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Des Prix Nobel jugent l’économie française

Dans une série d’entretiens publiés par Les Echos, cinq prix Nobel d’économie américains dressent un tableau de l’économie française. L’économiste Edmund Phelps, prix Nobel 2006, affirme :

"J’observe que les Français sont parmi les habitants du G7 les moins motivés au travail. C’est incroyable ! Les Européens ne croient plus au travail comme moyen d’épanouissement".

Robert Solow, prix Nobel de 1987, reconnaît qu’en termes de productivité, la France est très performante. Mais les 35 heures ont été un échec.

L’économiste Gary Becker (prix Nobel 1992), estime que :

"Le taux de croissance de l’économie française n’est pas assez élevé. Elle ne s’est pas assez réformée. Les entreprises devraient notamment avoir davantage de marge de manoeuvre pour licencier les employés qui ne leur conviennent pas. Les charges qui pèsent sur le travail sont également trop lourdes. Le salaire minimum, que certains candidats à la présidentielle veulent augmenter, est au contraire trop élevé".

Edward Prescott (Nobel 2004), juge que :

"Si la France ramenait ses taux d’imposition au niveau américain, le produit des impôts serait du même ordre qu’aujourd’hui, car après une période de transition, la production serait 40% plus élevée".

Paul A. Samuelson, prix Nobel 1970, affirme que :

"la France fait partie des pays européens au modèle le moins efficace. Elle n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités de l’économie mondiale, les Français aujourd’hui devraient tolérer la remise en question de certains privilèges et accepter que leur société soit davantage inégalitaire".

Michel Janva

Le vrai scandale du Grand-Orient

Un scandale ébranle le Grand-Orient de France : magouilles, vols, abus de biens sociaux… une minorité de Frères profiterait du système. Dans un entretien sur I-Télé, Hugues Leforestier, conseiller de l’Ordre du Grand Orient de France, dont il a été secrétaire général en 2005 et président du Conseil de surveillance de sa filiale immobilière en 2006, auteur de Frères à abattre, s’enorgueillit d’un autre scandale sur lequel il ne s’émeut aucunement :

"Le Grand-Orient de France, il a contribué à faire la République, nos prédécesseurs ont inventé la société. […] Le GO a eu un rôle génial".

Sont cités pêle-mêle : l’abolition de l’esclavage, les caisses de retraites, les HLM, la sécurité sociale, les mutuelles, la séparation de l’Eglise et de l’Etat…

"C’est extraordinaire l’apport que le Grand-Orient de France a eu au niveau de la société".

Alors : qui gouverne ce pays ? Il est là le vrai scandale du Grand-Orient de France. A quand la séparation de l’Etat et de la Franc-maçonnerie ?

Michel Janva

L’outrageant Tarik Ramadan

Citoyen suisse, l’intellectuel musulman Tarik Ramadan, se trouvait dimanche soir à Roissy-Charles-de-Gaulle, en transit pour Londres. Il aurait emprunté un itinéraire non autorisé avant qu’une fonctionnaire de police le lui fasse remarquer. Il aurait alors insulté à deux reprises la jeune femme, qui a porté plainte. Interpellé et placé en garde à vue par la police aux frontières, il est poursuivi pour «outrage». Relâché, Tarik Ramadan aurait reconnu les faits et a été convoqué le 6 avril par le parquet de Bobigny après reconnaissance préalable de culpabilité.

Michel Janva

Pourquoi les journalistes français font-ils si peu d’investigation ?

Réponse d’un journaliste de l’Express :

"Parce que c’est un nid à emm**des, et ça coûte très cher."

HV

Une majorité de Polonais serait favorable à un amendement pro-vie

Michel nous a rapporté la demande de la Ligue des Familles Polonaises : faire figurer dans la Constitution polonaise le droit à la vie, dès la conception. La loi actuelle autorise l’avortement dans des cas exceptionnels, notamment le viol.

L’institut de sondage PGB estime qu’une majorité de Polonais, 52%, serait favorable à cet amendement – ce qui peut paraître optimiste, des estimations précédentes parlant plutôt de 20% (notons toutefois que ces dernières années, le PGB s’est montré plus fiable que d’autres instituts.)

