Guillaume Peltier, le PACS et la ruse politique
VoxGalliae rapporte les contradictions du porte-parole du MPF, qui a affirmé lors d’une émission qu’il n’avait jamais été contre le PACS. Or, à l’époque, Guillaume Peltier avait mis en sous-titre du journal "Vive la vie !" de la JAC (Jeunesse, Action, Chrétienté) "Le journal des jeunes contre le PACS", et il précisait même dans son éditorial "Mobilisons-nous, occupons le terrain (…) avec le JAC, le PACS ne passera pas !". Interrogé sur ce mensonge, Guillaume Peltier a répondu :
"La priorité est-elle d’empêcher le mariage homo en essayant de convaincre une majorité de Français qui sont à 50-50 partagés sur le sujet, ou bien de raconter partout qu’on est pour l’abrogation du PACS, qui est dans la loi depuis 1999, et qui est soutenu (le Pacs) par 80% des Français malheureusement ? Quand nous aurons le pouvoir, ce sera une autre histoire évidemment. Les convictions fortes et la ruse assumée sont les deux fondements d’une bonne politique, disait Richelieu. Non ?"
Et bien c’est non. Certes, on ne demande pas aux politiques attachés à la famille de "raconter partout" qu’ils sont pour l’abrogation du PACS. Mais si cela leur est demandé, qu’ils répondent franchement sans mentir sur leur passé. Si la ruse politique est une arme à ne pas négliger, les promesses de couloir ont encore moins de valeur que les promesses électorales. La stratégie politique ne peut pas faire abstraction de la vérité. Et l’électeur ne peut évidemment pas se satisfaire d’un "ce sera une autre histoire".
Pillage d’une église dans les Bouches du Rhône
A Roquevaire très précisément. Le reportage de France 3 Provence Alpes de mercredi 7 février (dès 2mn30) indique qu’après avoir forcé la porte, les voleurs se sont emparés notamment des hosties consacrées, de l’ostensoir, d’un calice, d’un ciboire et d’une patène.
“Détruisons les églises !”
C’est ce qui a été crié par les manifestants albanais, membres de l’UCK, lors d’une manifestation à Pristina samedi dernier.
La personne humaine au coeur de tout projet
Le blog du diocèse de Gap s’intéresse aujourd’hui aux valeurs qui sont au coeur de tout projet de société, à commencer par le respect de la personne humaine. S’ensuit une citation de Gaudium et Spes sur ce qui viole la dignité de la personne humaine :
"Tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide délibéré : […] toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu’elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s’y livrent plus encore que ceux qui les subissent et insultent gravement à l’honneur du Créateur." Vatican II, GS 27-3"
Adoption pour les homosexuels : grave jurisprudence
La cour d’appel d’Amiens a prononcé mercredi l’adoption simple d’un garçon de deux ans et demi par la compagne de sa mère biologique, confirmant ainsi la décision prise en première instance. Selon l’avocate, ce serait "la première fois" qu’une cour d’appel confirme une telle adoption.
Les deux femmes, des fonctionnaires qui résident dans la Somme et se sont pacsées en 2001, élèvent ensemble l’enfant depuis sa naissance, en 2004. Le petit garçon est né d’une insémination artificielle pratiquée en Belgique.
François Bayrou n’a même plus besoin de défendre cette ‘adoption simple’, la justice s’en est chargée.
Euthanasie : Christine Boutin vs Nicolas Sarkozy
Sur son blog, la conseillère du candidat de l’UMP s’oppose à lui sur le sujet crucial de l’euthanasie :
"La souffrance des personnes en fin de vie est un drame auquel il est impératif de remédier. Elle est insupportable et personnellement, je ne peux me résoudre à voir des personnes souffrir au point qu’elles en viennent à demander la mort. Ma conviction profonde, et des études le révèlent, est que lorsque les patients en fin de vie sont pris en charge par des unités de soin palliatif, les demandes d’euthanasie disparaissent presque en totalité.
