L’industrie de l’information détruit la capacité de réflexion
Le Conservateur reproduit une réflexion d’Antoine Baudoin parue dans la Nouvelle Revue d’Histoire :
"L’industrie de l’info et de la pub agit par sidération, détruisant chez ceux qu’elle touche toute capacité de jugement et de réflexion, même chez des personnes cultivées et en principe difficile à leurrer. Le martelage indolore des infos "en boucle" à la télévision, à la radio et sur internet joue son rôle. Il produit sur les meilleurs esprits un complet ahurissement. Mais le pire dans son action invisible est de fabriquer chez ses victimes une "demande" analogue à celle des drogues. Les esprits les plus avertis qui n’ont pas délibérément coupé le son, l’image et la parole cathodique cèdent inconsciemment à un état de passivité béate, résultat de l’attente de la drogue quotidienne qui provoque un état de manque. Le libre jugement est annulé par l’hypnose produite par la répétition sur toutes les chaînes du même message émotionnel, scandé avec des variantes qui donnent l’illusion de la diversité".
MJ
Comment constituer un « groupe stable de fidèles »
…pour faire une demande de messe selon la forme extraordinaire du rite romain ? Le site motuprorio propose aux fidèles désireux de demander la messe dans leur paroisse d’entrer en contact.
MJ
Mosquée de Marseille : la mairie récidive
Le conseil municipal de Marseille a adopté un projet remanié pour l’implantation d’une grande mosquée, un an après avoir avalisé une première mouture annulée entretemps par le tribunal administratif.
Des représentants de la droite nationale, qui avaient saisi le tribunal administratif après le vote du premier projet en juillet 2006, ont averti qu’ils comptaient à nouveau déposer un recours contre ce projet mais le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin a réaffirmé sa détermination à le mener à bien, se disant prêt à aller jusqu’en Conseil d’Etat.
Aux termes de la délibération adoptée lundi, la ville va consentir un bail emphytéotique de 50 ans à l’association La Mosquée de Marseille, moyennant un loyer annuel de 24000 euros, pour une parcelle de 8616 m2 dans le quartier Saint-Louis.
Les droits de succession : pour les pacsés aussi
Dans un communiqué, le lobby gay associé à l’UMP, Gaylib, se félicite de la nouvelle loi sur les droits de succession :
"le projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat adopté vendredi par l’Assemblée Nationale prend largement en compte la situation des partenaires pacsés en matière de droits de succession et de donation. […] Avec le nouveau texte, les partenaires pacsés bénéficieront, s’ils le souhaitent, d’un traitement identique à celui des époux. Il y a là une véritable reconnaissance de droits successoraux aux partenaires pacsés et donc de leur place dans la société."
Il y a donc là encore la poursuite de la dévalorisation du mariage.
MJ
Quelques chiffres sur la nuit « ordinaire »
A Marseille samedi soir, on a fêté "dignement" le 14 juillet 1789 malgré les 300 policiers : voitures retournées, en flammes, en guise de remparts, des grappes d’individus, le visage sous une cagoule ou une capuche, armés de cocktails Molotov dans une main et de pierres dans l’autre, des barrages de poubelles incendiées… Les CRS ont dû faire usage de gaz lacrymogènes. Vers 3h du matin, une quarantaine de véhicules et quelque 150 poubelles avaient été incendiés. Les marins-pompiers ont en outre traité 200 feux d’herbe et 13 feux de détritus. Ils sont intervenus 585 fois pour la seule journée du 14 juillet. Une hausse d’activité d’autant plus épuisante que les secours ont, une nouvelle fois, été pris pour cibles. Comme la police, ils ont été confrontés à une trentaine de caillassages au cours de leurs interventions. Cinq feux urbains ont également mobilisé d’importants moyens. D’après la police, des jets de fumigènes pourraient bien être à l’origine de l’incendie de deux appartements, samedi soir. 12 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.
Dans les Yvelines, on compte 16 véhicules brûlés et 12 feux de poubelles. Les policiers ont essuyé à 16 reprises des jets de projectiles, notamment aux Mureaux et et à Mantes-la-Jolie. 3 personnes ont été interpellées. Dans le Val-d’Oise, 15 voitures ont été brûlées à Argenteuil et une dizaine à Garges-les-Gonesse. A Sarcelles, un policier a été «blessé superficiellement au visage» par une fusée tirée d’un petit groupe, et hospitalisé. Une dizaine d’interpellations ont été opérées dans le département.
