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Anglicans : ce qui s’est passé en Tanzanie

Cr_anglican_communion Le week-end dernier s’est tenu en Tanzanie la réunion biennale des 38 primats de la Communion anglicane. Comme on le sait, les Anglicans sont profondément divisés par l’abandon de l’enseignement biblique sur l’homosexualité par leurs branches américaine (les Episcopaliens) et canadienne. Ces dernières organisent régulièrement des bénédictions de "couples" de même sexe, et les Episcopaliens sont allés jusqu’à délibérément ordonner évêque un pasteur vivant maritalement avec un autre homme.

La surprise de la réunion en Tanzanie a été la fermeté de la Communion, d’habitude pusillanime, vis-à-vis de ses branche américaines : le communiqué final, rendu public lundi, met d’abord en demeure l’Eglise Episcopalienne de respecter un moratoire sur ses innovations; et il prévoit de mettre en place une structure (une hiérarchie alternative) pour accueillir les Episcopaliens "dissidents" – ceux qui veulent rester fidèles à la Communion anglicane et aux Ecritures.

Cette fermeté est le fruit de l’engagement de plusieurs primats anglicans africains, notamment celui du Nigéria qui avait cessé en 2005 de se reconnaître en communion avec la branche américaine.

Henri Védas (via First Things)

Revoir “C dans l’air” sur l’avortement

Philippe nous en parlait : l’émission d’Yves Calvi sur France 5 la semaine dernière avait pour thème "avorter, pas si simple".

Plusieurs blogs proposent de revoir cette émission (dont celui-ci – je recommande le 3e extrait). Le secrétaire général de l’Alliance pour les Droits de la Vie, Tugdual Derville, y fait une très bonne prestation.

Ce qui lui vaudra peut-être d’être moins souvent réinvité que s’il avait été mauvais. Anne Bernet rapporte que le Professeur Lejeune, après un passage dans une émission de Pierre Bellemarre au début des années 1970, avait entendu un producteur dire :

"Le s….d ! On ne l’invitera plus : il est trop bon !"

Henri Védas

Le cynisme de Noël Mamère

Arrivé en voiture à une émission, Noël Mamère déclare sans sourciller : "je suis venu de la République à bicyclette", puis "je ne roule qu’à bicyclette, je n’ai plus de voiture dans Paris depuis 21 ans et on me donnerait une voiture, je ne l’accepterai pas. C’est idiot". La preuve par l’image.

Michel Janva

Restriction de l’école à la maison

La loi sur la protection de l’enfance a été adoptée cette après-midi par l’assemblée nationale. Concernant l’article 22, aggravé par le Sénat, la commission le justifie ainsi :

"Cet article n’autorise l’instruction à domicile prévue par l’article L.131-10 du code de l’éducation que si les enfants sont issus, au plus, de deux familles, afin d’éviter le détournement par des associations sectaires de cette liberté offerte aux familles. Afin de décourager encore davantage les mouvements sectaires de recourir à cette forme d’enfermement des enfants, le Sénat s’est montré encore plus restrictif en limitant l’instruction à domicile aux enfants d’une seule famille".

Or il ne s’agit pas d’une "liberté offerte aux familles" dans un grand élan de magnanimité de l’Etat. C’est le droit naturel des familles de choisir l’éducation de leurs enfants. Il reste à connaître le détail des votes.

Michel Janva

Addendum 1 18h00 :

  • Tout en saluant les "avancées" du texte, PS et PCF se sont abstenus, jugeant son contenu "insuffisant". Veulent-ils interdire totalement l’école à la maison ?
  • Le ministre de la famille, M. Bas, a souligné que "Ce texte doit nous permettre de mettre fin à des situations bouleversantes de tant d’enfants qui souffrent en secret, en silence, pendant des années, sans que personne ne s’en aperçoive, sans que personne ne leur vienne en aide".

Addendum 2 19h50 :

Le texte adopté est consultable ici (l’article totalitaire est devenu le n°32). Selon un lecteur (voir commentaires), le député Fagniez (UMP) s’est publiquement opposé à cet article.

