Blogs avec images

La présidentielle et l’Union européenne

Hier à Lille, Jean-Marie Le Pen a notamment mis en perspective l’élection présidentielle :

"[A]moyen terme, le Président élu en 2007 sera pour la France, Président de l’Union européenne de juillet 2008 à décembre 2008. C’est lui qui héritera de la Constitution européenne qu’Angela Merkel veut remettre sur le tapis. […] En 2007 donc, chers compatriotes, le Président élu sera au cœur de tous les problèmes de l’Europe en suspens depuis le 29 mai 2005."

L’essentiel du discours avait une teneur économique, mais le président du FN a rappelé qu’il veut :

"Fonder l’économie de demain en la mettant au service de l’Homme et de la Nation."

Michel Janva

Pour un CRIF catholique ?

C’est l’idée lancée par Matthieu Grimpret, l’auteur de Dieu est dans l’isoloir, sur le site Liberté politique.

[Les catholiques] sont aux prises avec un débat qui va en s’accentuant et que l’on croyait pourtant réglé depuis le Concile Vatican II : qui se charge de défendre et promouvoir dans le champ politique la « vision » des catholiques sur tel ou tel point ? Était-il, par exemple, judicieux que le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, signât seul pour l’Église catholique la déclaration inter-religieuse sur le mariage homosexuel, quand ses partenaires comptaient chacun un religieux et un laïc ? Est-il juste, efficace, habile, évangélique que la voix des catholiques dans le domaine public soit portée par leurs seuls évêques ? Ne pourrait-on envisager, aux côtés de la Conférence des évêques de France, un ou plusieurs « CRIF catholiques », dirigés par des laïcs ?

Certains laïcs ont certainement un rôle à jouer auprès de leurs pasteurs – notamment de conseil dans certains domaines techniques (cf le Conseil pontifical pour la Vie ou la Commission bioéthique du diocèse de Toulon).

Mais s’il s’agit de créer un "vis-à-vis" laïc à l’épiscopat, chargé officiellement de porter la "vision" catholique en politique, on voit poindre une multitude de problèmes – à commencer par celui soulevé par Gaudium et Spes (Ch.76) :

Surtout là où existe une société de type pluraliste, il est d’une haute importance que […] l’on distingue nettement entre les actions que les fidèles, isolément ou en groupe, posent en leur nom propre comme citoyens, guidés par leur conscience chrétienne, et les actions qu’ils mènent au nom de l’Eglise, en union avec leurs pasteurs.

Henri Védas

Add. : l’avis de Patrice de Plunkett.

KFC : un menu spécial Carême

Kfc Bonne idée : la chaîne américaine de restauration rapide KFC a lancé le jour du Mercredi des Cendres un nouveau sandwich au poisson , en particulier à destination des catholiques.

Moins bonne idée : le président de KFC a écrit au Pape pour lui demander de recommander ce produit…

Henri Védas

Merveilles de la Création

ChimptoolC’est apparemment une première : des chercheurs ont observé au Sénégal des chimpanzées se fabriquant et utilisant des bâtons aiguisés pour chasser de petits mammifères (des galagonidae).

La fabrication de ces petites sagaies comporte plusieurs étapes, du choix d’une branche adéquate à son affûtage sur une pierre.

Les chercheurs ont pu observer l’utilisation de 26 de ces armes, et en récupérer 12.

Une observation qui donne tort, en tout cas, à Benjamin Franklin pour qui "l’Homme est un animal qui se fabrique des outils".

Henri Védas

“Une étude scientifique a prouvé…” : méfiance !

The Economist de cette semaine rapporte qu’une grande partie des études scientifiques qui prétendent prouver une corrélation entre un facteur et un effet (obésité, maladies), "ne valent rien".

Les erreurs tiennent au manque de rigueur des chercheurs non dans leur domaine de recherche propre, mais dans celui des statistiques et des probabilités.

En effet, quand les résultats d’une expérimentation semblent établir une corrélation, on les compare à la probabilité que ces résultats soient survenus par hasard.

Si cette probabilité est en-dessous d’un certain seuil, typiquement 5%, la convention est de déclarer la corrélation "réelle." Et il n’y a rien à redire à cela, à condition qu’une seule hypothèse ait été testée. Mais si 20 sont testées simultanément, alors une en moyenne sera acceptée comme provisoirement vraie, alors qu’elle ne l’est pas.