C’est pourquoi je milite pour le développement de ces unités de soins palliatifs qui me semble LA solution la plus respectueuse pour les personnes en fin de vie. Accompagner une personne en fin de vie dans une unité de soin palliatifs ne se confond évidemment pas avec l’acharnement thérapeutique qui tente de maintenir les personnes artificiellement en vie. L’accompagnement vaudra toujours mieux que de se laisser dominer par la souffrance jusqu’à donner la mort à celui qui ne demande en réalité… qu’à vivre mieux, c’est-à dire sans douleur."
UMP-MPF : des propositions communes ?
Dans un entretien à Europe 1, Guillaume Peltier est interrogé sur les 3 propositions qui pourraient être communes à Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers :
"Je pense au moins si l’on pouvait se mettre d’accord pour abroger définitivement les 35 heures, et remettre la France au travail. […] Deuxième chose, que l’on maîtrise enfin réellement l’immigration. […] Et plus globalement, se mettre d’accord sur la même vision de l’Europe, par rapport à la mondialisation, avec une Europe qui nous protège contre le mondialisme sauvage, avec à l’image des Etats-Unis, des japonais, une protection douanière souple, modérée, pragmatique et efficace pour nos entreprises."
Les sujets évoqués par le porte-parole du MPF font passer à la trappe au moins l’un des fondamentaux parmi les "cinq piliers" non négociables présentés il y a quelques mois : "la famille plutôt que le mariage homosexuel ou le contrat d’union civile homosexuelle".
Mobilisation pour les écoles familiales
Jeanne Smits nous fait part de ses idées pour tenter d’éviter que la loi sur la protection de l’enfance n’interdise le regroupement de plusieurs familles pour l’école à la maison. A vos stylos ! Il reste une semaine.
UE : une Constitution à l’identique
Le président du Parlement européen nous décrit quelle Constitution il veut voir adoptée :
"Lors d’un dîner, dans la soirée, Pöttering a donné sa version d’un compromis : «Nous ne pouvons pas être flexibles sur les réformes nécessaires», a-t-il dit. A savoir sur la première partie du traité, qui doit rester en l’état. C’est la partie proprement institutionnelle, celle qui fait franchir à l’Union européenne un pas important vers le super-Etat européen. De même, il faut garder la deuxième partie, car «ce projet d’a de chance de voir le jour que si nous sommes d’accord sur les valeurs qui nous unissent». Lesquelles valeurs font l’impasse sur l’héritage chrétien de l’Europe, afin de pouvoir accueillir la Turquie ouvertement musulmane. En revanche, «75% de la partie III ne sont qu’une description des traités existants et peuvent être éliminés»."
La 3e partie existe déjà puisqu’il s’agit des traités existants.
Dépressions dans la police
48 agents ont mis fin à leurs jours en 2006 soit treize de plus qu’en 2005. En France, la police déplore en moyenne près d’un suicide par semaine. La "grande maison" s’est dotée d’un Service de soutien psychologique opérationnel (SSPO), qui emploie 53 psychologues qualifiés. Le nombre de ses consultations est passé de 11 000 à 13 000 l’an dernier (+ 21 %). Le traumatisme des émeutes n’a pas peu compté. Les assistances psychologiques auprès des groupes de policiers qui désiraient parler des incidents pour évacuer le stress accumulé ont augmenté de 167 % au lendemain des événements. On dénombrait aussi une dizaine de suicides pour le seul mois de janvier 2006.
Addendum : comment peut-on respecter le travail des policiers quand on relache par ailleurs des criminels ? Par exemple, le militant basque Philippe Bidart, 53 ans, chef historique du mouvement indépendantiste Iparretarrak – il revendique plus de 150 actions violentes- a quitté sa prison ce matin alors qu’il avait été condamné deux fois à la réclusion à perpétuité pour la mort de deux CRS en 1982 et celle d’un gendarme en 1983.
Euthanasie : le droit de mourir deviendra un devoir de mourir
Dans un entretien à Zénit, Michèle Boulva, directrice de l’Organisme catholique pour la Vie et la Famille (OCVF), estime que "prétendre soulager la souffrance en éliminant le malade est une aberration" :
"Dans notre culture, l’autonomie personnelle est presque devenue un absolu. Tout choix est considéré comme valable, du moment qu’il ne cause pas de mal aux autres. Appliquée à l’euthanasie et au suicide assisté, cette attitude individualiste menace le bien commun de la société parce qu’elle a des conséquences non seulement pour la personne qui choisit de mourir, mais pour toute la société. […] Notre perception de la valeur et de la dignité de chaque vie humaine changerait. Comme un produit de consommation, la vie humaine perdrait de sa valeur au fur et à mesure où approcherait sa «date d’expiration».
