Récompensé
Le professeur Salomon, directeur général de la Santé, a intégré l’équipe de direction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.
Ce professeur de médecine, qui égrenait le nombre de morts chaque jour à la télévision durant la période hystérique du Covid (sans mettre ces chiffres en perspective avec la mortalité annuelle ni avec le vieillissement de la population), occupe le poste de sous-directeur général pour la Couverture sanitaire universelle et les Maladies transmissibles et non transmissibles. À ce titre, il supervisera un vaste portefeuille de programmes techniques couvrant notamment le VIH, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose, le paludisme, les questions de santé mentale ainsi que les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer.
Opposition au grand remplacement dans l’Ain
L’Etat compte installer des immigrés dans le château de Varay, dans l’Ain, mais la population s’y oppose.
Le château domine le village de Saint-Jean-le-Vieux. Perché sur la colline, édifié au 12e siècle, restauré au 19e, il pourrait bientôt servir d’abri à des demandeurs d’asile. La bâtisse est propriété d’une association, l’Alpha3A dont la vocation sociale est à destination de tous les publics. L’animation pour les jeunes, comme l’accueil des étrangers. C’est à ce titre qu’elle a été contactée par la préfecture. L’association a donc répondu favorablement à cette demande d’hébergement d’urgence. Sauf que cela vient contrarier un projet éducatif mené de longue date : l’accueil de classes découvertes autour du patrimoine et de la culture.
Le député de la circonscription Damien Abad (Renaissance) a pris rendez-vous avec le préfet “pour trouver des solutions alternatives”.
Une banderole a été placée sur les hauteurs, à proximité du château, sur laquelle il est écrit “sauvegardons notre patrimoine”.
Et si l’Etat privait le Planning familial de ses 2,8 millions d’euros de subventions annuelles ?
Le Point publie une tribune signée par un collectif de médecins et d’intellectuels contre les délires du Planning familial. Cela fait longtemps que nous dénonçons la culture de mort financée par nos impôts, à travers la propagande du Planning familial. Mais c’est nouveau que des personnalités en vue, comme Élisabeth Badinter, Pierre-André Taguieff, Israël Nisand, Didier Sicard, Jean-François Mattei, Brice Couturier, Anne-Marie Le Pourhiet,…, se mettent à le dénoncer à leur tour :
C’est avec le plus grand sérieux que le Planning familial, organisme d’éducation populaire, nous assène des absurdités scientifiques. D’abord il y a eu cette campagne d’affichage : deux hommes enlacés, le ventre de l’un d’eux présentant une étrange rotondité. Et au-dessus cette légende : « Au Planning, on sait que des hommes aussi peuvent être enceints. » Qu’importe l’impossibilité biologique. Ensuite, il y a eu le lexique trans du Planning familial, « lexique rangé dans l’optique d’un apprentissage progressif ». Petit florilège.
« Sexe : Construit social basé sur des observations moyennes des différences biologiques entre les genres. Il est communément admis scientifiquement que le sexe est un spectre. Peut également désigner l’appareil génital.
Assignation à la naissance : À la naissance, les médecins décident, selon des normes de longueur du pénis/clitoris, si l’individu est un garçon ou une fille.
Changer de sexe : Les caractéristiques sexuelles de personnes, qu’elles soient cis ou trans, ne sont pas binaires et peuvent changer tout au long de leur vie ».
Nous serions heureux de connaître la « science » qui admet que chez l’Homo sapiens le sexe est un spectre. Il y a probablement confusion avec les crépidules ou autres animaux changeant naturellement de sexe au cours de leur vie. Nous serions également heureux de connaître la longueur critique de l’organe sexuel permettant de différencier un garçon d’une fille.
Le Planning familial ne sait pas distinguer, depuis longtemps, un amas de cellules d’un être humain… Néanmoins, les signataires, qui ne remettent pas en cause l’avortement, dénoncent les subventions astronomiques perçues par le Planning :
Car le Planning est un organisme financé par l’État et les diverses collectivités à hauteur de 2,8 millions d’euros par an. C’est-à-dire financé par le contribuable. À l’heure où il est nécessaire de contrôler des dépenses publiques surabondantes, il est urgent de conditionner les subventions du Planning familial au respect strict de ses orientations et finalités originelles.
“Et à tous les autres pourrisseurs woke, un conseil, ne vous approchez surtout pas de nos enfants !”
Réaction américaine à la publicité trans de la marque Bud Light :
Traduction :
L’Amérique avait l’habitude de boire les bières d’un fabricant qui ne sait même pas quelles toilettes on doit utiliser !
C’est pourquoi j’ai créé la bière “100% non woke” des Pères conservateurs de la vraie droite.
En tant que conservateurs, on doit faire face en permanence aux attaques de toutes parts du virus mental woke. Mais le dernier endroit que l’on veut voir infecté par ce virus, c’est notre bière.
Si vous, vous savez différencier les toilettes, alors vous saurez quelle bière vous devez boire !
Arrêtez de donner votre argent aux promoteurs du virus woke qui détestent nos valeurs.
Et à tous les autres pourrisseurs woke, un conseil, ne vous approchez surtout pas de nos enfants !
Qu’en pensent nos laïcards ?
Meyer Habib, franco-israélien, a été réélu député de la 8ème circonscription des Français de l’étranger. Devant le Mur des Lamentations, il remercie ses électeurs et lit une prière juive pour la République française :
Vous m’avez élu pour la quatrième fois député avec 54-46 !
Merci à tous !« Que la France jouisse d’une paix durable et conserve son rang glorieux parmi les nations ! » pic.twitter.com/Vb6nTpyClV
— Meyer Habib (@Meyer_Habib) April 16, 2023
Prix de l’évangélisation : date limite de remise des dossiers de candidatures fixée au 30 avril
L’association des Chevaliers pontificaux a annoncé début février la création d’un prix destiné à récompenser et à soutenir les actions d’évangélisation, de diffusion et de mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église en France. L’initiative récompensée recevra une somme de 10 000 euros, et bénéficiera de la publicité résultant de ce prix qui sera remis en juin par Son Exc. Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique auprès de la France.
L’association a déjà reçu plusieurs dossiers de candidatures de grande qualité, candidatures qui montrent la vitalité des efforts missionnaires dans des domaines très divers (éducation, apostolat, mise en valeur du patrimoine chrétien, etc.).
L’association des Chevaliers rappelle que la date limite de remise des dossiers de candidatures est fixée au 30 avril 2023.
Retrouvez tous les renseignements pour déposer votre candidature sous ce lien.
“Ce n’est donc pas l’Église qu’il faut faire sortir de la crise, c’est nous-mêmes”
Dans L’Homme Nouveau Cyril Farret d’Astiès revient sur deux articles publiés à l’occasion de Pâques, l’un sur BFM et l’autre dans Le Figaro, montrant l’impasse de la 3e voie, entre progressisme et Tradition :
[…] Depuis des décennies on a donné cours à toutes les innovations au nom de la pastorale, afin de parler à l’homme contemporain qui semblait se détourner de l’Église. Ce n’était pas totalement faux.
Mais au lieu de bien comprendre pourquoi l’homme moderne se détournait de l’Église, on a ambitionné de transformer l’Église pour rejoindre le monde. Monde moderne qui s’est construit contre Dieu et qui crève, littéralement. Qui crève de s’être détourné, qui le constate à présent mais qui ne veut pas en tirer les conséquences. Cette pastorale de la conciliation est, évidemment, un échec cuisant.
