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Constitution européenne : retour à la réalité pour ses partisans

Après les idéologues de la Constitution à tout prix (Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal, Angela Merkel, les pays l’ayant déjà ratifiée, etc.), on voit apparaître une résistance dans certains pays et notamment :

  • le premier ministre hollandais, Jans Peter Balkenende, pourtant favorable à la Constitution rejetée par son pays, qui, s’adressant au président de la Commission européenne, a déclaré :

"Les règles du jeu européen doivent être remises à jour, et rapidement. Mais la Constitution n’est pas la réponse, comme l‘ont clairement démontré les référendums. Le nouveau traité devra être différent. Nous avons besoin de solutions (techniques). Rien de plus, rien de moins. Le nouveau texte devra compléter ou changer les traités en vigueur, là où c’est nécessaire."

Ces propos ont désarçonné José Manuel Barroso, qui a imploré :

"Tout le monde doit bouger. Les Pays-Bas doivent faire un mouvement. C’était mon message aujourd’hui : s’il vous plaît, aidez-nous !"

  • Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a déclaré qu’il fallait rechercher

"un consensus sur le plus petit commun dénominateur définissant les pouvoirs et les règles valables pour tous".

Le vice-Premier ministre tchèque Alesandre Vondra a commenté :

"Jusqu’ici, le traité constitutionnel a divisé l’Europe plutôt que de l’avoir unie. Nous devons maintenant balayer ces débris, et construire quelque chose sur quoi on pourrait se mettre d’accord."

Retour à la réalité pour ceux qui pensent que l’affaire sera pliée après les élections françaises.

Michel Janva

Jean-Marie Le Pen sur “A vous de juger”

Commentaires sur les blogs : d’Yves Daoudal; de Valeurs actuelles; du Conservateur.

E-Deo reproduit un court extrait où M. Le Pen redit son opposition au "mariage" homosexuel et à l’adoption par des "couples" de même sexe.

Henri Védas

C’est officiel : on touche le fond

A la "gay pride" d’Amsterdam, les chars sont remplacés par des bateaux qui parcourent les canaux de la ville. Cette année, pour la première fois, un bateau sera occupé par des "enfants gays" – pas à des "enfants de couples homoparentaux", mais bien à de soi-disant "enfants gays".

L’agence de presse NIS a rapporté vendredi que les enfants gays auront leur propre bateau avec de la place pour 30 enfants gays.

La Gay Pride consiste en des groupes d’hommes et de femmes, souvent dévêtus, parcourant les canaux dans une multitude de bateaux.

Soutenu par l’organisation gay COC, un garçon de 14 ans a pris l’initiative d’organiser un bateau avec des enfants homosexuels, pour participer le 4 août.

L’âge minimum pour que des enfants se joignent à lui est de 11 ans.

Que dire ? Pas grand chose, sinon ceci : s’il reste dans le mouvement "gay" des personnes qui n’ont pas perdu tout sens de la décence, il est grand temps pour elles de se désolidariser de ces horreurs.

Henri Védas

Add. : Que faire ? Nous suggérons d’écrire à la section politique de l’ambassade des Pays-Bas à Paris, ici, pour dire le dommage fait à l’image de son pays si le gouvernement n’intervient pas pour bloquer ce projet.

L’imitation de la copie

François Bayrou critiquant Nicolas Sarkozy :

"L’ouverture [de Sarkozy, c’est] je prends tous les pouvoirs et je vais chercher quelques ralliements, quelques débauchés pour avoir l’air de ce que je ne suis pas. Les Français choisiront l’original plutôt que les imitations".

MJ

8e Concours de légendes

Autant l’avouer : ce concours n’a pas suscité de réponses en aussi grand nombre que les précédents (apparemment M. Bayrou inspire moins que Mme Royal). Les participants et les gagnants n’en ont que plus de mérite.

