Communiqué officiel de la Fraternité Saint Pie X
Par la voix de son supérieur général, Mgr Fellay, la FSSPX se réjouit :
"Par le Motu Proprio Summorum Pontificum, le pape Benoît XVI a rétabli dans ses droits la messe tridentine, affirmant avec clarté que le Missel Romain promulgué par Saint Pie V n’a jamais été abrogé. La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X se réjouit de voir l’Eglise retrouver ainsi sa Tradition liturgique, donnant aux prêtres et aux fidèles qui en avaient été jusqu’à présent privés, la possibilité d’accéder librement au trésor de la messe traditionnelle pour la gloire de Dieu, le bien de l’Eglise et le salut des âmes. Pour ce grand bienfait spirituel, la Fraternité Saint-Pie X exprime au Souverain Pontife sa vive gratitude."
MJ
L’ouverture vers Jack Lang provoque des remous
Arnaud Folch trouve que trop c’est trop :
"Je le dis comme je le pense : si c’est ça le rassemblement des « meilleurs » voulu par Sarkozy, je n’ai pas la même définition que lui du mot « meilleur » ! Qu’en pensent les électeurs de droite ? Et qu’en auraient-ils pensé si Sarkozy leur avait annoncé son intention avant le premier tour ? Auraient-ils voté pour lui ? Voilà, sans doute le moment de réagir. L’ouverture ? Pourquoi pas si cela sert à « piéger » le PS… Mais ne sommes-nous pas, nous-mêmes, en allant trop loin, en train de nous piéger ? Pour dire les choses de manière provocatrice : à quoi sert de gagner une élection si c’est pour perdre son âme ?"
Article du Figaro sur le motu proprio Summorum pontificum cura
…et la lettre explicative du Pape, par le correspondant du quotidien à Rome.
Le titre de l’article ("Le Pape scelle la ‘réconciliation’ avec les traditionalistes") est en décalage par rapport à l’article lui-même, qui indique bien que la réflexion du Pape sur la liturgie s’adresse à l’ensemble de l’Eglise, et non pas aux seuls "traditionalistes".
HV
Perturbations possibles
… sur le Salon Beige aujourd’hui : notre hébergeur nous avertit de travaux de maintenance.
HV
La CFTC regrette-t-elle son soutien à la Gay Pride ?
Le syndicat avait co-signé avec la CGT et la CFDT un communiqué soutenant le défilé. Liberté politique remarque que
… le lien avec le communiqué sur le site de la CFTC « n’est plus valide ». Cela signifie-t-il que la CFTC s’est désolidarisée de la déclaration de l’intersyndicale ? Pour demander confirmation du désengagement de la CFTC, vous pouvez interroger le président de la CFTC, Jacques Voisin, et son secrétaire général, Jacky Dintingern via la rubrique contact du site de la CFTC.
Ivan Rioufol et le risque de libanisation de la France
Dans Le Figaro d’hier :
"La France ne se résoudra pas à voir le Liban glisser vers la guerre civile", a prévenu François Fillon, mardi, lors de son discours de politique générale. Mais c’est un processus de libanisation, c’est-à-dire d’éclatement des communautés, que pourrait connaître le pays avant la fin du siècle, si la nation se révélait incapable de faire respecter sa langue, son mode de vie, son peuple. Le Liban se disloque à cause d’un État vulnérable à la pression islamiste. L’enjeu pour la France mériterait une prise de conscience qui tarde à s’exprimer.
Enlèvements de chrétiens en Irak
Quatre chrétiens ont été enlevés jeudi dans le nord de l’Irak, a annoncé vendredi l’archevêque catholique chaldéen de Kirkouk. Msgr Louis Saka a déclaré que les quatre hommes avaient été interceptés à bord d’un minibus à 90km au sud de Kirkouk par des individus armés et qu’une chrétienne de 21 ans qui se trouvait avec eux avait été relâchée.
MJ
Immigration « choisie » (suite)
"La France et le Gabon ont signé jeudi à Libreville un accord relatif « à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement ». Mais c’est pour faciliter les déplacements vers la France et le séjour des salariés ou étudiants gabonais. Le texte […] prévoit notamment la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des « visas de circulation » de deux ans à entrées multiples « notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux ».
L’accord facilite le séjour en France des étudiants gabonais, en portant la durée de leur autorisation provisoire de séjour de six à neuf mois, ainsi que celui des jeunes salariés gabonais. C’est ça, la maîtrise des flux migratoires selon Sarkozy…"
MJ
Les évêques espagnols défendent l’enseignement catholique
Sous la plume de Jeanne Smits (article en accès libre) :
"la Conférence épiscopale espagnole […] a rendu public, jeudi, l’important document sur l’enseignement catholique […] qui affirme fortement son devoir de respecter son identité propre […].