En Seine-et-Marne, une source policière a fait état de trois véhicules incendiés. En Seine-Saint-Denis, la police a dénombré une «dizaine de voitures incendiées» et fait état d’une «vingtaine d’interpellations». Dans le Val de Marne, la Préfecture a recensé une vingtaine de voitures brûlées et quelques incidents à Villejuif.
Du 14 juillet au 15 août
Lue cette réflexion sur ce blog :
"Maintenant que le 14 juillet est devenu la fête des droits de l’homme européen, avec le défilé conduit par un Portuguais et cloturé par l’Hymne de l’Europe, avec la France défilant par ordre alphabétique entre la Finlande et la Grèce, nous ne pourrons fêter la France que le 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie et occasion de renouveler le voeux de Louis XIII.
Ce sera mieux. Au lieu de commémorer la guillotine nous prierons le Ciel de protéger ce pauvre royaume de France."
MJ
La Charte européenne interdit les expulsions collectives de clandestins
Gérard Gachet revient sur la tentative de syndicalistes d’Air France d’obtenir des actionnaires et de la direction de la compagnie qu’ils refusent "l’utilisation des avions du groupe" pour l’expulsion vers leurs pays d’origine des immigrés clandestins interpellés sur notre sol :
"Imaginons un instant que Air France, après une intense campagne militante comme ces gens-là savent en organiser, finisse par céder et par refuser d’embarquer les clandestins expulsés. On pourrait croire que le gouvernement aurait une solution de rechange en remettant en service, via des appareils militaires, les "charters" jadis inventés par Charles Pasqua. Eh bien non ! La Charte européenne des droits fondamentaux, bien imprudemment ressuscitée à la demande des Allemands et qui aura valeur contraignante (sauf pour les Anglais) dans le cadre du futur "Traité simplifié" de l’UE, nous en empêcherait : l’article 19 de son chapitre II, consacré aux libertés, stipule que "les expulsions collectives sont interdites"."
Une nouvelle mosquée à Paris
Le maire de Paris va créer un «centre universitaire de formation, de recherche et de documentation orienté vers l’étude des lectures et des pratiques modernes de l’islam». Pour Yves Daoudal, il s’agit tout bonnement d’une mosquée, l’intitulé étant censé masquer le fait que cela se fait en violation de la loi de 1905. Le centre coûtera la bagatelle de 10 millions d’euros au contribuable parisien.
MJ
Ecole et immigration : le nouveau pavé de Claude Allègre
Voici un extrait du dernier livre de Claude Allègre, 10 + 1 questions à Claude Allègre sur l’école :
"Le nombre des élèves dans l’école primaire n’a pas augmenté. En revanche, la population des écoliers a un peu changé, du fait de la présence de nombreux enfants d’immigrés qui viennent de contrées dont la culture est profondément différente de la nôtre. L’immigration n’est certes pas un phénomène nouveau dans notre pays. Mais c’est l’origine de l’immigration actuelle qui ajoute une difficulté supplémentaire à l’école primaire. La France a connu, au cours du siècle dernier, une immigration massive de Polonais qui venaient dans le Nord et dans l’Est pour y être mineurs. Au risque de heurter, je dirais qu’ils avaient avec le pays d’accueil un patrimoine commun : le catholicisme. Les prêtres ont joué un rôle très important dans l’intégration des enfants qui allaient au catéchisme et y recevaient un enseignement sur des bases communes aux petits Français, qu’on le veuille ou non. L’Eglise catholique a été le ciment de cette intégration. Un processus un peu différent a joué plus tard pour les Italiens et, après la guerre d’Espagne, pour les Espagnols. Les jeunes, mais aussi les parents, apprenaient aisément et rapidement le français, les trois langues ayant des racines et des structures semblables. Et là encore, il y avait une culture commune : la culture gréco-latine chrétienne. Le même processus ne joue pas aujourd’hui avec l’immigration d’origine maghrébine. Elle appartient à une culture fondamentalement différente de la nôtre."