La photo à légender était celle-ci :

Bayrou_5

8ème : Bayrou proteste : "Les médias ne s’intéressent qu’à Sarkozy, les journalistes m’ignorent !!" Albane

7ème : Comme entrée, je mettrais bien une"patée à la Royal" (BB)

6ème : "bon allez je vais prendre de la tête de veau, ça fait Président" (OMR)

5ème : "Quelle courge doit-on photographier?"AnneSolo

4ème : " Après le bus fonctionnant au colza, je propose la citrouille transformée en carrosse" Louis

3ème : "Je n’ai pas commandé de paparazzi mais des peperoni! Il y a eu un malentendu…" AnneSolo

2ème : "Et bien, je ne comprends pas, sur le menu, il est écrit "Tarte à la courge", je vois la courge, mais où est la tarte ?" MdC

1er : "Par la Poivrière Equitable et le Potiron Biologique,Je jure de respecter le Pacte Ecologique !"RC

Félicitations à tous !

Le Salon Beige

Le lobby gay dans les concours de la fonction publique

Lu dans Présent, sous la plume de Jean Madiran :

"Question (innocente ?) posée à un concours :

« Six pays européens autorisent désormais l’adoption [par des couples homosexuels]. La France, elle, ne la permet pas. «A titre personnel, que pensez-vous de l’adoption par les couples homosexuels ? "Rédiger en 4 pages maximum votre réflexion argumentée."

Il s’agit de l’épreuve écrite du 27 janvier, au concours d’admission pour les formations d’«assistant de service social», d’«éducateur spécialisé» et d’«éducateur de jeunes enfants». Les organisateurs donnent (en privé) l’assurance qu’il ne sera pas tenu compte, dans la notation, du «positionnement personnel sur cette question de société». Mais alors, pourquoi avoir posé la question : «A titre personnel, que pensez-vous…?»

Michel Janva

Add : l’article complet est sur le blog de Jeanne Smits.

L’Alliance Royale sur l’avortement

Vox Galliae rapporte une prise de position du parti royaliste sur l’avortement. Prise de position dont la tonalité est pro-vie, mais qui reste ambiguë sur la question de l’abolition de l’avortement légal.

On lit en effet que "l’Alliance royale ne saurait se satisfaire d’une simple interdiction" de l’avortement – ce qui peut vouloir dire que l’AR est pour l’abolition, mais ne s’en contente pas; ou que l’AR n’est pas pour l’interdiction, mais pour des mesures pro-vie "non-coercitives".

Yves-Marie Adeline, président de l’Alliance royale, revendique à ce jour 225 promesses de signatures d’élus pour être candidat à la présidentielle.

Henri Védas

L’antiracisme, culte d’Etat

Du bloc-notes de Rioufol dans Le Figaro :

"Dans un livre sorti ces jours-ci (Le Communisme du XXIe siècle, Éditions Xenia), Renaud Camus analyse lumineusement, à la suite d’Alain Finkielkraut, le totalitarisme porté par cet antiracisme systématisé, ultime objet de la transmission scolaire». Ce culte d’État conduit à bannir tout ce qui relève des ethnies, des peuples, des cultures, des religions, des civilisations, des origines, des mi­grations, des nationalités. Son in­tégrisme en vaut un autre.

Rares sont ceux, par exemple, qui auront protesté d’entendre Edwy Plenel, alors patron du Monde, assurer : «Quand j’en­tends Français de souche, j’en­tends raciste de souche», Emmanuel Todd trouver « raciste » de défendre l’Occident, ou Jack Lang estimer : «Le raciste voit partout des Noirs et des Arabes.» Même Nicolas Sarkozy a succombé à la sommation en voyant, en 2004, «des relents de racisme» dans le fait de s’interroger sur la compatibilité de l’islam avec les valeurs de la République."

