaillement de la population ; elle s’arrangera comme elle pourra. Pendant la guerre balkanique, les civils étaient rassasies tandis que l’armée mourait de faim. À leur tour maintenant de jeuner : je ne me préoccupe que de mes soldats. »

Les moyens de transport firent donc défaut : l’acheminement de céréales par Port-Saïd n’étaient pas plus aisé. Mi-octobre 1916, le général britannique Allenby s’opposa à l’établissement d’une base navale française à Beyrouth  et refusa de lever intégralement le blocus, interdisant les sorties de froment en direction du Liban.

L’acmé de la crise est atteinte en 1917-1918. La quête désespérée de nourriture engendra une régression sociale. En mars 1918, près de Tripoli, on arrêta deux femmes accusées d’avoir enlevé et dévoré huit fillettes.

« Des squelettes vivants erraient ici et là dans la boue et dans la neige. On distinguait à peine les vivants des morts. Les charrettes déversaient dans les fosses communes une centaine de corps par jour rien que dans la ville de Beyrouth. Dans ces conditions de froid, de malnutrition, de non-nutrition et de manque absolu d’hygiène, les épidémies firent leurs ravages. Typhus, choléra, peste et autres maladies d’un autre âge vinrent s’ajouter aux malheurs des Libanais. C’est là que le génie ottoman fit ses preuves. Les pharmacies furent dévalisées, les médicaments de tout genre réquisitionnés, toujours pour les besoins de l’armée. La Sublime Porte ayant besoin de médecins pour soigner ses soldats sur les fronts, on mobilisa alors les médecins de toutes les villes et de tous les villages. La cruauté de l’envahisseur n’avait plus de limite. La corruption à l’ottomane battait son plein. Même certains chrétiens y participèrent. Le gouverneur du Liban, Ohannès Kouyoumjian, beaucoup trop honnête et intègre, fut remplacé par Ali Mounif. Ce dernier est arrivé au Liban sans le sou pour y repartir avec deux millions de francs-or ». (Amine Jules Iskandar)

La pénurie de blé au cours du printemps 1916 s’explique également par l’envoi de céréales en Arabie dans le but de conserver l’allégeance des tribus bédouines du Hedjaz alors que commençait la révolte arabe du chérif Hussein. La famine n’épargna pas la Syrie, à commencer par Damas, pourtant proche des riches terres agricoles du Hauran. Là comme au Liban, les populations locales furent sacrifiées au profit de l’armée et des fonctionnaires turcs, seuls bénéficiaires du rationnement. Elles furent immolées sur l’autel des objectifs stratégiques de l’Empire Ottoman.

La fenêtre toujours ouverte sur l’Europe, propre au Liban, c’est l’Église : les missionnaires catholiques, leurs monastères et leurs écoles. Biens et lieux se virent tous réquisitionnés, transformés en casernes ou en dépôts militaires. Expulsés, les missionnaires ne pouvaient plus servir de témoins et d’observateurs. Il restait les évêques maronites, mais aussi roums (grecs-orthodoxes) ou melkites. Les plus actifs d’entre eux furent alors exilés, certains évêques maronites furent même traduits en cours martiale et pendus. Lazaristes, Jésuites, Filles de la Charité étaient encore présents en force au Liban en 1914. Dès novembre, la plupart furent expulsés et leurs œuvres saccagées. À l’intérieur de la Montagne, les membres libanais des congrégations catholiques réussirent à maintenir ouvertes quelques missions pour soulager les souffrances de la population. Ils durent être abandonnés sous la pression des Turcs en 1916.

Au printemps 1916 les diplomates français estimaient le nombre de victimes dans la Montagne et sur le littoral à plus de 80 000 (plus de 50 000 dans la Montagne seule.

L’émigration libanaise se mobilisa et en juin de la même année, à New York on vit se former un Comité de soutien au Mont-Liban syrien. Le poète Khalil Gibran y adhéra. Il consacra deux poèmes au peuple libanais : Mon peuple est mort et Dans la nuit noire. On a évidemment glosé sur cette poésie engagée. Le texte reste pourtant bien vague dans sa poétique évocation des « serpents invisibles » responsables de cette « tragédie sans texte ». Les serpents étaient bien visibles et le poète ne risquait pas grand-chose à New York…

Les Jésuites dénoncèrent le crime comme étant « dans le sillage du génocide arménien ». L’ambassadeur de France au Caire, Defrange, proche de la communauté libanaise d’Égypte,  écrit à Brian du ministère français des Affaires étrangères. Ce dernier partage alors les renseignements et les nouvelles alarmantes avec Barrère, son ambassadeur à Rome, mais aussi avec le Saint-Siège, avec Washington (le 16 mai 1916) et avec le roi très chrétien d’Espagne. Les atrocités sont décrites dans tous ces courriers. Tous sont arrivés à la même conclusion : une intervention militaire au Levant serait fatale pour les chrétiens du Liban. Elle pousserait les Ottomans à accélérer leur besogne et, peut-être, à les passer au fil de l’épée. Quant aux aides alimentaires, elles étaient systématiquement confisquées et détournées par les Ottomans.

On trouve sur le site Persée un article édifiant de Yann Bouyrat, « Une crise alimentaire ” provoquée ” ? La famine au Liban (1915-1918) ». L’auteur est agrégé et docteur en histoire, chercheur-associé au CEMMC de Bordeaux, chargé de cours à l’Université Catholique de l’Ouest  et

« l’article a été validé par le comité de lecture des Éditions du CTHS dans le cadre de la publication des actes du 139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, colloque tenu à Rennes en 2013 ».