Un référendum pour le traité « simplifié »
Le processus de rédaction et de mise en oeuvre de la Constitution Européenne est supposé être accompli avant les élections européennes de Juin 2009. Le site X09.eu, animé par l’eurodéputé danois Jens-Peter Bonde (groupe ID), a pour but de récolter des signatures aux quatre coins de l’Union Européenne afin d’assurer qu’un Référendum soit organisé sur le nouveau traité. X09.eu lance donc un appel pour la tenue d’un référendum.
Nouvelle profanation dans une église
On m’informe de ce blasphème :
"le voleur a fait sauter la serrure du tabernacle et a volé le ciboire et les hosties consacrées. Notre église Saint Matthieu de Bures sur Yvette en Essonne est ouverte dans la journée."
MJ
Pré-traité de l’UE : Liberté politique voit le verre à moitié plein
Pour François de Lacoste Lareymondie, ce n’est pas un TCE-bis :
La présidence allemande a effectué un travail considérable pour parvenir à ce compromis, en tenant objectivement compte de l’échec de l’ex-TCE malgré les pressions des fédéralistes les plus virulents […]. Nicolas Sarkozy a, non moins habilement, su monter dans ce train et obtenir des infléchissements conformes au mandat qu’il a reçu des électeurs : il serait injuste et inexact de prétendre qu’il les a trahis alors que ses objectifs avaient été clairement affichés.
On a pourtant le net sentiment que l’enjeu, pour les principaux dirigeants européens, a été d’aller aussi loin qu’ils pouvaient décemment aller dans le sens du fédéralisme sans obliger la France et le Royaume-Uni à organiser un referendum. S’ils ont pris acte de l’impasse du TCE, cela confiné au domaine tactique.
François de Lacoste Lareymondie estime par ailleurs que le pré-traité sera remis en cause lors de la CIG qui s’ouvrira à la fin du mois :
[R]ien n’est joué. Malgré l’ampleur et la précision du mandat conféré à la CIG, il ne fait pas de doute que tout sera remis sur la table. […] [I]l n’est pas certain que l’échéance de décembre 2007 qui a été assignée à la CIG pour finaliser ses travaux sera tenue. D’autant plus qu’entretemps le Conseil européen de décembre devra sans doute trancher la question de la candidature turque et qu’il y a, là aussi, matière à ouverture d’une crise.
A suivre, en effet.
Les journalistes de la pensée unique font du cinéma
L’ensemble des syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, SGJ-FO, SPC-CFE-CGC et SJ-CFTC) estiment que la liberté de la presse est "en danger" et interpellent les pouvoirs publics pour qu’un cadre légal garantisse le respect des règles déontologiques. Ils militent pour que "l’indépendance des rédactions soit consacrée par la loi" :
"Une information malade, c’est une démocratie en danger. […] [Des] faits alarmants […] représentent une menace fondamentale pour l’indépendance et le pluralisme de l’information en France. Des émissions sont supprimées, des journalistes sont privés d’ondes ou de faisceaux hertziens sans que puisse être mis en cause leur travail."
Bigre, on a l’impression que seule la Pravda est désormais autorisée en France et que Staline règne à l’Elysée. On pourrait se dire que, enfin, la presse prend conscience du totalitarisme médiatique, mais cette comédie -car c’en est une- fait chou blanc quand on apprend que ce manifeste est publié dans le quotidien du Parti communiste, l’Humanité.
Quel rapport entre une mosquée et des voitures brûlées ?
Pour le savoir, il faudra demander à Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, qui a déclaré jeudi, à propos de l’implantation d’une grande mosquée à Marseille que le conseil municipal s’apprête à autoriser malgré l’annulation d’un premier projet le 17 avril par le tribunal administratif de Marseille :
"La communauté musulmane, forte de 200 000 personnes à Marseille, a droit à un lieu de culte significatif. On ne peut pas avoir une ville où on brûle moins de voitures qu’ailleurs si on ne tient pas l‘équilibre entre les communautés".
Michel Janva (via Présent)
Un conseiller de Sarkozy accusé de violence
L’avocat du barman d’un grand hôtel parisien a indiqué que, le 6 juin dernier, Georges-Marc Benamou, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pour la culture et l’audiovisuel, avait jeté sur le chef-barman de l’hôtel Raphaël, non loin des Champs-Elysées, un ramequin rempli de cacahuètes parce qu’il n’était pas content du service. M. Benamou a démenti "absolument" avoir eu un geste violent et dénoncé le "comportement inacceptable" du barman qui l’a "chassé" de l’établissement. Ce dernier a été "mis à pied pendant cinq jours", sans rémunération, après un entretien avec son employeur.