Certains, profondément progressistes, prétextant une foi adulte libérée de la religion et des superstitions, ont décidé dans les années 1960 qu’il ne fallait plus enseigner le catéchisme, plus baptiser les nouveau-nés, plus pratiquer d’actes de piété.
Ils ont parfaitement réussi leur œuvre relativiste : ne voulant rien transmettre ils n’ont rien transmis et la République avec ses 872 milliards d’euros de dépense sociale a fini d’écrabouiller l’action caritative qui restait leur seule prétention chrétienne. N’en parlons plus.
L’enjeux est aujourd’hui du côté des catholiques « observants », cette part importante de clercs et de fidèles classiques, conservateurs, représentants des générations Jean-Paul II et Benoît XVI, nos frères dans la foi, souvent nos frères de sang — beaucoup de catholiques de tradition viennent de ces chapelles-là.
Ils sont cependant marqués, à leur insu, par certains travers contemporains : transformant parfois le catholicisme en méthode de coaching spirituel ; se contentant d’accompagner les hommes de notre temps par une spiritualité très psychologisante, tournée vers le sentiment et faisant trop peu cas de la Croix et du péché originel ; proposant une liturgie insolite favorisant l’émotion personnelle et collective par une participation agissante ; très investis dans la défense de la morale mais négligeant le socle dogmatique de la foi ; recherchant par naturalisme des remèdes séduisants mais trompeurs…
Reconnaissons-le aussi, avec une véritable fidélité à l’Église, un sentiment d’appartenance résolu, une sincérité indéniable. Ces catholiques ont soif, ils ont dans la bouche le goût amer du pontificat, ils ont un réel désir spirituel, ils aspirent à une véritable dignité liturgique mais ne parviennent pas encore tout à fait à se saisir du remède nécessaire. […]
La mixité sociale est devenue le cache-sexe d’une mixité ethnique et raciale
Jean Messiah critique le projet du sinistre de l’Education nationale :
Sur @CNEWS :
« Pap Ndiaye veut imposer la mixité sociale dans les écoles privées ! »
« Très bonne idée !
Pourquoi ne commence-t-il pas par l’école alsacienne où il a mis ses enfants ?
Il pourrait en faire un excellent laboratoire pour ses délires raciaux ! »
Un ange passe.… pic.twitter.com/zH46wmkJPi
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 16, 2023
« La mixité sociale dans l’école publique a provoqué un effondrement massif du niveau d’éducation.
Vouloir la mixité sociale dans l’école privée, comme le souhaite ce cher Pap Ndiaye, ça n’est rien d’autre que vouloir son effondrement ! »@CNEWS #Macron20h… pic.twitter.com/WiXQMHIP7M
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 17, 2023
Mixité sociale : Pap Ndiaye veut des quotas de médiocrité et de chienlit dans l’école privée.
C’est plus facile que d’exiger des quotas d’excellence et de méritocratie dans le grand naufrage qu’est l’école publique.
L’autoproclamé Pap du social n’est que le gourou du racial.…
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 17, 2023
La mixité sociale est devenue le cache-sexe gaucho-« progressiste » d’une mixité ethnique et raciale.
Quand un peuple est homogène sur le plan identitaire comme c’était le cas de la France avant 1980, la mixité sociale s’appelait méritocratie républicaine.
Permettre à un fils…— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 17, 2023
La position du parti Renaissance sur l’euthanasie
Samedi, le parti présidentiel réunissait pour la première fois une sorte de parlement interne, soit 300 personnes, dont une bonne partie du gouvernement. L’objectif de la journée était d’exposer la démocratie interne au sein du mouvement et ses efforts pour s’enraciner dans les territoires.
L’éphémère ministre de la Santé Brigitte Bourguignon, nommée à l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) depuis sa défaite aux législatives et donc fonctionnaire soumise à l’obligation de réserve (!), a présenté la position du parti sur la fin de vie, à savoir deux nouveaux “droits distincts” :
- celui du patient en fin de vie ou atteint d’une maladie incurable de “demander une aide active à mourir”.
- celui du médecin “d’accepter la demande du patient ou de s’y soustraire, par une clause de conscience”.
Il serait temps d’euthanasier ce gouvernement.
Je ne crois pas aux accusations portées contre Jean-Paul II
Le modèle libanais et la coexistence des religions
D’Antoine de Lacoste dans la revue Fideliter :
Le mandat français sur le Liban (1920-1943) s’est achevé dans la confusion. La guerre franco-française qui se déroula entre les forces placées sous l’autorité de Vichy et les gaullistes soutenus par les Britanniques, permit à deux hommes politiques libanais de passer un pacte et de sortir du mandat.
Ces deux hommes, le maronite Béchara el-Khoury et le musulman sunnite Riad el-Solh, négocièrent ensemble un accord en 1943, traditionnellement appelé « Le Pacte national de 1943 ». Il marque l’indépendance du Liban après plusieurs siècles de vassalités diverses. La France, mécontente car mise de côté, réagit plus que maladroitement en emprisonnant les deux hommes. Cela ne fit que provoquer la colère des Libanais et les deux prisonniers furent libérés en gagnant une immense popularité. Le dernier soldat français quittera le pays du Cèdre en 1946.
Le Liban étant un pays unique au monde, ce Pacte est non écrit : ni texte, ni version officielle, et pourtant c’est bien lui qui va régir l’organisation du pays en complément de la Constitution de 1926.
Le Pacte établit d’abord que le Liban sera distant de la France mais aussi du monde arabe. Cela signifie en clair que les maronites renoncent à la protection française, qui fut pourtant décisive en plusieurs occasions, et que les musulmans renoncent au concept de Grande Syrie que Riad el-Solh avait un temps appelé de ses vœux.
Rien ne sera dit et encore moins écrit sur la répartition communautaire toujours valable. Le président est maronite, le premier ministre musulman sunnite et le président de la chambre des députés musulman chiite, et c’est ainsi que cela fonctionne encore aujourd’hui.
Ce Pacte fondateur est critiqué dès le début. Le célèbre journaliste de l’Orient (L’Orient-Le Jour aujourd’hui) Georges Naccache écrit un éditorial qui est entré dans l’histoire du Liban :
« Ni occident, ni arabisation : c’est sur un double refus que la chrétienté et l’islam ont conclu leur alliance. Quelle sorte d’unité peut être tirée d’une telle formule ? Ce qu’une moitié de Libanais ne veut pas, on le voit très bien. Ce que ne veut pas l’autre moitié, on le voit également très bien. Mais ce que les deux moitiés veulent en commun, c’est ce qu’on ne voit pas. La folie est d’avoir cru que deux non pouvaient produire un oui. Deux négations ne feront jamais une nation. »
Ce texte remarquable et, hélas, prémonitoire, montre bien que, dès l’origine les dirigeants libanais ont choisi le communautarisme plutôt que la nation. La situation ne fera que s’aggraver ensuite avec la montée en puissance d’une population musulmane chiite, en pleine expansion démographique contrairement aux autres. Elle prendra une importance de plus en plus grande, au point aujourd’hui de vivre en quasi-indépendance dans le sud du pays par le biais de la milice armée du Hezbollah.
Au moins, pensaient certains, cela assurera une coexistence pacifique entre les religions. La suite prouvera que non.
Il faut cependant être juste : ce n’est pas un motif religieux qui déclencha la guerre civile libanaise qui ravagea le pays de 1975 à 1990. La cause première fut la massive présence palestinienne et la volonté de ses militants de faire du Liban une base arrière pour combattre Israël et récupérer les territoires perdus.