L’essentiel du texte vise à atténuer la responsabilité des Turcs et à minorer le rôle de la France. Ainsi les témoignages à charge seraient contredits par d’autres sources. Le consul d’Espagne d’abord qui n’a jamais cru à un quelconque « génocide par la faim » des populations libanaises ; un texte du patriarche des Maronites, retrouvé dans les archives militaires qui prend clairement la défense de Jamal Pacha et souligne « sa courtoisie empressée » et « les salutaires effets de sa générosité en vivres pour les pauvres ». C’est bien mince. Dans les rapports des diplomates, Enver Pacha est présenté comme un criminel.

Quant à Ohannès Pacha, il était arménien, ce qui le rendait « subjectif ».

Pour M. Bouyrat, l’interdiction d’exporter les céréales d’Alep et de Damas vers la Montagne et la côte doit être vue comme une mesure de sécurité visant à éviter la constitution de stocks céréaliers sur le littoral, qui auraient pu servir une éventuelle armée d’invasion. Et elle s’expliquerait aussi et surtout par la folie spéculative d’un certain nombre de marchands de céréales locaux peu scrupuleux. Monopolisant le marché des céréales, les marchands d’Alep firent monter les prix, empêchant les négociants de Beyrouth de rentrer dans leurs frais. Ce qui est sans doute vrai. Mais en quoi cela diminuerait-il la responsabilité des Ottomans ?

Pour ce spécialiste des questions de l’ingérence humanitaire « le bilan humain de la famine est difficile à établir avec certitude ».

Allons donc… Pour la seule Montagne, les pertes ont atteint au moins le chiffre de 120 000 personnes, soit le tiers de la population. D’après le Dr Jules Iskandar, sur une population libanaise de 450 000 personnes, environ 220 000 succombèrent. Et la moitié des survivants prit les chemins de l’exil. « Nous sommes, dit-il, les descendants du petit quart restant ». 

Le gouvernement de Paris, sensible au sort des populations syro-libanaises, avait envisagé à plusieurs reprises une levée partielle du blocus. Il dut y renoncer face au veto de Londres. Averti de la gravité de la situation dans la Montagne par Mgr Darian, archevêque d’Alexandrie et porte-parole du patriarche maronite, Aristide Briand, alors président du Conseil, avait demandé successivement à deux puissances neutres (les États-Unis en juin, puis l’Espagne en juillet 1916), d’intervenir auprès de la Porte pour qu’elle autorise l’envoi au Liban d’une aide humanitaire internationale. En échange, la France acceptait de laisser passer les navires affrétés pour les secours. Là encore, l’intransigeance de l’Angleterre l’interdit. Ainsi que la mauvaise foi du gouvernement turc qui firent tout pour entraver l’action des comités d’action américains ou espagnols.

Le sauvetage du Liban commença en 1918-1919 et l’action fut considérablement amplifiée après l’arrivée de l’armée française à Beyrouth. Lorsque les premiers détachements débarquent dans la ville le 7 octobre 1918, la situation est catastrophique. La seule aide apportée aux populations est venue de la marine anglaise et demeure insignifiante : 100 tonnes de céréales, 50 tonnes à la disposition de la ville de Beyrouth et 50 pour la Montagne. À la même époque, les besoins mensuels du Liban et de la côte étaient estimés à plus de 2 000 tonnes.

Fin octobre, l’intervention de Clemenceau permit à la France d’obtenir la fin des entraves à la circulation des céréales. L’arrivée, en novembre, de tous ces secours, eut rapidement des effets positifs : elle fit chuter les prix des denrées alimentaires et obligea les spéculateurs à écouler leurs stocks.

Qu’enseigne-t-on dans les écoles libanaises aujourd’hui ?

On enseigne aux enfants libanais que la famine qui décima à l’époque le tiers, voire la moitié de leur peuple a été due à la fâcheuse coïncidence de facteurs disparates : le blocus maritime des alliés, le blocus terrestre des Ottomans et l’invasion des criquets.

Mais plus grave encore selon le Dr Amine Jules Iskandar : deux cent mille victimes désarmées dont le seul crime était d’être chrétiennes et pas un musée, pas un monument, pas une place publique, pas une journée nationale, pas une mention dans les manuels d’histoire. Le Grand Liban leur préféra les quarante martyrs de la place des Canons qui porte désormais leur nom : leurs origines multiconfessionnelles satisfaisaient mieux l’image recherchée par le jeune État.

Le Liban ancien avait un tel respect pour ses martyrs qu’ils leur dédia le plus haut sommet du pays : Qornet Sodé (en syriaque : la Cornette des martyrs). Le mot, transcrit en arabe qui ne connaît pas les voyelles « o » et « é », devint Qornet al-Sawda. Pour bâtir ce Grand Liban, aujourd’hui en ruine, on sacrifia le Liban historique qui aurait dû constituer l’âme du nouvel État et non être considéré comme une entrave.

Était-il donc nécessaire d’abandonner sa langue syriaque et l’ancien socle culturel chrétien qui se soutenait d’elle ? Fallait-il occulter ainsi le sang des martyrs en effaçant la page noire de cette famine sinon planifiée, du moins voulue et organisée ?

