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52% des médecins américains opposés à l’avortement

Selon une étude nationale menée par l’université de Chicago auprès de médecins américains, 52% des médecins se déclarent opposés à l’avortement et n’enverraient même pas une patiente à un collègue. Le Dr Gary Smith, obstétricien et gynécologue dans le Maryland refuse de pratiquer les avortements. Il s’en est expliqué au Baltimore Sun :
"Les gens savent que l’avortement existe, et ils n’ont pas besoin de moi pour les informer. On m’a toujours enseigné que j’ai 2 patients à traiter : la mère et le bébé. Pourquoi irai-je conseiller à une personne de faire du mal à son bébé ?"

Benoît XVI contre les lobbies

Lors d’une rencontre avec des nonces latino-américains, Benoît XVI a défendu la famille. Il a souligné que c’est seulement sur "l’amour conjugal d’un homme et d’une femme" que l’on peut construire "une communauté digne de l’être humain". Notant l’augmentation "des divorces et des unions libres", le pape a estimé que

"l’adultère faisait l’objet d’une tolérance injustifiable".

Le pape a souligné que la famille restait "une caractéristique primordiale de la culture latino-américaine". Il a cependant regretté qu’elle montre des "signes d’affaissement", en rejetant la faute sur des "lobbies capables d’influer négativement" en faveur de lois contre la famille.

Michel Janva

Etes-vous favorables à l’homoparentalité ?

C’est le sondage en cours sur Agoravox (sur la page d’accueil à droite). 70% de ‘non’ actuellement. Les quelques milliers de lecteurs du Salon beige pourraient renforcer cette tendance et la faire approcher de 99%…

Michel Janva

Cette semaine sur Liberté politique

Les mises à jour hebdomadaires du site s’enrichissent d’une rétrospective de l’actualité de la semaine écoulée, très bienvenue.

Parmi les autres nouveaux articles cette semaine :

Henri Védas

Ligue des familles polonaises : un dérapage antisémite ?

Depuis le temps, on se garde bien de croire Libération sur parole – mais il se pourrait que le quotidien ait cette fois levé une affaire réellement gênante : un opuscule publié par l’eurodéputé polonais Maciej Giertych, figure de la Ligue des Familles, contiendrait des passages antisémites.

Libé fait (ici) un compte-rendu de cette brochure de 32 pages (intitulée "Guerres de civilisation en Europe"). Bien sûr, le quotidien en rajoute, mêlant des citations traduites de manière sensationnaliste, des paraphrases approximatives et des commentaires gratuits.

On peut lire la brochure ici (pdf, anglais). Elle est une réflexion sur les civilisations, à la lumière desKsiazka2  théories de l’historien polonais Feliks Koneczny (1862-1949). L’impression générale est celle d’une extrême maladresse, découlant de l’association d’un vocabulaire scientiste-biologique anachronique à des éléments de théologie chrétienne. Cette maladresse atteint son paroxysme dans le chapitre de Giertych sur la "civilisation juive" : bien qu’elles ne soient pas clairement hostiles (peut-on alors parler d’ "antisémitisme" ?), les théories désuètes de Giertych se couplent à un manque criant de sensibilité à l’expérience juive du siècle passé.

Indépendamment des intentions de Giertych, le blogueur néoconservateur Alain Jean-Mairet résume le problème : l’auteur "donne dans son ouvrage […] une image des Juifs à laquelle leurs pires ennemis ne trouveraient sans doute rien à redire."

Abraham Foxman, de la Ligue Anti-Diffamation, a vivement protesté; Libération et le Figaro de ce matin rapportent des réactions à la Commission européenne et au Parlement européen, dont l’ouvrage porte le logo. L’affaire semble vouée à prendre de l’ampleur.

Elle pourrait rapidement devenir gênante pour le gouvernement polonais, auquel participe le fils de M. Giertych et pour le groupe Indépendance et Démocratie*, auquel l’eurodéputé est affilié aux côtés des villiéristes. Au-delà, elle pourrait affaiblir les excellents combats pro-vie et pro-famille que mènent à Strasbourg les eurodéputés de la Ligue des familles.

Henri Védas

* Erratum : la Ligue des Familles ne fait plus partie du groupe ID depuis l’an dernier. Merci aux lecteurs qui ont signalé cette erreur importante.