C’est un Dr Austin qui vient de lever ce lièvre, dans une étude présentée devant le grand colloque annuel des chercheurs américains. Pour démontrer par l’absurde les failles de la méthodologie courante, il s’est même amusé à "prouver", en utilisant le seuil de 5% sur de multiples corrélations, que les personnes nées sous le signe du Sagittaire avaient 38% plus de chances que les autres d’être admises aux urgences pour un bras fracturé !

Pourquoi ces questions sont-elles importantes, même pour des non-scientifiques ? Parce que beaucoup des études reprises dans les médias servent à appuyer des thèses subversives. On pense à celles qui indiqueraient ("prouveraient", à en croire le lobby gay) un lien entre tel gène et l’homosexualité – ce qui sert de fondement à l’assimilation entre l’ "homophobie" (traduire : l’opposition aux revendications gays) et le racisme.

On ferait bien de regarder à l’avenir ce type d’études d’un peu plus près…

Henri Védas

Vers la fin de l’objection de conscience au nom de la tolérance ?

Lafitte_not Afin de présenter le congrès de l’Académie pontificale pour la Vie, Mgr Jean Laffitte s’est exprimé lors d’une conférence de presse sur les rapports entre la "conscience chrétienne" et le "droit à la Vie".

Selon lui, nous nous orientons vers une société qui " ne peut tolérer que s’exerce en son sein un droit d’objection de conscience, car elle n’est plus en mesure d’accepter en les honorant les valeurs supérieures qui s’expriment en son sein".

L’objection de conscience qui consiste à "refuser d’obéir à une loi civile jugée en conscience gravement injuste, semble avoir toujours existé notamment dans le contexte du service militaire mais aussi dans les domaines de la médecine et de l’action politique". Or, le concept de tolérance semble aujourd’hui très proche du relativisme dans le sens où il refuse la notion de recherche de la vérité. Ainsi, la société ne tolère pas, au nom de la tolérance, qu’une vérité puisse avoir un caractère universel. "En somme, la société tolérante impose une pensée unique".

L’exemple de l’avortement montre que le droit à l’objection de conscience est au mieux restreint au pire déjà interdit. Mgr Laffitte cite le cas des infirmières contraintes de demander une mutation et rajoute que " qui exerce l’objection de conscience s’expose parfois à des sanctions. Ce qui est vrai pour les obstétriciens du secteur public, l’est à fortiori pour la profession des pharmaciens qui ne peuvent refuser de vendre des produits réputés et répertoriés comme contraceptifs, alors qu’ils sont en fait des produits abortifs". Il ajoute que, pour les chrétiens, pratiquer "l’objection de conscience spécifique peut conduire au martyre" car "mettre en danger l’existence d’un être humain innocent par un acte délibéré non seulement justifie une objection de conscience, mais l’impose absoluement".

Lorsque Jacques Chirac déclare qu’ " il n’y a pas de loi morale au-dessus de la loi civile", il ne fait qu’ anticiper les craintes de Mgr Laffitte en niant le droit à l’objection de conscience…

Philippe Carhon

Voter en conscience (2)

La Fondation de Service politique, sous la plume de Thierry Boutet, rebondit sur l’entretien du P. Garrigues dans Famille chrétienne, et annonce des initiatives importantes pour les semaines qui viennent.

Pour éclairer le jugement des catholiques confrontés à cet « exercice périlleux » [le vote], la Fondation de service politique va publier un Guide de l’électeur chrétien dans le prochain numéro de Liberté politique. Ce Guide sera lui-même complété par un livre de Thierry Boutet sur l’Engagement des chrétiens en politique (Ed. Privat) rédigé à partir d’une enquête menée auprès de 60.000 correspondants de la Fondation, et qui a donné lieu à près de 9.000 réponses détaillées. Le fil directeur de ces documents, à paraître mi-mars, repose sur la Note Ratzinger consacrée à l’engagement politique des catholiques […].