Il faut laisser l’historien Yann Bouyrat à ses ambitions universitaires et privilégier le témoignage de ceux qui portent dans leur mémoire vivante l’infini chagrin des survivants et leur effrayante lucidité :

« Nous sommes les descendants du quart qui a survécu et qui est resté au Liban. Et de ce groupe ont aussi émigré les trois quarts. Nous ne représentons donc plus que le quart du quart. Soyons conscients et modestes face à tout ce legs dont nous avons aujourd’hui la responsabilité. Le génocide des chrétiens d’Orient, « tseghaspanoutioun » pour les Arméniens, « seyfo » (l’épée) pour les chrétiens de Haute-Mésopotamie et « kafno » (famine) pour les chrétiens du Liban, est un devoir de mémoire. On ne peut assassiner un peuple deux fois ; d’abord par la mort, puis par le silence et l’oubli. C’est un devoir national à prendre en compte au niveau des institutions étatiques, religieuses et culturelles ».

Il a raison.

Et son témoignage pèse plus lourd dans la balance des responsabilités que les travaux de M. Bouyrat sur les questions de l’ingérence humanitaire. Les millions de victimes pèsent plus dans la balance de la justice que les questions diplomatiques. L’honneur de la France qui était engagé dans ce drame a été sauvé par tous ceux qui se sont comporté avec courage et humanité :

«  L’île syrienne d’Arwad (ouad en français) était aux mains des Français, sous le commandement d’Albert Trabaud. Les aides de la diaspora libanaise étaient alors acheminées vers l’île et transportées de nuit vers les côtes libanaises. La première partie du parcours se faisait en barque, alors que la seconde s’achevait à la nage. L’or était remis aux envoyés du patriarche des maronites. Les sommes rassemblées à Bkerké servaient alors à acheter des quantités de nourriture à distribuer au peuple pour limiter autant que possible le carnage. (…) Albert Trabaud contribua à la survie de nos ascendants, il reste une rue à Achrafieh ? Pour combien de temps encore ? (Jules Iskandar)

Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. Le Liban d’aujourd’hui est un pays en ruine qui ne survit que grâce à une diaspora chrétienne assimilée partout où elle existe, industrieuse et avec un haut degré de formation. Elle sait que d’elle, dépend la survie de ce petit pays à l’histoire ancienne qui donna l’alphabet au monde européen et inaugura l’histoire de la Méditerranée et de sa civilisation.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’histoire mondiale de l’infamie continue à travers le scandale du corridor de Latchine : 150 000 Arméniens privés de tout par les Azéris au mépris bien sûr des droits internationaux.

Mais peut-on nous dire quand un état islamique a respecté ces droits ?

Dans quelques années, d’éminents universitaires bardés de titres écriront sur la question de l’ingérence humanitaire dans le Haut Karabakh en s’interrogeant sur le nombre de victimes et sur la difficulté d’en établir le nombre avec certitude.

En attendant, des hommes, des femmes, des enfants meurent. Des chrétiens.

Dans les écoles françaises, on enseigne en classe de cinquième qu’il y eut en Méditerranée des « contacts » entre l’islam et la chrétienté et que l’islam fut une brillante civilisation arabo-musulmane à laquelle nous devrions le transfert de toute la science grecque.

On croit rêver.

Les Belles figures de l’Histoire : sainte Marie-Madeleine

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Le père Jean-François THOMAS, jésuite
  • Le frère Maxime ARCELIN, dominicain

 

Le chaos ukrainien : comment en est-on arrivé là ?

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, “Le Chaos ukrainien”, Nikola Mirkovic a bien voulu accorder en exclusivité pour les lecteurs du Salon Beige un entretien sur la situation dramatique qui se dégrade depuis bientôt 10 ans entre l’Ukraine et la Russie. 

Nikola Mirkovic, vous êtes depuis des années un courageux et authentique trait d’union entre l’Est et l’Ouest. La situation actuelle doit donc être un véritable déchirement pour vous. Mais comment en est-on arrivé là ?

Cette guerre est une tragédie pour l’Europe et le monde chrétien, surtout orthodoxe. Elle était tout à fait évitable mais nous n’avons rien fait, à l’Ouest, pour la prévenir. Quand le mur de Berlin est tombé les responsables politiques occidentaux et Gorbatchev parlaient de la « maison commune » européenne et de la nécessité de bâtir une architecture de la paix et de la prospérité de l’Atlantique au Pacifique. C’était le vœu du Général de Gaulle de bâtir une Europe de l’Atlantique à l’Oural. Malheureusement l’Europe qui s’est construite était une Europe technocratique et supranationale, bien loin du veux gaulliste d’une Europe des nations. La construction européenne s’est faite sous le regard omniprésent de Washington qui nous considère comme sa chasse gardée. C’est ce qui fait dire à l’ancien conseiller à la sécurité américain Zbigniew Brzezinski que l’Europe de l’Ouest est globalement un « protectorat américain. » François Mitterrand s’en était plaint d’ailleurs, hélas en catimini. Quand les US ont vu qu’ils n’allaient pas pouvoir dominer la Russie comme ils l’avaient fait avec d’autres pays de l’Est ils ont identifié le pays des tsars comme un ennemi. Cette crainte de l’émergence d’un rival puissant en Eurasie irrigue la politique extérieure des Etats-Unis depuis plus d’un siècle. Le crime russe est celui d’un pays qui n’a pas voulu se soumettre au FMI, à la Banque mondiale, au dollar et à l’hégémonie américaine. Zeus rend fou ceux qu’il veut perdre et c’est exactement ce que les US ont fait avec Moscou : campagnes de calomnies dans les médias, insultes publiques, exercices de l’OTAN sur ses frontières, guerres dans ses zones d’influence (ex-Yougoslavie, Afghanistan…). L’ancien patron de la DST française, Yves Bonnet, dit que nous avons infligé « 30 ans d’humiliation et de mépris » à la Russie. Les atlantistes ont également organisé des révolutions de couleur dans la zone d’influence russe pour faire tomber les gouvernements non alignés sur Washington. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été le coup d’Etat à Kiev en 2014 soutenu par Washington et l’UE. A partir du moment où les lignes rouges avaient été franchies par les atlantistes il était écrit que le conflit ouvert serait proche.