“La République Française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794”

C’est l’article unique d’une proposition de loi (n°3754) déposée par le député Lionnel Luca. Dans l’exposé des motifs, le député se réfère aux lois du 1er août 1793 :

"Anéantissement de tous les biens…la Vendée doit être un cimetière national…"

et du 1er octobre de la même année :

"Extermination totale des habitants".

En novembre 1793, l’ordre du jour du général Grignon, commandant la 2ème division des colonnes infernales du général Turreau, indique :

"Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d’être brûlé et de passer au fil de l’épée tout ce que vous rencontrerez d’habitants".

Le Général Westermann, dans sa lettre à la Convention du 23 décembre 1793, précise : 

"Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé".

Le décret du 2 ventôse an 2 (20 février 1794) ordonnait la déportation des innocents et des bons citoyens de manière à ne laisser plus dans les pays révoltés que "les rebelles que l’on pourra plus aisément détruire".

Le député précise ensuite :

"Les moyens utilisés […] ont été nombreux : épuration ethnique par mutilation sexuelle, création du premier camp d’extermination de l’histoire moderne à Noirmoutier, premiers essais de gazage de masse […], premières crémations avec les fours à pain et les églises […], noyades collectives […], création aux Pont de Cé d’ateliers de tannage de peau humaine".

Pour ceux qui désirent en savoir plus sur ce génocide franco-français, l’ouvrage de Reynald Seycher, La Vendée-Vengé, décrit l’ampleur du massacre organisé.

Michel Janva

Exhortation Apostolique sur l’Eucharistie

Benoit XVI a rencontré ses prêtres aujourd’hui, dans la Salle des Bénédictions, au premier étage de la Basilique Saint-Pierre, de 11 heures à 13 heures. Au cours de cette rencontre, le Pape a lui-meme annoncé la parution désormais imminente de l’Exhortation Apostolique, suite au Synode sur l’Eucharistie. Cette Exhortation sera surtout une "Méditation en plusieurs points" a dit Benoit XVI.

Michel Janva

Jacques Chirac a rencontré Jean-Marie Le Pen

en 1988, entre les deux tours de la présidentielle, afin de lui "demander son soutien", selon l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua :

"Je lui ai dit qu’il était souhaitable qu’il rencontre Le Pen, ce qu’il a fait (…) J’ai donc arrangé cette rencontre (…) Ce n’est pas à la fin d’un dîner par hasard. Il est venu en sachant ce qu’il allait faire et il a rencontré Le Pen. Je n’ai pas demandé ce qu’ils s’étaient dits. Chirac était venu pour demander à Le Pen son soutien pour le deuxième tour. Le Pen a donné un soutien très relatif. Il avait demandé ses voix à Le Pen. C’est clair".

Dans un livre d’entretien avec Pierre Péan, Jacques Chirac avance que Charles Pasqua lui a cassé les oreilles pendant des années pour qu’il rencontre Jean-Marie Le Pen et pour qu’il s’entende avec lui. L’ancien ministre de l’Intérieur a souligné qu’"il y a longtemps qu'(il) sait à quoi (s’) en tenir" :

"Finalement, je crois que j’ai compris avant beaucoup de gens qu’il y avait une erreur de casting lors des dernières présidentielles : Mitterrand aura été le dernier président de droite. Et Chirac (…) aura été le dernier président de gauche. Si nous l’avions su plus tôt, peut-être nous serions-nous comportés différemment".

Michel Janva

Annulation d’une subvention pour une mosquée

Sur le blog d’Yves Daoudal :

"Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, secrétaire départemental du FN en Charente-Maritime, a fait annuler par le tribunal administratif une délibération du conseil municipal de La Rochelle, décidée par la majorité de gauche et soutenue par l’UMP, visant à accorder une subvention de 276.000 euros pour le doublement de la surface de la mosquée."

