Homosexualité et idolâtrie
Le père Jean-Baptiste Edart, co-auteur de «Clarifications sur l’homosexualité dans la Bible» a été interrogé par Zenit. Extraits :
"L’Apôtre [Saint Paul – Romains 1,18-32] veut illustrer la nature de l’impiété. Il utilise pour cela l’homosexualité, vice caractéristique des païens dans la tradition juive. S’appuyant sur le récit de la création en Genèse 1 et sur Deutéronome 4, il établit le lien entre homosexualité et idolâtrie. Dans l’idolâtrie, l’homme est dominé par la créature qu’il adore, ne rendant pas ainsi ce qui revient uniquement au Créateur. Il se produit comme une inversion du projet divin initial manifesté, entre autres, dans la différence sexuelle. Dans l’acte à caractère homosexuel, cette différenciation n’est pas prise en considération. C’est pourquoi il constitue la meilleure illustration possible pour Paul de l’impiété.
[…] L’allusion à Genèse 1 en Romains 1,19-23 nous invite à voir dans la « nature » l’ordre voulu par Dieu et identifiable dans la création. Cela se traduit, entre autre, par la différence sexuelle homme – femme, structure fondamentale voulue par Dieu comme expression de son être de communion. Dieu a voulu l’union sexuelle de l’homme et de la femme, et cette volonté divine, ou loi divine, inscrite dans la nature est perceptible par la raison. L’homme peut observer celle-ci à travers tous les éléments qui caractérisent l’identité sexuelle, la génitalité en étant l’un des signes. […] Il faut bien comprendre que cette qualification morale négative est la conséquence logique d’un versant plus positif. Dieu a voulu créer l’homme pour faire alliance avec Lui. Cela s’est manifesté dès l’origine dans la différence sexuelle. La communion entre l’homme est la femme est la première révélation de l’amour de Dieu pour l’homme. La différence permet l’expression d’une complémentarité, rendant ainsi possible le don des personnes. Le corps sexué manifeste cela. L’enseignement de l’Eglise est parfaitement dans la continuité de ce que dit l’Ecriture à ce sujet."
Journalistes : ne pas avoir honte de la foi
L’assemblée plénière annuelle du conseil pontifical pour les Communications sociales s’est ouverte hier et se conclura vendredi prochain. Le président de ce conseil pontifical, Mgr Foley, a dit, hier :
"Nous ne devons pas seulement condamner les maux dans le domaine des communications, mais nous devons utiliser les moyens et convertir les moyens, transformer les moyens afin que, dans le Corps mystique du Christ, les moyens de communications sociales soient une partie vivante de ce corps mystique, et je souhaite que nous puissions les utiliser pour approfondir la formation des gens du monde et non pour leur ‘déformation’ ou leur ruine.
Nous devons rappeler les vérités essentielles de la vie humaine, et nous ne pouvons pas permettre que les personnes soient distraites par des mensonges, des fausses promesses. Nous devons proposer toujours les vérités essentielles pour la vie humaine. L’origine de la vie humaine, le destin de la vie humaine, la rédemption opérée par Jésus Christ."
Mgr Foley a encouragé les journalistes catholiques à
"ne pas avoir honte de la foi catholique, parce que, comme le disait le Saint-Père, Jésus est la Vérité et la Vie et nous ne devons pas avoir honte de ce fait essentiel. Les journalistes catholiques doivent être non seulement des catholiques convaincus, mais des professionnels de très haut niveau, parce que nous ne pouvons pas et nous ne devons pas offrir à Dieu moins que le meilleur."
Quant aux autres, Mgr Foley les a invité
"à avoir le respect de la vérité, le respect des droits des autres et un dévouement à leur travail pour être toujours honnêtes, objectifs, et des personnes qui travaillent au bien commun".
La guerre des parrainages bat son plein
Tandis qu’une source judiciaire a confirmé qu’une partie du système informatique du FN, qui contenait la liste des maires ayant promis de signer pour Le Pen, a bien été piratée, le candidat de l’UMP a apporté son soutien au FN et à la LCR, affirmant qu’il se "battrait" pour qu’ils concourent. Le ministre-candidat a affirmé que "la démocratie ne doit pas être confisquée par un petit nombre de gens". Au PS, la réaction est ironique : si les règles "ne vont pas, pourquoi la majorité qui dirige depuis cinq ans n’a-t-elle pas proposé de les modifier ?". A l’UDF, on parle de calcul politique, voire de calcul de voix.
