Abbé Raffray : « Le prêtre est toujours une sorte de soldat !”
Livre noir a reçu l’abbé Raffray pour échanger autour de son nouveau livre » le plus grand des combats « . Témoignage de sa foi et rôle de l’Église catholique au XXIème siècle, il confie ce qui l’a poussé à écrire ce livre.
Sainte Barbe, nouvelle création de Jean-Joseph Chevalier
En ce temps de l’avent, entre le 3 Décembre et le premier Dimanche qui suit, la corporation des pompiers, mineurs, artificiers et différentes paroisses vont fêter Ste Barbe. Voici le sculpteur Jean-Joseph Chevalier qui vous livre sa dernière création, une belle Ste Barbe qui naît sous ses doigts et sous vos yeux, en taille directe…
Pour retrouver l’artiste qui reste à votre service, http://www.jeanjosephchevalier.fr/
La valeur allégorique de la flèche retrouvée de Notre-Dame
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Se reconnaître pour exister, pour avancer. Découvrir de nouveaux horizons ? Bien sûr. Croquer dans la vie ? Évidemment. Se lancer à l’aventure ? Parfois. Mais il n’empêche : au-delà de l’attrayant frisson de l’inconnu, reconnaître son univers propre offre un luxe qui n’est plus donné à tout le monde. Celui de se retrouver soi-même. Savoir d’où l’on vient, revenir aux sources, s’appuyer sur des repères reçus, voilà en effet ce qui garantit à chaque homme un cadre protecteur, une paix intérieure et une sécurité intellectuelle, morale et, osons le dire, affective.
Joachim Du Bellay avait beau goûter les charmes d’une virée romaine en plein XVIe siècle, il ne se reconnaissait point dans les palais romains et leurs marbres durs. « Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, / Plus mon petit Liré, que le mont Palatin. » Ces regrets que le poète a mis en sonnet traversent aujourd’hui le cœur de nombreux Français. À une différence près cependant. Autant le sentiment de dépossession exprimé par Du Bellay s’explique naturellement par son séjour romain, loin de chez lui — en pays étranger, son âme se sent fondamentalement en exil —, autant le sentiment de dépossession partagé actuellement par beaucoup se réalise selon un mécanisme inverse.
Combien de Français ne reconnaissent plus leur pays sans pourtant avoir changé de lieu ? Le « Douce France, cher pays de mon enfance » de Charles Trenet n’est plus un air mélancolique, il devient désormais une lamentation nostalgique d’un pays perdu. « Nous nous sommes assis et nous avons pleuré en nous souvenant de Sion », confiaient les Hébreux à l’heure de la captivité de Babylone (Ps 136). Nous aussi, nous sommes nombreux à avoir le cœur serré en nous souvenant de ce qu’était, il n’y a pas si longtemps, notre pays.
Pour expliquer ce sentiment de dépossession, il n’y aurait qu’à puiser dans trois réalités mutilées devant nos yeux, au rythme d’une actualité consternante : la civilité, l’école et l’Église.
La civilité. Cette jolie vertu qui permet non pas de “vivre ensemble” mais de prendre plaisir à vivre ensemble. Du drame de Crépol à l’attaque au couteau d’Armand Rajabpour-Miyandoab perpétrée ce weekend, il ne se passe pas une semaine où la tranquillité ordinaire, à laquelle ont pourtant droit les concitoyens d’un pays en paix, ne se trouve malmenée. Le quotidien l’Humanité se trompe en s’interrogeant sur sa chaîne YouTube : « Lola, Thomas : pourquoi l’extrême droite adore les faits divers ? »
Le bon sens populaire, tout d’abord, ne désigne pas ces faits comme “divers” mais les qualifie plutôt de “faits de société” tant leur récurrence et leur typologie sont manifestes. Ensuite, les Français lucides ne sauraient adorer ces faits. Au contraire, ils leur répugnent et veulent qu’ils cessent. Envers et contre tout. À l’image de ce chef d’entreprise de Montargis, Cédric Gallineau, portraitisé cette semaine dans Envoyé spécial et qui explique avoir chassé de chez lui des émeutiers avec… une épée médiévale. « Je préfère être le mec qui a buté un salopard que le mec qu’on enterre avec une petite marche blanche parce que, le pauvre, il s’est fait agresser par des racailles. » Montjoie ! Saint Denis ! Fermez le ban.
L’école. Il n’y a qu’à passer aux abords des sorties de collèges ou de lycées pour observer la capacité d’hypnose des écrans sur la jeunesse. Il se murmure que des annonces présidentielles sont attendues avant Noël au sujet de cette catastrophe éducative. La révolution numérique est en marche depuis une bonne dizaine d’années, et l’on s’étonne que les ravages des réseaux sociaux et les addictions aux écrans n’aient pas fait plus tôt l’objet d’une réflexion profonde de salubrité publique. Aux confusions cognitives, difficultés d’apprentissage et fragilité de concentration conséquentes à l’usage des smartphones s’ajoutent les injonctions comportementales, les situations de harcèlement et la bêtise crasse que véhiculent influenceurs et “shorts” sur TikTok. Comment se reconnaître dans une telle faillite de la transmission des savoirs ?
L’Église. Pour les rares qui s’intéressent encore à elle, la déception est de mise. Est-il possible de se reconnaître dans l’Église au regard du spectacle offert par l’institution ecclésiale ces dernières années ? Des scandales à l’enfouissement, il y aurait de quoi perdre son latin. Les initiatives de proclamation d’une foi authentique, les paroissiens fidèles et les familles courageuses qui vivent un catholicisme de conviction sont pourtant rarement encouragés, quand ils ne sont pas pointés du doigt en interne. La soutane, la liturgie traditionnelle, la défense de la morale, le refus de l’esprit du monde n’ont pas bonne presse dans les structures officielles.
Le grand public, lui, peu adepte de raisonnements théologiques spécieux, renifle sans trop de difficulté l’arnaque et la farce de certains coups de crosse. Le bien qui ne fait pas de bruit finit toujours par porter du fruit et il le sent. Il le sait. Il ne reconnaît pas son Église, faite autrefois de Don Camillo et de « mystère magique », tel que le chantait Brassens. Si le clergé se met au diapason du monde, que devient son intérêt ? Ce rôle d’aiguillon a toujours participé du charme de l’Église. Le Christ avait recommandé à ses disciples d’être le sel de la terre. « Si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? » (Mt 5, 13).
Dans la France actuelle, le citoyen lambda peine à reconnaître les mœurs qui ont imprégné son enfance, l’école qui a élevé son intelligence, l’Église qui a façonné sa conscience. Cette dépossession, sur des piliers si fondateurs d’une société, ne peut que troubler et inquiéter le quidam. Les années passent et voici qu’il se découvre en exil comme malgré lui, sans avoir eu le temps de crier gare. Aussi, semblable à un cadeau du ciel, la flèche retrouvée de Notre-Dame possède une valeur allégorique.
En cheminant aux abords de l’île de la Cité, la cathédrale qui reprend forme semble dire à chacun : “Tu ne reconnais plus grand-chose dans le monde qui t’entoure ? Vois, si je renais de mes cendres et que des ouvriers m’ont permis de retrouver ma silhouette familière, dis-toi que toi aussi, à ton tour, tu peux contribuer à ce que la France se retrouve et donne à ses enfants le droit de se reconnaître en elle.” Regardons donc Notre-Dame. Et puisons en elle la source de nos espoirs intimes.
La France Prie fête son premier anniversaire des Vierges pélerines
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
C’était le 3 décembre 2022, trois Vierges pélerines partaient depuis l’Île Bouchard pour pérégriner dans toute la France.
Depuis un an, Notre Dame de Fatima a parcouru 7000kms au sein de 160 groupes de chapelets et traversaient 50 départements.
Elles sont actuellement sur Boulogne Billancourt, Angers et la Haute Loire. Prochainement elles vont pérégriner sur la Savoie, la côte méditerranéenne et atlantique, Paris et le Nord de la France.
L’association La France prie, dont la marque de fabrique est l’organisation de chapelets publics dans toute la France, est satisfait de l’élan mariale populaire qui s’était perdu ces 50 dernières années.
Pour davantage de renseignement n’hésitez pas à contacter son secrétaire au 0658803520.
Résolution sur les soins palliatifs présentée à l’Assemblée
Jeudi 7 décembre, dans le cadre des niches parlementaires, est une journée réservée pour l’examen de propositions de loi ou propositions de résolution du groupe Les Républicains. Dans ce cadre, sera examinée en 4ème position la proposition de résolution de Patrick Hetzel visant à rendre effectifs les soins palliatifs sur tout le territoire national.
Exposé des motifs :
Désormais le constat est unanime : il y a une nécessité absolue de développer les soins palliatifs en France. Les rapports se succèdent et arrivent à des conclusions similaires.
Déjà en 2007, la Cour des comptes avait sensibilisé les pouvoirs publics à l’occasion de son rapport public annuel sur « les retards et la lenteur » de la mise en œuvre des démarches palliatives. Elle avait alors appelé à «une politique active» en priorité pour prendre en compte pleinement « la dimension humaine et compassionnelle » de la prise en charge et le développement des «soins palliatifs dans le secteur médico-social et à domicile ».
Le Rapport Sicard remis en 2012 au Président de la République « Penser solidairement la fin de vie » parlait du cloisonnement des institutions et des budgets, d’un manque de cohérence des structures disponibles aboutissant à une inégalité d’accès aux soins palliatifs selon les régions. Compte-tenu du petit nombre de lits disponibles, le fait d’être accueilli dans un service de soins palliatifs finit par être perçu comme une chance, réservée à un petit nombre. Il est sévère de lire que « tout se passe comme si l’encouragement répété en faveur des soins palliatifs n’était qu’incantatoire ».
En 2015, un autre rapport de la Cour des comptes fait état d’un « recours aux soins palliatifs encore limité ». La Cour considère que les retards sont « loin d’être comblés ». Elle rappelle à l’ordre les pouvoirs publics pour apporter une meilleure réponse aux patients. En effet, elle estime que « l’accès aux soins palliatifs demeure globalement limité, et nettement moins répandu que dans certains pays étrangers. Le développement d’une offre de soins graduée en milieu hospitalier n’a pas permis de résorber les inégalités territoriales. La prise en charge extrahospitalières est demeurée le parent pauvre et reste toujours à construire, que ce soit à domicile ou en établissement d’hébergement des personnes âgées dépendantes ».
L’IGAS a inscrit à son programme d’activités 2015-2016 l’évaluation de l’efficience et de l’efficacité de la prise en charge des soins palliatifs à domicile. Il y est indiqué que soutenir le développement des soins palliatifs à domicile répond à une attente majoritaire des Français, mais ce n’est pas une réalité pour tous. Alors que les structures hospitalières disposent de moyens spécialisés, l’IGAS déplore «un système de soins globalement aveugle lorsqu’il s’agit d’évaluer l’effectivité et la qualité des prises en charge palliative » à domicile. A cela s’ajoute un élément encore plus d’actualité, à savoir le non renouvellement des médecins généralistes et les difficultés de recrutement d’infirmières, d’aides-soignants et d’auxiliaires médicaux, qui est « une source de préoccupation importante parmi les acteurs de ville en charge des prises en charge palliatives ».
La loi n°2016-87 du 2 février 2016, dite loi Claeys-Leonetti, a confirmé l’importance du droit aux soins palliatifs. C’est même considéré comme une priorité de santé publique. Pourtant, une fois encore, le constat est sévère : « malgré la mise en œuvre de trois plans triennaux consacrés à développer les soins palliatifs, 80% des personnes malades n’y ont toujours pas accès ». Des disparités importantes étaient signalées : 5 des 26 régions concentrent les deux tiers des unités de soins palliatifs (USP). Il était indiqué aussi la disparité dans le taux d’équipement en lits des unités de soins palliatifs. Des parlementaires s’interrogeaient lors de l’examen de ce projet de loi du fait que la loi de 2005 prévoyant un meilleur déploiement des soins palliatifs n’était pas appliquée et se demandaient si le premier objectif n’était pas déjà une mise en place effective afin de permettre un meilleur recours, une meilleure répartition sur le territoire et une formation plus complète des praticiens.
