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Les racines chrétiennes

…de la France :

"La France dont nous avons hérité, c’est celle de Sainte-Clotilde et de Sainte Geneviève, de Saint-Bernard et Saint-Benoît, la France de Jeanne d’Arc, celle de Saint-Louis, la France des cathédrales et des hauts lieux qui nous approchent du ciel, le Mont-Saint-Michel, le Mont Sainte-Odile, le Puy, Lourdes, Sainte Anne d’Auray, Marceilles en Limoux ou Citeaux. […]

Ses racines chrétiennes l’ont mis à l’abri des pires tentations, celles du matérialisme, et lui ont sans cesse rappelé le devoir de solidarité nationale et de charité humaine, de dévouement et de don de soi. Son aspiration à la liberté l’a poussé parfois à des épisodes révolutionnaires, mais il a presque toujours su se tenir à l’écart des excès de l’hubris, la fatale démesure."

Michel Janva

Guide électoral (suite) : distinguer les sujets

Suite de la traduction de Daniel Hamiche :

"Certaines questions autorisent des opinions variées et les catholiques bénéficient d’une marge d’appréciation pour ce qui est de soutenir ou de s’opposer à des décisions politiques particulières. C’est le cas de la question du déclenchement d’une guerre ou de l’application de la peine capitale. […] Le pape Benoît XVI, quand il était encore le cardinal Joseph Ratzinger, s’est exprimé là-dessus […] :

« Toutes les questions morales n’on pas le même poids moral que celles de l’avortement et de l’euthanasie. Par exemple, si un catholique n’était pas d’accord avec le Pape sur l’application de la peine capitale ou la décision d’entrer en guerre, on ne devra pas pour cela le considérer comme indigne de se présenter pour recevoir la Sainte Communion. […] Il peut y avoir une légitime diversité d’opinions même chez les catholiques quant à déclarer une guerre ou appliquer la peine de mort, mais jamais, cependant, pour ce qui concerne l’avortement et l’euthanasie » (WRHC n. 3).

C’est également vrai de beaucoup d’autres questions sujettes au débat politique : la meilleure manière d’aider les pauvres, de gérer l’économie, de protéger l’environnement, de s’occuper de l’immigration, de procurer l’éducation, la santé, les soins et d’assurer les retraites."

Michel Janva

La constitution européenne ne veut pas s’inviter dans la campagne

Message d’un lecteur :

"La constitution Européenne, que les trois "grands candidats" veulent remettre au goût du jour contre l’avis exprimé des Français, prévoit à partir de 2010 de retirer de la commission européenne la présence d’un tiers des pays de l’Europe pendant 5 ans tous les 10 ans. Concrètement, cela veut dire que la France, comme tous les autres pays, sera réduite au silence pendant 5 ans, puis pourra s’exprimer pendant 10 ans, puis sera à nouveau bâillonnée pendant 5 ans et ainsi de suite…) (art. 1-26-6). Surtout, la constitution établie la supériorité des lois européennes sur les lois nationales (80% des lois votées en France ne sont plus que de simples transpositions de directives (dictats ?) européennes)".

Michel Janva (merci à G.)

UE-Turquie : les négociations avancent

L’Union européenne pourrait ouvrir, d’ici à fin juin, deux nouveaux chapitres de ses négociations d’adhésion avec la Turquie, a affirmé dimanche la chancelière allemande Angela Merkel, soulignant toutefois qu’Ankara devait "normaliser" ses relations avec Chypre.

"Il faut s’attendre à ce que sous la présidence allemande de l’Union européenne, deux autres chapitres (de négociation) puissent être vraisemblablement ouverts si les choses évoluent bien".

Sur la question chypriote, M. Erdogan s’est déclaré "prêt à coopérer de façon constructive comme toujours sur la base du donnant-donnant".

Michel Janva

Des clandestins chez François Bayrou

Le QG de campagne de François Bayrou, situé dans le VIIe arrondissement de Paris, était occupé en fin d’après-midi par une centaine d’immigrés clandestins parmi lesquels des mères de famille et des enfants.

François Bayrou, en déplacement en Franche-Comté, défend une politique de régularisation au cas par cas.