L’avocat raconte que M. Benamou
"arrive, souhaite s’installer à une table qui est réservée pour d’autres clients et réagit mal lorsqu’on lui dit que cette table est réservée. Il quitte brutalement le bar du Raphaël en estimant avoir été maltraité par M. Merlette. Et, au comble de l’énervement, il jette un ramequin de cacahuètes, que le barman reçoit sur le torse".
Le barman a déposé une main courante à propos de l’incident au commissariat.
Cela fait désordre…
Jamal Dati, l’un des frères de la ministre de la Justice Rachida Dati, doit comparaître mardi après-midi devant la Cour d’appel de Nancy dans une affaire de trafic de drogue. En avril dernier, Jamal Dati a été condamné à six mois d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Verdun, un jugement dont le parquet a fait appel, le jugeant trop clément au regard du statut de récidiviste de Jamal Dati.
Jamal Dati a déjà été condamné il y a 6 ans à 3 ans de prison dont 18 mois ferme pour un même délit.
MJ
Epinal : le symbole ne tient pas
Yves Daoudal relève le fossé entre les discours "institutionnels" à Epinal du Général de Gaulle en 1946 et de Nicolas Sarkozy hier :
"En 1946, la France recouvrait son indépendance. C’est après la Libération que de Gaulle exposait ses idées pour une nouvelle République.
Nicolas Sarkozy fait l’inverse. Il prétend vouloir un Etat fort et un Président qui gouverne, juste après avoir participé avec enthousiasme à l’élaboration d’un nouveau traité européen qui détruit la souveraineté des Etats membres de l’Union européenne, Etats déjà asservis par une Commission européenne qui fait que plus de 70 % de nos lois sont la transposition de ses directives, alors qu’en 1946 toutes les lois étaient des lois françaises. Et aussi, comme si cela ne suffisait pas, il le fait juste après avoir insisté, par deux fois : par sa présence insolite à une réunion de l’Eurogroupe et par sa lettre de mission à Christine Lagarde, sur sa volonté de créer un gouvernement économique de l’Europe, ce qui va encore plus loin que le futur traité.
De Gaulle exposait ses idées sur un territoire libéré. Sarkozy expose les siennes deux jours avant un 14 juillet où les Champs-Elysées sont occupés par 26 armées étrangères, défilé qui se conclura par un hymne supranational."
L’Union méditerranéenne comme l’Union européenne ?
Ivan Rioufol relève une ambiguïté dans le projet de Nicolas Sarkozy :
"une ambiguïté est en train de naître du prometteur projet d’Union méditerranéenne, exposé cette semaine à Alger et à Tunis par Nicolas Sarkozy, qui entend repenser la politique arabe de la France et les relations de l’Europe avec la Turquie. Le président a présenté sa proposition comme devant être construite sur le modèle de l’Union européenne. Celle-ci repose notamment sur la liberté de circulation des personnes entre les pays. Sera-ce le cas pour ce futur marché commun des pays riverains de la Méditerranée ?"
MJ
Motu Proprio : la générosité contre la division
Le TRP Dom Antoine Forgeot, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, le TRP Dom Louis-Marie, Abbé de Sainte-Madeleine du Barroux et Christophe Geffroy, Directeur de la Nef, signent une tribune dans Le Figaro. Extraits :
"C’est contre l’esprit de la «table rase», contraire à la notion même de tradition si chère à l’Église, que s’élève le Pape. Et c’est précisément parce qu’il n’y a pas de rupture que Benoît XVI peut affirmer en toute crédibilité que la permanence de l’ancien missel ne signifie en aucune façon une quelconque remise en cause de l’autorité du concile Vatican II et de la réforme liturgique du pape Paul VI. Nous pouvons témoigner que l’immense majorité des prêtres et fidèles qui sont attachés à l’ancien missel en pleine communion avec l’Église – particulièrement chez les jeunes qui n’ont connu ni Vatican II ni la réforme de 1970 -, reconnaissent sans l’ombre d’un doute cette autorité. […]
L’expérience montre que dans tous les diocèses où le Motu proprio Ecclesia Dei de 1988 a été appliqué « généreusement » comme Jean-Paul II le demandait, il n’y a eu ni désordres ni divisions. Et plus l’accueil a été généreux, plus l’intégration dans la vie du diocèse a été facile. Des cas de dissension se sont manifestés là où la demande des fidèles a été ignorée. […]
La Nef publiera en septembre un dossier spécial sur la question".
