Sarkozy et Royal sur l’euthanasie
Le magazine Pèlerin a interrogé les deux candidats, et la presse relaie la substance de leurs réponses – déjà connues pour l’essentiel.
La candidate socialiste promet une loi légalisant l’euthanasie :
"Un projet de loi sera soumis au Parlement pour permettre, dans des conditions strictes de respect de la volonté du patient et d’accompagnement, d’apporter une réponse aux situations dramatiques que nous connaissons aujourd’hui et d’abréger des souffrances intolérables"
Nicolas Sarkozy
…estime en revanche que la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, "a donné aux médecins le cadre juridique pour éviter un acharnement thérapeutique déraisonnable".
Le candidat de l’UMP à la présidentielle dit vouloir "en priorité" développer les soins palliatifs pour les malades en fin de vie. […]
"Pour le reste, cela ne relève pas, à mon sens, de la loi", estime-t-il.
La dernière phrase est encore une fois un peu ambiguë. Mais l’euthanasie est bien, comme nous l’indiquons dans notre réflexion "Que faire au second tour ?", un des domaines "non négociables" où une différence palpable existe entre les deux candidats.
Turquie : la France devrait condamner les assassinats
Le président de la Conférence des Eglises européennes (fondée en 1959, communauté de 125 Eglises de tradition orthodoxe, protestante, anglicane et vieille-catholique de tous les pays d’Europe), le pasteur Jean-Arnold de Clermont a demandé au gouvernement français d’intervenir pour qu’Ankara protège ses minorités, suite au meurtre de trois chrétiens le 18 avril. Dans un courrier adressé au président Jacques Chirac le 27 avril, le président de la KEK veut que Paris demande à Ankara
"d’adopter une attitude nouvelle envers les minorités religieuses qui, jusqu’à ce jour, ne bénéficient pas d’un statut juridique assurant leur liberté".
Le pasteur Jean-Arnold de Clermont souhaite également que le gouvernement exprime "avec la plus grande fermeté au gouvernement turc sa condamnation" des meurtres, après tortures, de deux chrétiens turcs et d’un allemand.
Soutiens envers Mgr Bagnasco
Benoît XVI a téléphoné lundi matin à Mgr Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, pour lui exprimer sa solidarité après les menaces dont il a fait l’objet.
Le président de la République Giorgio Napolitano a évoqué un "grave épisode d’intolérance à l’encontre de l’Eglise catholique", assurant au secrétaire d’Etat du Vatican, Tarcisio Bertone, que "l’Italie ne laissera pas seul Mgr Angelo Bagnasco face à des menaces viles et inadmissibles" :
"Il faut garantir de la façon la plus sereine l’exercice de la mission pastorale du président de la Conférence épiscopale italienne et un dialogue le plus respectueux et constructif possible entre l’Eglise catholique, la politique et la société civile".
Le président du Conseil Romano Prodi avait téléphoné dès dimanche à Mgr Bagnasco pour lui exprimer sa "solidarité".
Denis Sureau ne votera pas
Le directeur de l’Homme Nouveau, de Transmettre et de Chrétiens dans la Cité s’en explique sur son blog :
"Les électeurs catholiques sont invités à choisir le 6 mai entre deux candidats qui, par-delà des différences de style évidentes, partagent un même refus des "valeurs non négociables" défendues par l’Eglise. C’est ainsi que M. Sarkozy entend favoriser l’accès à l’avortement et à la contraception, multiplie les déclarations floues sur l’euthanasie, soutient la recherche sur les embryons humains et envisage en matière d’homoparentalité un "statut de beau-parent". […] Dans ces conditions, l’abstention ou le vote blanc sont les seules options éthiques acceptables."
MJ
Vox Galliae en sommeil
…"pour une durée indéterminée" :
"nous allons utiliser ce « temps mort » pour prendre du recul, réfléchir à une forme d’action militante différente et plus recentrée au niveau du contenu que la diffusion d’informations au quotidien. Au moment de franchir le million de visites, le blog est donc mis en sommeil".