Olivier Besancenot (LCR) souhaite que le PS s’inspire des déclarations de Nicolas Sarkozy. Le candidat du MPF a ironisé en affirmant : "il est curieux, paradoxal et significatif que M. Le Pen qui a toujours été l’homme du hors système soit ainsi sauvé par le système. […] Tout le monde trouve qu’il faut sauver Le Pen et Besancenot, personne ne parle de moi. Personnellement j’essaie de me battre pour sauver le candidat Villiers".
Enfin, Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français et candidat à l’élection présidentielle, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire liée à une suspicion de détournement de parrainages : fabrication de documents de nature à induire le public en erreur et détournement d’informations destinées à des autorités publiques.
Les parents déçus de l’école
Selon un sondage réalisé par La Croix et l’UNAPEL, 67% des parents estiment que le système éducatif français (école, collèges, lycées) ne prépare pas de manière satisfaisante les jeunes au monde du travail.
La NRH redevient la Nouvelle Revue d’Histoire (2)
Henri vous l’avait annoncé, la Nouvelle Revue d’ Histoire retrouve son titre pour son numéro de mars-avril 2007 consacré à "la République et la France".
Dans ce nouveau numéro, Dominique Venner remercie tous les lecteurs qui ont manifesté leur soutien à la NRH… pardon à la Nouvelle Revue d’Histoire :
" Grâce à vous, chers lecteurs, cette épreuve se termine donc favorablement. Écrasé par toutes les tâches de la Revue,sans compter les difficultés créées par cette affaire, il ne m’a pas été possible de répondre personnellement à tous ceux qui nous ont écrit et nous ont envoyés des dons. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre gratitude et l’assurance que nous poursuivrons sans faiblir la tâche entreprise."
La restriction de l’instruction à domicile
… sera abordée lors l’assemblée de l’association Famille et Liberté, demain mercredi, en présence notamment du député Christian Vanneste et de l’universitaire Chantal Delsol.
Vous avez dit “diabolisation” ?
L’ambassadeur d’Israël en Allemagne, Shimon Stein, a critiqué des déclarations d’évêques catholiques allemands. Dans un communiqué, il s’est dit "choqué" et "déçu" à la lecture des commentaires de l’évêque d’Eichstätt, Mgr Gregor Maria Hanke, au cours de son voyage en Israël la semaine dernière :
"On peut avoir des opinions divergentes sur la politique d’Israël, on peut critiquer ce pays, mais cela dépend du choix des mots, des termes et des comparaisons historiques utilisées".
Pour Shimon Stein, les évêques allemands ont "diabolisé" l’Etat hébreu. Qu’ont donc osé dire les prélats allemands ?
Mgr Hanke avait déploré les conditions de vie imposées aux Palestiniens dans les territoires occupés, à l’issue d’une visite au mémorial de Yad Vashem qui concluait un séjour d’une semaine de 27 prélats catholiques allemands.
"Le matin, nous avons vu des photos du ghetto inhumain de Varsovie, le soir nous avons traversé le ghetto de Ramallah. C’est insupportable".
Le cardinal de Cologne, Joachim Meisner, a déclaré à propos de la barrière de protection installée par Israël à la frontière de la Cisjordanie au mur de Berlin :
"Je ne pensais pas revoir quelque chose de ce genre au cours de ma vie. Ce mur tombera comme le Mur de Berlin avant lui".
La conférence des évêques catholiques a rejeté les accusations de "diabolisation" de l’ambassadeur.
Noël Copin, RIP
L’ancien directeur de la rédaction de La Croix est mort dimanche à l’âge de 77 ans.
HV
Quel est le véritable taux de chômage ?
Jeudi 8 mars, l’Insee ne dévoilera pas le chiffre du chômage (qui sera publié après les élections…) mais tentera d’expliquer pourquoi ses experts n’ont pas été en mesure de le publier, comme chaque année, en mars. 3 fonctionnaires ont calculé que le taux de chômage ne serait en fait pas de 8,7% à la fin 2006 – un chiffre calculé à partir des données de l’ANPE – mais de près de 9,5%. Ce chiffre représenterait les demandeurs d’emploi, qu’ils soient inscrits ou non à l’ANPE. La correction représenterait quelques 200 000 demandeurs d’emplois en plus.