Se fondant sur cette Note doctrinale et le mémorandum de 2004 du Cal Ratzinger au Cal McCarrick,

…la Fondation de service politique soutient qu’il est possible de voter pour un candidat ou un programme qui comporte des points contraires à l’enseignement de l’Église, mais à deux conditions, et deux conditions infrangibles :

1/Si et seulement si ce programme est […] meilleur que les autres au regard du bien commun de la société tout entière ;

2/ et si et seulement si l’électeur s’engage lui-même pour que la ou les mesures contraires à la loi naturelle soit un jour ou l’autre interdite.

Henri Védas

Pour voter en conscience

Images_7Le Père Jean-Miguel Garrigues, membre de l’Académie théologique pontificale, vient d’accorder un entretien à l’hebdomadaire Famille Chrétienne au sujet du vote des catholiques pour la présidentielle, à la lumière de la Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique rédigée par le cardinal Raztinger en 2002 (la Note).

JM Garrigues : " La politique est l’art du meilleur possible.(..) Le chrétien ne doit viser le paradis sur terre et doit tolérer le moindre mal !"

Famille Chrétienne : "Pour autant, est-il possible de tout tolérer dans les programmes des candidats ?"

JM Garrigues : " La Note répond évidemment par la négative. Une conscience chrétienne ne peut favoriser par son vote la mise en acte d’une loi ou d’un programme politique dans lequel les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détruits. Il y a des exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer. La Note donne comme exemples, outre l’avortement et l’euthanasie, les menaces contre la famille fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexe différent."

FC : " Au final, il reste très peu de candidats compatibles…"

JM Garrigues : " Il faut revenir à la question du moindre mal. Quand une loi comme celle autorisant l’avortement est déjà en vigueur, la Note, à la suite de l’encyclique Evangelium vitae, permet d’apporter son soutien à des propositions législatives encore moralement imparfaites, mais susceptibles d’en limiter de quelque manière la nocivité morale. Les catholiques français peuvent voter pour un programme électoral si celui-ci n’aggrave pas, mais au contaire atténue en quelque domaine, les atteintes à la personne humaine que comporte la législation actuellement en vigueur.(…)"

FC : "Le choix du prochain président sera-t-il forcément un dilemme ?"

JM Garrigues : "  Cela pourrait bien être le cas a second tour. Les catholiques risquent de se trouver devant des exigences éthiques aux conséquences redoutables.(…) On peut voter pour un programme moralement imparfait, mais seulement à condition que celui atténue  les imperfections éthiques de la législation actuelle. Si tel n’est pas le cas, la Note ne permet pas de voter pour lui seulement parce qu’il semble moralement moins nocif que l’autre, ou parce qu’il ne comporte pas comme celui-ci d’autres menaces. En somme, la Note ne permet de choisir le moindre mal que dans une dynamique de redressement éthique par rapport à la situation précédente. Si ce n’est pas, elle laisse les catholiques devant une objection de conscience électorale."

Enfin, JM Garrigues rappelle que la Note, sur les principes fondamentaux de la morale, dit que "l’engagement des catholiques ne peut céder à aucun compromis. Sinon, c’est le témoignage de la foi chrétienne dans le monde qui serait atteint, ansi que l’unité et la cohérence intérieure des fidèles eux-mêmes". Par ailleurs, le Salon Beige aura l’occasion de revenir sur les concepts d’objection de conscience et de tolérance.

Philippe Carhon

Réchauffement : le cardinal Pell est CO²-sceptique

Liberté politique rend compte d’une tribune (texte complet, v.o.) de l’archevêque de Sydney dans le Sunday Telegraph australien.

Ce que nous avons vu, de la part des prophètes de malheur, c’est la diffusion d’une hystérie bénigne ["mild hysteria"] – semi-religieuse, si l’on veut, mais dangereusement proche de la supersition.

Je suis profondément sceptique quant à une responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique, mais je reste ouvert à de nouveaux arguments.

Je serais surpris si la pollution industrielle et les émissions de carbone n’avaient aucun effet nocif.

Mais trop c’est trop.

Certes, le fait d’être un cardinal catholique ne donne normalement pas de compétence pour intervenir sur une question scientifique… à moins que la question soit justement devenue tout autre chose qu’une question d’abord scientifique.