Le parti conservateur PiS est divisé sur l’opportunité d’un tel amendement, de même que l’épiscopat. Mais il est toujours encourageant de voir le camp pro-vie en offensive, plutôt que sur la défensive.

Henri Védas (via LifeSite)

Vladimir Poutine reçu au Vatican

La visite du président russe avec le Pape est l’occasion de relancer le dialogue entre l’Eglise catholiques et les orthodoxes de Russie, selon le nonce.

MJ

Le travail du dimanche à petits pas

Valérie Pécresse, député des Yvelines et porte-parole de Nicolas Sarkozy, organisait vendredi un débat sous le titre "Faut-il autoriser l’ouverture des magasins le dimanche ?", avec Robert Rochefort, patron du CREDOC, Jean-Patrick Grumberg, président d’Usines Center, Madame Courne, conseillère municipale de Versailles et Joseph Thouvenel, Secrétaire Général adjoint de la CFTC. Deux pour, deux contre, un arbitre, un débat équitable en apparence.

Pourtant, selon, travail-dimanche.com, c’est un exemple type de confiscation de la démocratie par les lobbies politico-financiers.

Michel Janva

Vietnam-Vatican: vers de nouvelles relations diplomatiques

La délégation vaticane conduite par Mgr.Pietro Parolin, Sous-secrétaire pour les relations avec les Etats, est rentrée de son séjour d’une semaine au Vietnam.

Elle a rencontré, d’une part, Mgr. Paul Nguyen Van Hoa, Evêque de Nha Trang et Président de la Conférence épiscopale, ainsi que le Comité permanent pour les affaires religieuses du Gouvernement vietnamien, pour évoquer la situation et le rôle de la communauté catholique du Vietnam.

Elle s’est entretenue, d’autre part, avec diverses autorités gouvernementales posant la question de la normalisation des relations avec le Saint-Siège. Les autorités vietnamiennes ont indiqué que, sur instruction du Premier Ministre, "les organismes compétents y travaillent et ont déjà  examiné les modalités d’engagement du processus d’établissement de relations diplomatiques".

"La délégation du Saint-Siège à transmis à tous les encouragements et la bénédiction du Pape, envers qui les fidèles manifestent un profond attachement filial et une grande fidélité. Toute la communauté espère qu’une visite pastorale du Saint-Père sera un jour possible" au Vietnam.

Marie Sophrone

Expropriation de l’Eglise en Chine

La propriété privée a fait son entrée dans la Constitution chinoise en 2004, mais une loi concrétisant ce principe devrait être adopté ces prochains jours par le Parlement chinois. Toutefois, les catholiques de Pékin lancent un appel pour sauvegarder les biens de l’Eglise contre leur saccage et leur accaparement. Ils accusent des membres du Parti communiste chinois et des Associations patriotiques de s’emparer de la propriété de l’Eglise.

D’après la loi chinoise, les biens de l’Eglise séquestrés durant la Révolution Culturelle, que ce soient des édifices religieux, des écoles, des hôpitaux, des Universités, des bibliothèques ou d’autres bâtiments, doivent lui être restitués. Mais les organes qui contrôlent l’Eglise – que ce soient les Associations patriotiques ou les Bureaux des affaires religieuses – continuent à se considérer comme propriétaires, vendant ses biens, les transformants en édifices de rente ou en auberges, tout en encaissant les revenus de ces opérations. Les biens injustement confisqués et non restitués s’élèveraient à quelque 13 milliards d’euros.

Michel Janva

Ce bon serment d’Hippocrate

Fabrice Madouas (Blog Valeurs Actuelles, 12/03/07) rappelle les origines et la teneur du serment d’Hippocrate, plus que jamais d’actualité, après que Ségolène Royal s’est prononcée pour une euthanasie assistée:

« Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. »

La pétition lancée par Elisabeth Bourgois, infirmière écrivain, contre l’euthanasie a déjà recueilli près de 15 000 signatures, dont celles de très nombreux soignants : « Aider quelqu’un à mourir dans la dignité ne peut en aucun cas vouloir dire provoquer sa mort », rappelle-t-elle.

Le serment d’Hippocrate se conclut ainsi :

« Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque ».

Marie Sophrone

François Bayrou contre une loi sur l’euthanasie

Interrogé au sujet de l’euthanasie, François Bayrou a affirmé :

"Les dernières minutes, ça se passe entre le malade et le médecin. C’est une question de confiance, une question de regard et une question de conscience [et] ce n’est pas à la loi d’entrer dans cet instant-là.