Michel Janva

Restriction de l’avortement : échec en Pologne

La droite au pouvoir en Pologne a échoué vendredi à durcir encore la législation anti-avortement en ne réunissant pas la majorité qualifiée nécessaire pour amender la Constitution. Les députés ont successivement rejeté cinq amendements. Trois des amendements ont obtenu une majorité simple mais une majorité des deux tiers des votants est requise pour modifier la Constitution. Le dernier amendement qui visait à instituer "la dignité de l’homme dès la conception" a recueilli, grâce à sa formulation plus vague, le plus grand nombre de voix, 269, alors que 296 suffrages étaient nécessaires lors de ce vote.

L’avortement n’est actuellement autorisé que pour les cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie ou la santé de la mère, de même qu’en cas de malformation irréversible du foetus. L’épiscopat polonais avait accordé son soutien au projet.

Michel Janva

L’abstention électorale

Objection de conscience chrétienne ou péché ? Lire l’analyse du site Hermas à propos de la dernière réflexion du Père Garrigues. Extrait :

"Le Non possumus […] est le choix, mûri, réfléchi et libre qui fait exprimer à un chrétien que sa conscience, par cohérence avec la vérité du christianisme qu’il confesse, ne l’autorise pas à souscrire aux programmes de candidats qui violent de plein fouet, sur tel et tel point, la loi naturelle et constituent de ce fait une menace pour la société politique tout entière. Ce qui est à déplorer, ce n’est pas l’objection de conscience. C’est qu’elle n’ait pas été clairement et fermement portée comme telle dans le débat pour donner aux candidats à y réfléchir.

L’analyse du P. Garrigues […] ne fait que traduire, dans la sphère particulière de l’agir politique, la cohérence attendue du chrétien dans celle de son agir moral en général, telle qu’elle doit s’exprimer dans le cercle de sa famille ou dans celui de son emploi. En vérité, à quoi bon prier, faire des retraites, s’émerveiller de la vie des saints et se pâmer devant les discours pontificaux si l’on ne se résout jamais à la nécessité de cette cohérence ? […] Quand comprendrons-nous qu’à composer toujours, de moindre mal supposé en moindre mal supposé, on finira par collaborer à l’élaboration de lois qui interdiront l’expression libre de la pensée chrétienne elle-même ?"

MJ

Mgr Rey : morale et politique

Mgr Rey a publié un texte à l’approche des élections présidentielle et législatives :

"Qu’est-ce qui est en jeu au cours des élections ? Promouvoir une société qui construise progressivement le bien commun et où l’homme se trouve placé au centre.

En tant qu’institution, l’Eglise garde une distance par rapport à la campagne électorale. Mais nous gardons mémoire de cette réflexion de Benoît XVI : “L’Eglise […] ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart de la lutte pour la justice. Elle doit s’insérer en elle par la voie de l’argumentation rationnelle, et elle doit réveiller les forces spirituelles sans lesquelles la justice, qui requiert des renoncements, ne peut s’affirmer ni se développer.” (Deus Caritas est)

Le Pape souligne d’abord la place de la raison dans le choix politique. Le poids excessif de l’instant et de l’émotionnel dans l’information médiatique, enferme souvent les prises de position dans un jeu de miroir, dans une stratégie démagogique de manipulation de l’opinion. La vie politique perd alors de son crédit. La confiance en la démocratie participative en sort altérée. Toute élection sollicite de la part des citoyens de dépasser les intérêts individuels et les corporatismes pour envisager l’intérêt général. En votant, suis-je guidé par le désir de participer à l’amélioration de la vie commune ?

Dans une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi en 2003, signée par le Cardinal Josef Ratzinger, l’actuel Pape rappelait les principes non négociables auxquels sont attachés les catholiques dans leur engagement politique et dans leurs choix politiques. “Ces principes moraux n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis […]“

“En privé, j’adhère à la morale catholique. Mais ma morale ne doit pas entrer en ligne de compte dans le vote des lois”, disait récemment un parlementaire. Comme si la loi n’avait rien à faire avec la morale, et que celle-ci s’énonçait au gré de mouvements volatils de l’opinion et des impératifs de l’utilitarisme. L’éthique serait issue des urnes. Pour un chrétien, la dignité objective de l’être humain est fondée sur une vision de la personne voulue et aimée par Dieu, et sur l’unité du genre humain, fondée sur le respect accordé à chacun, en particulier vis-à-vis des plus faibles et des exclus."