Après la guerre israélo-arabe de 1948, Israël, vainqueur, expulsa de nombreux Palestiniens après avoir conquis leurs territoires. D’autres fuirent les combats et l’on estime qu’au moins 700 000 palestiniens quittèrent leur pays pour s’installer en Jordanie, au Liban et en Syrie.
C’est l’entrée de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) dans la lutte armée qui fut la cause directe de la guerre. Successivement la Guerre des Six jours (1967), la prise de contrôle de l’OLP par Yasser Arafat (1969) et l’expulsion des combattants armés palestiniens de Jordanie vers le Liban (1970) provoquèrent un bouillonnement qui fut fatal.
Chaque camp s’est armé. Les milices chrétiennes s’unissent sous la houlette des Forces Libanaises (FL) et une personnalité exceptionnelle émerge, Bechir Gemayel. Il sera assassiné en 1982 et le camp chrétien ne se remettra jamais de cette disparition. Le Hezbollah apparaîtra un peu plus tard. Les sunnites seront plus effacés.
Il n’est pas question ici de raconter cette guerre, d’une grande complexité. Il faut cependant avoir présent à l’esprit qu’il y eut en permanence plusieurs guerres dans la guerre avec de nombreux acteurs aux alliances variables : chrétiens, chiites, sunnites, druzes, Palestiniens, Syriens, Israéliens, avec de surcroît des divisions internes souvent sanglantes, notamment, hélas, entre chrétiens.
Comme on le voit ces acteurs sont parfois religieux, parfois étatiques. Il ne faut donc pas analyser ce conflit (ces conflits devrait-on dire), sous le prisme d’une guerre de religion. Les buts étaient ailleurs : Israël voulait détruire le Hezbollah et neutraliser le Liban, la Syrie voulait l’annexer, les Palestiniens en faire leur base militaire. S’il y avait un consensus supra-national et supra-religieux, il était simple : chasser les combattants palestiniens, ce qui fut fait finalement.
Il faut toutefois observer que certains clivages religieux ne furent jamais dépassés : aucune alliance durable entre musulmans et chrétiens et pas d’avantage entre sunnites et chiites. Le plus souvent, musulmans et chrétiens furent face à face.
Les accords de Taef signés en 1989, mirent pratiquement fin à la guerre mais le camp chrétien en sortit vaincu. Si l’équilibre religieux ne fut pas remis en cause, les pouvoirs du président chrétiens furent durement rognés au profit du premier ministre sunnite. De plus, la domination syrienne fut quasiment actée.
En signe de protestation, la plupart des chrétiens ne participèrent pas aux élections suivantes, notamment sur la recommandation des différentes églises. Une minorité de chrétiens, rangés dans le camp de la Syrie, accepta la situation et c’est ainsi que l’immuable répartition communautaire entre les trois pouvoirs pu être maintenue.
Le général Aoun tenta un dernier coup de dés. Après avoir désarmé par la force les FL au prix de consternants combats sanglants (alors que le Hezbollah restait armé), il déclencha une dernière guerre contre les Syriens. Comme on pouvait s’y attendre il perdit, provoqua la mort inutile de valeureux combattants chrétiens et partit en exil en France. Samir Geagea, l’irréductible chef des FL fut emprisonné de longues années.
Le Liban poursuivit alors un chemin étrange où, sous l’apparence de l’aisance et de la modernité, il marchait en somnambule vers la ruine.
En raison de la corruption importante de la classe politique, mais également de sa médiocrité, aucun investissement digne de ce nom n’a été réalisé dans les infrastructures de base nécessaire à la vie d’un pays : assainissement, électricité, gestion des déchets, traitement de l’eau et la liste est encore très longue. La classe politique libanaise a tout misé sur les services, notamment bancaires.
Elle a cru trouver en la personne de Riad Salamé l’homme miracle qui devait permettre au pays de vivre dans l’aisance, sans effort. Le chef de la banque centrale libanaise avait instauré un système vieux comme la finance spéculative : servir des taux d’intérêt élevés pour attirer les capitaux de la très importante diaspora libanaise.
La combine marcha quelques années avant que tout ne s’effondre, ruinant les petits épargnants libanais. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus retirer leur argent de la banque, la devise libanaise a perdu 90% de sa valeur et les biens de consommation élémentaires manquent. Ce qui est disponible est bien évidemment hors de prix. La situation est si grave que les Libanais de l’étranger qui viennent rendre visite à leurs familles bourrent leurs valises de médicaments tant la pénurie sur place est importante.
L’explosion du 4 août 2020 sonna comme une sorte de coup de grâce. Partie du port de Beyrouth, elle ravagea les quartiers chrétiens et une partie du quartier chiite. L’Etat montera à cette occasion sa totale incurie. Les habitants durent nettoyer les gravats eux-mêmes, les blessés furent emmenés à l’hôpital dans les voitures particulières des familles ou des voisins. Et que dire de l’enquête ? Le juge Bitar, résolu et courageux, se voit mettre des bâtons dans les roues par sa hiérarchie mais aussi par les députés ou le gouvernement. Chiites et chrétiens aounistes (partisans du Général Aoun rentré d’exil après le départ des Syriens et élu ensuite président) sont discrètement d’accord pour que l’enquête s’enlise comme à peu près tous les dossiers libanais.
Dans ce contexte dramatique où l’existence même du Liban est menacée, que doit-on penser de la coexistence des trois religions chrétienne, chiite et sunnite ?
Certes, à part quelques incidents sporadiques, elles ne se font plus la guerre et chacun peut librement exercer son culte. Les prêtres des différentes communautés chrétiennes vont et viennent librement et s’expriment de même. Les églises sont normalement entretenues et certaines forment des paroisses chaleureuses et dynamiques. Il est vrai que la guerre a réappris à de nombreux chrétiens la valeur de leur identité bimillénaire.
Les chrétiens ne craignent plus, pour l’instant, d’être massacrés par les druzes ou les islamistes. La défaite de Daech ou d’al-Nosra en Syrie, grâce à l’intervention russe, constitue un répit certain et durable pour toute la région, même si la lutte n’est pas terminée.
La situation est pourtant très grave et porte un nom : l’exil. De nombreux jeunes chrétiens, et parmi les plus brillants, s’en vont, découragés. Ils ne croient plus au Liban, ruiné par sa classe politique, toutes religions confondues.
Ainsi la coexistence entre les religions, relativement apaisée malgré la présence d’un Hezbollah redoutablement armé, ne suffit pas . Et l’on repense aux propos pessimistes mais prémonitoires de Naccache en 1943 : « Deux négations ne feront jamais une nation. » Ce qu’il ne savait pas encore et c’est ce que l’Histoire nous a appris, c’est que le communautarisme aggrave le vice de départ car au fond, il est contre-nature.
Et l’on repense aux études de Barrès ou de Renan sur la nation (les deux hommes connaissaient d’ailleurs fort bien le Liban). La terre est là mais les morts sont venus de conflits internes, jamais d’une quelconque grande guerre patriotique. Quant à la volonté de vivre ensemble souligné par Renan (quel dommage qu’un tel esprit se soit fourvoyé dans un anti-christianisme indigne de son intelligence), cette volonté n’existe que peu dans le peuple. Elle est par contre très présente dans la classe politique mais sous une autre forme : la volonté de s’enrichir ensemble.