La “mère au foyer” n’est pas dépassée

Le magazine Parents, en collaboration avec TNS Sofres, a réalisé une étude sur les mères au foyer (pdf, 11 pages). Il en ressort que :

  • 56% de l’ensemble des mères interrogées considèrent comme «normal» le fait d’être mère au foyer de nos jours. Elles sont seulement 20% à considérer ce statut comme dépassé, surtout les mères actives travaillant à temps complet. 22% des mères ont une opinion neutre sur le sujet.
  • 73% des mères d’enfants de 0 à 2 ans sont mères au foyer, dont 57% à temps complet et 16% à temps partiel.
  • Les mères au foyer (à temps complet ou à temps partiel) sont 86% à être satisfaites de leur statut de mère au foyer.
  • 90% de l’ensemble des mères interrogées affirment que l’intérêt principal pour devenir mère au foyer est de voir grandir leur(s) enfant(s).
  • 43% des femmes actives sont "favorables" à s’arrêter de travailler pour élever leur(s) enfant(s), et 15% sont «tout à fait favorables» à cette idée.
  • Les mamans qui travaillent à temps complet ou à temps partiel évoquent plusieurs freins à l’arrêt du travail : en premier lieu des raisons financières (73%).

Michel Janva

Portugal : Réaction officielle de l’épiscopat

Jeanne Smits a traduit le message de la Conférence épiscopale du Portugal, que j’ai évoqué hier. Extrait :

"A partir de maintenant notre combat pour la vie humaine doit viser, avec plus d’intensité et de nouveaux moyens, les objectifs de toujours : aider les personnes, éclairer les consciences, créer des conditions pour éviter le recours à l’avortement, légal ou clandestin. Cette lutte devrait engager, progressivement, toute la société portugaise : l’Etat, les Eglises, les mouvements et les groupes et toute la société civile. Et les chemins pour arriver à des résultats positifs sont, à notre avis : le changement des mentalités, la formation de la conscience, l’aide concrète aux mères en difficulté."

Un triptyque qui s’impose à nous également, en France : informer, former et aider les mères.

Michel Janva

Comment résister au lobby gay ?

Sur Liberté Politique, Thierry Boutet explique que ce ne sont pas les revendications des gays qu’il faut satisfaire mais le droit des enfants qu’il faut protéger et donc que, même l’adoption simple (défendue par François Bayrou, voire par Nicolas Sarkozy avec le "tiers de confiance") est une menace :

"Les couples gay ne peuvent avoir un droit à l’adoption pour la simple raison qu’il n’existe pas de droit à l’enfant, pas plus chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. L’enfant n’est pas un objet de droit, il est sujet de droit. Considérer une personne humaine comme un objet de droit c’est le mettre au rang de l’esclave.

Dans l’adoption, la puissance publique ne donne pas un enfant abandonné à des parents qui ne peuvent pas en avoir biologiquement, mais des parents à un enfant. Le verbe donner prend ici tout son sens. La gratuité participe de l’essence de la filiation. L’enfant ne peut être désiré pour soi, mais pour lui-même. L’expérience clinique de très nombreux psychologues peut en témoigner, il existe des affections étouffantes au point d’être traumatisante pour l’enfant. […]

Or ce qu’un couple homosexuel ne peut pas donner, c’est ce qui est le plus essentiel à la construction de l’enfant : une double généalogie claire et une vraie paternité–maternité. […] Parmi toutes les espèces, l’humanité est celle qui reconnaît son père et sa mère. La paternité et la maternité ne sont pas des rôles interchangeables. Le père et la mère ne sont pas d’abord des éducateurs. Ils sont d’abord des géniteurs. Il est indispensable que dans l’esprit de l’enfant, soit unis dans une même réalité sa généalogie, le désir de ses parents, sa conception, sa naissance et son éducation."

Dans la suite de son analyse, Thierry Boutet décrypte les fameuses études scientifiques présentées par le lobby gay pour défendre sa cause et démontre qu’elles présentent peu de crédibilité. Puis il revient sur l’argument du moment censé défendre "l’homoparentalité" : «mieux vaut qu’un enfant vivent dans un couple homo que dans un orphelinat» :

  • "Non parce qu’il existe beaucoup de couples hétérosexués qui souhaitent adopter et qui ne trouvent pas d’enfants.
  • Non, parce que la question n’est pas de savoir si des homosexuels peuvent être de bons éducateurs mais si cet homme peut être père et cette femme mère de cet enfant.
  • Non, parce qu’un enfant a le droit de pouvoir dire «je suis le fils ou la fille, adoptif ou non, de cet homme qui a désiré [m]a mère et de cette femme qui a désiré [mon père]» ?
  • Un homme ne peut être une mère, et une femme un père. Prétendre cela à un enfant ou symboliser le contraire c’est lui faire violence, en l’instrumentalisant pour satisfaire des fantasmes d’adultes."