Michel Janva

“On ne peut pas demander, de façon répétée, aux Portugais d’accepter la légalisation de l’avortement”

Jeanne Smits a traduit le dernier texte du Cardinal de Lisbonne, Mgr Policarpo. Extrait :

"Au jour du 11 février, dans la solitude du vote, chacun de nous sera tout seul avec sa conscience, devenu co-responsable d’une décision grave pour la vie des personnes et pour la société dans sa totalité. Le moment du vote n’est pas comparable à celui où la femme, toute seule aussi, doit prendre la décision d’avorter ou non. Alors la décision est prise au milieu d’un drame, là elle dit son respect à l’égard d’une vie concrète, qu’elle porte dans son sein, et là elle joue sa dignité et son avenir. Mais notre décision comporte aussi la gravité de décider du destin de beaucoup d’êtres humains, et de la grandeur et de la dignité de la société que nous formons. Transformer la possibilité de l’avortement en un droit acquis, comporte des conséquences de civilisation."

Michel Janva

“Homoparentalité” : décommunautariser le débat

Le porte-parole de l’association Life Parade, interviewé par E-deo à propos de la manifestation pro-famille que cette dernière organise le 17 mars prochain, a cet argument intéressant sur l’adoption homosexuelle :

On veut décommunautariser ce débat. On cherche à nous faire croire que, finalement, l’homoparentalité […] ça concerne avant tout les personnes homosexuelles. Eh bien non […], ça concerne chaque père, chaque mère, chaque futur père, chaque future mère : tous les jours il y a des enfants qui se retrouvent orphelins brusquement, suite à une maladie, suite à un accident.

Moi si demain j’ai des enfants, si après-demain, en rentrant avec ma femme après un dîner, on se fait écraser par une voiture – mes enfants, qu’est-ce qui va leur arriver ?  Ils sont susceptibles d’être adoptés par des couples de personnes homosexuelles. Moi, ça, je ne peux pas l’accepter – à titre personnel, et j’aimerais bien savoir combien il y a effectivement de personnes en France qui sont favorables à ça.

Henri Védas

De Karl Marx à Jean-Marie Le Pen

Alain Soral, écrivain polémiste, ancien communiste, partisan de Jean-Pierre Chevènement lors de l’élection présidentielle de 2002, soutient aujourd’hui Jean-Marie Le Pen et a déclaré mardi :

"Je pense que si Marx était vivant aujourd’hui il appellerait à voter Jean-Marie Le Pen".

De quoi provoquer l’ire de Bernard Antony.

Michel Janva

Dico : le PACS italien

Le gouvernement italien a adopté ce soir un projet de loi reconnaissant des droits aux personnes, hétérosexuelles ou homosexuelles, vivant en couple. Le président du conseil Romano Prodi a arraché un accord à sa majorité et décidé de convoquer dans la foulée un conseil des ministres extraordinaire.

Ce Pacs italien pourra concerner "deux frères et deux soeurs, une nièce et sa tante". Aucune cérémonie n’est prévue pour officialiser la nouvelle union – baptisée "Dico" pour "diritti" (droits) des "conviventi" (personnes qui vivent ensemble) -: ensemble ou séparément, les concubins devront aller se faire enregistrer au service de l’état civil. Franco Grillini, député DS (démocrate de gauche) a souligné :

"Ce texte n’est certainement pas le Pacs (à la française) mais il permet la reconnaissance de droits pour les couples de même sexe. Il s’agit d’un premier pas important vers la reconnaissance de droits que de nombreux pays en Europe ont déjà mis en oeuvre depuis longtemps".

Michel Janva

Déclaration du Saint-Siège sur la peine de mort

Extrait  d’un message envoyé à un congrès d’Ensemble contre la peine de mort la semaine dernière(via le FC):

Tandis que l’Eglise catholique continue à maintenir que les autorités légitimes de l’Etat ont le devoir de protéger la société des agresseurs, et que certains états ont traditionnellement inclus la peine capitale parmi les moyens utilisés pour parvenir à cette fin, il est difficilement possible de justifier aujourd’hui le choix d’une telle option. Les états ont à leur disposition de nouveaux moyens de prévenir de manière efficace les crimes, rendant celui qui a commis une offense incapable de faire le mal, sans lui enlever définitivement la possibilité de se racheter. De telles méthodes non létales de prévention et de punition correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine.