Michel Janva

De la bioéthique à l’eugénisme : le DPN

Et si le diagnostic prénatal devenait «systématique pour ma maladie» ? C’est la question que pose aux Parlementaires français Nicolas Journet, scénariste, atteint du syndrome de Marfan. En tant que premier concerné et «en colère», il revient sur les auditions parlementaires du 7 février sur la révision de la loi de bioéthique et en particulier sur le diagnostic prénatal (DPN) ou préimplantatoire :

"Aujourd’hui on parle de rendre le diagnostic prénatal systématique pour cette maladie, pour ma maladie".

Cette mesure est censée permettre de mieux suivre ces enfants dès leur naissance.

"Encore faut-il qu’ils naissent. Qui expliquera aux parents que maladie génétique et bonheur ne sont pas des termes antinomiques ?".

Du diagnostic de sa maladie, à l’adolescence, Nicolas Journet a connu «la honte», «la fuite à l’intérieur de soi». Au bout du compte, il dit être «très heureux», «bien plus heureux que beaucoup de génétiquement corrects". En voulant généraliser le diagnostic prénatal ou préimplantatoire, notre société montre qu’elle «ne veut plus affronter la mort, ne veut plus du hasard», mais qu’elle veut au contraire «contrôler son destin».

"Quitte à sombrer dans l’eugénisme, quitte à renouer avec le nazisme".

En Allemagne, à cause de son histoire, le diagnostic préimplantatoire est interdit. Jean Rostand l’écrivait déjà :

"Quand l’habitude sera prise d’éliminer les monstres, de moindres tares feront figure de monstruosités. De la suppression de l’horrible à celle de l’indésirable, il n’y a qu’un pas… Cette société nettoyée, assainie, cette société sans déchets, sans bavures, où les normaux et les forts bénéficieraient de toutes les ressources qu’absorbent jusqu’ici les anormaux et les faibles, cette société renouerait avec Sparte et ravirait les disciples de Nietzsche, je ne suis pas sûre qu’elle mériterait encore d’être appelée une société humaine ».

Michel Janva

La discrimination du quotidien Métro

E-deo nous fait remarquer que le quotidien gratuit Métro a oublié de signaler l’entrée en Carême des chrétiens. Pourtant, le même journal avait traité abondamment du Ramadan en septembre dernier (numéro spécial et chroniques quotidiennes). On peut contacter la rédaction (mail).

Michel Janva

Hongrie : pornographie pour les mineurs

Un projet de loi autorise la pornographie de mineurs consentants d’au moins 14 ans. L’opposition a de suite exigé la démission du ministre de la Justice.

Michel Janva

Discours de Nicolas Sarkozy sur “l’Europe”

Hier soir à Strasbourg. Voici ce qu’en retient le Fil News de TF1 :

19h18 >Sarkozy : "l’Europe ne doit pas être le cheval de Troyes de la mondialisation"
Classique, mais d’autant plus piquant que Nicolas Sarkozy a redit hier que la Turquie "n’est pas un pays européen".
M. Sarkozy fait toutefois une confusion plus grave que de confondre Troie et Troyes : par inadvertance sans doute, il utilise tout au long de son discours le terme d’ "Europe" alors qu’il parle en réalité de "l’U.E."
Je veux l’Europe […] parce que j’aime la France et parce que la France ne peut pas s’en sortir sans l’Europe, parce que la France ne peut pas peser sur les affaires du monde sans l’Europe, parce que la France ne pourra rien sans l’Europe.

Mais je veux que l’Europe change, parce que si elle ne change pas il n’y aura plus d’Europe.
J’ai toujours dit oui à l’Europe, j’ai dit oui à l’Acte Unique, à la monnaie unique, à la Constitution européenne. Et parce que j’ai toujours dit oui à l’Europe j’ai le devoir de dire aujourd’hui à tous les Européens sincères que nous ne pouvons pas continuer comme cela.
Nous avons fait l’Europe pour agir, pas pour subir. […]

Nous avons fait l’Europe pour la démocratie et non pour la bureaucratie.
Nous avons fait l’Europe pour que les pays travaillent ensemble et non pour tenir le peuple à l’écart.
Je veux l’Europe, mais je ne veux pas d’une Europe au rabais, d’une Europe médiocre, d’une Europe sans ambition qui se contenterait d’empêcher les Etats d’agir sans s’en donner à elle-même les moyens.