Michel Janva

Avorter, pas si simple.

L’émission " C dans l’air", présenté par Yves Calvi sur France 5, a consacré son sujet à l’avortement le 13 février dernier. Trois invités ouvertement pro-avortement étaient opposés à Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie (ADV) : un médecin "militant", Israël Nisand, qui souhaite obliger tous les médecins à pratiquer les avortements (quid de l’objection de conscience ?), une sociologue de l’INSERM, Nathalie Bajos, qui assure que la très gande majorité des femmes ayant avorté l’ont fait de leur plein gré, sans aucune contrainte, et qu’elles le vivent très bien (quid du syndrome post-avortement ?) et Fiammetta Venner qui a osé dire que le Planning familial proposait des alternatives à l’avortement…sans les citer.

Seul Tugdual Derville a courageusement défendu la culture de Vie de manière adroite et posée mais sans hésiter à dire clairement que : avorter, c’est tuer !

A noter un petit reportage sur la Pologne qui fait chaud au coeur et un Yves Calvi objectif et intelligent. Bref, une émission à regarder (vidéos de la semaine).

Philippe Carhon

Portugal : loi sur l’avortement, loi inutile ?

Au Portugal, les évêques portugais ont appelé le gouvernement et la société civile à soutenir davantage les mères et les familles afin de transformer la dépénalisation de l’avortement en une "loi inutile" :

"Nous allons tout faire pour mettre un terme à l’avortement et transformer la loi, qui sera bientôt votée, en une loi inutile".

Ils ont expliqué que le fait de "légaliser l’avortement, ne le rend pas moralement légitime". "Cela reste un péché grave". Les médecins catholiques qui seront amenés à pratiquer des avortements ne doivent "pas hésiter à faire appel au droit d’objection de conscience".

Michel Janva

Jean Madiran sur la déclaration lyonnaise sur le “mariage” homosexuel

Jean Madiran consacre son éditorial dans Présent de demain à la déclaration inter-religieuse du début du mois, et à celles du grand rabbin de Lyon.

Il règne en France […] une sorte d’artificielle obligation morale de se soumettre en silence à la prépotence médiatique et judiciaire de l’homosexualité. Une telle situation est violemment contraire à l’âme même de l’esprit religieux en général, et spécialement contraire au christianisme, au judaïsme, au mahométisme. La rébellion religieuse de Lyon n’est pas une affaire simplement locale. On voit bien que la promotion homosexuelle ne peut pas se retenir de vouloir imposer partout son caractère essentiellement contre nature et anti-religieux. La réponse est un "non" de plus en plus solennel.

Henri Védas

« L’identité de la France » est l’enjeu essentiel de la campagne

Dixit Jacques Attali dans les Echos d’hier, cité par Ivan Rioufol dans le Figaro d’aujourd’hui.

Henri Védas

Droit au logement opposable : qui va payer ?

Christine Boutin a défendu hier le projet de loi sur le droit au logement opposable (son discours). Le dernier Minute constate que parmi les bénéficiaires de cette loi on trouve les étrangers. Le 6 février devant l’Assemblée nationale Christine Boutin «a indiqué que trois millions de personnes, pouvaient déjà être concerné par cette loi», «les immigrés rentrant évidement dans son champ d’application», tout en ne précisant pas «si les clandestins pourraient également bénéficier d’un logement décent». La présidente du Forum des républicains sociaux s’est montrée hostile à l’amendement déposé par les sénateurs demandant à ce que ce texte ne permette pas aux immigrés en situation irrégulière d’avoir accès à ce droit opposable. En outre, la loi stipule que le droit au logement sera gratuit pour ceux qui ne pourront pas (ou ne voudront pas ?) payer leur loyer ! Minute note que cette «bonne nouvelle» ne va pas tarder à faire le tour de la planète.

