Parodie de mariage à Morlaix
Comme annoncé, une trentaine de personnes ont participé à une manifestation pour demander le droit au mariage homosexuel, à Morlaix dans le Finistère, où deux militantes se sont mariées symboliquement. Auparavant, le cortège avait été reçu dans la salle des mariages par Marie-Paule Kerebel, adjointe (PC) au maire de Morlaix, qui a indiqué s’exprimer au nom de la majorité municipale en déclarant :
"Nous voulons l’évolution et les mêmes droits pour chacun. L’homosexualité n’est pas un choix, elle s’impose. L’exclusion n’est pas supportable".
Une dizaine d’opposants membres de la Life Parade selon l’AFP, une trentaine selon l’organisation, ont également manifesté. Son secrétaire général, Bertrand de Rambures, a déclaré :
"Je trouve ça scandaleux, le maire est là pour faire respecter la loi, pas pour participer à une mascarade de mariage. On est tout de même sur la commune de Marylise Lebranchu qui est ancienne garde des Sceaux !".
Après ce non-événement, la Life Parade invite toutes les familles à se mobiliser samedi 17 mars à Paris. Cette troisième édition de la Life Parade sera l’occasion de rappeler « qu’il faut un papa et une maman pour avoir un enfant ». 14h30 place Saint Sulpice.
Euthanasie, soins palliatifs et acharnement thérapeutique
Interrogé dans Le Monde, Edouard Ferrand, anesthésiste-réanimateur et membre de plusieurs commissions d’éthiques médicales, explique :
"L’euthanasie est une mauvaise réponse à un vrai problème. Toutes les études montrent que les gens meurent très mal à l’hôpital. […] Les trois quarts des malades meurent seuls, sans leur famille, accompagnés d’un soignant, alors que le décès était prévisible. […] Les soignants ne sont pas formés, la démarche palliative des médecins n’est pas valorisée. […] Des interventions chirurgicales sont encore pratiquées alors que le patient n’avait aucune chance de guérison. Le patient est sous support vital artificiel, il va mal mourir sans que la famille soit présente. Les soignants se retrouvent à traiter complication sur complication. Pourtant, l’acharnement thérapeutique est toujours de bonne foi.
L’acharnement thérapeutique est dû à un manque de traçabilité. La démarche palliative est, par définition, une limitation des gestes et des actes. Or, comme cette démarche n’est pas valorisée, il n’y a aucun intérêt, même économique, à la développer. […] Dire que les gens meurent mal ne renvoie pas à la question du droit à l’euthanasie, mais à la nécessité d’améliorer et d’évaluer la prise en charge de la fin de vie.
[…] Il y a probablement quelques centaines de patients pour lesquels, malgré le projet de soins palliatifs, le sentiment de perte de dignité amène à un désir de mort. Mais cela est marginal par rapport au vrai problème de fin de vie qui se pose en France. […] C’est peut-être le moment d’aborder un problème plus large : que voulons-nous faire de la santé ? Veut-on privilégier le scanner à tout bout de champ ou au contraire améliorer les droits du patient sous toutes leurs formes, ce qui nécessite des moyens adéquats ? Je crains que, s’il y avait une loi sur l’euthanasie, on n’occulte l’idée du droit du patient en amont."
Eglise profanée au Kosovo
Terry Davis, secrétaire général du Conseil de l’Europe, a publié un communiqué, le 7 mars. Extrait :
"Je condamne avec la plus grande fermeté la profanation de l’église orthodoxe Saint-Jean le Précurseur, dans la ville de Pec, au Kosovo. L’église orthodoxe serbe, qui avait été endommagée durant les émeutes de mars 2004, avait été rénovée l’an passé dans le cadre d’un programme mené sous la direction du Conseil de l’Europe. Notre organisation a participé à la restauration car les monuments endommagés font partie de notre patrimoine européen commun. Les travaux ont été réalisés par des artisans de toutes les communautés ethniques vivant au Kosovo, ce qui a ainsi permis de renforcer le sens d’un patrimoine commun et les perspectives de réconciliation."
Mgr Bagnasco, digne successeur du Cal Ruini
Le nouveau président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, a réaffirmé, à quelques heures d’une importante manifestation à Rome en faveur de la reconnaissance des unions civiles :
"La famille, et c’est ce que dit aussi la constitution italienne, est fondée sur le mariage entre un homme et une femme. C’est une valeur qui a traversé les millénaires et les cultures aux quatre coins du monde.