L’appauvrissement du Liban est d’une gravité et d’une profondeur inédites. L’Etat n’existe plus, les élites fuient et la classe politique s’autoreproduit sur fond d’enrichissement personnel.
Mais tout n’est peut-être pas perdu. Beaucoup de Libanais le reconnaissent, même s’ils sont partis : ils n’oublient pas leur pays et veulent encore y croire. L’amour du Liban demeure malgré tout. Mais son sauvetage passe nécessairement par un grand coup de balai et la fin du communautarisme.
Qui fera cela ?
Antoine de Lacoste
Révisionnisme à l’espagnole
Au Palais de Sant Jordi (Sainte Georges), siège du gouvernement autonome de la Catalogne, le conducator catalan Pere Aragonés va recouvrir de magnifiques fresques historiques, sous prétexte qu’elles représentent une histoire qui n’est pas celle de la Catalogne indépendantiste d’aujourd’hui. Un saccage du patrimoine architectural, voulant ainsi nier l’histoire multiséculaire de l’Espagne, car jugeant certaines fresques offensantes envers l’Islam (car reproduisant des scènes de la Reconquista ou de la bataille de Lépante… ).
Les tableaux, peints sous le gouvernement de Primo de Rivera, représentent différents épisodes de l’histoire espagnole, comme l’arrivée de Christophe Colomb à Barcelone. La décision d’enlever ces peintures murales trouve son origine dans l’accord d’une commission, qui a justifié sa décision de retirer ces peintures pour des raisons “esthétiques et idéologiques”, arguant que
“les valeurs guerrières sont exaltées, ainsi que les ordres opposés au régime parlementaire, la monarchie pérenne et sacrée, l’État fondé sur le catholicisme en tant qu’ordre social, la lutte contre l’islam, et un patriotisme guerrier et impérial”.
Le parti de Pere Aragonés, ERC (Esquerra Republicana de Catalunya), gouverne aujourd’hui sans partage la Catalogne avec seulement 33 députés sur 135 (soit un peu plus de 24 % des sièges), grâce à un système électoral de proportionnelle intégrale. Fort de cette minorité absolue, ce parti a décrété de façon unilatérale la suppression, dès le mois de mai, de toutes les fresques qui ornent les coupoles et murs du salon d’honneur « Sant Jordi » (Saint Georges, patron de la Catalogne, peut-être plus pour très longtemps…). Parmi ces joyaux historiques, sont représentés :
- La Vierge de Montserrat (patronne de la Catalogne) et les rois ayant visité le monastère bénédictin.
- Le mariage d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon.
- Réception de Christophe Colon par les rois catholiques.
- La Bataille de Lépante.
- La Bataille de Navas de Tolosa (première victoire de la Reconquista de la péninsule ibérique contre l’envahisseur musulman)
- Première messe de Jacques Ier d’Aragon lors de son débarquement à Majorque.
Au mois de mai prochain, ces magnifiques fresques seront recouvertes de peinture blanche.
« Tout parent ou médecin qui stérilise un enfant avant qu’il ne soit un adulte consentant devrait être emprisonné à vie ».
Le fondateur de Tesla et PDG de Twitter, Elon Musk a dénoncé les adultes qui autorisent les mineurs à subir des procédures de transition de genre, en déclarant que la stérilisation des enfants par de telles procédures devrait être passible d’une peine de prison à vie.
« Tout parent ou médecin qui stérilise un enfant avant qu’il ne soit un adulte consentant devrait être emprisonné à vie ».
M. Musk, dont l’un des enfants s’identifie comme transgenre, a déjà exprimé ouvertement sa désapprobation à l’égard des mineurs qui changent de sexe.
Le mois dernier, lors d’un autre échange sur Twitter, il s’en est pris aux adultes qui encouragent les enfants à subir de telles procédures, estimant qu’ils les abreuvent de « propagande ».
« De plus, chaque enfant traverse une crise d’identité avant que sa personnalité/identité ne se cristallise ». « Par conséquent, nous ne devrions pas autoriser des opérations chirurgicales graves et irréversibles ou des médicaments stérilisants qu’ils pourraient regretter avant l’âge de 18 ans au moins. »
Le député Marjorie Taylor Greene (Parti républicain – Géorgie) a déclaré :
« Je suis d’accord ». « C’est pourquoi j’ai présenté la loi sur la protection de l’innocence des enfants, qui fait de la pratique de soins d’affirmation de genre sur des enfants de moins de 18 ans un crime. »
La loi « Protect Children’s Innocence Act » (loi sur la protection de l’innocence des enfants) ferait des procédures de transition de genre – y compris les opérations chirurgicales, les médicaments bloquant la puberté et les hormones de sexe opposé – un délit concernant les mineurs. Mme Greene a présenté cette loi l’année dernière, mais elle n’a jamais été votée.
Lors d’une intervention à la Conservative Political Action Conference (CPAC) en mars, elle a promis de réintroduire le projet de loi maintenant que les républicains contrôlent la Chambre des représentants.
« Il n’a pas pu être adopté lors du dernier Congrès parce que, comme je l’ai dit, Nancy Pelosi était la présidente de la Chambre et qu’elle ne croit pas du tout au genre ». « Mais nous avons un nouveau président de la Chambre des représentants, à majorité républicaine, et je vais présenter mon projet de loi (…) qui rendra délictueux tout soin visant à affirmer le genre sur des enfants. »
« Il ne s’agit pas d’une simple idée d’extrême droite, selon laquelle nous devrions protéger les enfants contre une erreur horrible, car beaucoup de ces enfants réalisent qu’il s’agit d’une erreur et détestent ce qu’ils se sont faits à eux-mêmes. Il y a des indépendants, des démocrates, des républicains dans toute l’Amérique qui sont d’accord pour dire qu’il faut laisser les enfants être des enfants. »
Le wokisme ne rapporte pas : Bud Light perd 6 milliards de dollars
Après avoir atteint un sommet de 66,73 dollars par action en trois ans, la société mère de Bud Light, Anheuser Busch Inbev, a perdu plus de 6 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis l’annonce de son partenariat avec l’influenceur transgenre Dylan Mulvaney, le 2 avril. Les propriétaires de bars et les distributeurs signalent une forte baisse des ventes de Bud Light au cours de la semaine écoulée. La capitalisation boursière de la société est tombée à 125,7 milliards de dollars, contre 132,8 milliards de dollars il y a six jours, soit une baisse de plus de 5 %.
Son concurrent Molson Coors (TAP) a quant à lui vu sa capitalisation boursière augmenter de 350 millions de dollars au cours de la semaine écoulée.
Le partenariat entre Bud Light et M. Mulvaney comprenait des canettes personnalisées arborant son visage et un discours pro-LGBTQ pour commémorer le fait que ce mâle biologique « est une femme » depuis plus d’un an. Le coup d’envoi de la campagne publicitaire a été donné par Mulvaney, à demi-nu, buvant du Bud Light dans une baignoire.
Les dirigeants de l’entreprise n’auraient pas été informés de la campagne publicitaire.