MJ
Caroline Parmentier plaide pour le vote Sarkozy au second tour
Dans Présent :
[S]i vous me demandez ce que je ferai dimanche 6 mai prochain, je […] vais retrousser mes manches, me salir les mains et voter Sarkozy. Parce que je ne veux pas de Ségolène Royal et du retour des socialo-communistes au pouvoir. Pour rien au monde. […]
Pour ceux qui refusent de voter au second tour, qui ne veulent pas choisir « entre la peste et le choléra », je citerai un seul exemple, que j’ai déjà évoqué dans ces colonnes. L’adoption des enfants par les homosexuels. Cette horreur dont la seule évocation me fait froid dans le dos. Cette maltraitance psychologique grave (au minimum) qui est en train de gagner des points chaque jour dans l’opinion publique grâce aux médias. Ségolène Royal a déclaré qu’elle légiférerait sur ce point, en faveur de l’adoption des enfants par les homos, dès son arrivée au pouvoir. […]
Sarkozy a redit devant des millions de témoins et poussé dans ses retranchements par le lobby homo, qu’il était fondamentalement contre cette adoption, que sa conviction profonde était qu’un enfant doit avoir un père et une mère. Même s’il n’y avait que cette différence entre ces deux candidats (il y en a bien évidemment d’autres), pour moi cela fait la différence. Cela ce n’est pas rien. Ce n’est pas exactement bonnet blanc et blanc bonnet.
Jean Renaud reçu au « rendez-vous » du Forum catholique ce soir
Jean Renaud est le directeur de la rédaction de la revue conservatrice québécoise Egards.
HV
Que faire au second tour ?
C’est le titre d’une contribution de vos blogueurs, sur notre page Libres réflexions.
La question se pose donc dans ces termes : si deux candidats s’éloignent aussi gravement de la loi naturelle, faut-il voter pour celui qui en est marginalement moins éloigné ? Le Cal Barbarin et Mgr Brincard ont évoqué la possibilité d’opter pour l’objection de conscience par l’abstention ou le vote blanc/nul.
LSB
Nicolas Sarkozy et la proportionnelle : précision
Suite à la déclaration du candidat hier, le porte-parole de l’UMP, Luc Chatel, a précisé que le débat sur l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives proposé par Nicolas Sarkozy se déroulera "durant la prochaine mandature" pour une éventuelle application aux élections de 2012.
MJ
Un mariage républicain
De Me Trémolet de Villers, dans Présent :
"Tout les unit. Ils rêvent d’habiter la même maison, de vivre sous le même toit, de travailler dans le même bureau, de mener le même genre de vie. Ils ont, pratiquement le même âge et, s’il y a entre eux quelques points de désaccord, rien de fondamental, ne les oppose. Lui est divorcé, remarié, mais non exempt d’incertitude sur l’avenir de cette nouvelle union. Elle est, comme elle le répète à qui veut l’entendre, une femme libre. Lui dit qu’il représente la droite. Elle dit qu’elle vient de la gauche. En s’épousant, ils réalisent le rêve du centre introuvable. Bayrou, cocu, n’en est pas moins content. Il dirigera le cortège des enfants d’honneur. […] Le seul événement vraiment romanesque et politique, donc historique, de cette campagne, serait ce mariage républicain."
Voter « à tout prix » ou « en conscience » ?
Sous la plume de Jeanne Smits :
"Des catholiques, inquiets à juste titre avant le premier tour d’être amenés à voter pour des candidats ne respectant pas les trois «points non négociables» en politique […] semblent les avoir quelque peu oubliés au second… […] Pour marginaux qu’ils soient (mais ce sont les minorités agissantes qui changent le cours de l’histoire !), les catholiques préoccupés par ces questions se sont pour beaucoup déterminés en leur fonction. Mais voilà qu’aujourd’hui fleurit une tendance qui, prenant acte du choix qui nous est laissé, voire en invoquant une «bipolarisation» réelle ou supposée de la vie politique française, appelle à voter à tout prix, à n’importe quel prix, dimanche prochain. […]
Même si l’expérience démontre que l’opposition à la culture de mort à l’intérieur des grands partis du système n’aboutit à rien, ou à peu de chose… On peut objecter qu’en dehors, elle n’est pas plus efficace. C’est tout le problème. Mais on ne lui laisse pas non plus ses chances : marginalisation, ghettoïsation, diabolisation frappent les associations, les publications ou les mouvements politiques qui portent tout ou partie de ces vérités. Et la marginalisation est d’autant plus dure qu’elle émane de nos plus proches voisins. […]
Nous savons bien ce qui motive le choix de ceux qui préconisent, depuis des mois ou depuis quelques jours, le choix de Nicolas Sarkozy. Ils pensent que ce sera pire avec Ségolène Royal […] Et à cet égard, le point de vue qui consiste à préférer «le moins pire» pour éliminer plus sûrement la plus épouvantable peut se défendre. […]
[Mais q]u’on n’accuse donc point ceux qui ne veulent offrir leurs suffrages ni à l’un ni à l’autre, de vouloir précipiter le désastre."