Quand le concept de la vie est en jeu, sa défense de la naissance à la mort ; le concept de famille fondée sur le mariage ; la justice ; la paix : ce sont des choses qui touchent à la personne et qui ne sont pas accessoires. Et pour cette raison, selon nous, elles ne peuvent pas être discutables, car c’est la dignité et la valeur de la personne qui sont en jeu".
"[S]ur certains points nous ne pouvons pas faillir: ce serait trahir l’homme. Nous n’avons aucune intention d’ingérence, d’intérêt ou d’hégémonie. Nous parlons de la valeur de l’être humain, et sur ce terrain l’Eglise a beaucoup à dire".
Des conférences épiscopales à l’assaut du laïcisme
Décryptage nous offre une analyse intéressante sur la nouvelle fermeté de certaines conférences épiscopales :
"Les Églises européennes se fâchent. […] D’après certains observateurs, Rome n’y est pas étrangère […] Rappelons-nous le 19 octobre 2006, à Vérone. Benoît XVI s’adresse aux évêques italiens pour citer leur Église comme "point de départ très favorable" pour une renaissance chrétienne en Europe et dans le monde… Provocation, arrières-pensées ? Beaucoup s’interrogent. Que veut-dire le pape ? Benoît XVI pense tout simplement à la bataille frontale menée par l’Église d’Italie contre la légalisation des unions de fait homosexuelles. Pour lui, la méthode est à suivre en exemple. […]
De fait, la résistance à l’italienne conduite par le cardinal Ruini […] a connu quelques succès […]. Il est manifeste qu’au delà de ces succès, le refus du compromis sur les priorités non négociables ne changent pas nécessairement la société comme par un coup de baguette magique, mais éclairent les consciences de façon déterminante pour l’avenir. […] D’autres conférences épiscopales suivent son exemple : «Au Portugal, l’Eglise s’est récemment opposée avec fermeté au referendum sur la dépénalisation de l’avortement.» Le scrutin, qui a échoué en raison d’un nombre insuffisant de votants, n’empêchera pas le gouvernement de dépénaliser l’avortement, mais personne ne peut plus dire «je ne savais pas».
[En Espagne] la conférence épiscopale a accompli une véritable volte-face stratégique. [L]’Eglise a repris l’initiative en mobilisant un million et demi de personnes dans les rues de Madrid, avec les évêques en tête du cortège."
Dans une instruction, les évêques espagnols décrivent et jugent l’onde de choc du laïcisme en cours, rappelant les catholiques à leurs responsabilités religieuses et civiles. Et en France ?
Présidentielles et médias
La Croix recense les propositions de quelques candidats sur les médias et internet, parmi lesquelles :
- Ségolène Royal : création d’une Haute Autorité pour le pluralisme, nommée par le Parlement.
- Nicolas Sarkozy : accroître les obligations des chaînes de télévision publique en matière d’émissions culturelles.
- François Bayrou : loi interdisant aux groupes industriels en affaires avec l’État d’acquérir des entreprises de médias.
- Marie-George Buffet : inscrire le droit à l’information dans la Constitution.
- Jean-Marie Le Pen : les échanges privés sur Internet resteront libres. Une licence globale (payée uniquement par les internautes qui téléchargent beaucoup) doit permettre de rémunérer les artistes.
La nation de Nicolas Sarkozy
Hier à Caen, Nicolas Sarkozy a prononcé un vibrant discours sur la nation. Extrait :
"L’homme ne grandit pas quand la nation décline. Entre la fuite en avant dans le mondialisme et l’enfermement dans le local, entre le marché planétaire et les féodalités, entre le nomadisme et le tribalisme, je le dis haut et fort : la conception française de la nation est une force d’émancipation."
Question (insoluble) : comment peut-on, après un tel discours, proposer de re-faire voter la Constitution européenne, allégée mais contenant encore la réforme institutionnelle qui consacre la fin de la souveraineté française (en adoptant la règle de la majorité contre celle de l’unanimité), par le Parlement ?
Le progrès est-il inévitable ?
C’est la question de la semaine de Philippe Maxence. Peut-être faudrait-il au préalable définir ce que l’on entend par "progrès". Les réflexions sont à transmettre sur le blog Caelum et Terra.
MJ
Un “CRIF catholique ?” (suite)
Matthieu Grimpret précise son idée, toujours sur le site Liberté politique.