« Personne au niveau de la direction de l’entreprise n’était au courant du partenariat polarisant de Bud Light avec Dylan Mulvane. ». « L’entreprise aurait également interrompu ses efforts de marketing et s’efforcerait de mettre en place un processus plus « solide » pour évaluer les futurs partenariats avec des influenceurs. ». « Personne à un niveau élevé n’était au courant de ce qui se passait ». « Un petit employé du marketing qui aide à gérer les centaines d’engagements d’influenceurs a dû penser que ce n’était pas grave. » « De toute évidence, c’était le cas, et c’est une honte parce qu’ils ont une réputation bien méritée d’être simplement la bière de l’Amérique – pas une entreprise politique. C’était une erreur. » « Une deuxième source a également affirmé qu’un employé de niveau inférieur avait pris la décision d’inclure M. Mulvaney dans la campagne, une décision qui semble avoir coûté à l’entreprise 5 milliards de dollars en valeur de marché. » « La réaction à la marque emblématique de bière américaine a été si intense qu’un distributeur de Budweiser dans le Missouri a annulé un événement avec les célèbres chevaux Clydesdale de la société parce que l’affaire était encore sensible. ».
Selon John Ruch, chanteur de musique country et propriétaire du bar Redneck Riviera à Nashville, TN, Bud Light était la bière la plus populaire :
« Ce sont les clients qui décident. Les clients sont rois ». « Je suis propriétaire d’un bar dans le centre de Nashville, le Redneck Riviera. Jusqu’à il y a quelques jours, notre bière la plus vendue était quoi ? La Bud Light. » « Nous avons des caisses et des caisses et des caisses de Bud Light dans notre arrière-boutique. Mais depuis quelques jours, on a du mal à trouver quelqu’un qui en commande une. » « En tant que chef d’entreprise, je me suis dit : Si vous ne la commandez pas, il faut proposer autre chose ! En fin de compte, c’est le capitalisme. C’est comme ça que ça marche. ».
Dans une vidéo, un marchand de bière a déploré :
« Je n’ai jamais vu des ventes aussi faibles que ces derniers jours… Je ne peux pas nourrir ma famille ».
Les boycotts conservateurs n’ont pas souvent eu un grand succès, mais celui-ci pourrait être marquant car il s’agit de la première bière consommée aux Etats-Unis avec une clientèle masculine populaire de tendance MAGA et cette bière est très aisément substituable par des produits comparables.
Baisse du nombre d’avortements aux Etats-Unis
Selon une étude de WeCount effectuée aux Etats-Unis, dans les six mois qui ont suivi le renversement de l’arrêt Roe v. Wade en juin 2022, il y a eu 32000 avortements de moins par rapport aux mois précédents.
Alors qu’en avril et mai 2022, il y avait environ 82000 avortements par mois aux Etats-Unis, ce chiffre a baissé à 77000 de juillet à décembre soit une baisse d’environ 6% correspondant à 5000 avortements de moins par mois.
Les chiffres diffèrent en fonction des Etats. En effet, dans les 13 Etats qui ont promulgué des interdictions après la décision de la Cour suprême, les avortements ont chuté de 95%. Tandis que dans les autres Etats, le nombre moyen d’avortements a légèrement augmenté comme dans le Minnesota et le Kansas.
Le taux national d’avortement par mois est passé de 13,2 pour 1 000 femmes en âge de procréer, au mois d’avril, à 12,3 pour 1 000 femmes, en moyenne, au cours des six mois suivant la décision Dobbs.
P comme Pandémie
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
A propos du covid. Le cas fait l’objet de demandes théologiques: « Comment le musulman doit-il se comporter en ces jours difficiles qui connaissent la propagation du coronavirus? Si Allah décide que le coronavirus emporte quelqu’un, peut-on le considérer comme un martyr ? » Réponse d’un savant musulman : « On espère que celui/celle qui meurt du coronavirus sera un martyr. Nous demandons à Allah de faire disparaitre cette pandémie et d’en épargner les musulmans ». Et les autres?
(Extrait de “Saint-Étienne-du-Rouvray, Conflans-Sainte-Honorine, Nice : abattages hallal ?” – Le 12 novembre 2020)
A propos de la loi permettant la création d’établissements publics autonomes d’éducation
Le sénateur des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson a porté une proposition de loi très importante pour l’école, que nous avons évoquée vendredi dernier. Il accorde un entretien à Créer son école pour évoquer ses dispositions phares :
En Quête d’esprit sur le Mont-Saint-Michel
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- André Vauchez, Universitaire et médiéviste
- Anne Bernet, Spécialiste de l’histoire religieuse
- Don Pierre Doat, Prêtre au Mont-Saint-Michel
Mgr Matthieu Rougé : «Fin de vie: peut-on douter de tout ?»
Tribune parue dans L’Opinion :
Le débat sur la fin de vie se poursuit dans notre pays. Son étape la plus récente a été la remise des conclusions de la Convention citoyenne au Président de la République. Celui-ci a prononcé à cette occasion un discours important, donnant des orientations contrastées. Après avoir tenté de justifier la légitimité démocratique discutée de la « convention citoyenne » – quelques dizaines de citoyens tirés au sort peuvent-ils donner, après vingt-sept jours d’information et de débats seulement, un avis vraiment « autorisé » sur un sujet particulièrement complexe ? –, Emmanuel Macron a structuré sa vision autour de deux « piliers » : les soins palliatifs et l’ouverture possible de l’aide active à mourir.
On ne peut que se réjouir d’entendre le Président de la République annoncer « un plan décennal national pour la prise en charge de la douleur et pour les soins palliatifs » et affirmer :
« Il nous faudra avancer dans les prochaines semaines pour mieux garantir l’égalité d’accès et développer la prise en charge des soins palliatifs. Cela signifie adapter les réponses en fonction des publics et des lieux, mieux intégrer à l’hôpital les soins palliatifs dans le parcours de soins, former les professionnels, fixer un seuil de lits identifiés par territoire et un meilleur maillage par des équipes mobiles, poursuivre le développement des soins palliatifs à domicile ».
L’insistance d’Emmanuel Macron sur l’aide aux aidants, la prise en charge de la douleur pédiatrique et l’attention spécifique au milieu médico-social, les maisons de retraite en particulier, est également très importante.
Le deuxième pilier de la réflexion présidentielle tourne autour de la question de l’euthanasie et du suicide assisté. Evoquant « un modèle français de la fin de vie », Emmanuel Macron énonce deux repères significatifs : résister à l’injonction de renoncer à vivre pour ne pas peser sur la société, que ferait peser sur les personnes les plus fragiles la légalisation de l’euthanasie ; renoncer à l’aide active à mourir pour les mineurs. Ces affirmations sont salutaires mais demeure la question de leur mise en œuvre effective. L’exemple de certains pays voisins montre que la légalisation de l’euthanasie entraîne presque mécaniquement la négligence des soins palliatifs, un sentiment de peser trop lourdement sur la société chez les personnes âgées et fragiles, un desserrage progressif de tous les verrous éthiques établis au commencement.
Pour le reste, le Président en appelle à préférer les « confrontations respectueuses » à la « confrontation permanente des avis irréductibles », à accepter « de vivre avec des doutes ». Cet éloge du débat sérieux, contradictoire, ouvert et serein est particulièrement appréciable et l’auteur de ces lignes y adhère pleinement. Encore faut-il se demander si un tel débat est possible en dehors d’un minimum de certitudes partagées. Cette question est cruciale pour nos sociétés aujourd’hui tiraillées entre tyrannie du relativisme et, corrélativement, affrontement des particularismes. La condition de possibilité du débat sérieux et serein n’est-elle pas précisément le respect inconditionnel de la vie d’autrui et la prise en compte plénière de la dignité inaliénable de toute personne humaine ?