Pour "s’en donner les moyens", M. Sarkozy propose la relance de l’ "Europe politique" par un "traité simplifié" reprenant des dispositions du projet de constitution.

Kosovo : terrain d’entraînement du jihad

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

"Alors qu’une nouvelle série de discussions sur le statut du Kosovo a commencé à Vienne, entre Serbes et Albanais, et avec l’envoyé spécial de l’ONU Martti Ahtisaari qui se dit «pessimiste» (vu que les positions des uns et des autres sont radicalement opposées), le journal autrichien Die Presse a demandé à Mgr Radosavljevic, le chef de l’Eglise orthodoxe serbe au Kosovo, ce que seraient selon lui les conséquences d’une indépendance du Kosovo. Il a répondu que

"cela préparerait le terrain pour un jihad militant et pour un terrorisme islamique au coeur de l’Europe" : "Les wahabites sont représentés partout au Kosovo et ont construit ces dernières années 400 nouvelles mosquées. Ce sont des extrémistes et leur idéologie est la même que celle d’Al-Qaïda."

MJ

Profanation d’Act Up à Notre-Dame de Paris

Le tribunal de grande instance de Paris rendra son jugement le 25 avril dans le procès intenté par le recteur de Notre-Dame de Paris à Act Up Paris à la suite d’une parodie de mariage qui avait été organisée au sein de la cathédrale. Le 5 juin 2005, une vingtaine de militants du lobby s’étaient introduits dans la cathédrale pour procéder à un "mariage", sous les yeux de fidèles et de touristes, tandis que les manifestants scandaient : "Benoît XVI, homophobe, complice du sida". Le recteur de la cathédrale, le père Jacquin avait été agressé.

Lors de l’audience, le recteur a demandé la condamnation de l’association et des militants à payer un euro de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral et que soit ordonnée la publication du jugement. Selon son avocat, Me Laurent Delvolvé,

"l’action est fondée sur l’atteinte aux principes fondamentaux de liberté de religion, de libre exercice du culte et de respect de l’affectation cultuelle : tout agissement non autorisé par le desservant, au sein d’un édifice religieux, porte atteinte à l’affectation cultuelle et à la liberté religieuse, quel que soit le moment de sa mise en oeuvre".

Du côté d’Act Up, Me Jean-Didier Vogeli a insisté sur le fait qu’"aucune preuve" n’avait été apportée pouvant établir que les militants de l’association avaient été violents, comme l’affirme le communiqué de la cathédrale.

Michel Janva

Italie : démission de Romano Prodi ?

Après la perte d’un vote sur la politique étrangère au Sénat, le Premier ministre italien Romano Prodi va présenter sa démission au président italien, Giorgio Napolitano. Ce dernier peut l’accepter ou lui demander de conserver son poste.

Les sénateurs ont désapprouvé le programme de politique étrangère du gouvernement Prodi, notamment la mission militaire italienne en Afghanistan. 158 sénateurs ont soutenu la politique étrangère du gouvernement, en-dessous des 160 voix requises pour obtenir la majorité. Les sénateurs de l’opposition ont aussitôt réclamé en choeur la démission du gouvernement Prodi. La fragile coalition, qui rassemble plusieurs partis allant de la mouvance chrétienne aux communistes, ne dispose que d’une majorité d’un seul siège au Sénat.

Michel Janva

Peine capitale pour l’assassin des époux di Lusignano

Le 18 septembre dernier, Alessandro Missir di Lusignano et son épouse étaient égorgés devant leurs quatre enfants, âgés de 4 à 10 ans, dans leur villa de Rabat. Il était chef de la section Affaires politiques de la délégation de la Commission européenne au Maroc. Issu d’une grande famille catholique, ce diplomate fréquentait les conférences de Belgique & Chrétienté. Le couple était membre de Domus Christiani. Le meurtrier, Karim Zimach, âgé de 25 ans, avait été arrêté le lendemain du crime au volant de la voiture qu’il avait volée au couple. Au cours de son procès, il a avoué avoir commis ces meurtres sous l’effet des stupéfiants. Il a été condamné, hier, à la peine capitale.

