Portugal : un peu de désinformation
Voici ce que l’on peut lire dans une dépêche de l’Associated Press :
"Près de six Portugais sur dix ont dit "oui" à la légalisation de l’avortement".
Il ne s’agit pas de 6 Portugais sur 10, ni de 6 électeurs sur 10, mais de 6 votants sur 10. Au vu de la faible participation, cela représente environ 26% des électeurs portugais (2,34 millions de ‘oui’ sur 8,9 millions d’électeurs). Il s’agit donc de 2,6 électeurs sur 10.
Quant à l’AFP, elle titrait hier soir : "Au Portugal, l’avortement devient légal", ce qui est aller un peu vite en besogne. La nuit portant conseil, le titre a depuis été modifié, avec une teneur moins triomphale : "Portugal : l’avortement légalisé avant l’été ?" (le titre originel est toujours présent dans l’adresse http).
Le gouvernement socialiste devrait finaliser sa proposition de loi dans les deux prochaines semaines, pour la présenter ensuite au Parlement. Une fois le texte adopté (la gauche étant largement majoritaire), il sera soumis à la signature, sous 20 jours, du président Anibal Cavaco Silva, dont on voit mal pourquoi il y opposerait son véto, véto qu’il n’a pas utilisé à l’égard du référendum. La dépénalisation entrera alors en vigueur après publication officielle de la loi, ce qui prend habituellement plusieurs mois.
1,115 milliard de catholiques dans le monde
Lors de la présentation de l’annuaire pontifical 2007, il a été annoncé que :
- Entre 2004 et 2005, les catholiques dans le monde sont passé d’un peu plus de 1,098 milliard à environ 1,115 milliard, avec une augmentation de 1,5%. Soit 17,2% de la population mondiale. Cette augmentation est assez proche de celle de la population mondiale (1,2%).
- L’Afrique connaît une augmentation de 3,1% des catholiques pour une hausse de la population d’environ 2,5%,
- L’Asie connaît une augmentation de 2,71% des catholiques contre une hausse de la population de 1,18%.
- Le nombre de prêtres et de religieux est passé de 405891 en 2004 à 406411 en 2005 : hausse importante pour l’Asie (+3,80%) et l’Afrique (+3,55%), mais baisse de 0,5% en Europe et sur le continent américain.
Avortement au Portugal : suite des réactions
Les évêques portugais se réuniront vendredi à Fatima en assemblée plénière extraordinaire pour analyser la victoire du "oui", a annoncé le porte-parole de la Conférence épiscopale, Mgr Carlos Azevedo, qui a ajouté "nous n’allons pas nous prononcer avant".
Le Pape Benoît XVI, qui recevait ce matin en audience les participants à une convention sur "le droit naturel", a déclaré
"qu’aucune loi faite par les hommes ne peut renverser celle du créateur sans que la société n’en soit dramatiquement affectée dans son fondement même [et qu’] affaiblir la famille c’est pénaliser la société".
La loi naturelle "a des règles qui précèdent toute loi humaine" et elle "n’admet de dérogations de la part de quiconque". Elle a des "applications concrètes" et est "en définitive le seul rempart contre l’arbitraire du pouvoir ou la tromperie de la manipulation idéologique" :
"La connaissance de la loi naturelle est inscrite dans notre être lui-même, la loi inscrite dans notre nature est la vraie garantie offerte à chacun pour pouvoir vivre libre et dans le respect de sa dignité".
Des nouvelles de la France des banlieues
Non, la violence ne faiblit pas, même en période électorale :
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Deux «jeunes» de Grigny ont été mis examen hier soir après l’agression vendredi à Sainte-Geneviève-des-Bois d’un automobiliste qui tentait de porter secours à une jeune femme agressée par une bande de jeunes. L’automobiliste a permis à la jeune femme de prendre la fuite, mais il a été furieusement attaqué à coups de battes de base-ball et d’une pelle. Souffrant d’une hémorragie interne, il est dans le coma.
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Une centaine de «jeunes» ont affronté la police dimanche soir au Val Fourré (Mantes-la-Jolie), à coups de divers projectiles, et un gardien de la paix a été légèrement blessé.
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Samedi soir «quatre jeunes, dont un mineur», ont été placés en garde à vue pour avoir «participé avec un groupe de 8 à 10 personnes au caillassage de policiers».