C’est la réitération presque mot pour mot de l’enseignement du Catéchisme (§2267).

LifeSite rappelle (car certains entretiennent la confusion) que cette réprobation n’est pas du même niveau que la condamnation, absolue, de l’avortement et de l’euthanasie. (Ici, un texte de 2004 du cardinal Ratzinger traitant très explicitement de cette hiérarchisation, v.o. anglais)

Henri Védas

Internet au service de la foi

Sorajudith L’Eglise catholique prépare le lancement de services interactifs sur l’internet afin de mettre la popularité de la toile au service de la foi, a annoncé la responsable de l’internet du Vatican, Soeur Judith Zoebelein. Un site spécialisé serait destiné en priorité aux jeunes adultes, particulièrement ceux qui ont assisté aux Journées mondiales de la jeunesse et en reviennent "spirituellement grisés". Les participants vont pouvoir plancher pour commencer sur un texte du défunt pape Jean Paul II consacré à "la signification chrétienne de la souffrance humaine".

Michel Janva

On voit trop Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal

à la télévision selon le CSA. Dans un communiqué, qui porte sur la période du 1er décembre 2006 au 2 février 2007, le CSA remarque, sur certaines des cinq grandes chaînes généralistes (TF1, France 2, France 3, Canal+ et M6) :

"la persistance d’un déséquilibre marqué entre les deux candidats bénéficiant des temps les plus importants et les autres candidats. Les temps de parole et d’antenne accordés à certains candidats restent insuffisants au regard des critères d’équité, notamment des résultats obtenus à la précédente élection présidentielle".

Michel Janva

Orthographe : 2 ans de retard

Le niveau d’une classe de cinquième de 2005 est celui d’une classe de CM2 de 1987. Cette baisse est démontrée par un travail universitaire, présenté dans un ouvrage qui doit être publié le 22 février sous le titre Orthographe : à qui la faute ?. En 2005, la même dictée a été administrée à un échantillon représentatif de 2 767 élèves de 123 classes du CM2 à la troisième. La comparaison des résultats entre 1987 et 2005 témoigne d’une chute importante du niveau : là où les collégiens faisaient 8 fautes en 1987, ils en font 13 en 2005. Là où les élèves de CM2 faisaient 12 erreurs, ils en font 18. Le niveau orthographique a pris un retard de deux années scolaires : les cinquièmes de 2005 ont le niveau des CM2 de 1987, les quatrièmes de 2005 celui des sixièmes de 1987, etc.

Michel Janva

La “pilule du lendemain” ne réduit pas le nombre des avortements

Analyse détaillée sur Zenit. Extrait :

Un […] rapport, publié le 8 janvier, confirmerait l’inefficacité de la pilule du lendemain en termes de réduction du nombre des avortements. Cette étude, diffusée sur le site internet espagnol Forum Libertas analyse ce qui s’est passé en Espagne dès l’introduction du médicament. En l’an 2000, l’année précédant son introduction, le nombre d’avortements s’élevait à 60.000 […].

En 2005 pas moins de 506.000 pilules du lendemain ont été administrées, mais le nombre des avortements enregistrés cette année-là a augmenté jusqu’à 91.000 […].

C’est paradoxal pour certains, mais c’est ainsi : contraception, "contraception d’urgence" (souvent abortive) et avortement ont tendance à augmenter en parallèle. Des exceptions existent, telles certaines anciennes républiques soviétiques, où l’avortement, utilisé comme "contraception", a baissé avec la diffusion de méthodes réellement contraceptives.

Mais rien ne permet d’arguer (comme le fait par exemple M. Sarkozy ici) que c’est en diffusant plus encore la contraception qu’on fera baisser le nombre d’avortements en France.

