3ème cycle de bioéthique : formation Jérôme Lejeune (2/4)
Après nous avoir expliqué les raisons de la création du 3ème cycle de bioéthique Jérôme Lejeune, Pierre-Olivier Arduin, directeur des études de cette nouvelle formation en bioéthique, répond aujourd’hui à une nouvelle question :
LSB : A qui s’adresse ce 3ème cycle de bioéthique Jérôme Lejeune ?
Pierre-Olivier Arduin : Cette formation s’adresse bien sûr aux professionnels du soin, aux étudiants en sciences de la vie, en droit, en médecine, aux différents acteurs de la vie politique et sociale. Mais je dirais surtout à tous ceux qui ont ce désir de comprendre et de se former pour relever les formidables défis posés par les grandes problématiques bioéthiques contemporaines. Une mère ou un père de famille qui aurait intériorisé le cursus proposé serait incontestablement un apôtre rayonnant au sein d’une école, d’une aumônerie de jeunes, d’une pastorale de la santé, auprès de son évêque,… A chacun ensuite de témoigner de ce qu’il aura reçu, dans les situations où il sera appelé, en devenant lui-même un formateur passionné. (à suivre…)
L’Eglise en Italie vs la Commission européenne
Le projet d’enquête de la commission bruxelloise à l’égard de l’Eglise en Italie provoque des réactions. Le président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, a dénoncé
"une attaque à visée idéologique".
Un porte-parole de l’Union des démocrates du centre a assimilé la requête de l’UE à
"une régurgitation d’anticléricalisme".
Pour l’euro-parlementaire d’Alliance nationale, Adriana Poli-Bortone,
"l’Union ferait mieux de faire son mea culpa pour les centaines de milliards d’euros distribués sans contrôle à des ONG fantômes ou de complaisance".
Deux ministres du gouvernement Prodi ont également critiqué l’initiative européenne comme étant "une instrumentation politique".
Ministère de la Justice : mais qu’est-ce qui se passe ?
La série de départs commencée au début de l’été se poursuit : le chef de cabinet de Rachida Dati vient à son tour de quitter ses fonctions. C’est le 5e départ important dans l’équipe de la ministre de la justice.
MJ
Bataille juridique autour d’une manifestation interdite
… prévue le 11 septembre à Bruxelles, contre l’islamisation de l’Europe.
MJ
Décès d’un parachutiste en Afghanistan
Le ministre de la défense, Hervé Morin, a présidé, le 27 août à Tarbes, la cérémonie d’honneurs militaires en prélude aux obsèques du brigadier-chef Stéphane RIEU, du 1er régiment de hussards-parachutistes (RHP) décédé en mission en Afghanistan le 23 août. Agé de 30 ans et père de deux filles de cinq et un an, ce militaire servait au 1er RHP depuis 10 ans et participait à sa huitième opération extérieure. Il a été promu Maréchal des Logis à titre posthume.
MJ (merci à JMV)
Les chantiers navals de Gdansk, de l’URSS à l’UE
Le nouveau slogan du syndicat polonais Solidarnosc, aux chantiers navals de Gdansk, est éloquent :
"Les dictatures de l’Est n’ont pas réussi à détruire nos chantiers navals. Maintenant notre sort est entre les mains des officiels européens."
Solidarité a gagné ses galons en manifestant en Pologne. Désormais, ce mouvement veut manifester à Bruxelles, car la Commission veut que la Pologne, qui a accordé des aides publiques à son industrie navale, réduise ses capacités de production de 40%. Ces subventions, selon l’Union européenne, faussent la concurrence. Le leader actuel de Solidarité, qui fut jeune ouvrier au moment des grandes grèves de 1980 conduites par Lech Walesa, explique :
"Si on ferme deux cales de construction comme le propose Bruxelles, les chantiers vont couler et 3000 salariés vont se retrouver au chômage […] On a été trahi tant de fois, par les communistes, par des post-communistes, par des libéraux, et maintenant il nous faut manifester à Bruxelles".