« C’est un droit de l’élève et une exigence de la formation intégrale que le savoir religieux et moral (…) soit traité de manière comparable au reste des savoirs dans le processus éducatif », affirme le document de 64 pages, ajoutant que « l’école catholique, et particulièrement le professeur, doivent en toute occasion justifier les raisons de leur foi et de leur espérance ». Ceux qu’elle accueille doivent grâce à son enseignement mieux revêtir « l’homme nouveau » qu’ils sont devenus par le baptême. Quant à l’école publique, ajoute le document, elle doit dispenser également cet enseignement religieux « comme l’élément fondamental de la maturation de la personnalité chrétienne de l’élève ».
Mais rien de cela ne peut se faire sans la responsabilité et le choix des parents, dont le document affirme et rappelle les droits inaliénables. « C’est pourquoi l’Etat ne peut légitimement imposer aucune formation de la conscience morale des élèves en dehors du libre choix des parents. »"
MJ
Motu Proprio : émission spéciale sur KTO
A l’occasion de la publication du Motu proprio du Pape Benoît XVI sur «La liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970», qui entrera en vigueur le 14 septembre, la chaîne KTO bouleverse ses programmes pour diffuser à 16h05 les grands axes de la présentation de ce texte par le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France. Rediffusions : samedi 7 juillet à 23h40, dimanche 8 juillet à 07h55, 11h05 et 20h25. Durée : 26 minutes.
MJ
Dominique Strauss-Kahn directeur-général du FMI ?
Nicolas Sarkozy poursuit l’ouverture vers la gauche : il a annoncé son intention de soutenir la candidature de l’ancien ministre de l’économie de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, à la direction générale du FMI (Fond monétaire international). "Nous marchons main dans la main", a expliqué M. Sarkozy. Le président de la République a également précisé qu’il annoncerait sa décision, dimanche.
Le nom de Laurent Fabius avait été évoqué, mais le chef de l’Etat a été catégorique : M. Fabius a été hostile au traité constitutionnel européen.
Ingérence de l’Union européenne
… sur l’île de Sercq, pourtant non membre de cette UE.
MJ
Division UMP à Paris
Après Lyon, c’est Paris qui voit s’affronter diverses personnalités de l’UMP en vue des municipales de 2008. Pierre Lellouche et Bernard Debré, députés UMP de la capitale, attaquent violemment Françoise de Panafieu. La candidate UMP pour la mairie présentait hier aux élus de la droite parisienne son «préprojet» pour la capitale, tandis que Pierre Lellouche réclame la «remise en question», voire la «proposition de retrait» du député maire du XVIIe. Bernard Debré se pose en recours :
"Je souhaite que Françoise de Panafieu accepte de se désister en ma faveur si le président de la République le lui demande".
Toujours l’ouverture à gauche
En vue des municipales de 2008, Nicolas Sarkozy envisage de poursuivre l’ouverture de son gouvernement à gauche. Le Figaro rapporte :
"La perspective d’un remaniement qui permettrait d’aller plus loin dans l’ouverture juste avant les municipales reste une hypothèse de travail à l’Élysée. Nicolas Sarkozy […] a simplement expliqué qu’il était favorable à un véritable turnover au gouvernement."
Réforme des institutions
François Fillon envisage la disparition du poste de Premier ministre :
«La logique des institutions que je souhaite, si on la pousse jusqu’au bout, c’est le vrai régime présidentiel. On a un président de la République qui dirige le gouvernement lui-même», a expliqué François Fillon, précisant toutefois qu’à son avis, «la France n’est pas aujourd’hui prête à accepter un système comme celui-là».
Mais dans Valeurs actuelles, Philippe Tesson dit ne pas croire que le nouvel équilibre durera : quand les choses iront mal, le nouveau Président sera tenté d’en faire, comme ses prédécesseurs, porter la responsabilité à son Premier ministre.
[…] Nicolas Sarkozy saura bien, le moment venu et si le moment vient, redonner au premier ministre sa fonction de bouclier. On peut faire confiance à son pragmatisme.
Le gouvernement britannique ne choisira plus les évêques anglicans
Cela fait partie d’une série de réformes que Gordon Brown a annoncées mardi.
Jusqu’ici, le Premier ministre choisissait les évêques de l’Eglise (anglicane) d’Angleterre à partir d’une liste proposée par une commission dominée par l’épiscopat. Le nom du promu était alors envoyé à la Reine pour sa désignation officielle. Brown veut que le gouvernement se retire de ce processus afin de représenter "toutes les fois et les cultures" du pays.