L’avis 139 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) publié en septembre 2022 est aussi sans appel. L’une des recommandations est de renforcer les mesures de santé publique dans le domaine des soins palliatifs, vu «la modestie des moyens engagés» jusqu’alors et «la persistance des inégalités d’accès », selon les territoires et les structures. Il est fait état « des situations territoriales inéquitables et hétérogènes selon les structures ».
À la demande du Président de la République, le Conseil économique, social et environnemental a mis en place en décembre 2022 une Convention citoyenne sur la fin de vie. Lors de la remise des conclusions en mars 2023, ses membres ont relayé les préoccupations et le vécu des équipes soignantes et de leurs concitoyens en déplorant « les inégalités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire ».
La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale avait décidé en septembre 2022 d’une mission d’évaluation de la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, dite « Claeys-Leonetti ». Lors de la remise du rapport en mars 2023, trois problèmes principaux ont été soulevés dont celui de l’accès insatisfaisant aux soins palliatifs. Le constat est le même que précédemment : si le droit d’accéder aux soins palliatifs a été consacré en 1999 et réaffirmé en 2016, l’accès aux soins palliatifs demeure insatisfaisant, notamment en raison de disparités territoriales. Le Président de la mission, M. Olivier Falorni, a souligné que « nombreuses ont été les personnes auditionnées à indiquer que deux tiers des malades nécessitant des soins palliatifs n’y avaient pas accès ».
Malgré les recommandations de tous ces rapports, malgré la mise en œuvre de plusieurs plans nationaux consacrés à développer les soins palliatifs, 80 % des personnes malades n’y ont toujours pas accès. Peut-on accepter qu’il y ait encore vingt et un départements totalement dépourvus d’unités de soins palliatifs à la fin 2021 ?
Pourtant, dès 1999, une première loi « visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs » était promulguée : elle était prometteuse. Son article 7 précisait : « Les établissements de santé, publics ou privés, et les établissements médico-sociaux mettent en œuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu’ils accueillent et à assurer les soins palliatifs que leur état requiert, quelles que soient l’unité et la structure de soins dans laquelle ils sont accueillis ».
L’article L.1110-9 du code de la santé publique, reprenant l’article 1er A de la loi de 1999 indique clairement qu’il s’agit d’un droit : « Toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement ».
Aussi, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter la proposition de résolution suivante, visant à rendre effectif ce droit aux soins palliatifs sur tout le territoire comme le prévoit la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
L’Assemblée nationale,
Vu l’article 34-1 de la Constitution,
Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,
Invite le Gouvernement à rendre effectifs les soins palliatifs sur tout le territoire national en garantissant un accès à tout citoyen qui en fait la demande, ou sa famille ou ses proches, et en créant au moins une unité de soins palliatifs et une équipe mobile de soins palliatifs par département et en mettant ainsi effectivement en œuvre la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.
L’école Saint Joseph l’espérance de Vernon recherche des fonds pour obtenir une nouvelle chaudière
https://ecolestjosephlesperance.fr/
Vous pouvez trouvez ici un lien vers un portail de dons.
Lien helloAsso
Le texte sur l’euthanasie présenté en Conseil des ministres début 2024
Reportée mi-novembre, la réunion d’arbitrages sur le projet de loi sur la fin de vie autour d’Emmanuel Macron a bien eu lieu à l’Elysée le 22 novembre, avec les ministres Agnès Firmin-Le Bodo, Aurélien Rousseau, Aurore Bergé, Sylvie Retailleau et Franck Riester.
Le chef de l’Etat n’est pas encore satisfait de la copie qui lui a été proposée en septembre par le gouvernement et a “soulevé deux ou trois points” qu’il souhaite voir améliorer. Le président veut avancer le plus discrètement possible sur ce sujet politiquement sensible. L’exécutif mise sur un “texte stabilisé avant Noël” pour qu’il puisse être envoyé au Conseil d’Etat. Ce qui, au regard des délais nécessaires pour l’examen d’un tel projet de loi, devrait reporter sa présentation en Conseil des ministres à début 2024.
Comment placer sur le même plan les attaques terroristes du Hamas et la situation de la démocratie hongroise ?
Intervention du député LR Xavier Breton à l’Assemblée à propos de la proposition de résolution visant à défendre les démocraties :
L’ordre du jour appelle la discussion, en application de l’article 34-1 de la Constitution, de la proposition de résolution visant à défendre les démocraties face aux multiples menaces et tentatives de déstabilisation (nos 1923).
Mme la présidente
La parole est à M. Xavier Breton.
Xavier Breton
Avant toute chose, permettez-moi d’exprimer, au nom du groupe Les Républicains, notre émotion à la suite de l’attentat qui a coûté la vie à un jeune Allemand et de témoigner tout notre soutien aux forces de l’ordre, particulièrement exposées lors des attaques terroristes.
Cet après-midi, nous examinons une proposition de résolution déposée par le groupe Renaissance qui vise à défendre les démocraties face aux multiples menaces et tentatives de déstabilisation.
De prime abord, nous pourrions nous interroger sur l’opportunité d’un tel débat, sachant qu’une résolution n’emporte aucun effet juridique et alors que nos concitoyens attendent des résultats concrets en matière de sécurité, de pouvoir d’achat ou d’environnement. Le groupe Les Républicains accueille cependant avec intérêt la tenue de ce débat : pour nous, prendre du temps pour la démocratie est toujours opportun et bienvenu.
On l’oublie trop souvent, la démocratie est fragile ; alors que nos concitoyens seraient frappés par ce que les sociologues appellent une « fatigue démocratique », il peut être pertinent d’ouvrir un débat à son sujet, dans l’idée de la défendre. En effet, elle est aujourd’hui attaquée parce qu’elle est un choix de civilisation, choix dont nous sommes les héritiers et les dépositaires.
Mais cette proposition de résolution est-elle le bon instrument pour la défendre ? Notre groupe ne le pense pas, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, en voulant établir une liste des pays dans lesquels la démocratie est menacée gravement, on risque des oublis,…
Carlos Martens Bilongo
Très bien !
Xavier Breton
…ce qui peut conduire à une indignation sélective. Comment, en effet, ne pas citer explicitement le Liban, notre pays ami profondément déstabilisé ;…
Carlos Martens Bilongo
Enfin de vrais républicains !
Xavier Breton
…comment ne pas évoquer la démocratie taïwanaise, menacée et assiégée par les velléités chinoises ;…
Hadrien Ghomi
C’est mentionné !
Xavier Breton
…comment ne pas avoir une pensée pour les communautés chrétiennes persécutées au Pakistan, au Nigeria ou au Proche-Orient ?
À l’inverse, nous sommes surpris par certains de vos choix. Comment placer sur le même plan les attaques terroristes du Hamas et la situation de la démocratie hongroise ? Nous pouvons même nous inquiéter du procès politique sous-jacent : ce que vous contestez, en réalité, à propos de ce qui se passe en Hongrie, ce sont les choix politiques faits démocratiquement par sa population. Or, comme le disait très justement François-Xavier Bellamy à la tribune du Parlement européen, « nous n’avons pas à imposer à une démocratie l’orientation qu’elle doit prendre ». Il semble que, pour vous, n’est démocratique que ce qui va dans le sens de vos opinions.
Hadrien Ghomi
Pas du tout !
Xavier Breton
Dès lors, nous nous inquiétons de votre volonté, exprimée comme telle dans la présente proposition de résolution, de « combattre la propagation de discours clivants ». Est-ce vous qui allez définir ce qui est clivant et ce qui ne l’est pas ? Drôle de conception de la démocratie !
En fait, ce qui se cache derrière cette distribution de bons et de mauvais points, c’est la tentation du moralisme. L’hebdomadaire Le 1 titrait d’ailleurs la semaine dernière : « Qui écoute encore la France ? » Et dans l’interview qu’il y donnait, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin dénonçait ce moralisme en regrettant que nous ayons perdu « l’équilibre entre le souci de défendre nos valeurs et celui de prendre en compte la réalité avec lucidité, pour éviter les actes purement déclaratifs, qui finissent par nous aliéner beaucoup d’acteurs dont nous avons par ailleurs besoin ».
En plus de ce moralisme prétentieux, il y critiquait ce qu’il appelle le démocratisme par ces mots : « Nous défendons, bien sûr à juste titre, une certaine idée de la démocratie. Mais, ce faisant, nous ne prenons pas suffisamment en compte la multiplication des entorses faites dans nos propres pays. Notre vision, perçue comme idéologique, a du mal à convaincre toute une partie du monde, qui se trouve être aujourd’hui majoritaire. » Dans ce domaine, la France n’a de leçons à donner à personne, tant les atteintes aux libertés s’y sont multipliées depuis quelques années.
Enfin, l’examen de cette proposition de résolution nous amène à nous interroger sur l’affaiblissement de notre diplomatie. Comme le disait encore Dominique de Villepin,…
Hadrien Ghomi
Décidément !
Jean-Paul Lecoq
Écoutez Dominique de Villepin ! Les gaullistes vous le disent, et les communistes aussi !
Xavier Breton
…« une diplomatie qui n’a pas de succès est une diplomatie qui s’épuise. Or nous n’avons pas eu suffisamment de succès au cours des dernières années ». En effet, les maladresses élyséennes, les revirements et les changements de posture au gré des interlocuteurs ont conduit à une série de revers diplomatiques – marginalisation par l’Allemagne dans l’Union européenne, brouille avec le Maroc et l’Algérie, expulsion de diplomates français de pays africains, entre autres.
Notre politique étrangère est contaminée par le « en même temps », ce qui lui ôte toute lisibilité et toute efficacité. Dans ce contexte, nous devrions avoir deux priorités pour notre pays : d’abord, lui redonner une ligne diplomatique claire ; ensuite, mieux respecter l’État de droit et les libertés fondamentales sur notre territoire.
Votre proposition de résolution – on vient de le voir – ne répondant à aucune de ces deux priorités, le groupe Les Républicains ne participera pas au vote.
Le Vietnam enregistre le deuxième taux d’avortement le plus élevé au monde
Selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), le Vietnam a le deuxième taux d’avortement le plus élevé au monde avec environ 300.000 avortements par an. Un chiffre qui, selon l’Association vietnamienne pour le planning familial (VINAFPA), est plutôt compris entre 1,2 et 1,6 million d’avortements pratiqués chaque année.
Même si l’avortement sélectif en fonction du sexe est illégal au Vietnam, les couples, « influencés par le confucianisme », ont tendance à souhaiter des fils. Ces derniers sont considérés comme plus aptes à gérer les biens familiaux, à s’occuper de leurs parents vieillissants et à accomplir les rituels en l’honneur des ancêtres. « L’avortement a été normalisé » dénonce le Dr Kuat Thu Hong, directeur de l’Institut d’études sur le développement social. Il arrive que les femmes subissent plusieurs avortements avant de mettre au monde un garçon.
D’après les chiffres fournis par le département général de la population du Vietnam, d’ici 2034 le pays devrait compter 1,5 millions d’hommes de plus que de femmes et 4,3 millions de plus d’ici 2050, si le déséquilibre entre les sexes reste aussi élevé qu’aujourd’hui. En effet, alors qu’en 2006, il y avait 109 hommes pour 100 femmes, aujourd’hui, ils sont 112,1 pour 100 femmes selon des données de l’Office général des statistiques publiées en 2022.
L’Association vietnamienne pour le planning familial a également souligné que le taux de fécondité était passé de 3,8 enfants par femme en 1989 à 2,1 enfants par femme en 2021.
Source : Gènéthique
Hamas et FLN : même stratégie
Du général Claude Ascensi (2S) dans Les 4 Vérités :
Le 7 octobre, la France a découvert avec horreur les abominations dont le Hamas était capable.
Réserve faite des banlieues islamisées et de la mouvance islamo-gauchiste, la condamnation a été unanime.
Pourtant, au fil des jours, l’indignation s’est estompée et les critiques se sont reportées sur Israël au prétexte d’une riposte disproportionnée.
Étrange démarche qui renvoie dos à dos victimes et agresseurs.
Pour les plus anciens d’entre nous, ce processus est bien connu : c’est celui dont a bénéficié le FLN en Algérie et dont nous payons encore le prix sur les plans politique, diplomatique et historique.
Dans ces deux conflits, l’arme principale des insurgés est la terreur.
