Mgr Defois et l’Institut musulman
Vendredi, a eu lieu l’inauguration de l’Institut Avicenne à Lille, la toute première faculté islamique de France. Offrant trois classes à ses 80 élèves inscrits, l’Institut Avicenne est présidé par Mohammed Béchari, président de la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF) d’obédience marocaine et vice-président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Financé par le biais du CFCM, par la FNMF et par des pays étrangers, dont la Libye, l’Institut entend enseigner l’islam, former des imams, enseigner le droit, les arts, la calligraphie et l’arabe. L’institut a obtenu de l’Etat français une promesse de financement public pour l’an prochain.
Parmi les membres du conseil scientifique de l’Institut Avicenne, on trouve l’évêque de Lille, Monseigneur Defois. Présent lors de l’inauguration de la faculté musulmane, il a eu ces paroles un peu surprenantes :
"l’islam fait partie de nos racines européennes. J’aimerais que nous les recherchions ensembles, pour faire émerger une base philosophique commune".
Profanation de tombes à Marseille
Une quarantaine de tombes, pour la plupart chrétiennes, ont été profanées dimanche au cimetière de Saint-Jérôme, dans le treizième arrondissement (nord) de Marseille. Aucune revendication ni inscription n’a toutefois été relevée sur les lieux. Des faits identiques s’étaient produits en janvier 2005 dans le même cimetière. Cinq tombes catholiques avaient été prises pour cibles par des vandales.
Une enquête de police a été ouverte. Le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a dénoncé lundi "des actes de vandalisme qui viennent entacher gravement la mémoire des défunts et le recueillement des familles". "Il ne faut pas que cela reste impuni et je suivrai attentivement le déroulement de l’enquête judiciaire".
Téléthon : Mgr Vingt-Trois dénonce “les recherches permettant le tri d’embryons”
Alors que plusieurs évêques ont déjà mis en garde les Français contre les dérives éthiques du Téléthon, Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris, a précisé sa reflexion sur le Téléthon sur les ondes de RMC (8h35) lundi matin.
Comme il l’avait déjà déclaré, il part du principe que "ce n’est pas parce que le Téléthon est une œuvre généreuse qu’on doit signer des chèques en blanc et estimer que tout ce qu’ils font est bien". Ainsi, Mgr Vingt-Trois a dénoncé les "recherches permettant le tri d’embryons" et demandé : "Qui décide des critères du tri ? Pour établir quel diagnostic ? Qui décide que tel homme n’a pas le droit de vivre? Si on va vers cette société, c’est pire que le monde d’Orwell".
Mgr Vingt-Trois reconnaît avoir déjà donné de l’argent au Téléthon mais déclare que désormais il ne continuera à donner que "si on à la possibilité d’infléchir ou d’orienter les dons" pour éviter que l’argent ne serve à des recherches qui "confinent à l’eugénisme".
Une Turquie christianophobe
C’est un dossier de Libération :
Alors que le pape arrive demain à Ankara pour une visite de 4 jours, la spoliation par l’Etat des biens immobiliers des communautés catholique, grecque orthodoxe et arménienne persiste. Après la Première Guerre mondiale, les non-musulmans (catholiques, mais surtout Grecs, Arméniens et Juifs) représentaient encore un bon tiers de la population de la vieille Stamboul. Aujourd’hui, ils sont moins de 100000. Installée depuis 1860 dans une petite rue du centre du Kadikoy, sur la rive asiatique du Bosphore, l’église des pères assomptionnistes a été saisie en 1990. Un père se souvient :
"Un papier officiel nous a été communiqué un matin, affirmant que le bâtiment est désormais inscrit au patrimoine de la République et appartient au ministère du Trésor"
Le dossier est remonté jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg. Il y a eu un accord à l’amiable en 2003 et les religieux sont restés. Après des années de fortes pressions de Bruxelles, le Parlement turc a voté il y a un mois une loi garantissant les propriétés des fondations religieuses y compris étrangères et la restitution de certains biens mis sous tutelle publique. Un vote à l’arraché, malgré l’hostilité des ultranationalistes et les réticences de la gauche.