Henri Védas

Le droit européen s’impose sur la souveraineté française

A l’occasion d’un arrêt sur la légalité du système de quotas d’émission de gaz à effet de serre, conséquence de la mise en oeuvre par l’Europe du protocole de Kyoto, le Conseil d’Etat a renoncé à contrôler la constitutionnalité de certains actes, dès lors qu’un texte européen s’interpose entre la Constitution et un texte d’application français. Comme le Conseil constitutionnel avant lui, qui avait décliné le 10 juin 2004 le contrôle de constitutionnalité d’une loi transposant une directive, le Conseil d’Etat octroie désormais aux textes européens une véritable "immunité constitutionnelle".

La décision du Conseil d’Etat est d’autant plus spectaculaire qu’en l’espèce, le juge suprême administratif estime que les plaignants ont raison de soulever le principe constitutionnel d’égalité et que la directive est donc inconstitutionnelle. Mais plutôt que de sanctionner le décret, et donc indirectement d’invalider la directive, le Conseil d’Etat a choisi de faire trancher cette question par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), en lui posant une question préjudicielle. Le commissaire du gouvernement a défendu ce revirement de jurisprudence du Conseil d’Etat en estimant que

"toute divergence avec la jurisprudence du Conseil constitutionnel (du 10 juin 2004) risquerait d’être perçue comme une position de défiance envers le juge communautaire".

Michel Janva

8e Concours de légendes

A vous de jouer ! Envoyez vos idées ici, avant vendredi 14 heures.

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Archives : 7e; 6e; 5e; 4e; 3e; 2e; 1er concours de légendes.

Repentance : le retour de balancier

Après plusieurs années de repentance généralisée (participant à cette "haine de lui-même" de l’Occident que regrettait Benoît XVI), cette déclaration de Nicolas Sarkozy hier à Toulon est le signe que le balancier est revenu à un plus juste équilibre :

Je veux le dire à tous les adeptes de la repentance qui refont l’histoire et qui jugent les hommes d’hier sans se soucier des conditions dans lesquelles ils vivaient, ni de ce qu’ils éprouvaient.
Je veux leur dire : de quel droit les jugez-vous ?
Je veux leur dire : de quel droit demandez-vous aux fils de se repentir des fautes de leurs pères, que souvent leurs pères n’ont commises que dans votre imagination ?

En tout cas, l’Histoire de France est bien au coeur de la campagne

Henri Védas

“L’opium du peuple” bien présent en Chine

Un tiers des Chinois seraient croyants. Bouddhistes, taoïstes, chrétiens, musulmans ou adorateurs du Dieu de la fortune, ils seraient 300 millions. Les religions asiatiques traditionnelles sont largement majoritaires (200 millions), mais les chrétiens, sans distinction entre protestants et catholiques, font une grosse percée, passant de 10 millions à la fin des années 90 à 40 millions aujourd’hui. La plupart ne se revendiquent pas de l’Association patriotique des catholiques ou du Mouvement patriotique des trois autonomies contrôlés par le Parti, mais d’églises clandestines toujours persécutées.

La pression du Parti communiste ne faiblit pas pour autant : côté catholique, 17 évêques et une vingtaine de prêtres de la branche clandestine ont été arrêtés ou assignés à résidence depuis un an.

Michel Janva

Bioéthique : une science sans conscience

Les premières rencontres parlementaires destinées à réfléchir à la révision des lois bioéthiques de 2004 ont eu lieu hier. Trois grands thèmes seront abordés après les élections :

  • les nouveaux enjeux éthiques de l’assistance médicale à la procréation (AMP) par insémination avec donneur ou par fécondation in vitro. Faut-il aller vers une AMP de convenance pour permettre à des femmes célibataires ou à des couples d’homosexuelles d’avoir un enfant ?
  • la levée de l’anonymat des donneurs de sperme, une proposition de loi de Valérie Pécresse et la modification de l’accouchement sous X et la question de la gratuité des dons d’ovocytes.
  • l’autorisation des recherches sur les cellules souches embryonnaires et du clonage thérapeutique. Pierre-Louis Fagniez (UMP), dans son rapport remis au premier ministre préconise de les autoriser. Tout comme les membres de l’Office parlementaire d’évaluation des choix technologiques sous la direction du député PS Alain Claeys. Reste que les récentes polémiques soulevées au moment du Téléthon montrent bien les enjeux d’un tel débat.