Il est intéressant, dans ce contexte, que le Ministre de la Santé, François Braun, médecin urgentiste, ait pris la parole pour exprimer ses réserves sur une loi en faveur de « l’aide à active à mourir ». Et d’ajouter : « Un texte de loi allant en ce sens changerait profondément notre société et notre rapport à la mort ». Voilà qui n’est pas sans faire penser à « la rupture anthropologique » évoquée il y a quelques mois par le Grand Rabbin Haïm Korsia à propos de la possible légalisation de l’euthanasie. Beaucoup de soignants, à partir de leurs connaissances spécifiques mais aussi de leur écoute des patients et de leurs familles, se sont exprimés dans le même sens que leur ministre de tutelle depuis des semaines. Leur parole, frappée du double sceau de la compétence et de l’expérience, doit pouvoir compter.
Le discours présidentiel s’achève par l’annonce d’un projet de loi « d’ici à la fin de l’été ». On ne peut pas imaginer qu’un débat parlementaire ait lieu sur ce sujet si important pour notre démocratie et notre civilisation comme en catimini, à la toute fin du mois de juillet, au moment d’une trêve estivale alors indigne de son nom. C’est pourtant ce qui s’est passé en 2012 pour des changements éthiques importants et à nouveau en 2021 pour la dernière des révisions de la loi de bioéthique. Il est pour le coup indubitable qu’un passage en force, ou en faiblesse, en tout cas dissimulé, en bout de session extraordinaire serait l’exact contraire d’une « confrontation respectueuse ». En démocratie, on peut sans doute douter de tout mais pas du respect des personnes et du sérieux avec lequel mener les débats essentiels.
Terres de Mission : Crises et renouveaux dans l’Eglise
Programme de l’émission présentée par Jean-Pierre Maugendre :
Eglise universelle : Blaise Pascal, le cœur et la raison
A l’occasion du quatrième centenaire de sa naissance, Le Figaro consacre un de ses hors-série au célèbre auteur des Provinciales : “Blaise Pascal, le cœur et la raison”. Rédactrice en chef adjointe, Isabelle Schmitz, nous présente ce superbe numéro magnifiquement illustré, en particulier, de nombreux tableaux de Philippe de Champaigne. Un texte intemporel de grande qualité qui nous livre aussi des clés pour analyser notre monde contemporain.
Eglise en France : Crises et renouveaux dans l’Eglise
L’Eglise catholique vit aujourd’hui une des crises les plus dramatiques de son histoire. A l’occasion de sa 31ème Université d’été (du 13 au 16 juillet au château des Termelles – 37), Renaissance catholique souhaite éclairer ce fait mais aussi livrer des signes d’espérance à la lumière de l’histoire de l’Eglise, de la théologie, du catéchisme, etc. Le père Danziec, chroniqueur à Valeurs Actuelles, qui sera un des conférenciers de cette UDT, en présente le programme.
Eglise en marche : A la mémoire de Sacha Guitry
L’école sainte Clotilde est installée dans ce qui fut la propriété de Sacha Guitry : le domaine de Ternay à Fontenay-le-Fleury, à proximité de Versailles. Un vaste programme de réaménagement des bâtiments et du parc est en cours afin d’accueillir des élèves en nombre sans cesse grandissant. Sœur Diane-Marie, directrice de cette école, présente les événements à venir au bénéfice de ces travaux : vente aux enchères du 21 avril, exposition des 22 et 23 avril, autour de la personnalité et de l’œuvre d’un des plus grands acteurs français, profondément amoureux de la France, de sa langue et de son art de vivre.
“La Ligue des droits de l’homme n’a pas grand-chose à voir avec la défense des droits de l’homme”
Dans Le Figaro, Mathieu Bock-Côté revient sur la sortie de Gérald Darmanin, se questionnant sur le financement public de la Ligue des droits de l’homme, après les événements de Sainte-Soline. Extrait :
[…] Mais cette polémique aura au moins permis à ceux qui l’ont creusée un peu de voir à quel point la Ligue des droits de l’homme n’a pas grand-chose à voir avec la défense des droits de l’homme, à quel point, autrement dit, le langage politique est falsifié, à quel point de vieux mots qui nous émeuvent servent à faire passer des idées qui n’ont rien à voir avec leur signification originelle. Car il suffit de se demander de quoi les droits de l’homme de la LDH sont le nom pour s’apercevoir que cette association militante fonctionne à la contrefaçon idéologique et médiatique. Il suffit pour cela de s’intéresser à ses prises de position pour s’en convaincre. La LDH, sans surprise, est très « immigrationniste ». On l’a vu récemment avec le projet de loi immigration, sévèrement condamné. En décembre 2022, la LDH plaidait pour « l’ouverture de voies légales et sûres pour désarmer les trafiquants, faire en sorte que les routes maritimes et terrestres ne soient plus de grands cimetières » ainsi que pour « la régularisation de toutes celles et tous ceux qui vivent et travaillent dans nos territoires » . Traduisons : la meilleure manière de lutter contre l’immigration illégale serait de la rendre légale. Il faudrait aussi régulariser tous ceux qui sont parvenus à pénétrer sur le territoire sans en avoir la permission. La logique des droits de l’homme culmine, pour la LDH, dans l’abolition des frontières, de l’État et de la nation.
On se souvient probablement de l’étonnante campagne du Planning familial expliquant qu’un homme peut être enceint, dans la mesure où une femme biologique s’identifiant désormais comme homme sans avoir connu une opération de changement de sexe peut toujours porter un enfant. La LDH s’était ralliée au Planning familial en expliquant qu’il « casse les représentations du masculin et du féminin. Or cette rupture a toujours irrité les mouvements qui ont une représentation très sexuée de la société, selon les schémas habituels attribués à l’homme et à la femme » . Elle rappelait aussi le « rôle essentiel(du Planning familial) pour l’accueil inconditionnel des personnes, quelle que soit leur identité de genre » . La logique des droits de l’homme culmine, pour la LDH, dans la théorie du genre et l’abolition du masculin et du féminin.
On trouve quand même, en France, des gens pour s’opposer à ce discours. La LDH sait ce qu’elle veut faire d’eux : les faire taire. Elle s’est ainsi réjouie de la condamnation d’Éric Zemmour pour son discours à la Convention de la droite. Car la LDH adhère au concept de « discours haineux » consistant à exclure du périmètre de la parole légalement autorisée la remise en question du discours diversitaire. C’est aussi ce qui a poussé la LDH a en appeler à la sanction de Valeurs actuelles pour sa caricature d’une députée LFI. Apparemment, on peut être Charlie pour Charlie, mais pas pour VA. Dans un monde normalement constitué, les défenseurs des droits de l’homme devraient être les défenseurs les plus ardents des libertés publiques, même si elles servent à défendre des propos ou des caricatures qui choquent. Mais notre monde marche sur la tête. La logique des droits de l’homme culmine, pour la LDH, dans l’appel à la censure de ceux qui ne voient pas le monde comme elle. […]
Marion Maréchal : “il ne s’agit pas simplement d’un homicide mais bien d’un suicide”
Dans une tribune pour L’Incorrect, la vice-présidente exécutive de Reconquête Marion Maréchal alerte sur les conséquences vertigineuses de l’immigration massive. Extrait :
[…] À l’heure où il devient suspect de se définir comme homme ou femme, réactionnaire de se dire père et mère, raciste de se dire blanc, ridicule de se dire chrétien, dominateur de s’affirmer hétérosexuel, intolérant de s’inscrire comme héritiers d’une culture à la croisée de Rome, de la Grèce et de Jérusalem, qu’avons-nous à dire de nous ?