Elle vise un triple but : obtenir la soumission des populations, creuser le fossé entre les communautés et provoquer des représailles aussi féroces que possible.
Les horreurs commises par le Hamas sont trop proches pour qu’il soit nécessaire de les rappeler.
En revanche, qui se souvient encore des massacres commis par les nationalistes algériens à Sétif, Guelma, Djidelli, El-Halia, Melouza, Oran, etc. ?
La liste serait trop longue à détailler mais, tout au long de ces huit années de guerre, l’horreur a succédé à l’horreur avec sa litanie de femmes violées et éventrées, d’enfants égorgés et de prisonniers torturés à mort.
Hier comme aujourd’hui, pareilles exactions ne peuvent rester impunies.
Elles sont inévitablement suivies d’une riposte dont le dosage est facile à mesurer pour les donneurs de leçons en chambre, mais qui l’est beaucoup moins pour les décideurs et encore moins pour ceux qui, sur le terrain, sont confrontés à l’horreur de la situation.
Un bon massacre bien sanglant permet d’ouvrir la porte à ce qu’on qualifiera ensuite de « représailles féroces », de « riposte disproportionnée » ou de « vengeance aveugle ».
La « bataille d’Alger » constitue le parfait exemple du bénéfice à attendre de cette stratégie.
Tout le monde a entendu parler des moyens mis en œuvre par les parachutistes pour éradiquer le terrorisme, mais personne ne sait qu’on comptait en moyenne 300 attentats par mois à Alger au printemps 1957 !
La victoire militaire s’est effacée devant le scandale politique et ne reste dans les mémoires que le souvenir d’une répression « aveugle et disproportionnée ».
On l’a vu à Sétif, à Sakiet-Sidi-Youssef et en bien d’autres lieux. On le voit déjà à Gaza.
L’orchestration médiatique des événements permet en outre de transmettre à la postérité des chiffres totalement falsifiés.
Il en fut ainsi à Sétif où les rapports officiels parlent de 600 morts du côté des rebelles.
Les historiens, avec les précautions d’usage, estiment ce chiffre à 3 000 morts au maximum.
Le gouvernement algérien, lui, n’hésite pas à avancer celui de 45 000, porté même à 60 000 par Ferhat Abbas !
Ces chiffres délirants sont, hélas, bien souvent repris par des journalistes, des « chercheurs » … et des politiques de tout bord !
De même, le souvenir qui risque de rester de la « bataille de Gaza » est celui des bombardements israéliens et du nombre de victimes calculé par le Hamas, tandis que la tragédie du 7 octobre serait occultée, ignorée, voire niée.
La stratégie du Hamas est bien la même que celle du FLN.
Comme elle, elle s’appuie sur la terreur exercée, aussi bien sur sa propre population que sur celle de l’adversaire.
Comme elle, elle repose sur un pouvoir sans partage acquis par la force en éliminant toute opposition interne : le MNA de Messali Hadj en Algérie, le Fatah de Mahmoud Abbas à Gaza.
Comme elle, elle bénéficie d’appuis solides à l’étranger : Égypte, Tunisie, Maroc pour le FLN, Qatar, Iran, Syrie pour le Hamas.
Bien évidemment, l’environnement international a profondément changé, les objectifs des protagonistes ne sont pas les mêmes, les moyens d’information ont considérablement évolué, mais la démarche reste identique : se présenter en victime, remporter la bataille de l’opinion publique et faire passer à la postérité le narratif mis au point, ici par le FLN, là par le Hamas.
Espérons qu’au contraire de la France, Israël aura la volonté et la capacité de transmettre à l’Histoire une version des faits plus conforme à la réalité vécue sur le terrain !
Geert Wilders annonce son intention de mettre fin à l’aide militaire pour l’Ukraine
Il n’est pas encore premier ministre des pays-Bas mais Greet Wilders vient d’annoncer dans une interview (non reprise par les médias français) qui souhaite mettre fin à la livraison d’armes à l’Ukraine alors que les Pays-Bas s’étaient engagés à livre des avion s de chasse F-16. Greet Wilders estime qu’il ne peut pas livrer ces armes qui manqueraient à sa propre armée.
L’interview est à écouter en suivant ce lien à partir de 13’20 »
WORLD EXCLUSIVE: The first foreign interview with incoming Dutch PM Geert Wilders
Wilders won on a simple but profound platform: he wants to stop immigration, especially Islamic immigration, and he wants to break free of the European Union to have a Dutch version of Brexit.… pic.twitter.com/XHjCPRPsau
— Rebel News (@RebelNewsOnline) December 2, 2023
Cette position est malheureusement taboue en France où aucun parti politique n’ose se positionner de manière aussi courageuse. C’est sans doute l’effet présidentielle, et la dégringolade d’Eric Zemmour dans les sondages à partir du 22 février 2022, qui refroidit et oblige au politiquement correct. Pourtant la situation des armées françaises est catastrophique malgré une LPM ambitieuse. L’artillerie a cédé ses canons Caesar et surtout ses obus, obligeant les artilleurs français à diminuer voir stopper leur entraînement tout en recevant la mission de former les Ukrainiens…
Et pourtant, le soutien inconditionnel à l’Ukraine est en train de se fissurer. Il ne faudrait pas que les personnalités courageuses en France ratent le train de ce positionnement, pourtant de plus en plus partagé par de nombreux Français :
Deux trouble-fêtes viennent d’entrer dans le club : le nouveau Premier ministre slovaque Robert Fitzo et le leader d’extrême droite néerlandais Geert Wilders, tous les deux farouchement opposés à la poursuite de l’aide à l’Ukraine. Viktor Orban, le hongrois pro-Poutine qui ne cesse de mettre le pied sur le frein s’est trouvé des alliés. Les discussions prévues dans 15 jours sur le budget européen seront difficiles, les milliards d’euros prévus pour Kiev probablement revus à la baisse.
De l’autre côté de l’Atlantique ça ne va pas beaucoup mieux, l’argent de Washington est toujours bloqué au Congrès par les républicains qui ne veulent plus contribuer à l’effort de guerre, en tout cas pas avant d’avoir évalué les besoins d’Israël.
Aux Etats-Unis, il existe un vrai débat au sein du parti républicain contrairement à la France :
La Maison-Blanche a lancé lundi 4 décembre un appel urgent aux élus américains leur demandant d’agir sans tarder. «Nous n’avons plus d’argent et presque plus de temps pour soutenir l’Ukraine dans son combat», a écrit la directrice du Bureau de la gestion et du budget aux dirigeants du Sénat et de la Chambre des Représentants. «Sans une action du Congrès d’ici la fin de l’année, nous serons à court de ressources pour acheter des armes et des équipements à l’Ukraine et pour fournir du matériel provenant des stocks de l’armée américaine», a-t-elle prévenu. Il n’y a pas de fonds magiques disponibles pour faire face à cette situation» (…)
La question de l’aide à l’Ukraine est devenue un sujet de clivage au sein du parti républicain. Une aile isolationniste du parti, incarnée par Donald Trump, estime que cet argent est dilapidé sans contrôle et que ces fonds seraient mieux utilisés pour assurer la sécurité de la frontière des États-Unis. Un courant plus conservateur, dont fait partie le chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell, continue de soutenir le financement de l’aide à l’Ukraine, et de considérer qu’il est de l’intérêt des États-Unis de contribuer à la défense de ce pays face à l’invasion russe.
La transition écologique : une excuse pour augmenter les impôts des Français ?
La politique de transition écologie, que nous avons déjà dénoncée ici, sera une véritable arme pour augmenter les impôts des Français dans les années à venir. Mais pour une bonne cause : sauver le climat ! Il s’agit d’une véritable supercherie que trop de peu personnalités politiques osent dénoncer.
Si cet article montre que les recettes fiscales vont diminuer, aucune économie structurelle n’est prévue, et, au contraire, cette politique implique de nouvelles dépenses. Ce qui veut dire que l’Etat devra compenser ces pertes :
C’est un document de 128 pages publié à l’occasion des rencontres de Bercy consacrées ce mardi au thème « Croissance et climat ». Selon un rapport de la Direction générale du Trésor, la transition énergétique fera perdre 13 milliards d’euros aux recettes de l’Etat d’ici à 2030, en fiscalité sur les carburants, et 30 milliards d’ici à 2050.
La sortie des énergies fossiles implique une baisse des taxes sur ces énergies : à fiscalité inchangée, elles pourraient s’éroder, selon ce rapport intermédiaire de l’étude sur « les enjeux économiques de la transition vers la neutralité carbone » qu’il publiera en 2024. Comme le rappelle le journal Les Echos, les taxes prélevées sur les énergies fossiles ont rapporté 33 milliards d’euros à l’Etat en 2019 (…)
Par ailleurs, le rapport estime que 110 milliards d’euros supplémentaires par an (en brut, par rapport à 2021) en investissements privés et publics seront nécessaires pour les projets de décarbonation.
Qui veut un bus de migrants ?
On connaissait le guide rédigé par le gouvernement pour faciliter l’accueil des immigrés clandestins dans les communes rurales, voici désormais le plan de répartition et de transport des ces clandestins confié à la gendarmerie. Est-ce pour cette mission que 238 nouvelles brigades ont été créées ?

L’étrange amendement du RN pour faciliter l’emploi d’étrangers en situation irrégulière [Add.]
Lors de l’interview de Jordan Bardella sur Sud Radio, Jean-Jacques Bourdin a déstabilisé le président du RN lui demandant d’expliquer le sens d’un amendement déposé par un député RN, en l’occurrence Hervé de Lépinau, dans le cadre de la loi immigration et asile.
Cet amendement a en effet de quoi interroger car il vise à permettre à un employeur agricole de ne pas être obligé de vérifier si le salarié étranger embauché est en règle, pour une entreprise de moins de 11 salariés.

Hervé de Lépinau est un élu du Vaucluse où il est régulièrement fait appel à des immigrés clandestins pour le ramassage des fruits. Dont acte. Mais faut-il pour autant faciliter l’emploi de clandestins ? Car si l’on transige dans le Vaucluse ou pour les agriculteurs de sa circonscription, alors on accepte tout puis on régularise tout le monde…
🗣️@JJBourdin_off : "Pourquoi le @RNational_off a-t-il déposé un amendement qui permet à un employeur de ne pas être obligé de vérifier si le salarié étranger embauché est en règle ?"@J_Bardella : "Nous n'avons pas déposé cet amendement" pic.twitter.com/ECrdmVTUg2
— Sud Radio (@SudRadio) December 4, 2023
Bien que l’amendement ait été rejeté, et malgré une justification maladroite et inaudible du député, cette contradiction a été soulignée jusque dans les rangs des immigrationnistes, à l’heure où Bruno Retailleau essaye d’empêcher les LR de voter cette loi pour ne pas être « complices de laxisme migratoire » :
Ce qui a fait bondir le président de la Commission, Sacha Houlié, par ailleurs défenseur du dispositif visant à régulariser les sans papiers dans les métiers en tension. « Incroyable ! Acculé par Jean-Jacques Bourdin, le président du RN : doit assumer que son parti a tenté d’exonérer de sanctions les employeurs qui abusent de travailleurs clandestins, admet qu’ils sont nécessaires pour l’économie dans les métiers en tension ! », a réagi le député de la Vienne, dénonçant « l’hypocrisie » du parti lepéniste sur le sujet.
Eric Zemmour, interrogé quelques heures après, a souligné l’alignement de plus en plus visible du RN sur le système, la fameuse « chiraquisation » de Marine Le Pen et du RN.