UE : quelle différence entre les deux candidats ?
Dans une réponse adressée au collectif EuropaNova, les deux finalistes se prononcent tous les deux pour :
- accorder au Parlement européen des pouvoirs législatifs et budgétaires en tous points identiques à ceux exercés par le conseil des ministres,
- supprimer le vote à l’unanimité entre Etats, c’est-à-dire généraliser le vote à la majorité qualifiée,
- œuvrer à la mise en place d’une véritable gouvernance économique et sociale de la zone euro, impliquant la mise en place d’un ministre des Finances de la zone euro,
- donner une valeur juridique contraignante à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
En résumé, il n’y a pas de différence.
Manifestation pour la vie
…samedi 5 mai 14h00 à Bruxelles, rond-point Robert Schuman, aux pieds des institutions européennes. La marche se dirigera jusqu’au palais de Justice de Bruxelles où se tiendront à partir de 16h les discours des intervenants. Parce que la Famille est le socle indispensable au juste équilibre de la société. Parce que toute l’Europe est confrontée aux mêmes maux. Parce que la voix des Familles doit s’entendre dans toute l’Europe. Parce que beaucoup de décisions se prennent dans les institutions européennes.
Nicolas Sarkozy répond au collectif Catholiques en campagne
Le collectif Catholiques en Campagne a adressé fin mars un courrier aux candidats à l’élection présidentielle. Ce courrier demandait aux candidats de préciser leurs positions sur les grands sujets qui préoccupent tout spécialement l’électeur catholique.
Voici la réponse de Nicolas Sarkozy à propos de l’avortement :
" Sur le sujet de l’avortement, je comprends tout à fait l’attachement qui est le vôtre au respect de la vie dès la conception. Je veux toutefois rappeler qu’avant l’adoption en 1974 de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, une grave inégalité séparait les Françaises : en effet, les femmes aisées pouvaient se rendre à l’étranger où elles avortaient dans des conditions correctes, tandis que celles de condition modeste, seules ou abandonnées, avaient recours à la clandestinité et mourraient parfois des suites d’interventions pratiquées en dehors de toute réglementation.
Souvenons-nous aussi du courage de Simone Veil et combien une telle évolution législative a été un progrès pour nombre de femmes. Ayons la sagesse de reconnaître que l’avortement est un choix donné aux femmes et qu’il permet d’éviter les drames du passé."
…et un extrait à propos de l’euthanasie :
" Nous devons absolument franchir une nouvelle étape en matière de développement des soins palliatifs. Les unités de soins palliatifs doivent être désormais la norme partout en France, dans tous les hôpitaux et les cliniques où elles sont nécessaires (…) Je souhaite que l’on fasse confiance au dialogue. C’est au patient, à sa famille et au corps médical de trouver la solution adaptée. Je pense qu’il faut laisser une zone de liberté.
Je souhaite qu’ensemble nous puissions continuer à dialoguer sur ce sujet sensible dans le respect des opinions pour trouver les solutions adéquates. Les Français souhaitent ce débat et j’y serai très attentif."
Europe : les musulmans s’organisent
La création en Allemagne d’un conseil plus ou moins représentatif des musulmans du pays est le nouvel exemple des efforts déployés pour organiser l’islam en Europe et trouver des interlocuteurs auprès des autorités. Ceux qui ont abjuré l’islam s’organisent également et accusent les autorités allemandes de fermer les yeux au nom du respect des cultures sur certaines dérives.