Scandale à la “gay pride” d’Amsterdam (suite)
Jeanne Smits donne plus d’informations sur la participation de soi-disant "enfants gays" (à partir de 11 ans) à la prochaine "gay pride", que nous avions évoquée ici.
Que faire face à ce projet insensé ? Nous suggérons d’écrire à la section politique de l’ambassade des Pays-Bas à Paris, ici, pour dire le dommage fait à l’image de son pays si le gouvernement n’intervient pas.
Le cardinal Schönborn contre le tout-darwinisme (suite)
Avortement au Portugal : et maintenant ?
Jeanne Smits a traduit le message communiqué hier soir par Mgr Jorge Ortiga (v.o.), archevêque primat de Braga et président de la conférence épiscopale du Portugal. Extraits :
"Ce résultat du référendum, pas plus que n’importe quel autre, n’est pas décisif parce que l’Eglise a toujours considéré que la question de la vie ne peut être soumise à référendum. […] L’Eglise du Portugal a proposé, à l’occasion de ce référendum superflu, un éclairage des consciences, qui est, lui, manifestement opportun et permanent, qui ne s’épuise pas avec le délai d’une campagne. J’espère que les citoyens pourront apprécier aujourd’hui avec une conscience approfondie ce qui était et ce qui est en cause : une culture de vie en lutte incessante avec une grandissante culture de mort. En ce sens, nous ne pouvons nous estimer déchargés de notre engagement toujours renouvelé de protéger la vie, de tous et de chacun. […]
[C]e n’est pas le fait que l’Etat élabore une loi qui peut transformer le « mal intrinsèque » en un bien pour la société. Ce qui peut se trouver être légal n’est pas nécessairement moral ; il y a même des situations où ce qui est légal est immoral. […] Choisir la vie n’est pas seulement l’affaire d’un jour, sur la table du vote, mais une option permanente qui donne un sens aux engagements du passé et des défis qui se trouvent à la porte de chacun d’entre nous. Dans des situations comme celle-ci il n’y a ni vainqueurs ni vaincus mais des femmes et des hommes qui parient et qui risquent la vie pour la vie et qui veulent lutter, de façon persistante, pour que les causes des maux sociaux cessent de créer des victimes. Le pessimisme n’est ni la meilleure solution ni la meilleure conseillère. Devant les innombrables et dramatiques problèmes qui frappent la société portugaise, l’Eglise continuera dans son rôle de dénonciation prophétique et de solidarité active."
Le “caté” dans une société déchristianisée
Sophie de Ravinel rapporte dans le Figaro que la proportion d’enfants suivant la catéchèse continue de baisser :
Seuls 30 % des 8 à 12 ans sont concernés contre 90 % en 1945 et encore 45 % en 1993.
Mgr Dufour, évêque de Limoges, constate que "l’enfant, le jeune ou même l’adulte, naît et vit dans un monde païen." Ce qui change la nature de la catéchèse.
Les préoccupations de l’évêque de Limoges sont partagées par
l’épiscopat qui vient de publier un « texte national pour l’orientation
de la catéchèse en france ». Le catéchisme, disent-ils, est désormais
une question « d’évangélisation », c’est-à-dire une première annonce dans un milieu déchristianisé, avec comme outils « la Bible et la liturgie ».
Portugal : 59% de “oui”
Résultats définitifs, rapportés par Jeanne Smits :
Inscrits : 8.832.628
Votants : 3.851.613 (43,61%)Blancs : 48.185 (1,25%)
Nuls : 26.297 (0,68%)Oui : 2.238.053 (59,25) (25,33 % des inscrits, ndlr)
Non : 1.539.078 (40,75) (17.42 % des inscrits, ndlr)
A ne pas manquer : l’analyse "à chaud" de Jeanne Smits, que Michel a déjà indiquée ci-dessous. E-Deo dit sa déception devant ce résultat malgré la "belle campagne" des pro-vie. Add. : réflexion de Plunkett; Le Conservateur sur le traitement de l’information par l’AFP.
Portugal : le oui serait en tête
…selon les premières estimations : le oui l’emporterait avec 57 voire 62% des bulletins.
La participation est estimée entre 34 et 40%. Le référendum n’est donc pas contraignant. Mais comme l’avait annoncé le Premier ministre, avec le oui en tête, il déposera un projet de loi légalisant le meurtre des enfants jusqu’à 10 semaines. Bénéficiant d’une majorité au Parlement, il restera au Président d’avoir le courage d’opposer son véto.