Henri Védas

Royaume-Uni : discriminations anti-catholiques, anciennes et nouvelles

Gummer Une discrimination d’Etat contre les catholiques existe encore au Royaume-Uni, interdisant notamment à l’héritier du trône d’épouser une catholique. Un député Conservateur, John Gummer, a présenté mardi une proposition de loi devant la Chambre des Communes visant à y mettre fin.

Ce député, lui-même converti au catholicisme, ne s’appuie pas, pour s’opposer à cette discrimination, sur un laïcisme politiquement correct ("la religion n’a rien à faire dans la sphère publique") – mais au contraire sur la liberté religieuse. Voici des extraits du discours qu’il a prononcé devant les Communes.

Je l’avoue : j’ai honte de n’avoir pas déposé cette proposition de loi plus tôt, quand j’étais un anglican. […] Il est assez ridicule que le roi puisse être un scientologue […] mais pas un catholique […].

Quand on creuse, on trouve d’autres [discriminations] cachées. Par exemple […] donner à un diocèse catholique le même nom qu’un diocèse anglican n’est plus puni – mais reste illégal. […] Je ne pense pas que ce soit terriblement important, mais c’est insultant. […]

Je ne pense pas qu’un seul de mes honorables collègues puisse ne pas trouver étrange que le Premier Ministre n’arrive pas à expliquer qu’en 10 ans de lois anti-discriminations, il n’ait pas trouvé le temps d’ajouter en bas d’un de ses textes de loi "et à l’encontre des catholiques."

Le député affirme qu’au coeur de ces discriminations était l’idée qu’on ne pouvait être un bon citoyen que si l’on professait certaines idées (protestantes). Et il fait un parallèle avec le politiquement correct aujourd’hui, qui interdit aux oeuvres catholiques de faire une différence entre les "couples" de même sexe et les couples véritables :

[N]ous sommes en train de devenir à nouveau un […] Etat qui dit qu’il faut avoir certainesHenryviiikingofengland_14911547  opinions pour être un bon citoyen. […] [J]e supplie la Chambre de reconnaître que nous prenons le même chemin que Elisabeth [Ière] et Henri VIII, qui est de dire : "L’Etat sait ce qu’il faut penser de ces choses, et si nous n’êtes pas d’accord […], j’ai bien peut que vous soyez devenu un criminel." […]

Cette proposition de loi réunit les deux choses qui comptent à cet instant : le retrait d’une discrimination historique, qui défigure aujourd’hui notre pays; et une déclaration qu’à l’avenir nous serons le un pays qui permette aux personnes de toute dénomination d’organiser leurs églises, leurs institutions […] selon la foi de leurs pères, sans que d’autres personnes leur disent que la morale laïque prime et qu’ils doivent accepter une orthodoxie qui leur est étrangère.

Henri Védas (via Guido)

L’inévitable disparition des chrétiens de Turquie

Stainville Raphaël Stainville, journaliste au Figaro Magazine et à Valeurs Actuelles, avait effectué il y a quelques annés un pèlerinage à pied de Paris à Jérusalem, qui a fait l’objet d’un premier ouvrage, J’irai prier sur ta tombe… A pied, de Paris à Jérusalem. Traversant la Turquie au cours de ce pèlerinage, il a trouvé dans un monastère le manuscrit d’un missionnaire français, le père Rigal, témoin du massacre des Arméniens en Cilicie en 1909, qui fait l’objet d’un nouvel ouvrage, Pages de sang, dont la sortie est prévue le 1er mars.

Le récit poignant du massacre des chrétiens arméniens par les Turcs ne passe pas sous silence les horreurs :

Cartegenocidearmenien_1 "Des Arméniens furent cloués en croix sur les planchers, les tables, les portes ; des jeunes filles enlevées, violées ou éventrées à coups de couteau ; des femmes et des enfants écorchés vifs ; d’indicibles crimes perpétrés sur des fillettes de sept ou huit ans. Les bourreaux promenaient des enfants piqués au bout de baïonnettes, jonglaient avec des têtes fraîchement coupées ; sous les yeux des parents ligotés, ils lançaient en l’air de petits enfants et les recevaient à la pointe de leurs coutelas, quand ils ne faisaient pas retomber à terre leur corps tout disloqué.