Michel Janva

Guerre contre l’école à la maison

Dans Présent, Jeanne Smits nous décrit comment le scandaleux amendement limitant à une famille l’école à la maison est passé au Sénat (lire le procès-verbal des discussions au Sénat) :

"Par un amendement à une disposition déjà gravissime pour les libertés et les droits des familles, le Sénat a voté lundi soir une mesure limitant à une famille le droit d’assurer l’instruction à domicile. […] Cette disposition risque fort d’être votée en l’état le 22 février par l’Assemblée nationale, car ni la droite ni la gauche encore moins, ne sont favorables à la liberté de l’instruction. Nous nous étions interrogés sur l’attitude du sénateur Bernard Seillier, qui avait tenté de s’opposer à l’adoption de l’amendent en en réduisant la portée par la mise en place d’une échappatoire en faveur de parents habitant des régions isolées. Et nous nous étions demandés pourquoi il l’avait retiré…

Il a bien voulu nous expliquer sa démarche, en se montrant tout à fait conscient de l’étau qui se met en place autour des familles. Il nous a dit comment le texte sur la protection de l’enfance avait été truffé, à la faveur des travaux de la mission parlementaire antisectes de l’UMP Georges Fenech, de mesures de restriction des libertés pour les familles. La plupart d’entre elles ont été expurgées par le ministre de la Famille, Philippe Bas, mais celui-ci n’a pas pu entièrement «déminer» le texte, comme le dit Bernard Seillier. Son sous-amendement répondait à un amendement du rapporteur André Lardeux, qui sans voir les implications de cette affaire, semble-t-il, est intervenu pour «nettoyer» le texte voté par l’Assemblée qui fixait le nombre de familles autorisées à deux ; pour honorer une jurisprudence de la Cour de cassation datant de 1903 ! Voyant l’hostilité générale du Sénat à sa proposition, Seillier a retiré son amendement et s’est trouvé seul pour voter contre l’amendement Lardeux. Heureuse faute peut-être, que celle de Lardeux : au moins l’affaire va-t-elle être réexaminée par l’Assemblée, et il reste quelques jours pour informer, agir, faire pression. Manoeuvre ou manipulation, le fait est cependant qu’une conception d’extrême laïcisme a pu laisser ses traces dans la loi, et d’après Bernard Seillier, il y a un fort risque que l’Assemblée suive le Sénat. Il a attiré notre attention sur la très grande hostilité, notamment de la gauche, qu’il a constatée parmi les sénateurs à propos de l’enseignement à domicile et même de l’enseignement confessionnel tout court.

Il serait temps que les personnes qui, sans avoir pris l’option de sortir du système, sont attachées à leur liberté de choix et leur droit de faire dispenser à leurs enfants un enseignement conforme à leur foi, se rendent compte que les menaces graves dessinées dans la loi les concernent directement, à plus ou moins court terme."

La loi repasse à l’Assemblée jeudi prochain. D’ici là vous pouvez contacter votre député pour lui signifier de retirer cette disposition digne d’un pays totalitaire.

Michel Janva

Le Samy Nacéri du mois

Alors que vient de sortir mercredi le film "Taxi 4", dont il est l’un des héros, 4 mois de prison ferme au total ont été prononcés par le tribunal correctionnel à l’encontre de l’acteur pour des faits de violences avec arme et d’outrage commis en janvier dernier. Le comédien a été maintenu en détention :

  • Pour les violences contre les vigiles de la discothèque aixoise "Le Mistral", commises dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier, il a été condamné à neuf mois de prison, dont trois mois ferme. Dans le cadre des six mois avec sursis, Samy Naceri a l’obligation de se soigner et d’indemniser les victimes. Le comédien devra verser à chacun des vigiles des sommes qui vont d’un euro symbolique à 1500€.
  • Pour les faits d’outrage contre deux agents qui le gardaient au centre hospitalier d’Aix-en-Provence, où il avait été transporté dans la nuit du 17 au 18 janvier à la suite d’une intoxication médicamenteuse, il a écopé d’un mois de prison ferme et de 5000€ d’amende. Il devra verser à chacune de ses victimes 500€ de dommages et intérêts au titre du préjudice moral.

Michel Janva

Italie : quid de la définition juridique des “liens affectifs” ?

Le projet de loi Dico reconnaissant les unions de fait en Italie "introduit pour la première fois l’affectif dans le code civil" et, par extension, "risque de légitimer l’inceste", dénonce Avvenire, le quotidien de l’église catholique italienne. L’article 1 du projet de loi fait référence aux personnes, même de même sexe "unis par des liens affectifs réciproques". Cette notion est "ambiguë", et d’une "nature qui ne peut avoir de définition juridique". La notion de "liens affectifs" tels que définis par le projet de loi recouvre en fait les rapports sexuels, et ainsi on pourrait très bien "introduire dans le code civil la légitimation de l’inceste" par exemple "entre frère et soeur ou entre oncles et nièces". Le projet de loi n’exclut spécifiquement du champ que les ascendants et descendants en ligne directe.