Michel Janva

Guide électoral (suite)

Suite de la traduction effectuée par Daniel Hamiche. Extraits :

"Ne votez pas pour des candidats au seul motif qu’ils se déclarents catholiques. Malheureusement, beaucoup de candidats se disent tels mais rejettent en fait les enseignements catholiques fondamentaux. […] Ne votez pas pour des candidats qui sont dans le vrai sur des questions secondaires mais qui votent dans le mauvais sens sur des points clefs de la morale. […]

Pour chaque fonction ou mandat, déterminez d’abord chaque candidat ayant une chance – même si elle est peu probable – de l’emporter, se positionne sur chacune des questions dont il aura à s’occuper et qui impliquent des principes moraux non négociables. […] Classez les candidats d’après la manière dont leurs positions seront ou non conformes à ces principes moraux non négociables. […] Donnez la préférence aux candidats dont aucune des positions ne contredit ces principes. […]

Dans certaines compétitions politiques, il arrive que chaque candidat adopte, sur une ou plusieurs questions impliquant des principes moraux non négociables, une position fausse. Dans ce cas, vous pouvez voter pour le candidat qui en adopte le moins ou qui semble le moins susceptible de faire avancer une législation immorale. Vous pouvez aussi choisir de ne vote pour aucun d’entre eux [cf objection de conscience]. […] Ne pas voter peut parfois être la seule façon morale d’agir, mais on devra s’interroger de savoir si s’abstenir en ce cas précis contribuera à promouvoir le bien et à limiter le mal. Les citoyens et les élus ont pour rôle de promouvoir les valeurs morales intrinsèques autant que faire se peut, tout en continuant à œuvrer en vue d’avoir des candidats, des lois et des programmes meilleurs dans le futur."

MJ

Le « vote utile » et le « prétendu moindre mal »

Le père Guarrigues clarifie certains points de son précédent article. Extraits :

"Le refus de voter pour des candidats dont le programme politique comporte des transgressions de valeurs éthiques fondamentales, que le Magistère de l’Eglise considère comme «non-négociables», ne signifie pas pour autant que l’on considère le régime politique qui est le nôtre et son gouvernement comme illégitimes. Ce qui l’est en revanche et qui réclame notre objection de conscience, ce sont certains points des programmes politiques de candidats à une élection et les lois correspondantes qu’ils feront voter s’ils sont élus. […]

En démocratie le Législateur c’est à la base le corps électoral, lui qui donne la première détermination aux lois à travers les programmes électoraux qu’il choisit […]. Déresponsabiliser moralement les électeurs serait extrêmement grave car cela irait dans le sens de cet amoralisme procédural que la Note dénonce comme la corruption même de la démocratie. Pour cette raison la Note, même quand elle s’adresse en premier aux élus, prend soin d’ajouter «comme pour tout catholique» (n°4 alinéa 2), ou «programme politique» à «loi» (n°4 alinéa 3), et de formuler son interdit de manière universelle en disant à deux reprises «personne» (n°4 alinéa 2 et 3). […]

Mais l’électeur n’est responsable que des choix programmés qui sont soumis à son vote. En conséquence, le fait qu’un candidat s’accommode tant bien que mal d’un statu quo législatif déjà voté, alors que celui-ci transgresse des valeurs éthiques fondamentales, peut être considéré comme un moindre mal et ne pas empêcher en conscience de voter pour lui. […]

Il faut bien comprendre que la responsabilité morale de l’électeur n’est pas engagée de la même manière face à une simple position personnelle d’un candidat et face à un choix programmé qu’il propose explicitement. En décidant de ne pas considérer dans son vote la position personnelle d’un candidat, l’électeur peut invoquer le moindre mal, car l’opinion personnelle du candidat n’engage pas de manière nécessaire le vote d’une loi immorale. En revanche, s’il accepte par son vote un choix programmé qui porte atteinte aux principes éthiques fondamentaux, l’électeur participe de manière effective à la loi qui sera votée ensuite. Dans le premier cas on n’est en présence que d’une intention, on reste dans le domaine du possible. Dans le second on pose un acte de coopération avec le mal, qui est bel et bien réel. C’est pourquoi dans ce cas l’objection de conscience s’impose moralement.