Une première à Cuba
Le vice-président cubain Carlos Lage, à la tête d’une délégation gouvernementale, a eu une rencontre "assez cordiale" avec les évêques et cardinaux d’Amérique latine, réunis pour la première fois à La Havane. Cette rencontre exceptionnelle a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi à la Maison sacerdotale Saint Jean Marie Vianney de La Havane, où se tiennent les travaux de la CELAM, en présence du chef de la diplomatie cubaine, Felipe Pérez Roque, d’autres responsables cubains et d’ambassadeurs de la région.
Quelque 70 évêques et cardinaux d’Amérique latine et des Caraïbes ont entamé mardi les travaux de la 32è Assemblée générale du CELAM, qui doivent se terminer vendredi par une messe dans la cathédrale de La Havane.
C’est la première fois qu’une telle réunion se tient dans l’île communiste.
Les résistants de l’Education nationale
Dans Valeurs Actuelles, Raphaël Stainville dresse une liste intéressante des résistants de l’Education Nationale : partisans de la liberté de l’éducation, de la réforme de l’école…
MJ
Traité européen et réforme des institutions
…nécessitent l’assentiment des trois cinquièmes du Congrès (Parlement et Sénat). Eric Branca fait le calcul :
"Pour obtenir la majorité des trois cinquièmes requise par l’article 89 de la Constitution pour modifier celle-ci (soit 545 parlementaires), il faudra bien que la droite, qui n’en aligne formellement que 512, obtienne le soutien d’une grosse trentaine de députés et de sénateurs non-inscrits, centristes… ou socialistes."
MJ
Les blogs contre les totalitaires du Bien
Dans Valeurs Actuelles, Philippe Bilger dénonce le politiquement correct des journalistes, les qualifiant de "totalitaires du Bien" :
"Par exemple, à la télévision, tout artiste est grillé qui ne se déclare pas d’emblée hostile à Le Pen et Bush. Je n’évoque pas ce média par hasard car il se révèle, dans le registre du sérieux et du grave, une caricature des vices de notre modernité. […]
Et on est tout seul pour soutenir que le principe de la liberté d’expression […] devrait être plus protégé que les mille communautarismes qui se partagent ses dépouilles parce que l’État et les parlementaires le veulent bien. La loi Gayssot, les lois mémorielles et de repentance, la loi contre l’homophobie sont ou des lois de bonne conscience opportuniste ou des textes clientélistes. Ils divisent la France au lieu de l’unir. […] La liberté d’expression qui se meurt en France, ce n’est pas le Darfour. Défendre Battisti, ce criminel qui sait écrire, c’est tellement plus gratifiant que de soutenir Christian Vanneste, ce député brillant voué à des gémonies scandaleuses parce que des associations militantes ont dicté leur loi à son sujet.
On comprend mieux le succès des blogs quand on voit l’état de notre société. On a besoin de leur respiration, de leur oxygène dans un monde où trop de fausses gloires et d’injustices prospèrent. Les médias, à supposer qu’ils le veuillent, ne sont plus à la hauteur de cette tâche de salubrité républicaine."
Le délégué pour l’égalité des chances : un choix surprenant
"Patrick Karam vient d’être nommé délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, sur proposition de François Fillon. Un choix surprenant : Karam a fondé le Collectif des Antillais et Réunionnais qui avait lancé une campagne contre Olivier Pétré-Grenouilleau, l’historien des traites négrières (dont les travaux ont été plusieurs fois récompensés). Ce collectif est aujourd’hui présidé par Claude Ribbe, qui compare Napoléon à Hitler dans un livre récent."
Quand l’UNICEF défend les enfants à naître
Cette publicité de l’Unicef, publiée dans Le Monde, est accompagnée de ce message :
"Le premier endroit où il faut protéger un enfant du sida, c’est dans le ventre de sa mère".
Pour le protéger du Sida, il faut déjà le protéger de toute mise à mort. Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant :
"Le premier endroit où il faut protéger un enfant de la mort, c’est dans le ventre de sa mère".