La confiance fondamentale que nous accordons aux médecins, aux infirmiers et infirmières, aux avocats, sachant qu’ils s’opposent à l’élimination de toute personne, s’évanouirait. Il serait également très difficile de prévenir les abus. Dans notre société vieillissante, aux prises avec la hausse du coût des soins de santé, le soi-disant « droit de mourir » risquerait de devenir un « devoir de mourir »."
Dernières nouvelles des revendications gays
C’est E-deo qui nous tient informé de ces nouvelles :
- François Bayrou, interrogé hier dans l’émission « Etats généraux » sur la question de l’homoparentalité, a réaffirmé sa volonté d’autoriser l’homoparentalité tout en reconnaissant que les chiffres de l’Association des Parents Gays et Lesbiens étaient faux : "Les enfants élevés dans des couples homosexuels, il y en a effet 20 000 ou 30 000" et non 300 000. Invité par Franck Jullié, porte parole de la Life Parade, à décommunautarier le débat (les orphelins pourraient être adoptés, contre la volonté de leurs défunts parents, par des homosexuels), François Bayrou a préféré fermer les yeux : «Non, je ne décommunautariserais pas le débat".
- Nicolas Sarkozy s’est rendu dimanche soir dans une boîte parisienne connue pour ses soirées "entre hommes". Un débat intitulé : «tout devient possible : même pour les gays ?» était organisé est animé par des membres actifs du lobby gay. L’affaire Christian Vanneste a été évoquée sous les huées par Nicolas Sarkozy qui a affirmé qu’il était aux côtés des homosexuels et de leurs revendications.
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L’interview parue le 13 février 2007 dans Lyon Capitale du grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, provoque des remous. Il y a expliqué que
"les homosexuels ont des problèmes médicaux de type génétique ou des problèmes de pulsions. Il faut donc mettre des parapets, des limites, ou alors on devient une société décadente avec des zoophiles et des pédophiles. L’homosexualité est contraire aux codes voulus par Dieu. […] Les homos n’ont pas de respect pour les croyants puisqu’ils voulaient faire une gay pride à Jérusalem."
Selon Têtu, la Lesbian and Gay Pride de Lyon a rencontré son avocat le 13 février pour «envisager toutes les suites possibles à donner à ces déclarations» via la HALDE…
Le grand rabbin de Lyon condamnné comme Vanneste ?
Liban : commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri
Malgré le double attentat d’hier, des milliers de manifestants ont commencé à se rassembler dans les rues de la capitale libanaise à l’occasion du deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Des centaines de soldats ont été déployés sur et autour de la Place des Martyrs où se trouvent des partisans des deux principales factions du pays : les partisans du gouvernement commémorant la mort de l’ancien Premier ministre ainsi que des partisans de l’opposition qui poursuivent leur "sit-in" quotidien pour obtenir la démission du gouvernement de Fouad Siniora. Les soldats ont mis en place une barrière de fil barbelé pour séparer les deux groupes.
Nicolas Sarkozy au Grand Orient de France
Passage obligé avant les élections, Nicolas Sarkozy a diné avec un millier de Franc-maçons. Quand on sait où sont élaborées certaines lois, on est en droit de s’inquiéter et de demander : à quand la séparation de l’Etat et de la franc-maçonnerie ?
Interdiction des écoles familiales (suite)
Suite au scandaleux amendement adopté par le Sénat, le projet de loi est repassé à l’Assemblée nationale. La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a approuvé ce texte sans modification. Et dans moins d’une semaine, le 22 février, les députés seront appelés à l’approuver en l’état, ce qui impliquerait une adoption définitive. Le tout en catimini avant les élections.
L’Homme Nouveau : une offre-découverte
Le périodique catholique va publier une série de 3 dossiers exceptionnels sur les "nouveaux prêtres", "ceux qui, en tous lieux et de toutes sensibilités, exercent leur ministère dans un esprit d’évangélisation."