Michel Janva

Forcée à avorter, une fille-mère menace de se suicider

Un juge italien a ordonné à une jeune fille de 13 ans d’avorter, sur le motif que ses parents étaient opposés à ce que leur fille garde son enfant. La loi italienne autorise en effet les parents à décider, pour leur enfant adolescente, de la poursuite ou non de la grossesse. Mais la jeune fille est convaincue que la meilleure chose à faire est de garder l’enfant et ne veut pas avorter. La décision de justice l’a tellement choquée qu’elle a menacé de se suicider. L’archevêque de Turin a déclaré :

"La société devrait prendre soin de cet enfant. Je suis opposé à l’avortement et ce cas nous oblige à réfléchir à la situation. Nous devons revenir en arrière et nous demander comment cela a pu arriver à une jeune fille de 13 ans".

Michel Janva

La loi naturelle et la Déclaration des droits de l’homme

Dans Présent, Jean Madiran fait cette remarque à propos du texte de Benoît XVI sur la loi naturelle :

"Dans une sorte de note documentaire […], [La Croix] assure que la loi naturelle «trouve une expression non religieuse notamment dans la Déclaration des droits de l’homme». En France, nommer sans autre précision ladite Déclaration, surtout avec une majuscule, c’est désigner obligatoirement la Déclaration de 1789, qui d’ailleurs fait partie de la Constitution républicaine en vigueur. Or cette Déclaration, qui contient quelques vérités, est par ailleurs violemment contraire à la loi naturelle, notamment par son article 3 selon lequel nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’émane expressément de la souveraineté démocratique. Ce qui délégitime, par exemple, l’autorité des parents : cet article 3 est le fondement doctrinal du permanent effort républicain pour conférer à l’Etat, dès un âge de plus en plus jeune, tout pouvoir sur l’éducation des enfants."

Ceci explique cela.

Michel Janva

Légaliser l’euthanasie serait dangereux

Dans une tribune du Figaro, intitulée "Donner la mort n’est pas la bonne réponse à la souffrance de la fin de vie", Louis Puybasset, responsable de la neuroréanimation chirurgicale à la Pitié-Salpétrière, Régis Aubry, ancien président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, Marie de Hennezel, psychanalyste et essayiste, et les députés Claude Evin (PS) et Jean Leonetti (UMP), plaident contre l’euthanasie alors que les candidats PS et UMP y sont favorables :

"Légaliser l’euthanasie serait inutile. […] On ne peut qu’entendre le reproche d’une médecine qui s’occupe, hélas parfois, plus des maladies que des malades, indifférente à leurs souffrances et à leur détresse comme à l’histoire de leur vie et à leurs souhaits profonds. C’est à cette maltraitance, qui conduit aux demandes d’euthanasie, qu’il faut remédier. C’est cette culture qu’il faut changer. […]

Légaliser l’euthanasie serait dangereux. Un dispositif qui donnerait la force de la loi à l’un pour tuer l’autre, fût-ce à sa demande, contient en lui-même des dérives inéluctables. L’examen de la situation des pays européens qui ont légalisé l’euthanasie met déjà largement en évidence des dérapages : mise à disposition de « kit euthanasie » en pharmacie ; euthanasie de patients dépressifs en Belgique et de schizophrènes en Suisse ; volonté d’élargir l’euthanasie aux patients « souffrant de la vie » aux Pays-Bas ; dérives mercantiles en Suisse.

[…] Croire que l’euthanasie légalisée réglera la question de la souffrance et de la mort relève de l’illusion. Elle l’expédiera, c’est tout. Nous verrons apparaître d’autres souffrances, d’autant plus profondes qu’elles seront tues. Comment vivrons-nous dans un monde de chacun pour soi, un monde où la solidarité et la compassion se résumeront à donner la mort ?"