Inspirée du modèle jacobin, la république laïque, fondée par Mustapha Kemal sur les décombres de l’Empire ottoman, a confisqué dès les années 20 tous les biens des confréries et des multiples fondations religieuses islamiques. La loi ne reconnaît pas les communautés religieuses, même comme associations. Catholiques et protestants sont ainsi considérés comme étrangers. En 1923, le traité de Lausanne reconnaissait toutefois des droits spécifiques à trois communautés «minoritaires» : les Grecs, les Arméniens et les Juifs. Ceux-ci pouvaient notamment conserver leurs fondations religieuses, gérant les biens dont les revenus servent à entretenir les lieux de culte ou les institutions communautaires. Mais elles restaient soumises à de nombreuses restrictions. Et, surtout, l’Etat a continué à faire main basse sur les immeubles et les terrains.
Cellules souches : la science contre l’idéologie
Jeudi, aura lieu le vote décisif au Parlement européen concernant le financement communautaire de la recherche sur l’embryon. A cette occasion, un document (pdf, 7 pages) a été rédigé pour l’Institut européen de bioéthique concernant les avancées majeures sur les cellules souches adultes :
"La thérapie régénératrice est sans conteste l’un des concepts les plus passionnants de la biomédecine contemporaine. Son principe repose sur l’utilisation des cellules souches, mères de tous les types cellulaires de l’organisme. Alors même que le potentiel thérapeutique des cellules souches embryonnaires apparaît de plus en plus incertain en raison d’insurmontables obstacles biologiques, les cellules souches adultes, pendant ce temps, commencent à montrer des capacités étonnantes dans la réparation des tissus malades, à la fois dans les modèles animaux et dans les premiers essais cliniques.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’en ignorer les résultats. Il est donc impératif d’en présenter quelques-uns pour éclairer un débat bien souvent passionnel. De plus, il serait bienvenu que le 7ème programme cadre de recherche européen, qui doit être adopté définitivement en seconde lecture début décembre 2006, soit l’occasion de soutenir une politique publique de financement de la recherche biomédicale conforme aux valeurs fondatrices de l’Europe et aux données actuelles de la science.
Le moment est arrivé pour le Parlement européen et le Conseil des Ministres de promouvoir le développement d’une recherche évitant toute transgression sur le plan éthique, tout en offrant des perspectives réalistes sur le plan médical."
Au-delà même de la dignité -inviolable- de l’embryon humain, l’idéologie l’emportera-t-elle sur la réalité scientifique ? La recherche sur les cellules souches embryonnaires étant un échec, il apparaît nécessaire –contrairement au passé– que l’Union européenne axe son effort sur la recherche sur les cellules souches adultes, recherche couronnée de succès. Ce document est à lire et à faire circuler pour informer au mieux nos contemporains.
UE/Turquie : la rupture ?
L’Union européenne a annoncé ce matin l’échec des négociations avec la Turquie et Chypre, rendant ainsi plus qu’incertaine l’issue des pourparlers avec Ankara sur son adhésion à l’UE. Le ministre finlandais Erkki Tuomioja, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE , a déclaré :
"Les circonstances ne nous permettent pas de poursuivre les négociations. Cela aura inévitablement des conséquences. Mais pour l’heure, il n’est pas possible de savoir lesquelles".
Benoit XVI, tombeur de l’islamisme?
C’est la question que pose ce matin Yves Thréard dans le Figaro:
Benoît XVI sera-t-il à l’islamisme ce que Jean-Paul II fut au
communisme ? Peut-il jouer un rôle aussi déterminant dans la lutte
contre le fanatisme religieux que son prédécesseur dans le combat
contre l’empire soviétique ? Souhaitons-le. Le voyage qu’il
effectue cette semaine en Turquie est important et audacieux.