Quand on parle comme le système, on finit par agir comme le système. https://t.co/aIormuz4qS pic.twitter.com/p6PLd0lx4n
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) December 4, 2023
De même, sur le positionnement du RN sur l’islam et les valeurs de la France, Eric Zemmour a développé sa différence :
» Le bras droit de Marine Le Pen dit que l’« ultra-droite » est une menace pour nos compatriotes, Bardella condamne les manifestations « ultra-droite » et nie la guerre de civilisations, Marine Le Pen affirme que l’islam est compatible avec la République… En reprenant le discours bien-pensant, ils ne veulent plus plaire aux Français, car les Français, eux, ont parfaitement compris, mais aux médias (…)
Soljenitsyne dit : la pire torture pour un peuple, c’est le mensonge. Quand les politiciens, même au RN, parlent de l’ultra-droite et font oublier Thomas, quand d’autres parlent de psychiatrie pour ignorer que le terroriste a crié Allah Akbar, c’est une torture pour les Français. »
Le bras droit de Marine Le Pen dit que l’« ultra-droite » est une menace pour nos compatriotes, Bardella condamne les manifestations « ultra-droite » et nie la guerre de civilisations, Marine Le Pen affirme que l’islam est compatible avec la République…
En reprenant le discours… pic.twitter.com/8rc1Uz3SyY
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) December 4, 2023
Soljenitsyne dit : la pire torture pour un peuple, c’est le mensonge. Quand les politiciens, même au RN, parlent de l'ultra-droite et font oublier Thomas, quand d’autres parlent de psychiatrie pour ignorer que le terroriste a crié Allah Akbar, c'est une torture pour les Français. pic.twitter.com/RCcXc1E4DB
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) December 4, 2023
Addendum : Réponse du député Hervé de Lépinau
@ZemmourEric, je suis l’auteur de l’amendement. L’exonération de contrôle ne concerne pas l’employeur mais le client TPE d’un prestataire de service. C’est aux services de l’Etat de contrôler la régularité des salariés du prestataire: c’est l’inverse de ce que veut le système! https://t.co/L5AZheV6T5
— Hervé de Lépinau (@H2Lepinau) December 4, 2023
Après les supporters anglais, Kevin et Matteo, l’ultra-droite, Darmanin ment encore avec la psychiatrie
Expert psychiatre près la cour d’appel de Paris, Daniel Zagury, 73 ans, s’attache depuis plusieurs décennies à identifier les ressorts intimes qui poussent les plus grands criminels au passage à l’acte. Ces dernières années, le docteur Zagury s’est spécialisé par la dans l’expertise psychiatrique des terroristes islamistes.
Il dénonce la version mensongère du ministre de l’intérieur qui veyt une fois de plus faire diversion. Pour lui « la réaction de Darmanin est absurde » et estime qu’il est «hautement improbable» que le terroriste soit déclaré irresponsable pénalement.


Après Patrick Cohen, ce sont les « journalistes » du Parisien qui cherchent à relativiser le meurtre raciste de Thomas
Le Parisien publie ce jour un long article consacré à la tragédie de Crépol, censé relativiser la position des victimes, et le rôle des agresseurs. A bien des égards, cet article est plus idéologique que ceux qu’il prétend dénoncer.
Tugdual Denis, de Valeurs actuelles, explique pourquoi :
Commençons par le début, le chapeau « Les investigations des gendarmes (…) apportent de premières réponses sur l’origine du drame et révèlent des surprises sur les responsabilités. Loin des fantasmes. » En évoquant des « fantasmes », on accrédite la thèse de gens qui se pourlèchent de cette tragédie. Personne ne fantasme: tout le monde pleure une société partie à vau-l’eau. A moins que certains fantasment le fait que d’autres fantasment…
Ensuite: « À l’extrême droite, on y voit un acte raciste « anti-Blancs » et le choc entre deux France. » Comme d’habitude, quand le réel ne correspond pas à un prisme politiquement correct, il devient « d’extrême-droite ». Quand des témoins eux-mêmes évoquent comme insultes « on est venus planter du blanc » ; quand la famille de Thomas elle-même, d’après la maire de Romans-sur-Isère, souhaite que le mobile raciste du meurtre de leur fils soit retenu, a-t-on encore le droit d’adjoindre aux commentaires sur le drame un débat sur le racisme anti-blanc ? –
Vient quelques lignes plus bas un passage sur un aspect fondamental de l’affaire médiatique: « Alors qu’une polémique fait rage sur les prénoms des mis en examen, dont l’origine serait, pour certains, une clé de compréhension du drame, deux jeunes hommes sont désormais suspectés d’être le meurtrier. L’un s’appelle Ilyès Z., 22 ans, d’origine maghrébine. Le second est un adolescent de 17 ans qui porte un prénom et un nom historiquement français. » Donc, quand on s’interroge sur des prénoms à consonance étrangère, arguant qu’ils signent là un échec absolu de notre modèle d’intégration, on se fourre le doigt dans l’oeil. Mais quand il s’agit d’un prénom issu du calendrier chrétien, au milieu de tous les autres mis en cause, subitement, il redevient « une clé de compréhension ». Voilà ce qui rappelle la jurisprudence » des Kevin et des Mateo », lancé par Gérald Darmanin pour minorer la sur-représentation des jeunes issus de l’immigration lors des émeutes.
L’article déroule ensuite la soirée, en omettant de s’offusquer d’éléments pourtant révoltants. « Au moins neuf suspects (…) sont arrivés à Crépol au fil de la soirée à bord de cinq voitures entre 23h00 et 1h00 du matin (…) Certains disent avoir eu vent du bal par les réseaux sociaux et été attirés par la présence annoncée de nombreuses filles ». D’accord… Et ça, on ne s’interroge pas ? Des jeunes hommes, qui invisibilisent les femmes dans l’espace public (y-a-t-il plus de filles ou de garçons qui traînent en bas des tours ?), qui se rendent à une soirée attirés par ce qui serait pour eux du gibier, cela ne révolte personne ?
La soirée avec ces voyous se passe tellement bien que l’un d’eux, Chaïd A., venu vêtu de son survêtement de l’Olympique Lyonnais, « a remis un couteau de chasse à l’un des quatre vigiles, qui l’a fouillé et autorisé à entrer dans la salle ». Vous vous rendez compte à quel point absurde de rapport de force nous sommes rendus ? Quelqu’un arrive à une soirée de village avec un couteau de chasse, on le lui confisque poliment, et comme on ne veut pas plus d’embrouille, on le laisse ensuite rentrer pour qu’il aille s’amuser. Sommes-nous trop bons ?
La soirée continue, et l’on sent la tension poindre. « Entre les suspects et les autres fêtards, deux univers se toisent. Les Romanais apparaissent décalés avec leurs tenues de sport négligées (…) Si une cinquantaine de témoins n’ont rien relevé de problématique dans l’attitude des suspects durant la fête (…) d’autres disent à l’inverse avoir été troublés par quelques scènes. Ils décrivent de jeunes hommes assis dans leur coin, n’ayant pas l’air de s’amuser et jetant des regards malsains sur la foule. Certains évoquent même des « coups de coude » ou un épisode durant lequel un jeune de Romans aurait « obligé une fille à danser ». Voilà, on y est. Voilà ce que beaucoup font semblant de ne pas comprendre depuis le début. Personne ne discriminerait des jeunes de cités dans les soirées ou les boites de nuits si la scène décrite plus haut n’avait absolument jamais eu lieu. En revanche, un commentaire d’une victime auditionnée par les gendarmes, et citée par Le Parisien dans l’article, résume tout: « Ils savent bien que personne ne peut les voir quand ils viennent. Ils cherchent des problèmes ».
« Vers 2 heures du matin qu’une altercation futile fait basculer la soirée. Elle va entraîner un enchaînement de violence mortelle. » Futile, oui, c’est bien le mot: un garçon tire les cheveux d’un jeune de Romans, un certains Yliès. D’autant plus futile que la personne mise en cause de le tirage de cheveux nie le geste. Va s’ensuivre une gigantesque bagarre, de nombreux blessés à l’arme blanche, et la mort de Thomas. Imaginons la scène inverse: des jeunes de Crépol font du forcing pour s’inviter dans une soirée au quartier de la Monnaie. Un jeune de Romans tire les cheveux d’un rugbyman en fin de soirée en l’appelant Chiquita, et s’ensuivrait une énorme bagarre, des jeunes de Crépol viendraient en renfort munis d’armes blanches, et un jeune de la Monnaie mourrait sous un coup de couteau. L’indignation serait évidemment gigantesque.
Elément nouveau publié par Le Parisien: « Au cours de la soirée, Thomas (L.) m’a dit J’ai envie de taper des bougnoules », a confié une amie du rugbyman aux enquêteurs. » Thomas L. n’est donc pas Thomas Perotto, mais celui qui aurait tiré les cheveux. Et qui sera sérieusement blessé au cours de la bagarre, poignardé à deux reprises. Cette phrase est bien sûr à condamner. Et il faut s’en indigner pour les mêmes raisons que l’on s’indigne des témoignages d’autres participants, cités plus haut, évoquant du racisme anti-blancs.
« La bataille entre les deux camps s’avère déséquilibrée » souligne Le Parisien. « Côté Romans, plusieurs agresseurs sont armés de couteaux voire, selon certains témoignages, de « gants coqués ». Côté rugbymen, on n’a que les poings. » Après le meurtre de Thomas, les Romanais quittent précipitamment les lieux. Non sans avoir tiré un coup de feu depuis l’une des voitures.
L’article se conclut par le témoignage de Fayçal R., 21 ans : « Je suis innocent, je ne supporte pas l’idée de ce qu’il s’est passé. Je partage la peine de la famille de Thomas. Paix à son âme. » Les mots de ce participant romanais à la soirée sont bien le minimum. Et l’on aurait aimé qu’ils soient ceux de tous. Les quelques médias qui se sont aventurés à Romans-sur-Isère n’ont pas toujours eu le droit à la même compassion, dans la bouche de certains jeunes. Sans parler de ce que l’on a pu lire sur les réseaux sociaux.
Pour conclure, à l’heure où cet article du Parisien sera utilisé par beaucoup pour relativiser ce drame, ses fondements, sa force symbolique, et ses enseignements, souvenons-nous des mots de la maire de Romans-sur-Isère, menacée de mort par décapitation, qui clame sur les plateaux et dans les journaux : « Il faut arrêter la culture de l’excuse ». Souvenons-nous, enfin, des mots d’André, ce vaillant et touchant Crépolois, qui le jour de la visite d’Olivier Véran dans son village meurtri, a poussé un coup de gueule dans lequel tant de Français se sont reconnus, contre « tous ces gouvernements qui défendent la France des cités contre la France de Thomas. La France des gens qui élèvent leurs gosses comme il faut. Qui ne les élèvent pas dans la haine. La haine de la France et des Français. » A André, aux amis de Thomas, comme à tant d’anonymes partout dans le pays, on ne pourra jamais retirer le fait d’avoir ressenti, au lendemain du bal de Crépol, la double tragédie de l’injustice et de l’abandon.
La Dépêche du Midi embraye en faisant pire :

Autour d’une œuvre de Pierre Pinoche
Pierre Pinoche est un artiste peintre basé à Vernon en Normandie. Il nous offre en exemple de son talent une nature morte qu’il a appelé « En Équilibre » :
Fin du contrat entre le lycée musulman Averroès et l’État : le directeur de Sciences Po Lille fustige une décision « inéquitable »
Amaury Brelet, journaliste chez Valeurs Actuelles, rappelle que le directeur de Sciences Po Lille est un militant islamogauchiste qui a frayé avec des islamistes :
Pierre Mathiot s’est rendu plusieurs fois à des salons de l’UOIF, sponsorisés par le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens, considéré comme « entité terroriste » par les États-Unis, et où ont défilé des prédicateurs radicaux comme Tariq et Hani Ramadan, le VRP du Qatar et apologiste des terroristes du Hamas Nabil Ennasri, l’ex-directeur du CCIF Marwan Muhammad, des cheikhs saoudiens et égyptiens ou Hassan Iquioussen, prêcheur antisémite, pour qui les juifs sont « au top de la trahison et de la félonie », les attentats sont de « faux problèmes » et « les traîtres » à l’islam méritent « 12 balles dans la tête ».
Sur Facebook, Pierre Mathiot « aime » d’ailleurs le fils aîné de ce dernier, Soufiane Iquioussen, activiste islamiste comme son père. En 2012, il participait même à une table ronde avec Amar Lasfar, président de l’UOIF et dirigeant du lycée Averroès, financé par Qatar Charity, l’ONG de l’émirat liée au terrorisme. Par le passé, Lasfar a notamment défendu la charia et le voile, accusé les Juifs d’avoir « soumis l’Occident », qualifié les prières de rue de « réussite de l’intégration » et réduit le terrorisme à une simple « pathologie ». Ce jour-là, au Palais des Congrès de Lille, se trouvaient aussi le directeur du Centre islamique de Genève Hani Ramadan et le rappeur Médine qu’on ne présente plus.