Une enquête du Conseil national de l’information statistique établit que le nombre de sorties mensuelles a augmenté de plus de 30000 à partir de juin 2005. Seul un quart de ces sorties résulte d’une reprise d’un CDI. Un cinquième correspond à un non renouvellement accidentel suivi d’une réinscription, un quart est à mettre au compte d’un non-renouvellement de l’inscription, accidentel ou motivé (fin d’indemnisation), sans réinscription. La correction s’explique aussi par la modification du mode de comptabilisation des chômeurs inscrits à l’ANPE. Ainsi, des demandeurs d’emploi se sont vus mettre hors des catégories phares pour les statistiques du chômage : les demandeurs d’emploi créateurs d’entreprise, ceux qui bénéficient de petits boulots aidés par l’Etat, ou encore les licenciés économiques signataires de conventions de reclassement personnalisé ou du contrat de transition professionnelle…
Pourquoi Enrico Macias a-t-il rallié Nicolas Sarkozy ?
Le chanteur, qui affirme «qu’il demeurait un homme de gauche», a révélé sur Europe 1 que, "pour lui faire plaisir" Sarkozy avait légalisé cinquante familles
de sans-papiers.
Le lobby euthanasiste en campagne
"profitant de l’approche de la présidentielle,
l’Association pour le droit de mourir dans la dignité accroît ses pressions en
faveur d’une légalisation de l’euthanasie".
Le quotidien
publie une «enquête sur les bien curieuses pratiques de ces militants du
«suicide assisté» » :
"la semaine prochaine commencera en Dordogne le procès
aux assises d’un médecin et d’une infirmière, qui sera utilisé comme une
tribune pour les partisans de l’euthanasie. […] En ce moment,
l’association fait circuler un livre blanc recensant des témoignages – anonymes
– de personnes demandant «une aide active à mourir»".
Le Parisien se penche aussi sur « l’entrisme à l’hôpital » :
"suite à un décret signé par Xavier Bertrand le 11 août
dernier, les représentants [de l’association] ont le droit de siéger dans les
commissions des usagers des hôpitaux".
Le Dr Louis Puybasset, réanimateur à la Pitié-Salpêtrière à Paris, déclare :
"On est face à une stratégie très organisée. Ils communiquent très bien sur le
registre de l’émotion, de la peur, de la souffrance. […] Mais, en fait, ils
prônent le suicide assisté pour n’importe qui".
Claude Martin, président de la Société française d’anesthésie et de
réanimation, rappelle que :
"la loi actuelle règle 99 % des problèmes. Nous
sommes en mesure d’accompagner les patients en fin de vie vers une mort digne.
Alors que, à l’opposé, l’euthanasie est un acte brutal".
Le Parisien
publie aussi un entretien avec Marie Humbert, qui «avait été
soutenue par l’ADMD lors de l’épreuve de la mort de son fils», mais, «la jugeant trop extrémiste, s’en est depuis éloignée».
Elle déclare notamment avoir été «manipulée par cette association».
Sacramentum Caritatis
C’est le titre de l’exhortation apostolique sur l’Eucharistie. Elle sera publiée le 13 mars prochain.
La grande presse toujours en crise
"Le Monde (-2,66%), la Tribune (-3,85%) et surtout Libération (-7,08%!) n’ont pas enrayé en 2006 la baisse de leurs ventes entamée il y a déjà plusieurs années (par exemple, -2,2% pour Libé en 2005, -3% pour Le Monde la même année). […] [C]ette baisse globale des ventes (-0,14% pour les quotidiens
nationaux) […] touche aussi, mais dans une moindre mesure Le Figaro (-0,86%), La Croix (-0,73%). L’Huma (qui ne perd plus de lecteurs depuis 4 ans) et Les Echos sont stables (+0,13% et +0,18% respectivement). Quand à L’Equipe (+2,8%, toujours premier quotidien national) et Aujourd’hui en France (+8% pour l’édition nationale du Parisien) du groupe Amaury, ils se portent bien."