La date de cette première manifestation a été fixée au 31 août, anniversaire du syndicat, né aux chantiers navals de Gdansk il y a 27 ans. Les ouvriers en sont convaincus : la chute du régime communiste a commencé à Gdansk. Est-ce à dire que la chute de l’UE commencera à Gdansk ?
Barroso, Sarkozy et l’UE
De José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, dans un entretien :
"Je salue l’engagement européen de Monsieur Sarkozy. […] Nous ne sommes pas jaloux des leaders nationaux qui s’engagent en faveur de la construction européenne. Nous sommes au contraire demandeurs. […] Je me félicite du fait que le président de la République ne ferme pas complètement les portes à la Turquie, même si son approche reste cohérente avec les engagements qu’il a pris durant sa campagne. […] Il faut plutôt se souvenir qu’en 2004, les 27 aveint convenu, à l’unanimité, de lancer les négociations avec ce pays. […] Les alternances politiques qui se produisent dans un état membre ne doivent remettre en cause des décisions prises à l’unanimité. […]
L’idée de Monsieur Sarkozy n’est pas d’avoir un débat sur les frontières géographiques de l’Europe, ce que nous ne souhaitons pas : cette discussion conduirait à fixer des limites à l’UE [sic]. […]
La BCE doit elle baisser ses taux d’intérêt comme la France l’y invite ?
Je ne résisterai pas au commentaire suivant : plus l’on exerce des pressions sur les banquiers centraux, plus il est probable que ces derniers ne suivront pas vos conseils…"
Benoît XVI en Autriche
Le pape Benoît XVI a déclaré dans une lettre publiée mercredi, une semaine avant un voyage apostolique en Autriche, du 7 au 9 septembre :
"J’aime ce pays, qui m’est proche depuis mon enfance. J’aime les magnifiques paysages de votre patrie, la grande culture autrichienne et les gens charmants de votre pays".
L’Autriche est "le pays au coeur de l’Europe" qui a donné à la foi "une forme si diverse et si rayonnante qu’elle touche même les hommes qui ne partagent pas ou plus la foi chrétienne".
Le Pape accomplira la semaine prochaine son premier voyage en Autriche depuis sa prise de fonction, à l’occasion du 850e anniversaire de la fondation de la basilique de Mariazell, un sanctuaire marial proche de Vienne. Au cours de cette visite, qui sera aussi tournée vers l’Europe centrale, le pape devrait notamment évoquer "la sécularisation de la société européenne d’aujourd’hui", a indiqué son porte-parole, le père Federico Lombardi.
Le pape arrivera le 7 septembre à Vienne où il devrait être accueilli par des milliers de fidèles puis il rencontrera le Président et le corps diplomatique. Il se rendra le lendemain à Mariazell pour y célébrer une messe et les vêpres. Le dimanche 9 septembre, il célèbrera la messe en la cathédrale Saint-Etienne de Vienne et se rendra l’après-midi à l’abbaye cistercienne de Heiligenkreuz, au sud-ouest de la capitale autrichienne, avant de regagner le Vatican dans la soirée.
Avortements réussis après eugénisme raté (suite)
Le quotidien italien Avvenire réagit sans langue de bois à l’abomination que nous avons relatée hier :
"une lourde chappe de silence et d’indifférence recouvre la terrible marche qui est en train de nous conduire vers la sélection génétique, travestie sous le libre choix des parents. Nous sommes ainsi en train d’aboutir à des résultats de nettoyage ethnique que même la pire des violences racistes issue de gouvernements totalitaires n’a jamais réussi à obtenir. On écrit des articles politiquement corrects sur l’accueil des personnes atteintes de trisomie, on tourne des films chargés d’émotion, et puis on ferme les yeux sur la réalité d’une pratique de sélection génétique devenue à présent de la routine".
Des policiers virtuels sur le net
…en Chine. Les autorités communistes chinoises, qui multiplient les moyens pour contrôler l’accès à Internet, s’apprêtent à lancer un nouveau programme : un couple de policiers virtuels apparaîtra dès septembre toutes les demi-heures sur les écrans de tout internaute. Les cyberpoliciers rappeleront que certains sites, considérés comme une "source de désordre public et de perturbation de l’ordre social", ne doivent pas être visités. Mais ce n’est pas tout : le système encouragera la délation ! Ainsi, lorsqu’un utilisateur cliquera sur les icônes représentant les policiers virtuels, il sera automatiquement redirigé vers le site du centre de surveillance d’Internet, où il pourra à son tour signaler tout contenu suspect ou toute activité illégale.