Si l’un des objectifs de ce séjour est de resserrer les liens du
Vatican avec les chrétiens d’Orient, l’occasion de susciter le
dialogue, voire le débat, avec les musulmans apparaît manifeste. Et ce
qui pourrait passer pour de la provocation n’est que du courage.
D’autres, après la polémique de Ratisbonne, se seraient empressés
d’annuler leur déplacement. Pas Benoît XVI.[…]Le geste n’est pas sans risque. Il devrait marquer le début d’une
longue et patiente démarche, plus difficile encore que celle entreprise
par son prédécesseur. Car, en Orient, à l’hostilité des gouvernants
s’ajoute celle, impitoyable, des foules.
British Airways et les croix de 3 cm (suite)
On se souvient des misères que la compagnie avait faites à une employée portant une petite croix autour du cou; à la suite de réactions indignées à travers le monde, British Airways pourrait faire marche arrière.
Benoît XVI aux journalistes catholiques
Face "à une action multiforme pour détruire les racines chrétiennes de la civilisation occidentale", leur "tâche est celle de servir avec courage la vérité, en aidant l’opinion publique à regarder, à lire et à vivre la réalité avec les yeux de Dieu".
Le traitement politico-médiatique du drame du PSG
Comme le remarquent Vox Galliae et Le Conservateur, les médias traitent le drame de jeudi soir comme ils n’auraient jamais osé le faire si les rôles des différents acteurs (le hooligan tué est d’origine bretonne, le policier antillais, le supporter isolé israélite) étaient intervertis. Les politiques renchérissent, et le procureur se permet même de mettre en cause Le Pen.
Ces réactions sont à comparer au drame en grande partie similaire qui avait marqué le sommet de Gênes lors d’une réunion du G8 en 2001 : un jeune anarchiste avait été tué par un carabinier isolé qu’il agressait avec un groupe d’autres émeutiers (photos).
Les médias n’avaient alors pas mis en cause les altermondialistes, comme ils le font aujourd’hui pour les clubs de supporters, mais les forces de l’ordre italiennes et Silvio Berlusconi (l‘Huma allant jusqu’à traiter les carabiniers impliqués d’ "assassins").
Quant au traitement judiciaire : l’enquête italienne s’était conclue par un non-lieu en faveur du carabinier. La Cour européenne des droits de l’Homme avait demandé des explications à l’Etat italien sur le déroulement de cette enquête. Apparemment, le policier français ne devrait même pas être mis en examen – et on serait fort étonné que la Cour européenne s’en émeuve.
PS : sur les événements de jeudi soir, deux récits intéressants : ici, le témoignage (à en croire le site) du supporter israélite, qui remet en cause certains éléments de l’enquête; ici, celui de d’un supporter parmi le groupe des agresseurs. Et ici, une bande dessinée plutôt bien vue.
“Pour instruire et éduquer,
… il faut d’abord rétablir l’autorité parentale".
C’est un très bref extrait du discours de Le Pen sur l’école, l’Université et la recherche, tenu ce jour à Dijon.
Les extrémistes des droits des animaux s’en prennent aux crèches vivantes
Pour l’instant, cela se passe aux Etats-Unis : l’organisation extrémiste PETA a ciblé cette semaine une poignée d’églises, exigeant d’elles qu’elles annulent leurs "crèches vivantes" à l’occasion de Noël. Selon ces activistes, outre le froid, cette belle tradition soumettrait les animaux au "stress" de déplacements ! L’anthropomorphisme devenu fou…
Tout indique pourtant que cette campagne absurde devrait porter des fruits : PETA fait peur, car elle jouit de la complicité des médias qui relaient volontiers ses campagnes, alors qu’en parallèle elle aide financièrement des mouvements éco-terroristes tels que l’ALF ou l’ELF.
“L’affaire” Anatrella : une attaque contre Rome ?