Aux victimes, on coupait les doigts des pieds et des mains ; on faisait sauter l’oeil droit avec un poignard ; on leur tailladait les oreilles ; on leur sciait le cou jusqu’à la carotide sans la toucher. Puis on les frappait à coups de gourdins hérissés de clous…"

Pourquoi ressortir ces monstruosités que l’on aimerait enfouies dans un passé lointain ? Parce que cette tragédie, poursuit l’auteur, n’est pas passée. Elle est contemporaine :

Turcs_2 "[S]i le génocide arménien avait connu plusieurs développements successifs comme autant de crises, la disparition programmée des chrétiens progressait par phases lentes et souvent silencieuses. […] Dans la pratique, les cent mille chrétiens de Turquie continuaient d’être victimes de discrimination et d’injustice, victime d’une "christianophobie" institutionnelle pas si différente que celle qui existe dans d’autres pays plus ostensiblement musulmans. De très nombreux biens immobiliers des différentes communautés chrétiennes avaient été récemment confisqués par l’Etat turc. […] La Turquie chrétienne vit un interminable martyre. […] Les chrétiens sont en sursis."

Michel Janva

Laurent Dandrieu sur la restriction de l’école à la maison

Sur le blog VA :

[L]a nouvelle loi limite [la scolarisation à domicile] à une seule famille, et ce, nous dit-on, « afin d’éviter le détournement par des associations sectaires de cette liberté offerte aux familles ». Riche idée, qu’on pourrait décliner à l’infini. Empressons-nous donc de restreindre toutes les libertés qui pourraient être détournées de leur usage : la liberté de prendre l’avion, potentiellement détournable par les terroristes ; la liberté de surfer sur Internet, potentiellement détournable par les pédophiles ; et même la liberté d’aller et venir sur les trottoirs, potentiellement détournable par les prostituées. Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy fait campagne sur la faillite de l’école, tandis que ses partisans votent des lois qui ôtent aux familles les moyens de soustraire leurs enfants aux effets de cette faillite. Allez y comprendre quelque chose…

Henri Védas

Les évêques allemands contre les crèches

Mgr Mixa a été rejoint dans sa critique par le cardinal Karl Lehmann, président de la conférence des évêques d’Allemagne. Dans un texte à paraître début mars dans la revue ecclésiastique "Foi et vie", il souligne que les crèches apportent certes une "aide importante" à de nombreuses familles, mais que

"ce serait une erreur fondamentale de croire que seules les institutions publiques sont à même de prendre en charge au mieux les enfants".

Le cardinal-archevêque de Cologne, Joachim Meisner, a expliqué que les jardins d’enfants doivent rester une solution provisoire :

"Lorsqu’on en fait une institution permanente, pour ainsi dire une alternative à la famille, alors c’est une erreur. Les places en crèches sont utiles pour les cas graves, pour les cas exceptionnels".

Michel Janva

Présidentielle : droit de vote des étrangers

Le droit de vote des étrangers aux élections locales, qui figurait en 1981 dans les 110 propositions de François Mitterrand, a été adopté par la majorité de gauche à l’Assemblée nationale en 2000, mais n’est jamais entré en vigueur faute d’avoir été examiné par les sénateurs. Le sujet revient à l’occasion des présidentielles, ce qui n’est pas sans nous rappeler l’exemple belge.

Les Verts et les communistes défendent le droit de vote des étrangers à toutes les élections et proposent que les étrangers puissent même se présenter.

Ségolène Royal propose d’accorder le seul droit de vote, qui serait accessible après cinq ans de situation régulière.

François Bayrou propose d’attendre dix ans de présence.

Nicolas Sarkozy défend ce droit, qui serait accordé aux titulaires d’une carte de résident en France depuis plus de cinq ans, mais il l’a assortie de conditions strictes, comme la réciprocité avec les pays d’origine.

Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers rejettent catégoriquement le droit de vote des étrangers.