De l’éducation nationale à l’ENA : pas de rupture avec la gauche
Lu dans le prochain Monde & Vie (en vente samedi prochain) :
"Choix du président Sarkozy pour le poste de ministre, Darcos a remis en place la fabrique d’illettrés en sacrifiant aux mêmes syndicats les réformes de Gilles de Robien pour revenir à la méthode globale de lecture et au bac pour tous cher à Lionel Jospin. Il supprimait ainsi le retour à la méthode syllabique et “l’apprentissage junior” en alternance avec l’étude à 14 ans. […] C’est tourner le dos à la réforme. C’est tourner le dos à l’avenir. Pour comble, le dernier conseil des ministres avant les vacances ministérielles a vu le président de la République nommer à la tête de l’Ecole nationale d’administration [Bernard Boucault] l’ancien directeur de cabinet de Pierre Joxe et de Daniel Vaillant. Ainsi “l’ouverture” s’étend à la fonction publique et à ceux qui l’orientent."
Avortement au Portugal : la désinformation a joué
Comme en France avant 1975, les chiffres des avortements clandestins au Portugal ont été surestimés. Depuis la légalisation, on en compte 526 en 35 jours, c’est bien moins que les 1600 avortements par mois annoncés pour justifier la légalisation. Libération, dans son édition du 20 octobre 2006, évoquait "30 000 ou 40 000 IVG clandestines" au Portugal.
Encore une fois, on trouve le mensonge à la source du crime.
Un autre prélat quitte Amnesty
Après la démission de Mgr Michael Evans, c’est au tour du chef de l’Eglise catholique en Ecosse, le cardinal Keith O’Brien, de quitter Amnesty International pour protester contre la position de l’organisation de défense des droits de l’homme en faveur d’une dépénalisation de l’avortement.
MJ (via Présent)
Nouvelle « ouverture » vers la gauche
C’est à se demander quelle personnalité de gauche ne fait pas encore partie du gouvernement ou d’une commission. C’est au tour de Michel Rocard d’être désigné, pour être membre du comité sur la revalorisation du métier d’enseignant.
Cette exclusivité pour la gauche pourrait jouer des tours à la droite "décomplexée" de Nicolas Sarkozy : l’élection sénatoriale partielle héraultaise de dimanche dernier qui a permis l’élection de Raymond Couderc, maire UMP de Béziers, a vu Alain Jamet, vice-Président du FN et Président du Groupe FN au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, réunir 32 suffrages de grands électeurs alors qu’on ne dénombre que 4 grands électeurs FN dans ce département.
MJ
Summorum Pontificum vu par les orthodoxes
La libéralisation par le pape Benoît XVI du missel de 1962 est un événement "positif", a estimé le patriarche orthodoxe russe Alexis II dans un entretien au quotidien italien Il Giornale de mercredi. Après avoir salué "le retour et la valorisation de l’ancienne tradition liturgique", le chef de la plus importante église orthodoxe ajoute :
"nous tenons énormément à la tradition. Sans la défense fidèle de la tradition liturgique, l’Eglise orthodoxe russe n’aurait pas été en mesure de résister à l’époque des persécutions des années 1920-1930".
Interrogé sur les rapports entre le Vatican et le Patriarcat russe, Alexis II répond que
"le pape Benoît XVI a affirmé à plusieurs reprises vouloir s’employer à favoriser le dialogue et la collaboration avec l’église orthodoxe et cela est positif. […]
[Une] rencontre doit être bien préparée et ne doit absolument pas risquer de se réduire à une occasion de prendre quelques photographies ou de se montrer ensemble devant les caméras. Une telle rencontre doit servir à renforcer les liens entre nos deux Eglises".