Les accusations portées contre le célèbre prêtre-psychanalyste ne semblent pas viser uniquement le Prélat de l’Eglise. Selon Thibaud Collin, c’est l’instruction de Rome Sur les critères de discernement vocationnel au sujet des personnes présentant des tendances homosexuelles en vue de l’admission au séminaire et aux ordres sacrés qui est indirectement visée. Pire, c’est un prêtre -le père Philippe Lefebvre (qu’un commentateur avait même cité sur ce Salon)– qui, en attaquant le père Anatrella, veut décrédibiliser l’Instruction :
"La critique de fond que le père Lefebvre (photo) adresse à Mgr Anatrella tient en quelques mots : le psychanalyste s’appuie sur une conception freudienne de la sexualité et il l’applique sans aucune médiation au champ théologique et ecclésial. […] Le père Lefebvre oppose à cette approche qu’il estime «scientiste», une lecture attentive de ce que la Bible révèle de l’action de Dieu dans le concret de la chair humaine blessée et sauvée. […] Le père Lefebvre met-il alors son savoir biblique au service de l’Instruction afin de compléter le commentaire de Mgr Anatrella, commentaire qu’il peut trouver, probablement pour de bonnes raisons, trop unilatéral ? Lisons la fin du paragraphe :
"Un prêtre marqué par les tendances homosexuelles peut présenter des risques à terme ; il peut aussi être expérimenté pour parler de la vie reçue de Dieu là où elle fait le plus défaut. Faut-il au nom du risque encouru interdire l’accès des ordres sacrés à tout homme homosexuel sans distinction ? Cela serait une attitude bien peu virile, la preuve d’une immaturité qui refuse d ‘assumer des risques."
Qui est critiqué dans cette phrase ? Anatrella, certes, mais Anatrella commentant une Instruction voulue par le Saint-Père et Anatrella ne faisant que reprendre la thèse essentielle du même document. Dès lors «l’attitude bien peu virile» et «l’immaturité» ne qualifient pas simplement le commentateur mais bien aussi la Congrégation qui a publié ce texte en union avec le Pape.
[…] Ce qui était en germe se déploie pleinement dans le second article, au ton fortement polémique. Alors même que les accusations contre Anatrella étaient connues, le père Lefebvre ne prend aucune précaution d’usage (présomption d’innocence, danger d’une campagne calomnieuse) et enfonce le clou :
"Face à cette aventure que Dieu propose [“la réflexion sur ce qu’est un homme, une femme”, ndlr], certains préfèrent en rester à des modèles préfabriqués, à des théories sur ce qu’est l’humain ; ils révèlent ce faisant qui ils sont. Et, théorisant et invectivant, ils dévoilent qu’ils ont probablement quelque chose à cacher. Dans la Bible, c’est très net : invoquer la loi à tout bout de champ, développer des tas de théories et de normes, c’est souvent manifester qu’on n’est pas tout à fait en phase avec ce que l’on préconise à grands cris."
Et quelques lignes plus bas, le père Lefebvre avance que les thèses d’Anatrella «procède[nt] davantage d’une peur du monde, d’une peur de soi-même peut-être».