La France, qui compte de loin la plus grosse communauté musulmane avec près de cinq millions de fidèles, essentiellement maghrébins, a été l’une des premières à s’y atteler. Comme ailleurs en Europe, les musulmans y sont très majoritairement sunnites et donc ne disposent pas d’un clergé à proprement parler. Le CFCM, initié en 1999 sous un gouvernement de gauche, a vu le jour en 2003 avec Nicolas Sarkozy.
La Grande-Bretagne, qui compte 1,6 million de musulmans, majoritairement pakistanais et du Bangladesh, compte comme principale organisation représentative le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne. L’Italie, qui compte 1,2 million de fidèles, a mis en place en novembre 2005 un Conseil consultatif musulman. Au Danemark, qui compte environ 200.000 musulmans, soit près de 3% de la population, le gouvernement a placé ses espoirs dans une association, "Les musulmans démocrates", créée en février 2006 en plein milieu de la crise des dessins.
En 1999 a été créé l’Exécutif des musulmans de Belgique (pays qui compte entre 400.000 et 500.000 musulmans). La Suède, qui a une importante communauté de réfugiés irakiens, compte un Conseil islamique de coopération. Aux Pays-Bas comme en Espagne, les musulmans sont représentés par différentes organisations dispersées qui sont plutôt des forums de discussion.
Nicolas Sarkozy à Bercy hier
M. Sarkozy a cité 27 fois "mai 68" :
Dans cette élection il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes.
Je veux tourner la page de mai 68. […]
L’idéologie de mai 68 sera morte le jour où dans la société on osera rappeler chacun à ses devoirs.
Il a précisé sa conception de la France :
[L]a France est un idéal inlassablement poursuivi par un grand peuple qui croit depuis son premier jour à la force des idées, à leur capacité à transformer le monde et à faire le bonheur de l’humanité. [On connaît surtout leur capacité à faire son malheur, NDHV]
Il a ouvert la porte à une dose de proportionnelle :
Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse.
Les médecins refusent l’euthanasie
"Suite à la parution du "manifeste" et du "livre blanc" de l’ADMD en faveur de la dépénalisation de l’euthanasie, la Société Française d’Accompagnement et des Soins Palliatifs (la SFAP), soutenue par quelques grands instituts (sociétés de réanimation, de gériatrie, de gérontologie…), avait lancé au moment de l’affaire de Perigueux un plaidoyer pour défendre l’application de la loi Leonnetti. Une pétition avait été mise à la disposition des professionnels de santé pour contrecarrer celle des 2000 soignants favorables à la reconnaissance de l’euthanasie (qui prétendaient par ailleurs l’avoir pratiqués eux-mêmes). Eh bien, en quelques semaines le nombre de signataires hostiles à l’euthanasie a explosé celui des marchands de mort (qui, notons le, n’auront pas obtenu un quart de ce score après des mois de lutte acharnée) : la barre des 9 000 signatures a en effet été franchie ce soir !"
Quand des paroissiens ont perdu tout repère…
La décision de l’évêque de Bayonne de décharger de ses fonctions de prêtre Léon Laclau à cause d’un "comportement public et affirmé qui ne coïncidait pas avec ses propres engagements" provoque des remous chez les paroissiens ce qui est malheureusement significatif du relativisme ambiant qui ravage note société et les catholiques en particulier. En clair, Léon Laclau, curé de la paroisse Notre-Dame du Piémont, à Asson, dans les Pyrénées-Atlantiques, vivait ouvertement en concubinage.
Les réactions de (certains) paroissiens montrent à quel point en France les catholiques ont été abandonnés et que l’enseignement même de l’Eglise leur est souvent étranger. Patrick de Plunkett commente cette affaire sur son blog.
La réaction de Mgr Molères, évêque de Bayonne, montre qu’il ne peut y avoir ni tolérance ni exception dans ce domaine.