L’école sous contrat entre la crise du public et l’accroissement du privé
Secrétaire général de l’enseignement catholique depuis le début du mois, Éric de Labarre est interrogé dans La Croix :
"Faut-il revoir les règles de répartition de postes (80 % pour le public, 20 % pour le privé) en vigueur depuis les années 1980 ?
Cette question fait partie des tabous à ne pas lever si l’on veut éviter de faire renaître des tensions inutiles. […]
Dans de récentes déclarations, l’archevêque d’Avignon, Mgr Cattenoz, estime que la «dimension catholique» des établissements dont vous avez la charge tombe «en déliquescence» […]. Qu’en dites-vous ?
Il faut maintenir l’équilibre défini au moment de la loi de 1959, tant par l’État que par l’Église. L’enseignement catholique doit être ouvert à tous les jeunes, quelles que soient leurs convictions philosophiques, religieuses, politiques. En même temps, il doit affirmer son caractère propre. […] Sur ce point, nous avons à redécouvrir les espaces de liberté que nous offre la loi. L’enseignement catholique est bien un enseignement sous contrat et non un enseignement administré. […]
Le développement d’établissements catholiques hors contrat vous inquiète-t-il ?
Je suis trop attaché à la liberté d’enseignement pour contester le choix de certaines familles et de certains professeurs de s’engager dans de telles démarches. Mais je ne pense pas que créer des établissements destinés à scolariser une frange très étroite de jeunes soit une bonne façon de préparer des enfants à leur vie future. En même temps, il faut bien avoir en tête que nombre d’établissements faisant partie de l’enseignement catholique sont nés de la sorte… Tout dépend des projets que ces quelque 300 établissements mettent en œuvre."
L’avenir que nous prépare la théorie du « genre »
C’est le titre d’une étude réalisée par les Associations Familiales Catholiques (pdf, 54 pages). Dans ce document, il est expliqué que les tenants de cette idéologie
"revendiquent un droit subjectif de choisir librement son appartenance sexuelle, à charge pour la médecine et le droit de mettre en concordance les apparences et le sentiment d’identité. Il a même été suggéré par plusieurs experts de ne plus mentionner le sexe sur l’état civil des personnes."
L’impact de cette théorie est multiple :
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Le mariage homosexuel
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L’adoption par deux personnes de même sexe
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L’« union civile » plus ou moins égal au mariage
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La pédophilie au nom de la liberté
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Des unions à trois
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La multiparentalité
Les AFC rappellent ainsi le besoin de défendre l’union indissoluble du mariage, "forme la plus aboutie de la cellule élémentaire de la société".
Michel Janva (via e-deo)
Où l’on reparle du réchauffement climatique
L’ONU estime dans un rapport présenté mardi à Vienne qu’environ 150 milliards d’euros d’investissements seront nécessaires d’ici à 2030 pour maintenir à leur niveau actuel les émissions de gaz à effet de serre, accusées d’être responsables du réchauffement climatique. Un millier d’experts sont réunis jusqu’à vendredi à l’invitation de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) pour y définir les engagements contre le changement climatique après 2012, date d’expiration du protocole de Kyoto. Cette réunion, qui rassemble des représentants des gouvernements, de l’industrie, de la communauté scientifique et des mouvements écologistes, est destinée à préparer la conférence qui réunira les 191 Etats membres de l’UNFCCC du 3 au 14 décembre à Bali pour y définir l’après-Kyoto.
Dans Présent, Me Trémolet juge ironiquement :
"Il me semble, à glaner les échos du temps qu’il fait, que l‘été du réchauffement climatique s’est révélé singulièrement froid. Les efforts de nos dirigeants pour interrompre cette terrifiante modification des températures seraient donc couronnés de succès, à moins que ces prévisions ne soient, en fait, comme le disent les meilleurs climatologues, qu’une gigantesque foutaise."
Une foutaise qui peut donc coûter 150Md€. Mais qui peut aussi avoir des conséquences positives : la Techno-Parade de Paris, qui se déroulera le samedi 15 septembre va "baisser le son" en faveur de la protection de l’environnement, thème de l’édition 2007. Les chars devront réduire le volume sonore et seront contrôlés par des sonomètres. Par ailleurs, il y aura moins de prospectus distribués.