Vers l’unité des chrétiens “verticaux” et “horizontaux”
Benoît XVI fait bouger les lignes, la guerre des années 1970 dans l’Eglise se termine : l’actualité de l’Eglise est centrée sur sa nécessaire unité. Le Grand Portail de St Thomas d’Aquin rejoint cette analyse et nous propose une intéressante réflexion à partir du Docteur Angélique. Extraits :
"
Au Golgotha, le Christ déployé sur la croix, avec Jean et Marie effondrés à ses pieds, semble vouloir embrasser l’humanité entière pour l’emporter, dans une infinie souffrance, vers le Ciel. La croix parle d’elle-même : elle est la brutale rencontre de la verticalité et de l’horizontalité de l’humanité. Mais il semble qu’aujourd’hui, en Occident du moins, ses deux montants soient devenus de même polarité : ils se repoussent mutuellement et refusent de s’associer. Des chrétiens (nous les dirons verticaux) attachés au sens de la transcendance, soucieux de fidélité au Magistère, assidus à la pratique des sacrements et à l’éthique de leur agir, s’opposent plus ou moins violemment à d’autres (nous les dirons horizontaux), attachés à l’universalité de l’évangélisation, fervents défenseurs de l’amour fraternel, de la solidarité avec les plus pauvres, de la liberté et de la créativité de chacun au service des autres. […]
Chacun éprouve plus de répulsion pour l’autre encore que pour l’athée militant qui se réjouit de cette division et sait l’entretenir. […] Mais ce conflit n’est-il pas de toujours ? Dès l’origine de l’Eglise, saint Jacques ne s’en faisait-il pas déjà l’écho ?
"A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : "J’ai la foi", s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? […] Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte." (II, 14-18)
Cependant, à en lire le commentaire de Thomas d’Aquin, qu’on ne se précipite pas à penser que Jacques donne raison aux seconds contre les premiers :
"Les œuvres sont dites "mortes" en raison de ce qui leur manque : parce qu’elles n’ont pas cette vie spirituelle qui vient de la charité par laquelle l’âme est unie à Dieu, recevant de Dieu la vie comme le corps la reçoit de l’âme. C’est de cette façon que la foi, sans la charité, est dite "morte" […]. C’est aussi de cette façon qu’on appelle mortes toutes les œuvres bonnes par leur genre, qui sont faites sans la charité" (Somme théologique, Ia IIae, q89, a6, c).
Saint Thomas, au nom de l’apôtre, renvoie dos à dos la foi morte sans les œuvres, et les œuvres mortes sans l’union à Dieu. En resterons-nous là, en nous instituant, de facto, tiers observateur impartial et irresponsable, de l’opposition irréductible entre deux courants également légitimes ? […] C’est encore l’Evangile qui nous donne la réponse :
«Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi ; c’est ceci qu’il fallait pratiquer, sans négliger cela» (Mat. 23, 23).
C’est au pharisien, qu’il incombait d’assumer la fraternité sans négliger la pratique de la loi. Ce n’est pas au bon samaritain, à qui la solidarité fraternelle a suffi pour son salut, malgré sa foi erronée. C’est au montant vertical qu’il est demandé de porter l’horizontal."
Benoît XVI en Turquie : J-2
Gérard Leclerc dresse un tableau du contexte complexe que trouvera le Pape lors de sa visite, de mardi à vendredi prochains. L’éditorialiste évoque l’espoir que ce voyage permette "des ouvertures nouvelles que le pape désire sans équivoques", tant vis-à-vis des orthodoxes que des musulmans.
La Nativité
Benoît XVI assistera dimanche 26 novembre à la présentation mondiale du film " La Nativité" dans la salle Paul VI au Vatican aux côtés de 7000 spectateurs. La projection de ce film de Catherine Hardwicke sera précédée par la lecture d’un passage de l’évangile et d’un discours écrit par Mgr Angelo Comastri, vicaire général du Pape Benoît XVI pour l’Etat de la Cité du Vatican. L’archevêque John P. Foley, président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, prononcera un discours de présentation.
"La Nativité" retrace l’année dans la vie de Marie qui précède la naissance de Jésus, la visite des bergers et des rois mages, le terrible épisode du massacre des Saints Innocents ordonné par Hérode et la fuite de la Sainte Famille en Egypte. Selon Peter Malone, il semblerait que le sujet soit bien enraciné dans les textes bibliques aussi bien dans l’Ancien Testament que dans les Evangiles concernant l’enfance de Jésus. Les premiers commentaires sont encourageants…
Le film en version française a été présenté à Lourdes en avant-première mondiale le 5 novembre dernier. A la fin de la projection, parmi les spectateurs enthousiastes, Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a fait le commentaire suivant : "C’est un film qui essaie de retrouver l’humanité de la Vierge Marie, ce qu’elle a vécu dans cet évènement qui était le salut de l’humanité. J’ai été impressionné par la qualité des acteurs, par le travail historique qui a été fait pour coller au plus près de ce qui a été vécu par la Sainte Famille."