Pour Pierre Mathiot, l’UOIF (devenue les Musulmans de France), la vitrine des Frères musulmans en France, « est un acteur incontournable« .
2 nuits en garde à vue pour avoir collé des affiches
Tout commence avec le meurtre du jeune Thomas. Un jeune français de 16 ans, qui sort aux bals de villages, c’est exactement moi il y a dix ans. Autant vous dire que je me suis vite identifié à lui et ai été particulièrement révolté. Ne faisant partie d’aucun mouvement, mes possibilités sont limitées. Je trouve en ligne un modèle d’affiche que j’imprime en quelques centaines d’exemplaires, j’achète de la colle et des pinceaux dans un magasin de bricolage, et je convainc quelques amis de se joindre. On se retrouve donc dans un bar en attendant que tout le monde arrive, et l’on part coller. Deux heures à sillonner Lyon pour coller nos affiches.
Vers 23h30, la Police nous tombe dessus. On n’est pas des racailles, on coopère, on reste polis et on ne résiste pas. On s’attend à un simple contrôle d’identité et une confiscation du matériel de collage. Finalement ça part en GAV, on pense être libérés très vite, au pire le lendemain matin. Je n’ai donc pas prévenu ma famille, mais seulement mon travail.
Première fois en cellule, je découvre sans joie ma résidence pour les 2 nuits à venir. C’est assez propre malgré une odeur persistante d’urine. Il fait froid, je perd vite la notion du temps qui passe, et je m’ennuie. Je dors, il n’y a que ça à faire. Heureusement, j’avais prévu des vêtements chauds. Je sais que certains de mes camarades ont souffert du froid, de leur côté. Au matin, deux petits beurres et un jus de pomme, et je pars en audition. On me demande alors si j’ai pris part à la manifestation interdite qui avait lieu peu avant notre collage, dans le centre de Lyon. Je comprends alors le lien qu’ont fait les policiers, sauf que non, on y était pas. Je répond tout de même aux questions; responsable de notre action, je cherche à prendre sur moi. Il y a avec nous des garçons de moins de vingt ans, et aussi un jeune papa. Je veux leur éviter de finir connus de la justice pour ça. On me reproche donc « incitation à la haine » et dégradation de biens privés ».
Je vous laisse juger par vous-même. Aucune communauté n’est ciblée sur nos affiches, mais peut-être que certains se sont sentis offensés par le terme « barbares » ? On me soumet ensuite au fichage; photos sous différents angles, prise d’empreintes, photos de mes tatouages, relevé ADN, tout y passe. On me demande de déverrouiller mon téléphone, sachant que refuser serait une infraction de plus. Je n’ai donc pas vraiment le choix. Les auditions s’enchaînent toute la journée, ce qui me permet de me dégourdir les jambes en dehors de ma cellule et d’apercevoir un peu de soleil. Des que possible, je demande l’heure qu’il est. Perdre la notion du temps est déstabilisant, j’ai besoin de repères. Les enquêteurs décident une perquisition de ma voiture. Ils y trouvent une bombe lacrymogène que je gardais par sécurité. D’ailleurs, durant le collage, des voitures sont passées au ralenti et leurs occupants nous ont lancé des regards noirs. Cette bombe est le minimum syndical. Bien entendu, ils se foutent de cet argument. Pourtant, la plupart des femmes que je connais en ont une dans leur sac à main, surtout en ville. On se demande pourquoi. À mes délits s’ajoute donc le « transport non autorisé d’armes de catégorie D » (un pschit non létal, en gros.)
Perquisition de mon domicile; les policiers saisissent deux fusils que je possède dans le cadre du permis de chasse. Tout est en règle, ils embarquent chaque document pour trouver la moindre faille, mais hélas, je suis un bon citoyen. Blague à part, je suis très gêné par la fouille de mon domicile. Je leur dit de toute bonne foi qu’il n’y a rien à trouver, et en effet, hormis mes fusils (en règle), ils ne prennent rien. Sauf un petit couteau, qui n’apparaît sur aucun PV. Je me demande lequel l’a gardé.
C’est le mardi soir vers 18h que l’on m’annonce la prolongation de ma GAV. Je demande donc à voir un avocat et à pouvoir prévenir ma famille. On me dit que l’OPJ viendra me voir pour ça. Il n’est jamais venu. Je touche à peine à l’infâme barquette de poulet-curry ce soir là. Moralement c’est très dur; ma famille ne sait pas où je suis ni ce qui m’arrive, et je commence à m’imaginer la pire issue possible, tout ça pour des affiches. je pense à ma copine qui doit se demander pourquoi je ne répond pas à ses messages, je pense aux copains dont j’ignore s’ils sont toujours enfermés aussi. La nuit est très difficile.
Mercredi matin, je suis réveillé vers 6h par le bruit métallique du verrou de ma cellule. On m’annonce que je vais être déféré devant un procureur, et je n’ai pas la moindre idée de ce que ça veut dire. J’explique au policier que je n’ai toujours pas pu prévenir mes proches, et il accepte de passer un coup de fil à mon père, ce dont je lui suis reconnaissant. Puis on me sort de ma cellule, et ce sont des policiers suréquipés qui m’escortent cette fois. Je suis menotté, et je retrouve le conducteur de l’autre voiture qui a aussi passé une deuxième nuit ici. Nous allons partir ensemble au tribunal, et apprenons que nos amis sont sortis la veille au soir. Je vous passe le trajet en compagnie d’autres prévenus moins agréables…
Je n’ai pas assez de place pour évoquer le passage au tribunal, ce sera l’objet d’un autre fil.
Ce que Macron souhaite pour la France : qu’elle ne cesse d’avorter et qu’elle crève en se suicidant
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
Il n’y a plus d’État ; et, pourtant, l’État est partout et prétend tout diriger ; il est aussi massif que poussif, aussi omnipotent en théorie qu’impotent en pratique. Il n’y a plus de puissance publique ; et, pourtant, tout relève d’elle, de ses lois absurdes et mal fagotées, de ses décrets idiots et arbitraires, de ses règlements aussi vétilleux que démentiels. Il n’y a plus de politique intérieure ; et, pourtant, ce n’est pas faute d’être administré et sur-administré : pas un citoyen ne sait le nombre exact de ministères qui s’occupent à longueur de temps de la vie des Français, ni même le nom de leurs titulaires qui n’intéressent personne quand ils étalent avec une ridicule suffisance leurs incommensurables insuffisances ; sans compter les centaines d’agences, d’autorités, de sociétés d’expertise dont les budgets ne cessent d’augmenter, alors que les méfaits ou dysfonctionnements auxquelles elles sont censées remédier, ne cessent parallèlement de se multiplier, justifiant, du coup, à chaque incident nouveau, la création d’une nouvelle entité. La destruction de l’État (Bouquins) est le titre d’un livre écrit par un jeune homme, Maroun Eddé, qui montre qu’une telle politique procède d’un projet concerté.
Il n’y a plus de politique extérieure ; et, pourtant, le chef de l’État n’arrête pas de s’agiter, de voyager d’un bout de la planète à l’autre, de causer à tire-larigot, de faire l’important sur des événements qu’il ne maîtrise ni intellectuellement ni pratiquement, alors que plus personne dans le monde ne l’écoute, surtout pas les chefs d’État, ses collègues, qui se gaussent de lui, de l’Asie à l’Afrique, sans parler de l’Amérique, nord ou sud, pour qui il n’existe même pas. Et à quoi lui sert-il d’être vaguement doublé par une pâle et inaudible ministresse, nommée Colonna, dont la bouche n’exprime que les banalités du jour pour n’obtenir aucun résultat tangible qui puisse ajouter quoi que ce soit à l’influence française, réduite à sa plus simple expression. Ça commence à se voir et à se savoir. L’Europe elle-même, Allemagne en tête, s’écarte des projets français en tout domaine, militaire, industriel, financier et bientôt même aéronautique, alors que la France a sacrifié et sacrifie tous les jours – et plus encore sous l’impulsion macronienne – sa politique, son économie, son industrie, son agriculture, sa pêche, sa vie sociale, son existence même à des impératifs européens qui lui sont assénés comme des impératifs catégoriques, non discutables et dont les règles doivent constituer ses seuls objectifs politiques sous le regard sévère et exigeant de la Commission européenne et des cours de justice européennes. Il y a quelque chose de consternant dans ce masochisme destructeur qui nous tient lieu d’idéal de vie politique et qui constitue toute l’ossature intellectuelle d’un type comme Macron, sans passé autre que lui-même et sans épaisseur autre que ses fiches de lecture, tout à son idée unique qu’il répète indéfiniment comme il l’a apprise de ses faux maîtres, sans jamais se remettre en cause, lui ni sa chimère. Son programme n’a jamais changé, tel que son discours de la Sorbonne en 2017 le définit. L’Allemagne qui était sa règle et ses amours – il y en eut d’autres avant lui – lui dit « merde » tous les jours pour ne suivre que ses projets et ne garantir que son avenir, d’ailleurs, en difficulté, il ne démord pas de son discours univoque et hors de toute réalité.
Quand il parle de souveraineté, il ne s’agit en aucun cas de la France, mais de l’Europe à qui remettre des pouvoirs supplémentaires pour toujours et encore, dans son idée, la construire, mais qui ne se construit que sur l’abolition des souverainetés nationales, la nôtre singulièrement – la France se définit historiquement comme la nation par excellence –, car pour les autres ce sera plus difficile, en raison de leurs histoires propres, la Belgique en revanche s’effondrant à notre image dans une gadoue innommable qui ressemble à la nôtre, faite d’immoralité à tous les niveaux, de submersion migratoire, d’irresponsabilité, de lâcheté politicienne, de trafics en tous genres, d’impunité généralisée, de corruption systémique. Car aujourd’hui c’est ça la démocratie et rien d’autre, inutile de se le cacher et elle s’étend malheureusement à toute l’Europe, à tout l’Occident et, pratiquement, au monde entier, à quelques exceptions près.
L’Europe de l’anti-France
Dans la tête de Macron et de sa macronie, comme de tous les dirigeants européistes et mondialistes appelés improprement élites, l’Europe réclame toujours plus d’Europe, c’est sa logique existentielle, celle qui la taraude depuis le début de l’entreprise de Jean Monnet, l’homme d’affaires douteux et le prétendu prophète sulfureux, et de Robert Schumann, l’homme politique qui passa sa vie à se mentir à lui-même comme aux autres, dont les astucieux Allemands Adenauer et Kohl ont su admirablement tirer parti, comme De Gasperi en Italie, continué par la Meloni pour qui Bruxelles est une machine à sous avec laquelle il faut jouer habilement. Pour eux, comme pour leurs successeurs, l’Europe n’était jamais et ne reste qu’un outil. Elle leur a servi après la guerre à se reconstruire. Et, maintenant, à exister internationalement comme le prouvent encore récemment les voyages d’Olaf Scholz et les discours alambiqués de Meloni.
Pour la France, la construction européenne a tourné au marché de dupes. C’est devenu une évidence aujourd’hui alors qu’Ursula von der Leyen, sans tenir compte des limites de son pouvoir, décide de tout, tranche en autorité supérieure sur toutes les questions tant de politique intérieure que de politique extérieure, distribue l’argent comme les bons et mauvais points, passe les contrats économiques et financiers hors de tout contrôle, comme au temps du Covid, et encore aujourd’hui, et se prend à la face du monde pour la présidente omnipotente des États-Unis d’Europe. Au niveau de Joe Biden en mettant ses pas dans les pas de l’Américain. À la grande fureur de son vice-président, Josep Borrell, le Monsieur dit Haut représentant pour les Affaires étrangères de l’Union, et d’une partie des fonctionnaires européens qui viennent de publier une pétition contre la Dame qui n’en fait qu’à sa tête, sans respecter les règles calibrées de l’administration européenne.
Les peuples européens aussi commencent à rechigner, de la Hollande à la Slovaquie, de la Hongrie au Portugal, le reste attendant trop de l’Europe des sous, toujours des sous – et malheureusement la Pologne – pour se mettre en garde contre ses intrusions inacceptables et sa prétention à tout régenter comme un gourou et un directeur de conscience abusif, for interne autant que for externe : la Pologne en saura quelque chose qui devra renoncer à son catholicisme national !