Le pas est plus symbolique que pratique, car l’initiative principale dans les nominations revenait déjà à l’épiscopat – même s’il amplifie le phénomène de co-optation des évêques, avec ses effets pervers. Mais la symbolique est importante : il s’agit de rogner le statut d’église officielle dont bénéficie l’anglicanisme. Ce désengagement gouvernemental pourrait avoir comme contrepartie future la suppression des sièges de prélats anglicans à la Chambre des Lords. (source)
Jusqu’où ce processus ira-t-il ? Sans doute jusqu’à l’abolition du statut officiel de l’Eglise (dite) d’Angleterre, auquel le Prince Charles, partisan du relativisme multiculturel, est réputé être favorable.
Le lobby gay désinforme pour appuyer ses revendications
Dans Valeurs Actuelles, Raphaël Stainville tord le cou à la désinformation qui émane du lobby gay :
En 1999, n’affirmait-on pas que 5 millions de personnes attendaient le Pacs, qui s’avéra n’en concerner que 30 000 en moyenne par an. Et encore, comme le remarquait dans le Monde du 6 septembre 2006 Patrick Festy, démographe à l’Ined : «En 2004, 15 à 20 % des 40 000 pactes civils de solidarité concernaient des couples de même sexe», soit environ 6 000 pactes.
Aujourd’hui, la désinformation continue avec
…les efforts constants des associations homosexuelles pour démontrer à grands renforts d’études “scientifiques” qu’un enfant peut s’épanouir au sein d’un couple homosexuel. […] Presque toutes manquent de la plus élémentaire rigueur scientifique nécessaire pour atteindre des conclusions d’un degré de validité acceptable : échantillonnage restreint (de 11 à 38 questionnaires par enquête !) ; le plus souvent membres d’associations gays militantes ; dans la plupart des cas, seuls les parents parlent au nom de leurs enfants. Ces études consistent à interroger deux ou trois dizaines d’homosexuels militants vivant en couple sur le comportement des enfants dont ils ont la garde et à poser les mêmes questions à un groupe de contrôle (hétérosexuel), en l’occurrence des parents divorcés. L’une d’elle cite le chiffre de 24 pères gays et “non gays”, choisis pour ces derniers dans des clubs de rencontre ! Résultat : les enfants vivant dans un couple homosexuel sont réputés n’avoir pas plus de difficultés de comportement ou d’adaptation dans les deux groupes. […]
[Or] plus de 40% de ces enfants bénéficient d’un suivi psychologique, comme l’ont démontré en Espagne Monica Fontana, Patricia Martinez et Pablo Romeu dans leur rapport sur le développement de l’enfant au sein de couples de même sexe intitulé Ce n’est pas pareil. Faible estime de soi, stress, trouble d’identité sexuelle, à ces troubles s’ajoutent une plus forte dépendance aux drogues, des dysfonctionnements dans la conduite alimentaire, des mauvais résultats scolaires et des comportements souvent problématiques en classe.
Addendum : Etude sur le développement de l’enfant au sein de couples de même sexe "Ce n’est pas pareil". (pdf)
Sauver le système de protection sociale par la famille
En l’absence de ministère consacré à la politique familiale, l‘économiste Jacques Bichot expose un début de politique familiale :
"Le débat sur la TVA sociale, entre autres, montre que nous en sommes à l’âge de pierre. Il s’agirait de passer à l’âge du bronze, et pour cela de rompre avec certaines habitudes. Avec quel bronze faudrait-il couler une nouvelle politique familiale ? L’échange intergénérationnel. Chaque parent investit dans ses enfants et cède les droits qui en résultent au système de retraite par répartition. Aujourd’hui, on les lui achète (en prétendant l’aider) pour un plat de lentilles : des allocations très inférieures à ce qu’il apporte. Cet achat doit être effectué à un prix plus convenable, les contributions qui servent à le payer doivent être clairement identifiées, et elles doivent servir de base à l’attribution des droits à pension. Les familles et le système de formation initiale sont le fonds de pension national : nous avons tout faux en voulant les financer (revendication du Medef) par voie fiscale.
Si l’on s’engage intelligemment sur la voie de l’échange intergénérationnel équitable, une grande partie de nos actuels prélèvements obligatoires constitutifs du coin fiscal deviendront des opérations financières ne présentant plus d’inconvénient pour l’économie de marché, la croissance et l’emploi. La reconnaissance du rôle pivot qui est celui de la famille dans l’économie et dans la protection sociale permettrait une formidable libération des énergies créatrices. L’atout famille existe ; reste à savoir si le président et son gouvernement auront la perspicacité de le reconnaître et le courage de le jouer."