La culture et l’histoire nationales sont diabolisées jusque dans les écoles de la République où l’on explique aux enfants immigrés que les héros, les chefs et les saints de leur pays d’accueil sont des salauds, des collabos et des colons. On ne peut rester que pantois devant l’énergie que mettent les gouvernements français successifs à faire détester leur pays aux nouveaux arrivants tout en cherchant à les convaincre de conserver leurs appartenances d’origine. Jamais dans l’histoire, on n’a vu une nation encourager et applaudir son propre effacement. Les conséquences sont multiples et chaque jour palpables. Ce qui se devine par le vécu, se confirme dans les études : les sociétés multiculturelles sont des sociétés de défiance. La défiance provoque la distance sociale entre les citoyens et la distance facilite la violence et les oppositions tribales.
Le sentiment fraternel s’estompe car l’on ne se reconnaît plus dans l’autre et la solidarité sur laquelle s’établit l’État-providence se disloque. Les Danois l’ont compris: entre la sauvegarde de l’État-providence et l’ouverture des frontières, un choix s’impose. Ajoutez à cela un peuple qui ne trouve pas la volonté de se reproduire et vous comprendrez qu’il ne s’agit pas simplement d’un homicide mais bien d’un suicide.
Paul Valéry le disait déjà en 1919:
« Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic […] Nous apercevions à travers l’épaisseur de l’histoire, les fantômes d’immenses navires qui furent chargés de richesse et d’esprit. »
Là est le combat politique vital et historique : entretenir le bateau de Thésée, échapper au destin funeste de l’épave et faire en sorte que les trésors d’intelligence, de sagesse, de beauté et de fidélités mutuelles de notre civilisation traversent les flots sans encombre jusqu’aux rivages de la génération suivante.
Patrick Buisson face à Mathieu Bock-Côté
Avortement, démographie, féminisme, famille, patriarcat , sacré, … Patrick Buisson aborde en moins de 50mn face à Mathieu Bock-Côté et Arthur de Watrigant, sans langue de bois des sujets tabous délaissés par les partis.
«Pendant plus d’un siècle, au nom de l’héritage de la Révolution française, la gauche va traîner les femmes dans la boue»
«Je pense que le patriarcat a protégé les femmes»
Premier dimanche après Pâques
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Le premier dimanche après Pâques est appelé dimanche de Quasimodo, du premier mot de l’Introït, ou dimanche in albis c’est-à-dire in albis depositis, le dimanche des vêtements blancs retirés, car c’était le premier jour où les nouveaux baptisés de la vigile pascale paraissaient sans les robes blanches qu’ils avaient gardées toute la semaine.
Introït : Quasi modo
Les chants du propre de la messe présentent une particularité unique dans l’année liturgique, c’est qu’ils sont tous tirés du Nouveau Testament, généralement de l’évangile, sauf l’Introït, qui est pris dans la 1re épître de saint Pierre, et s’adresse précisément à ces nouveau-nés à la vie de la grâce.
Quasi modo geniti infantes, rationabiles sine dolo lac concupiscite.
Le texte de cet Introït tel qu’il figure au missel porte bien rationabiles, mais le texte de l’Épître de saint Pierre tel qu’il a été lu à la messe d’hier, samedi in albis, porte rationabile, cet adjectif s’accordant ainsi avec lac et non avec infantes ce qui se comprend mieux ; nous traduisons donc :
Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait de la doctrine sans fraude.
Ce texte est, comme toujours au temps pascal, ponctué de joyeux Alléluias. A travers les nouveaux chrétiens, saint Pierre s’adresse à nous tous, si cette fête de Pâques nous a vraiment renouvelés et fait redevenir comme de petits enfants, ainsi que nous le demande l’évangile. La mélodie exprime parfaitement cet esprit d’enfance que nous devons retrouver, fait de simplicité de joie légère et gracieuse, de paisible abandon à la volonté divine, comme un petit enfant entre les bras de sa mère. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour le Seigneur :
Exsultate Deo adjutori nostro, jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu, notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.
Alléluia : In die resurrectionis
À partir de ce dimanche de Quasimodo et durant tout le temps pascal, c’est-à-dire jusqu’à la Pentecôte, le chant du Graduel de la messe est remplacé par un Alléluia, et par conséquent chaque messe comporte deux Alléluias qui se chantent à la suite. Les textes des versets de ces Alléluias sont le plus souvent tirés de l’Évangile, et c’est le cas en particulier pour ceux d’aujourd’hui. À vrai dire le texte du premier Alléluia est plutôt une paraphrase de l’Évangile de la résurrection. Dans celui-ci c’est l’Ange qui s’adresse aux saintes femmes et leur dit :
” Il est ressuscité, allez dire à ses disciples qu’il les précède en Galilée. “
Ici les paroles sont mises dans la bouche du Christ lui-même :
In die resurrectionis meæ, dicit Dominus, præcedam vos in Galilæam.
Au jour de ma résurrection, dit le Seigneur, je vous précéderai en Galilée.
La mélodie, souple et joyeuse, met très en évidence les mots præcedam vos, qui se développent tout à fait à l’aigu, alors que le reste se déroule dans une tessiture moyenne. Après le chant du verset on ne reprend pas le mot Alléluia, comme c’est généralement le cas, car on enchaîne directement le deuxième Alléluia, et il en est ainsi durant tout le temps pascal.
Alléluia : Post dies octo
Le deuxième Alléluia du dimanche de Quasimodo qui précède directement la lecture de l’Évangile à la messe, a son texte tiré de cet Évangile, ce qui est souvent le cas au temps pascal. On sait qu’aujourd’hui l’Évangile relate l’épisode de saint Thomas incrédule puis croyant :
Post dies octo, januis clausis, stetit Jesus in medio discipulorum suorum, et dixit : Pax vobis.
Huit jours après, les portes étant closes, Jésus se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous.
La mélodie s’apparente à celle de l’Alléluia précédent, avec sur le mot Alléluia une grande vocalise souple et joyeuse. Le verset comporte d’abord deux phrases qui se répètent exactement avec une courbe en arc, montée et descente, puis les mots pax vobis prononcés par le Seigneur s’élèvent solennellement avant la reprise de la vocalise de l’Alléluia
Offertoire : Angelus Domini
Si les textes des Alléluias et des Communions sont assez souvent tirés de l’Évangile, surtout au temps pascal, c’est extrêmement rare pour les Offertoires. Il n’y a guère que deux cas dans toute l’année, l’Ave Maria du quatrième dimanche de l’Avent et celui de ce premier dimanche après Pâques, qui était d’ailleurs déjà celui du lundi de Pâques, et qui est emprunté à l’Évangile de la résurrection.
Angelus Domini descendit de cælo et dixit mulieribus : Quem quæritis surrexit sicut dixit.
L’Ange du Seigneur descendit du ciel et dit aux femmes : Celui que vous cherchez est ressuscité comme il l’a dit, Alléluia.
La mélodie procède par grandes ondulations très élégantes où l’on peut voir le vol de l’envoyé céleste, passant de l’extrême grave à l’extrême aigu avant de conclure par une affirmation très joyeuse de la résurrection suivie d’un Alléluia enthousiaste
Communion : Mitte manum tuam
Comme celui du deuxième Alléluia, le texte de la Communion du premier dimanche après Pâques est tiré de l’Évangile du jour. Ce sont les paroles du Christ à saint Thomas :
Mitte manum tuam et cognosce loca clavorum, et nobi esse incredulus sed fidelis.
Mets là ta main et reconnais l’emplacement des clous, et ne sois plus incrédule mais croyant.