“Si nous ne soutenons pas l’Ukraine, elle tombera en quelques jours. Oui, nous aimerions dépenser cet argent pour améliorer le bien-être des gens, des hôpitaux, des écoles, des villes. Mais nous n’avons pas le choix !”

Cette déclaration hallucinante de Josep Borrell, actuel Vice-président de la Commission européenne, et Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères, bien dans la longue tradition belliciste des socialistes, en dit long sur la situation ubuesque dans laquelle est l’Europe aujourd’hui face à ce conflit, cette guerre, qui se déroule en Ukraine, donc aux frontières de l’Europe.

Aveu de soumission, schizophrénie, duplicité… L’Europe se ruine et s’humilie chaque jour pour prendre ouvertement parti dans un conflit qui n’est pas le sien et où elle a tout à perdre, jusqu’à son identité, son existence et son honneur. Comment l’Europe et plus particulièrement la France peut-elle sortir de ce piège ?

L’Europe et notamment la France doivent impérativement se sortir de ce piège. Nous sommes devenus les supplétifs de Washington et ne contrôlons donc plus notre destinée ce qui est plus que paradoxal pour une république qui a choisi le mot « liberté » pour la représenter. Notre intérêt est de nous libérer des chaînes américaines et de faire revenir très rapidement la paix en Europe. Il est facile pour l’Oncle Sam d’inonder l’Ukraine d’armes, ils sont à plusieurs milliers de kilomètres du conflit ; pas nous. La France doit devenir le premier grand pays européen à rompre avec l’atlantisme qui nous soumet politiquement et militairement aux US et qui corrompt notre culture. Libéré de ce joug, une France souveraine peut reprendre une place de grande puissance sur l’échiquier mondial et se donner les moyens diplomatiques pour négocier la paix en Ukraine en dialoguant avec Kiev et Moscou et les Nations Unies où elle est, encore, membre permanent du Conseil de Sécurité. Cela prendra du temps mais c’est faisable.  La majorité de la planète rejette l’hégémonisme américain qui n’a jamais été aussi fragilisé. Le monde multipolaire qui se construit en ce moment aura besoin de grandes nations européennes indépendantes, la France doit se réveiller et répondre à cet appel.

Le Donbass semble donc être le symbole et la clé de voûte d’un nouvel ordre mondial qui ne dit pas son nom mais qui joue son hégémonie ou son avenir en sacrifiant des centaines de milliers de jeunes victimes slaves et orthodoxes, comme on sacrifiait jadis aux dieux païens. Cette nouvelle religion mondiale est-elle le véritable enjeu de cette guerre que se livrent la Russie et les USA, à travers son “machin”, qu’est l’Otan ?

Oui tout à fait. La guerre n’est pas entre la Russie et l’Ukraine mais bien entre la Russie et les mondialistes qui se sont servis des USA pour bâtir un empire et qui voient Moscou comme un point d’achoppement à leur construction mondiale. Cette guerre, provoquée par Washington comme le rappelait récemment Robert Wade de la London School of Economics, est une guerre ouverte des mondialistes contre les nations libres qui ne veulent pas se soumettre au nouvel ordre mondial que George W. Bush appelait de ses vœux à la chute du communisme. De manière crue mais

réaliste, l’ancien sénateur américain Richard H. Black, critiquant son propre gouvernement, dit : « Les États-Unis et l’OTAN, nous nous préoccupons peu du nombre de morts ukrainiens, qu’ils soient civils ou militaires. Nous nous en fichons328. » Les atlantistes veulent, quoi qu’il en coûte, que l’Ukraine devienne le nouvel Afghanistan du Kremlin et que cette guerre l’épuise financièrement et moralement afin de changer le gouvernement en place comme ils l’ont fait dans tant d’autres pays. Les US se contrefichent de l’Ukraine, ils veulent affaiblir la Russie. Quelle que soit l’issue de la guerre Washington abandonnera la région comme elle a abandonné le Vietnam, l’Irak ou l’Afghanistan. Où est-ce que Washington a apporté la paix et la prospérité ? Nulle part. Pourquoi en serait-il autrement en Ukraine ? Le cynisme est porté à son paroxysme car les US et l’UE financent cette guerre sans y verser le sang.  Il y a certes quelques militaires de l’OTAN sur place et des milliers de mercenaires issus du monde atlantiste mais ce n’est rien par rapport aux centaines de milliers de slaves qui s’entretuent en ce moment. Au lieu de cela nous rivalisons d’attaques perfides contre notre ancien allié, jurons de faire s’écrouler l’économie russe et souhaitons la victoire de l’Ukraine… C’est tout le contraire de ce que devrait souhaiter une grande nation civilisée et chrétienne.