Michel Janva (via Gènéthique)
Discrimination à l’embauche
Ces propos de Jean-Paul Agon dans Le Monde :
"lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche"
MJ
Les Echos remet en cause le dogme du monopole de la Sécurité Sociale
Estimant que la "sécu" mélange l’assurance-maladie fondée sur la solidarité et l’impôt, Jean-Marc Vittori a imaginé la lettre surréaliste que la "sécu" aurait envoyée à ses cotisants si elle avait été une société privée :
"Monsieur et cher assuré, vous êtes de nos clients les plus aisés et nous vous en félicitons. De notre côté, sachez que nous sommes très heureux de vous compter dans notre clientèle. Notre compagnie traverse des difficultés depuis longtemps. Au début des années 1980, nous avons donc dû prendre des mesures sévères. La solidarité étant, comme vous le savez, l’un de nos principes fondateurs, nous avons renoncé à fixer le montant de la prime en fonction du risque. Mais comme il était nécessaire de faire rentrer davantage d’argent, nous avons choisi de demander plus à ceux qui en ont davantage. Votre prime a donc hélas sérieusement augmenté, à notre plus grand regret, soyez-en persuadé. Nos difficultés n’ont hélas pas cessé, d’autant plus que le gouvernement nous a imposé des rabais pour nos clients démunis, hélas nombreux. Malgré plusieurs plans d’économies et une baisse des taux de remboursement, nos comptes sont toujours dans le rouge. Nous avons donc dû créer des franchises. Pour certains sinistres, nous avons ainsi amputé chaque remboursement d’un euro. Il nous faut aller plus avant dans cette voie. Mais nos clients défavorisés ne peuvent pas suivre. Par voie de conséquence, nous sommes absolument désolés de vous informer que cette mesure sera concentrée sur notre clientèle la plus favorisée dont vous faites partie. En résumé, vous payez de plus en plus cher pour être de moins en moins remboursé. Nous pouvons même vous annoncer que les ciseaux que forment vos cotisations en hausse et vos prestations en baisse vont sans doute continuer de s’ouvrir dans les années à venir. Nous sommes d’autant plus sensibles à votre fidélité, dont nous tenons à vous remercier."
Trop d’humains sur la Terre ?
"Stabiliser la population mondiale" est un objectif officiel de l’ONU et de ses organisations subidiaires depuis la conférence du Caire en 1994. Une étude fouillée (ici, pdf) du démographe Nicholas Eberstadt pour le think tank britannique International Policy Network met en cause ce dogme.
D’abord, il met en cause l’utilisation par les anti-natalistes du terme stabiliser : ce que veulent ces derniers, ce n’est pas la stabilisation, mais la décroissance. Pour preuve, leur indifférence devant l’effondrement démographique de la Russie.
Parmi les faits qu’Eberstadt met en avant :
- la croissance de production alimentaire au cours du siécle écoulé a dépassé celle de la population – pour toutes les catégories de pays, y compris les moins développés;
- un signe : l’indice des prix pour le maïs, le blé et le riz a été divisé par quatre au cours du siècle;
- s’il y a une corrélation (elle est faible) entre la densité d’un pays et son niveau de vie, c’est celle-ci : les plus denses sont souvent les plus riches.
L’étude n’a sans doute pas réponse à tous les arguments anti-natalistes, mais il met salutairement en perspective les postulats de l’idéologie officielle.
Dieu n’est pas un sujet de droit
Information insolite lue dans Libération :
"Mircea Pavel, 40 ans, qui purge une peine de 20 ans de prison pour meurtre, avait porté plainte contre «le nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l’Eglise orthodoxe», l’accusant d’«escroquerie, abus de confiance, corruption et trafic d’influence». «Lors de mon baptême, j’ai conclu un contrat avec l’accusé visant à me délivrer du mal. Or, jusqu’ici, ce dernier n’a pas honoré ce contrat, bien qu’il ait reçu de ma part différents biens et nombreuses prières», a écrit Pavel. Le Parquet de Timisoara l’a toutefois débouté de sa plainte, estimant que «Dieu n’est pas un sujet de droit et n’a pas d’adresse»."
MJ
Nicolas Sarkozy propose de travailler le dimanche
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
"Dans sa lettre de mission au ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy demande à Christine Lagarde de travailler sur «l’autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires». Le motif est qu’il faut «libérer le travail»."
MJ