Michel Janva

Avortement : franc-parler

Christina Lopez Schlichting anime une émission-débat l’après-midi sur l’antenne de la télévision catholique espagnole COPE ; très populaire en Espagne et connue pour son franc-parler, elle écrit aussi une chronique politiquement incorrecte dans La Razon, où elle déclara, au lendemain du résultat du référendum portugais, qu’on aurait pu en poser la question en ces termes en 1940 :

"Etes-vous partisan de la dépénalisation de l’interruption de la vie d’un juif si elle est réalisée par choix de la race supérieure, pour le bien commun, avec une sédation au Zyklon B et dans un centre de santé légalement autorisé ?"

Et elle a conclu : "C’est comme si on avait soumis l’Holocauste à référendum".

MJ

Portugal : le combat continue sur l’avortement

Les pro-vie souhaitent que l’inéluctable loi garantisse la consultation préalable de la mère afin de l’informer sur les conséquences de l’assassinat :

  • La Fédération portugaise pour la vie (FPV) a dénoncé l’attitude des partisans du oui, qui rejettent toute idée de consultation préalable à l’avortement dans le cadre de la préparation de la loi, alors qu’ils l’avaient promis. «Avant de faire un avortement, la femme fera-t-elle une échographie ? Verra-t-elle cette échographie ? Connaîtra-t-elle les conséquences physiques et psychiques que cet acte aura dans son corps et dans sa vie ?». La FPV a conclu que la bataille n’était pas close et qu’elle allait notamment se situer sur le terrain constitutionnel, la question étant posée du petit nombre de Portugais qui souhaitent un changement de la loi : trois sur dix ont dit oui, deux sur dix ont dit non, et cinq sur dix n’ont rien dit du tout.

  • Alors que le CDS-PP (seul petit parti parlementaire à avoir milité pour le non à la légalisation de l’avortement au Portugal) demandait à l’Assemblée l’institution d’une procédure de conseil pour les femmes désirant avorter dans la cadre de la nouvelle loi, le PS a déclaré :
    «Pas question d’une procédure de conseil obligatoire qui mette en cause sa libre décision autonome.» !

La procédure de conseil, voire l’échographie, porteraient atteinte à la liberté ! Pourtant, chacun sait qu’il n’y a pas de liberté sans vérité.

Michel Janva

Vandalisme contre des permanences politiques

Dans Paris, depuis trois semaines, des actes de vandalisme, parfois accompagnés d’inscriptions satyriques, ont visé une dizaine de permanences occupées par les Verts, l’UMP, le PC ou le PS. Fin janvier, la série a débuté lorsque quatre personnes ont déposé des sacs-poubelle devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d’Enghien (Xe). Six jours plus tard, l’inscription «Ici dictature» a été apposée sur la permanence de Jean Tiberi (Ve). Depuis, les vitrines de trois bureaux de l’UMP (IXe, Xe et XVIIe), deux permanences PS (IIIe et Ve) ainsi que le siège des Verts (Xe) ont été brisés par des pavés ou des grilles d’arbre. Tantôt au ­marqueur noir, tantôt à la peinture blanche, les vandales ont inscrit : «a voté», «un pavé dans l’urne», «Sarko facho, justice pour tous» ou encore «ADN, alerte aux perdreaux, z’ont volé le vélo du fils de Sarko». Le local du PC, rue Lamartine (Xe), a reçu deux pavés dans la nuit de samedi à dimanche.

Michel Janva

Alain Duhamel : piégé par internet ?

Mis sur la touche pendant les élections en raison de son soutien public à François Bayrou (la vidéo circule sur internet), le chroniqueur politique a souligné la double influence d’internet sur la campagne : son effet «émancipateur», qui permet aux Français de participer au débat, et son versant «totalitaire», qui conduit à des événements «artificiels» et incontrôlables. C’est symbolique : son exclusion confirme ainsi le rôle de contre-média d’internet.

Michel Janva

“Moralement correct : recherche valeurs désespérément”

C’est le titre du dernier livre de Jean Sévillia, déjà classé en 169e position sur Amazon. Valeurs actuelles d’aujourd’hui en publie des "bonnes pages". Extrait :

À l’heure de l’individualisme roi, le concept de morale commune a été récusé comme attentatoire à la liberté de chacun ; à l’heure du multiculturalisme, il a été rejeté comme contraire au droit à la différence. […]
Pour beaucoup de chrétiens, c’est un choc. Formés dans l’idée qu’il n’y avait pas de contradiction entre leur foi et l’humanisme laïc, ils entrevoient brusquement, parce que les références de la société se sont modifiées, un abîme entre leurs convictions et les valeurs dominantes. Bien peu sont préparés à affronter l’hostilité qui en résulte pour eux.