L’Europe a renié toute indépendance dans ce drame, et vient donc de sortir de l’Histoire, à l’instar de la France de Macron, qui s’autodétruit consciencieusement et honteusement chaque jour un peu plus. La Chine observe, à l’image de la plupart des grandes puissances mondiales, dans une certaine neutralité apparente. Qui peut donc mettre fin à cette guerre entre l’Otan et la Russie, avant qu’il ne soit trop tard ?

La France peut y mettre fin. Il suffit qu’elle s’engage à ne jamais accepter l’Ukraine dans l’OTAN et à bloquer le financement de cette guerre au sein de l’UE. Ce sont deux leviers extraordinaires que Paris pourrait monnayer dans une négociation raisonnée avec Moscou. En faisant cela la France redeviendrait une grande nation mondiale capable de trouver le chemin du dialogue avec ses voisins en guerre. En prenant le rôle de chef de file du camp de la paix et de la stabilité, la France attirerait à elle d’autres nations qui ne veulent plus des guerres et de l’ingérence américaines. La France deviendrait la tête de file des nations européennes qui veulent retrouver leur souveraineté. Cela ne signifie absolument pas courber l’échine devant Moscou, cela signifie que nous décidions enfin de redéfinir une coopération européenne fondée sur la paix été la stabilité. C’est la seule façon de protéger notre héritage et notre culture dans un monde où d’autres continents développent de formidables atouts démographiques ou technologiques. Il faut être vraiment ignorant pour se mettre à dos la Russie qui est un des pays les plus riches du monde avec lequel nous, Français, avons une histoire particulière.

Nikola Mirkovic, vous n’êtes ni devin ni prophète, mais alors que le bruit d’une hypothétique offensive est chaque jour plus assourdissant, comment voyez-vous l’évolution du conflit dans les mois à venir ?

Il est extrêmement difficile de prévoir l’issue de cette guerre. Ni les USA ni la Russie ne peuvent la perdre donc elle peut encore durer longtemps et dégénérer au-delà du théâtre d’opérations actuel. Il ne faut pas oublier qu’en parallèle de la guerre militaire il y a un affrontement économique où la toute puissance américaine est ébranlée par le mécanisme de la dédollarisation qui la prive progressivement d’un de ses plus grands atouts. Les USA ont su surmonter bien des troubles dans leur courte histoire mais ils sont aujourd’hui dans une situation peu enviable. Les Américains sont divisés entre eux-mêmes comme les deux dernières élections présidentielles l’ont montré. Leur économie est fragilisée. Ils ont perdu en Syrie et ont dû fuir l’Afghanistan et ils frôlent les 100 mille milliards de dette (presque quatre fois leur PIB). Pendant longtemps les guerres américaines étaient absorbées par une société relativement solide et une économie prospère. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il faut alors prier pour que les faucons de guerre états-uniens, qui ne vivent qu’au son du canon et la destruction des sociétés traditionnelles (comme le rappelle l’historien néoconservateur américain Max Boot) ne se disent pas que la seule solution pour sauver le Soldat Ryan est de déclencher une nouvelle guerre mondiale en espérant qu’ils s’en sortiront mieux que d’autres. C’est une vision apocalyptique qu’il ne faut hélas pas prendre à la légère. Il est donc urgent que la France s’extirpe du monde atlantiste et se lève pour négocier une paix rapide et durable. Si elle ne le fait pas alors prions que d’autres nations y parviennent rapidement. Plus vite cette guerre se termine, mieux cela sera pour la France… et l’humanité.

Votre livre est donc aujourd’hui plus que jamais une clé indispensable pour comprendre le drame civilisationnel qui se joue sous nos yeux, et nous encourageons les lecteurs du Salon Beige à se procurer votre ouvrage.

Nikola Mirkovic est diplômé de l’European Business School. Président de l’association Ouest-Est, il a mené de nombreuses missions humanitaires au Donbass en guerre ainsi qu’au Kosovo et en Métochie (Serbie). Il est régulièrement invité par les médias francophones et internationaux pour ses analyses géopolitiques. Il est l’auteur du Chaos Ukrainien (2023), L’Amérique empire (2021), Bienvenue au Kosovo (2019) et Le Martyre du Kosovo (2013).

En Quête d’esprit : L’Eglise contre le sexe ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Aude DUGAST, déléguée générale de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Ingrid d’USSEL, auteur de Humanæ vitæ questionnée par Proust
  • Frère Armand LEVILLAIN, directeur de l’Institut Jean de la Croix

Des catholiques empêchent un concert profanatoire dans l’église de Carnac

En priant simplement le chapelet à l’entrée de l’église, des catholiques ont obligé le maire à faire annuler ce concert qui n’avait rien de sacré.

Patrick Buisson raconte 40 ans de “Décadanse” avec Charlotte d’Ornellas

Patrick Buisson remet en question dans Décadanse la révolution sexuelle des années 60 et ses conséquences. Ancien directeur de Minute et de Valeurs actuelles, l’ancien conseiller politique dénonce les promesses non tenues d’une libération sexuelle qui croyait émanciper les femmes par la contraception, le salariat, l’avortement, mais qui aura échoué à éradiquer les tabous.