"J’ai voté la loi qui a été mise en place il y a quelques mois [basée sur une] idée: pas d’acharnement thérapeutique et tous les traitements possibles pour éviter la souffrance du malade".

Michel Janva

Catholiques de gauche ou de droite : dépasser les clivages

Sur son blog, Cyril Brun déplore la division des catholiques, de "gauche" ou de "droite" :

"[N]ous commettons là l’erreur grossière d’opposer vérité et charité. Cette opposition stérile est du reste la racine de la division actuelle des catholiques. Les tenants de la Vérité s’enfoncent dans un rigorisme littéral, tandis que les partisans de la charité s’enlisent dans un angélisme tétanisant. […] Comme le dit le psalmiste, amour et vérité s’embrassent. Il ne peut y avoir de vérité sans amour ni d’amour sans vérité. […] Sur la Vérité repose l’Amour, mais l’Amour permet à la Vérité de prendre vie en nous. Voilà pourquoi il convient de dire clairement la Vérité, de montrer la direction, de ne pas cacher les difficultés du chemin, mais également d’accompagner tout au long du chemin, soutenir, encourager, exhorter, par une présence, par un exemple. Si nous ne montrons pas le chemin en vérité, personne ne le prendra. Si nous n’accompagnons pas sur le chemin avec amour, personne n’arrivera au bout, nous les premiers.

[…] [I]l n’appartient pas à l’Église de donner des consignes de vote. […] En revanche, il appartient au magistère de l’Église d’aider au discernement des fidèles en leur donnant les moyens de faire un choix incarné, cohérent avec la foi. C’est tout l’enjeu de la doctrine sociale de l’Église [à consulter ici, NDMJ]. Se situant bien au-delà des idéologies et des partis, l’Église en condamnant telle ou telle proposition, rappelle le chemin qui va vers Dieu.

C’est ensuite aux chrétiens eux-mêmes d’être capables de passer au dessus de leurs intérêts personnels, de leur pré carré, d’être capables de se remettre en cause dans leurs convictions profondes si elles ne s’avèrent pas compatibles avec la foi."

Michel Janva

Victoire pro-vie aux Philippines

Une proposition de loi visant à interdire aux familles d’avoir plus de deux enfants, comparable à la législation chinoise de l’enfant unique, n’a pas vu le jour. Cette loi avait l’entier soutien de l’ONU et notamment du Fonds pour la population (FNUAP). Les associations pro-vie estiment que leur action a permis cet enterrement. Mais cette victoire n’est pas définitive, la présidente des Philippines étant favorable à une loi de contrôle de la population, même si elle s’est engagée en mars 2006 à opposer son veto à toute loi légalisant l’avortement dans son pays.

Michel Janva

Jacques Chirac, l’extrémiste

Hier soir, Jacques Chirac a dit : "ne composez jamais avec l’extrémisme".

Bernard Antony accuse le président d’avoir "composé avec le pire extrémisme" :

"S’il y a un homme qui a en effet composé, collaboré toute sa vie avec le pire des extrémismes, avec le pire des racismes, c’est bien lui, Jacques Chirac, qui en un demi siècle de vie politique n’a jamais fait un seul geste pour les victimes du communisme et ses cent millions de morts, et les milliards de personnes de tous les peuples qui ont souffert dans son empire esclavagiste depuis 1917. […] L’avorteur en chef Jacques Chirac, promulguant la loi Veil n’a jamais eu qu’une haine : celle des racines chrétiennes de la France et des valeurs de la culture de vie authentique, il n’a jamais un seul mot pour évoquer les atrocités sans fin commises par les régimes du marxisme-léninisme. Il a été ainsi le complice du pire et du plus long des extrémismes que la terre ait jamais connu."

Pour Bruno Gollnisch :

"une opinion, une doctrine, un courant politique, des citoyens, s’apprécient en fonction de leurs qualités ou défauts intrinsèques. Leur coller une étiquette est un moyen commode d’exclure. Cela ne saurait tenir lieu d’argument, de confrontation, de critique. […] La seule question qui vaille est de savoir si une idée est juste ou fausse. La récuser a priori du fait de sa position sur l’échiquier politique, à un moment donné, est une extrême sottise."