Henri Védas

Erratum : annoncée dans ce post au 8 mars, l’ouvrage est en fait déjà en vente. Pour information, voici le nouveau site de Jean Sévillia.

François Bayrou : du ‘mariage’ gay à l’euthanasie ?

François Bayrou a confirmé sa position en faveur d’une reconnaissance juridique des unions homosexuelles, assortie du droit à la filiation :

"Je suis pour une union civile qui permet à des couples homosexuels d’avoir les avantages en terme de transmission. […] Il y a beaucoup d’hommes et de femmes qui élèvent des enfants après avoir découvert ou après avoir révélé leur homosexualité alors qu’ils ont eu déjà des enfants. […] Ils sont 30000 enfants élevés dans le seul cadre d’un couple homosexuel. Ils n’ont pas d’autres parentés à l’extérieur que les deux femmes en général qui les élèvent. Je suis que pour dans ce cas-là, on puisse reconnaître le lien entre l’enfant et le deuxième parent."

Par ailleurs, interrogé lors de l’émission "A vous de juger" sur l’euthanasie et l’acharnement thérapeutique, il a déclaré :

"Je suis pour que l’on ne laisse pas souffrir les gens et que l’on ne prolonge pas inutilement leur vie. Lorsque l’on est au bout du bout, l’acharnement thérapeutique, c’est quelque chose de trop lourd. Je suis pour que cette décision soit prise par les médecins dans le cadre du rapport intime qu’ils ont avec le malade et sa famille".

Des propos qui demandent à être précisés pour savoir si l’acharnement thérapeutique ainsi décrit (ambiguïté de la première phrase) est bien distinct de l’euthanasie.

Michel Janva

Paul Belien sur le Vlaams Belang : l’impact politique du vote immigré

L’essayiste* belge reproduit sur son blog, le fameux Brussels Journal, une conférence qu’il a donnée à Nicosie sur le mouvement sécessionniste flamand.

Les enseignements de cette conférence dépassent largement le cadre du VB. C’est pour cela que j’en traduis de larges extraits, au risque de proposer au lecteur un post un peu long.

Fondé à l’orginine en 1977 comme une scission sécessionniste-flamande de radicaux du parti nationaliste-flamand, […] [l]e parti a réussi à se transformer, à la fin des années 1980, en un parti conservateur traditionnel, comblant habilement le vide laissé par la dérive vers la gauche des libéraux et des chrétiens-démocrates. Le Vlaams Belang est également le seul parti euro-sceptique en Belgique et le seul qui rejette l’idéologie d’Etat officielle : le multiculturalisme. Le Vlaams Belang se dit fermement établi sur trois piliers : l’indépendance flamande, l’opposition au multiculturalisme, et la défense des valeurs traditionnelles occidentales.

Le parti diffère de trois manières des autres partis nationalistes européens.

D’abord, il a une direction collective, et ne dépend pas de dirigeants marquants, charismatiques et souvent impulsifs, tels que Jean-Marie Le Pen en France, Jorg Haider en Autriche ou feu Pim Fortuyn aux Pays-Bas. […]

Deuxièmement, bien que généralement décrit comme un parti islamophobe anti-immigration, le Vlaams Belang n’est pas un parti développant un thème unique, mais plutôt une coalition d’individus qui pour diverses raisons s’opposent aux partis et à la politique traditionnels belges.

Troisièmement, le parti est vu par l’establishment belge comme un ennemi mortel de l’Etat, non seulement parce qu’il rejette l’idéologie d’Etat (le multiculturalisme), mais d’abord parce qu’il veut démanteler l’Etat lui-même. […]

Le Vlaams Belang est un phénomène unique dont il est peu probable qu’il se reproduise ailleurs, sauf peut-être si l’Union Européenne devait se développer un jour en un véritable super-Etat fédéral. On pourrait alors facilement imaginer une sorte de Vlaams Belang pan-Européen, qui s’opposerait au multiculturalisme et à l’islamisation tout en visant à l’abolition du super-Etat européen et au rétablissement des anciens Etats-nations.

Paul Belien détaille la stratégie avouée de l’establishment belge consistant à submerger le vote VB grâce à des naturalisations massives et au droit de vote des étrangers.