Michel Janva

Le pouvoir des médias

Dans l’éditorial de Monde et Vie, Olivier Pichon s’en prend aux médias qui fabriquent l’élection présidentielle :

M_vie755une2_1 "[L]es médias fabriquent de l’image à temps et à contretemps. C’est Bayrou qui se plaint de la bipolarisation politique, qui use et abuse d’un procédé de victimisation au moment où il devient leur chéri, en remplacement de Ségolène et, pour leur plaire, annonce que s’il est élu, il prendra un Premier ministre de gauche. La démonstration est ainsi faite que ce sont les médias qui forgent l’homme ou la femme du moment. Souvenons-nous, Balladur au pinacle en 1994 et Chirac moqué par ces mêmes médias pour ses piètres performances puis “remonté” quasi recréé, par ces mêmes médias parce que beaucoup plus politiquement correct. Ils n’ont pour seul objectif que de configurer un pouvoir à leur discrétion, comme ils le font avec Bayrou. Le Quatrième pouvoir est là, il règne, mais ne gouverne pas et peut nous faire remonter Ségolène. Pourtant, même les médias ont leur défaut de la cuirasse. L’affaire Duhamel le démontre : sans Internet, France Télévision n’eut rien su des déclarations de ce dernier à Science-Po en faveur de Bayrou et, que dire de Chirac ? Eut-il seulement été élu si les Français avaient été internautes en 1995 ? Si les médias ne font pas leur travail, leur travail sera fait ailleurs".

Michel Janva

Carême : la pratique du jeûne revient

C’est l’avis de Sophie de Ravinel dans Le Figaro. Prêtre du diocèse de Saint-Étienne, le père Souveton affirme :

"Dans notre société, les gens sont gavés de nourriture, d’informations, de biens, de voyages et d’images, comme de relations superficielles. Ils n’ont plus d’espace disponible dans leur vie pour accueillir ce qu’ils cherchent réellement. Le jeûne permet d’ouvrir une brèche, de mettre en lumière des difficultés occultées par ce trop-plein.

Michel Janva

Redevenir chrétien

Benoît XVI a ouvert le Carême par un appel aux fidèles à "redevenir" chrétiens en "acceptant librement de dépendre de Dieu" :

"L’être humain n’est pas l’architecte de son propre destin, [la conversion pour un chrétien, c’est] accepter librement de dépendre de Dieu".

Le pape doit ce soir célébrer la liturgie du Mercredi des Cendres dans une église romaine sur la colline de l’Aventin. Dimanche, il commencera avec tous les membres de la Curie une semaine d’exercices spirituels durant laquelle ses audiences seront suspendues.

Michel Janva

Jacques Trémolet de Villers sur Moralement Correct

Me Trémolet consacre sa chronique dans Présent de demain au dernier livre de Jean Sevillia. Extrait :

Jean Sevillia ne se trompe pas quand il analyse avec sévérité l’ampleur de la domination du moralement correct.

Cette morale, d’autant plus tyrannique qu’elle est inversée, envahit le champ de la vie quotidienne [On reconnaît l’antimoralité décrite par Benoît XVI, NDHV]. […]

C’est la peur qui est le moteur essentiel de cette domination.

Or, comme me le disait en son temps Annie Kriegel : "C’est bien étrange cette peur ! En 1941, on risquait la mort, la déportation, la torture, et nous n’avions pas peur. Aujourd’hui, que risque-t-on ? que l’on dise du mal de vous à la radio ou à la télévision, dans les journaux ?

Henri Védas

Les méfaits de la télévision

… selon une étude :

[U]ne forte exposition à la télévision pendant l’enfance accroît les risques d’autisme, de déficience visuelle et d’obésité.

[L’étude] montre également que la probabilité de développer la maladie d’Alzheimer augmente avec chaque heure supplémentaire passée devant la télévision par les 20-60 ans.

Et encore, ce ne sont là que des effets physiques.