Abdullah Gül a été élu président de la Turquie
…lors du troisième tour de scrutin à la majorité simple au Parlement.
MJ
La Commission européenne veut enquêter sur l’Eglise
L’omnipotence de la commission bruxelloise semble devoir s’étendre à tout. Bruxelles pourrait bientôt ouvrir une enquête sur certains avantages fiscaux dont bénéficie l’Eglise italienne pour ses activités immobilières (exemption de la taxe communale sur la propriété immobilière, réduction de 50% de la taxe sur les entreprises), suite à des plaintes d’origine non dévoilée.
Les informations fournies par Rome étant insuffisantes, Bruxelles s’apprête à demander des précisions supplémentaires, dans le but de déterminer s’il y a matière à ouvrir une enquête officielle sur ces avantages, afin de vérifier qu’ils ne constituent pas une "distorsion de concurrence" (on se demande avec qui…). L’Eglise pourrait avoir à rembourser des montants très importants à l’Etat italien.
Le porte-parole de la Commission a souligné que ce n’était pas la première fois que la Commission s’intéressait à des activités de l’Eglise catholique : elle examine aussi certaines activités de l’Eglise espagnole et elle a déjà enquêté sur des réductions de TVA accordées à l’Eglise belge.
Le Hezbollah s’installe au Sud-Liban
Lu dans Présent, sous la plume d’Olivier Malentraide :
"Au Sud-Liban, le Hezbollah est en train de racheter des kilomètres carrés de terres dont les propriétaires sont des chrétiens et des Druzes pour renforcer ses défenses et préparer une prochaine guerre contre Israël. La plupart de ces terres, situées au nord de la rivière Litani, sont sur la ligne de front où s’est déroulée, l’an dernier, une guerre de 34 jours entre les islamistes et les Israéliens. Pourquoi là ? Parce que le mandat que troupes de l’ONU déployées dans la région s’arrête au sud de la rivière. Et qu’au-delà, le Hezbollah a été laissé libre de ses mouvements. Et de se réarmer. […] Sous les yeux de l’armée libanaise et des 13 000 hommes de l’ONU qui restent l’arme au pied…"
Radio Maryja bénéficie de fonds européens
La station de radio polonaise Radio Maryja, connue pour son euroscepticisme, et dont la devise est "la voix catholique dans ta maison", recevra 15,5 millions d’euros de l’UE. Le père Tadeusz Rydzyk, fondateur et directeur de Radio Maryja, propose de financer la construction d’un nouvel immeuble de son école, abritant une faculté d’informatique avec des laboratoires ultramodernes.
Le parquet polonais a débouté la semaine dernière 17 plaintes, déposées contre le père Rydzyk après une conférence aux étudiants de son école, au cours de laquelle il s’en serait pris aux juifs. Le parquet a conclu que ses propos "n’avaient pas le caractère d’un acte interdit".
Créée il y a quinze ans par le père Rydzyk et son ordre des rédemptoristes, Radio Maryja revendique plus de trois millions d’auditeurs réguliers et exerce une forte influence politique en Pologne. Le pape Benoît XVI a reçu en audience le père Rydzyk début août.
« 4 mois, 3 semaines, 2 jours » : charge de l’Osservatore Romano
L’hebdomadaire du Vatican condamne sans appel le film primé par le festival de Cannes, qui montre les "macabres rituels de la folie humaine" :
"Le film, sordide et verbeux, est construit pour exhiber à l’écran, au terme de presque deux heures de monotonie, un foetus, ou plutôt un enfant de presque cinq mois, exposé sur le sol d’une salle de bains. […] A présent que le recours excessif aux scènes de sexe a épuisé le potentiel d’attraction (du public), un nouveau coup bas est infligé à la dignité du spectateur, avec ce film récompensé par la Palme d’Or : un signal dramatique d’un retour à la barbarie, individuel comme collectif, de nos consciences. […] on parle avec désinvolture de foetus comme s’il s’agissait de choses, d’objets, et non pas d’êtres humains, appelés à la vie puis martyrisés, trucidés et jetés à la poubelle".