Avec une analyse historique et culturelle approfondie, Patrick Buisson explique comment cette révolution aurait plutôt mené à l’effondrement de la famille et à la désagrégation sociale. Un ouvrage qui invite à réfléchir sur les conséquences de cette libération sexuelle aujourd’hui encore.

La Syrie toujours occupée

Article d’Antoine de Lacoste paru dans la Revue d’Histoire Européenne :

La guerre qui a ravagé la Syrie depuis 2011 a vu la victoire des Syriens et de son dirigeant, Bachar el-Assad. Ce dénouement n’a été possible que grâce à l’aide des alliés chiites (le Hezbollah libanais et l’Iran) puis de la Russie dont l’intervention fut décisive.

Les islamistes furent vaincus, malgré le soutien massif de l’occident, de la Turquie, du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, mais la Syrie est aujourd’hui détruite et ruinée.

Si Damas, peu touché par la guerre qui s’arrêta à ses portes, peut faire illusion, Alep, Hama, Homs et bien d’autres villes sont dévastées. Il est poignant de parcourir les rues d’Alep qui fut la plus belle cité de Syrie et dont la reconstruction exigerait des sommes considérables.

Mais l’Amérique veille et ne pardonnera jamais à la Syrie d’avoir contrecarré ses plans, avec l’appui russe de surcroît. Alors les sanctions écrasent le pays, réduisant son peuple à la misère sans que cela n’émeuve en quoi que ce soit les Européens, alignés sur Washington. Nous avons l’habitude. Certes à la suite du dramatique tremblement de terre qui a touché le nord-ouest de la Syrie, les sanctions ont été levées pour quelques semaines, sous la pression des organisations humanitaires internationales. Gageons que l’administration Biden n’oubliera pas de remettre en vigueur sa chappe de plomb dès le délai atteint. Cela coûte cher de s’opposer à l’Empire.

En plus des sanctions, les Américains ont décidé d’occuper une partie du pays. Plus de 900 soldats stationnent dans le nord-est de la Syrie. Ce territoire est géré par les Kurdes, alliés des Etats-Unis dans la lutte contre Daech. Coïncidence : c’est là que sont concentrés les gisements de gaz et de pétrole qui sont ainsi confisqués et offerts aux Kurdes. Tout cela est contraire au droit international mais nous savons que ce dernier fonctionne à des vitesses très variables.

De plus les Américains ont installé une base dans le sud, le long de la frontière jordanienne. Plusieurs centaines d’hommes y sont stationnés et encadrent d’anciens combattants islamistes, reconvertis en rebelles modérés. Un voile pudique couvre ce camp d’al-Tanf dont personne ne parle.

A chaque fois que l’armée syrienne s’est approchée d’un peu trop près de cette base ou des positions kurdes dans le nord-est, l’aviation américaine est brutalement intervenue.

Les Kurdes quant à eux ont saisi l’occasion de cette guerre pour s’émanciper du gouvernement syrien même s’ils habitent sur ses terres. Ils ont tenté, avec la bénédiction américaine, de créer un territoire autonome dans le nord, le long de la frontière turque. L’armée syrienne, trop affaiblie, a laissé faire.

Mais la Turquie n’a pas accepté cette situation. Sa relation avec les Kurdes est ancienne et complexe. Ils ont souvent été utilisés comme supplétifs des basses œuvres, comme pendant le génocide arménien. Rappelons à ce propos une vérité gênante : beaucoup de maisons habitées par les Kurdes en Turquie l’étaient auparavant par des Arméniens qu’ils ont assassinés.

Erdogan a fait de la lutte contre les Kurdes, et plus particulièrement de son bras armé clandestin, le PKK, un des piliers de sa politique islamo-nationaliste. Ce ne fut donc pas une surprise lorsqu’il décida de mener coup sur coup trois opérations militaires à Al-Bab en 2016, Afrin en 2018 et près de RaÏs Al-Aïn en 2019. Les Américains, désireux de ne pas se fâcher avec un allié stratégique, fermèrent les yeux et abandonnèrent leurs alliés, ce qui est une vieille tradition chez eux. Les Russes laissèrent faire également : ils n’étaient pas alliés des Kurdes et ne voulaient pas entrer en confrontation avec la Turquie pour eux. Mais ce sont les Russes qui ont dit à Erdogan d’arrêter son armée alors que nul ne savait jusqu’où il voulait aller.

Aujourd’hui le territoire kurde, appelé la Rojava, est donc tronçonné et l’armée turque y campe, aidée de milices syriennes islamistes qu’elle a embauchées.

Le dernier territoire syrien occupé est la poche d’Idleb au nord-ouest. Cette région fut pendant la guerre le réceptacle des islamistes envoyés là après leur reddition. Les Syriens n’étaient guère favorables à ce scénario que les Russes imposèrent : en garantissant la vie sauve aux islamistes puis l’exil vers Idleb avec leurs familles, ils accélérèrent la fin de la guerre.

Erdogan et Poutine se mirent d’accord sur le maintien de la mainmise turque sur la région, en échange de la mise au pas des milices islamistes. La promesse ne fut pas tenue et aujourd’hui l’ex front al-Nosra, rebaptisé Hayat Tharir al-Cham, règne sur un partie substantielle de la région.