Michel Janva

En Europe, la presse critique Jacques Chirac

Dans l’ensemble, la presse européenne dresse un bilan très sévère de Jacques Chirac :

  • Daily Telegraph : "En tant qu’homme politique, il a personnifié (…) tout ce qui n’allait pas dans la politique française, il est charmant, inconstant, imposant, a fière allure et aucun scrupule. Il a été, selon son humeur, libre-échangiste et protectionniste, gaulliste et atlantiste, fédéraliste et euro-sceptique".
  • Financial Times : "éternel opportuniste, (qui) a retourné sa veste sur de nombreuses questions".
  • Guardian : "girouette".
  • Le Soir (Belgique) : "L’adieu émouvant d’un piètre président".
  • La Libre Belgique : "en 40 ans, a dit tout et son contraire".
  • El Mundo : La "versatilité".
  • ABC : "ses changements d’opinion tout comme ses gaffes sont légendaires".
  • Berliner Zeitung : "Qu’a fait cet homme de ses possibilités ? Peu." "Jacques Chirac laisse la France dans l’état où il l’a trouvée en 1995".
  • Spiegel: "Il ne restera pas grand-chose de Chirac […]. Les conseils qu’il a donnés dimanche soir à son peuple, il ne les a pour la plupart jamais suivis".
  • Die Welt : l’échec "dévastateur" du référendum, "qui a aussi discrédité Chirac à l’étranger."
  • Süddeutsche Zeitung : le "non" au référendum sur la Constitution européenne "est considéré comme l’un des échecs les plus graves de sa présidence".
  • la presse polonaise : elle rappelle sa "gaffe" à l’égard des nouveaux entrants à l’Union européenne. Jacques Chirac avait alors reproché à la Pologne, candidats à l’UE, d’avoir "raté une bonne occasion de se taire" en apportant un soutien explicite à l’intervention américaine en Irak, désapprouvée par la France.
  • De Standaard (quotidien belge néerlandophone) : "La chiracophobie est devenue un sport national",
  • La Repubblica : "son indice de popularité était tombé au plus bas et ils étaient peu nombreux à espérer qu’il se représente."

Michel Janva

Quand on reparle d’euthanasie

Ségolène Royal fera voter au Parlement une loi autorisant l’euthanasie active sous conditions, a confirmé François Hollande. Ce texte reprendrait la proposition de loi citoyenne dite Vincent Humbert qui propose d’inscrire dans le Code pénal une "exception d’euthanasie" :

"Nous voulons en ce domaine légiférer, légiférer avec précaution, légiférer avec respect et faire en sorte que ce droit fondamental à vivre et à mourir dans la dignité puisse être préservé et ouvert".

A propos d’euthanasie, Liberté Politique affirme -sans source- que Jean-Marie Le Pen serait ambigü sur cette question, et cite ensuite un obscur blog, qui affirme que le président du FN ne serait pas clair sur les questions de respect de la vie. Ces affirmations sont erronées au regard du programme (pdf, p.14 refus de l’euthanasie, tout en condamnant l’acharnement thérapeutique, interdiction de la recherche sur les embryons ainsi que du clonage ; p.16 droit à la vie – déjà traité ici par vos blogueurs – à notre connaissance, aucun autre candidat ne parle dans son programme du droit à la vie, de la conception à la mort naturelle – et famille).

Michel Janva

Addendum 16h30 : Liberté Politique a mis une source à son information : l’émission "Face aux chrétiens" – La Croix/RND/RCF – du 8 mars. Pourtant, face au journaliste de RND qui croit comprendre que Le Pen évoque des "exceptions" à l’euthanasie, Jean-Marie Le Pen a nié cette interprétation et a réaffirmé qu’il se rattachait au "principe d’interdiction" de l’euthanasie.

Le “paradis” des avortements

pourrait être la Suède. Une proposition gouvernementale vise à autoriser les femmes étrangères à se rendre en Suède pour y avorter, au-delà du nombre de semaines limite. Göran Hägglund, du Parti démocrate chrétien, défend la proposition d’ouvrir les structures sanitaires aux femmes soumises, dans leur pays, à une législation plus restrictive en matière d’avortement.