MJ
La presse payante toujours en crise
La faible progression du chiffre d’affaires (0,4%) de la presse en 2006 est due à une nouvelle chute des ventes (-0,9%), alors que les recettes publicitaires ont augmenté de 2% (la part des recettes publicitaires s’établit à 44% du chiffre d’affaires, et celles des recettes de vente à 56%).
Le chiffre d’affaires de la presse payante a reculé de 0,2%, tandis que celui de la presse gratuite a bondi de 7%. La crise de la presse est encore plus nette si l’on tient compte de l’évolution de l’inflation sur la période : en euros constants, le volume du chiffre d’affaires de la presse écrite a diminué de 1,9% en 2006 et de 11% depuis 2000.
La presse magazine est le secteur qui a le plus souffert (-3,1%), alors que la presse technique et professionnelle est celle qui s’en sort le mieux (-1,7%). Et pendant ce temps, Le Monde et les Echos connaissent une longue crise.
Ecoles : l’obligation de « mixité sociale »
Nicolas Sarkozy a envoyé une lettre de mission au ministre de l’Education Xavier Darcos et rendue publique par l’Elysée. Extrait :
"vous permettrez aux établissements de recruter en dehors de leur secteur une proportion croissante d’élèves, tout en leur imposant des obligations de mixité sociale et scolaire de leurs effectifs. Ainsi, l’obligation de mixité sociale ne sera plus une contrainte imposée aux familles, mais une responsabilité confiée aux établissements".
Le pré-traité reprend « 95% » du TCE
… selon le ministre autrichien des Affaires étrangères, citée par le Kurier du 25 juin 2007 :
"Plus de 95% de la substance a été préservé", souligna Plassnik lors de l’émission face à la presse de l’ORF [radio autrichienne]. "Ce n’est pas exact que rien de cette constitution ne soit resté. C’est le contraire qui est vrai."
Et nous qui pensions que le pré-traité était "la synthèse entre l’Europe du oui et celle du non"…
Henri Védas (merci à MB)
Prions pour les évêques
Hier, à l’issue de l’audience, dans la salle Paul VI du Vatican, le pape a salué en français les sœurs de saint Joseph de l’Apparition qui tiennent actuellement leur chapitre général à Rome.
"Évoquant la figure de saint Basile, je vous invite à prier pour les Évêques du monde entier, afin que chacun d’eux soit une fidèle image du Christ bon Pasteur".
MJ
Mgr de Berranger accueille le Motu Proprio
L’évêque de Saint-Denis, diocèse où il n’y a pas de messe selon le missel de 1962 autorisée, accueille le Motu Proprio :
"Au moment de partir à Lourdes […], j’apprends que ce samedi sera publié le décret (motu proprio) du Saint-Siège sur l’usage du Missel de 1962 (en latin), élargi aux prêtres et aux communautés qui le désirent pour nourrir leur vie de foi. Le Missel dit de Paul VI, en usage depuis le Concile Vatican II, reste la forme ordinaire de la prière de l’Eglise. Le Pape Benoît XVI a tenu à écrire à tous les évêques pour expliquer le sens de sa décision, et je compte bien prier à Lourdes pour m’intérioriser en profondeur à cette parole fraternelle du successeur de Pierre.
A mon retour, après le 9 juillet, je vous écrirai à nouveau pour vous donner quelques indications, dont je ne dispose pas encore ce jour, et dire comment nous préparer à recevoir ensemble ce texte. D’ici là, la presse va sans doute parler largement de cet événement. Je vous demande de ne pas vous inquiéter. […] [L]e décret qu’il nous donne sur la célébration de la Messe répond à une même intention [que la lettre aux catholiques chinois] : l’unité dans la communion entre catholiques de sensibilité différente.
Ne nous disputons pas autour de l’Eucharistie, sacrement de l’unité dans le Christ ! Je souhaite de tout mon cœur qu’au contraire nous saisissions l’occasion pour nous rassembler nous aussi dans la bienveillance mutuelle et le même amour du Christ livré pour le monde."