Nicolas Sarkozy et l’euthanasie
Au cours de l’émission A vous de juger (ici à 1h04′), le 26 avril dernier, Nicolas Sarkozy s’est à nouveau exprimé sur l’euthanasie en répondant à Marie Humbert :
"C’est un sujet extrêment difficile sur lequel j’ai beaucoup réfléchi mais il faut que je prenne mes responsabilités :
D’abord, le France souffre d’un manque de structures de soins palliatifs. Pour ceux qui ne le savent pas, ce sont des soins pour les grans malades qui permettent d’éviter la douleur. Un rapport du Conseil économique et social indiquait qu’il faudrait 5 lits pour 100 000 habitants. On en a 1 à 1,2. C’est très important car quand on est très malade, qu’on va vers la mort, en 2007, j’estime qu’on a le droit d’y aller sans souffrir horriblement. Je ne veux pas répondre à la question de Marie Humbert sans parler de la question des soins palliatifs qui est de mon point de vue essentielle. On va investir massivement dans ce sens là.
Deuxièmement, le mot euthanasie, je ne suis pas d’accord. Que les choses soient très claires, je ne suis pas d’accord sur ce mot là pour des raisons philosophiques et personnelles. Je crois qu’il ne nous appartient pas, que nous n’avons pas le droit d’interrompre volontairement la vie (…) C’est une affaire extrêmement sensible et complexe (…) Je ne veux pas fuir surtout devant le courage de madame Humbert. Pour moi, le vie c’est sacré et faire mourir je ne l’accepte pas. Mais il y a une différence (…) entre faire mourir et laisser mourir. C’est d’ailleurs le travail remarquable qu’avait fait Jean Léonetti avec la nouvelle loi et d’ailleurs madame Humbert sait très bien que cette loi de 2005 a fait beaucoup de progès.
Il faut respecter la vie mais, c’est vrai je l’ai dit donc je l’assume car ce sont mes convictions profondes, il y a un moment où la vie est tellement douloureuse que ce n’est plus la vie. Ce n’est plus possible de vivre parce que la souffrance bouffe la vie et que c’est un peu facile d’avoir des principes en disant je m’en moque qu’il souffre. Ce n’est pas vous qui souffrez (…) Laisser mourir, c’est à dire l’interruption volontaire d’un traitement (…), je suis pour. Il y a une différence dans mon esprit entre injecter le liquide mortel ce que j’appelle faire mourir et interrompre un traitement dont on sait qu’il accélèrera la mort ce que j’appelle le laisser mourir. Je le dis très prudemment, on ne peut pas tout réglementer, on ne peut pas légiférer sur tout. J’ai vu qu’aux Pays-Bas, c’est vraiment une société que je ne souhaite pas, ils avaient 83 cas d’euthanasie et le médecin regarde si vous êtes dans le bon cas. On peut faire évoluer la loi Léonetti qui est excellente. Je souhaite qu’il ait place pour le dialogue singulier entre le malade, le médecin et la famille pour mettre un peu d’humanité là-dedans. Donc je dis à madame Humbert que je ne suis pas opposé à une évolution dans le sens qu’elle propose même si je suis opposé à toute forme d’euthanasie.
C’est un sujet difficile. Ce sont des sujets passionants sur lesquels moi-même j’ai beaucoup hésité. Ce n’est pas évident d’avoir la réponse à tout. Sur ces questions qui mettent en jeu des principes philosophiques personnels et la souffrance, la vie m’a appris que devant la souffrance il fallait beaucoup d’humilité (…) Devant une question comme celle-là, je ne résonne pas en terme de législateur ou de possible président de la république. Je me dis : si j’ai l’un de mes proches, moi-même, mes parents concernés et si je le vois se tordre de douleur sur son lit de bientôt mort, je me dis c’est bien beau les principes mais c’est quoi la vie en se tordant de douleur du matin au soir ? Est-ce qu’on a le droit d’imposer ça ? Mais en même temps si je répond qu’on n’a pas le droit d’imposer ça, à quel moment on dit qu’on a le droit de mettre fin à la vie ? C’est pourquoi j’avance de façon pragmatique et cohérente pour respecter le respect de la vie et en même temps pour ne pas imposer des souffrances inhumaines."
Menaces sur le président de la conférence épiscopale d’Italie
Une enveloppe contenant une balle et une photo de lui barrée d’une croix gammée a été adressée au président de la conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco. Le chef de l’Eglise italienne avait été placé sous protection policière début avril après la découverte d’un graffiti hostile sur le portail de la cathédrale de Gênes.