La bande-annonce est consultable sur le site officiel du film. Il est également possible d’y télécharger de beaux fonds d’écrans pour entrer dans l’Avent. Une belle perspective de sortie familiale avant Noël (sortie en France le 6 décembre)…
“Face à la crise politique, l’alternative catholique”
Dans Présent d’aujourd’hui, l’institut Civitas (animée en majorité par des laïcs proches de la FSSPX) présente son 2e congrès qui se tient à Paris samedi prochain sur le thème de "l’alternative catholique."
Civitas est un mouvement d’action politique et sociale fondé sur le droit naturel et se référant clairement à la doctrine de l’Eglise. Notre but est de montrer aux Français qu’il existe des solutions à la crise générale de notre société. Elles passent par un retour au "bon sens naturel" et aux vertus les plus élémentaires que sont en particulier l’honnêteté, le goût de l’effort, le sens du service, le respect mutuel, etc.
Cependant, il ne suffit pas de convenir de la gravité de la situation, il faut passer à l’action ! […] [N]ous voulons absolument profiter de [la période électorale] pour affirmer nos positions en tant que catholiques, et pour avancer sur le chemin de ce que nous appelons "la convergence des efforts" des différents mouvements, oeuvres, partis, dont le trait d’union est la doctrine sociale de l’Eglise.
Sur son site, Civitas annonce à l’occasion de ce congrès "deux messages" "qui dépasseront très largement le cadre" de l’institut…
Un pacte chrétien au Liban ?
L’assassinat du ministre Pierre Gemayel provoque sur la scène chrétienne une tension et des secousses qui précipitent l’action des parties soucieuses de couper court à la discorde naissante. Les leaderships chrétiens de toutes tendances se trouvent donc appelés à contribuer avec force à l’apaisement, sous la houlette de Bkerké (le patriarcat maronite). Il est intéressant de remarquer l’intense activité du patriarche catholique dans la recherche de l’apaisement et de l’unité entre les chrétiens.
Des députés aounistes ont été vus à Bkerké, venus discuter des moyens à mettre en œuvre pour réduire la fracture intestine. Le patriarche Sfeir a dépêché 2 évêques auprès du général Michel Aoun (chrétien pro-Hezbollah), afin de se faire préciser en détail son point de vue et de tenter d’arranger une visite de condoléances qu’il rendrait à la famille Gemayel. Bkerké souhaite une rencontre directe entre le président Amine Gemayel, le Dr Samir Geagea et le général Michel Aoun pour désamorcer la tension ou l’amoindrir afin de la ramener à un niveau raisonnable prévenant des heurts. Des députés du Bloc du changement et de la réforme du Gal Aoun contribuent activement aux efforts visant à la réunion des 3 leaders chrétiens. Sur base d’une définition de dénominateurs communs rassembleurs –le combat commun propre au Liban-, chacun restant libre de son orientation. Dès lors, l’accord éventuel entre les chefs serait entériné par un pacte d’honneur de non-hostilités sur le terrain entre partisans. Un consensus qui engloberait d’autres formations influentes sur la scène chrétienne, comme le Bloc national ou le PNL.
Charles de Foucauld honoré à Strasbourg
Une statue dédiée au bienheureux Charles de Foucauld (cliquez sur l’image pour l’agrandir) a été inaugurée sur le parvis de l’église Saint-Pierre-le-Jeune dans sa ville natale de Strasbourg à l’approche du 90ième anniversaire de sa mort le 1er décembre 1916.