La mélodie rappelle beaucoup celle de l’Introït Quasimodo ; en grande partie syllabique, elle est pleine de simplicité et de légèreté et exprime cet esprit d’enfance qui fut nécessaire à saint Thomas pour croire, lui l’intellectuel raisonneur. Comme toujours chaque phrase est ponctuée de joyeux Alléluias.
Les Belles figures de l’Histoire : Saint Jean de Dieu
Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer Saint Jean de Dieu :
Nouveau texte de l’Evangile : fake news
Certains médias français viennent d’annoncer qu’un passage «inconnu» de l’Évangile aurait été découvert, au Vatican, par un chercheur russe associé à l’Académie autrichienne, Grigory Kessel. Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénoie explique que c’est faux :
Le passage en question est en effet connu. C’est sa traduction en syriaque ancien – une langue sémitique, issue des langues araméennes – qui l’était moins. Elle est tirée d’un texte originel et classique, rédigé en grec, relatant le verset 1 du chapitre XII de l’Évangile de Saint Matthieu.
Le texte grec – connu – dit :
« En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger ».
Le fragment retrouvé, écrit : « commencèrent à arracher des épis de maïs, ils se frottèrent avec ses mains et mangèrent».
Pas de nouveauté donc, sinon ce détail qui ne change rien au sens de l’histoire : les disciples « se frottèrent les mains». Par ailleurs, cette soi-disant «découverte» d’un nouveau fragment, daté du VI° siècle, confirme une nouvelle fois l’existence certaine d’une traduction de cet Évangile de Matthieu, à partir de sa version grecque, vers le syriaque ancien. Deux autres fragments en syriaque avaient déjà été découverts avant 2016 et un troisième le fut cette année-là. Ils sont conservés à la British Library à Londres, à la bibliothèque du monastère Sainte-Catherine au Mont Sinaï en Égypte et au Vatican.
Le fragment de ce manuscrit de la bibliothèque apostolique du Vatican atteste l’existence de traductions de l’Évangile vers le syriaque, plus anciennes qu’on ne le pensait. Elles remonteraient au III° siècle. Soit bien avant les manuscrits grecs qui ont pu traverser les âges et qui sont pourtant la matrice de ces traductions. Quant à la date de rédaction du fragment découvert, il serait du VI° siècle.
Mais contrairement aux affirmations de l’Académie de Vienne qui a lancé cette nouvelle le 6 avril par communiqué comme une «découverte», il apparaît que, non seulement, la bibliothèque du Vatican connaissait ce fragment – redécouvert il y a une dizaine d’années et déjà signalé comme une trace de l’évangile de Matthieu par Bernard Outtier dans les années 70 – et sur lequel elle avait déjà publié trois articles, dans sa revue, The Vatican Library Review, – et une notice scientifique le décrivant – mais que c’est elle qui avait commandé l’étude scientifique de ce fragment et réalisé le traitement par images multi-spectrales. La paternité de cette «découverte» revient donc au Vatican. […]
« A partir du moment où la pilule permet de dissocier la sexualité de la reproduction […] les femmes ont été perdantes »
Après La Fin d’un monde, Patrick Buisson poursuit sa déconstruction des déconstructeurs avec Décadanse.
« C’est au début des années 60 que commença à s’opérer une déliaison irrésistible entre le monde holiste du catholicisme et la culture moderne de l’autonomie individuelle qui allait tenir le haut du pavé à partir de mai 68. »
La société de consommation, du sexe comme des marchandises, détruit la femme, en tant que mère, épouse, maîtresse du foyer et femme tout court. Après cinquante ans de combat pour la libération de la femme, les femmes sont invisibilisées par les trans. La libération sexuelle a libéré l’homme, et pas la femme. Patric Buisson est interrogé sur Boulevard Voltaire par Gabrielle Cluzel :
- 00:00 Intro
- 02:40 La libération des femmes : une entourloupe du patriarcat ?
- 06:22 Réforme des retraites : la natalité diabolisée
- 08:36 #MeToo et le patriarcat : analyse
- 11:46 Les femmes des milieux populaires trahies par les bourgeoises
- 14:23 Le salariat, une fausse bonne idée pour les femmes ?
- 15:34 Une complicité de fait entre le féminisme et le capitalisme ?
- 18:50 Le fiasco des lois sur la contraception et l’avortement
- 21:44 La culture moderne, une “anthropofacture” ?
- 24:24 L’autonomie, ultime stade de la dépendance
- 26:59 Un nouveau patriarcat : le patriarcat d’État
- 29:21 Une lutte à l’intérieur du foyer ?
- 32:08 Les boomers : une génération maudite ?
- 36:45 Un rejet de l’héritage des boomers ?
- 38:57 La réussite de l’Occident liée à l’austérité de ses moeurs ?
- 43:11 L’immigration et le Grand Remplacement
- 46:40 Y-a-t-il des raisons d’espérer ?
- 49:22 Reconstruire Notre Dame : un motif d’espérance ?
- 52:06 Remerciements
Entre l’avortement et l’euthanasie, les enfants pourront-ils survivre ?
Vendredi 14 avril, le gouvernement néerlandais a annoncé que l’euthanasie pour les jeunes enfants sera possible aux Pays-Bas. Le ministre néerlandais de la Santé, Ernst Kuipers, a précisé dans une lettre au Parlement que « cela concernera les enfants atteints d’une maladie ou d’un trouble si grave que la mort est inévitable ». Nous savons l’issue de ce genre de “garde-fou”…
Aux Pays-Bas, l’euthanasie est déjà légale pour les plus de 12 ans qui peuvent donner leur consentement, ainsi que pour les bébés de moins de 1 an, avec le consentement des parents. Cette décision d’élargir l’asassinat « pour inclure les enfants âgés de 1 à 12 ans » lève donc une nouvelle barrière. En attendant la suivante.
Le porte-parole du ministère de la Santé, Axel Dees, a précisé que si l’enfant n’est pas capable de discernement, le parent pourra choisir l’euthanasie « en consultation avec le médecin ».
L’allahicité
Huit mois de prison avec sursis ont été requis vendredi 14 avril à l’encontre du maire DVD de Roubaix Guillaume Delbar, jugé pour « détournement de fonds publics par négligence » concernant une association accusée de prosélytisme religieux.
Le procureur a réclamé outre ces huit années d’emprisonnement avec sursis, une peine d’inéligibilité de trois ans.
Les co-prévenus, trois membres de la structure « Ambitions et initiatives pour la réussite » (AAIR) sont poursuivis pour « abus de confiance ». L’AAIR aurait utilisé des subventions publiques, des locaux mis à disposition gratuitement et deux volontaires du service civique « pour dispenser des enseignements religieux sous couvert de cours de langue arabe » au préjudice de la mairie et de l’État. Le procureur a requis douze mois d’emprisonnement avec sursis contre son président Nordine Khabzaoui et cinq mois avec sursis à l’encontre du trésorier et une salariée de l’association.
La décision est attendue le 8 juin à 14 h.
La Ripoublique
Hubert Falco, maire de Toulon, LR rallié à Emmanuel Macron, a été condamné, vendredi, pour recel de détournement de fonds publics à trois ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité applicables immédiatement.
En 2015, lors du second tour de l’élection départementale qui opposait le FN à l’Union de la gauche, Hubert Falco, membre fondateur de l’UMP, appelait au “front républicain”. La même année, il faisait retirer une crèche provençale exposée publiquement.