Addendum : Résultats affinés : les résultats officiels donnent le oui à 59,25 % et le non à 40,75 %. Participation aux alentours de 43,61 %
Jeanne Smits nous dresse l’état des lieux :
- le Parti populaire souligne l’importance de l’abstention qui ne laisse pas apparaître l’avortement libre et légal comme étant le choix de la majorité des Portugais et averti que si le gouvernement socialiste prend des lois en ce sens son parti votera contre
- le PS se réjouit, promet de déposer une loi légalisant le crime des enfants à naître et d’ajouter la mise en place d’éducation sexuelle, de promotion du planning familial
- le Parti social démocrate assure qu’il faut tenir compte du résultat pour légiférer
- Cette défaite montre "les limites de la voie référendaire pour tenter de faire prendre la bonne voie à une société désorientée, et cela même si l’on part d’une situation relativement bonne"
- Pour le mouvement pro-vie, le combat continue
- de nombreux médecins seraient objecteurs de conscience
Portugal : participation en hausse
Le chiffre de 1998 (moins de 32%) était atteint peu après 16 heures locales, trois heures avant la fermeture des bureaux de vote (19 heures locales, 20 heures à Paris).
On estime que la participation finale devrait atteindre environ 40%. Le référendum n’aurait eu de valeur contraignante qu’à plus de 50%, mais il conservera un poids moral : si le oui l’emporte, le gouvernement s’est engagé à faire passer la loi de dépénalisation de l’avortement au parlement.
Ajoutons un premier sentiment : une participation en hausse n’est pas un très bon signe pour le camp pro-vie.
Où sont élaborées les lois sur la bioéthique ?
Mercredi dernier se sont tenues les premières rencontres parlementaires préparant la révision, d’ici à 2009, de la loi de bioéthique de 2004. Sur le site Liberté politique, Jean-Marie Le Méné, déplore la démission des politiques :
[L]es politiques semblent définitivement à la remorque des techno-scientifiques. Il s’agit pourtant de questions de vie et de mort d’êtres humains, de questions qui ne sont pas inaccessibles intellectuellement. Mais les politiques n’ont pas d’idée, pas de principes, même pas d’intuitions. Ils semblent nourrir une sorte de fascination béate devant les brochettes de techno-scientifiques qui défilent. Et qui eux, en revanche, ont les idées bien arrêtées.
Le président de la Fondation Lejeune évoque plus loin le rôle de "groupes de pression" qui, manifestement, ont eux aussi des idées bien arrêtées.
Une remarque qu’on rapprochera de ce récit que fait Alain Bauer, ancien "grand maître" du Grand Orient de France, de l’influence de ce dernier sur la loi de 2004 (vidéo sur Vox Galliae, colonne de droite):
[L]e message du Grand Orient de France à la commission bioéthique […] a permis de bousculer la commission de l’Assemblée nationale sur cette question pour la faire changer d’avis, avec un ministre qui n’était pas très favorable à cette idée, M. Mattéi. Et il y eut d’ailleurs un moment assez cocasse où, alors que le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France était en réunion pour décider d’une prise de position publique sur le sujet, à la demande du Président de la République il y avait des échanges par fax qui allaient et venaient entre le bureau du Grand Orient et le bureau du Ministre […].
"Cocasse" n’est peut-être pas le mot juste.
L’écologie : respect de l’ordre naturel
Lors d’un meeting à Nantes, Jean-Marie Le Pen a fustigé les politiques qui ont prêté serment devant le lobby écolo et a rappelé l’idée qu’il se fait du respect de l’environnement :
"L’écologie, qui est la défense de l’harmonie entre la nature et l’activité humaine, est une valeur traditionnelle, au bon sens du terme, exigeant le respect des paysages, le respect des animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques, de travail, de boucherie ou de compagnie, le respect des dons de la nature que sont l’air, l’eau, le ciel, la terre et la mer, le respect de l’ordre naturel. […] Seule une écologie authentique, fondée sur le respect de l’ordre naturel, le bon sens et la confiance dans le génie humain, peut concilier la sauvegarde de notre environnement avec le développement de notre nation. […] Héritiers de deux mille ans de civilisation chrétienne et humaniste, nous croyons que l’homme est au coeur de la nature dont il doit respecter les lois."