Ce sombre tableau est toutefois tempéré par quelques bonne nouvelles : la Grèce, la Serbie, Chypre et la Hongrie ont rouvert leurs ambassades tandis que l’Egypte et les Emirats Arabes Unis font pression pour un retour de la Syrie dans la Ligue arabe. Mais c’est peu de choses eu égard à la misère qui frappe le peuple syrien.

L’islamisme a été vaincu mais la Syrie paye cher cette victoire.

Richelieu, le plus grand homme d’Etat français

Les éditions Plein Vent viennent de publier une superbe biographie en bande dessinée du Cardinal de Richelieu, avec un texte très élégant, dans une langue particulièrement soignée, loin des standards de la bande dessinée. Sa vie est un véritable roman, très directement liée à l’Histoire de France. La scénariste a bien voulu accorder un petit entretien aux lecteurs du Salon Beige pour leur présenter cet ouvrage, et surtout ce personnage hors du commun qu’ils découvriront à travers ces planches magnifiquement illustrées par Andrea Mutti.

Bonjour Coline Dupuy, merci de nous présenter votre dernière œuvre. Après Cathelineau, Madame Elisabeth, Thérèse de Lisieux, Jehanne d’Arc, Clodoald, vous avez retrouvé le dessinateur Andrea Mutti, avec qui vous aviez déjà publié les biographies illustrées de Clovis et de La Pérouse, pour nous présenter un autre « monstre sacré » : le Cardinal de Richelieu ! Peut-être l’une des personnalités « politiques » les plus fascinantes de l’Histoire de France. Pourquoi ce choix ?

Richelieu est d’abord l’ancien évêque de Luçon, celui qui a restauré le diocèse, fondé un séminaire, écrit un catéchisme – l’«Instruction du chrétien» -, et fait reconstruire la cathédrale en ruines après les guerres de religion. C’est le premier évêque de France à avoir reçu et mis en œuvre les réformes du concile de Trente. En Vendée, grâce notamment à Dominique Souchet, ancien diplomate, député et maire de Luçon à qui j’ai dédié cette bande dessinée, l’image de Richelieu a été dépoussiérée par la publication de plusieurs ouvrages, dont les actes d’un colloque à Luçon en 2009. Or, la légende noire d’ Alexandre Dumas en donne une idée fausse. J’ai donc décidé de contribuer modestement à redorer son image et à le faire connaître aux jeunes générations, en tâchant de mettre en lumière l’essentiel de son œuvre spirituelle et politique. Comme à son habitude, Andrea a sublimé magnifiquement cette histoire et ce personnage.

Richelieu est-il pour vous un grand homme d’État ?

Oui, selon moi, c’est le plus grand homme d’État français. Visionnaire, il a une hauteur de vue politique et diplomatique exceptionnelle. Il sait inspirer les bonnes décisions au roi et conduire une diplomatie indépendante visant à préserver la « sûreté » de la France. Il a eu également la clairvoyance de se faire seconder par le père Joseph du Tremblay, qui croyait à la prééminence des forces spirituelles, et qui était lui aussi un personnage d’exception. Le « grand siècle » français porte bien son surnom, non seulement par ses grands saints, ses grands caractères, mais aussi par ses grands penseurs. Je vous renvoie ici au testament politique de Richelieu. Le siècle de Louis XIII et de Louis XIV est un aboutissement, le sommet de la civilisation française. Après ses belles fleurs du Moyen-Âge, il fait mûrir ses plus beaux fruits par le raffinement des esprits et de la langue, celle de l’Académie française fondée par Richelieu en 1635.

Vous n’idéalisez aucunement les protagonistes de cette période difficile de l’Histoire de France, où le royaume est tiraillé entre les guerres de religion et les intrigues de cour qui menacent chaque jour le difficile équilibre du pays…

C’est vrai, j’ai essayé de respecter autant que possible la vérité historique, quitte à forcer un peu le trait d’un personnage comme Marie de Médicis, afin de bien l’identifier. Je ne masque pas l’ambition, le caractère autoritaire et les fragilités de Richelieu. Je n’ai pu esquiver non plus les complots où trempait Gaston d’Orléans, ennemi juré du cardinal.

Pouvez-vous nous résumer les grandes lignes de l’œuvre de Richelieu ?

Même si la notion de « Fille aînée de l’Église » n’existait pas encore, Richelieu a estimé que la France devait conserver son rang pour le bien de l’Europe et de la papauté, en brisant à l’intérieur la « République » protestante et en affaiblissant à l’extérieur l’Empire catholique des Habsbourg. Le pape Urbain VIII approuvait sa politique en Italie, mais le ministre de Louis XIII fut incompris du parti des dévots en France, notamment du cardinal de Bérulle dont la mission était différente. Richelieu visait l’unité nationale plutôt que la conversion immédiate des protestants ; l’entente entre la France et le Vatican plutôt que l’extension de la domination catholique espagnole et autrichienne. Enfin, il a consolidé le pouvoir royal en forçant la haute noblesse à s’assagir et à contribuer à la défense du royaume, que Richelieu assimile à la « patrie » dans ses écrits. Mais « l’homme rouge » ne serait rien sans Louis XIII et réciproquement. Ils formeront pendant de nombreuses années un tandem efficace, le roi et son ministre se complétant et s’édifiant l’un l’autre pour le bien de la France.