Henri Védas

Liberté scolaire : ce qui se joue jeudi

Homeschooling Jeudi est présenté en deuxième lecture à l’Assemblée nationale un projet de loi sur la protection de l’enfance, qui inclut des dispositions restreignant la liberté d’instruction à domicile. Ces restrictions sont inquiétantes non seulement en elles-mêmes, mais en ce qu’elles pourraient bien être un ballon d’essai avant de nouvelles offensives contre la liberté scolaire.

1. A l’origine de l’offensive : le rapport Fenech (décembre 2006)

La commission parlementaire chargée de la lutte contre les sectes a remis en décembre un rapport s’en prenant à l’instruction à domicile. Fenech_1

Le président de cette commission, Georges Fenech (UMP, photo), avait mis en cause le principe même de cette liberté (et, par implication, la liberté scolaire elle-même) :

L’Ecole de la République, c’est quand même là qu’on devient citoyen. Pourquoi, finalement, prive-t-on ces enfants [instruits à domicile, NDSB] de cette chance de devenir citoyens dans une société normale ?

Christian Vanneste, membre de la commission, a refusé d’approuver le rapport, déclarant notamment :

Je crains fort une volonté de réduire la souveraineté des parents sur l’éducation de leurs enfants. C’est l’instruction à domicile qui est visée […].

2. Amendements à l’Assemblée nationale et au Sénat (janvier-février 2007)

Le rapport a débouché en janvier sur la soumission de deux amendements au projet de loi sur la protection de l’enfance : l’un, très grave, interdisant l’instruction à domicile sauf dans des cas répertoriés (handicap, etc); l’autre empêchant que l’instruction soit dispensée "au même domicile à plus de deux familles".

Philippe_bas_ptLe Ministre de la Famille Philippe Bas (photo) s’est opposé à ces deux amendements – ce qui n’a pas empêché le second d’être adopté.

Il y a une semaine, le Sénat a adopté ce projet de loi – en l’agravant encore, malgré l’opposition du ministre et les efforts du sénateur (MPF) Bernard Seillier : l’amendement Lardeux (UMP ) interdit maintenant l’instruction dispensée à plus d’une famille au même domicile.

3. L’enjeu du deuxième passage à l’Assemblée nationale

Le texte du Sénat, amendement Lardeux inclus, a d’ores et déjà été approuvé par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, et doit être voté jeudi prochain.

Ce texte ferait subir un vrai préjudice aux familles, car, comme le rappelle Jeanne Smits,

…"[a]ujourd’hui, pour échapper à l’école publique ou privée sous contrat […], il n’y a que deux moyens : rejoindre ou fonder une école hors contrat, procédure très contraignante […]; ou bien scolariser son enfant à domicile, le cas échéant en s’associant avec d’autres familles, dans une limite fixée à 19 élèves […]"

Mais au-delà, on peut voir ces restrictions comme un "ballon d’essai" de la part d’opposants résolus à la liberté d’instruction à domiMichel_jean_pierre04084n cile, et au-delà à la liberté scolaire, à gauche et dans une partie de l’UMP. Lors des débats sur l’amendement Lardeux, le sénateur PS Jean-Pierre Michel (photo) ne cachait pas son "hostilité farouche"

"…à un enseignement qui serait dispensé dans le cadre de la famille, même s’il ne s’agit que d’une seule famille."

Autant dire que sans mobilisation, et malgré l’opposition du ministre, ce texte sera adopté (peut-être même agravé par les députés), et un feu vert sera donné à des restrictions plus graves encore.

4. Action proposée

Il paraît possible d’éviter le pire jeudi, pour deux raisons :

  • une fois n’est pas coutume, le ministre plaide contre ces dispositions liberticides agrégées à son projet de loi;
  • la participation au vote de jeudi devrait être faible : la présence des quelques dizaines de députés pro-famille pourrait faire pencher la balance dans le bon sens.