HV
Les médias vont devenir honnêtes
Fini la désinformation dans les médias, l’information occultée ou passée au prisme de l’idéologie… Désormais, les journalistes vont être, à défaut d’objectifs, honnêtes !
En effet, associations, écoles et syndicats de journalistes, réunis pour les premières assises du journalisme, se sont engagés à élaborer une charte d’éthique et de déontologie commune à toute la profession. Dans un appel, ils affirment :
"leur volonté d’associer les citoyens à la réflexion sur le rôle de l’information dans la société. Pour nous, la première urgence est de redéfinir devant l’opinion les droits et les devoirs des journalistes."
Aussi, ils s’engagent "solennellement" à élaborer une "charte d’éthique et de déontologie" :
"Inspirée des textes existants en France et en Europe, elle définira les droits et les devoirs des journalistes, aux fins d’être annexée à la convention collective des journalistes".
Faire-part du duc d’Anjou
Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou, et son épouse, la princesse Marie Marguerite , duchesse d’Anjou, sont heureux de faire part de la naissance de leur premier enfant : SAR la princesse Eugénie est née le 5 mars 2007, à 18h02. Elle pèse 3,700 kg et mesure 52 cm (faire-part, pdf).
A l’heure où 20% des Français pourraient voter pour un candidat royaliste au premier tour et où 17% seraient favorables à ce que la fonction de Chef de l’État soit assumée par un Roi.
Contre-manifestation pro-famille demain à Morlaix
On l’apprend sur E-Deo :
Demain, samedi 10 mars, à 10h à Morlaix, 2 femmes vont "se marier". Ce "mariage militant" intervient alors qu’aujourd’hui même l’avocat général de la Cour de Cassation s’est prononcé contre le pourvoi en cassation des "mariés de Bègles".
La Life Parade (site) se mobilise.
Rassemblement familial de protestation contre cette parodie de mariage
En présence d’une adjointe au maire de Morlaix
Samedi 10 mars à 10H00
Devant la Mairie de Morlaix
“Peut-on être catholique et CO2-sceptique ?”
Nous avons mis en ligne, toujours sur notre page Libres Réflexions, une première série de réactions à notre post d’hier : celles d’Olivier Pichon, d’Yves Daoudal, et de plusieurs lecteurs.
LSB
PS : des extraits du documentaire iconoclaste diffusé hier par Channel 4 sont maintenant en ligne sur You Tube (v.o.) : Introduction; la relation CO2/température; réchauffement et activité solaire (suite); les origines de la théorie anthropogène.
PPS : Patrice de Plunkett précise sa pensée sur son blog, avec une conclusion que nous signons des deux mains :
Il serait temps que les catholiques français admettent qu’à beaucoup de problèmes séculiers il peut y avoir plusieurs réponses chrétiennes, différentes ou contradictoires, dans une même fidélité à la foi.
Charette souhaite la reconnaissance du génocide vendéen
Le député Hervé de Charette a rejoint les députés signataires de la proposition de loi sur le génocide vendéen. Il est le neuvième après Lionnel Luca, Véronique Besse, Jérôme Rivière, Jacques Remiller, Joël Sarlot, Louis Guesdon, Hélène Tanguy et Bernard Carayon. L’ancien ministre des affaires étrangères et actuel député UMP des Mauges a pris position en faveur "du rassemblement mais sans oublier le passé":
"J’ai toujours pensé que la République avait eu tort de ne pas reconnaître sa responsabilité dans les violences qui ont marqué la révolution française et dont ont été victimes les populations de l’Anjou, de la Bretagne, du Poitou, de la Vendée ou de la Provence […] la proposition de loi de Lionnel Luca, député des Alpes Maritimes, va dans le sens d’un geste de conciliation et du rassemblement du pouvoir central en direction des héritiers des Vendéens".
"Je porte avec fierté le nom de Charette, illustré avec panache par le roi de la Vendée dont ma famille a hérité le sens de la Patrie, du devoir, du service, de la foi. […] [I]l ne s’agit pas de réveiller de vielles haines, mais de ne pas oublier le passé.
Le maire de Saint-Florent le Vieil, haut lieu de la mémoire vendéenne, n’oublie pas non plus que le premier acte de l’insurrection vendéenne a eu lieu dans sa ville élective, à l’endroit précis où il habite :
"J’y pense tous les jours et je veux que justice soit rendue aux familles des Mauges et de Vendée qui comptent toutes de nombreuses victimes."