Michel Janva

Métro parle du Ramadan, pas du Carême (suite)

Le quoditien gratuit n’avait pas fait mention de l’entrée en Carême mercredi dernier. E-Deo rapporte une lettre publiée dans son courrier des lecteurs ce matin :

CARÊME. Lecteur régulier de votre quotidien, j’en apprécie la forme (articles concis et clairs) et la qualité. Je tenais néanmoins à vous faire part de mon étonnement après lecture de votre numéro de mercredi dernier. En effet, je n’ai constaté aucun article sur le démarrage du carême qui est pourtant un événement majeur pour tous les catholiques de ce pays (première religion de France). Je me souviens par contre d’un long article sur le ramadan il y a quelques mois. Pourquoi cette différence de traitement? Est-ce un oubli? IGOR

Henri Védas

Renouvellement du tiers du Conseil constitutionnel

Jacques Chirac doit nommer Jean-Louis Debré à la tête du Conseil constitutionnel en remplacement de Pierre Mazeaud. Les mandats de Simone Veil et de Jean-Claude Colliard arrivent également à échéance. Leurs successeurs ont été nommés respectivement par les présidents du Sénat et de l’Assemblée. Il s’agit de Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, et de Renaud Denoix de Saint Marc, vice-président du Conseil d’Etat.

Pour la présidentielle, c’est le Conseil constitutionnel qui reçoit les candidatures et établit la liste des candidats, surveille les opérations électorales, statue sur toutes les réclamations avant de proclamer les résultats.

Michel Janva

Canal+ : exit Loïc Le Meur

Le célèbre blogueur Loïc Le Meur, qui intervenait régulièrement dans l’émission quotidienne de Canal+ "En aparté", a été suspendu de l’antenne en raison de son soutien affiché à Nicolas Sarkozy.

Sur son blog, M. Le Meur explique qu’il "comprend tout à fait" la réaction de Canal+ et juge ringardes les règles du CSA. Il est vrai que si on devait exclure toutes les personnalités de la télévision ayant un parti-pris prolitique, il n’en resterait plus beaucoup. Alors on écarte juste ceux qui disent ouvertement pour qui ils votent. La véritable équité serait de savoir pour qui votent tous les présentateurs…

Michel Janva

Des crèches contre les mamans

Mixa_walter_bischof L’évêque d’Augsbourg, Mgr Walter Mixa, a critiqué le projet d’une ministre allemande de tripler le nombre des places en crèches, jugeant que le retour prématuré à l’emploi des jeunes mamans faisait d’elles des "machines à procréer" privées de leur rôle éducatif et maternel :

"86% des femmes allemandes élèvent leurs enfants pendant les trois premières années et le font volontiers. Ces femmes et mères méritent plus de reconnaissance et de louanges".

La veille, le prélat avait reproché à la ministre de la famille son "aveuglement idéologique" et ses conceptions "hostiles à l’enfant", qui réduisent les "jeunes femmes à des bras pour l’industrie." La ministre, catholique et mère de sept enfants, veut offrir une place en crèche à 35% des enfants de moins de trois ans contre 12% aujourd’hui.

Michel Janva

Restriction de l’école à la maison : les leçons de Rémi Fontaine

Le journaliste de Présent tirait dès mercredi des leçons du peu de mobilisation pour défendre les écoles familiales, l’opposant à la réaction face aux menaces de Marie-Georges Buffet sur le scoutisme en 2002.

[Le scoutisme catholique] a su, en cette occasion menaçante, faire jouer […] ses réseaux et ses membres qui agissent dans la société civile […]. Et avec l’appui d’élus d’une part et d’un certain nombre d’évêques d’autre part, il a gagné la partie, chacun agissant bien à sa juste place. […]

N’ayant pas la structure organique et hiérarchique naturelle au scoutisme, c’est ce "corporatisme" […] qui fait défaut aujourd’hui au sain et légitime "communautarisme" des écoles libres d’inspiration catholique, qu’elles soient familiales ou hors contrat. C’est ce pouvoir qu’il faut (re)bâtir aujourd’hui progressivement […].

Henri Védas

Restriction de l’école à la maison : le pseudo-débat

Le compte-rendu du débat d’hier à l’assemblée nationale est en ligne. Extraits :

"M. Pierre-Louis Fagniez : Permettez-moi, toutefois, d’émettre un bémol : je regrette que le Sénat ait souhaité durcir la disposition figurant à l’article 22 en limitant l’instruction à domicile aux enfants « d’une seule famille ».