Nicolas Sarkozy vers la légalisation de l’euthanasie
Nicolas Sarkozy a fait un pas aujourd’hui vers une prise de position en faveur de l’euthanasie :
"Quand j’entends les débats sur l’euthanasie, je veux me dire, les principes je les respecte, les convictions je les respecte, mais je me dis quand même au fond de moi, il y a des limites à la souffrance qu’on impose à un être humain. J’ai souvent dit le respect que j’avais pour les grandes religions de France, je voudrais simplement qu’on aborde ces questions en partant moins des principes et plus de la souffrance. On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance d’un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu’il n’en peut plus".
Il aggrave son cas (homosexualité, avortement).
Addendum : étrangement, ce passage n’apparaît pas dans le texte en ligne sur le site de l’UMP. Pourtant, les lecteurs pourront le retrouver dans le film du discours. Le passage en question se situe dans le dernier 1/4, à la fin d’un paragraphe consacré à la vie… Circonstance aggravante, dirions-nous.
Que fait Don Quichotte ?
On apprend ici que la gauche-bobo est grassement logée à Paris. Exemples : Marie-France Ruggiéri, la sœur du directeur de cabinet du maire socialiste du XIIIè arrondissement, loue un 2 pièces avenue de Choisy pour moins de 500 euros. Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre installé rue Descartes, loue un 5 pièces pour moins de 1500€. etc.
11 février : journée mondiale du malade
Benoît XVI a souhaité lors de l’Angelus le développement de soins palliatifs pour les malades atteints d’affections incurables à l’occasion de la "journée mondiale du malade" fêtée le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes :
"Il est nécessaire de soutenir le développement de soins palliatifs pour offrir aux malades incurables l’assistance complète, le soutien humain et l’accompagnement spirituel dont ils ont tant besoin".
Voir ici le message du pape pour la journée, et là le décret fixant les conditions d’indulgences spéciales.
L’Education Nationale selon Ségolène Royal
Dans son "pacte présidentiel" de cent propositions dévoilé à midi, Ségolène Royal, qui promet d’être "la présidente de la réussite éducative et culturelle", s’engage notamment à
- "réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire.
- [organiser des] états généraux des enseignants sur le mode participatif pour améliorer les conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire.
- [créer des ] emplois-parents [pour] épauler les parents en difficulté
- [organiser du] soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs
- [faire débuter la] scolarisation obligatoire dès trois ans
- renforcer la présence adulte dans les établissements, y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d’un deuxième adulte dans les classes
- implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus".
La pire proposition reste la scolarisation dès 3 ans, moyen de soustraire les enfants de leurs parents, premiers éducateurs.
Portugal : jour J
Les bureaux de vote sont ouverts pour le référendum sur la légalisation de l’avortement depuis 8 heures locales (9 heures à Paris), jusqu’à ce soir 19 heures (20 heures à Paris). A chaque instant de la journée, un électeur portugais est en train de choisir entre les deux bulletins, et a besoin de nos prières.
Comme le rappellait Michel hier, les sondages sont défavorables – mais ils l’étaient déjà à la veille du référendum de 1998.
A en croire ces sondages, le "non" à la légalisation a gagné du terrain au cours de la campagne. Mais l
es médias acquis au "oui" se sont efforcés de détourner l’attention des vrais enjeux au cours des derniers jours, cherchant, par exemple, à susciter l’indignation parce qu’une école a distribué des tracts anti-avortement à ses élèves. C’est une tactique récurrente chez les pro-avortement : parler de tout, plutôt que de la réalité de l’avortement.
Le vote de 1998, où le "non" l’avait emporté de justesse, avait fait ressortir la forte division géographique du pays (carte à gauche, le "non" est en rouge), avec des extrêmes à près de 77% de "non" dans le district de Braga (au nord), et 82% de "oui" dans celui de Setubal (au sud de Lisbonne).
Benoît XVI et Andreï Sakharov
Le pape Benoît XVI a rendu hommage au dissident russe Andrei Sakharov en estimant que le Prix Nobel de la Paix 1975 était un exemple de personne ayant été capable "d’avoir le courage de dire la vérité". Recevant une délégation de l’Académie des Sciences morales et politiques de Paris, le pape (qui avait été élu en 1992 au fauteuil de cette académie laissé vacant par la mort en 1989 d’Andrei Sakharov) a estimé que le physicien russe avait fait preuve de sa "liberté intérieure" alors même qu’il était privé de sa liberté extérieure. Sakharov nous a montré que l’homme
"ne peut vivre seulement dans l’extériorité et l’apparence mais qu’il doit développer sa vie intérieure et unir l’être et l’action pour reconnaître (sa) dignité de fils de Dieu appelé à la liberté."