MJ
Addendum 17h30 Jeanne Smits, comme Daoudal, estime que cette réaction est "à côté de la plaque" :
"Je vois que la polémique s’installe autour de "4 mois, 3 semaines, 2 jours" et c’est bien normal, vu le sujet. […] Voir à ce propos ce qu’en a dit Mungiu lui-même […]. Je ne pense pas que l’on puisse accuser Mungiu d’avoir fait du voyeurisme blasé.
Presque tout le cinéma marche sur le mensonge selon lequel un amour ne saurait exister ni se concrétiser sans un passage à l’acte en dehors de tout engagement, que l’on montre la scène ou non. Il n’est jamais question des conséquences, voire des tragédies que cette attitude engendre.
Pour une fois, un film, sans le dire mais en forçant à le penser, interroge chaque spectateur sur la dimension morale d’un acte intolérable, en montrant ce que le lobby pro-mort prend tant de peine à cacher : l’image des tout-petits d’homme que l’on tue par convencance et par inconscience. Pour une fois, un film montre ce que peut engendrer le matérialisme athée.
En cela, comme le craint Daoudal sur son blog, il est en effet teinté de désespérance. N’y a-t-il vraiment pas de solution ni de pardon ? Et cela, c’est un défi qui nous est lancé.
J’ai précisé dans un avertissement à la suite de ma critique favorable du film qu’il ne peut en aucun cas être considéré comme un divertissement, et qu’il devrait être réservé à un public averti. Seulement, dans la réalité, il sera vu par un public jeune, éventuellement scolaire et même dans le cadre de l’Education nationale. Cela crée pour nous un devoir d’information et de réaction en l’occurrence facilité par le contenu même du film, qui ne prend en aucun cas parti pour une légalisation du crime. Il s’agit de désamorcer la propagande mensongère qui l’entoure déjà."
Jeanne Smits s’exprimera sur ce sujet demain (mercredi) dans l’émission de Serge de Beketch animée par Daniel Hamiche sur Radio Courtoisie, vers 19h30 ou 20h.
GB : le parti travailliste financé par des musulmans
C’est ce que rapporte la presse anglaise (via Bafweb) : un homme d’affaires musulman de Glasgow, Imran Khand, aurait injecté de grosses quantités d’argents dans un groupe nommé “Les amis musulmans des socialistes” qui les redirigerait vers le parti socialiste, gardant ainsi le secret sur l’origine de l’argent (100.000 livres -soit 150000€- par mois entre avril et juin). Imran Khand a aussi monté plusieurs affaires avec un marchand d’armes pakistanais et financerait également — au travers d’une autre association — une enquête parlementaire britannique destinée à «s’attaquer au problème du terrorisme».
Le parti travailliste serait en infraction pour avoir gardé secrète l’origine des dons, disposition obligatoire au delà de 5000 livres selon les lois anglaise sur le financement des partis politiques. La commission électorale anglaise mène une enquête.
MJ
La chasse aux policiers
Le Parisien a interrogé une femme policier harcelée par des voyous de son quartier : voiture brûlée, menaces, jets de pierres. Incomprise de sa hiérarchie, elle témoigne :
"Au départ, nous vivions normalement. Puis un petit groupe de jeunes a commencé à s’installer régulièrement sur les bancs en face de chez nous, à boire de l’alcool, fumer des joints, troublant le calme. J’ai voulu régler ça par le dialogue. Ils n’ont rien voulu entendre. Et puis, tous ces jeunes ont fini par apprendre que j’étais dans la police. […] L’un d’eux a menacé à plusieurs reprises de brûler ma voiture. Le 27 avril, elle est partie en fumée […] Deux jours plus tard, l’aînée de mes filles, âgée de 16 ans, est agressée sur le chemin de la gare. Idem le 16 août. Le jour suivant, la façade du bâtiment est recouverte de tags injurieux. Dernier événement en date : lundi dernier, ma petite fille de 6 ans a été réveillée en sursaut par des pierres jetées sur son volet. Deux jours plus tard, la boîte aux lettres était dégradée. […]
Il y a quelques années, ici, c’était considéré comme le XVIe arrondissement. Ensuite, la délinquance a monté. Des jeunes des quartiers sensibles de Corbeil viennent souvent. Si l’on n’y prend pas garde, dans une poignée d’années, la situation sera la même que là-bas. Les forces de l’ordre ne pourront plus faire une patrouille sans être caillassées. […] Je suis allée voir à plusieurs reprises les gendarmes. Les choses n’avancent pas. […] Même chez ma hiérarchie, c’est la politique de l’autruche. […]
Je dois quitter cette ville. […] Je n’ai pas le choix."