Je ne crois donc pas […] qu’un catholique cohérent qui souhaite «voter utile» au second tour des prochaines élections présidentielles puisse invoquer en conscience soit l’irresponsabilité de son acte, soit la «coopération matérielle éloignée». Le pape Benoît XVI vient de mettre de nouveau en garde les Européens contre la tentation «d’adopter un comportement pragmatique, aujourd’hui largement diffusé, qui justifie systématiquement le compromis sur les valeurs humaines essentielles, comme si celui-ci était l’inévitable acceptation d’un prétendu moindre mal. Ce pragmatisme, présenté comme équilibré et réaliste, au fond ne l’est pas » (Discours de mars 2007 à l’occasion des cinquante ans de l’Union européenne)."

Michel Janva

Désinformation autour de la Foire du trône

Un policier tué par le manège, 4 personnes en garde à vue, censure à la radio, l’"effet de foule" en accusation, ni accident ni crime… les médias et le procureur ne savent plus quoi inventer pour empêcher la population de savoir que le policier a été poussé par une bande ethnique en train de resquiller. Syndrome de la gare du nord ?

MJ

François Bayrou et Ségolène Royal au plus bas ?

Michel Rocard se déclare favorable à un accord entre Ségolène Royal et François Bayrou avant le premier tour de la présidentielle.

"Isolés, ni eux (les centristes), ni nous (les socialistes), n’avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen".

Michel Janva

Cocktail Molotov à Toulouse

… contre un bâtiment abritant des locaux du Trésor public et de la Mission locale ainsi qu’un immeuble de l’Union patronale de la Haute-Garonne.

MJ

Dominique Voynet parle de l’immigration

Sur Afrik.com, Dominique Voynet nous donne son sentiment sur l’immigration.

En substance, ça donne ça:

"Je pense qu’on doit objectiver l’ampleur des discriminations et mobiliser des stratégies qui tiennent compte de leur diversité. Moi, je suis fatiguée de voir que l’on parle des résidents étrangers comme d’une menace pour la cohésion nationale et pour l’emploi.

Pour moi, l’immigration n’est pas un sujet d’inquiétude du tout. Par contre je suis inquiète de voir le sort qui est fait aux populations étrangères. Moi, je suis pour la régularisation des sans-papiers. Je suis pour le droit de vote des résidents étrangers.

Et puis nous on considère, dans le cinquième pays le plus riche du monde, qu’accueillir 70 000 personnes par an, c’est massif ? Jusqu’à preuve du contraire ces immigrés sont là, ils travaillent, ils payent des impôts, leurs gamins vont à l’école, ils ont des logements dégradés, donc on admet qu’il vaudrait mieux qu’ils puissent profiter des règles communes plutôt que de se voir exploiter de tous les côtés"

Marie Sophrone

Homophobie : non-lieu dans l’affaire Nouchet

L’agression dont aurait été victime Sébastien Nouchet en 2004 (un homosexuel, qui avait déjà fait 19 tentatives de suicide) avait provoqué une cascade de réactions politiques, dont la plus fameuse aura été la création de la Halde.

Hier, un non-lieu a été prononcé.

Michel Janva

Interdit aux Blancs

Lu sur Bafweb :

"Frederic Lambin, le président de la CGPME du Nord Pas-de-Calais, déclare publiquement que la CGPME, la Chambre de Commerce et d’industrie de Lille, la Mairie De Lille et l’association Synergie ont créé un cabinet de recrutement reservé uniquement aux Noirs et aux Arabes."

MJ

22 avril : les rumeurs seront diffusées

…dès 18h sur le blog de Jean-Marc Morandini. C’est rigoureusement interdit, mais le journaliste "pense que nous devons tous avoir les mêmes infos" :

"Lors du premier et du deuxième tour, je mettrai donc en ligne les "rumeurs" qui circulent dans les rédactions à partir de 18 heures".

MJ

Ploërmel : la statue de Jean-Paul II vandalisée

Lu dans Le Télégramme du 13 avril :

"Inaugurée le 10 décembre dernier, la statue de Jean Paul II, à Ploërmel, n’a pas fini de faire parler d’elle. Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle a été badigeonnée avec des pots de peinture à l’huile blanche et turquoise. La gendarmerie de Ploërmel a ouvert une enquête pour retrouver les coupables. Le maire, Paul Anselin, se dit «peiné et scandalisé par un tel acte de vandalisme. J’espère que ces profanateurs seront arrêtés». Hier, dès 8 h du matin, les services techniques sont intervenus pour le nettoyage, de la tête aux pieds. «C’est l’affaire de trois ou quatre vandales, ils sont minoritaires, poursuit le maire. Je ne les mélange pas avec ceux qui ont manifesté contre l’installation de la statue»."