L’Homme Nouveau propose d’envoyer gratuitement, à titre de découverte, ces trois numéros au fil de leur publication dans les semaines qui viennent : il suffit de s’inscrire maintenant ici.
UE : la constitution malgré les peuples
"Aujourd’hui, à Strasbourg, le président du Parlement européen Hans Gert Pöttering, la présidente de l’UE Angela Merkel, et le président de la Commission José Manuel Barroso, ont tous trois appelés les Etats membres à trouver une solution sur la Constitution européenne. Barroso a reconnu qu’il n’est «pas possible de ratifier exactement le même texte» (sic), mais il a souligné, comme Pöttering, que tous les pays avaient «signé» la Constitution , ce qui «implique des obligations», Pöttering affirmant même carrément que le Parlement «s’en tient au traité constitutionnel»."
Rappelons que Jacques Chirac, n’a retiré ni sa signature au bas du TCE ni l’article 88-1 de la Constitution de la Ve République qui mentionne explicitement le TCE.
Le diocèse de Gap dans la blogosphère
Le diocèse de Gap vient d’ouvrir un blog consacré aux élections :
"Dans un esprit de service et d’aide à la décision électorale, nous vous présenterons chaque jour des éléments clés de cet enseignement social, en prise directe avec les propositions et sujets qui sont au cœur de la campagne présidentielle déjà commencée".
Le contenu des posts suivra un table des matières déjà consultable. Dans le premier post, consacré à l’importance de la participation citoyenne à la vie politique, on trouve de nombreuses citations et notamment :
"Les accusations d’arrivisme, d’idolâtrie du pouvoir, d’égoïsme et de corruption, qui bien souvent sont lancées contre les hommes du gouvernement, du parlement, de la classe dominante, des partis politiques, comme aussi l’opinion assez répandue que la politique est nécessairement un lieu de danger moral, tout cela ne justifie pas le moins du monde ni le scepticisme ni l’absentéisme des chrétiens pour la chose publique." Jean-Paul II, CFL 42
"Que tous les citoyens se souviennent donc à la fois du droit et du devoir qu’ils ont d’user de leur libre suffrage en vue du bien commun." Vatican II, GS 75-1
Le clonage thérapeutique à l’ordre du jour
Gènéthique.org nous informe que :
"le député (PRG) Roger-Gérard Schwartzenberg a demandé, le 5 février dernier, dans une lettre au président de l’Assemblée nationale, que sa proposition de loi visant à autoriser les recherches sur le clonage thérapeutique soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. "Ce retard à légiférer pénalise les malades", a-t-il argumenté".
A noter que dans sa proposition de loi, le député a le toupet de s’appuyer sur la réussite du Pr Hwang, Sud-coréen dont on sait que les résultats des recherches avaient été sciemment falsifiés.
Diagnostic prénatal et eugénisme
Didier Sicard, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), fait de nouveau part de son inquiétude envers la dérive eugéniste engendrée par la pratique du diagnostic prénatal (DPN). Ce diagnostic conduit purement et simplement à revendiquer le droit à l’enfant parfait. Pourtant, faire valoir un tel "droit" ne peut être qu’une "régression",
"parce qu’il n’y a pas de rapport entre la forme d’un enfant et sa richesse".
Il cite la trisomie 21, dépistée pour quasiment 100% des grossesses. S’il est normal de ne pas souhaiter la naissance d’un enfant trisomique, il y a bien une différence, et de taille, entre "ne pas souhaiter et accepter". L’acharnement que l’on montre à dépister ces enfants signifie qu’ils "doivent être éradiqués de l’humanité et qu’ils "n’ont pas le droit à la vie". Cette conviction est d’autant plus perverse que, non seulement les parents qui souhaitent garder leur enfant trisomique sont "considérés comme des asociaux", mais aussi que tout enfant rescapé est "assimilé à une faute médicale".
Toutefois, le professeur Sicard ajoute qu’il ne souhaite pas remettre en cause le diagnostic prénatal.