En septembre 2000, Leona Detiège, alors maire socialiste d’Anvers, a déclaré à la presse […] : "le Vlaams Blok [prédécesseur du Vlaams Belang, NDHV] est actuellement sur-représenté, parce que les immigrés n’ont pas le droit de vote." […]

Lors des élections locales d’octobre dernier, le vote immigré a fait pencher la balance en faveur de l’établishment en place.** […] Les immigrés non-Européens votent en très grande majorité socialiste, parce que beaucoup d’entre eux ont migré vers l’Europe Occidentale attirés par les aides sociales de ses Etats-Providence généreux. Les immigrés sont devenus l’assurance-vie du socialisme européen.

Pour Paul Belien, ces évolutions, et les procédures en cours pour supprimer le financement public du parti, vont sonner le glas du VB.

Il fait peu de doute que le financement public du parti sera, en effet coupé. […]

Le parti se rend […] compte que sa capacité à continuer à gagner des élections dépend de la démographie. […] Filip Dewinter, qui dirige le parti à Anvers, a déclaré à la presse avant les [dernières] élections que son parti ne pouvait pas continuer à gagner. Il a déclaré : "Je suis un réaliste. Le nombre d’électeurs pouvant potentiellement voter pour notre parti décline d’année en année." […]

C’est pour cette raison que je pense que la croissance de la droite en Belgique, mais aussi dans la politique d’Europe occidentale en générale, sera finie d’ici la fin de la décennie, quand l’impact du vote immigré poussera la politique vers la gauche de manière spectaculaire. Les establishments sociaux-démocrates belge et européen sont en train de réussir, lentement mais sûrement, ce que Bertold Brecht conseillait aux régimes totalitaires : "dissolvez le peuple, et élisez-en un autre."

Henri Védas

* Erratum: une première version de ce post le qualifiait, à tort, d’universitaire (circonstance atténuante (?) : Mme Belien a été universitaire);  ** Evoqué ici.

L’UE est-elle fidèle à la tradition européenne ?

Répondant au Président du Parlement européen, Hans Pöttering (qui souhaite relancer la Constitution sans changement), Bruno Gollnisch a notamment souligné :

"Monsieur le Président, vous avez, dans votre discours, évoqué plusieurs éléments importants de notre tradition européenne, parmi lesquels quatre essentiellement : la philosophie grecque, le droit romain, la spiritualité judéo-chrétienne et les lumières. Mais c’est précisément une part essentielle du problème : quelle fidélité l’Union européenne a-t-elle par rapport à ces éléments de son patrimoine intellectuel, moral et spirituel ?

L’Union européenne est-elle aujourd’hui inspirée par les valeurs chrétiennes, ou par un hédonisme général qui prépare la destruction de ces mêmes valeurs, au nom d’une idéologie des droits de l’homme, toujours impérieuse, mais toujours à géométrie variable ?

[…] Quant aux "Lumières", je ne vous cache pas notre inquiétude quand nous avons entendu, le mois dernier, la chancelière, Mme Merkel, après avoir abondamment cité Voltaire, nous dire ici, non pas littéralement, certes, mais en substance: "pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance", ce qui nous renvoie aux propos du révolutionnaire français Saint‑Just devant le tribunal révolutionnaire qui instaura la Terreur : "pas de liberté pour les ennemis de la liberté".

Michel Janva

Exit Alain Duhamel

Le journaliste Alain Duhamel sera privé d’antenne sur France Télévisions jusqu’à la fin de la campagne électorale en raison de sa prise de position en faveur de François Bayrou. Le soutien au candidat de l’UDF a été annoncé lors d’une réunion organisée le 27 novembre dernier à l’Institut d’études politiques de Paris. Bayrou, "c’est quelqu’un que j’aime bien et je voterai pour lui", a-t-il dit.

Cette exclusion temporaire fait suite à celles de Marie Drucker et de Béatrice Schonberg. Au suivant.

Michel Janva

Le collège-lycée musulman de Décines (suite)

Suite au dernier épisode (fin septembre) qui confirmait la fermeture de l’école, le tribunal administratif de Lyon a jugé irrecevable une requête en annulation de l’association à l’origine du projet. Le tribunal a suivi les conclusions du commissaire au gouvernement, qui avait préconisé à l’audience du 24 janvier que le tribunal ne se prononce pas sur le refus d’ouverture notifié par un courrier du recteur de l’Académie de Lyon.

Une seconde procédure est en cours, et le CAEN a confirmé le 8 janvier le refus opposé en décembre par le recteur de Lyon à une nouvelle demande d’ouverture du lycée Al-Kindi, en raison de la présence notamment d’une conduite de gaz à côté de l’établissement. Le CSE doit statuer en appel en février. S’il ouvre, l’établissement Al-Kindi sera le deuxième de ce type en France, et le premier en taille après le lycée Averroès de Lille, avec quelque 140 élèves.