Michel Janva (d’après un article paru aujourd’hui dans le Courrier de l’Ouest, Presse-Océan, L’Eclair, Vendée-Matin et Maine Libre)
L’islam sans commentaire
Aux Philippines, pour protester contre un évangéliste chrétien, qui a déclaré que l’islam était une religion de tueurs, plus de 1000 musulmans ont défilé en déployant une banderole indiquant “Décapitez ceux qui insultent l’islam“.
La journée de la femme contre l’idéologie du genre
Hier à New-York, Mgr Celestino Migliore, Observateur permanent près l’ONU, a prononcé un discours devant la 61 session de l’Assemblé générale, consacré à l’accroissement de l’égalité et des pouvoirs des femmes. Le représentant pontifical a indiqué que
"la légitime recherche de l’égalité femmes hommes a atteint de bons résultats en matière juridique. Cela suppose la conscience de ce que l’égalité accompagne sans mettre en péril ni contredire leur différence complémentaire. Sans cette admission, le combat égalitaire serait faussé".
"Lorsqu’on minimise les différence psychiques en tendant de manière exagérée vers une différence strictement culturelle, on sort du clair distinguo entre les genres et cela a un effet déstabilisant sur la société et la famille, sur les relations entre hommes et femmes et même sur l’enrichissement de la femme qui attend que la distinction des sexes soit reconnue comme complémentaire et comme élément culturel que chaque genre apporte au contexte".
Pour une autre approche de la sexualité
Le ministre fédéral belge de la santé, Rudy Demotte, a fait parvenir aux parents d’enfants de 13 ans un livret en couleurs de 48 pages pour initier les adolescents à la sexualité : "Au secours ! tes parents ont un livre d’information pour toi" (pdf). Dans un communiqué (doc), l’objectif déclaré consiste à promouvoir la contraception. En lien avec un site d’information, cette brochure donne des uniquement conseils d’ordre sexuels : relations hétérosexuelles, homosexuelles, moyens de contraception (sauf la méthode dite de "l’abstinence périodique" qualifiée de "douteuse" !) et bien évidemment, en cas de "pépin", l’avortement est vivement encouragé. Dans le cadre de cette campagne, 750000 préservatifs seront distribués (aux jeunes).
La réaction ne s’est pas faite attendre : un site a été ouvert par des médecins, des éducateurs et des parents afin de dénoncer cette présentation à sens unique :
"Le message de ce livret est basé sur la norme d’expérimentation, de liberté, de «safe sex». L’intention de cette campagne de prévention est louable, mais le contenu, unilatéralement «technique», est amputé de toute considération sur le sens de la sexualité. […]
[N]ous voudrions exprimer avec insistance notre souhait de voir se développer une autre approche éducative, centrée sur les notions d’amour, de respect, de responsabilité, d’émerveillement et de fidélité… (toutes notions plébiscitées d’ailleurs par les enquêtes les plus récentes auprès des jeunes). En effet, quand on prend le temps de se pencher sur l’idéal que ceux-ci ont pour la plupart au fond du cœur, on constate qu’ils aspirent à bien plus qu’une approche mécanique du sexe."
Michel Janva (merci à TP)
Le «racisme idéologique» des Français
Sur le blog de Valeurs actuelles :
"Lu, cette semaine, dans Libération et Le Monde, qui y ont consacré leur «une» : la création d’un «collectif de cinéastes et de comédiens», sortant un «film-pétition» baptisé «On veut grandir ici» afin de «protester contre les expulsions». Le but, selon le cinéaste communiste Robert Guediguian : faire reculer le «racisme idéologique» des Français en les confrontant aux témoignages d’enfants de clandestins… pardon de «sans papiers». […] «On est en danger, on doit se cacher», dit ainsi l’un douze enfants- tous très mignons – interrogés dans ce film. […] Comment, en les écoutant, ne pas repenser au si pathétique (et en même temps si terrifiant) Jean Orelle «inventé» par Jean Raspail dans le Camp des Saints. Ce journaliste de la gauche-caviar, contraction de tous les combats de la gauche bien pensante. «L’anti-Jeanne d’Arc, écrit Raspail, devenait tour à tour, au gré de ses éditoriaux, ouvrier arabe méprisé, éditeur pornographe poursuivi, metteur en scène censuré, sainte vierge rouge de bidonville, casseur de rue rossé, tyran de bistrot assassiné, terroriste d’université, écolière avortée, directeur de maison de la culture remercié, prophète de la marijuana… »"
Mgr André Vingt-Trois
…a été nommé membre de la Congrégation pour les Evêques.