Depuis plusieurs semaines, la presse fait état d’inscriptions menaçant ou critiquant le chef de l’Eglise italienne, écrites sur les murs d’églises de plusieurs villes d’Italie, à Florence, Bologne ou encore Bergame.
L’archevêque de Gênes, élu à la tête de la CEI en mars dernier, réaffirme régulièrement que la famille est fondée sur le mariage, et non pas sur toute autre forme d’union. Mgr Bagnasco a notamment qualifié de "dangereux et inacceptable" le projet de loi du gouvernement reconnaissant les unions de fait homosexuelles et hétérosexuelles adopté le 8 février. Une manifestation "pour la famille" est prévue le 12 mai à Rome, organisée par 21 associations catholiques.
Viol d’une femme policier
…ce matin à Bobigny. Cette affaire survient trois semaines après un premier viol survenu dans le même périmètre. Cette fois-là, une femme gardien de la paix de 27 ans avait été violée par deux hommes de couleur noire.
MJ
Le comportement religieux des hispaniques aux Etats-Unis
Daniel Hamiche relaie une étude exhaustive de l’institut Pew, sur une question qui devrait avoir un très fort impact sur le paysage social, politique et culturel des Etats-Unis de demain.
La répartition religieuse des Latinos s’établirait comme suit : catholiques : 68 % ; protestants : 20 % ; autres chrétiens : 3 % […].
Les Latinos constituent donc désormais le tiers des catholiques américains, et leur poids dans l’Église catholique devrait continuer à augmenter dans les décennies à venir. Les deux tiers de ces pratiquants ne fréquentent que des églises où les Latinos sont archi-majoritaires, où toute la liturgie est célébrée en espagnol et par des prêtres Latinos.
Sur la “sensibilité” particulière de ces catholiques, et c’est là une confirmation statistique de nombreuses observations antérieures, 54 % d’entre eux se disent “charismatiques” (alors qu’on n’en compte que 8 % chez les autres catholiques)
Une église saccagée en Bourgogne
Des statues ont été décapitées par des vandales dans la petite chapelle Sainte-Anne, à Selongey. Des individus ont pénétré dans les lieux par effraction, après avoir forcé la serrure. Les statues de saint Roch, sainte Anne, saint Joseph ainsi qu’une colonne ont été jetées à terre et aussi une colonne. Ces statues réalisées par Shahanosky avaient été déposées dans la chapelle en 1858.
Pour Raymond Brunot, responsable de l’association Saint-Rémi :
"C’est tout un pan de l’histoire morale de la chapelle qui s’en est allé avec ces trois statues dévastées"
La petite chapelle a été édifiée en 1637 et placée sous la protection de sainte Anne. La municipalité a déposé plainte auprès de la gendarmerie et l’association Saint Rémi aussi pour préjudice moral.
Michel Janva (via FD)
22 nouveaux prêtres
…ordonnés par le pape Benoît XVI à Saint-Pierre de Rome, en la 44e journée mondiale de prière pour les vocations, pour laquelle le Saint-Père a délivré un message. Extraits :
"[J]e voudrais proposer à l’attention de tout le Peuple de Dieu le thème suivant, particulièrement actuel : la vocation au service de l’Église-communion. […] [L]a première communauté chrétienne commença à se constituer, en son noyau originaire, lorsque quelques pêcheurs de Galilée rencontrèrent Jésus, se laissèrent conquérir par son regard, par sa voix, et accueillirent son invitation pressante : "Venez à ma suite et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes" (Mc 1, 17 ; cf. Mt 4, 19). En vérité, Dieu a toujours choisi quelques personnes pour collaborer plus directement avec Lui à la réalisation de son dessein de salut. […] La mission de l’Église se fonde donc sur une communion intime et fidèle avec Dieu.
[…] L’Eucharistie est la source de cette unité ecclésiale pour laquelle Jésus a prié la veille de sa passion : "Père … qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé" (Jn 17, 21). Cette communion intense favorise la floraison de vocations généreuses au service de l’Église […] À l’intérieur du peuple chrétien, il est indispensable que chaque ministère et chaque charisme soient orientés vers la pleine communion, et c’est la tâche de l’Évêque et des prêtres de la favoriser en l’harmonisant avec toute autre vocation et service ecclésiaux. […]
Au centre de toute communauté chrétienne, il y a l’Eucharistie, source et sommet de la vie de l’Église. S’il vit de l’Eucharistie, celui qui se met au service de l’Évangile avance dans l’amour vers Dieu et vers le prochain, et il contribue ainsi à construire l’Église comme communion."