Face à cette éventualité, l’évêque catholique de Stockholm, Mgr Anders Arborelius, et le chef de l’Eglise pentecôtiste Sten-Gunnar Hedin, ont fait part de leur désapprobation, écrivant une lettre sur l’un des quotidiens à plus gros tirage de Suède :

"Nous nous voyons obligés de recommander à nos électeurs chrétiens de ne pas voter pour l’Alliance lors des prochaines élections de 2010. Il est de notre devoir, en tant que chrétiens, de défendre l’inviolabilité de la vie humaine. En tant que chrétiens nous sommes terriblement inquiets de voir que le gouvernement prépare un tel projet de loi.

En tant que chrétiens nous faisons appel au Ministre de la Santé et des Affaires sociales pour que la Suède ne devienne pas le paradis des avortements… Nous souhaitons, en revanche, une politique qui demande à notre riche pays, la Suède, d’apporter plus de soutien à ces femmes qui, dans notre pays ou à l’étranger, ont besoin d’aide pour élever leurs enfants".

Michel Janva

L’avortement au Pérou

La culture de mort s’insinue via l’élimination des enfants malades. De l’avortement à l’eugénisme en somme.

MJ

Le Père Neuhaus et la dégradation du climat intellectuel

L’intellectuel catholique new-yorkais s’en inquiète dans le numéro de mars de la revue First Things, partant de l’exemple du réchauffement climatique.

On perçoit une tendance croissante à refuser de débattre en déclarant que "le temps de la discussion est terminé". Et ce n’est pas vrai que pour le réchauffement. Soulevez une question à propos de la validité, scientifique ou philosophique, de la théorie darwinienne, et on vous répondra que "le temps de la discussion est terminé." […]

On dirait bien qu’il se développe un nouvel anti-intellectualisme. Le discours public vise de plus en plus non pas à rechercher la vérité, mais à mettre un terme à la discussion.

Henri Védas

Candidature Royal : déjà l’heure de l’autopsie ?

Le Monde titre : "Ségolène Royal estime que les ‘éléphants’ ne l’ont pas assez soutenu" (sic).

"Je crois que dans cette première phase de campagne, et à cause du débat interne, les dirigeants du Parti socialiste n’ont pas suffisamment fait bloc autour de moi au début de cette campagne. […] Donc il y a eu un doute sur la compétence parce que les gens se sont dits : ‘Mais comment cela se fait, s’ils ne font pas bloc autour d’elle, c’est que eux-mêmes ont un doute’".

Henri Védas

Jacques Chirac soutiendra-t-il François Bayrou ?

Le candidat de la rupture du centre a affirmé, après le discours de Jacques Chirac :

"ce soir c’est plutôt un coup de chapeau que j’avais envie de donner parce que j’ai trouvé que ce discours était en effet le fil conducteur de ce que on devrait suivre en France".

"Ce soir j’ai trouvé qu"il avait parlé bien et [il] a la dimension d’un chef d’Etat qui achève son mandat".

"Il m’est plus sympathique comme homme et même comme président de la République que ce que vous croyez".

On notera que Nicolas Sarkozy n’a pas réagi à la déclaration du chef de l’Etat, mais que l’UMP reste suspendue à la prochaine déclaration du locataire de l’Elysée. Un nouvel épisode de "la droite la plus bête du monde" ?

Michel Janva

Paris : manifestation contre l’euthanasie

Lu sur le Fil news de TF1 :

17h39>Environ 200 opposants à une légalisation de l’euthanasie rassemblés place du Trocadéro.
MJ

Le droit de vote des immigrés

Interrogé sur Canal+, Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour le droit de vote aux élections municipales des étrangers en situation régulière "en France depuis 10 ans", "sur la base de la réciprocité" avec les Français vivant dans les pays d’origine de ces étrangers. Y-aurait-il donc beaucoup de Français dans ces pays ?