Sarkozy sur France 2 : surréaliste selon Dupont-Aignan
Hier dans l’émission "A vous de juger", Nicolas Sarkozy a proposé de créer un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. Nicolas Dupont-Aignan a déploré qu"‘on prenne les Français pour des imbéciles à longueur de journée" :
"C’est quand même surréaliste que le ministre de l’Intérieur qui a été cinq ans au pouvoir, qui nous a fait voter je ne sais combien de lois, propose maintenant un ministère".
Le président de Debout la République s’est demandé si
"un jour on va boucher les trous du bateau où il y a l’eau qui rentre, au lieu d’écoper en amusant la galerie".
Et de préconiser "la suspension du regroupement familial qu’il faut oser accomplir".
“Faut-il dépénaliser l’euthanasie ?”
… demande le sondage en ligne du site du Figaro. Le "oui" est actuellement à 71%… mais va descendre si les lecteurs du SB cliquent ici !
HV
Mise à jour 22h55 : le sondage est clos – avec 69% de "oui"…
Si c’est Charles Pasqua qui le dit
"C’est Charles Pasqua qui le raconte : «Bayrou est le seul homme politique à m’avoir assuré que la Sainte Vierge lui était apparue et prédit qu’il serait président de la République.»"
Un monument en hommage aux victimes du communisme
… en Hongrie :
"Il n’existe à ce jour aucun lieu de commémoration dans le monde où il est possible de rendre hommage dignement à tous les enfants, femmes et hommes qui ont été massacrés par la „terreur rouge” "
“Union patriotique” : quelques noms
Dimanche 11 mars à Lyon, aura lieu le meeting de "l’Union patriotique" rassemblée au tour de Jean-Marie Le Pen. Seront présents à la tribune, Bernard Antony (Président de Chrétienté Solidarité), Bruno Mégret (Président du MNR), Christian Perez (Président du Parti Populiste), Claude Reichman (Président du Mouvement pour la liberté de la protection sociale), Alain Soral (Ecrivain et Sociologue) et Pierre Vial (Président de Terre et Peuple). A propos d’Alain Soral, dont on connaît le marxisme affiché, il devait débattre face à Olivier Besancenot dans l’émission Ripostes dimanche. Le candidat de la LCR a refusé le débat et Serge Moati a du désinviter l’écrivain.
Erratum : le directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen nous fait savoir que :
"nous n’avons pas du tout la liste définitive des personnalités qui participeront au meeting de Lyon (en attente de réponse pour la plupart d’entre eux). Par ailleurs, Bernard Antony n’a jamais été envisagé que comme une personnalité éventuelle. Il ne participera pas au meeting."
Immigration : quelques chiffres
Ivan Rioufol sur l’immigration :
"Quand [Jean-Marie Le Pen] déclare, samedi, que la France a accueilli dix millions d’immigrés en trente ans, Nicolas Sarkozy hausse les épaules : «C’est du Le Pen». Mais quels sont les chiffres ?
Les voici : l’apport démographique de l’immigration depuis 1960 serait de six millions, selon la démographe Michèle Tribalat. Quinze millions de Français seraient issus de l’immigration (avec au moins un parent ou un grand-parent immigré). Selon Maxime Tandonnet, conseiller auprès du ministre de l’Intérieur, 350 000 étrangers entreraient chaque année en France, clandestins compris : un phénomène qui a explosé après 1997 et les régularisations du gouvernement Jospin. À ce rythme, que restera-t-il de la nation en 2050 ? […]
[L]a population carcérale serait étrangère à 30 % et 30 % auraient la double nationalité (Le Point, 24 juin 2004). Pour la délinquance en bande, seuls 9 % des meneurs seraient des Français d’origine (Le Monde, 25 février 2006). […] La France se prépare à un lent suicide identitaire, si rien ne vient freiner le peuplement en cours."
UE : la Pologne réaffirme son opposition à la Constitution
Le président polonais Lech Kaczynski a réaffirmé son opposition à la Constitution de l’Union européenne jeudi, en marge du sommet européen, en demandant à conserver le système actuel de prise de décision qui donne un poids important à des pays de taille moyenne comme le sien. En effet, les partisans de cette constitution souhaitent supprimer la règle de l’unanimité dans les décisions, règle qui garantit la souveraineté des Etats.