M. Philippe Bas, ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille – Moi aussi.

M. Pierre-Louis Fagniez – Je crois que la rédaction à laquelle nous étions parvenus à l’Assemblée nationale, qui la limitait à « deux familles », était plus équilibrée.

M. Jean-Pierre Soisson Très bien. […] Il faut en finir. Neuf articles restent en discussion. Certains peuvent poser problème, comme l’article 22, mais le groupe UMP, suivant les conclusions du président de la commission, votera ce texte conforme pour permettre son adoption définitive. En effet, il est attendu par tous les professionnels de la protection de l’enfance. Il a fallu votre obstination, Monsieur le ministre, et la volonté d’un certain nombre d’entre nous pour en arriver là. L’essentiel est maintenant de le voter, sans quoi les avancées que vous avez reconnues ne pourront être mises en application.

[…] [J]e regrette à mon tour la formulation restrictive adoptée par le Sénat pour l’article 22, par peur de je ne sais quelle menace extérieure. Nous étions pourtant parvenus à un texte équilibré après une longue discussion. Adoptons néanmoins ce texte, pour avancer, et en faisant confiance au Gouvernement pour le mettre en œuvre. L’éclatement de la famille, l’isolement social de certains enfants sont de vrais problèmes de société auxquels il nous faut apporter une réponse, peut-être imparfaite, mais que tous les professionnels appellent de leurs vœux (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP)."

Le détail des votes n’est pas en ligne. Mais visiblement, le groupe UMP a voté ce texte comme un seul homme. Pour "avancer"…

Michel Janva

Bruno Gollnisch chez Fogiel : avortement et “mariage” homosexuel

20070221_m6_fogiel_01Au cours d’une émission plutôt tendue mardi soir sur M6, animée par Marc-Olivier Fogiel, Bruno Gollnisch a répondu de manière calme, précisant l’option du Front National sur l’avortement et aussi son avis sur le "mariage" homosexuel :

Marc-Olivier Fogiel : "Par oui ou par non, voulez-vous revenir sur la loi sur l’IVG ? Oui ou non ?

Bruno Gollnisch : " On ne peut pas répondre par oui ou par non à une question de cette complexité. Nous ne voulons pas laisser les femmes, qui souvent parce qu’elles sont dans des situations de détresse morale ou matérielle, avec seulement cette issue-là. Nous voulons une politique de la Vie et nous voulons les aider à accueillir la Vie."

Marc-Olivier Fogiel : " Est-ce que le corps des femmes leur appartient à elle ? "

Bruno Gollnisch : " Oui mais pas celui de leur bébé. Nous ne voulons pas renvoyer les femmes à la situation antérieure où certaines d’entre elles répondaient seules devant les tribunaux pénaux de leur situation de détresse. Nous voulons changer la situation et faire que les femmes qui sont contraintes à avorter se voient proposer d’autres solutions."

Sur le "mariage" homosexuel. Extraits :

Bruno Gollnisch : " Le mariage pour moi, c’est entre un homme et une femme pour transmettre la Vie. Les autres formes d’associations qui existent sont parfaitement libres et (je pense) que l’Etat n’a pas à s’en occuper."

Jean-Luc Lemoine : " Vous êtes donc contre le mariage des couples stériles ? "

Bruno Gollnisch : " Non car ils n’en excluent pas la perspective (de transmettre la Vie) à priori."

Marc-Olivier Fogiel : " C’est une condamnation morale (des homosexuels) !"

Bruno Gollnisch : " Je ne condamne absoluement pas les personnes. La société se doit de favoriser le mariage parce que c’est le mariage qui assure la transmission de la Vie, la perpétuation de la société et l’éducation des enfants".

Philippe Carhon

Moins d’humains, moins de réchauffement climatique ?

Un éditorialiste américain veut plus d’avortements :

Si nous pouvions diminuer de moitié le nombre de naissances non désirées, rien qu’aux Etats-Unis, nous aurions environ 5 millions de naissances en moins en 20 ans.

Le planning familial est bon pour les gens – et pour notre planète fragile… Plus de gens, c’est plus de consommation d’énergie. Si la croissance de la population était nulle, une partie du problème de réchauffement climatique…fondrait.