Michel Janva (merci à R.J.)

Laïcité : François Bayrou récidive

…dans La Croix :

"La loi de 1905 est l’une des clés de voûte de la société telle que nous l’avons voulue. Je suis un chrétien, croyant, pratiquant, défenseur de la laïcité – et je la défends comme citoyen, mais aussi comme croyant. La foi est beaucoup plus à l’aise dans sa maison lorsqu’elle est libérée de l’influence de l’État et réciproquement. Je considère que l’alliance du trône et de l’autel a été une malédiction qui a fait beaucoup de mal. […]

Quand un musulman se présente d’abord comme musulman et ensuite comme Français, est-ce acceptable ?

Pas plus que lorsqu’on disait « catholique et Français toujours ». Il faut apprendre à vivre avec plusieurs identités. Mais observez que ceux qui disent cela sont souvent ceux qui sont sans emploi ou sans espoir d’intégration. […]

Les religions sont tout à fait légitimes à s’exprimer y compris dans la sphère publique. Elles sont une donnée importante de notre vie nationale. Les gouvernants, les élus du peuple doivent en tenir compte, mais n’ont pas à obéir à des injonctions des Églises. Pour ma part, je ne me sens pas engagé par des prescriptions qui viennent de l’autorité ecclésiale, malgré le respect et l’affection que, comme homme, je peux avoir pour elle. Je fais très attention à tout cela. […]

La foi est du domaine privé. La religion, c’est la communauté des croyants organisés. […] En même temps, dans un pays comme le nôtre, il faut veiller à ce que la République ait toujours la prééminence, qu’elle soit un pas devant. Elle accueille les religions, elle les regarde avec bienveillance, mais elle ne laisse personne prendre le pas sur elle. Et je le dis comme croyant."

Michel Janva

10% de l’électorat est musulman

Lu dans le Washington Times :

"Le vote musulman aura également un impact majeur sur les prochaines élections présidentielles françaises. Plus de 10% de l’électorat français est en effet musulman. Et c’est la part la plus jeune de la population, représentant presque un quart des moins de 20 ans. Leur impact politique ira croissant. Dans certaines villes, la moitié de la population est musulmane et il va devenir impossible pour la droite de gagner ces circonscriptions, à moins que les français de souche votent unaninement à droite."

Michel Janva (via VoxGalliae)

Profanation satanique en Bretagne

La moitié des tombes du cimetière de Léhon, petite commune des Côtes d’Armor, a été vandalisée dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon le maire :

"77 tombes, soit la moitié environ des tombes de notre cimetière, ont fait l’objet d’une profanation".

Hormis les tombes dégradées, des pots de fleurs et des plaques commémoratives ont été cassés et jetés dans les allées.

"Mais ce qui est le plus surprenant dans cette profanation, c’est que des croix ont été retournées et plantées à l’envers sur des rangées entières de tombes".

"Nous n’avons jamais eu à déplorer d’acte de racisme sur la commune. Aucun étranger n’est enterré là. On se pose des questions. Pourquoi? Dans quel but ? On dirait plutôt un rite".

Un rite ? Les croix renversées ne trompent pas : c’est un rite satanique.

Michel Janva

Philippe de Villiers demande l’interdiction des mouvements salafistes

Philippe de Villiers a demandé mercredi "l’interdiction des mouvements salafistes en France", affirmant craindre que ne se produise sur le territoire français des attentats similaires à ceux d’Alger.

"Le président de la République et le gouvernement doivent prendre par précaution toutes les mesures nécessaires pour empêcher des attentats éventuels en France et dans ce cadre je demande l’interdiction des mouvements salafistes liés au GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) ou Al-Quaïda-Maghreb sur le territoire francais".

"Certes, tous les salafistes ne sont pas des terroristes mais cette branche de l’islamisme porte le terrorisme comme la nuée porte l’orage".

"On est devant une situation dangereuse : le terrorisme frappe tout autour de la France, et personne, aucun homme politique ne veut aborder la question de l’islamisme et du lien avec le terrorisme".