“Combattre chaque forme de mépris de la vie”
Dans son message de Carême 2007, Benoît XVI appelle les catholiques à "combattre chaque forme de mépris de la vie" et "à soulager les drames de la solitude et de l’abandon".
Par ailleurs, le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a condamné le "grave attentat au caractère antichrétien" au Liban. "Nous prions pour cette terre si martyrisée pour laquelle le pape a prononcé déjà plusieurs appels".
Interdiction des écoles familiales
Jeanne Smits nous informe que le Sénat vient d’adopter la loi sur la protection de l’enfance, qui met fin à la liberté de fonder des petites écoles familiales en interdisant totalement le regroupement de plusieurs familles pour assurer l’instruction à domicile. Jeanne Smits appelle à la mobilisation car c’est une grave atteinte à la liberté de l’éducation :
"Aujourd’hui, pour échapper à l’école publique ou privée sous contrat soumise aux mêmes programmes, aux mêmes méthodes, au recrutement des professeurs sous l’autorité de l’Etat et non des parents, il n’y a que deux moyens : rejoindre ou fonder une école hors contrat, procédure très contraignante qui exige au moins l’absence de malveillance de la part de l’Inspection académique et des collectivités locales ; ou bien scolariser son enfant à domicile, le cas échéant en s’associant avec d’autres familles, dans une limite fixée à 19 élèves que l’on peut faire travailler avec un ou plusieurs précepteurs.
[Dans le projet de loi sur la protection de l’enfance, qui fait suite au rapport Fenech] l’Assemblée nationale, dans un premier temps, avait arbitrairement réduit à deux le nombre de familles pouvant organiser ensemble la scolarisation à domicile de leurs enfants. Le Sénat a adopté l’amendement d’André Lardeux, rapporteur de la commission des affaires sociales, réduisant ce nombre à un."
Jean-Marie Le Pen sur TF1
Invité de l’émission, "J’ai une question à vous poser" (6,4 millions de téléspectateurs), le candidat du FN a répondu aux questions de 100 Français sélectionnés par la Sofres, parmi lesquels Liliane Tetsi, qui a insisté sur des questions portant sur les génocides qu’aurait perpétrés la France dans le passé (notamment celui des Bamilékés au Cameroun). On apprend aujourd’hui que cette Française a été candidate PS aux élections régionales 2004 dans le Bas-Rhin et qu’elle est membre suppléante du conseil national d’Alternative Socialiste d’Henri Emmanuelli.
Nouveaux attentats au Liban
Les partisans du Hezbollah viennent d’ouvrir les festivités de commémoration du 2e anniversaire de la mort de Rafic Hariri qui aura lieu demain : des explosions quasi simultanées ont détruit deux autocars circulant sur une autoroute faisant au moins 12 morts et 10 blessés. Les déflagrations se sont produites à Ein Alaq près de la ville de Bikfaya, le fief ancestral du clan Gemayel.
Une manifestation de masse est prévue demain dans le centre de Beyrouth pour marquer le deuxième anniversaire de l’assassinat de Hariri. Samir Geagea a adressé aux Libanais un message dans lequel il a insisté sur l’importance extrême de la révolution du Cèdre face aux «ambitions noires» :
"Il y a deux ans, ils ont assassiné un des rêves des Libanais, le rêve d’un avenir digne, d’une nation prospère, d’un être humain civilisé ; il y a deux ans, ils ont assassiné Rafic Hariri, usant du même scénario, après Béchir Gemayel et René Moawad. Béchir Gemayel n’a pas été le premier des martyrs morts pour s’être battus contre la tutelle et l’occupation, et Rafic Hariri n’a pas été le dernier. La terre libanaise a été baptisée par le sang de grands leaders, toutes communautés et tous partis confondus, de Kamal Joumblatt à Pierre Gemayel."
Nouvelles réponses d’évêques au Dr Dor
Extraits :
"Monsieur, J’ai bien reçu votre courrier du 8 décembre. Je ne puis que saluer votre souci de défendre la vie humaine de la conception à la mort. Mais pourquoi ce ton de procureur ? Pourquoi traiter vos correspondants comme s’ils étaient nécessairement des adversaires ou des lâches ?" (Mgr Planet, évêque de Carcassonne et Narbonne)
"L’influence de la culture de mort dans les principaux médias explique sans doute le fait que beaucoup semblent ignorer les multiples interventions – souvent passées sous silence – des évêques de France en faveur du respect de la vie." (Mgr Bagnard, évêque de Belley-Ars)
Source : site de SOS Tout-Petits, via E-Deo.