L’entrée prévue des derniers pays des Balkans, dont des États incontestablement mafieux, surtout la pression mise pour l’adhésion de l’Ukraine, elle-même ravagée par la corruption, puis, par la suite, de la Moldavie et, puis, pourquoi pas pour continuer à faire plaisir à l’oncle Sam, de la Géorgie, ajoutent aux prétentions de l’Europe, mais tout autant à ses risques d’éclatement, tant il sera impossible de poursuivre l’approfondissement législatif et social en même temps que cet élargissement sans limite et sans conception politique d’ensemble. Le rêve européen va inéluctablement se briser dans les années qui viennent sur des réalités politiques nouvelles et le seul à ne pas le voir et le savoir, en dehors des eurocrates passionnés et intéressés, c’est ce simplet de Macron qui laissera une France dépouillée, appauvrie, désindustrialisée, livrée aux marchés mondiaux, éreintée dans son agriculture et son élevage, aux populations abandonnées dans des territoires laissés aux gangs, aux voyous de l’immigration et de la drogue, ou dans des campagnes privées de toutes ressources. Et il ose faire encore le malin, cet irresponsable qui joue avec tout et qui ne court la France, l’hexagone comme il dit dans sa stupide vulgarité, que pour tenter de faire croire que lui seul suffit à tout.
Y aura-t-il un sursaut ?
Les Allemands, par le biais européen, ont réussi à imposer leurs conceptions germaniques de droit public, de telle sorte que la France est désossée par la volonté des imbéciles qui nous dirigent, type Hollande et consorts, ajoutant des lois dites de décentralisation au désordre de l’État républicain qui ne vit que de visées électoralistes à courte vue et de démagogie sordide, ce qui transforme les régions en champs clos d’ambitions privées où tout le ressort administratif est doublé, triplé, voire quadruplé pour la satisfaction de la prétendue démocratie locale ; et alors que les régions, découpées sur les bouts de table présidentielle, ne représentent absolument plus nos provinces historiques et économiques. Mais il fallait, n’est-ce pas, se mettre à l’heure allemande ! Pour être à leur niveau ! Et Macron veut remettre ça par une nouvelle loi de décentralisation qui prétendrait mieux aménager « les territoires », comme disent nos politiciens.
L’Angleterre s’est retirée de l’Europe avant que l’Europe ne la détruise. Elle est aussi malade que nous et à peu près des mêmes maux ; mais elle veut et peut réagir. Comme il a déjà été écrit dans ces colonnes, elle a la chance d’être dans son tréfonds nationaliste et royaliste. La France malheureusement a appris depuis trop longtemps à adorer sa République de malheur qui n’a plus rien de national et qui n’a plus aucune énergie contre la fatalité d’une décadence où se complaît sa classe dirigeante. L’Angleterre pourra se sauver elle-même ; elle reprend tous ses droits, même contre nous qu’elle charge de garder ses frontières. Elle a profité de son passage dans l’Europe pour imposer sa langue qui va devenir pratiquement la langue officielle de Bruxelles, et, surtout, son droit anglo-saxon comme droit commercial et privé de l’Union européenne, ses commissaires s’attachant d’abord à défendre les intérêts et les conceptions du peuple anglais. Même ceux qui participaient aux actes de la construction européenne. Il suffit de se souvenir de la mauvaise volonté anglaise de participation au budget communautaire et la pression exercée pour faire passer les décisions de libre-échange commercial et les transformations des règles professionnelles qui visaient à donner la domination aux cabinets anglo-saxons. Aujourd’hui, ça continue de plus belle ; Michel Barnier s’étant fait complètement avoir, les Britanniques reprennent leurs droits en toutes matières et leurs avantages. L’affaire de la pêche est de ce point de vue typique, les grand perdants étant une fois de plus les pêcheurs français que l’Europe écrase sans les aider, toujours avec de beaux prétextes. Tout dans l’Europe est du même acabit.
Y aura-t-il un sursaut ? L’Espagne est en train d’exploser, l’Europe ayant joué la carte régionale jusqu‘à l’autonomie. Aucun pays latin ne résistera à cette conjugaison d’un droit germanique et d’un droit anglo-saxon : la société se délitera et c’est ce qui se passe sous nos yeux. Alors que l’Église elle-même sous l’impulsion de François se livre à un libéralisme et à un socialisme échevelés, les deux se conjuguant pour faire émerger une prétendue religion qui serait enfin en conformité avec le monde moderne. Le pape se présente en prophète de la planète pendant que les âmes se perdent dans la chienlit de ladite postmodernité.
Un pays abandonné
Pauvre France dont le peuple est privé de toute vraie spiritualité, de toute grandeur, de toute beauté, de toute noblesse, coupée de son histoire, de ses traditions, méprisée du monde entier. L’Algérie à qui Macron n’a cessé de faire de honteuses caresses, a, de son côté, abandonné le français et choisi l’anglais. Toute l’Afrique nous regarde de haut et ne veut plus traiter avec la France. Macron a livré, littéralement livré, la francophonie à nos ennemis en laissant le secrétariat général à Louise Mushikiwabo, la Rwandaise anglophone, qui se sert de l’organisation pour ses buts politiques. D’ailleurs, un à un, les pays africains quittent la francophonie et certains rejoignent même le Commonwealth, après le Rwanda, le Togo et le Gabon. C’est un désastre total.
Et, après tant de déboires, la France est près d’éclater à la suite du conflit israélo-palestinien qui a pris une tournure d’horreur avec l’épouvantable agression du 7 octobre perpétrée par le Hamas. Des franco-israéliens ont été massacrés, d’autres enlevés. Le conflit est évidemment chez nous. Il n’est même pas importé. Il y est installé définitivement et depuis longtemps. C’est, d’ailleurs, le Qatar qui possède en France palaces, clubs de sport, le PSG en particulier, et qui alimente en fonds le Hamas, les mosquées de notre pays et le lycée Averroès, qui sert d’intermédiaire dans les négociations relatives aux otages. Beaux résultats de politiques stupides où la compromission, le fric, la démagogie pro-musulmane ont joué leur rôle auprès d’un monde politique corrompu, sinon financièrement, moralement. Il est inutile de rappeler comment se font les élections, non seulement en banlieues, mais même dans les métropoles. Et faut-il rappeler comment Macron, sacrifiant l’honneur français dont il se moque éperdument, est allé chercher voix et sans doute plus en Algérie ?
Gavée au 49-3
La France n’est plus libre et la voilà enchaînée à un conflit extérieur dont les conséquences vont peser terriblement sur sa politique intérieure. Il est évident que toutes les autorités de l’État – qui ne peuvent pas ne pas être renseignées – ont peur devant des déchaînements qu’elles ne contrôlent pas. Les émeutes de juillet ne sont qu’un avant-goût ; et il est trop facile pour un équilibre de façade de crier au danger de l’ultra-droite dont les groupuscules ne peuvent accomplir leurs randonnées, comme les black blocks, qu’avec le dessein de les laisser faire de la part de la police politique ; elle a tous les moyens de prévenir et d’empêcher. Voudrait-on créer une atmosphère de guerre civile, jouer le jeu dangereux des provocations de part et d’autre, pour mieux ensuite installer le parti de l’ordre républicain ? Le désordre est partout et les villages français comme Crépol qui fut honteusement attaqué, ne sont plus assurés de leur tranquillité. La sécurité en France n’est plus garantie par les pouvoirs publics. Le dernier Congrès des maires de France a aligné les plus tristes constats. Mais Macron a d’autres chats à fouetter. Darmanin amuse la galerie avec sa loi immigration qui va occuper le pouvoir législatif dans d’inutiles batailles où chacun ira de sa tirade la plus véhémente. Le régime est dans l’incapacité totale de régler quelque problème que ce soit. Les Français s’en rendent compte et perdent tout espoir. Le mal est tel que s’imaginer qu’une élection présidentielle résoudra la grave question de l’existence même de la France, relève d’une auto-persuasion qui s’affranchit de la réalité. Il y a vraiment une question d’institutions qui se pose. S’emparer de la République, du pouvoir républicain, de la présidence de la République, ne préserverait absolument rien. Le mal essentiellement républicain continuera à sévir. Il faut autre chose : restructurer l’État sur un principe supérieur et redonner vie au royaume de France dans toutes ses composantes. Est-ce impossible ? Faut-il renoncer à la France pour laisser la République achever son œuvre de destruction ?
Car elle la continue imperturbablement. Elisabeth Borne fait passer sans aucun scrupule au 49-3 tous les budgets, tant de l’État que de la sécurité sociale, qui ouvrent la voie – chacun le sait mais personne ne le dit – à la prochaine crise financière dont l’alarme sonnera bientôt à nos portes, quand le poids de la dette sera tel qu’il deviendra de loin le plus gros poste du budget de la France. La chute ira à toute allure, alors que l’inflation reprendra de plus belle et la misère s’étendra sur toute la société dans l’état de déliquescence et de ségrégation où les politiques publiques l’ont mise, comme ne le montre que trop La France d’après de Jérôme Fourquet. Alors, que faire ? L’accumulation des désordres de toutes sortes exigerait le plus ferme des gouvernements. Mais Macron a sa solution : rassembler les Français en constitutionnalisant l’avortement, et en proposant une loi d’abord sur le bien vieillir, puis sur le bien mourir, l’euthanasie, la mort heureuse en bon grec. C’est apparemment ce qu’il souhaite pour la France elle-même ; qu’elle ne cesse d’avorter et qu’elle crève en se suicidant.
Rififi chez LFI
Le député européen Anne-Sophie Pelletier, de La France insoumise, a été exclue de son groupe pour harcèlement :
De nouveaux salariés ont fait état de conditions de travail dégradées et d’un comportement harcelant, déplacé et agressif à leur encontre de la part d’Anne-Sophie Pelletier.
Au total, ce sont donc 13 assistants parlementaires qui rapportent des faits similaires depuis le début du mandat en 2019.
Ce comportement est incompatible avec les valeurs de notre délégation et nous ne pouvons le tolérer plus longtemps. Dans ce contexte, nous avons donc pris la décision d’exclure Anne-Sophie Pelletier de notre délégation.
À nouveau, nous apportons tout notre soutien aux salariées qui ont été victimes de ces comportements inacceptables, et nous nous sommes assurés que des mesures soient prises pour les protéger tout en leur permettant de garder leur emploi. Nous continuerons à œuvrer pour un environnement de travail sain et sûr au Parlement européen comme ailleurs.
Touche pas à mon pote : embryon mon frère !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Un ami très inquiet par tout cela est venu me trouver et il m’a dit :
• Ma femme et moi, nous attendons un bébé, mais dans ce monde-ci, je suis désemparé.
• Ami, ton bébé, a une histoire, et je vais te la raconter : Il était une fois un homme amoureux d’une femme. Tu sais cela, ça commence toujours par l’amour. Alors, tu quittas ton père et ta mère et tu t’attachas à ta femme.
• C’est bien vrai !
• Y a un bouquin, gros comme une Bible, qui en parle, mais que l’on a perdu, aide-moi s’il te plaît à le retrouver.
• Je peux t’aider, moi aussi ?
• Mais bien sûr, puisque tu es mon ami ! Et voilà qu’au creux de ta femme, la vie a jailli : fruit d’une rencontre d’un spermatozoïde, parmi des milliers, le veinard ! et d’un ovule, toute parée pour lui. Qu’elle est belle en effet ! Tu vois un plus une égale un, comme pour ton couple. C’est scientifiquement prouvé.
• Je n’y comprends rien à ton histoire ; au diable les mathématiques !
• Non, pas si vite : si deux ne font qu’un, alors c’est que la vie est unique.
• Mais donc, moi, c’est moi et toi, c’est toi et lui, le tout petit, c’est lui.
• Eh bien mon ami, tu philosophes déjà !
• Et si c’est lui, c’est que déjà, c’est quelqu’un. C’est déjà un pote pour moi ?
• Un pote, on le serre dans ses bras. Ne va pas trop vite !
• Ah bon !
• Tu sais, c’est fragile un embryon. Ce n’est pas un bout de chair : tu vois bien qu’il vit, tu sens bien son tout petit cœur qui bat, ses petits pieds qui s’agitent. Il te fait déjà signe. Caresse le ventre maternel, il est le Temple de la vie.