Diocèse : le conseil des laïcs
Un nouveau conseil, présidé par l’archevêque mais
seulement composé de laïcs en mission ecclésiale (LEM), participera à la gestion du diocèse de Lyon. Cette nouvelle
structure, rejoint en égal les autres
conseils d’un point de vue missionnaire et ecclésial, afin de prendre
en compte la voix des laïcs.
L’originalité du nouveau
conseil réside dans le mode de désignation retenu : chacun de
ses huit membres sera élu par ses pairs, pour plus de 90% des femmes,
titulaires d’une formation initiale et tous porteurs d’une lettre de
mission. Leur rôle sera de «représenter» les LEM auprès de
l’archevêque, de travailler dans un souci clairement exprimé de
transversalité à la «réalisation de la mission de l’Église diocésaine»,
et d’être attentif «aux conditions d’exercice des missions confiées».
Le cardinal Barbarin a
souligné la nécessité d’intégrer une certaine culture d’entreprise, appelant au renforcement des entretiens
individuels annuels, afin de « rendre compte de la mission confiée »,
et à une plus grande disposition à la mobilité, géographique comme
interservices, deux axes de la « politique de richesse humaine » du
diocèse.
Déni de démocratie
Sur le blog de Valeurs actuelles :
"les mêmes qui jetaient des milliers de lycéens dans la rue pour conjurer une menace qui n’existaient que dans leur pauvre imagination, crient à au déni de démocratie parce que Le Pen n’aurait pas ses signatures et qu’il faudrait l’aider à les obtenir… "
Qu’est-ce que le communautarisme ?
Dans un entretien avec Philippe Maxence, Jacques de Guillebon fustige le "repliement communautariste" de certains chrétiens, à ne pas confondre avec les communautés chrétiennes :
"Les communautés catholiques existent déjà, jusqu’à preuve du contraire, et c’est paroisses, diocèses, Eglises locales ou particulières qu’on les nomme. Elle ont enfanté et enfantent encore des «structures d’amour» à vocation temporelle, lesquelles ne trouvent leur but véritable que dans le don de la Parole divine, et de la charité qu’elle engendre, au monde entier."
Est-ce à dire que Jacques de Guillebon condamne les écoles catholiques hors-contrat ? Les divers groupes catholiques de tous âges (scoutisme, associations familiales, groupes de couples type Domus Christiani, etc.) ? Il dénonce la volonté de "constituer une structure catholique sur le schéma de la Oumma" ou encore la "Catholic city ". En fait, on ne voit pas très bien ce qu’il entend par communautarisme chrétien.
Addendum : on trouvera en commentaire de ce post, outre les réponses de J. de Guillebon, celles de Denis Sureau et Rémi Fontaine qui reviennent sur la définition du terme "communautarisme". Lire également les commentaires sur le blog de P. Maxence.
Zidane, admirateur de Khomeiny ?
Voici ce que l’on trouve dans la presse iranienne d’opposition au régime des mollah :
"Zinedine Zidane, le joueur musulman français, au cours du mois de Khordad (juin) viendra en Iran pour participer au tournoi de football « des quatre directions » organisé pour la célébration de l’imam Khomeiny. Zidane viendra à cette célébration qui se tiendra dans la ville de Khomeyn. Mohamad Reza Golpayegani, organisateur de ce tournoi a dit : ce joueur a demandé à venir à cause de son profond respect personnel pour la personnalité de l’imam Khomeiny. Après avoir accepté notre invitation, il sera notre invité d’honneur lors du tournoi des 4 directions".
Décès d’un poilu
L’un des trois derniers poilus de la «Der des der», Jean Grelaud, est décédé le 25 février à Paris à l’âge de 108 ans.
Pour “faire péter le système”
…on trouve une banlieue qui voterait Le Pen.
Sondage sur le vote catholique
Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour La Croix, 51% des électeurs catholiques voteraient à droite dès le premier tour (sans compter François Bayrou). À eux deux, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers capteraient par ailleurs 20 % des catholiques pratiquants, "probablement chez les plus identitaires" (détail du sondage en rtf, cliquez sur l’image pour l’agrandir).
Alain Soral sur le Forum Catholique
…c’est tout de suite et jusqu’à 22h. Pour connaître l’itinéraire de cet intellectuel atypique, c’est ici (biographie).
Ad : Le débat débutera vers 19h30.