L’obscurantisme du lobby gay
La déclaration interreligieuse contre le ‘mariage’ homosexuel, et a fortiori l’adoption, a suscité la colère des associations homosexuelles et transsexuelles de Rhône-Alpes qui crient -c’est trop facile- à l’homophobie :
"Les arguments avancés, dogmatiques et non étayés, permettent à ces religieux de cautionner les discriminations faites à l’encontre des personnes homosexuelles et transsexuelles. Ces positions sont stigmatisantes, choquantes et obscurantistes".
A propos d’argument, un lecteur me signale cette longue intervention de Marie Balmary, psychanalyste, à l’Académie d’éducation et d’études sociales, plaidoirie véritablement étayée contre l’homoparentalité :
"je pense que la différence des sexes est une bonne affaire pour les enfants. En effet, deux parents de sexe différents n’ont pas les mêmes pouvoirs en matière de vie par rapport à l’enfant, ils n’ont pas eu la même place, dans l’origine de l’enfant : dehors du corps du père et dedans du corps de la mère, par exemple. La différence des sexes établit entre l’homme et la femme une ignorance, une inconnaissance […]. C’est-à-dire si vous êtes un homme, vous ne savez pas ce que c’est qu’être une femme et vice-versa. Cette irréductible différence empêche chaque parent de devenir, pour l’enfant, un parent qui sait tout. Il ne sait pas la mère s’il est le père, elle ne sait pas le père si elle est la mère.
De façon générale, c’est-à-dire au niveau des principes, l’enfant d’un homme et d’une femme ne se trouve pas devant deux adultes ayant même compétence ni même expérience. La loi de relation nécessaire pour qu’on se parle joue ici à plein pour l’enfant. Il est protégé d’une toute-puissance, d’un tout savoir, il est protégé d’une parenté totalitaire. […] Dans le cas d’un couple hétérosexuel, l’enfant a pour origine un couple différencié. Il a deux parents dont l’un est semblable à lui et l’autre différent de lui. Sa parole se trouve garantie. Il y aura deux formes de relations : l’un des parents est comme lui, sait la même chose que lui tandis que l’autre doit le croire, puisque toute différence demande d’accueillir ce que l’autre dit sans pouvoir le vérifier par sa propre expérience.
Ressemblance et différence : deux dimensions essentielles à l’identité d’un être. Je trouve, pour ma part, que les démocraties qui reposent sur la distinction des pouvoirs peuvent être intéressées à ce que l’origine de l’enfant, grâce à la séparation des pouvoirs en matière de vie, soit à la fois masculine et féminine."
UE : François Bayrou pour un nouveau référendum
François Bayrou s’est engagé à soumettre l’éventuelle nouvelle Constitution européenne aux Français par référendum :
"En l’état, le traité ne sera pas adopté. [Il est donc] souhaitable que [Angela Merkel], au nom de l’Allemagne, dise qu’on va convoquer une conférence intergouvernementale [et] j’espère qu’un texte lisible par tout le monde, court, compréhensible et offrant les garanties démocratiques nécessaires sera rédigé. Elu président de la République, ce texte nouveau qui fera de l’Europe une Europe des citoyens, je le soumettrai au référendum des Français [et] il faudra que le président de la République s’engage. Il ne sera pas spectateur éloigné de cette histoire. Je ne suis pas d’accord quand Nicolas Sarkozy dit: on va faire adopter ce texte par le Parlement."