Michel Janva

Le courage du nonce apostolique en Israël

Mgr Antonio Franco, nonce apostolique en Israël, refuse de participer la semaine prochaine aux commémorations de la Shoah au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem au nom de la défense de la mémoire du pape Pie XII.

"Cela me fait mal d’aller à Yad Vashem et de voir comment y est présenté Pie XII".

La légende d’une photographie présente Pie XII parmi ceux "dont on devrait avoir honte pour ce qu’ils ont fait contre les juifs", déplore le prélat. "Cette photo offense toute l’Eglise catholique. C’est ce que j’ai voulu faire savoir".

La légende de la photo de Pie XII exposée dans l’une des salles du musée présente le pape comme un personnage controversé en raison de son comportement face au génocide. Pourtant, même les archives nazies montrent que Pie XII fut l’ennemi d’Hitler.

Michel Janva

Olivier Besancenot, ennemi des riches ?

Lu dans Présent :

"Olivier Besancenot, petit facteur à Neuilly, candidat des « damnés de la terre », […] a pour compagne une jeune femme qui émarge à 10 000 euros par mois dans une grande maison d‘édition".

MJ

Les objectifs du Hezbollah

Trouvés dans Présent, sous la plume de Maroun Charbel, ces propos de Samir Geagea à l’égard du Hezbollah :

Hezbollah "Quelle est donc la cause de votre existence ? Si ce n’est pas le territoire occupé ? En fait, sayyed Hassan, nous connaissons depuis longtemps la cause de votre existence, mais nous attendions que la vérité apparaisse avec le temps. Mais c’est vous qui la dites. Nous savons que vous voulez libérer toute la Palestine et jeter les juifs à la mer, comme le dit tous les jours le président iranien Mahmoud Ahmadinjad. Vous voulez aussi poursuivre le djihad et chasser les Américains de chaque recoin du monde islamique, du Maghreb jusqu’à l’Indonésie, non seulement militairement, mais aussi politiquement, économiquement et culturellement. Vous voulez libérer la Tchétchénie et puis, ultérieurement, récupérer l’Andalousie et puis après, vous verrez ce que vous ferez du reste du monde… Il reste que les Libanais n’ont rien à voir avec cela. Vous croyez dans la théorie de la grande Oumma et vous voulez combattre en son nom. Vous pouvez le faire tout seul, mais pas sur le dos du peuple libanais. Le Liban est une entité indépendante en soi. Il ne vous est pas possible d’entraîner le peuple libanais dans la guerre ou dans la paix quand vous le décidez. Aujourd’hui, vous prétendez être une résistance. Mais plus de la moitié du peuple libanais ne veut pas de votre résistance ni des objectifs qui sont les vôtres. Nous n’acceptons pas que le Hezbollah se rende maître de notre destin, de celui de nos enfants et de notre patrie. Nous construisons et le Hezbollah détruit. Je vous le dis franchement, sayyed Hassan, vous êtes devenu un fardeau pour nous…"

Michel Janva

Niafles : le maire règlemente le rite de la messe !

Nous vous avions parlé de la curieuse laïcité de ce maire, qui menaçait de poser des scellés sur l’église si l’évêque n’en changeait pas le rite (tridentin) qui y était célébré. La discussion a eu lieu, l’élu ne transgressera pas la loi :

"Le vicaire général et l’abbé Thirault [curé de la paroisse] sont venus nous rencontrer en mairie, jeudi dernier. Je les ai reçus avec mon premier adjoint, Daniel Gendry. On a discuté entre quat’z’yeux. On aura toujours une messe en latin, mais un dimanche sur dix ou onze. Notre église ne sera plus ouverte chaque semaine, mais nous allons rentrer dans la normalité."

La normalité, qu’une église ne soit plus ouverte tous les dimanches ? La normalité, qu’un élu de cette République, qui a violemment séparé l’Eglise et l’Etat, puisse s’ingérer dans le fonctionnement d’une paroisse ?

Dans tous les cas, Niafles n’aurait pas eu le droit de fermer son église. «Sauf cas de péril d’immeuble – risque de danger pour les personnes s’y trouvant – le culte doit être assuré. Un maire n’a pas le droit d’interdire l’accès à son église», explique Jean-François Simon, adjoint au bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur.

Michel Janva (merci à B.)