Michel Janva

L’Eglise donne un jugement moral sur les sujets politiques

L’Osservatore Romano revendique le droit du pape Benoît XVI et de l’Eglise catholique à intervenir dans le débat sur le projet de reconnaissance des couples de fait du gouvernement italien :

"On ne comprendrait pas pourquoi l’Eglise, le pape et les évêques ne pourraient pas intervenir sur un thème aussi délicat que celui de la famille. En intervenant, l’Eglise ne défend pas une position politique mais elle remplit son mandat qui est aussi son droit (…) : donner un jugement moral sur les sujets qui concernent la politique si l’homme et sa dignité sont en jeu".

Titré "les affaires de l’homme", l’éditorial de l’Osservatore Romano répond indirectement à la ministre de la Famille, Rosy Bindi, catholique pratiquante et co-auteur du projet de loi sur la reconnaissance des couples de fait. Interrogée sur les critiques de l’Eglise, elle avait répondu que l’Eglise qui lui plaisait était celle qui "s’occupait des affaires de Dieu". Comme si l’homme ne faisait pas partie "des affaires de Dieu"…

Le quotidien dénonce "les voix" qui voudraient "faire taire l’Eglise, y compris par des appels publics", rappelant que "l’Eglise a le droit de parler de la famille".

Michel Janva

Dialogue entre le gouvernement et l’Eglise catholique

Voici un communiqué du cabinet du Premier ministre :

"Le Premier ministre, Dominique de Villepin, avec Nicolas Sarkozy […] et Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, a tenu aujourd’hui [14 février] la 5e réunion de l’instance de dialogue entre le Gouvernement et l’Eglise catholique, représentée par Mgr Baldelli, nonce apostolique, le cardinal Ricard […] et Mgr Pontier, vice-président de la conférence des évêques et archevêque de Marseille. Instaurée en janvier 2002 et réunie chaque année, l’instance de dialogue est l’occasion d’échanges sur les questions institutionnelles et administratives d’intérêt commun. Les points suivants ont été principalement abordés :

Michel Janva

Nicaragua : le représentant de l’UE nie avoir exercé des pressions pro-avortement

Nous évoquions la semaine dernière  ales pressions exercées par Marc Litvine, chargé à Bruxelles des questions relatives au Nicarague, à l’encontre de ce pays.

Le quotidien local El Nuevo Diario rapportait (article ici) des déclarations menaçantes : le responsable de l’UE aurait déclaré que la légalité de l’avortement "est liée à des programmes contre la pauvreté", a fait part de la "préoccupation" de l’UE devant l’abolition de l’avortement dans ce pays en novembre dernier et a présenté cette abolition comme un "pas en arrière".

Interrogé par l’eurodéputé pro-vie irlandais Gay Mitchell (PPE), M. Litvine a nié avoir tenu ces propos : "Je n’ai jamais dit ce qui est rapporté dans cet article, et il n’y a pas de position commune de l’UE sur l’avortement."

Lifesite commente :

Cette dernière affirmation, selon laquelle il n’y a pas de position commune de l’UE sur l’avortement, est vraie, mais il est risible de s’en servir comme défense pour faire semblant de n’avoir pas fait pression sur un pays pro-vie en se servant de l’influence de l’UE. Même s’il n’y a pas de position officielle de l’UE sur l’avortement, on a assisté à des menées transparentes de la part de la hiérarchie de l’UE pour faire pression sur certains pays,ans le sens d’une légalisation de l’avortement.

Lifesite cite un seul exemple : Francesca Mosca, une représentante de la Commission de l’UE, a co-signé, aux côtés entre autres de représentants de l’UNICEF, de l’UNFPA et du PNUD, une lettre de menaces avant le vote d’abolition au Nicaragua.

Les pressions sont parfois plus indirectes : l’UE a financé des ONG qui ont oeuvré pour une légalisation partielle de l’avortement en Colombie.

Henri Védas

La France à la peine

Les voyants économiques sont au rouge :

  • La France a enregistré, en 2006, le plus faible taux de croissance de la zone euro, à l’exception du Portugal. Le produit intérieur brut a gagné un petit 2%, contre 2,7% en moyenne dans l’Euroland.
  • La France souffre aussi du taux de chômage le plus élevé de la zone euro, à l’exception cette fois de la Grèce.
  • Il en est de même de la gestion des affaires publiques, avec un déficit revenu in extremis à 2,6% du PIB et une dette alourdie jusqu’à 64% du même PIB.

Michel Janva

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