Pour le Pr Jean-François Mattei, initiateur des précédentes lois de bioéthique votées en 2004 lorsqu’il était ministre de la Santé :

"il est normal que la loi évolue car ces débats de société ne doivent jamais être considérés comme clos. Mais je ne suis pas persuadé que la loi doive aller jusqu’au bout de l’idéologie de certains scientifiques. Face à la rapidité de la science, il faut donner du temps aux consciences."

Absolument personne ne se demande s’il existe un droit à la manipulation de l’être humain. Si ces thèmes seront absents du débat présidentiel, il n’en reste pas moins que le prochain gouvernement est appelé à réviser ces lois et, du PS à l’UMP, on semble aller vers une fuite en avant au nom du dieu Science.

Michel Janva

Peut-on encore dénoncer les manipulations médiatiques ?

Apprenant les liens entre les producteurs de l’émission de lundi soir sur TF1, François Bayrou a fait part de ses états d’âmes :

En déplacement à Bordeaux, Bayrou s’est ainsi interrogé sur la «déontologie» des conditions d’organisation du débat avec des «vrais gens» qui posent leurs questions aux politiques.  Et de lancer : «C’est en réalité l’UMP qui est aux commandes, presque directement, de ce type d’émissions». […]

Selon «le Canard Enchaîné», l’une des deux sociétés de production ayant réalisé cette émission est "A Prime", la société de Dominique Ambiel [proche de l’UMP]. L’hebdomadaire affirme en outre que Franck Tapiro, conseiller en communication de  Sarkozy, avait assisté, à l’automne dernier, à la première réunion consacrée à la future émission.

Mais le plus beau, c’est que c’est Bayrou qui est poursuivi :

[…]  A Prime Group a annoncé qu’elle allait porter plainte contre le candidat de l’UDF  qui a, selon elle, porté «gravement atteinte à l’honneur et à la considération» de la société en mettant en doute les conditions d’organisation d’une émission politique sur TF1.

Une réaction à rapprocher de l’affaire MPF-France 3 Ouest suivie de près par E-Deo : la chaîne publique a diffusé une enquête scandaleusement partisane (vidéo) sur le bilan de Philippe de Villiers en Vendée (à l’en croire : un département sinistré, vivant dans la terreur); le journal de campagne du MPF a protesté ("des tripatouillages audiovisuels dignes des plus belles heures du docteur Goebbels")… et c’est ce dernier qui doit se rétracter !

Le monde à l’envers…

Henri Védas

L’inventeur du droit au logement opposable

Qui a dit ?

"Toute personne devra être logée dignement et les représentants des organismes de décision peuvent demander le logement ou le relogement d’urgence d’une ou plusieurs personnes. L’état et l’administration municipale se portent garants de cette obligation de bénéficier d’un logement".

L’abbé Pierre ? Ségolène Royal ? Nicolas Sarkozy ? Christine Boutin ? Marie-Georges Buffet ? Les enfants de Don Quichotte ? Non. Ceausescu.

Michel Janva (source)

Deux poids, deux mesures, deux menus

Caroline Parmentier raconte dans Présent d’aujourd’hui :

Un de nos collaborateurs hospitalisé un jour à l’hôpital Saint-Antoine à Paris s’était vu proposer à l’heure du repas comme c’est de plus en plus souvent le cas : "Menu hallal ou menu casher ?" Il avait alors rétorqué : "J’aimerais bien faire maigre le vendredi c’est-à-dire avoir du poisson."

Réponse merveilleuse de l’infirmière : "Non mais vous rêvez, vous n’imaginez tout de même pas que l’on va changer les menus pour vous ?"

Henri Védas

Add. : ici, un excellent dessin inspiré de l’anecdote (cf commentaires).