MJ
Dealer récidiviste : refus de la peine plancher
Le tribunal correctionnel de Nancy a condamné hier à 8 mois de prison ferme un dealer récidiviste jugé en comparution immédiate, alors qu’il encourait la peine "plancher" de 4 ans d’emprisonnement. Le tribunal a suivi l’avis du procureur de la République qui avait requis un an de prison ferme. Il a déclaré :
"Je ne requerrais pas cette peine plancher de 4 ans car les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir. Ce n’est parce qu’un texte sort qu’il doit être appliqué sans discernement".
La décision du tribunal a été motivée, conformément à la nouvelle loi. Cette décision a tenu compte "de l’insertion, (le prévenu a toujours travaillé), de la personnalité et des circonstances de l’infraction". Déjà condamné à 2 ans de prison dont un ferme pour trafic de stupéfiants, l’année dernière, ce commercial de 27 ans a été pris en flagrant délit mercredi dernier dans un centre commercial.
Pèleriner en avion
Face aux compagnies aériennes qui amènent chaque année des dizaines de millions de pèlerins à Rome, le Saint-Siège a officiellement lancé sa propre société. Le premier vol a décollé hier de l’aéroport de Ciampino avec à son bord des fidèles en partance pour Lourdes, dont le Cardinal Ruini. Une bénédiction papale transmise par lettre aux dirigeants de la compagnie, l’inscription «Je cherche ton visage, Seigneur» dans l’appareil, les couleurs jaune et bleu du Vatican peintes sur la queue de l’avion et les moteurs du Boeing 737 ont rugi en fin de matinée. Le Vatican propose des vols directs pour Saint-Jacques de Compostelle, Fatima, Guadalupe (Mexique) ou Czestochowa en Pologne.
Concrètement, l’Oeuvre romaine des pélerinages a passé un accord avec la compagnie à bas coût Mistral Air, qui appartient aujourd’hui aux postes italiennes. L’entente prévoit l’organisation de vols avec personnel de bord spécialisés dans les voyages religieux. Des images pieuses et des textes saints seront à disposition des passagers. L’objectif est de créer un environnement permettant aux fidèles de vivre leur pèlerinage dès leur arrivée à l’aéroport, avant même qu’ils soient arrivés à destination.
La compagnie espère transporter 150000 fidèles chaque année à partir de 2008. D’autant que le tourisme religieux et les pèlerinages sont en pleine explosion, avec 150 millions de voyageurs l’an dernier.
L’école sous contrat refuse 30000 élèves
Les établissements catholiques sous contrat ont, une fois de plus, refusé l’inscription d’environ 30000 élèves, selon la direction de l’Enseignement catholique. L’annonce d’une suppression d’environ 1400 postes dans le budget 2008 est accueillie comme une douche froide. Depuis des années, l’enseignement catholique réclame une hausse des postes d’enseignants pour faire face à l’afflux d’inscriptions. Or, il reçoit, suivant le contrat passé avec l’Etat, un maximum de 20% des postes contre 80% au public, où la démographie scolaire est en baisse : quand l’Etat restreint l’école public, le privé est obligé de suivre.
La rentrée s’annonce donc chargée pour Eric de Labarre, qui prend la tête de l’Enseignement catholique. Outre la bataille sur les postes, il devra se pencher sur la délicate question du «forfait communal». Après l’annulation par le Conseil d’État d’une circulaire contestée qui obligeait les maires à participer au financement des écoles privées (sous contrat), un nouveau texte est en cours de rédaction.