Ce n’est pour l’instant qu’un éditorialiste dans un quotidien de Nouvelle-Angleterre – mais cela pourrait vite devenir une nouvelle orthodoxie médiatique.

Henri Védas

Rastignac sur “J’ai une question à vous poser”

La chronique "à clef" de Valeurs actuelles ironise sur le public "représentatif" de l’émission que TF1 avait assemblé, lundi soir, pour Ségolène Royal.

Drôle de peuple, en vérité, que cette assemblée composée en principe selon la loi arithmétique de l’identité du tout et de la partie et censée refléter fidèlement la physionomie du pays, la France, cette assemblée de bègues, de boiteux, de bigles et de bancroches ! Mais dites plutôt la Cour des miracles ! Jamais on ne vit en un seul lieu, rangés comme poulets en épinette, tant de malheureux, de malchanceux, de tristes figures et d’éclopés de la vie. Il y avait l’aveugle et sa mère, le paralytique sur son atroce grabat, l’ivrogne congénital et l’ami du moribond : toute la misère humaine qui grattait ses plaies, montrait ses haillons infects, agitait d’abominables sparteries et prenait la terre entière à témoin de sa désolation.

Henri Védas

Lionel Jospin, le retour

Ségolène Royal a constitué autour d’elle une "équipe du pacte présidentiel". En voici les membres : Lionel Jospin, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande, Pierre Mauroy, Henri Emmanuelli, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Bernard Kouchner, le maire de Lyon Gérard Collomb, l’ex-ministre des Droits de la femme Yvette Roudy, le chef des députés PS Jean-Marc Ayrault et son homologue au Sénat Jean-Pierre Bel.

Les porte-parole sont PS Vincent Peillon, Najat Belkacem et Arnaud Montebourg. Jean-Louis Bianco chapeautera l’équipe. Julien Dray devient conseiller spécial en plus de Jack Lang. Claude Bartolone devient chargé de suivi de la presse au niveau national, Gilles Savary au niveau régional, Elisabeth Guigou et Manuel Valls au niveau international.

Que du beau monde…

Michel Janva

Bernard Antony votera Jean-Marie Le Pen

Il s’en explique sur son blog :

"Un éloignement moral et des divergences politiques me séparent de Jean-Marie Le Pen et du Front National. […] Car, tout bien réfléchi, je pense qu’il faut, pour le bien commun national, voter une fois encore pour lui. D’abord parce qu’il a tenu ces derniers temps des positions plus fermes sur deux de nos plus importantes exigences politiques : la défense de la vie innocente, la liberté scolaire. Nous aimerions en revanche le voir se rapprocher de ce que nous savons absolument nécessaire pour l’avenir français : une politique de ferme opposition à l’avancée de l’idéologie islamique. […] Pour l’immédiat je suis persuadé que le vote pour Jean-Marie Le Pen manifestera la permanence d’une volonté de continuer la France."

Michel Janva

Ad : le programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen est désormais consultable (pdf). Nous aurons l’occasion de revenir dessus.

Loi restreignant l’instruction à domicile : Bernard Antony réagit

sur le Forum catholique :

La loi votée aujourd’hui par le parlement est exécrable. Elle est dans la continuité du totalitarisme jacobin visant à contrôler l’homme de la naissance (quand on le laisse naître…) jusqu’à la mort. Tout vise à une inversion radicale des valeurs, à la destruction de la famille, des droits et des devoirs des parents.

Henri Védas

Christine Boutin se réjouit de la décision de la Cour de Cassation

refusant, mardi, l’adoption au sein d’un "couple" de personnes de même sexe  :

Cette décision confirme « la différence des sexes comme fondement de notre société, » déclare Christine BOUTIN. […] 

Christine BOUTIN se félicite de la décision de la Cour de Cassation, mais rappelle l’urgence d’une véritable volonté politique : « J’aimerais que les politiques aient le courage de prendre leurs responsabilités pour défendre la famille fondée sur l’union d’un homme et d’une femme. En ce qui me concerne, je me battrai pour que la différence homme/femme soit reconnue et protégée » déclare-t-elle. [Source : blog de CB]

Henri Védas (via E-Deo)

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services