Benoît XVI a appelé "les autorités civiles et les personnes qui ont un rôle dans la transmission des valeurs à avoir toujours le courage de dire la vérité sur l’homme".
Portugal J-1
Rien n’est joué pour le référendum de demain. Si le oui apparaît gagnant dans les sondages, le scénario pourrait être le même qu’en 1998, lors du premier référendum. Le "oui" était favori, mais le "non" l’avait emporté avec à peine plus de 50 % des votes et, surtout, l’abstention avait été écrasante (68 %).
Oremus
Eglise incendiée à Nice : manifestation de l’AGRIF
… jeudi soir, malgré la pluie. Compte-rendu sur Vox Galliae.
Quelle philosophie derrière les allocations familiales ?
La promesse de Nicolas Sarkozy de v
erser des allocations familiales dès le premier enfant donne l’occasion au Prof. Jacques Bichot d’évoquer, sur le site Liberté Politique, les différentes philosophies qui peuvent déterminer une politique familiale.
L’absence, en France, d’allocation au premier enfant est ainsi liée à une logique nataliste.
Comme le disait le regretté Gérard Calot, longtemps directeur de l’INED, le premier venant «naturellement», c’est à partir du second, et surtout du troisième, qu’il faut apporter un coup de pouce.
Le Prof. Bichot y voit aussi une deuxième logique, redistributrice :
[R]ares sont les couples français qui restent volontairement inféconds (ce n’est pas pareil en Allemagne !), quasiment tous passent par la baisse de niveau de vie provoquée par le premier enfant ; seules les familles comptant au moins deux enfants seraient donc à soutenir financièrement pour leur éviter de tomber trop en dessous du niveau de vie des familles moins nombreuses.
Mais ces deux logiques sont, pour lui, manipulatrices – ce qu’il déplore, même si c’est pour une bonne cause. La politique qu’il prône est la suivante :
[L]es berceaux se rempliront tout naturellement, sans «carottes», si l’État fait tout simplement son devoir : restituer aux familles l’équivalent de ce que celles-ci apportent à la société en élevant des enfants. […] Le service rendu à la société en élevant un enfant est le même, que cet enfant soit de rang un, deux, trois, ou plus : versons donc les mêmes allocations pour chaque enfant, indépendamment de son rang !
“Pourvu que cette fois-ci encore, l’on dise oui à la vie et non à la mort, c’est-à-dire à l’avortement”
Dans un entretien accordé à l’agence Ecclesia, organe officiel de l’Eglise catholique au Portugal, le cardinal portugais José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, a dit clairement qu’il souhaite la victoire du non :
"Je pense qu’il est extrêmement important que l’Eglise exprime clairement sa pensée sur le thème de l’avortement, c’est son devoir de le faire. Elle est au service de l’homme et de ses valeurs fondamentales, parmi lesquelles la plus grande est sans aucun doute la vie, dans sa dignité et dans son caractère sacré.
L’Eglise pècherait par omission si elle ne le faisait pas : les fidèles ont le droit d’être éclairés sur une matière qui est d’une importance vitale pour l’homme et pour la société d’aujourd’hui. A ce droit correspond, c’est logique, le devoir des pasteurs d’exposer, sans peur de subir la critique des défenseurs de la libéralisation de l’avortement, la vraie pensée de l’Eglise à ce sujet."
Cet entretien a été traduit par Jeanne Smits, à lire sur son blog.
Les chrétiens face aux loisirs
Sur le blog de Philippe Maxence, répondez à la question de la semaine :
Comme chrétien, quelle est notre conception des loisirs et du travail ?
Quelle conception des loisirs et du travail aimerions-nous voir émerger ?