S’il est vrai que c’est déjà mieux que de repasser la Constitution en catimini via le Parlement, on se demande tout de même en quoi il est vraiment nécessaire de refaire voter les Français, qui ont déjà dit non. La constitution, c’est un peu comme l’avortement, tant que les peuples refusent, il faut qu’ils revotent. Jusqu’au jour où…
“Etre civilisé, c’est reconnaître la valeur des plus faibles et des différents”
Jean Vanier, fondateur de l’Arche, fédération présente dans 34 pays de 131 communautés d’aide aux handicapés mentaux, signe une tribune dans Le Figaro :
"[J]’ai deux ou trois choses à vous dire sur ce que signifie civilisé … […] Chaque être humain est important, même celui qui nous dérange, qu’il soit malade, âgé, handicapé, SDF ou immigré. Mon expérience auprès des personnes ayant un handicap mental me montre combien notre société française est loin de ce qu’elle promet ! […] On encourage l’avortement sans laisser d’autres alternatives ouvertes, surtout pour les trisomiques. […] A la différence des autres, les enfants marqués d’un handicap peuvent être avortés jusqu’au dernier jour de la grossesse. N’est ce pas un infanticide ? Au fond on ne veut pas aborder la vraie question de civilisation : chaque personne est elle importante et sacrée ou bien seulement celle qui peut être performante ? […] N’ayons pas peur de celui qui est «différent» ! […] Une personne trisomique m’a dit un jour «Si je devais naître aujourd’hui, on me tuerait». Voilà la perspicacité de l’humain…"
Christine Boutin à propos des rencontres sur la bioéthique
Sur son blog, le député des Yvelines dit souscrire à l’analyse de Jean-Marie Le Méné à propos des rencontres parlementaires de mercredi dernier.
Le 7 février avaient lieu à Paris les rencontres parlementaires sur la bioéthique, alors que la loi de bioéthique de 2004 doit être révisée en 2009. Ayant consacré une part importante de ma fonction depuis 20 ans à suivre ces lois dites de bioéthiques et vice-présidente du groupe d’études sur les biotechnologies, je me suis étonnée de n’avoir pas été invitée comme oratrice. A la vue de l’uniformité des membres orateurs, j’aurais souhaiter apporter un avis différent qui manquait cruellement. Retenue par mon travail de rapporteur du droit au logement opposable, je n’ai pu finalement être présente, mais reste particulièrement vigilante.
Deux remarques :
1) Il faut lui rendre cette justice : Christine Boutin est, sauf erreur, la seule personnalité politique à réagir publiquement et de manière critique à la tournure que prend la révision des lois bioéthiques.
2) Quelque chose me dit que la plupart des adhérents du FRS auraient préféré voir leur présidente être présente à ces rencontres plutôt que de s’affairer avec ce "droit au logement". Question de priorités.
Le meilleur des mondes de Nicolas Sarkozy
Dans un communiqué intitulé "Pourquoi nous ne voterons pas pour Nicolas Sarkozy", Bernard Antony explique :
"En prenant position en faveur de la légalisation de l’euthanasie, Nicolas Sarkozy initie une nouvelle étape dans le processus de mise en place du «meilleur des mondes». Il y a, il est vrai, une logique dans la culture de mort. Son idéologie fut d’ailleurs, il y a longtemps, exprimée par l’américaine Margaret Sanger, fondatrice du Planning Familial et grande admiratrice de la politique d’eugénisme et d’euthanasie du IIIème Reich.
L’euthanasie est une position très différente du refus de l’acharnement thérapeutique tel que compris par l’Eglise Catholique. Il rentre dans la perspective totalitaire d’un Etat qui, peu à peu, s’arroge le droit de décider de la vie et de la mort des êtres innocents. Tout cela est bien sûr amené par un habile conditionnement médiatique à partir de cas de détresse émouvants.
L’avortement aujourd’hui, l’euthanasie demain, voilà les deux premières étapes du totalitarisme moderne. Il ne reste plus qu’à le parachever en fabriquant, par l’eugénisme venant en renfort des spectacles télévisuels, le petit nombre de génies et le grand nombre d’abrutis nécessaires au bon fonctionnement d’une société maîtrisée. […] Nous préférons les médecins d’Israël, qui pêchent peut-être par acharnement thérapeutique dans le maintien en vie artificielle du général Sharon, aux dangers de ceux qui en prendront à leur aise avec le serment d’Hippocrate «Primum non nocere», ce qui signifie : par-dessus tout, notre devoir est de ne pas tuer."