A une époque comme la nôtre, où la laïcité est devenue un véritable dogme républicain, comment ce prince de l’Église devenu premier ministre du Roi peut-il demeurer un exemple pour notre présent et notre avenir ?

Le cardinal de Richelieu a suivi la raison comme ligne de conduite de l’État. Contrairement à ce que l’on croit, il s’agit davantage de la raison éclairée par la foi que de la raison d’État, dont Richelieu parle très peu, ce que m’a bien expliqué l’historien Philippe Pichot-Bravard. Sans l’appui de la raison et de la foi, l’intelligence s’obscurcit. Notre époque ayant rejeté la foi, elle finit par perdre la raison, et même la raison d’État… Richelieu a eu le grand mérite, entre autres, d’avoir encouragé Louis XIII à consacrer sa personne et son royaume à la Sainte Vierge Marie , et de l’avoir ainsi sauvé en lui redonnant sa boussole.

Merci Coline. Et les lecteurs du Salon Beige pourront retrouver le Richelieu de Coline Dupuy ici.

Terres de Mission Va, Vis, Prie… pour la défense de la vie

Eglise universelle : Marche pour la Vie du 16 juillet à Tokyo

Le Japon est un des pays de la planète dont la population diminue le plus rapidement en raison d’une natalité très faible et d’une absence quasi totale d’immigration. Paul de Lacvivier, qui réside au Japon, nous présente la situation générale de la défense de la vie humaine innocente au Japon ainsi que la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu le 16 juillet prochain à Tokyo.

Eglise en France : Louis Salleron, artisan du bien commun

Sœur Ambroise Dominique, petite-fille de Louis Saleron et dominicaine enseignante, a consacré, sous le titre “Louis Salleron – Artisan du bien commun”, une passionnante biographie, toute empreinte de piété filiale, à son grand-père. Juriste, économiste, philosophe et poète, Louis Salleron fut aussi un homme de foi et un père de famille comblé avec 12 enfants. C’est une partie de l’histoire du XXème siècle, vécue par un laïc catholique engagé qui revit sous nos yeux.

Eglise en Marche : Va, Vis, Prie

Face aux projets de constitutionnalisation de l’avortement et de légalisation de l’euthanasie, l’association Va, Vis, Prie organise de l’Annonciation (25 mars) à l’Assomption (15 août) une campagne de récitation de chapelets et de célébration de messes en réparation de toutes les atteintes au respect de la vie humaine innocente. Marie-Lys Pellissier, porte-parole de cette initiative, nous en présente les objectifs et l’état actuel.

“Créer son école, c’est mon histoire !”

Aujourd’hui, le 15 mai, est sorti le premier épisode d’un tout nouveau podcast éducatif intitulé “Créer son école, c’est mon histoire !”. Il est produit par Les Adultes de demain, à la demande de l’association Créer son école. Il est d’ores et déjà disponible gratuitement sur toutes les plateformes de podcast (Apple Podcast, Spotify etc…) :

Ecouter l’épisode 1 

La première saison compte 10 épisodes, à raison de 2 par mois. Ce podcast raconte l’aventure d’hommes et de femmes de caractère, qui ont osé fonder leur propre école. De la maternelle au supérieur ! Pour cela, ils ont surmonté plein d’obstacles. Vous y découvrirez comment cet acte de créer leur propre école s’inscrit dans leur itinéraire de vie, et dans une recherche de sens qui peut faire des émules. En 15 minutes d’interview, vous verrez comment des personnes très variées en viennent à fonder une école indépendante en dehors de tout soutien public, alors qu’en France l’école publique est gratuite. Créer son école, c’est un sport complet, un parcours entrepreneurial et une aventure intégrale qui engage tout l’humain.

Un premier épisode qui annonce la couleur

Pour le premier épisode, c’est Françoise Candelier qui présente l’itinéraire qui l’a conduite de l’école publique Jacques Brel de Roncq dans le Nord à la fondation de sa propre école indépendante, l’école du Blanc-Mesnil. Un fort tempérament qui appelle un chat un chat et qui n’a pas hésité, pour rester fidèle à son idée du service public, à passer du public au privé. Un itinéraire qu’elle n’aurait jamais cru devoir emprunter, tant elle a la passion de l’école publique chevillée au corps.

Les épisodes suivants nous feront découvrir une école professionnelle qui ne renonce pas à une solide formation généraliste, une création d’école supérieure atypique et ambitieuse, une école rurale dans un tiers-lieu, une école de la pédagogie Steiner-Waldorf qui soulève en France de nombreuses questions, un réseau de maternelles, cette spécialité française, une école Montessori, une école internationale, un lycée fonctionnant sur une autonomisation précoce des élèves, suivant le modèle des entreprises libérées etc…

Créer son école, l’association au service du développement des écoles indépendantes de qualité

Créer son école, qui a lancé ce podcast, est l’association engagée au service des écoles indépendantes et de la liberté scolaire depuis près de 20 ans. Elle est présidée par sa fondatrice, Anne Coffinier. Elle a accompagné la naissance ou le développement de plus de 700 écoles indépendantes à ce jour. Elle publie un annuaire, tient un observatoire scientifique, forme, défend, met en réseau, et s’engage pour améliorer l’accessibilité des écoles indépendantes au profit des enfants de toutes les origines. On peut retrouver ses actions sur son site www.creer-son-ecole.com et sur les réseaux sociaux.

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