Violence contre les femmes en Seine-Saint-Denis
Une enquête réalisée en Seine-Saint-Denis en 2006 révèle que 23% des jeunes filles de 18 à 21 ans rapportent avoir subi au moins une fois dans leur vie (les 12 derniers mois exclus) des violences physiques (coups, menaces avec armes et/ou vols violents…) et 14% des agressions sexuelles (attouchements, tentative de viol et/ou viol).
Sur les 12 derniers mois, 30% des jeunes filles affirment avoir été victimes de violences physiques et 5% de violences sexuelles. Les agressions physiques sont intervenues dans la famille (11%), dans le couple (12%), au travail (11%), dans l’espace public (11%) et au lycée (10%). Sur la même période, 60% des filles affirment avoir subi dans l’espace public (hors travail et écoles) une forme de harcèlement sexuel. Les auteurs de violences physiques sont l’un des parents ou beaux-parents (37% des cas) ou le petit ami (10%).
Les résultats complets sont attendus pour novembre. Ils analyseront notamment les origines sociales des jeunes filles (dont 8% de nationalité étrangère, 62% des pères nés hors de la France métropolitaine).
Le Louvre, les Emirats, la charia et la crucifixion
Le site Latribunedelart.com, sur lequel est inscrite la pétition hostile au projet de Louvre à Abu Dhabi, est censuré par les Emirats. La question de la censure, celle pouvant peser sur les expositions sous l’enseigne «Louvre», a jusqu’ici été minimisée. Au ministère de la Culture, on souligne que ce «régime est l’un des rares acceptables du Moyen-Orient». «Qu’un pays arabe demande à se confronter à la culture occidentale est une chance à saisir», plaide un conservateur. «Dans les négociations, les Emirats n’ont jamais demandé la moindre censure sur les oeuvres d’art», indique le gouvernement.
En réalité, le gouvernement est le premier à reconnaître l’existence de la «censure» aux Emirats, si l’on se réfère aux «conseils aux voyageurs» sur le site de l’ambassade de France :
«même si elle est appliquée de manière moins rigoureuse qu’en Arabie Saoudite, la charia demeure la référence de base du droit civil et pénal».
Au détour d’un paragraphe, on apprend aussi que toute image «représentant des personnes nues est prohibée» . C’est pourquoi la France a précédé le mouvement, en faisant valoir qu’elle se tiendrait à une réserve de bon aloi, qui exclurait par exemple les crucifixions.
Rhône : ouverture du lycée musulman
Les dirigeants du collège Al-Kindi de Décines (Rhône), appelé à devenir le plus gros établissement musulman de France, ont accueilli leurs premiers élèves ce matin. Après l’ouverture de cette première classe de 6è, qui fait suite à six mois de bras de fer avec le rectorat, les responsables d’Al-Kindi comptent ouvrir quatre autres classes en septembre et accueillir 150 élèves environ, de la sixième à la seconde. Le recteur de Lyon Alain Morvan s’oppose depuis la rentrée à l’ouverture du collège-lycée, accusant le directeur de servir de "prête–nom" pour mettre en place une "direction de paille", puis évoquant des raisons de sécurité.
Le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers a réclamé que soit définie une "charte républicaine" pour ce lycée, demandant en attendant la "suspension" de l’ouverture de l’établissement :
"Oui à l’ouverture d’un collège-lycée, à condition que soit appliquée une charte républicaine [imposant] la reconnaissance de l’égalité hommes-femmes et de la laïcité [et] le refus de la polygamie et du port du voile".
La "charte" doit également apporter
"la garantie d’un enseignement républicain […] c’est à dire qu’on puisse enseigner Voltaire, Corneille, Molière, ou l’histoire de la seconde guerre mondiale et de la Shoah à travers les programmes de la République française. Si cette charte n’est pas appliquée, c’est la porte ouverte à une dérive communautariste".
Pink TV : plus qu’un mois ?
Pascal Houzelot, le président-fondateur de Pink Tv était ce matin invité sur Europe1. Il n’a pas caché que la situation est difficile, c’est pourquoi il est en train de tenter avec ses actionnaires de recapitaliser la chaîne, "mais si cela ne marche pas, Pink Tv pourrait disparaître." Pascal Houzelot se donne encore environ un mois pour sauver Pink Tv, et réunir la somme de 4.5 millions d’euros.