Lobby gay : l’UE veut-elle persécuter l’Eglise ?
Le parlement européen a adopté mercredi par 325 voix pour, 124 contre et 150 abstentions, une résolution condamnant
"les commentaires discriminatoires formulés par des dirigeants politiques et religieux à l’égard des homosexuels, dans la mesure où ils alimentent la haine et la violence, même s’ils ont été retirés dans un deuxième temps, et demande aux hiérarchies des organisations respectives, de les condamner".
La résolution invite les Etats membres à proposer des lois
"qui mettent fin aux discriminations dont sont victimes les couples du même sexe [et] rappelle à tous les Etats membres que l’interdiction des gay pride et l’éventuelle non protection des participants vont à l’encontre des principes promus par la Convention européenne des droits de l’homme".
La résolution contient par ailleurs la proposition d’instituer le 17 mai comme la «Journée internationale contre l’homophobie».
Le cardinal Angelo Scola a rappelé que l’Eglise respecte les homosexuels. Pour ce qui concerne le parlement européen, il a déclaré
"Il est nécessaire qu’il y ait davantage de respect pour les orientations de nos peuples".
Un vote dissident pour le respect des valeurs morales
De Philippe Maxence, dans L’Homme Nouveau :
"Il est clair que nous n’avons pas à choisir entre l’anti-culture de mort et l’anti-culture de mort. C’est peut-être un processus de longue haleine que nous mettrons ainsi en place. Mais, Dieu aidant, et notre confiance en Dieu étant enracinée dans la prière, nous devrons peut-être recourir au vote dissident, c’est-à-dire au vote pour le respect des valeurs indiquées par le Pape.
Nous devons avoir aussi en tête que l’avenir de notre pays se joue, mais ne se limite pas à ces élections présidentielles ni aux élections législatives qui suivront. Nous avons la grâce d’être dans un temps où nous devons faire le choix de nous comporter en chrétien, de penser, de vivre et d’agir en chrétien. D’être des chrétiens toujours et partout. Constamment !"
L’objection de conscience : une nécessité face au relativisme
De Christophe Geffroy dans La Nef :
"[O]n ne peut continuer éternellement à demeurer complice de la dégringolade morale de notre société au prétexte du "moindre mal". […] Cette intransigeance, somme toute nouvelle, me semble profondément prophétique et nécessaire dans un monde où le relativisme règne en maître et, au nom du consensus majoritaire, porte très gravement atteinte à la dignité de la personne et au bien commun."
L’époque des « rave-parties » est de retour
…avec autorisation du ministère de l’intérieur.
Environ 18000 personnes étaient comptabilisées à 16h00 sur le site de Toul-Rosières (Meurthe-et-Moselle), une ancienne base militaire de l’Otan, qui accueille jusqu’à mardi le Teknival du 1er mai.
Quelque 1000 personnes ont été contrôlées, dans 600 véhicules, par la gendarmerie, et une trentaine de procédures ont été engagées pour détention de stupéfiants, principalement des dérivés de cannabis, et port d’arme. La police a procédé à 350 contrôles et a engagé 43 procédures pour ces deux mêmes chefs. 4 personnes ont été placées en garde à vue.
Environ 800 gendarmes, dont 500 seront sur le pont quotidiennement, et 250 policiers sont mobilisés de vendredi à mardi. Une centaine de personnes a été soignée, majoritairement pour des blessures mineures. 90 pompiers et secouristes sont à pied d’oeuvre pour assurer la sécurité des visiteurs en plus des bénévoles d’AIDES et de Médecins du Monde.
Casse-tête turc
Suite aux derniers évènements politiques en Turquie, où la situation balance entre putsch militaire et islamisme, Yves Daoudal résume le problème :
"Quand la laïcité c’est le coup d’Etat militaire, et quand la démocratie, c’est l’islamisme, qu’est-ce qu’on fait ?"
MJ