Taux de la TVA : après Chirac, pas de « rupture » Sarkozy
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
"En 2002, Jacques Chirac avait promis un taux de TVA réduit sur la restauration. Au lendemain de sa réélection, le commissaire européen ad hoc, Bolkestein, devenu célèbre par la suite, avait fait savoir de façon quelque peu brutale que c’était impossible et que Chirac le savait bien. En 2007, Nicolas Sarkozy a formulé la même promesse, recevant à son tour le soutien ému de l’inénarrable président du syndicat des restaurateurs, André Daguin, certain cette fois que ça allait être fait. Et rebelote. Le commissaire ad hoc, aujourd’hui Laszlo Kovacs, dit la même chose que son collègue en 2002. […] La situation actuelle est injuste, dit-il, mais la France devra attendre 2010, quand entrera en vigueur le nouveau règlement, à condition que les 27 se mettent d’accord sur le projet qu’il présentera fin 2008…"
MJ
L’ouverture à gauche déplaît à droite
Lors du discours de François Fillon, Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, a saisi l’occasion pour dire tout haut ce que nombre de députés de l’UMP ne cessent de ruminer à propos de l’"ouverture" et de l’appel aux "intelligences" :
"Si toutes les compétences sont de l’autre côté, on va finir par se demander s’il n’aurait pas mieux valu qu’ils gagnent les élections. Chez nous, il n’y a pas que des cons."
ça s’est fait…
MJ
Michèle Alliot-Marie, ministre des cultes… et surtout de l’islam
Le ministre de l’intérieur, chargée des cultes, Michèle Alliot-Marie, a reçu, ensemble, les représentants des confessions catholique, protestante, musulmane et juive. Avant d’engager des discussions bilatérales permettant d’aborder les problèmes spécifiques à chaque religion, elle entendait leur dire son "attachement au principe de laïcité".
Les questions liées au financement des cultes pourraient ressurgir dans les prochains mois. Les représentants religieux ont évoqué les conclusions du rapport Machelon qui prévoit notamment des aménagements de la loi de 1905 afin de faciliter le financement public des lieux de cultes. Ces dispositions concerneraient au premier chef les "nouveaux" cultes, présents en France, l’islam et le protestantisme évangélique.
Mme Alliot-Marie aura particulièrement affaire aux dossiers liés à l’islam. Elle avait installé l’aumônier musulman aux armées lorsqu’elle était ministre de la défense, et a inauguré le monument aux morts des soldats musulmans à Verdun. Elle devrait s’atteler au chantier de la formation des imams. Par ailleurs, en 2008, des élections renouvelleront les instances représentatives musulmanes, qui, au niveau national tout au moins, peinent à asseoir leur légitimité.
Chacun des autres cultes devrait aussi rencontrer Mme Alliot-Marie dans les semaines qui viennent. Le président de la Fédération protestante de France a rappelé l’attention particulière portée "aux questions d’immigration". Pour la communauté juive, la lutte contre l’antisémitisme demeure une priorité.
Pour les catholiques, on ne sait pas quels sont les sujets prioritaires.
La famille, premier objectif de l’évangélisation
Le Saint-Père a reçu ce matin les membres de la Conférence épiscopale dominicaine à la conclusion de leur visite Ad Limina :
"La nouvelle évangélisation a pour objectif premier la famille. C’est pourquoi l’Eglise assiste les familles dans les grandes questions auxquelles la famille est confrontée. Elle les encourage dans la foi à s’enraciner dans un projet de vie chrétien souvent menacé."
"l’Eglise entend que la famille soit le lieu de la naissance et de l’éducation à la vie, de préparation par des parents aimant à de saines relations sociales et à de saines valeurs morales dans une société marquée par l’hédonisme et même l’indifférence religieuse."
Immigration « choisie » ?
Jeanne Smits fait remarquer, à propos du projet de loi de Brice Hortefeux :
"Les candidats à l’entrée en France, conjoints ou familiers de plus de 16 ans, devront donc se soumettre à une «évaluation» dans leur pays d’origine. Rateraient-ils l’examen, que rien ne serait perdu. «Si le besoin en est établi, une formation leur sera délivrée préalablement à l’arrivée en France» dans leur «pays de départ», pendant «deux mois au plus», a précisé Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement. Après quoi, l’admission en France sera automatique, non si le candidat réussit un nouveau test, mais simplement s’il peut fournir une «attestation de suivi de cette formation». Et c’est ainsi que l’on veut faire croire aux Français que la langue de Racine et de Corneille, ou même celle de Sniper ou de Monsieur R, est à la portée de n’importe qui en huit petites semaines d’apprentissage. De qui se moque-t-on ?
Qui croit vraiment à une maîtrise sérieuse du regroupement familial, étant donné le nombre de candidatures émanant de pays encore largement francophones, et la convention bilatérale franco-algérienne qui, rappelle France Terre d’Asile, dispense de toute façon les Algériens de toute évaluation quelle qu’elle soit ? […]
[En outre] tout refus d’asile aux frontières ou à la descente d’avion pourra faire l’objet, dans le cadre de la future loi, d’un référé suspensif."