Les Français contre la discrimination positive
Selon le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), 55% des Français pensent qu’il y a trop d’immigrés en France, 3/4 des Français pensent que les immigrés doivent s’intégrer sans conflit, 73% refusent que l’Etat aide à la construction de mosquées, 75% sont contre la préférence aux étrangers (dite discrimination positive). Entre 51 et 67% pensent que ce sont les étrangers qui ne font pas le nécessaire pour s’intégrer. 63% n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite pour gouverner le pays. Cette étude (pdf) consacre un chapitre au seul Front National et on apprend que 61% des Français jugent acceptable qu’il ait des députés, 48% qu’il ait des ministres et 29% sont d’accord avec les idées de Le Pen.
La politique pro-mort de l’UE
Bafweb nous informe que l’UE menace de retirer son aide financière au Nicaragua au motif que ce pays refuse l’avortement.
Dico italien : réactions
Hier, pendant l’adoption du projet de loi autorisant les unions homosexuelles, le ministre de la Justice, Clemente Mastella (membre de la Démocratie chrétienne), a boycotté le conseil des ministres. Ce projet doit encore être ratifié par le Parlement. Mastella et d’autres catholiques de centre-gauche membres de la coalition gouvernementale disposent de sept sièges au Sénat, où la majorité de Prodi ne tient qu’à un seul siège. Il est probable que ce texte ne passe donc pas.
Aujourd’hui, le pape Benoît XVI a fait part de son inquiétude :
"En tant que pasteur de l’Eglise universelle, je ne peux que m’inquiéter face à des lois concernant des questions très délicates, comme la transmission et la défense de la vie, la maladie, l’identité familiale et le respect du mariage".
L’Osservatore Romano a estimé que ce projet "blesse" la famille en tant qu’institution. L’Avvenire a titré en une "La famille assiégée". L’épiscopat italien a mis en garde contre «les lourdes conséquences juridiques et culturelles» que ce projet ferait porter «sur l’avenir de la société».
Le FN et les embryons
Joëlle Melin, médecin et conseiller régional en PACA, présidente de la commission d’action présidentielle sur la santé au Front national, indique dans le journal hebdomadaire du FN que ce parti est opposé au clonage et à la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Le cardinal Schönborn contre le tout-darwinisme
Lors d’une conférence à New York mercredi soir (source, via Lifesite), l’archevêque de Vienne a critiqué la censure que pratiquent les darwiniens à l’égard des critiques, ou des théories concurrentes, tant dans la recherche que dans l’enseignement.
"Il est courant dans la communauté scientifique de bloquer dès le départ toute recherche sur les faiblesses scientifiques de la théorie. […] Dans une certaine mesure, il règne un type de censure semblable à celui qui était vivement reproché à l’Eglise dans le passé."
Rejetant le créationisme ("la première page de la Bible n’est pas un traité cosmologique sur la naissance du monde en six jours"), le cardinal a évité de se prononcer sur le Discovery Institute (qui promeut le Dessein intelligent). Mais il a dit vouloir corriger l’erreur communément admise selon laquelle l’Eglise cautionnerait le darwinisme.
Une tribune du cardinal dans le New York Times avait déjà fait grand bruit en 2005 : le prélat s’en prenait au néo-darwinisme en général, et plus particulièrement à la tentative des darwiniens de faire croire qu’ils avaient la caution de Jean-Paul II. Faisant implicitement référence à l’école américaine du "dessein intelligent", il écrivait même :
"Tous système de pensée qui nie ou cherche à réfuter les preuves écrasantes, en biologie, d’une intelligence organisatrice est de l’idéologie, pas de la science."
Le cardinal avait précisé ses positions il y a un an, reprochant au darwinisme de s’ériger en "philosophie première" du monde moderne, allant "bien au-delà de ce que lui permet la science".
La session annuelle de travail universitaire que réunit autour de lui Joseph Ratzinger (le Schülerkreis) portait l’été dernier sur l’évolution, et le cardinal Schönborn en était un des principaux intervenants.
De l’affaire Vanneste à l’affaire Charlie-Hebdo
Condamné pour ce qu’il a dit, le député Christian Vanneste s’interroge :
"[A]près la demande de relaxe du Procureur de la République dans l’affaire Charlie-Hebdo, j’en viens à me demander s’il est désormais plus heureux d’être militant des khemrs roses ou caricaturiste que philosophe, député ou croyant ? La liberté d’expression ne peut se diviser : soyons cohérents, si elle doit exister pour un journal satirique, elle doit aussi l’être pour un législateur qui s’exprime sur une loi !"
Michel Janva (via E-deo)