MJ
La Grande famine d’Ukraine
L’Ukraine a lancé les commémorations de la Grande famine provoquée de 1932-33, qui causa la mort de quelque 10 millions d’Ukrainiens. Au plus fort de cette famine (holodomor), jusqu’à 33000 personnes mourraient de faim chaque jour en Ukraine, on faisait état de cas de cannibalisme et le pays était plongé dans le désespoir et le chaos. Staline avait déclenché la grande famine pour forcer la collectivisation de l’agriculture, et l’Ukraine, grenier à blé de l’URSS, en a payé le plus lourd tribut. Les paysans opposant une farouche résistance à la collectivisation forcée, via des réquisitions de graines, récoltes et bétail, étaient envoyés en Sibérie.
Que l’on n’oublie pas ce crime, fruit de l’idéologie marxiste.
Royale erreur…
Hier, à 17h48, tous les journalistes politiques de France, et même les correspondants étrangers, ont reçu par mail le projet de discours (écrit par Vincent Peillon) que Ségolène Royal doit prononcer, demain, devant le congrès du PS. 10 minutes plus tard, un autre mail parvenait aux mêmes destinataires, comme une supplique : «Erreur de manipulation. Veuillez ne pas tenir compte du message précédent que vous avez reçu par inadvertance. Merci de votre compréhension.»
L’avortement, pas d’actualité ?
Voici les dernières nouvelles lues sur l’excellent blog de Jeanne Smits :
L’élue britannique Nadine Dorries, qui avait proposé de réduire le délai d’avortement légal de 24 à 21 semaines, a dû recourir à une protection policière en raison des menaces de mort qui la visent. Nadine Dorries n’est même pas personnellement opposée à l’avortement légal… Mais elle a déclaré qu’elle tiendrait bon et continuerait de travailler à la réduction des délais sans se laisser intimider par des « extrémistes ».- Le ministre slovène du travail a été invité par le Premier ministre à démissionner à la suite de sa proposition de mettre fin au financement public de l’avortement (légal jusqu’à 10 semaines), déposée il y a 10 jours et soutenue par l’Eglise catholique. Seule une décision du parlement pourrait le contraindre à démissionner. Janez Drobnic, qui s’appuie sur la Constitution slovène qui proclame « l’inviolabilité » de la vie humaine, a déclaré :
"J’estime qu’il n’y a aucune raison pour que je démissionne, et par conséquent je ne démissionnerai pas".
- L’association des étudiants de l’université de Carleton à Ottawa propose d’empêcher tout groupe d’étudiants opposé à l’avortement d’acquérir le statut de club au sein de cette institution (et des avantages matériels y afférant) ; le vote aura lieu le 5 décembre et il fait suite à une demande déposée par un groupe d’étudiants pro-vie. La vice-présidente de l’Université justifie sa motion au nom de la non-discrimination en précisant que les groupes pro-vie sont «anti-choix» et tentent «d’empêcher tout choix en rendant l’avortement illégal». Cela consisterait à «éliminer le droit de la femme à la liberté et à la sécurité de sa personne» ! Si la motion est adoptée, elle pourrait aboutir à également priver de leur statuts les clubs catholiques, évangéliques, juifs et musulmans du campus.
Construire les villes à la campagne ?
La question de la semaine de Philippe Maxence :
"Une partie de la France se désertifie. On assiste à une concentration autour des grandes villes qui offrent du travail mais des conditions de vie souvent hors de portée des familles.
Cette situation est-elle normale ? Est-elle inéluctable ? Quelles actions pouvons-nous entreprendre à notre niveau pour aider à refaire le tissu social de la France déserte ?
N’est-il pas urgent aussi de tenter un mouvement de retour vers la ruralité pour retrouver des conditions de vie, non pas meilleures matériellement, mais plus saines, tout en évitant de tomber dans l’utopie du « paradis vert » ?"