• Le Temple de la vie, mon Dieu !
• Tu as vu juste mon ami. Sais-tu que le Bon Dieu a voulu que son Fils vienne au monde comme ton enfant, dans le ventre d’une maman appelée Marie.
• Doux Jésus !
• Il en a de la chance ton petit pote, avec un frère comme Jésus, c’est le Paradis garanti. Tu vois, la religion, c’est ça : une relation amoureuse pour la vie faite d’abord pour les tout petits. Mais regarde, ton petit pote arrive, tu vas le voir bientôt. Papa, tu le seras, maman, ta femme la deviendra, c’est sûr, c’est promis : c’est bébé qui vous le dit.
• Mais alors mon bébé, mon enfant fera comme moi : il me quittera un jour pour un ou une autre que moi !
• Oui mon ami, mais prend le temps de l’accompagner. Dis-lui tous tes secrets, il te le revaudra.
• Chic, je vais être payé.
• Mais non, grand couillon !, le travail de papa, le travail de maman, c’est du gratuit, car tu sais la vie n’a pas de prix.
• Mais alors, deux papas, deux mamans, et les ventres qu’on loue et ces manipulations et tout ça : ce sont des bêtises !
• Oui mon ami et de grosses bêtises faites par ceux qui n’y ont rien compris. Et qui sait si un jour, ton embryon d’enfant ne devient un Mozart, un Abbé Pierre, une Marie Curie, ou une sœur Emmanuelle. Encore une confidence, c’est la dernière : grâce à ce tout petit embryon, tu seras un jour grand-père et ta femme grand-mère. Elle n’est pas belle la vie ?
Chronique des cinglés
Roland Lescure est ministre délégué chargé de l’industrie. Voici à quoi il passe son temps :
Ce matin avec @BCouillard33 nous lançons la charte 2023/2026 pour une représentation mixte des jouets.
La lutte contre les stéréotypes commence dès le plus jeune âge.
Il est essentiel que la filière industrielle des jouets intègre davantage cette culture de l’égalité. pic.twitter.com/8S9Kf8Zo8j
— Roland Lescure (@RolandLescure) December 4, 2023
Le directeur de Sciences Po appelait à battre Marine Le Pen. Il aurait surtout l’habitude de battre sa femme
Sciences Po Paris est supposé former nos élites mais… depuis 27 ans (1996), Sciences Po Paris est dirigé par des hommes aux comportements plus que troubles.
- Richard Descoings, de 1996 à 2012, année où il est retrouvé mort nu dans une chambre d’hôtel à New-York
- Frédéric Mion, de 2013 à 2021, année où ce dernier est contraint de démissionner quand la presse révèle qu’il était au courant des faits incestueux de Olivier Duhamel
- Mathias Vicherat, de 2021 à 2023 (?), année où il est mis en garde à vue pour violences conjugales.
En 2022, Mathias Vicherat appelait à battre Marine Le Pen. Il semble qu’il a surtout battu sa femme.
Va-t-on vers une légalisation de l’avortement en Pologne ?
Un article de Zuzanna Dabrowska parusur le site Sovereignty.pl, le site anglophone de l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy, explique pourquoi il ne sera pas facile pour Donald Tusk de réaliser sa promesse électorale de libéraliser la loi sur l’avortement. Extraits :
[…] Au sein de la coalition gouvernementale de Donald Tusk, on trouve la Coalition civique et La Nouvelle Gauche, mais aussi Troisième Voie, une alliance du parti Pologne 2050, dont le leader, Szymon Hołownia, cultive une image de catholique progressiste, et d’un parti agrarien, le Parti populaire polonais (PSL). Troisième voie est la force politique qui bloque aujourd’hui les idées radicales sur l’avortement dans cette coalition libérale-gauchiste qui s’est formée contre Droit et Justice (PiS). Szymon Hołownia a été élu président de la Diète après les élections du 15 octobre, mais c’est en fait le PSL qui constitue l’aile la plus conservatrice de Troisième Voie. Officiellement, Troisième Voie souhaite un référendum sur l’avortement, bien que Szymon Hołownia et Władyslaw Kosiniak-Kamysz, le leader du PSL, n’aient pas réussi à faire inclure ce point dans l’accord officiel de la coalition.
Cet accord n’inclut pas non plus la demande d’avortement légal jusqu’à la 12e semaine de grossesse, qui a été critiquée à maintes reprises et bruyamment par l’une des députées les plus connues de la Nouvelle Gauche, Anna Maria Zukowska. « L’action qui doit être menée concrètement (…) est la nomination de consultants nationaux, ce qui concerne le travail du service national de santé. Nous devons faire en sorte que les femmes n’aient plus peur d’avoir des enfants et que les médecins n’aient plus peur de les soigner ».
« Les questions juridiques relatives au retrait de l’arrêt du Tribunal constitutionnel sont des questions que nous allons aborder. Nos amis ont leurs propres opinions. Nous restons fidèles à la position selon laquelle un référendum doit être organisé après le rétablissement du statu quo », a répondu le dirigeant de Poland 2050. Dans le même temps, il a ajouté que les groupes parlementaires de Third Way (le PSL et Poland 2050 ont des groupes séparés, bien qu’ils soient en partie sous une bannière commune) comprennent des personnes qui soutiennent les idées de la Nouvelle Gauche sur l’avortement.
Le dirigeant du PSL souligne à son tour que les questions de vision du monde ne peuvent être soumises à la discipline de parti. « Il s’agit d’une question de liberté de conscience et de vision du monde, qui ne peut donc faire l’objet d’aucune interdiction ni d’aucun ordre, et c’est pourquoi nous voulons que les citoyens s’expriment à ce sujet par voie de référendum », insiste Wladyslaw Kosiniak-Kamysz.
Tout cela fait qu’il est difficile – pour l’instant – de prédire clairement quelle vision l’emportera. Ce qui est certain, c’est que la pression des milieux féministes de gauche ne fera que croître. Le supplément Talons aiguilles susmentionné nous rappelle que « près de 75 % des électrices éligibles ont participé aux élections du 15 octobre (…). C’est plus de 10 points de pourcentage de plus que lors des élections de 2019, et 20 points de pourcentage de plus que ce qu’indiquaient les sondages pré-électoraux. »
« Les femmes ont pris les choses en main et ont non seulement chassé le PiS, donnant le pouvoir à l’opposition démocratique, mais ont aussi énormément affaibli le rôle de la faction politique la plus anti-femme, la Confédération (si les femmes seules avaient participé aux élections, la Confédération ne serait pas entrée à la Diète). Les organisations non gouvernementales et les initiatives féminines ont joué un rôle considérable dans ce processus, en organisant une multitude de campagnes en faveur de la participation afin de mobiliser les femmes pour qu’elles aillent voter. Les politiciens de l’opposition eux-mêmes ont joué un rôle important en faisant, pour la première fois dans l’histoire, des questions relatives aux droits des femmes l’un des principaux thèmes de la campagne électorale », souligne Dominika Wantuch, journaliste de High Heels et de Gazeta Wyborcza, indiquant clairement que la question de l’avortement ne sera pas oubliée, mais qu’elle sera même utilisée comme chantage moral contre la nouvelle coalition gouvernementale.
Il est certain que le nouveau gouvernement subira également la pression de l’Abortion Dream Team (ADT), une organisation pro-avortement très radicale dont la principale mission déclarée est d’aider les femmes à pratiquer des avortements, y compris des avortements illégaux, comme l’ADT s’en vante bruyamment.
« Selon les déclarations faites, le Sejm doit redevenir un lieu de débat, et pas seulement entre les députés. Il doit être ouvert au public et aux ONG. C’est pourquoi, avec l’organisation Prawniczki Pro Abo [Femmes juristes Pro Abo, ndlr], nous avons envoyé aujourd’hui une demande à Szymon Hołownia, le président du Sejm, pour fixer une date de rencontre avec nous. Nous voulons présenter à Szymon Hołownia nos demandes et exposer les problèmes auxquels les personnes ayant des grossesses désirées et non désirées en Pologne sont confrontées au quotidien », peut-on lire dans l’un des posts Facebook des avorteurs. « Nous connaissons la réalité de l’avortement dans la pratique, nous y sommes confrontés tous les jours et nous savons que des changements dans la loi polonaise sont nécessaires pour la sécurité des personnes enceintes, et rapidement », ont exhorté les militants, ajoutant qu’ils « ne se laisseront pas berner par un référendum. »
[…]
La communauté pro-vie est très inquiète. La volonté d’annuler les verdicts de la plus importante juridiction du pays, le Tribunal constitutionnel, semble extrêmement menaçante et, surtout, elle serait tout simplement illégale. « En vertu du droit polonais, les arrêts du Tribunal constitutionnel ne peuvent être invalidés. Si cela devait se produire, ce serait quelque chose de vraiment bizarre et de tout à fait scandaleux. Je crains cependant que Donald Tusk et Bruxelles veuillent légaliser l’avortement à tout prix, et qu’ils le fassent par des méthodes extra-légales « , a déclaré Paweł Ozdoba, le président du Centre pour la vie et la famille, dans une interview accordée à Remix News.
[…]
Cela signifie-t-il que la bataille pour la vie est perdue en Pologne ?
La réponse est clairement non. Le mouvement pro-vie polonais est fort et dynamique. Traditionnellement, les Polonais sont plus enclins à s’engager lorsqu’ils voient les autorités agir contre leurs valeurs. Ainsi, paradoxalement, un gouvernement libéral et de gauche pourrait encourager davantage de personnes à s’impliquer dans la cause pro-vie. La loi est également du côté des défenseurs de la vie. Il n’y a absolument aucune base juridique pour contester un autre arrêt de la Cour constitutionnelle polonaise sur l’avortement – l’arrêt de 1997, qui a déclaré que l’avortement pour des raisons dites « sociales » est inconstitutionnel parce qu’il interprète la constitution polonaise comme affirmant que le droit de chaque personne à la vie, y compris dans la phase prénatale de la vie, doit être protégé par l’État. À l’époque, le Tribunal constitutionnel était dirigé par le professeur Andrzej Zoll, qui est considéré comme une autorité juridique par la nouvelle coalition, et cette dernière ne dispose pas de la majorité nécessaire pour modifier la constitution du pays, ni même pour passer outre le veto du président Andrzej Duda.
En outre, les défenseurs polonais du droit à la vie dès la conception peuvent s’inspirer des États-Unis où, après des années de lutte, l’arrêt Roe v. Wade, par lequel la Cour suprême des États-Unis a forcé tous les États à légaliser l’avortement dans les années 1970, a été renversé avec succès en 2022. Et si la Pologne d’aujourd’hui peut sembler être le dernier bastion de défense du droit à la vie dès la conception en Europe, elle est loin d’être isolée au niveau mondial.
Terrorisme, émeutes : vers le basculement ?
Communiqué de Yann Baly, Président de Chrétienté-Solidarité :
Le 29 novembre dernier, les dirigeants d’Alliance Police Nationale, premier syndicat français de policiers, publiaient un communiqué choc, titré : « La sécurité n’existe plus en France ».
La situation décrite dans ce texte ne fait que confirmer, hélas, nos pires prédictions. « Lors des guérillas urbaines de cet été, l’action de la police a permis d’éviter un basculement, qui, si rien n’est fait aujourd’hui, sera inéluctable demain. » alertent les deux syndicalistes policiers.
D’Arras à Crépol, en passant par le cœur de Paris, les faits de ces dernières semaines illustrent, de façon dramatique, ce constat alarmant : les Français sont livrés sans défense à la barbarie et au terrorisme.
L’attentat perpétré à Paris, deux jours à peine après le cri d’alarme des dirigeants d’Alliance, fait apparaître au grand jour, une nouvelle fois, la dangereuse incurie de l’Etat.
Les « nous ne céderons rien » de madame Borne et les effets de communication de monsieur Darmanin ne peuvent masquer l’inquiétante réalité :
- La justice a remis en liberté un individu impliqué dans une tentative d’attentat islamiste et évoluant dans une nébuleuse le reliant à des terroristes qui sont passés à l’acte
- Malgré un suivi par la DGSI, ce dernier a pu poursuivre ses activités djihadistes, écrire des pamphlets islamistes, se préparer et perpétrer un attentat mortel. Les alertes de sa mère n’ont pas été entendues ou traitées comme elles auraient dû l’être. Que faut-il de plus qu’une surveillance DGSI pour que de tels avertissements soient pris en compte ?