Les Français contre le blasphème, mais contre une loi anti-blasphèmes

Patrice de Plunkett rapporte les résultats d’un sondage TNS Sofres (pour l’Express):

– à la question « Est-il acceptable ou pas de se moquer publiquement d’une religion ? », 79 % des Français répondent « non » ;

– 78 % n’admettent pas que l’on se gausse « des fondateurs de religion » ;

– 78 % n’admettent pas que l’on se gausse « des croyants » ;

– 76 % n’admettent pas que l’on se gausse « du pape, des rabbins ou des imams ».

On notera en passant l’incongruité de la dernière question : l’équivalent chez les catholiques des "rabbins ou des imams" n’est pas le Pape, mais l’ensemble prêtres.

Ces résultats indiquent certes que le respect pour la sensibilité des croyants serait majoritaire dans la population, ce qui est encourageant. Mais s’ils réprouvent les attaques anti-religieuses, les Français ne souhaitent pas nécessairement les voir interdites :

[L]a poursuite devant les tribunaux des pourfendeurs de la religion est jugée inacceptable par 48% des sondés et acceptée par 45% d’entre eux, 7% se disant sans opinion.

Cette réticence est peut-être sage, étant donné les dérives prévisibles de lois "anti-blasphème", qui pourrait couvrir de sa protection les aspects les plus criticables de l’Islam.

Henri Védas

Promouvoir la famille en Europe

Plusieurs représentants du Réseau International de l’Institut de Politique Familiare (IPF) se sont réunis à Madrid début février pour analyser l’action de l’IPF au niveau européen et mondial. Selon Eduardo Hertfelder -Président de la Fédération Internationale- l’IPF « agit désormais comme une entité internationale avec une influence dans les organismes supra-nationaux ». Lola Velarde, Présidente du Réseau Européen, a affirmé qu’

« il faut faire de la famille une priorité politique en Europe, incorporant la « perspective de la famille » dans toutes les réalisations politiques et les programmes de l’Union Européenne, promouvant la convergence des politiques familiales nationales, évitant la discrimination entre les pays et sollicitant l’égalité d’opportunité entre les familles européennes ».

Parmi les propositions analysées pendant la réunion de l’IPF, ont été proposés d’élaborer le Libre Vert de la Famille en Europe, de créer un Observatoire Européen de la Famille, et une Alliance Européenne des Familles.

La semaine dernière l’IPF a présenté le Rapport sur l’évolution de la famille en Espagne en 2006, constatant que naissent de moins en moins d’enfants, et principalement de mères étrangères ; qu’augmente le nombre des avortements ; que diminuent les mariages et qu’ils se rompent beaucoup plus facilement, que la natalité extramatrimoniale augmente et arrive à un âge de plus en plus élevé.

Michel Janva

Portugal : le diocèse de Beja appelle à voter non

Le Conseil Presbytéral du Diocèse de Beja a publié une Lettre ouverte sur le thème “La Famille et la Vie”, adressée à tous les fidèles du diocèse. La lettre exhorte tous les chrétiens et les personnes sensibles au drame de l’avortement à voter «non» parce que :

"la vie humaine est un droit fondamental et prioritaire. […] Tout être humain possède des droits inaliénables que rien ni personne ne peut mépriser […] la plus grande richesse d’une nation ce sont les personnes. [La famille] est la cellule de base de la société et par conséquent elle est irremplaçable [elle doit] trouver dans l’Etat et dans la société les soutiens nécessaires à l’accomplissement de ses fonctions, y compris la procréation, si nécessaire pour l’avenir de l’Europe".

Le diocèse de Béjà développe en trois ans un plan pastoral dédié à la famille. Pendant cette première année pastorale (2006-2007) le thème est «La famille, voie de l’Eglise». Le thème de la seconde année pastorale (2007-2008) est «La famille, sanctuaire de la vie» et la dernière année (2008-2009) a pour thème «La famille, communauté de vie et d’amour».

Michel Janva

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