La commission parlementaire “anti-sectes” menace la liberté scolaire
Sur Europe 1 jeudi soir ("A l’air libre"), le président de la commission, l’UMP Georges Fenech, donnait des indices sur la teneur des propositions qu’il présentera le 19 décembre prochain. Il prenait bien sûr appui sur l’opération médiatique qu’il avait menée mardi dernier avec trois autres parlementaires dans la communauté "Tabitha’s place".
"Est-ce que ces enfant qui sont nés, qui ne connaîtront rien d’autre que des préceptes bibliques, qui sont soumis à des prières, à des prières, à des chants, est-ce que ces enfants vont grandir normalement, est-ce qu’ils auront la même chance dans la vie que les autres enfants ? Est-ce qu’ils pourront devenir des citoyens libres, éclairés, capables de jugement ? […] Est-ce qu’il est normal que ces enfants n’ont jamais vu la télévision ? […] Est-ce qu’au nom de la liberté d’enseignement dans les familles, on peut isoler les enfants et les maltraiter psychologiquement, finalement ? […] [Ces enfants] n’ont pas demandé à vivre de cette façon-là, on leur impose."
M. Fenech conclut qu’ on "n’a pas le droit d’abandonner ces enfants à leur sort" (lire : "à leurs parents.") Et suggère que son rapport du 19 décembre pourrait proposer l’interdiction de la scolarisation à domicile, sauf exceptions (handicap, itinérants).
"Il faut réfléchir, je pense, à la scolarisation. […] L’Ecole de la République, c’est quand même là qu’on devient citoyen. Pourquoi, finalement, prive-t-on ces enfants de cette chance de devenir citoyens dans une société normale ?"
On voit que M. Fenech a perdu de vue depuis longtemps la question des sectes : au-delà même de la scolarisation à domicile, il s’attaque aux fondements même de la liberté scolaire et des droits naturels de la famille.
Le Figaro indiquait mercredi que les menées de cette commission parlementaire suscitaient des interrogations au sein même du Ministère de l’Intérieur.
Benoît XVI “fait bouger les lignes”
Charles-Henri d’Andigné commente sur le site Liberté politique la rencontre de lundi dernier à la Mutualité entre "tradis" et "progressistes", et y voit l’effet de l’action du Pape qui ne se résigne pas au "glacis des années soixante-dix".
France-Info fait la promotion du cannabis
La radio n’aura jamais mieux mérité son surnom de France-Intox.
MJ
Un ministre pro-vie dans le gouvernement mexicain
Jose Angel Cordoba, un chirurgien ouvertement contre la pilule du lendemain et l’euthanasie a été nommé ministre de la Santé du gouvernement mexicain. En outre, il serait un défenseur de l’association "Provida" qui milite contre l’avortement. Le nouveau président, qui sera investi le 1er décembre, doit encore présenter les titulaires des ministères clé de l’Intérieur et des Affaires étrangères.
Aussitôt, on voit la presse pro-mort s’acharner contre ce choix : "extrême-droite catholique", "société secrète d’extrême droite catholique", "ultra-conservateur"… à croire que ce nouveau ministre mange des enfants à son petit-déjeuner !
L’archevêque de Toronto n’aime pas beaucoup les “valeurs”
Pas le terme, en tout cas, qui est implicitement relativiste.
Le Pen à 17%
A titre de comparaison, voici ce que disaient des sondages en 2001-2002 (trouvé ici):
Vanneste pour le “droit d’expression des valeurs chrétiennes”
Le député du Nord, qui signe une tribune dans Valeurs actuelles d’aujourd’hui, en signe simultanément une sur le site Liberté politique – le texte est d’ailleurs pratiquement le même. Mais celui publié par Liberté politique comporte un "chapeau" intéressant qui ne figure pas dans la version de VA :
Une nouvelle étape de ma lutte pour affirmer le droit d’expression des valeurs chrétiennes lorsqu’on est un élu de la nation et un député de la République va être franchie avec mon procès en appel, le 12 décembre.