Chemin néo-catéchuménal : nouveau rappel à l’ordre
En l’espace de trois jours, au début du Carême, le Chemin Néocatéchuménal a reçu deux rappels à l’ordre : le premier de la part du pape, le second de la part des évêques de Terre Sainte. En décembre 2005, la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a demandé au Chemin Néocatéchuménal de modifier la façon dont ses communautés célèbrent la messe. Le 12 janvier 2006, Benoît XVI a exigé du Chemin qu’il "respecte attentivement" les règles établies.
La liturgie et la catéchèse prêchée par le Chemin dans ses communautés donnent lieu à controverse, voire à des réticences tant de la part de la Congrégation pour le culte divin que de la Congrégation pour la doctrine de la foi. En outre, l’approbation définitive des statuts du Chemin est incertaine. Ils avaient été approuvés "ad experimentum" par le Saint-Siège le 29 juin 2002 pour un quinquennat qui va prendre fin dans quelques mois. C’est Benoît XVI qui a parlé de l’incertitude concernant l’approbation définitive des statuts, le 22 février, premier jeudi de carême, lors de sa rencontre avec le clergé de Rome :
"On se demande si, après cinq années d’expérience, il faut confirmer de manière définitive les statuts du Chemin Néocatéchuménal, ou s’il faut prolonger la période d’essai ou encore s’il est peut-être nécessaire de réviser certains éléments de cette structure".
Le patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah, et les autres évêques catholiques de Terre Sainte sont intervenus le 25 février, sous la forme d’une lettre collective adressée aux membres du Chemin. Les évêques de Terre Sainte reprochent aux néocatéchumènes de faire bande à part, de célébrer la messe en dehors des paroisses, de ne pas observer les rites liturgiques, de rester éloignés de la langue et de la culture des habitants locaux.
Curieuse justice française
Sous la plume de Caroline Parmentier dans Présent :
"Un pharmacien de 66 ans, accusé d’avoir tué un braqueur et blessé un passant après un cambriolage en 1998 à Rehon (Meurthe-et-Moselle), a été condamné samedi à une peine de quatre ans de prison : deux ans ferme. Deux avec sursis. Les complices du braqueur tué par le pharmacien, qui comparaissaient à ses côtés, ont pris, eux, deux ans de prison. Peine moindre pour les braqueurs que pour la victime qui a tiré…
Dans la soirée du 22 novembre 1998, trois hommes encagoulés avaient fait irruption dans une pharmacie de Rehon juste après sa fermeture pour s’emparer de la caisse où se trouvaient 457€. Le pharmacien avait alors sorti son arme, un 357 magnum, et tiré à cinq reprises sur les agresseurs, trois fois à l’intérieur de la pharmacie et deux fois à l’extérieur, alors qu’ils battaient en retraite. Mortellement touché, un des cambrioleurs, âgé de 19 ans, s’était écroulé à 160m de la pharmacie tandis qu’un passant de 18 ans était blessé à l’avant-bras.
La cour d’assises a renvoyé dos à dos les braqueurs et le pharmacien qui s’est défendu : même temps de prison ferme. C’est ce qu’ils appellent «un braquage qui a mal tourné». Quand le braquage «tourne bien», les truands repartent avec la caisse et le pharmacien n’a qu’à bien se tenir."
L’idéologie laïque et républicaine : une religion
Un article du Süddeutsche Zeitung s’interroge sur "l’idéologie laïque et républicaine des Français [qui] s’apparente à une religion". L’article emploie un vocabulaire religieux, justifiant son titre : "la République comme objet de culte" :
"Les républicains transcendantaux […] opèrent essentiellement dans les écoles, les séminaires d’enseignants, les administrations et les commissions ministérielles. C’est là qu’ils dévoilent leur pensée et leur argumentation, avec une force toute cléricale. Que ce soit la structure des départements, le mode de scrutin, la laïcité, la réforme des programmes scolaires, tout a droit à son onction philosophique. Les cadres de la République baignent dans un rationalisme qui leur donne la conviction missionnaire qu’ils incarnent la raison, un concept aussi sacré que la République et tout aussi universel.
On pourrait considérer ce républicanisme transcendantal comme un trait folklorique sympathique, […] s’il n’était pas devenu au cours des dernières années un modèle figé. Au nom de la République de la raison éternelle de 1789, toute réorientation de la politique intérieure et extérieure de la France est impossible".