- L’ensemble de la chaine administrative, sanitaire, policière ou judiciaire a considéré, qu’au regard des réponses aux interrogatoires et entretiens consécutifs à sa sortie de prison, l’individu était « déradicalisé ». La méconnaissance de l’idéologie islamiste en général et de la taqîya en particulier semble être une inquiétante réalité à tous les niveaux des services de l’Etat.
- Les forces de police de terrain sont neutralisées par l’absence de soutien du pouvoir politique, le sabotage d’un certain appareil judiciaire et l’incessante propagande culpabilisatrice à leur égard qui sévit dans les médias et dans le débat politique. C’est ainsi que, samedi soir, pour neutraliser le terroriste qui venait de frapper, les policiers ont préféré utiliser un taser plutôt que leur arme de service, afin de n’avoir pas à être inquiétés par la justice comme le sont, trop souvent, leurs collègues, dans l’affaire d’Arras notamment.
Alors oui, le syndicat Alliance a raison d’affirmer que « La sécurité n’existe plus en France ».
Il n’y a plus d’Etat pour protéger les Français de la racaille et des terroristes islamistes. Quand l’Etat disparaît, s’installe le règne de la barbarie, la loi du plus fort, la justice privée et, au final, la guerre civile.
Il y a urgence. SI rien n’est fait le basculement aura lieu.
Chrétienté-Solidarité exige que l’Etat se libère des idéologies mortifères qui le minent et assume l’intégralité de ses pouvoirs régaliens pour assurer la sécurité de la France et des Français.
Jean Madiran- 1920-2013, « Une plongée dans l’histoire du traditionalisme et un bel hommage à un défenseur de la foi. »
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La biographie d’un écrivain catholique qui éclaire singulièrement la longue période troublée, pré et pos- conciliaire. Jean Madiran, c’est l’homme d’une rigueur intellectuelle surprenante, mais c’est aussi l’homme de cœur qui au plus profond de lui-même a ressenti les bouleversements politiques et religieux de la France.
Mais laissons la parole à l’abbé Carlhian pour cette recension honnête sur ce grand homme et penseur du XX° siècle.
Après le Père Eugène de Villeurbanne, Dom Gérard Calvet et Katharina Tangari, Yves Chiron s’attaque à une nouvelle figure de la résistance aux réformes contemporaines de l’Église, et quelle figure ! Jean Madiran protesta pendant soixante ans contre la révolution progressiste. Dans les colonnes d’Itinéraires puis de Présent, il dénonça inlassablement les déviations doctrinales, dévoila les impostures du modernisme renaissant, encouragea les catholiques fidèles. Pour traiter un sujet aussi vaste et brûlant, Yves Chiron peut s’appuyer sur une correspondance de longue date avec Madiran, mais aussi de nombreux entretiens directs avec lui-même et ses proches, et surtout ses archives personnelles dont il est dépositaire. Autant dire une riche documentation qui annonce une biographie très complète.
Jean Madiran est toujours resté très discret sur sa vie personnelle, c’est pourquoi nombre de détails seront des révélations pour le lecteur. On suit la formation d’un jeune Bordelais découvrant auprès de Charles Maurras une école de rigueur et de logique, et auprès des frères Charlier une foi active, profonde et vivante. Le jeune Jean Arfel enseigne la philosophie à l’école des Roches, collabore sous divers pseudonymes à des publications monarchistes, avant de se lancer dans les années 50 dans la controverse anticommuniste, qui l’amène déjà à critiquer la complaisance d’une partie de l’Église de France envers le gauchisme qui envahit la société. Dès lors, Madiran – le nom de plume sous lequel il restera plus connu – est marqué du sceau de l’infamie par les milieux intellectuels catholiques, cette « relégation sociologique » qu’il a tant combattue. Il a beau fonder la revue Itinéraires, rassembler des collaborateurs de grande qualité, il ne s’attire qu’une mise en garde des évêques de France et des entrefilets méprisants pour une publication « national-catholique », « maurrassienne », « réactionnaire », « intégriste »… Des qualificatifs qu’il récuse au nom de sa fidélité au Magistère. Et vient la déflagration du Concile. Le vent tourne. Les suspects de modernisme d’hier deviennent les maîtres à penser de l’heure, au nom de l’esprit, mais aussi souvent de la lettre, de Vatican II. Madiran s’obstine, décortique patiemment et avec une logique implacable le jargon néo-moderniste qui masque la révolution dans l’Église. Il choisit la stratégie de la protestation, surtout par la « Réclamation au Saint-Père » autour des trois fondamentaux : « Rendez-nous le catéchisme, l’Écriture sainte et la Messe. » Ce sont les grandes heures de combat des années 70, où Itinéraires s’engage à fond contre la Nouvelle Messe, et aux côtés de Mgr Lefebvre, relayant la Déclaration de 1974, publiant un numéro spécial sur « la condamnation sauvage de Mgr Lefebvre », allusion au qualificatif de « sauvage » accolé injustement au séminaire d’Ecône par l’épiscopat français. Ce sont aussi les nuances, voire les divergences entre figures de proue du traditionalisme, souvent portées à des positions tranchées, en particulier la question du sédévacantisme : Madiran s’efforce de favoriser une certaine union des traditionalistes sans rencontrer le succès escompté.
A partir du début des années 1980, Jean Madiran s’engage plus profondément dans le combat politique, auprès de Bernard Antony d’abord, puis autour du quotidien Présent dont il est l’un des fondateurs et rédacteur jusqu’à sa mort. D’autre part l’espoir d’un apaisement favorisé par l’élection de Jean-Paul II le conduit à adopter un ton moins polémique que sous Paul VI. Et en 1988, en pleine année d’élection présidentielle, se pose la question des sacres à Ecône… Faut-il soutenir Mgr Lefebvre dans sa décision de rejeter les accords et de procéder aux sacres sans mandat pontifical ? Yves Chiron retrace minutieusement l’attitude de Madiran, qui prend ses distances avec Mgr Lefebvre, et n’ose pas le soutenir comme il l’a fait lors de la condamnation de 1976, tout en suivant de près l’affaire. Lassitude du combat ? Crainte du schisme, ou tout au moins de la création d’un ghetto autour de la Fraternité ? Espoir d’un mouvement traditionaliste reconnu par Rome ? Quoi qu’il en soit, ce refus de trancher fut perçu comme une dérobade par Mgr Lefebvre et nombre de lecteurs d’Itinéraires, ce qui entraîna une chute des ventes de la revue, puis sa disparition. Le journaliste en concevra évidemment de l’amertume, sans pour autant condamner les sacres comme schismatiques. Des années plus tard, interrogé à l’occasion du film Monseigneur Lefebvre, un évêque dans la tempête, il déclarera : « A l’époque je n’étais pas capable de porter un jugement » et reconnaîtra que les sacres ont permis à la Fraternité Saint-Pie X de perdurer. Yves Chiron n’oublie pas de le mentionner, mais cite un autre passage plus explicite et non gardé dans le montage final : « Je pense qu’il est difficile de trouver que [Mgr Lefebvre] ait eu tort à 100 %, et même à 50 % ». Ce qu’on se gardera de considérer comme une adhésion rétrospective aux sacres.
Après avoir retracé les dernières années de Madiran, qui s’éteint quelques semaines après la démission de Benoît XVI, Yves Chiron laisse à son habitude le lecteur tirer les conclusions de son ouvrage. Bon récit des combats autour du Concile, cette biographie constitue une précieuse mise en relief d’une œuvre incontournable du combat pour la Messe et la Tradition, et encourage d’autant plus à se (re)plonger dans les centaines de pages de lumineuse défense de la Foi et de la Loi naturelle que nous offrent Itinéraires et les livres du grand controversiste. »
Vous pourrez retrouver ce livre de Yves Chiron et les oeuvres de Jean Madiran, sur Livres en Famille
Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, menacée de mort par l’extrême-gauche comme par les racailles
Extraits de l’entretien donné par Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, au JDD :
Vous avez porté plainte pour menaces de mort, et une manifestation a été organisée hier contre vous par quelques habitants de la cité de la Monnaie. Vous attendiez-vous à ça en vous engageant en politique ?
Non, pas vraiment. Je savais que j’allais forcément aller au-devant de certaines difficultés parce que j’avais des ambitions pour ma ville, que j’ai toujours aujourd’hui, et qui ne plaisent pas à tout le monde. Mais je ne suis pas vraiment étonnée non plus. Dès 2015, j’ai reçu des menaces de morts qui venaient de l’extrême gauche. Les murs de mon domicile avaient été tagués. D’un côté, « Toi, tu finiras au bout d’une corde », de l’autre, « Une balle pour Thoraval ». À l’époque, j’avais simplement demandé à des associations très engagées politiquement à l’extrême gauche, sous couvert d’écologie, de quitter un bâtiment communal qui ne réunissait plus les conditions de sécurité et d’accueil imposées. Je leur avais proposé d’autres locaux, mais rien ne leur convenait, ils étaient revenus squatter et j’avais fini par récupérer le bâtiment. Quelques jours plus tard, à l’apparition de ces tags, j’avais porté plainte. Mais il n’y a jamais eu de suite. […]
Vous avez évoqué des familles très connues de la Monnaie, vous avez indiqué que certains interpellés avaient des parents eux-mêmes délinquants… Comment expliquer que les profils problématiques soient identifiés mais pas empêchés ?
C’est vrai dans tant de villes en France… Parce que nous sommes tributaires des réponses pénales. Le maire ne peut pas tout, il n’est ni policier, ni procureur, ni juge ! Chacun a ses responsabilités et nous nous devons de respecter les institutions. Je pense, en revanche, que certaines peines sont totalement inadaptées à certaines caractéristiques des délinquants. Déjà, certains n’écopent pas de peines de prison pour des faits graves : là, ils reviennent comme les caïds, avec un sentiment d’impunité totale. Se développe alors une forme d’arrogance qui est absolument insupportable pour les habitants qui la subissent. D’autres écopent de peines qu’ils ne font pas entièrement ; d’autres, enfin, ressortent encore pires qu’ils sont entrés en prison. Et puis, derrière tout cela, il est indispensable de parler du trafic de drogue.
Avant d’y venir, une petite question sur la justice. Votre ville a été frappée par les émeutes. À l’époque, nous avons parlé d’une justice ferme. L’avez-vous constatée ?
Je ne saurais trop juger de la fermeté en général, mais je constate surtout qu’il fallait déjà pouvoir les arrêter parce que ce n’est pas simple. Ils ont opéré en meutes, ils étaient parfaitement bien pilotés et la plupart ont échappé aux interpellations, et donc à la sanction. Il faut comprendre que ces émeutes n’ont pas touché que les grandes villes, mais la France entière. Forcément, les moyens ne pouvaient être les mêmes partout. De nombreux émeutiers ont échappé à la justice. […]
Vous avez évoqué les 150 millions d’euros d’investissement dans le quartier de la Monnaie, qui ont énormément fait réagir…
Oui, ce sujet a beaucoup fait réagir. Mais j’ai au moins eu le courage de le dire parce que c’est la réalité, et encore, je pense que c’est davantage. Et pour quel résultat ? Le chiffre que je ne peux pas vous donner, c’est le montant de toutes les dégradations que des jeunes de cette cité ont pu faire. Ils ont brûlé une école en 2016, une crèche en 2017, la maison de quartier en 2020, les locaux du bailleur social en 2023… Alors comment voulez-vous que j’entende ensuite que ces quartiers sont abandonnés et qu’ils n’ont pas de services ! C’est faux, mais certains crament plus vite que nous ne pouvons les reconstruire, voilà la réalité. En effet, 150 millions d’euros ont été investis dans ce quartier, très largement par l’État d’ailleurs, tous gouvernements confondus. Mais également par les collectivités qui contribuent à la rénovation urbaine, que ce soit la région, le département, l’agglomération ou la ville elle-même. Ensuite, il faudrait ajouter la Caf qui accompagne ces habitants et également le RSA. Tout ça mériterait d’être regardé de près. […]
Difficile d’entendre parler d’abandon. La culture de l’excuse, c’est bon, c’est terminé, nous n’en pouvons plus. […]