Michel Janva

Nicolas Sarkozy et l’euthanasie

Dans la lettre de bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, Tugdual Derville, président de l’Alliance pour les droits de la vie, revient sur la déclaration de Nicolas Sarkozy sur l’euthanasie :

"Le 11 février dernier, le candidat UMP a surpris son propre camp et jeté le trouble dans le mouvement des soins palliatifs en laissant entendre une évolution de sa position sur l’euthanasie. […] Quoique stupéfait par la déclaration de Nicolas Sarkozy, son rapporteur, le député Jean Léonetti, a choisi de s’en féliciter publiquement. […]

Fidèle à son discours d’investiture, le ministre de l’Intérieur se montre capable, dans la même phrase, d’encenser les religions et de récuser leur influence. "Sur ces questions de la vie et de la mort, j’ai souvent dit le respect que j’avais pour les grandes religions de France, mais je veux simplement qu’on aborde ces questions en partant moins des principes et plus de la souffrance" […]. Un aveu d’imprudence, somme toute, mais également un signe de faiblesse significatif de la dérive populiste. […]

Dans les rangs du parti majoritaire, où les tenants du statu quo sont nombreux, la déclaration du candidat a provoqué le doute. Les praticiens des soins palliatifs ou l’Académie de médecine peuvent aussi s’inquiéter, quelques mois après avoir découvert que l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) était officiellement agréée pour représenter les usagers de l’hôpital.

[…] L’inquiétude du milieu des soins palliatifs est d’autant plus légitime que deux événements médiatiques vont prochainement intensifier la pression euthanasique : la diffusion prochaine, sur TF1, d’un téléfilm, sur l’affaire Humbert […] et surtout le procès de Saint-Astier. Sa programmation, du 12 au 16 mars, risque fort de fragiliser un Nicolas Sarkozy déjà entamé : l’ADMD pense tenir là son procès de Bobigny, l’affaire qui, en 1972, accéléra la légalisation de l’avortement. Le scénario est en effet "idéal" : le médecin et l’infirmière impliqués sont soutenus par la famille de la patiente  euthanasiée ; Marie Humbert est annoncée en "guest star" ; les journalistes se bousculent pour  obtenir une accréditation. Face à un tel déferlement, les médecins, encore majoritairement favorables au respect de la vie finissante, auront-ils les moyens de faire entendre leur voix ? L’Eglise pourra-t-elle faire comprendre au candidat UMP qui la courtise qu’elle n’attend pas des politiques d’être flattée – même si la résistance de Nicolas Sarkozy à l’anticléricalisme plaît aux chrétiens – mais d’agir pour la justice ? Or, la justice commence par le respect de la dignité et de la vie humaines."

Michel Janva

Brésil : les évêques contre les propos de Lula

Lula a accusé d’hypocrisie l’Eglise et les familles concernant l’utilisation du préservatif, estimant inutile de demander aux jeunes de s’abstenir d’avoir des relations sexuelles parce que "le sexe est quelque chose qui plaît à presque tout le monde et une nécessité".

Dans un communiqué, la Conférence nationale des évêques du Brésil affirme :

"L’Eglise n’est pas d’accord avec la manière dont le président a abordé la question de l’utilisation des préservatifs. La position de l’Eglise est claire et ne changera pas. La manière d’éduquer nos jeunes et adolescents ne peut pas être basée sur la permissivité. Nous ne sommes pas hypocrites mais cohérents […] l’Eglise défend les droits des parents [à éduquer leurs enfants].

Michel Janva

La charte des journalistes existe déjà !

Suite à mon post (un peu ironique) sur la future honnêteté des journalistes, via la Charte d’éthique et de déontologie qu’ils souhaitent se donner, un lecteur me signale… que cette charte existe déjà. Elle date de 1918 et a été révisée en 1938. Elle stipule notamment que le journaliste :

  • "tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ; […]
  • tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
  • ne confond pas son rôle avec celui du policier [ni avec la police de la pensée pourrait-on ajouter, NDMJ].

Malgré cette charte, on assiste à ça.

Michel Janva

Gérard Schivardi aurait les 500 parrainages

Gérard Schivardi, candidat à l’élection présidentielle avec le soutien du Parti des Travailleurs (PT), a annoncé avoir déposé depuis jeudi soir auprès du Conseil constitutionnel "les 500 parrainages exigés par la loi". Au cours d’une conférence de presse, il a ajouté: "Nous en sommes ce soir à 539 et tout indique que nous allons dépasser les 550 d’ici la fin de la semaine prochaine".

Gérard Schivardi, membre du PS jusqu’en 2003, se présente aujourd’hui comme

"le candidat des maires, soutenu par le Parti des Travailleurs pour la reconquête de la démocratie, pour la rupture avec l’Union européenne".

Michel Janva

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