Homeschooling4 Nous recommandons donc d’écrire courtoisement à ces députés, afin de les sensibiliser à l’importance de leur présence et de leur action en vue du retrait de l’article 22 du projet de loi. On peut notamment appeler leur attention sur le fait que l’instruction à domicile n’est en rien une émanation de mouvements sectaires, mais un droit naturel de la famille, encouragé par le Conseil pontifical pour la Famille, et intrinsèquement lié à la liberté scolaire.

Voici une liste (non exhaustive) de députés qui, par le passé, se sont montrés sensibles aux préoccupations pro-famille et à la liberté scolaire. Nous suggérons de contacter en priorité ceux dont le département est le plus proche du vôtre :

Etienne Blanc (UMP,Ain); Véronique Besse (MPF, Vendée); Christine Boutin (UMP/FRS, Yvelines); Loïc Bouvard (UMP, Morbihan); Bernard Carayon (UMP, Tarn); Charles de Courson (UDF, Marne); Jean-Pierre Decool (app UMP, Nord); Lucien Degauchy (UMP, Oise); André Flajolet (UMP, Pas-de-Calais); Claude Goasguen (UMP, Paris); Louis Guédon (UMP, Vendée); Jean-Claude Guibal (UMP, Alpes-Maritimes); Marc Le Fur (UMP, Côtes-d’Armor); Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes); Richard Mallié (UMP, Bouches-du-Rhône); Christian Ménard (UMP, Finistère); Jean-Marc Nesme (UMP, Saône-et-Loire); Etienne Pinte (UMP, Yvelines); Jacques Remiller (UMP, Isère); Jérôme Rivière (UMP/CNI, Alpes-Maritimes); Léon Vachet (UMP, Bouches-du-Rhône); Christian Vanneste (UMP/CNI, Nord).

Le Salon Beige

Les falsificateurs de Bègles

Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, les faux-mariés de Bègles, ont été reconnus coupables par la cour d’appel de Bordeaux de vols, falsifications de chèques et usage, fausse déclaration en vue d’obtenir des prestations familiales et abus de faiblesse. Tous deux sont condamnés à 8 mois de prison avec sursis, et à payer 5000€ de dommages et intérêts à leur victime.

Ils étaient poursuivis pour avoir utilisé le chéquier de leur logeuse octogénaire pour acheter leurs costumes de mariage et des prestations de services diverses, à l’occasion de leur mariage à Bègles en juin 2004.

Sale journée pour le lobby gay.

Michel Janva

Jean-Marie Le Pen, la religion et l’islam

Dans un entretien à La Croix, demain, Jean-Marie Le Pen affirme que "les religions remplissent un rôle irremplaçable parce qu’elles apportent un élément de stabilité dans la société".

"le déclin de la pratique religieuse renforce aujourd’hui un matérialisme latent, qui explique sans doute la décadence des comportements sociaux".

Interrogé sur le procès des caricatures du prophète Mahomet publiées dans l’hebdomadaire Charlie hebdo, Le Pen estime que

"l’islam se montre sans doute plus réactif que ne l’est la religion chrétienne quand elle est moquée ou vilipendée. Le monde islamique semble plus craint que ne l’est le monde chrétien. Il est vrai que la religion islamique obéit à un précepte de conquête, ce qui n’est plus le cas de la religion chrétienne. Le dynamisme de l’islam résulte moins de son prosélytisme que de la pression démographique. Il emprunte naturellement le canal religieux car celui-ci bénéficie d’une certaine complaisance ou indulgence. En tout cas, en France, la revendication des mosquées est née avec l’augmentation considérable du nombre des immigrés musulmans, qui sont aujourd’hui environ six millions, dit-on. L’islam est dangereux quand il est dominant".

Alors que le christianisme peut "parfaitement se concevoir dans la séparation de l’Eglise et de l’Etat", Jean-Marie Le Pen affirme que l’islam "dans son essence" a une "immense difficulté (à) séparer les deux domaines". Dès lors, "la laïcité est le moyen de faire respecter la loi commune par toutes les religions". Mais là encore, alors que "certains s’y plient naturellement, ce n’est pas le cas de l’islam, qui devra sans doute être rappelé à l’ordre".

Michel Janva

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