Elections en Irlande du Nord : victoire du DUP et du Sinn Fein
Le DUP du pasteur fondamentaliste Ian Paisley (qui avait interrompu jadis un discours de Jean-Paul II au Parlement européen en hurlant "Antéchrist !") et le Sinn Fein parti post-terroriste "catholique" (en fait, marxiste) vont devoir gouverner ensemble.
Dans Valeurs actuelles de ce matin, Frédéric Pons retrace l’évolution encourageante de ces dernières années.
Déclaration d’un évêque anglican contre les “mariages” homosexuels
" Profondément divisés par l’abandon de l’enseignement biblique sur l’homosexualité par leurs branches américaine (les Episcopaliens) et canadienne", Henri nous avait rappellé que " la fermeté de la déclaration de Tanzanie était le fruit de l’engagement de plusieurs primats anglicans africains".
Parmi eux, l’évêque de l’Eglise épiscopale du Libéria Edward Neufville vient de déclarer au cours d’une conférence de presse :
"Ce n’est pas acceptable. Le mariage entre personnes du même sexe est contraire aux enseignements de la Bible. Je ne donnerai pas mon onction à l’homosexualité et au lesbianisme tant que je serai en fonction."
Mgr Neufville, qui doit prendre sa retraite fin 2007, a rajouté qu’il ne fallait pas s’inquiéter des menaces de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis de ne plus fournir d’appui financier à l’église locale, suite à son refus d’approuver l’ordination de prêtres homosexuels et le mariage entre personnes d’un même sexe. Il a également mis en garde son éventuel successeur contre toute tentation de céder aux pressions extérieures.
La génèse de la déclaration interreligieuse de Lyon sur le “mariage” des homosexuels
La naissance du texte des religieux lyonnais contre le "mariage" homosexuel et l’homoparentalité daterait du 14 novembre 2006, lors de la rencontre annuelle des G9, qui rassemble les représentants des religions chrétiennes, musulmanes et juives. Selon les signataires, ce texte ne se voulait pas être "un texte de circonstance".
Alors que la première mouture du texte avait été rédigée par le cardinal Barbarin, le Grand Rabbin Richard Wertenschlag rapporte :
"qu’ une association religieuse catholique nous avait alerté pour que nous prenions position. A Jérusalem les autorités religieuses s’étaient prononcées conjointement après une tentative de Gay Pride dans la Ville Sainte. J’estimais qu’il était souhaitable de faire de même à Lyon, en réaffirmant les fondements du mariage."
Mgr PIAT : “L’avortement équivaut à un meurtre”
Sur l’Ile Maurice où l’avortement est interdit, le Mauritius Planning Family Association (MPFA) a profité de la Journée de la Femme pour relancer le débat sur sa légalisation au nom de la "liberté de la femme".
L’évêque de Port-Louis, Monseigneur Maurice Piat a rappellé que :
" L’Eglise catholique (…) est fondamentalement opposée à la légalisation de l’avortement. L’avortement équivaut à un meurtre. La question est de savoir si un Etat a le droit d’offrir le cadre légal nécessaire pour autoriser cette suppression de vie dans certaines circonstances (…). Légaliser l’avortement, c’est refuser de respecter le droit à la vie d’un être innocent même si celui-ci a été conçu dans des circonstances difficiles."
Mgr Piat ajoute également :
" Cela dit, je ne veux ni culpabiliser ni juger les femmes qui ont pratiqué l’avortement ou qui y ont été acculées. Nous devons être attentifs à la détresse qui est souvent à l’origine. Elle nous concerne tous. Il faut mettre en place des lieux d’écoute et d’entraide où elles pourraient être accueillies avec sympathie et aidées concrètement à vivre leur grossesse avec dignité et dans le respect de la vie qu’elles portent. De tels lieux existent déjà mais ils ne suffisent pas. C’est ce genre de travail que l’Etat devrait s’engager à promouvoir et à soutenir."
Déjà en 2005, Mgr Piat avait rappellé la position de l’Eglise et transmis des propositions concrètes aux parlementaires de l’Ile Maurice, positionnant clairement l’Eglise comme interlocuteur des politiques :
" Dans ce débat sur la légalisation de l’avortement, l’Eglise rame à contre-courant des idées dites « modernes ». Sa mission est d’attirer l’humanité vers ce qu’elle a de plus noble. En tant que responsables de la société, nous nous devons de combattre ce qui, à notre point de vue, déshumanise l’Homme."



